Le devoir, 15 juin 1911, jeudi 15 juin 1911
UN SOU LE NUMERO DEUXIEME ANNEE-No.138 MONTREAL, JEUDI 15 JUIN, 1911 ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA BT ETATS-UNIS .ÜNION POSTALE .> , 93.00 96.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS ., * / ‘ UNION POSTALE ., .- 91.00 • 91.50 » 93.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration i 7 U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRA Vv >N : Main 7461 REDACTION ^ ^ 7460 Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l : LES IRLANDAIS ET LA COMMISSION SCOLAIRE Si les Canadiens-français mettaient à défendre leurs positions ou a conquérir celles qui leur reviennent légitimement une énergie égale à celle que manifestent aujourd’hui les Irlandais, beaucoup de problèmes épineux seraient depuis longtemps résolus.La question, au fond, est extrêmement simple.Iba commission scolaire catholique, qui régit les écoles catholiques du vieux Montréal, se compose de neuf membres, désignés par tiers par l’archevêque de Montréal, le gouvernement provincial et le Conseil municipal.Chacun de ces corps a, depuis des années, désigné un Irlandais—ce qui a donné à ce group.' une représentation supérieure à sa force numérique et à sa participation financière.(M.l’échevin Lavallée prétend que les Irlandais ne versent pas un dixième de la taxe, les échevins irlandais donnent des chiffres plus élevés, mais personne ne soutient que la part de la minorité atteigne le 1-3.Quant aux enfants,, la proportion est de 1 à 8 ; les Irlandais étant 2,500 environ sur un total de près de 22,000).On ne voit pas bien de quoi la minorité aurait à se plaindre si elle garde 2 commissaires sur 9—soit près du quart*—pour veiller sur les intérêts d’un huitième des élèves; et elle est sûre de garder ce quart, puisque l’archevêque vient de confirmer dans ses pouvoirs, pour trois années encore, M.le chanoine O’Meara.¦si on voulait nous traiter de la même façon dans les autres parties de l’Amérique, nous en serions enchantés.!> * e La petite crise qui vient de s’ouvrir devait fatalement se produire un jour ou l’autre.Elle s’est manifestée d’abord au Conseil municipal, parce que c’est là qu’on a d’abord songé à diminuer la représentation irlandaise, mais il est clair qu’elle se serait produite à Québec ou à l’archevêché, si Monseigneur Bruchési ou le gouvernement provincial avait pris l’initiative du mouvement.Elle nous achemine probablement vers la solution la plus logique, et la plus juste : la séparation.On disait hier que, si les Irlandais n’obtenaient pas la nomination de leur candidat, ils sc constitueraient en commission scolaire indépendante.Ce serait excellent, et M.Bourassa, pour sa part, a préconisé cette solution dès 1909, dans le débat provoqué par M.Langlois à l’Assemblée législative.L’état de choses actuel est gros de difficultés fatales: s’il subsiste dans son intégralité, la majorité française aura le sentiment qu’elle est injustement traitée et elle se cabrera lorsque, comme dans cette histoire de délégation européenne, les intérêts généraux de la Commission seront sacrifiés par la coalition de la minorité française avec les délégués irlandais; s’il est modifié, que ce soit par l’intervention d’un corps quelconque, la minorité irlandaise, habituée à un traitement extrêmement favorable, se croira lésée dans ses droits.La séparation mettant chacun chez soi abolirait également les causes de conflit.Irlandais et Canadiens feraient de leur argent ce qu’ils voudraient et donneraient à leurs enfants l’enseignement qui leur plairait.Où nous sommes la minorité, nous ne demandons pas autre’ehose.# * * Il faut noter la belle ardeur avec laquelle se jettent dans cette bataille—qui n’affectera certainement, pas l’avenir du .Canada—des gens et des journaux qui ont tout fait pour assurer le sacrifice des droits de la minorité française dans l’Ouest.Rappelez-vous notamment la conduite tenue par la Presse et la Patrie en 1905 et comparez-la à celle qu’elles tiennent aujourd’hui,' alors qu’elles n’ont à craindre aucun embarras pour leurs chefs ou leurs maîtres.La Paine se scandalise même de la timidité des conseillers municipaux et elle s’écrie: “On ne se sera, à Montréal, élevé au-dessus de la question de race que lorsqu'on saura, entre citoyens de différente origine, sc parler sans prendre de pareils airs effarouchés.Pourquoi, dans la province de Québec, à Montréal, la majorité n’aurait-elle pas la meme, liberté de parole, et d’action que dans les autres sections du Dominion?C'est notre ferme opinion que l’on ne favorise aucunement la bonne entente entre les diverses nationalités en se faisant un épouvantail de ces prétendues susceptibilités de race.(Patrie du 13 ,fuin.article de tête.) ” Très bien, mais pourquoi alors il y a un an, vous efforciez-vous d’épouvanter les Canadiens et de les empêcher de donner une opinion libre sur le projet do loi naval, en exploitant de la plus honteuse façon les prétendues susceptibilités de race des Anglo-Canadiens?Pourquoi ?Quelle raison, quel motif, quelle influence vous contraignaient à prendre une attitude que vous jugez présentement ridicule et honteuse ?Orner HEROUX.P.S.—Une étude plus attentive de la loi, ainsi qu’on le verra ailleurs.démontre que la question échappe dès maintenant à la juridiction munieipale pour tomber sous la provinciale.La difficulté subsiste.mais c’est M.Gouin qui devra la résoudre.—0.H.La marine et les élections de la N.-Ecosse Le gouvernement provincial de la Nouvelle-Ecosse vient d’éprouver sou premier échec sérieux depuis quinze ans.Il lui reste encore une majorité suffisante pour gouverner à l’aise, mais il aura en face de lui une opposition assez forte pour se faire respecter et assez nombreuse pour remplir ses fonctions de critique intelligente vigilante.Le gouvernement Murray doit être désappointé.Son assurance durant tout le coin's de la campagne.les pronostics de scs organes, les influences dont il disposait, le vote de crédits énormes -par le Parlement fédéral lui donnaient un avantage considérable sur l’opposition obligée d’accepter la bataille sans chef reconnu, sans perspectives de succès décisif, partant, sans moyen d’offrir à ses amis le moindre espoir de récompense.Et il revient du scrutin avec une majorité réduite presque de moitié et trois ministres sur le carreau.A quoi faut-il attribuer ce résultat?La réciprocité n’a pas été sérieusement discutée comme question provinciale.Quelques orateurs en ont parlé, mais très peu.en passant, sans en faire un ar gument en leur faveur.En général.on s’est limité aux questions provinciales: amélioration de la voie rurale, défectuosité de la comptabilité officielle, distribution des deniers publics au simple point de vue de parti, favoritisme exagéré dans toutes les branches de l’administration.Le vote d’hier indique donc qu’une grande partie de l’électorat est dégoûtée du régime actuel.Quant à son influence sur le scrutin fédéral prochain, si la réaction continue dans les mêmes proportions, elle partagera également entre les deux partis la représentation néo-écossaise.En tout cas le cabinet Laurier ne peut pas compter sur son projet de marine pour prendre la majorité dans la Nouvelle-Ecosse.La où l’on a voulu faire de cette question, l’argument suprême en faveur des candidats libéraux, le résultat a été désastreux pour le eabinet Murray.Quelques jours avant, le scrutin, le Sydney Record publiait en tête de sa rédaction, l’article suivant: “11 est important que les électeurs de Sydney se rappellent qu’un vote pour Butts et Douglas est, un vote contre la marine et con tre les chances de Sydney de devenir le plus grand centre de construction maritime du continent.“La bataille autour de la question navale n’est pas encore finie.Les conservateurs parlent ouvertement de ramener l’affaire devant le Parlement et de faire ajourner les contrats jusqu’à ce que le peuple se soit prononcé.“Que penserait-on si les électeurs de Sydney profitaient de ce moment pour voter non confiance dans le parti libérait U est sûr que cette question n’est pas du domaine provincial, de même celle de la réciprocité ou celle des pri-.i pour l’acier.“En tout cas, la construction maritime est la question d’importance suprême pour la population de Sydney aujourd’hui.C’est ce qui préoccupe la pensée de tous nos hommes d’affaires.Bouc, pour, quoi faire quoi que ce soit de nature à compromettre notre avenir! Et de plus, pourquoi un BILLET DU SOIR LA VIANDE Nous avons, à Montréal, un service d’hygiène, mais on se demande parfois, s’il voit bien à tout.Ses employés oni, il est vrai, à s’occuper, de temps à autre, des citoyens qui ne sortent pas assez vite leurs ‘‘boilers” ou qui négligent de les rentrer apres le passage de ces braves vidangeurs; niais il y a un tas d’autres choses qui, dans notre bonne ville, méritent d’attirer l’attention, et qui concourent au développement de l’insalubrité publique.Prenons, si vous le voulez bien, la question du transport de la viande, question dont l’importance se fait surtout “sentir” en été.Je ne parle pas ici, de la livraison au consommateur.Généralement, la chose se fait à peu près proprement, parce epic U boucher sait que si le client est mal servi, il ira ailleurs,.à moins qu’il n’achète à crédit.En général, la ménagère reçoit donc le steak et le gigot dans des corbeilles ou dans des baquets “ad hoc”; chaque commande est, de plus, soigneusement enveloppée.Mais si on passe au marchand de gros, ce n’est plus la même chose.Celui-ci, ou plutôt ses employés se soucient de l’hygiène et dç la propreté comme de colin-tampon.Pas plus tard qu’hier, je voyais descendre, les voitures de livraison d’un abattoir très important.Dans des véhicules d’une malpropreté repoussante, et qui servent à transporter toute sorte de choses, lesr quartiers de boeuf, les moutons, les veaux, les porcs étaient jetés pêle-mêle.Pas le moindre drap par là-dessus.Si bien que, l’équipage cahotant dans la boue à chaque tour de-roue, la viande s'étoffait de superbes éclaboussures.Ici elle recueillait lu poussière de plairas d’une maison en démolition; plus loin, la pauvre bidoche prenait une prise en passant tout proche d’une fabrique, de gants.Or vous savez, pour en avoir respiré les effluves, que les établissements du genre ne se rapprochent que de très loin des manufactures d’eau de rose.Puis il y a les mouches, les chères mouches, les mouches chères à not’ maire et à lord Grey.Ces charmantes bestioles sont là dans leurs quartiers, des quartiers de viande bien gras et ça doit se dire entre amies et connaissances, car elles arrivent en bataillons serres et s’en donnent à coeur joie.Je ne sais pas si le boucher qui reçoit les reliefs de leur festin lave sa marchandise avant de la livrer au public, mais je gagerais mon salaire de quinze jours contre une tranche de roastbeef, que les garçons se contentent d’en racler les points les plus sales.Un peu de surveillance, Messieurs de l’hygiène, au nom de la santé publique.Jos.VERVIERS.— .Ml .Le “ Devoir ” et les élections de la Nouvelle-Ecosse On admettra que le Devoir a bien renseigné ses lecteurs au sujet de la campagne politique qui vient de finir dans la Nouvelle-Ecosse.Le correspondant impartial qui nous avait offert ses services a tenu promesse: il n’a rien exagéré et les prévisions générales qu’il a faites se sont réalisées.Les partisans acharnés d’un côté ou de 1 autre qui ont suivi la campagne par les dépêches au Devoir n’ont peut-être pas toujours été satisfaits, mais la masse des lecteurs qui s’habitue de plus en plus à l’indépendance reconnaît c(ue les informations de notre journal sont en sommes les plus sûres.Merci à l’ami du Devoir en voyage dans la Nouvelle-Ecosse qui nous adressait sur la lutte des prévisions que le scrutin d’hier a justifiées.seul voteur de Sydney voterait-il pour élire deux hommes qui seront dans l’opposition pour cinq ans encore à Halifax?” Or les deux candidats dénoncés comme adversaires de la marine, sont élu§ par de bonne majorité.Nous signalons ce fait très signifi-catif à M.Rodolphe Lemieux plus particulièrement.Cela le gênera peut-être pour répéter qu’en combattant la marine, la province de Québec se singulariserait.La marine n’est populaire nulle part, et le vote que les électeurs du Cap Breton ont donné, malgré les appels et les menaces que l’on vient de lire, en est une preuve nouvelle et irréfutable.Jean DUMONT.LES QUATRE LEMIEUX Ou Rodolphe à quatre faces L’AUTONOMISTE L’IMPERIALISTE L’INDEPENDANT “Nous, les membres du club National DESAPPROUVONS TOUTE POLITIQUE TENDANT A NOUS aliéner les sympathies umé ricaines au moment où l’opinion publique réclame énergiquement l’établissement de relations commerciales plus étroites entre les Etats-Unis et le Canada ; Que tout en professant une admiration sincère pour le système constitutionnel anglais, les membres de ce club appellent de leurs voeux et désirent obtenir par tous les moyens constitutionnels, L’INDEPENDANCE de notre pays et l’émancipation complète de tomes tes attaches européennes.” “Après les discours prononcés par MM.Lemieux, Larochelle et Schaffers, la résolution a ETE ADOPTEE A L’UNANIMITE.Résolution votée par le club National le 21 février 1890.