Le devoir, 1 juillet 1911, samedi 1 juillet 1911
I DEUXIEME ANNEE-No.152 MONTREAL, SAMEDI 1er JUILLET, 1911 UN SOU LE NUMERO \ \ ABONNEMENTS : Edition Quotidienhe : CANADA ET ETATS-UNIS.$3 00 UNION POSTALE.$g!oO Edition Hebdomadaire : .$1.00 • *•••* $1.50 CANADA .ETATS-UNIS .UNION POSTALE $2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration 3 71* RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHO^ A ' ADMINIS1.REDACTION ^N: Main 7461 7460 y- Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! ON NE S’ENNUIERA PAS C'est peut-être le chant du cygne, mais il faut reconnaître que la Presse a donné hier un beau cri et qui dépasse de beaucoup le “cornichon" de la veille.Je le constate avec d’autant plus de plaisir que cette fois, e est à moi que le discours s'adresse.Dégustez plutôt ces quelques lignes où le journal modéré définit mon modestes rôle (je vous fais grâce des qualificatifs épars dans l’article) : "Le rôle de M.Héroux dans le journalisme est un rôle négatif.Il ne semble n’avoir qu’une chose en vue: démolir et démolir par tous les moyens possibles, par la calomnie, coordonnée, systématique, perverse, diabolique, comme par les insultes les plus viles, les plus dégoûtantes et, lâchons le mot, les plu^ pornographiques.” (La Presse du 30 juin, page 4, colonne 2.) N’est-ce pas d’une belle rage?On croirait presque que l’homme qui a fait cela pense ce qu’il dit ! J'avoue que j’ai lu ce texte, et les amabilités qui l’entourent, avec un vif plaisir.Je craignais parfois que la Presse u’en fût rendue à ne plus se sentir, comme disent les bonnes gens, et que tous nos efforts pour éveiller sa' conscience fussent en vain dépensés.Ce magnifique hurlement prouve qu’elle est encore sensible et qu’elle craint, sinon le réveil de sa conscience, celui, à tout le moins, de lecteurs trop longtemps abusés.Elle ne sait pas à quel point cela est réconfortant pour ceux qui ont entrepris de la montrer sous son vrai jour et quelle ardeur nouvelle elle nous apporte; mais elle l’apprendra.En attendant, elle devrait tenir compte de notre souci évident de ne lui dire que ce qu’elle mérite deux fois et ne pas insinuer que j'écris aujourd’hui sur son compte des vérités (elle appelle cela des vilenies) que je n’aurais pas eu le courage de signer précédemment.Il est possible que je n’aie pas signé tout ce que j’ai dit sur la Presse— cela arrive à tous les journalistes qui sont contraints d’écrire beaucoup —mais j’ai authentiqué assez de documents pour qu’elle n’ait pas à se plaindre d’ignorer mes sentiments à son égard.Qu’elle se reporte au Devoir du samedi 15 janvier 1910—le journal achevait sa première semaine— et elle y trouvera, sous ma signature, un article intitulé : Fidèle à elle-même et qui qg termine par ces paragraphes: “La Presse, édifiée sur le sang et In boue, dont le succès a été fait de l’exploitation intense de la sottise humaine et des plus basses curiosités, la Presse est fidèld à ses origines et à son histoire.“Son attitude d’aujourd’hui ne nous surprend point; elle est conforme à son passé.11 La Presse reste fidèle à elle-même: toujours aussi complètement, aussi profondément méprisable.” On voit que déjà j’étais un homme averti et que j’avais le bonheur d’appeler les choses par leur nom.Mais il faut avouer que, depuis dix-huit mois, la Presse nous a fourni de nouveaux motifs de la mépriser et que, si j’avais à refaire mon article de janvier 1910, j’y ajouterais probablement quelques traits un peu vifs.Mais l’occasion reviendra.La seule chose qui me chagrine dans le morceau d’hier, c’est le paragraphe où la Presse semble annoncer sa reculade.“ Il n’est pas dans notre habitude, à la Presse., écrit-elle, de faire.de longues polémiques.Ces discussions entre journalistes sont un démodées, (elle aime mieux tenter de faire chanter d’honnêtes gens qui n’ont rien à faire dans le débat) et le public, ici comme ailleurs, en est venu à la conclusion que.la plupart du temps, ces querelles trouvent leur origine dans des questions de enisine.” On dirait vraiment qu’elle en a déjà assez.Et, pourtant, nous ne faisons que commencer à feuilleter son histoire et nous aurions tant de choses intéressantes à lui rappeler, tant d’explications à lui demander! Nous serions curieux de savoir, par exemple, comment il se fait que, cinq ou six jours avant le dépôt du projet de" loi sur le Tramway, elL ait publié—le même jour et à la même heure, et presque dans les mêmes termes que la Patrie—un article qui préparait les voies à l’une des plus audacieuses manoeuvres qui aient été tentées devant nos parlements.Nous serions curieux de savoir pourquoi, en 1908, elle te mettait cyniquement en travers de l’admirable mouvement populaire qui devait aboutir à l’adoption de la loi Lavergne et sous les ordres de qui elle combattait la reconnaissance publique des droits de notre langue.Nous serions curieux de savoir.Mais la.liste des questions pourrait indéfiniment s’allonger.Si la Presse veut causer avec nous quelques jours encore, on ne s’ennuiera pas.Orner HEROUX.LA MARINE ET U CONFERENCE DE 1907 En attendant que le “ Canada ’’ revienne Le Canada n’est pas pressé de tenir promesse.Le 12 juin, il y a donc plus de, quinze jours, l’organe ministériel en peine de faire concorder l’attitude de ses maîtres en 1907 avec celle, d’aujourd’hui sur la question de la marine de guerre, disait qu’il reviendrait sur le sujet.Le.temps ne lui a pas manque pour revoir les textes de 1907, et il ne revient pourtant pas.Est-ce la preuve de l’assertion qu’il faisait alors en passant qui l’embarrasse?Peut-être.En effet, le Canada disait dans son édition du 12 juin: \ “Tandis que la.résolution ^martt comportait, par son propre texte et surtout par les arguments que l’on avait fait valoir, outre l’obligation pour tous les Dominions de concourir à la défense navale de l’empire, cette disposition que même un système local de défense navale serait SOUS LE CONTROLE ABSOLU DE L’AMIRAUTE ANGLAISE.“Voilà pourquoi Sir Wilfrid Laurier a combattu la proposition du Dr.Smartt, qui eût pu nous amener à la politique navale de M.Borden, mais qui différait essentiellement de la position prise en 1902 et réalisée eùl909-10, par le gouvernement de Sir Wilfrid Laurier.’’ Que cette assertion soit due à l’ignorance, à un défaut de mémoire ou à la mauvaise foi, elle est fausse.Voiei, encore une fois, le texte (traduit de la version anglaise) de la motion Smartt, à laquelle M.Laurier répondit, cette fois, par un non ferme et décisif : “Que cette conférence reconnaissant l’immense (vast) importance des “ services rendus par la marine à la défense de l’empire et à la protection “de son commerce et l’importance suprême de continuer à maintenir la “ marine sur le plus haut pied d’efficacité possible, considère qu’il est du “ devoir des Dominions par delà les mers de contribuer au maintien de la “marine en LA MANIERE QUE LEUR PARLEMENT LOCAL LE DE-“TERMINERA, soit par une subvention en argent, soit par l’établissement “ d’un système local de défense'-.avale (establishment of local naval defen-“ ce, ou toute autre organisation (services) suivant le mode qui sera adop-“ té après CONSULTATION avec l’amirauté, (as may be decided after con-“ sulfation with admiralty), et qui conviendra le mieux AUX CON-“DITIONS DIVERSES’’ (des colonies!.Où est-il question de contrôle par l’amirauté dans ce texte?Cette proposition laissait toute liberté possible aux colonies quant au mode de contribution.Contribution en argent, ou système local de défense, qui pouvait, très bien ni borner à la protection des ports de mer.les colonies restaient libr: ; de faire comme elles l'entendraient; la.résolution Smartt les engRt¦ ait simplement à consulter l’amirauté anglaise.Nous défions le Canada de prouver le contraire.• • • JEt-^estMcetto^éiNrfution -que M.-Laurier fit rater, en 1907, Mon.parce qu’elle pouvait nous amener à la politique Borden plus qu’à une autre, mais parce qu'alors M.Laurier ne voulait, d’aucune autre contribution à la défense impériale que celle que nous donnions déjà.Que le Canada relise le discours de M.Brodeur, parlant sur l’ordre de M.Laurier à la conférence impériale, (pages 139, 140.141, 142, 487 et 488 du rapport de la conference de 1907, version anglaise) et il verra que les représentants du Canada voulaient si peu d’une marine ou de toute autre contribution nouvelle qu’ils ne discutèrent même pas la proposition Smartt au mérite.M.Brodeur parla deux fois.Son premier discours est un exposé des dépenses déjà encourues par le Canada pour la protection des pêcheries, le service hydrographique, l’établissement de la télégraphie sans fil, le maintien des docks d’Esquimal^ct de Halifax.Et pour démontrer à la conférence que ces dépenses constituaient une contribution réelle à la défense navale, il eut bien soin de faire admettre à lord Tweedmouth qu’en Angleterre ces mêmes dépensés faisaient partie du budget de dépense navale.Dans son deuxième discours, M.Brodeur, se contenta de remercier lord Tweedmouth pour avoir reconnu que la protection des pêcheries, le maintien des docks d’Esquimalt et de Halifax était, en effet, “une contribution très considérable au maintien général des intérêts navals de l’empire’’ to the general upkeep of our naval interests, (page 476 du Rapport de la conférence impériale, version anglaise.) Le premier ministre lui-même ne voulut pas s’attarder à discuter la résolution Smartt.11 se contenta de dire qu’un pays dont le développement absorbait si complètement le revenu ne pouvait pas s’engager à faire plus pour la défense de l’empire.“Au Canada, en tout cas.disait-il, il nous faut taxer à ouirchsçe nos ressources pour le développement de notre pays, et nous ne pouvons pas contribuer ni entreprendre de faire plus que nous faisons sous ce rapport.” (page 549 ibid.) • * « En face d'une attitude si claire et d’un langage si formel, le Canada persistera-t-il à prétendre qu’en 1907, M.Laurier favorisait la participation du Canada à la défense de l'empire ou encore que le premier ministre laissait prévoir la création d’une marine de guerre?Qu’il nous explique alors pourquoi, lui.le Canada, organe du même M.Laurier, disait, en 1907 qu'il “ne voulait pas d’autre contribution à l’Empire” que “le développement intense que nous donnons à notre pays?” S’il restait le, moindre doute sur l’attitude des représentants canadiens à la.conférence la seule déclaration que M.Brodeur ait laite •dans ce discours achèverait, de le dissiper.La voici : As far as Canada is concerned, one of the first duties we shall have to look after is our protection in connection with the great lakes (page làl idem.) En autant que le Canada est concerné l’un de ses premiers devoirs sera de voir à sa protection du côté des grands lacs.Il est donc bien évident qu’en 1907, le Canada, par la bouche de ses représentants à la conférence impériale, se déclarait opposé à toute contribution nouvelle à la défense navale.Voilà, ce que nous avions entrepris de démontrer et ee que le Canada contestait.Nous croyons notre preuve péremptoire, et nous attendons celle du Canada, Combien de temps encore nous faudra-t-il l’attendre?Jean DUMONT.Souvenir des noces Tous les membres de, la grande famille jolietta.ine garderont, j’en suis sûr, une profonde reconnaissance à M.l’abbé Dugas, curé de St-Clet, qui a bien voulu écrire à leur intention le récit fidèle des Noces de Diamant de leur Alma Mater.A parcourir les pages de ce volume si pimpant avec son élégante toilette typographique et ses photographies, rares peut-être, mais si judicieusement choisies, il n’est aucun d’entre eux qui ne se sentira I’ame remuée par les délicieux souvenirs qu’elles éveillent.M.l’abbé Dugas était, quoi qu’il en dise en sa préface, l’homme désigné pour cette besogne d’historiographe officiel.Quel est le jo-liettain qui ne se rappelle ses souvenirs de collège qu’il publiait, il y a quelques années dans les colonnes de.YEtoile du Nord?Et sa vie du R.P.Beaudry, écrite sous l'inspiration d’une reconnaissance et j'oserais dire, d’une piété si ardente?En vérité, M.l’abbé Dugas s’est identifié avec le Séminaire de Joliette.Il en connaît le passé dans les plus infimes détails; il est le témoin heureux et intéressé de sa prospérité présente.Et il pourrait dire, modifiant le mot de Térence: “Je suis Joliettain et rien de ce qui touche à Joliette ne m'est étranger.’ ’ L’ouvrage de M.l’abbé Dugas se partage en trois parties.Voici d’abord un synopsis de l’histoire du collège où sont mis en lumière les trois noms qui ont présidé à sa fondation et à son maintien.Le nom de l’honorable Barthélemy Joliette d’abord, qui dévoua sa vie aux deux grandes • oeuvres qui s'honorent de porter son nom: sa ville et son collège.Le nom du vénéré Mgr Ignace Bourget qui bénit l’institution naissante et s’en constitua le défenseur persévérant et irréductible auprès de ses détracteurs.Et enfin le nom du R.P.Cyrille Beaudry, qui de la majorité des anciens élèves fut, il le disait jadis lui-même, le confrère ou le supérieur.Il est impossible de se faire une idée, si pâle soit-elle, des trésors de dévoûment dépensés par ces hommes pour assurer le développement do cette oeuvre fondée dans une région où tout était encore à créer.Mais si l’on a dit que rien n’est plus brutal que la statistique, on peut dire par contre que rien n’est plus consolant que cette même statistique, lorsqu’elle nous montre comme dans le cas qui nous occupe un vaste séminaire de 500 pieds de longueur sur 60 de largeur et à cinq étages au lieu du modeste collège à deux étages de 80 pieds par 40 pieds que M.Joliette donnait à Mgr Bourget en 1845.Les deux autres parties de l’ouvrage contiennent le récit des fêtes et le texte des adresses et discours qui y ont été lues ou débités.Chacune de ces pièces officielles u’est que VoqpeMion d’m même sentiment où tous les orateurs se retrouvent quelle/yic soit la santé à.laquelle ils aient à répondre où le sujet qu’ils aient à traiter: c’est le sentiment de la gratitude.Le volume se ferme par ce dernier chapitre : Association des Anciens Elèves.C’est un beau titré de gloire pour le Devoir d’avoir été l’inspirateur ou du moins l’un d’entre les inspirateurs de cette belle idée, comme le déclarait l’un des orateurs durant ces belles fêtes.Ce sera sans aucun doute une idée féconde en heureux effets, puisque son premier résultat sera de réunir autour de l’Alma Mater toute l’armée de ses enfants.Pour Joliette c’est 4,623 élèves dont 452 prêtres qui viendront par le canal de cette Association contribuer au progrès du séminaire.Ce nombre seul suffit à la gloire de l’Alma Mater.Sans doute on n'y trouve pas beaucoup d’hommes qui puissent se pavaner de titres plus ou moins pompeux.Mais l’Alma Mater ne songe pas à s’en chagriner parce qu’elle engcr^rc dos hommes dont le nom est chez nous synonyme d’honneur et qu’elle peut ainsi offrir à scs benjamins, dans la conduite de leurs aînés, un exemple qui les aide â réaliser la devise des Montalem-bert: “Plus d’honneur que d’honneu rs.’ ’ OMER LADOUCEUR.La fête de la Coniédération La Confédération célèbre aujourd'hui son quarante-quatrième anniversaire.Souhaitons-lui de revenir à l'esprit de ses auteurs et de réapprendre le respect des minorités.Souhaitons-lui également, d’apprendre aux Canadiens à, faire passer avant tout l’amour de leur patrie.C’est la condition essentielle de sa grandeur et de sa vie.Chronique Franco- Américaine Nous commentons aujourd’hui, en deuxième page, la publication d’une série de chroniques franco-américaines.On verra qu’éllesi sont l’oeuvre d’un homme qui est très au fait des choses et qui sait écrire.Nous recommandons la lecture de ces chroniques à tous ceux qui s’intéressent à la vie des nôtres aux Etats-Unis.—Le “Devoir” vous apportera les nouvelles complètes du mouvement social, politique et littéraire en va* c&ncttrM-fients oour {roi* molt* Gabriel Richard AUX ANCIENS DUCOLLEGE ST-HYACINTHt M, N.E.Dionne, bibliothécaire de la Législature provinciale, a enrichi sa "Galerie historique” d’un nouveau livre: ‘Gabriel Richard,’ sulpieien et.second fondateur de Détroit.Et puisque nous avons un petit reproche à faire à M.Dionne, nous le lui ferons tout de suite franchement, pour qu'il l'oublie et ne nous en veuille pas trop dans la suite.Le sulpieien Richard est bien le second fondateur de Détroit, c’est incontestable et c’est reconnu.Son influence s’est étendue, on peut dire, à tout l’Etat du Michigan et son esprit d’entreprise comme son actif dévouement l’ont conduit au premier rang des hommes publics, qui ont.laissé une oeuvre durable.Aussi, les cent pages que lui consacre M.Dionne, ne nous paraissent pas contenir toute la personnalité de r.ot homme d’église et d’Etat qui a fait surgir une ville et a fondé presque un diocèse.Le livre de M.Dionne est bien fail, c’aurait pu être un livre excellent.M.Dionne nous a fait entrevoir cette belle figure, mais l'on soupçonne qu’il manque certains détails de relief, et que le tableau n’est peut-être pas complet.Tel qu'il est peint, le portrait marque assez qu'il s'agit d’un personnage important; mais il manque de la lumière autour de ce earactère saillant'qui se dessine pourtant à grands traits.L’auteur a bien compris sans doute que Gabriel Richard avait joué un rôle important dans le développement matériel et religieux de Détroit et du Michigan, mais il s’est astreint à un cadra un peu étroit, pensons-nous.Le sujet dt‘-mandait un grand tableau qui n’eût certes pas déparé sa.“Galerie historique,” il en a fait, un joli portrait, mais un portrait quand même aux dimensions plutôt modestes.Nous sommes à, l’aise maintenant pour analyser à son mérite vrai, l'oeuvre de M, Dionne._ Nous le félicitons d’abord d’avoir brisé avec cette, habitude, souvent assez ridicule, du chapitre obligatoire de l’enfance et des premières années.Il peut y avoir des exceptions heureuses; mais en général ee chapitre des bébés extraordinaires, des petits saints en maillot ou des poupons, génies dès le berceau, est assez ennuyeux.A cet âge de la tendre enfance, combien de nos grands hommes n’étaient alors que des enfants comme les autres, “pla cotant” dans l’eau et se barbouillant de tontes sortes de choses.Les premières années de l’école ne sont pas toujours, bien sûr.un indice certain de l’avenir et tel qui passait pour “tête croche” à l’école — c’est le terme reçu, — est devenu un homme d'église ou d’Etat de grande valeur.Ges chapitres de l’enfance sont des chapitres de convention la plupart du temps et inutiles pour l'histoire dans bien des cas.De.l’enfance du sulpieien Richard, M.Dionne ne dit que peu de chose et c’est tant mieux.Go fut.apparemment un enfant comme les autres.Jeune ecclésiastique il: n’était pas non plus extraordinaire, et l'auteur passe tout de suite à la pleine activité du Père Richard qu’il nous montra dans un vaste champ d’action.La révolution française, qui a proscrit tant de bons prêtres pour en garder quelques mauvais, a rendu service, - nous ne lui en devons pas reconnaissance,—à la civilisation en Amérique.La révolution servait le Christ sans le savoir.Le Père Richard vint dote au pays et fut nommé curé de Détroit et missionnaire du Michigan.L’écrivain accompagne le sulpieien exilé, sur tous le» points du vaste territoire, où son zèle d’apôtre lui fait porter les lumières de la foi et les consolations de la religion.Pendant 35 ans le curé de Détroit et le missionnaire du Michigan accomplit une oeuvre d’évangélisation solide et durable, malgré des difficultés énormes et des contradictions malheureuses de ceux qui profitaient le plus largement de son dévouement, ses paroissiens.11 construit un temple digne de Dieu et on le jette en prison pour dettes.Il y demeure longtemps et comme il ne peut pas payer ses créanciers, on complote de le fai,rc élire député au Congrès, pour lui assurer la liberté.Le Père Richard, pendant 4 ans, fait partie du parlement américain.et il y fait de la bonne bcso-gnc.Curé, missionnaire, député, le Père Richard est tout cela à la fois, il fut même journaliste et il fonda l’Essai du Michigan.Il aurait fini par être évêque, si un procès retentissant n’était*venu empêcher la réalisation du désir de ses nombreux et influents amis.Pour avoir interdit un paroissien swan-daleux, il est traduit devant les tribunaux ut> enropé-eu prison.Vieux collège, noble maison Dont le dôme sur l’horizon Jette un premier appel aux coeurs, dans leur jeunesse, Et plus tard les convie, afin qu’elle y renaisse.Tes fils viennent à l’unisson Te solver, noble maison, Dr votre vieux collège, au loin surgit le dôme.Du sein de là forêt qui l'encadre et l’embaume ; C’est un phare éclatant dont l’horizon a lui be terrestre, il tait la vie douce et égale.Il a fondé les pii os grands empuies ; il a bâti les pdus anciennes cités ; jamais pourtant il n’alluma la guerre,et heureux le peuple qui met en iui sa confiance." Y êtes vous, Mademoiselle ?Non?Alors je dois venir à vot.te aide.C’est la charrue.Kt écoutez maintenant ce que le poète dit du navire.Mais où ai-je l’espirit de vous faire connaître avant, le mot de l’énigme ! ‘‘("est un oiseau, et, pour la rapidité, il rivalise avec le vol de l’aigle.("est un poisson, il fend la vague, qui jamais encore ne porta de monstre plus grand.("est un éléphant qui porte des tours sur son énorme dos.Il ressemble it l’engeance rampante des araignée* lorsqu’il remue scs pied».|“t, solidement cramponné avec sa dent aiguë de fer, il se tient cotntn sur des pieds inébranlables, et brav l’ouragan furieux.” Four cette dernière, il vous faudra chercher quelque temps, je crois."Connais-tu ce tableau sur un fond tendre.Il sc donne à lui même la lumière et l’éclat.A tout heure il est, autre, et toujours frais et entier.Il est exécuté dans le iilus étroit espace ; le plus petit cadre l’entoure ; eepen dant toute grandeur qui te frappe, tu ne la connais que par ce tableau.Et peux tu nommer ce cristal ?Nulle pierre précieuse ne l’égale en valeur ; il brille sans jamais brûler, il attire à lui tout l’univers.Fr ciel même se peint dans son cercle merveilleux.Et pourtant ses reflets sont encore plus beaux que ce (pi il revoit du dehors.Votre regard semble me demander : Qu'est-ee ?t 'est l’,eil.ANNE UK MAKI.Y.En feuilletant une aiieieluie ?ion des (Vlivres de Schiller, , poète allemand que vous connaissez au moins de réputation si vous n'av.-z jamais eu l’occasion de lire quelques-unes de scs oeuvres, j’ai trouvé de jolies énigmes poétiques que vous ne .serez peut-être pas fâchée de r,iiinaitre, aittaomoiRiiîle ?L’auteur de la ‘‘Trilogie de Wallenstein’ s'amusait probablement à, ce* innocents délassements lorsqu’il venait de travailler à quelque grand ouvrage, A liez-vous trouver le mot de celle que je vous soumets eu premier ?l'ii pont bftti de perles s'élève au-dessus d'une mer grisâtre ; il se bâtit en un clin d’uùl e( monte à une à une hauteur qui donne le vertige.Des plus hauts navires les nlus haut» mâts passent sous son arche ; lui-même n’a encore porté nulle charge, et dès que tu approches, il semble fuir, Tl ne nait qu’avec lo torrent et disparaît sitfit que les ondes tarissent.Dis-nons où se trouve ce pont et nui l’a construit avee tant d’art ?” Eh bien! Mademoiselle, j’attends la réponse.Xe la trouvez-vous pas ?("est l’arc-en-ciel dont veut parler le poète.Peut-être découvrirez-vous plus facilement le mot de la deuxième énigme ?11 te mène a des milles de distance, et.pourtant demeure toujours à sa place ; il n’a point d'aile» à déployer, et t’emporte à travers les airs.("est le plus rapide esquif qui jamais ait conduit voyageur, et à travers la plus vaste des mers, il te porte avec la vitesse de la pensée ; un clin d’œil lui suffit." Vous ne voyez pas encore â quel instrument l’auteur fait allusion ï Au télescope, tout simplement."Entre tous les serpents, écritdl quelques pages plus loin, il en est uu que la terre u’a point engendré, que nul n’égule en rapidité, nul en fureur.Il s’élance sur sa proie avec une voix formidable ; extemfine, dans un accès de rage, le cavalier et sa monture.11 aime les plus hautes cimes ; ni serrures, ni verrou ne peut préserver de son attaque, une armure.l’attire.Il brise en deux, comme de minces épis, l’arbre le plus fort ; il peut broyer l’airain, quelque épais et dur qu’il soit.Et ce monstre jamais n’a inenneé deux fois.il expire dans son propre feu : dès qu’il tue, il est mort ! ” T,'éclair ne vous semble-t-il pas répondre à ce signalement.?