Le devoir, 18 avril 1911, mardi 18 avril 1911
DEUXIEME ANNEE—No.89 MONTREAL.MARDI 18 AVRIL, IVll UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS s R^iadtion et Adrahriftwl»»* , ¦ ¦ .* ¦ ¦ ¦.* ¦ I ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ,: nNioN postaxe.$6,00 H H H H B §¦ ^B H ~ ^ Edition Hebdomadaire ¦ B ¦ 1 - ¦¦¦¦.¦ f ¦ ¦ ¦ ¦ M TELEPHONE ^ JLML1 Jj^ JLi V JL:JL W admISdcV^L 7«i Directeur : HENRI BOURASSA FA/S C£ QUE DOIS 1 \ M.MONK ET LE “DEVOIR” NOS RELATIONS FUTURES BILLET DU SOIR Mes Belles Ennemies Depuis le liancjuot du Devoir, le député de Jacques-Cartier u a pas exprimé d’opinion générale sur le mérite de la convention Knox—b1 ield-ing.Il serait injuste de tenir comme définitives et completes les déclarations qu’il fit alors, quelques heures après la publication des termes de l’entente.Toutefois, je ne crois ni injuste ni exagéré de dire que M.Monk ne se placera pas dans la catégorie des gens qui voient dans la réciprocité les dix plaies d’Egypte, et dans M.Sifton le sauveur qui en délivrera son peuple.M.Monk a déjà signalé les fautes de tactique, volontaires ou maladroites, commises par le ministère dans ses négociations avec le président des Etats-Unis.Il a demandé que le peuple canadien fut consulté sur la question, comme il n’a cessé de réclamer 1 appel au peuple sur la question de la marine et de la défense impériale.Sur ce terrain, nous l’avons appuyé sans réserve: je l’ai indiqué Mer.S’il accentue cette position, il aura encore tout notre appui.L’attitude du nouveau congrès américain rend de plus en plus louche la persistance avec laquelle le gouvernement canadien veut faire voter la part d’avantages que le Canada accorde aux Etats-Unis quand l’autre partie signataire est en train de modifier toute la base de l’entente.Si les Etats-Unis enlèvent tout droit sur plusieurs des articles mentionnés dans la convention, la valeur de la franchise accordée aux produits canadiens devient illusoire ou, du moins, diminue sensiblement.L’abaissement des prix, qui en résultera aux Etats-Unis par suite de l’introduction en franchise des produits de tous les pays du monde, peut même affecter, à certaines saisons, les prix du marché canadien, ouvert aux articles similaires de provenance américaine.Au sujet des fruits et des produits maraîchers, j’ai partagé dès le début l’opinion du député de Jacques-Cartier, et je n'ai pas changé d’avis.# * * L’un des articles les plus importants de la convention, c’est celui qui a trait à l’industrie de la pâte de Imis et du papier.C’est peut-être la plus vraiment nationale des industries canadiennes et, sans conteste, la plus importante des provinces de l’Est.Au banquet du Devoir.M.Monk a exprimé la crainte que l’effet du nouveau tarif ne fût de livrer nos ressources forestières aux exploitants américains.Tandis que la plupart des partisans et des adversaires acharnés de la réciprocité se battaient dans le vague, à coups de prophéties, j’ai fait une étude assez approfondie de ce point particulier.J’ai lu, j’ai étudié, j’ai consulté des techniciens, des hommes du métier.Plusieurs, et des plus compétents, affirment sans hésitation que le nouveau tarif va ruiner nos forêts sans bénéfice pour l’industrie canadienne.Par contre, l’un des plus puissants lumbermen du Canada, fabricant de pulpe et de papier—conservateur, impérialiste, protectionniste et anti-réciprociste-—m’a déclaré que, scion lui, le libre-échange de la pulpe et du papier aurait pour résultat de forcer les Américains à venir installer au Canada leurs usines à papier.Nouvelle prouve de l’incertitude des prévisions sut ces matières.J’étais porté, an début, à partager l’opinion favorable, relativement à l’industrie du papier.Mon travail m’a conduit à une conclusion contraire; et je m’en suis expliqué à l’assemblée législative.Donc nulle divergence de vues, entre M.Monk et le Devoir, sur ce point important de la convention.Quant au reste, quant aux divers articles de la convention et aux conclusions générales qu’on peut en déduire, il est possible que l’opinion du député de Jacques-Cartier soit plus défavorable que la mienne.S’ensuit-il que le député de Jacques-Cartier et le directeur du Devoir ne pourront plus s’entendre?La réponse est facile.Je ne puis me résoudre à faire de la convention douanière la fin et le commencement de toutes choses.Il ne s’est rien révélé, dans la presse ou au parlement, pour me convaincre qu’elle marque l’aurore d’un âge d’or pour le Canada.Rien ne m’a démontré non plus qu’elle va consommer la ruine économique du Canada, le démembrement de l’empire, l’anéantissement “des droits et des privilèges” des Canadiens-français.J’ai sans doute l’esprit mal fait et le coeur mal placé; mais je ne puis me persuader que M.Graham soit le dernier champion de ma race et M.Sifton le dernier martyr de ma foi.Sous couleur de lutte contre la réciprocité, on ne me fera donc pas accepter des alliances et des compromis avec des gens dont j'ai, toute ma vie, combattu les idées, les sentiments et les instincts, et méprisé les méthodes.D’autre part, la question de la réciprocité ne me paraît pas assez importante pour nTempêcher d’apipuyer les hommes que j’estime et dont je partage les opinions sur les principes fondamentaux de la vie nationale.Dans un an.deux ans d’ici, la réciprocité ne sera plus une question de combat.La mesure, si elle est ratifiée, tournera à l’avantage ou au détriment du peuple canadien.Si elle est bonne, aucun gouvernement, pas même celui de M.Borden, ne la supprimera.Si elle tourne mal, le gouvernement actuel la fera disparaître ou la modifiera; sinon il sera balayé et la réciprocité avec lui.Mais lorsque la réciprocité, maintenue ou supprimée, ne sera plus une cause de conflit entre les partis, il restera beaucoup d’autres questions à résoudre, d’un ordre permanent et supérieur.Et c’est pour la solution de ces problèmes que je ne veux accorder ma confiance et mon appui, pour ce qu’ils valent, qu’à des hommes avec qui je me sente en communauté d’esprit et de sentiment.Ayant rompu tout lien, toute attache de parti, je ne veux désormais en renouer qu’à bon escient.La question navale m'a rapproché de M.Mouk.Maintes autres voies ont fait converger nos vues et nos efforts.M.Monk a contribué à m’ouvrir les yeux sur les dangers de l’immigration intensive, inaugurée par M.Sifton.Sans vaine jactance, je crois pouvoir dire que j’ai éveillé son attention sur quelques-uns des aspects de l’impérialisme.Nous avons lutté ensemble pour la défense des écoles catholiques et de la langue française dans l’Ouest.Enfin, nous sommes d’accord sur tous les problèmes sociaux et politiques dont la solution intéresse à un si haut degré l’avenir du Canada: autonomie, protection des minorités, immigration, colonisation, conservation des richesses nationales, danger des trusts, surcapitalisation des grandes compagnies, absorption de nos ressources naturelles et des services publies par la finance américaine, organisation coopérative de la petite épargne.A certains égards, on peut dire que M.Monk est beaucoup plus libéral que MM.Laurier, Brodeur ou Lemieux, coan me, à d’autres, il représente la tradition conservatrice avec bien plus de vérité que MM, Borden, Graham et Sifton.M.Monk a prouvé—et moi aussi, je pense—qu’il sait placer l’intérêt national avant, les calculs et les appétits d’un parti.Cela suffit pour que le Devoir et son directeur lui donnent un appui loyal et honnête, quelles que soient les nuances diverses qui puissent marquer notre opinion sur une question concrète,d’ordre purement matériel, comme l’entente douanière.Et cet appui, le Devoir et son .Lecteur sont prêts à l’accorder éga-loment à tout candidat à la députation, à tout homme public, anglais ou français, catholique ou protestant, conservateur, libéral ou nationaliste, réciproeiste ou antiréciprocistc,—pourvu qu’il tende une main loyale à M.Monk, afin de réprimer les : ’ us qu’il a dénoncés, de combattre les tendances mauvaises qu’il a, su "niées et do faire triompher les principes de gouvernement que nous avons posés ensemble.Elles doivent être jolies, c’est dans l’ordre, mois douces.* Ah! non, par exemple! Lisez plutôt ce post-scriptum cruel, image trop fidèle du venin renfermé dans la queue de la bête légendaire.P.S.—Si un jour, M.le rédacteur, vous ne savez quel poète faire voir dans le “Nationaliste”, reproduisez le portrait de l’écrivain détesté qui a nom Marc Le franc.Soyez sür qu’il sera traité avec tout le dédain et tout le mépris que nous lui devons!” Rien que ça! Détesté! Si au moins on eût dit détestable, j’aurais de l’espoir: il est des êtres détestables que j’adore, moi! je ne vous les nomme pas, douces petites amies, de crainte d’augmenter votre ire! Cherchons ensemble, voulez-vous, comment j’ai eu le malheur de vous déplaire?Aurais-je commis déjà l’injustice de mettre en cloute votre suave douceur et votre grande bienveillance ?Me serais-je permis de relever de la légèreté et de la précipitation dans votre manière de formuler vos jugements ?Ai-je poussé l’audace jusqu’à signaler certaines petites tares morales qui déparent votre beauté que je voudrais parfaite?Oh! mais alors, il n’y a pas à discuter, je suis un monstre, et vous seriez justifiée de me brider en effigie.C’est peut-être ce que vous méditiez sournoisement en faisant cette requête à mon Directeur, et je m’empresse de reprendre.mon portrait au “Nationaliste”.Vous ne le verrez donc pas, mes colombes, mais je vous le déclare modestement, vous perdez quelque chose! Et voici la justice des femmes! Parce que je les aime assez pour leur dire quelquefois des vérités utiles, elles s’élèvent en piaillant comme une bande de moineaux rageurs.Elles ne s’arrêtent pas une seconde à se demander si ce qui les froisse si fort n’est pas vrai, au moins d’une façon générale?Quand vous entrez chez une modiste, vous choisissez Je chapeau qui va à votre mindis et vous ne songeriez pas, ensuite, à essayer tous ceux qui sont à l’étalage.Quand vous découvrez sous ma plu me, la vérité qui va à votre âme, conservez-la pour la méditer, ei laissez passer les autres pour celles qui en feront leur profit.Les hommes prosternés qui ont constamment un grain d’encens à vous brûler sous le nez, ça ne dure que le temps qui précède la déclaration.IA adorateur se transforme bientôt en observateur, d’où naît le critique et enfin le juge et le censeur.Et ce dernier sera bien plus sévère et bien moins impartial que votre vieil ami Marc, qui, vivant avec les chimères, a eu l’illusion de croire que vous lui donneriez un peu de bienveillance en échange du bien qu’il vous souhaite.Marc LEFRANC.petit verre eu usage au club et finir par l’orgie dégoûtante du déséquilibré.La buvette a-t-elle fait couler plus de larmes, brisé plus de foyers et déshonoré plus de familles que le club?Nous n’oserions pas répondre dans l’affirmative.Le débit de l’alcool SOYONS VIGILANTS Henri BOURASSA.Quelques réflexions du Globe, de Toronto, sur l’abus des permis de détailler l’alcool méritent, ce me semble, d’être signalées aux lec tears du Devoir : “L’opinion publique dans Ontario, dit-il, a imposé la réduction des permis pour la vente de l’alcool au détail, à boire ou à emporter.Cette politique a produit de bons effets au point de vue de la tempérance et de la réforme sociale.Gare au mouvement de flanc qui se fait! L’on établit des clubs privés ou semi-privés un peu partout.Or si l’on ne prend le moyen d’enrayer ce mal, il deviendra peut être plus grave que le premier.