Le devoir, 27 novembre 1929, mercredi 27 novembre 1929
Volume XX - No 276 Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA.$ 6.01' Etats-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE .10.00 Edition hebdomadaire , CANADA.2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Montréal, mer.27 nov.1929 (TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL Directeur.HENRI BOU11ASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: - - SERVICE DE NUIT: Administration : Rédaction: ?* Gérant; « • HArbour 1241* H Arbour 120 HArbour 3879 • HArbour 4897 M.Dunning - .M.Dunning devient ministre des Finances.Le fait était assez prévu, et c’est déjà un hommage à la valeur et à la réputation du nouveau grand argentier de la nation.Il suscite d’intéressantes réflexiops.Quant à la personne même du ministre, tout d’abord.M.Dunning est un ancien immigrant.11 est arrivé ici à dix-sept ou dix-huit ans comme garçon de ferme.Il est, a quarante-quatre, ministre des Finances de son pays d’adoption, après avoir été ministre des Chemins de fer au fédéral et premier ministre de la Saskatchewan.C’est une carrière d’une rapidité et d’un éclat presque sans parallèle chez nous, et d'autant plus remarquable qu’elle n’a point été favorisée par un don extraordinaire de la parole — qui, en pays d’élections, est souvent, comme l’on sait, une cause de facile succès.Ceux qui l’ont entendu nous disent que M.Dunning parle bien, d’une | façon claire, mais sans plus.On ne songera point a le classer l(/ans donné au pont le plus important de la région montréalaise; surtout quand on considère que ce pont s’élève à quelques pas de l'endroit où il mit pied à terre il u a 395 ans?Le ministre de la marine aurait mauvaise grâce à hésiter.Pour lui le nom de Jacques Cartier n’évoque pas seulement le souvenir d’un grand capitaine, mais aussi d’une retentissante victoire dans le comté du même nom.Quant à l’honorable sénafciir McDougald, il a déjà fail preuve de tact en ordonnant qu’on enlève la plaque qui donnait naguère au pont un nom d’une banalité inconcevable: Pont des commissaires du port.Il devra se rendre au désir manifeste de la population.Et le gouvernement fédéral ne pourra qu’appuyer cette demande.l’ont entendu nous disent que M, Dunning parle bien, d’une ! .uj'.e On ne song< Sa parole le sert opportunément parmi les grands orateurs c’est tout.Ce qui est particulièrement remarquable encore, c’est que la carrière politique de M.Dunning, si jeune qu’il y soit entré — il n’avait que trente et un ans lorsqu’il est devenu trésorier provincial en Saskatchewan — n’a été que la suite et, pour ainsi dire, le couronnement d’une carrière d’homme d’affaires et d’organisateur de coopératives.M.Dunning a été l’un des grands promoteurs et directeurs du mouvement coopératif en Saskatchewan et c’est ce qui explique qu’on ait tout recémment encore, et avec une certaine insistance, laissé entendre qu’il pourrait bien prendre la direction suprême du Wheat Pool, la grande organisation constituée pour la vente du blé de l’Ouest.II n’aurait fait ainsi que retourner à ses premières amours.Mais aujourd’hui le sort en est jeté.M.Dunning, décidément, opte pour la politique.Elle lui a déjà donné beaucoup, elle ne ferme devant lui aucun horizon: l’homme qui, en un quart de siècle, a franchi de tels échelons, peut compter sur j m’importe quoi.Mais, envers les plus favorisés de ses fils, la ¦ politique reste exigeante et souvent cruelle.Ce n’est pas une sinécure que le ministère des Finances, particulièrement, comme c’est inévitable chez nous, quand il exige de son titulaire qu’i'l se plie en même temps aux fonctions d’un chef de parti.M.Dunning, d’ailleurs, ne paraît point de ceux qui écartent la besogne.Il la déblaie rapidement et sait prendre à l’occasion de redoutables responsabilités.On l’a bien vu quand, en dépit des millions déjà dépensés à Nelson, il a décidé de reporter à Churchill le terminus du chemin de fer de la Baie d’Hudson.Selon toutes les apparences, M.Dunning est à la fois un homme de fenne et rapide décision, et d’immédiate exécution.Avec lui on sait vite à quoi s’en tenir et les choses ne traînent point.Il est de l’Ouest, par sa formation générale et sa carrière presque entière.Rigoureusement parlant, ou ne peut dire qu’il soit le premier ministre des Finances venu des Prairies, puisque M.Bennett a quelques semaines occupé le même poste et que ic'est 'dlfférë'nt.“ Dans‘ ''quatre ans 'Von célébrera le quatrième centenaire de son désormais fameux voyage.Il est improbable que l’on érige d’ici là un autre monument aussi digne de sa gloire que le pont Montrèal-Lonqueuil.Encore une fois, que les sociétés historiques et les sociétés nationales prennent la peine d’adopter rapidement des résolutions.Le pont sera ouvert le 1er janvier.Et en demandant le nom de Jacques Cartier, qui est hors concours, si l’on peut dire, on confond les manoeuvres de ceux qui veulent un nom moderne, tout petit, encore discuté, voire, un nom qui serait une prédication impérialiste.Paul ANGER ce milieu.Or, il vient de prendre la tête du mouvement qui doit lancer l’organisation des fêtes du quatrième centenaire de la découverte du Canada.Ce baptême fait bien dans le tableau.M.King vient de nous priver du portefeuille des finances.Raison de plus pour qu’il nous accorde la tarie à la crème quand il nous enlève le rôt.Le gouvernement de Québec est également intéressé pour un tiers dans la construction du pont.Il ne faudrait pas l’oublier dans les requêtes.M.Taschereau croit sans doute que l’on doit rendre hommage aux grands hommes.N’a-t-il pas laissé attacher son nom à assez de ponts pour que l’on n’ignore pas ses sentiments à ce sujet?Il ne pourra certainement pas s’objecter ci ce que l’on honore un homme qui tiendra sûrement dans l’histoire un rôle guère inférieur à celui du gouvernement de Québec, puisque aussi bien le gouvernement de Québec lui doit son existence.* * * D’aucuns, parait-il, d’après la lettre citée, favoriseraient le nom de Maisonneuve, fondateur de Montréal.Cette suggestion n’est pas heureuse.Maisonneuve a, à la Place d’Armes, au coeur de Montréal, l’un des plus beaux monuments de tout le Canada.On a déjà pourvu à sa gloire.Du reste, le troisième centenaire de la découverte de Montréal est encore loin.Il sera temps alors de choisir un monument récent pour y attacher le nom du premier gouverneur.Pour Cartier, Bloc-notes M.Bennett est officiellement de Calgary.Mais, outre que M.Bennett n’a pratiquement pas exercé ses fonctions, il reste que, par l’ensemble de scs idées en matière économique, M Bennett se rapproche beaucoup plus des dirigeants deTinduslrie et du commerce dans l’Est que des fermiers des Prairies.M.Dunning est.au contraire, un Wrcsterner aussi complet que possible.Non point, semble-t-il, un théoricien du libre-échange.apportant ici des idées toutes faites, comme le Dr Clarke, dont le cerveau s’était façonné en Angleterre, mais un homme dont les idées sont sorties des faits au milieu desquels il a vécu.On ajoute même que, par toute son expérience antérieure à sa vie politique, M.Dunning a été préparé à rechercher le succès des cultivateurs plus — ou autant, tout au moins — dans l’organisation coopérative que dans les mesures fiscales.C’est, selon toutes les apparences, un réaliste, qui a la pratique personnelle des grands mouvements coopératifs et dont l’action doit être largement informée par cette expérience première.Ce choix d’un homme de l’Ouest, de préférence, par exemple, à M.Ralston ou à M.Euler, n’est évidemment pas qu’un hommage à la valeur personnelle de M.Dunning.C’est la reconnaissance de l’importance grandissante des provinces qui Ihamants sont au delà des grands lacs; c’est l’indication qu’en matière de j 0 .d>A r en Bej„iauC( tarif le gouvernement inclinera plutôt de.ce côté que de celui jainsi qii,.dc Hollande, linéa risé dos éléments protectionnistes de l’Est; c’est l’appel aussi aux [dans le monde des tailleurs de deforces dont le gouvernement a besoin pour résister à la marée niants.On sait en effet que dans oppositionnistc que doit lui faire redouter le résultat des dernières élections provinciales.D’un point de vue plus général, il semble qu’il faille se réjouir des succès croissants de M.Dunning.Cet immigrant anglais, né dans le Leicestershire, fils d’Anglais et d’Anglaise, n’éprouve point le besoin de faire du loyalisme déclamatoire ni.