‘‘ J’habite dans une maison de pier-re ; j'y.reste caché et je dors; mais Les relations de famille Nous vous avons souvent parlé du malaise que mettent les moindres ,lé ilaiii» et jusqu’aux moindres oublis dans le* relations sociales.Dans les relations familiales l'effet eu sera autrement préjudiciable et se prolongera indéfiniment: non pu* quelques années, non pas une vie durant, mais de générations ne générations.Un parent qu'on a su s’attacher est le meilleur des amis; celui qu’on a repoussé peut devenir le pire des ennemis.A-t-il un trop bon coeur pour que in haine y genneî ce sera pis encore.On aura fait un malheureux.Ces susceptibilités plus vives en famille qu’ailleurs, se comprennent et s'expliquent, l’our les étrangers, la froideur et l’éloignement ne heurtent que des prétentions mondaines, ne froissent que les vanités.On leur a refusé un privilège, voilà tout, t’hez les parents, c'est un sentiment intime d'orgueil familial qui est blessé au vif.On leur a enlevé un droit, ils se considèrent comme lésés, reniés, victimes d'un affront et d’une injustice, Avec, quelle amertume cette vieille demoiselle, ces ménages de situâtiim ou de fortune modeste, laissés à l'écart par des parents plus jeunes ou pins brillants, ne déduiront-ils pas de ce qui n'est peut être qu'un oubli; “on u honte de nous, on ne veut paa noua produire”, ou d’une parole maladroite “on a cherché à nous humilier, à nous éblouir, à nous écarter." Doue, si régulier que cela puisse paraître, le protocole doit être suivi dans les relations de famille de plus près que dans le* rapports mondains.Uu ne s’ou bliera jamais, on n’oubliera aucun des sentiment» légitimes, pas même aucune des faiblesses que l’on doit ménager.L’est chose triste à dire, mais la jalousie compte parmi ces faiblesses, et uulle part elle u’est aussi prompte è exciter qu’eu famille.On admet que dans le monde d'autres soient plus haut placés que soi.Eu famille, eels paraît presque une Iniquité aux esprits étroits, taudis qu'aux natures hautes, l’élévation d’un des leurs est pour tous uu honneur et une joie.Arrangez-vous, si vous êtes parmi las favorisés, pour vous accomoder à ces tendances diverses.N’affichez, jamais votre supériorité.Ne faite» pas ressor tir votre fortune, votre élégance, I» fonction de votre mari, les succès de vos enfants, avec une personnalité orgueilleuse, mais tâchez d’en laisser profiter Tes uns, d’en laisser jouir Tes au- Les Clefs Les clef* jouent un grand rôle dans la Vie (les bonnes ménagères.Elles cons tituimt le drame journalier pour les j maîtresses ,1e maison quelque peu désordonnées qui laissent, “trainer” le j précieux trousseau, (l’est alors une re-eiieri'he éperdue; tout le monde sc pré-cqnte afin de le trouver, car on manque ,les denrées nécessaires et lo repas sera jui retard.,.Il u’y a plus de vin à l'of-j t'ice, les clefs sont indispensables ! ! ! .Elles sont tout, au moins inutiles, ces j clefs protectrices, si elles sont, à portée j de toutes le* mains et de toutes le* cou-j voitises possibles et constituent la tentation du fruit défendu.Hi l’on tient absolument ù ce trousseau traditionnel, M1 finit qu’un bonne ménagère les porte j dans la poche de sa toilette de mat in, [Ou qu’elles soient suspendues à la ceiu-turo ,1e sou coquet tablier, L'après-midi, si la maison est bien organisée, elle n ’en a nul besoin, à moins qu’un incident extraordinaire ne survienne.Elle doit donc, en faisant sa toilette pour ie déjeuner, déposer sos clefs dans un meuble à serrure dont elle porte la clef unique et minuscule, qui peut être mise dans sa jolie sacoche et avec la mise la plus élégante.Hans ces précautions, l’uijage des clefs est purement illusoire.Oserais-je vous avouer, mes chères amies, que je ne suis pas plus partisan des elofs que des grandes provisions, tout au moins dans les petits ménages?Qui dit provisions, dit généralement profusion, et l’économie qui consiste à acheter les denrées un peu moins chères est plu» que compensée par le gaspillage parfois inconscient ou une détérioration possible.Certes, l’argent, les titres, les bijoux et les vins fins doivent être gardés en fermés, car il ne faut pas soumettre â la tentation dos mentalités plus ou moins faibles, plus ou moins honnêtes.Mais pour l’emploi des denrées journalières, la méfiance impliquée par l'habitude ,1e tout tenir sous clef, doit inciter de* serviteurs peu scrupuleux à abuser de la moindre négligence.Il en est de même dans l’ordre moral.81 on tient les bibliothèques rigoureusement fermées, à clef, l’enfant ou la jeune fille éprouvera la tentation d’y puiser : si ou leur explique que certain's livres constitueraient un danger, ou ne sont pas faits pour leur âge, et que l’eu fasse appel à leur loyauté, les esprits sains se soumettront de bonne grâce et demanderont conseil pour le choix des livres et l'autorisation ma-teruello de les prendre dans la bibliothèque.Il en est d’autres, je ne le sais que trop bien.Mai* ceux là ne août pas arrêtés par la.clef, et s'ils trouvent lo moyeu de déjouer la sur veillance, il* n'y manqueront pas.Enseignez à vos enfants l'honneur, la loyauté, le respect d’eiix-mênies : ce seront là barrières plus sérieuses qu'une clef qu’on oublie.Ile même, si vous témoignez à vos sujet* do la confiance en leur honnêteté, H» *e sentiront pins tenus que pat-la méfiance qui les libère vis-à-vis de \ oils.Encore une fois, je parle de domestiques probes et corrects ! il faut tâcher de n’en pas avoir d’autres, sinon, d’une manière ou de l’autre, vous serez trompés.et volés.Cependant, si votre ménage est considérable et que vous avez un nom breux personnel, les conditions changent et les clefs deviennent une mesure d ordre.Dès lors, les domestiques ne se sentent plus offensés par ces précautions dont ils comprennent le sens.On le leur explique môme à l'occasion De plus, elles les mettent à l'abri de soupçons souvent prématurés et injustes, quand une maîtresse de maison manque d’ordre ou de mémoire.I ne ménagère ordonnée réunit dans un anneau toutes les clefs des armoires à linge.A provisions, celles des buffets, de la cave à vin et des nntres meubles.Ces clefs doivent être nettement différenciées ou elles doivent porter chacune une étiquette Indiquant sa destination.Hygiène et beauté POUR AVOIR LA PEAU FINE Si vous avez do la patience, vous pourrez arriver à un bon résultat avee le procédé suivant: prenez chaque matin un hain tiède d’un quart d'heure; à la fin du bain savonnez-vous avee un gant do tissu éponge que vous saupoudrez de fine poudre de pierre ponce; à ce traitement, la peau la plus grossière devient très fiue.POUR AGRANDIR LES YEUX Pour rendre réellement les yeux plus grand», il faut faire une petite opéra lion que je ne conseille pas, car ce qui touche aux yeux est toujours grave.Pour donner J illusion de l’agrandissement et surtout de la profondeur mettez simplement, avec mie petite estompe, sous les cils inférieurs, et sur la paupière uu peu de terre d’ombre ou mieux encore, de la lave du Vésuve en vente dans les grande magasins.Tout, à fait tnoffeuaif.(Surtout, ne mettez jamais rien dans l’oeil, c’est très dangereux.POUR EGALISER LA POUDRE SUR LE VISAGE Von» devez, mettre trop de crème sous la poudre, c’est ce qui fait tes taches dont vous vous plaignez.; si la crème est épaisse, étendez-la avee un linge fin humide; la couche doit être presque invisible et servir seulement à retenir la poudra.m M.Smith avait souffert l'agonie et, la toi-tuii* par le rhumutisuie, essayé tuas les remèdes et cependant U n'uvuit pu trouver de Houlugemcnt, Larfuls il était si misérable qu’il était forcé de prendre de la morptiiiie et après de très longs Imite,lient il s’abundonna au désespoir.il cummenea à étudier les causes du rhumatisme et après de multiples expériences (éussit è t,-cuver une combinaison de drogues qui le guérit complètement.Le résultat fut si bienfaisant pour tout son système qu’il appela son nouveau remède "Tonique Gloria”.(Jeux de ses amis, parents et voisins qui souffraient du rhumatisme furent ensuite guéris et.M.Smith conclut que son remède devait être, offert au monde.Mais i) trouva la tâche difficile, parce que presque tout le monde a essayé cent remèdes et plus et on peut difficilement les convaincre qu’il y a un remède efficace pour le rhumatisme.Mais un vieillard de ,Séguin, Texas, U.-S.-A., lui écrivit en lui disant que si M.Smith voulait lui envoyer un échantillon, il l’essaierait, mais qu’ayant souffert du rhumatisme plus de trente, ans et gaspillé une fortune avec les médecines et, les remède annoncés il n’achèterait plus rien, sans connaître si ce qu'on lui vendait valait quelque chose.L’échantillon fut envoyé, le malade en acheta et le résultat fut merveilleux.11 fut entièrement guéri.tJeci inspira à M.Smith une nouvelle idée et toujours depuis il u envoyé è tous ceux qui en demandent des boîtes (Téchan-tillon gratuites.Au Collège tJ.-C.è Toronto, il guérit Mme J.Whitley, qui avait enduré des souffrances horribles.Fred, K.McDomildd écrit de Sunny lirai1., N.K., que le “Tonique Gloria’’ Lu guéri d’un cas de rhumatisme de plusieurs années.De Ambroise M.Metancon, Metchagan River, comté de Digby, N, E„ nous vient une lettre nous disant qu’il a été guéri d’un cas sérieux.La première boîte échantillon seule a guéri Mme B.Brett, No.12 rue Powell, Guelph, Ont.Deux boîtes ont rendu Mme Geo.Wright de Coaticook, Qué., bien portante et heureuse, Mme T, Define, West Plain, Ont., écrit qu'elle pouvait difficilement s’habiller à cause du rhumatisme, mais que le "Tonique Gloria", l'a complètement guérie.M.George Lees.de Duiidas, Ont,, dit qu’il a essayé dif féronts remèdes, mais n’éprouva aucun'soulagement jusqu’à ce qu'il essayât le “Tonique Gloria’’, et Clarence A.Scott, écrit de Toole-ton, N.B., qu’il doit la vie A ce grand remède.Ln cas de 13 nus do souffrance est cité par James McFurlane de l’Amable, Ont., mais le “Tonique Gloria” le guérit promptement.Des médecins éminents eux-mêmes sont contraints d'admettre que le "Tonique Gloria" obtient un succès positif, et parmi eux le Docteur Quintero de l’Université du Yénézuéla à qui il fut recommandé par le Consul des Etats-Unis.Dans dos centaines d’autres cas le résultat a été le même.Il a guéri plusieurs cas qui défiaient les hôpitaux, les drogues et F électricité, chez, des personne1» de plus de quatre-vingt ans.M.Smith enverra une boite d’essai ainsi que son livre illustré sur le rhumatisme, nb solument gratis à n'importe quel lecteur de “Le Devoir’’, car fi est désireux que chacun bénéficie de sa bonne fortune.L’adresse au long de M.Smith est celle-ci ; JOHN A.SMITH, Windsor, Ont.683 Laing Bldg.NATTES OU BOUCLES Toutes les coiffures se portent actuellement; il faut garder celle qui vous sied le mieux, tout en lui apportant une légère modification, si toutefois c'est nécessaire: pour cette modification ne consulter que votre miroir.SOINS AUX CHEVEUX Lorsqu'on n la chance d’avoir de* cheveux frisant naturellement il faut bien se garder de chercher à les empô cher de friser, on n’arriverait d’ailleurs qu'à les abîmer; pour les avoir légèrement ondules, il faut les mouiller à l'eau salée et adopter une coiffure très vague.REDRESHEMENT UES DENTS 11 existe des appareils pour remettre les dents en place, seulement méfiez-vous î Lorsque viennent les années les dents qui ont été redressées se déchaus sent et tombent.POUR LES OHEVEUX Les pellicules sont une manifestation de l’âcreté du sang, vous les guérirez par des dépuratifs et un régime rafraîchissant; pour empêcher les cheveux de tomber employez une lotion à la pilocarpine: pour les avoir souples et brillants, lavez, les souvent à l’eau de panama et au savon noir.POUR AVOIR LE TEINT FRAIS VoicLun procédé original mais efficace : la beauté du teint dépend surtout d’une transpiration excessive; pour la provoquer, taillez dans une peau de chamois un masque avec des ouvertures pour les yeux, les narines et la bouche.Humectez chaque soir le visage de glycérine délayée, employée pure, elle obstrue les pores et jaunit la pêau— posez le masque par dessus on ie faisant bien adhérer à toutes les parties de !a figure et.gardez le toute la nuit.Pas trsè agréable, mais efficace pour blanchir et raffiner l'épiderme.CONTRE LES PETTTH BOUTONS ROUGES y(JI VIENNENT SUR LES BRAS ET SUR LES .1AMBES Ces petits boutons disparaîtront à la longue si vous vous servez, journellement de la brosse pour votre toilette, de plus cela affine la peau et la blanchit.Commencez avec une brosse plutôt douce et qpand vous en aurez, l’linbt tude prenez une brosse plus dure.* La Fortune à Votre Porte! Pourquoi placer votre argent au loin uan» ùua m.uo» J ui plu» nu moins fictives ou dan» des entreprises financières et industrielles dont la réussite dépend de tout un concours de circonstance» bien aléatoires! Fouquo i courir des risques! Faites des placements que vous puissiez surveiller sans presque quitter votre fauteuil.VOTRE CHANCE EST A V1AUV1LLE Viauville est un CENTRE progressif.Notre propriété y est située.Elle est de 165 acres.La rue Sherbrooke la traverse entièrement.Elle est munie de trottoirs, canaux il’égoûts, gaz, électricité, eau, téléphone.Les rues sont macadamisées.Vous trouverez là des églises, des écoles, des magasins de tous genres, etc., en un mot toutes les ressources du centre de Montréal.Enfin, notre meilleur argument est celui-ci: .f J.500 LOTS VENDUS EN 20 JOURS Beaucoup de gens ont admirablement compris les avantages exceptionnels de notre offre.Us ont saisi l’occasion au vol.A votre tour, décidez-vous.I] nous reste encore quelques lots avantageux.Nos prtx et no» conditions sont à votre portée.Nos prix sont: $550 en montant, et nos conditions: 20% Comptant et la Balance dans 5 ans Un simple billet bleu vous mènera à notre propriété par une des 3 lignes de tramway Ontario, Hainte-Catherine et Notre-Dame-Est.C’est à 25 minutes du Bureau de Poste.Vous trouverez là nos agents.i Là.,.,— Pour plus ample information, s’adresser sur les lieux ou à : ' * i ^!.'U-j&'SflS iffllâ’ !