- sur la proposition de M.Rodolphe Lemieux.Permettez-moi cependant d’exprimer mon étonnement de ce que les délégués des Chambres de Corn merec du Canada, et de la province de Québec en particulier, aient cru devoir appuyer une résolution qui affirme UN PRINCIPE ABSOLUMENT FAUX, à savoir: L’OBLIGATION POUR LES COLONIES DE PARTICIPER A LA DEFENSE DE L’EMPIRE.” (M.Rodolphe Lemieux dans une lettre à M.Bourassa.en 1903.) NOUS VOULONS AIDER A LA METROPOLE EN CAS DE DANGER; pour rien au monde voudrions-nous qu’elle fut écrasée et amoindrie.(M.Rodolphe Lemieux à l’Assomption, 8 juin 1911.) LE TRAITRE M.A.LAVERGNK: Suppo sant qu’il n’y a pas de traité ga rantissant l’usage de la langiu française dans les territoires dv.Nord-Ouest — ce que je n’admets pas — le parlement fédéra n’aurait-il pas le droit de rendn la langue française langue officielle dans les territoires du Nord-Ouest ?M.LEMIEUX : Le Parlement est souverain.Il a le droit de faire tout ce qu’il veut.Mais il faut que nous agissions on hommes de bon sens et non pas comme les enfants qui demandent la lune.Nous devons demander nos droits ot rien de plus que nos droits, et mon honorable ami ne devrait, pas réclamer de privilèges spéciaux lorsqu’ils ne sont pas garantis par la constitution.(Extrait du discours prononcé par M.Rodolphe Lemieux sur la motion de M.Monk demandant la reconnaissance officielle de la langue française dans les nouvelles provinces de l’Ouest, (colonnes 8750 et suivantes, Débats de 1905.) EXIGEONS Evidemment les compagnies de transport ne mettent pas de zèle à obéir à la loi Lavergne.Ces jours passés nous recevions de Saint-Félicien, Lac Saint-Jean, une lettre contenant un avis rédigé exclusivement en anglais et adressé à un citoyen de l’endroit.Ce brave homme nous priait de réclamer en sa faveur.C ’est ce que le Devoir fait chaque fois que l’occasion se présente, et il est bien convaincu qu’il finira pas réussir.Seulement le succès viendrait plus vite si ceux qui se plaignent avec raison du mauvais vouloir des compagnies montraient eux-mêmes un peu plus d’énergie, s’ils insistaient davantage auprès des administrations et si, chaque fois que la chose est possible, ils n’accordaient, leur patronage qu’à celles qui respectent la loi.C’est ce que vient de faire M.l’abbé Chartier, le distingué professeur de Saint-Hyacinthe.Voici l’avis qu’il vient d’adresser à l’ad ministration de la compagnie qui lui refuse des connaissements fran çais : “Monsieur le Directeur “Ayant publié cette année un ouvrage que l’on me demande de divers côtés, j'ai l’occasion de me servir souvent do l’intermédiaire do votre compagnie.Pour chaque expédition onm’.i remis jusqu’à présent uu connaissement anglais.A trois reprises j’ai sollicité un texte français; on m'a répondu que le bureau principal n’en a pas encore adressé à sa succursale do St-Hyacinthe, malgré les demandes réitérées.^ “Je vous préviens que je n’accepterai plus do connaissements anglais et que, si l’on ne veut point faire droit à ma requête, j’adopterai un autre mode d’envoi.Si vous -étiez l’auteur et que je fusse l’expéditeur en votre nom, vous auriez raison de me réclamer un connaissement en anglais, puisque vous êtes Anglais; souffrez qu’étant Français, en toute justice j’exige un texte rédigé dans ma langue.“U se peut que vous vouliez écouler un assortiment de textes _ anglais; en ce cas/ servez-vous-en dans vos rapports avec vos nationaux, mais ne nous obligez pas, nous, à les recevoir malgré nous.“Agréez, Monsieur le Directeur, l’assurance de mon respect.(Signée) EMILE CHARTIER, Prêtre.” Nous serions bien surpris, si M.l’abbé Chartier ne reçoit pas promptement une réponse satisfaisante.Pas d’hésitation.La loi oblige les compagnies à nous donner du français.Exigeons-le courtoisement.mais fermement; et exi-geons-lc toutes les fois que l’occasion sc présente.J.D.QU’EN PENSENT-ILS ?Le Star nous démontre hier soir qu’il est avec la caisse de Sir Hugh Graham des aecommodeents faciles.La page 11 du Star est en effet moitié prise par une annonce épatante djes avantages de Buffalo au point de vue manufacturier.Ayez une suceurs!e de votre ma nufncture à Buffalo et vous ajoutez 90 millions de consommateurs à votre marché, dit cette annonce.Que pensent de ce double jeu, ceux qui sont portés à regarder le Star et son propriétaire comme l’un des sauveurs du Canada?Nos poètes en France _ èl, Louis Arnould, professeur de littérature française à l’Université de Poitiers, France, fut autrefois professeur de littérature française à l’université Laval de Montréal.Depuis son retour en France, M.Arnould s’intéresse beaucoup aux choses canadiennes; c’est ainsi que peu de temps après son départ du Canada il donnait au “Correspondant” un fort intéressant article sur “l’Ame canadienne,” vivement discuté dans nos cercles littéraires.A l’université de Poitiers, depuis deux ans, M.Arnould donne des cours publics sur la poésie cana-dienne-française.Comme il le remarque lui-même dans la revue “France-Amérique,” livraison de juin, le fait se produit pour la première fois dans les universités de France.H a consacré tout d’abord huit cours à la poésie épique du Canada-français.Ces études ont porté sur la poésie de Crémazie, mort en France, puis sur l’oeuvre de Louis Fréchette et enfin sur les “Aspirations” et les “Rayons du Nord” de Chapman.Puis M.Arnould a étudié avec ses élèves la poésie de l’Ecole littéraire de Montréal à laquelle il domic comme prédécesseur Alfred Garneau.En deux leçons il leur exposa l’oeuvre d’Emile Nelligan, puis il en consacra deux autres aux vers d’Albert Lozeau qu’il classe parmi les élèves de Sully-Prudhomme.La dernière leçon de cette seconde série avait trait à Albert Ferland et à l’Ecole littéraire de Montréal qui, au dire de M.Arnould, “a singulièrement assoupli la,poésie canadienne, mais qui ne doit pas dédaigner de se retremper dans les grands courants nationaux, au risque de tomber dans le bibelot et dans la poésie d’étagère.” M.Arnould constate que le public a paru prendre goût à connaître les oeuvres d’hommes dont les ancêtres venaient du beau pays de France, souvent même du Poitou, comme c’est le cas pour la famille de François-Xavier Garneau, notre historien national.Nous sommes heureux de constater que même en France on s’occupe un peu de notre littérature, pour laquelle tant de gens affichent ici un mépris voisin du “snobisme.” - ni i —» Sur le Pont d’Avignon.L’an ilernier, quand il y avait du inonde aux assemblées nationalistes, le “Canada” disait: “C’est la faute du beau temps! ’ ’ Cette année, après l'assemblée de Jo Mette, le “Canada” a trouvé mieux.Il paraît que c ’est de la faute dog pèlerinages.Il y avait, paraît-il, pèlerinage à Jo-liette dimanche dernier.Du moins le “Canada” le dit.Mais personne n’en a eu eonnaissanee.C’est plutôt la eer-vclle du “Canada” qui fait des pèle-rinag et n ’en revient pas.“On annonce au ministère de l’Agriculture que M.Alexandre Girard n’aura pas de rueceaseur à la rédaction du “Journal d’Agriculture”, dit la “Vigie”.Pour qu’on ne remplace pas co rédacteur.il faut que le poste soit diablement inutile.Et cependant, il nous a coûté cher pendant bien des annéea.Il y avait un homme ivre, & l’as- semblée de Sainte Scholastique, il y a une semaine.Le “Canada” l’a nommé, sans dire toutefois n"’il était saoul.Ajax Saint-Denis Lomioux dira-t-il jamais aux lecteurs du “Canada” et de la “Vigie” ce qu’il pense réellement ’u discours de M.Ethier à Ste-Seholnstique, samedi derui"-?Ce serait amusant.Le “Canada” disait lundi que douze cents personnes assistaient à l’assemblée de .Toilette, dimanche.Aujourd'hui il prétend que trois mille des assistants venaient de Montréal.“’est de l’arithmétique ministérielle.“Fi vous êtes pas contents, sacrez votre camp, on va parlor dang la ¦ rile.” C’est en ces termes polis (!) qu’un député ministériel à Ottawa parlait à des électeurs de Sainte-Scholastique, sa.medi.Il ne se le rappelle plus, aujourd’hui, paraît-il.Un mensonge du “Canada”: “M.R.L.Horden a profité de l’ajournement du parlement pour aller donner un coup de main à seg amis eongerva-teurs des provinces maritimes,” écrit la feuille aux quaranto-cinq mille piastres.Hier, le “Herald’®?un journal ministériel, pourtant, disait le contraire ot remarquait que M.Horden.rendu à Halifax, s’était abstenu de faire quoi que ce fût en faveur de ses amis de la Nouvelle-Ecosse.Si les oppositionnistes de la Nouvelle-Ecosse étaftnt partis pour la bataille convaincus de la victoire, peut-être e ssent-ils remporté plus de eir-couse riptions.Mais q and on part pour la bataille persuadé que l’on marche à l’abattoir, la victoire s’éloigae du pusillanime.Un journal américain traite do criminel le gouvernement qui nomme comme juges des “hommes qui se va"trent publiquement dans la fange de l’ivrognerie.” Il y a tout de même des gouvernements criminels.On dit que Majorique Aimé Beaupar-lant ne se fera plus reprendre à faire des assemblées dans les granges.Il est trop facile d’y compter l’auditoire, et puis celui-ci, n’étant pas distrait, remarque mieux les fineries qu 'on lui débite.Oscar Gladu est tout content du bon tour qu’il a joué à son copain Majorique dimanche dernier.11 a empli son “satchel” de foin; et quand Beaupar-hint - voulu parler, et sortir ses documents.il a pris une poignée de foin pour prouver à son auditoire l’utilité de la marine do guerre.M.Brodeur vient de découvrir à Londres qu’il y a des imitateurs dans l’art de gaffer.Ainsi,, tout récemment, le comte de Warwick montrait è un allié de la famille Bonaparte la carte que Wellington avait lors de la bataille de Waterloo.M.Brodeur, malgré cela, reste convaincu qu‘il est le meilleur gaffeur dos deux.L’affaire Boper le prouve surabondamment.C’est étrange comme M.Bureau, depuis quelque temps, ne fréquente guère Rodolphe.Il devait être avec lui a •Stc Scholastique, mais personne ne l’a vu là.Le "Canada” nous annonce qu’il sera, à Ni’olet.Nous l’espérons.pour Rodolphe: il ne se battra pas les flancs pour rien.Jacques Bureau sera là pour rire de lui.Pourquoi no volt-on jamais Maître Honoré Grrvais et M.L.A.Rivet sur la même estrade?Heraitee que l’un rase l’autre atrocement et quo M.Rivet préférerait vivre tout seul que vivre près do M.Gérais?C ’est peut-être l’amour de Rodolphe pour Jacques Bureau et celui de M.Rivet pour M.Gervaie que le “Canada” appelle “l’union du parti libéral pour les grands principes”?Vienne la défaite et vous verrez tous ces gens-là se prendre à la gorge, une fois l’a' Jette nu beurre fracassée.Maître D.A.Lafortune prépare un ouvrage onsidérable sur “l’art de la sornette et les moyens do la cultiver en tous temps”.8a haute expérience d’expert en ’a matière nous assure du succès de cot ouvrage.Le “Canada” vient d’adresser à l'hospice Boyer pour les jeunes chiens ignorants toute une collection de son journal depuis sa fondation.Les caniches font des cabrioles de joie et major Boyer a promis’ d’apprendre à écrire dans ,s journaux, ou bénéfice de ses hospitalisés.Ulric Barthc attend toujours son fauteuil de conseiller législatif, mais sir Lomer Gouin persiste toujours à no pas voir le quémandeur.Courage.Ulric, M.Alexandre Taschereau aiguise son stylet! Histoire Constitutionnelle du Canada Le département des Archives Canadiennes à Ottawa, vient de publier la traduction française d un recueil de documents sur l’histoire constitutionnelle du Canada, déjà publié en anglais.On a bien voulu en envoyer uu exemplaire au Devoir, ce dont nous sommes reconnaissants à la direction du département des Archives Na tionales.Ue livre précieux contient une très abondante documentation sur les trente premières années de la domination anglaise en Canada.L’on