Le devoir, 28 juin 1911, mercredi 28 juin 1911
MONTREAL.MERCREDI 28 JUIN.1911 DEUXIEME ANNEE-No.149 >- ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA EX ETATS-UNIS .Aft ÜNION POSTALE.Edition Hebdomadaire : CANADA r)fk - - .* 9150 UNION POSTALE $3.00 ^UN SOU LE NUMERO .¦'6 .» « ?*p.^ 'V*' Rédadtioh % Admini^traticHM 71* RUE \ 4T-JACQUES MO» O À AL, TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main7461 REDACTION : Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Ce n’est pas dans ses cordes La Presse devient charmante ! Après s’être résignée à constater tiotre existence, voici qu’elle a l’obligeance de révéler au public que es membres de notre conseil d’administration se recrutent parmi les hommes d’afiaires les mieux cotés de Montréal! Il est vrai qu’elle y met quelque aigreur et qu elle accompagne le tout d une tentative de chantage parfaitement caractérisée; mais il faut bien songer à son metier et à ses habitudes et ne pas trop s’étonner si, même dans ses jours d’amabilité, elle laisse transparaître le fond de son âme.On pourrait se demander cependant pourquoi elle a choisi comme objet particulier de ses menaces MM.J.A.Vaillancourt, G.N.Du-cliarme et Joseph Lamoureux.M.Vaillancourt, l’un des maîtres du commerce montréalais, est président du conseil d’administration de la Publicité, M.Ducharme, l’ancien président de la Banque Provinciale, et M.Lamoureux, l’ancien manufacturier, y tiennent une place importante, mais le conseil comprend en outre M.S.D.Vallières, ancien président de la commission des finances de la ville de Montréal, M.L.A.Delorme, secrétaire général de la maison Laporte, Martin & Cie, MM.Edouard Go hier et Joseph Girard, courtiers d’immeubles très connus.De ces quatre derniers la Presse ne dit rien : serait-ce que tous les quatre sont des clients d’annonces possibles, tandis que MM.Vaillancourt.Ducharme et Lamoureux opèrent sur des terrains où la publicité des quotidiens ne leur serait guère utile?On ne saura jamais les trésors d’indulgence que réserve la Presse à tous ceux qui peuvent jeter quelque argent dans sa caisse, fussent-ils d’honnêtes gens et de libres citoyens.Du reste, la Presse en sera pour ses frais d’intimidation et elle n’aura fait qu’ajouter une honte nouvelle à celles qui souillent son histoire.Aucun des membres de notre conseil d’administration ne se sent la moindre disposition à chanter, et même s’ils pouvaient éprouver quelque émotion à la suite ries menaces de la Presse, cela n'affecterait en rien la ligne de conduite du journal.La direction du Devoir relève exclusivement du directeur-général de la Publicité qui est lui-même directement désigné par l’assemblée générale des actionnaires.Les hommes d’affaires distingués qui font partie du conseil d’administration de la Publicité, et qui veillent avec soin aux intérêts financiers de nos cinq cents actionnaires, ne sont en rien responsables de nos faits et méfaits.En leur prodiguant les menaces sous condition, la Presse—car l’on notera que l’auteur de cette tentative de chantage se dérobe prudemment sous l’anonymat—la Presse fait une besogne non seulement basse, mais absolument vaine.Elle ne réussira pas davantage à nous imposer silence en qualifiant nos collaborateurs d’envieux, d’impuissants, de fielleux, de salis-seurs de réputations, ou en affirmant que notre journal est l’école de dénigrement et d’envie la mieux perfectionnée qui ait existé sous le soleil, que c’est un moulin à injures et à calomnies en perpétuel mouvement et que tous, chez nous, du haut en bas de la boutique, éprouvent le même besoin maladif de mordre et de blesser (textuel).C’est un vocabulaire et des procédés auxquels nous ont depuis longtemps habitués les modérés dont nous troublons les rêves, et nous doutons qu’on ce genre elle puisse atteindre à la virtuosité de M.Rodolphe Lemieux ou de sir Lomer Gouin.Elle pourra même emprunter à M.Cruppi (sans l’avouer naturellement) une expression fameuse et dire que “le Devoir est devenu le Bottin de la diffamation:’’ elle rappellera simplement à cepx qui connaissent un peu l’histoire contemporaine que ce mot fut d’abord appliqué à la France Juive, un livre qui marquait au fer rouge les exploiteurs et les farceurs du temps et dont l’on s’accorde à dire aujourd’hui qu’il a révélé, avec une prophétique clairvoyance, les dessons et les secrètes directions de l’histoire contemporaine.Nous remercions l’anonyme rédacteur de la Presse d’avoir évoqué ce souvenir et suscité cette comparaison.Notre aimable voisine au;rit cependant un moyen infaillible de mettre fin aux attaques qui paraissent troubler si douloureusement ses jours et ses nuits.Qu’elle cesse d’être odieuse et ridicule, qu’elle cesse de trahir les intérêts les plus respectables et d’exploiter les plus basses curiosités, qu’elle cesse d’organiser des spectacles et de mener des campagnes qui font de nous la risée du monde—et nous cesserons de le dire ! Si dépravés que puissent être nos goûts, nous n’en sommes pas encore rendus à éprouver quelque plaisir à.mordre dans cette chair.Nous ne parlons de la Presse que pour mettre le public en garde contre une influence néfaste et pour démontrer aux étrangers que ce paquet de papier barbouillé, prêt à toutes les besognes, ne traduit pas les sentiments et les aspirations du peuple canadien.Le jour, inespéré et lointain, où la Presse devenant respectable et digne nous dispensera de ce pénible devoir, nous bénirons notre destin! Du reste, même si nous n’existions pas, la Presse croit-elle que le public intelligent et désintéressé aurait d’elle une plus haute opinion?¦Le mépris qu’elle sent monter autour de son nom et dont la constatation l’affole, n’est pas le résultat de nos articles: il est le produit, logique et nécessaire, de ses propres attitudes.Nous ne faisons que traduire, sous une forme plutôt modérée, le sentiment des hommes clairvoyants qui.depuis des années sont les témoins involontaires de ses tristes palinodies et de ses honteuses mascarades; nous ne faisons que redire, en termes très adoucis, ce que pensent d’elles les trois-quarts de ses collaborateurs de tout ordre, et peut-être—tout le premier— l’homme même qui a rédigé sa tartine d’hier.Et c’est parce qu’elle le sent que la Presse, renonçant à son masque et à son insensibilité de parade, laisse monter à ses lèvres, les “déjections” et les “crachats” qui font le plus bel ornement de sa lettre à MM.Vaillancourt, Ducharme et Lamoureux.» * # A parler franc, la Presse est d’une exigence qui passe toutes les bornes.Elle possède pignon sur rue, automobile, yacht et sphérique'; elle peut même, quoique rarement, se payer le luxe d’un secrétaire intelligent et qui sait mettre en français les colères de ses maîtres.Combien de -ses congénères sont aussi bien logées?et pourquoi veut-elle à toute foree joindre à.ce luxe et à cette richesse l’estime et le respect des honnêtes gens ?Elle sait bien que ce n’est pas dans scs cordes.Orner HEROUX.A Papineauville M.Lemieux a fait un grand dis-ïonrs à Acton Vale hier, mais il n’a pas dit un traître mot de ses histoires de maître de poste et de commis-eaire à Paris.Peut-être se réserve-t-il pour rassemblée de Papineauville, où nous pouvons lui promettre un excellent fccoueil.Il est bien vrai que le monsieur qui, sous des pseudonymes divers, jetait sa calomnie partout où on voulait bien l’accueillir, n’a jamais osé la formuler lorsqu’il se trouvait face à face avec M.Bourassa.pas plus dans la fameuse élection du comté de Québec que dans la campagne de Baint-Hyacinthe.Mais peut-être est-il enfin déeif b faire face à la musique et à profiter de l’invitation de M.Bourassa.Attendons.Peur l’information de M.Kodo! lie Lemieux et de nos amis de Ment: cal qui voudraient se rendre à Papineau» ville samedi, rappelons (pie le train de 1 Montréal part h huit heure* et demie du matin et qu'on rentre en ville, dans la soirée, , BILLET DU SOIR ENCOURAGER Encourager est, avec pardonner, l’un des plus beaux mots et l’une des plus belles choses qui soient.Arthur Buies remarque spirituel lament quelque part qu’on encourage les gens, au Canada, au point de les écraser sous le poids de nos encouragements.Il cite, pour illustrer la manière, l’exemple d’un bonhomme qui s’indignait à peu près en ces termes quand on lui réclamait poliment le prix de deux années d’abonnement à un journal nouveau-.“C’est un peu fort!.Me demander de l’argent à moi, â moi qui ai lu votre feuille pour vous encourager!’’ C’est ainsi.Vo,ç compatriotes vous sont dévoués corps et âme, ils vous l’assureront à la moindre occasion; mais ne leur demandez pas d’argent-, ce sont toujours ces sortes de choses qui créent des malentendus entre les meilleurs amis.J’ai connu, deux compères, unis comme les deux doigts du pied, qui se sont brouillés à mort pour une simple question de vil métal.L’un avait prêté à l’autre une somme rondelette.Comme c’était plutôt un service qu’une affaire, celui-ci ne donna aucune reconnaissance à celui-là, tout en lui en jurant une éternelle.L’infortuné qui avait touché, frappé soudainement d’am nésie générale, ne se rappela plus du tout la générosité de son camarade.Ce dernier ne crut pas plus à la présence de la maladie que vous n’y eussiez cru vous-mêmes, à sa place.Et voilà, sur terre, deux nouveaux ennemis intimes.Louons le Seigneur de ce que les encouragements qu’on nous pro digue ne se manifestent qu’en paroles; bênissons-Le de ce que les bourses ne se délient pas avec la même facilité que les langues! En vérité, je vous l’assure, si les bons mots à T’aide desquels on nous stimule se changeaient en autant de pièces d’argent, nom serions perdus.Vous souriez?Voyez plutôt ce qui vient d’arriver à rétaMisse-ment Machin.Voilà une fabrique et une maison de commerce qui existaient depuis quarante-cinq ans.Le champ d,’action était très vaste, et les affaires allaient, allaient, — les affaires allaient trop.C’est M.Machin lui-même qui a déclaré, que, depuis quelques années, le commerce du gros avait pris une extension telle qu’il n’avait pas assez de capitaux pour l’exploiter.Et il a déposé son bilan.Encore une vie time de l’encouragement immodéré.Je ne me pardonnerais pas de ne point ajouter une morale.Morale: N’encouragez pas trop le commerce canadien; vous pourriez l’acculer à la faillite, et puis, et puis., .ça ferait tant de peine à la Gazette.Léon LORRAIN.La loi vous oblige Messieurs les directeurs de la Cie Montreal & Southern, il nous faut des billets de passage en français et en anglais.Vous desservez une région aux trois quarts canadienne-française c'est avec elle que vous faites votre argent et.même s'il n’y avait pas d’autre raison, la simple courtoisie devrait vous faire un devoir de fournir ù vos clients des billets rédigés dans les deux langues.Mais en plus de la courtoisie, il y a la loi qui vous oblige comme ious les autres citoyens.Respectez-la où il vous arrivera des désagréments.Sur vos chars qui font le service -••Je le village et le quai de la traverse de Longueuil il y a une indication française.Cela est très bien, mais cela n’est pas suffisant.11 est encore plu* important que le* billets, qui contiennent des eon* ditions de transport soient compris de tous ceux qui les acceptent.Voyez-y et au plus vite.J.D.Le décret “ Ne Temere ” et ses critiques Les synodes et assemblées consistoriales de religion protestante, font beaucoup de bruit autour du décret “Ne Temere”, et d’un jugement récent qui ne s’en est nullement inspiré.Or pendant que tout ce tapage se produit et que ces anathèmes se fulminent, la population catholique reste calme et ne daigne relever le gant qu’on lui jette, quelquefois avec accompagnement.d'injures et de, menaces de guerre religieuse.Cette attütude de calme provient, de la certitude du droit et devrait faire réfléchir nos adversaires.Je crois cependant qu'il ne serait pas inutile de rappeler à nos contradicteurs qu'Us connaissent mal la question qu’ils discutent souvent avec, passion.Leur erreur la plus commune, c'est de croire que le jugement qui a déclaré nul un mariage contracté par deux catholiques devant un ministre, protestant, donne effet en cette province au décret, ‘‘Ne Temere”.Or le tribunal n’a fait, que suivre une jurisprudence établie par plusieurs arrêts, notamment par ceux rendus dans les causes de Laramée vs.Evans (Lower Canada Jurist, vol.25, p.261, Jettê, j.).Olobensky vs Wilson, (Montreal Law Reports, 2 C.8., p.174, Bourgeois, j.) et Duroeher vs Dugré.Revision à Montréal), le seul jugement en sens contraire étant celui prononcé par le juge Archibald dans la cause de Bel pit vs Côté, (Rapports officiels, 20 C.8., p.338).Cette jurisprudence se base sur le décret “Tametsi” ffu Concile de Trente qui, en tant que les catholiques «ont concernés, fait partie de notre droit civil.Si l’affaire yfalément est portée au Conseil Privé, ce tribunal n’aura qu’à appliquer certains textes de notre Code Civil, qui, au jugement de nos meilleure juriseoneultes, justifient pleinement la décieion qu’on attaque si vivement.A tout évènement, le Conseil Privé n'aura pas à discuter le décret “Ne temere” qui n'est nul-lemtne en cause.Ensuite, il faut rappeler à nos adversaires, surtout des autres provinces du Dominion, que la question de modifier les textes de notre Code civil quant à ffla célébration du mariage, jrelàva.