Le devoir, 30 juin 1911, vendredi 30 juin 1911
DEUXIEME ANNEE—ino.lai ABONNEMENTS; Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.83.00 UNION POSTALE .$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .frltr™18 .* - , __U.50 UNION POSTALE .m.» % 82.00 MONTREAL, VENDREDI 30 JUIN, 1911 UN SOU LE NUMERO LE DEVOIR Rédaction et Administration î 7U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHO ADMINISl REDACTIO* \ • ON: Md.7461 du 7460 Direcfleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! NOUS CONTINUERONS , ka Presse a fait un errand aflPort : elle a réussi à qualifier de cornichon I un des membres de notre conseil d’administration.Ce n’est pas très fort, il est vrai, et si nous avions le goût de ehereher des qualificatifs dans la série des légumes, nous pourrions peut-être appliquer à l’honorable président de la Compagnie de Publication de la, Presse, limitée, un terme plus coloré.Mais enfin, on fait ce que Von peut et.si la Presse a cru trouver au pays des cornichons son milieu naturel, qui oserait s’en étonner et qui saurait l’en blâmer?Il est d’ailleurs plus facile de jeter aux passants des vocables de ce genre que d’expliquer les moeurs et le passé d’une feuille comme la Presse.* * * p aucuns lui reprochent, avec une particulière aigreur, ses volte-face innombrables et qui coïncident toujours avec les intérêts de quelque coterie politique ou financière.Il nous semble—nous tenons à être juste pour la Presse—qu’on insiste trop sur ce point.Elle peut sans doute faire beaucoup de mal en tenant dans l’ombre certains faits, en grossissant démésurément les autres; elle peut, comme lors dos débats sur le français en 1905, nous causer de réels dommages, en divertissant vers de boueuses aventures l’attention qui devrait être fixée et eoneentrée sur le problème des races.—On se rappelle qu’à cette heure où se débattait le sort présent et futur des minorités sur la moitié d’un continent, la Presse noyait ses lecteurs dans les détails nauséabonds de la triste affaire Sclater.Mais enfin, elle est tellement discréditée, son ignominie est chose si publique, que sa puissance de nuire, sur ce terrain, est forcément limitée.H est hélas! une autre faculté qu’elle possède, pour notre malheur, au suprême degré et que rien chez elle ne semble borner: c’est celle du grotesque.Elle a beau tirer de son cerveau, les inventions les plus saugrenues, convoquer tout un peuple à ses concours de sacs de sel, inviter la population entière de Montréal à chercher sous les trottoirs, dans les anfractuosités des murs et sous les portes des maisons, une plaque fatidique, il lui reste toujours quelque chose de neuf à dire sur les faits de la vie courante.Un jour, à propos de la fête patronale de saint Joseph et de la fete de naissance de M.Gouin, elle établit, entre le père nourricier du Christ et le premier ministre de la province, un parallèle tellement cocasse qu’il a du faire rager M.Gouin lui-même et que de bonnes gens se sont charitablement demandé de quel coin il pouvait bien sortir.Un autre jour, au lendemain d’une réception donnée chez Lord Stratheona, elle éprouve le besoin de noter solennellement que toute l’élite de la société montréalaise s’étant donné rendez-vous dans les salons de notre Haut Commissaire à Londres, il n’y a eu, cependant ni encombrement, ni bousculement.La constatation a dû faire un plaisir extrême au noble lord et à ses invités.L’an dernier, au lendemain du grand dîner de gala offert.par M.Gouin à Son Eminence le Cardinal Yanutelli et aux principaux dignitaires du Congrès Eucharistique International, la Presse, ressentait pareillement le besoin de constater que, jusqu’à la fin, tout s’était passé dans un ordre parfait.On eût juré vraiment qu'elle éprouvait quelque surprise à voir que M.Gouin n'avait pas lancé son assiette à la tête du vénérable légat du Saint-Siège, et à découvrir que tous ces princes de l’Eglise et ces chefs de l’Etat ét^i^^es hommes de bonne compagnie.Nous demandons aux Canadiens qui lurent cette tartine, affichée en page de rédaction du journal le plus acheté de chez nous, s’ils n’ont pas éprouvé, ce soir-là, un mouvement de honte et de dégoût à l’idée que les milliers et les milliers d’étrangers présents à Montréal pourraient nous juger d’après cette grotesque inconvenance.Si la Presse, en effet, ne devait être vue que par les gens du pays, ce serait demi-mal.Nous savons ce qu’elle est, ce qu’elle vaut et le métier qu’elle pratique.Le malheur, c’est qu’elle est lue par des étrangers et qu’elle peut entrer, à titre d’élément d’appréciation sérieux, dans le jugement que l’on porte sur nous.fl y a quelques années—je tiens le fait de première source—un homme politique de notre pays attendait, dans l’une des salles du Crédit Lyonnais à Paris, son tour de passer au guichet.Il entendit tout à coup prononcer le nom du Canada et, se retournant, il vit deux Français qui, la figure épanouie et faisant des gorges chaudes, feuilletaient un numéro de la Presse laissé sur une table.C’était l’un de ces numéros bariolés, dont personne n’a perdu le souvenir.—Je me détournai aussitôt, nous disait cct homme politique, de crainte qu’on ne devinât, au rouge qui me montait à la figure, que j’étais du pays où s’imprime la Presse.Et (jui ne se souvient du soulagement, général lorsque la Presse nous apprit, l’an dernier, qu’à la suite d’unft intervention auguste, elle supprimerait pendant un mois—le mois du congrès eucharistique— une partie de sa matière habituelle.Enfin, se disait-on, on va donc la traiter comme les enfants mal élevés et qui ont la rage de porter des vêtements barbouillés.On la priera de rester dans la cuisine pendant que la visite est à la maison ou de passer une toilette un peu plus convenable.Malheureusement, le proverbe est toujours vrai: Chassez le naturel.il revient au galop.La Presse supprima bien pour quelque temps ses affreuses caricatures, mais elle bâtit cet, énorme numéro de quatre-vingt pages, où les réclames (richement payées) en faveur ijes sociétés neutres, alternaient avec les effusions eucharistiques; où l’on classait, les citoyens d’après la somme que bon nombre d’entre eux avaient cru devoir verser à.la caisse pour s’assurer une retentissante publicité, où de tapageuses annonces en faveur des poudres orientales voisinaient avec les portraits d’évêques.Le succès fut grand: on ne sait combien d’étrangers apportèrent chez eux ce monstre pour renseigner leurs amis sur la valeur intellectuelle des Canadiens.t * * Nous dénonçons parfois en termes assez x-ifs les voyageurs étrangère qui.pour corser leurs souvenirs d'Amérique, racontent à notre sujet de fantastiques aventures.Mais que voulez-vous que pense l’Européen qui tombe sur une feuille comme la Presse et qui voit, là que le lancer d’un simple