$ i/ r ym a t r A r% rx O fr^ 107 Rue Saint-Jacaues J.o.ci Uir, Chambre 29.Main 6970 RICHELIEU LUMBER CÜ., LIMITEÜ Compagnie Forestière au Capital de $250,000 Emission de 750 Action Privilégiées de $100 Cumulativessà?j Cette compagnie a été incorporée le 17 mai 1911, avec les pouvoirs les plus étendus pour faire le commerce du bois en général., Ayant sa base d’opérations à Bonaventure River, comté de B on aventure, c’est-à-dire au centre d’une région extrêmement riche en essences les plus demandées, la Richelieu Lumber Oo., Ltd., s'est assuré diverses options qui lui permettent de commercer ses opérations dans les conditions les plus favorables.v Par la situation de ses usines et manufactures, la Richelieu Lumber Co.Ltd, peut choisir, pour la livraison de ses marchandises, entre le transport par terre ou par eau.La compagnie se propose de construire incessamment une usine pour la fabrication de la pâte à papier dont la demande se fait de plus en plus importante.La Compagnie Offre en Souscription Publique 750 actions privilégiées de $100, cumulatives à 7p.c.donnant droit à un bonus de 20 p.c.en actions ordinaires.Les souscriptions sont payables au comptant par chèques à l’ordre de “Richelieu Lumber Co.Limited.” Pour tous Renseignements et pour Prospectus s'adresser a J.S.BEAUREGARD, Ahnancier EDIFICE TRUST & LOAN, Chambre 44.Tel.Main 4020.EXTRA SPECIAL L’offre la plus étonnante de la saison.3000 vgs.de Beaux Zéphyrs Ecosssais dans les carreautés, rayés, carreaux brisés et unis, couleurs unies et assorties, c’est là un lot par excellence, les valeurs sont de 10c et 12c 1-2, Spécial .Pas plus de 10 vgs à chaque cliente, pas de C.O.D.ni téléphone O.LEMIRE & CIE, TRAIN DU DIMANCHE, DE MONTREAL A HEMMXNOFORDr, FORT COVINGTON BT GARES INTER MEDIAIRES.Chaque Jiiunueke jusqu’à autre avis, nu train spécial laisse Montréal à 8.05 ajn., pour Henmiingford, Fort Coving-tort et gares intermédiaires.Au re tour, ee train laisse Fort Covington à 6.20 p,m., et Hemmingford à 7.00 p.m., pour Montréal, arrêtant aux gares in-?erméfliairea.Columbia Est en avant de tous ses concurrents sous le rapport de JUSTESSE DE SON—EXCELLENCE DE MECANISME_ FIN! 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Parmi les singularités qui frap peut l'attention du voyageur, obligé par ses occupations à fréquenter les hôtels de campagne et souvent aussi à visiter les demeures des cultivateurs de toutes nationalités dans notre pays si cosmopolite, la plus étrange et la plus commune est.sans contredit, le manque complet de dispositions pour la ventilation.Seule la vigueur remarquable de la race canadienne explique comment il se fait que nos gens, sous cos circonstances, vivent longtemps et se maintiennent relativement en bonne santé.On ne saurait s’étonner de la fréquence des affections tuberculeuses; il est même surprenant que cette maladie ne soit pas plus répandue, étant donné l’oubli si ordinaire de la nécessité d'un approvisionnement continuel d’air pur.” “Puisque nos demeures sont si souvent dépourvues de facilités de ventilation, il n’est pas surprenant que nos étables soient généralement dans la même condition.Et cependant—et la différence est remarquable—on s’efforce beaucoup plus de ventiler les étables que les maisons.” “Il n’est pas d'éleveur aujourd'hui qui ne reconnaisse la nécessité absolue de l’air pur dans les étables de toutes catégories.Néanmoins, il faut visiter beaucoup d’étables pour en trouver une parfaite sous ce rapport.Sans doute, l'insuccès peut dépendre de diverses causes : une installation défectueuse ,1e manque d’attention apporté à une installation même établie convenablement.Mais assurément, la cause principale et souvent unique des échecs c'est l'ignorance des principes sur lesquels repose la bonne ventilation.” ‘‘-C’est folie que de s’ingénier, à grands frais, à installer un bon système de ventilation et de négliger ensuite de le, faire fonctionner.On n'a jamais pu trouver, pour la ventilation des étables, un système efficace s’adaptant automatiquement aux variations atmosphériques.Un changement de température, une variation dans la direction et la força du vent, nécessitera toujours quelque changement dans la disposition des portes ou des clefs.” “La négligence que l'on apporte à ouvrir ou à augmenter la capacité des prises d’air, après une période froide pendant laquelle ces prises ont dû être partiellement fermées, voilà le plus souvent ce qui fait condamner un système dont on aurait pu tirer une entière satisfaction.Souvent aussi on tient le système même responsable de la capacité insuffisante de l’installation.Le charpentier ordinaire juge souvent de la quantité d’air qu'il faut à une étable en se basant sur la journée la plus froide.Il s'ensuit que les installations ont souvent un cube beaucoup trop restreint pour les conditions moyennes de température, ?t beaucoup trop limité également pour les journées chaudes.” ‘‘Enfin, une installation peut ?tre injustement condamnée parce que le propriétaire de l’étable exi-70 d’un système de ventilation plus qu’il ne peut donner.On a pour habitude de juger de 1 efficacité d’un système par l'absence ou la présence d’humidité sur les murs oti le plafond.(' est la le plus souvent une base des plus fausses.La déposition d'humidité sur les murs ou sur les plafonds provient du contact prolongé de 'a vapeur chaude, rejetée par les animaux dans leurs exhalaisons, avec la surface froide des murs ou du plafond.Si la construction des nuira ou du plafond est défectueuse—si psr exemple cette construction ne comprend que deux épsisseurs de planches avec du papier entre.— aucun système de ven illation ne pourra les empêcher d'être» himriHiM à moins»d'abaisser !« température de s!’intérieur au même point que celle de l'extérieur.Les murs qui resteront secs sont ceux qui sont suffisamment isolés, c’est-à-dire qui ont un espace d’air immobile, une couche de béton, de ripes, ou quelque chose de semblable pour empêcher la déperdition trop rapide, de la chaleur.Alors, pourvu que la circulation de l’air soit suffisamment rapide, les murs et 1b plafond resteront secs.Le meilleur plafond est celui qui est recouvert de foin ou de paille.” “'Les mqrs qui ont un espace d'air immobile peuvent généralement se tenir secs très facilement; tes murs de pierre ou de ciment devront être revêtus à l’intérieur si l’on veut qu’ils demeurent relativement secs.Nul système de ventilation ne les tiendrait secs pendant les journées très froides s'ils n’étaient pas revêtus.” ‘‘Le nombre de bestiaux, relativement au cube de l’étable est aussi un facteur important dans l’efficacité d'un système.Quand le Nombre de bestiaux est trop élevé, il est difficile de ventiler de manière à éviter les courants d’air; quand d est trop faible il est impossible de tenir la température au degré convenable tout en assurant une circulation d’air suffisante.Une basse température ne signifie pas toujours que l'air soit pur; c’est là une erreur trop souvent commise par les vachers.Le thermomètre peut indiquer plusieurs degrés au-dessous du point de congélation et cependant l’air de l’étable peut être absolument vicié.Il importe donc avant tout, de prendre les disposition nécessaires pour que le nombre d’animaux soit proportionné à la grandeur de l’étable.On devra allouer, disons de fiOO à 800 pieds cubes pour chaque animal, cheval ou bête à cornes, de deux ans ou plus.Cette condition remplie, il faudra pourvoir chaque animal de l’étable de huit pouces carrés ou plus de surface en conduits à tirage réglé, et de six pouces carrés ou plus de surface on conduits d’évacuation.Par exemple, une étable de 36 x 30 x 10 qui pourrait loger de 18 à 20 têtes devrait avoir un conduit pour la sortie de l’air d’au moins 13 pouces carrés ou 14 pouces de diamètre si ce conduit est rond, et le conduit de prise devrait mesurer au moins 10” x 12.” “Quand nous disons conduits de prise o)i conduits de sortie à tirage réglé, mous voulons dire que l’orifice de ces conduits devrait être muni d’un tiret ou d’une clef pour qu’on puisse les fermer entièrement ou en partie.“La nécessité de ce contrôle s’explique de ce que l’air très froid étant beaucoup plus lourd que l’air chaud, celui-là suscite la circulation.c’est-à-dire que l’entrée et la sortie de l’air sont beaucoup plus rapides quand il fait froid que quand il fait chaud.Ce sont des conditions qu'il faut pouvoir régler, sinon la température descendrait beaucoup trop bas pondant les journées les plus froides et s’élèverait également beaucoup trop pendant les journées les plus chaudes.” “Les dimensions données ci-dessus pour les conduits servant à l’entrée ou à la sortie de l’air ne tiennent pas compte de la friction : ainsi tandis que 6 ou 8 pouces carrés de superficie par tête suffi raient dans une grande étable, la même proportion ne suffirait pas dans une petite étable.Quand l’air chargé d’humidité chaude circule le long d’une surface froide, il en résulte une condensation abondante d’humidité, e’est-à-dire que le conduit suinte.Quand ce conduit est assez large pour qu'un courant plus faible puisse suffire pour emporter tout l’air vicié, l’air qui est en contact avec les cloisons du eon duit se meut plus lentement que l'air au centre du conduit, et la friction étant très légère, la condensation est par conséquent beau coup moindre.Il est donc bon.quelle que soit l’étable, de donner au conduit d’évacuation une superficie de 25 et même de 100 pour 100 plus élevée que la dimension généralement tenue comme satisfaisante.Ainsi pou# 18 ou 20 vaches au lieu d'avoir un conduit de sortie d'environ 13 pouces de côté, c’est-à-dire de 170 pouces carrés, on fera bien de lui donner une superficie de coupe de 225 à 350 pouces carrés.Il ne sera pas nécessaire d’augmenter beaucoup la superficie des conduits d’entrée, car la proportion d’humidité dans l’air qui entre, n’est pas aussi grande que dans celui qui sort .” Nous reviendrons sur la ventilation et ses divers systèmes, aussi sur l’éclairage dans les constructions rurales.En attendant qu’on ne l’oublie pas: les animaux, tout comme les hommes, ont un besoin inéluctable d'air pur et sain; ils ont besoin aussi en tonte saison, des rayons bienfaisants du soleil.Pensez-y-bien.O.L’HABITANT.-f- VITRES NETTOYEES Vos gmndei vitrai do vttrlnoi ou troi liront d’uni propreté trréproa blo «t d'un poil inni pareil il voui a «a ronfler la aottoyago, THE vaw-rou WINDOW OU mira.« no «w fti*, raibfei Recueilli;; en mer VINQT-TBOIS BE JH'HUBS EN DE-TBESSE SONT ÜAI'VEB AU LARGE DU CAP ÜOD, PAR LE NA-OOOOHEE.Boiton, 1er juille , — he 8.8.Nueoo-enee, de Savannah, est arrivé dans nu tre port, ayant à bord :,3 pécheurs qu’il a recueillis en mer.Leur goélette, la “Catherine Hélène”, s 'est perdue sur < es récifs au large du Cap Cod, dans un brouillard intense.L’équipage a pu se sauver dans les dories et c'est ainsi que le Nacoo-chee a pu les recueilli).Vers TOuest Canadien VERS L’OUEST CAN VDIEN.— EXCURSION DU 11 JUILLET 1911.Les cultivateurs de la province de Québec, ainsi que les ouvriers des villes qui désirent améliore • leur position, sont priés de remarquer qu'une excursion à prix réduit, $38 50 et $40.00 aller et retour, quittera H gare Bonaven-ture, U.T.K., pour Voida, Prince Albert, Bnltleford, Saski toon, et autres points de la Haskatehovan, le 11 juillet prochain ù 9 heures 4Ü du matin.C’est le bon temps dr visiter ce pays, quisque les récoltes, qui seront cotte année très considérabhs, approcheront alors de leur maturité.Voici quelques chiffres éloquents puisés aux rapports officiels.Surface en • ulture dans la Saskatchewan : en blé, 0,500,000; avoine: 2,650,000; orge: 300 000; lin; 525,-000.Dans l’Alberta: ni blé, 775,000; avoine, 700,000; orge 150,000; lin : 50,000.Kstimnnt la rée lté de blé à 20 uiinuts, celie d a voine à 50 minots, celle d’orge 5 40 minots, de lin à 15 minots par acre, ce qui est modéré, la Saskatchewan donnera cette année : tdé, 13,000,000; avoine, 132,500,000 ; orge: 12,500,000 et lin: 7,875,000, soit, en chiffres ronds 300 millions de minots de grain de différentes sortes, tandis que l’Alberta produira: blé: 15,-500,000; avoine: 35,000,000; orge: 6 millions et lin: 750,000.Or que l’on songe que la Saskatchewan, il y a dix ans, ne produisait pas 1 million" de mi-nats de grain et, l’on jugera du progrès accompli.Canadiens-Français, nous avons été trop longtemps indifférents aux attraits de cette partie de notre giand pays.I] est temps de réclamer notre part, t enez donc avec nous et jugez par vous-mêmes.A.P.BERUBE, Prêtre-Colonisateur.Méthode Spéciale Nous avons une “méthode spéciale, *a, ^eule au Canada” qui nous permet d ajuster vos yeux avec la plus grande précision.C’est pour cette raison même que nous pouvons donner une garantie unique.Pas d’à peu près, vous avez la certitude d'avoir chez nous justement ce que vos yeux demandent.Le Bureau d’Optique Canadien, 168 rue Saint Denis.En face de l’Univers! té Laval.L'Union Saint-Pierre Le Cercle Meilleur, No 36 de l’Union Saint; Pierre organise pour demain une grande, procession.Le départ se fera à neuf heures et demie à l’intersection dos rues Ontario et Fullum et la pro cession défilera par les rues Parthe nais, Marianna, Fullum, LaJondc, Du fresne, Ontario, Frontenac, Forsyth, A mity, Fullum, jusqu’à l’église Saint-Eusèbe, ol^ auva lieu une grand’messe onze heures précises.Tous les membres de l’Union sont in viles h prendre part à cette démonstration avec leurs insignes.