-da4a, comp-'-nce législative de norte législature.Le Parlement du Canada n ’a aucune juridiction en la matière.Nous sommes sûrs de notre droit, et nous sommes également les seuls juges des modifications à apporter à notre Code civil.Nous n’attaquons nullement les droits des autres cultes religieux, et on pourrait bien nous permettre de pro.tégor, sans ingéxance extérieure, les droits de nos coreligionnaires en cette matière si importants» du mariage, B me sera permis, peut-è‘-e, d’ajou ter un mot à l’adresse de nos frères séparés?de l’Eglise anglicane.Si je comprends bien les déclarations de leurs évêques, c’est le mariage civil qu’ils prônent.Or je leur demande nomment ils peuvent d’une part — et je crois que c’est là un doctrine — en ioi gner que le mariage est ind:ssoluble, et d’aute part exiger qu’on le réduise au rang de contrat civil?Si le mariage relève entièrement du pouvoir civil, le même pouvoir peut le dissoudre.Lo divorce est la conséquence assez logique du mariage civil, et vouloir l’un, c’est consentir à l’autre.Le mariage Catholique est indissoluble parce qu’il est un sacrement, et l’Eglise catholique a bravé toutes les persécutions pour lo défendre contre toute atteinte.Il me semble que les évêques anglicans devraient réfléchir avant de prôner le mariage civil.Je veux bien croire qu’ils sont adversaires du divorce, mais je me perds dans des conjectures quand je me demande par quel procédé.de raisonnement ils peuvent justifier leur abandon du mariage religieux.UN JURISCONSULTE.session que les directeurs des compagnies d’assurances ne comprenaient généralement pas grand chose à l’affaire.Or M.Daignault était et est peut-être encore l'un de ces directeurs.S’il ne comprend rien aux assurances, que peut-il comprendre et.par conséquent expliquer de la politique ?M.Beauparlant a fait tral” discours.Tout, le satchel y a passé un magis- T-a fortune y était aussi, comme de raison.Le médecin l’a prescrit A Rodolphe pour dérider son spleen.Honnête “ Gazette ” La “Gazette ’, prise directement à partie par M.Asselin, utilise, pour se justifier, un paragraphe de notre compte rendu de lundi.Nous avons déclaré nous-mêmes hier, dans l’endroit le plus voyant du journal, que ce paragraphe,—à cause de l’omission d’une phrase intermédiaire, donnait à la pensée de M.Asselin une portée excessive, d'ailleurs contredite par l'analyse qu’avait faite de son discours, dans le même numéro du journal, M.Orner Héroux.Nous avons ajouté que nous donnions cette explications pour empêcher qu’on ne se servît d’un texte accidentellement inexact pour accréditer une légende.La “Gazette”, publiée douze heures après cette explication, n’en tient aucun compte, pas plus qu’elle ne tient compte de l’analyse de M.Héroux.Honnête “Gazette,” ! Rodolphe baptise.“Permettez-moi, dit-il de baptiser ces quatre gentilles petites filles.Je nommerai la première la victoire de 1896, La deuxième s’appelera la victoire de 1900.La troisième, ]a victoire de 1904, la plus jeune, et j’ose dire la plus jolie, aura le nom du grand triomphe que nous remporterons, j’en suis sûr, aux prochaines élections.’’ ( Textuellement reproduit du “Canada” de ce matin.) Peut-on ridiculiser ainsi quatre pauvres enfants ?, Mlle Victoire dix-huit cent quatre-vingt-seize.Mlle Victoire Dix-neuf quatre ! Mais c'est la quatrième qui cents et Mlle Victoire Dix.neuf cent est la plus à plaindre.Si la prochaine bataille tournait à la défaite, elle s’appelerait, donc Mlle Défaite Dix-neuf cent onze ! Pauvre Rodolphe ! Et pourquoi pas on baptiser une au moins Lamirande ?Rodolphe a-t-il honte de ce nom qui marqua sa naissance à la vie publique ?" Après ces paroles, l’honorable ministre aborda les grandes questions du jour, continue le ‘ Canada.C’est bien le moins ! développement national que nous poursuivons s’appelle évolution et non révolution, à dit M.Lemieux à, Bagot.C’est une rude évolution qui va de l'indépendance au militarisme impérial.“ Lacordaire disait : “ Je meurs mo'ine pénitent, mais libéral impénitent”, et sa mémoire est bénie par tous ceux qui pratiquant sincèrement leur religion sans ostentation, continuent à aimer la vraie liberté.” ( Rodolphe à Bagot ).LA LOI DU DIMANCHE A QUI LE MERITE ?Entre Lacordaire et Rodolphe il y a cette différence que Lacordaire bravait la prison pour donner l’école religieuse aux enfants, tandis que Rodolphe brave la constitution pour les en priver.Place à la commère du coin, il ne faut pas l’oublier.En fait-elle une colère ! Tout simplement parce que l’on a touché à son balon.On dirait que toute sa fortune est là-dedans.Sur le Pont d’Avignon.Un certain nombre d’auditeurs k Louiseville ont prié M.Lafortune de parler politique.Le public commence à se fatiguer des Lafortuniaiseries.Si Cartier est l’auteur de la marine de guerre pourquoi l’amiral Lagaffe a-t-il été obligé de faire passer une loi spéciale pour créer cette marine ?Entendu après l’assemblée de Louise-ville : “J'sais pas si c’est vrai que Cartier a établi la marine de guerre,mais j’sais bien qu’on n’a jamais eue avant Laurier.” Le “beau” tribun du ’jCanada”, M.Rodolphe Lemieux, n’explique toujours pas comment il se fait que partisan de l'indépendance en 1890, autonomiste en 1903, il soit devenu l’impérialiste enthousiaste qu’il est aujourd’hui.C/oRt, dans le district de Montréal que M.Rodolphe Lemieux concentre scs efforts de crécbard pour faire avaler la marine de guerre.La “Vigie” nous assurait pourtant que M.Lemieux était le ministre qui représentait le district de Québec dans le cabinet.Est-ce que la marine est encore plus impopulaire là qu’ici, où sont-cc les députés de Québec qui refusent d’obéir aux ordres du général Boum-poff ?Dans un véritable élan d'éloquence, dit le “Canada” parlant de M.Beau-parlant.Est-ce que l'éloquence de M.Beau-parlant n’est pas toujours véritable ?Trois mille personnes à Louiseville, dit le “Canada”, deux, mille dit la “Patrie”.La vérité est qu’il v avait tout au plus huit, cents à.mille personnes.On ne gonfle pas les assemblées comme on peut gonfler Rodolphe.Le “Canada” nous dit que le Dr Daignault «expliqué la politique du gouvernement Gouin.Le Dr î)aignnult disait à la dernière Elle gémit comme une coupable pris en flagrant délit, et le malheur est qu’elle ne trouve personne pour la plaindre.Elle ne provovue que le mépris qu’elle mérite.Elle est définitivement classée.Les prix du Prince de Galles (Spécial au “Devoir”) Québec, 28.— La correction des é-preuves du Baccalauréat s’est, terminée ce matin au séminaire de Québec.M.Aurèle Allard, du séminaire de Montréal.a remporté le prix du Prince de Galles, en rhétorique.,11 a conservé 94.5 sur 108.Celui de physique est remporté par M.Adjutor Bouliane, du collège Ste-Anne de la Pocatière.Points : 78.2 sur 80.M.Richard Hemsley et ses créanciers M.Richard Hiemsley.bijoutier bien connu, a déposé ce matin en cour supérieure la liste de ses créancièrs.Le bilan accuse un total de créances nu montant de 8262.596.43.La banque de Québec est, ie principal eréancièr.Elle réclame 8204,000, et c’est à sa demande que M.Hemsley a dû faire cession de biens.L’aviation à Québec ' ( 8 péri al au “Devoir”) Québec, 28.— Morok, aviateur français, refuse de voler au Sault Montmorency, à cause du terrain qui ne lui permet pas de lancer sa machine.Il se reprendra sur le terrain de l’exposition, jeudi prochain.L’on a dû constater par les dernières harangues ministérielles quellr préoccupation absorbe le cerveau de la troupe Lemieux-Gladu-Lafortune Le sujet presque unique de tous leurs discours est le directeur du ‘'Devoir’’, et 1 on peut même se demander ce que ce groupe de pleutres enragés trouverait à dire au public s’il n’avait pour s’inspirer la personnalité et la carrière du chef nationaliste.C’est le droit de ces messieurs, sans doute, de concentrer le débat autour d’un seul homme, mais ils devraient au moins respecter les faits et la vérité.Nous avons déjà démontré avec quel cynisme ils faussent ou dénaturent les textes pour essayer d'établir leur logique et de prendre en faute celui dont l’indépendance exaspère tent leur esclavage.Faisons de même à propos d’une autre question dont le député de Yamaska parle beaucoup à la tribune.La preuve que le chef nationaliste n’en veut qu'à Laurier c’est qu’il ne perd pas une seule occasion de l’attaquer même quand il n’a pas la moindre raison pour le justifier.Voyez-le en 1906 soulevant la population ouvrière de Montréal sous prétexte que Laurier va changer la manière d’observer le dimanche et dites-moi si vous ne passez pas les dimanches aujourd’hui comme autrefois.Donc, M.Bourassa n’est qu’un agitateur, un mauvais coucheur, un être impossible, un homme dangereux pour la paix du pays.Ainsi piarle M.Gladu.Il est assez vrai que dans la province de Québec, nous avons à peu près la liberté d’observer le jour du Seigneur comme si la loi n'avait pas été changée, mais il n’est, pas moins vrai que nous n’aurions plus cette liberté si le.chef nationaliste n'avait pas, avec, beaucoup d’autres, avec des Anglais comme M.Gonmee et MacLean, dénoncé le hill tel que soumis à la Chambre.Et M.Gladu ne devrait pas l’ignorer puisque parmi les adversaires de certaines clauses du bill l’on voit M.Fiché, M.Rivet, M, Beauparlant et autres dénutés libéraux, qui firent la lutte avec M.Bourassa jusqu’à ce que celui-ci constataut l’attitude entêtée des membres du cabinet, M.Laurier entre autres, n hésita pas à étendre le champ de combat pour mieux assurer le succès de la cause.• • • Tel que soumis à la Chambre, et même tel que modifié par la commission spéciale a laquelle il fut référé, le bill concernant l’observance du dimanche dépassait de beaucoup tous les préceptes do la loi religieuse.Ains l’église catholique permet souvent, dans les eas d’urgence, la récolte des produits agricoles, le dimanche, le flottage de* billots en danger de causeï des catastrophes.Nous n’avons jamais entendu dire qu’un seul catholique propriétaire d’une érablière ait été la moindrement inquiété pour avoir, le dimanche après-midi, fait ce qu’on appelle “le tour de ses éra-Mes”.Or le projet de loi soumis au parlement par le cabinet Laurier ne permettait aucune de ces oeuvres le dimanche.En fait, si la loi eut été votée telle que proposée, la journée du dimanche serait devenue une source de péchés légaux dont le châtiment pécuniaire eut accablé les citoyens Ica plus à l’aise.Et sans la lutte du chef nationaliste aidée pendant quelque temps par certains députés libéraux canadiens-français, plus longtemps par les députés conservateurs de k province de Québec et par quelques Anglais, la Chambre des Communes toujours docile nu premier ministre eut certainement voté le projet dans sa forme la plus absurde.Car M.Laurier s’en constituait le prolecteur attentif et dévoué.Pris d'une ferveur religieuse qu'on ne lui connut pas lorsqu’il s’agit de k formation religieuse des enfants catholiques de l’Ouest, le premier ministre, semblait croire que la réputation chrétienne du pays était compromise par la moindre réunion quelque peu publique le jour du Seigneur.Un grand nombre d’amendements furent proposés par différents députés.Nous ne les citerons pas tous, rénumération serait trop longue.Bornons-nous aux principaux.Quand on vit que le bill, nu lieu de défendre certaines choses, prohibait tout, sauf quelques exceptions, ce qui laissait les citoyens à k merci d'un oubli ou du caprice, M.Piohé, pour un, proposa un amendement à 1 effet, de reconnaître les exceptions à la loi que pourraient créer les législatures prrnvinciales, M.Laurier fit rejeter cet amendement (page 5798 du Hansnrdd 1900.) Le chef de l’opposition, M.Borden, proposa d’amender l’article 5 de façon à permettre les réunions publiques non prohibées par les lois provinciales.Il n’eut pas plus de succès.Il était donc bien évident que le gouvernement de Sir Wilfrid Laurier voulait passer outre k coutume des différentes provinces et, sous prétexte de fortifier le principe très louable de l’observance du dimanche, imposer une loi qui exposait le citoyen à toutes sortes de vexations.La discussion faite en comité général de la Chambre améliora quelque peu le bill, sans toutefois lui donner une forme acceptable.C’est alors que M.Bourassa proposa, à k motion pour troisième lecture, l'amendement suivant : "Cette loi n’entrera en vigueur dans aucune des provinces du Canada que lorsque la législature de cette province aura décrété que la dite loi s’applique à cette province.’ ’ Cet amendement fut encore rejeté, (page 7554 du Hansard).M.Monk essaya d’arriver au même but, avec la proposition suivante: "Cette chambre, tout en reconnaissant la sainteté du dimanche et la nécessité d’assurer à toutes les classes, par une législature appropriée l’observance convenable de ce Jour conformément aux convictions religieuses de chacun, est d’avis que la question d’une loi sur le dimanche devrait être laissée à présent aux diverses provinces du Canada, et que l’objet tendant à la 31ème lecture du dit bill soit, en conséquence, rayé du rôle." Même résultat : l’amendement fut rejeté.Groupe Jeanne d’àrc de l’A.C.J.C.Ce soir il y aura réunion des membres du groupe Jeanne d’Arc de l’A-C.J.C., au lieu ordinaire, à 8 heures.LES BRAVES GENS DE S0REL Trouvent cela un peu fort (Spécial au “Devoir”) Sorel, 28.— L’on vlont de publier le programme des fêtes qui auront lieu ici les 2 et 3 Juillet, A l’occasion de la visite des Zouaves, et l’un des articles fait l’objet de bien dee commentaires en ville.Parmi lea personnages auxquels les Zouaves présenteront solennellement les armes figure M.Adélard Lanctdt.Nombre de Sorelole volent 1* une pure tentative de réhabilitation de M.Lanctôt et ils n’ont pas tort, puisque M.Cardin qui aurait autant de droit à l’honneur, si l’on invoque la position officielle de M.Lanctôt, ns parait pas dans cette liste.Voyes-vous le corps des Zouaves maintenu pour rehausser l’éclat des cérémonies religieuses et patriotiques présentant las armas à M.Adélard Lanctôt! Dana«lgs La bill tel qu’adopté aux Commîmes, malgré M.Bourassa, malgré M.Monk, ne reconnaissait pas le droit de la législation provinciale à venir en la matière.Il ne permettait pas non plus le travail incident à la circulation des convois en route les dimanche, le déchargement des marcha-ndises périssables arrivant à destination, les assemblées le dimanche et beaucoup d’autres choses encore.Le Sénat ne l’entendit pas de cette oreille et quand le projet cher k l’âme si religieuse de M.Laurier qu’elle peut louer le Seigneur aussi bici; dans les temples méthodistes que dans les églises catholiques, quand le projet revint de la Chambre Haute, il était tellement transformé que non seulement il tenait compte de la législation provinciale passée et, future, mais qu’il décrétait formellement, (page 7905 du Hansard 1906, citation de M.Aylesworth ) que nulle poursuite pour infraction à cette loi ne pouvait être intentée “sans l’autorisation du procureur-général de la province dans laquelle l’infraction est supposée avoir été commise,” C est-à-dire que la loi devenait pratiquement nulle sans le com internent dos provinces.C’est-à-dire aussi que le Sénat corroborait l’Attitude de MM.Bourassa et Monk.1 Et M.Laurier s’empressa d’accepter tous ces amendements qu’il avait fait rejeter lorsque proposés par MM.Monk, Bourassa et Piché.Voilà pourquoi l’on peut encore dans la province de Québec observer le dimanche de la même Manière qu’autrefois.Mais à oui en revient le mérite si ce n’est aux hommes dont 1* claire-voyance, l’énergie, la combativité et l’indépendance ont triomphé de l’entêtement pharisaïque de M.Laurier.Et c’est ainsi que l’on peut sans inscrire au statut des textes de loi plus encombrants qu’efficaces, accomplir des actes que la communauté est peut-être lente à discerner, mais qui sont pourtant la meilleure garantie de ses libertés. LE DEVOIR Mercredi, 28 Juin 1911 i’HON.JUGE CONSTANTINEAU AU BANQUET NATIONAL texte du remarquable discours prononcé au banquet de la Société Saint-Jean-Baptiste, samedi, par notre compatriote de l’Ontario Xous sommes heureux de pouvoir communiquer à nos leeteurs le texte du remarquable discours prononcé pur l’honorable juge Coustantineau au banquet de samedi.Le manque d'espace nous avait forcés d’en différer la publication, mais nous sommes assurés que, nos lecteurs nous sauront gré de leur faire connaître ce magnifique résumé de la question nationale qui mérite ’d’être lu et relu avec attention.Monsieur le Président, Messieurs: — Pa première parole dans cette fête splendide, doit être un mot île remt"-e.iemont au président et.aux officiers de l’Association Saint-.Jean-Baptiste, pour la uélicate attention qui me procure l'honneur et la joie d être au nom ¦bre des convives de ce banquet.L’nvitation est d'autant plus géné-néreuse qu’elle est moins un témoignage sympathique à ma personne qu’un hommage rendu à tout un groupe d" Canadiens-Français, le groupe d'Ontario.On m’a prié de répondre à la santé de la race française en Amérique.Coûtes, le sujet est vaste, vaste comme l’Amérique septentrionale elle-même: rar où sont les endroits, sur cette moitié de continent, qui n 'ont, pas été découverts, parcourus en tous sens, colo discs et civilisés par les fils de la Fra i ce.Mais comme je le voyais daus un {journal ces jours derniers, ou sc propope moins de célébrer nos gloires historiques que de discuter les problèmes céni ux auxquels nous avons à faire fa-re aujourd’hui comme peuple.On a cru pt avec raison que le meilleur moyen rie glorifier nos ancêtres, c'élait de cnn-server et d ’agrandir le magnifique pa trimoine qu’ils nous ont laissé.T.histoire de la race française on Amérique commence avec Champlain, h Québec.Elle est trop connue pour qu’il soit nécessaire de l 'évoquer em-o re une fois après tant, d’hommes illustres qui lui ont prodigué leurs talents et leurs veilles, et si vous le voulez, nous resterons dans le présent, et nous regarderons ensemble l’avenir.A'otre race sur ce continent a des qualités et des caractéristiques bie i propres à nous enorgueillir, mais l’or gueii national, vertu civique, ne doit ja mais se confondre avec la vanité, vice antipatriotique.Nous devons à notre histoire et, à .nos aspirations l'hommage de la fierté Nationale, comme nous devons à nos souvenirs maintes fois séculaires et a nos rêves d’avenir, le combat sans merci contre ia vanité qui affaiblit en aveuglant, contre la trop grande as.su-panei’ qui perd en trompant, et contre 1 inaction qui tue parce qu’elle rend impossible la résistance tenace et le /triomphe final que cette résistance entraîne.Pour que la fierté nationale soit !é-igitime, il faut des actes sur lesquels ee repose notre mémoire, des actes sur desquels s’arrête notre attention daus le présent ,et des actes sur lesquels nos désirs s appuient par anticipation, pour atteindre un but rationcl que le pa-Iritannique.Et c’est à notre origine itenl.il faut des idées pour étayer ges leçons fin passe, il on faut, encore toour donner à nos lendemains les bien-jnit.s de ees leçons.Pour nous, Fr français établis nu ('a-Jhada depuis trois siècles, ees actes et ces idées affirment l’amour de notre torigino et la loyauté à l'allégeance politique que nous lierons a la couronne ; britannique.Et c’est à notre origine meme qu il faut remonter pour com-jprendre ce que nous nous devons à fious-mêmes.ce que nous devons à la patrie canadienne, et ce que nous de-jVons plus' particulièrement à la race française en Amérique.NOTRE SI Tl A’I’ION PRESENTE Ta province de Québec a été appelée «ver raison le berreau de.notre race dans T hémisphère occidentale, ("est la mère-patrie du Canadien-français, et j.toutes les ramifications do la race de ] Ontario et des provinces de l’Ouest, comme aux Etats-l nis.lui doivent l’amour filial; mais la Province de Qué-; bec doit à ses enfants de les protéger comme une mère jusqu’à leur maturité ¦/Ct.de les soutenir dans les luttes qu’ils Toi;t en son nom et pour les principes Jflu’ellc-même leur inculqua.Nous sommes aujourd’hui plus île trois millions île Canadiens-français Amérique septentrionale.En six (générations, nous nous sommes déçu .pies plus de cinq fois.Nous compilons comme nombre.Nous comptons .comme valeur dans toutes les sphères jrle la vie.Arts, sciences, littérature, .professions libérales, toutes les voies inous sont ouvertes, et nous nous cm-’pressons de les parcourir avec honneur {Finances, commerce, industrie, autre-{fois 1 apanage exclusif île la majorité .anglo-saxonne, nous appartiennent aujourd’hui dans des proportions qui ; étonnent stj l ’on daigne étudier la situation pénible qui nous n été souvent faite depuis In cession.Dépouillés en 1759 de tout ce que nous avions, alors que les nouveaux mai très se distribuaient les concessions territoriales, les ressources finan-jcières et les avantages politiques.— ¦nous avons reconquis pouce par pouce une bonne partie de ce que nous avions xperdu, et si aujourd'hui nous maintenions des sentiments de loyauté envers tes nouveaux dirigeants, c’est que l’au-Horité a reconnu la justice dos revendi-(Tâtions faites par des politiques {éclairés et OH t riot es du Canada fran-Jçais, Tl a fallu cependant cent années de lutte pour faire reconnaître au gouvernement britannique la lécdtimité de nos demandes et lui faire admettre nos droits.Et cela grâce aux hommes énergiques et clairvoyants de la province de Québec qui surent sacrifier leurs intérêts personnels aux intérêts généraux de leur race : qui plaçaient plus haut que toute autre considération le devoir accompli : qui ne craignirent pas do réclamer, en temps opportun, maloré les menaces d’écrasement malgré les persécutions politiques, malgré les tentatives faites en certains milieux pour balayer de la terre d’Amérique et le nom, et la langue, et le sentiment français.Du traité de Paris à 1770, l’olignr-rhie de quelques politiciens chercha vainement à faire disparaître le français dans le pays.Malgré cela, ce furent les Canadiens-français qui arrêtèrent l’envahisseur américain et qui Conservèrent à la couronne d’Angleterre ses droits sur le Canada- Six mois après la brave conduite des nôtres, les persécutions civiles et religieuses recommençaient contre le catholique canadien-français pour s'accentuer,jusqu'en 1812,alors quelepatrlo.tisme éclairé des persécutés plaça au-dessus des vengeances mesquines le devoir du citoyen, et se manifesta héroïquement dans la victoire de Château-fluay.Tl fallut douze années cependant ¦¦lour obtenir à DeSalaberry le mérite îpii lui revenait dans ce triomphe re-jhouvelé de la ténacité canadienne-frati taise.En 1837, les nôtres dflrent sou-étenir nu sacrifice de leur vie une nou-; veils lutte contre 1» bureauexatia, La haine du français se manifesta de nouveau dans les Chambres et amena l'abolition de ia langue française au Canada de 1841 à 1849.Le gouvernement britannique comprit cependant toute 1 .ijustic et tout l'arbitraire de cette abolition, et.il le proclama bien haut, lorsqu'en 1S67 ii donna à notre i>opu lation, qui n’avait jamais compté ses dévouements, le droit constitutionnel si bien défini dans ja clause 133 de l’Acte de l'Amérique britannique du Nord.Et aujourd’hui, forts de ces droits acquis de haute lutte, les Canadiens-français réclament le respect dû à leur langue; et ce serait lâcheté que de ne pas les réclamer, comme ce serait lâcheté indigne du nom français que de les laisser prescrire pour satisfaire au désir de quelques assimilateurs, qui ne représentent pas du tout l’esprit bri tannique et qui nuisent plus qu’ils n’aident à la cause canadienne.LE DEVOIR DE QUEBEC -Si Québec a obtenu beaucoup, parce qu’elle était ia province-mère de la race française, elle doit maintenant faire beaucoup pour protéger ses fils disséminés un peu partout dans le nouveau continent.Les groupes forts peuvent seuls aider les groupes faibles.Tl ne suffit, pas de se dire dans Québec: nous avons tout ce que nous voulons ; il ne suffit pas de croire que les lois nous protègent; mais il faut, au contraire, surveiller constamment nos privilèges et.nos droits, car selon le mot de Patrick Henry, le grand Virgi-nien: “la vigilance éternelle est le prix de la liberté”.Si dans Québec certaines lois confirment les droits du français, il n’en est ainsi dans les feutres provinces de notre pays bilingue, et, Québec