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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 26 juin 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-06-26, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE-No.147 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.UNION POSTALE .83.00 86.00 Edition Hebdomadaire : ETATS-UNIS .IJ JX union postale U.'oo MONTREAL.LUNDI 26 JUIN, 1911 LE DEVOIR UN S'; U LE NUMERO Rédadtion et '^rationi 71* RUE SAINT-/^ 'ES MONTREAL.^ TELEPHONES : ADMINISTRATION: Mah 7461 REDACTION ; Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! APRES LE BANQUET La pensée qui dominait le banquet de samedi était, de toute évi-dence, eelie de la solidarité des divers groupes français d’Amérique.JL suffisait de prononcer le nom des Canadiens de l’Ontario et de i Ouest, des Acadiens ou des Franco-Américains ou de rappeler quelques-unes de leurs luttes pour déterminer des applaudissements sans tin Lorque M, Bourassa a déclaré que, si jamais les Canadiens de Quebec avaient commis un crime, c’était en négligeant les fils de leur race établis en dehors de leurs frontières, les acclamations frénétiques qui ont accueilli cette parole, de même que les discours où les différents orateurs ont affirmé que tous les groupes doivent s’entr’aider, que la province de Québec a des obligations spéciales envers les Fran-fais du reste du continent, ont démontré que ce crime ne se répéterait pas.Il est très remarquable aussi que l’une des manifestations les plus enthousiastes de la soirée s’est produite lorsque M.Bourassa a montré dans la loi catholique, dans la fidélité à toutes les traditions de la race Je lien le plus sur entre tous les groupes, Nous n’en sommes plus d’ailleurs à avoir besoin de répéter que la solidarité de race, que le maintien de nos traditions s’allient avec une absolue fidélité à nos institutions politiques diverses et que nous serons d autant meilleurs citoyens de nos pays respectifs que nous serons des hommes plus complets, respectueux de tout ce qui fait la noblesse et la grandeur de leur race.Cela est admis de tous les hommes intelligents, de tous ceux qui savent voir clair,—et il n est pas nn seul représentant des sociétés anglophones présents au banquet de samedi qui n’ait fait écho au cri des orateurs français: Gardez votre langue! L’une des caractéristiques les plus marquées du banquet a été l’absence presque generale de discours laudatifs, uniquement consacrés à célébrer les gloires du passé.Los orateurs ont dit de rudes vérités et ils se sont placés au milieu des préoccupations contemporaines.M.Dandurand avait ouvert la voie en prononçant à propos des dangers possibles de notre politique d’immigration, des paroles qui ont été soulignées d’applaudissements frénétiques, et en insistant sur la nécessité qui s’impose aux jeunes Canadiens de travailler avec énergie pour s’ouvrir une trouée dans la vie, sur la nécessité aussi de combattre la mortalité infantile afin de conserver à notre pays “le meilleur des immigrants.” Armand Lavergne a réinsisté sur la question du français, prêchant la fierté nationale, convoquant tous ses auditeurs au grand congrès de la langue française qui se tiendra l’an prochain à Québec et adressant à tous les Français d‘Amérique un émouvant salut.Asselin, dans un discours bourré d’idées, d’une émotion poignante.a indique quelques-unes des voies où devrait s’engager la race française on Amérique et certains des devoirs que lui commande le souci de ses destinées.• Il a montré que laïques et ecclésiastiques doivent combattre côte à côte et porter leur cause jusqu’aux suprêmes tribunaux ecclésiastiques; il a rappelé que nous devons travailler et nous défendre sur tous les terrains: religieux, scolaire, économique.M.le juge Constantineau, au nom des Canadiens de l’Ontario dont il a servi la cause depuis si longtemps, a prononcé des paroles qui devront être méditées et qui ouvrent un jour nouveau sur les relations entre Canadiens des deux provinces.Il n’est pas en somme un discours qui ne soit motif à fructueuses réflexions.* * # La Gazette, avec cette extraordinaire conception de l’honnêteté qui lui sert de règle dès qu’il s’agit des nationalistes, fait grand tapage dans ses titres et jusque sur ses bulletins de certaines déclarations sur la question économique.A l’en croire, les orateurs nationalistes auraient prêché le boycottage des institutions financières anglaises, et nous pourrons demain retrouver ce cri dans nombre de journaux de l’Ontario et de l’Ouest.Pour de longues semaines encore, cela servira de thème aux déclarations de centaines d’orateurs.La vérité est infiniment plus simple.M.Bourassa, reprenant un thème indiqué par M.Asselin, a déclaré que les Canadiens-français devraient s’entr’aider sur le terrain économique et il leur a précisément donné comme exemple la conduite des Anglo-Saxons.On trouvera dans notre compte rendu la substance de ses déclarations, et l’on verra ce que valent les gros titres de la Gazette.Il faut d’ailleurs rendre justice à qui justic: est due.M.Bourassa n’a traité ce sujet qu’en passant et du point de vue des principes généraux.C’est M.Asselin qui a ouvert le débat et M.Lavallée —«qu’on ne taxera point de nationalisme—a plus insisté sur le sujet que MM.Asselin et Bourassa ensemble.Nous ne disons pas cela pour rejeter une responsabilité, mais bien pour souligner une fois de plus l’esprit de la Gazette qui met exclusivement au compte des nationalistes, en ayant soin de la dénaturer d’une façon odieuse, une thèse dont le principal défenseur fut un conservateur d’origine, qui est en excellentes relations avec M.Couin.qui a même payé sa part,, affirme-t-on, de la superbe machine avec laquelle le Premier Ministre parcourt nos villes et nos campagnes Il n’est pas un orateur du reste, pas plus M.Lavallée que, les autres, qui ait prêché le boycottage des institutions anglaises TYais ont simplement demandé à leurs auditeurs d’avoir confiance en leurs propres institutions et de l'es aider.Lorsque la Gazette, dans ses titres que beaucoup verront sans lire son texte, dit: Isolation waged by nationa-Usi$, elle dit ùne fausseté; lorsque, sur ses bulletins, que lisent 200,000 passants^ elle éerlti Nationalists urge French Canadians to deal ONLY 1 viWi FtcmcE banks and firms.(Les Nationalistes pressent les Canadiens ; înançaâs'de ne faire' affaires qu’avec les banques et les maisons i'ran-çeâseaVl eQocommet un mensonge et une eanaillerie sans nom.| ; Eibauras prions nos amis de s’en souvenir.v SPamTmpays comme le nôtre, il est bon d’être fixé sur le compte de, savoir ce que recouvrent certains masques.! -, -A Orner HEROUX.Lettre Ouverte j • | REDACTEURS DE LA Gazette’* et du “devoir” JÇûrra «îoewona do M.Rémi Cari-grmn de Lachine, l’un des convives du banquet do samedi, la lettre sui-yianto * “La Gazette” va-t-elle longtemps encore continuer de tromper ses lecteurs sur l’attitude des Canadiens-Français, sur celle surtout des orateurs nationalistes qui, dans la province de Québec, combattent le mouvement impérialiste ?Dans le compte-rendu qu’elle publie ce matin du banquet de la Saint-Jean-Baptiste, la “Gazette” dit que les orateurs nationalistes ont parlé d’isoler les Canadiens-français.Le “Gazette” dit là une chose absob -ment fausse et elle trompe ses lecteurs.DEMAIN : Une lettre de France de M.Joseph Denais.J’assistais au banquet et il ^ avait à côté de nous des hommes de langues anglaise, représentant les différentes sociétés Saint-André, Saint-Georges, Saint-David et Saint-Patrice.Il n’en est pas un qui n’ait félicité les orateurs français du ton de leurs discours.Je suis sûr que tous les convives seraient prêts à témoigner avec moi de la fausseté du compte-rendu de la “Gazette”.J’en trouve, du reste, dans le “Canada” même, qui ne manque jamais de tomber M.Bourassa, un exemple topique.Le “Canada” dit en propres termes : “M- Henri Bourassa est le dernier orateur appelé à répondre à la santé de la race française et “prêche l’union des races”.Il demande à ses auditeurs de ne pas se diviser sur les questions de petits détails.11 croit savoir que, même chez les Irlandais, il y a des esprits larges nui ne sauraient être responsables ues erreurs de certains de leurs compatriotes des Etats-Unis.” La “Gazette” a donc trompé ses lecteurs, et ce n’est pas la première fois.Je suis l’un de ses lecteurs assidus et je ne puis m’empêcher de dire combien il est malheureux qu'un journal aussi important, qui pose au sérieux et qui jouit d’une influence considérable dans les milieux anglais, BILLET DU SOIR CHAMBLY Si vous allez à Ckambly cet été.ne manquez donc pas de visiter les vestiges du vieux fort français.Quand vous aurez lu les inscriptions encadrant la porte qu’ont franchie naguère les hommes illustres dont les noms sont gravés dans la pierre comme dans notre mémoire, franchissez-la à votre tour.Dès l’entrée de l’enceinte fortifiée, à votre droite, s’élève une antique habitation où grimpe une fraîche vigne.Pénétrez dans la pieuse demeure; vous y serrerez la main d’un brave homme.M.Dion, qui, depuis vingt-huit ans.avec des ressources restreintes mais une bonne volonté et une ferveur inépuisables, se dépense à restaurer le fort et à créer un musée, est un septuagénaire allègre, aux yeux brillants eJ jeunes, à la barbe blanche en évanta,il,m grand front dégarni.Retiré depuis plus d’un quart de siècle parmi les documents et les souvenirs, les armes et les mémoires, vivant au sein de l’histoire de la domination française au Canada.il s’est peu à peu identifié avec l’époque, et il est devenu lui-même, en quelque sorte, un homme du temps passé.Je ne dis pas que les fails contemporains et les idées modernes ne pénètrent pas jusqu’au conservateur du fort de Chambly; mais je crois qu’il est véritablement un homme