ballon, non pas d’un dirigeable, et encore moins d’un aéroplane, mais d'un vulgaire ballon, tel qu’on en lance dans toutes les foires un peu importantes.est considéré comme un événement tellement énorme, que le journal le plus répandu du pays croit devoir, pendant huit jours, y consacrer de huit à quinze colonnes de matière, avec illustrations, sous-titres et, placards?Que voulez-vous que pense le Français qui tombe sur une affiche de ce genre, piquée nu beau milieu de la Presse du 23 juin; “Ne tirez pas! lies gnns de la campagne sont priés de ne pas tirer d’armes à feu au passage du ballon, afin d’éviter toute catastrophe!” Comment voulez-vous que toutes les légendes du passé, que tous les récits fantastiques mis on circulation par des voyageurs sans scrupule.ne lui remontent pas à la mémoire et qu’il ne se dise pas: Mais, décidément, c’est vrai ! Ces gens-là sont des sauvages puisque leur principal journal est obligé, de les inviter à ne pas tirer au vol les aéronau-tes qui passent.Diable! si jamais je vais dans ce pays, il faudra que je me munisse d’une bonne carabine et d’une couple de revolvers perfectionnés.La Presse, sans doute, trouve quelque profit à monter de pareils bateaux et à faire passer les Canadiens pour des sauvages et; des idiots.Mais comme nous n’avons pas le même intérêt à déshonorer notre race, nous continuerons à souligner ses ridicules et.à dégonfler ses ballons, dût-elle nous traiter indéfiniment de sa liseurs de réputations, de bêtes malfaisantes et jeter à la tête de nos administrateurs tous les légumes de son potager.Nous continuerons, dût-elle se porter aux dernières extrémités et, dans un accès de rage, nous jeter l’injure suprême: son propre nom ! Orner HEROUX.BILLET DU SOIR ET LES RATS ?Quand les Montréalais ont porté à la mairie un médecin, ils ont été quelque peu rassures, pensant à part eux-.Enfin, voilà qu’on va songer, à l’Hôtel de Ville, à améliorer les conditions hygiéniques, or,, plus exactement, à vulgariser l’hygiène dans la métropole où le, chiffre des décès d’enfants augmente proportionnellement à celui des naissances.La présence, dans le Bureau des commissaires, d’un docteur distingué, en était une autre assurance.Et les rats furent l’objet d’une vive sollicitude officielle.On en parlait partout; ils faisaient l’objet de rapports volumi neux ; la guerre qu’on leur avait déclarée promettait d’être si violente qu’on a pu voir le jardin zoologique en mettre un couple en cage, afin d’en conserver l’espèce.Mais une mouche vint détourner l’attention de nos administrateurs, qui, dons un accès de mauvaise humeur, accusèrent ces insectes de tout le mal imputé jadis aux rais.Ceux-ci furent épargnés, et ce, fut la guerre &ux mouches.La guerre, c’est beaucoup dire; mettons plutôt: les préparatifs.On s’organisa en vue de la destruction des mouches.Nos cchevins, qui savent le latin, ne doutaient pas que', devant une telle préparation à la guerre, les mouches ne nous f.la paix: Si vis paecm, para bellum.Cependant, plus braves que les hommes ou, peut-être moins savantes, les mouches ne furent pas autrement impressionnées par les pré para,üfs menaçants que faisaient les hommes.Elles continuèrent à manger le dessus des paniers d’ordures se putréfiant sous h ciel bleu des ruelles, tandis que les rats, plus modestes, se content aient des fond de barils.Et les enfants mouraient toujours.La déclaration de, guerre aux mouches a donné lieu dans les journaux à des plaisanteries fines .comme clics; mais le ridicule ne tua pas plus les mouches que les chasseurs d’icelles, connue dit mon notaire.La paix vient d’être signée, à l’Hôtel de Ville, entre notre administration et les rats.Il sc trouvera certainement—il s’en trouve toujours—des gens de mauvaise foi pour blâmer les autorités de ce traité qu’ils qualifieront de honteux.Nous avons consulté, pour la justification de nos édiles, le travail très fouille d’un savant norvégien.C’est vraisemblablement sur cette thèse que s’est appuyée notre administration municipale pour renoncer aux hostilités.Cela constituait un document secret, comme il y en a à la conférence impériale de Londres.L’érudit Scandinave dont nous parlons est un malin.Un beau matin, ou un soir, nous ne savons pas au juste, il s’est fait ce petit raisonnement-ci: “Quand un homme veut en détruire un autre, il commence par s’immiscer dans son in-timitc.Il apprend ainsi à le connaître, et il finit par découvrir le point vulnérable où son coup portera.Cela est sage.La première chose que je ferai avant que de me consacrer â la destruction des rats, ce sera d’étudier leurs us et coutumes.” Ainsi fit-il.De longues années durant, it vécut parmi les rais.Et.grâce à la connaissance qu’il a acquise de leurs moeurs, il est en mesure aujourd’hui de faire les déclarations suivantes : Quelque \ massacre qu’on en fasse, le nombre des rats ne diminuera jamais.Les rats, tout comme les sociologues modernes, estiment que l’unité sociale, si l’on peut dire, n’est, pas l’individu, mais la famille, et ils poussent, si loin l’ins tinct de conservation de la race qu’automatiquement, pour ainsi parler, le chiffre des naissances sc maintient toujours en rapport direct avec celui des morts.Par conséquent, si l’on tue les rats, les petits se multiplieront avec une dbon dance affligeante.Voilà qui expliquerait.justifierait et \excuserait l’attitude de l’administration, et tous ceux qui la critiqueront désormais sur ce point feront montre d’une mauvaise foi manifeste.LEON LORRAIN.L’exemple de Verchères L’exemple donné par les citoyens de Verchères en complétant l’enseigne du bureau de poste de leur paroisse produit, scs fruits.On nous écrit, en effet, de Cap à l’Aigle, que les gens de l’endroit peuvent maintenant lire en français aussi bien qu’en anglais l’enseigne du bureau de poste de ce village.Très bien.Si nous avions un peu plus d’énergie.comme nous aurions vite ce que nous awons le droit d 'avoir.A PAPINEAUVILLE, MONSIEUR LEMIEUX M.Rodolph e Lemieux était de passage à Montréal hier.Mais il n’a pas encore daigné dire s’il serait à Papineauville demain, et s’il aurait le courage d’y répéter, en face du député de Saint-Hyacinthe les calomnies qu’il a colportées sous le masque pendant trois ans( dans des journaux divers, et qu’il's’est enfin décidé à prendre à son compte, loin de tout contradicteur.Nous espérons cependant, qu’il saura ne pas se dérober, et, qu’il ne voudra pas laisser passer une aussi belle occasion de terrasser un adversaire qui paraît l’offusquer si grandement.Venez à Papineauville, Monsieur Ijemienx ; venez dénoncer au grand soleil, et face à face, l’homme que vous essayez de démolir.Venez devant le grand jury populaire formuler xms plaintes et vos accusations.Le train part, à huit heures et demie, Monsieur Lemieux.Vous