Le devoir, 3 juillet 1911, lundi 3 juillet 1911
I DEUXIEME ANNEE—No.153 MONTREAL, LUNDI 3 JUILLET, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS @3.00 ONION POSTALE ., « .@6.00 Edition Hebdomadaire : • @1.00 • « • « * « $1.50 ‘ $2.00 Rédaction et Adminiéhatioiu 7ia RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.«O! CANADA .» ETATS-UNIS .UNION POSTALE A Ml' A a: TELEPHONES : ADMINISTRATION.Main 7461 REDACTION'S Main-7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! ALLEZ-Y La Presse de samedi m’apporte l’attaque que j’attendais depuis huit jours.Li e.fournit en même temps la plus éloquente preuve de se - audace et de la situation désespérée où elle-se trouve acculée - ear pour essayer de m’atteindre, il lui faut se découvrir à fond et rappeler 1 attention sur l’une des plus sombres pages de sa propre histoire.Voici, aussi brièvement que possible, les faits et leur genèse- L y a sept ou huit ans un crime horrible mit en émoi toute une partie de la region montréalaise.J’étais alors attaché à la rédaction oc la raine, et par suite d’un ensemble do circonstances qu’il serait inutrle d exposer ici, je fus chargé de suivre cette affaire qui était, en dehors de mon service régulier.Je me rendis dam le village intéres-se, en compagnie d un certain nombre de journalistes.Pendant une huitaine de jours les recherches des policiers parurent vaines.Finalement, ils arrêtèrent un vieux cultivateur, beau-frère de la victime et sous le toit de qui celle-ci vivait depuis de très longues années.L’accuse iit aussitôt des aveux et prétendit qu’il avait tué pour venger l honneur de sa jeune fille, victime du mort.Les aveux furent publiés dans presque tous les journaux un vendredi après-midi, et le nom de 1 enf ant jete, avec le lamentable récit paternel, à tous les vents de la publicité.Le soir; dans le village où tout.le monde commentait l’af-taire, le policier qui dirigeait les recherches me dit que les aveux du pere étaient confirmés par l’état de la jeune fille.Je communiquai la nouvelle par téléphone à mon journal, demandant s’il fallait en faire état.A la I atne, on était extrêmement ennuyé de s’être fait enlever par la Presse, le jour même, une primeur dont je parlerai plus loin.Un me dit: haïtes, et à la suite d’un commentaire sur les aveux j’écrivis sur cette information particulière dix ou quinze lignes.La Patrie, toujours préoccupée de ne pas se laisser dépasser par la Presse, tlanqua la-dessus et sur la matière avoisinante un titre énorme.„ ^ voilà pourquoi la Presse me cric aujourd’hui: A7ous devriez etre le dernier homme à dénoncer les procédés du journalisme jaune! J attendais l’attaque: elle était commandée par l’attitude de la Presse, par 1 impasse où elle se trouve acculée.Impuissante à relever une seule de nos accusations, résolue à ne lier contestation sur aucun point de fait, /parce qu elle sait que la preuve serait aussitôt adminis-tree avec une extrême abondance, la Presse n’a plus qu’une arme • l attaque directe et personnelle contre ceux qui lui barrent la route.Ce a ne diminue pas ses torts, cela n efface pas la trace de ses souillu-res; mais cela peut, aux yeux de certaines gens, opérer une assez effec-the diversion.Idle a commencé par attaquer nos administrateurs, dans 1 espoir que la crainte du tapage les inciterait à nous prier de garder le silence sur ses méfaits.Sa tentative de chantage ayant échoua elle s’est retournée vers les rédacteurs.C’était logique, infiniment plus sensé et je ne songe pas du tout à m’en plaindre.i ‘ • • • J’attendais l’attaque, dis-je, mais nombre de gens doivent se demander pourquoi elle n’est pas venue plus tôt.Ce n’est pas l’ignorance qui a dû arrêter la Presse, le fait était public et, si je ne l’ai pas publie sur les toits—il n’y avait pas de quoi se vanter—je ne l’ai jamais contesté; ce n’est pas davantage le scrupule, puisque dès vendredi la Presse me calomniait de la façon la plus brutale et la plus évidente, dans un article qui soulevait les haut-le-coeur des trois-quarts de ses collaborateurs.La Presse a hésité huit jours, parce qu’elle savait ne pouvoir toucher a cet incident-sans éveiller le souvenir de toute l’affaire auquel il se rattachait, sans rappeler au public que les aveux du père, qui ont pour la premiere fois mis.-en cause—-d’une façon horriblement injuste la malheureuse jeune fille, qui ont provoqué l’information suivante et qui lui donnaient un cachet d’apparente authenticité, ont été extorqués à cet infortune, dans les conditions les plus odieuses, par le propre repre-sentant de la Presse et qu ils s’étalaient dans ce journal, sous la forme la plus brutale et les titres les plus flamboyants, vingt-quatre heures avant la publication de la Patrie; elle a hésité, parce qu’elle ne pouvait relever cet incident sans rappeler au public que j’ai risque ma propre situation dans la presse pour ne pas participer à cette sçene des aveux, a la»suite de laquelle le malheureux qui les avait extorques a reçu de la Presse, s’il faut en croire le récit qui courrait alors toutes les salles de rédaction, gratification et augmentation de traitement; elle a hésité parce qu’elle savait ne pouvoir remuer ces souvenirs sans rappeler aufpufblic qu’elle ne compte peut-être pas dans son histoire de pire page que cette malheureuse affaire dont ses lecteurs doivent, en effet, se rappeler,—ainsi qu’elle le dit,—puisqu’elle y a consacré pendant des semaines le plus clair de sa publicité.J’attendais l’attaque,*paree que je savais qu’un moment viendrait où la Presse se dirait: Je n’ai plus rien à perdre, je suis à ce point discréditée qu’une nouvelle averse de boue ne peut me faire de mal, tandis qu’il y a chancecque les éclaboussures atteignent mon adversaire.Allons-y donc ! Le moment est arrivé, et je ne me plains pas.Je ne songe même pas à plaider les circonstances atténuantes.Je me borne à signaler en passant, pour montrer sa mentalité vraie, que, sous prétexte de flétrir un acte vieux de sept ou huit années, la Presse s’en va de nouveau— sans la moindre nécessité et dans une période de calme complet—rouvrir les plaies que le temps commençait à cicatriser et tirer de l’ombre où la pitié populaire allait l’oublier la malheureuse enfant dont elle a plus que tout autre contribué à jeter le nom en pâture à la morbide curiosité des foules.Sans la moindre nécessité, dis-je, car elle pouvait parfaitement m’atteindre sans imprimer le plus-petit nom propre: elle a bien su de qui je parlais lorsque j’ai raconté, sans indications personnelles, l’histoire de la jeune femme que sa publicité est allée poursuivre aux Etats-Unis; sans nécessité, et elle-même le démontre, puisqu’ayant à parler d’une histoire de procès maçonnique sur laquelle j’avoue n’être guère fixé, et à propos de quoi elle veut me taquiner un peu, elle a bien soin de remplacer par un X discret le nom d’un Maçon qui ne cache guère sa qualité, qui l’affirme même dans les documents officiels.Mais les susceptibilités maçonniques la préoccupent évidemment plus que le respect de là jeune fille en champion de qui elle essaie pré-ïentement de se poser.* * * J’ai délibérément couru au-devant de l’attaque d’aujourd’hui, estimant que ce ne serait pas payer trop cher le droit de travailler à protéger le publie et mes confrères contre les méthodes d’un journalisme dont j’avais pu apercevoir les lamentables dessous.J’aurais pu comme d’autres trafiquer de ma plume et payer d’un silence complice mon immunité personnelle, mais j’ai estimé que la besogne serait trop basse—-comme jadis j’avais estimé trop basse, malgré des faiblesses dont je ne prétends pas être plus qu’un autre exempt la besogne pour laquelle la Presse récompensait ses représentants.Je n’oublierai jamais la terrible semaine que j’ai passée alors avec mes confrères de la presse montréalaise; je,n’oublierai pas les courses fiévreuses, les nuits presque blanches, les récits faits à trois et quatre heures du matin pour des journaux qui craignaient toujours d’être dépassés par le voisin; je n’oublierai pas l’angoisse qui nous tenait devant ce point d’interrogation: Que dois-je à mon journal?jusqu’où puis-je faire écho aux récits qu’on m’aipporte?Je n’oublierai jamais non plus 1 accent de souffrance avec lequel mes camarades me racontaient—je n’avais pas encore vu de près ce service—le travail qu’ils avaient dû faire dans telle ou telle autre circonstance.Lorsque j’eus un sursaut de dégoût, l’un de mes confrèrevS de la presse anglaise vint me dire : Vous avez bien fait, mais je ne sais si j’aurais eu le courage d’en faire autant.Mon journal nùeût flanqué à la porte, et mes enfants ont besoin de manger! A la Patrie, où les messieurs Tarte m’ont toujours traité avec une grande courtoisie, le rédacteur en chef trouvait fort mauvais que j’eusse, en cédant à d’aussi Intempestifs scrupules, laissé à la Presse un tel avantage et une pareille primeur.• * • C’est vous, monsieur Berthiaume (vous ne trouverez pas mauvais que je vous adresse ce discours, puisque vous avez voulu tenir nos administrateurs responsables de mes articles), c’< t vous, monsieur Berthiaume,qui étiez dans cette aff re le premier et le grand responsable.C’est pour vous, c’est pour mettre un peu plus d’argent dans votre caisse, qu’un malheureux garçon qui avait du coeur, qui était né pour d’autres besognes et qui a loyalement essayé de réparer son erreur, s’est abaissé à extorquer les aveux du prisonnier; c’est parce qu’il avait vécu dans votre usine et que l’atmosphère l’avait intoxiqué, c’est parce qu’il craignait pour son pain et qu’il voyait dans l’outrance de l’information la garantie de son avenir, qu’il a pris la terrible responsabilité dont—nous le savons tous—il a éprouvé un si vif et un si honorable regret.C’est parce que vous avez d’abord ouvert cette voie, c’est parce que vous avez démontré à d’autres propriétaires de journaux que là était la fortune, e’est parce que vous leur avez inspiré la crainte d’une concurrence qui tirait de ces méthodes sa principale force ; c ’est à cause de tout cela qu’ils se sont lancés sur vos traces et qu’à leur tour ils ont commandé ou toléré de honteuses besognes.Vous avez été l’initiateur du jaunisme, dans la presse française.Il n’est pas un acte de cette catégorie, où qu'il soit perpétré, dont il ne vous revienne quelque responsabilité; je suis heureux que vous m’ayez fourni l’occasion de vous le dire.Et puisque nous sommes entrés dans la voie des confidences, j’irai plus loin.C’est au souvenir de l’affaire que vous réveillez aujourd’hui de si imprudente façon, que je me suis juré de combattre, tant que je pourrais mettre de l’encre sur du papier libre et quelles qu’en dussent être les conséquences pour moi-même, les méthodes qui nous déshonorent et sur lesquelles vous avez édifié votre journal.Il y a des années déjà, Dieu merci, que je fais cette bonne besogne et si la Providence me prête vie, je ne suis pas près de l’abandonner.Je m’y attache pour moi-même, pour me libérer de mauvais souvenirs; je m’y attache pour le public dont vous souillez l’imagination; je m’y attache pour mes confrères, pour ceux dont j’ai entendu la plainte, que vous avez courbés depuis vingt ans sous ce régime et qui n’osent protester parce qu’ils n’ont pas de tribune ou que leurs enfants ont besoin de pain.Je dis sans doute la révolte du public, mais plus encore peut-être celle des esclaves blancs (pie vous avez condamnés à de si lamentables besognes.Je parle pour les pauvres diables, pleins de coeur souvent, dont les bonnes gens disent: C’est déplorable ce qu'ils font, et M.Berthiaume ne tolérerait pas cela, s’il le savait! mais dont vous savez bien, vous, qu’ils font ces besognes parce qu’on les leur commande et parce-que ça rapporte à la caisse.Et je continuerai.Vous êtes riche, monsieur, vous pouvez faire écrire ce qu'il vous plaît et dresser contre ceux qui vous déplaisent les plus basses calomnies.Vous pouvez me faire traiter de pornographe et mêler mon nom à des histoires d’exploitation de lettres féminines avec lesquelles je n’ai eu rien à faire; mais vous n’êtes ni assez riche ni assez puissant pour nous fermer la bouche.Et, quel que soit le prix dont je doive payer cette campagne, je le trouverai modique, si je réussis à dégoûter un peu le public de votre régime, si je réussis à épargner au plus modeste de mes confrères quelqu’une des tristes besognes qui ont fait votre fortune.Allez-y, monsieur, allez-y sans gêne.Orner HEROUX.BILLET DU SOIF SÉVÈRE AVERTISSEMENT La réponse ! de Rodolphe Ne vous fiez jamais aux gros titres des journaux ministériels.