n’y porte aucune appréciation sur les événements, l’on se contente de publier les documents originaux dont l’authenticité est inattaquable.Ce livre servira de base aux! historiens de l’avenir.Il contient comme les grandes lignes de l’histoire canadienne, c’est le cadre de la grande histoire d’on l’on ne saurait plus s’écarter sans préjudice pour la vérité et l’impar tialité.Ce n’est pas de Uhistoire arrangée pour les besoins d’une cause à défendre ou d’un caprice à satisfaire.Ce sont les anciens eux-mêmes qui parlent, qui disent ce qu’ils ont fait, comment ils ont agi et les causes qui ont motivé leurs actes.C’est un livre d’histoire brute si on peut ainsi parler sans mélange d’appréciation moderne ni de couleur contemporaine.C’est le passé qui parle lui-même et tout seul, avec les mêmes accents d’autrefois.Ce livre, absolument nécessaire à tout homme qui étudie l’histoire du Canada, a été soigneusement préparé par M.Adam Shortt, professeur de sciences politiques à l’université de Kingston et le Dr A.G.Doughty, conservateur des archives de l’Etat.Ils y ont apporté, croyons-nous, la plus grande impartialité «dans le choix des documents qu’ils ont reproduits et auquel ils ont dû nécessairement se restreindré.Jusqu’ici, il faut bien l’avouer, nos compatriotes, les anglais, semblent avoir plus largement profité que nous, de la riche documentation qui s’entasse chaque jour aux archives canadiennes.Tl est à souhaiter que ce livre de tout premier ordre, écrit dans' notre langue, pénétrera partout dans nos institutions et dans les bibliothèques des travailleurs.H contient des chases fort intéressantes et il conduit à faire des recherches qui aboutissent quelquefois à des résultat-s surprenants.Que de fables ce livre a déjà fait disparaître et que de' beaux faits il a remis en pleine évidence.C’est un livre à se procurer, A lire, à étudier, à approfondir surtout, à compléter enfin par d’autres recherches qui nous font pénétrer dans notre grande et impartiale histoire, si incomplète jusqu’ici.J.P.LES GOUTTES DE LAIT L’art!oie de notre ami Letiry sur les gouttes de lait est forcément remis à demain.‘ LE DEVOIR, Jeudi, IS Juin 1911 SOCIÉTÉS ET SOCIÉTÉS _________ V Brillante conférence prononcée, hier soir, par M.J.L.K.Laflamme, au Collège Saint-Henri Fn dépit dn la mauvaise tempéra tu-1 Etats-lnis, ceux d’Acadie, d’Ontario, rc, un auditoire nombreux s’est réuni, demandèrent à la société mutuelle la hier soir, dans la salle du collèçe de cohésion indispensable pour revendi-Haint-Henri pour v entendre la eon-jtpier des droits imprescriptibles^ et ference de M.I.L.K, Laflamme.di- -auver du naufrage le dépôt sacré de recteur de la 'Revue Franco-Amérieai- la toi et des traditions ancestrales.110'' ( o dépôt, vous h avez maintenant Le conférencier avait pris pour sujet comment ils savent le défendre.“Sociétés et Sociétés”.I/étude appro- Les conditions économie pies par lieu-fondin qu’il en avait faite lu! valut de liéres où ils se trouvaient les portè-chaleureux applaudissements.rent ù organiser une oeuvre qui.tout ].a soirée était sous la présidence de en réunissant toutes les qualités pa-W.le chanoine Décaric ; (die avait été triotifjues des organisations connues organisée par les cercles Jeanne d Arc, au pays, offraient à leurs familles, Saint-Remi et Lamennais de l’A.t'.J.^oua forme de secours matériels, la g protection rjuMIs en attendaient dana ’\vant et après la conférence Mlle i.é- un domaine purement moral.D’autre online Laurendeau récita des vers, M.part, iis eurent bientôt sous les yeux, Roméo Tanguav, se fit.entendre dans surtout après 1868, vingt ans apres Je "Noël d’Irlande” de Holmès et dans Ma fondation de la Société de Kien-le “Embarquez-vous” de Godard, puis talsanc miens pourraient trouver que c est là une besogne suffisante pour une soixantaine de jeunes gens tout ac-tifs qu’ils puissent être.Telle n’a pas été pourtant ! opinion des intéressés.Au moment d’interrompre le cours régulier de leurs séances et de prendre quelques semaines de repos largement mérité voici qu ils viennent il’entreprendre une oeuvre devant laquelle bien des sociétés plus nombreuses que cet hum ble l’ercle de jeunes gens auraient recule.Il s agit- tous les camarades le savent, île l’organisation d’une procession trois fois répétée à travers les rues de Montreal et d’une quête au profit du Monument Dollard.La grande dilliculté.on l’a bien vu hier, est de trouver le nombre de jeunes gens qui voudront, bien se dévouer pour assurer )o succès de cette manifestation.Mais cette difficulté disparaîtra si les membres des Cercles de Montréal veulent se donner |a main et se rappeler qu’après tout le succès de cette entreprise rejaillira sur toute l'Association.Déjà !e Cercle Saint-Stanislas a offert sponta- nément son concours le plus empressé C’est, sur son exemple que devraient marcher, il me semble, tous les cercles de Montréal.11 faut que le comité puisse, compter sur cinquante jeunes gens chaque soir.Ceux qui se dévoueront à cette oeuvre se rappelleront qu'elle est sous le patronage de l’Association Sa int-.lean-Baptiste.Mercredi soir les membres du Cercle Lie X conviaient le public à une manifestation de piété filiale envers le Souverain l’outife et de protestation contre le cinquantenaire du vol de 1801.J’espère pouvoir publier sous peu un compte-rendu de cette belle fêté.Arthur Saint-Pierre, le digne président du Cercle y a prononcé un véhément discours et les membres du cercle dirigés par leur vice-président y ont exécuté deux choeurs de circonstance.Un corps de zouaves sous le commandement du capitaine Bussières assistaient à cette soirée, et portaient le vieux drapeau qui fit ses débuts sur le champ de bataille de Menfiana.Je suis heureux de signaler le succès de trois des membres les pins dévoués de l’A.C.,T.C.Ce sont Gustave Mouette et Henri Tjacerte.deux membres du Comité Central, et Maurice Dupré.président du Comité Régional de Québec, qui décrochaient les deux premiers leur baccalauréat, et le troisième sa licence en droit.UN JEUNE.C’EST PLUS GRAVE Le Sydney Record, journal libéral, concède que Laurier e' Fielding sont atteints par le vote du Cap Breton.INTERESSANTE QUESTION LÉGALE LE JUGE SAINT PIERRE DONNE SON OPINION AU SUJET DU MAUVAIS ETAT D'UN POTEAU DE TELEPHONE.— OE POTEAU, EN TOMBANT A CAUSE LA MORT DE M.BRUCE CURRIE.Un intéressant point de droit s'est discuté hier devant le juge Saint-Pierre.11 s'agissait de savoir jusqu’à quel degré de mauvais état, une compagnie peut laisser dans une rue un poteau de télégraphe, téléphone, etc.Ce qui a provoqué le litige, c’est l'action en dommage prise par Mme Bruce Currie dont le mari a été tué par !a chute d’un poteau appartenant à ig Compagnie de Téléphone des Marchands.Mme.Bruce Currie réclame $73,000 de dommages.D’après la preuve, il appert que lé poteau était pourri en plusieurs endroits et que l’un des amis de Al.Currie s’étant suspendu au câble de ren fort, le poteau se brisa et tua AL Currie.Comme pièces à conviction on a exhibé en cour certaines parties du poteau afin de démontrer que' celui-ci Stait particulièrement pourri là où il l'est, brisé.Ailleurs, le buis était sain.U* juge Saint-Pietre a déclaré que retie affaire aurait dû être entendue par un jury.M.B.C.Smith, C.R., avocat de la compagnie défenderesse, n'est* pas du îieme avis que le juge.11 se dit très satisfait que cette question soit débattue par le juge."L'accident”, dit-il, a été causé par Mendelssohn, qui s’étant suspendu au câble de renfort, provoqua la chute du poteau.Le juge fit les remarques suivantes: “de crois que'Mendelssohn a voulu fai re une espièglerie eu se suspendant au câble de-ren fort.Mais i] a été prouvé que le poteau était partiellement pourri, d autres témoins ont déclaré avoir entendu craquer le poteau, ce qui démontre qu'il y avait quelque part du bois sain.Un bois pourri ou mort ne craque pas.-Je suis donc convaincu que $i Mejuielssohn n'avait pas sauté sur le câble de renfort, l'accident, ne serait pas arrivé.L’acte de Mendelssohn ne peut etre imputé à ses autres compagnons.Tous retournaient à Ja maison après s’être bien amusés.Us n'avaient pas l’intention de faire du tapage.Aussi, l’on ne peut pas dire que Al.Cur rie ait participé à l'acte spontané de Alendelssohnj et la femme du défunt ne saurait, pas avoir à en souffrir.Le point à régler est celui-ci: jus- qu'où peut-ou tolérer un poteau en mauvais état et, si celui-ci tombe sous une pression quelconque, qui doit être tenu responsable?C’est une question de fait et je regrette d’être seul à la régler.D’après moi, elle aurait dû être soumise à un jury.L'était du bois exhibé et l’évidence démontrent que !e poteau n’était pas entièrement pourri.Il y avait du bois sain dans certaines parties.Ainsi l'accident ne se serait.pas produit sans l’acte de Alen-delssoliu.D’autre part un poteau situé comme J était celui-là, est susceptible de recevoir un choc, inattendu; uue voiture aurait bien pu le frapper, — s^il avait été démontré que le poteau était sain et qu’il avait été brisé de telle manière qu’il n’y aurait pas eu matière à procès.Mais ou a prouvé que le poteau était partiellement, pourri et qu’une pression l'avait brisé.Ce genre de poteau doit-il être tolqré dans une ville où les passants sont si nombreux?Combien de temps un poteau semblable au-rait-il pu durer sous les rigueurs du vent, de la pluie, etc.?Ces questions ne relèvent pas de la loi, et c’est pourquoi elles s'appliquent plus à un jury ’ ’.M.R.C.Smith répliqua que l’évidence avait démontré que l’inclinaison du poteau n’était que de 2 pieds sur une hauteur de 25 pieds.Et si l’on jugeait qu" la cause du bris de poteau était l’acte de Mendelssohn, cela soulevait la, question légale à savoir si Ja compagnie, pouvait être .tenue responsable.Sur je- point de négligence AI.Smith dit qu’il avait été démontré que s'il y avait de la ligne de terre, une partie du poteau qui était pourrie, le reste du bois était sain et c’était la question dé savoir jusqu’où-la compagnie pouvait être tenue responsable de négli-genge pour n'avoir pas découvert cette partie du poteau qui n’était pas en bon état.Il est de plus nécessaire de considérer que le poteau n’était en cet endroit que depuis sept ans.Dans les circonstances il croit que la compagnie no peut être tenue responsable de négligence.À la fin de l’argumentation, le juge Saint-Pierre a pris la cause en délibéré.U après le Sydney Record, journal libéral, le vote des électeurs tie Cap Breton est beaucoup plus "rave que ne l’indiquent les dépêches.Mardi soir, le Sydney Record publiait en caractères gras, en tête de sa preanière liage l’appel suivant : “Un vote contre .M.Murray équivaudra à un vote de non-confiance en Fielding et Laurier.A Ottawa on l’interprétera comme une expression d'hostilité, non seu lenient contre la réciprocité, niais contre la marine.Donc si vous êtes en faveur de la marine et d'un chantier de construction maritime à Sydney, votez pour Kendall et Carroll.Un vote adverse encouragerait l'opposition à Ottawa à bloquer les contrats pour la marine.” Et les électeurs ont voté contre Kendall et Carroll, par conséquent, au dire du Sydney Record, contre Fielding et Laurier.NOUVELLES VOIES SOUTERRAINES % New-York a un projet dont la mise à exécution coûterait $257,400,000.New-York, 13.