“La situation à Toronto est typique de ce mouvement nouveau.Les partisans de la tempérance ont obtenu des succès considérables en faisant réduire le nombre des permis aux buvettes.Mais à quoi sert ce progrès d’un côté quand il y a recul de l’autre?Les buvettes diminuent en nombre, mais le nombre de clubs qui ont le privilège de vendre de la boisson augmente.” Ce qui prouve combien la campagne en faveur de la tempérance, pour produire des fruits appréciables, doit être vigilante, suivie, persévérante et même d’une certaine intransigeance.L’alcool est un produit qui paye beaucoup ceux qui en font le commerce, et qui leur donne par conséquent le moyen de se défendre et de faire campagne du moment que l’on veut modérer leur opérations.Le Globe a raison de dire que le club souvent ne vaut pas mieux que la buvette.Parce que l’ivresse se voile quelquefois d’une certaine éducation elle n’en est pas moins dangereuse et pénible.S'il est triste de voir l’homme du peuple abruti par l’alcool, il l'est bien autant de voir une belle intelligence asséchée par la dose savante du A Montréal, la question se présente sous une autre forme.Voici qu’approche la date fixée par la loi pour la fermeture à onze heures du soir.Heure bien raisonnable et,après laquelle ni voyageur ni citadin ne peut souffrir du robinet clos.Eh bien, l’Association des débitants de liqueurs n’entend pas moins épuiser tous les arguments possibles pour atténuer ou même dé traire complètement l’effet de.la loi sous prétexte que certaines clauses ne sont pas tout à fait claires.L’intention du législateur était pourtant bien évidente.La question a été discutée dans la presse, dans les assemblées publiques, à Québec par les partisans de la buvette et les partisans de la tempérance, et ce que la législature a voulu, bien voulu, c’est de prohiber la vente au verre ou à emporter après certaines heures chaque soir de la semaine.D’autre part, les hôteliers se pré tendent, comme toujours, menacés de ruine, et obligés pour ne pas cre ver de faim,de compenser les coups qu’ils vont manquer en faisant payer plus cher ceux qu’ils vont porter.Peu nous chaut.Mais une petite grève de huit jours seulement, ce qui ne ferait mourir personne, ni les hôteliers ni les buveurs, remettrait bien les prix au point.Ce cri de la ruine chaque fois que l’on réglemente un peu plus sé vèrement le commerce des boissons alcooliques, nous est assez familier.Nous nous rappelons i ’avoir entendu il y a dix ans déjà, la veille d’une certaine hausse dans les droits sur l’alcool et au lendemain d’une déclaration d’un hôtelier ch la rue St-Jacques, à l’effet que sa buvette, toute¦ dépense payée, lui avait rapporté l’année précédente un profit net de douze mille pias très,—plus que le salaire du lieutenant-gouverneur de la province de Québec, plus même que le salai re du premier ministre du Canada Ménageons donc notre pitié pour d’autres souffrances plus proba blés.Quoi qu’il arrive, même si le public refusait de boire pendant huit jours, ce qui serait aussi intelligent que malin, deux qualités, dont notre compatriote aime à se vanter, pas un hôtelier ne mourrait de misère.Ce n’est pas dans ce monde-là qu ’on manque ses trois repas par jour, ses fins cigares, son théâtre, ses petits voyages, etc., etc.Pensons plutôt à nous tenir prêts pour la lutte qui pourrait recommencer.11 serait trop ridicule de perdre le terrain que l’on a pu gagner, et de retourner au temps où rien ne pouvait se décider avant de savoir ce que pensaient MM.les hôteliers, braves gens pour le plus grand nombre, je veux le croire, mais rendus par trop exigeants, par une période de tolérance qui faisait l’excès.H.D’AULNAY.que la première impression comporte la composition du texte, taudis que les réimpressions ne nécessitent pas toujours une composition nouvelle; et dans le cas qui nous occupe, nous ne voyons pas pourquoi l’on aurait composé de nouveau puisque les changements faits au hill consistent surtout de pages entières retranchées.Pour le reste, les modifications sont relativement peu considérables.Qu’il y ait eu ou non quatre réimpressions, nous soumettons que le prix de $1.50 la page ne s’applique qu’à la première impression, que les réimpressions ne devraient pas dépasser 75c par page, ce qui donnerait un total de $108 pour les trois réimpressions de 48 pages, savoir 24 pages en français et 24 pages en anglais, formant une dépense totale, pour l'impression et les réimpressions, de $21!) au lieu de $274, et portant donc à $095 la différence entre le prix demandé et le prix justifié.Et c’est pourquoi votre humble serviteur ayant dit que la facture présentée au conseil de ville était scandaleusement élevée, il ne croit pas devoir rectifier après avoir corroboré sa preuve par le calcul même de l’inspirateur du Canada.C’est plutôt à celui-ci à s’expliquer de nouveau.Que le Canada trouve le prix raisonnable, cela se conçoit.Ne faut-il pas qu’il évite les conclusions que l'on pourrait retourner contre son allocation de $45,000.Mais nous croyons que le contribuable montréalais pense comme nous, à savoir que la cité n’a pas le droit de payer près de sept cents piastres pour rien et que le temps est arrivé de surveiller de très près les factures qu’on lui présente eha que fois qu’elle revient de Québec.MEMOIRES DE LA VERENDRYE Les Cloches de Saint-Bonilace commencent la publication de ce document précieux.Les “Cloches de Samt-Bonifuec" ont'Sioux guerroyaient en compagnie (les commencé la publication des mémoires | Cri» et des Monsomis contre les Sioux de la Verendrye.Déjà, une partie de jet le» Sauteux.Les sauvages du sud ce précieux document a été imprimé se oonfédéraient contre ceux du Nord.'’ dans les "Rapports” des Archives Na-J t.a Verendrye a souvent été accusé tionales ; mais nous croyons que la d’avarice par ceux qui avaient intérêt “relation de ce qui s’est passé au fort à lé perdre auprès du ministre des Co-St-Charles depuis le ‘JT mai 1733 au i Ionie» en France et cette accusation a iepuis 1734 ”, est encore inédite.pesé sur lui jusqu’à un mort.On L2 juillet U récit de cette première expédition I'""1 dire ‘*u'ou n’WlaPlJe )amais dans les plaines de l’Ouest, ne man-! Internent aux conséquences de •-d’intéresser beaucoup ceux à>ninie.quera pas qui s’occupent d’histoire et de choses du passé.L’initiative des "Cloches de St-Bo-nifaee ” aura donc tous les avantages de l’inédit et de la nouveauté, même, ., , , .ministère a ern que 1 explorateur vou pour beaucoup de nos historiens.Le ' public moins savant lira cependant ces pages avec pi-ofit et avec goût parce- G.DALLAIRE.L’Institut Bruchési a ca- l.e “mentez, il en restera toujours quelque chose”, que l’on attribue quelquefois par manière d’acquis à Voltaire, contient plus de sens vrai que ne pouvait en imaginer cet esprit bouleversé.Jusqu’à, sa mort le ie qu’elles contiennent le récit de faits qui l’intéressent et qu’elles sont écrites avec une grande simplicité de style.Les manuscrits publiés contiennent l’histoire de ce qui s’est passé au fort lait surtout s'enrichir au préjudice ces associés.Parmi ceux-ci, quelques-uns étant poussés surtout par l’idéal do gros profits a réaliser du commerce des fourrures, comprenaient mal que les frais de l’expédition, l’établissement et l’entretien des forts devant être payés à St-Charles do 1733 à 1734 ainsi (]Uc uièi-nr .If,» revenus de la traite des pel- Que représente la différence?A vous-nous trompe le public au sujet du compte d’impressions que l'on fait à la ville pour les derniers amendements à la charte?Qu’on en juge.Le Canada lui-anême a beau faire du zèle, il ne dépasse pas le chiffre do $964, y compris les $500 qualifiées d’honoraires pour la pré sentation du bill.Or.comme la facture présentée à la ville, et que celle-ci paraissait plutôt disposée à payer, demande une somme de seize cents piastres, que représente la, différence entre $964 et $1,600, soit six cent trente-six piastres?Le Canada ne le dit pas et celui qui lui signale ce qu’il appelle les faussetés du Devoir n’est pas plus intéressant que son interprète sur ce point.Mais nous ajoutons que le calcul du Canada ou do son inspirateur est encore exagéré.Le Canada dit : “Le "Devoir” avait calculé que l'impression n'aurait pas dû coûter plus de 81.50 la page.“Or, comptons.38 pages en français et 36 en anglais donnent 74 pages, à.81.50 la' page, cela fait 8111.Quatre impressions coûteraient donc 8114.1 ,es élagations sucessives ont diminué la longueur du bill, puisque, en dehors de la réimpression dans les statuts, les quatre réimpressions successives du hill n'ont coûté que 8-371.05.Le nombre de pages de la première édition du bill est bien tel (pie dit pur le confrère.Seulement, il ne faut pas oublier Il y a environ six semaines que le Dispensaire antituberculeux de l’Institut Bruchési, a ouvert ses portes, et déjà la preuve est faite que cette oeuvre était nécessaire.Le terrible fléau de la tuberculose, qui atteint l’homme, sourdement, et ne lui révèle son mal que lorsque déjà il est un peu tard, menace une portion importante de la population canadienne-française et eelle-là surtout qui, étant pauvre, a moins les moyens de se soigner et d’éviter la contagion.Il fallait donc pour elle une oeuvre qui pût lui fournir gratuitement les secours de la médecine, et la prévenir contre la contamination, par une éducation intelligente et sans relâche.Les Soeurs de la Providence, consacrées par vocation au soulagement de la misère et de la souffrance des pauvres, ont apporté leur concours au groupe de catholiques qui en avaient formé le projet et préparé la création, et l’Institut Bruchési fut fondé.Elles ont donné le local, elles donnent leur temps, elles se dévouent elles-mêmes.Et c’est vraiment un spectacle saisissant de voir ces humbles religieuses tout entières au service des patients tuberculeux ou prédisposés à l’être, travailler dans un même esprit de solidarité chrétienne et sociales avec les laïques dévoués.On aurait beau posséder des institutions avec des millions de revenus, jamais l’esprit laïque seul, ne ferait les merveilles qu'opèrent les généreuses filles de la .Mère Gainelin, et l’on peut dire aussi, que sans la bienfaisante initiative des laïques, bien des oeuvres charitables ne pourraient se créer, ni même exister.Le Dispensaire de l ’Institut Bruchési est ouvert à tous les malades pauvres, et je vous assure qu’ils ne manquent pas.Depuis le 27 février 1104 patients se sont faits inscrire.Voulez-vous savoir le travail accompli consciencieusement, en esprit de charité, par les docteurs E.Grenier, Jarry, Mignault.Verschelden, BruneMe (de Bel-oeil), Bourgeois pour la tuberculose ganglionnaire et osseuse, et par le docteur Bousquet?Qu’il me suffise de vous dire qu’ils ont donné 731 consultations en 34 jours, fait 22 opérations, et que les religieuses ont rempli 1097 prescriptions, et fait, 51 visites à domicile et 50 pansements.Les chiffres disent-ils avec assez d’évidence que la création de l’Institut Bruchési répond à un besoin pressant?Mais l'oeuvre ainsi eût été incomplète, si le comité de direction composé de MM.J.A.Richard, président; l’abbé Tranchemonta-gne.vice-président; U.II.Dandu-rand, trésorier; Dr.E.Grenier, secrétaire; de M.le chanoine Adam, de MM.Trefflé Bastien, Isaïe Préfontaine, Dr.J.E.Dubé, comme membres, n’eût établi en même temps un préventorium.Grâce aux bienfaiteurs, la maison des Soeurs de la Providence, à Beloeil, se transforme, à l’heure ae tuelle, pour recevoir les personnes, femmes et jeunes filles, prédispo- tes ordres ci dépêches du Ministre tics Colonies se rapportant aux découvertes de l’Ouest adressées aux gouverneurs do la Nouvelle-France de 1735 à 1751.“ Le journal de la Verendrye surtout.disent les “Cloches”, est d’un intérêt, palpitant et jette un jour nouveau sur des points d’histoire sur lesquels jusqu’à ee moment, il était difficile de se bien fixer, F ne foule de détails aident à rendre plus vivante cette page do notre histoire et à expliquer des questions sujettes jusqu’ici à la controverse.Bref l’impression de ee journal constitue presque un événement pour l’histoiro de la découverte du Nord-Ouest.” L'on a souvent reproché à l’explorateur français d’avoir conseillé aux sauvages de ne pas retourner aux pos tes anglais de la Baie d’Hudson vu que ces sauvages avaient reçu des avances de la compagnie de la Baie d’Hudson.D’après le récit des faits véritables qui se passaient alors, on voit par le journal que si la Verendrye cherchait, à retenir les indiens à son fort c’est précisément pareeque les anglais no donnaient' rien sans recevoir d’eux des fourrures et qu’ils ne leur accordait même pas la liberté de choisir les objets qu’ils leur donnait en échange- Les mémoires nous apprennent ensuite plusieurs choses intéressantes sur les relations des diverses nations sauvages et leurs rapports de société, basées plutôt sur la différence des lieux habités que sur les origines communes des premières souches.Ainsi “nous apprenons que les Sauteux qui sont, do la même.famille algique que les Cris et parlent une langue fort ressemblante, étaient les alliés des Sioux, tandis que les Assiniboines, frères des leterios.L’histoire a rétabli les faits et les mémoires apportent une nouvelle lumière sur les intentions vraies de l’explorateur français.