“L’hon.M.Lemieux répond à M.Bourassa,” lisait-on ce matin en tête de la première page du journal qui reçoit $45,000 du trésor public.On s’marrache la feuille entretenue pour voir ce que M.Lemieux répond à M.Bourassa.Les oppo-sitionnistes sont piqués de curiosité, les ministériels sont triomphants.—Ah! vous croyez que Lemieux ne répondrait pas, disent ces derniers, la voici sa réponse, hein regardez: “l’hon.M.Lemieux répond à M.Bourassa.” Voyez vous! —On voit bien le titre, mais on ne trouve pas la réponse, intervient un jeune qui finit de lire le compte rendu de l’assemblé des Plessisville.—'Comment, il ne répond pas! —Parce qu’il ne répond pas, tout simplement.Lisez.Les ministériel lit, et nous lisons avec lui : “11 m’a défié d’aller à Papincauvü-le ea assemblée contradictoire.“Mais il savait, bien, ce monsieur, quand il m’a défié que j’étais engagé que je devais parler ici aujourd’hui.Et dans l’ordre hiérarchique^ une ministre de ia Couronne ne passe-t i! pas avant un simple député?“En outre, quand on veut combattre, loyalement, quelqu’un, ou no l’invite à venir chez soi; on se rend sur un terrain neutre Tl est plus facile, vous le savez, de démolir que de cous truire.“L’oeuvre du “grand” chef est une oeuvre de démolition.“tju’a-t-il fait d’autre chose depuis 15 ans.” Mais que diable est-il malade.! La hiérarchie, le terrain neutre, qu’est-ce que cela sinifie, maugréa le ministériel.Si au moins il invitait Bourassa à le rencontrer quelque part.Et ce bon ministériel a raison.Quand un homme porte une accusation qu'on l’invite à prouver, son premier devoir n ’est-il pas de faire la preuve requise?La hiérarchie est-ce que M.Bourassa ,député fédéral, a invoqué ce prétexte de parvenu quand M.Turgeon, simple ministre provincial, l’a défié dans Belleehasse?Et le terrain neutre?Est-ce que M.Bourassa a fait tant de cérémonies lorsqu’on lui a offert la lutte dans Belleehasse, cette serre chaude ministérielle dont le patronage d’un côté et la désorgan’ tion des adversaires de l’autre avaient fait un fief imprenable.M.Lemieux est tout simplement ridicule.S’il a réellement envie de rencontrer M.Bourassa, il sait comment s’y prendre._________ J.A Sur le Pont d’Avignon.Ses menaces de chantage ayant raté, ia commère du coin parle déjà d’abandonner ia partie.Elle ne se bat pas longtem|>s pour la gloire, pas même pour sa réputation.M.Gouin parti depuis deux mois est revenu.Il doit être reposé.La ville de New-York fait une guerre acharnée aux pétards.Ça n’est pas une place pour les démonstrations Laurier.Le succès du club David à Maisonneuve n’est pas encore assuré.Le Canada écrit que les amis de Québec qui sont venus à l’assemblée de Plessisville sont retournés enthousiasmés.Ces amis c’était M.Jos.Turcot, député du comté de Québec.Et l’on sait si M.Turcot a l’enthousiasme facile.Sir Lomer Gouin nous informe que la deuTîbune journée dos fêtes du couronnement, Sir Wilfrid Laurier a été le héros du jour.Rien que le deuxième jour et encore aptes le roi ! mais n’est malheureux.Rodolphe est obsédé.Après avoir remercié les électeurs, il ‘‘s’attache à démasquer M.Bourassa” nous dit le “Canada”.Il faut toujours que Rodolphe s’attache à quelque chose.Monsieur Tïéroux, Je déclare tout net que je vous en veux à mort! Vous m’avez joué un sale tour! Comment! vous écrivez des articles pornographiques, et vous imposez à ma prose, depuis des mois, sans m’en avertir, le dégradant voisinage de vos immoralités! Vous qui me savez un honnête homme, marchant le front haut dans les sentiens de la plus austère vertu, vous avez, abusant de mon esprit simple, de mon coeur naif, de ma conscience pure, — car je ne me suis jamais aperçu de rien,—vous avez, dis-je, compromis à plaisir ma réputation d’écrivain respectable et irréprochablement modéré dans les tenues! C’est honteux! Et si je prends encore une fois la plume pour écrire dans celte feuille à déjections, c’est afin de vous lancer mon dégoût à la face! Quand vous m'avez invité â collaborer an “Devoir”, j’ai accepte, croyant entrer dans une maison de bonne famille.Je suis aujourd’hui fixé! Je vous connais personnellement.Vous ne m’avez pas encore prête de mauvais livres; mais je suis maintenant convaincu que votre bibliothèque en est remplie.Autrement, où puiseriez-vous les mots obeenes qui vous viennent à la bouche comme l’eau jaillit d’une source naturelle?Dégradation! Quel monde avez-vous donc fréquenté?Monsieur Héroux, vous vous commettez certainement avec des gens indignes d’estime, au langage, déplorable, pour ne pas dire abject! Faites attention.En votre qualité de journaliste catholique, vous avez charge d’âmes, et si vous salissez les jeunes imaginations, si vous faites saigner le coeur des mères, le mal que vous accomplissez ici-bas vous sera rendu au ciel! Lisez les Evangiles: vous y verrez que Notre Seigneur n’a parlé qu’avec douceur aux Scribes et aux Pharisiens.l\ les a traités d’hypocrites et de fourbes, •— qui sont des adjectifs charitables.Il a fouetté les vendeurs du Temple en leur disant des paroles invitantes.lmitcz-lc.Surveillez vos expressions, ou il vous arrivera malheur.“Buttez au mot, mais passez Imcu la chose.” c’est ainsi qu’on agit en société polie.Ne qualifiez pas de vendue une femme qui se vend, mais dites: une douce personne se prêtant aimablement à ses fantaisies et à celles des autres moyennant une légitime compensation.Exemple sur lequel vous prendrez modèle ci l’avenir.De cette façon, les gens visés par vous croiront à des féli citations, tout le monde sera con tent, et vous passerez pour un écrivain bien élevé.Que si vous continuez votre infâme metier de démolisseur de reputations, cl persévérez à tirer vos épithètes des bas-fonds dm répertoire pornographique; que si vous ambitionnez le triste, honneur de déshonorer notre pays d’un nouveau Zola, Monsieur Héroux, je vous le répète, je vous lâche tout de suite! A bon entendeur, salut! ALBERT LOZEAU.AU MILIEU DES VIEUX M.Henri Bourassa, accompagné pai Thon.J.Prévost et M.Blondin, M.P., va revoir ses anciens électeurs.Qui lui offrent la candidature au mandat fédéral Tout de même il est obligé d’avouer que Bourassa a un idéal : Il (Bourassa) a cherché à pousser la jeunesse vers cet idéal que la minorité doit gouverner la majorité.Et l’idéal do Rodolphe Lemieux, lui, c’est l’écrasement des minorités par les majorités.Question de nombre.Que dirait-il si quelqu’un venait lui faire ce raisonnement : ta Camille, mon cher Rodolphe, ne compte toujours bien que pour une dans l’armée, minis-tëëjelle : donc sois content de ro que tu as et cesse de tout prendre pour elle.Lorsque Bourassa a voulu soulever “ma” race, dit Rodolphe.Il n’y avait plus que ça qu’il n'avait pas pris.Ah ! limites Non.bien par exemple il y a des : être de la rare de Rodolphe ! •Tamais ! Jamais'! “Bans la hiérarchie politique” s’écrie Rodolphe en se bombant les joues et les flancs.Ola ressemble diablement à ‘‘l’heure sonnant pour son fils au cadran des âges”, du même personnage boursoufflé.Et c’est trop solennel pour ce temps de chaleur, suffoquante ! Laisse nous rire Rodolphe.Le haut commissariat SIR SIR EDWARD MONTAGU ON PARLE CLOUSTON ALLAN.Londres, 3.— La “Daily Express” dit que le choix d’un successeur à Lord Strathcona se posera soit sur 8ir Edward (Houston, soit sur Sir Montagu Allan, do Montréal DEMAIN Le “Devoir” publiera un article de M.Monk sur la Conférence IrnpérjAMe 1911.AMIS LES ELECTEURS ANGLAIS AUSSI BIEN QUE CANADIENS-FRAN-CAIS APPLAUDISSENT SES DECLARATIONS SUR LA QUESTION DE LA DEFENSE IMPERIALE.S’il voulait seulement dire oui ! Tel est en résumé le sentiment des électeurs de La b elle a l’égard de leur ancien député, M.Henri Bourassa, S’il voulait seulement dire oui, c’est-à-dire, s’il voulait se présenter.(“est à quoi songent tous les gens de là-bas quand le cours des choses ramène leur esprit sur la politique.Car l’on avait à peine franchi les limites du comté samedi que tous ceux qui montaient sur les convois cherchaient d’abord des gens de k ville pour savoir s’ils n'auraient pas entendu dire que M.Bourassa consent irait à retourner à Ottawa.Ah ! s'il voulait, pourtant, ça serait vite fait, remarquaient tous ce.-; braves gens.L’assemblée de samedi on tout cas, montre bien que le chef nationaliste.n'a rien perdu de son prestige et de sa popularité.La physionomb de l’auditoire était intéressante à suivre pendant les discours.Les vieux, les jeunes, tout le monde semblait animé de la même ardente admiration, pour le représentant de l’idée qui correspond si bien à leurs aspirations.L’on nous avait dit que les auditoires de Labelle n’étaient guère démonstratifs.Ils ont; donc fait exception samedi car 1 assemblée a été très vivante.M.Cousineau, M.Blondin, M.Prévost, M.Bourassa ont été maintes fois applaudis et surtout écoutés avec une attention que l’on rencontre rarement dans les assemblées en plein air.Le cas du député-peintre Lanctôt mis en relief par M.Blondin n’a pas convaincu l’auditoire que M.Laurier et ses amis ont bien fait d’approuver ce détournement des fonds publics.En pays de colonisation, la colonisation est un sujet qui s’impose et l’hon.J.Prévost l’a traité avec grand succès.montr M.Bourassa qui a parle surtout do l’autonomie a parfaitement doré qu’il n’a pas changé d’opinion depuis 1902 et qu’il serait encore avec Laurier sur cette question du moins si on février 1909 le premier ministre qui venait de faire élire ses candidats au cri autonomiste, n’avait accepté, hors la connaissance du Parlement, ce qu’il av-a.it repoussé en 1902 et 1907., M.Bourassa a répété en anglais par courtoisie pour les électeurs anglais présents, la doctrine nationaliste en matière de défense et l’électorat anglais l’a applaudi avec autant et peut-être même encore plus d'enthousiasme que nos compatriotes Canadiens-français.M.Rodolphe Lemieux nous a semblé très connu dans la région : personne n’a même songé à demander s’il était venu.—“Tu sais bien, disait un brave homme, que efts gens-là ça .se montre rien qu’au bout du fouet”.La simple mention de son nom par M.Bourassa a provoqué le même sentiment que l’on constate chez les députés ministériels quand ils parlent du ministre des postes derrière le rideau.S’il voulait seulement dire oui ! On a voulu le lui faire dire lorsqu'im-médiatement après son discours on lui présenta une requête le priant d’être candidat aux prochaines élections fédérales.Et les acclamations qui ont souligné la lecture de cette requête montrent bien que les chefs n’exagèrent pas quand ils répètent : S’il voulait seulement dire oui ! L’assemblée a eu lieu à deux heures sur la place do l’Eglise où l'on avait érigé une estrade ombragée par quelques érables.Lorsque les orateurs arrivèrent accompagnés par le Dr Mackay, la foule applaudit chacun d eux avec enthousiasme.On remarquait dans 1 auditoire bon nombre de compatriotes du comté de Russell, presque tous les professionnels de la région avoisinante des citoyens de Montréal, Hull, St-Jérôme, Joliette, etc.L’auditoire comprenait au moins trois mille et peut-être quatre mille personnes.I,’assemblée commence à 2 heures Un dragueur sombre QUATRE HOMMES QUI ETAIENT A BORD ONT DE LA PEINE A ECHAPPER A LA MORT.8a int-Andrews, 3.