de la fin du XVIle siècle et du début du XVlIIc.Quand on cause avec lui, la conversation remonte, comme naturellement; à l’âge héroïque de la colonie.Il rite un mot brutal, mot de soldai, du marquis de Montcalm; nous parle de Monseigneur de Laval, “qui a dû sûremenir passer par le fort”; il nous entretient de M.de Chambly et de quelques autres, sur un ton de respectueuse intimité telle qu’on croirait qu’il les a connus.Sous révocation de sa parole, le temps est aboli.ou.plutôt l’on se sent projeté deux siècles en arrière; l’on vit avec lui les événements qui ont couvert de sang et de gloire le berceau du pays.Au geste du vieillard, les vieux murs à la française surgissent tout à coup des ruines, recouvertes d’un toit sinueux en bois.Voici, tout autour des fortifications, la caserne où logeait la garnison de cinq cents hommes; voilà, au pied des rapides, la chapelle et les quartiers de M.l’aumônier; plus loin, la cantine; là, la poudrière; au centre, l’antique citerne, où une pompe moderne, que l’anachronisme sans doute a détraquée, ne fonctionne pas.Le fort de Chambly, comme l’est aujourd’hui son gardien, sentinelle attardée veillant sur le Fossé, fut fidèle et loyal à deux Trônes et à deux Couronnes.Scs meurtrières ont craché le feu sur les Iroquois tentant d’envahir la Nouvelle-France et, plus tard, la mitraille s’est abattue de nouveau sur les Américains qui voulaient s’emparer du Canada anglais.Dans le bassin, vaste comme un lac, le soleil argente la crête des vagues qui bercent notre embarcation et notre rêverie.Le tuf-tuf du canot à gazoline nous ramène à la réalité des choses, vers la banalité de la vie quotidienne.Léon LORRAIN.- — » — - se prête à d'aussi basses machinations et ne recule pas devant le mensonge pour détruire les nationalistes Que la “Gazette” diffère d’opinion avec les nationalistes, c’est un droit que personne ne songera à, lui contester, et à la “Gazette” comme aux autres, les nationalistes ne demandent que la vérité.Mais qu elle profite de son autorité, du fait que l’immense majorité de ses lecteurs ne savent pas le français, pour mentir de cette façon, c’est ce que nous ne pouvons tolérer.11 faut dire que les véritables artisans de la discorde nationale sont les gens de cette espèce, qui s’effor-çent de créer artificiellement entre les races des motifs de discorde et d:.querelle.Du reste, c’est une tactique qui, à la longue, est malhabile, car le mensonge peut en imposer quelque temps, mais il finit toujours par être dénon-*é, et toutes les colères se tournent alors contre le menteur qui a abusé de la candeur et de la bonne foi des gens.Lorsque son triste jeu aura été percé à jour, la “Gazette” recueillera le parfait mépris de tous les honnêtes gens.Rémi AR;3NAN.Sur le Pont d’Avignon.Regardez, Rodolphe, se disait-on en voyant monter le ballon de la commère.On nous écrit de Québec que ce pauvre Barthe pense encore à devenir conseiller législatif.Quand rotombera-t-il à son état normal?M.Jacques Bureau ne prend du Lemieux qu’à très petites doses et le plus rarement possible.Egaré: Un homme brun noir, d’assez forte taille, l’oeil hagard, répondant au nom de Gervais.Ceux qui l’ont vu sont priés d’avertir M.Rodolphe Lemieux.Barthe expliquant le rouage constitutionnel de l’Angleterre à ses lecteurs: “Il va sans dire que la Chambre des Lords et la Chambr.e des Communes de l’Angleterre n’ont rien à faire avec le Sénat et la Chambre des Communes du Canada.’ ’ En a-t-il des connaissances, cet homme-là! Le nouvel hôtel Mont-Royal sur la rue Ste-Catlierine sera tout en marbre, extérieur et intérieur.Pourvu qu’il no prenne pas envie à M.Gouin de faire rebâtir la prison comme ça! La Chambre des Réputés en France revient à son ancienne habitude.Bile remplace des cabinets d’un, deux et trois ans par des cabinets de trois mois.Les élection n’ont jamais été annoncées auss, clairement que cette année.Ceux'qu.ne seront pas prêts n’auront personne autre qu’eux-mêmes à blâmer.On fêtera bruyamment M.Laurier à son retour de Londres.On le fêtait aussi en 1907, et c’est peu de temps après qu’il nous lançait secrètement dans sou projet de marine.Le père Ransereau avait déjà fait de M.Gouin une sorte de saint Joseph.Le “Canada” voudrait en faire un ¦saint Jean- Baptiste.Jl est, temps que nous ayons une loi pour interdire le recours aux masques.Au square Georges-Etienne Cartier, vendredi soir, M.Rjvet, déjuté d'Hoche-laga, protestait contre “les irraintee plus égoïstes qite patriotiques de certains Canadiens-français qui s’effraient toujours quand leurs compatriotes osent manifester et parler haut de leurs sentiments de fierté nationale.” Et nous, nous protestons contre l’intérêt plus égoïste que patriotique de certains Canadiens-français qui s’effraient toujours quand il s’agit de traduire leurs sentiments par des actes.“Pour jouer le rôle qui nous est dévolu, il nous faut en quelque sorte “conquérir” notre place au soleil et ensuite constamment la “défendre ’ écrivait la “Patrie” dans son édition de samedi.Que tout cela serait bien plus beau si nous ne savions pas que la “Patrie” ne conquiert et ne défend que ce qui fait son affaire à elle.Fêtes en perspective Dans quelques ser aines, la coquette petite paroisse de Cartierville, située sur les bords de la Rivière des Prairies, sera en liesse, ô l’occasion de grandes fêtes de charité qui auront lieu du 10 aU 14 juillet prochain.A l’heure actuelle, un comité de Rames patronnesses s’occupe activement de l’organisation do ces fêtes qui promettent d’être un succès, si l’on on juge par les quelques bribes du programme qui nous sont tombées sous la main.La semaine prochaine nous seront en état de publier tous les détails complets de ce programme qui est très ela noté.Aujourd’hui nous sommes heureux de donner ]a liste entière des dames du Comité de Régie et des présidentes dès divers sous comités : Comité de régie.— Présidente, Mme Israël Meunier ; 1ère vice-prés,, Mlle Joséphine Jasmin; 2e vice-prés., Mme Wilfrid Laurin ; sec.-très., Mme Cédées Repatie ; asst-scc., Mlle Marguerite Laurin.Rafra’chissemonts.- Mme Alphonse Laurin.Bonbons : Mlle Ida Lapierre.Fleurs : Mlle Béatrice Rochon.Souvenirs : Mlle Jeanne Mackay.ânes animées : Mine Gédéas Dépatie.Pêche : Mlle Amanda Lavoie.Poste : Mlle Klodia Léonard.L’Oracle : Mlle Annie Dubreuille.Rafle : Mme Wilfrid Mackay Roue de fortune : Mme Wilfrid Laurin.Restaurant : Mlle Marie Anne Corboil.Crème à la glace : Mme Narcisse Laurin.Musique: Mlle Alma Lachance.Chant : M.Gédéas Dépatie.Représentations : M.Z.E.Gosselin.—- ¦ y- Les actionnaires ne peuvent se réunir Le juge McTavish rl ’Otawa à la demande de M.E.L.Baugh a émis samedi uu bref d’injunction contre la Porcupine Three Nations Gold Mining Ce.M.E.L.Baugh qui est en même temps et actionnaire et directeur de la compagnie demandait que l’assemblée des actionnaires, qui devait avoir beu à Montréal demain, fut contremandée par la cour et que toute décision du bureau des directeurs depuis le 21 janvier 1911 ne soit pas reconnue par les actionnaires.Cette demande du requérant a été accordée par le juge McTavish d’Ottawa.DEMAIN : La vérité sur les mensonges de M.Lemieux, par M.Henri Bourassa.R FETE DU VRtl PATRIOTISME Au banquet de samedi soir on cherche à se rendre compte des besoins de notre race au lieu de nous asperger d’éloges C’est samedi soir qu’a eu lieu à l’hôtel Viger, le premier banquet national où Fou ait fait du vrai patriotisme.Au lieu de nous asperger nous-mêmes d’éloges excessifs nous avons recherché par la voix des orateurs qui ont pris la parole les points faibles de notre caractère national ainsi que le moyen d’y parer.Et dès le soir même, dans cette même üalle du banquet ce patriotisme pratique avait son effet puisqu’il amenait un concitoyen, un anglais, un de ces gens dont le prétendu fanatisme sert à couvrir tant de concessions humiliantes à apporter aux revendications exprimées une approbation entière et chaleureuse.C’est M.Thomas Gauthier, président de l’Association Saint-Jean-Baptiste qui présidait ce banquet.M.le secrétaire donna lecture de télégrammes d’excuse de la part de M.le juge Landry, du Nouveau-Brunswick, de Mgr P.-F.Stagni, délégué apostolique, de l’honorable Rodolphe Lemieux, do Sir L.Gouin, du gouverneur Pothier, de MM.Félix Gatineau, Alfred Bonneau, Dr.J.-G.Adami, président de la City Improvement League, J.-M.Tollinr.F.-D.Monk, sénateurs L.-O.David, F.-L.Béique, et N.E.Beleourt, Thomas Chapais et H.Laporte, ainsi que de l’hon J.-T.Rhéaume, de MAJ.les abbés Troie et Gauthier et du R.P.Ls.Lalande.Pour couronner ces lettres et télégrammes d’excuses, M.le secrétaire en lut finalement un autre où les Acadiens de Moncton exprimaient leurs meilleurs' sentiments aux Canadiens-français.11 fut accueilli par d’enthousiastes applaudissements.Au cours du repas les organisateurs de la procession historique au profit du Monument Dollard se présentèrent dans la salle.M.Olivar Asselin les recommanda en termes éloquents à la bienveillance des convives et ceux-ci répondirent généreusement à l’appel inopiné qu’on leur faisait.On but sans discours les santés du Pape et du Roi.Mais lorsque vint celle du Canada, M.J.