pourrez rentrer à Montréal le soir même.LA QUESTION DU FRANÇAIS UN DISCOURS DE 1905 La situation municipale Le malaise qui règne à T Hôtel do Ville depuis quelques mois a fait explosion depuis une couple de semaines, et les séances du conseil ou les caucus ont été l’occasion de discussions acerbes entre commissaires et échevins.D’où vient qu’un conseil municipal composé d’ho*sunes nouveaux, d’hommesJiges pour la plupart de l’Association des Citoyens et de quelques anciens échevins dévoués à l’ordre de choses nouveau, se soit presque en entier retourné contre, le bureau des commissaires qui est la clef de voûte du nouveau système d’administration?L’éehevin L.A.Lapointe a bien dit, à la séance de mercredi, qu’il avait approuvé et qu’il approuve encore l’institution de la, commission d’administration, mais qu’il en était autrement des hommes ou de quelques-uns des hommes qui composent ce bureau.Mais il est connu que d’autres pensent que l’institution est pour le moins inutile.D’autre part les commissaires ou du moins quelques commissaires ont déclaré dans des interviews qu’il faudrait modifier la loi actuelle, sinon les choses ne pourraient aller que de mal en pis.On se trouve donc en face d’une situation éminemment délicate.Quand le parti de la Réforme gagna les élections de 1900, il resta dans le nouveau conseil un assez grand nombre des anciens échevins poilr que l’administration se continuât sans difficultés.Quand les commissaires entrèrent en fonctions, en février 1910, ils se trouvaient exclusivement chargés do l’administration et n’en connais salent pas le premier mot.C’était toute une éducation à faire, et ils s’y mirent immédiatement.On croyait alors qu’ils recruteraient leur personnel parmi les secrétaires des anciennes commissions, mais pour des raisons que nous ne discutons pas, ils s’entourèrent de fonctionnaires intelligents, mais pour qui la besogne de chaque service était lettre plus ou moins close.De là surgirent des tâtonnements dont ce personnel fut le premier à souffrir, puisqu’il se trouva immédiatement débordé et qu’il a dû depuis travailler pour ainsi dire jour et nuit, afin de sc mettre au courant.Sous l’ancienne administration, la besogne était répartie entre dix commissions.La commission de la Voirie siégeait, deux, trois et quatre fois par semaine; à l’époque des contrats pour les travaux, c’était tous les jours qu’elle se réunissait.La commission des Finances siégeait, au moins une fois par semaine, les autres commissions, une fois au moins par quinzaine.L’ouvrage que faisaient ces dix commissions se trouve maintenant centralisé entre les mains de quatre commissaires et trois d’entre eux doivent être là pour la transaction des questions les moins importantes.N'aurait-il pas mieux valu que chaque commissaire prît la charge d’un ou deux services, comme cela sc fait dans plusieurs grandes villes américaines?L’expédition des affaires y eût, peut-être gagné en rapidité, sans rien perdre en efficacité, puisque le travail aurait ensuite dû être ratifié par la commission en séance plénière.Le conseil municipal est chargé de la législation, mais en réalité il s’occupe de l’administration, puisque rien de ce que font les commissaires ne peut avoir force de loi s’il nc-T’a pas approuvé.Or les commissaires trax’aillont à huis-clos: il devait y avoir deux jours de séances publiques par semaine, mais c’est là chose du passé.Les échevins n’assistent donc pas aux séances de la commission, quand ce ne serait qu’à cause de l’exiguïté de la salle.C’est pour cela qu’on a imaginé le caucus avant la séance du conseil.Peut-on demander aux échevins de prendre connaissance en doux jours de ce que les commissaires ont pris plusieurs jours à étudier?Il arrive done qu’un éehovin peut déclarer, sans qu’on puisse le moins du monde le soupçonner de vouloir faire de l’obstruction, qu’il lui est impossible d’approuver un rapport, com pliqué parce qu’il n’a pas eu le temps de l’étudier.De là à un “deadlock” il n’y a qu’un pas.et la situation actuelle en est, une preuve.La situation demande donc, une solution.Quelle sera-t-elle?On a trois alternatives: l’abolition du conseil municipal et le gouvernement par une commission administrative, comme à Galveston, Texas, et à Des Moines, Iowa ; l’abolition du bureau des commissaires et le retour à l’ancien mode de gouvernement par les commissions éohe-vinales; les deux ‘Chambres actuelles, avec pouvoirs plus étendus, mais toujours en ce qui a trait à l’administration seulement, pour les commissaires dont chacun serait le chef d’un grand service, comme cela se fait à New-York, par exemple.Dans le cas où le gouvernement, se ferait exclusivement par une commission, il faudrait probablement augmenter le nombre des commissaires, mais on ne devrait pas aller plus loin que huit ou d.ix., Laquelle de ces trois alternatives est la meilleure, c’est ce que nous ne sommes pas prêts à dire, mais un jour viendra où il faudra faire son choix.TRED.PELLETIER.Sur le Pont d’Avignon.Venez-vous M.Rodolphe.à Papineauville ?Départ de Montréal k S hrs.30.M.Monet invita un jour M.Tarte a le rencontrer à Napierville et M.Tarte accepta sans hésiter.M.Rodolphe hésite mais il finira peut-être par se trouver assez de cœur pour accepter.Où sont les jeunes combatifs du parti ministériel à Montréal ?On n’en voit, pas un seul autour du ballon.Le "Canada” fajt grand tapage do la fondation d’un club ministériel à Maisonneuve.N’y aurait-il pas un peu mémo beaucoup d’exagération ?T/assemblée n’aurait-elle pas eu lieu dans une cuisine et l’auditoire i« comptait-il pas tout au plus tren‘ personnes ! Voilà Charles Gauvrcau parti en campagne, lui aussi, dans Témiscoua-Et le malheureux parle do oher- ta ?‘.¦¦heurs de places ! encore attendre ?Est-ce qu’on lo fait C’est demain le grand COUP à Ples-sisville.Rodolphe traitera de l’évolution autour de la crèche.L'homme mondial décrit par le “Canada ” : 11 était seul dans la premier des carrosses d état et toute sa.personne respirait eet,te dignité et cette grandeur d’homme qui ont attiré, sur lui 3 attention du monde entier.” Tl est temps que M.Laurier revienne de Londres si.le roi Georges ne veut pas perdre sa place.M.Laurier ne revient pas en compagnie de M.Gouin.Il a eu assez pour de la gaffe do M.Brodeur qu’il no voudrait pas s’exposer an couteau du premier ministre de Québec.L’on nous dit que M.Gervai» a déclaré ce matin qu’il connaît assez Rodolphe pour affirmer que celui-ci n’ira pas à Papineauville.Pourquoi se dérobe-t-il ?Nous lui garantissons qu’il n’y aura pas de lyddite."La Presse ' a beau eortir ses atours les plus élégants, elle ne réussit pas à démontrer sa vertu.Elle sc sent, elle-même définitivement, jugée.DEMAIN Le ‘‘DEVOIR” publiera une chronique franco'américaine, qui marque le début d'une sene.Nous avons publié l’autre jour la majeure partie du discours prononcé par M.Lemieux sur la question du français dans les nouvelles provinces de l'Ouest, A la demande de plusieurs de nos lecteurs, nous donnons aujourd’hui le texte do l 'un des discours prononcés, au cours, do ce débat, par notre directeur, et où les principaux arguments par lesquels M.Lemieux voulait justifier sa reculade sont incidemment réfutés.M.HENRI BOURASSA (Labolle).