— Il y a eu une alerte ce matin à 1 heure 30.dans le port, quand un dragueur de la L'ompa gnie des drogueurs Dominion a sombré sombré soudainement.11 y avait quatre hommes à bord, et ils n’ont échappé qu'avec beaucoup de difficultés à la mort.Tout a été perdu.Il s’est produit une explosion dans les cabines sous la pression de laquelle le toit s'est soulevé, et des pièces de bois ont été tor ducs.Lo gardien do nuit était allé à la côte en canot, pour ramener quelques hommes, qui étaient sur le quai, au moment où la chose s’est produite.On fait venir de Yarmouth, N.-E., un équipage de sauvetage.Retour des troupes canadiennes ELLES SONT ACCLAMEES AU MO MENT OU ELLES QUITTENT LONDRES.T.ondres, 3.— Une foule considéta-blo a acclamé les troupes canadiennes qui ont assisté au couronnement, comme elles quittaient Euston Station, pour s’emgarquer à bord du paquebot qui les ramènera au aCnada.La musique des Gardes Ecossaises a joué quelques morceaux.L’Ecole des Hautes Etudes Les pouvoirs des membres do la Commission de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales expireront demain.Ceci nê'ossitera la nomination de nouveaux commissaires.DEMAIN Le “Devoir” publiera une lettre de France de son correspondant spécial, M.-Denais.Le Dr Mackay, do Papineauville, préside.IJ présente, M.Cousineau au candidat nationaliste dans le comté à la dernière élection.M.Cousineau remercie d’abord les électeurs de Papineauville pour la belle majorité ’ qu’ils ont donnée (une voix: parce que vous étiez game!) aux dernières élections bien qu’il n’ait fias eu le temps de visiter la paroisse.11 comprend qu’en votant en si grand nombre pour lui on a surtout voulu rendre hommage aux principes semés dans le comté pur M.Bourassa et dont il so trouvait le défenseur en cette circonstance (applaudissements).8i V’on s’est montré si fier de l’enfant de Labelle en cette occasion-là il no doute pas que maintenant que M.Bourassa, par ses luttes, ses succès, est devenu une force et une gloire nationales, Labello lui prouve de nouveau l’attachement et ia fidélité aux principes qu’il défend.(Applaudissements prolongés.) M.BLONDIN est déjà connu par toute la province.L’auditoire applaudit lorsque le président le présente à l’assemblée.A mon désir de témoigner par ma présence ici mon estime pour M.Bourassa, se joignait, dit M.Blondin, la «curiosité d’entendre M.Lemieux, (rires).Vous voyez comme je suis puni: M.Lemieux n’y est même pas (rires.— Plusieurs voix: Il n’est pas assez brave pour ceia.) M.Blondin rappelle l’origine du mouvement de protestations contre le gouvernement (louin.C’est l’histoire qui se répète.Les gouvernements qui abusent de toutes leurs forces finissent par provoquer les réactions d’où sortent les groupes qui, petit à petit, s’imposent à l’attention publique et finissent par commander aux gouvernements du lendemain.Il y a quinze ans M.Laurier disait que les gouvernements qui duraient trop longtemps tournaient irévitablement à la corruption: Tl ne le dit plus aujourd’hui parce que la sentence l’accuse trop three-tement.Mais, si jamais un gouverua-ment a été corrompu, r ’est bien le sien.Inutile de vous refaire l’histoire de tous ces scandales révélés depuis cinq ou six ans: péculats de sommes énormes, patronages énormes distribués aux amis sans aucun égard pour l’intérêt du pays, domaine publie sacrifié au profit de quelques favoris.Bornons-nous au scandale le plus récent, celui dont un député de la chambre des communes a été le héros.Pendant trois mois, les employés du gouvernement à Sorel ont travaillé à la maison du député de Richelieu sans la permission du surintendant des tra-vaux et pendant ces trois mois, c’est le gouvernement qui payait (honte.) Vol là le fait principal.La population de Sorel qui voyait ce qui se passait a fl ni par s’émouvoir et elle nous a mis ,au courant des faits.J’ai dénoncé M.Lanctôt (appls.) et malgré que l’enquête ait souvent été bloquée par la majorité du comité d’enquête, il a ét-'î prouvé que tous ces faits étaient vrais M.Lanctôt a donné pour excuse de sa conduite qu’il avait remboursé le gou-vornement.Oui, quand il a commen -é à so rendre compte qu’il allait être dénoncé.(rires).Son premier remboursa-ment ne comprenait cependant pas h» prix dos peintures employées.Il a fallu un deuxième avertissement pour lui faire payer cotte dernière somme, et encore les deux remboursements ne couvrent pas tout ce que la peinture de i:t maison do M.Lanctôt a coûté au pays.Le remboursement de M.Lanctôt es,: basé sur un mémoire censé tenir compte du temps fourni chez lui par les ouvriers du gouvernement.Or, l’un des ouvriers qui figurent sur.ee mémoire pour il5 jours d’ouvrage chez M.Lanctôt, est venu jurer qu’il a travaillé a i moins huit semaines, (ah! ah!) ,T’ai vu la maison do M.Lanctôt.Un mortel ordinaire n’en ferait pas construire une pareille pour moins do dix mille piastres.Pensez-vous qu’une maison de ce prix puisse être peinturée pour trois cents et quelques piastres?(Non, honte!) Honte! Mais Sir Wilfrid Laurier approuve cela, et la majorité qui le suit aveuglément approuve cela aussi.Le vote do la chambre sur cette question sanctionne cette doctrine que la propriété publique appartient à tout dépu té qui vote pour maintenir, le gouvernement au pouvoir (honte!) Quand les choses en sont rendues à ce point, ne croyez-vous pas qu’il est temps que les hommes indépendants se liguent pour faire appel aux masses et substituer à la corruption un gouvernement honnête?D’est le but de notre campagne.M.Blondin est vivement applaudi.L’HON.J.PREVOST Los applaudissements ne prennent fin que lorsque M.Jean Prévost prend la parole.Vous souriez, remarque-t-il.Le sourire des dames me fait plaisir, celui des hommes me semble un peu énigmatioue.Vous souriez peut-être parce que Vous vous rappelez cette rencontre de St-Jérôme, où face à face, M.Bourassa et moi, nous échangeâmes de rudes coups, et vous vous demandez sans doute comment il se fait que noua sommes côte à côte aujourd’hui combattant pour la même cause.La réponse est bien simple.C’est dans cette rencontre que nous avons appris à nous connaître.Un écrivain américain disait ceci: “Laissez moi regardez dans vos yeux et je lirai dans votre coeur,” Nous noue sommes regardés en face, et nous avons com pris qu’au fond, héritier» des mèm traditions libérales nous comprenio également la nécessité de les défend pour sauver les libertés qui noua ( LE DEVOIR, Lundi, 3 Juillet 1911.MILIEU DES VIEUX AMIS (Suite à la page 2) été conquises au prix de si grands sa triflces.(Applaudissements).M.Bourassa vous parlera plus parti-rulièrement d’autonomie, .le vais vous parler de colonisation.Déa la première session de la législature actuelle, le gouvernement soumettait à la Chambre une législation ignoble sur la ' Ionisation.Jusque-là M.Bourassa et moi nous nous étions à peine parlé.Ensemble, cependant, nous sautâmes d’indignation et nous comprimes alors que le bonheur de la province exigeait la coopération rie nos meilleurs efforts pour combattre le gouvernement.(Appls.) Car la colonisation pour nous, c’est le moyen le plus puissant d*ussuror la survivance de notre race dans ce pays.C’est à elle que nous devons la vie comme peuple.Et vous devez le comprendre facilement; le beau pays que vous habitez n’a pas pas toujours été peuple rie ces maisons coquettes qui en font la gaieté aujourd'hui.Autrefois, ce n’était.qu’une vaste solitude.Un jour, des soldats et des marins y abordèrent; ohl pas des soldats et des marins comme ceux dont on nous parle aujourd ’hui, mais des -oldats dont la seule arme était une hache.Us taillèrent dans la forêt, autour de Québec d’abord, autour de Montréal et de Trois-Rivière ensuite, puis le long de l’Ottawa, et c, ’est ainsi que petit à petit la province de Que bec qui fut le berceau du Canada devînt ce pays qu’il fait si bon d’habiter.Au-jourd Ibui, cependant, la colonisation ost paralysée, et vous le savez mieux que tout autre, vous qui, chaque prin-temps, entendez la plainte du colon éconduit de son lot quand il n’est pas mis aussi en prison comme Jacob Mo rin.(Honte!) Une voix.—Vous étiez avec eux autres dans ee temps-là.M.PREVOST.— Les interruptions me font plaisir, et surtout ne m’étonnent pas.J’ai été comme mon ami.Je n’aurais jamais cru que je pouvais parler comme je parle aujourd’hui.Vous apprendrez vous aussi et vous finirez par dire que j'ai raison, (Rires tt applaudissements prolongés).Donc, continue, M.Prévost, il nous faut un systèmn de colonisation inten si-e si nous voulons survivre.C ’est ic; que, nous devons dépenser toutes nos forces, parce que c'est ici que la constitution a placé le pivot de la confédération.L’Ouest ne peut nous noyer que (ri nous négligeons ntre développement.11 y a (dace pour une population trois, quatre et cinq fois plus nombreuse que kftelle d’aujourd’hui dans la province de Qvébec.Seulement pour garder cette , population chez nous, il faut lui don-| nci vie la terre et un peu de quoi se su liven,\r pendant les premières années de défrichement, (Appl.).Regardez l’oeuvre du curé Labelle.Combien rie paroisse n’a-t-il pas réussi à créer presque seul et presque sans ressources, et dites-n'oi ce que ne pourrait pas faire, avec talus les moyens dont il dispose, un gou vernement.soucieux de sa mis-lio:.(A vpl.) Mais que pouvez-vous attendre i.Vune administration dont io ministre des Terres met sous réserve forestière \une paroisse entière établie depuis 40 ;«ns?(Rires).Ici, M- Prévost refait l’histoire de la paroisse St-Do-nat dans le comté de Montcalm, qui se ^réveilla uu l\on matin réserve forestière.Le fait dénote tant, d’ignorance qu’il est à pleine croyable,^dit M.Prévost, mais il lest pourtant vrai.L’histoiim sb répète aussi en matière de colonisation.Nous passons par les mêmes diffScmités qui arrêtèrent tout progrès sous Üa domination française rt sous la dlomrination anglaise.8ous la lomioation tramçaise, la Compagnie des Cent-Associès finit par faire du Canada Une colonie ai’exploitation, et le roi de Trance dut briser la charte île cette compagnie pour assurer te développe ment de la icoloirie.De même ^ous la domination atnglaise une grande partie du pays pesta improductive aussi longtemps quelles pouvoirs de la Compagnie de ]a Bale -d’Hudson restèrent absolus.De même, eracoreoà l’heure qu’il est, ce qui paralyse tout progrès de colonisation dans la paovince de Québec, c’est, l’influenci trop ^prépondérante de cinq à six grandes compagnies qui possèdent.à elles seules,, en concession forestière une étendue plus grande que la superficie habitée de la province.Nous sommes redevenus colonies d’exploitation.Il faut se reprendre, nies amis, et retourner à la colonisation intensive.; Appl.).Le meilleur-moyen, c ’est de se dépouiller une bonne fois de cet esprit de parti qui peut aivoir du bon dans une certaine mesure, aussi longtemps qu’il peut servir le véritable progrès national, mais qui devient un crime lorsque les chefs en abusent pour leurs propres intétêts ou ceux du parti.(Applaudissements prolongés).M.HENRI BOURASSA L’ancien député de Labelle est accueilli par une longue salve d’applaudissements.Mes bons amis du comté de Labelle, débute-t-il, depuis quatre ans, vous avez pu vous demander souvent pourquoi je vous avais quittés, pourquoi je ne revenais pas ; vous avez pu vous demander le pourquoi de ma conduite.I ne voix : nous savons que vous voulez faire fe bien du pays.