-$- Disette de pommes de terre dans TOuest (Spécial au “Devoir”) Winnipeg, 1 juillet.— La récolte dos pommes de terre a été à ce noint corn-promise, dans l’ouest canadien par les pluies de ces derniers temps, qu’il en est résulté uue forte hausse.La semaine dernière, on vendait le mi not 90c; ce matin, la même mesure \aut $1.(0.Ceet pour les pommes de terre de 1 an dernier.Les nouvelles coûtent 25c les trois livres.Grande Excursion de Colonisation au Lac St-Jean “Comme par le passé, le chemin “Canadien du Nord de Québec” organise encore cette année deux excur sions de colonisaU-n au Lac Saint-Jean.Le taux de première classe est de $7.15 celui de seconde $4.80; le départ »!e Montréal, — Gare Moreau — se fera à 9.00 a.m.lundi, le 3 juillet, et lundi, le 31 juillet prochain.U y aura en outre un spécial qui lais-sera Québec à 8 heures 15 a.m.mardi, le 4 juillet, et le 1 août respectivement, à destination du même endroit; le taux ^ P"”ière PSt *3-00, celui de seconde $-.00.Les billets seront valables pour retourner dans l’intervalle de 30 jours.Bureau de renseignements Edifice Canadien-Nord, 226-230 rue Saint-Jacques.Au Parc Dominion Les amateurs de bonne musique auront l’avantage, la semaine prochaine, d'entendre M.Bernard Begne et sa femme, tous deux du Grand Opéra Métropolitain de New-York.Us chanteront l’après-midi et le soir à partir de demain.Aujourd’hui et demain, le prix d’admission au spectacle du.“combat des flammes” sera de 15 centins.Il y aura aussi dimanche soir un beau feu "d’artifice.A partir de dimanche le programme du Vaudeville sera entièrement changé; cette semaine on a engagé le trio Bord-ley, la comédienne Béatrice Harcourt et Horton, le grand illusionniste.I.a semaine prochaine l’association des facteurs du bureau de poste de Montréal tiendra sa grande fête annuelle.Coney Island Le Grand Trunk Railway System offre un accès facile et rapide à cet endroit comparativement peu connu et vraiment fort désirable, situé dans le lac St-Franqois, près de Céteau Landing, pour y passer une fin de semaine ou un voyage lors d’une fête.Des billets pour aller et retour seront vendus A $1.03, bons pour départ vendredi et samedi, les 80 juin et 1er Juillet, Limite de retour, 4 Juillet.La train du dlmanehe lain* Mont, rial A 9.10 a.m,, at, au retour, laiaae Cegyjr Xeland* A 7.85 pjp.LOTS * BATIR Sur la rue St-Dominique, Entre les rues Beaubien et Suzanne, tout près de la nouvelle EGLISE ST-JEAN DE LA CROIX que l’on vient d’inaugurer.Nous offrons de magnifiques lots à bâtir à des prix très modérés.Nous n’exigeons que 10 p.c.comptant et accordons huit ans pour acquitter la balance.EMPRESSEZ-VOUS «TER le nombre des lots est limité.LES TERRRAINS DE LA PROPRIETE BEAUBIEN sont les mieux situés du QUARTIER LAURIER i et par conséquent, ceux qui en achèteront se féliciteront plus tard d’avoir fait un aussi bon choix.S'ADRESSER A BEAUBIEN LIMITEE m BOUSQUET & SARAULT 112 RUE ST-JACQUES, TELEPHONE, MAIN 1952 à Coin Amherst et Ste-Catherine, TELEPHONE, EST 106 i a a 10,000 TERRAINS à bâtir sur le chemin de fer, dans un endroit idéal, sont offerts au public à ce prix dérisoire, pour une semaine seulement Une nouvelle étonnante, stupéfiante, mirobolante, s’est répandue dans les cercles de l’immeuble & Montréal.Nous osoifS à peine la communiquer au public! elle donnera des syncopes de coeur aux milliers de gens qui ont acheté par spéculation, à des prix de $200, $300, $500 et $1,000, des lots à bâtir de 25 pieds sur 100^ ne prévoyant pas la chose inouïe qui se produit aujourd’hui.Rile mettra le feu aux quatre coins de la ville.Kn la lisant, le brave ouvrier dont on a pris les épargnes en lui ven dant de la terre à sept, huit et dix cents du pied, grincera des dents, bondira.de colère sur ceux qui ont ainsi abusé de sa crédulité.Cette nouvelle incroyable, la voici: (Ici, le lecteur fera bien de se reposer cinq minutes.) Le Crédit Métropolitain mettra eu rente, la semaine prochaine une propriété de deux mille Acres, contenant 1.0,000 jots à bâtir de nOpieds sur 100 (remarquez bien: 5Q x 100), au prix fabuleusement et gigantesquement dérisoire de, $5 chacun.Cette terre est située sur le parcours du futur canal de la Baie Géorgienne.On y a réservé pour le public un parc superbe.Elle est reliée "A la ville par un railway.Il n ’y a pas de doute que dans un avenir prochain il y surgira de nombreuses usines.En l’offrant au publie au prix de $5 (OINQ PIASTRES) du lot, le Crédit Métropolitain n’entend pas, comme on dit, “faire de l’argent”; mais les administrateurs de cette compagnie auront du moins la satisfaction d’avoir fait quelque chose pour le bonheur de l’humanité.On voudra sans doute savoir comment une terre si bien située, d’un ave- nir si brillant, peut se détailler h $10 ciu lot; car il ru* suffit pas de vouloir aider ses semblables, il faut eu aoir le,s moyens!!! C’est que, mettez-vous bien ce détail dans la tête., (Ict, on fera bien de se préparer, par un repos d’un quart d’heure, au choc qui va venir.) .c’est que cette terre idéale, sans pareille, ce futur paradis terrestre est situé à cinquante milles de Montréal, A 'Saint André Avelin, sur l'Ottawa (où passera, le canal de la.Baie Géorgienne), et que, pour y arriver par rail, il en coûte la.l^figatelle d’une piastre et demie en “chars à boeuf.” (Avis au lecteur: Ce qui précéda est un apologue.) Le Crédit Métropolitain, prévoymt qu’il y aura encore, après .•ette annonce.des idiots qui préféreront pave- un lot $200 dans le quartier Saint-Denis, près du tramway de )a ville, oue $5 sur le canal de la Baie Géorgienne et sur le chemin de fer à Saint-André Avelin, continuera quand même ses ventes au Plateau Bon-Air, tous les jours de la semaine, mais surtout les samedis et dimanches après-midi.Le Plateau Bon-Air est ce qu’étaient il y a quelques années les environs de la rue Mont-Royal.La terre qui s’y vend aujourd’hui huit et dix cent» du pied vaudra dans dix ans de cinquante cents à une piastre.Pour se rendre au Plateau Bon-Air, prendre le tramway de la.rue Amherst et de la rne Papineau, descendre A la rue Saint Zotique, puis se laisser conduire en voiture nu en automobile.La promenade en auto n’est pas très Ion gue, mais que diable! tous les terrains A bâtir ne sont pas situés à la Rivière des-Prairies, où il en coûte 25 cents pour se rendre en “p’tits chars”!!! LE CREDIT METROPOLITAIN (limitée) S - M i r NtiH/aou flELSNfi ¦S - »«/• .s.Chemin Visit »Mo*t PavAi CATMB* ~i'l-yr^f, Nore le* Tramway» vint-nd.qu«« r.MONTREAL 74 ST-JACQUES Casier Postal 305 TEL.MAIN 6455 Championnats athlétiques à Baltimore Forltes Field, Pittsburg, T.— Les championnats annuels de l’A-nierican Athletic Union ont eu lieu hier après-midi a ver les résultats suivants: Course de 800 vgs.— F.W.Riley, Irish-Ameriean A.C„ Temps.1.56 4-5.MctiOughlin.Brooklyn Y.M.C.A.Holpin.Boston A.A.Courae de 100 vgs.— Drew, South Boston A.C.Meyer, Irish-American ; Courtney, Seattle A.C.Temps.10 1-5.Lancement du marteau de 16 Ibs —Reich, Ir^hïAmencaa A.C^ distance 42 pieds 88-10 pees; Kla-yes.N.Y.A.C.; Waite, Cleveland A.C.• ’ourse d’un mille —¦ Bowne, N.Y.A.C.; Mareeau, Boston A.C.; Noble, N.Y.A.C.Temps, 4.27.440 vgs— Prout.Boston.A.A.; Dolan, Pastime, A.C.; N.Y., Wood.N.Y.A.C.Temps.50 4-5.Saut en hauteur -r O.Johnstone, Boston A.A.6 ft.6.10 pes.Nouveau reeord amérieain ipour junio".Jennings.P.A.C.New-York; O-ler, New York A.C.120 vgs aver, obstaeles — Ter-hume, New York A.C., Schobin-ger.Chieago A.A., Braun, N.Y.A.C., Temps 16 1-5, .Lancement du marteau de 16 Ibs.— Hines.Pastime A.C., New-York, distance 149 pds, 1 pce et 8-100; Marden, N.Y.A.C., McDougall, Irish-American A.C.Saut à la perche — Wagoner, Pittsburg A.A., 12 pds 5 64-100 pees; Dukes.New-York A.C., Lam bert St.Louis A.C.Saut en longueur — Conrad, Chieago A.A., distance 22 pds 73-100 pes; Nntt, Trenton P.M.C.A., Smith, Mohawk A.C., New-York.—Assurez-vous que le ’‘Devoir’’ vous suit en vacances.50 cents pour trois mois, du 15 Juin au 15 septembre.Le choix d’ün chef Québec, 1er juillet.— Lu question de lu nomiuatiou du chef des pompiert est encore remise, et se complique dé plus eu plus.Le conseil a délibéré ion* guement hier soir, et la conclusion d4 ce débat a été la nomination d’un comité de cinq membres qui fera lui-même la nomination.Ce comité se composera du mairfl Drouin, et des êchevins Pouliot, Lavi* gne, Gosselin et Comings.Quant aux candidats ils devienne!)* chaque jour de plus en plus nombreux.Au début, il n’y avait que le sous-chet Marin, de Montréal sur les rangs 5 avant-hier survint M.Fidèle Blouin, Maintenant on compte MM.Alfred1 Dumas, et H.Depeyre.On croit toutefois que le sous-chef Marin, dont !• réputation de bravoure et de compétence etfc bien connue, .triomphera, LE DEVOIR.Samedi, 1er Juillet, 1911.LA VIE SPORTIVE EXPLICATIONS DU NATIONAL Nous a'ons reçu nu cours de la «e-Diaine.deux lettres contenant des plaintes à l’adresse du National, et nous nous sommes empressé de commit* nicpier avec la direction de notre association pour savoir si ces plaintes 6-taieut l'éelleniènt fondées.I n lecteur nous écrivait pour se plaindre de l’état des trottoirs sur le terrain de Maisonneuve.\ ce propos, le gérant ('attnrinieli nous fait savoir ipi'il a dépensé plus de Sl'Jô au coni-nifn 'eii'cnl S5tt.OO, tandis que les billets de ! saison ne se vendent que cinq dollars.I! faut pour le moins accorder de bons I sièges à ceux «pii donnent le plus.I.e National accorde un privilège à “es amis, en leur vendant un billet de j saison pour cinq dollars, car il faut : remarquer que la direction est obligée, d’après, les règlements, de payer fiO contins sur chaque entrée, au club vi-I siteur, ce qui ne laisse qu’une, bien ! maigre balance à la direction.Nous espérons que nos lecteurs comprendront, la justesse de ces réponses, et ne s’en formaliseront pas, persuadés qu'ils sont que la direction du National ne cherche qu’une chose ; donner la plus grande satisfaction possible à ses clients.Les Champions de la Ligue sont défaits par Montréal BILLY BUHKE MET UNE NOUVELLE BELLE VICTOIRE A SON CREDIT HIER APRES-MIDI.I.es Royals ont célébré leur retour à! Montréal en infligeant une belle défaite j aux Rochestors champions de i» Li gue.Malgré que les visiteurs n'ni r, 1 pas j fait une seule erreur, ils ne pari ut j trouver le tour d'enregistrer pi" qu' 1 un point.Rilh Rurke, notre veilleur: laneeur lotir ayant été opposé.McConnell qui passe pour run des I laneeurs les plus redoutables de la lègue.fut opposé aux locaux qui surent le tolir de frapper ses balles ; ]*nn- j ford fit même une course, complète du j losange et un coup) bon pour deux buts j tandis que Demmitt fit une course au ; troisième.Sommaire : I KOCHRSTKR Ab.R.H.P».AK.-j o n i P o I xLVard.\x Mauser., I 0 I 0 0 l) o n n o o n l’otaux.•_>3 I 3 21 8 0 MONTRKAK French, 2b.Veager .3b.Miller, c.f.Manford, rff.Gandil.Ib.Demmitt, l.f.2 Holly, s.s.3 Hardy, r.2 Burke, p.2 Ah.1 1 -1 3 I K.H.I 0 1 Il I 0 II o.A.I 5 I 2 t I I) 2 2 I 0 0 0 (i t 1 2 2 0 1 I Aujourd’hui et demain QUATRE PARTIES SERONT JOUEES DANS LA LIGUE DE LA CITE.Cet après-midi, à.I 1t.30, Mascotte et Balmoral sennit aux prises, au terrain des Shamrocks, suivis du Chénier et du Voltigeur.Demain, les clubs iï l’affiche sont: à I h.30, Voltigeur vs Mascotte, 3 h, 30, Chénier vs.Richmond.Los quate parties promettent d'être des plus intéressantes et elles auront gros d’influence sur la question du championnat et des foules nombreuses ne manqueront pas d’p- assister.EN PROVINCE Les parties de demain dans la Ligue Canadienne de l’Kst sont les suivantes: Ail Montreal è Trois Rivières.Athlétique à Terrebonne, Balmoral à.Laehine.Coureur des Bois à Valleyfield.fl y aura également aujourd’hui ît Valleyfield une partie d’exhibition.L’Ouest n’a pas d’attrait Ottaw a, 1.MM.M.Koran et W.McIntyre ont reçu des ofilres de la Colombie Anglaise pour aller y arbi trer les dernières parties entre les équi-pies Vancouver et New-Westminster.Tous deux ont refusé.I 2 (t 0 0 0 •) Moran, l.f.Wilhelm, l.f.llahzel, Ib.McMillan, s.s.Batch, r.t.et c.f.Osborne, c.f.Foster, r.f.Simmons.3b.Alperman, 2b.Spencer, Ib.2 0 t> (i il II Mjtshcll.n 0 7 2 b McConnell, p.n n o o o o I U n 2 d b i 3 U 0 2 U 0| 2iii i» n I 1 o| Il il II 0 3 il i n n i 2 il o I II 1 II 0 2 n I 0 0 0 2 0 Totaux-.25 t 8 27 10 I Sommaire.