se doit à elle même comme elle le doit aux groupes plus faibles des Franaçis du Canada de sauvegarder ja-lousemeut les prérogatives du français.Une cause de la faiblesse du groupe français du Canada, c’est moins la force des assimilateurs que l’apathie des nôtres dans toutes les occasions où les principes véritables de droit et de.justice sont en jeu.On se divise sur des mesquineries de factions et de coteries, plutôt que de diriger les efforts sur la haute politique qui consiste dans l’ému lation des races, et non dans l'agression; qui cherche à améliorer le status de tous les citoyens, mais non l’étroitesse de clocher; qui maintient les droits de tous, mais qui n'en sacrifie aucun; qui fait, eu somme, la nation grande et prospère par la sauvegarde des droits respectifs de chaque groupa national.Nous divisons nos forces, encore, dans une fausse générosité envers les Anglo-saxons, générosité qui aux yeux des gens do langue anglaise constitue une reconnaissance tacite de l’infériorité de la race canadienne française.Du plus humble commissaire d’écoles aux plus hautes fonctions de la vie, c 'est la même chose partout et toujours.Il semble que nous cherchions â nous faire pardonner d’être Canadiens-français, â faire oublier que nous avions droit à ce poste; et nous sacrifions nos propres intérêts nationaux pour gorger obséquieusement de faveurs ceux qui n ’y ont pas droit.On appelle cela de la largeur de vues, de la générosité, mais ceux qui en profitent acceptent, le tout, com inc un témoignage d’admiration à leur supériorité morale et intellectuelle.Charité bien ordonnée commence par soi-mème.Si nous avons des droits pre-nons-Jes.Les libertés ne se donnent pas, elles se prennent.On nous répliquera qu'il faut être prudent, que nous u’avons pas la majorité.La prudence dans certaines occasions coudoie la poltronnerie, et.c’est souvent ce qui fait dire aux Canadiens de langue anglaise que leurs concitoyens de langue française sont lâches, veuies, et conséquemment incompétents â.tenir des postes importants dans l’administra lion civile ou religieuse.Ceux qui veulent être prudents quand la fermeté est.nécessaire, sont plus dangereux pour notre race que nos pires ennemis.Il est juste toutefois de reconnaître et d’estimer les nombreuses qualités des autres races étables au.Canada.L’imitation est le témoignage d’admiration le plus flatteur que nous puissions leur donner.Imitons nos concitoyens de langue auglaise dans ce qu'ils ont de vraiment pratique.Eux no s'oublient, jamais et se gardent bien d'être généreux au détriment des inté-rèls et du prestige de leur propre nationalité.Ils respectent, encouragent, aident même ceux qui se tiennent de bout et, qui marchent la tête haute; il: méprisent ceux qui sont toujours prêts à s’amoindir devant eux.Nous divisons nos forces, encore, par l'égoïsme.On ne croit pas toujours ou la sincérité de ceux qui travaillent réellement, pour la race canadienne-française.On trouve dans leur conduite des motifs d'intérêt personnel, on les combat ardemment.Nous ne croyons pas au dévouement, là où il existe dans sa plus belle expansion, et nous assimilons souvent ce dévouement à du fanatisme, à de l'étroitesse, à de l’imprudence.r‘ souvent même à de la trahison.BESOIN D’UNION Pour que le groupe français soit fort au Canada et dans toute L'Amérique, il faut l'union étroite, la convergence des idées vers le but logique à atteindre, et non pas la séparation sur des motifs particuliers d'intérêts.Les hommes ne sont que les instruments des fdées et les idées doivent dominer.Que ferait la province de Québec, si les groupes français du Canada venaient à dis paraître f Elle serait elle-même détruite pares qu'elle n'aurait pas en dehors de scs frontières des hommes d'action qui détourneraient forcément, en la portant sur eux-mêmes, l’attention des adversaires.Il faut donc que ees groupes extérieurs soient forts.Il faut donc que la Province Mère les protège et.les appuie si elle veut trouver dans leur ralliement une garantie de défense aux heures décisives.Québec doit être le centre d'une solidarité française en Amérique.Ce qui assurera définitivement la survivance acadienne, ce qui fortifiera la renaissance française aux Etats-Unis, ce qui soutiendra.nos compatriotes des provinces de l’Ouest dans leurs luttes pour la vie, ce qui favorisera l'expaa-sion française eu Ontario, c 'est lu foi en l'appui de Québec.Que eetto foi disparaisse, et les groupes tomberont d'eux-mêmes n 'ayant plus d'appui qui les soutienne.Québec doit donc encou rager cette foi, donner l'exemple dupa triotisme éclairé dans une intrausigon.i-ce de principe qui seule produit les grandes choses, PAS DE CONCESSIONS Pourquoi faire constamment des concessions! Pourquoi toujours avoir recours a la conciliation trop large quand lo passé nous prouve que la lutte peut toujours l’anglais dans les services pu biies alors que nous avons le droit et le devoir de parler notre langue, del’é crue, in la faire respecter partout! En Ontario, ia langue française depuis quelque temps est reconnue au téléphone, principalement à Ottawa, où pourtant la race française est en mi norité.Nous reconnaissons la nécessité de la langue anglaise en Ontario, mais nous n’abdiquons pas pour cela lei droits de notre propre idiome maternel.C'est précisément parce que nous sommes en minorité au Canada que nous devons surveiller plus étroitement nos intérêts, Les journaux de la pro vinco de Québec, après avoir oublié le groupe ontarien des années, ont enfin reconnu qu’il y avait ià dus patriotes délaissés, et ils ont fait un grand bien â Ja cause française eu lui prodiguant leur attention.Ce n’est pas certes en jugeant les actes de loin et aveu la mentalité née des circonstances dans Québec, qu'on pourra jamais compren dre la véritable situation de nos compatriotes de i’Ouest, de .l’Ontario, des Provinces Maritimes, des Etats-Unis, de la Louisiane; mais ce sera par l’étude de ces situations précaires qu ’on fait à la langue française 4 l’écoie, a l’église, dans les services publics des localités où les nôtres sont en minorité.L’ASSOCIATION D’EDUCATION L’urgence de la lutte m’amène na furellemcnt à vous dire quelques mots de l'association canadicnne-française d’éducation d’Ontario.Cette association est née des besoins multiples de Ja race française en Ontario.Elle n’est pas une organisation d’attaque, mais une organisation de défer se et.de progrès.Sa nécessité a été confirmée depuis quelque temps par l'obtention de privilèges importants,— qui après tout ne sont que la reconnaissance de droits acquis; et si elle réclame aujourd 'hui l’enseignement dans la langue maternelle à l’école et à l’église, si elle sollicite une plus juste représentation dans le clergé des paroisses et des diocèses où la population française est en majorité, si elle exige une plus juste répartition des charges publiques en faveur de Ja race française, c'est qu’elle s’appuie sur l’esprit de la Constitution, c’est qu’elle a confiance dans la justice et la largeur de vues des dirigeants politiques de la province, et dans ia droiture de la masse des Canadiens-anglais.La minorité française d’Ontario fait exactement ce que.fait la minorité anglaise de Québec.Elle est jalouse de ses droits et réclame sans relâche de la majorité ce qui lui appartient.La difference est que dans Ontario nous n’obtenons pas toujours justice, tandis que dans Québec les Anglais ont plus qu'il ne leur est dû.Maintenant, quels sont les moyens d’action de ia race française pour ,e maintien de scs droits imprescriptibles?La réponse est dans l'union, J’union au-dessus des partis politiques, au-dessus des clans et des coteries, au-dessus de tout ce qui est étroit et mesquin; ! union saine, pour faire un corps sain.Nous la trouverons dans l’encouragement de nos sociétés nationales comme I Association Saint Jean-Baptiste, com-me l’Union Saint-Joseph du Canada, l’Alliance Nationale, la Société des Ar-tii-nns Canadiens-Français, l’Union Saint-Pierre, les sociétés canadiennes-françaises des Etats-Unis, filles de a Ligue des Patriotes de Fall River; les sociétés acadiennes, les sociétés françaises de la république voisine.En Ontario, l'Union Saint-Joseph surtout a fait un grand bien au réveil dos Canadiens-Français, par la propagande qu elle a faite et par l’appui généreux qu’elle a donné à l’Association d'éducation.NOS SOCIETES NATIONALES Nous la trouverons cette union non seulement dans la centralisation de nos forces au sein des sociétés nationales qui deviendront puissantes et prospères par l’augmentation do leur effectif, mais encore en refusant notre adhésion à des sociétés où notre langue courrait des dangers parce qu’elle serait la langue d’une minorité impuissante, en refusant, notre adhésion â des organisations neutres qui nous tuent en nous divisant après nous avoir enlevé notre argent.Plaçons donc nos assurances dans nos sociétés purement nationales si nous voulons améliorer notre status financier, au lieu de nous amoindrir en enrichissant les sociétés étrangères.Appuyons nos sociétés nationales, si nous voulons qu'elles puissent nous don-nor leur soutien dans des moments critiques.N’allons pas réduire leur force, et la nôtre conséquemment, en accnr dont aux autres sociétés notre nombre, notre adhésion et notre argent.L'EDUCATION Nous la trouverons encore dans ]'encouragement tangible donné à nos collèges classiques et à nos universités.Nous ne pouvons pas nous illusionner plus longtemps sur ce point.Que serait la province de Québec, que serait même le groupe français du Canada sans i ’Université Laval, cette institution essentiellement française, sans l'Université bilingue d'Ottawa, sans les nombreux collèges classiques français de Québec, des provinces mariti-mes et du Manitoba, qui ont procuré à nos hommes les plus marquants une éducation et une instruction qui font tout le secret des succès remportés depuis tant d'années dans toutes les sphères de l’activité humaine.Qu aurait fait la population française, sans ] 'enseignement secondaire daus sa langue maternelle.Elle se serait contentée de l'enseignement primaire, nécessairement insuffisant, et aurait oublie sa langue dans les maisons anglaises d'enseignement secondaire et supérieur.Mais notre clergé religieux et séculier prodigua sa science pour un salaire dérisoire de 40 à 50 piastres par année, donna une pension pour une som me qui ne permettrait pas un cours de deux mois dans une université ou dans un collège anglais; c'est dire que le dévouement a fait, ici plus que l'argent ne peut faire ailleurs.Et puisque nous sommes ici pour parler de la race française, n oublions pas que le maintien de notre langue au pays est dû à l'initiative et au vrai zèle dos prêtres, et des laïques éclairés qui ont tait ce que leurs prédécesseurs français accomplirent dans un passé reculé.qui ont regardé plus loin nue le temps présent, et qui ont vu venir l'orage: ils se sont sacrifiés pour un principe dont nous recueillons aujourd'hui les bienfaits.Imitons leur exemple.Créons pour l'a-venir.Donnons à ceux qui nous sui-vront des institutions solides.Donnons leur des avantages plus grands encore que ceux dont nous avons profité nous-mêmes.Faisons en sorte que nos fils ne soient pas obligés de négliger leur instruction et leur éducation pour gagner péniblement leur vie.Assurons les ten demains de nos enfants en consolidant 1 oeuvre des aïeux, l’oeuvre du clergé ; fondons, ctAblüàsons, sans compter les sacrifices d’amour-propre, d'ambitions, d argent ; car l’avenir de notre race dépendra do ce que nous aurons fait pour elle aujourd'hui.Nous avons eu de rares avantages.Faisons en sorte que nos descendants haïssent dire quo non» n avons pas 6to égoïstes.La génération qui nous suivra, celle qui suivra la jeunesse universitaire et scolaire d'aujourd'hui, voyant les travaux accomplis par leurs prédéres ASPHALTE OU GRANIT LES COMMISSAIRES INDIQUENT LES MATERIAUX QU’ILS PRO Le Conseil reprendra cet après-midi l’étude des rapports sur les pavages, l/es commissaires ont fait un nouveau dossier dans lequel ils indiquent les matériaux dont ils proposent de Se servir dans chaque rue, ainsi que le Conseil le leur a demandé à ia séance du lundi.Les échevins veulent en effet savoir combien leurs électeurs auront à payer dans chaque cas.Une question menace de soulever beaucoup de discussion, quoi qu’il n’y ait gucre moyen de résoudre le problè me.L’asphalte ne vaut eu effet rien pour les rues où se fait le trafic commercial, et c’est avec des blocs de granit ou de scorie qu’il faut les pa- DANS UN NOUVEAU /iAPPORT POSENT POUR CHAQUE RUE.ver; or ces blocs coûtent deux fois plus cher que j’asphalte.Il arrivera donc qu’on se servira de l’asphalte dans les rue» où ne se rencontrent que des mai sons particulières dont les propriétaires sont généralement riches, tandis que dans beaucoup de rues qui devront être pavées en granit ou en scorie, les propriétaires sont souvent des ouvriers.H est cependant probable que les rapports seront amendés en ce qui touche à la répartition ces matériaux, mais que ia loi des améliorations locales soit bonne ou non, les propriétaires devront payer tout le coût des pavages, quitte à faire amender cette loi à la prochaine session de la législature.Le deuxième grand gala TROI CENTS ACTEURS DE PRE MIER PLAN SECONDES PAR SEPT CENTS PARTENAIRES ET CHORISTES, EXECUTENT UN MAGNIFIQUE PROGRAMME.Londres, 28 juin.