— Après cinq mois Je conférence» et de discussions nu sujet de nouvelles voies souterraines, dans New-York, on a adopté un projet dont 1s mise à exécution coûtera $257,400,-000, — soit le triple de ce qu’a coûté le réseau souterrain actuel.Le rapport de la commission propose un compromis qui ne donne pas tout ce qu’elles demandaient à 1Interborough Rapid Transit Company ’ ’ qui exploite le réseau actuel ou à la ‘‘Brooklyn Rapid Transit Company” qui administre presque tous'les tramways de Long Island.La dispute entre les deux compagnies se réglera en permettant à celle de Brooklyn d’envahir le territoire de l’antre, mais elle devra aussi accorder nu passage à cinq sous aux habitants de 605 RUE STE-CATHERINE EST, ANGLE MONTCALM Duck 15c et 18c, pour 12 Duck anglais pour costumes, lavahlu, rayé cl avec.pois.Valeur de 15c et 18e Vendredi.ISKe Occasions très Spéciales pour VENDREDI Marquisette 25c, Toile Shantung pour 19c à 15c Dans toutes les Couleur rose, bleu couleurs pâle», 40 pâle, rouge, tan et j pouces de largeur.noir et.blanc, 30 pou- Valeur de 25e ces de largeur.Val.Vendredi de 20c.pour 19c 14fC Paplinette de 35c, pour 19c Dans une grande variété de couleur, 30 pouces.Val.de 30c.Vendredi.19c Très Spécial 800 vgs de Zéhir anglais dans un grand choix de dessins carreautés, rayés.Valeur de 15c, 1 8c et 20c.Votre choix Vendredi 12k Très Spécial 1500 vges de Mousseline à Robes, fleurie, grand choix de patrons, qualité extra à 12jC.Vendredi.7k New Yorki pour aller à Coney island.L ’ J uterborough ” aurait une voie souterraine dans la partie est qui u'en j a pas encore et où vit plsu de monde I dans un mille carré qu’en aucune autre j partie du monde.lai voie paierait par i l'avenue Lexington jusqu’au Broux et I par la 7e avenue de là 42e rue à la Batterie; uue autre voie souterraine partirait de la place du ‘‘Times” sous j la 42e rue et ie tunnel Ktehiwav.La compagnie de Brooklyn aurait .111 ¦ tunnel sou» le fleuve de l’Est aboutis saut à la 14e rue et la voie remonterait sou» Je Broadway jusqu'à la 42e rue, pour arriver au l’are Central par la 7o avenue.La ville contribuerait $131,200,000; 1 Tnterborough $75,800,000, le Brooklyn, $50,400,000.Très Spécial 600 vges de Belle Mousseline Chiffon à grands dessins et aussi avec pois.Valeur 25c, 30c et 35c.Vendredi.I9c UNE COUR D’APPEL IMPERIALE Le gouvernement anglais soumettra ses propositions sur le sujet aux colonies LA GREVE DES MARINS DES DEUX COTES DE LA LUTTE.ON EST PLEIN DE CONFIANCE DANS L’ISSUE Londres, 13 juin.— Quoique la grève maritime soit officiellement décla-; rée à Londres, Glasgow, Liverpool, ; Cardiff, Bristol, Southampton, etc., et 1 aussi dans le» ports belges et hollait-1 dais, les armateurs ne craignent guère un mouvement international.Les compagnies de navigation ont pris une attitude indifférente et elles semblent assurées du succès final.Les briseurs de grève se présentent nombreux et.011 complète sans trop de difficultés^ les équipages.L’Union, de son côté, est confiante, Ses délégués sont Torn Alann, à Liver pool, Beu Tillett, à Londres et Havelock Wilson, à Southampton.Ils réclament' la constitution d’un comité d’arbitrage, et l’établissement d'un minimum de salaire, iis se plaignent aussi du fait que les armateurs emploient rie nombreux asiatiques.TRIIWXE LIBRE Les Commissaires Municipaux Alonsi ur le Directeur du ‘‘Devoir’’.Dans votre numéro d’hier vous dites ijpe certaines personnes désirent revenir n l'ancien système îles commissions, et vous rapportez les paroles de tireurs de ficelles qui veulent se débarrasser des entraves du Bureau des coin-nissaires pour se remplumer des $13.-.HH) ou $20,0(10 que leur a coûtés leur élection.• Les citoyens de Montréal devraient plutôt, ilbnuer la main aux commissaires afin de leur aider à purger l’Hôtel-de-Ville et toute l’administration municipale «le ce qui reste de mauvais, en ce sens que les échevins, ceux surtout qui veulent tout conduire à leur guise, ne pussent, pas.pour des raisons futiles, retarder les travaux comme il» l’ont fait, cette année.Pour arriver à ce but.Monsieur le directeur, permettez-moi de donner un conseil aux ouvriers organisés de Mont, véal qui veulent se renseigner sur les affaires municipales et sur les ‘‘schemes” prép rés en caucus: celui d'assister à une ou deux séanoes par mois.Ils seront en mesure de connaître les vrais et les faux amis de la ville.(Signé) H.JULIEN.TRAIN SPECIAL DU DIMANCHE DE MONTREAL A SAINT HYACINTHE ET GARES INTERMEDIAIRES Chaque dimanche jusqu'ft autre avis, le urand-t runk Railway-System fork circuler un train spécial laissant Montréal à 12 h.10 p.m,, pour Saint-Hyacinthe et les gares intermédiaires.An retour, ce train laissera Saint-Hyacinthe, A S h.p.m,, pour Montréal, arrêtant aux gares intermédiaires.Le prix des Légumes Outremont,- Montréal, 14 juin 1911.Monsieur ie Rédacteur du “ Devoir”, Montréal.Monsieur, Au sujet d'un artiole paru dans les colonnes de la “Presse” du 13 courant, je vous demanderai au nom de l’Association des Jardiniers maraîchers de la province de Québec de vouloir bien rétablir les faits.Je vous communique les prix officiels des jardiniers de la journée du 13 courant: Patates nouvelles des Etats-Unis, $4.80 le baril.Céleri des Etats-Unis, $1.75 la doz.Céleri de couches chaudes de Ire qualité, de notre provenance et supérieur au précédent, $1,00 la doz.Carottes nouvelles, 50e.la do*, de paquets.Onneombes de serres et couches, 75c.la doz.Navets blams.primeur, JOc la doz.ou 40 à 50 centins la doz.de paquets, à 3 au paquet, Laitue frisée.15c la doz.Laitue pommée, 50c la doz, Donc, si ce fameux Monsieur Bouillon fait déguster des “Bouillons très chers” à ses clients, ce n'est nullement la faute des jardiniers et cultivateurs mais bien des revendeurs, par lesquels il s‘est.fait exploiter.V euillez agréer, Monsieur, mes salutations et mes remerciement», PAUL WATTIEZ, président.N.B.—Les prix de toutes les primeu-res sont en général plus has que ceux des années précédentes à pareille date.Londres, 15 juin.— On a publié hier le rapport de la conférence impériale de lundi à propos de la construction d'^-ne cour d’appel impériale.La proposition en aurait été faite par (Australie et la Nouvelle-Zélande; ie premier de ces pays voulait que !e Conseil privé soit investi des pouvoirs de l'espèce.La Nouvelle-Zélande maintenait son dire que, pour donner satisfaction, ce tribunal devrait, comprendre des représentants de toutes les colonies.M.Batcheler expose la situation anormale dans laquelle se trouve le Conseil Privé, lorsqu’il s’agit des causes en appel jntroouites par.les colonies.M, Asquith dit que ce qui est considéré par les uns comme un désavantage, fait l’affaire des autres.Jamais il n’a été divulgué si un ju-I gement du Conseil Privé était unanime ou non.Lord Loveburn, le grand ehanesiier, explique longuement la nature de 3a juridiction actuelle.* Quelque soit la décision finale, an sujet de cette affaire, le gouvernement désire lui donner ie .plus d’étendue possible.Son idée personnelle, à lui, Lord Loveburn, serait d’adjoindre au Conseil Privé siégeant comme cour d’appel pour tout l’empire, deux juges anglais triés sur le volet.Le tribunal serait donc, alors com/n-sé de cinq nfembres, qui siégera oit tour à.tour comme conseils des Lords pour les causes en appel du Royaume-Uni et commen Conseil Privé pour entendre les appels des colonies.Sir Jos.Ward dit ensuite que lui et ses collègues n’auraient pas d’objection à ce qu'un juge du Canada ou du Sud-Africain siège dans une cause concernant la Nouvelle-Zélande, mais il serait bien plsu pratique de faire juger ces | affaires par des juges Néo-Zélandais | seulemtn.j L’honorable T/.P.Brodeur dit ensuite, que, jusqu 'à présent, le Canada a toujours été satisfait du système d’appels devant Je Conseil Privé.Vu les dispositions de l’acte de l’Amérique britannique dt* Nord, et lu procédure légale suivie, dans les provinces canadiennes, il y aurait certaines difficultés à y introduire un changement.tous ceux qui ont pratiqué devant, ie •omite judiciaire ont été impressionnés q'’ W " cc, T',1 S fufPnt t" complètement faux.La seule propos!- si F ‘ P.orme pour rcnrend.c leur place sur tion soumise par moi à M.Bilskv est : ' ' i équipé caiiudieniie-franeaise.Celte de-daration pour le moins étrange est virement dêmentiè dans la lettn que le National était prêt à lui don nor Leo Beauchamp pour cette année, I , , .uivan- mais que.si notre club en avait besoin i •e *1,IC nous reproduisons «vec plaisir: , r,,n proebain, M.Bilsky nous ferait h,1 Détroit .305l000!x—13 13 I .000090000- 0 9 5 j Batteries: Johnson et Street; Nelson, Mitchell, Criss et Clarke.A New York — .101100000 - 3 10 4 149 67 24 .306 Pourc.1,000 1,000 1.000 .974 .946 .909 .900 .867 .857 .800 .792 .939 straight ?7.90, place ?-4.50, show $3.40.j rites du Ministère de l’Intérieur.On 2ième Judge Sale, 104, Kœrher, place : assure que sou séjour dans l’Ouest ne $7.60, show $4.80, 3ième B’Airy, 104, Taplin, show $6.00.Temps, 1.01.The Reach, JLexico, Terrible Dan, Alama-tos, Villes-, CoK HoWoway, Johnny Pitts, ont aussi couru.sera que temporaire, mais plusieurs de ses intimes croient qu’il se décidera à demeurer continuellement dans l’Ouest, où il a déjà joué dans l’ancienne ligue professionnelle.Si Hamby élit domici- M ont real.Il juin 1911.llonsicur le rédacteur sportif, Monsieur, I.' "Ottawa Free Press”, dans sa adonne sportive de lundi dernier, me arête ries paroles aussi étranges que fausses.Dois-je les attribuer au génie inventif du rédacteur sportif du "Free Press” ou à la mauvaise foi de M.S.Bilsky ’! je suis porté à croire qu elles viennent plutôt de cette dernière sour ce, ce monsieur n’ayant pas été très juste ni très tendre, dans ses appreciations à mon égard, lors do notre entrevue après |a partie de samedi dernier à.Ottawa: ce qui, peut-être, est un peu excusable de sa part, après la défaite écrasante que son club réunit de subir.La demande de "release" de Léo Beaqehanip est parvenue chtv moi.mercredi matin, le 7, alors que j’étais absent de la ville et ee n’est que yen Ire-:li que j'ai fm en prendre connaissance, I c est loin -des dix jours, dont parle M.Bilsky.dans Je numéro du '‘Free Press" du 12 nu matin), et la demande en question était pour M.Beau- politesse de nous le donner à son New-York.I tour.Puisque le propriétaire du club' Batteries: Lively, Hummers et I Capital le prend de si haut, le Natio-,se.v> Stanage; Ford et Sweeney, j nal retirera sa proposition : et s'il veut] POSITION DES CLUBS, avoir sur son équipe Teddy Groulx et j Léo Beauchamp, il n'aura qu’à délier i |),',(roif les cordons de sa bourse.I Philadelphie’.’ ! ’ ! Ses appels au Président.W.Murphy.Boston.me laissent bien indifférent et prouvent New-York.qu il ne connaît pas grand-chose clans Chicago.la constitution de la N.L.l .| Cleveland.• , •le profite de cotte lettre pour pro-: Washington tester .- .2ième course, chevaux de 2 ans, 1 t le à Calgary les champions éprouveront mille.1er Ben.Lasca.106, Rooney, I beaucoup de difficultés à trouver un straight $8.00, place $3.30, show $2.60.remplaçant capable de bien chausser 2ème Mockler, 110, W ilson, place, $3.10, ses patins, show $2.50.3ième Belfast, 107, McTn tyre, show, $3.10.Temps 1.47 •03000020x— 5 0 j.lack B., Naughty Lad, Husky Lad, Ca- ivntre la critique injuste dont, ont été victimes les arbitres de la Partie de samedi dernier à Ottawa.De l’avis d'hommes compétents et désintéressés.ils ont donné satisfaction.Allons, Messieurs du Capital, ne soyez pas.de pauvres perdants.J.A.COI S IN F.Al .N B.Il est très intéressant de constater que les clauses regardant la liste réservée, et la vente des joueurs, ainsi que la division des recettes, qui ont etc proposées par M.Foran, sont une cause de trouble, pour son propre club.Le National a voté contre ces trois motions.J.A.C.Ht LoUis.G.P.Pourc.37 10 .',18 32 ’ 7 .653 27 22 •‘G •>•> .551 r; «o —S > 21 IJ ¦*•>*> ‘20 W .377 ! S 33 .353 »(» 3‘j 308 ont aussi Ligue Professionnelle Ils gagnent et perdent A Proyidcnse: — PREMIERE PARTIE Score par inning: — Newark., .V.09(1000000- 0 Providence.00200000\ 2 Sommaire: — But volé, Kelly.Coups do 2 buts, Anderson.Coups de 3 buts, Perry.Jeux doubles, Dalton n McCarthy.Struck out par Bedient 8.pav McGiüity, 1.Buts sur balles sur Bedient 1, sur MeGinnity 2.Frappé par le pitcher, par MeGinnity I, par Be (lient 1.lers buts sur erreurs, Newark 1.Laissés sur les buts.Providence 7.Newark 1.Durée de la partie: 1.26 heures.Umpires: Hart et Pollock DEUXIEME PARTIE.Newark.020101010- s Providence.000001101- 3 Sommaire: — Buts volés, Movers 3, Kelly.Coups de deux buts, Meyers, Née.Louden.Coups de 3 buts, Aglcr, Busick.Jeux doubles.Rock à Atz.Struck out, par Doyle 1, Lee 3.Busick 1.Buts sur balles, sur Doyle 2.Lee.2, Busick 3.Premiers buts sur erreurs.Providence.3.Newark 1.Laissés sur les buts, Providence 10, Newark 8.