(Texte) : Avant de proposer un sous-amendement à la motion de l’honorable député de Jacques-Cartier—-c'est-à-dire avant de foire la même proposition que j’ai faite vendredi—je veux faire une courte réponse à mon honorable collègue, le député de Saint-Jean et Iberville, (M.Demers).Je félicite l’honorable député sur le langage dont il s’est servi et qui présente un heureux contraste avec la harangue de husting dont un autre député m’a gratifié vendredi à ce sujet.Pas plus aujourd’hui que la semaine dernière, je n’ai l’intention de répondre à cette harangue; mais je me permettrai de dire que j’ai été étonné d’entendre les applaudissements dont quelques députés canadiens-français, soi-disant libéraux, ont souligné le passage du discours du député de Kamouraska (M.La-pointe) qui lançait l’injure à la.mémoire d’un homme dont le parti libéral s’est longtemps réclamé en l’appelant son fondateur et le plus illustre de scs chefs.M.ETHIER (Texte) : Qui?M.BOURASSA (Texte) : Papineau.Il n’est, guère néoessairf que je m’applique à réfuter une ancienne calomnie, reconnue fausse depuis longtemps, non seulement par les diseiples et les admirateurs de Papineau, mais par ses adversaires eux-mêmes.A celui de mes collègues qui a jugé à propos de déterrer cette calomnie et à ceux qui l’ont applaudi, je me contenterai de rappeler ce mot d’un grand écrivain français répondant à l’insulte qu’un obscur calomniateur avait lancée contre la mémoire d’un homme illustre.“Un insecte immonde peut souiller sa statue; mais le vent qui passe emporte l’insecte et la souillure, et, le marbre reste intact dans son impérissable beauté.” Le premier argument du député de Saint-Jean (M.Demers), et celui sur lequel il s’est appuyé davantage pour repousser la proposition du député de Jacques-Cartier, c’est, que personne n’a parlé du maintien de la langue française au cours du débat qui a précédé In seconde lecture de ce projet de loi.J’avoue qu’au point de vue de la logique étroite, ect argument peut avoir quelque valeur; mais je m crois pas avoir de peine à le réfuter et à expliquer pourquoi je n’ai pu; traité cette question au début, de la discussion.Il est inutile de rappeler à la Chambre l’explosion de fanatisme qui accueillit l’attitude première du ministère an sujet de l’article concernant l’instruction publique.Dès le début de la discussion, le leader de la gauche fil une proposition qui limitait le débat à la considération du principe de l’intervention du pouvoir fédéral en matière d’instruction publique.Lorsque je pris la, parole au cours de.ce débat, je combattis net tement la proposition du leader de la gauche et la politique de sor parti à ce sujet, et je soutins loyalement l’attitude du ministère.Jt ne crus pas devoir introduire alors dans le débat la considération du sujet que nous traitons en ce moment.J’avais néanmoins décidé de faire une proposition analogue à celle du député de Jacques-Cartier, ou plutôt de proposer l’amendement que j’ai soumis à la Chambra vendredi et qu'c je renouvellerai dans un instant.Je n’ai, du reste, aû-cnn reproche à faire à mon collègue s’il m’a devancé, et je n’hésite nullement à lui donner .mon appui tout en proposant de donner à ss motion une portée plus complète.On accuse l’honorable député de Jacques-Cartier de vouloir faire à ce sujet ce qu’on appelle du “capital politique.” Il est étrange que des députés et des journaux ministériels traitent ainsi l’honorable député.Lorsqu’il appuyait la politique du ministère, les hérauts et les organes du cabinet ne trouvaient pas de paroles assez élogieuses pour louer son patriotisme.Aujourd’hui qu’il u’est pas d’accord avec eux, mais qu’il continue à revendiquer les droits de la minorité catholique et française de l’Ouest, dont le parti libéral prétend se constituer le champion, on n’a, plus que des injures à lui prodiguer.Quant à moi, je suis d’accord avec lui sur cette question qui intéresse l’honneur national comme j’étais d’accord avec lui sur la question scolaire dont la solution importe tant à l’avenir de la minorité de l’Ouest et à la prospérité du pays tout entier.J’ai décidé, dès le début de prendre sur toutes ces questions une attitude conforme à mes convictions, sans tenir compte des intérêts et des intrigues des coteries.Je suis assez libéral pour considérer toute proposition soumise à cette Chambre d’après son mérite intrinsèque, et pour lui donner mon appui, quel que soit celui qui la fait, si je la trouve conforme à mes principes et à mes convictions.Voilà peut-être en quoi mon libéralisme, diffère de celui do nombre de mes collègues de la droite.Sur le terrain constitutionnel, où l’honorable député de Saint-Jean a placé sa seconde ligne de défense, il me permettra de lui dire qu’il so retranche trop facilement derrière la proposition générale et absolue que le premier ministre a disposé complètement de la thèse du député de Jacques-Cartier.Le député de Saint-Jeân (M.Demers) n’attache aucune importance au “Bill of Rights” que les délégués de la Rivière-Rouge présentèrent au Gouvernement fédéral en 1870.Il nie l’existence du contrat qui surgit de l’acceptation de ce document par les autorités fédérales.Il ne s’accorde pas sur ce point avec son chef.Lo.premier ministre reconnaît l’existence du contrat, mais il nie que les obligations qui en sont nées s’étendent au-delà de la province du Manitoba.L’honorable député est en désaccord plus complet encore avec un autre de ses chefs, le ministre du Revenu de l’Intérieur (M.Brodeur), qui, lui, a non seulement reconnu l’existence du contrat, mais l’a invoqué en faveur des habitants des Territoires de l’Ouest au même titre que pour le Manitoba.J’ai déjà nettement défini mon attitude à ce sujet.Je partage entièrement l ’opinion du ministre du Revenu de l’Intérieur.Je erois à l’existence du contrat, et je ne trouve rien dans les are,hives du Parlement qui justifie la prétention du premier ministre.Je me refuse à croire qu’on déterminant les limites du Manitoba, le parlement fédéral ait indiqué par là qu’il se proposait do refuser à la population fran çnise du reste des Territoires les garanties qu’il accordait à la partie de celte population qu’il enclavait dans les limites de la nouvelle province.Mais alors, si l’opinion du ministre du Revenu de l’Intérieur et la mienne sont fondées, le pacte qui impose a.u