à tout projws, de brandir le drapeau.Il a vécu, en Saskatchewan, en contact assez intime avec les éléments non anglais: (percussions un peu partout.Les Canadiens français et Européens.Il a appris à les respecter et | choses en sont venues à un tel point n’a point donné de gages aux artisans du sectarisme ou de hr^u’un très grand nombre de com-haine.H parait avoir échappé à cette déformation qu’avaient apportée de leurs petits pays de l’Est certains des hommes qui BaS n’auront pa/de suite et que les oui plus tard dirige la politique de la majorité dans l’Ouest.marchands devront garder leurs Selon toutes les probabilités M.Dunning a devant lui une I pierres précieuses jusqu’à nouvel longue carrière.Il peut être run des plus puissants ouvriers du or5,re- r)cs clients qui sc pensaient Canada de demain Souhnitons-lui de grandir toujours, avec ""du ’pTesJïc toüle^leur6 fo^ ses responsabilités et son pouvoir.| tune à la bourse, ou sont dans une Ce pays-ci aura rudement encore besoin d’hommes de pre- | pénurie relative; et cela se traduit mier plan.par le retrait des commandes déjà nmor urnnnv données, ainsi que par le manque orner ntnuoA de nouvelles ventes.Le commer* ¦¦ ." .—'-.r*".^ ce des objets de luxe es» dans un , ., .! marasme inusité, en Amérique com- Jes demarches faites pour donner lnie pn Europe.Les tailleurs en diamants.eux, ont commencé de chômer, juste à la veille de la mauvaise saison.Comme ii s'agit là d'un métier difficile, où l’on requiert de ceux qui l’exercent un long apprentissage ainsi qu’une honnêteté à toute épreuve, ceux des patrons qui n’ont pas fait faillite doivent prendre des mesures pour assurer, sinon du travail, au moins des secours périodiques à leurs principaux artisans.Ainsi la baisse retentissante des valeurs à New-York, en ces dernières semaines, et la crise de l’inflation auront-elles eu des conséquences de tout genre Jusque dans les industries européennes.On pouvait deviner que les premières à en souffrir seraient celles des objets de luxe.les Pays-Bas l’industrie de la taille des diamants en est une considérable et qu’en outre il v a là de nombreux courtiers en pierres précieuses.Or, à i’heure présente, on se ressent vivement, dans ces milieux, do la catastrophe financière de Wall Street, en octobre dernier, — et elle n’a pas fini d’avoir dos ri- l/actualité Cartier gagnera Petit u petit l'idée fait son chc- ù 2 courant.l'Association des anciens elèves d'Europe a adressé à M.W.-L.McDougald, président de la Commission du port, à /’/ion.If.Cardin, ministre de la marine, et 4 M.4.-A.Desroches, président du tomité exécutif, la lettre suivante: Les Journaux nous apprennent que le nouveau pont unissant Montréal à la rive sud sera bientôt terminé.Bientôt il faudra lui donner un nom.Déjà différentes associations de retlc province ont suggéré de donner nu pont le nom de Jacques Cartier, découvreur du Canada et du fleuve Saint-Laurent.D’autres proposent le nom du fondateur de Montréal.L’Association des anciens étudiants d'Europe se joint à toutes au nouveau pont un nom emprunté aux premières pages de l'histoire dc cette ville.Elle croit qu’il ne faut négliger aucun moyen dc faire revivre cher les Canadiens d'aujourd’hui le souvenir des hommes envers qui nous restons des débiteurs.Elle espère que vous voudrex bien user, dans ce sens, de votre influence et de votre autorité.Veuille* agréer.Monsieur le président, l'expression de mes sentiments très distingués et très dévoués.L’Association des anciens étudiants d'Europe.(Signé): Hector MACKAY, secrétaire.Ces messieurs n’ont pas répondu jusqu'ici, que je sache.Il faut désormais presser une réponse du conseil municipal.Il suffit qu'un êchevin prenne la paternité du projet pour que tous les attires soient d’accord.Qnt pourrait voter pour que le nom du découvreur du Canada ne soit pas L'argent en politique Il y aurait tout un traité à écrire là-dessus et qui n’entre pas dans le cadre d'un articulet.Il y a néanmoins des principes fondamentaux, quant A la conduite de ceux qui sont aux affaires publiques, princi- pes qu’un de nos confrères, M.Jules Dorion, directeur de l’Action catholique, signale avec à-propos.Il n’y a pas, dit-il en résumé, inconvénient à ce que des ministres aient de la fortune, il y a même des avantages à ce qu’ils soient riches; mais il y a toute la différence du monde entre l’homme politique entré riche dans la vie publique et celui qui y est entré pauvre et y fait fortune.L’homme qui a de la fortune et entre dans in politique s'expose à négliger ses propres affaires pour ne s’occuper que de celles de l’Etat.L’argent qu’il a, d’autre part, lui assure une liberté d’esprit qui lui permet de surveiller de très près, sans souci personnel, les affaires de l'Etat.D’autre part, l’enrichissement rapide d’un homme entré pauvre dans la vie publique est d'ordinaire un fort mauvais indice.C’est qu’il profite de sa situation pour se servir d’abord et servir ensuite la chose publique.“L’homme qui est ministre pour faire bénéficier le pays de son activité, de ses lumières et de son expérience est un bienfait.L’homme qui est ministre pour se bâtir d’abord une fortune est un fléau”, conclut M.Dorion.On entend parfois dire dans des réunions politiques qu’un tel ou un tel est dangereux parce que riche, un tel ou un tel dangereux parce que pauvre.Là n’est pas le point.Il est dans le caractère de l’homme même.S’il est acquisitif, âpre au gain, assoiffé de fortune, s’il ne pense qu’à s’enrichir, cet homme est dangereux.S’il se soucie peu de la fortune, n’y voit qu’un moyen et non une fin, s’il s’en désintéresse, si l’argent tient dans sa vie une place de second rang, c’est bon signe.Macdonald, Tapper, Laurier, Fielding, Lapointe, dans la politique fédérale, Marchand, dans la politique provinciale, —- et combien d’autres! — n’avaient pas, n’ont jamais eu de fortune personnelle.Ont-ils été des hommes politiques négligeables parce qu’ils n’étaient pas riches?En série Un organisateur financier améri-çju.n, Eugène Greeahut, qui a monté les Hahn Department Stores Inc.avec un certain succès, a tenté ce m°ri-ci d’acheter et de grouper ensemble sous une direction et une administration communes, aux E* lats-Unis, une quarantaine de quotidiens dispersés à travers le pays.Toute l’affaire était échafaudée et il devait même y avoir un lancement financier considérable à ce sujet, au début de 1930.Le projet vient de s’effondrer, au grand embarras de certains propriétaires de journaux qui avaient consenti à ce brasseur d'affaires des promesses de vente et se préparaient à prendre leur retraite avec un joli profit fait à même l’opération.Adieu veau, vache.La culbute financière de ces semaines-ci a rendu la combinaison impraticable.Grcenhut envisage la publication des quotidiens comme une entreprise commerciale, sans plus.A un représentant de revue technique qui l’interrogeait il y a peu de temps sur ses projets, — c’était avant la crise, — (îroen-hut a dit en effet entre autres choses: “Nous sommes occupés à monter des affaires, n’importe lesquelles: nous groupons des fabriques de conserves, des manufactures de dessous féminins, n’importe quoi, pourvu que cela paie”.Curieuse disposition d’esprit, pour entrer dans le domaine dc la publication des journaux! ^ C.P.La prohibition Mise à l’essai de 1 40 années Un clergyman méthodiste qui ne désespère ni de la loi Volstead ni du ISème amendement — Les chirurgiens américains sont d’opinion différente — La question nous intéresse de Valera viendra en Amérique Si les hommes pouvaient apprendre individuellement à se bien conduire, collectivement à se bien gouverner.il est à peu près probable que le monde connaîtrait un bonheur à peu prés parfait.Si seulement, ils pouvaient apprendre à se bien gouverner! Mais depuis 5,000 ans que le monde existe - 5,000 ans, que dis-je?La préhistoire trouve des traces d'humanité vieilles de 50,000, de 500,000 ans et même davantige — cela ne s'evt jamais vu.La science du bon gouvernement reste à inventer.Tous les systèmes imaginés cl mis à T essai par l’humanilé masculine ont failli les uns apres le* autres.Maintenant que les femme» commencent de se mêler