( Applaudissements ).II y a eu quinze ans la semaine dernière que vous m’avez confié, mon premier mandat, j'ai cru que vous n’entendiez pas seulement ouvrir au jeune homme que j’étais les portes d'un parlement.' mais que vous entendiez lui fournir le moyen de faire un peu de bien, lui donner un supplément de ferre moi'ale pour travailler au triomphe de la vérité, de la justice et de la liberté d'opinion, que ce iiH dans l’arène fédérale ou provinciale.• le suis entré au parlement comme Soldat du parti libéral, en qui je voyais le parti de la justice et de l'idéal et parce que j’estimais que le gouvernement d'alors méritait, d’être chassé du pouvoir.A mes amis et à mes adversaires, je ¦demande si la première condition que j'ai posée eri acceptant la candidature ne hit pas celle-ci : Libéral, je resterai Un homme libre et je me réserve le droit de voter contre mon parti quand je le croirai juste de le faire ?La foule crie : Ça, c'est vrai ! Rien de plus vrai ! on s'en rappelle ! et les applaudissements éclatent de toute part.L’orateur rappelle ensuite à grands traits les débuts de sa lutte Contre l’impérialisme, sa démission et sa réélection de 1900 ; puis il retrace l’histoire de nos relations avec la métropole depuis 1900 : la conférence de 190:2, avec l’invitation du gouvernement impérial, qui voulait, sous inspiration de W.Chamberlain, remettre en débat la question de la défense impériale, et la réponse de M.Laurier, qui refusait de se jaisser entra'ner sur ce terrain ; l'attitude anti-impérialiste de M.Laurier à la Conférence de 1902 et le Congrès des Chambres de Commerce de l’Empire, alors que M, 1 .eniieux blâmait nos délégués d’avoir admis le principe "absolument faux" de notre obligation de participer À la défense de I Empire, etc.Il rappelle qu’au lendemain de cette conférence de 1902, il défendait M.Laurier contre jes conser- vateurs qui lui reprochaient, de ne pas faire assez pour l’Empire et que son attitude à l'endroit de IL Laurier a été précisément réglée sur 1 attitude de M.Laurier à l’endroit des intérêts canadiens.Et il faut remarquer que ses amis et ui ne font que répéter ce que MM.Laurier, Lemieux et Brodeur proclamaient en 190*2 et 190".Si, donc, ils méritent les anathèmes que leur ont prodigues la "Bresse”, la “Patrie' et le "Canada’’, MM.Laurier et Lemieux les méritaient alors.Si MM.Laurier et Lemieux faisaient bien, pourquoi, dénonce-t-on aujourd’hui ceux qui marchent sur leurs traces ?Il ne peut y avoir deux poids et deux mesures.( Applaudissements.) L’orateur rappelle comment, aux ejections de 1901, les candidats ministériels firent la lutte en déclarant que M.Laurier nous avait sauvés du gouffre impérialiste et comment, à la conférence de 1907, M.Laurier refusa nettement d’accepter la proposition Smartt qui couvrait précisément sa loi actuelle et l’offre de contribution directe de M.Borden ; comment, en 190S, les candidats ministériels firent de nouveau étalage d'anti-impérialisme et louèrent surtout M.Laurier d’avoir une fois encore rejeté les propositions impérialistes.1! fait l’historique de la résolution du 29 mars 1909 et dénonce les journaux qui, comme la "Gazette le "Star” et le “Witness”, prétendent qae les nationalistes ne veulent pas que le Canada organise la défense de ses côtes.11 répète qu’au contraire, ils sont favorables à cette politique et qu’ils y applaudiraient ; — mais le "Canada’’ ne dira pas cela.—Il est payé pour mentir, crie une voix, et la foule applaudit.UNE OVATION L’orateur, documents en main, continue son exposé et dit incidemment: Je vous ai habitués au cours de mes campagnes à raisonner sur des faits et des preuves.Je n’ai jamais été un grand flatteur du peuple, mais j’ai toujours eu assez de respect pour mes électeurs, j'ai toujours eu assez d’honnêteté pour leur apporter une discussion sérieuse.Ce rappel des luttes passées provoque de longues acclamations et des cris multiples: C’est vrai! On s’en souvient! Une voix anglaise domine le bruit: Come back! We will put you in again.(Revenez! Nous vous élirons encore.) On applaudit de nouveau.L’orateur, passant aux accusatioas visant les guerres de race; rappelle qu'il admire la persévérance, le courage et, le patriotisme des Anglais et qu’il souhaite aux Canadiens de pratiquer les mêmes vertus.Il ajoute qu'a-lors nous nous entendrons beaucoup mieux qu 'en leur faisant des bassesses et des courbettes.(Longs applaudisse ments).M.Bourassa revient à l'histoire du mouvement impérialiste, et lit l’arrêt' en conseil du H février 1909, par lequel nos ministres acceptaient, ce qu’il avaietn rejeté en 1902 et en 1907, ce que M.Laurier avait qualifié de cri me et de suicide.La foule crie: Honte! et l’on entend des voix anglaises qui reprennent: Shame! It’s a shame! J’ai parcouru ce comté rang par rang, et village par village, contrive l’ora teur, peur dénoncer les faute; du par ti conservateur et pour louer M.T,au rier de 1902.Serais-je digne de votre confiance, serais-je digne de l’honneur les portes de la vie publique, si je les portes de la v ie publique, si je n’avais le courage de vous dire aujourd'hui que cet homme est grand, mais qu’il vous trompe, et que personne — si grand qu’il soit, — n'a le droit, dan» le secret du cabinet, de lier sans les consulter six millions d’hommes! (Ap plaudissements répétée.).MARINE ET MILICE lorsqu'il fé’agit simplemei* »du sang da vos enfants} de Ja liberté Vie l'autoao mie du pays.Belle logique, et ypii prouveala sincérité de tous ces gè'us-là | LES TEMOIUiVACxxiS M.Bourassa attaque etnsuito ,1e ter-min de la politique provinciale, après avoir incidemment remarqué: je n mt-mtîni EUGENE BOURASSA.& CIE 631 Rue Sainte-Catherine Eét.Rodrique Sangler, Jr.256-258 Rue Saint-Jacques.Riley Hem, 505 Rue Ste-Catherine OueSt, près Peel.LA GRANDE OUVERTURE UE NOTRE VENTE A ESCOMPTE DE JUILLET A LIEU AUJOURD'HUI 15F* MERVEILLEUSES OCCASIONS! I5F BON MARCHE INVRAISEMBABLE ! Lisez ! 15F I5F REDUCTIONS INCROYABLES ! MISE EN VENTE EX TR A ORDINAIR E ! Jugez ! Et venez vous convaincre que les /marchandises annoncées ici, sont de VERITABLES occasions offertes à des prix REELLEMENT bas.RAISON D’ETRE DE CETTE VENTE SANS PRECEDENT: 48*!?Le grand changement de temperature que nous subissons depuis un mois est cause qu’un Important manufacturier s'est trouvé obligé de sacrifier à vil prix tout son surplus de stock, comprenant robes de tous genres, blouses, jupes, costumes, manteaux, etc.VOUS JNE FAITES F AS ERREUR MADAME! VOUS AVEZ DEVANT LES Tf EUX L’ANNONCE.1 Si fi * Nous avons acheté une grande partie de ces “Jobs” à des prix incroyables et nous les offrirons en vente, à des prix aussi étonnants.N’oubliez pas que cette grande vente commencera lundi, à K heures et se continuera leg jours suivants, e et champagne $2.25 TABLE No 1.—75 robes en Molle, rose, bleu pf et aussi quelques-unes en zéphyr rayé de couleurs.Valant $3,50 h $6.50.Prix de juillet.LES TROUBLES EN PORTUGAL LES MONARCHISTES SE REUNISSE NT A LA FRONTIEBE.— UN APPEL DU GOUVERNEMENT AU PATRIOTISME, POUR DEPENDRE LA REPUBLIQUE.Lisbonne, 3.— Une attaque des royalistes semble imminente.Plusieurs chefs mènent déjà campagne dans la province Traz Os Montes.Le gouvernement a lancé une proclamation faisant appel au patriotisme des Portugais pour défendre le pays contre l’invasion.Les réserves de la première division ont été rappelées sous les drapeaux et on renforce les garnisons de l’intérieur.Le commandant des troupes ro-ralistes ,1e général Coucière a, dit-$n, sous ses ordres, plusieurs milliers de soldats, il possède plu- sieurs automobiles blindées, beaucoup d’armes et de munitions.11 a fait appel aux soldats républicains et espère que plusieurs d’entre eux passeront la frontière pour se joindre à lui.Le plan du gouvernement semble être de vouloir amener les Royalistes à Busace où ils pourront les cerner et les anéantir.UNE ESCARMOUCHE Madrid.8.— Un rapport venant de la frontière et que l’on n’a pu contrôler encore, annonce qu’un combat a eu lieu près d’Oporto, au cours duquel 29 républicains auraient été tués.pas sait cependant si celle-ci a besoin d'être en bon état pour faire face à toutes leg dépenses qu’entraînent les nombreuses campagnes entreprises par le Comité Central, Le Conseil Fédéral a donc statué qu’à l’avenir la cotisation serait d’un dollar.Exception est faite cependant an faveur des cercles collégiaux dont les membres continueront à pajter une cotisation annuelle de cinquante sous.# Le Conseil Fédéral procède à l’élection d’un secrétaire-correspondant : Guy Yanier qui occupait cette charge par intérim est élu à la presque unanimité des suffrages exprimés.L’on passe ensuite à l’adoption de voeux.Le premier présenté par R.Martin du Cercle Bourget porte que le Comité Central est invité à suggérer n.i ou deux sujets annuellement aux différents groupes qui les traiteront et oom mnniqueront leurs travaux à la presse, eu particulier à la presse régionale.Sur proposition d’A.J.Lemieux, du Cercle DeLamennais, on invite aussi le Comité Central à faire les démarches nécessaires pour faire déclarer fête 16 gale le jour de la Saint-.Tean-Baptiste.Elzéar Lavergne explique oue le seul moyen do réaliser ce voeu setait de fai re signer par le peuple canadien-fran çais de§ pétitions demandant au gouvernement provincial de déclarer le 24 juin fête légale.Arthur Saint-Pierre fait adopter un TABLE No 3.—15 doz.de blouse-s en net.écru double de soie et mancho trois-quarts et aussi en soie japonaise, noire et blanche.Valant $2.95 à $3.50.Prix de juil- ^ J 55 ta-RT.t, N® 2.—240 Blouses en Linon brodé blanc et aussi blouse-tailleur en Vesting blanc et en Zéphyr carreauté et barré de ^ couleurs.Valant, $1.50 à $2.50.Prix de juillet.TABLE No 4.—89 Robes en Percale, bleu marin, avec pois blancs, genre matelot, et en mercerisé de couleurs et aussi costume, manteau et jupe en toile blanc et couleurs.Valant $6,50 à ^ $12.50.Prix de juillet.$1.95 TABLE No 5.— 219 Robes de tout genre de marchandise», telle: Robes de Molle, Robes de mousseline de couleurs.Robes de Percale, imprimées de couleurs, mais surtout les meilleures sont certainement les robes de broderie blan- CkCS che.Valant de $5.00 à $3.50.Prix de juillet , » TABLE No 6.—5 Doz.de Robes en toile éerue et aussi de couleur, bleu-péle, etc.en Zéphyr rayé de couleur.Valant $3.95 $5.00 à *6.95.Prix de juillet.ESCOMPTE VARIANT DE 10 A 50 POUR CENT SUR TOUT NOTRE STOCK DE CONFECTION Manteau de toile brodé, 52 pouces de long.Valant $14.50, 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ont amené un fort contingent de partisans du National.La température est idéale, les estrades sont bondées.On évalue l’assistance A 5,000 personnes.Les Canadiens-français comptent pour les deux-tiers.Les joueurs du National sont en forme et promettent une éclatante victoire à leurs supporteure.Ils n’ont .pas manqué k leur parole.11» ont.joué avec des champions: la défense Comme l’attaque furent toujours sur la brèche.La partie ne fut pas rude ; ce fut nne belle exhibition de notre jeu national.Les arbitres : MM.Finlayson et Kavanagh s'acquittèrent de leur tâche à la satisfaction des deux partis et du public en général.Si le National joue ses prochaines parties comme il l’a fait aujourd’hui le championnat n’est pas loin.Le Cornwall se distingua mais il manqua de courage et de fermeté vers le milieu de la joute.La clôture leur fut défavorable.Les rues de Cornwall sont, noires de monde et la foule chante et s’amuse.Les envahisseurs sont cependant pacifiques.Dans les cafés, les théâtres, les squares, on commente cette fameuse joute.Le National a une fois de plus fait mordre la poussière aux "Clots" de • loe l.ally.1ère Période Le National fait son entrée aux applaudissements de la fouie.La fanfare joue "0 Canada”’et les spectateurs entonnent en choeur.