— Les fêtes du couronnement touchent à leur fin; hier soir, le roi, la reine et leurs hôtes royaux ont assisté à la seconde représentation de gain en l’honneur du couronnement.Cette seconde soirée a été donnée au théâtre “His Majesty”.Le programme était magnifique.Le régisseur Sir Herbert Bierthom Tree a reçu leurs Majestés dans une magnifique salle rendue encore plus belle par des décorations du style grec, remarquables par leur délicate simplicité.On a joué des scènes, des Commères de Windsor, de David Garrick, de Jules César dr Critique, du Masque, de Ben Jonson, de la Vision de plaisir 300 artistes de renommée mondiale y' ont prie.part.En tout 1,000 acteurs ont joué ce soir.On avait aménagé un vestiaire, pour accommoder tout ce monde, l’Arcade et l'hôtel Carlton, situés derrière le théâtre.Longtemps avant que les portes s’ouvrent, une grande foule était massée autour du théâtre et le long de la route de Buckingham.Leurs Majestés furent bruyamment acclamées lorsqu’elles parurent; ia fanfare de la garde irlandaise jouait en même temps l’hymne national.Après la représentation Mlle Clara Butt chanta l’hymne national.Après le dernier vers, tout l'auditoire reprit en choeur.La reine Marie se retourna et s’inclina vers le public.Leurs Majestés se retirèrent ensuite, et la plupart des assistants se rendirent à un souper chez lord Derby.Bien que les cérémonies du couronnement touchent à.leur fin, la ville garde encore un air de fête.Les rues sont pleines de curieux et de visiteurs.Un grand nombre de personnes arrivent par tous les steamers d’Amérique et du continent, ce qui prouve qu’ils ne sont pas venus pour le couronnement, afin de, ne pas se laisser exploiter par les hôteliers.Ceux-ci sont très désappointés, car les affaires ont été loin d’être brillantes comme ils l'espéraient.Le parc Jeanne-Mance LES HERITIERS POIRIER PERDENT LEUR CAUSE EN RECLAMATION DEVANT LA COUR D'AP PEL.keula «mi.i.i;,.uininp, nue nous aimons ne tmnr ta uou, murer la iuitice.Pourduor^ur», profitant de ce.travaux, iWjjmretô d’un amour troiHoi.séculaire.La Cour du Banc du Roi a donné sa décision hier dans la fameuse cause des héritiers Poirier contre ia ville de Montréal et la succession Stanley Bagg en réclamation de la partie du pare Mont-Royal connue sous ie nom de pare deanne Mance (la ferme Fletcher).Les demandeurs voulaient où se faire restituer la propriété ou s’en faire payer la valeur qu’ils estimaient à un million et demi.Quatre actions furent instituées à ia fois en Cour Supérieure, eu juin 1905, mais on n ’en plaida qu ’une devant M.le juge Oharbonneau, pendant l’hiver de 1907-1908.En juin 1908, la Cour Supérieure renvoya l'action.Les héritiers Poirier en appelèrent et M.le juge Treuholme a rendu jugement hier au nom de la Cour d'Appel.Le tribunal est unanime à déclarer que, par l’expropriation faite en 1872, la ville a acquis la propriété avec un titre de possession régulier et que d’ailleurs il y a prescription.Le juge l’hcnholme est aussi d’opinion que, en 1872, les héritiers Poirier n’avaient aucun droit à la propriété et que le titre de la succession Bagg était alors bon, puisqu ’elle était en possession incon-teVéo du terrain depuis soixante ans.S'il n'y a pas d’appel aujourd’hui de cette décision, i 'affaire est close.Réception royale Londres, 28 juin.Plus de 6,000 invités ont assisté à la réception donnée hier après-midi par leurs majestés dans les jardins du palais de Buckingham." Le spectacle, favorisé par un temps superbe était charmant.‘ De ci de là, on avait élevé des pavillons temporaires et plusieurs corps de musique prêtaient leur concours à in fête.Le roi et la Reine ont circulé dans les jardins, entre deux haies d’invités -4- -Assurez-vous que le “Devoir' vous suit en vacances.50 cents pour trois mois, du 15 juin au 15 septembre.pireront malgré elles de notre abnégation, consolideront à leur tour des œu-v Liverpool, London Globe, Montréal.86—jno RENE CHARBONNEAU Diplômé de l’A.A.P.Q.Architecte et Evaluateur.Tél.Main 2615, Rés.West-mount 2860, 52 St-Jacques, Montréal.LE Dr.Q.H.DESJARDINS Spécialiste pour les MALADIES DES YEUX 502 Rue St-Denis.Tél.Est 1840.I.B.PAIRE & CIE Entrepreneurs Généraux BUREALX 70 Rue St-Jacques Tél.Main 735 PARIS HOTEL "kf l ESPERANCE 49-51 RUE DE VAUGIRARD (Luxembourg) près les facultés, le Bon Marché, les, Garesd’Orsay et Montparnasse et l’Institut Catholique.Chauffage central.Bains, électricité, téléphones.Tranquillité absolue.Prix modérés.Grands jardins.AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par 1er présents, donné que “La Compagnie du Boulevard de Montréal-Est” s’adressera au Lieutenant-Gouverneur en Conseil pour faire approuver le plan de son entreprise.Par ordre, JOSEPH VERS AILES, Président.Métal “Babbitt” The Canada Metal Co.Limited TORONTO Quand vous êtes dans le doute employez le métal soumis à haute pression de Harris, et évitez des ennuis.G.P.McCLURË.AGENT.MONTREAL TEL.MAIN 2918 A l’école Salabery Lundi avait lieu la distribution solennelle des prix aux élèves de l’Ecole Salaberry.Un magnifique programme a été exécuté à cette occasion.Ea séance était présidée par M.le chanoine F.L.T.Adam, curé de l’église du Saziré-Coeur.Les prix étaient en général d’un luxe et d’une richesse qui ont fo-t étonné les parents des élèves.De superbes prix spéciaux ont été donnés par des amis de l’école.A'oici les noms des principaux donateurs.M.le chanoine F.L.T.Adam, curé du Sacré-Coeur, M.Wilfrid Dufault, entrepreneur de pompes funèbres, MM.Granger Frères, libraires, F.X.Chartier, marchand, Georges Laporte.MM.Gunn Langlois et Cie, marchands.Bagarre dans une cuisine Il y a ou bagarre dans la cuisine du café Bellevue, rue Metcalfe hier soir.Un homme a été blessé au point qu'il n dû être transporté A l'hôpital Royal Victoria.Il parait que l'individu en iiuestion a été jeté par terre par un îles chefs cuisinier* et qu’en tombant il s’est .coupé le cou sur un morceau ,de vitre. LE DEVOIR Mercredi, 28 Juin 1911 3 -X Une algarade à la Commission Scolaire M.Nap.Giroux donne le démenti le plus formel à certaines paroles de M.le chanoine Roy.— La question du logement pour les frères de l’école Salaberry.I.h ( oimmssioM scolaire calliolique (ii* Montreal a tenu sa séance régulière hier soir, à 1 Académie du l’Iateau., Ainsi (ju il arrive assez souvent, dans ics réunions, Un incident .s’est produit au moment où Je président allait lever I assemblée.AI.le chanoine Roy ayant laissé entendre que M.Nup.Gi-roux ne faisait rien pour aider les re-; présentants de l'Archevêque à la Coin-' mission.Al.Giroux entra dans une "sainte" colère, et après une violente apostrophe, donna le démenti le plus formel à Al.le chanoine.Il lui demanda de se rétracter.Al.Roy se contenta de sourire.lit l’incident ne fut pas clos car M.Giroux a promis de fc’cn souvenir.A part cette algarade, il n’y eut rien de bien discuté, sauf la question sou-rtiise par le Dr Décarie et qui a trait à l’achat d’un terrain pour construire une résidence aux frères de l'Ecole 8a-laberry.1 .e Dr Décarie a dit que les Jots vacants, avoisinant l’école,étaient rares et que la Commission n’avait pas le choix.Tout de même, à deux ou trois minutes de l'école, sur la rue Panet, le Dr Décarie déclare qu’il a vu lin lot de 13,625 pieds que la Commission pourrait obtenir à raison de 77 centins le pied carré, soit une somme totale d’environ $10,01)0.lx*s Commissaires ont discuté le côté pratique de l’achat.l.a majorité semblait opter en faveur du l’acquisition du terrain ; M.1).Gallery avait même dit de construire le logement, lorsque l’échevin Lapointe lui répliqua : “Tout doucement, Monsieur ! ” M.Lapointe est d’avis que la Commission consulte d’abord les frères avant d’acheter, car d’après lui, reste à savoir pi le terrain projeté fera l’affaire dans quelques années.Finalement la chose Une lettre du département de rinstruction Publique A MM.les Commissaires et les Syndics des municipalités scolaires catholiques de la province de Québec La conférence impériale b NE LETTRE DU REDACTEUR EN CHEF DU “OLOBE”.est renvoyée à la prochaine séance.A l’article "Délégations”, de 1 ordre du jour, AI.l’abbé Dubois, principal de l’école Normale, qui était présent ù l’assemblée demanda aux commissaires s’ilj! consentiraient à allouer é-J0ll à Al.Amédée I.ussier, professeur de travaux manuels à l’Ecole Normale, afin d1.V.H.Danduraud, échevin, MM.G.R.Brunet et R.Lynch, du conseil des Métiers et du Travail de Montréal.M.dos.Ainey, au nom du parti ouvrier qu’il représente et, en sa qualité de commissaire do la ville, souhaite la plus cordiale et sympathique bienvenue aux délégués.L’échevin Dandurand parlant au jnom du maire ,absent en Europe, dit que la ville de Montréal est toujours heureuse de recevoir chez, elle les rou-rentionnistes et surtout les conventiou-nistes ouvriers.MM.G.R.Brault et Richard Lynch, au nom des unions ouvrières de la Fédération saluèrent les «lédéguét (le l’Association en les assurant des meilleurs sentiments d’amitié des ouvriers de Montréal.Mme Sergent fit aussi hn discours au nom des dames auxiliai res de l’Association.Puis le concert commença, pondant lequel on applaudit vigoureusement AL Eckstein, Aliss Riiey, dans phisieurs déclamations et chansonnettes.Cette brillante séance se termina par le “God Save the King”, chanté à l'unisson par toute l’assistance debout.La convention durera cinq jours, elle se terminera samedi.A part le pro- LXVRES DE RECOMPENSES 11 est de mon devoir de porter à votre connaissance le vœu adopté à la dernière réunion du Comité catholique session de mai 1911 : “Ce comité émet le vœu que le Surintendant de 1 Instruction publique recommande aux diverses commissions scolaires catholiques de la province de Québec de choisir autant «pie possible des ouvrages canadiens comme livres de récompenses, notamment les volumes qui traitent de l’histoire du Canada.” \ l’occasion, j'espère que chaque commission scolaire se fera un devoir de mettre ce vœu en pratique.FREQUENTATION SCOLAIRE Dans plusieurs municipalités, les élèves fréquentent l'éCole irrégulièrement ou la quittent trop tôt.Il importe que les commissaires d’écoles encouragent les élèves, stimulent leur amour de l’étude et fassent en sorte que la majorité des élèves suivent le cours primaire jusqu’à la 6e année du Programme d’études inclusivement.La commission scolaire ne doit rien négliger, lorsque les circonstances le lui permettent, do favorise» d'une manière spéciale les élèves qui persévèrent jusqu’au cours supérieur ( 7e et He année.) Alain pour encourager les élèves à fréquenter assidûment l’école, à suivre avec succès et régulièrement chaque année du program nie, à ne pas abandonner la classe vers l’itge de 10 ou 11 ans, il faut établir un système d’émulation propre à soutenir les courages et à récompenser les efforts.Le jour de la distribution «les prix, par exemple, que des récompenses spéciales soient accordées aux élèves qui ont fréquenté les classes avec le plus d’assiduité durant l’année ; qu’un témoignage soit également accordé à tous les élèves qui ont suivi avec succès telle année du programme, de telle sorte, qu’à la .rentrée des classes, ils puissent monter d’un degré.Ces récompenses et ces témoignages, appliqués judicieusement à “l’assiduité” et au “succès”, produiraient des fruits précieux.ont mémo poussé la mesquinerie jusqu’à diminuer le salaire d'une institutrice zélée à qui l’inspecteur avait accordé une prime pour le succès dans l’enseignement.C'est répondre bien mal au vœu du gouvernement, qui désire que les municipalités ( les plus directement intéressées ) augmentent leurs sacrifices en faveur de l'éducation, dans la mesure de ceux de l'Etat.REMAQUES DES INSPECTEURS Les Inspecteurs d’écoles sont tenus de transmettre un rapport de leurs visites aux secrétaires-trésoriers des municipalités scolaires.Conformément aux “Règlements” scolaires, le secrétaire-trésorier doit transcrire ce rapport dans le registre de la municipalité es le porter au plus tôt à la connaissance des commissaires.Ces derniers ne sauraient trop s’appliquer à suivre la direction et les conseils «pie leur donne le représentant du.Surintendant.Cette direction et ces conseils n'ont pas d'autres buts que celui d’aider les commissions scolaires à mieux remplir leurs devoirs.IV Le Secrétaire-Trésorier (Spécial au “Devoir ’) Toronto, 27.