a cette affaire, les choses iront-elles mieux?Ce n’est cependant pas du féminisme qu’il s’agissait ici, mais «le la piohibition.Les considération* qui précèdent sur l’inaptitude des hoininis à sc bien gouverner m’ont justement été inspirées par lu prohibition, plus exactement pur la loi Volstead H le dix-huitième amendement à In constitution des Etats-Unis.I! convient, on effet, de faire lu distinction entre ces deux dernières choses, qui existent bien, et la prohibition, qui n'extrte pas.Dans la seule république de* Etats-Unis, depuis la loi Volstead et l'amendement qui la complète, ce seul sujet de la prohibition i fait couler plu* d’encre dan* les journaux, plu* de paroles «Hir le* tribunes publiques, travailler ar«IA-ment plus de méninge* que tous les autres problèmes ensemble.Si la .même somme d’efforts avait été peut-être bien changée En tout cas, les lois prohibitives de nos voisins n’ont pas encore eu pour effet d’altérer leur homme humeur mi leur sens de l’humour.Un grave clergyman méthodiste ¦— cet homme doit tout de même être un pince-sans-rire qui exerce les fonctions de secrétaire exécutif de la .société méthodiste pour l'avancement de la tempérance, «le la prohibition et de la moralité publique, a déclaré, l’autre jour, à New-York, que la prohibition est une chose juste en principe et un succès dans la pratique.Comme son auditoire s’esclaffait et l'applaudissait au delà de toute mesure, le clergyman a cru devoir s’expliquer: “La prohibition n’a jamais eu pour luit d’empêcher un homme de prendre un verre, mais elJe Ul'AA*'** .VI » i I Ul VI 11‘I tandis que « elles qui travail* j passager*, •s métaux commons n'avaient i VALLEE — A St-Jean, h 54 ana.M.Wilfrid Vallée.VALLEE — A Montréal, le 25, à 20 ans.Marcelle, enfant üe Gilbert Vallée et d'Emma La treille.Directeur de funérailles Geo.VANDELAC Service d’ambulance BéUir 1203 70 Rachel Est La Sociélô Coopérative DE FRAIS FUNERAIRES Entrepreneur» de Rompe» Funèbre» el Awiurences Funéraire» HARBOUR 5555 PR RUE SAINTE-CATHERINE EST Nickel recouvrent passablement de métaux précieux au cours de leurs opérations d’affinage et demandaient au gouvernement qu'une allocation leur soit faite à ce sujet.Après une étude de la question, le gouvernement a décidé de diviser ou deux la différence de réduction entre les deux: M.Murdoch no peut encore dire exactement le montant d’économie «pic le nouveau pourcentage représentait tant pour les compagnies que pour les ne- j tionnalres.NOUVEAU FEUILLETON Le Devoir commencera demain la publication d’un nouveau feuilleton.Docteurs, Consultez » t » ETABLISSEMENTS C.AIFFB, OALLOT * PILON 34.IHïd de Vaudrard — Parla XVème Rayons X, Diathermies Electrothérapie GALLOIS «r CUE 34, Chemin Villon, Lyon iIlhAntl U tira-violet».Infra-Rouge» Lampes nnriatiques pour salles d'opérations et dentistes FJeetrodes de quartz.prix et conditions les plue avantageux Devis et catalogue» sur demande Service d'un Ingénieur électrtelen-radlologtate Agence générale pour le Cao \ : Paul CARDINAUX L£."PRECISION FRANÇAISE' 3458, St-Denis - HA.2151 MONTREAL.CONGRES EUCHARISTIQUE CARTHAGE PELERINAGE NATIONAL CANADIEN organisé et dirigé par LE DEVOIR avec le concours Le Droit, Ottawa; L’Êvangetine, Moncton; Le Progrès, Chicoutimi; La Liberté, Winnipeg; Le Patriote, Prince Albert.La Survivance, Edmonton 60 joam tou» frais compris à bord du “MEGANTIC” White SUr Une De Montréal et retour à Québec «ni Montréal PREMIERE CLASSE CLASSE TOURISTE PETITE VIE DES SAINTS 27 novembre Saint JACQUES LTNTERCIS, Martyr.Jacques, surnommé l’intercis, était Persan, ba naissance, ses qualités et ses richesses l’avaient poussé aux premières places; il était comblé des faveurs de son roi.Ges avantages mondains furent pour lui un piège des plus dangereux, et il s’y laissa prendre.Le roi Isdegerde, avant déclaré la guerre au christianisme, Jacques, par la crainte de perdre ses biens et les charges considérables qui l’attachaient a la cour, renonça à sa foi.Quelque temps après, vivement touché des sages remontrances de sa mère et de son épouse, Jacques reconnut sa faute, la pleura et chercha à la réparer publiquement.Sur ces entrefaites le roi vint a mourir el Jacques prit le parti de ¦s'éloigner de la cour.Varane, le nouveau roi, s aperçut bientôt de son absence; il le manda près de lui, et lui témoigna son étonnement: “Prince, lui répondit le généreux converti, je suis chrétien.” Furieux, Varane lui rappela les grâces dont l’avait comblé son père et le menaça de la mort la plus cruelle.La sentence fut, s’il ne renonçait à sa religion, «le lui couper tous les membres, les uns après les autres.Arrivé au lieu du supplice, Jacques se mit à genoux et pria les yeux levés au ciel.On lui coupa le pouce de la main droite: “O mon Sauveur, dit-il, je vous offre cette première branche de l'arbre.Tout à coup les spectateurs s’écrièrent: “En voilà assez pour votre religion, dissimulez du moins et pratiquez-la en secret.— “La vigne, répondit le saint homme, en état de mort l’hiver, revit au printemps, mon corps, mis en pièces, doit revivre un jour.” On lui coupa successivement tous les doigts des mains et des pieds, puis les pieds, les mains, les bras et les jambes.A chaque amputation, il louait et bénissait le bel-gneur.Prive df* tous ses membres, et respirant encore, il dit aux bourreaux : “Maintenant les branches sont tombées, il vous reste à couper le tronc.“On lui abattit la tete et on termina ainsi son supplice.(1 an 421).___ _ ____ La situation aux Bermudes Kingston, Jamaïque, 17.— T.*® Bermudes sont en excellente condition au point de vue financier.La dette publique se monte à 1170,000 seulement, et tous les créditeurs sont dans les limites de la colonie.Les recettes totales de Tannée 1928 ont été de £330,749 et les déboursés, de £303,642.L’excédent de l’actif sur le passif au 31 décembre représentait £140,429.Les principales recettes, comme par les années passées, proviennent des droits de douane, qui ont rapporté £220,-398 en 1928, soit une augmentation, de £26,053 sur Tannée précédente.L’agriculture est la seule indus- j trie importante — outre celle du tourisme, dont la coloRie dépend dans une grande mesure pour ses revenus.La production agricole se limite à celle des légumes et des bulbes de lis pour les marchés des Etats-Unis et du Canada, ainsi que pour la consommation domestique.En 1928 la superficie cultivée s'élevait à 1,885 acres, dont 1.000 acres sont plantées en légumes d’hiver, 700 en pommes de terre, 75 en bananes, 65 en bulbes de lis et 50 en oignons.La dépendance des Bermudes de l’industrie touristique ressort clairement de la passivité de sa balance commerciale.A l’exception des légumes cultivés localement et des produits animaux, presque tout ce qu’il lui faut est importé.D’un autre côté, ses exportations se limitent à ses envois, mentionnés plus haut, de légumes verts et de bulbes de lis aux Etats-Unis et au Canada.En 1928, ses importations totales se sont élevées à une valeur de £1,587,470, tandis que ses exportations ont représenté £177,015, laissant une balance défavorable visible dans son commerce extérieur de plus de £1,400,000, devant être compensée par le commerce touristique.Cette balance défavorable du commerce n’a pas cessé d’augmenter depuis 1925 comme résultat de l’avance des importations et du recul des exportations.En même temps, le nombre des touristes visitant Tile s’est accru de 26,190 cn 1925 à plus «le 30,000 en 1928, ou à peu près l’équivalent de toute la population résidente.Les principales récoltes sont les pommes de terre, les oignons et les légumes verts.A l’exception des oignons, dont la principale destination en 1928 fut le Canada, et les tomates (dont le Canada en 1927 j aussi bien qu’en 1928 fut presque la ; seule), et de quantités limitées de j pommes de terre et d’otgnons pour les Antilles anglaises, presque tou-| tes les exportations de la colonie j sont consignées aux Etats-Unis.Forte Après la Naissance du Bébé “J’étais très faible et déprimée après la naissance de mon bébé, incapable rie faire aucun travail lourd, j’étais cependant sur pied tout le long du jour.La tension était trop forte, et je fus très malade deux mois.Sur le conseil de ma mère, je pria le Composé Végétal de Lydia.E.Pinkham.Que! changement! Je suis bien, forte et gale.J’al pris le Composé Végétal depuis, chaque fois que mon énergie manque.Je prends aussilespilules pour le foie, elles sont splendides contre la constipation.”