(Quelques minutes n-près la foule salue les Colts de Joe l.ally.J.a balle est mise au jeu à '¦> h.30 p.m.Uulude s'en empare aussitôt et fait une descente infructueuse.Cornwall enlève ;,u National et It.began enregistre le premier point en 45 secondes.Cornwall.1.National 0.Sur une passe de I.amoureux, le petit J-'.loi ¦gnlise les chances.Les canavens jubilent.National I.Cornwall 1.La défense du National se replie et repousse une attaque.Gagnon se loue d’un adversaire et lui enlève, la -phère.Ceci est cause que Lamoureux met un autre point au crédit de son lub.National l>.Cornwall 1.Fred Cummins est.puni pour avoir joué trop durement.Degray le suit pour la même offense.Le' Cornwall attaque furieusement mais il est repoussé dans son territoire.Eloi passe 11 Gauthier qui descend rapidement et score.Il reçoit de Fred began un ¦oup qui nécessite son transport dans a maison du club.National 3.Le Nationu .)len.Le Cornwall rude et décore la clôture tr Le Cornwall essaie en vain Cornwall ],, travaille admirablement par contre joue rop souvent, dé scorer, Les partisans du Cornwall poussent des vivats.Les hommes du Capitaine Lamoureux sont constamment à 1 attaque.fis furent récompensés de leur travail, car apres une série de passes entre Gauthier, Dussault et Lamoureux, celui-ci¦ compte sur un lancé de loin.Le Cornwall ne sait plus ou donner de la tête.Les attaques successives du National le déconcertent.Ils le sont davantage lorsque Pitre sur une passe de Gauthier prend Hess en défaut.National 5.Cornwall 2.Le Cornwall n’est fias dedans.Læ jeu est très rapide, de part et d’autre.Décarie est puni pour une offense minime.On part ]a balle devant les buts du National et les Cornwall sont prêts de compter.La période prend (in à ce moment.3àmc Période Les Nationals sont les favoris car 1 assistance à moitié canadienne-fi an-çaise encourage les équipiers de Mon Oncle par des applaudissements frénétiques.Le jeu commence lentement.Dussault fait une mauvaise passe.L.a défense, du National répond vaillamment.aux attaques vigoureuses du Cornwall.Guy Smith lance avec force dans la direction du filet, .mais un coup d épaule de Catta fait dévier la halle qui manque do démolir M.Madden.Le jeu reprend son activité des périodes subséquentes.Les hommes de McPhee tirent mal ; leur jeu manque de système.Cependant après un ralliement.Donihee ajoute dn autre point pour son club.National 5.Cornwall 3.Secours est remplacé par Duokett ; ce dernier, après une belle descente tonte de scorer, mais il manque son but, Le Cornwall semble mieux.Grand émoi dans les estrades; Je petit Gauthier qui descend furieusement passe avec force dans le filet.Eloi Dulu-de se retire et Dussault le remplace.Gagnon et Décarie sauvent les buts du National.Duckett joue une grande partie.Inutile d’ajouter que Mon Oncle I lire et l.nviolette sont à la hauteur de leur position.Du côté des hommes de Cameron c'est à.qui se distingue mit le plus.Citons entre autres les Cummings, _ Degray, R.began et.G.Smith à l’attaque; le grand White, Cameron, C.Hess sur la défense.La période se termine.Le National est devant la forteresse ennemie.si h joue sur la défense; pas un seul homme tient à l’attaque.Kingsman arrête deux coups tirés par Pringle et Lavelle.Sur une passe de Pringle, La-velle compte le quatrième point des Sénateurs.Score 6 à 4.QUATRIEME PERIODE L,e jeu début lent.Le Tecumseh veut tuer le temps et conserver son avance.Sarazin vole la balle et la porte dans le camp dos visiteurs où il perd.Durkin compte an ]0 minutes.Score final 8 à 4 en faveur dns Te-eumsehs.ILS ONT TRIOMPHE SUR LEUR TERRAIN Les Bleachers ont déclassé les Montréal à Scarboro Beach.6,000 personnes assistent à la joute.La joute National Québec vs.M.A.A.A.Québor, lor juillnt.— Sous un ciel splendide mais par uno chaleur écrasante qui a ralenti quelque peu l’ar-hee a vaincu cette nnrès-midi l’équipe deur des joueurï, le National do Qué-de la M A.A.A.par un score do 12 à 2.L’échevin I.«vigueur mit la balle au jeu et dans l’assistance on remar-oimit plusieurs citoyens distingués de Québec.La joute sans être une exhibition de tout premier ordre a été intéressante, malgré la différence dans te score qui donne une juste idée de la force îles équipes.L.a joute a été loyale et exempte de toute brutalité.Trois joueur seule ment ont été expulsés pour des offenses minimes et J.Riddell a été le seul légèrement blessé au bras ; il put continuer à jouer après quelques minutes de repos.Comme nous l’avons dit, le temps était idéal et 1,200 personnes environ assistaient à la joute.Voici la composition des équipes National Montréal mais [/Heureux est là qui veille La première période prend fin lorsque < ornwall s apprêtait h faire une char-?e.2ème Période La -a deuxième période s’ouvre sans aucun changement apporté dans la composition des équipes.Le National est i a attaquer.Eloi Dulude I.nce a deux pieds des buts Cornwall monte, mai dans une mêlée dev National, R.began .ent près de compter.Ensuite c’est au tour de (.;au-hter de manquer llne belle chance trank ( umnnns se joue de Clément et M»rW*C°UrS 61 .PnsSP rapidement à .'lark Cummins qui,compte en 5 35 mi mites.Voici quel équipes : National I.Heureux Catta Gagnon Décarie ( dément Lachapelle Dulude Gauthier Secou rs Pitre Dussault lamoureux Arbitres : nagh.Pénitencier : était l’alignement des Ruts Point l’ouvert Défense F.Cent rf At taque F.xtr Intr Rinlavson Fie Cornwall H es s Cummins Cameron •I.White F, Degan Cummins Degray R.Degan D.Smith Donihee G.Smith M.Cummins et J.Kava- W.Chronométreurs Bramley.O.l.edottx."• Fitzgibbon, Cornwall.SOMMAIRE de Hess ; sans succès ; 'ant les buts du National 3.Cornwall 2.Cornwall — R.Degan .National — Dulude .National — Lamoureux .National — Gauthier .2ème Période Cornwall — Cummins .National — Lamoureux .National — Pitre .3ème Période Cornwall — Donahee National Lamoureux t ornwall M.Cummins .National — Gauthier ., 4ème Période National — Gauthier .t ornwall — M.Cummins _ .Score final : S â 5 en fa National.Natio- ns Lafrance Buts H arding Debeaumont Point Sauvageau F.A Main Couvert Valade Lachance Defense Cooligan P.Alain “ Hamilton Moisan Sauvé Bernard Centre r ÏT_ L T.Riddell % à 1, 3 Battson, à 1.ont réclamer, che-5 furlongs : I ep- S.9.10, 11.12.13.LES CAPS ONT MONTRÉ UN REVEIL Les Tecumsehs ont du lutter fermement club de M.Bilsky.pour vaincre le Ottawa, 1.- Malgré une chaleur tor-fi le et un semblant de victoire assurée pour les Tecumseh, environ 4,000 per-•> unes se sont rendues aujourd’hui au I : rc Lansdowne, pour assister nu dé-nut do 1 équipe remaniée des Sénateurs nntre les aspirants au championngt u lo.Les arbi,ri's Murphy j Brennan sifflèrent le commencement "‘j lB ‘I l'heure fixée par les rè- glements à la satisfaction du public ipti suait dans les estrades.A la sur-r.fp générale, l’arbitre fit prendre t-on-imtssonce aux Cans d’une dépêche de I at Powers 1 informant que lleetor D tpras appartenait au National, et y 11 n* Pouvait s’aligner avec l’équipe ‘ale vu qu i! n avait pas obtenu son «“tige.Après lecture de cette dépêche ou moins embarrassante pour le local les joueurs s’alignèrent Dans 1 ordre suivant et la part ni en ça : de nasses égalise le riode s pe-succès Tecit tl^s plus tib tie eom- Capital Foley Fagan Shea Fringlo Farrazin Ashfield Butterworth Gorman Lavelle I .Gorman F.astwood tlobcrts Ruts Point Couvert s Défenses C’eut ne Attaques Extérieures Intérieures 1ère PERIODE Tecumseh Kinsman G reçu Y ea rn a q Graydon McKenzie Roxvntrec Felker Querrio M urton McGregor Du rkin MeDougal 1*8 Caps attaquent dès le début de a partie, et les Tecumseh paraissent uiiprt» d’avoir affaire à une équipe lussi bien en forme.L’attaque des I ecumseh est soutenue pendant 5 minutes devant les buts de Foley, et le nouveau gardien des buts des Sénateurs soulève les applaudissements de I essisfarsce par plusieurs arrêts sensationnels.Après sept minutes de jeu.lummy Gorman compte pour les Caps «ur une passe He Eastwood.Le jeu re-ptend avec, ardeur, avec les Indiens A.1 attaqua.Jack Shea et Fagan jouènt admirablement, mata après une série mats sterne point jouer une grande devants les ljuts Rowntree score en 5 minutes.l.a termine sans autre pour [une ou l’autre équipe seh.1 ; Capital, 1.-ème PERIODE J’"6 ,dprni m'nute «Près le commencement du second quart, Tecumseh compte son second point.Les Indiens paraissent être plus forts que dans la première période de In partie.La défense du Capital est bonne I attaque fait défaut.Tmimgeh compte son trois en 2 minutes.Foley continue à partie.Les roups pleuvent sur son filet mais il sauve tout! Narrazin fait lui aussi des exploits superbes mais reçoit peu de support.Tecumseh compte en (i minutes.Shea est mis hors jeu pour 3 minu-es pour avoir donné un croc en jambe a Greene.Shea proteste et une dispute s en suit, sur la décision de Murphy; oemt-ei est peu populaire dans la foule qui Je siffle et.cri» "Bum Referee.” Lavelle et Querrie sont envoyés k la clôture pour infractions.Murphy envoie Durkin au repos pour trop de rudesse sur Foley.Querrie compte le cinquième point des Indiens en 4.30 Quatre minutes plus tard, Querrie répète l'exploit.Score : Tecumseh, fi ; Capital, 1.TROISIEME PERIODE Au début de la 3me période, Capitals se lance A l’attaque et.après sept minutes de jeu, le travail des Sénaeturs est récompensé par un point que Lavelle enrégiatre.Score 6 A 2.T.es joueurs du Capital sont certaine-mont supérieurs aur Teeumseha dans ce nnnrt.Sarazin, Shea, Joe Gorman et Aeh&eld font des exnloits de valeur qui résultant en un troisième point pour le Capital en 5 minutes.Tout la Tocua- La dernière matinée du Parc King Edward a vu des épreuves très contestées.La dernière matinée de la réunion du Parc King Edward a réuni une assistance des grands jours.Le sport a été de premier ordre, et le président.Laurendeau a reçu les félicitations de tous pour le succès qu'il vient de remporter dans le sport des Rois.A oici les résultats des courses : 1ère course, 8200 à réclamer, chev.de 2 ans et plus : 1er Naughty Rose, lin Bergen ; 2e, Lady Hughes, 105 Cullen.3 à 2, 2 à 5 ; 3e, Orlando Lady, lit), Bauer, 8 Temps : .57.Stagathe, aussi couru.2ème Course, 8200 à ' aux de 3 ans et plus 1er, Cousin Peter, 111, Troxler, 2 à 1 3 a 5 ; 2e, Carissima, 101, Bergen 1 à, 3 ; 3e, Brendeemer, 10G, Grande, f’1 è, 1, 2 à I.Temps : 1.03 2-5.Bertha D, Lady Bass, Daniel Ogrady, l.a dy Gwendolyn, ont aussi couru.3ème course.Bourse à réclamer, clïe-Vattx de 1 ans et plus, six furlongs : 1er, J/lem Beachy, 114, Grand, 8 à 3 à 5 ; 2e, Tiger Jim, 115, Minder, 10 à 1, T à 1, 2 à 1 ; ,3e, W arden, 115, Carroll, 3 A 1, 1 a 2.Temps ; 1.L6 1-5.Nanticokè, Silk, I,aura A., I povor, ont aussi couru.4ème course.Bourse S200, steeple chase.11-4 mille : les, The King, 115, McKenncy, 6 à 5, 3 à 5 ; 2e,Giddy Girl, 1 Id, Pemberton, 3 à 1 ; 3e, Lester, L.Hayman.Temps : 2.14.Irwin I’.Diggs a été disqualifié.Seme course.Bourse 8200 à réclamer chevaux de 3 ans et plus, 4 1-2 fur-longs ; 1er, John Marrs, 113.Griffin 4 à I ; 2e, Mapleton.113, Hoffman, fia 1, 2 à.1 ; 2e, Bodkin.105,Grand ., .: 5 à 1, 1 à 2.Temps : .55 3-5.Goo- ü’00jdacre, Rusticana, Inflection, Susan, I Yankee, Lady, ont aussi couru.firme course.Bourse 8200, à réclamer, chevaux de 3 ans et plus.6 fur-longs : 1er, Ben Sand, 115, Hanover G à 1, 2 ù 1 ; 2e, Billy Fames, 107, Henry, 10 à l, 4 à 1, 2 à 1 ; 3e, E, M.Frey, 113, Carroll, 5 à 1 1.Temps : 1.1 G 3-4.Donovan, diver.King Pin.Tom Shaw, mottr Boulier, New Star, ont couru."