“ La Vérendrye, harcelé par ses créanciers âpres au gain, manquait de tout, excepté de courage.D’un autre côté, la cour de France s’étonnait de ce retard à se porter de l’avant.Pris entre ces deux courants contraires, à.force de patience et d’énergie, il atteignit les Montagnes Rocheuses, sans réussir à satisfaire ni scs fournisseurs qui lui firent des procès, ni la cour qui le soupçonnait d’avarice.La postérité l’a depuis longtemps vengé de ces odieuses imputations.” “Dans son journal, la Vérendrye nous révèle une Ame calme, un esprit en éveil et toujours maître de lui-même.”, f8a manière douce d’habitude n’empêche pas la ferme attitude devant l’opposition entêtée.Aussi bien si la cour do France avait mieux secondé ses efforts et moins écouté les clameurs dos envieux, il aurait sans doute franchi les Montagnes Rocheuses et “salué la mer de l’Ouest, but ultime de sa mission.” “En songeant à la gloire qui en eût rejailli sur le nom français, on se sent le coeur envahi d’une désolante tristesse.” La Verendrye sacrifia sa famille, sa santé et sa fortune, on l’en récompensa en mettant en doute la pureté de ses intentions.F.n publiant son journal, la revue do St-Bonifaee contribue à venger sa mémoire auprès des générations actuelles et à.montrer cet homme dans toute la resplendissante grandeur do son oeuvre civilisatrice.Jean PICARD.sées à la consomption.La grande pensée sociale qui a dirigé les fondateurs de l’Institut Bruchési, c’est de prévenir avant tout les dangers de culture du bacille de la tuberculose.Les risques de contagion sont tellement nombreux et insoupçonnés, que la vigilance la plus exercée, sera toujours en défaut; peut-on demander aux gens du peuple, dont la pensée est prise par les multiples préoccupations de la vie, par la nécessité de s’ingénier pour remplacer dans le! ménage, ee qui fait défaut, une somme si grande d’attentions?Je ne le crois pas.D’ailleurs le corps humain aura toujours des ennemis.La principale tactique, tout en affaiblissant.l’adversaire, est de lui opposer une frontière bien défendue, bien fortifiée.C’est [tour cela que la maison de Beloeil sera disposée l‘été prochain, pour recevoir les mères de famille affaiblies, avec leurs enfants, afin de leur donner, avec la vie au grand air, un repos si nécessaire, que les conditions sociales actuelles refusent aux femmes épuisées.Avec ees idées sociales, mises en pratique, si chrétiennement, nous nous acheminons vers la solution équitable des problèmes sociaux, sans troubler l’ordre, sans amasser de rancune ou de rancoeur dans l’âme plébéienne, en remplissant, avec dévouement pour le peuple et pour Dieu, le devoir qui incombe à toute Ame catholique.Et voilà pourquoi tous nous avons not re part à faire dans cette oeuvre chrétienne et humanitaire.Il n’est pas si petite pièce de monnaie qui ne puisse exprimer la conviction d’un devoir social à accomplir, et rempli avec la délicatesse de la charité.Il y a tant d’argent qui se dépense inutilement, ne laissant, que des regrets, quand parfois ce ne sont pas dos conséquences plus funestes qui réclameront alors de l'aide à la société et qui au lieu d’avoir soulagé des misères dues à une mauvaise organisation sociale, grèveront lourdement le budget des charités.Je sais que les Canadiens-! ran-çais ont le coeur généreux; qu’on leur dise et qu’on leur montre a quoi servent les cinq cents qu ils donneront, et je suis sûr que, se répétera souvent le geste de la main à la poche.D’ailleurs, pour se convaincre, que eeux qui aiment les oeuvres sociales vraiment catholiques, aillent comme moi rendre une simple visite à l’Institut Bruchési.Gaston LEURY.Sur le Pont d’Avignon.L’unique P.-A.a fait diRribuer dans son comté, “avec les compliments de D.A.Lafortuno, de» mil- liers d’exemplaires de son fameux discours du 1er décembre, qui fournit à.la presse de pleines colonnes de Lafor-tuniaiseries.Cet homme-là est acharné à se détruire.On annonce une importation nouvelle de Gundcloupienne» et Martiniquaises.]»!s interprètes de la “Presse” sont sur les dents et toute la haute rédac, tion pioche le petit nègre.Le coût de la prison de Bordeaux est un sujet, que le “Canada” n’aime pas.Pour un organe qui coûte si cher au gouvernement, ses amis doivent trouver qu’il manque de zèle.Le portefeuille de la marine est bien tentant, mais le» vaisseaux do guoir< qu’on y a attaché» sont bien dange, roux.Montréal veut «voir un représentant dans le cabinet, et cela est juste : mais quand on lui demande lequel de ses représentants elle croit en état de, la représenter, elle n’ose répondre.Voilà ee qui est triste.La “Patrie” prétend que la politique provinciale dormira en l’absence de M.Gouin.Le départ du premier ministre no change donc rien à la situation.On dit que M.Fournier s’il n’eut été mis en liberté conditionnelle, aurait été enfermé dans les cachots de ’37 découverts par ta “Patrie" il y n peu de temps dans les "entrailles" du Palaii de Justina.« i LE DEVOIR, Mardi, 18 Avril, mi LETTRE DE FRANCE VEILLE DE PAOUES.— CONTRE L'ECOLE CHRETIENNE.— LES COINCIDENCES BLASPHEMATOIRES.— L'INSTITUTEUR • TABOU”.— LE PLAN DES SECTAIRES.- SINGULIÈRE PROCÉDURE.— LA LOI SERA VIOLÉE.— PUBLIQUEMENT ET AVEC ÉCLAT.— LA GUERRE AUX CONSCIENCES ET LA TACTIQUE ÉLECTORALE.— LA LOI SUR LES RETRAITES OUVRIÈRES.— LA CAMPAGNE DE PATAUT ET DE JANVION CONTRE .LES FRERES TROIS-POINTS.Paris, 7 avril.— Pans ni-ui jours, c'est Pâques, la grande fête, chrétienne, mais auparavant, catholiques de France, nous aurons sans doute livré et perdu une nouvelle bataille; les chaînes que la dudéo-maçonnorie tait peser sur notre pays seront rivées un peu plus étroitement: la majorité de la < harnbre, d'accord avec le ministère, entend ne se séparer qu après avoir voté les projets de loi scolaire dont je vous ai déjà parlé, et, durant la Semaine Sainte, de nouveaux outrages seront prodigues à Notre-Seigneur dans cette France, qu’il a formée si profondément sienne.Nos sectaires paraissent se complaire a ces coincidences blasphématoires: ce fut le Vendredi Saint, à trois heures, que sous le ministère Combes, la majorité décida de bannir les crucifix des prétoires de justice.La proposition qui servira de base à la discussion, et qui a déjà été adoptée par la majorité de la < oui.mission de l’Enseignement et qui se présente devant la ( bambre sous la signature de 220 deputes, ji pour auteur M.Pouffandeau, député radical de l’Oise, iranc-maeon notoire, connu pour l’un des j ujs méprisables fabricants des fiches délatrices contre les officiers catholiques.Ce Bouffandeau—grotesque agent des Loges maçonniques,—a atténué dans la forme b'S projets antérieurs du ministre Doumergue et de M.Dossoye.Ma,s le fond reste le môme: c’est toujours la prétention de placer l'u1-scignement d’Etat au-dessus de toute controverse et de toute ¦¦vi-tique ; les parents mêmes seraient privés, comme le clergé, comme les écrivains ou orateurs indépendants, du droit tie censurer les leçons données par un instituteur ou une institutrice de l'Etat,—cela sous peine d’une amende de 1 à î-> francs, et d’un emprisonnement tie un à cinq jours.Le texte est tl une imprécision savante: “sera pas:i-ble de ces peines quiconque, par '(Ions, promesses ou menaces, aura empêché ou essayé d’empêcher un enfant de suivre les leçons de l’école publique.” Avec une telle arme, il est évidemment possible de condamner quiconque offrira à une famille pauvre de placer ses en-fants dans une école chrétienne; il sera facile surtout de poursuivre tous les évêques pour leur admirable lettre sur les manuels scolaires, tous les prêtres pour la lecture de cette lettre, ou simplement pour une phrase prononcée en chaire contre les mensonges de l’école prétendue neutre, en réalité maçonnique et athée.L’instituteur devient “tabou,” éc‘ .à tout contrôle des citoyens, alors que les citoyens sont les souverains—théoriques—de la République! On comprend bien la pensée qui anime les partisans du projet.Leur but vrai étant de réaliser le monopole de l’enseignement, ils sont obligés d’-atténuer aujourd’hui le discrédit très réel, très profond, qui pèse sur l'école d’E-! tnl, et done ils doivent museler la ; presse et, les évêques.D autre part, ils se sont aperçus que les textes législatifs actuellement en vigueur ne permettaient pas C2 rue Notre-Dame, un îles aipôtres do la liberté de la presse.décida de voler des chaînes, probablement pour que le shérif ue puisse enchaîner Jules Fournier, dans les cachots do R7.11 a choisi ries chaînes de grues appartenant a M, I ou zi n.Arrêté de suite.il s’est avoué coupable et sera condamné demain.Une zone neutre au Mexique Washington, 18.—On a reçu ce matin, de Mexico, à la Maison Blanche, l'assurance formelle qu'il n y aura plus de combats à la frontière.Ûn va prendre des mesures pour fixer, tout le long de la ligne, un territoire neutre d’une largeur de 14 milles, où les hostilités ne seront pas permises.Le navire “ Delaware ” Wî Washington, 1$._ ,1ftVjrc (le guerre "Delàware”, représentera la ma-“fie américaine nu\ fête» du couronnement et prendra part ù la grande démonstration clan» le chenal anglais.n*viro fini ra arriver « Spit head In 19 juin.Le vice-amiral Vreeland prendra passage a bord de ce navire de ?l**r j*.' “belawnrr” arrivera bien-têt d un voyage au Chili et le* préparatif* du départ seront immédiatement commencé*.La Belle Voiture Voiture de Tourisme Modèle Franklin “ M ” “UNE FOIS QUE L’ON A LA FRANKLIN, ON NE VEUT PLUS QUE CELLE-LA” Ces mots s’appliquent à tous les propriétaires d’une FRANKLIN.Et le nombre do ceux qui continuent à faire usage de la FRANKLIN d’année en année est plus considérable que lo nombre des propriétaires de machines de n’importa quelle autre marque.La raison de ce fait, c’estquo les voitures FRANKLIN sont RECOMMANDABLES, CONFORTABLES ET ECONOMIQUES Voiture de Tourisme, Modèle “G”, 18 C.V.$2,600 Voiture de Tourisme, Modèle “M”, 25 C.V.$3,500 Voiture de Tourisme, Modèle “D”, 38 C.V.6 cylindres, $4,500 Voiture de Tourisme, à 7 passagers, Modèle “H”, 48 C.V.6 cylindres, $6,000 THE MOTOR IMPORT COMPANY OF CANADA, LIMITED AT’TIÏT'.TOIS THE WILSON BROS.MOTOR COMILVNY LIMITED ENTREPOTS : Edifice du Forum, angle de la rue Ste-Catherine Ouest de et l’avenue Atwater Montréal, P.Q.—Tel.Dp.2600.—Raccordement Privé.Si vous voulez vous former une opinion impartiale sur les hommes et sur les laits, LISEZ'- “ DEVOIR ” IJ C’est le seul journal véritablement indépendant.Il ne subit l’influence d’aucune coterie politique ou financière.Il dénonce impitoyablement tous les vices de nos administrations fédérale, provinciale ou municipale,, mais-sait aussi rendre justice à qui de droit.111 î «I Q Les articles qu’il publie sont signés des meiReures^Eumes canadiennes et de collaborateurs de l’étranger.LISEZ LE “ DEVOIR ” / et faites-le lire partout autour de vous.Représentation remise Les organisateurs ont dû prendre cet-chet, qui devait avoir lieu au Monument National ce soir est remise aune date ultérieure qui sera annoncée par les journaux.Lea organisateurs ont dç prendre cette mesure parce qu’un grand nombre de gens ayant acheté des billets ne sont, pas rentrés de leurs vacances de Pâques.-F- Il tombe du quatrième étage Un charpentier du nom de Louis Bo-nenfant était à travailler sur un balcon au quatrième étage d’une maison située sur la rue St-Denis lorsqu’il perdit l’équilibre et tomba dans une cour au-dessous.Bonenfant fut transporté à l’hôpital Notre-Dame.Les médecins ont déclaré qu’il avait ru le crâne fracturé et qu’il souffrait de graves lésions internes.Son état est très critique.Accident du travail Gordon Woodward, âgé de 'JD ans, travaillait hier au nouvel édifice du V.'1.C.A.rue Drummond, lorsqu’il fit une chute d’une hauteur de trente pieds.On le ramassa sans connaissance et on le transporta à l’hôpital Général.Woodward s’est fracturé le crâne et les médecins conservent peu d’espoir de le sauver.Il succède à Seth Low New-York, IS.— Otto T.Bnnnnrd, qui s’est porté candidat contre le maire Gaynor, il y a deux ans, a été élu président du Club Républicain do New-York pour remplacer Seth Low, ancien maire de New-York.UV L’Ame Solitaire” PAR ALBERT LOZEAU L’un des plus grands succès de la littérature canadienne.En vente chez Déom, rue Ste-Catherine, à 85 cents l’exemplaire.Appel aux volontaires Mexico, 1S avril.