— Le “Globe” publie une lettrs spéciale «le son rédacteur eu chef, le Rév.J.A.Macdonald, qui est actuellement à Londres.Ecrivant à la date du 17 juiu, M.Macdonald dit que la conférence impériale poursuit son travail non dans un sens de la «’oncou tratiou mais de la coopération des for cos de l’Empire.M.Macdonald prétend que l’autonomie des différentes parties de l’Empire, même en matière de dé fense sera parfaitement garantie, et qu 'elles restent maîtresses de dire si une guerre quelconque les intéresse as-scz pour justifier leur participation à celle-ci.La lettre du rédacteur en chef du “Globe” a toutes les apparences d'une manoeuvre habile destinée à faire croire aux lecteurs canadiens que tout danger d’impérialisme est passé.Comme tactique elle démontre que le sentiment autonomiste dont les nationalistes ont fait leur programme dans la politique fédérale est assez fort, pour commander le respect, mais il ser.it dangereux d’oublier qu'au fond la situation reste la même et que l’idée des zones de défense acceptée par la conférence l’aggrave même.La bourse du gouvernement gramme des délibérations, il y aura un que nous programme d’amusements donnons ici: Cette nuit, les congressistes sont partis pour une excursion à Québec, aux frais du Pacifique.Revenus à Montréal, demaini les congressistes tiendront à 9 heures 30 n.m.une séance secrète à l'Auditorium et à une heure ils feront une excursion sur le fleuve à bord du Trois-Rivières.Vendredi, à 9 heures 30 a.m.nos pompiers donneront une démonstration le leur savoir-faire devant les congressistes, réunis au (îhamp-de-Mars.A midi et demi le Grand-Tronc leur fera les honneurs d’un voyage à Sainte-Anne de Bellevue, où aura lieu la visite du collège McDonald.A 7 hrs p.m.la compagnie des Chars Urbains mettra des tramways à la disposition des congressistes qui visiteront la ville et passeront la soirée au Parc Dominion.Samedi, à 9 heures a.m., aura lieu la visite du Parc de la Montagne.CHAUFFAGE CLASSES.ET BALAY-GE DES PROTEGEONS LES BERCEAUX Les ‘'Règlements” du Comité catho-ique sont précis sur ce point ( voir les articles 66, 67, 68, 69, 70 «les ER.du C.C.).Néanmoins, quelques municipalités ne prennent pas les mesures nécessaires «fin d'assurer le chauffage régulier et à point de l’école, et le balayage “hygiénique” des classes.Trop souvent on se désintéresse de ce devoir en l’imposant à l’instituteur ou ¦à l’institutrice.D’autres municipalités, moins soucieuses encore de leurs obligations, obligent l’instituteur ou l’institutrice à subvenir aux dépenses de chauffage, balayage et lavage des classes, moyennant une augmentation de traitement.Dans ses rapports, le secrétaire-trésorier ne sépare pas le salaire régulier du supplément destiné au chauffage, etc., etc.Et grâce à ce faux procédé, il est difficile parfois de dresser des statistiques parfaitement exactes, quant au chiffre du traitement.Je désire que le salaire régulier de l’instituteur soit inscrit séparément.Puis, dans l’intérêt des élèves comme des instituteurs, il vaut mieux que la commission scolaire garde à sa charge les dépenses nécessaires au chauffa-ffe> au balayage et au lavage des classes.PAIEMENT DES INSTITUTEURS ET DES INSTITUTRICES Le secrétaire-trésorier est tenu, en vertu de l’article 247 des “Règlements refondus”, de payer les instituteurs et les institutrices à l’expiration de chaque mois d’enseignement, fl est du devoir des commissaires de protéger les titulaires de leurs écoles contre la négligence du secrétaire-trésorier, s’il y a lieu.CAUTIONNEMENT Avant d’entrer en fonctions, tout se-crétaire-trésorier est obligé de donner aux commissaires d'écoles un caution nement, conformément à l’article 309 du “Code Scolaire”, Une copie de ce cautionnement doit être transmise au Surintendant dans les quinze jours qui en suivent la passation (art.309 du Code scolaire).J’espère que les nouveaux secrétaires trésoriers seront fidèles à observer la loi sur ce point délicat.VERIFICATION DES COMPTES Un autre devoir qui incombe aux secrétaires-trésoriers et qui est très souvent mis en oubli, au témoignage des inspecteurs d’écoles, c’est la vérification des comptes, qui doit être faite chaque année dans le courant du mois de juillet ( art .333 du “Code Scolaire.) Les commissaires ne devraient tolérer aucune négligence sur ce point.AIM.les Commissaires et MM.les Syndics, j’estime qu’il y a lieu pou> vous de seconder sincèrement mes efforts, «fin «üe faire produire à l’organisation scolaire de la province le maximum de rendement possible.F.n mettant votre zèle et votre patriotisme nu service de rinstruction publique, vous collaborez de la façon la plus directe au développement de notre chère patrie.BOUCHER DE LA BRUERE, Surintendant de l’Instruction Publique.Mlle COULOMBE, DE QUEBEC, EST LA PREMIERE LAUREATE DE L’ACADEMIE DE MUSIQUE.Mlle Clothilde Ooulombe, fille de AI.E.Coulombe, marchand de la rue S.-Pierre, à Québec, élève de AI.J.Arthur Bernier, organiste de 8.-Sauveur, g remporté lu bourse de voyage offerte par le gouvernement provincial à l'A-j eadémie «ie Alusique de Québec.Cette bourse qui est de $3,000, corn porto un séjour de deux ans dans une école de musique d’Europe.Les juges du concours qui devaient être trois membres de l’Académie «ie Musique et doux musiciens étraugna ont été M.B.O.Pelletier, professeur de piano et d’orgue, organiste à la cathédrale de Montréal, président; AI.Joseph Yézina, chef de l’Orchestre Symphonique de Québec; M.dos.Saucier, artiste lyrique; M.Amédée Tremblay, organiste à la basilique d’Otti-wa, compositeur de musique, M.Georges Hasoneir, du conservatoire de Liège, compositeur de musique.L’examen comportait un questionnaire sur l’histoire générale la littérature, l’exécution d’un morceau instrumental, l'harmonisation improvisée d’un chant donné, la lecture, etc.Mlle Coulombe partira en septembre pour l’Europe.Vêtements Extra Légers pour l’Eté 43 138 14 44 47 19!) 30 62 10 135 28 42 55 202 32 62 41 151 20 43 30 92 11 28 .56 225 33 69 32 116 18 35 Une revanche de Newark 00010300X — t 1 Myers, Wilson ; Barger et Ames ct Erwin.loro Partie A St-Louis — Chicago.0021000115 7 3 St-Louis.010010020-1 9 t Brown et Archer .Harmon et Bresna-han.Jiôme Partie Chicago.101020301-7 12 t St-Louis.0) 000322x—8 10 '2 Roulbach.McIntyre, Curtis et Hi'a-ham ; Steele et Bliss.POSITION DES CU BS New-Yoi'k .Chicago .Philadelphie Pittsburg .St-Louis .Cincinnati .Brooklyn • .Boston .r».P.Pe.39 •V) 629 21 613 24 613 36 26 581 31 •JS 518 •JS 35 444 21 10 311 1 1 lx 226 A Newark: Score par inning: Newark.000000 00) Sommaire: — Buts volés, Louden, 3.Reams.Coups de 2 buts, Kelly, McAllister.Buts sur balles, sur Boyce, 4, sur Schultz, 4.Struck out par Boyce, I.piar Schultz 3.1er hut sur erreur, Newark 1.Laissés sur les buts, Newark 4, Buffalo 10, Jeux doubles, Boyce.Ca-dv et Agler.Umpires, Wright et Ha.l-ligan.Assistance, 1,000.Blanchis par les Champions A Providence: Hcorr per inning: Providence.000000000 — 0 Rocliertei'.011000011 — 4 Sommaire: — Buts volés, Simmons, Spen, Coups de 2 buts, Elston, deux doubles, McMillan à Aperman à Spen cor.: truck out, par ,,avender 7, par Manser 5, Buts sur balles, s— Laven der 7.sur Manser 3, 1er buts sur cr reuvs.Providence 1, Rochester 3.Laissés sur les buts.Providence 10, Ro A'lester ,13.Umpires, Rudderham et Kevins.Delehe.ntv, Det.58 218 32 73 .335 B.Lord, Ath.39 161 31 54 .333 Griss, St.Lo.33 5 15 17 .333 Milan, Wash.57 225 42 73 .324 Lewis, Best.57 220 3! 71 .323 Drake, Det 25 78 11 25 .320 Hooper, Host.57 223 ¦15 71 .318 F. par estafette ; j je me porterai moi-même sur les lieu* j avec ce que j’aurai sous la main.(A suivra)’ XI 4544 O lE DEVOIR Mercredi, a jum ivh.{ COURROIES de toutes sortes D.K.McLaren, Limitée, 351 RUE ST-JACQUES U FOUDRE FRAPPE ET DETRUIT L’EBLISE ST-JEAN-BAPTISTE CALENDRIER 'JEUDI, LE 29 JUIN 1911 SlrPiürre et St-Pftul, apôtres.Double 1ère classe avec Octave.Lever du soleil 4 h.14 ; coucher du soleil : 7 h.82.Lever de la lune : 7 h.31 ( m ) •oucher de laluno 10 h.52 (g).Jüouvelle lune.- TEMPERATURE L’une des plus belles églises de Montréal est incendiée durant la soirée d’hier Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 10-12 rue Notre Dama iist.R.de MESLE, Gérant.Aujourd’hui, maximum, 83; jn?mc date l’an dernier, 79; aujourd’hui minimum, 65; même date l’an dernier, 07.Baromètre: 8 h.matin, 29.83; 11 h.matin, 29.85; raidi, 29.87.Le temps qu’il fora: Beau et chaud.CE SOIR SYNDICATS OUVRIERS —An Temple du Travail: l’Union 93 des charpentiers en for.—Salle Dionne: l’Union 266 des Travailleurs en chaussures.—Salle St-Joseph: l’Union des tailleurs de pierre, l’Union 399 des picin-tres.DEMAIN SYNDICATS OUVRIERS —Au Temple du Travail: Le Comité exécutif du Conseil des Métiers; la sec tion des Etiquettes Unionistes; le Conseil de Construction.Le Devoir en vacances Un bon compagnon est indispensable en vacances.Assurez-vous la compagnie du “Devoir”.Vous l'aurez pour 50 cents, du 15 juin au 15 septembre.Jeunes gens, jeunes filles, donnez votre nom tout de suite.Le "Devoir'’ récréé, instruit, stimule.Abonnement rie vacances, 50c.Adresse : Le “Devoir” 71A rue St-Jacques.Montréal.LA COUPOLE ET LE TOIT S’ECROULENT AVEC UN FRACAS EPOUVANTABLE LES FLAMMES ECLAIRAIENT TOUTE UNE PARTIE DE LA VILLE Les timbres du Couronnement ( Spécial au "Devoir” ) Londres, 28 juin.Les timbres émis à l'occasion du couronnement, n'ont guère de succès.On va, croit on retirer toute la série, de la circulation et la remplacer par d'autres, mieux faits, Ex-échevin .La foudre a frappé hier soir l'église St-Jcan-Baptiste, rue Rachel, et a détruit ce splendide édifice, causant des pertes pour quelque $200,00(1, C’est la seconde fois que ce temple est incendié, mais le dommage est beaucoup plus considérable cette année, car, après sa destruction, en .1898, on en avait fait l’une des plus belles églises de la ville.A minuit, il ne restait plus debout que les épais murs de pierre et les deux clochetons de la façade, qui avaient, au cours de l’incendie, menacé de s’écrouler.Il était environ neuf heures et demie, quand la foudre s’abattit sur Je clocheton du côté ouest.Il n’y a eu, heureusement, aucune nerfe de vie et Iç seul accident sérieux qu’on ait à regretter est arrivé au pompier Bour-gouin, qui s’est fracturé une jambe en tombant d’une échelle.Les ruines brûlaient encore de bonne heure ce matin et les pompiers ont du passer une partie de la matinée autour des ruines fumantes.Bien que les perles soient lourdes, on dit qu’elles sont compensées par les assurances qui garantissaient, sur l’édifice, la somme de $175,000, répartie entre plusieurs compagnies.L’orgue, oui était assuré pour $14,000 n avait été inauguré que mercredi dernier et la police d’assurance ne datait que d'hier à midi.On n’avait pas vu de longtemps, et peut-être n’avait-on jamais vu à Montréal un spectacle comme celui qui s’offrait hier soir aux yeux des Montréalais.L’office du soir avait pris fin au début de l’orage; et les fidèles rentraient chez eux quand un éclair fendit la rue en même temps qu’une immense détonation éclata.ques.Un moins d’une minute l’orgue était devenu un foyer dont les flammes, avec une rapidité vertigineuse avaient percé la toiture et la coupole, à 160 pieds d’élévation au-dessus du sol.A cette hauteur, le vent avait une forte prise sur les flammes, et l’édifice flambait tout entier quand les pompiers arrivèrent sur les lieux.M.1 abbé Forbes réussit à sauver les Saintes Espèces, les registres paroissiaux et quelques menus objets.Tout le reste fut consumé.Quand on appela les pompiers, ceux-ci rentraient tout juste d’un petit incendie.Il n’aurait pas été besoin de les avertir, car l’incendie illuminait toute une partie de la ville.Le feu faisait rage sur la coupole, inaccessible aux tours d’eau et la toituro flambait et fumait vers le ciel où, l’orage passé, quelques étoiles perçaient.Bientôt, la coupole