— Temps I h.05.Ils partagent eux aussi PREMIERE I MUT' Score par inning; — Baltimore.JIOOO’.OOO- 2 Jersey City.200100003-.6 Sommaire : Hits sur lug,ut, 10, sur Jones, 11.Buts sur balles, sur l)y-gert (i.sur Jones 2.Premiers buts sur erreurs.Jersey City, ].Laissés sur les buts, Jersey City, 9.Baltimore, S.Struck out.par Dygert 6, par Jones, Home run.Dygert.Coups de 3 luit.s Dolan, Gettman.Coups de 2 buts.Fullerton.Buts volés, Schmidt.Pâlies manquées, Egan 1.Empires: Rudder-ham et Kerin.Durée de la partie, 2 heures.SECONDE PARTIE Score par inning: — Baltimore.01112410 x- c, Jersey City.003010000- t Sommaire; Hits sur Adkins 3.sur Vickers t.Bartley 7, Frill 5, Puts sur balles sur Adkins 3, Bartley I.Frill 1, \ iekeis '2.Buts sur erreurs.Baltimore, 1.Laissés sur les buts.Baltimore 8, Jersey City, 5.Struck out, par A ie kers !.Bartley I.Home runs, \lwtcin Schmidt.Coups de 3 buts, dolan.2.coups de 2 buts, Dolan 2.Sevmour 3.Buts volés: CoiVoran.Abstein.Alai-sel.Jeux doubles.Rath et Maisel.Jeux doubles.Rath et Maisel à Schmidt.Durée de la1 partie, 1.40 heure.Le capitaine Bourassa dit: “Nqs jeunes gymnastes iront à Nancy où ils remporteront de nouveaux lauriers et recommenceront leurs exploits de Rome, et ils contribueront ainsi à -N Rochester nous faire connaître et à nous faire np Rochester.21000000x - 3 préoicr de toute l'Europe.j Toronto.100000100— 2 “Ils nous représenteront patriotiq-ie-j Sommaire :— Coups de 2 buts, Dc)e-ment et leurs succès seront les nôtres.' hnnty, Shaw, Simmons.Coups de 3 “ Vainqueur- par la force, ils le se- bu,s’ Jordan.Buts volés Mullen.Sim-ront aussi par l'élégance sobre et du ' ,ux double, * aughn.pas d ns- Marlborough, Plain Ryan couru.3ième course, 6 furlongs, 1er Hand-zaretta, 102.McC'ahey, straight 819.30, place $8.40, show $7.10.2ième Lady .( 53 ! Orimer, 104, Kohn, place $63.00.show $21.30.3e Abrasion, 105, McTaggart, .512 ! show $24.70.Temps 1.14 1-5.Jeanne D’Arc, June W'., Sylvestrài, Veneta Strome, Roberta, Sona, I.Ahelda.Royal Captive, ont aussi couru.licme course, 5 furlongs.1er Star Jasmine, 105, Kœrncr, straight $4.50, place $3.30, show $3.00.2e Dilatory, ! 106, Mountain, place 88.30, show, i _ _ , 84.20.3e Foretop, 100, Loft us, show OC Montreal 4,1 ’° Temps LOI 3-5.Upright.Mary S Emily, Bernice, ont aussi couru.5e course, 1 1.16 mille, 1er Dutch Rock.110.Martin, straight $7.50, place $3.40, show $3.20.2c Discontent, 110, K cerner, place $4.80, show $3.60.3e Exemplar, 003, Glass, show $8.10.Temps 1.51 4-5.Long Ridge, Swish, Oracle, Butter ont aussi couru.thème course.1 1-16 mille.1er Pe-tronius, 109, Glass, straight $3.60.place 82.80, 2e Torn Bigbce, 113, Kennedy place 84.80.3e Stone Street, 109, l.of-tus, No show betting.Temps 2.04.Beau Brummel ont aussi couru.SH.vMRO K VS A L L - M O N T RE AL— ROYALS VS DELOR1M 1ER.Les amateurs verront ces quatre clubs n l'oeuvre dimanche prochain àu Parc Delorimier, Shamrocks et Ali-Atontreal qui joueront la jiremièrc partie à 1.30 p.m.s'1 promettent une lutte dont le public se souviendra.Les Shamrocks n’ont subi qu’une partie perdue et comme All-Montreal ont envoyé à connaître la défaite.Le gérant McGoo-gan se promet bien d’être le premier à humilier Pal Kennedy et ses braves.Royals et Delorimier seront la deuxiè- ! me attraction à 3 heures 30 précises, i Bien qu’ayant été défaits toute la sai- ' s .cette partie promet d’être la plus contestée, attendu que les deux clubs veulent finir la guerre de la ligue.Ce sont deux bonnes équipes qui ont joué de malheur cette armée.Ils comptent faire [’“affaire” à cette “moses” de guigne qui les poursuit depuis l’ouverture de la saison.Les amateurs seront plu- à leur aise: dateurs contre les Indiens de Charlie pour voir les parties maintenant que le Qucrrie.Le président du Club Capital kiosque des juges a été reculé de ma- j a reçu de Jos Cattarinieh, gérant du mère à ne plus leur obstruer la vue du : National, un télégramme lui annonçant d (i 1 H 111 iltlt» ( 1\ r* è î ex «« a\ ) .» r-\è «% « è- A a a» .¦•« ** u Les tramways Papineau via Amherst conduisent au terrain.Beauchamp et Groulx s’aligneront samedi Ottawa, lô.— Ted Groulx et Léo Beauchamp, les deux jouteurs cana-diensfrançais, dont le Capital se disputait depuis longtemps la possostfon, 'figureront Samedi sur l’équipe des Sé Deuxième défaite des Leaf meilleur ton, car ils s’habilleront, pour sistant.Laissés sur les buts, Rochester 2, Toronto, 9.Buts sur balles, sur ce voyage, au magasin Scnii-roady.où J” 0,i „ °’ !„ * *m’ bulles, sur il y a de la satisfaction pour tous — et .onindL sur feareau, 2.Struck touiours ” 0,11 Par McConnell 6, par losrenu 3.toujours.Le Magasin Semi-ready, 631.rue Ste-C'atheriue Est, P«r Durée «le la partie 2,05 heures.Assis tance: 1,533.Umpires: Murray et Kelly.o: - Baseball au King Edward que le National consentait à se dispen ser.pour cette année, des services de Groulx et de Beauchamp.Cotte nouvelle a profondément réjoui les Caps qui se promettent maintenant de s'en donner à Toronto samedi.L’exploit d’un bicycliste L’éqnipe Henley Ottawa, 15.—I,’équipe Henley du Ottawa Rowing Club a eu hier après-midi son dernier exercice sur Tonde du canal Rideau avant son départ pour l’Angleterre.Ce départ s’effectuera jeudi, et les huit rameurs qui s’en vont à Londres contester le championnat mondial seront les héros d'un gai ‘‘send off”.Les rameurs prendront place dans le convoi de 6 h.20 heures jeudi soir en route pour Québec, où ils arriveront vendredi matin à 5 heures, et de suite prendront leurs quartiers à bord de T“Empress of Britain”.Liverpool sera atteint le 22 où le 23 juin.Pierre Tremblay, le gardien et gérant du Club House «lu syndicat das rameurs accompagnera l’équipe et il verra à ce que chacun de ses hommes mette en honneur la réputation des rameurs canadiens.LIMONADE DE VICHY Garantie au Gaz Naturel des Sources.Château Robert, Vichy (St-Yorre).LA SAVOUREUSE K N VENTE PARTOUT LAPORTE, MARTIN & CIE, Ltee.IfoiturB légère de livraison BRUSH $875.00 Cette voiture épargnera son propre coût en un an.Ses principales caractéristiques sont ; qualité recommandable, économie et simplicité.Tous les épiciers, boulangers, propriétaires de buanderie, marchands de nouveautés, enfin tous ceux qui ont besoin d’une livraison rapide ne peuvent se passer d’une voiture légère de livraison BRUSH.The Motor Import Co.of Canada, Limited, autrefois THE WILSON BROS MOTOR CO., LIMITED ENTREPOT : ¦ Edite dit ! 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ou un voyage lors d’une fête.Des billets pour aller et retour seront vendus à $1.15, bons pour départ samedi et dimanche, les 17 et 18 juin.Limite de retour, 19 juin.Le train du dimanche laisse Montréal A 9 h.10 a.m., et, au retour laisse Coney Island, à 7 h.35 p.m.Dans le Filet I-» Ligue ¦ Professionnelle de .Mont Toronto, 15.— M.Thompson C lark, réal donnera une belle attraction di-jun Anglais de A’ancouver, et vocrétai-luanche prochain au Parc King Edward le de l'association de Football de Les A ieux \ oltigeurs de Saint-Henri j la Colombie Anglaise, est arrivé de et les Montréal Reserves joueront une Toronto, hier, après avoir parcouru partie de ligue à 3 heures précises.Le s i 323 milles en bicyclette, tramways Sainte-Catherine et Notre : Parti de Vancouver, le t avril, il Dame Est conduisent an quai Racine, ,u*v'f voie du Pacifique Canadien d'où partent, les bateauxtraversiers A d s’est procuré les signatures des Lorsque le Capital ira faire eta 86- 2 heures, 2 heures 15, 2 heures 30 et ' mR’res des villes par où il est passé, tonde visite A Toronto, samedi, bien 2 heures 45 en temps pour la partie.a gagné sa subsistance en vendant dus changements auront été faits sur Amateurs de Saint-Henri, en ’’oulo des cartes postales.Thompson se ren- son équipe.Lc^ Sénateurs opposeront m Parc King Edward, dimanche encou- rager notre équipe.Les résultats au Kentucky Estonia, Ky., 15.— La troisième course d’hier a fourni une arrivée très excitante.Handzaretta a gagné par un nez devant Lady Grenier.Sommaire : 1ère course, chevaux «le 2 ans, 5 furlongs, 1er McCreary, 108, Loftus, dra à Montréal sur sa bécane ; il aux Fecunvsehs un nouveau gardien de y prendra le steamor pour l’Angle- buts, deux nouvelles attaques et pro-terro.LA, il reprendra sa marche en bablement un nouveau joueur de dê-bieyejette et ira de Londres à l’ex- fense.position de Glasgow.Il espère persna- Bobbins de Peterboro est celui qui der les fervents du football en Angle- fera son début comme gardien du fi-torre A offrir un trophée perpétuel à KL tandis que "Red" Armstrong et l'association de la Colombie Anglai- Kodge, deux recrues d’Almonte, ftgu-se.feront sur la ligne d'attaque.Le nou- veau joueur de défense sera probablement King, de Prescott, f\mm I Indien» de Caughnawaga se ren-QUIÉIC UttaWa contreront dimanche après-midi au ter-~ rain du National avec notre équipe de seniors, Nous verrou» s’ils sont réél-Ottawa, 15.— Hamby Shore, le eélè- lement de taille à gagner leurs épau-bre joueur de défense du club Ottawa, lettes pour être admi» dans la ligue a été transféré à Calgary par les auto- senior Hamby Shore MAGNIFIQUES LOTS A VENDRE Dans une situation idéale à 2 minutes des gares du C.P.R.et du G.T.R.Voisins des terrains de “DORVAL BAY GARDEN” A proximité du lac Saint-Louia, de l’Eglise, du bureau de poste et de l’ecole, avec communication directe au Lac.SiOO à $500 du lot CONDITIONS FACILES Agents: CONSTANTINEAU & DeBELLEFEUILLE 62 RUE SAINT-JACQUES.Tél.f Main 4977 Lei i|*ati Mrvat isr lei tcrraiai tost les itmeiiis et dimuchei aprii-midi.PELERINAGE DE L’EGLISE ST-PIERRE pour Dames et Messieurs A STE-ANNE DE BEAUPRE par le Pacifique Canadien (gare Viger) SAMEDI, 24 JUIN, 10 hres P.M.Dimanche, 25 juin, célébration de la fête nationale A Québec.— Au retour de Sainte-Aune, 3 heures d'arrêt à Québec.— Billets bons pour 3 jours sur tous les trains excepté le train rapide partant do Québec à 1 heure 30 le Dimanche 25 juin.Billets: Adulte, $3.00; Enfant, $1.50.— En vente au presbytère et au départ du train.Directeur du Pèlerinage; R.P.Pcrdereau, O.M.I., 213 \ isitation, Tél.Bell Est 909.(Les pèlerins qui désirent retenir des üts doivent s'adresser au directeur du pèlerinage).PELERINAGE DE St-HENRI A Ste-Anne de Beaupré, SAMEDI, 24 JUIN 1911 Sous la direction de M.le chanoine Décarie, curé Le voyage se fait par le G.T.R.et bateaux (de Lévis à Ste-Anne.nr-vn tinv ( Départ:—Gare Bonaventure, 9 heures 30 p.m.HUKA.IKK \ Retour:—Arrivée n Montréal A.10 heures p.m.ADULTES, $2.50-CHARS DORTOIRS, $2.00 - ENFANTS, Les billets sont bons jusqu’au 27 juin inclusivement.$1.25.Téléphone Main 1399.Etabli en 1863.L THERIAULT Entrepreneur de Pompes Funèbres 24 RUE SAINT-URBAIN, Ed.Longfellow, le joueur d’inside |AP se via lignes directes dans ^lUO.qj les deux directions .San Francisco, via Por- tland, Ore., dans une $115.50 seule direction.I PRIX REDUITS DE CONVENTIONS POUR LES SUSDITS ENDROITS Départ, jusqu’au 21 juin; du 20 juin au 4 juillet.Limite du retour, 15 septembre.MODERN WOODMEN OF AMERICA CAMP PRINCIPAL, Buffalo, N-Y.DU 20 AU 21 JUIN Voyage aller et retour de CIC AA Montréal.91 DallU Bon pour départ les 16, 17, 18, 19 juin.Limite de retour.30 juiu.Excursions de Chercheurs de Home BILLETS ALLER ET RETOUR, h de, prix très réduits, pour l'Ouest du Canada, via Chicago, en vente le 27 juin; 11, 25 juillet ; 8, 22 août, 5, 19 septembre.Voyages fin de semaine, à prix réduits de Montréal Cornwall.$2.15 I Rt-.Tean .$1.00 Prescott , $3.50 I St-Hyacintbe 1.30 rockville .3.90 I Hherbrookw 3.30 Ottawa .8.45 I Québec ., 5.00 SERVICE DES TRAINS MONTREAL — HEMMINOFORD — COVINGTON Chaque dimanche jusqu’à avis contraire, un tranv spécial laisse Montréal à 8.05 a.m., pour Hemmfngford, Fort Covington et endroits intermédiaires.Au retour il arrive à Montréal, à 9.00 p.m.MONTREAL — WATERLOO Chaque dimanche, juaqu’à avis contraire, On train spécial laisse Montréal à 8.32 a.m.vumr Chambly, Marioville, Farnham, Gr?n-by, et Waterloo et endroits intermédiaires.Au retour, il arrive a Montréal à 8.50.MO: IEÀL — ST-HYAOINTHE Chaque dimm ihe, jusqu’à autre avis un train spécial baisse Montréal à 12.10 p.m., pour St-Hyacinth© et gares intermédiaires.Au retour, laisse St Hyacinthe à 8.00 p.m.MONTREAL A VALLEYF1ELD ET RETOUR $U5 Bon pour départ samedi et dimanche 17 et 18 juin.Limite du retour 19 juin.Prix réduit, en proportion de Montréal à Ste-Anne, Vaudreuil, Coney Island, Val eyfleld et gores intermédiaires.Le train du dimanche laisse.Montréal à 9.10 h.ni., et, nu retour, laisse Valleyfteld à 7.30 p.m., pour Montréal.Wagons directs.MONTREAL—NEW-YORK PAR LA D.ET H.CO, EN VIGUEUR LE 18 JUIN Départ de Montréal à 7.10 a.m.10.00 a.m., 7 p.ni.S p.ni., le.jours de semai ne; 9.00 a.tu., 7.00 p.ra„ 8.00 p.m., les dimanches.Wagon-salon sur les train* de 7.10 a.m., et 10.00 a.m., pour New-York, les jours de semaine.Wagon-salon sur la train de 0.00 a.ni., pour New-York, les dimanche.Wagon-lit swr te train de 7.00 p.m, pour Albany, tous les jours.Wagon-lit sur le train de 8.00 p.m., pour New-York tous les jours.BUREAUX DES BILLETS en VILLE 180 rue Ht Jacques.Tél.Main 6005.Ou gare Bonavunture.LE TRAIN DE 0.00 A.M., ENTRE MONTREAL ET TORONTO EST LE TRAIN DE LUXE DU CANADA EXCURSIONS IDEALES SUR L’EAU NTliEAL QUEBEC.