-V.Desaulniers invita les convives à boire à la prospérité de leur pays dans les termes suivants : DISCOURS DE M.J.V.DESAULNIER Noi.s venons de boire au souverain qui règne sur nous ainsi qu’au Pontife qui dirige notre Eglise.J’ai maintenant l’honneur do vous proposer de boire au pays le plus beau, le plus riche qui soit au monde; au pays des grandes libertés et des nobles dévouements; au pays o”vcrt par les premiers colons français en Amérique; évangélisé par nos missionnaires, régénéré par nos martyrs; illustré par nos héros, chanté par nos poètes, soutenu par nos tribuns.Au pays do Champlain, de Maisonneuve et de Laval; au pays de Brébeuf, Jacques Lallemand, au pays de Bollard, do Montcalm et de Salaberry; au pays de Marguerite Bourgeoys, de Mademoiselle de Ver-chères et de Jeanne Maneo; au pays de Papineau, do Lafontaine et de vartier.Au pays de la.feuille d’érable, de la blanche neige, de la cascade rugissante et des lacs glacés; au pays de la forêt vierge et de ia verdoyante plaine; -»u pays de l’or et du blé.Au pays orgueilleux do ses origines, heureux sous le drapeau qui le protège! confiant en l’avenir.Au Canada, mon pays, mes amours! Après ce discours, notre camarade M.Paul-G.Ouimet entonna le chant patriotique : “O Canada mon pays mes amours”.11 fut rappelé par les applaudissements unanimes de tout; la salle.M.LE SENATEUR DANDURAND M.le sénateur Dandurand répondant à la santé du Canada, s'exprime en ees termes: M.Dandurand s’excuse do no pas faire un loag discours, car ce n’est qu’au dernier moment qu’il a été appelé à parler en remplacement de MM.Rodolphe Lemieux et F.D.Monk, empêchés.11 endosse les déclarations do M.J.V.Désaulniers au sujet des espérances que peut connevoir le Canada.Do 1867 à 1911, continue l’honorable sénateur, le progrès réalisé a été phénoménal, surtout au point do vue de la récolte et ce progrès n’eût pas été pos-sibla sans la politique d’immigration à outrance que nous avons suivie.Far un coup d'audace, nous avons construit le Pacifique Canadien pour ouvrir à la colonisation les deux nouvelles provinces créées.Dans les débuts, ce fut minime; on se défiait, dans les vieux pays, de l’ouest lointain.Enfin, l’immigration si longtemps appelée et si tardive, à venir s’est dirigée vers nos provinces de l’ouest, on telle abondance qu’il a fallu bientôt penser à enrayer le mouvement au moyen de lois restrictives qui se sont faites do plus en plus sévères durant ces dernières années.Nous avons le droit d’être de plus en plus exigeants dans le choix, dans la qualité des nouveaux vernis.Comme les nôtres ont préféré les Etats-Unis à l’ouest canadien et que l’émigration de langue française sera toujours presque nulle, il nous faut compter surtout sur la province do Quo-heb pour le maintien des traditions et de la langue française dans l’Amérique du Nord.Notre force numérique dimi- nuera fatalement à mesure que s’augmentera la population de l'Ouest.si nous faisons tout le nécessaire pour donner une forte et sérieuse instruction à nos enfants et leur inculquer le goût du travail, si les jeunes gens sortant de nos collèges peuvent comprendre qu'ils ont encore tout à apprendre et qu’ils doivent s’imposer la dura discipline d’ur.labeur constant, pendant un bon nombre d’années afin d’aequé rir une compétance réelle dans leur profession et des connaissances générales qui en feront d’utiles citoyens, la race eanndienne-françaiee n’a rien à craindre peur l’avenir.Et autre chose encore; puisque nous ne pouvons compter quo sur nous-mêmes, n ’ost-il pas de notre devoir de préserver de la mort, do conserver les enfants qui nous naissent.Nous perdons actuellement dans Montréal 54 pour cent do nos enfants au-dessous de 5 ans et plus do 65 pour cent durant les mois d’été.11 faut trouver le moyen de réduire cotte perte à moins do 25 pour cent qui est la moyenne des décès dans les villes américaines.Faisons en Aorte que nos enfants vivent et qu’ils s’instruisent.De cotte manière, Québec restera la citadelle do la langue française en «Amérique et contribuera de perpétuer la race.L’HON.J.L.DECARIE L bon J.!.Recarie, secrétaire-provincial, en repondant aussi it cette santé, rappelle le souvenir des aïeux et leurs luttes pour la conquête de nos libertés.C est sur 1,^ foi des traités solennellement signés, dit-il.“que nous avons obtenu la possession des droits qui nous sont chers, En ce pays, dit-il, nous no sommes pas une race d’inférieurs, car nous avons le droit de traiter sur un pied d’égalité avec nos concitoyens de langue étrangère.Depuis quelques années déjà nos hommes d’Etat ne se battent plus avec des fusils, mais plutôt à coup de prin é.pes parlementaires.Il est vrai que depuis 1707 nous sommes une nation, mais pour cela la lutte n’est pas finie.L'hon.Secrétaire provincial fai’e m l assant delà question de l’éducation et insiste sur le fait que pour promouvoir l’avancement de -tie enure, il faut aux pouvoirs puolics la no-optratiou des pères de famillî.Ce sera là, dit-il le moyen le plus efficace do travaii.cr à l’avancement des nôtres en assurin' le développement de nos talents ne lire! s.I/honorable.M.Décru i • termine son discours en indiquant à ses auditeurs le but vers lequel doit tendre l'Uéal canadion-français lu ''aiiad;.C’est ensuite au tour du député de Montmagny.DISCOURS D’ARMAND LAVERGNE, DEPUTE M.Lavergne débute on demandant, l’indulgence des auditeurs, car, contrairement à M.Dandurand, il ne représente personne, que lui-même et c’est avec fierté qu’il répond a" toast au Canada.11 prend comme texte les beaux vers de Crémazie : 11 est sous le soleil un sol unique au monde.” Où le ciel a versé ses dons les plus brillants, Où, répandant ses biens, la nature féconde, A ses pastes forêts mêle ses lacs géants.C’est de sa terre natale que parlait Crémazie, dans ce poème sublime et sa terre était la nôtre.C’est aujourd’hui la fête de la l’ntrie.Ce doit être pour tous un jour d’examen de conscience.Et, le député do Montmagny évoquant la mémoire des héros, nos aïeux, se demande si nous avons bien conservé le patrimoine qu’ils nous ont -laissé.Il récapitule les dangers do l’émigration à outrance, signalés par M.Dan-durand et, explique le devoir qui nous incombe, vis-à-vis de ces masses étrangères qui affluent nu Canada, Que savons-nous de ces nouveaux frères ?Rien ! Ils passent sans s’arrêter, à travers nos vieilles provinces et ils ignorent tout do nous comme nous ignorons tout d'eux.Faisons leur comprendre ce qu'est.In confédération, et que les deux races qui l’ont formée sont égales devant la loi.Il nous faut travailler au maintien du vieux rameau français transplanté sur la terre d'Amérique.1,'orateur répète ensuite cette expression de Mistral : "Faire respecter partout et toujours notre langue, cette langue qui est la plus belle de toutes ; cette langue qui n’est pas un patois, mais une langue officielle.’ Combien n’y a-t-il pas de ces mots que l’on a crua longtemps dos ‘‘Canadianismes’’ et dont la Société du parler français a retracé la généo-logie, prouvant qu’ils se rattachaient à la langue française, comme nos ancêtres à.la terre de France.M.Lavergne profite de l’occasion pour convier les assistants au congrès du parler français qui aura lieu à Québec l’an prochain.Fuis il parle de notre situation au point de vue social.Souvenons-nous toujours, dit-il, que nous sommes une minorité et que, comme tels, nous avons le droit d'exprimer notre opinion, notre pensée.Nous sommes une race égale, non pas une race vaincue : et l’on doit nous considérer comme dos associés, comme des frères égaux.Réclamons la consécration de ces droits partout où U y a lieu, deman dons du français sur nos pièces de monnaie, sur nos timbres-poste.Ce no sont pas là des détails négligeables quoi qu’on en pense ; ces détails rendent les peuples fiers, unis et prospères.Souvenons-nous que lorsque nous abandonnons une parcelle de nos prérogatives, c’est un droit qui part et qui ne revient pas.Sortez do cette salle, continue M.Lavergne, traversez la ligne 45c, vous entendrez les sanglots dos mères p.diennes ; elles pleurent sur le corps d« leurs fils vui meurent et n’entrent plus dans l’église Çc’est que là, elle n’est plus officielle notre langue et il dépérit lentement, le frêle rameau détaché.Oui, messieurs, en ce jour d’examen national, il nous faut reconnaître que nous avons péché contre notre langue maternelle, en n’exigeant pas toujours et partout les prérogatives qui nous sont garanties par la constitution.J’ai rencontré dernièrement un de nos frères venant de cet ouest lointain du pays des bisons.11 m’a rappelé que comme le soldat de Carillon aux portos de Versailles, ils s’étaient tournés vers nous, implorant notre aide; mnis nous dormions! Ne péchons plus désormais ; sachons vivre et mourir comme nos aïeux ; mourir à notre égoïsme, mourir à notre désintéressement ; évoquons onsem ble le jour oû Québec s’éveillant à la voix de nos frères de l’ouest , d'Ontario et de la Nouvelle Angleterre.Les autres provinces pourront, redire avec Chapman : .Sois toujours pour nous la colonne do feu Qui guidait les Hébreux vers la Terre promise.” Le président invite alors M.Olivar Asselin, vice-président de l'Association Ht-Jean-Baptiste, à porter le toast, à ia race française en Amérique.DISCOURS DE M.OLIVAR ASSELIN Gelui ci déclare en commençant, que les fonctions officielles obligent à dos obligations onéreuses* comme par exemple, de porter les costumes grotesques qu’imposent Dame la Mode et les cérémonie», et aussi de faire des discours.Il veut, qu’en cette occasion, le sien soit aussi u- acte.Go n’est pas comme citoyen de Montréal qu’il veut parler aujourd’hui; pas même comme citoyen de la province de Québec, mais comme représentant de la race française eu Amérique.il veut donc passer en revue la situation dans les différentes provinces où les nôtres ont établi des foyers.En réalité, où en sommes-nous, comme race?On n parlé et on parle encore tous les jours du passé.On a évoqué le souvenir des fondateurs de la colonie, des héros quo furent nos aïeux.Niais c'est liion vieux tout cela; 300 ans se sont écoulés depuis : Aujourd'hui, où en sommes-nous ?Fout,-être, continue l’orateur, ceci ne vous intéresse-t-il pas.Peut-être vais-je êtro ennuyant.Je crois mémo que je vais faire du scandale, car je sens que j'ai du scandale dans la moelle.Qu’importe, je mo risque, et puisque M.Dandurand a ouvert, la porte ù la politique, je m'y faufile tout