—Mme James E.Robson, Casier 693, Ftrnie, C.A.POUR ÉVITER POUR SOIGNER Toux, Rhumes, Maux de Gorge, Bronchites, PRENEZ DES PASTILLES VALDA En Vente partout | Les Exiger EN BOITES j portant le nom VALDA Aient Gênant pour ta Canada : J.Allred OUIMET 84.St Paul St.l a»».MoNTaÈAU Très appétissant le BACON de S.L.CONTANT Liée "MTOMl 3MHd 3I50cJ VT ÜVeJ CONVttJ W- -unainofl cws'TNOijjrans 1 &vowvn(j# simsAsm xUNJHJldHOdd- 3A3 INI 3)NWnV1-H0XllNV BUREAUX CHAISES CLASSEURS 634 rue Notre-Dame Ouest Montréal 1 RENTES VIAGERES A la merci de la Charité Publique! jtrn Quoi de plus humiliant ?Mais voua n’ave* p«* à craindre cette éventualité.Sauvegarde* votre vieillesse dès maintenant.Profite* du Système de Rentes Viagères du Gouvernement Canadien et, à 65 ans, vous aure* un revenu viager fixe.Vous vous devez à vous-même d’avoir une vieillesse paisible et sans aoucis pécuniaires.Utiles ci Coupon i la posta its aujourd'hui— FRANC DR PORT .^.M.xmkif-karvtv ^ » VI a rttr Vt • Servi» dem Rentes Via*ère», MLD ^GOUVERNEMENT CANADIEMj Iyjjni,tjre JU Travail, Ottawa rif.m Rente» Viagères > Veuilles m'envoyer de» KKNSKIONKMENTê Service des Rentes y lageres, , COMpLKXS sur RenteJ vugèn* du Oou-Ministère du Travail, Ottawa ; vemement Canadien.L’HON.PETER KEENAN Ministre L ¦ - .1.' '¦*•'¦ • “Le Tout Entier Est Leur Garantie" j Adresse Nom.Ecrire lisiblement LA LETTRE QU’IL PRÉFÈRE | $850.$760.FRANCE SUISSE - ITALIE (BAVIERE - ALSACE) TUNISIE - ALGÉRIE 5 jour» A Paris 5 jour» à Rome 5 jours à Tunis (Congrès de Carthage) 5 jours Tunisie-Algéno Pèlerinage» 8 Liurdea et Lisieux Assistance A !¦ PASSION d Oberammergau VOYAGE FACULTATIF ALLEMAONE (Le Rhin) HOLLANDE—BELGIQUE Expositions D’ANVERS et de LIEOE fY — 15 Jour»- I Prospect u a détaillé sur demande Le* inscription» s«mt reçue» par LE DEVOIR 430 • Notre-Dame Est Montréal ste«i l f i par t Cacheté© avec le Timbre Avertissement de M.MacDonald Londres.27 (S.P.C.) — Le premier ministre Ramsay MacDonald a averti la Chambre k minuit hier cju’il fallait que le gouvernement fit passer son programme de législation avant Noël.Cet avertissement est venu alors qu'on cherchait les moyens de s’entendre pour éviter une séance «le nuit.Le bill qui remet en vigueur les lois qui viennent d’expirer avait subi la deuxième et In troisième lectures.Le premier ministre a fait remarquer que l’adoption de la législation ministérielle a été bloquée par «tes discussions prolongées, amenées surtout par des conservateurs.A cause d«> la situation à la Chambre le gouvernement n’n pu appliquer la clôture pour faire cesser cette obstruction.L’Almanach Rolland L’ALMANACH ROLLAND, AGRICOLE, COMMERCIAL ET DES FAMILLES.DE 1930.64e ANNEE, LA CIE J.-B.ROLLAND & FILS, t VOL.IN-12 DE 256 PA-GES, 25 SOI S FRANCO Avez-vous besoin d’impriinés: livres, brochures, revues, journaux, circulaires de tout for-nat, affiches, placards, têtes de compte et autres imprimés de bureau, cahie r, billets, cartes de visites, etc.?Adressez-vous au “Devoir”, 130, rue Notre-Dame est.Mont-'réa?(Téî.: HArbour 1241*).Nous recevons des éditeurs une copie de ce vieil almanach toujours aimé, toujours bienvenu.Il semble plus bourré de renseignements que jamais et le tèxte déborde avant le titre et après la table.Pas moins de quinze auteurs connus y collaborent.On y trouv-ra entre autr«is des écrits de Rodolphe Girard, Charles Gill, Albert Ferland.A.Bourgeois, Joseph Lenoir, Narcisse Pouliot, Maurice Nélv, Léo Leblanc, Raymond Poincaré.Eustuchc Prud'homme, Casimir Hébert et quelques autres.Nos éehevins liront avec intérêt la chronique de Montréal, signée Patriote au guet.Elle renferme des précisions sur les activités communistes A Montréal.Sept pages «le Talmanuch sont consacrées au souvenir «lu Centenaire de Notre-Dunu* «le Montréal.Deux des nouvelles ont pour théâtre la Gaspésie, une Saint-Marc, deux Montréal, une Saint-Jérôme, une Saint-Grégoire et la der- PETITES AFFICHES -Tarif- TOUTES DEMANDES — Locations.Maisons, chambre», magasins, etc.—A vendre, Perdu.Trouvé, etc.— 1 sou le mot.minimum 35 aoua.— La même annonce, un mois, remise de 10%, NAISSANCES.DECES.MESSES.REMERCIEMENTS — 50 sou» par Insertion.CARNET MONDAIN.#to.—$1.00 par insertion.MAISON A VENDRE Rue St-Denla.prés Vllleray, grand lof* ment moderne de 8 grandes pièces, cons truetton 30 x 75.cave cimenté*; aueel ' petit* logement» de 5 pièce», et 3 garage chauffé» HArbour 9678, ATlantlo 0470.J.n.o nière, celle intitulée Histoire vraies, sc passe quelque part sur 1 fleuve prés du Bout-de-l’lsle.U Noël chez les Ruthèncs et l "pays Natal" de Casimir Hébert sont des pages intéressantes et d» Unes «le la large diffusion que leu assure l’AlnuMiach Rolland.Cet almanach est cn vente »' Service de Librairie du Devoir, 43 Notre-Dame est, Montréal. - CALENDRIER - VOLUME XX - Nv 276 DERNIERE HEURE Mo„enla.Montréal.La guerre civile chinoise cesse brusquement dans le Ho-Nan et le Hu-Pé Les diverses factions s’entendent — Les troupes chinoises préparent une contre-attaque contre Chalai-nor, en Mandchourie Les apiculteurs de la province sont en congrès Plus de 80 membres de l’Association apicole se réunissent au Monument National - Conférence de M.Alphonse Désilets Le congrès annuel de l’Association des apiculteurs de la province Canton, 27.(S.P.A.) - Les dépê-t PROJET DE CAMPAGNE MILITAI- îloimment Xation-îr^o^us T?n ré si" :hes annoncent la cessation subite RE DANS LA CHINE DU SUD i fknrede M \‘in ènnT n< nte ns ces jolis riens satinés.Nous rouvons même chaque jour une xpression nouvelle pour traduire on caprice et son agrément.ES GENTILS BIBELOTS QUE LE RUBAN PEUT CREER L'abat-jour.— Avec des rubans le plusieurs tons que vous joindre?, ntre eux, vous ferez des abat-jour iversement colorés.Leurs nuances seront étudiées de nanière à s’harmoniser joliment au écor de la pièce et, en même emps, à fournir un coloris seyant u teint.Le haut de l’abat-jour est ronce, de manière que les rubans e trouvent plus étroits du haut que lu bas.Avec ceux de largeur moin-Ire et de deux coloris, on fera deux ourts volants bordant l’abat-jour.,a faille, le taffetas, le satin pour-ont être également utilisés pour ’ette confection.Poupée cosy ou poupée sac.— ne naïve silhouette poupine a un etit buste avec tête de porcelaine u d’étoffe peinte.Le corsage est ait d’un ruban; sa jupe est mute ondolée de courts volants de taf-etas de même couleur, mais de ons différents de telle sorte qu’en raduant agréablement les coloris n obtient des effets ombrés très ntéressants.Cette poupée, laiton-ée comme une crinoline, peut ser-«ir de cosy, de cache-ampoule, ou ébarrasséè de son armature, four-iir un puéril sac à main que l’on uspend au coin d’une chaise ou de a travailleuse.Quand ils sommeillent.—Le frais noise où s’endort l’enfantelet ueut tre.lui aussi, fanfreluche de ru-nns bleus ou roses.Ils s’entrernê" ent à un peu de mousseline de soie u de mousseline ordinaire, car, our la parure des bébés, il faut viter l’effet de somptuosité qui ne •onvient pas à leur âge.Fin mélangeant la mousseline au uban.on ai’énue ce genre trop ri-he.Un modèle en mousseline Ta-are blanche avec volants en satin iel fait couverture; d’étroits ru-ans bordent le volant de mousseli-h< de la capote et celui du tour au erceau; ce dernier est monté au ebord de la corbeille par un bouil-onné de mousseline.Un chou de •uban ciel pouponne le dessus de la ’a pote.Coussins et sachets.— En entre-nèlant satin, moire ou faille, on peut obtenir un tissu original dont m fait coussin ou sachet.Dans ’exécution de ces articles, l'imagination et la fantaisie se donneront libre cours, en mariant les nuances.en prenant des rubans â motifs ou encore d'autres lisérés d’or ou d’un cordonnet de couleur.Ce système de tressage peut encore être exécuté dans un style plus simple, avec des galons de fil ou encore des bai’.des de soie ou de toile de couleur ourlées.Avec des bandes de toile de couleur de divers coloris.on obtient des nappes très originales.Coussin rond.