— Les vapeurs partent tous les jours 4 7 » m.A SAGUENAY.— Les vapeurs pi rtent de Québec, les inarm Tiédi à 1 'Belleville LIGNE MONTREAL-QUEBEC.LIGNE DU 8 a.ni.LIGNE DE MONTREAL—TORONTO—HAMILTON.—Le.vapeur les vendredi, à 7 p.in., s’arrêtant aux Mille Isles et la Baie de Quinte LIGNE DI MONTREAL—ROCHESTER—TORONTO.— Tou, les jours, eiceptc la dimanche, a 12.30 p.m.’ 1 BUREAU DES BILLETS EN VILLE 011 t A R RE VICTORIA.part —La campagne politique va se faire durant la vacance surtout.Pour être bien renseigné, il vous faut donc le "Devoir.” Trois mois, du 15 juin au 15 septembre, pour 50 cents.G le Générale Transatlantique r e New York au Havre.Paris (France Départs tous Isa Jeudis & JO a.m.LA LORRAINE .Juin 22 CHICAGO.Supp.Juin 24 LA PROVENCE.luin 28 NIAGARA, Supp.Juillet 1er LA TOURAINE.Juillet fl LA BRETAGNE.Juin 8 Renseignements GENIN, TRUDEAU A CIE, agents généraux pour le Canada.22.rue Notre-Dame Ouest.Montréal.Ligne de Navigation “Black Diamond” LE VAPEUR ROSALIND partira samedi le 17 juin -POUK - CHARLOTTETOWN, x.P.E., SYDNEY, N.E., ET SAIN T-JEAN, T.N.ON RECEVRA LE FRET tout le jour jusqu’à 6 p.m.vendredi, le 16 juin, au hangar à fret, section 24, au pied de la rue Beaudry.Pour les taux des passagers et du fret, espace à réserver, etc., s'adresser à 112 rue St,-Jacques ou téléphoner Main 4491, ou bureau d quai, Main 7642.A.T.WELDON, Agent.Gén, dos Passagers et du Fret.le PACIFIQUE Canadien SERVICE DE TORONTO LE TRAIN QUOTIDIEN DE 10.45 p.m, pour TORONTO NORD Partant de In gare de la rue Windsor oit en train d'acquérir rapidement la REPUTATION d’étre le «lus beau et le plus ctwfoitabla Iram circulant entre la Métropole et la Ville-Reine.8.4.) a.m., et 30.00 p.m., tous les jours A tu garo Union.Les nouveaux wagons-lits spéciaux ot éclairés à la lumière électrique sont sur ccs trains.TRAINS SPECIAUX POUR L’EMPRESS fcp raccordant avec 1'Empress of Britain, qui purl de Québec vendredi le iti juiu.1 SPErïAL partira de Montréal, pare Windsor, à 8.30 p.m.jeudi, le 15 juin, et se rendra à la Rare du Palais, Québec.Co tram sera composé de wagons de colons, wh-goiib de première classe et wagnns-dortolrs.Un train spécial pour îa malle do rplmpresa composé de wagons de jour, wagon restau-(t wa8c so,cil faisait rage de tous ses feux.Sous sa lumière ardente, l'immensité des flots, teintés de bleu, s’étendait à perte de vue et allait se confondre dans le lointain avec les horizons empourprés.Cette parure flamboyante enveloppait aussi les vieilles murailles de l'abbaye, les deux flèches de son église, son portail artistement sculpté et les colonnes dentelées du cloître pavé de pierres tombales autour desquelles un gazou étoilé de quelques fleurs allongeait ses sinuosités.Devant la façade des bâtiments monastiques, clos de murs et défendus à leur entrée par une haute grille, la route venant de la mer s’élevait en montées moelleuses, à travers des prairies et des hêtraies, jusqu'au sommet de la .colline que couronne le village de Hacquetot.En avant du village, le château féodal, habité par la famille de Ruquemare, déroulait sa façade monumentale et sévère dans l’encadrement verdoyant des feuillages de son parc, sur lesquels le soleil jetait des reflets d’or en, les criblant d’étincelles.Au Xlle siècle, les seigneurs de Ruquemare avaient été les fondateurs de l’abbaye, et depuis, ils en étaient restés les bienfaiteurs.Leur manoir semblait n etre â cette place que pour rappeler ce souvenir et pour rappeler aussi que, durant des siècles, il avait été le gardien et le défenseur de ]a fondation monacale.Maintenant, il ne pouvait plus prétendre au même rôle, grâce à la pacification générale de ce pays si longtemps ravagé par les guerres.Si 1 abbaye avait eu besoin d'un secours armé, ce n est plus du château qu'il lui eût été possible de l’attendre.Autrefois place forte, il avait perdu depuis toute physionomie militaire.I n haut pignon revêtu d’ardoises avait remplacé sa toiture crénelée.Quelques vieux serviteurs paisibles et dociles occupaient les lieux où «'agitaient jadis des hommes d’armes, et la rouille qui rougissait les couleuvrines conservées è l’entrée du domaine, attestait que, depuis de longues années', elles étaient désaffectées.Malgré ces changements et ces transformations, œuvre des siècles, les relations des châtelains avec l’abbaye n'avaient rien perdu de leur caractère amical et bienfaisant.Le dernier des Ruquemare avait tenu à honneur de les continuer à l’exemple de ses ancêtres.Après sa mort prématurée, sa veuve, qu'il laissait seule avec une fille, unique survivante de cette glorieuse maison, s'était inspirée de la mô tradition.Entre l’gbbaye et le château c’était toujours le même échange do bienfaits et de prières, de secours et de conseils.Ces détails étaient nécessaires pour faire comprendre comment et pourquoi, au moment où les vêpres finissaient, le R.P.Abbé Dom Glicourt s’empressa de rejoindre, à la sortie de la chapelle, la comtesse de Ruquemare, qu ü avait aperçue dans la nef pendant l’office avec sa fille Marie-Thérèse, une enfant de onze ans à peine, agenouillée à côté d’elle.Le village de Hacquetot, hameau plutôt que village, comptant à peine une centaine de feux, n’avait pas de curé, et, depuis longtemps, les moines s’acquittaient du service paroissial.La comtesse était venue ce jour-là à l’abbaye, comme elle y venait tous les dimanches, et, sans doute, elle s’attendait à ee que, l’office fini, Dom Glicourt vînt la saluer, car au seuil de l’église elle s'était arrêtée, laissant s’écouler lo flot des fidèles qui s’inclinaient devant elle en passant.Elle le.vit venir du fond d?la nef.See cheveux blancs et les rides dont sa figure était sillonnée révélaient seuls qu'il avait atteint l’âge d'un vieillard.8a démarche était celle d’un jeune homme, et aa robe noire, serrée à la I taille par une ceinture de cuir, laissait deviner sous ses plis lourds un corps amaigri par les macérations et les veilles, mais resté vigoureux en dépit des années dont il portait le fardeau sans faiblir.I n s approchant de la comtesse, il s’inclina en même temps que sa main se posait paternellement sur le front de Marie-Thérèse, debout près de sa mère, et que, du pouce il la signait.—Je suis heureuse de vous voir, mon Père, lui dit.Mme de Ruquemare: J’avais hâte de causer avec vous, ,1'ai reçu ce matin des nouvelles de Paris^ —J’en ai reçu aussi, répondit-il.Elles sont alarmantes.La comtesse, avant de le laisser continuer, éloigna sa fille d'un geste affectueux, en 1 engageant à aller jouer sur la terrasse.Elle reprit ensuite : —•le comprends que vous ave» reçu les mêmes que moi, —On me raconte qu’il y a cinq jours, le 14 de ce mois de juillet, une émeute a ensanglanté lB capitale.Les émeutiers se sont emparés dé’la Bâstll-' le ; ils ont massacré une partie de la garnison ; le gouverneur a1 été tué, et durant cettè journée de crimes, plusieurs représentants de l’autorité royale ont été mi» en pièces par «ne foule fanal iséo.—Les lettres qui me sont parvenues, dit Mme de Ruquemare, nie font part do ces détails affreux.Qu’allons-nous devenir, mon Père, si ce mouvement révolutionnaire se propage et s'aggra- ve ?—Je voudrais espérer qu’il ne s'aggravera pas.Mais comment l’espérer, alors que, depuis tant d’années, les envoyés de Satan se sont attachés n.; pervertir le peuple, à lui prêcher la j révolte contre l’autorité du roi, à l'exciter en lui parlant sans cesse de ses droits et jamais de ses devoirs ?j —11 ne nous reste donc qu’à prier et qu’à souhaiter que Dieu nous vienne en aide ! I - Oui.il faut le prier,affirma Dom Glt-| court.Mais il ne faudra pas s’étonner s'il no- -nous oxanre pas sur-le-champ.On l’a tant offensé qu'il veut peut-être nqui4 faire porter le fardeau de sa colère et livrer pour un temps le monde aux méchants 1 —Mais est-il juste, mou Père, que les bons soient punis ?—Ce que le ciel décide est toujours juste, Madame, et ce ne sera pas la première fois qu’il aura enveloppé dans les mêmes vengeances les innocents et les coupables.D’ailleurs, poursuivit Dom Glicoürt, qui de nous pourrait se flatter d'être sans reproches ?Sommes-nous sûrs de n’avoir jamais favorisé par nos complaisances, par notre tolérance ou encore en contractant de nouvelles habitudes, en nous prêtant au relâchement «les mneurs, les doctrines pernicieuses dont la société est actuellement empoisonnée ?Que de mauvais exemples ont donnés la cour, la noblesse et souvent In bourgeoisie elle-même! Il «’arrêta comme s'il craignit d'en 1 trop dire, et le silence succéda aux pa* iules qu il venait de prononcer.L’attitude «le Mme do Ruquemare révélait qu’elle en était frappée, et qu’intérieu-reinent elle les approuvait!1 Bientôt, ses pensées lui suggérèrent une question nouvelle : —Ne craignez-vous pas, mon Père, ! que les douloureux événements dont | Paris vient d’être le théâtre ne se répercutent dans les provinces, dans la notre ?—C’est à craindre, en effet, répondit Dom Glicourt, et pour vous parler eu toule franchise, je dois ajouter que ja m attends à ce qu’ici même nous subissions les conséquences de ces sanglantes émeutes.—Quoi ! Ici, mon Père ?Nous y sommes si loin de tout, et nos pay* i sans, nos pêcheurs sent si fortement attachés aux croyances des ancêtres ! Pourquoi se révolteraient-ils ?Pc l’abbaye comme du château, ils n’ont jamais reçu que des bienfaits.ia C« Journal est imprimé au No Tlo, rus Saint-Jacques, à Montréal, par "La Publicité’’ ( à responsabilité Limi* tés).Henri Bourassa, directeur-gérant.* .-,.éi LE DEVOIR, Jeudi, 15 Juin 1911 r-m., •v/\l ,c "rUMDC Le scrutin dans la Nouvelle - Ecosse EN TOUS TEMPS Ouvriers compétents 0.K, MCLAREN, Limitée, 351 RUE ST-JACQUES CALENDRIER Réduit considérablement la majorité ministérielle VENDREDI, LE Ifi JUIN 1911 St-Jean François Régis.Conf.Lever du soleil: 4 h.Il; coucher du j soleil: 7 h.49.Lever de la lune: 11 h.36 (s.); coucher de la lune: 8 h.06 (m.).Pleine lune.TEMPERATURE TROIîj MINISTRES SONT BATTUS —11 CONSERVATEURS SONT ELUS.L’ANCIEN CHEF DE L’OPPOSITION EST RP,ELU.— M.OIROIR EST ELU DANS ANTIOONISH.—L’AROUMENT DE LA MARINE NE REUSSIT PAS.— L'IMPRESSION DANS LES DEUX CAMPS.Aujourd’hui maximum.76 Même date l’an dernier.76 Aujourd’hui minimum.¦r>7 Même date l’an dernier.60 Baromètre: 8 h.matin, 29.80; Il h.matin, 29.80; midi, 29.82.CE SOIR SYNDICATS OUVRIERS.—Au Temple du Travail : Conseil des Métiers et du Travail de Montréal.—Salle Dumont : Conseil Central National des Métiers et du Travail.Le Devoir en vacances Un bon compagnon est indispensable en vacances.Assurez-vous la compagnie du “Devoir”.Vous l’aurez pour 50 cents, du 15 juin au 15 septembre.Jeunes gens, jeunes filles, donnez votre nom tout de suite.Le “Devoir’* récréé, instruit, stimule.Abonnement de vacances, 50c.Adresse : Le “Devoir” 71A rue St-Jacques.Montréal.Aux Cercles de TA.C.J.C.Tous les cercles de 1/A.C.•).( ., sont invites instamment à une réu nion qui sera tenue demain soir, au sityro du Cercle Pit* X.angle des rues Bordeaux et Rachel, dans le but de discuter les details de la caval cade organisée par le Cercle Pie \ au profit, du Monument Dollard, pour les dates des 22, ‘J'i et 21 juin pro chain.Chaque cercle est prié d’envoyer le plus grand nombre de délégués possible.-+- Réduction de taux de l’électricité T.a Compagnie Montreal Light Heat and Power annonce une nouvelle réduction dans le taux do l’électricité à ceux de ses abonnés qui ont signé avec elle un contrat de cinq ans.Pour l'éclairage domestique les toux seront de 7.5 par K.W, au lieu de Ir.et de 9c, par K.W, pour l’éclairage commercial.Cette nouvelle réduction sera accordée dès le premier juillet prochain.-4-— Nouvelle route pour les grains Le Pacifique Canadien s’attend à ce que sa nouvelle ligne de transport tics grains soit terminée de bonne heure cet automne.Les ingénieurs qui surveillent les travaux disent que du train où vont les choses.In ligne sera bientôt terminée et, sera prête pour l’exportation des grains de l'ouest à l’automne.hour, raccourcira cette route de 91 transporte de Port Arthur est envoyé à Owen Sound par bateau et de là à Montréal par Toronto Ce qui fait une distance de 160 milles.La nouvelle ligne, partant de \ ietoria llar-Kelsh, par les compagnies, et Beaudry milles.Il y a actuellement 29 milles de voie de terminés.f.a nouvelle ligne qui a son point de départ à \ ietoria traversera la ligne Toronto-Sudbwry.Les travaux sont confiés à la Toronto Construction Oo, qui a un grand nombre d’hommes à son' emploi.Dans le port de Victoria doux quais de 9.600 pieds do long sont en construction et le gouvernement s’est chargé de creuser à cet endroit, il y aura 27 pieds d’eau près des quais et dans le chenal qui y conduit.Il y aura un entrepôt de pouvant conten’ir 12,000.000 d.do grain.