d’abord.L'honorable sénateur vous a exposé, en partie la situation, mais il y a un point dont, il faut tenir compte.G 'est que, lors de la prochaine répartition électorale, Montréal ne sera plus dans les mêmes conditions qu’ac-tuellcment.Notre ville qui a maintenant plus de 500,000 habitants, aura, dans 10 ans, bien près d’un million d’âmes et il y a tout lieu de croire, au train dont vont les choses, que nous n’y serons plus on majorité.EHc élira donc dix, vingt, et môme trente députés qui ne représenteront plus les intérêts canadieng-français.C’est un fait que je constate sans le discuter que notre représentation ù la législature est destinée ù diminuer, donc il faut nous défendre pendant qu’il en est temps encore.Nous nous endormons sur un volcan.Nous croyons être en séeurit* au point do vue religieux et scolaire, wt déjà, dans l'ouest, l’épiscopat glisse entre nos mains .Voyons la question économique : Dans le passé, lorsque nous n’avions pas de capital étranger, les canadiens étaient à la tête du commerce et do l’industrie.Aujourd’hui, les capitaux anglais affluent par millions, par milliards,mais nous perdons tous les jours un peu do notre position.Ce qui bo passe au delà des frontières indique bien qu’il ne suffit pas même d’être en majorité pour diriger.Dans le Maine où les Canadiens-français sont 97,000, sur une population totale do 125,000, l’évêque ferme les écoles parce qu’on y enseigne le français, Vbilà donc, en quelques mots, nù nous en sommes.On serait, mal venu, dans les circong* tances.de se contenter des compliments d’usage.Il faut des faits, it faut de Faction.En ma qualité d'optimiste, je considère que.puisque cela va mal, tout val bien.En effet, stimulés par le danger qui nous presse de toute part, je ne doute pas que nous allons nous mettre à l’œuvre et que, déjà, nous sommes en bon chemin.CE QU EL FAUT FAIRE Je veux maintenant énumérer ce que, selon moi, nous pouvons faire pour maintenir notre position.Depuis trois ans, on peut voir jusque dans nos journaux, que nous n’avons pas le droit, nous, minorité, do venir en contradiction aven In majorité.Ce sont là des déclarations qu’on n’eut pas osé faire du temps des Papineau, du temps des Bédard.S’il est prouvé par le recensement qui se fait actuellement,que la majorité anglaise a gagné du terrain à Montréal, l’association Saint Jean-Baptiste sera justifiable de demander aux pouvoirs publics do soutenir la langue française par la colonisation.Nous voulons promouvoir l’émigration agricole française et belge, non pas en donnant à ces colons des terres en friche, mais en les engageant à s’établir sur les fermes de ceux des nôtres qui partent pour l’ouest, LE COTE RELIGIEUX Au point _ de vue religieux, nous avons le droit et le devoir de prendre la défense de nos frères d’Amérique.Je l’ai dit déjà à Biddeford où la semaine passée, j’ai eu l’honneur de représenter l'association St-Joan-Bap-(Suite à ta page 2) LE DEVOIR, Lundi.26 Juin 1911.LA FETE DU VRAI PATRIOTISME (Suite de la T ère nage) iste : “à Rome, nous sommes tous ItfllUX.” Certains de ce fait, nous travaille-nns à convaincre les membres de l’é-bscopat Canadien-français qu’il doit l’y adressecr pour dépeindre la situa-lion.Il n’est nas nécessaire pour ce faire, li, le déléjfué apostolique au f'ana-ti.ni, le délégué apostolique au Cana-la.puisqu’il s’agit de faits se passant lors de sa juridiction.H ne faut pas non plus qu’ils s'a-Inessenl à Mgr Falconio, le délégué ipostoliqua à Washington, car nos ivêques ne sont pas, eux, sous sa juridiction.C’est done à Rome qu’ils doivent s’a-Iresser directement et qu’ils sachent Sien que n’est leur propre sort qui se loue en ce mome.nt aux Etats-I nis.Tl faut faire tomber les murs de Jéricho.LA SITUATION ECONOMIQUE En oe qui concerne notre situation Iconomique, il n’est plus temps de se, layer d’hypocrisie.J.es Canadiens-français doivent ap-» rendre à soutenir les institutions ca-ladiennes-fran taises.H est déplorable de constater que lertaines de nos communautés qui ont des millions a placer entassent ces fortunes dans les» coffres-forts des ban-Hnés anglaises.Ceci devrait cesser.On vous a parié tantôt en très bons termes, do l’émigration, de la mortalité qui ravage notre population et des hcunes de l’instruction au Canada.Nous n'avons pas, sur ces points,em jugé une lutte ; nous avons commencé an travail.En bien des circonstances, les Canadiens-français ont péché contre leurs intérêts et nous vouions nous ressai-lir.11 y a, par exemple, à Montréal, 12,000 Italiens.Nous allons suggérer aux pouvoirs publies de faire donner à ces nouveaux compatriotes, une éducation française, ann que.s'ils ne comptent pas parmi nos alliés, ils ne soient, plus, du moins, dans les rangs ennemis.Nous avons répondu à l’appel des Anglais de la “Montreal Improvement Society’’ en préparant l’exposition socio-pédologiquc, Les Canadiens-français ont (dus que tes, ear si jusqu'au mois de mai dernier je faisais partie de la population catholique du Maine, aujourd’hui l’évêque rie Portland a rayé mon nom de la liste ries diocésains et je suis un citoyen rfe l’éternité.Pour moi la ligne quarante-cinquième n’existe plus.Ce n’est qu’hier, A 7 heures 55 du soir, que j'ai été averti que je devais prendre la parole ici ce soir.Au lieu rt'assister à ce banquet je devrais être I l’hôpital.A la convention tic Bidde-fortl, il y a deux semaines, j’ai dû faire un effort sur moi pour pouvoir aller porter mon appui h mes compatriotes.Immédiatement après la convention je devais partir pour passer trois ou quatre semaines au repos.Mais j’ai dû aurore une fois céder aux instances rie mes amis qui nie disaient: “Uupré, il ne faut pas que tu t’absentes tout de suite, fl faut, que tu restes avec nous pour recevoir comme il ’habitude ies pfemiers coups de Mgr Walsb.” Je vous demande bien pardon d’avoir à mêler à I 'histoire de notre question nationale, les noms d’évêques et de prêtres.Mais ce n’est pas nous qui avons voulu nous immiscer dans les affaires du clergé, c’est le clergé irlandais qui a voulu se mêler rie nos questions nationales.Il va six ans Mgr O’Connell, aujourd’hui archevêque de Boston ordonnait à scs jirêtres de discontinuer l’u.sage du français dans les églises.(J’est un des grands journaux de votre ville, qui fut le premier à fai re connaître ce fait dans le public.En présence de cet ordre, nous les chefs delà population franco-américaine nous aurions pu apprendre nos prières en anglais et accepter çete réforme avec uen morne résignation.Mais ce que nous pouvions faire, d’autres ne le pouvaient pas.Il y avait chez les catholiques du Maine ries gens qui no parlaient pas l’anglais et qui ne méritaient pas.cependant pas qu’on vînt les arracher à Dieu.Nous avous considéré que notre devoir était de rester à côté d’eux, ! pour les soutenir de nos conseils et rechercher le moyen de les défendre contre, la tyrannie.Nous l’avons fait et c’est alors que nous nous sommes a_por-çus que depuis cinquante ans nous dansions sur un volcan.Nous avons découvert des gens qui portaient la luxure jusqu'au pied des autels, des hommes qui, en entrant dans le sacerdoce, conservaient ce que les instincts humains tout autre le devoir de travailler à la j ont de plus mauvais et croyaient qu’a protection de l’enfance et de prendre ries mesures préventives dans le même sens.L’Association voit un peu à tout.Puisque nos gouvernants ont dépensé $600,000 pour la construction d’une école des Hautes Etudes qui contera de plus $30,000 par année, et qui débute avec 30 élèves, nous demanderons sous peu I.création d’un cours préparatoire aux services administratifs.Montrons à.nos compatriotes que nous ne sommes pas dos ignorants.De qu’il faut développer e'est moins telle ou telle idée particulière, que la fierté particulière de la race.En poussant au développement de l'enseignement bilingue, nous ne pouvons qu’ajouter à la supériorité des Canadiens en général.Si, au lieu d’une réunion rie facultés en tous genres, nous avions, à Montréal, une véritable tîni-versité, les élèves affluraiont rie tous les points de la terre d’Amérique.M.Asseliu fait ensuite niiusion aux Irlandais que n’aveugle pas l'étroitesse d’esprit et qui font bon ménage avec leurs amis Canadiens-français.Il termine en répétant les paroles des chevaliers français à leur compagnon Beaumanoir luttant en combat singulier contre l’Anglais Bembrough.Epuisé, altéré, le chevalier français voulait cesser le combat, ses amis lui crièrent: “Bois ton sang, Beaumanoir.’’ Ne nous crions pas morts avant d'avoir lutté, et travaillons tous ensemble à maintenir au premier rang- la race française en Amérique.Je ne vous dirai pas “Bois ton sang’’ Canadien, c’est un peu funèbre pour un optimiste, mais je vous convie tous à hnire le bon vin de France, de cette France Toujours follement belle.Toujours bellement folle.Levons nos verres, messieurs, à la prospérité de tous ceux qui parlent no tro belle langue sur ce continent.Puissent uns ancêtres applaudir dans I leurs tombes ù nos combats.Puis1-Prit 1 es serrés de nos enfants nous réjouir à notre tour dans nos tom- heuiix.Puissent-ils être un jour, ees rleseen-dnnts l’orgueil de l’humanité.LE JUGE CONSTANTI-NEAU L'honorable juge Constantineau.représentant ries Canqdiens-l'rançais d’Ontario est accueilli par une salve d’applaudissements.Il prie les Irlandais présents au banquet de ne pas se formaliser des remarques qu’il fera sur leurs compatriotes d’Ontario, Les Irlandais de Québec s'accordent avec leurs compatriotes canadiens français qui leur accordent, la pleine mesure de leurs droits et les Canadiens-Français d’Ontario ne demanderaient, rien de mieux que d etre traités comme les Irlandais de Québec.Malheureusement ee n’est pas ce qui arrive et si la paix règne dans Ontario c’est la paix armée.I.a hache de guerre est enterrée depuis longtemps, mais les Cnnadions-Erançais sont bien forcés de ln déterrer de temps à autre pour riposter aux injustices que leurs concitoyens irlandais voudraient leur faire subir.l'ans un magistral discours, dont nous publierons demain le texte complet.M.le juge Constantiseau retrace 1 histoire des Canadiens-Français d’Ontario et demande aux compatriotes de Québec de soutenir leurs frères dans la lutte.Il y va de l'intérêt de Québec aussi bien que de celui des Canadiens-Français d'Ontario et de l’Ouest.Car ceux-ci sont pour ainsi dire des nvant-postes qui attirent sur eux les coups rie l’adversaire et l’empêchent ainsi de s attaquer nu corps principal de l'armée.I-a vraie manière pour les Canndicns-Et'ançais de soutenir leurs frères c’est de traiter leurs compatriotes des autres provinces avec une pleine mesure de justice, mais pas plus qu’avec justice.Car chacune des concessions qu'ils font dans Québec en vertu d’une prétendue largeur de vues est interprétée contre eux dans Ontario l.e juge Const antineau cite aussi en exemple aux Canadiens-Français do Montréal le courage et la persévérance de leurs frères d’Ottawa qui ont fait accepter le français par 1lompagnie do téléphone.Et il termine son c.is-cours au milieu des applr.iul'ssomcnts unanimes de toutes les o«vsonnes pit-sentes qui lèvent leurs serres spécialement iî la santé de nos compatriotes d’Ontario.M.G.S.DUPRE M.O.8.Dupré, avocat de Biddeford et l’âme du Comité de la Cause Nationale du Maine est salué par les bravos unanime* de tout# l’assemblée.“Mes chers compatriotes, dit-il, c'est à dessein, que j'emploie le mot compatrio- vec l 'argent on peut réussir à tout faille.Je ne dis pas cela pour discréditer le clergé car c’est dans les rangs, du clergé que je compte mes meilleurs amis; mais je me hâte d’ajouter que r 'est dans les rangs du clergé canadien.Ce que je dis je pourrais vous en fournir les preuves eu blanc et en noir, ,1e pourrais vous apporter par exemple le cas d’un évêque qui dit virtuellement à scs prêtres: “Faites-moi prjnce, je vous fais riches.” En présence de cet état de clroses, on me conseilla de voir ce qu’il y avait de mieux à faire et celui qui me donnait ce conseil était un prêtre franco-américain.Je suivis ce conseil, je m’aperçus qtfê le mal venait de la loi appelée Corporation Sole qui entre des mains lionne les constitue uu instrument de justice mais qui, par contre, e.atre des mains malhonnêtes, constitue uu instrument de tyrannie.En vertu de cette loi ]’é-vêque est.le maître absolu de tous les biens religieux et peut en faire ce qu’il veut.C est ainsi que par un interdit absolument irrégulier, puisqu'il ne suit pas la personne, l’évêque m’empêche de pénétrer dans les églises et les cimetières de son d .eèse.Mais je vais profiter de eetto irrégularité et avant de retourner chez moi je vais m’acheter un lot dans un cimetière de la province de Québec afin que la terre qui m’a vu naître reçoive aussi mes cendres.\ ous nous direz peut-être qu’il est indigne de réclamer sur une question de piastres et de contins.Mais chez nous nous ii’avons pas les mêmes droits qu’au Canada.Notre langue française a'est pas reconnue devant les parle-in exits et la constitution s’oppose à ce que nous l’y fassions reconnaître.Tout (,p que nous pouvons faire c’est de réclamer nos droits dans cette question d'argent qui entraîne avec elle celle de l'éducation.Votre délégué à notre convention, M, Asselin, a parfaitement compris notre situation dans une conversation d’une demi-heure que .j’ai eue avec lui à Biddeford.Et immédiatement il nous promit l’appui moral dp votre Association.C'est tout ce que nous vous demandons pour continuer avec ardeur la lutte entreprise.Et lorsque vous verrez le succès couronner nos efforts je vous demande de nous applaudir afin de nous donner du courage pour de nouvelles luttes.Jusqu’ici nous avons présenté à la Législature u Maine un projet de loi pour substituer au régime do la Corporation Sole.Nous avons rencontré un retus, mais ainsi que je l'écrivais T mie personne présente dans cette salle, ce refus entrait dans nos calculs car 1 adoption de la loi A cette époque mit etc un grand malheur parce que l'opinion publique n’y était pas suffisam-meiit préparée.Maintenant nous smn nies exactement au point où nous voulions en arriver depuis quatre ou cinq ans.La question a été amenée devant I opinion publique, et dans tout le Mai ne il n y a pas un journal .pii ne so -¦oit; occupé do notre agitation.Dans notre Etat il y a une loi appelée “Initiative referendum” en vertu de laquelle on peut soumettre toute question au verdict direct du peuple.Nous nous on servirons s’il y a lion avec eertitu do do succès.Mais je ne crois pas qu’l] soit nécessaire de le faire parce que lorsque nous retournerons devant la lé «islature il n 'y aura pas assez de dépii-tés pour voter notre loi.Depuis longtemps l’épiscopat irlandais se prétendait tout-puissant aux Etats-Unis.Nous avons détruit son prestige dans le Maine.Le dimanche qui suivit la sentence d'interdiction conf.c nous, l’évêque faisait lire dans toutes les églises une communicatian portant ordre à tous les catholiques do n'avoir aucun rapport avec nous.Nous a Icessâmes immédiatement A nos c ni patriotes une lett'?manifeste où nous leur denmndioi.a de nous continuer leu-appui.La réponse ne se fit pas attni d-'c, fur tandis que nos conventions p.-é-cédentos ne réunissaient que 106 A l.Vt délègu-s, à la convention de Biddeford nous relevions l’adhésion active de .".P.s délégués.Eu u’est pas encore la victoire, ma s e’er, an pas immense de réalisé puis pi • aujourd’hui nous sentons tous les franco-américains avec nous.Après notre premier insuccès, cette unanimité nous fait prévoir un succès plus complet que nous ne pouvions i‘espérer, ¦Te ne veux pas terminer sans vous remercier de votre sympathie si vi\lament témoignée.Ce n ’est pas par es prit de devoir que j’ai accepté votre invitation car je suis malade depuis trois semaines.Mais le spectacle auquel j ai assisté, m ’a vivement impressionné et je vous offre au nom de mes eompa triotes de lutte les plus vifs remerciements pour la sympathie que vous nous témoignes.M.HENRIBOURASSA Comme le disait tout à l'heure le vice {«résident de l’Association Saint-Jean-Baptiste, ce soir, chaque discours doit être un acte.J’avais renoncé depuis longtemps aux discours de la Saint Jean-Baptiste.Mais j’ai accepté cette année l'invita tion qui in’a été faite, afin d'apporter à votre société les éloges qu’elle mérite pour la vigueur nouvelle avec laquelle elle est entrée dans la lutte pour la conservation des droits de notre ra ce.Votre association est la {dus ancienne de nos institutions nationales.Elle a suivi les diverses phases de la vie de notre race.Fondée d’abord pour être un instrument de combat, elle était devenue un organisme très pacifique.Aujourd'hui elle est en voie de reprendre son rôle combatif et c’est ce dont je vous félicité.Car si la nature et le terrain de la lutte ont changé, le bc soin de lutter existe toujours, Les questions de race sont épineuses mais elles s’imposent partout.Vouloir former un peuple sans tenir compte de la survivance des races serait aussi absurde que d'organiser une société, en faisant abstraction de la famille, Je I amour des individus pour leur foyer.Mais si ces problèmes sont complexes et dangereux, les hommes de coeur et do jugement ne les trouvent pas {dus difficiles à résoudre que tous les autres problèmes sociaux.Four y arriver, il faut, tout en inspirant au peuple le sentiment de race, lui enseigner en même temps la manière et lo moment d’y obéir.C'est pourquoi les représentants des autres races qui sont ici n’ont pas besoin de redouter les conséquences du renouveau de fierté nationale dont nous leur donnons un exemple ce soir.Us doivent comprendre que le premier de voir d’une race est de se former une conception claire et nette de ses droits et de montrer ensuite assez d’énergie pour les sauvegarder.Malheureusement ce n ’est pas ce que nous avons toujours fait.Nous avons trop souvent remplacé la fierté par la vanité et les actes par des expressions verbales et tapageuses.I rop souvent nous avons entre nous loué outre mesure ce que devant les étrangers nous cachions comme des dé-fauts dont U faut rougir.Trop souvent nous avons rejeté sur les autres la responsabilité de défaites dues à notre faiblesse et à notre lâcheté.Mais enfin la réaction est venue.Vous voulez y aider, messieurs de l’Association St-Jean-Baptiste: je vous en félicite, coniine aussi d’avoir supprimé de vos manifestations le mouton national, autrefois peut-être emblème de douceur et de pu reté, mais devenu la trop fidèle image du tempérament que les conciliateurs à outrance avaient développé en vous.Qu’on ne redoute pas ce réveil.La race française est combative, mais elle n est pas agressive.La provocation est le tfait des lâches qui insultent i adversaire qu’ils auraient peur de rencontrer face à tace.Nous comprenons que par suite de sa dissémination sur toute In surface de cc continent, les groupes divers île notre race doivent faire face à des besoins différents.Nous reconnaissons que le sentiment de race doit être subordonné au devoir ni tional.Les Canadiens-Français de Québec doivent être fidèles ù la province de Québec, ceux d’Ontario à la provin-ce d’Ontario et ceux des autres provinces A leurs provinces respectives.Tous ensemble, Canadiens-Français doivent être loyaux sujets de Sa Majesté bri-tu n nique mais non esclaves dé Sa Majesté.Et tous peuvent rester attachés à leurs traditions, parce que ces tradi-tion«, qui leur rappellent tout un pas-sé de fidélité à la couronne ne peuvent affaiblir leur loyauté envers leur pays.On a rappelé tout à l’heure les grands noms de notre histoire.Il