ème Course.Bourse 8200, à réclamer, chevaux do 1 ans et plus.1 mille 1er, Dooation.105.White, G à l, 2 è 1.4 ô 5; 2c, Hickory Stick, 10G, Hoffman.4 a 5, 8 à 5 : 3e, Oberon, 107, Knight, 1 à 2.Temps : 1.43 1 1.Dr N oting, Rosebovo, Star Emblem, Bright, ont aussi couru.Sème course.Bourse 8200 à réclamer, chevaux de 4 ans et plus.L mille : 1er, Mtrdli, 112, Matthews, 3 à 1, 1 à 2 ; 2ème, Complete, 105, Irwin, 10 à I, I à 1, 2 à I.; Carcw.107, Grand, 1 à 2.Teni 1.43 3-8, Rubiola, Donaldo.Xing of the Mist, Don Hamilton ont aussi couru.Oème Oodrse.Bourse 8200 à réclamer, chevaux de 3 ans et plus, 4 1-2 furloogs : 1er, Haymarket, 113, Sim-mins, lOàl, 4 à 1, 2 al; 2e, Ynca, 103.Bergen, 2 à 1, 1 à 2 ; 3e, l'nrv Belle, 98, Hanover, 3 à 1, 1 à 2.Temps : .56 3-4.Creole, Billiard Rail.Lady llapsbttrg Columbus Flarney.Johnny Wise, Bo-nie Bee.Miss Hex ont aussi couru.Toronto, 1er.— Les Beachers ont joué aujourd’hui en grande équipe contre F alignement formidable que les Montréal leur avaient opposé.Iæs Toronto ont déclassé les visiteurs après la première période.C’est par une chaleur torride que cette partie s’est jouée.Phoebus incommoda a tel point les joueurs, que l’arbitre dut arrêter la joute a une certaine période pour leur donner la chance de se récupérer.Six mille personnes ont été témoins de cette partie, et il va sans dire que le succès des "trolley dodgers” a été très populaire, l.a faiblesse des Montréal a paru résider dans leur défense.I/attaque des Toronto se joua d’elle dans les trois dernières périodes.T.es arbitres ont paru donner satisfaction au public, 1ère Période A 3.30 p.m.précises, l’arbitre siffle la mise en jeu.l,es Torontos attaquent les premiers mais perdent la balle à George Finlayson qui passe à O’Kane.Celui-ci monte le lorrain, passe à Henry Scott, qui voyant Roberts bien placé lui fournit l’occasion de compter le premier point des Montréal.Le jeu reprend animé et rapide avec les Montréal à l’attaque.Braden frappe Henry Scott sur la tête et reçoit 10 minutes do clôture.l.a mise en échec est serrée et la balle voyage d’un bout à l’autre du terrain.Robertson est envoyé all repos pour 5 minutes pour avoir fait de "Finterference”.Dandeno joue une grande partie et passe à Kalis qui égalise les chances en 12 mins.Quatre minutes après ce succès Layden met les Montréal à l’avantage en comptant sur un tiré de côté.T.e quart se termine par le score suivant: Montréal, 2 ; Toronto, 1, shaw et Roberts sont expulsés.La chaleur incommode les joueurs.Hogan rate une belle chance et se fait expulser avec Harshaw' pour s’être caressés.Barnett score après une descente de Stagg.Une minute après Kalis répète 2ème PERIODE Brennan est appelé a arrêter un shot de Kalis aussitôt après la mise en jeu.Le home des Beachers attaque mais la defense des Montréal se montre infranchissable, Stagg passe un cross-check a Henry et ne reçoit que 5 minutes de punition à la grande surprise du public.Après cet incident ia balle descend dans le home des Torooto, et Cameron score en 12 minutes.Fred Scott se retire de la partie et on lui substitue Milloy.Après une série de passes,Barnett compte un autre point pour les Beachers.La chaleur est intense et les arbitres permettent aux joueurs de prendre un peu de repos.A la reprise du jeu Roberts tente de scorer mais B.vrno fait un arrêt splendide.Le quart est terminé.Toronto.3 ; Montréal.2.3ème PERIODE Fred Scott est rétabli de son coup de soleil et reprend son poste à l’attaque.Aspell descend la balle, mais la perd n.Stagg.F.Scott est expulsé pour avoir frappé Fyrne et immédiatement après Barnett score pour les Beachers en 9 minutes.I.e home des Montréal attaque à la reprise du jeu mais les tactiques individuelles des Irè-res Scott se heurtent sans résultat à la défense des Toronto, Barnett score en une minute sur le retour de la balle.Toute l’équipe des visiteurs se porte à l'attaque.Thompson reçoit 5 minutes de punition pour avoir tenu Cameron.Hogan suit le même chemin pour avoir donné un croc en jambe à Harshaw.Avant la fin de cette période Parks remplace Longfellow).Montréal, 2 ; Toronto, 5.4ième Période Les Montréal jouent courageusement et forcent Byme à se multiplier.Har-le succès de son équipier.Les Montréal semblent perdus.Roberts fait un essai infructueux.Kalis réussit mieux à.l’autre bout du champ et compte en trois minutes.Le gong annonce la fin de la joute.Toronto, 8 ; Montréal, 2.Les conserves V jj^ I I Importées de de légumes .CD V-/ L- CIL 1 L— Belgique.SONT DE QUALITÉ SUPÉRIEURE Petits Pois, Haricots, Asperges, Epinards, Macédoine, Flageolets.SOUPES : EN VENTE PARTOUT LAPORTE.MARTIN & CIE, JULIENNE, PRINTANIERE, CERFEUIL.PUREE DE TOMATES, POIS Ltee- AGENTS MONTREAL 1-j-n-o L A VOITURE DE LIVRAISON BRUSH $875 présente le mode de livraison idéal pour les maisens dont le commerce est étendu.Elle fait plus de pa- ours et en de temps que les voitures à chevaux ordinaires, et le coût de la voiture et de son entretien est relativement moindre.La voiture BRUSH est simple, mais parfaite; les parties sont bien jointes et elle est construite de façon à résister à l’usage et aux chocs occasionnés par le trafic.A $875 on ne peut obtenir une meilleure valeur, et les épargnes qu’elle vous fera faire vous prouveront son avantage.Si cela vous intéresse, demandez une démonstration.LES ROYALS PERDENT DEUX PARTIES SUR TROIS 5.30 | 1.25 ; 5.35 3.15 4.05 s.no 3.40 .40 .40 13.15 2.10 veur du , 2 a San- Spy- aussi Après avoir battu les Rochesters dans la partie de la matinée, samedi, les Royals ont subi deux défaites successives, l’une dans l’après-midi et l’autre hier, dimanche.La partie de samedi après-midi fut remarquable sous le rapport des coups frappés en lieu sûr, les Rochesters en enregistrant 17 et les Montréals 15.Les deux clubs n’employèrent pas moins de trois lançeurs chacun.Bar-berich.qui débuta pour Montréal fut retiré de la boite à la 3ième inning après que les Rochesters eurent comptés 5 points ; il fut remplacé par Sit-ton qui se comporta bien jusqu’à la 81 ème inning alors qu’il permit aux champions d’ajouter 6 points à leur total.Gla/.e termina la partie.I.es Rochesters de leur côté employèrent Hughes, Holmes et Dessau.Répétant l’exploit accompli la veille par Hanford, Alperman envoya la balle dans la rue Ste-Catherine à la 7ème inning et fit tranquillement le tour des buts précédé de Osborne.Les champions furent les premiers à I compter, scorant deux points dans la Sème inning et 3 à, Ja 3ème.Les Roy- ; als ne se découragèrent pas, cependant et à la 6ième inning non-seulement ils ; égalisaient le score, mais prenaient ; même, une avance de quatre points au milieu d’un enthousiasme indescriptible.La Sème inning fut désastreuse Pour eux les Rochesters accumulant assez de points pour s’assurer la victoire.Dans la partie de la matinée Duuuc I fut chargé du lançage et il s’acquitta j très bien ,de sa tâche les champions ne ! pouvant toucher que sept de ses bal- ! les.PARTIE DE SAMEDI 1ère Partie ROCHESTER Hughes.Mitchell, Holmes et Dessau; Barberich, Curtin, Sitton et Glaze.ROCHESTER Ah.R.H.Po.A.Batch II.5 Moranlf.0 Foster ss., Ward 3b.Osborne c.f.Simmons, 3b.Alperman 2b.Spencer 1b.Jacklitsch c.Holmes p.Totaux .37 9 12 MONTREAL Ab.R.H.5 27 8 0 n o o o 0 1 0 n n 1 o n o Po.A.2 3 1 2 1 0 0 1 1 4 0 0 0 0 0 Ab.R.H.Po.A.E.Moran • .5 0 1 3 0 0 Foster ss.4 n o 1 O 0 Batch r.f.4 rt 2 1 2 0 Osborne c.!1.,.*2 1 0 3 0 0 Simmons »>h.i 1 1 0 t 0 Alperman 2b .4 1 1 5 2 n Spencer 1b.3 0 0 9 n i Mitchell c.3 0 o 0 i i Manser p.•1 0 0 1 o 0 \V a rd x.1 0 0 0 0 n McMillan xx.0 0 0 0 0 n Totaux .33 MON T R] 3 ¦:ai 7 24 H 3 Ab.R.H.Po.A.E.French 2b.4 1 1 1 2 0 Yeager 3b.1 0 1 1 î 0 Miller c.f.1 1 2 0 0 Hanford r.f.3 1 n i 1 fi f* and il 1b.3 0 i s 2 1 Demmitt l.f.3 1 i 3 0 fi Holly ss., .t 1 l 3 4 0 Curtis c .1 l fi 0 fi Dubuc p.O n i 2 1 1 Les Vancouvers sont invincibles Vancouver, 2.— l es hommes de Newsy Ealonde, les Vancouver, ont encore triomphé des Salnionbellies.hier après-midi, dans uno partie fort excitante.1/C score final fut de 3 s 1.Composition dos équipes Totaux .x A frappé polit 18 6 • Manser 8 27 11 2 dans la 9è.9e.Vancouver Clark- Griffith Pickering Ions Godfrey Matheson West Fitzgerald Lalonde Carter Ariamson Allen Arbitres : Victoria.Buts Points Couverts Défenses Centre Attaques Extr Intr Ditchhurn N.-Westminster Gray Howard T.Gifford J.Gifford G.Rennie T.Rennie C.Spring W.Turnbull Wintermule F eenev L.Turnbuîl G.Spring et Cusack, de w A couru pour Mitchell clans Score par inning : Montréal .00084002x—6 Rochester.000200001—3 Sommaire.— Coup bon pour trois buts, < nrtis ; coups bons pour deux buts, Mitchell, Simmon, Alperman ; coups sacrifiés, Demmitt ; buts x-olés.Demûiitt.Laissés sut les buts, Rochester L, Montréal 2.Retirés par l)u-bue, 5, par sur halles de Dubuc ; de Manser à 2 figure par une balle lancée double jeux.Gandil.Assistance 5,000.Temps 1.50.Arbitres, Nillen et Murray 2ième Partie Rochester.023000261-14 17 5 Montréal.001125002-11 15 5 French 2b.Yeager 3b.Purtwell 3b.Miller c.f.Hanford r.f.Gandil lb>.Demmitt l.L Holly ss.Hardy c.Bridges c.Leclaire p ., Carroll p.Bailey x ., Totaux .33 2 6 27 10 0 x A frappé pour Carroll dans la 9e.Résultat par manche : Rochester.601110000 — 9 Montréal.f .010000100 — 2 Sommaire.— Home runs, Spencer, Jacklitsch, Bridges.Coups bon pour 2 buts, Alperman, Dmmitt.Laissés sur les huts, Rochester 4, Montréal 7.Jeux doubles.Holly à Gandil.But volé, Miller.Buts sur balles, de Carroll 3, de Holmes 4.Mis hors jeu par Holmes 5, par Carroll 1.Frappé par le lan-çeur, par Carroll, Alperman.Coups de Leclaire, 5 en 2-3 manche ; De Carroll 6 en 8 1-3.Durée de la partie 1 h.40 m.Arbitres, œillen et Wurray.THE MOTOR IMPORT C0.0FLI CANADA LIMITED Autrefois The Wilson Bros.Motor Co„ Limited.ENTREPOTS :-EDIFICE DU FORUM.TELEPHONE UP.600.PARC IvXNG EDWARD Le nouveau pare d’un million de Montreal.Non seulement un mais le terrain le plus accessible et le plus beau pour pique-niques fique bocage d’ormes géants.Aucune impolitesse tolérée.parc en Ci d’amusements inada.Magni- .iqu,_ réclame.Ecrivez pour avoir des conditions spéciales.Eau chaude gratuitement fournie.Cirque de chiens et J l.a Ferme j Wild & West de Hül | autres grandes pontes de Darling.| Chantecler i et Flournoy.| bV attractions NE MANQUEZ PAS DE VOIR LES PLONGEUSES.PRENEZ UNE CHAISE ROULANTE ET VISITEZ LE MIDWAY Le superbe vapeur "Duchess of York" a été ajouté à la flotte de la compagnie.Admission au Parc .GRATIS.Admission au pare Passage sur le bateau.20 CENTS.Passage sur le bateau Les"Billets du Soir” par ALBERT LOZEAU Un joli volume de cent-vingt pages.PRIX Vingt-cinq sous Pexemplaire.En vente chez ALBERT LOZEAU, 604 avenue Laval, ou aux bureaux de LE DEVOIR, 71 a rue Saint-Jacques.A Providence — Newark.010043001—9 Providence .000000020—2 PARTIES DE SAMEDI 1ère Partie A Toronto — Toronto.000100030-4 7 4 Buffalo.100110300-6 10 0 Rudolph et Phelps ; Brennan, Shultz et McAllister.2èmc Partie Toronto .001030100—5 Buffalo .000100020—3 Mauser et Phelps ; Corridon et Kille-fer, A Baltimore — 1ère Partie Baltimore.330000100—7 11 O Jersey City .001010100—3 7 0 Frock et Egan ; Frill et Tonneman.2ème Partie Baltimore.000131200—7 1 2 Jersey City .1X12100003—6 13 1 Dygert et Egan ; Mason et Butler.A Providence — 1ère Partie Providence f ., 01X10100200-3 Newark.1000003001-4 2ème Partie Providence .000200001—3 Newark.102000002—5 ^7 Pour vos ouvrages de ville PROGRAMMES, CIRCULAIRES, FACTUMS, etc., adressez - vous aux bureaux du “DEVOIR” 71aru* Saint-Jacques, Montréal.Prince et Peterson ; Lee et Mclxtan.POSITION DES CLUBS Rochester Gag.Per.21 Pc.Baltimore 42 26 618 Toronto ., .31 544 Montréal ., 30 31 492 Buffalo .28 31 475 Jersey City ., .26 35 426 Newark .25 36 410 Providence ., .24 45 348 ligne droite.Ossian gagnant finalement par une encolure.Rire aux Larmes était troisième à trois longueurs.Presight à William K.Vanderbilt est arrivé deuxième dans le Prix de Grignon, une épreuve à réclamer de sept furlogs.lightly au même propriétaire a Dans la Ligue de la Cité PARTIES DK SAMEDI A Maisons-Laffite Paris, 2.