- Pour exécuter in coussin rond, se servir de taffetas ou de faille.Le centre de la ne-lolc est fait de petites roses en même ruban ou en mousseline chiffon.I n tel coussin est excessivement joli et.fait d’une teinte fraîche et agréable, semble une grosse fleur posée sur un fauteuil.ï.1 Soyons personnelles J Evitons ia banalité: Envoyons, poui les fêtes des cartes peintes à la main UNE CINQUANTAINE DE MODELES • Nous recherchons l’originalité en tout: dans la manière de nous vêtir comme dans notre façon d’agir.Pourquoi ne T exigerions-nous pas de nos cartes de souhaits?Rien ne nous oblige à nous contenter, en cela comm en tout autre chose, du déjà vu; rien n'est plus facile, non plus, que de nous payer le Ipxe de quelque chose d’inédit puisqu’il y a, au Service de Librairie du “Devoir”, une cinquantaine de modèles de cartes peintes à la main.Dessins modernes, motifs de fleurs, paysages, silhouettes, personnages fantaisistes s’offrent à notre choix, sur des cartes de luxe de plusieurs couleurs différentes, avec enveloppes doublées de riche papier aux couleurs bigarrées.En vente au Service de Librairie du “Devoir”: 15c chacune — $1.50 la douzaine au comptoir et par la malle.Pour commandes postales, s’adresser au Service de Librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame Est, Montréal.BON A SAVOIR \m Le rossignol au phonographe De J/.Louis Forest, dans l'Animateur des temps nouveaux: On lit dans l’Edition musicale vivante, le journal de Vuillermoz, spécialisé dans la critique de la musique enregistrée, disques, rouleaux perforés, la phrase suivante: “Bravant les foudres de la Ligue pour la protection des oiseaux, qui redoutait l’utilisation comme appeaux des disques ornithologiques, Columbia a enregistré, dans les jardins de Mme Harrisson, les vocalises d’un rossignol d’une pureté cristalline.“Sur l’une des faces du disque, le virtuose ailé a montré un peu de timidité et prend largement ses respirations entre deux gruppetti.Mais sur la seconde face, il se familiarise avec le microphone et manifeste une plus grande assurance.“Vers la fin de ses improvisations, on a la surprise d’entendre, dans le lointain, la voix enrouée d'un coq, piqué au jeu, qui désire, lui aussi, prouver ses qualités phonogéniques.” Il est clair que voilà encore un moyen de détruire, dans la nature, des races d’animaux.Avec les phonographes à grands rendements, on pourra attirer à soi toutes les bêtes de la création: de la mésange au lion et au tigre.Ils s’imagineront entendre un des ______ leurs.Et ils tomberont dans tous J les pièges qu’on voudra ; Le Devoir commencera Il résulte une morale de ces < _ .constatations.C’est que, précisé-1 demain la publication ment, il faut, en présence des inven-j j, .ii lions modernes, les tempérer par d’un nouveau feuilleton.une morale.Sinon, l’homme fera disparaître toute vie sur la terre, y compris la sienne.Avec les moyens énormes de détruire, il détruira tant et plus, s’il ne devient pas plus intelligent.Par malheur, si les inventeurs de toutes les merveilles modernes le sont, eux, intelligents, les gens entre les mains desquels on met les moyens nouveaux le sont beaucoup moins, ou ne le sont pas du tout.La brute, la plus brute, incapable d’inventer un fusil, peut tirer sur Pasteur.— Et c’est là le grave danger.Il y a quelque temps, à la Sorbonne, était réuni, dans la grande salle, tout ce qui compte, en France, comme intelligence créatrice.Supposez une bombe jetée par un fou dans cette assemblée, la perte pour l’humanité et le pays eût été écrasante.Tout nouveau moteur doit être accompagné d’une découverte correspondante pour désabrutir les brutes! — Si donc on ne découvre lias un moyen de désabrutir les brutes, on ne sait où on ira, avec le règne des gaz asphyxiants et du phonographe à capter la confiance des bêtes.Seule une éducation générale peut nous apporter le remède.Sinon la civilisation mourra par le progrès même de la civilisation! Contre la rancidité du beurre.On pétrit le beurre ranci avec de l’eau qui contient une petite quantité de bicarbonate de soude.On continue le pétrissage jusqu à ce que la rancidité (saveur forte) ait disparu, puis on lave le beurre avec de l’eau ordinaire.Accrocs aux vêtements.1 reliez une feuille très mince de guttapercha; appliquez-la, à l’envers, sur la déchirure, et passez un fer chaud sur le tout.La gutta-percha, qui fond à 40°, se dissout et soude les parties en contact, qui sc trouvent désormais solidement et parfaitement rejointes.Vous serez ainsi votre propre stoppeur, et cela vous coûtera moins cher.Contre l'enflure des pieds.-Lorsque, à la suite d’une marche un peu longue, ou pour cause de chaussures trop étroites, vos pieds se sont gonflés, prenez un bain pieds un peu prolonge dans une décoction de sureau additionnée d’une forte poignée de sel.Contre les gerçures.1 our provenir les gerçures aux mains, se frotter soir et matin avec un peu d’huile d’amandes douces qu on enlèvera ensuite en se lavant les mains avec de la pâte d amandes.Ce remède si simple est égalemen bon pour éviter les engelures.Il est temps de songer aux cadeaux 23 jours d'achats d'ici Noël Coffres y de cèdre gatonia 25.00 les proverbes COMMENTES NOUVEAU FEUILLETON Maille à maille se fait le hauler-^eon_ _ peu à peu on vient a bout d’un long travail.Maison faite et femme a faire.— Il faut acheter une maison toute bâtie et en état d’être occupée; on évite par là bien des embarras et bien des mécomptes; mais il faut n’épouser qu’une femme qui puisse s’accoutumer à la manière de vivre de son mari.Mal vit qui ne s'amende.— l oui-vivre en honnête homme et en chrétien, il faut s’amender d'abord et sans cesse, c’est-à-dire toujours travailler à sa perfection morale; car c’est reculer que de s’arrêter sur un chemin mouvant.Marchand d’oignons se connaît en ciboules.— Ce proverbe populaire signifie que l’on trompe difficilement quelqu’un sur les choses de son métier.Marchand qui perd ne peut rire.— On n’est pas disposé à se rejouir.quand on essuie une perte.Mauvais coeur et bon estomac, — Pour être heureux, mais d’un bonheur grossier, qui n’est pas enviable, il faut avoir bon estomac (bonne santé), et supporter facilement les peines morales, telles que deuils, chagrinsv etc.Mais, en gardant un coeur ferme, le chrétien ne l’a point insensible.Mauvaise herbe croit toujours.Faites vos achats de bonne heure, choisissez à loisir et évitez F encombrement Un coffre de cèdre fera un cadeau utile autant qu’agréable Couvercle, devant et côtés en noyer massif, dos et fond en cèdre rouge de Tennessee.Beau modèle et fini bien poli.44 pouces de longueur, 19V2 pouces de largeur.22 pouces de hauteur, tel qu’illustré.Prix EATONIA, 25.00 QUATRIEME ETAGE T.EATON C°u LIMITED DE MONTREAL VISITE ROYALE KfKÎ-K MCfttXïJSA (A gauche): La reine Victoxia d’Espagne, avec sa fille, l’Infante Béalrice, agee de 24 ans.et 1 Infante Marie Christina, âgée de 18 ans.Toutes trois font actuellement leur visite annuelle a la mere de la reine, la princesse Béatrice, au Palais de Kensington.La Reine Marie, le Prince de Galles et la I rincesse Béatrice sont allés les rencontrer à Victoria Station, Londres.Rien n’égale la vitalité et la fécondité de certaines plantes parasites dont il faut garder les cultures.De même la santé et une belle croissance semblent parfois le privilège de certaines natures, de certains enfants mal doués au point de vue des qualités intellectuelles et morales.Mais on emploie d’ordinaire ce proverbe en plaisantant.Mauvaise tête, et bon coeur.— Les gens étourdis, ardents et inconsidérés, ont souvent de bonnes intentions et un bon coeur.Les plus capables de faire des coups de tête sont parfois aussi les plus susceptibles d’actes généreux et héroïques; cm le voit sur les champs de batailles, où les indisciplinés ne sont pas d’ordinaire les moins braves._________ ^ FAITS ET GLANES UNE GALEJADE La scène se passe à Madagascar.(Vest un peu loin pour vérifier l’authenticité du fait que voici: Certain plaideur se rendant, l'été dernier, au tribunal de Ma-junga, parcourut vainement les couloirs et les bureaux du Palais de justice sans rencontrer J’ombre d’un fonctionnaire.Enfin, il avisa un superbe nègre qui balayait le trottoir.Le greffier est-il là?Je ne crois pas.Peut-on voir quelqu’un ici?Les blancs sont partis.lit toi.qu’est-ce que tu fais 1 ici?