— On a affiché i hier, dans la capitale un appel aux ‘ volontaires pour servir pendant une période de six mois.La demande vise tous les citoyens de IS ft 46 an*.On offre un peso 160 eentin») par jour, en plus de l’é-quipement_ et l’on promet, naturellement de l'avancement ft ceux qui se distingueront.Pour vos ouvrages de ville PROGRAMMES, CIRCULAIRES, FACTUMS, etc., adressez • vous aux bureaux du “ DEVOIR” 71a rut Saint-Jacques, Montréal.N.-j» 5 LF WLVOIR, Mardi, 18 Avril, 1911.A.LA VIE SPORTIVE Les explications de M.Lecours L’ex-président du National déclare au “ Devoir ” qu’il n’a rien eu à faire avec le départ de Lalonde pour l’Ouest Dans les ligues américaines M\ Adolphe Lecours, ex-président du National est venu à nos bureaux ce matin pour nous fournir des explications au sujet de sa' rencontre avec MM.Lalonde et Prince vendredi, rencontre que nous avons commentée dans notre édition d’hier.‘ Ce sont les journaux, nous a dit M.Lecours, qui m’ont appris la décision prise par Lalonde ces jours derniers, d’aller jouer à Vancouver.“Vendredi après-midi “Newsy’’ La-londe vint à mon bureau et me pria de l'accompagner au bureau de M.Lorenzo Prince à la “Presse’’, où il voulait, disait-il, donner des explications, en réponse à l'article publié par le “Devoir” la veille, .“il'ai consenti à suivre Lalonde parce que mes relations avec lui ont tou-jqurs été très amicales, niais non parce que je désirais le conseiller quant à la décision qu'il devait prendre en dernier ressort."Lalonde est un professionnel et comme.tel.il joue pour le club qui lui fait les meilleures offres.“Depuis six mois que j’ai quitté la National, je n'ai jamais eu l’intention de nuire le moindrement nu succès de mes amis de l'an dernier.Bien au contraire, si je faisais quelque chose, ce serait dans le but d’aider l’association.“Comme prouve, je puis vous dire qu'on a fait une pression auprès do moi pour m’induire à former une deuxième équipe canadienne-française et la faire acceptor par la ligue senior, -le refusai en répondant que la chose pourrait nuire au National.Pour cette raison j’ai refusé.” M.Lecours nous a*Jait remarquer qu au contraire do ce que nous disions hier, les recettes du National l’an dernier, en dépit des dépenses ont été plus fortes que celles de l’année précédente, fait que nous avons d’ailleurs constaté nous-rnêmc en examinant les statistiques officielles.Nous sommes heureux d’enrégistrer les explications de M.Lecours qui 1 nous paraissent d’ailleurs très' acceptables.Comme nos lecteurs le • constateront, M.Lecours donne, dans ses explications, un démenti à la “Presse” qui faisait, dire à Newsy Lalonde que “son cœur était toujours avec le National.” M.Lecours a confirmé ce que nous disions, à savoir que le “boy” de Cornwall donne son coeur à qui veut se l’accaparer avec le plus fort montant d’or.Newsy Lalonde est un professionnel.Jacques CANAYEN.L’EQUIPE DE SCRANTON FACILE POUR LES ROYALS Nos Montréalais s’en tirent avec un résultat de 12 à 2 en leur faveur, à Scranton, hier WARD MILLER MAINTIENT SA TATION REPU- Scranton, Pe 18.— Par une température propre au football plutôt qu’au qu’au base-bail, les professionnels montréalais ont administré une raclée à l’équipe locale de la New-York State League, hier après-midi en sortant vainqueurs de la joute par un total de douze contre deux points.Carroll ouvrit le feu pour nos joueurs et lança d’une façon fort habile durant cinq reprises alors qu'il céda sa place à Sitton, ce qui permit aux Scranton de faire deux points mais pas plus.Ward Miller a encore émerveillé do nouveau ses gens par ses coups bien portés et sa rapidité' dans la course aux buts.’ Demmitt fut également très effectif au bâton.Montréal commença à.donner un peu de vio à la' partie à la deuxième reprise quand Gandil, sur quatre balles, put se rendre au premier puis voler son second Hanford et Holly suivirent et Gandil réussit à compléter le tour du losange.Scranton changea de batterie à la quatrième, Ltts remglaçant Jackson comme lanceur, et Earl Mack, un fils de Connie Mack prenant la place do Kane derrière le bâton.Et Ifs débuta en touchant Nattrcss dans les côtes, Miller frappa en lieu sùr et prit son deuxième but sur une erreur de Young Natty avançant au troisième, Gandil frappa' dans la direction du 3èmo but hors de la portée de Venable, faisant entrer Nattress et Miller.Coady manqua la balle frappée par Demmitt et [tendant qu'il essayait de faire, mourir celui-ci entre le 1er et le -ème but, Gandil entra au home.Hand-ford mourut sur trois “strikes”, et Holly frappa à Woods qui lança sans précision à Mack.Demmitt outrant avec le’ quatrième point de la reprise.Score 5 à 0.Montréal ajouta deux points à son crédit , à la reprise suivante.Hooney remplaça Etts comme lançcur.French plaça nu beau coup dans le champ du centre.Nattress reçut son passeport.Sur un sacrifice de Miller, French entra et Natty avança .Demmitt reçut la balle sur l’épaule et prit sou premier but.Hanford reçut une passe.Demmitt entra sur un double vol exécuté en compagnie de Hanford.Score 7 à 0.Scranton compta ses deux points à la sixième.Sitton remplaça Carroll comme lanceur pour Montréal.Ln coup sûr de Taffe, une passe à Kelly et un coup de Meckerley furent responsables tics deux points enregistrés par l’équipe locale.Score 7 à 2.Scranton mit Adrian, son quatrième lanceur de l’après-midi dans la boîte, à la septième.Natty reçut un but sur quatre balles, Miller frappa en lieu sûr et les deux coureurs volèrent chacun leur but, Gandil frappa pour deux buts faisant entrer Natty, Gandil avançant et entrant sur un “bunt” de Hanford qui arriva au premier but avant la balle.Munroe remplaça Mack comme “catcher” à cette phase do la partie.Hanford profita du j changement pour voler son deuxième but.Holly mourut en “foui” maïs-Curtis fit entrer Hanford avec le quatrième point.Score 11 à 2.Montréal compta son dernier point à la neuvième, sur un coup do Gandil une erreur de Voung et un coup de Demmitt.Les points en détails : MONTREAL AB.R.H.PO.A.E.French.2b .t 2 1 2 1 0 Nattress.3b .321 1 0 01010x-3 0 0 Bell et Bergen et Erwin : Wiltse, Raymond et Myers, Arbitres, Eason et Johnstone.Temps, 1.45.A Cincinnati : Suggs vit ses bulles frappées fréquemment par les St-Louis, mais il sut se tirer de toutes les ma ivaises impasses, Steele et Geyer furent généreux avec leurs passes.Mitchell se distingua au bâton.St-Louis.00000010-1 1.! 1 Cincinnati.01003100.x—5 7 I Steele, Geyer et Brcsnahan : Suggs et McLean.Arbitres, Rigler et F., ne-ran.A Chicago : Adams manqua de contrôle et de support et Chicago gagna facilement.McIntyre fit mourir plusieurs frappeurs sur des “strikes”.Score : Les Coureurs Canadiens au Marathon de Boston Voici la liste officielle des inscriptions canadienne^ pour le Marathon do Boston: Michael Thomas .Charlottetown, I.P.E.\\.JL Price.Central A’.M.C.A., Toronto, Canada.Ed.Fabre.National A.C., Montréal, Canada.John J.Monaghan .Darthmouth, Nouvelle Ecosse.Thomas Patton.Caughnawaga, P.q.Alfred Rogers.Halifax, Nouvelle-Ecosse.Alfred Maekins.Halifax, Nouvelle-Ecosse.Daniel Sheridan.Vermont A.A., Toronto, Canada.James J.Corkery .Irish-Canadian A.C., Toronto, Can.S.Begley.Irish-Canadian A.C., Toronto, Can.Eugene MacCormack.Irish-Canadian A.C., Toronto, Can.Oie Générale ~ Alfred-Ie-Grand perd le handicap Chicago .20221000X—7 5 1 Pittsburg .nonooooo— 6 5 McIntyre et Archer ; Adams, Gard- ner et Gibson.Arbitres, Brennan et O’Day.POSITION DES CLUBS Club G.P.P.-C.Philadelphie .3 1 .750 St-Louis .2 1 .667 Pittsburg .2 2 .500 Cincinnati .2 2 .500 New-York .2 2 .500 Brooklyn .2 3 .400 Boston .-2 3 .400 Chicago .I 2 .333 LIGUE AMERICAINE A Philadelphie : Les champions du monde ont gagné leur première partie de ligue de la saison.Plank tint les Boston à sa merci et reçut un support parfait, Barry compta le seul point de la partie suides coups frappés par lui-même.Davis et Plank.Score : Boston.000000000-0 7 0 Philadelphie .OlOOOOOOx-1 8 2 Karger et Madden ; Plank et Thomas.Arbitres, Egan et Evans.A St-Louis : Olmsted n’accorda que autre “base-hits” aux St-Louis et les Chicago frappèrent à plaisir, les balles de Lake et de George, Callahan tant au bâton qu’au champ, fut le Kéros de la partie.St-Louis.000000000—0 4 5 Chicago.011002301—8 15 0 Lake, George et Clarke ; Olmsted et Sullivan.Arbitres, Dineen et O’I.ou-ghlin.A Washington : New-York, a continué sa marche victorieuse.Les Highlanders ont su grouper leurs coups à la dixième pour compter trois points et doubler le score des sénateurs.Milan au champ, et Knight, au bâton furent les étoiles de la partie.Score : Washington .0002000100-3 8 3 New-York .111000003-6 11 1 Walker, (Key et Miller : Abeles, War-hop et Sweeney et Blair.Arbitres, Mullin et Connollv.Norfolk, \ e., 18.— Capsize qui a été favori à paris égaux, a gagné le Colonial Handicap hier après-midi sur la piste de J âmes town, en battant Alfred le Grand par deux longueurs.Trois chevaux prirent part à cette course : 1ère course à réclamer, chevaux de 2 ans, 4 1-2 furlongs : Auto Maid,, HL McCahey, 17 à D), I à 2 ; 2c, Inwood, J06.Taplin, .10 à 1, 3 à 1 ; 3e, Bait, 106, McIntyre, 10 à 1, 3 à 1, 6 à 5.Temps : .57 1-5, Blow- Ont, Bill Lamb, Shingle, ont aussi couru.2ème course, chevaux de 3 ans et plus, 6 furlongs : Apologize!, 120, Warrington.6 à 1, 7 à 5, 2 à 5 ; 2c, ¦Smirk, 96, Shuttinger, 20 à 1, 5 à 1, S à 5 ; 3c.Babbler, 93, McCahey.3 à 5.I à 5.Temps : 1.18 2-5, Mar- hall Light, Jolly, Ruby Knight, Neva, Parlor Boy ont aussi couru.•ieme course, Colonial Handicap, 5 1-2 furlongs : Capsize, 95.Olsen : 2c Alfred the Great, 107, Taplin, 13 à 20; 2e, Racquet, 116, McCahey, 5 à 1.3 à 2.Temps : 1.09.4ème course.3 ans et plus, 1 mille: 1er.High Private, 103.Dunn ; 2e,The Golden Butterfly, 97, Ôlsen.10 à 1.3 à 2 : 3e, Live Wire, 106, Taplin.Temps: 1.45, Lawton, Miggins ont aussi rouru.ôcme course, à réclamer, chevaux de 3 ans, C furlongs : 1er, Jahn A.Mun- ro, 114, Taplin, 3 à 1, 7 à 10 ; 2e, Fire Wood, 94.Gordon, 20 à 1.4 al.3 àl ; 3e.Baby Wolf, US1.Byrne, 7 à 10.Temps : 1.17.Little Friar, Ha- vre Grandissimo, Moncricf, ont aussi couru.Cèine course, chevaux de 3 ans et plus, 1 mille et 70 verges : 1er, Agnar, 93, McCahey, 3 à 1.1 a 2 ; 2e, Sir Edward.110.Karringlon, 7 à 1, 2 à 1 ; 3e, My Gai, 106, Sweeney, j 6 à 1, 4 à 1, 4 à 5.Temps : 1.46 2-5, : Neoskaleeta, Idleweiss, Tom Melton, i St Joseph, ont aussi couru, i Voici la liste des inscrits dans les courses de mardi après-midi : 1ère course, chevaux de 3 ans, 5 1-2 furlongs : Lily Paxton, 91 ; Cardiff, 96 ; Bonnie Bee, Hilda’s Sister, 105 : Daneon ( ?) Jacobite.107 ; Paul Davis, George W.Debold.112 : Bcndaga, j 93 : Laughing Eyes, 103 ; Black Oak, j 110 ; Serviccnce, 115.I 2ème course, 1 3-4 mille : Polio I Lee, 130 : Tom.Cat., 135 ; Osage, j Lord Nelson, Croydon, 140 : Xebec, Nicli O’Time.145 : Jack Baker, 148; Duchnnne, 132 : Dr Heard, 150.Seine course.4 1-2 furlongs ; Or-phanry.Mol lie Kearney, 104 ; Kit-tery, Walter Scott, Monsieur X.,(Tactics, Dragnet), 102.4ème course.Hampton Roads Purse, 5 furlongs.Thrifty, 90 ; Hand ning, Walter Vais, 95 ; Stinger.Mcso-ans, 103 (x) Besom, 111; Tremor, 107 : Racquet, 110; Hoffmano.133; Rye Straw, 98, Fountain Square, 108, (x) Randolp entrée.5cme course, 0 furlongs : Phil.110; Frank Purcell, 115 ; Chief Hayes, Mohr, 93, Rye Straw, Danfiels.101 ; Seymor Beutler.103 ; German Silver.110: Frank Purcell, 115 : Chief Hayes, 99 ; Bay Wolf, 109 ; Michael Angelo, 114.6ème course, 3 ans très régulièrement 1 1-6 mille : : Idle Michael, 91 : Muskmelon, Bounder.93 : My Gall, DISf 1-4; Harvev F., 101 : Golden Castle, 107.Les “ Sheeters ” sont en forme Waterbury, Conn., IS.— Le Jcrsev City de la Ligue de l’Est a défait avec assez de facilité notre équipe locale hier après-midi, par un total de 6 à 3.Jersey City .030100110—6 11 t Waterbury.000201000—3 8 2 Kissinger et Butler : Lower, Smith et Ahearn et McDonald.Arbitre, Sutton.Hans Holmer sort victorieux Now-Aork, LS.— Hans Holmer, le coureur de fond américain a défait le suédois Gustav Ljungstrom dans une course d’intérieur de quinze milles, hier soir, terminant la course en une heure vingt minutes et cinquante-trois secondes .Holmer prit de l’avance sur son adversaire dès les premiers tours et la conserva jusqu’à la fin.