— Le Prix du Président de la République, d’une valeur de 822,000 et un trophée spécial pour le vainqueur « fourni une des courses les plus inté-1 fessante* de la saison.La présence de gmi le Prix Chéri.Les National II à Sherbrooke Sherbrooke, 2.— Los joueurs du National intermédiaire, de Montréal, et ceux de Sherbrooke, se sont rencontrés Première partie à 1 h.30 de l’après-midi, Balmoral-Mascotte.Score, 7 à 5 Sa' ! en faveur du Balmoral.Balmoral .020013010—7 Mascotte .20110010x-5 Sommaire.— Mis hors jeu, par La-flamme.8 ; par Tuero 0 ; buts sur 4 halles, par Lnflamme 2.par Tuero 0 ; jeu double, Shapiro c.f.Faucher ‘’b • Weatherhee, 2b à Waynes C ; Weather-bee 2b.à Bother 1b.Mushroom, le poulain de M.T.Bering j hier après-midi, dan» une partie qui fut donnait A cette épreuve un caractère international.Ossian, le représentant de l’écurie Rothschild, coté A 14 A 10.et Mush room ae firent une lutte serrée dans la ta plus intéressante et la qui se soit jouée à i plus Shei- pout-èt re excitante brooke.Les locaux triomphèrent par un score de 9 A 8.C Batteries Bergeron et Clément ; Upton et M of fait.Sommaire.— Mis hors jeu par Clément, 17, par Moffatt 13.Arbitre McCarthy.PARTIES D’HIER Première partie à 1 h.30, Voltigeur vs Mascotte.Partie nulle à la dixième reprise.Mascotte.1000100000—3 Voltigeur.0000010100—3 Batteries : Tuero et Importe; dément et Bergeron.Sommaire.— Mis hors de jeu, par Clément 16, par Tuero 12 ; Buts sur 4 balles, par Clément 1.par Tuero 0 ; Erreurs, Voltigeurs 2, Mascottes 4.Arbitre, McCormick.Deuxième partie à 3 heures 30, Chénier vs Richmond.Score 11 à 5 en faveur du Richmond.Chénier.0*0400000— 5 Richmond.350001020—11 Sommaire.— Mis hors de jeu par Tuck, 2.par Ashton 9 ; Buts sur 4 balles.par Tuck 3, par Ashton.L Erreurs Chénier 7, Richmond 3.Arbitre ; McCormick.Arbitre : Mct'arth lieu xi ème partie A vs Voltigeur.Score du Voltigeur.Voltigeur.Chénier , , ., Cinquente-six victimes LE PAQUEBOT ECLIPSE SOMBRE AU NORD DE L’ISLANDE.donner leur ari*.Londres, 8.— Le bateau norvégien “Eclipse” a sombré au nord de l’Islande et einquante-six personnes ont péri 000210006—fl t La date du désastre n’est pas connue et 000001200M3 l'- h.30, Chénier A 3 en faveur PARC DOMINION U Plus Grand Lieu d'Amusemsnts du Canada LA LUTTE CONTRE LES FLAMMES 15c—PRIX SPECIAL D'ADMISSION._15o TOUTE CETTE SEMAI!®, PIQUE-NIQUE DES FACTEURS Grand DnJ^.m o ,a Metropolitan tirand Opera Company, New-York rhnntan) avec la TaNFARE VANDER MEERSCHENS LES PONIES D'ISLANDE font faire le tour du parc aux enfants .100—AUTRES ATTRACTIONS.—100 ADMISSION AU PARC.10 CENTS Les préparatifs à Dublin LE ROI VISITERA VENDREDI, LA CAPITALE DE L’IRLANDE.Dublin, 3.— On a commencé A décorer les rues de Dublin en vue de ’a visite du roi Georges, qui sera ici le 7.On décorera e tilluminera A profusion Le palais sera tout transformé.Lun construit une nouvelle porte-eoehère A s nouvelle sale du banquet et toute l'a salle sera décorée à neuf.La salle 8t-Patriee, où Lord Kitchener et le eomto de Granard ont été faits chevalier* do saint patrioe, sera aussi repeinte A neuf.Vingt-sept bateaux de guerre et ctix-aept mille hommes dans la flotte qui accompagnera le roi.Jamais il nV le» agents maritimes net tiennent pa« àjvaîee^aas les eaux0irlandaiskfrCeS LE DEVOIR, Lundi, a jumei 1911.5 LA VIE SPORTIVE Dans les ligues Majeures LIGUE,''AMERICAINE A Boston *- R H E Boston.jOlOOOaflOO—2 4' f New-York.0060011)200—8 12 2 Batteries : Collins et-Nunamaker ; Ford et Sweeney.A Washington: Washington .021 BD2010— 8 12 6 Philadelphie.010107202—13 14 5 Batteries : Jiohnson et Henry ; Coombs et Lapp.A Cleveland — , Cleveland.O'] 0000040— 5 8 1 Chicago.OkloOOOOO- 2 7 1 Batteries : Cregg • et Smith ; Battery et Payne.A Detroit — Detroit.0011003400— 9*410 1 St-Louis.OOODOOOOO— 0 4 0 Batteries : Villett et»Stanage4: Ha; milton et Stephens.LIGUE NATIONALE A New Y'ork — rae.e.New-York.301201020-9 15 2 Boston.001000000- 1 12 3 Batteries : Marcpuard et Meyers ; Mat tern et Kling.A Philadelphie:— Philadelphie .001:01030003—8 12 0 Brooklyn.0O2O0210002—7 10 1 Batteries :| Erwing et Dwin ^Barger et Erwin.A Cincinnati — Cincinnati .000000000—.0 4 4 Chicago.0100100010— 3 11 2 ' Batteries : Gaspar«et McLean.»; McIntyre et Graham.A St-Louis , St-Louis.110000100— 3 fi 0 Pitttburg.001001000- 2 5 1 Batteries : Leifield ct Simon ; Harmon et Bliss.PARTIES DU DIMANCHE LIGUE NATIONALE A St-Louis : Pittsburg.OOOOOÛOOO- 0 7 1 St-Louis OOhoOCÜOx— 3 6 0 Batteries : Camnitz-et Gibson ; Sal- leo et Bliss.A Chicago:— Chicago.401112823:—13 16 1 Cincinnati .000000030— 3 7 3 Batteries : Reulbach, Michter et Graham ; McQuillan, F rom me»-et McLean, Clarke.POSITION DES CLUBS G.p.P.C.New-York 12 23 646 Philadelphie 41 25 621 Chicago 41 21 612 St-Louis 38 29 567 Pittsburg 37 29 561 Cincinnati .29 38 433 Brook! vn 23 42 354 Boston 15 51 227 LIGUE,AMERICAINE A Chicago : Chicago.01120101X— fi 12 2 St-Louis.000200000— 2 0 1 Batteries : Lange, Olmstead et Sullivan ; Pelty et Stephens.A Détroit : Cleveland.101 S«-l)enis de la cité de Montréal les immeubles suivants, savoir : lo.I n lot de terre ayant front sur la rue St-Hubert dans le quartier St-Denis en la dite cité de Montréal, connu et désigné sous le numéro trois cent treize aux plan et livre de renvoi de la subdivision officielle du lot de terre numéro sept (7-313) des plan et livre de renvoi officiels du village de la côte St-Louis dans le comté de.Ho-ehelaga avec maison à un étage ct autres bâtisses dessus construites.2o.I n autre lot de terre situé nu même lieu ayant front sur la dite rue St.-Hubert ct étant une partie du lot numéro sept des plan et livre de ren voi officiels du village incorporé de la Cot'S St-Louis, et plus particulièrement Connu sur le plan de subdivision comme subdivision trois cent quatorze.( 7-411) contenant vingt-cinq pieds de profondeur mesure anglaise et plus ou moins avec droit en commun dans la ruelle en arrière.Les dits immeubles appartiennent à Simon Brunet, incapable.Pour les conditions s'adresser au no-numéro 917 t St-De- do retour, 15 sept.DATE DE L’EXPOSITION DE WINNIPEG du 12 au 22 Juillet Excursions de Colons A Manitoba, .Saskatchewan et Alberta Il et 25 juillet, et, chaque 2ième ntaidi ensuite jusqu'au 19 septembre.Billets bons pour 60 jours.BUREAU DES BILLETS 215 ruo Bt Jacqucs.Téléphona Mnin 3795.3733 ou aux gare» Viger ou da U ruo Wind* ¦or.taire soussigné au nis, à Montréal.Doflné à Montréal ce trente neuf cent onze.TH OS.T0UZIN, N.P.juin mu Ligne de Paquebots BLACK DIAMOND Départs tous Ipr snmodis de Montréal.Stenmers Hnsalind et Donavista.Loh passagers peuvent embarquer à Montré.» I ou n Québec.Ports d'arrêt : Charlottetown, Sydney et St Jean, Terre-Neuve.Passage aller et retour, Montréal à St* Juan.Terre-Neuve.$50.00 et plus, y compris les repus et la cabine.Broehuretto illustrée envoyée gratis sur demande.A.T.WELDON, A.G.M.et V.112 rue St-Jacqueg, Montréal.Co Journal est imprimé au No 71a, rue Saint-Jacques, à Montréal, par “La Publicité” ( à responsabilité Limi* Publicité" tée) .Henri Rournesa.directour-^rant.I r il FEUILLETON DU "DEVOIR ” Beau Casque par ERNEST DAUDET 16 ( Suite) A la faveur de ces réflexions, Fr.Her-vns resta inactif, sc réservant d’agir si besoin était.Il négligea même d’avertir Dom Glicourt, dont il ne voulait pas troubler les prières sans nécessité.Il engagea seulement les serviteurs èl suivre son propre exemple en restant debout durant cette nuit.Il revint ensuite à la grille et prêta l’oreille.Pendant plus d’une heure, il n’entendit que le grondement de la mer et la bruit du vent dans les arbres.Il commençait à se lasser de son attente, lorsqu'il perçut une rumeur confuse qui venait de loin.Il écouta [plus attentivement, et de» clameurs ar-• rivèrent jusqu'à lui, plus distinctes.! Au fur et à mesure quelles se rappro.J chaient, U distinguait de» mots mena- çants, et enfin, à la crête du plateau qui dominait l’abbaye, le ciel s’éclaira de lueurs rougeâtres.Alors il ne douta plus de l’imminence du danger.Appelant uo serviteur, il lui ordonna de monter au clocher ct de mettre en branle la grande cloche.Lui-même alla prévenir Dom Glicourt.Il le trouva dans la chapelle, assis dans sa stalle.—11 ne faut pas rester ici, mon Révérend Père, lui cria-t-ü de la porte.Je crois que voilà les brigands.Dom Glicourt courut vers lui.Ils sortirent ensemble, et hu haut des degrés qui accédaient à la chapelle, ils entendirent des vociférations plus nourries que relie» qu’avait entendues Fr.Hcrvas, plus nourries et plus furieuses.Sans se déconcerter, il» allèrent à la grille.Ils s'avancèrent sur la route d'où leur regard pouvait remonter jua* qu’au sommet du plateau.Ils eurent alors sous les yeux un spectacle terrifiant.La bande descendait en courant les pentes de la petite vallée au fond de laquelle était située l’abbaye.On eût dit une avalanche de démons.Las uns brandissaient des fusils, des sabres et des bâtons : les autres agitaient des torches qui éclairaient leur route et dont la lueur rougeâtre permettait de saisir sur leurs traits les marques de leur exaltation.Ils n’étaient ni trois cents ni deux cents, cinquante tout au plus.Mais la violence de leurs clameurs fit comprendre à Hcrvas pourquoi tout à l’heure le messager les avait rrus plus nombreux.Ils l’étaient d’ailleurs assez pour forcer les portes de l’abbaye sans défense et y commettre des ravages.— Nous n’avons plus qu’à recommander notre âme à Dieu, murmura Dom Glicourt : c’est la mort.—Pas encore, répondit Fr.Hcrvas ; venez, mon Révérend Père ; inutile de vous exposer.Il l’entraîna de l’autre côté de la grille, qu'il referma.—Laissons-les s’approcher, poursuivit-il ; nous essayerons de parlementer, et sj nos exhortations sont impuissantes à les arrêter, il n’y aura qu’à les laisser passer.Dom Glicouj-t no répondit pas.Se* mains tremblantes s’accrochaient à la grille, comme s’il eût voulu empêcher qu'on ne l'ouvrit.],es serviteurs étaient accourus.L'un d’eux s'approcha de lui.C'était un grand gaillard, jeune et vigoureux.Tl portait une bêche dont il s’était armé en passant sur la terrasse.—Votre place n'est pas là.mon Révérend Père, dit-il d'un accent enflammé.Laissez-nous faire.—Oui, laissez-nous faire, s’écria Fr.Hcrvas, dont l’ardeur belliqueuse s’était ranimée en voyant se grouper autour de lui quelques hommes résolus.Il les compta et reprit : —Nous ne sommes qu’une douzaine ; mais nous en valons cinquante de ceux-là.Et son poing menaça les envahisseurs.Dom Glicourt parut hésiter, puis, tout à coup, il ordonna : —Un combat, aux portes de cette maison serait un sacrilège, et je le défends ; vous venez de dire, Fr.Her-vas, qu’il allait parlmenter avec ces malheureux, et s’ils restent sourds à nos exhortations, les laisser passer.Nous ne pouvons et ne devons rien faire de plus.Toute tentative de résistance serait vaine.Vous péririez «ous le nombre, mes omis.Des protestations s’élevèrent.Ces.braves gens ne voulaient pas reronnai-tre leur infériorité numérique, ct leur attitude, courageuse s’était inspirée de celle de leur camarade.Mais Fr.Her-vas s’étant incliné respectueusement devant le Père Abbé, il» suivirent l'exemple de soumission qu'il leur donnait.Néanmoins, l’éclat de leurs yeux qui brillaient d’une sainte colère, la crispation de leurs doigt* sur le» instrument» dont il» l'étaient fait une ar- me, prouvèrent que, ce jour-là.l'obéissance leur coûtait et que, malgré leur déférence accoutumée pour l’autorité souveraine de Dom Glicourt, peut-être n’y persévéreraient-ils pas si les brigands menaçaient de pénétrer de vive force dans l'abbaye.Bientôt, ils ne purent douter du des-: sein de ces bandits.Plus redoutables ! par leur fureur que par leur nombre, !ceux-ci se ruaient contre la grille.Mais ; elle résista à leurs efforts, et.en j voyant de l’autre côté Dom Glicourt, ; Fr.Hcrvas et ceux qui les entouraient ! se, dresser comme une barrière vivante, j ils crurent qu'on voulait leur disputer | le passage.Leur colère redoubla et leurs clameurs devinrent plus violentes.Ils poussaient des eris de mort.Quelques-uns d’entre eux abaissèrent leur fusil, prêfs à tirer contre les défenseurs.La voix du Père Abbé domina ce tumulte.Elle s’élevait claire, vibrante et suppliante, faisait appel à leur modération, leur montrait la grandeur du crime qu’ils allaient commettre, et d'abord, elle leur imposa silence.