| Moi, répond tranquillement le nègre, je suis le condamné à mort.I POUR “SES OISEAUX” I ijne fillette de trois ans habite avec ses parents, dans un jardin de banlieue.Ce jour-là, elle s en va avec sa mère à Paris.Au moment de par- tir.celle-ci lui dit: — Attends-moi, je vais cueillir du plantain pour les petits oiseaux de la tante.— Oh ! non.— Et pourquoi?Le plantain est pour mes oiseaux”.— Mais nous n’en avons pas! Alors l’enfant a cette réponse dé finitive et poétique: -Si., tous “mes” oiseaux du jardin.TOILETTE Fragment de dialogue: — A dix ans, déjà la femme sc dessine.* Et à quatorze uns, elle se peint.Que nos lectrices se rassurent, nous ne donnons pas à cette observation un caractère général.Le plus délicieux JAMBON est celui de S.L.CONTANT Liée Ern.Girardol, Alb.Gagnon, J.-E.Cadotte, J.-A.Trudeau, A.Robï-chon, H.Lemire, M.Dufresne.N.Gendreau, L.-J.Tarte, J.-L.-P.timide, II.Paulhus, U.-A.Daigle, IJ.Perrault, G.-II.Leblanc, F.('.ôté, Alph.Leclairc, Campbell MacDou-gnll.11.Rourke, J.-J.Joubert, H.McLaughlin.I).McLaughlin.Pour l’Asile de la Providence Noms des daines qui assisteront à la partie de cartes du 4 décem- Les parents ne sont jamais si heureux que lorsque le bébé dort paisiblement Vous êtes en quête d'un moyen A.Marien.Alb.Morin, J.-V.Des- mères le proclament sûr et inoffen- Mmes Josjsif.F.’n peut-il être autrement d nu - ¦ »**>-' 1 > -* - a,.a*„i z>t (i'un aulniers, Mlle V.Marien, Mmes Jos j s.f.En peuni eue auireuiei.Elle, F.S.Mac Kay, F.Roby, Mlle j remède purement végétal et BORNE La ferme de Villegrimaud est en haut d’une montée, d’une ondulation daois la plaine.Les bâtiments, la maison d’habitation au fond de la cour, et, sur les côtés et sur le devant, la grange au foin, l’écurie, l’étable, la bergerie, tous les murs; tous les toits de tuiles rouges forment un carré fermé.Point d’autre porte que là haute porte charretière.Point de fenêtres sur le dehors: toutes regardent l’intérieur, la cour.Quelque chose se cache, semble-l-H.quelque chose est en état de défeinse derrière les pierres solides et s’y tieot retranché contre tout le reste.Les meules de gerbes, avec leurs toitures pointue*, ont Pair de petites tours.A droite, à gauche, en avant, en wrièrn, U Bcauce: l’horizon plat faiit de lignes saivs fin; les longues bandes grises ou Jaunes, qui se suivent, qui s’ajustent les uns aux autres, boot A bout, côté par côté, tou-jours, toujours; la terre qui ne pa» A Mm verdeyw les arbres, qui travaille à faire germer le blé.mène la ferme.Elle gage les domes- De loin en loin d’autres fermes, tiques, les moissonneurs, d’autres forteresses carrées, avec-; Elle commande e ravai .i d'autres petites tours de gerbes jau- j Lea j0’iu.s f0jre< pas sou-ncs: Massonville, la ferme d’Ou-1 VCnt.mais quand il le faut zilleau, — les Marchais, Villero-main.Dans la cour Maîtresse Lepage est veuve.La allongées, guettant l’horizon.11 a le ferme de Villegrimaud est à scs en- nez au vent, les yeux grands olifants, Pierre et Denis.Pierre a quin- verts les dents prêles.ze ans Denis en a douze: il est en- Maîtresse Lepage fait un peu de core à l’école.! même: elle monte la garde autour Voilà cinq nns nue maîtresse Le- de son bien, nage est veuve, cinq ans qu’elle Elle a envoyé quatre hommes la- ¦ - - -*— -1bas, arracher les betteraves.Elle y va.Le vent souffle : un vent de Bcauce que rien n’arrête, que rien n’attiédit.Elle né s’en aperçoit pas.Elle vu tête nue.Scs bandeaux plots, Maîtresse Lepage ne regarde point, ne regarde plus ses betteraves ni son fils Pierre.Elle regarde dans la plaine, du côté de Massonville, un hoirmic au labour, Elle l'a reconnu: Ouzilleau, le fermier de Massonville.Il est sur la limite, il Y touche.(I y a là.côte à côte, deux bandes de terrain: une un peu Jaune, mi chaume; une autre grise, avec àb piolet à Ou- sur kstenines, wnt ,Ss un imp^eptibic liséré d’herbe - L ’ | noirs Elle est grande, elle est forte, une ancienne luzerne.Le chaume e nas et les' e^e marSe raSidement.est de Vi.legr maud; la uzerne.de s’en va.dans son ci zouër, vendre son blé.de Villegrimaud, ncTfl tnlmp^nt point:! Sa hnutc silhouette passe par- rien ne bouge.Au pied des meules pjjç a jn nuljn solide et la tête com- dessus les luzernières, les labours de gerbes, des poulets blancs et gris, me ]„ main.frais .hauts sur pattes, se chauffent au so-j Surtout, elle veille à sa terre, la Au bout du champ de betteraves, leil, alignés en bandes.lerre ,)e SP# enfants.une charrette attelée d’un cheval (Xn arrive à 1« fin d’octobre.Tout ; Les champs des voisins et le* est arrêtée.On va l'emplir, le monde est aux champs.siens sont côte à côte, sam haie ni Deux hommes arrachent les bel* Au milieu de la plaine, le labou-! entre eux.Bien pour les faire teraves: ils 1rs soulèvent d’un coup reur de maîtresse Lepage, le labou-' reconnaître les uns des autres, dans ^ houe; ils finissent de les déra-’ a’ ‘ ' ' ¦ ¦ -1 * ~ reur de Villegrimaud tient encore : cette grande plage de guérots ou de cjner * 1* main, la charrue.C’est I» dernier arpent à moissons.Des uns et des autres, | p„.,„ autres n Massonville, Ouzilleau laboure la luzerne.11 n’en reste plus que ce petit liséré.Maltresse Lepage suit In charrue.Instinctivement, comme si elle était attirée, elle s’avance de ce côté-là, pas à ]>as, le* yeux en arrêt.Toute sa ferme est là, dans la plaine, toulc sa terre, tics centaines des blés qui lèvent, des ____ ___________ d'arpenti.Hi arpent à 1 n10,iSsons.Des uns et des autres,! nriix autres coupent les feuilles {labours qui s’achèvent; Maîtresse mettre en blé.l>éjà dans les autres,! sll.fo.ns se louchent • à "au-' p, font fJes (as.|as ,i,.feuilles.1ns Lepage n’y pense plus, elle ne voit dans les guérets neufs, le blé lève I tomne, le» épis s'entremêlent en ^ racjne„ j (,s feuilles, on les plus rien de tout cela.Elle ne voit Maîtresse Lepage est là, sur la ja chèo-e, à côté oe la charme.Elle est venue voir où en était la besogne.Encore une dizaine de aillent et ce sera flnL Elle montre à son laboureur un autre travail à commencer là.dans ce vieux sainfoin, le premier gué-ret pour les avoines.Un moment elle regarde le» chevaux et la charrue repartir.Et eHa aueM reprt juillet., w , Maîtresse Lepage voit la rjntg”.rf'jcs racines rouges, des ra Elle sait sous quelle motte, sou* Cnle» jaune» des rondes comme des °" * “'"- bJ,,! de .’le, point.Au“oln?.i.(ourchus.- r o,t la provl.ion, la reniflement de terrain, autour d’une marnière, lé* moutons paissent, cn bande serrée, dans un vieux chaume.Le chien va, vient, court à droU«, à gauche, fait le tonr du troupeau.DXmjirtir* Ml rooufr rmin.Il f»C pow?# lui!» CH?» YIMIIIR m**.^ rt du» la plaine.¦ en haut a*si», les pattes de devant joie de s’enfoncer dana la terre».îfera manger tout de suite.Les ra-1 plus que la petite bordure la-bas, - J- la plate-bande jaune, menacée par la charrue d’OuzlIleau.- R approche bien prés, se dit-elle.Elle regarde, elle regarde.La charrue mord dans le chaume.— Il ipe prend ma terre! Alors, tout de suite, elle part.Pierre fait un ou deux pas, traînant •« houe.réserve d’hiver.Pierre donne de vigoureux coups de boue.Il est très grand, très maigre, tout en os.De 1 urges mains __________________________qui prennent l’outil à pleine pol- a ronde finie, U *e posée, tout gnée.des mains pour qui c’est une M.Lee, Labrecque, L.-M.Lymbur ner.Peter Rvan, P.H.Hyan, Alph.Racine, Gaston Jeannette.E.-J.Chapleau, Dan.Sbcely, Jos.Hurtu-bisr, Léon Trépaniur* T.OstelL >.Mitchell, T.Dvibuç, J.-T.Saint-Lyr, 11.Cypihot, /.-H.Lthier, J.-Q.Quenneville, R.-D Bclivcau./.Limoges, U.-A.Dugas.Paul Paquet e, Kd.Rodrigue, W.B Lonvers, Mlle Dillon.Mmes D.Gallery.J.Huvs-man.Arm.Grothé, Eugène Lemieux.Alb.Brodeur Alph.Brodeur, J.-A.Lepage, n.-S.Simard.- Reste là, lui crie-t-elle, arrache tes betteraves! Elle vu droit à Ouzilleau, a travers les betteraves, à travers les guérets.à travers les chaumes.La voici à lu limite, au bout du champ, près du champ de Massonville.La borne est la.montrant sa tote rtiddo sous les herbes.A l’autre bout, en face de maîtresse Lepage, maître Ouzilleau vient, faisant semblant de ne pas la voir, poussant ses chevaux, creusant son sillon.goût absolument agréable?Tel est bien le Castoria de Fletcher.Remède parfaitement sain, quelques gouttes suffisent à mater les terribles petites colères du bébé et à rainier son agitation.Encore quelques minutes, et il s’endormira d’un sommeil paisible et réparateur.Dans le cas de coliques, de constipation, de rhumes, de dérangement, il n’y a rien de tel.Le véritable Castoria porte l’autographe du Dr Chas Fletcher.Une seule chose est à redouter: les contrefaçons.Les chevaux s’arrêtent net.R» se cabrent.