est salutaire de les rappeler à notre mémoire afin que nous cherchions des exemples.Il est bon aussi de scruter l'avenir afin de nous inspirer un idéal élevé.Mais il y y quelque chose de plus important que tout cela, et ici encore je suis heureux de me trouver d’accord avec M, le vice-président, c'est de rechercher quel est notre devoir dans le présent, (“est là le seul moyen de manifester uu patriotisme pratique.Et pour que notre patriotisme soit vraiment pratique, il doit tenir compte à la fois des aspirations élevées et des besoins matériels.Sans aucun doute, nous devons prendre part à toutes les manifestations, à tous ies progrès de la viP économique.Nous devons également conserver et développer en nous tous les elements de supériorité morale et intellectuelle.Donnons A notre peuple un esprit sain dans un corps sain.A cc sujet, on a grand tort de se scandaliser des appels que l’on fait parfois aux Canadiens Français afin de les induire à s’organiser sur le terrain de la finance et.A soutenir leurs propres institutions, C'est précisément la grande leçon que les peuples angloclitones nous donnent.Les Anglais, les Ecossais, les .Irlandais sont si patriotes en affaires qu Us n'ont pus même besoin de rappeler A leurs nationaux, ce devoir essentiel.Partout, dans l’empire et en terre étrangère, où des groupes où des individus de langue anglaise se reneon trent, Us s’unissent instinctivement et encouragent, leurs institutions financières de préférence à toute autre.C est «itte magnifique solidarité économique, beaucoup plus que la puissance des flottes et des armées, qui a fait la force de I Empira et assuré la prépondérance il-iiancière et commerciale d britan niques.Imitons IcuVexemple, non pas avec une intention d’hostilité A leurs insti-t ut ions, mais dans un esprit de rivn.e pacifique et féconde.Et nous apporte-nuis ainsi notre contribution A ia pros-ponte île notre patrie conynune.Notre devoir consiste à ajouter au patrimoine que nous ont laissé nos ancêtres au lieu de chercher A le détruire et ce dans tous les domaines, dans oelu, do 1 instruction publique comme ;‘Hns !0’1 1,utr"s- Les races qui habitent es mêmes pays que nous, n’out pas besoin de voir une provocation dans notre désir de conserver tlltions distinctes.Uu famille no jette | dans la même carrière.8’il ost avocat ( e n ’est pas une faire de tous ses fils des av 1 " Lien! au Canada Uintérêrgéné’ r.u du pays demande que toutes les races, qu.habitent la patrie commune se développent suivant leur talent ot leur caractère propre.Encore si nous étions de nouveaux vo nus, nos frères des autres races pourraient-ils s'inquiéter de notre détormi-nation de nous perpétuer distincte-i nt.Mais cent-cinquante ans d’histoi re leur démontrent que les Canadiens-français peuvent rester eux mêmes sans danger pour l’unité canadienne.Qu’ils nous laissent donc sans crainte aspirer a rester et A devenir autre chose que des types (l'habitants propres aux poè mes de genre, comme ceux ,de Drummond.Nos compatriotes d'Ontario et du Maine ont bien voulu nous renseigner ce soir sur leur condition respective.Nous devons les en remercier et ne pas partir d’ici sans avoir pris la résolu- tion bien arrêtée de les aider^de toutes nos forces.Lorsqu’au père de famille a établi ses enfants, fût-ce loin de lui, se désintéresse t-il de leur sort parce que l’écho de leurs gémissements ne frappe plus chaque jour son oreille! S’il est une faute, un crime national que nous, Canadiens français, avons commis, c’est de nous être désintéressés du sort de nos compatriotes établis loin de nous.Le moyen de réparer cette faute, c'est maintenant de nous tenir en communication constante d’idées avec eux, et de leur donner tout notre appui.Et puisque l’oceasion m’en est offerte, me permettra t on d’adresser une parole à ces compatriotes?Cette parole, la voici: Avant et malgré tout, restez inébranlablement attachés à l’Eglise catholique qui a taut fait pour la conservation et la grandeur de notre race ! Les autorités constituées dans l'Eglise peuvent se tromper.Lo pape lui-même {«eut être mal renseigné sur les faits.Je me rappelle en en moment une pensée du cardinal Pacca, racontant les misères de l’Eglise en face de Napoléon Ter.Il trouvait l’une des meilleures preuves de la divinité de l’Eglise dans sa résistance aux erreurs accumulées par ceux IA même qui étaient chargés de la défendre.Quoi qu’il arrive no doutez jamais de Rome.A Rome, vous finirez par trouver justice.Vous y trouverez même l’indulgence pour les excès de paroles et les erreurs de tactique qui auraient pu vous échapper au cours de ia lutte.Et de grâce, ne tenez pas non plus la race irlandaise tout entière responsable des iniquités commises par quelques-uns de ses membres.No dites pas que ies Irlandais n’ont pas eu assez d’énergie pour conse-ver leur langue, et que maintenant ils veulent nous arracher la nôtre.Si le peuple canadien-français s’était trouvé, comme le peuple irlandais, aux prises avec une tyrannie plusieurs fois séculaire; et surtout s’il s’était trouvé privé pour sa langue de sa civilisation propre, d’un foyer de lumière extérieure ,comme la France, en dépit de ses erreurs et do ses reniements, l’est restée pour lui, peut-être aurait-il perdu sa langue depuis longtemps! Plutôt que de maudire les autres races qui nous entourent, imitons les qualités qui les distinguent, et entre autres, cet admirable esprit de corps, cette détermination dans la lutte et cette persévérance dans l’action, qui font la force de 1 Clément anglochtone dans le monde.Puissent ees vertus grandir en nous, et la race française jouera en Amérique le noble rôle que laProviden-ce lui a confié.LA SANTE DES INVITES C’est ensuite M.Victor Morin qui propose la santé des invités.H rappelle l’hospitalité traditionnelle canadienne et souhaite la bienvenue aux amis des sociétés sœurs et comme les autres orateurs il espère que le banquet portera ses fruits, que l’on ne se contentera pas d'émettre des principes d’une admiration stérile et que l’on passera aux actes.Un grave accident au Bout*de-l’Ue AU COURS D'UNE PROMENADE EN VOITURE, UNE FEMME PERD LA VIE ET PLUSIEURS AUTRES PERSONNES SP NE BLESSEES.M.J.C.M.1.C.WALSH peuples nos insti-père de tous ses fils raison pour Walsh, rédacteur en chef du "Herald” et représentant de l'Association Saint-Patrice reçoit un accueil très sympathique.Devant les spectacles d’éloquence dont il a été témoin il confesse l’infériorité de la race anglaise.11 demande aux Canadiens-l'l ançais de Québec, de ne pas changer, quoi qu’il arrive la position qu’ils ont faite aux autres races dans leur province.11 ne peut croire que la race irlandaise qui a appris au cours de la longue période de despotisme qu’elle a, eue à subir, à respecter les droits d’autrui se soit rendue complice des mauvais traitements infligés aux Canadiens du Maine et if rappelle avec émotion l’accueil fraternel que tout le peu-ple.canadien-français fit en 1S47 aux émigrés irlandais.Prennent la parole après lui.les représentants des sociétés Saint-André, ( Ecossais) , Saint-Georges (Anglais) , Irlandaise Protestante, Saint-David (Gallois), ce dernier flagelle avec une belle indignation ceux qui voudraient enlever aux Canadiens-Français le con- opposer à ceux qui émettraient cette prétention inique la seule réponse digne et courageuse : Non ! Le docteur Atherton, secrétaire de la Ligue du Progrès Civique insiste sur l'importance du Congrès d’hygiène infantile entrepris conjointement par la société qu’il représente et l’Association ,Saint-Jean-Baptiste.Il dit qu’à Montréal 54.92 p.c.des enfants au-dessous de cinq ans meurent tous les ans.En pëésence de cette situation le prochain Congrès revêt une importance capitale et tous les Canadiens devraient se faire un devoir d’y coopérer.M.l’abbé Perrier résume tous les discours de la soirée dans deux mots : Savoir pour agir.Notre titre de catholiques ne nous interdit pas, bien au contraire, de rechercher la science.I] ne nous interdit pas non plus l’action en faveur de nos droits.Si ces droits sont violés sur le terrain religieux nous pouvons en réclamer lo respect au moyen de représentations respectueuses mais fermes.M.l’abbé Perrier termine en conseillant à scs auditeurs de ne pas se con- 1 n accident est arrivé hier midi sur le pont du Bout de File, dans lequel une femme a perdu la vie, un homme a été mortellement blessé et trois au-tn* personnes ont été douloureusement blessées.M.Narcisse Brière, cocher.79 ans, conduisait de Charlemagne à Maisonneuve.Mlle Kmilietuie Ouimet, 72 ans, Mme Joseph Beausoleil, 43 ans, M, Georges Beausoleil, fils de oette dernière, 17 ans, et Mme Alarie, SI ans.En passant sur le pont, le cheval prit |>eur ; M.Brière essaya do l’arrêter mais l’une des guides se rompit.Le cheval prit le mors aux dents et dans sa course, lança la voiture sur J,os quatre.personnes furent jetées à terre.Mlle Ouimet était morte lorsqu’on ¦ la releva.M.Brière avait une fracture au crâne et k cause de son grand âge on ne gardait que peu d’espoir de lui sauver la vie, quand on le transporta à l’hôpital Notre-Dame.Mme Beausoleil souffre de fracture des côtes et de coupures à la tête et au visage.Le jeune Beausoleil n’a souffert que de contusions et a été envoyé chiez lui après s’être fait panser.Mme Alarie souffre de contusions.La famille de Mlle Ouimet, qui demeure à Terrebonne, a été avertie.M.Brière a passé la nuit et l’a-vant-midi dans le coma.PETITES ANNONCES AGENTS FINANCIERS PANNETON & G ARIEL agent» financiers.30 Saiut-Jacques.Edifice Trust & Loan.Main 1002.