gouvernement fédéral l’obligation de garantir à la minorité catholique de l’Ouest ses écoles séparées ne l’oblige-t-il pas également à conserver l’usage officiel de la langue française puisque ees deux droits constitutionnels étaient consignés au même titre, dans le “Bill of Rights” présenté par les délégués de la Rivière-Rouge et accepté par le parlement fédéral?Je reconnais volontiers la compétence de l’honorable député de Saint-Jean sur toute question juridique; mais je crois pouvoir, sans l’offenser, préférer à ec sujet l’opinion du ministre du Revenu de l’Intérieur qui est également un avocat éminent.M.DEMERS (Texte) : L’honorable député peut-il m’indiquer l’article de la constitution qui nous justifierait d’imposer l’usage de la langue française aux provinces de l’Ouest?M.BOURASSA (Texte) : Sur ce point comme sur l’autre, mon collègue me penuettra do lui opposer l’opinion d’un autre de ses chefs, d’un jurisconsulte plus éminent encore que le ministre du Revenu de l’Intérieur, je veux dire le ministre de la Justice, (M.Fitzpatrick).L’honorable ministre nous a fait comprendre nettement la différence qui existe entre la lettre et l’esprit de la constitution.Sans doute, il n'existe aucun texte dans la loi de 1867 qui détermine la juridiction du parlement fédéral à ce sujet.Mais, ainsi que le disait l’honorable ministre de la Justice, à côté et au-dessus des textes il est une doctrine constitutionnelle difficile à définir qui naît de l’application graduelle et raisonnée des principes mêmes de la constitution.La loi de 1867 ne visait d’abord que l’organisation des provinces alors constituées.Dès avant leur entrée dans la Confédération, ces provinces jouissaient de leur autonomie; elles avaient leur parlement, leur langue officielle, leur code de procédure parlementaire.Les auteurs de la constitution ne songèrent pas à modifier cet état de choses; mais en créant le parlement fédéral, ils lui donnèrent une base conforme aux droits et aux traditions des deux éléments qui constituent la nation canadienne; et (Suite à la DBge 2)! LE DEV7IK Vendredi, 30 Juin 19!I.LA QUESTION DU FRANÇAIS (Suite de la 1ère page) c’est pourquoi ük décrétèrent que la langue française et la langue anglaise seraient au même titre les deux langues offlcielles du Canada.Plus tard, le parlement du Canada tit 1 acquisition des immenses territoires de l’Ouest où la province du Manitoba et celles de 1 Alberta et de la Saskatchewan devaient naitre.Ces territoires furent acquis au nom et avec les deniers du peuple canadien tout entier, des b Tançais comme des Anglais, des catholiques comme des protestants.^ ht lorsque le Parlement constitua la première de ces provinces, il n oublia point les droits du peuple canadien, il trouva juste et équitable que les deux langues officielles du Canada fussent aussi les deux langues officielles du Manitoba.L’honorable député de Saint-Jean pre-tend-il que les législateurs do 1870.—que les Macdonald, les Cartier, les Holton, les Huntingdon.—que tous les hmnmes d’Etat éminents qui dirigeaient, alors les deux partis—ont violé la constitution de 18(i7 lorsqu’on 1870 ils donnèrent droit de cité à la langue française au .Manitoba ?M.DEMERS (Texte) : Les circonstances sont changées depuis cette époque.M.BOL'RAS SA (Texte): En quoi?M.DEMERS (Texte): Ainsi que le premier ministre l’a expliqué, le nomlbre des Canadiens-Français était assez considérable pour justifier l’adoption de la langue française au Manitoba: cette raison n’existe pas dans les Territoire.M.BOURASSA (Texte) : Pas du tout; ce n’est pas là l’argument du premier ministre.Le premier ministre reconnaît, lui, 1 existence du contrat moral de 1870.Mais il prétend que son effet se circonscrit à.la seule province du Manitoba et qu’on ne saurait en exiger l’exécution dans les autres provinces de l’Ouest.Sur ce point, je nie que l’honorable premier ministre nous ait donné la moindre preuve à l 'appui de son affirmation.Quoi qu’il en soit, il n’en reste pas moins que les auteurs de la constitution du Manitoba ont décrété l’article 2:3 perpétuant l’usage officiel de la langue française dans cette province; et s’ils avaient droit de le faire, pourquoi n'imposerions-nous pas les mêmes conditions aux provinces de l’Alberta et de la Saskatchewan?J’irai plus loin.J’affirme que non seulement les auteurs de la loi de 1870 n’ont pas violé la constitution de 1867, mais (pi'ils se sont, au contraire, inspirés de sa pensée fondamentale lorsqu’ils ont donne à la langue française les mêmes droits au Manitoba que la constitution elle-même lui donne dans le parlement fédéral.Et sj nous voulons nous-mêmes rester fidèles à cette pensée, nous devons imiter leur ex-exple et décréter que la langue française et la langue anglaise seront à jamais et au même titre les langues officielles de l’Alberta et de la Saskatchewan, de ccs deux provinces détachées, comme le Manitoba, de ces immenses Territoires qui sont la propriété du peuple canadien tout entier.Ce que je demande, c’est l’application même du principe qui a présidé à la naissance et à la formation de la Confédération canadienne.C’est ce principe que sir John Macdonald préconisait lorsqu’il proclamait qu’il n’y avait plus au Canada ni conquérants ni conquis, mais deux peuples alliés dont les droits, égaux devant la constitution.ne se mesurent pas par le nombre et par la richesse de leurs nationaux.C’est ce principe dont je réclame aujourd’hui la reconnaissance et l’application.Ce n’est, pas moi qui viole la constitution, c’est le Parlement qui la violera s’il repousse ma proposition et celle du député rie Jacques-Cartier.Le député de Saint-Jean a parlé du nombre infime de la population française des Territoires.Le solliciteur-général s’est servi du même argument lorsqu’il a déclaré que nous n ’avions pas droit à la reconnaissance officielle de la langue française au Nord-Ouest, parce que nos nationaux sont moins nombreux que les Allemands, les dou-ehobores ou les mormons.Ive premier ministre s’est, inspiré de la même pensée, lorsqu'il a dit que les Canadiens-Français du Massachusetts ont plus de titre à la reconnaissance officielle de leur langue que ceux des provinces de l’Ouest.En sommes-nous vraiment rendus là* Rayerons-nous d’un trait do plume UO ans de notre histoire?Et sur cette terre canadienne que nos aïeux ont ouverte à la civilisation, sous le drapeau britannique que nous avons sauvé deux fois des attaques furieuses que lui portaient les Anglo-Saxons protestants de la République américaine, sous l’empire de cette constitution qui n’est que l’expression du pacte conclu entre les deux grands groupes de la itation canadienne, nous dira-t-on vraiment que nous n‘avons pas plus de droit que nos compatriotes émigrés en terre étrangère?Est-ce là vraiment la récompense