s’écroula avec un bruit formidable, entendu de très loin, et entraînant avec elle une partie de la toiture environnante.11 s’éleva ensuite une large vague de flammèches, véritable nuage de feu, que le vent porta loin, vers l’est, au-dessus des toits qu’une pluie opportune avait trempés.Grâce à l’excellence du service d’ordre, il n’arriva d’acci-dent à aucune des milliers de personnes que le spectacle avait attirées.Après l’écroulement, de la coupole^l’église, dont les quatre murs restaient debout, était une immense fournaise chauffée à blanc, d’où sortaient, parles fenêtres, de larges langues de feu.Le feu menaçait de se communiquer au presbytère situé du côté-nord de l’église.Lu grand nombre de prêtres et de laïques enlevèrent tout ce qu’ils purent emporter du contenu du presbytère, et transportèrent J cet écroulement que le pompier Bottr-gouin fut blessé.I] se trouvait au sommet d’une échelle, avec un camarade, contre le mur côté est,rue Drolet.Le choc contre l’échelle fut si brusque qu’il perdit pied et tomba sur le pavé.Il était privé de connaissance quand on le ramassa et, à l’hôpital où il fut transporté, on s'aperçut qu’il avait une jambe fracturée.Il y avait, autour de l’église, pas moins de 250 pompiers, avec huit pompes ù vapeur, quatre tours d’eau huit voitures portant 30,000 pieds de bovaux, à incendie, des échelles,—le plus grand nombre d’appareils qu’on ait vu à Montréal depuis longtemps.La pression d’eau était très puissante et, grâce au bon service d’ordre le la police maintenant à f-rand’p,ine es milliers de spectateurs, les pompiers purent travailler en toute liberté.M.l’abbé Forbes dit qu’un peu après neuf heures, comme il venait d entrer au presbytère, on courut l’avertir qu’il y avait le feu dans l’orgue.Il accourut avec un extincteur chimique.Malheureusement, c’était trop tai-d : l’orgue était tout en feu.M.l’abbé Forbes enleva les Saintes Espèces et les registres.Il n’était que temps, l’orgue tombait peu après sur le parvis de l’église.Tout l’intérieur de l’église était alors en feu et quand le chef de district Hooper et les pompiers de la division nord arrivèrent sur les lieux, ils virent tout de suite qu’il n’y avait aucun espoir de sauver l’édifice.M.l’abbé Forbes estime le montant des pertes à $200,000, compensées par $175,000 d’assurances.Il convient de citer à l’ordre du d’Ottawa disparu (Spécial ,,>1 “Devoir”) Ottawa, 28 juin — L’ex-échcvin Moïse Plouffe, d’Ottawa, a disparu mystérieusement.On l’a vu avant-hier, passant mi-tête rue Rideau" Tl semblait aller à l’aventure.On craint qu’il ne lui soit, arrivé malheur^, -?- M.R.0.Pelletier IL R.O.Pelletier, organiste de la Cathédrale, est revenu de Québec où 11 était allé présider aux examens annuels de l'Académie de Musique.Eu son absence, il s’est fait remplacer aux offices de dimanche par Mlle A ie-toria Cartier.-+- Retraite fermée des Instituteurs C’est, demain soir, le 29, que commence au noviciat des FM'*.Jésuites, au Sault-au-Récollet, la retraite fermée dos instituteurs.Le premier exercice a lieu à 9 heures.Les tramways électriques qui laissen: la gare du Mile End, rue Saint-Denis, toutes les vingt minutes, arrêtent ù la porte même du noviciat.-f- L’état du roi Alphonse Spécial au Devoir ” Londres, 28 juin.— L’état du roi Alphonse inspire do fortes inquiétudes, dit le correspondant de 1’“ Evening Times ’ à Madrid.Une nouvelle opération consistant à enlever l’os atteint, a été jugée indispensable et de toute urgence.-1- Collège à St-Pierre-aux-Liens On a signé, hier, ù Saint-Piorrc-aux-| Liens, un contrat pour la construction, au coût de $36,000, d’un collège de gar çons.Ont signé: MM.Deschamps, président, et Lafleur, secrétaire do la commission scolaire; Adolpho Gauthier, do Lachine, l’entrepreneur, et Dalbé Yinu, l’architecte.-*.- Lady Laurier en deuil Al.Lafontaine, père de Lady Laurier est mort ce matin à sa résidence d’Ar-\habaska.Il était ftgé de 95 ans.Funérailles privées.Cadavre retrouvé Un a retrouvé hier, vis-ù-vis des moulins Ogilvie, le corps de U petite Melvina Chaput qui s’est noyée vendredi soir en voulant sauver son petit frère ftgé de quatre ans.Comme nous le disions hier, Melvina Chaput était de Pembroke, Ont, -4- $500 pour une volée Fortunat Auger réclame 8ô()0 de dommages pour une volée que lui a administrée le policier dos Koch, le 17 ou Is1 juin dernier.Au tribunal, Auger a raconté que l’un ou l’autre de ces deux jours il avait été brutalement assailli par le policier Roch et que la Volée qu il reçut le rendit malade pour quelque temps, Auger prétend que Koch n'avait aucune rriison de l'assail* ir ainsi.Les uns prétendent que la foudre sest abattue sur le clocheton côté-ouest, d’autres affirment qu’elle est tombée sur la coupole.M.l’abbé Forbes et M.Boucher, maître de chapelle, se trouvaient à ce moment-là dans l’église.Peu de temps après le violent coup de tonnerre, Al.Boucher s'aperçut que le feu avait pris dans l’orgue neuf.La foudre avait fr-appé un clocheton et le feu s’était communiqué à l’orgue par les fils éleetri- meubles et linge à l’hospiee Auclair, en face.Le presbytère a été endommagé par l’eau, mais les dégâts sont, facilement réparables.Un peu après une heure, ce matin, le chef Tremblay déclara que le feu était sous contrôle et, qu’il n’y avait aucun danger qu’il se propage.A 11 heures 20, le toit au-dessus de la nef s’écroula en crépitant, au milieu des cris de la.foule, de plus en plus nombreuse.C’est pendant jour le pompier T.Lavoie, de la caserne No.20.Il fut frappé en oleine poitrine par un piston de robinet, sautant d'une pompe à vapeur.Il tomba à la renverse privé de connaissance.Comme on l’avait placé sur une civière pour le conduire à l'hôpital, il reprit ses sens, se releva, et échappant aux médecins, remit en place le piston, et se remit au travail.Il était encore à son service à 1 heure ce matin.A PROPOS DE PAVAGES UN TEMOIGNAGE LES ECHEVINS ET LES COMMISSAIRES DISCUTENT LA VAELUR RELATIVE DE CERTAINS MAT ERIAUX ET MM.L.-A.LAPOINTE ET AINE Y EN VIENNENT PRESQUE AUX MAINS.fri Ica prodromes de ce matin no mentent pas, la séance du conseil municipal qui a lieu cet après-midi sera orageuse.11 y a eu ce matin un canons d'échcvins pour discuter la question des pavages et comme le nouveau rapport îles Commissaires n'était pas prêt, ceux-ci et M.Janin furent invités il venir donner des explications.Ils n’étaient arrivés que depuis quelques instants que l'échevin !.A.Lapointe et le commissaire Ainey avaient une violente discussion.Le caucus fut consacré à entendre MM.O.\sselin et M.Langlois, représentants de la Compagnie de pavages Hassam.M.Asselin s’est plaint que malgré le coût très bas du béton comprimé (pavage Hassam), les Commissaires avaient préféré prendre le granit, ou la scorie qui coûtent trois fois plus cher et cependant, a-t-il ajouté,le béton comprimé est aussi hou que le granit, surtout depuis que l'expérience a enseigné qu’il fallait mettre une partie de sable et une partie de ciment quand autrefois on mettait trois fois plus de sable que de riment.M.Asse-lin dit que le pavage do la Côte St-l.ambort a été fait à l’ancienne façon et n’a cependant pas eu besoin de réparations depuis 5 ans.M.Asselin dit aussi que la compagnie Hassam paie un minimum de 182 par jour do 9 heures et 82.15 aux bons ouvriers, tandis que la Ville paie un maximum de 82 par jour de 10 heu-res.M.Janin a déclaré que la compagnie n’a pas obtenu plus de contrats pour Je béton comprimé parce que les commissaires ne veulent pas Paire d'expérience sur une grande échelle.M.As sclin lui répond que l’expérience a été faite il y a cinq ans a'ee la Côte St-Lambert.Le commissaire Wanklyn a répondu avec une certaine vivacité à une question de M.Asselin qu'il jugeait être un empiétement sur les prérogatives des commissaires, ("est alors que M.Ainey dit que les échevins écoutai mt beaucoup trop les entrepreneurs.L*é-rhovin L.A.Lapointe lui répondit que les commissaires en faisaient autant.M.Ainey nia que cela fut, et de mots en mots on en vint à la discussion la plus acerbe qu’on ait entendue depuis longtemps à l’hôtel de ville.H n’y a rien eu de décidé au caucus, niais il y a do la tempête dans l'air pour cet après-midi.Le rédacteur en chef du “Herald” assistait au banquet de la St-Jean-Bap-tiste, Tl a eqtendu et “compris” tout ce qui s’y est dit, puisqu'il parle très bien le français.Or il ajfirme, dans son journal, qu’il ne s’y est pas prononcé une parole dont les hommes 'd’autre race puissent se formaliser.Nous recommandons ce témoignage aux bonnes gens qui auraient pu se laisser prendre aux titres et aux bulletins de la “Gazette”.-4-— Un homme tué par un tramway, rue St-Laurent Aujourd’hui, vers une heure après-midi, Xavier Ménard, Agé de 66 ans, habitant, coin C a dieux et Ste-Emilie, a été frappé à la tête par un tramway descendant, au coin des rues 14» Laurent et Sherbrooke.La mort a été instantanée et le cadavre transporté à la morgue.-?- WASHINGTON, 28.— On a reçu hier la réponse du gouvernement anglais aux propositions d’arbitrage des Etats-Unis et l’on ost h peu près certain du fait que le président Taft pourra soumettre le traité complet A l’approbation du Sénat, avant la clôture de la présente session.Quoique la réponse anglaise ne soit pas concluante et qu’elle ressemble plutôt A une contre-proposition, les amendements suggérés n’affectent pas le principe général de la proposition ori-’ ginale, et indiquent clairement le désir d’en arriver A une entente entente le plus tôt possible.Aucune objection n’est soulevée eon-tro rnrtiele exigeant, l’approbation du sénat américain pour chaque cas soumis A l’arbitrage.L’ontento est égaitment parfaite en ce qui concerne la question des pêcheries de phoque.-f.- —La campagne politique va se faire durant la vacance surtout.Pour être bien renseigné, ii vous faut donc le “Devoir.” Trois mois, du 15 Juin au 15 septembre, pour 50 cents.Le jour de la Confédération sera chômé A l’hôtel des postes de Montréal.Les malles de l’après-midi fermeront à 10 heures de l’avant-midi.Les malles du soir, nux heures ordinaires, Le courrier de la Grande-Bretagne tt d’Europe .par le paquebot “Mégnu-tie", de la ligne White-Star Dominion fermera à midi et demi.La boîte aux lettres sera ouverte de 7 heures du matin à minuit.ASSEMBLEE A PAPINEAUVILLE LE 1er JUILLET Sur les instances de ses anciens amis et électeurs du comté de Labelle, M.Bourassa a acepté d'adresser la parole à une grande assemblée régionale.b Papineauville, samedi, le 1er juillet, à I heure 30, après-midi.M.Bourassa sera accompagné de l'hon.Jean Prévost, et de M.Blon-riin, député de Champlain.Cette assemblée réunira les électeurs des comtés de Labelle, de Wright, d'Argenteuil, de Prescott et de Russell.Les assistants profiteront des prix réduits que les compagnies de chemin de 1er et de navigation offrent aux voyageurs, à l'occasion de la fête nationale.Pour l'avantage des voyageurs de Rockland, Wendover, etc., le vapeur “Duchesse d'York” se rendra jusqu'au quai du village de Papineauville.Les excursionnistes pourront revenir par les trains du soir.Le vapeur “Emerald” fera une excursion spéciale, des endroits suivants - Grenville, départ à 8 heures.Prix aller et retour.0.50 Hnwkesbury, départ à 9 heures.Prix aller et retour.0.50 L’Orignal, départ à 91/a heures.Prix aller et retour.j.jo Lefalvre, départ b 11 heures.Prix aller et retour .0.25 Au retour, r“Emcrald” quittera le quai de Papineauville à 6 heures p.m.-*- A NOS AMIS Le “Devoir” est outillé pour faire des Impressions dans tous les genres.Ouvrage garanti.LA TOURNÉE BORDEN UN INCIDENT A RED DEER (Spécial au “Devoir’ ) Red Deer, Alberta, 27.—La tournée Borden n'est pas un pique-nique et si le chef de l’opposition pouvait répondre à toutes les invitations qui lui sont adressées, il passerait tout l’été dans l’Ouest.Aujourd’hui, le groupe d'orateurs oppositionnistes s’est divisé, M.Borden et le Dr Roche, allant tenir des assemblées à Old et à Steller.L’incident le plus inattendu de la tournée s’est produit cet après-midi à Lacombe.Pendant que M.Bergeron parlait un des auditeurs américains, récemment arrivés dans l’Ouest s’est levé et a dit : “J’aime encore les Etats-Unis autant que mon âme.mais si vous leur donne/, votre argent et vos marchandises vous pouvez être sûr qu'il vous avaleront tout rond.” Au cours du discours de M.Borden, alors que le chef de l’opposition insistait sur Tà-propos d une politique qui amènerait au Canada l’industrie et le capital américains, un autre auditeur s’est écrié : C’est cela nu’il faut; s’ils veulent avoir notre argent, qu’ils viennent s'établir ici.Cette partie de l’Alberta ne paraît pas très favorable à la réciprocité.La grève maritime s’étend aux compagnies canadiennes QUATRE MILLE DEBARDEURS ONT QUITTE LE TRAVAIL CE MATIN A LIVERPOOL.