—Prêt» d’argent sur hypothèque, achat de billets, créances, assurances.Règlement» de successions.AUX AMATEURS DE PECHE La meilleure place pour minnow» vivants et • rticles de pêche de toutes sortes est chez R.N.Sévigny, 510 Saint-Jacques près des gares du G.T.R.et du C.P.R.Tél.Main 16' l i n, i iQa i s droit de parler leur langue.Et il ( seille à ceux-ci d’opposer à ceux discours mais d'agir.Et tenter d( leur propose comme motto la devise inscrite sur le blason royal : "Je maintiendrai en leur Conseillant de maintenir leur langue, leur foi et leurs institutions.M.l’échevin L.A.Lavallée prit la parole au nom de l’Alliance Nationale et après avoir décrit l’œuvre immense accomplie par cette société dans le domaine économique il stigmatise l’absence de patriotisme des Canadiens-Français qui refusent leur appui à ces sociétés nationales pour l’accorder à des sociétés cosmopolites ou même neutres telles que toutes ces sociétés de forestiers, lesquelles comptent plus de membres dans la province de Québec seule que l'Alliance Nationale.I.a soirée se termina par quelques paroles de MM.G.\V.Séguin, président de l’Union Saint-Joseph du Ca-ndda, \ Maynard.M.D., du Maine et A, E.Revol de l’Union Nationale Française.Marché de Montréal INDUSTRIE LAITIERE FROMAGE De l’Est.lie 1-8 à lie 1-4 De l’Ouest.Ile 3-8 à 11c 1-2 BEURRE Crémerie (Nouveau) 22e à 22c 1-2 PRODUITS DE LA FERME OEUFS Strictement à la coque .21c 1-2 à 22e 1-2 Oeufs, No 1.18c 1-2 à 19c 1-2 Oeufs, No 2.17c 1-2 à 18c MIEL Blanc.Ile à 12e Brun.9c à 10e Blanc coulé.07c à OSo Brun coulé.06c à 07o PRODUITS DE L’ERABLE Sirop d’érable en boite .7c 1-2 à 8c Sucra d’érable, ia livre .9c à 10c HARICOTS Le boisseau.81-80 à 81.85 Au wagon.1.70 à 1.75 POMMES DE TERRE Green Mountain, au wo-gon.81.05 à $1.15 LE 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faire un pèlerinage à notre Alma Mater, errait, seul, longeant les méandres des allées du parterre; vertes pelouses, massifs ombreux, corbeilles de fleura, chants d’oiseaux, murmure des fontaines: tout cela l’enchantait.Quelle transformation de ce qui existait aux jours d’antan; qu’il a bien fallu un homme de goût et d’initiative secondé par un véritable artiste pour la réaliser.Quelque peu rêveur,notre pèlerin se trouvait auprès de la statue de Mlessire (jirouard, fondateur vénéré de l’institution qui aujourd’hui nous ouvre larges ses bras maternels.Tout à coup ses regards sont éblouis.Le dôme de cette demeure est envahi de flammes qui luttent aux fenêtres comme pour en faire éclater les verres.Le soleil, incliné sur ]’horizon, faisait rage de tous ses feux et y prodiguait ses splendeurs.Les paysages des alentours étaient criblés d’étincelles.L’occident, océan aux vagues de pourpre et d’or se reflétait sur la coupole d’argent et en faisait un opulent piédestal à la croix dont les deux lignes affinées, effilées, se dessinaient .nettement sur un vaste ehamp d'azur.On aurait cru voir le divin et glorieux blason du Christ, dans un décor d'apothéose.C'était beau, c’était féérique! Au dessous, comme, contraste, émergeant du sol, se déployaient de longues murailles grises percées d’un triple rang d’ouvertures germinées.Et l’imagination de notre pèlerin, voletant comme un oiseau fureteur et indiscret.allait interroger chaque fenêtre.Qui est là ?qu’y fait-on , Un homme à robe noire, tête penchée sur sa table de travail, corrige versions, thèmes, compositions littéraires, thèses philosophiques, ou relit, à l’intention de ses élèves, une page retentissante encore des cris de l’aigle de Meaux, un chapitre du “Génie du Christianisme” ou des "Martyrs” de Chateaubriand où l’harmonie le dispute à la splendeur, une envolée de l’éloquence sonore et sublime de I.a-cordaire, une pièce du tendre Racine ou de Corneille, une ode de Lamartine ou une inspiration lyrique de Victor Hugo.Et plus loin, dans une vaste salle, des éphèbes et des jeunes gens, se livraient à des travaux intellectuels, battant grammaire et dictionnaire, luttant avec Cicéron et Virgile, Demosthenes et Homère.Votre excursionniste cherchait parmi cette jeunesse au front nimbe d'intelligence et d’ardeur des successeurs à nos Larocque, à nos Taché, à nos Raymond, à nos De-saulniers, a nos Ouellette et autres dont les noms vénérés resteront pour nous synonymes de scienee, de piété, de sacrifice et de bonté rayonnante.A la chapelle, silence profond : les saints hymnes dormaient sur les harpes sacrées, aurait répété l’auteur des harmonieux poétiques.Notre pèlerin s’y plonge dans l’adoration au souvenir des mille pieuses émotions enfouies dans son âme, mais encore palpitantes .Ici j’ai à v0us offrir un tryptique en raccourci, puisque mon temps est limité.A la distribution des prix de 1888, a; pelé à l’honpeur de prononcer l’oraison funèbre de Mgr Raymond, m’a-dressant à l’illustre défunt, je disais: C’est en tremblant que j’ose toucher le dpuble diadème que nous imposa Dieu pour la gloire du clergé canadien.Vous fûtes dans ce sanctuaire de la science et de la vertu un flambeau fl’un vif éclat, une colonne forte et honorée, un homme do dévouement dont le souvenir restera à jamais béni.Votre carrière s’y écoula comme un fleuve aux ondes tranquilles dont toute l’ambition fut de rafraîchir et d’abreuver ceux qui eurent le bonheur de vous connaître dans l’ euvre de l’éducation chrétienne et dans les exercices de la piété sacerdotale: voilà les deux couronnes qui sont les vôtres et dont je voudrais faire voir toute la valeur.Cabanel, célèbre peintre, nous montre Michel-Ange dans son atelier.Le sublime artiste est environné de chefs-d’oeuvre: statues magistrales, peintures admirables qui font sa gloire.Une pensée a saisi son génie.Tl a pris un bloc de marbre, avec ardeur il le frappe de son ciseau.le marbre s’est dépouillé peu à peu de sa grossièreté primitive, les lignes se dessinent nettes, puree, et la statue de moïse apparaît à son oeil ravi.Il s’arrête et dans une contemplation qui semble une profonde rêverie, il se demande si c’est bien là la réalisation de son idéal.Heureux ran fin, et croyant pouvoir se rendre le témoignage du succès, il s'écrie: Tu vis, que ne parles-tu! C’est l’éducateur dans son oeuvre.Faites vous-mêmes les rapprochements, je livre ce soin à vos investigations intellectuelles.Que d’études profondes et religieuses, que d’écrits variés où abondent les perles littéraires sont tombés de la plume inlassable de Mgr Raymond! A une puissance étonnante d’assimilation, il joignait un jugement sûr dans le choix de ses travaux.On aurait pu le définir: une mémoire qui parle, un instrument flexible toujours prêt à vibrer des accents de la vérité et du bien.Prêtre, il avait, pour me servir d’une expression de saint François de Sales, l’habitude de vivre dans des pensées éle vées et sublimes.Ses trésors de piété, il les prodiguait à tous.Jamais de sa part, refus de prêcher; et ** parole rhâtiée, onctueuse, embaumait les âmes.Le prêtre chez lui n’axluait pas la gentilhomme.Do grandes et nobles manières.au langage délicat, en faisait un parfait modèle d’urbanité.M.Désaulniers a an physique imposant et robuste joint à une grande dignité personnelle et à une intelligence d elite.11 se mouvait à l’aise dans le domaine des sciences religieuses et naturelles.Théologie, philosophie, ma-t hem o tin up- et coetera, et coetera, tout lui était familier.Un jour, St-• nomas s: iwèle à lui : il vivra désormais en sa compagnie intime.Pour sa maison île St-Hyaointhc,que ne fera-t-il pas ?Il ira mendier au-i s Uc ses confrères pour assurer son avenir.Il se nrésente, exnose sa demande, le succès lui est facile, il a depuis longtemps à son crédit la sympathie générale.L’amour de l’Eglise et de son chef fut une vraie passion chez lui.Ne l’a-t-il pas montré en de solennelles circonstances '! A ce service il mit sa puissante raison éclairée des fortes lumières de la foi.Ne pouvions-nous pas.nous qui avons connu Mgr Raymond et Messire Désaulniers, nous faire l'illusion de voir en eux ces deux illustres personnages du grand siècle : Bossuet, Fénelon.qui, attardés dans leur marche vers la tombe, se seraient rencontrés au seuil de cette demeure et se donnant la main, dans un parfait accord cette fois, se seraient juré fidélités pour la vie, dans, l’œuvre de l’éducation vraiment catholique non plus d’un dauphin de France ou d’un duc de Bourgogne, mais d’enfants chéris de Dieu et de l’Eglise ?Quand le premier évêque de Toronto, le distingué Mgr Chai'bonnel, descendit de son trône épiscopal pour revêtir la bure monastique, il fit à ce séminaire un précieux cadeau, croyait-il, en la personne de Messire Rémi Ouellette, le curé de «a Cathédrale.Et certes, il ne se trompait pas.Doué d’un talent hors ligne, laborieux.M.Ouellette dirigeait ses investigations de tout côté.Esprit fin, délié, il avait pour le servjr une parole non éloquente mais persuasive, une plume docile pour rendre sa pensée.Ecrits, discours, conversations, serrnoiïs, tout cela était truffé de citations scripturales ou classiques qui en faisaient un régal savoureux.Horace, Virgile, Boileau, Racine, Shakespeare et autres revivaient sur ses lèvres.Homme d’impulsion,il donnait l’élan à tous ; exigeant le travail de ses subordonnés, il se plaisait à les louer de leurs succès avec un aimable sourire.Et ces trois supérieurs de notre séminaire que nous avons tant aimés, entendirent chacun à son heure la voix de Dieu leur dire : c'est assez, c'est assez.Et ils étaient foudroyés.Paix à vos cendres, pères chéris et dévoués, si nos prières peuvent encore quelque chose pour vous, nos cœurs vous les prodiguent avec une générosité toute filiale.Ici, confrères, adressons un salut sympathique à l’ancien supérieur qui, là-bas, comme un vieil oiseau blessé a replié ses ailes sur son nid et attend dans la souffrance l’heure où le ciel couronnera ses mérites.Apparaissez ici prêtres éminents et grands citoyens de notre patrie.Vous vous ôtes immolés à l’amour de l'éducation.