d’un siècle et demi de dévouement, inaltérable aux institutions britanniques?Est-ce là le résultat de l’alliance loyalement contractée en 1867 entre Anglo-Canadiens et Canadiens-Français?Afin de repousser une proposition qui s'appuie sur la base si large et si solide que je viens de définir, on cherche des subterfuges.On invoque l’atteinte portée au pacte fédéral et aux droits de la langue française dans l’Ouest parle parlement de 1890.Ceci n’est qu’une vaine excuse.Je me fais une idée plus haute des devoirs et des responsabilités des représentants de la nation canadienne.Si le parlement de 1890 a commis une faute, ce n'est pas un motif pour répéter cette faute et pour l’aggraver.Si le parlement de 1890 a méconnu l’oeuvre des- auteurs de la eonstitution canadienne et celle des auteurs de la constitution du Manitoba, nous avons le devoir impérieux de réparer eette erreur.Le parlement de 1890 a supprimé l’usage de la langue française dans l’assemblée législative, et l’on invoque aujourd’hui eette faute afin de compléter cette oeuvre néfaste et supprimer la langue française dans l’impression des lois et dans les procédures judiciaires.On veut absoudre cette faute en la couvrant d’un crime nouveau.A ceci je réponds hardiment: Au lieu de continuer 1 oeuvre du parlement de 1890, revenons sur nos pas et plaçons-nous de nouveau sur le terrain qu'occupaient les auteurs de la loi de 1870.A ce sujet, on a cherché à jouer sur les mots.On a prétendu que nous ne supprimions pas la langue française, mais que nous laissions simplement aux législatures des nouvelles provinces le droit d’en faire ce que bon leur semblerait.Ici, encore, on cherche à s'abriter derrière un subterfuge.Personne no saurait ignorer ce qui adviendra de la.langue française si nous donnons toute latitude aux législatures provinciales.Les évènements du passé nous éclairent suffisamment à cet égard.Lorsqu’en 1890 sir John Thompson fit adopter une proposition donnant à l’assemblée législative des Territoires le droit de décider dans quelle langue elle ferait ses délibérations, le leader de l'opposition, aujourd’hui premier ministre (sir Wilfrid Laurier), appuya sa proposition.Il fit observer qu’il n’y avait alors aucun député canadien-français à l’Assemblée législative.11 ajouta que si la minorité française élisait un seul représentant, la majorité anglaise n'abolirait sans doute pas l’usage de la langue française.Qu'arriva-t-il ?En 1892.M.Haultain proposa la suppression de la langue française.Il y avait alors deux députés canadiens-frauçais à la législature.L’un d’eux.M.Prince, défendit les droits de la minorité, invoqua l'esprit de justice de la majorité, fit valoir les droits égaux des deux grandes races canadiennes; mais tous scs efforts furent vains et la langue française fut supprimée.Nous savons donc à quoi nous en tenir sur les sentiments de la majorité anglaise de l'Ouest; et si nous voulons perpétuer dans ces provinces les conditions du pacte de 1867, si nous voulons continuer l’oeuvre des auteurs de la eonstitution du Mantobn.si nous voulons maintenir la base constitutionnelle que j'ai définie, nous devons introduire dans les projets de loi qui nous sont soumis un article garantissant les droits de la minorité contre les empiètements analogues à ceux que la majorité anglaise a commis en 1892.Ivoin de chercher dans ces évènements du passé une excuse pour justifier notre inaction actuelle, j'y vois au contraire un enseignement lumineux qui nous impose l’obligation de définir nettement les droits de la minorité et de les sauvegarder par un texte absolu et précisf.Qu’on ne se fasse aucune illusion à ce sujet !, Si la Chambre rejette ma proposition et celle de l’honorable député de Jacques-Cartier, c'en est fait des droits de la langue française dans l’Ouest; el les députés canadiens-frauçais qui nous combattent se constituent les auteurs de notre déchéance nationale; et si le Parlement rejette nos propositions, il porte une atteinte vitale aux principes mêmes du pacte fédéral.Que chacun prenne en ce moment conscience de lui-même et dos responsabilités qui lui incombent.Quant à moi, je me refuse à participer à cette oeuvre anti-nationale.Le premier ministre invoque les engagements que le Parlement a contractés à l’endroit, de la Compagnie du Pacifique.Il ne craint pas de violer la lettre et l'esprit de la eonstitution pour sauvegarder les droits de cette puissante compagnie.Et, en ceci, il reçoit l'appui de la Chamibre tout entière.Ici, le contrat est sacré; et tous les textes de loi de toutes les constitutions doivent disparaître pour en assurer l'exécution intégrale.Mais pourquoi viole-t-on les obligations non moins sacrées que le Parlement et le peuple canadien ont contractées à l’endroit; des habitants français do l’Ouest?Est-ee parce que la puissnnto.compagnie du Pacifique peut diriger plus de votes dans Fume électorale que la minorité française de l’Ouest?Je me refuse à mesurer à eette aune, à peser dans eette balance, mes responsabilités et mes obligations morales.J'appuie le gouvernement lorsqu’il veut forcer les provinces de l’Ouest à respecter les droits de la Compagnie du Pacifique; mais je regarde comme encore plus sacrés les droits de mes corn- .« patriotes; et c’est pourquoi je propose à la Chambre un texte qui garantit ces droits d’une manière plus complète encore que ne le demande le député de Jacques-Cartier.Je vaux effacer la faute commise par les législateurs de 1890 et remonter à la base constitutionnelle posée par le parlement de 1870.Je propose donc, appuyé par M.Lavergne, député de Montmagny, que la proposition du député de Jacques-Cartier soit amendée en retranchant le dernier paragraphe qui commence par le mot ‘'provided.’’ LA FÊTE NATIONALE DANS LE COMTÉ DE PRESCOTT Elle est magnifiquement célébrée par plus de 3,000 de nos compatriotes de l’Ontario hpécial au “Devoir” Fournier, Prescott, 20.— La Soeiété Saint-Jean-Baptiste du comté de Prescott a superbement célébré la fête nationale, hier, dans notre joli village.Plus de trois mille personnes ont assisté à la démonstration.I! y avait des représentants de toutes les paroisses du comté, et chacun disait, hier soir, qu’il n’y avait jamais eu plus belle manifestation nationale dans Prescott.Plusieurs villes pourraient envier le patriotisme pratique qu’on a témoigné pendant la journée.Mardi soir, l’exécutif de la société s’est réuni dans la sacristie de l’église Saint-Bernard de Fournier, sous la présidence du docteur Eugène Quesne), d’Ilawkesbury.président général.Des délégués de plusieurs localités du voisinage et des villages éloignés étaient présents.L’on aehoisi, comme lieu do la prochaine réunion et de la prochaine célébration, la ville de l’Orignal, chef-lieu du comté.Les officiers ont été réélus pour la période qui précédera la prochaine réu nion plénière de l’Exécutif, dont la date sera fixée par le président vers la mi-juillet.