— C'odrsc complète, Hanford ; 3 buts, Demmitt ; 2 buts.Hanford.Holly ; 1er but sur erreurs.Rochester, I : laissés sur les buts, Rochester 2 ; Montréal 2 : mis hors jeu, par McConnell, 8, par Burke 3 ; buts sur balles, de Burke, 5.de McConnell 1 ; buts volés.Moran, French ; coups de sacrifice, Mitchell, Foster, (iandll.Demmitt.Burke; double jeu, McMillan Venger, French.Gandil, Hardy, Venger, Holly et French.Temps : 1.50 h.Arbitres : Murray et Killitin.Montréal vs.Rochester Montréal jouera aujourd'hui des par lies a\ec les champions, et Lv seconde à’ trois heures cet après-midi.La dernière partie de la série sera jouée à trois heures demain après-midi.au terrain du National, et le président l.ichtenhein nous apprend que le lan-i-eur- contre Rochester, sera Georges I .éclair, le ‘boy’’ de Farnham.Lc-clairo aura une nouvelle occasion cle se faie valoir et s'il réussit aussi bien contre les champions qu'il réussit contre Toronto, il y a six semaines.F,d dy McCafferty lui donnera une tâche plus ardue, dans les parties n venir.Montréal reprendra la route lundi, et.nous reviendra dans une dizaine de jours pour une série complète.Dans les grandes ligues LIG LT, AMERICAIN F.A Boston — Boston .0920220 Ix—7 Il 3 [Now Yorlv .302000010—6 10 3 Batteries.• doser, Karger, Cieottc, et Williams : Caldw ell, Quinn.\ ; lUghn et Sweeney, Blair.A Clovelo nd — Cleveland 100000000- -1 1 2 Chicago .300011000—8 12 1 Voun•> -J s 533 Boston .33 31 523 Cleveland.30 38 III W çsh’n ft on 31 13 112 St-I.ouis .17 Ifi 270 I.IGl F.NATION A LF.A Cincinnati M Cincinnati.000300020—2 s 2 Chicago.100000020—~3 .> 2 Mnetzer et Bergen ; Alexander et Brown et Graham.V Philadelphie — Brooelvn.000020010 -3 0 1 Philadelphie .000000000-0 fi 1 Ntvstzer et Bergen ; Alexander et Moran, flooin.A.New-York — Boston.204001000-7 10 2 New-York.200010100 I 0 l Perdue et Kling ; Wiltse, Druske, Anes et Meyers.A St-I.ouis Pittsburg.000000120 - 3 0 1 St-Louis.03020000x-5 fi 2 Camnitz.Hendrix et Simon ; Steele, Sallee et Bliss.POSITION OF,S CLUBS Ligue de l’est LES RESULTATS HIER Rochester I.Montréal t.Jersey City 3, Baltimore 10.Newark 2, Providence 1 POSII I ON DK S CUBS Gag.Ber.Bc.Rochester .13 21 67- Baltimore .10 2fi fiOfi Toronto .3fi 30 545 Montréal 20 20 500 Buffalo .27 30 471 Jersey City .2fi 33 111 Newark 22 3fi 379 Providence .24 42 364 LES RESULTATS AILLEURS A Baltimore — Baltimore.OOOOOfitVlx—10 Jersey City.100200000- 3 A Providence — Newark.100000100-2 Providence .000001000-1 Nos gymnastes canadiens à Nancy PROGRAMME QU ILS SUIVRONT DTCI A LEUR DEPART POUR LA FRANCE.Lundi le 3 et mardi le 4: A 0 h.a.m.— Exercices de gymnastique à la salle du Sème, en costume.A 1 h.p.m.— Départ au quai Racine pour se rendre au Pare King Edward.A ,'î h.p.m.— Leçon publique sur le terrain île course, en costume.Mercredi le 5: A !l h.a.m.— Exercices de gymnastique au Some, eu costume.A midi.- Inspection des malles et essai des habits, au Semi ready, et répétition de gymnastique au Théâtre National, en costume.A 7 h.30 p.m.— Au Théâtre Natio nal, avec costume de ville et en uniforme de gymnastes officiels.Jeudi le 6: A !> h.a.m.Au Some, en costume pour leçon.Vendredi le 7: A 1* h.a.m.— Inspection des malle-' pour constater que tout est complet.A midi, visite à M.le maire en ha bit civil, A 7 h.p.m.— Salut solennel à l’é glise Notre-Dame.Après le sahit, défi: par la Place d’Armes; arrêt devant le Monument Maisonneuve.Au quai de la ligne Allan, coin Saint Prançois-Xavie; et dos Commissaires, puis embarque ment sur le “Lac Erie’’.LE COMITE.Nouvelles courses au Parc Delorimier Le deuxième meeting de coureurs du Montreal Driving Club commencera le 8 juillet au parc Delorimier.La diree-sion de l’hippodrame de la partie Est n décidé de changer les dates de cette réunion afin do profiter de la présence n- Montréal, d ' 11 p, grand nombre de chev aux de .marque qui sauront intéresser au plus haut point , tous les fervents du sport des Rois.Les résultats au Parc King Edward Los courses au l’are King Edward hier après-midi ont été des plus intéressante et les spectateurs ont applaudi “Twenty One" qui est sorti victorieux dans la seconde épreuve.Voici le sommaire des courses : Première course.— Bourse $20b pour ehevaux do 3 ans et plus, li furlongs — 1— Forester.101, Dreyer, 4 à 1, 3 à 2 ; l à 2.2— Bodkin.106, Whatlev, 2 à 1 : 4 à 5.3— Horace K., 112.Cullen, C à 1 ; 2 à 1.Temps—1.17 2-5.Blanche, Frances, Goodacro, Frank Naviu, Co'hunlbus, Tiny Tim ont aussi couru.Deuxième course — Bourse $200 pour chevaux de 2 ans et plus.4 1-2 furlongs.1.—-Twenty-one, 123.Cullen.3 à 1.3 à 5.2— Delightful, 115.Grand, 3 à 5.3— Battson, 110, Berge.8 à 1.3 à 1.Temps—57 1-5.Orlando, Lady, Bait.Frances, Dean ont aussi couru.Troisième course — Pour chevaux canadiens de 3 ans et plus, un mille.1—Dorothy AVehh.112.Levee, 8 à 5.4 à 5.2 — Bright Start.105.White, 3 à 1.1 à 2.3 — Tender.100.Bergen.6 à 1, 2 à 1.4 à 5.Temps — 1.44 1-5.King of the Mist, Von Lear.Bronte.Coal Shott ont aussi couru.Quatrième course—Selling pour chevaux de 3 ans et plus 1 — Punky 112.Grand.6 à 1, 2 à 1.2 — Quincy Belle.04.Hanover.QUATRE CENTS CONVERSIONS EN DEUX ANS L’opinion de Sa Grandeur Monseigneur l’Archevêque de Montréal sur l’accroissement du catholicisme, dans tous les rangs de la société Sa Grandeur Mgr l’archevêque de Montréal a déclaré que pas moins de quatre cents personnes ont abjuré la religion protestante, dans cette ville, depuis deux ans, et se sont ralliées à la foi catholique.(“est à un rédacteur de la Croi.r, de Paris, que Sa Grandeur, de passage dans la capitale de la Franco, a fait cette déclaration.Gomme un rédacteur, JL Belle-ny, demandait à Monseigneur Bru diési quels avaient été les effets du Congrès eucharistique, l’archevêque de Montréal aurait répondu que les intérêts de l’Eglise étaient aussi vivants maintenant qu’ils l’étaient lors des fêtes du Congrès eucharistique du mois de septembre dernier.Et l’on fait dire ce qui suit à Sa Grandeur, en réponse au journaliste qui s’informait de quel oeil les non-catholiques avaient vu la démonstration : Vous savez, notre pays est une véritable terre de liberté.Vous avez vu combien sympathiques furent les protestants durant le congrès de Montréal, eh ! bien, ils sont naturellement demeurés dans le même état d’esprit.Ils ont été frappés pa,r le caractère vivant et enthousiaste do la foi catholique.Je dois vous dire qu’un grand nombre de protestants s’est converti au catholicisme.Cette affirmation est délicate.aurait ajouté Sa Grandeur, “mais je puis dire que, depuis deux ans, il y eu, à Montréal, dans tous les rangs de la société, plus de quatre cents conversions.” 14 à 1, 4 à L 3 — Inflection, 109.Bauer, 5 à 1, 2 à 1.Temps — 1.03.Haymarket, Mirdi, Hu’ldas, Sister Seymour, Boulier.Donation, Koseboro, Lord Wells ont aussi couru.Cinquième course — Pour chevaux de 4 ans et plus.Bourse $200.1 1 16 mille.1 — Brcvite, 112.Bauer, 3 à 1, 1 à 2.2 — Flims.1.00, Hanover, 6 à 1.2 à 1.3 — Sam Bernard.106, Hoffman.4 à 1.3 à 2, 2 à 3.Temps — 1.48 4-5.First Premium.Our Nugget, King’s Guinea.Mazonia ont aussi couru.Septième course — Bourse $200 selling pour chevaux de 3 ans et plus.4 1-2 furlongs.1 — Ben Sand.122, Jost, 3 à 1, 1 à 2.2 — E.M.Frey.123, Carroll, 3 à 1 à 2.3 — Mav Bride.119.White, 6 à 1.2 à 1.' Temps — 56 1-5, Allowmaise, Calypte.King Pin, Paul Davis, Glitter, Clatter ont aussi couru.VIN BANYULS - BART1SS0L Tonique naturel, ne contenant aucun médicament.Prescrit par tous les médecins de France.En veVite partout.LAPORTE, MARTIN & CIE., LIMITÉE, Agents.MONTREAL g—j-n-o Lé A VOITU R E DE LIVRAISON BRUSH Nouvelle piste à Senneville Senneville, Oué., T.— Demain après-midi à deux heures aura lieu l’inauguration de la piste de courses de Senne-ville.et à cette occasion Un très intéressant programme a été préparé.Il y aura entre autre, un "free-for-all”.auquel prendront part quelques-uns des meilleurs chevaux de la province.Parmi ceux qui démarreront dans cette épreuve, on mentionne King Arthur, Red Light et R.and R.(.‘es ehevaux, les meilleurs de la piste, ne manqueront pas de susciter un vif intérêt parmi les amateurs de sport hippique.Pour toute information concernant cette course on peut s’adresser à M.Donat trevier, propriétaire de la piste.Sur la Passerelle NOMBREUX DEPARTS Six paquebots à passagers quittent le port ce matin le ‘‘Pomeranian", 1 ‘ Albania ’ ’ et le : “ Mount Temple ’ pour Londres, le “Teutonic” pour Liverpool, U“ Ionian” et le ‘‘Cassi^ulra’ pour Glasgow.Tous ont un bon nombre de passagers, à l'exception du “Pomeranian” et du.“Mount Temple.” L’“EMPRESS OF IRELAND” L’“Empress of Ireland” est parti de Québec hier avec .le plus grand nombre de passagers qui soient jamais partis d’un port canadien durant le mois de juin.Il avait 306 passagers de première, 318 de seconde et 443 d "entrepont.LE “GENERAL WOLFE” ABANDONNE Le “General Wolfe” qui a coulé bas lors de sa collision avec l”‘Aranmo* te", a etc abandonné par ses propriétaires.Ils ont préféré le laisser que d’aller le chercher à une profondeur de 174 pieds.L’“ Aranmore” est à subir des réparations à Québec et il sera prêt, croit on, à reprendre sa route demain.DANS LE P-'KT Monmouth, ligne C.P.R., de Bristol.“Manchester Corporation”, de Manchester, ligne Mancnester.“Coaling”, Robert Reford, de Rangoon.“Royal George”, ligue Royale, de Bristol.EN ROUTE POUR MONTREAL Bengore Head.Mary port.10 juin Basuta.Antilles.U juin Newlands,.Antilles.15 jui11 Montreal.Londres.15 juin Mount Royal.Londres.16 juin Manchester Commerce.Manchester .17 juin Willehad.Rotterdam .11) juin Bellona.Middlosboro .1S juin Hurona.Middlesboro .19 juin Britanic.Pictou.19 juin Lake Champlain.Liverpool.23 juin Virginian.Liverpool.23 juin Lake Erie.Le Flâvre.23 juin Mégantic.Liverpool .23 juin Grampian.Glasgow.23 juin Atheuia.Glasgow.24 juin Ansouia.Southampton .27 juin Royal Edward.Bristol.28 juin Montrose.Anvers.28 juin Montcalm.Bristol.30 juin Tunisian.Liverpool.30 juin NAVIGATION INTERIEURE Port Colborne, Ont., 30 juin.— Montent: — Donaconna, Montréal à Fort William, cargaison générale; Keystorm, Montréal à Ashtabula, allège; Ungaca.Montréal à Eamlusky, allège; Davidson Oswego à Chicago, charbon; Winnipeg, Montréal à Port Colborne, allège; Simla, Montréal à Port Colborne, allège; Averell, Ogdensburg à Chicago, cargaison générale; Britannic, Oswego à Chicago, charbon; Porter et consorts, Kingston à Erié, allège.Descendent —Port Colborne.Port Colborne à Montréal, blé; Hopkins, Sandusky à Thorold; dormants; O-maha, Sandusky à Québec; charbon; Saskatoon, Fort William à Montréal; blé; Georgetown, Niagara Falls à Montréal à Sandusky, allège; David-Ogdensburg, cargaison générale; Dun-more, Port Colborne à Montréal, blé; Howe.Chicago à Montréal, mais.Arrivé:—Luzon, Chicago, mais, Sault Sainte-Marie, Ont., 30 juin.— Montent Edmonton, 9.35 a.m.; Trago-na, Manitoba, 1.45 p.m.; Doric, 5.30 p.m.Descendent: — Sahara, 7.40 p.m.; J.A.McGean, 8,23 p.m.; IL W.Smith, 9.30 p.m.; Normania, 10.10 p.m.; D.O.Mibs, 11.20 p.m.; Turret Chief, 12; Saxonia, 1.35 a.m.; J.S.Morrow, 7.40 a.m.; Andaste, 9.10 a.m.; Chas.Hu-bard 10.30 a.m.; Sierra, 11.15 a.m.; Canadian, 1.05 p.m.; T.F.Cole, 4.30 p.m.ARRIVAGES présente le modo de livraison idéal pour ies maisons dont le commerce est étendu.Elle fait plus de pa.ours et en : -de temps que les voitures h chevaux ordinaires, et le coût de la voiture et de son entretien est relativement moindre.Jja voiture BRUSH est simple, mais parfaite ; les parties sont bien jointes et elle est construite de façon à résister â l’usage et aux chocs occasionnés 7>ar le trafic.A $875 on ne peut obtenir une.meilleure valeur, et les épargnes qu’eîîe vous fera faire vous prouveront son avantage.Si cela vous intéresse, demandez une démonstration.THE MOTOR IMPORT C0.0F CANADA LIMITED Autrefois The Wilson Bros.Motor Co„ Limited.ENTREPOTS:—EDIFICE DU FORUM.TELEPHONE UP.600.Paquebots à Mauretania.New York .Finland.New-York , L.Michigan.Londres .Saxonia.New-York .Columbian.Boston .Konigin Luise.Naples .Roma.Marseille .Pria/.Friedrich Wilhelm.Cherbourg .Sardinian.Londres .Montezuma.Anvers .Mount-Royal.Anvers .Nnordan.Rotterdam .President Lincoln.’