- - J’avancerai bien, si je veux, crie Ouzilleau.D’une main il prend les guides, de l’autre le fouet.Maîtresse Lepage ne bouge nas.Ouzilleau la regarde.11 est ar-rêté, à son lour, par cette femme, par cette borne cn chair et en os.Il levait son fouet, il allait crier: il ne dit rien.11 tire à droite les guides.Les chevaux tournent, la charrue avec.Ouzilleau les remmène ù Masson- Debout sur sa borne, maîtresse ; ' Mie.Lepage suit des veux la ligne: la li-1 Maîtresse Lepage descend le long gne qu’elle connaît si bien, qui ; du sillon.Ru travers de son sabot, part de la borne et qui s’en va tout , elle repousse sur son champ la ter-droit.la ligne qu’a tracée, l’année ce enlevée par la charrue d’Ouzil- dernière, son laboureur à elle, en tirant la dernière raie, et jusqu’à laquelle elle n semé, elle-même, son blé.La charrue d’Ouzilleau a dépassé la ligne! Le cheval de gauche est tout entier sur Villegrimaud, cl sous la rhnrruc tombent des brins de chaume.— Il me prend ma terre.Maltresse Lepage va au-devant d’Ouiilleuu.Ouzilleau laboure toujours.Maîtresse Lepage, elle aussi, avance toujours.Et la voici, dans la raie du sillon, | o Journal m tmprlm» au Ijo MO rui debout devant l’attelage, la tète [cm-1 chant la tête des chevaux.I nmttee».oxoross PKUumxR admté Ella ne dit rien tl,tnkMn,r •* leau.Mais il y en n trop.Elle va Jusqu’aux betteraves chercher une houe.Elle revient son outil sur l’épaule.Tranquillement, soigneusement, en regardant la borne, en suivant le vieux labour, elle rapproche du chaume les mottes, une à une.Elle reprend su terre.Charles HAUSSAS, {Fleurs de paix, Fleurs de guer* rc) LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI 27 NOVEMBRE 1929 VOLUME XX — No 276 COMMERCE ET FINANCE Faits et potins Faiblesse LE MARCHE MS VIVRES L1ÏS ARRIVAGES G.'u\ qui s’en tiennent aux t*\em- .Tableau indiquant les arrieages - ne beurre, de fromaffe et d oculs a .Montréal, hier et les jours correspondants de la semaine dernière et de l’année passée: 1928 1929 NOVEMBRE pies du passé assurent qu’il doit y avoir une "seconde” réaction, comme si les vingt ou trente qui se sont succédées depuis e mois de septembre n’étaient pas suffisantes pour avoir nettoyé le marché de tous Jes comptes faibles qui s'y trouvaient.C’est pour le moins exagérer dans la théorie quoique la situation, si elle s’est affermie, esl .loin de ne présenter encore que des facteurs de hausse.On sait, en effet, que .es titres achetés simplement pour supporter le marché et enrayer le mouvement de baisse devront trouver une voie pour revenir dans le public.H y a aussi ceux qui ont acheté au bas et qui veulent maintenant réaliser leurs bénéfices.Enfin, et c’est peut-être le point le plus important, la décision prise hier par ies administrateurs de la Bourse de New-York de ne plus exiger de rapports sur les activités des baissiers aura pour effet d’encourager ces derniers à reprendre leurs activités s’i.s croient y trouver leur intérêt.Et c’est bien ce qui pourrait le plus atteindre les cours et les faire reculer encore une fois à leurs lias des semaines passées.Quoi qu’il en soit, les cours sont encore faillies à l’ouverture aujourd’hui.Et si on tient compte du fait que, contrairement aux années passées, un bien plus grand nombre de gens suivent attentivement ics cours en Bourse, une nouvelle baisse aura pour effet de décourager le public qui commençait à se ressaisir et nuire peut-être aux affaires, ('.’est ce qu’il faut éviter h tout prix si nous voulons que les efforts de ces derniers temps, pour empêcher la situation de dégénérer en crise économique, aient été inutiles.Fait assez encourageant en retour.le Xew-York Sun dit savoir de source autorisée que la haute finance anglaise a acheté à Wall Street sur une très grande échelle depuis deux semaines et continue de le faire.Si tel est le cas, c’est que les Anglais, gens généralement très avisés en matières financières, considèrent que la situation actuelle est bonne et qu’on peut s’y risquer en prenant la précaution d’acheter au comptant ou au moyen d’emprunts à terme.26 IJ 27 Beurre .2590 733 144 F rom a g;.879 1 lit 47% Oeufs .2208 2904 676 Au Brésil Une nouvelle qui devrait avoir un Iwwi effet sur les cours de Brazilian Traction, c’est qu’un syndicat de banquiers anglais et américains vient d’avancer un montant de dix millions de dollars près à l’Etat de Sao Paulo pour lui permettre d’écouler plus facilement les stocks de café qui sont restés à l’intérieur du pays.On attribue en partie au fait qu’il n’y a pas d’entrepôts suffisants dans les ports pour assurer des expéditions régulières considérables lorsque la situation et la demande l’exigeraient.Aussi les autorités brésiliennes se proposent-elles de faire construire de tels entrepôts prochainement dans les grands ports de mer du pays.Ces mesures, en facilitant les crédits et ia manutention du produit, devraient avoir pour effet de maintenir le milreis *sî niveau actuel et donc d’assurer à Brazilian Traction l’échange avantageux de scs revenus en milreis pour des dollars.C.H.Dividende* déclarés stemaiksnal Paints (Canada) ** ; - Y” et “B” pa- > 2» décembre aux action- l.ES PRIX DE GROS LA FARINE Prix cotés par la maison Eizébert Turgeon.Première patente.$8.10 Deuxième patente .$7.70 Forte à boulanger .$7.10 Farine à pâtisserie .$0.40 Gruau roulé, 90 Ibs , .4.40 Gruau roulé.80 Ibs .3.95 ENGRAIS ALIMENTAIRES Gm blanc, la tonne.$44.25 Cru rouge, la tonne.$37,25 Son, la tonne.$35.25 BEURRE ET FROMAGE Prix de gros de la Maison Gunn, Langlois et Cie.Beurre: De crémerie, la livre.42s.De crémerie, en blocs.43s.De cuisine.35s.Fromage: Québec, doux, meule de 20 Ibs 21s.Québec, doux, au morceu -.22s, Canadien fort, mie de 80 Ibs 27s.Canadien fort, au morceau .28s, Kraft, boite de 5 Ibs.35s Kraft, boite de l lb.37s OEUFS Prix fournis par la Maison Z.Limoges et Cie.Meufs frais; Chantecler .70s.Extras.>.(i4s.Premiers.00s.Seconds .4üs.Oeufs d’entrepôt: Extras .45s.Premiers .41s.Seconds .38s.POMMES DE TERRE Prix fournis par la Maison A.La ion de.Les patates sc vendent $1.05 à $1.75 le sac de 80 livres.Nos grains exportés par Nem-York Marché des aliments pour bestiaux La belle température dont nous sommes favorisés depuis le com-inencement de l’automne, et dont le cultivateur est tout heureux de pouvoir tirer profit, n’est pas aussi favorable au commerce des grains à engrais et des sous-produits de minoterie.Les animaux, - pour la plupart encore au pâturage, ne reçoivent guère de rations complémentaires de grains fourragers.Il en résulte donc que Je cultivateur qui suit d’un oeil attentif les fluctuations du marché, achète au fur et à mesure tout juste ce qu’il lui faut pour l’approvisionnementt de son bétail et attend patiemment la baisse des prix avant de déterminer sa commande d’hiver.C’est ce qui explique le peu d’açtivité sur le marché des produits alimentaires pour les animaux.Le rendement des grains fourragers dans l’Ontario et le Québec accuse cette année un déficit.De même, les provinces de l’Ouest enregistrent une récolte beaucoup moindre que celle des années précédentes.Si l’on s’en tient aux rapports reçus des Etats-Unis, il faut croire que la situation n’est guère meilleure chez nos voisins.Dans les districts de grande production de l’Ouest des Etats-Unis, le rendement des céréales est sensiblement diminué cette année et les districts du nord-est se plaignent d’une récolte déficitaire.La récolte de maïs aux Etats-Unis, que le Bureau of agricultural économies de Washington estime à 2,702,000,000 de minois, donnera cependant cette année 190,000,000 de minots de moins que l’année dernière.Dans plusieurs endroits, on s’accorde à dire que les grains à engrais seront excessivement rares au printemps.Il est vrai que la demande intense sur les marchés d’exportation pour certaines sortes BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée Ventes (Compilation de la maison L.