à la formation des intelligences et ‘des cœurs qui sont venus vous demander une part de vos lumières dans, les .sciences sacrées et profanes.Pour en faire bénéficier à leur tour la société religieuse et civile; Venez réveiller nos enthousiasmes d’autrefois pour le culte du beau, dü vrai et du bien, et dites à nos chers cadets qui ont appris la valeur attachée à votre autorité et à votre tendresse : Aimez, ô jeunes gens, et respectez la la vie; Elle est bonne à celui qui va droit son chemin, Et qui ne garde au fond de son âme ravie, Que le rêve d’hier et celui de demain.Au travail, au travail ! faites votre journée, Vous êtes au matin, laissez venir le soir, Vous êtes au printemps, laissez finir l’année.L’herbe d’ennui» se fane, où fleurit le devoir.Dites-nous, à nous leurs a’ncs, qui sommes revenus à ce centenaire “in amore et fortitudine”, après avoir affronté les luttes de la vie, non sans en.éprouver les blessures souventes fois sanglantes et aujourd’hui à demi cicatrisées ; après a''»1'1' été broyés dans nos âmes par des deuils de famille ou des tortures morales dont.Dieu sait le secret.après avoir vu une partie de nos beaux rêves se changer en une longue chaîne d’espérances trompées, ah! dites-nous de ces paroles fortes de consolations comme un céleste dictame et aux lèvres de chacun mettez comme l’expression de sa, foi, de ses espoirs et de son amour, ces accents du poète, les plus beaux de toute langue humaine selon Louis Veuillot : Je viens à vous Seigneur, père On qr;i je dois croire, Et j’apporte apaisé Les morceaux de ce cœur tout plein de votre gloire Que vous avez brisé.Au delà de vos cieux et par delà ces nues Au fond de cet azur immobile et dormant, ACCIDENT A LTLE GROSBOIS UNE PARTIE DU QUAI S’EFFONDRE DANS LA BOUE.— UNE QUINZAINE DE BLESSES, DONT DEUX SEULEMENT SE SONT INFLIGE DES FRACTURES.Environ quinze personnes ont été blessées ùu “King Edward Park".île Gro.sbois, hier soir, la plateforme couverte qui mène au bateau s’est écroulée et plusieurs centaines de gens ont été jetées dans un trou long de 40 pie'ds, large de 25 pieds et profond de 12 pieds.il était 6 heures 30 et la foule énorme attendait au bout du quai l'arrivée des bateaux cjui devaient la ramener à Montréal.Quand le “Louise-ville” arriva, il y eut une poussée terrible des personnes qui voulaient entrer dans la remise par où on passe sur le bateau.La partie du quai sur laquelle est cette remise s’écroula sous le poids des milliers de personnes et un grand nombre d’hommes, de femmes et d’enfants furent précipités dans le trou.On crut d'abord qu’il y avait plusieurs morts, mais quand ont eut retiré tout le monde des débris on s’aperçut que s’il y avait plusieurs blessés, personne n’avait perdu la vie.Il n'y a que deux personnes qui se soient infligé des blessures de quelque pravité : Mlle Léa Frappier, 22 ans, 62 rue Cadieux, qui s'est fracturé le bras, et M.Conrad Leblanc, 30 ans, 128 rue Selby, qui souffre d’une fracture à la jambe.Tous les deux sont à l’Hôpital Général.A l’Hôpital Victoria, Mme Mary Mullins, 115 rue Berri, et Mlle Annie Clark, 19 rue Chonedy, souffrent d entorse.Les autres blessés ont pu regagner leur domicile après un pansement.Leurs blessures ne présentent aucune gravité.Le quai s’effondra lentement.Quand la foule fut revenue de la stupeur où l’avait plongée l’accident, on organisa le sauvetage.Un grand nombre de gens purent sortir sans aide.Pour les autres, on dut les retirer de leur position critique à l’aide de câ- - MjjfcJJKUHBSI' blés, quelques-uns avaient perdu connaissance.Les blessés furent transportés chez M.J.Gravel, vice-président, et administrateur de la compagnie du pair, où ils furent soignés par plusieurs médecins qui se trouvaient dans l’île et quelques médecins venus de Boucherville et de Montréal.On a commencé à les transporter en ville deux heures après l’accident.M.Gravel dit que le quai s'effondra lentement.Le quai repose aux deux bouts sur des murs en béton et le centre est supporté par des pilotis.Ce quai a été construit il y a deux ans et avait toujours paru solide.11 n’y avait pas un pied d’eau dans le trou où tomba la foule.M.Gravel dit que les vingt-deux agents de police de File ne pouvaient pas empêcher la foule de se tasser sur le bout du quai.Dans le trou on a retrouvé des chapeaux, des souliers de femme, des sacoches.La remise où a eu lieu l’accident ressemble à celle du quai où l'on s’embarque pour l’île Ste-Hélène.Pour s’embarquer on passe par une remise, ceux qui débarquent passent par un passage à côté.La nouvelle de l’accident est arrivée à Montréal par un message téléphonique envoyé au quai Racine.Les hôpitaux envoyèrent aussitôt leurs voitures d’ambulance et comme elles ne suffisaient pas, on réquisitionna des taxiautos et des automobiles particuliers.Le chef Campeau qui était dans l'île fit aussi venir trois voitures de patrouille.Une forte escouade d'agents commandés par le lieutenant Morin assurèrent un serriee d'ordre sur les quais.Les médecins appelés dans l’île furent les Drs.Chrétien-Zaugg, Provost, Demers, et McGibbon.le PACIFIQUE Canadien SERVICE DE TORONTO TOUS LES JOURS A 10.16 V.M, ROUR TORONTO NORD Le grand nombre de passagers qui prennent ce train est une preuve évidente de sa supériorité.L’aménagement le plus confortable.S.le a.m., et 10.00 p.ni., tous les jours pour la (-are Union.Des nouveaux wagons-lits spurieux éclaires à 1 électricité sont sur ces trains.SERVICE DBS GRANDS LACS Tous les jours, excepté les vendredi et dimanche.Pour faire connexion, partez de Montréal le joui- précédant la date du départ du navire.OLD ORCHARD, KENNEBUNK-PORT, ETC.Seule ligne se rendant directement.Wagons-uts et Salon.Les wagons-lits s’y rendent directe-ment tous les jours.DOMINION DAY xTT-?i,-1*re *out'* 07 Ptn.Mfg.C.75 “ pf(l.Pen’s Ltd.58 37! Dora Park, j 73 67 “ pfd.90 8’» Dora.T C.i 68J H8i Porto Rico 64 62 u pfd.‘iô’ Québec Ry 65 63 D.S S.& A.i;i R.& O.N.C.117J 117! “ pra.RioJan.I.113 Dul.Sup.84 80 Sao Paulo.180 179 H.Klec.Ry m 142 SH.W.& P.1 117 inti Ha v.Elec.96 S.-John Ry “ pfd.Toledo Ry.8 111.Trac.pd 92 SI Tor.Rv.i n-j 137 In.C.Corn.50 ! 40 Tri.City pf “ pfd.Twin City.109 198 Int.c.» c.70 i fii W .India.65 L.of.Wd.C.w:u 1 142 Winn.Ry.i 230 .“ pfd.120 ! Wind Ht’l.1 150 NAISSANCE GOUGEON.—A Montréal, lo 28 juin 1911 u u No.199a rue St-Philippc, St-Henri, l'épouse de M.Henri Gougeon, marchand, un fils baptisé Joseph, Denis, Antoine.Parrain et marraine, T*T.et Madame Narcisse Gougeon, oncle et tante de reniant.DECES FONTAINE.—A Montréal le 25 juin 1911, à l’âge de 27 ans, 4 mois et 15 jours, est décédé Jean Fontaine.Les funérailles auront lieu mardi le 27 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son père Marcel Fontaine, No.742 rue Ste-Catherine-Est à 7 heures 45 pour se rendre à la Ration du Grand-Nord es de là à Ste-Marie Salomée, lieu de la sépulture.Parents et amis sont prié d’y assiste” sans autre invitation.HUBERT.—A Lucerne, Suisse, lo 21 juin.Albert Hébert de Hudon, Hébert & Cie., Limited.DÉCÈS A MONTRÉAL Conrad, 4 mois, enf.de Gaudias FORTIN, plâtrier, rue Lafontaine 052; Thomas GROTTY, 35 ans, poseur, rue Guy.253; Thérésa, (> mois, enf.de Martin FOLÈY, commis, rue McCord, 97; Arthur Palardy, 15 ans, fils d’Auguste PALARDY, journalier, rue William-.482; Mérilda, 1 mois.enf.de Jos.PHA-NEUF, journalier, rue Poupart.483; Antoine Huilée, 18 ans, fils «l’Edouard HALLB, peintre, rue St-André, 118; Achille, (î mois, enf.d’Alfred BRUNET, épicier, ruo Duquette, 77; Célina, 9 mois, enf.do Wilbrod GRAVEL, journalier, rue St-Ambroise, 41 ; Lucienne.2 ans, enf.«le Francois EROZELLA, menuisier, rue Harmonie.60; Frs.Xavier LANDRY, 8L ans.journalier, rue Fullum, 001; Alfred ROLLAND, 07 ans.agent d’assurance, rue Mont-Royal, 561 est; Rolande, 4 mois.enf.«l’Octave FRENKTTK, peintre, ruo Labelie 29; Hé nédine, 8 mois, enf.d’Anselme CHAMPAGNE, menuisiers, rue Chabot 1182; Lionel, 7 mois.enf.d’Emile THERIAULT, tailleur, rue Champlain, 693; Simone, 7 mois, enf, do P.Elisée ALARIE, menuisier, rue Bordeaux.2392; Laurette, 6 mois, enf.d’Oscar HAME-LIN, machinistes, ruo St-Henri, 84; Yvonne, 3 ons, enf.de Joseph VALLIERK.forgeron, rue Bourget, 36: Valentine Rhéaume.22 ans femme de Napoléon SYLVAIN, mécanicien, rue Workman, 529; Léo.5 mois, enf.de Joseph DION, cordonnier, rue DeMontigny 918; Alexandre, 5 mois.enf.de Israël RAYMOND, charretier, rue ât-.Tacques 1460; Ber tha, 3 mois, enf.de Frs.MEÜNIER.peintre rue Marie-Anne, 811; Pierre CLOUTIER, 79 ans, bourgeois, rue Hte-Catherine, 1639 est : Rose de Lima Thibault, 43 ans, femme de Louis DESCHESNF.H, journalier, rue Groulx, 4: HéhMîft.15 jours, enf.de Pierre TEL-LIER, journalier, rue Harbour, 96: Rhéa, 6 mois.enf.de Théodore GAUVREAU, peintre, rue Plessis, 198; Adoriska Quévillon, 19 an*, rue 8t-Augustin.34; Jean Bte.DUFRESNE.48 ans, peintre, rue Dnrion, 554; Gaspard, S ans, enf, do J.B.PRINCE, médecin, Boul.St-Joseph, 113; Berthe, 0 mois, enf.de Ludger BOISVERT, commercant, rue Garnier, 331 ; Mario DUFRESNE.27 ans.domestique, rue St Louis 207; Hipnolyte JOBIN, 68 ans, ferblantier, rue Joachim.3; Emilienne, 4 ans.enf.d’Emilien PARENT, publiciste, rue Duluth.508; Georges, 6 mois, enf.d’Alexandre BELANGER, imprimeur, rue de Gaspé, 630; Armand.4 ans, enf.de Roderio ALARIE, journalier, rue Alma 656; Philippe, 1 mois, enf.de Philippe GAUVIN, menuisier, rue Ni.col et.418: Yvette, 6 mois, enf.de Joseph POMÎNV1LLE, couvreur, rue Rivard, 218: Maurice, 3 mois, enf.d’Amédée NORMAN-DIN, journalier rue de l’Eglise 256, St Paul.SERVICE ANNIVERSAIRE PELLETIER.—Mardi, le 27 juin, k 8.30 n.m.dans la chapelle des Religieuses du Bon Pasteur, 64 Sherbrooke-Est, sera chanté un service anniversaire pour le repos de l’é-m« du Rév.Alexis Pelletier, aumônier et bienfaiteur de celte enmmunan’é.Parents et amis sont priés d’assister au service, sans autre invitation.
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