.Plymouth .De „ Liverpool .Anvers .Montréal .Trieste .Londres New-York New-York New-York .Montréal .Montréal .Montréal New-York New-York m mm nu JOCKEY CLUB Course et Steeplechase DU 24 JUIN AU 1er JUILLET Premiere Course a 2.30 Service du vapeur toutes les quinze minutes, dans les deux directions.Six courses ou plus tous les jours.Admission au terrain et à la grande extrade 50c.Passage en bateau et retour 20c.FETE DE LA CONFEDERATION PARC KING ED WARD LES VUES DU COURONNEMENT, représentant plusieurs scènot du spccKcle le plus grand et le plus magnifique que le inonde ait jamais vu.J0—AUTRES GRANDES ATTRACTION.—20 Faites une promenade dans le NOUVEAU CHEMIN UE PER PANORAMIQUE Le cirque de chions et de ponies de Darling.| L’Ouest sauvage de Hill et Flournoy.BON RESTAURANT BIENTOT LE ZOO DU PARC KING EDWARD Le magnifique vapeur “Duchess of York” a été ajouté à la flotte de la compagnie.Admission au Parc—GRATIS—Admission au Parc Passage sur le bateau—20 cents—Passage sur le bateau /?= —Cinquante cents vous procurent ia compagnie du “Devoir” pendant les vacances, trois mois, du 15 juin au 15 septembre.Gag.Per.Pc.New-York Il 23 «41 Philadelphie .40 25 fi 15 < hicago .39 2fi 600 Pittsburg .27 578 St-Louis 36 29 554 Cincit nnti 36 440 BrooMvn .23 (1 359 Boston .» • .15 50 •„’3I Quand le Vancouver viendre Vancouver.— Le gérant Con Jones, des \ aneouver.songe déjà à arrange: l’itinéraire d’un voyage qu’il fer* dans I l’Est avec sop équipe l’automne pro-; chain.Le magnat est certain que le [championnat de lft R.t'.L.A.sera déridé d’ici à trois semaines en faveur de ! son club.Mais comme il ne s’attend guère à recevoir un défi des champion* de la N.L.l ., C’on ira rencontrer les meilleurs clubs de cette ligue chez eux.Des parties seront arrangée* avec les clubs de Calgary.Régine, Toronto.Winnipeg, Cornwall, Montré»! et Ottn wn, :=il LE NATIONALISTE Ç Le Nationaliste est le plus intéressant et le plus répandu des journaux du dimanche.A coté des articles politiques et littéraires, des nouvelles et des comptes rendus sportifs qu’ils vous donne, vous trouverez toujours une amusante page de caricatures.Ç C’est avant tout, comme son confrère le “Devoir”, un journal de combat.Lisez le “NATIONALISTE Vous ne vous ennuierez pas.» =S PARC DOMINION LE PLUS GRAND LIEU D’AMUSEMENTS DU CANADA LA LUTTE CONTRE LES FLAMMES Prix spécial pour la Fête de la Confédération et dimanche J,"J cents.Grande parade des appareils à incendie — Fête de la Confédération.5 GRANDS ACTES — THEATRE DE VAUDEVILLE — 5 GRANDS ACTES.- K) CENTS - ATTRACTION TOUTE SPECIALE M.et Mme Bernard Begue.de la Metropolitan Grand Opera Company.New-York, chantant avec le FANFARE VANDER MEERS-CHENS^ tous les après-midi et soirs, TOUTE LA SEMAINE PROCHAINE.PIQUE-NIQUE DES FACTEUR RS — Au profit, du fonds de secours.SPECIAL POUR SAMEDI ET DIMANCHE SOIRS.Grand diier à table d’hôte .75 cents ADMISSION AU PARC.10 cents.DEPUIS 125 ANS PIPER-HEIDSIECK Est.le Premier des CHAMPAGNES LAPORTE, MARTIN R OIE, Limitée, Agents, Montréal.Lisez le “Nationaliste” de demain.* / EE DEVOIR, Samedi, 1er Juillet, 1911.v LE PANAMA Rouvier n'a pan eu une apothéose roimiia Bcrteaux ; il n, malgré tout, une assez bonne presse.On sentait du l'admiration même rhez ceux qui rappelaient les épisodes les plus scabreux de cette vie.Quel ft-plomb ! yuel tempérament ! Quel magnifique cynisme I Vous rappelez-vous comment il se campait à la tribune Pour déclarer qu’il avait fait des affaires et qu’il s’en vantait ?Vous sou/e-nez-vous de la façon dont il fouaillait les députes révoltés qui feignaient d'être effarouchés dans leurs sentiments d’honnêteté ?“Oui, leur disait-il, j’ai reçu de l'argent du Panama, mais, si je n’en avais pas reçu, vous ne seriez pas ici.” ¦ lamais, en effet, on n’avait revendiqué ses actes avec plus de crânerie, expliqué à ces représentants du peuple qui doivent tout aux fonds secrets, que la vénalité et la corruption sont les bases du régime actuel.Au moment du Panama, si on avait dit que Rouvier serait de nouveau ministre, puis président du Conseil, tout le monde aurait poussé les hauts cris.Rouvier paraissait un homme fini, un homme fichu, un homme à.la mer.Il en était de même de tous ceux qui ont été mis en évidence alors d'une façon plutôt fâcheuse.Je me rappelle qu'un soir le bruit a' ait couru dans Paris que Clemenceau, voyant sa vie brisée, s’était brûlé la cervelle.On mobilisa tous les reporters pour aller aux nouvelles.Clemenceau reçut ces visiteurs, et se montra plus gouailleur encore que de coutume : "Vous venez me demander si je suis mort, vous 'constatez qu'il n’en est rien et que je n'ai pas la moindre envie de mourir.” Ces gens avaient de l’estomac; ils connaissaient surtout leur temps ; ils savaient l'heure qu’il est.Ce fut leur Force.Il est puéril de tout mettre sur le rlos de l'immoralité profonde du parti républicain.A l’éfioque des incidents de Tanger, ces homme» de la Dfoite, qui ont sans cesse à la bouche le mot d’honneur na tional, qui se regardent comme les re présentants des traditions des ancêtres, ne juraient que par Rouvier, ils regardaient Rouvier comme un demi-dieu.Bans lui nous aurions été anéantis, hachés comme chair à pâté, piassés au fil de l'épée.Un désobligeait véritablement ces hommes d’honneur quand, à propos de leur idole, on évoquait Panama devant eux.Le Rouvier, dernière manière, était plus qu’uu bon garçon; c’était une bonne fille avec laquelle la vio serait toujours agréable et tranquille.Avec elle, on pourrait toujours aller aux courses, s'amuser et gagner de l’argent à la Bourse.Pourquoi faire de la peine ù cette bonne fille?Elle n'a pas l’ombre d’animosité contre personne.Rouvier était effectivement un homme sans rancune.Je me suis ' trouvé souvent à côté de lui à la buvette de la Chambre.La première fois, j’étais plus gêné que lui de tout ce que j’avais écrit sur lui.L] m’expliqua un jour qu’il avait- toujours la colique quand il de vait monter à la tribune.On se récriait autour de nous.“Quoi! vous, Rouvier, qui devant les assemblées les plus hostiles, paraissez si à.votre aise, qui tapez du poing sur la tribune, qui foncez sur vos contradicteurs! .-—C’est la vérité.J’ai toujours eu la colique au moment de prononcer un discours.J ai trouvé intéressante cette note psj'chologique sur le “trac”.La rapidité avec laquelle des hommes politiques se sont nettoyés de la boue du Panama par la boue de l’Affaire Dreyfus est réellement inimaginable; elle montre où ce pays enjuivé jusqu’aux moelles, en est exactement.Elie souligne le ridicule de ceux qui ne veulent pas qu’on leur dise la vérité, qui veulent qu’on leur présente toujours avec des phrases déclamatoires une France qui n’existe pas, ou plutôt qui n ’existe pdus.H ne s agit plus seulement d’indifférence pour tnu ce oui «ppartient au domaine de l’idéal.Il s’agit de choses très positives qui, généralement, no laissent pas notre époque insensible.Le Panama avait touché les Français dans ces intérêts matériels qui, à re qu'on prétend, sont l’unique préoccupation de nos contemporains ; il avait réduit à la misère, ou condamné au suicide, des mill'iers de braves gens qui avaient travaille toute leur vio pour ramasser quelques économies pour leurs vieux jours.Il avait été prouvé que des reprétentants du peu pie s’étaient associés à cette spolia tion, à la condition d’en avoir Ici part.L'affaire Dreyfus avait atteint la I rance dans cette armée qui était l’âme même de son âme et la chair de sa chair.Qu’est-il resté do tant d’indignations et de tant de colères ?Du Panama, du moins, il est resté un beau livre : “Leurs Figures”, de Barrés.Ce fut d’abord le titre d’un article qui fit grande sensation.C’est devenu le titre d’un livre qui est une admirable fresque d’Histoire contemporaine- C'est avec dnc sorte de fierté que je iis, en tête de ce volume, que l’auteur m'a fait le plaisir et l’honneur de me dédier, res simples mots ; “ A Edouard Rrumlnt.ce témoignage.” C’est une grande œuvre documentaire.en effet : si la civilisation actuelle disparaissait dans quelque cataclysme, “Leurs riodu du dix-neuvième siècle que les livres do Tacite, pour nous faire compromise une phase du monde romain.Nous avions tous éprouvé le regret de voir retracer, par la plume hâtive de “reporters” ces scènes dignes d'un dramaturge commo Shakespeare, ces épisodes de la vie réelle qui dépassent les plus puissantes conceptions d’un .Balzac.Ce n’est pas la faute à personne.L’informateur de profession qui, talonné par l’heure, débordé par les événements qui se précipitent, rédige fiévreusement, sur un bout de table,le récit des faits invraisemblables qui se sont succédé pendant une crise comme celle du Panama, accomplissait déjà un véritable tour de force.0n ne pouvait lui demander do dégager ce qu'il y avait de philosophique enseignement, d’émotions intenses, d’éléments tour à tour terribles et comiques dans les choses extraordinaires dont il était l'enregistreur, le greffier presque impassible.S’il s’était mis à penser, i! aurait oublié de noircir le feuillet qu’on attendait déjà à l'imprimerie.On goûte donc une joie intellectuelle très vive, lorsqu’un écrivain de race, un psycholoque attentif et, subtil comme Barrés, vient vous raconter ce qu'il “a vu”, vous donner, en quelques traits saisissants et volontairement sobres, reçue de ce que ses yeux lui ont transmis.On ne trouverait pas un mot de trop dans ce fragment d’histoire contemporaine qui rappelle les curieux chapitres de “Choses vues”, dans lesquels Victor Hugo a fixé des souvenirs absolument personnels.Cette fois, l'ironie habituelle à Barrés n'est plus dans l’auteur lui-même, elle est dans les faits qui, selon l’expression du narrateur, sont "d'un dur relief.” 11 y a là un Rouvier entrant à In Chambre quelques minutes avant qu’on ne réclame l'autorisation de poursuivre en disant : “Qui i itc-t-on.sur les chèques ?” qui est d’une touche superbe.Il y a aussi un Arène qui n’est pas mal, quoique flatté.Les mots ont l’accent des mots qui ont été dits.Les promiscuités honteuses, les familiarités de complices qui ont longtemps perpétré les mêmes infâmies en commun s’affirment là, dans des interjections grossières que souligne encore le tutoiement : “C’est toi, Viette, qui m’as fait cela, toi !” s'écrie Jules Roche, et il jette à tous les ministres son fameux ; “Nous êtes tous des canailles !” Cela n'a pas le caractère de grandeur farouche des tragiques séances de la Convention, mais la brutalité de ces explications qu’échangent les escarpes dans le cabinet d’un juge d'instruction.H semble entendre un Gamahut, à la n'v rnuni'e.furieux contre le “copain ’ qui “a mangé le morceau’’, arrachant une minute aux gardes municipaux qui l'entraînent pour venir crier au juge : ''No l’écoutez pas, ru n ieur le iucc.c’est lui qui a refroidi le “panto” ; moi je n’ai fait que le barbotter.” Ce qui domine là, e’est l’animalité pure, l’instinct livré à lui-même, le cri spontané de la Peur.Ces gens-là ont fini fcomme ils avaient vécu : dans la pour.Au pauvre vieux moine qui réclamait la paix de sa cellule, à l’officier qui défendait son grade, au soldat qui voulait garder sa croix, Freycinet ne répondait rien.Il avait peur, peur de la “Lanterne”, peur des radicaux^ peut de tout.Les bons collègues n’ont pas donné davaïC tage de raison à eet homme qui avait été cinq ou six fois président du Conseil, qui croyait être bientôt président de la République; ils l’ont débarqué purement et simplement, romçne un pestiféré.Ils ont déposé ce cholérique dans son hôtel de la rue do la Faisanderie, comme ils l’auraient déposé dans une île déserte, et ils ont prié Burdeau de le soigner.Jamais, dans l’histoire d’aucun pays, on n’a vu un épisode qui fasse mieux que celui-là toucher le fond de l’abjection humaine; jamais rien n’a été plus complet dans le cynisme et dans l’ignominie.Jamais on n’aurait rêvé pour des lâches, pour des hommes qui n’avaient d’énergie que contre les pauvres et les faibles, châtiment comparable à celui que leur a infligé la lâcheté de leurs pareils.Edouard DRUMOKT.(La “Libre Parole'') LE BUVEUR D’AUTREFOIS NE BOIT PLUS “La vie m’est redevenue agréable” TEMOIGNAGE HEUREUX D’APPRECIATION D’UN HOMME QUI A SUIVI LE TRAITEMENT NEAL AU MONTREAL NEAL INSTITUTE.