î.c suédois accéléra cependant le pas vers le terme de la course et finit vingt verges seulement en arrière du gagnant.$80,000 en prix pour les aviateurs (Spéciale au “Devoir”) Paris, 18.— Des prix d’aviation au montant de SS0.000.seront donnés aux concours qui auront lieu en France et en Italie cet été.Le “Petit Journal” offre 820.000 pour le vainqueur d’une envolée entre Paris et Nice, et la Commission d’Aviation de Rome annonce qu’elle donnera $20,-000 pour le vol Nice-Rome.Do son côté.L’Exposition do Turin offre un prix de 810,000 au vainqueur d’une voyage aérien entre Rome et Turin.Bill Queal vs.Hans Holmer ( Spéciale au “Devoir” ) New-York, 1S.— Comme résultat de la victoire de Hans Holmer, hier soir, on prévoit la possibilité d’un match entre Holmer et Bill Queal, le grand coureur de fond.POSITION DES CLUBS AB.R.H.PO.A.E.Club p.p.r.-c.Taffe.r.f 4 1 1 0 0 0 Détroit .1 0 1.000 Young, s.s.4 0 1 2 0 3 New-N'ork .1 0 1.000 Venable.3b.30 1 i) 3 0 Washington .•» .) .500 J.Jackson, l.f.2 0 0 0 0 0 Cleveland .0 ?> *.» .400 Kcllv.l.f r 3 O 0 0 n Chicago 0 3 .400 Meeherlv.2b.4 0 f> 5 3 2 St-Louis 2 1 .333 Wood, c.f 1 O L 0 0 0 Philadelphie ., .1 1 .250 Coadv, Ib.*> •> 0 1 12 0 0 Kane, c.2 0 0 0 1 0 Mack, e 2 n 0 0 1 0 t K.Jackson, p.•> 0 0 0 2 0 Adrien, p 1 0 0 0 1 0 Ils ont un Miller Totaux .33 2 7 27 n 5 \ n • 1 Bridgeport, Conn., IS.— Le club local a battu les Newark de la ligue de 1 est, frappant neuf fois en lieu sûr les balles de Clearey, pour un total de 17 buts.Miller, l’un des équipiers du club local fit deu x courses complètes autour du losange.Score : Bridgeport.01020000x—8 9 3 Newark.200000000—2 3 6 Swanson et Russell ; Cleary et McAllister et Cadv.D» Kmiv York mu Havrm, Pari* (Francà) Départs tous les Jeudis a 10 a m.LA TOURAINE .20 avril LA SAVOIE .27 avril CHICAGO "Supp.”.29 avril LA LORRAINE .4 mai t.\ PROVENCE.11 mai LA BRETAGNE ( Supp.) .13 mai Rtiiseignements, GENIN, TRUDEAU & CIE, agents généraux pour le Canada.22.rue Notre-Dame Ouest, Montréal.Black Diamond Steamship Une S.S.ROSALIND t partira pour Charlottetown, I.P.E., Sydney, N.E., et Saint-Jean, T.-N.(Si la navigation le permet) Samedi, le 29 avril Le hangar à fret sera situé à la ac tion 24, au pied de la rue Beaudry.Pour taux pour passagers et fret espace réservé, etc., s'adresser à iis'rue Saint-Jacques, ou téléphonez Main 4491 A.T.WELDON, Agent général des passagers et du frei.Le Central Y.M.C.A.a gagné le championnat canadien de la Y.M.C.A.à Toronto hier après-midi en battant l’équipe de baseball d’Ottawa par 61 points contre 39.Hier soir a ou lieu le banquet an miel de la Ligue Canadienne de Quilles.Les convives étaient nombreux et le menu succulent.Le troisième concours annuel de gymnastique pour le trophée Patton aura lieu à TArena samedi.Huit équipes de gymnases figureront dans le tournoi.Potins du Losange A Wilkesbarre.hier, le ’Toronto a reçu une raclée pire que celle des Royals samedi.Les gars do Toronto so ln firent donner en effet, par un score de 11 à 5.RAI LWAY SYSTEM Seule double voie ferrée Entre MON j.REAL, TORONTO, HAMILTON.NIAGARA FALLS, DETROIT ET CHICAGO.La plus bells vols et 1s meillsur équipement.Ral • d'acier 100 Ibs A la verge.Le lanceur Burke que Montréal a acheté do Boston ne s’était pus encore rapporté à Scranton, hier.Keefe a lancé dans une seule reprise, à la neuvième, contre St-Louis dimanche Gasper lança dans les huit autres.Les sièges réservés pour la partie d’ouverture seront en vente le premier mai.Les clubs de hockey pour la saison 1911-12 La limite de temps accordée aux clubs de hockey pour annoncer les noms des joueurs dont ils seront composés, l’hiver prochain, vient d’expirer, et le président Quinu nous a communiqué la composition des listes do réserves: OTTAWA Lesueur, Lake, Shore, Walsh, Dar-ragli, Ridpath> Kerr, Currie, Stuart.CANADIENS Vézina, Laviolcttc, Power.Pitre, La-londe, Poulin, Payai), Dallaire.QUEBEC Moran, Hall, Holden, Oatman, J.Ma-lone, Dunderdalc, Macdonald, Malien, Grannerv.WANDERES Hern, Johnson, Glass, Russell, Hyland, Gardner, Marshall, Smaill, Roberts Russ.RENFREW Lindsay, T.Cleghorn, Taylor, Rowe, 0.Cleghorn, Smith, Steve, Ronan.La journée sportive au Collège St-Laurent On annonce pour les premiers jours de juin, une grande journée sportive au Collège Saint-Laurent.H y aura entre autres choses une inspection des cadets, par le professeur Henri Scott, et un concours de gymnastique entre les cadets de la première division, capitaine Paul Ostiguy, et ceux de la seconde division qui ont à leur tête le capitaine D.Harnois.Dans son rapport annuel sur les paris aux courses, la Commission National du Turf d’Albany déclare que l’état de New’-Y’ork perdra annuellement 8200.000 par suite de sa nouvelle loi contre les paris.Mme John Newton Cuneo a établi un record féminin hier après-midi, sur l’autodrome de Long Island en faisant 109 milles en une heure.L’équipe de champions rameurs de l'Ottawa Rowing Club qui quittera Ottawa le 16 juin prochain pour prendre part au grand concours de régates de Henley a fait sa première sortie sur la rivière Rideau hier après-midi.ayant à sa tête le capitaine Harvey Pulford.Le M.A.A.A.Camera Club vient d'avoir sa cinquième exposition annuelle.Tout a réussi au point de vue financier et artistique.Les membres du St-PatricVs A.A.A., ont donné hier après-midi une réception à la section féminine de l'Asso-tion, dont le travail à la dernière tombola au profit du Club a été si efficace.Le Duc de Connaught offre un trophée pour le vainqueur d’un concours international du patin qui aura lieu à Ottawa l’hiver prochain.Cincinnati a offert hier un joueur de champ au Montréal, mais le président Lichtenheim a répondu que c’était un lanceur qu’il lui fallait.Ward Miller jusqu’ici a joué aussi bien que sa réputation nous le laissait prévoir.S’il continue, il ne manquera pas do remporter la palme de popularité parmi les liqueurs de l’est.I-a partie Clevelnnd-Uétroit qui devait avoir lieu hier, a été remise, du consentement du président Han Johnson, afin do permettre aux joueurs de Cleveland d’assister aux funérailles du pitcher Addie .loss.Le gérant Hnl Chase des New ) ork Americans est enthousiasmé du Vrillant début de son équipe qui n battu trois fois les champions du inonde, depuis l’ouverture des séries, mercredi dernier.HEURES a TOTONTO “ INTERIMTIOIML UNITED " (Le train le plus rapide du Canada) Quitte Montréal a 9 a.m.tou» le» Jour# pour Toronto «t l'Ouest.QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR ENTRE MONTREAL ET TORONTO 9.00 a.m., 7.30 p.m.9.45 a.m., 10.30 p.m.Service d'élégants wagone-bulfet», salon et bibliothèque sur le» trains du Jour e* nouveaux wagons-lit» sur les train» de nuit.EXCURSIONS DE PXQUES De» billets seront vendus entre toute» les stations du Canada : aussi pour Mn»-» »«na Springs, X.V., Houses Point.\,-Y-Island Pond.Vt., S wanton, Yt., et gare» intermédiaires et retour pour F1UX D'UN UIM.UT SIMPLE DE P RE-MT E P.E CLASSE Départ jusqu'au 17 inclusivement.Limite do retour.19 avril.EXCURSIONS DE COLONS Billet» d’aller et retour v*our l'Ouest canadien.VIA CHICAGO, en vente le» 18 avril, le» 2, 36 et 30 mai, les 13 et 27 juin : les 11 et 2r> millet ; les 8 et 22 août, les S et 19 sept., a des prix très bas.BUREAU DES BILLETS EN VILLE 130 rue Bt-Jaeques.Tél.Main 11905 e,r gare Bonaventur» le PACIFIQUE Canadien SERVICE DE TORONTO Les Trains partent plus tard et arrivent plus tôt que n’importe quel autre.110.45 p.m.pour TORONTO NORD Les trains pour la gare Union, Toronto, partent ;1 *8.45 a.m.et "10.00 p.m.-Tous les jours.l'Tous les jours excep té le dimanche.Le» nouveaux et.spacieux w-agons-dor» loirs, pour l'équipement desquels le D.V.H., est en renom, sont sur ce train.DOUBLE SERVICE TOUS les JOURS pour Winnipeg et la Côte du Baoilïqua à 10.10 a.m.et .10.30 p.m.1 EXCURSIONS DE PAQUES Des billet» seront vendu* entre toute* le» station» du Canada.Port-Arthur, Ontario, Soult.Ste-Marie, Ont.,; Windsor.Ont et l'Est ; aussi pour et de Détroit et Sault Ste-Marie, Midi.; Buffalo, Suspension Bridge.Chutes Niagara, N.Y'.; Newport.Vt.nu Prix le plus Réduit d’un Billet de Première Classe pour Aller et Retour.Bon pour aller le 17 avril.Limite J4.retour, 19 avril 1911.Excursions de Colons A Manitoba, Saskatchewan et Alberta 18 avril, 2, 16 et 30 mai et chaque» deuxième mardi jusqu’au 19 sept., Billets bons pour 60 jours.BUREAUX DES BILLETS 2l2or»S»St"Jat'q"es' Téléphona Mo in 8782-8733 ou aux gares Viger ou de 'm rue Windsor.McCafferty trouve McGraw des New-5 ork peu généreux puisqu’il refuse de lui céder Tosserau.il appert que le gérant des “Géants” a encore douze lanceurs entre les mains.Dans les six parties qu'il n jouées depuis le commencement de son entrni-nement, Montréal a enregistré 15 points.Montréal offrira probablement en vente le lanceur Hunter à quelque club de la Ligue de l’Etat de New-York.-4~ Derniers échos du inonde sportif Le premier banquet annuel do la Montréal Bowling Association aura lieu jeudi soir à l’hôtel Queen’s.On s'attend à une affluence considerable d’amateurs du jeu de quilles.Le prix du Président de la Républi-que, un steeplechase handicap, à deux milles 6 1-2 furlongs, a été couru à Auteuil hier.L’enjeu s'élevait à flO,-000.en plus d’un trophée de valeur.Le vainqueur de la course a été “Milo” une pouliche châtaigne, propriété de Gaston Dreyfus.lacs ( cri[ s ccs années dernières.Les in*-plions s’élèvent à 800.Le gouverneur Shafroth, du Colora-r.ourse et de la boxe, passé par la lé-do, a opposé son veto au bill de lt» législature, la semaine dernière.Le St-Hubert Gun Club d’Ottawa i» perdu la coupe d'Ottawa et le trophée de concours de Montréal, emblème du championnat, d équipé de dix ou do cinq de l’est du Canada.Pendant trois jours, les tireurs d’Ottawa lais* scrciit croire qu'ils étaient invincibles, mais leur ajirès-midi d’hier a été pour eux désastreuse.A I.ongchamps, hier, le Prix de lu Grotte a été gagné par “Sésame”,propriété de W.K.Vanderbilt.La course pour le prix de Guyicpe.« été remportée par “Rioumajou ’ du Muller, et celle pour le prix de La Jonehèrc a été gagnée par “Le Char- j meur” de Bailly.Le septième concours hippique annuel s’est ouvert ee matin à Calgary, Alberta, et on prévoit qu’il sera le mieux réussi des concours de ce genre qui ont eu lieu â l’Ouest des grands Les protestants et les mariages mixtes Toronto, 18 avril.— Le comité constitué par les Protestants de différentes dénominations à Toronto, vient de voter une résolution dans laquelle ils pro-testent contre Tenet clique “Ne temc-re" : ils réclament l’égalité de toutes les religions et de tous leurs ministres devant la loi et la création d'un réglement, uniforme sur le mariage, dans tout le Canada.Le Barreau de Montréal Le Barreau de Montréal donnera ( conference solennelle de fin (Tannée r râlais de Justice samedi, le 28 avt a huit heures du soir.FEUILLETON DU " DEVOIR " LES OBERLE par RENE BAZIN DE L’ACADEMIE FRANÇAISE.Il (Suite) —Et un joli uniforme, sais tu ?reprit Lucienne, cette tunique Attila couleur de bleuet, soutaehée de jaune, ces bottes noires, cette lance,.mais j'al- ine surtout le eolbnek en peau de phoque de la grande tenue, avec son panache de crin blanc et noir, et les brandebourgs blancs.("est un des plus jolis uniformes de notre armée.—Oui, un des plus jolis do l’armée allemande, s'empressa de reprendre madame Oborlé, voulant réparer le mot malheureux de sa fille, car le grnnd-jière avait fait, avec la main, le geste «l'effacer quelque chose sur la nappe.M.Joseph Oborlé ajouta en riant: —Un des plu» rhers également.Je te fais un joli cadeau, Jean, en te laissant choisir le régiment de hussards rhénans numéro' 9: je n'eu serai pas quitte à moins de huit mille marks! —Vous croyez?si cher que cela ?—J’en suis sûr.Hier encore, chez 'e conseiller von Boucher, je citais de Vaut deux officiers les chiffres que je croyais exacts, et jicrsonne ne me contredisait.Officiellement, un volontaire d'un an, dans l’infanterie, doit dépenser deux cents marks il en dépense eu réalité quatre mille; dans le train, il devrait en dépenser deux mille sepricents, il "'ll dépense cinq mille; dans la cavalerie, l’écart est plus fort encore, et, quand on prétend que vous pouvez vous en tirer avec, trois mille six cents marks, on se moque des gens, il faut compter de sept à huit mille marks.Voilà ce que j’avançais, et ee que je soutiens.