— Ces officiers sont: présidents honoraires, MM.les abbés Alexandre Beausoleil, curé de Fournier ; Boulay, curé de Haint-Isidore de Prescott, et Leclerc, curé de Saint-Joachim, —Chute h Blondeau; —viee-présiedtns honoraires, o M.Edmond Proulx, député du comté au Parlement, et Georges Pharand, député à la législature, président actif, le docteur Eugène Ques-nel, d’Ilawkesbury; vicepréSidents, P.Charlebois, de Curran; Joseph Binette, de Sainte-Anne de Prescott; secrétaire, J.11.Laurin, directeur du “Moniteur” Ilawkesbury;-trésorier, J.Bélanger, de l’Orignal; commissaire ordonnateur général, F.-X.Bcrthiaume, de Hawkes-bury.Au cours de cette réunion de l’exécutif, le juge Constatineau, l'un des invités A la démonstration du 28, a donné de très sages conseils sur la mise en pratique des principes préconisés dans les célébrations de la fête nationale.Le secrétaire de l’Association canadienne française d’Ontario, M.iules Tremblay,a recommandé à l’Exécutif de s’occuper activement de l’inscription des Canadiens-Français sur les listes de votation.Actuellement, il y a plus de douze cents Canadiens-Français dans les comtés de Prescott et Russell, qui devraient être inscrits, mais qui ne le sont pas.Comme il convient à la fête nationa le, le programme du ÏS s’est ouvert par une grand’messe à l ’église paroissiale, M.l’abbé Bédard, curé de Saint- Thomas d’Alfred officiait, assisté de MM.les abbés Pelletier, curé de Plan-tagenet; diacre; Bélanger, curé de Metcalfe, sous-diacre, et Lauiel, vicaire à Alfred, maître de cérémonie.M.l’abbé Eugène Corbeil, curé de la Tuque, prononça le sermon, il fit une rapide esquisse historique de la population française au Canada, puis recommanda aux fidcies do réclamer fermement le maintien de tous leurs droits constitutionnels, de parier leur langue maternelle, et de ne pas simplement se laisser éblouir de promesses, mais d’insister toujours, car c’est le seul moyen d’obtenir justice.Après l’office, un long cortège se forma, et défila, bannière en tête, au son de marches interprétées par la musique de Rockland, jusqu ’au terrain du pique-nique, où des tables avaient été dressées sous les frondaisons.On remarquait dans les rangs des délégations qui avaient fait jusqu’à trente milles en voiture pour venir à la fête.Le repas champêtre une fois pris, relias bien ordonné et bien servi, un concert fut donné par les musiciens de Rockland, et des discours furent prononcés par M.le docteur Quesncl, président de la Société Saint Jean-Baptiste de Prescott; C.-A.Séguin, vice-président de la Société Saint-Jean-Baptiste d’Ottawa et président de l’Institut Canadien; le juge Constantineau, Georges-W.Séguin, président général de l’Union Saint-Joseph du Canada ; Raoul Labrosse, avocat, de Vankleek, Jules Tremblay, secrétaire de l’Association canadiennc-française d’éducation d’Ontario; Georges Pharand, député à la Législature; Gustave Evanturel, notaire; l’abbé Leclerc, curé de la Chute à Blondeau, et J.-N.Lapointe, président de la section locale de la Saint-Jean-Baptiste.Le ton des discours ne ressemblait en rien aux discours ordinaires de !a Saint-Jean Baptiste.L’on a été pratique.Au lieu de se borner à glorifier les ancêtres, on s’est efforcé d’indiquer fa ligne de conduite à suivre pour donner à la population française d’Ontario ce qui lui appartient de représentation dans l’administration civile et religieuse.La démonstration de Fournier fait réellement honneur à l’esprit patriotique et à l’initiative du curé, M.l’abbé Beausoleil.Un câblogramme de M.Belcourt, sénateur, président de l’A.C.F.d’éducation donnant ses meilleurs voeux à la fête, a été lu à l’assemblée au milieu dos applaudissements enthousiastes.Le câblogramme était daté de Londres.On a remarqué l'absence de M.Proulx, ‘ • M.P.’ ’ LE CIRCUIT D’EUROPE Sept des concurrents terminent la sixième éïape Roubaix-Calais.La traversée de la Manche aura lieu lundi Calais.France, 130.— Sept des eoncurrents dans le Circuit d’Europe sont arrivés hier ici, ayant accompli la sixième étape Roubaix-Calais.Elle fut.au dire des eoncurrents.la plus difficile de toutes, vu la violence du vont Néanmoins, il n’y a pas eu d’accident.Vidart assure qu'il a parcouru, en louvoyant, plus du double de la distance.Vedrine est arrivé premier, suivi de Vidart et Beaumont.Renoud ayant dû atterrir à 1ô milles de Roubaix n’est arrivé qu'à la nuit.ayant mis 7 heures pour effectuer le trajet.Il est vrai qu’il conduisait un passager.\oici la classification actuelle pour la course depuis le départ de Paris : Beaumont 18 h.8 m.Garros, .G h.48 m.Vidart, 64 h.21 m.Védrine, 67 h.23 m.Gibert 75 h.52 m.Kimmerling 76 h.52 m.A la demande des commissaires anglais, la septième étape “Ca-lais-Douvres” a été remise à lundi, parce que la couse internationale pour la coupe Gordon-Bennett se dispute samedi.LA GUERRE AUX TRUSTS DES POURSUITES SONT PRISES CONTRE NEUF GRANDES ASSOCIA ATIONS, ET DE PLUS.CONTRE UN GRAND NOMBRE DE DIREC TEURS PERSONNELLEMENT.M.Borden à Vegreville ON LUI PRESENTE DEUX ADRESSES.New-York, 30 juin.— Neuf poursuites ont été reconnues fondées par le grand jury hier après-midi, dans des causes en violation de la loi contre les trusts.Ceci met en cause non seulement les associations mais un grand nombre de leurs directeurs qui auront à répondre personnellement aux accusations.Parmi les plus importants de ces derniers.signalons Herbert L.Saterle, le gendre de J.F.Morgan, IV.P.Palmer, président de l'Ameriean .Steel & Wire Co., une filiale de ua United Steel Cor- poration, et Frank J.Gould, le roi des chemins de fer.\ oiei les associations incriminées: Horse Show Manufacturers Association.Bare Wire Copper Association.A\ eatherproof & Wire Magnett Association.Lead Enclsed Rubber Cable Assoc.Wire Rope Mfr's Association.Fine Magnett Wire Association.Underground Power Cable Assoc.Telephone Cable Association.Rubber Covered Wire Association.Service Montréal-Ottawa Le Grand Tronc annonce que jusqu’à nouvel ordre, les trains faisant le trajet ci dessus, circulent comme suit: laissent Montréal à 8.30 a.m.et 8.00 p.m.et tous les jours, excepté les dimanches.à 0.35 a.m.et 3.5ü p.m.Service d’élégants wagons-salons, bibliothèque et buffet sur les trains de 8.30 a.m.et de 3.55 a.m.et 3.55 p.m.Wagons salons sur les autres trains.Chez les Orangistes Winnipeg.30.— Le docteur Sproulc qui occupait, depuis dix ans la charge de Grand-Maître de la Loyal Orange Association, s’est ajourd’hui démis de oette fonction.On a élu à sa place le lieutenant-colonel J.H.Scott, de Wal-kerton, autrefois député-grand maître.On a aussi nommé un comité pour éla borer le programme d’action politique de l'Ordre surtout dans le domaine fédéral.La Couronne n’est pas prête Toronto.30.