-G.Beaubien) Valeurs 6400 Brazilian .25 BJî.Steel 2e préf.350 Can.Car .50 Can.Car préf.125 Canada Bronze .400 Can.Power .40 Can.Ind.Alcohol .25 Cons.Smelling .JoO Dom.Bridge .200 Famous Players .150 Fraser .9025 Nickel .25 I^ike of the Woods .850 Montreal Power .680 Power Corp.500 Quebec Power .590 Shawinigan .25 Steel of Canada .100 Winn.Electric .BANQUES Montréal: 1 à 295; Royale: 3 à 290.Ouv.Haut Bas Midi 37 % — 37 bit 40 40 bit 39.2 40 % 4 _ 4 24 24^ 24 24'4 28 Vj — 28 V4 46 — 46 22 i - - ’ 22 13 ___ — 13 261 — 261 72 — — 72 45 45'4 45 45% 25 24 24 29 29% 28% 29 % 46 ‘i> __ — 46 y2 113 >4 115 113V4 115 79 lit 79(4 79 79 60 ' $180,536,026.10 contre Le portefeuille des assurances îriS*e qV’ s,évit actuellement dans toutes les Bourses d’Améri- àUune vïeiMlé Un r,?Rain d’actualité n une vieille querelle entre tes com- pagnies d’assurance, dit l’LvZ-nuste Canadien.D’une part il v a celles qui préconisent l’achat de titres actifs pour l’emploi de leurs reserves ; de I autre, celles qui vou-aov^tipMcc^lrcindro les placements aux prêts hypothécaires et aux obli gâtions.Au Canada, la loi sur l’assurance a tranche la question dans une certaine mesure en imposant des ri s rictious Par exemple, elle n’ad-tmt pour le placement des réser-L' s:.q,u'J?* ‘?cli;ms qui touchent au Life rétorque: "Notre expansion et notre prospérité actuelle ont été rendues possibles par la politique que nous avons suivie jusqu’ici et que la loi autorisait.Cette loi fait honneur à la sagesse du parlement canadien en matières d’asurances”.Et M.Macaulay ajoute: "On suggère les hypothèques comme Je meilleur mode de placement.Mais quelle compagnie n’a pas perdu sur certaines?Et les obligations! Certaines gens semblent croire qu’elles sont la crème des valeurs.Ne sait-on pas que certaines actions ordinaires sont mieux gagées que bien des titres hypothécaires?Quel financier averti oserait affirmer, par exemple, que les obligations les plus courantes soient aussi solides que les titres Montreal Power, American Telephone et Telegraph, Commonwealth Edison et plusieurs autres?En outre, si par hasard le dividende d’une action ordinaire est réduit, il est fort probable que l’augmentation sur d’autres compensera amplement.Fail à signaler, le rendement moyen de notre portefeuille a augmenté régulièrement d’année en année.” Et un peu plus loin M.Macaulay ajoutait encore: "Nous ne spéculons pas; nous mettons à demeure en portefeuille des titres que nous jugeons excellents.” Devant les variations formidables de la cote, le gouvernement semble s’être préoccupé de la question.Les journaux ont prêté au ministère des Finances l’intention d’intervenir.On croit que celui-ci restreindra encore davantage le pourcentage d’actions à acheter dans une même entreprise, et qu’il interdira aux compagnies d’engager sur des actions plus d’une certaine part de leur avoir (on a dit 30%).On connaîtra bientôt l’attitude du gouvernement, car le contrôleur ou “surintendant” de l'assurance exposera la nouvelle politique à la prochaine réunion de la Canadian life Officers’ Association.Les affaires sont bonnes vue de la main-d’œuvre et des autres conditions de la vie industrielle.L’automne exceptionnellement sec dans le Canada central et la majeure partie de l'Ouest a retardé les labours d’automne et abaissé le rendement des troupeaux laitiers.Pour compenser il faudra de bonnes pluies avant que l’hiver arrive, si on veut que l’état du sol soit favorable le printemps prochain.Bourse de New-York Cours fournis par la maison GEOFFRION & CIE, courtiers : NOUS METTONS DIX BU REAUX A LA DISPOSITION DU PUBLIC Notre propre réseau télégraphique relie le» dix surcursa-» de notre Maison et les principaux rentres financiers «u continent.Truies négociations en Bour-e ou hors-parquet sont ainsi ffectuées avec méthode, célérité et précision.Tout mouvement de fonds ne -aurait qu’être avantagé pa' la souplesse d’un tel organisme.'¦peculation ou épargne systématique y trouvent la plus efficace assistanre.La direction de notre Service Français est confiée à M.J.GEORGE CARNEAU.MEMBRE DE LA BOURSE DK MONTREAL.JOHNSTON NOUVELLE ADRESSE: 1mm.de la Banque Royale iuestions ^80,062.454.03 l’an dernier.A 1» moins 4^" H« >nt étu-1fln '* «r.tobn' Ips recettes s’élevaient | années ronsérti|l|V„ les membres ont été fort intéressés.Cette réunion générale a contribué largement à resserrer les liens de fraternité qui unissent les membres du Syndicat catholique des journaliers., SUCCES DE L’HARMONIE Le deuxième concert annuel de l’Harmonie syndicale catholique nationale, le corps de musique officiel des Syndicats catholiques de Montréal, a obtenu le plus beau succès qu’on puisse espérer.L’Harmonie s’est pour ainsi dire révélée au public et s’est classée parmi les bonnes fanfares de la ville.Ceux qui ont eu l’occasion d'assister au premier concert n’en revenaient pas d’étonnement des prodiges d’avancement accomplis.Le nombre des musiciens a été doublé et la fanfare a réussi à obtenir cette homogénéité, celte sonorité pleine, qui satisfait l’oreille des amateurs «le musique.M.Arthur Pelletier, directeur, peut être fier de ses élèves tout comme ceux-ci peuvent être fiers de leur professeur.11 y a sans doute des progrès à faire et avec du travail et des pratiques suivies, on éliminera assez vite «iiiei-ques imperfections générales d’exécution.Nous mms promettons bien d’assister au prochain concert, afin de réaliser sans nul doute l’avancement nouveau de nos musiciens syndicaux, Le programme était bien choisi et les partitions exécutées illustraient fort bien le talent «le nos artistes.Indiquons quelques numéros: “Sourires d’automne”, de Baghy; “King of Diamond”, de La- vallée; “Pagan love”, de Freed.“A summer evening in the Alps”, de Kling, une fantaisie descriptive remarquablement exécutée; la marche de “Tannhauser”, de Wagner.Le comité d’organisation, sous la direction de M.A.Durand, a habilement agrémenté la soirée par l’exécution de quelques jolis morceaux de chants et de déclamation ainsi que d’une comédie: “Le départ pour la Californie”, donnée par les artistes du cercle Meilleur, direction Emile Meilleur.M.Alban Durand, le quatuor des Petits Tapageurs, M.Achille Deslauriers, ténor, Mlle Georgette Deslauriers, M.Paul Bertrand, maître de chapelle à Saint-Arsène et quelques membres de la chorale se sont fait applaudir par l’assistance et ont même eu de nombreux rappels.M.A.GuIIbault, notre populaire comédien, a donné avec succès quelques morceaux de son rép«irtoire.I Il nous plait de dire que la salle ' Saint-Aloysius était remplie à sa capacité par un auditoire qui a bien su apprécier nos amateurs.Le tunnel de la rue Hochelac;* Le conseil municipal a suncUon né un rapport du comité exécutit qui accorde le contrat pour la cous truction du tunnel de la rue Hoche laga, à la compagnie Saint-Georijes et Gauoreau au prix de $95,188.La taxe foncière reste à $1.35 Le conseil municipal a décidé hier de maintenir à 81.35 la taxe foncière.M.Desroches a déclaré que le règlement sur l’exploitation des carrières sera prêt d’ici quelques semaines.11 annonce à l’échevin Mercure qu’il ignore quand se réunira lu commission de législation.Plusieurs autres projets ont été ajournés à une séance ultérieure.Le budget de la France Paris, 27.— Le conseil des ministres a approuvé le projet d'équipement national.Le projet prévoit une dépense de 5.020 millions de francs en faveur «le l’agriculture, des oeuvres sociales, de renseignement, du commerce et de l’mdustrie, prélevés dans un délai de cinq ans sur les disponibilités de 1’exercice 1929 de l’encaisse du Trésor .M.Phillips à Toronto Toronto, 27 (S.P.C.) — M.William Phillips, ministre américain au Canada et Madame Phillips, sont à Toronto p«nir deux jours.NOUVEAU FEUILLETON Le Devoir commencera demain la publication d*un nouveau feuilleton.A LA CONVENTION LIBERALE-CONSERVATRICE D'ONTARIO M.C.-R.Howard, député fédéral de Sherbrooke, représenterait la minorité anglo-protestante de la province de Québec dans le cabinet King.Trois des principale» figure»; 1) Mme 8.F.LAW R AN SON, présidente de la “Women’» IJberal-ConservttlT» Asftotiatfion, de London, Ont; 2) M* K.B.BENNETT, chef de l'opposition fédérale; 3) .Mme HOWARD F AL Lie, vife-prépidente de la “Women b Liberal.('on8t>r\ative Association, de Peterboro.^
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