(Spécial au Devoir) Halifax.14.—Le résultat du scrutin de ce jour divise les partis comme suit: 11 conservateurs, 27 libéraux.11 s’en est fallu de bien peu que la division fût plus tranchée.Plusieurs candidats ministériels ne sont élus que par de petites majorités.Tout joyeux d’être maintenu au pouvoir, le gouvernement ne se rend pas encore compte du changement considérable qui s’est opéré à sou endroit dans l’opinion publique, mais la défaite de trois de ses ministres, est un sûr indice de ce revirement.Les conservateurs ne sont pas complètement satisfaits.Ils comptaient sur l’élection de quinze de leurs candidats, ce qui aurait réduit la majorité‘du gouvernement à dix voix, mais leur désappointement est largement compensé par la défaite de trois ministres.La.majorité ministérielle qui était de 28 dans la dernière législature ne sera que de 16 dans la prochaine.Il y a dix ans que le parti conser-vateur n’a pas eu une représentation aussi considérable dans la législature.Le Cap Breton a causé une grande surprise aux libéraux.L’espoir de vaincre les avait fait recourir à l’argument de la marine.Un vote bleu signifie un vote contre la construction de la marine criait-on partout, et le Ca,p Breton a voté bleu! Voici la liste des élus: LIBERAUX Inverness.—McDonadd et McMillan.Victoria.—Murray et Buehanon, par de bonnes majorités.(hnisboro.ICllis, 139 voix de majorité.Tory, 179 voix de majorité.Richmond.—Joyce et Bessett, bonne majorité.Pictou.—McGregor, 223 majorité; McKay, 154 majorité.Cumberland.—Rolston, 115 majorité; Carter, 474 majorité.IHgby.—-Comeau 286 majorité; Wall, 420 majorité.Avligonish.—Trotter, 204 majorité.Yarmouth.—Armstrong, 67 majorité.Hauts.—Reid, majorité 38.Shelburne.Irwin, majorité 125; Nickerson, majorité 92.Kings—Wick wire, majorité 800; Covert, majorité 1200.Lunenburg.—MacLean, majorité 300.Queens.—Smith, majorité 121.Annapolis.—Daniels, majorité 140.Halifax.Faulkner, majorité 1,100; Logan, majorité 1,400; Finn, majorité 1,971.CONSERVATEURS ELUS » « Cap Union.Britts, majorité 200; Douglas, majorité 175.Pictou.—Farmer, majorité 3.A ntigonish.—Giroir, majorité 26.Yarmouth.—Corning, majorité 66.Hants.—Parsons, majorité 144.Colchester.—Stanfield, majorité 120; Kennedy ¦ 309.Luncnberej.—Maggison, majorité 325.Queens.—Hnill, majorité 27.Annapolis.—Phinney, majorité 75.Notes de l’Hôtel de Ville UN CARROUSEL M.M.Langlois veut monter au Parc LaFontaine un carrousel qui coûtera $10,000.Il en a ce matin demandé l’autorisation aux commissaires et il offre de payer une redevauce de $500 par année pendant dix ans.LA RUE CHAMBORD Les propriétaires de la rue Cham bord demandent aux commisaires de ne pas faire cette année de pavage chez eux.Quoiqu’il soit un peu tard, l’échevin Clément a obtenu quo leur requête soit prise en considération.LA METHODE BERTILLON Les commissaires municipaux ont décidé d'adopter le système Bertillon d’impressions digitales pour l’identification des criminels.Us demandent au conseil $400 pour acheter le droit de s’en servir.LES PAVAGES Les commissaires ont ouvert ce matin cinquante soumissions pour les pavages permanents, l’aqueduc de la Longue-Pointe et les égoûts.Ces soumissions seront mises en ta bleau et les entrepreneurs seront invi tés à se présenter u i Hôtel de ville le jour où lest coutrats seront adjugés.Toujours la grève DECLARATIONS CONTRADICTOIRES DES OFFICIERS DU CANADA CAR, ASSEMBLEE A SAINT PIERRE-AUX-LIENS.AUTRES AS SEMBLEES.L’ASSEMBLÉE DE NICOLE! (Spécial au Devoir) Nieolri.15.—L'assemblée de cet après-midi promet d’être un succès.11 fait une température idéale.Malgré les chemins qui sont encore détrempés par les dernières pluies, un grand nombre d’électeurs nous arrivent de la campagne, et la foule des auditeurs sera considérable.M.Monk est accompagné de M.Armand Lavergne.M.Monk fera un important discours sur la Marine.Un cas de typhus à bord du ‘ Sardinian ’ (Spécial au Devoir) Québec, 15.—Le vapeur “Sardinian”, de la ligne Allan a été arrêté à la Grosse Isle hier matin, un cas de typhus ayant été découvert à bord.Tous les passagers do la troisième classe ont été débarqués et gardés en quarantaine.Le vapeur a été desinfecté et a ensuite continué sa route pour Montréal.C’est la première fois depuis quarante ans que le typhus nous est apporté d’Europe.SAMED117 JUIN à SOREL grains miuots La mise sous terre des fils T.a commission provinciale! des Services d’I’tilités Publiques n nommé le professeur L.A.11 erdt.de Mefiill, troisième membre de In eommissiou des Services Kleetriques de Montréal pour la préparation des plans et devis pour la mise sous terre des fils électriques, conformément à la eliarte de la Aille.La nomination de MM.U.S.Xelsh, par les compagnies, et Beaudry Leman, par la Aille, a été confirmée.1.0 cachet des experts sera de f?!5 par séance de pas moins de trois heures par jour.La eommissiou s'est déclarée surprise de voir que le conseil municipal n’eut pas fixé un chiffre plus en proportion avec la valeur des o\ ports.Les trois ingénieurs ont cependant déclaré qu’ils étaient prêts à accepter cette rémunération parce qu'ils croient de leur devoir d'aider à lu A'file à se débarrasser vine bonne fois des poteaux et des fils.Les griefs des citovcns de la Pointe St-Charlos contre io service des tramways seront étudiés à In sépnee du-26 juin, mais la commission devra d'abord décider si elle a juridiction sur le "Montreal Street Railway ", Il faudra lussi des plaintes forl’mclles et circonstanciées.Mire Perron comparaissait pour la compagnie.Il n déclaré que le contrat était observé à la lettre et a ajouté avec ironie que les gens de la Pointe St-C’harles ne pouvaient pas s’attendre à ce que la compagnie leur fournisse des wagons-salons.La compagnie, dit-il, no comparaîtra pas à moins que dos accusations formelles ne soient portées contre elle, sans epla, tfilo passerait son temps devant la commission.ON DEMANDE Opérateurs et opératrices ainsi que bonnes finisseuses dans les habits pour hommes.Meilleurs gages payés.Ouvrage à l'année.S'adresser immédiatement à B.Bardner 4 Ole.68 rue McGill.Grande assemblée populaire à Sorel samedi, le 17 juin courant.Les MM.suivants adresseront la parole : MM.Beaubien, Bourassa, Blondin, Larivière et autres.Le vapeur Richelieu fera un voyage spécial à cette occasion et partira de Chambly à 7 heures en arrêtant aux endroits suivants:— Beloeil, 8 heures 30.$100 Saint-Hilaire.8 heures 45.I 00 Saint-Marc.9 heures 30.I 00 Saint-Charles, 10 heures.1-00 Saint-Antoine.10 heures 45.75 Saint-Denis, Il heures.75 Saint-Ours, 12 heures.50 Au retour, le départ se fera de Sorel à 4 heures 30.Les billets dei passage devront être achetés avant d'embarquer sur le quai.Un autre vapeur laissera Berthier à midi, pour Sorel, et repartira à six heures du soir.Prix, aller et retour, cinquante sous.Le Montreal Southern émettra des billets bons pour aller et revenir sur ses convois réguliers de samedi le 17 aux prix suivants :— Saint-Aimé.55 Saint-Louis.75 Saint-Judes.95 Saint-Barnabé So.115 Saint-Hyacinthe.*.1.50 Saint-Damase.1-80 Rougemont.2.10 Sainte-Angèle.2.30 Saint-Roch.50 Contrecoeur.70 Saint-Antoine.80 Verchères.95 Varennes.I 30 Boucherville.1.50 Longueull.1.70 Yamaska et Yamaska Est., .50 Saint-François du Lac et Pierrevllle.70 Labale.95 Nlcolet.1.30 Samedi, le convoi qui part de Sorel à 3 heures 45 pour la Jonction d'Iberville ne quittera Sorel qu'à 4 heures 45, et celui qui part de Sorel' pour Montréal à 4 heures, 30 ne quittera Sorel qu'à 5 heures p.m.L'assemblée aura Heu au Parc Royal.Los employés de la Canada Car out tenu ce matin une grande assemblée à St-Pierre-aux-Liens.Le mouvement gréviste semble s’affirmer toujours et l’on peut dire que la lutte se fait de part et fi ’autre avec vigueur.La compagnie ne laisse pas entrevoir ses intentions quant à sa conduite future, elle se contente fie recevoir les quelques ouvriers qui se présentent à ses usines., Les ouvriers de leur côté tiennent ferme et son dé idés de pousser leurs demandes jusqu’au bout.Comme tou jours la grevo se poursuit sans aucun incident de violence e M.Ditctfield lui-même nous déclarait ce matin que ceux qui entrent aux usines le matin le font sans opposition des grévistes et que ceux-ci se conduisent bien.Le surintendant général déclarait ce matin que à peu près 300 hommes étaient retournés au travail à l’usine de Turcot tandis que près de 40 cents travaillaient aux chantiers de Saint-Pierre-oux-Liens.Cette déclaration est cependant -ntredite aux bureaux généraux de la compagnie où l’on nous a affirmé quo pas un seul homme ne travaillait à Turcot tandis qu’à p eine 200 se sont, rendus à St-Pierre-aux-Liens.T! est une chose certaine, c’est que pas un homme ne peut être vu aux chantiers de Turcot et qu’il y a peu d’activité à St-Pierre.Il était rumeur ce matin que la compagnie avait offert une augmentation de salaire aux ouvriers des Jours.Cette rumeur est niée par le :urintendant.Ce matin, cependant, certaines gens, venus on ne sait d’où circulaient parmi les grévistes et leur conseillait de retourner à l’ouvrage disant, que la compajpiie augmenterait leur salaire; comme tftut cela n’est pas très clair, les grévistes ont décidé de n’en pas tenir compte jusqu’à ce qu’une déclaration officielle autorisée leur soit faite de la part de la compagnie.Assemblée cette après-midi à La-chine, une autre ce soir à St-Henri au pare Georges-Etienne Cartier.- A Maisonneuve LE CLUB OUVRIER ET LE CONSEIL.Le Club Ouvrier de Maisonneuve vient d’adresser une requête au Conseil municipal, demandant la même échelle de salaire pour les ouvriers de la corporation, que celle adoptée par la ville de Montréal.La supplique a été appuyée par l’échevin Tremblay, mais combattue par les échevins Dufresne, Bélanger, Lemay et Germain, qui prétendent qu’un salaire de $1.60 est suffisant pour élever une famille Ces messieurs ne sont pourtant pas sortis de* la cuisse do Jupiter et plusieurs d'erftre eux doivent se rappeler le temps où ils “en arrachaient”.Contrairement donc, à ce que disait un journal du matin, ce n’est pas M.Bélanger, mais M.Tremblay qui a favorisé la classe ouvrière dans ce débat.On prépare aussi, au Club Ouvrier, une protestation contre le projet de règlement de l’échevin Lemay, défendant la distribution des circulaires dans les rues, et refusant même d’accorder licence à ce sujet.Ce projet a été adopte en première lecture et va.subir prochainement sa deuxième lecture.L’INSURRECTION EN PORTUGAL LA GARNISON DE CHAVES REVOLTEE, TUE SON COMMANDANT-LES ROYALISTES MAITRES DE BRAGA.La réponse de M.Lavallée (Spécial au Devoir) Londres.15.—Une dépêche de Madrid annonce que l’insurrection monarchiste est entrée dans une phase active.La garnison de Chaves, dans le'nord, se serait révoltée et aurait tué son commandant., A Braga, les royalistes ont saccagé les bureaux du journal républicain local ; ils sont maintenant maîtres de la ville.LES ANARCHISTES A MADRID (Service spécial au Devoir) Madrid, 15.—Une bombe a fait explosion ee matin,^ à la “Plaza Oriente” proche du Palais royal, causant de grands dégâts à la eathé- Cet attentat, cause une grande sensation aux approches du Congrès Eucharistique.Une enquête est ouverte pour découvrir les auteurs du méfait.LES COMMISSAIRES SE DEFENDENT M.Ainey donne son opinion au sujet des difficultés qui existent à l’Hôtel de Ville M.le commissaire Ainey a ré,pondu ce matin à ceux qui espèrent que la législature sera saisie d’un projet de loi, à l’effet de réduire le terme d’office des commissaires de quatre à deux ans.“Je sais très bien, dit-il, qu’on essaie de discréditer les commissaires aux yeux des citoyens, mais je doute qu’on y réussisse.Vous pouvez dire que les commissaires ne se croiseront pas les bras pour attendre qu’on les décapite.Tout cela vient du fait que la législature a aboli les anciennes commissions municipales.Pour arriver à les rétablir on veut faire croire aux électeurs que le bureau des .commissaires ne fait rien pour paver la ville et pour améliorer en général l’administration.Je dis que si les travaux sont retardés, la faute en retombe toute entière sur le Conseil.A la dernière séance on a réussi à renvoyer à huit jours des travaux pour lesquels nous demandions une couple de millions.