- La Couronne n'est pas en mesure de commencer aujour d’hui sb preuve contre W.J.Lindsay impliqué dans la déconfiture de la Far j mer's Bank, La cour s'est ajournée à la semaine prochaine et alors l'enquête sera reprise.On leur coupe les communications (Spécial au “Devoir".) Lioydiniiistor.29.— Si je suis porté au pouvoir, je nommerai une commission du tarif qui étudiera la question au point de vue des faits et non pas seulement des théories, telle est la réponse donnée aujourd'hui par M.Borden à une délégation des Grain Growers de Vegreville, qui lui demandait s’il réduirait davantage les droits sur les marchandises anglaises dans le cas où la réciprocité serait acceptée.La délégation a loué M.Borden pour son attitude sur la question du chemin de fer de la Baie d’Hud son, des élévateurs et de l'industrie des viandes et pour sa franchise sur la question de la réciprocité.Vegreville est un centre habité par cinq ou six nationalités différentes.anglais, américains, hollandais, canadiens, français, etc., qui fait au chef de l'opposition une réception très flatteuse.M.Bergeron a parlé aussi.Deux adresses ont été présentées à M.Borden, l’une par les conservateurs et 1 autre par les autorités municipales.-*- Académie Marchand Lager Miller High Lite LA iMEILLEURE BIERE DE MILWAUKEE EN VENTE PARTOUT LAPORTE, MARTIN & CIE, LIMITEE, Agents MONTRKA/L.v—j.n.o PETITES ANNONCES AGENTS FINANCIERS PANNETON & GARIEPÏ, agents financiers.30 Saint-Jacques.Edifice Trust & Loan.Main 1002.—Prêts d’argent sur hypothèque, achat de billets, créances, assurances.Règlements de suc-essions.La distribution des prix aux élèves de cette institution, eut lieu le jeudi 22 juin, sous la présidence de M.l’administrateur du diocèse.Etaient aussi présents : YJM.les abbés Costcs, Portier, Pustienne et Desjardins ; M.le juge E.Lafontaine et M.le Dr J.Décane, commissaires d’écoles; M.J.N.Perrault, directeur-général des écoles catholiques, M.le Dr Malouf; Mme E.Lafontaine, etc., ainsi qu’un grand nombre de parents des élèves.Les élèves du cours supérieur, c’est-ü-dire des 5e, (ie, 7e et 8e années étaient seules présentes à cette séance, les plus jeunes ayant reçu leur récompense la veille.Voici la liste des prix spéciaux et des diplômes reçus par les élèves : Instruction religieuse : Mlles A.Toupin, E.Villeneuve.J.Bélanger, A.Bastion, M.Donesnard, M.Bastion.Excellence : prix offerts par MM.Rolland et Granger, mérités par Mlles 1).Bindley et B.Poitras.Prix d’histoire du Canada, présenté par M.l'abbé Desrosiers : Mlle A.Toupin.Prix offerts par M.le directeur-général pour la littérature et le physique : Mlles J.Vé-zina, D.Bindley.Prix de diction : Mlles G.Lavigueur et J.Dépotas.Médailles décernées à Mlles F.Bindley et L.L’Heureux pour l’enseignement ménager ; R.Dussault pour In langue anglaise ; -J.Drapeau pour l’histoire; B.L’Heureux pour la composition littéraire ; P.Damien et A.Fortier, pour les mathématiques.Médaille présentée par le Dr Malouf, pour l’hygiène : Mlle G.Lavigueur.Médaille offerte par M.Ludger Gravel, pour l’arithmétique, Mlle J.McKenzie.Médaille de littérature offerte par l’Alliance française: Mlle J.Vézina.Médaille d’or offerte par Mme JL Lafontaine, pour l’excellence : Mlle L.Courtois.Médaille de Sir Lomer Gouin, méritée par Mlle A Toupin pour excellence.Médaille de Son Honneur le Lieutenant-gouverneur accordée à Mlle D.Bindley pour méri te exceptionnel.59 élèves ont reçu des diplômes de sténographie et 24 certificats d’études ont été accordés aux élèves de 8e année.Des diplômes ont été obtenus au bureau central des examinateurs catholiques par Mlles F.Pepin.M.Beau-champ et L.Ouimet, pour école élémentaire.Mlles B.L’Heureux, G.Du-prns, R.Deniers, U.Dubois et J.McKenzie, pour école modèle.Mlles L Comtois, H.Martel, L.Deguire et A.Juneau, pour école académique.Mlle M.F.Denys a obtenu à l'Univers ité Laval un certificat d’études littéraires et Mlle H.Villeneuve, un di plômo d’études littéraires.Après Li séance, M.le chanoine Roy xv.le juge Lafontaine et M.le !);• Dé-earie tour à tour félicitèrent maîtres ses et élèves des succès remportés à l’Académie Marchand et souhaitèrent à toutes de bonnes vacances pour reprendre le travail avec une nouvelle ardeur à la rentrée fixée au 1 septem bre.Le Bureau d’hygiène provincial a fait défendre à 1’Intercolonial de laisser stopper ses convois à la station de Lac aux Saumons.La variole règne dans cette localité et c'est le seul moyen de prévenir son extension dans le voisinage.Les résidents du Lac-aux-Saumons refusent do se bisser vacciner.11 règne parmi eux un sentiment d'opposition irréductible à cette opération.Et le Bureau d'Hygiène a avisé ses avocats MM.Geoffrion et Geoffrion d'user de tous les moyens légaux pour réduire cette opposition.EXCURSION SPECIALE DE FIN DE SEMAINE, A VALLEVFIELD ET GAxiES INTERMEDIAIRES.Le train du dimanche, entre Montréal et- Valleyfleld, laisse Montréal à 9.10 a.m.et.au retour, laisse Valleyfleld, à 7.30 p.m , pour Montréal.Wagons directs.Le Grand Trunk Railway System vendra des Id.,cts a prix do $1.05 de Montréal à Valley-field et retour; et à des prix réduits en proportion de Montréal à St (Anno, Vnudreuil, Coney Island, Valleyfleld et gares intermédiaires.Boa pour départ les vendredi et samedi, 30 juin et 1er juillet.Limite d« retour, mardi -1 juillet.C.P.R.à Kennebunkport T.e service du chemin de fer Pacifique Canadien pour Old Orchard.Kennebunkport et autres endroits sur les rives de la mer est le plus rapide entre Montréal et les côtes de la mer.Le train laisse la gare de la rue Windsor à 8.00 p.m.et arrive à Old Orchard à 7.40 a.m.Les wagons-tits du Pacifique Canadien spacieux et confortables sont ajoutés à ce train pour se rendre directement à Kennbunkport.Le train du jour, laissant la gare de la rue Windsor, à 9.00 a.m.est pourvu des spacieux wagons-salons du Pa cifique Canadien et se rend aussi directement à Old Orchard et Kenn bunkport.On diminue encore les licences d’hôtel Kimrston.30.— La ligue des citoy ens fait de nouveaux efforts pour a-baissor encore le chiffre des licences d'hôtel.Des pétitions circulent parmi les chefs de famille demandant de si gner en faveur d'une autre réduction des buvettes.La ligue a déjà réussi à faire supprimer trois des licences ex istantes.AUX 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disposer de toutes sortes de machinerie et de spécialités mécaniques, appareils et instruments, et agir comme agents d’autres compagnies pour la manufacture, réparation, vente, bail, échange et disposition de toutes sortes de machinerie, spécialités mécaniques, appareils et instruments; (b) Manufacturer et faire le commerce du fer.de l’acier et d’autres métaux;
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