—C’est que le régiment est admirablement composé, père, interrompit Lucienue.—Beaucoup de fortune, en effet.—Beaucoup de noblesse aussi, mêlée îles fils de riches industriels des bords lu Rhin.Il y eut ici un sourire d’intelligence ipide, entre Lucienne et son père.Lan fut le seul à le remarquer.A peine si la jeune fille avait laissé allonger ses doux lèvres aiguës.Elle eprit : Les places de volontaires sont si '('cherchées qu’il faut s’y prendre de b|,nno heure pour en retenir une.Il y n déjà trois mois que j’ai parlé à ton colonel, dit M.Oborlé, Tu seras recommandé ii plusieurs de tes chefs.Lucienne lança' étourdiment : — 111 pourras nous en amener quelques-uns ici! Ce serait amusant! Jean ne répondit jins.Madame Obur-lé rougit, comme elle faisait souvent, quand une parole de trop était prononcée devant elle.Lucienne riait encore, quand le grand’pSre cessa de manger, et péniblement, par saccades dont chacune devait être douloureuse, tourna vers sa petite-fille sa tête blanche et triste.Les yeux du vieil Alsacien devaient avoir un langage bien facile à traduire, car la jeune fille cessa de sourire, fit un geste léger d'impatience comme si elle disait; “Mn foi! je n'ai pas fait attention que vous étiez hi!” et se pencha vers son père pour lui offrir du vin de Wolxheim.en réalité pour échapper au reproche qu’elle sentait peser aur elle.Les trois autres convives, M.Joseph Oberlé, Jean et sa mère, comme s’ils se fussent entendus pour ne pas prolonger l’incident, se remirent à causer du volontariat, de la caserne Saint-Nicholas de Strasbourg, mais avec précipitation, en multipliant les mots, et las marques d’intérêt, et les gestes inutiles.Aucun d'eux n’osait lever la tête dans la direction de T aïeul.Al.Philippe Oberlé cont inuait de fixer, de son regard implacable comme un remords, sa |ietite-fi.1le coupable d’une parole étourdie et fâcheuse.La fin du déjeuner fut abrégée par le malaise qui devint tout ù fait grand, lorsque M.Philippe Oberlé, prié par sa belle-fille d’oublier le mot de Lucienne, eut répondu non et refusé de continuer â manger.Dix minutes plus tard, dans les allées du parc, Lucienne rejoignait son frère, qui avait pris les devants, et qui allumait un cigare.En l’entendant venir derrière lui, il se retourna.Elle ne riait plus.F.llo n’avait pas mis de chapeau, malgré le vent qui la décoiffait, mais, ayant jeté sur ses épaules un châle delaine blanc, sans plus chercher à jilaire, devenue passionnée tout ù coup et dominatrice, elle accourait.— Tu ns vu ?dit-elle.C’est intolérable! ‘ Jean aspira cinq ou six bouffées, les mains réunies pour protéger l'allumette enflammée, puis, jetant le ti»on rouge t —Sans doute, ma petite, mais il faut savoir supporter.—Il n'y a pas de petite, interrompit-elle vivement, il y a une grande, nu contraire, et qui a besoin de s’ex-j pliquer nettement avec toi.Nous a-I vous été trop séparés, mon cher, nous ; avons besoin do nous connaître, car je j te connais à peine, et tu no me con-• nais pas.Je vais t’aider, sois tranquille, je viens pour ça.11 eut un regard d'admiration pour cette belle créature, violemment émue, , qui venait à lui si délibérément ; puis, 1 sans se départir de son calme, sentant i que son rôle et son honneur d’homme 1 lui commandaient de demeurer juge et ! de ne pas s’animer ù son tour, il se | mit à marcher près do Lucienne, dans l'allée que bordaient un long massif d’arbres d’un côté et, de l’autre, la pelouse.—Tu peux me parler, Lucienne, tu poux être sûre.—De ta discrétion V Je te remercie, je n'en ai pas besoin ce matin.Je veux t'exposer simplement ma manière do penser sur un point, et je n’en fais pas mystère.Je te répète que c’est intolérable, On ne peut rien dire ici de l’Allemagne ou des Allemands, si ce n’est du mal.Dès qu'un mot d'éloge ou seulement de justice est prononcé à leur endroit, maman se mord le» lèvres et grand-père me fait des hontes publiques, devant les domestiques, comme tout à l'heure.Est-ce un crime de dire à un volontaire d’un an : heim V” Pouvons-nous empêcher que tu fasses ton service dans un régiment allemand, dans une ville allemande, commandé par des officiers qui, pour être Allemands, n’en sont pas moins des hommes du monde accomplis V Elle marchait nerveusement, et, de la main droite, tordait une chaîne d’or qu’elle portait sur son corsage mauve.—Si tu savais, mon pauvre Jean, ce que j’ai souffert de ce défaut de liberté de la maison, de trouver nos parents si différents de l'éducation qu'ils nous ont donnée ! Car enfin, pourquoi : me Font-ils donnée ?Le jeune homme enleva de ses lèvres 1 le cigare qu’il fumait.—Notre éducation, Lucienne, ce n’est que mon père qui l’a voulue.—Lui seul est intelligent ! —Oh ! comment peux-tu parler ainsi j de ta mère '! — Comprends bien, reprit-elle sans embarras, je ne suis pas de celles qui: taisent la moitié de lejir pensée et qui rendent l’autre méconnaissable ù force de la fleurir.J'aime beaucoup maman.plus que tu no le crois, mais je la juge.E lie a l’intelligence du ménage.elle est fine, elle n un petit goût de littérature, mais elle n’a aucune intelligence des questions générales.File ne voit pas au delà d’Alsheim.Mon père, lui, a beaucoup mieux compris la situation qui nous est faite en Alsace il a été éclairé par ses relations, qui jsont très étendues et de toute s j par son intérêt commcreia; et par ambition | Et, comme Jean faisait un m« mont d interrogation : —De quelle ambition parlos-tu Lucienne reprit : —Je te surprends : oui.pom petite fille, comme tu disais.jc (, rnis audacieuse et même irrévérpr sp.Kst-cc vrai ?— l n ppu.—Mon ami.je ne fais que dey ton jugement, que t’empêcher de dre du temps en études psyeholog rompu reos.Tu arrives, je puis s de jipnsion depuis deux ans et de je te fais profiter de mon expéri ï'.h bien ! i! n’y n pas de doute : Ire père est ambitieux.Il avait ce qu il faut pour parvenir : une lonté de fer vis-à-vis de scs inféri beaucoup de souplesse avec les au de la fortune, une facilité d’esprit le rend supérieur à tout ce que voyons Ici d’industriels ou de fone Maires allemands.Je te prédis maintenant qu'il est en grâce ai du Statthaltcr, tu ne tarderas p le voir candidat A la députation.—C’est imjiossible Lucienne ! (A suivra) U D^1A 886262 0 LE DEVOIR, Mardi, l| Avril, 1911.COURROIES TANNEES AU CHENE GARANTIES.— Faites de matériaux de première qualité.D.K.MCLAREN, Limitée, 309-311 EUE CRAIG OUEST.Main 4904-4905.CALENDRIER MERCREDI, LE 19 AVRIL 1911 Octave de l’&ques.Lever du soleil: 5 h.10 ; coucher du soleil : 0 h.50.Lever do la lune: 0 !h.23 (m.) ; coucher de la lune: R h.21 (m.).— Pleine lune.-f.- TEMPERATURE Bulletin d’après le ttiermomètre de Hearn & Harrlscn.10-12 rue Notre-Dame Est.Hi do ME3LE.Gérant.Aujourd'hui maximum.15 Même date l’an dernier.55 Aujourd’hui minimum .2" Même date l’an dernier.45 Baromètre : R h.matin, 30.12; 11 h.matin, 30.17; midi, 30.19.LF, TEMPS QU’IL FERA Beau et frais.-4'- CE SOIR CHANCES ET REUNIONS: — Au Temple du Travail*, salle No 1, l’Union 144 des Plombiers: Salle No 2, l’Union des Electriciens ; Salle No 3, l'Union des poseurs de lattes en fer.-f.DEMAIN COURS ET CONFERENCES: — Monument National : Discours d’A-dieu du H.I*.Uervelin, nratorien, prédicateur de la station du Carême à Notre-Dame.Sujet: Botrel.- SEANCES ET REUNIONS: — - Au Temple du Travail : salle No 1.1 l’Union III des Machinistes.salle No 2.l’Union des f'igariers.salle No 4, l’Union des Charpentiers en fer FETES ET BANQUETS: — —Au Bout de l’Ile : 20ièmo banquet annuel des citoyens de la Partie Est de Montréal, sons le patronage du quartier Tloebelngn.Le Club Laiontaine I.es membres du club Lafontaine du parti ouvrier sont priés d’assister tous à une assemblée spéciale du club, jeudi le 20 du courant à B heures du soir à In salle du Club 893 Kt-Tfubert.Le but de cette réunion est d’aviser aux moyens d’organiser une fête pour faire de la propagande.Le comité exécutif serait heureux de connaître là-dessus l’avis de tous les membres et l’on demande à tous de se rendre à la salle jeudi soir.-4- M.André Robin M.André Robin n’est plus au service de la “Publicité” comme solliciteur d’abonnements.-+- Assassiné en pleine rue New-York, IS.— Un bijoutier, du nom do • tanii's Harris a été tué en pleine rue près de son établissement de commerce.Son prétendu assaillant est un nègre, nommé George Davis.(V-hit-oi prétend avoir été insulté par Harris et, un compagnon.11 aura à répondre à l’occasion île meurtre.Mort d'un juge Little Rock, Ark., 13.- Le juge ,Tolin TI.Rogers', de la cour du district de l’Arkansas a été trouvé mort hier dans son lit dans un hôtel de cette vjl-le .On croit que le juge n succombé à une syncope du coeur.-*.- Un artiste se suicide St-Pétersbourg, 18.— M.Ivrayzheis-ky, peintre de renom et membre de l’Académie Russe, s’est suicidé hier, dans un moment do folie.L’artiste s’est pendu, clans sa maison, au milieu de ses œuvres d’art.Remerciements Monsieur -I.G.Gratton offre ses plus sincères remerciements à tous les parents, amis et religieux qui ont bien voulu lui témoigner leurs vives sympathies par des offrandes de messes, bouquets spirituels, gerbes du fleurs, déposés sur le cercueil de son épouse dame Claire Roseoni et à l’assistance ttés nombreuses au service funéraire qui a eu lieu dans la chapelle de l’Hôpital des Incurables ainsi qu’aux religieuses et nu chœur de chant do l’hôpit ni.DECES MONT PETIT.— Madame A.N.Montpetit, néo Adèle J.abolie, épouse de feu A.N.Montpetit, est décédée à Ottawa le 17 avril 1911.Les funérailles auront lieu à Montréal.Le convoi funèbre partira de la Gare Windsor à.l’arrivée du train d’Ottawa, à onze b.et demie, jeudi matin.Le service religieux sera chanté à.Ottawa.2.DECES A MONTREAL Emma Parent.32 a., femme de Georges GIHLBAULT, contre-maître, F.Georges K.Cartier, 145; Albert, 10 m.cnf.de Georges DUBOIS, menuisier, r.Labelle 1565 : Pearl.5 a., enf.do llor-miaclas DI FORT, comptable, r.St-Paul, 61 ; Lucie Lavprrière, 56 a., fem.de Hormisdas LACROIX, imprimeur, ave.Hôtel de Ville 19a ; Gilberto, 10 a., enf, d’Alphonse GRATTON, eut repreneur, 3e ave, 138.Viauville; Ida.C a., enf, d’Ernest l.F.GAULT, barbier, r.Hamilton 202; Alberta, lin., cnf.de Joseph LACAS.mécanicien, r.Chambord 625 ; Eleusippe LAG ACE, 53 n., journalier, r.Quenel, 104 : Laura Cardinal, 28 n,, femme de Louis GRAVEL, journalier, r.Ste-Emelio 545 ; Arthur TUUDEL, 5S a., serviteur r.St-Paul 200 ; Mary Parry, 70 a., femme do Daniel M AHONEY, journalier r.Churbnnnentt, 9 ; André Vê/.ina dit MURRAY.30 n., peintre, r.Marquette 4(13 : Simone.1 n., enf.do Joseph LAROCHE, épicier, r.Lacauohetièro 8S(i Esr ; Régitm, 1 n.rnL d’Albert CîfAMHERLAND, tailleur de cuir, r.Chambord 337 M.JULES FOURNIER ACCUSÉ DE LIBELLE IL COMPARAIT CE MATIN DEVANT LE JUGE BAZIN QUI LE LIBÈRE CONDITIONNELLEMENT APRÈS OU’IL EST ACCUSÉ DE LIBELLE Prévenu qu’une plainte venait H ’être déposée contre lui, par M.L.-f.Tarte, ce matin, .M.Jules Fournier, directeur de l’Action s'est rendu au Palais de Justice et s’est dit innocent de l’accusation portée eontre lui par le plaignant.-Mtre L.T.Maréchal, avocat, de .M.Tarte, était au greffe dès dix heures, et y déposait la plainte ou il est déclaré que, le lû du courant, •Jules Fournier, directeur du journal l’Action a fait un libelle diffamatoire en portant contre le plaignant des accusations outrageantes et, de nature à l’exposer au mépris, h la haine et au ridicule de ses concitoyens (sic.) L’article contenant le prétendu libelle a paru dans le premier numéro de l’Action et est intitulé “La Vainc aux mains de M.For-get.” Mtre O.A.Lamothe, avocat de M.Fournier, arrivait avec son client comme la plainte était assermentée par M.Tarte, devant le juge Bazin.Immédiatement, la plainte fut, lue à M.Fournier qui, selon la formule consacrée, répondit; “Non coupable !” .Mtre Lamothe demanda aussitôt la mise en liberté de M.Fournier, ce que le juge Bazin accorda, Mtres Amédée Geoffrion et Arthur Beau ehosne se portant garant de la comparution de M.Fournier, mardi prochain, date de l’enquête.Il est, rumeur qu’une plainte analogue à celle de M.L.J.Tarte sera déposée cet après-midi par M.Eugène Tarte, frère du précédent, mais Mtre Maréchal, interrogé à ce sujet, n’a rien voulu dire là-dessus.M.Fournier a déclaré à plusieurs journalistes présents qu’il irait jusqu’au bout dans la défense de son article qu’il prétend vrai et d’intérêt publie.Comme on lui demande s’il doit continuer la publication de lAction, il répond dans l’affirmative.Outre la poursuite au criminel prise par M.L.J.Tarte contre M.J.Fournier, Mtre Maréchal a annoncé ce matin que trois actions au montant total de, $45,000 seront prises contre M.Fournier et contre son imprimeur, M.A.I’.Pigeon.Une action de $25,000 sera [irise par la Compagnie de Publication de la Patrie et deux actions de $10,000 chaque par MM.L.J.et Eug.Tarte.LE TARIF DE LA COMPAGNIE DES TELEPHONES BELL LE TARIF N EST ÉLEVÉ QU’A RAISON DE L’ACCROISSEMENT DES FRAIS GÉNÉRAUX, PRÉTEND LA COMPAGNIE, ET LE SERVICE, DANS LA VILLE TELLE QU’AGRANDIE, NE SERAIT PAS DU TOUT RÉMUNÉRATEUR.