— TOUS LES MARINS DANS LE PORT SONT DESERTES." .r .fti&u'lliVl&fii Spécial au “ Devoir ” Liverpool, 28 juin.— Quatre mille débardeurs à l’emploi des compagnies Cunard, White-Star, EUerman, Dominion et du Pacifique Canadien ont déclaré ce matin la grève, par sympathie poix?l’Union internationale des Marins.’ ’ La situation est excessivement grave tous les navires de ces compagnies vont être' immobilisés et les armateurs ne font aucun effort pour trouver des briseurs de grève.D est à remarquer que ceci affectera tout particulièrement les ports canadiens avec lesquels la plupart de ces compagnies font du trafic.TROUBLES A GLASGOW.Glasgow, 28, — Des bagarres sérieuses ont éclaté ce matin, entre grévistes et briseurs de grève.La police a dû charger la foule à différentes reprises.Plusieurs combattants ont été blessés et de nombreuses arrestations ont été faites.* Liverpool, 28 juin.— Peu après que les débardeurs eurent abandônné le travail, les équipages de tous les navires actuellement dans le port ont quitté leur bord.Liverpool, 28 juin.— Le steamer Haverford qui devait lever l’ancre pour Philadelphie ce matin, n’a pu partir, son équipage s’étant joint aux grévistes.Le commerce de provisions et de poisson, sur la côte Est, est immobilisé, car les débardeurs ainsi que l’équipage des barques de pêche des steamers et des bateaux-phares ont quitté l’ouvrage.EN VIENDRA-T-ON A LA CLÔTURE ?La rumeur persiste à Ottawa Spécial au.“DEVOIR” Ottawa, 28.— La Free Press publie ce soir une rumeur qui ne présage rien de bon pour la rentrée des chambres en juillet.Un député libéral bien renseigné d’ordinaire, nous informe, dit-elle, que le gouvernement soumettra une résolution de clôture aussitôt que les chambres se réuniront de nouveau.Elle remarque cependant que rien ne sera décidé avant le retour de Sir Wilfrid Laurier.La résolution de clôture serait la réponse du gouvernement à la déclaration de M.Borden qu’il combattrait la réciprocité à mort.Clôture ou non, il est assez probable que la reprise des travaux parlementaires verra des séances consécutives d’une semaine à moins que le traité ne passe pas au sénat américain.La perspective n’est pas gaie pour les députés qui aiment à faire une session à la tabagie ou sur la terrasse du Parlement.LES JEUX AU PARC SOMMER Le juge Lanctôt suspend la sentence dans le cas des pré tendus jeux de hasard au Parc Sohmer Le juge Lanctôt a rendu su décisiot.hier, dans l’affaire des jeux de hasard du Pare Sohmer.On se rappelle que ceux qui avaient été ari-êtés et dont les tables do jeu avaient été confisquées, avaient plaidé culpabilité lors de leur arrestation ; le juge Lanctôt a suspendu son jugement dans cette cause.Voici quelques-uns des considérants qui ont motivé la dérision du Magistrat.I x's accusés ont peut-être commis une offense contre la lettre de la loi, mais leur acte n’est pas une contravention a l’esprit de la loi.Ils ont agi en toute bonne foi, et depuis 17 ans que cela se pratique ouvertement sans que le pionnier de nos lieux d’amusements, Iæ Parc Sohmer depuis 1894 jouit d’une charte qui lui donne le droit do rester ouvert tous les jours de l’année.C’est aussi la première institution du genre établie à Montréal et qui a été le pionnier de nos lieux h’amusements, pour l’expansion du goût de la musi- que et des choses de l’art parmi la population.M.Lanctôt ne croit pas que l’on puisse dire qu’il s’agit dans l’espèce de véritables jeux do hasard.D’abord ça se pratiquait ouvertement depuis des années et les sommes en jeu étaient plutôt insignifiantes.Les détectives.ajoute-t-il, pourraient diriger leurs recherches dans certains milieux où se jouent de grosses sommes en cachette.Au Parc Sohmer c’était plutôt un passe-temps qu’autre chose.Quant au Monsieur qui prétend avoir perdu en une fois 826, et le lendemain 839, il n’a pu prouver son assertion et le magistrat ne saurait en tcnïr compte.Pour toutes ces raisons, le juge Lanetôt suspend la sentence : il considère que le fait d’avoir vu leurs tables de jeu confisquées et détruites constitue une punition déjà assez forte pour ceux qui étaient en cause.LA FIN D’UNE CAUSE CÉLÈBRE LES MEMBRES DE L’ANCIENNE COMMISSION MUNICIPALE DES FINANCES CONTRE QUI UN QUO WARRANTO AVAIT ETE DEMANDE PAR M.HENRI LARIN, GAGNENT LEUR CAUSE AU CONSEIL PRIVE.Les membres de l’ancienne commission des finances contré qui un quo warranto avait été pris par M.Henri Larin ont.gagné leur cause devant le Conseil Privé et cette affaire est maintenant classée.Mtre Atwater, nvoc.nt-conseil de la Ville qui a plaidé pour les échevins devant le Conseil Privé, avec sir Robert Finley, n reçu ce matin un câblogramme de Londres lui annonçant que la cause était renvoyée.MM, L.-A.Lapointe, Lavallée, Robinson, Sadler, Fraser, Gnay et .T.-B.-A.Martin, aujourd'hui décédé, étaient poursuivis pour avoir approuvé, sans que le conseil municipal eût d’abord voté l’argent, les dépenses faites par le maire Payette, pour son voyage A Paris, lors de la célébration du troisième centenaire de In fondation de Québec.L’invitation du comité Dupleix, qui avait, organisé les fêtes de la Sorbonne était arrivée à Montréal au commencement de nul 1908.Le 8 de ce mois, le conseil délégua à Paris le maire Payette et son secrétaire.Le 20 juiliet suivant, la commission des finances approuvait le compte pré senté par M.Payette, et le conseil municipal ratitinit subséquemment cette décision.M.Henri Larin demanda un bref de quo warranto Cutirie les sept membres de la commis»: m.Dans sa requête, >1 demandait qu’ils fussent invalidés pour 2 âus,qu’ils fussent condamnés A rembourser A la VI le le montent, des dépenser faites par le maire, â payer une amende dé $400 et à rembourser le montant do l’indemnité qu’ils avaient touché depuis la commission de l’offense supposée.La requête du demandeur fut rejetée par la Cour Supérieure, que présidait M.le juge Oharbonneau le 18 janvier 1909.M.Larin en appela ii la Cour de Révision qui rendit son jugement le 17 avril 1909.M.le juge Bru» neau exonérait les échevins do tout blâme, mais MM.les juges Monet et Martineau renversaient la décision de la Cour Supérieure.Les échevins obtinrent de porter leur cause devant la Cour d’Appel dont les cinq juges, â l’unanimité, renvoyèrent la poursuite, le 26 juin 1909.M.Lariu en appela de ce jugement â la Cour Su prême, dont trois juges sur cinq maintinrent ses prétentions.Ce jugement fut rendu In veille de Noël, 24 décembre 1909.Les échevins en appelèrent â leur tour au Conseil Privé, le 18 février IftlO.Le 5 mat 1911, la cause fut.plaidéc au mérite et le Conseil Privé n rendu sa décision ce matin.Dans l’intervalle eurent lieu les élections municipales.Les échevins L.-A.Lapointe et, Robinson furent réélus ; MM.Fraser, Gnay et Sadler ne se présentèrent pas, M.Lavallée fut battu par le Dr Dubeau qu’il battit, â son tour ce printemps.Enfin M.J.B.A.Martin est mort dans le eournnt de l’hiver dernier.MM.L.-A.Lapointe et Lavallée étaient A rilôtel-de-Ville ce matin.11, ont nntilHIement exprimé leur satisfaction du tour qu’ont pria les frêne-ment».La Navigation ARRIVAGES Quatre paquebots sont arrivés teû ce matin.Ce sont le “Mount Temple” de Londres, l’“Ionian”, de Glasgow, le “Cassandra”, de Glasgow, et le “Pomeranian” de Londres.Tous ont fait une traversée heureuse et sans incidents, excepté le premier qui a été retenu à la Grosse-Isle où plusieurs de ses passagers sont débarqués à la station de quarantaine.LES ALLANIERS Le “Corsican” partira vendredi,! pour Liverpool et 1’"Ionian” samedi,i pour Glasgow.Tous deux ont une plei-1 ne liste de passagers d’ins-rits pour' cette traversée.SIGNALES: Petit Métis, montant A 7 h.50 du^ matin, “Rosalind”.Pointe à la Renommée, montant, à 5( h.30 du matint ‘1 Newlands ”, Fiat, Point, montant A 4 h.80 du matin, “Chr.Knudsen”, descendant A tt 3.Oh du matin, “Basuta”.Verchères, descendant, A 9 h.50 du matin, “Royal George”.Portneuf, montant, â 9 h.50 du matin, “Monmouth”, A 8 h.45 du matin, “Kronprinz Olav.” Québec, arrivés A 6 h.25 du matin, “Wobund”, à 8 hrs.du mating‘Manchester Commerce”, -r*r- J “ Une fenêtre vaut bien une cause JUGEMENT INTERESSANT RENDU EN COUR SUPERIEURE MAIN TENANT UNE -CLAUSE D’UN CONTRA.’ DE VENTE.L’hon.juge Bruneau a rendu jugement dans la cause de M.A, H.La-pierre vs Odilon Lapierre et al.En 1903, Af.Jos.Brunet, décédé depuis, vendait des lots à M.Odilon Magnan, rue Gain, avec obligation pour celui-ci de construire à pas moins de 12 pieds de la rue.M.Odilon Magnan vendit sa propriété à M.Antoine Viens.Or il appert que ce dernier construisit une maison ayant une fenêtre en sail lie qui n’était éloignée do la rue que de 9 pieds.M.A.H.Lapierre, exécuteur testamentaire de M.Brunet intenta alors une action contre M.Viens pour faire démolir cette fenêtre sous pré-texte qu’elle nuisait à.la symétrie des autres habitations propriété de la succession Brunet, et en diminuait la valeur.M.Lapierre a gagné son procès, le juge obligeant M.Viens à démolir cette fenêtre d’ici quinze jours.Sinon M.Lapierre pourra faire faire l’ouvrage aux frais du défendeur.BOURSE DE^MONTREAL WT.L.Q.Beaubien S Ole, courtiers, 104 nie S.-Françcis-Xavler, nous four- * 1 nisaent le rapport suivant A 12.30 hrs.p.m.STOCKS V end STOCKS Vend Am.As’tos “ pfd.BellTélCo 146 B.C Pk.As “ B.pfd B.T.ake As.“ pld.B.Co F.N.“ pfd.Can-Car 9i î>8 ) ii' 69 142 56 63 ! “ Pfd.Mex.L.&P.“ pfd.M.& S.-P.“ pfd.M.I.H.&P.Mt.Cotton.86 Ù2j ;5.‘| ’.60 I 230 I 89 ‘ ! 8:” Ü2}' Î57 169 J “ pfd.103* Mt.L.fit M.145 142* Can.Cem.234 23 ÎVIt.St.Ry.226 224 L “ pfd.m Mt.St’l.Wk 164 .!r Ca.Convcr as i 'M “ pfd.Can.C.Rub m* Mt.T'gh.C.ic-ô 142 “ pfd.Nipissing.10.BD 10.25 Can.G.F.l.Nor.Ohio.47 45} Can.Pac.: 241} North Star 4' pfd.3.’43’ ’ N .S S.&CL.101] 101} Crown Res • .49 “ pfd.- Dét.El Ry 73; : 73 Ogil.M.Co.! 30 '.'28 Dom C.Co.67* 67 “ pfd.“ pfd.Ott.L.A P- 149 118} Dom.S.Cor.58} 08 Ptn.Mfg.C.75 “ pfd.Pen's Ltd.57} Dom Park.! 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Hâ?.Elec.“ pfd 145 U6 142 SH.W.& P.S.-John Ry Toledo Ry.Tor.Ry.117} 8 117 Ill.Trac.pdj 92 | 91 140} M0| In.C.Com.( 50 - 40 Tn.City pf “ pfd.Int.C- & C.70 | 64 Twin City.W.India.108} 108 L.of.Wd.C.U3* 142 Winn.Ry.Wind Ht’l.230 “ pfd.150 Agence (l’Assurance contre l’Incendie THE MANITOBA ASSURANCE COMPANY (Garantie par la Liverpool and London.-and Globe Insurance Co’y.Ltd.), demande des offres pour une agence spé*' ciale à Montréal.J.GARDNER THOMPSON Directeur Gérant, 112 rue St-Jacques, ¦HB&RHHHMnHHIBnnaBl ' DECES HEBERT.—A Lucerne, Suisse, le 21 juin.Albert Hébert de Hudon, Hébert & Oie., Limited.LABELLE.— A Hull, le 25 juin courant, est décédé René, enfant de F.Albert Labelle, notaire, âgé de 9 ans et; 4 mois.L’inhumation a eu lie.dimanche, et un scrvico funèbre sera chanté A l’église Notre Dame de Hull, mercredi, le 28 entrant, à 8 heures a.m.Parents et amis sont priés d’y assis- j ter sans autre invitation.DÉCÈS A MONTRÉAL Ethel CLORAX, 26 ans, rue Hermine,/ 26; Roger, 3 mois, cnf.d’Adélard GUERIN, plombier, rue Wolfe, 716 ; ' Germain CASTONGUAY, 27 ans, rua Lagauehetière, 344 est; Yvonne, 1 an, ont', de Joseph EMOND, journalier, rue Maisonneuve, 480; Adélard, 5 mois, cnf.d’Adélard BONE, journalier, rue Notre-Dame, 529, Maisonneuve; Wilfrid, 6 mois, enf.de Wilfrid DUSA-BLON, Carossier, rue Edouard VIT, 3896; Clémentinne, 8 moist enf.de Louis COUTURE, commerçant, rue Notre-Dame, 1649 est; Aimé, 8 mois, enf.de Joseph LOI8EAU, mouleur, rue Ste Elizabeth, 80; Paul, 8 ' mois, enf, de Philippe BLA1N, rentier, rue Rose de Lima, 98; Annette, 2 yts, enf.de Louis ABRtTN, tailleur, rue Saint-Christophe, 376; Juliette, 5 ans, enf.de Gédéon LABELLE, charretier, rue Workman, 169; Joseph ROY, 77 ans,1 journalier, Hospice Bourget; Joseph MAISONNEUVE, 44 ans, contremaître, rue Notre-Dame, 1384, ouest; Yvonne Cordon, 19 ans, fille de François COR-DON.agen», rue Saint-Hubert, 678 ; Alinti Lavoie, 45 «ns, femme d’Arthur ROCHON, tailleur, Montréal-Sud; Sê-rnphino, mois, enf.d’Adélard LA-voie, cbnrrotlor nie Lnsalle, 78t Aimé, 3 mois, enf.d’Israël DANSEREAU, mneliinisto, rue Aylwin, 554; Emile, t mois, enf.de Félix DELORME, ver-rier, nie Gauthier, 184; Oermniné, 3 mois, enf.d’Arthur BRDNFiLLE, cor-i donnior, vue Beaudry, 539: Jean Bn >.liste, Cl SiStiN, Hospice Gamelin, I
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