“Il n’y a pas un seul échevin qui peut dire que les commissaires n’ont pas donné à la ville une des meilleures administrations qu’elle ait jamais eues, et les électeurs ne s’y tromperont pas.” Les propriétés de la succession Lamothe AU TERME DE LA LOI, IL NE PEU LIEU CE MATIN AU PALAIS DE JUSTICE.Il y avait ce matin beaucoup d’animation dans la chambre 33 du Palais de justice, à l’occasion de la vente par licitation des propriétés de la succession Lamothe, sises rue Ste-Catherine, entre les rues St-Hubert e,t St-Christophe.La propriété située du côté sud s’est vendu $232,000, soit un peu plus de $11 le pied carré.Elle a été adjugée à MM.U.H.Dan-durand; J.A.Vaillancourt, marchand de gros et président de la compagnie “La Publicité”; Gaspard Deserres, agent financier et Trefflé Bastien, entreprencui1'.Ces messieurs ont versé la remise exigée de $5,000.La propriété, côté nord, a été ad- jugée à M.A.P.Desambar, ingéneur civil, pour le prix de $106,100, soit un peu plus de $15 le pied carré.M.Desambar a versé une remise de $2.000.Au nombre de ceux qui se sont particulièrement intéressés aux deux ventes citons : MM.Morris Joseph.D.Levy, S.C.Marsan, C.Vannier, J.Glickman, U.H.Dandurand, G.De-serres, W.Cusson.La vente était présidée par M.J.A.Archambault, greffier, M.O.La-berge, agissant comme metteur à l’enchère.On remarquait plusieurs juifs dans l’assemblée.Aucun d’eux, cependant n’a pu soutenir les dernières mises.LE REPRESENTANT DU ÜUAU-TIER LAFONTAINE DONNE SON OPINION SUR UNE LETTRE DE M.DAN.GALLERY.L’ex-échevin Gallery ayant, dans .6 Canada” de ce matin, lancé une espece de défi à l’échevin Lavallée, au sujet des taxes d’écoles payées par les catholiques irlandais, le représentant du quartier La Fontaine nous donne l’interview suivante: ‘‘J’ai lu cette lettre, et j’y trouve la confirmation de t e que j'ai affirmé au conseil, lundi dernier.L’échevin O -Connell déclarait que les irlandais catholiques payaient 1-3 des taxes scalaires.Je l'ai mis au défi de prouver cette assertion, et devant mou défi il n’a pas insisté.Le surlendemain, c'esj-à-dire mercredi dernier, l’échevin Monahan a déclaré dans une inter view qu’il a donnée à la “Gazette que les Irlandais catholiques paient un cinquième des taxes scolaires.“Cette corroboration par un Irlandais me satisfait.Cependant, l’échevin Monahan, quoique davantage dans !c vrai, ne représente pas encore fidèlement les faits: les Irlandais ne paient pas un cinquième des taxes scolaires Vous n’avez qu’à prendre les chiffre publiés par M.Gallery dans sa lettre reproduite dans le “Canada” de ce matin pour vous en convaincre.Je n’admets pas l’exactitude des chiffras publiés par M.Gallery; ils ne s’accordent pas avec ceux qui ont été préparés à l’ilôtel do Ville dans le bureau du trésorier.Le vieux Montréal, au point de vue scolaire, ne comprend pas les quartiers Hocheiaga, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Denis, Saint-Henri, Saintc-Cu-négonde, Duvernay, Notre-Dame de Grâces, Saint-Paul, Emard, Bordeaux, Ahimtsic, Côte des Neiges, Longue Pointe, lîosemont' et Mont-Boyal.“Le seul état que l’on puisse se procurer à l’Hôtel do Ville date de 1907 et établit la proportion des taxes scolaires payées par les catholiques de langue française et de langue anglaise —Anglais, Ecossais, Irlandais et tout-tes les., autres nationalités ne parlant pas le français.— Cet état démontra que les catholiques de langue anglaise paient $50,149.90 pendant que les catholiques fie langue française, eux, paient $218,947.34.Los catholiques fie toutes nationalités paient donc $282,-092.04.Si vous divisez ce dernier montant vous verrez qfic M.i ’échevin Monahan exagère, lorsqu’il dit que les catholiques de langue anglaise paient le cinquième des taxes scolaires.Ce qui précède est pour établir que j’avais raison do mettre l’échevin O’Connell au défi do prouver ce qu’il affirmait.“Jonc suivrai pas M.Galle** dans ues divagations du “Canada” de ce matin, mais s’il n’avait pas intérêt à envenimer cette question pour avan-I cer ses affaires électorales pour les prochaines élections municipales, il n’aurait pas signé cette lettre.D’ailleurs, je donnerai un conseil à M.Gallery : qu’il aille donc encore une fois, profitant de la gracieuseté de la commission scoiairg de Montréal, embrasser la “Blarney stone”, afin de convaincri ses compatriotes du quartier Sainte-An ne et mes compatriotes du même quar tier, qu’ils doivent le réélire à la place de l’échevin O’Connell aux prochaine» élections.” LE CONSEIL A TROP ATTENDU AU TERMES DE LA LOI, IL NE PEUT PLUS MAINTENANT NOMMER LE REMPLAÇANT DE M.GALLERY DANS LA COMMISSION SCOLAIRE CATHOLIQUE.'VI TT- r; Courrier d’Ottawa (Spécial au “Devoir”! Ottawa, 15.-In incendie ses! déclaré ce matin de bonne heure à l’entrepôt (rigorili-| que do la rue Nicholas, et a causé i clés pertes évaluées à 81,300.Les pertes sont couvertes par les assurances.M.Rémi Tremblay, traducteur aux Communes, a eu un vilain contretemps hier après-midi.11 venait de quitter Ottawa lorsqu’il fut, par hasard.bousculé, dans un couloir près du vcrtibule de son wagonf 11 retourna à son siège quelques minutes plus tard et il constata la disparition de son porte-monnaie contenant 8105.M.Tremblay se rendait à Boston où il devait passer quelques jours.Ce désagréable contretemps a eu pour résultat de retarder d’une journée le voyage de M.Tremblay.Mme John MacFarlane.de cette ville, „ perdu son mari mardi de cette semaine et elle a été informée hier de la mort de son frère survenue à Finch, Ont.Il ne sert de rien au conseil de continuer à discuter la cpiestion de sa représentation à la commission scolaire catholique, car il n’est plus en son pouvoir de nommer le remplaçant de M.Dan.Gallery; il doit en effet le faire vingt jours avant le 1er juillet et la prochaine séance du conseil ayant lieu lundi prochain, le 19, il ne restera plus que onze jours avant le 1er juillet.La loi 57 Victoria, chapitre 24 (sanctionnée le 8 janvier 1894) l'égit la nomination des membres de la commission scolaire catholique de Montréal.Le gouvernement en nomme trois, l’archevêque de Montréal en nomme aussi trois, choisis en autant que possible parmi les membres des universités, et enfin le conseil municipal de Montréal choisit les trois derniers parmi ses membres catholiques.Notons en passant que cette disposition règle le cas soulève dans la “Presse’’ d’hier, qui prétend que les trois représentants do la ville ne doivent pas nécessairement être échevins.La clause 3 de la loi dit : Si vingt jours avant le 1er juillet, l’archevêque ou la corporation de la ville de Montréal a négligé de notifier par écrit le surintendant de l’Instruction Publique de la nomination qu’ils ont faite Cinq ans pour un pickpockel Peter Drake, un pickpocket notoire traduit maintes et maintes fois de-\ vaut les tribunaux mais toujours acquitté faute de preuve, a attrappé cinq ans de pénitencier ce matin.Cette fois il a été prouvé indéniablement que Brake avait volé le portefeuille, de Mme Massé, dans un tramway rue Notre-Dame.Comme toujours se voyant pris il avait jeté le portefeuille mais des personnes avaient vu le geste et l’avaient arrêté “F- Navire en feu (Spécial nu “Devoir”) Paducah, Kentucky, 15 juin.—La i S.S, John L.Lowery, ayant à bord ' cinquante excursionnistes, a pri« fo.i ! en face de Smithlnnd.Kent., ce ten-j tin.Les passagers ont été sauvés par des remorqueurs, mais le Lowery est une perte totale.des commissaires, cette nomination devra être faite par le lieutenant-goinerneur on conseil de la manière S.SU* Puente et les commissaires ainsi nommé seront censés, l’a-°ir etc pgr l’autorité en défaut.Or, comme nous le disons plus haut ne reste plus que onze jours entre prochaine séance du conseil, q„i St ''mii '° 29 " '« L’échevin L.A.Lapointe, qui a mue cette loi qu'on semble généralement ignorer à.l’hôtel de ville cioit que le conseil sera heureux dé Se 10,r Les époux Désautels c* leur enfant, une fillette de fi a été traduits, ce matin, devant Langeher et ont choisi peditif.L’instruction a été fixée au mardi BOURSE DE MONTREAL W7.L.Q.BeaiVMen & Cle, courtiers, 101 rue S.-FrançrL-Xavier, nous fournissent le rapport suivant à 12.30 hra p.m.STOCKS Vend A ch.STOCKS Vend Ac’i I ans.ont le juge un procès ex- 20.L’affaire Sheldon L’ex-courtier C.-D.Sheldon, connaîtra son sort demain, car en effet, comme nous l’avons déjà annoncé, le juge Langelier a remis le prononcé de son jugement au vendredi 16.ASSEMBLEE A PAPINEAUVILLE LE 1er JUILLET Sur les instances de ses anciens amis et électeurs du comté de Labelle, M.Bourassa a acepté d’adresser la parole à une grande assemblée régionale, à Papineauvllle, samedi, le 1er juillet, à I heure 30, après-midi.M.Bourassa sera accompagné de Thon.Jean Prévost, et de M.Blondin, député de Champlain.Cette assemblée réunira les électeurs des comtés de Labelle, de Wright, d’Argenteull, de Prescott et de Russell.Les assistants profiteront des prix réduits que les compagnies de chemin de 1er et de navigation offrent aux voyageurs, à l’occasion de la fête nationale.Pour l’avantage des voyageurs de Rockland, Wendover, etc., le vapeur “Duchesse d’York” se rendra jusqu’au quai du village de Papineauvllle.Les excursionnistes pourront revenir par les trains du soir.Le vapeur “Emerald” fera une excursion spéciale, des endroits suivants Grenville, départ à 8 heures.Prix aller et retour.0.50 Hawkesbury, départ à 9 heures.Prix aller et retour.0.50 L’Orignal, départ à 91/î heures.Prix aller et retour.J.50 Lefalvre, départ à 11 heures.Prix aller et retour.0.25 Au retour, r'Emerald” quittera le quai de Papineauvllle à 6 heures p.m.Am.As’tos “ pfd.Fell Tel Co B.C Pk.As “ B.pfd B.T.ake As.'* pld.B.Co K.N.“ pfd.Can.Car.“ pfd.Can.Cem.“ pfd.Ca.Conver Can.C.Rub “ pfd.Can.G.El.Can.Pac.“ pfd.Crown Res Dét.Kl Ry.Dom C.Co.“ pfd.Dom.S.Cor.Dom Park.Dom.T C.“ pfd.D.S S.& A.“ pfd.Dul.Sup*.H.Elec.Ry H a y.Klec.“ pfd.111.Trac.pd lu.C.Com.“ pfd Int.C.» C.L.of.Wd.C, a i 6 Laur.Pap.230 224 148 145 Mack Cm.91J’ 8‘J ' U’2 «H “ pfd.Mex.L.ScP.8’» 82 ia io i “ pfd.M.& S.P.!381 148 “ pfd.• M.T.H.&P.ieo* 160 C>9 Mt.Cotton.102 148 106 iMt.L.fc M.14-') H2l -:fi 231 Mt.St.Ry.225 222) S!, 84 •Mt.St’l.Wk 164 331 31 “ pfd.m Mt.T’gh.C.148 141 Nipissing.10.75 10.2» Nor.Ohio.16 41 241 2404 North Star 95 N.S S.&C1.99 08 j 3.25 ; 721 3.;7 “ pfd.72J Ogil.M.Co.132 '.31 “ pfd.m .- OU.L.& P.!!>4 loi 08* rtn.Mfg.C.75 Pen’s Ltd.58 57) 78 70 “ pfd.! 6,H m Porto Rico fi5 03 102} ion Québec Ry 65 64 i 15 13 R.& O.N.C.118 1172 Rio Jan.L.!l4 113* fit 82 Sao Paulo.:sq 181* m 145 (Sh.W.éfc p.Ut 113(| S.-John Ry Toledo R y.8 : yi ! T or.Ry.134* 13J 50 40 |Tri.Cltv pf fwin City.!Ô9 107 70 (U w.india.n:g H2J Winn.Ry.232 229 Wind HtT l.-.O DÉCÈS A MONTRÉAL Ernest, fi mois, rnf.rte ZotiqiiR R.LA-POINTE, typographe, rue Mardi, 49; Angelina, 7 moi», pnf.de .Joseph PAGE, peintro rue Mathieu, :t79; Mary Ann MOONEY, 35 ans, rue Labelle, 518: Alexina Bélisle,39 ans, femme do Félix DELORME, verrier, rue Gau-thier, 184: Béatrice.1 an.enf.cle Arthur MORISSETTE, ri varier, rue Bonudry, 475 ; Thomas Bl'UKE, 42 uns, journalier, N.-D.do Grâce: Orner LEBRUN.21 ans, pelletier.Ave.De Lorimier.124; Flore, 1 mois, enf.de Philippe LAGACE.journalier, rue Malo, 7 ; Rita, 3 ans, enf.de Benjamin LAÇASSE, nui chiniste, rue Desjardins.03; Samuel OR-TON, 38 ans.cordonnier, rue Bourgeois, 430; Alfred B A RITE AU, 06 ans, journalier, rue Wolfe.170: t’élina, 5 mois.enf.d’Arthur LAVOIE, mouleur, rue Rouville, 69; Louishi, 3 mois, rnf.de Georges CHARRON, menui-aier, rue Champlain, 185; Yvonne Mailly, 18 ans, fille do Joseph MAILLY, plombier, rue Horion.568; Ethel, 2 mois, enf.de Francis SMITH, aiguilleur, rue Papineau.2417; Lucienne, 3 mois, enf.de Francois DUBITC.cordonnier, rue Ontario, t725 est; Annette, 1 an, «nf.de Narcisse GROSLEAU, journa-*’ lier, rue Cartier, 580.A LOUER Pour Tété, à la Pointe de la Rivière-du-Loup, une villa do quinze pièces, meublée, avec lumière électrique, chambre de toilette, grandes vérandahs, vue sur le fleuve Saint-Laurent.Occupée au-trefois par M.le sénateur Shehyen.Pour plus amples détails, s’adresser à G.P., le “Devoir”.STENOGRAPHE On demande sténographe parlant et, écrivant lo français et l'anglais cou* raniment.Ecrire à Casier 16.le “De* i
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