¦Mtre J.L.Archambault, C.R., a reçu samedi midi, qui était le dernier jour du délai accordé par la commission fédérale des chemins de fer, la réponse de la compagnie des téléphones Bell à la requête de la ville de Montréal.La compagnie allègue, entre antres choses : qu’elle n’a jamais, directement ou indirectement, augmenté son tarif à Montréal; que le tarif actuel avait été fixé il y a plusieurs années quand la superficie de la ville était beaucoup plus petite, le nombre des abonnés moins considerable et, les salaires et frais généraux beaucoup moins élevés.Elle fait observer ensuite que la ville s’estannexédesbanlieues dont la superficie a à peu près doublé celle de la ville de Montréal, et que la compagnie est contrainte d’étendre son service sur des parcours considérables et qui ne lui rapportent qu'un chiffre minime de recettes parce qu’ils sont relativement peu peuplés.Et elle déclare que le tarif actuel, appliqué aux présentes conditions, ne serait pas du tout rémunérateur, appuyant cet avancé en affirmant que le tarif en vigueur à Toronto ne produit plus de bénéfices depuis les annexions qui s’y sont faites, et qu’elle a déjà signifié son intention de demander à la commission des chemins de fer l’autorisation d’élever les taux.Dans l’article 11, la compagnie déclare qu’elle a établi la machine automatique pour la convenance des personnes qui, à cause de la modicité de leurs recettes ou de leurs besoins restreints, n’ont, pas le téléphone à domicile, et pour le public en général.Quant aux communications à l’extérieur, la compagnie nie qu'il y ait lieu de réclamer un abaissement du tarif, et elle demande qu’avant que la question soit débattue devant la commission, la ville soit tenue de préciser quels taux elle juge excessifs.Mtre J.L.Archambault devra répondre flans les quatre jours.L’état de la glace sur le fleuve Saint-Laurent AUCUN CHANGEMENT N’EST SURVENU DEPUIS HIER.— LE PREMIER REMORQUEUR.— LE MOUVEMENT DE LA GLACE.Et la 'débâcle ne vient toujours pas! Tel est le err unanime des nombreuses personnes qui [lassent de longues heures sur le rempart qui longe le port.Qu’ils prennent patience, ear tout fait prévoir que plusieurs jours s’écouleront encore avant que le fleuve soit libre en face de Montréal.Aucun changement appréciable n’est survenu depuis hier.Partout près des îles Sainte-Hélène, Verte et Ronde des montagnes de glaçons dressent leur pics hérissés.L’immense montagne de glace, qui s'était formée à 150 pieds environ du pont Victoria, hier, s’est quelque peu affaissée ; un long glaçon couronne ce mont Blanc en miniature et donne l’illusion d’une main dont l'index pointe le ciel.L’effet est vraiment joli.En amont, du pont Victoria, la glace est unie sur une très grande étendue; elle paraît encore solide.Sur les côtes de La prairie, Saint-Lambert, pour le côté Sud; sur le côté nord à File des Soeurs, à la Pointe St-Charles et le long de l’tle aux Millions, la glace s’est amoncelée en d’innombrables petits pics.L’échelle d’étiage qui indiquait un niveau de J4 pieds hier était baissée à JJ pieds et 2 pouces ce midi.Izes bassins inférieurs situés à l’entrée du canal ainsi que ceux de la Dominion Coal, à la Pointe au Moulin, sont submergés.Le premier remorqueur du gouvernement a fait son apparit'on hier, dans le bassin Allan, où'il travaille depuis à briser la glace à l'entrée des écluses afin de faciliter l’écoulement des eaux du canal.Les dépêches annoncent, que la glace est encore très solide à la Izongue-Pointc, à Vcrchères et à Contrecoeur.A Sorel, la rivière est libre sur une longueur do 1200 pieds en aval Le Richelieu est complètement débarrassé de sa glace.La glace est en mouvement sur le lac St-Pierrs.A Batiscan et à St-Jean des Chaillons tous les nmonccllemeats sont partis.A Port neuf la glace tient bon encore sur le côté Sud.De la Peinte aux Grondines à Deselnuubaii't, la glace s’est mise en mouvement hier, et les amas de glace commencent à se détailler.11 en est ainsi tout le long, jusqu’à Québec.De la Vieille Capitale on annonce que la rivière St-Charles est encore solide et l’on dit que le chenal nord de l’île d’Orléans-est ouvert depuis hier.Le “Montcalm” qui vient de •subir quelques réparations partira probablement demain de Québec pour se rendre au-devant du premier transatlantique qui doit arriver.Ce sera probablement le “ Royal George”, de la ligne Canadien Nord: il sera à Montréal le 3 mai.Récital d’Orgue à Notre-Dame Dimanche prochain, à 4 heures,oVst-n-dire après les vêpres à Xotre-Dame.àl.Dussault, organiste, donnera un récital d’orgue consacré spécialement à l’œuvre d’Alexandre Guilmant, dont le “ Devoir ” annonçait récemment la mort.I.o publie est cordialement invité à venir honorer de sa présence la mémoire do Tune des plus grandes gloires musicales de la France.—-*.-.S.G.Mgr Lorrain Sn Grandeur .Mgr Lorrain, évêque dè Pembroke, était de passage à ]’archevêché hier.Sa Grandeur arrivait de Trois-Rivières oà elle a [lassé cinq 'mois au sanatorium à suivre un traitement.L’évêque de Pembroke est parti ce matin pour son évêché.La loi des Banques Nous publierons domain une étude sur la lot des Banques et la garantie des dépôts par le gouvernement, de ,M.U.-A.Svivestre.->.-.- EN DERNIÈRE PAGE: Lire la lettre de France de notre collaborateur Joseph Denals.La bataille d’Agua-Prieta LES FEDERAUX ONT ETE DEFAITS HIER FAR LES REVOLUTIONNAIRES; CITOYENS AMERICAINS BLESSES A DOUGLAS, ARIZ, PAR DES BALLES PERDUES.Agua, Prieta, Mexique, 18 avril.— Le plus important engagement de la campagne, a eu lieu hier entre 1,600 fédéraux, sous les ordres du lieutenant colonel Diaz et 1000 insurgée commandés par Balasario Garcia.Les premiers ont été défaits.|ja bataille, commencée à 6 heures 80, du matin, n’a cessé qu’au couche» du soleil.Les fédéraux ont eu au mr^ns 200 tués ou blessés; les révolutionnaires n’ont eu que 20 hommes hors de com bat et se sont emparés de 2 mitrailleuses.Malgré l’avis des autorités américaine, une.pluie de projectiles s’abat tit, dès le commencement de l’action, sur la ville de Douglas, Arizona, y répandant ia terreur.Hept résidents ont été blessés.•Si les Fédérés, qui s’apprêtent à reprendre l’offensive aujourd’hui, prennent do l’avantage le combat se continuera dans la ville d’Agua Prieta même, occupée par les rebelles et la situation sera plus dangereuse encore pour les gens de Douglas.Douglas, Ariz., 18 avril.— Balassa-rio Garcia, le commandant des insurgés il la bataille d’Agua Prieta, s’est rendu aux américains à 8 heures 30 du soir.fl a stipulé qu’il se constituait prisonnier comme individu et non comme commandant d’une troupe de rebelles.LF.COMBAT ItEPlîEND CE MATIN Douglas, Ariz, 18 avril.— Ainsi que I on s’y attendait, la fusillade a repris ce matin plus ardente que jamais I.es Fédérés tentent de reprendre la ville d’Agua Prieta.lis auraient, paraît-il, déjà regagné | beaucoup de terrain.CONCESSIONS AUX INSURGES Mexico, 18 avril.— On déposera cet après-midi, au Congrès mexicain, un projet do loi pour l’organisation des élections telle que demandée par les insurgés.En même temps, le Président Diaz présentera des propositions de paix.Ces deux mesures laissent entendre que Diaz se rend compte que les révolutionnaires ne céderont que lorsqu’il aura démissionné, Un drame horrible PAR CRAINTE DE LA MISERE, UN MALHEUREUX QUI DEVENAIT AVEUGLE, TUE SA FEMME, DEUX DE SES ENFANTS, BLESSE LES TROIS AUTRES A COUPS DE HACHE, PUIS SE SUICIDE.Johnston, Ohio, 48 avril.— Menacé de cécité et craignant do no plus pouvoir suffire aux besoins de sa famille, Grant Rickert, plombier, a tué à coups do hache, sa jeune femme et deux de ses enfants, blessé mortellement deux autres et estropié lo cinquième.S’armant ensuite d’un revolver, il sc fit sauter la cervelle, après avoir tiré sur ses victimes déj àmortes.-f-— Explosion de gaz Weston.W.Va., 18.— Un homme a été tué et quatre autres ont été sérieusement blessés par une explosion de gaz hier.Thomas Murray, Vin ter Alfred, Pearl Kerrigan, Wilson Snyder et Luther Lowther avaient mis à découvert une conduite do gaz quand une étincelle produite par un coup de marteau produisit l’explosion.Les hommes furent projetés sur les bords de l’etfeavation et Murray expira presque, aussitôt.-f-— Les élections à Rigaud Le village de Rigaud ayant été érigé en ville pur la Législature de Québec, il y aura prochainement des élections municipales.Se présentent comme candidats à la mairie, M M.DeLery McDonald, Tandon maire de Rigaud et M.Ch.L.Champagne.Pour les fonctions d’échevins : MM.I Jos.Boutin, James Fletcher, Jos.La-fleur, .Iules A.Desjardins, Kuclido Chevalier, Amédée Malette, et Georges Sé-guin.-—4- Ils se retirent du service Ottawa, 18, — M.Lucien Dubé, depuis 37 ans, messager en chef de la Chambre dos Communes sera mis à sa retraite à partir du premier juin prochain.Les messagers sessionnels Hazzard, Padley et Brazeau, ce1 dernier de Montréal, se retireront aussi du service à.cause do leur grand âge.Us recevront chacun une indemnité de $500.-f- “ Samson et Dalila ” La vente des billets pour le grand concert que donnera à l’Arena la chorale Saint-Louis de France, le 26 avril courant, commencera demain aux magasins Archambault, rue Ste-Cathe-rine, près St-Denis, et Nordheimer, rue Stc-Catherine Ouest.-4- Député prussien tué Marbourg, 18.— Max Von Nigelein, député conservateur à la Dicte Prussienne.a été tué hier dans une collision d’automobiles.Sa femme et trois enfants ont reçu des blessures très sérieuses.-4- Personnel Le Dr J.N.Bérard, de la rue Saint-Denis, part ce soir pour l’Europe.Il sera absent une couple de mois.-?- LA CONSTRUCTION On n délivré ce matin à l’Hôtel de Ville, à la Congrégation de Sainte-Elisabeth du Portugal un permis pour la construction d’une église, dans la rue du mémo nom, quartier Saint-Henri, nu coût, de $80.000.Les architectes sont MM.McDuff, et Lemieux.\V.Robb et D.R.Brown ont pris un permis pour l'érection de quatre niai-sons nu No 718 avenue des Pins, ouest, su montant de !|i50,000.Les architectes sont MM.Brownet Wallace et les entrepreneur*.Bonnell frères.Le Délégué Papal retourne à Ottawa Son Excellence est enchantée de l’accueil qu’on lui a (ait Son excellence Mgr Stagni est parti hier après-midi à 4 h.pour Ottawa après avoir eu une journée pas mal mouvementée.Dès 6 h.du matin.Son Excellence se rendit à la Maison-Mère des Religieuses de la Congrégation où Elle célébra la sainte messe.Mgr Stagni adressa quelques mots aux religieuses, déjeuna au couvent et prit la route du Grand-Séminaire où on lui fit une magnifique réception.M.Tabbé Lecoq, supérieur, présenta à Son F.xcellencc les hommages des professeurs et des élèves.Mgr Stagni répandit en termes heureux et termina son allocution en accordant un grand congé à tous les séminaristes.De retour a l’archevêché, Mgr Stagni reçut un très nombreux clergé parmi lequel on remarquait tous les évêques suffragants de la province ecclésiastique do Montréal.Ceux-ci ont pris le dîner au palais épiscopal avant do quitter la ville, le délégué papal s’est déclaré enchanté do l’accueil qu’on lui avait fait.LE PRESIDENT TAFT ET LE MEXIQUE IL DEMANDE QUE LE CONGRES VRENNE DESORMAIS LA RESPONSABILITE DES MESURES A PRENDRE DANS LA QUESTION MEXICAINE.Washington, 18 avril.