“Vous on avez fait certainement un autre homme.Je n'ai jamais vu uu changement aussi merveilleux chez un adulte 11 ne ressemble pus plus à l'homme que nous avions iinionê, qu’une citrouille à un melon d'eau.Croyez-moi, j 'éprouverai le plus grand plaisir à envoyer à votre institut tous les malheureux sur lesquels je pourrai exercer de l’influence.” Ce sont des lettres comme ccLes-ci, remplies d'appréciations élogiouaus, q»e 1* courrier apports toujours au Xeal Institute.L’homme auquel on fait allusion dans la !ott-c ei-Jessus, était une victime de 1 habitude de la boisson qui était rendue bien bas, et, fait assez singulier, la ’autre envoyée par l’ami qui réussit à le délivrer de la boisson, fut suivie d’un tribu J’éloge impression que son eerveaii a J du patient lui-même.C ’était une 'ettïe splendide, toute empreinte d'une Uncè-re reconnaissance.Le Traitement Xeal n'exige qu'un séjour de trois jours à l’Institut et à la fin de cette courte période de temps, le patient peut retourner chez lui et à sou bureau, complètement remis, i! n'éprouve plus du tout le goût pour la boisson, ses yeux sont clairs, sou cerveau dégagé.lie Traitement Xeal est éthique; — c'est un remède végétal «offensif pris à l’intérieur, sans aucune injection sous-cutanée.Ceux qui ont étudié les résultats du traitement approuvent avec enthousiasme l’oeuvre qui a rendu le bonheur à tant de foyers, sauvé l'homme d’affaires d’une ruine imminente, et permis aux buveurs immodérés de regagner la confiance de leurs patrons qui commençaient à les regarder comme des gens perdus à tout jamais.Si vous avez un parent, quelqu 'un de vos proches, ou quelqu’un qui vous est cher_ un ami ou une simple connaissance qui aurait le besoin du traitement NTeal,et qui devrait le suivre, ne retardez pas à le convaincre qu’il doit aller au Montreal Xeal Institute, 226 rue Sherbrooke Est, venez, écrivez, téléphonez Est, 459, ou télégraphiez à M.G.F.Hepburn, gérant pour retenir d'a vanee une p^ace à l’Institut, vu que les chambres et les lits sont tous occupés, mais comme le traitement est complété en trois jours, vous n'aurez pas à attendre longtemps.Toute communication strictement privée et confidentielle.TRAIN SPECIAL DU DIMANCHE DE MONTREAL A SAINT-HYACINTHE ET GARES INTERMEDIAIRES.Chaque dimanche jusqu’à autre avis le Grand Trunk Railway System fera circuler un train spécial laissant Montréal a 12.10 p.m., pour St-Hyacinthe et les gares intermédiaires.Aii retour, ce train laissera St-Hyacinthe à 8 00 p.m., pour MostréaJ, arrêtant aux gares intermédiaires.Marché de Montréal INDUSTRIE LAITIERE FROMAGE De l’Est.Ile 1-8 à 11c 1-4 De l’Ouest.Ile 3-8 à lie 1-8 BEURRE Crémerie (Nouveau) 22e à 22e 1-2 PRODUITS DE LA FERME OEUFS Strictement â la coque .21c 1-2 à 22e 1-2 Oeufs, No 1.ISe 1-2 à 19e 1-2 Oeufs, No 2.17c 1-2 à 18o MIEL Blanc.Ile à 13c Brun.8c â 10c Blanc coulé.07c à 08o Brun coulé.flfio à 07e PRODUITS DE L’ERABLE Sirop d’érable on botte.7c à 7 l-2c Sucre d’érable, la livref Sc 1-2 à 9c 1-2 HARICOTS Le boisseau.$1.80 à Î1.85 Au wagon.1.70 à 1.75 POMMES DE TERRE Green Mountain, au wo- gon.SI .20 à $1.25 Patates canadiennes ( nouvelles) la poche .$2.00 Patates américaines ( nouvelles) le baril ., .S6.50 à $7.00 X.E FOIN Extra No 2 .$12.00 à $12.50 Ordinaire, No 2 ., .11.00 1.11.50 Xo.3.10.00 à 10.M> Luzerne, mixte .f , , 9.50 à 10.00 Luzerne.7.00 à 7.50 LE MAIS Mais américain, N'o 3, jaune, à .62 1-2c à 63c L’AVOINE Canadienne.No 2, de l’Ouest .41 l-2c à 41 3-4c Extra No 1, pour fourrage.Xo 3, de l'Ouest .Blanche, No 2.Blanche, Xo 3.Blanche, No 4.LA FARINE Manitoba, patentes blé de printemps, premières.$5.30 Secondes.4.80 Patentes, blé d'hiver , .4.60 à 4.75 Manitoba, forte.4.60 Straight rollers, 90 pour cent.4.10 à 4.25 Straight rolers en sac 1.85 à 2.00 Extras .l.GO à 1.70 " “SUES DE BLE 40 3-4c à 41c 40 1-tc à 40 l-2c 39 3-4c à 40c 39 l-4c à 39 l-2c 38 1- lc à 38 l-2c Recoupes ¦ * • • 24.00 Son de Manitoba .21.00 Recouoes 23.00 Moulée pure 30.00 Moulée, mêlée .25.00 à 2S.00 AVOINE ROULEE Avoine roulée, le baril $4.55 Ax-nine roulée, le sac.2.15 Maïs roulé, le baril .$3.00 à ?3.10 LF.BETAIL A MONTRE Al Jeunes bœufs §6.00 à $6.50 Vaches .4.25 à 5.50 Taureaux .T.50 à 5.50 Moutons .4.00 à 5.00 Agneaux .1.00 à 5.00 Pores .7.25 à 7.75 Veau x .2.00 à 7.00 La récolte dans l’Ouest ; La grève serait terminée Nelson.C.A., 1.—On dit que les mineurs de l'Alberta et du Crow’s Xest en sont venus à une entente avec les patrons.Ceux-ci auraient offert une augmentation de 7 pour cent, et auraient fait d’autres concessions importantes.On s’attend à ce que la fin de la grève soit annoncée vers le commencement de la semaine prochaine.La dificulté vient surtout de la question des salaires; mais on en profita pour mettre de l’avant la question du travail libre.Les patrons avaient, après la conférence de C'algary le 2 mars dernier, offert 5.55 pour cent do plus.Actuellement, les salaires minima sunt de $3.00 tandis qu’au Montana ils Le rendement, cette année, promet d être des plus abondants ; on compte déjà, sur au moins 200 millions de mi-nots.Ce sera la moisson la plus abondante dans l’histoire du pays, et tout semble devoir corroborer cette heureuse prophétie.I.n effet, la superficie sous culture, cotte ann-.-e, est de beaucoup plus étendue que par les années passées.D’au-tre part, ]a température a été tout à fart ideale.11 faudra une armée de 35,-000 à 40,000 hommes pour en faire la moisson, et déjà l’ouest canadien jette i un i egard vers l’est, pour l’aide qu’il lui faudra.La province de la Saskatchewan seule, on nous l’annonce officiellement, aura besoin de 20,000 moissonneurs.Les provinces de l’Alberta et du Manitoba en r-uui-rront autant.Les chemins de fer, sans dont mseront comme Par les années passées, des excursions de moissonneurs dès le commencement du mois d’août, et comme les gages devront être élevés, nécessairement grand nombre de jeunes gens sans doute en profiteront pou.visiter ce merveilleux pays de ” tout en faisant un ¦\,so ^ instructif et rémunérateur.avenir la fois sont de $3.80.C’est ce salaire ou à.peu près que réclament ks grévistes.Il est rs Figures” seraient aussi mineurs dans l’Alberta qui ne reutiles pour reconstituer la dernière pé- i covalent que $2.50.Club Mont-Royal Dimanche.]e Club Ouvrier Mont-Jfoyal tiendra une grande assemblée publique dans le sous-sol de l’église de Rosemont, à 2 heures de l’après-midi.Des questions importantes seront traitées.Les orateurs seront M.Alphonse 4ervdle, député, M.J.Ainev, commis sa ire de la ville, M.David Giroux, president du Conseil des Métiers et du travail de Montréal.M.R.Lvnch trésorier du Parti Ouvrier, M.A-.La-treille M.A.Lamarche, M.(iédéon Marte!, president du Club Mont-Roval f, ^ ( ¦ Tardif ex-président du Conseil des Métiers.PROVISIONS Les prix suivants nous sont tournis par la Laing Packing &.Provisions Companv.Lard pesant.Can.Short Cut Mess., baril, 35-45, morceaux Out Mess, baril 45-55 morceaux Lard clair, Canada, 20-35 morceaux, baril.Lard de flanc, pesant, baril .Lard pour fèves, gras, baril Pickled rolls, baril.Lard clair, tout gras du dos, baril 40-50 morceaux .JAMBONS 28-45 ibs.20-28 Ibs.Medium.15-19 Ibs.Petits, 12-14 Ibs.Jambons désossé, roulé, gtos.Jambons désossé, roulé, petit ., Breakfast, bacon, choisi .Breakfast, bacon, épais .Bacon, IVindsor, dos.Bacon, MMItshi re .BOEUF EN BARIL Soeur extra— 1-2 Baril 100 Ibs.Baril, 200 Ibs.Tierces, 300 Ibs.SAINDOUX PUR Tierces, 376 livres.Boîtes, 50 Ibs, net, doublure parchemin.Tinettes, 5o Ibs.Net, tinette li mitée.f.10c 1-2 Seau de boh, 20 Ibs.Xet, doublure parchemin.10c 3-4 Seau en ferblanc, 20 Ibs.brut 10c Caisses 10 Ibs.Tins, 60 Ibs.en caisse rouge, la livre .10c 3-4 Caisses 5 Ibs.Tins 60 Ibs, en caisse rouge, la livre .10c 7-8 Caisses 3 Ibs.'lins, 60 Ibs, en caisse rouge, la livre .!lc Saindoux eu carré a’une livre en caisse .lie 1-4 SAINDOUX COMPOSE Tierces, 375 livres.pc j.o Boites r ) Ibs.Xet, doublure parchemin .9c 5-S Seau de bois, 20 Ibs, net .]0c Seau en ferblanc, 20 Ibs, brut 9c 1-4 Caisses )0 Ibs, Tins, 60 Ibs, en caisse bleu.Caisses 5 Ibs.Tins, 60 Ibs, en caisse bleu .I.]0c 1-8 Causes 3 Ibs.Tins.60 Ibs, en caisse bleu.10c ]-4 Briques 60 Ibs en caisse, pqts.1 l'vre.10c 3-4 VIANDE SALEE Bacon vert, flancs.11c Bacon Long Clear, léger.12c Bacon Long Clear, pesant .10 l-2c $22.50 22.50 21.00 22.00 , 23.00 23.50 23.00 12e 1-2 14c 1-2 15c 1-2 16c 12 .15c 16c 17c 16c .ISc 16c .7.50 14.50 21.50 10c 1-4 10c 3-8 le PACIFIQUE Canadien SERVICE DE TORONTO TOUS LES JOURS A 10.45 P.M., POUR TORONTO NORD Le grand nombre de passager* qui prennent ce train est une preuve évidente de sa supériorité.L’améuage-ment le pins confortable.6.45 ».ui„ et 10.00 p.m., tous le» jour» pour la jar»* Union.M8 .n,?u'''’'?ux w“*on»-liti spacieux éclaires 4 1 électricité sont sur ces train».SERVICE DBS GRANDS LAOS Tous les jour», excepté les vendredi et dimanche.Pour faire ce inexion, partez de Montréal le jour précédant la date du dé part du navire.OLD ORCHARD, KENNEBUNK PORT, ETC.Seule ligne sa rendant directement.Wagons-iits et Salon.SAINT-ANDREW, N.-B, Les wagons-lits s’y rendent directe ment tous les jours.DOMINION DAY Entre toutes les gares au Canada, Fort et l'Eat; aussi à Détroit, et Saul Ste-Mane, Mich., à Buffalo, Black Rock, Suspension Bridge et Niagara Falls.N.Y., et aux gares du Pacitiquo Canadien dans l® Vermont et le Maine, au Prix d’un Passage simple de 1ère Classe Bon pour partir lea 30 juin et 1er juillet.Limite de retour, 4 juillet 1911.EXCURSIONS A PRIX REDUITS DE MONTREAL A Vancouver .A’ictorLa .Seattle .Portland .et retour $100.50 San Francisco 1 Los Angeles .[ et retour $115.50 San Diego etc J Départs jusqu’au 30 sept.Retour jusqu'au 31 octobre.Taux réduits pour les endroits ci-dessus.Départ jusqu'au 4 juillet.Limite de retour, 15 sept.DATE DE L'EXPOSITION DE WINNIPE6 du 12 au 22 Juillet Excursions de Colons A Manitoba, Saskatchewan et Alberta Il et 25 juillet, et chaque 2ième mardi ensuite jusqu’au 19 septembre.Billets bons pour 60 jours.BUREAU DES BILLETS 21ft rus St-Jacqucs.Tc’éphons Main 373e-8733 ou aux garce Vigor ou de la rue Wind-aor.L’année fiscale du Pacifique Canadien ELLE S’EST TERMINEE HIER ET LES RAPPORTS ACCUSERONT DES PROGRES CONSIDERABLES.L’année fiscale de la compagnie du Pacifique Canadien s’est terminée hier et les auditeurs sont actuellement occupés à préparer un état d’affaires sur lequel le prochain rapport annuel sera basé.Ce rapport, dit-on, établira un nouveau record pour le Pacifique et démontrera les progrès considérables de la compagnie.Un des faits les plus saillants qui ressort de ce progrès, c’est la construction, durant l’année dernière, de 50Ü milles do voie ferrée.La compagnie possède actuellement .10,758 mi.ies do chemin de fer.Les nouvelles lignes en construetion comprendront 1,023 milles, dont 11 milles communiqueront directement avec Montréal.De nouvelles voies seront ouvertes en décembre de Winnipeg à Brandon.La plupart de ces lignes seront doubles.Des lignes simples, la plus longue sera celle de Craven à Uolonsay.Elle aura 110 milles.La moitié de eette voie est, déjà construite.Toutes les autres voies sont de longueur moindre.Ces terrains de jeux L’Association des parcs, et des terrains de jeux ouvrira les terrains d’e coles suivants aux enfants de la ville: Ecolo Montcalm, pour garçons de 1 h.30 à 4 h.30.Ecole de la rue Berthelet, garçons et filles, de 2 à 5 p.m.Ecole Dyke, au pied de l’avenue Ash, garçons et filles, de 2 à 5 h.p.m.Terrain de jeux du chemin Hibernia, garçons et filles, de 2 à 5 h.p.m.Carré Dufferin, garçons en dessous de 7 ans et filles, 2 à 5 h.p.m., les mar dis et vendredis.Le comité espère ouvrir bientôt un terrain de jeux dans le quartier Sainte-Anne.—La campagne politique va se faire durant la vacance surtout.Pour être bien renseigné, il vous faut donc le “Devoir.” Trois mois, du 15 juin au 15 septembre, pour 50 cents.RUNK RAILWAY SYSTEM La train da 10.30 p.m., aat la train d» nuit populaire antre Montréal «t Toronto.SEULE DOUBLE VOIE FERREE •“{ro MONTREAL, TORONTO, HAMIL- ohioaooG**A rAL1‘s' DETE0IT « 7î HEURES c TORONTO “INTERNATIONAL LIMITED" l.o trnln le plu* rapide du Cannda.Quitte Montréal à 0 a.m., pour Toronto tt rOueat.QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR ENTRE MONTREAL ET TORONTO 9.00 tt.m„ 9.4 5 a.m., 7.30 p.m., 10.30 p.in, Service* d'èléganta wagon* huffet, salon et bibliothèque sur les train* du jour, et nouveaux wagons-lits Tullrntin aur le» trains de nuit.Fête de la Confédération Billets aller et retour seront vendu» entre toute* les gave* du Oanada, ainsi que pour MasRcra Springs, N.Y.Rouaca Point.N.Y., Island Fond, Vt., Swanton, \ t., et gare* intermédiaire* au PRIX D’UN BILLET SIMPLE DE PRE MIERE CLASSE Bon pour départ vendredi et snmedi.le» 30 ^uin et 1er juillet.Limite de retour, le 4 juillet.VOYAGES D’ETE A LA COTE DU PACIFIQUE En vigneur jusqu'au 30 asptcnîhr» Voyage aller et retour do MONTREAL via CHICAGO, à Vancouver, Victoria, Seattle, Portland, etc.San Francisco, Los An gelee, San Diegr etc., via lignes directes dans les deux directions .Sau Francisco, via Portland, Ore., dans une seule direction.PRIX REDUITS DE CONVENTIONS POUR LES SUSDITS ENDROITS Départ jusqu’au 4 juillet.Limite du retour, 15 septembre.I $100.50 $105.45 $115.50 Excunions de Chercheurs de Hem* BILLETS ADLER ET HETOTÜt, à’da» r
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