— Le Président Taft croit qu’il a fait personnellement tout ce qu’il pouvait pour contrôler la situation aux frontières du Mexique.11 appartient désormais au Congrès de décider si la gravité de la situation nécessite Tintervention américaine et d’en envisager les conséquences.On n’a pas reçu encore, au Département d’Etat, de réponse à l’avis de cesser les combats près de la frontière, combats qui mettent en danger la vie des citoyens américains.M.Taft a eu hier deux entretiens tnès importants ; l’un avec le secrétaire d’Etat Knox et l’autre avec M.Bryco l’ambassadeur anglais.On suppose qu’il s’est agit, du débarquement des marins anglais à San Quentin, la semaine dernièse.11 paraît certain que les américains ont débarqué d’abord et que ce sont les sujets britanniques qui ont réclamé la protection du navire de guerre an- glais.On dément formellement l’idée d’une intervention conjointe des Etats-Unis et de l’Angleterre dans les affaires du Mexique.Un tel accord serait contraire aux principes de la doctrine Monroe.Le Président a communicqué aux chefs de partis de la Chambre et du Sénat, la correspondance confidentielle échangée jusqu’à ce jour entre Mexico et Washington et leur a demandé d’assurer maintenant la responsabilité des mesures à prendre.il est hors de doute que l’intervention directe c’est à dire le passage de la frontière par les troupes américaines, signifièrent la guerre et il est possible que les deux partis mexicains s’uniraient pour repousser l’envahisseur.On perdrait ainsi le fruit du travail produit par tant d’années de diplomatie pour conserver la bonne entente entre les Etats-Unis et l’Amérique latine.LES CAUSES DE LA FIÈVRE TYPHOÏDE A OTTAWA Rapport de la Commission de Conservation Ottawa, 1S.— Voici en résumé le rapport do la Commission de Conservation sur les causes de l’épidémie de fièvre typhoïde à Ottawa : La cause immédiate a été l’infection du service d’eau de l’aqueduc, par des matières polluées venant en grande partie de la rive sud de la rivière, aux environs de la baie Lazy et de la baie Nepean.L’infection s’est introduite à la valve du Pier No 1, lorsqu’elle a été ouverte, le vieil aqueduc ayant malheureusement été mis au service des 6-goùts do septembre 1910 à ianvier 1911.La pollution (le l’eau de l’aqueduc a commencé probablement vers le milieu de décembre et a été duo peut-être au très bas niveau do Teau do la rivière, et à la congellation à certains endroits peu profonds de Teau, ce qui avait pour résultat de modifier les cours d’eau qui ont entraîne des matières délétères vers le Pier No 1.La pollution de Teau de Lazy Bay et de Nepean Bay aurait pu et aurait dû être empêchée.Le vieil acqueduc n’aurait pas dû être converti en un égoût.L’épidémie de fièvre typhoïde aurait pu être prévenue si on avait suivi les conseils de M.Hazen en octobre dernier de traiter Teau à Thypochlorite de chaux.Voici les causes de la durée de l’épidémie après la première semaine.La réouverture de la valve qui a renouvelé l’infection.L’insuffisance du traitement à Thypochlorite de chaux qui ne pouvait plus efficacement stériliser Teau avant la troisième semaine de février.Le contact avec les personnes atteintes de la maladie.Un état sanitaire insuffisant.LTn état défectueux dans les maisons des systèmes de cabinets d’aisance et d’égoût.LE TRAITE ANGLO-JAPONAIS LA CONVENTION COMMERCIALE CONCLUE ENTRE L’ANGLETERRE ET LE JAPON EST SOUMISE AU GOUVERNEMENT CANADIEN.AUQUEL ON ACCORDE UN DELAI DE DEUX ANS POUR Y ADHERER.— REDUCTIONS DE DROITS.Ottawa, 18.—Le gouvërnement a reçu des autorités impériales une copie du traité de navigation et de commerce conclu entre la Grande-Bretagne et le Japon signé à Londres le 3 du mois courant.Un vertu des termes dn traité, lo Canada est libre d’y adhérer dans le délai de deux ans, s’il lo juge à propos.C’est l’intention des négociateurs que le traité entre en vigueur le lendemain du jour où le traité actuel expirera et qu’il reste en vigueur pendant douze ans.Ceci, cependant, est une disposition s] ' iale do l’article 8, pour permettre à l’une ou l’autre des puissances contractantes de parer à l’éventualité d’une révision de l’annexe douanière jointe au traité, avant l’expiration de eo dernier.Si l’une des puissances intéressées désire après une période de pas moins d’un an, reviser son tarif, elle devra en donner avis; alors des négociations seront entamées et s: clics n’aboutissent pas dans les six mois, qui suivront, la partie qui aura donné l’avis de révision sera libre de donner un autre avis Faussaire en prison UN JEUNE HOMME AVOUE PLUSIEURS FAUX COMMIS RECEMMENT.Joseph Charest, jeune homme de 27 ans demeurant 2606 rue Waver ley s’est co matin avoué coupable de neuf accusations do faux au montant de $119.75.Son procédé consistait simplement à signer du nom de M.A.E.Lamothe de petits chèques dont les montants variaient de $5.00 à $15.00 puis il les donnait on paiement à des fournisseurs.Pris sur le fait par les détectives Gi-guère et Pigeon, il fit.des aveux complets et prépara lui-même une liste de sas vols.Le juge Bazin a remis sa cause à huitaine pour enquête.-4- Une étrange histoire Colborne, Ont.18.— Si Ton en croit la version de Leslie Burt, une tentative de vol aurait été faite aux bureaux do la Colborne Kxpross., Les voleurs auraient lié le jeune Burt et mis le feu è la bâtisse.Un vaste incendie n détruit les bureaux de l'express, propriétés de George Keyes, la succursale de la Banque de Toronto, un magasin de fer et les bureaux de E.R.Wilson.I vos pertes s’élèvent à 810,000.Réclamation contre la ville I.es commissaires ont reçu d’une Dame Mary MeLeary, une demande do dommages-intérêts nu montant de $6 .000 pour chute sur lo trottoir.Us en ont référé aux avocats de la ViUm do six mois pour abolir l’article sujet à revision sans préjudice pour les autres stipulations du traité.La première partie de l’annexe jointe au traité mentionne les réductions faites au tarif actuel du Japon sur certaines classes d’articles manufacturés, principalement sur les produits de l’industrie textile et ceux do l’industrie de l’acier, que lo commerce britannique est particulièrement intéressé à faire pénétrer au Japon.Dans la deuxième partie sont énumérés un certain nombre d’articles de production japonaise qui, d’après les dispositions de l’article 8.révisé, continueront à être admis en franchise-dans lo Royaume-Uni.Ces articles sont soit des matériaux pour l’industrie, soit, des marchandises de spécialités japonaises.La valeur totale de ces articles importés du Japon au Royaume-Uni est do 2,150.000 par année.Le traité et les documents qui l’accompagnent seront sans doute déposés devant le Parlement demain, mercredi.Farce liquide DEUX JEUNES GENS DE TERRE-BONNE SE DONNENT UN COUTEUX PLAISIR.Alexandre Brière et 'Alphonse Allaire, tous deux de Terrebonne, se promenaient hier à Saint-Martin ou ils visitèrent à plusieurs reprises l’hôtel do l’endroit.Suffisamment rafraîchis, ils allèrent à la gare où ils s’amusèrent à vider un réservoir d’eau pour regarder s’il y en avait beaucoup.Arrêtés par l’agtnt Moore, du C.P.R.ils furent condamnés ce matin à $5.00 d’amende et aux frais ou dix jours de prison.L’ENLÈVEMENT DES DÉCHETS M.Chenovort, chef du service de Tiucinération, parlant ce matin de I enlèvement quotidien des déchets, durant la saison d’été, préconisé par Téchovin Brodeur, disait qu’il faudrait nommer des inspecteurs dont la compétence s’étendrait sur un quartier de cent maisons.Il faudrait, dès le début, dit-il, 125 hommes et 140 chevaux, et l’on pourrait faire T essai du nouveau système dans l’ouest de la ville.Si son application exige une dépense supplémentaire, l’excédent sera réparti sur les contribuables.STATISTIQUES ' Il y a eu.la semaine dernière, ê Montréal.243 naissances; 135 garçons et 108 filles.11 y a en.par contre.144 décès, dont fil sont ceux d’enfants au-dessous de 5 ans.On a déclaré à l’Hôtel rie Ville.137 cas de maladies conta-gieusesffi: diphtérie.17; scarlatine.34; typhoïde, 2; rougeole, 33; tuberculose, 40.Mort de faim au Yukon ^ Dawson, Yukon, 18.— Les homme» de la police montée en expédition nu fort Maethuson et dont les cadavres ont été trouvés à 30 milles de cet endroit, étaient l’inspecteur Fitzgerald, de Halifax et les constables Carter, Kiney et Taylor.Ils ont péri sur les rives de.la Peel après avoir épuisé toutes leurs provisions et mangé jusqu’à leurs chiens.Un autre policier du même eorps, lo sergent Selig, cantonné à Tîle Herschel, à l’embouchure do la Mackenzie, est aussi signalé mort.-w- On réclame à Rosemont L’échevin Drummond est venu ce ma-l tin porter devant les commissaires les doléances de ses administrés du quartier Rosemont.En fait, dans cette ancienne municipalité, il n’existe aucun système de protection contre Tiuccndie.Le fait a été particulièrement mis en j lumière — c’est le cas de le dire — hier soir, entre 9 et 10 heures, quand la maison d’un M.Mardi a été rasée jusqu’au sol par un incendie.On estimait la maison à environ un millier de dollars.Après un tel exemple, on comprend que les contribuables de Rosemont et leur actif échevin se plaignent amèrement.-4- Mtre J.C.Walsh serait nommé juge ’ On annonce semi officiellement que Mtre J.C.Walsh, substitut du Procureur Général, sera nommé juge de la cour des Sessions.Cette nomination remplirait une vacance qui existe depuis la mort du juge Piché.( -F- Mort de madame veuve A.N.Montpetit Ottawa, 18.— Mme A.N.Montpetit, veuve de feu M.A.N.Montpetit, un littérateur bien connu au Canada, est décédé la nuit dernière à la résidence do son gendre M.Baribault, do la commission géologique.La défunte était la mère du Dr 1.Montpetit de Montréal, du Dr L.Montpetit de Rigaud, de M.Edouard Montpetit professeur à l’école des Hautes Etudes de Montréal, do Mesdames Vve Lamarche, de Montréal, J.Faribault et T.D.Caldwell, d’Ottawa.L’inhumation aura lion à Montréal jeudi.M.WANKLYN SE REPOSAIT, TOUT SIMPLEMENT Le commissaire Wanklyn, qui est rentré ce matin à son bureau, à THêtcl de Ville, dément énergiquement la nouvelle publiée et reproduite dans à peu près toute la presse montréalaise, et portant que, pendant son séjour à Atlantic City, il aurait préparé un projet da contrat avec la Compagnie dos tramways.“ Je suis allé à Atlantic City pour me reposer, tout simplement, assure eu souriant le commissaire Wanklyn.J’ai à peine lu les journaux et je n’ai pas pensé du tout à la Montreal Street.” M.Wanklyn a ajouté que la Ville ns.peut faire d’ouvertures à la Compagnie sans savoir co que celle-ci désire.-«- Afin de dissiper le malentendu qui semble s’êtro produit entre la Ville et la Compagnie des tramways, au sujet de savoir qui des deux doit aller au-( devant de l’autre, les Commissaires ont écrit ce matin à M.Robert, prési' dent dn la Montreal Street Company.Us déclarent être prêts à entrer en pourparlers pour la négociation d’un contrat entre la compagnie, et la Villa de Montréal, et ils invitent la Compagnie, si elle le juge à propos, de déléguer des représentants à l’Hôtel da Ville.-*- BOURSE DE MONTREAL RPÎ.L.G.Beaubien & Ole, courtiers, 104 rue B.-Françcis-Xavier.noua fournissent le rapport suivant à 12.30 bra p.m.STOCKS Vend Ach.STOCKS Vend Ach.Am.As’tos pfd.ni 10 Laur.Pap.“ pfd.220 214 Bell Tél Co 145 Mack Cm.OÙ* B.C Pk.As 02 “ pfd.“ li.pfd BXnke A?.Mex.L.&l*.ttj 13 " pfd.“ pld.M.& S.-P.136» 185 B.CoP.N.“ pfd.».“ pfd.MX.H.&P.150 149* Can.Car.m «0 Mt.Cotton.1504 150 “ pfd.M.155 140 Can.Cem.224 IVIt.St.Ry.223» “ pfd.87 803 Mt.St’l.Wk ir,t Ca.Conver (ZJ 42 " pfd.Can.C.Rub 08 05 Mt.T’t-h.C.iis 146 “ pfd.Nipissing.11.50 10.00 Can.G.KL.Nor.Ohio.*3» 12 Can.Pac.225| 225 North Star “ pfd.N.S S.&C1.38» 97» Crown Rcs S-îi 3.Î5 “ pfd.nét.El Ry.708 73» Ojfil.M.Co.123 122 Dom C.Co.“ pfd.** pfd.D.I.& S.Co m lôd OttX.ft P.132* LU PttJ.Mfg.C.75 .“ pfd.ici ioo» Pen’s Ltd.fiO[ 60 Dom Park.70 «1 “ pfd.00 85* Dom.T C.70 002 Porto Rico H2 60 “ pfd.,ion I0i Québec Ry 64 63 j D.SS.& A.10 14 R.&O.N.C.1201 1208 “ pfd.Dul.Sup.H.Hlec.Ry Ha r.Elec.88 ' ’si Rio Jan.L.106} 106* 145 Sh.W.fc P.113» 1124 S.Jolin Ry 1051* “ pfd.Toledo Ry.7* 111.Trac.pd la.C.Cotn.92 45 Tor.Ry.Tri .City pf 130 m “ pfd.Int.C.«r C.L.of.Wd.c.Twin City.108» 10S 138 135 Winn.Ry.197 IDU “ pfd.Wind Ht’l.— 140 MONTREAL STREET RAILWAY COMPANY 4th% d’Obligations sur Première Hypothèque DUES EN 102» Nous offrons ces obligations au prix nominal de $100, pour l’avantage des petits spéculateurs.Détails complets et prix sur demande.Royal Securities Corporation,11^** 164 Rue Saint-Jacques, Montréal TORONTO, QUEBEC, HALIFAX, LONDRES, ANG.
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