—Pourquoi cette fureur ?demanda-t-elle.En quoi l’ont justifiée ceux que vous menacez ?Les indigents ont-ils été jamais repoussés quand ils sont venus demander du pain?Avons-nous jamais refusé de vous assister ?Va-vons-aous pas toujours soigné les malades, adopté les orphelins ?Lequel de vous peut prétendre que nous lui avons fait du mal ?Entrez en vous-même», malheureux, égaré» ; recon- naissez qu’ici vous n’avez à vous venger de personne.Craignez d’encourir Ig colère de Dieu ct la justice des hommes en violant eette maison de prières.Ces accents étaient pathétiques, et les tigres eux-mêmes en eussent été at tendris.Mais la bande se composait d’une écume et d'une lie, de gens pervertis ou fanatisés par les doctrines qu’on leur prêchait depuis longtemps ; ils étaient pires que.des tigres.Aux exhortations de Dom Glicourt, ct sans attendre qu'il cessât de parler, ils répondirent par des vociférations.En même temps, les plus hardis commençaient à grimper à la grille qu’on s’obstinait à no pas leur ouvrir.Le vénérable religieux comprit qlors qu'il n’aurait pas raison de cetlo foule hurlante.D’un geste do désespoir, il ordonna à Fr.Hcrvas et aux serviteurs de s’écarter pour la laisser passer.Mais, cette fois, il na fut pas obéi.Hervas ct ses compagnons n’étaient plus maîtres de leur colère, elle était plus forte que leur volonté d'obéir.Un des hommes qui grimpaient à la grille, en s'accrochant d'une main aux barreaux et en tenant dans l’autre un sabre, était parvenu à la franchir.D'un bond, il fut à terre.Il se relevait en chantant victoire, quand il fut saisi et renversé.Son sabre lui fut arraché par Fr.Hervas, dont l'exemple entraîna ses compagnons.Entre eux et les brigands qui sautaient du haut de la grille, s'engagea une lutte furieuse.Dom Glicourt d’une voix vé- hémente et les bras nu ciel, adjurait ea vain 1rs combattants de se séparer.Aucun d’eux ne l’entendait.Leurs cris couvraient les siens.Eos bandits restés encore au dehors se ’servaient tie leurs armes.Le bruit des détonation» donnait à ce tapage un caractère sinistre, quoique cependant personne ne fût riïcore atteint par les balles ct quo tout se bornât à des contusions.11 n'en eût pas été longtemps de même si cetta mêlée sc fût continuée ; elle serait devenue sanglante.Elle prit fin tout à coup.1,’un des brigands était parvenu à ouvrir la grille.La bande passa comme un ouragan par cette ouverture, obligeant les défenseurs à s’écarter.S'ils avaient prolongé leur résistance, ils eussent été écrasés.Ils eurent la douleur de voir défiler la horde dans une course furibond» sans pouvoir l’arrêter.La lueur rougeâtre des torches à demi consumée» dramatisait cette scène.Dom Glicourt avait reculé peu à peu et se trouvait maintenant sur les degrés de la chapelle.Il frémit en voyant cette avalanche humaine se diriger de son côté.L* temple était en péril.Impuissant à empêcher un sacrilège, il se désespérait.(A suivi»V 6 LE DEVOIR, Lundi, 3 Juillet 1911.REPARATIONS DE COURROIES EN TOUT TEMPS Ouvriers Compétents D.K.MclAREN, Limitée, 351 RUE ST-JACQUES CALNEDR1ER MAEDI, LE 4 JUILLET 1911 6e jour dans l’Octave de la St-Pierro et St-Paul.Lever du soleil, 4 h.17, coucher du soleil, 7 h.50.Lever de la lune, 1 h.36 i(*), coucher de la lune, Premier Quartier.-?- TEMPERATURE 0.h.10 Aujourd’hui maximum, fill; même fln te l’an dernier, 78; aujourd’hui minimum, 68; même date l’an dernier, 58.Baromètre: 8 heures matin, 29.89 ; 11 heures matin, 29.88; midi, 29.87.Le temps qu’il fera: BEAL’.Beau et très chaud avec orages locaux.CE SOIR SYNDICATS 1 OUVRIERS._Au Temple-du Travail: i’Uninn 134 des charpentiers menuisiers; l’union Ses tailleurs de granit; l’union des petits vendeurs de journaux, l’union 312Î des employés de manufactures de portes et châssis.—Salle Saint Joseph: l’Union 3in des peintres décorateurs.—Salle Lionne d’IJnion 428 des mon teurs en chaussures de la B.and S.S.W.—(rymnase ouvrier: Club ouvrier de la partie nord.—Salle Mont-Royal: Club ouvrier Mont-Royal.Salle Lumont: les locaux 46 et 47, des tailleurs de cuir et travailleurs en stock de la U.S.W.Le thermomètre monte à 93 La température d’aujourd’hui dépasse le maximum d’hier de cinq degrés Ceux qui sr sont plaints de la température hier, ne savaient pas ce qui les attendait aujourd’hui.Qu’est-ce, en effet que les 88.fi degrés de chaleur que marquait hier le thermomètre de l’université McGill à côté des 93 degrés qu’il a marqués cet après-midi, à partir de 1 heure.Le thermomètre de la ville qui marque généralement plus bas que l’autre donne l’enregistrement suivant pour aujourd’hui: 3 h.du matin, 789 ; 7 h.du matin, 80; 11 h.du matin, 87; 1 h.de l’après-midi, 91.L’aqueduc de Montréal a pompé samedi 42,000.000 do gallons d’eau.Hier le pompage a dépassé 45,000,000 de gallons d’eau, quand la moyenne est de 36 à.38 millions de gallons par 24 heures.M.J.T.Sadler, expert municipal en réclamations et en expropriations, a été frappé de prostration samedi et a été transporté chez lui.Il y aura aujourd’hui plusieurs cas d’insolation.Le vent est heureusement assez fort pour apporter un peu de soulagement.Notes de l’Hôtel de Ville VISITE DES RUES.Les commissaires, MM.Janin et Bar-low sont {lartis co matin en automobile pour faire la visite des mes où ils devront mettre le macadam pour lequel le conseil a mis $250,000 à leur disposition.LES EMPLOYES DES TRAMWAYS Les commissaires ont décidé de ne pas s’oeeuperde la lettre envoyée l’autre jour au eonseil par le président et le secrétaire de l’Union des Tramways, en disant qu’ils n’ont aucune affaire, de s’ingérer dans les rapports de la compagnie avec ses employés.LES AUTOMOBILES.ILes commissaires recommanderont il la commision de législation de demander à la législature l’autorisation de j réglementer les arrêts des automobiles I aux portes, l’usage des sirènes et trompettes et la fumée de la gazoline.La foudre tombe sur un tramway (Spécial au “Devoir”) Québec, 3.— Pendant un violent orage électrique qui s’est abattu sur la ville, hier soir, un tramway électrique de la division de Slllery a été frappé par la foudre.Comme il quittait le Belvédère, il y avait foule à bord, et les voyageurs ont été pris de panique.Dans son excitation, une femme du nom de Julien, demeurant dans la rue d’Aiguillon s’est jetée hors du char et dans sa chute, elle s’est fracturée une Jamhe.Elle a été conduite à l’Hôtel-Dieu.Un autre' voyageur a perdu connaissance, mais il a pu continuer sa route seul.Le tramway a été sérieusement endommagé.L’avant a été réduit en pièces, et il fallut faire venir un autre char pour rendre les passagers à destination.Le Devoir en vacances Un bon compagnon est indispensable en vacances.Assurez-vous la compagnie du "Devoir”.Vous l’aurez pour 50 cents, du 15 juin au 15 septembre.Jeunes gens, jeunes filles, donnez votre nom tout de suite.Le “Devoir’’ récréé, instruit, stimule.Abonnement de vacances, 50c.Adresse : Le “Devoir” 7IA rue St-Jacques.Montréal.-^- Mort de Mme Louis Bourassa Nous regrettons d’apprendre b» mort de Mme Caroline l.epailleur, veuve de M.Louis Bourassa, pée à ( liâteau-pi ay, le, 29 mai 1831.Elle était la mère de M.l’abbé Bou-tassa, curé de Haileibttry et de M.l’abbé Bourassa, curé de Ste-Clotilde, 1 Montréal.Elle laisse, de plus deux filles, dont l’une est religieuse chez les soeurs grises et l'autre porte l’habit des soeurs de la Miséricorde.1a défunte était la soeur du notaire Lepailleur, le père du chanoine.M.le curé du St-Enfant Jésus perd donc sa tante qui était aussi sa marraine.i.es funérailles auront lieu mercredi à • h.en l’église Ste-Olotilde, Réunion A la maison mortuaire 61, ; venue Ste-Clotilde.A la famille éprouvée, le “Devoir” iffre ses sincères condoléances.LES ENFANTS MEURENT Sur 260 décès déclarés à l’Hôtel-de-Ville popr la semaine terminée samedi, on a compté 173 décès d’enfants âgés de moins de 6 ans, ce qui est une proportion énorme.Et cependant, il n’a pas fait de journée excessivement chaude la semaine dernière.Quelle sera la mortalité infantile pour cetteÆemaine?Deux cent vingt-six naissances ont été déclarées la semaine dernière.Le total des cas de maladies contagieuses pour la même période est de 103.¦ Elections générales en perspective en Angleterre Il est question de la dissolution du Parlement d’ici la fin du mois.On aurait alors les élections en septembre Hamilton, 3.— La grande estrade du Hamilton Jockey (Hub, laquelle avait coûté ,825,000 vient d’ètre détruite par les flammes en même temps que le pa villon des juges.C’est hier matin avant le lever du soleil que l’incendie a éclaté.Le gardien de Thippodro-me.P.Maloney s’était couché à deux heures du matin.il dormait à peine depuis une heure qu’il était réveillé en sursaut par les aboiements de son chien, c’est alors qu’il aperçut les flammes.Il fut longtemps au téléphoné avant de piouvoir entrer en coin munication avec les pompiers.Et lorsque ceux-ci arrivèrent il ne restait rien â faire.On soupçonne que ce feu est l’œuvre d’un incendiaire Le Comité de direction du Jockey Club se réunira aujourd’hui et l’on croit qu’il décidera la reconstruction de l’estrade.—-+_ Les suites (Tune querelle Coenwall, 3.— M.Farquhar McRae maire du township de, Lancaster est interné à la prison de district sous l’accusation d’avoir blessé mortelle ment Wm.Shaw de Sarp.Shaw qui est commis pharmacien au sorvfce du docteur McGee, s’était rendu avec son patron chez M.I).O.McRae, père de Mine McGee.Survint Farquhar McRae, oncle de Mme McGee qui alluma la quoreile.On en vint aux coups et comme Shaw cherchait à s’en aller l’accusé lui tira une balle dans le dos La victime transportée à l’hôpital Général a fait une déposition antemortem où il relate ces faits.On s’attend à sa mort d’un instant à l’autre.La famille McRae est l’une des plus influentes dans le comté de Glengarry.A Chambly M.Geoffrion, député de Chambly Verehères ù Ottawa, et M.Desaulnierq député de Chambly ù Québec sont allés è Chambly hier tenir une assemblée politique après la.messe.Le discours do M.Geoffrion a tenu 140 auditeur^ sur place tandis que cinq minutes après que le Dr Desaulniers eut commencé â parler il n’en restait que 25.La marine et la réciprocité ont fait > sujet des discours.M.Geoffrion a admis que le foin ne se vendrait pas h plus cher si l’on avait la réciprocité.Londres, 3.— La trêve convenue tacitement pour la durée des fêtes du couronnement, entre les partis, en Angleterre, est terminée et la situation est plus sérieuse que jamais.Le gouvernement semble ne vouloir accepter aucun .î C.n.Cem.as C7i C».Conver Ctn.C.Ruhj.I ai* “ pM.Csn.ft.F.l.¦ • -! -.Can.Pae.2*0 , ÎMJ Crown Res IMt H.IW Dét-Kt Ry.» Dom C.Co.87 “ pfd.Dnni,S.Cm.tf “ pfd.Tom Park.7! Dom.T C .fi» “ pfd.D.a *.& a.“ pfd.DuljStip.H.Klec.Ry H* t, Klec.“ pfd, lll.Trac.pd In.C.Com.Laur.Pap." pfd.Mack Cm." pfd.MexX.fH’." pfd.M.fk S.-P." pfd.M.!.H.8tP.Mr.Cotton, i Mt.L.ft M.i Mt.St.Ry.r Mt.St’l.Wk " pfd.Mt.T'gh.C., Klpisaing.Nor.Ohio.North Star N.8 S.ftCl.! " PM.721 OrII.M.Co.! fifi " pfd.IB9* 1641 14» 5?3| UH iBÔ" Ott.t.A P.i.MfrC." pfd Int.C.ft C.L.of.Wd.C '' pfd.Il »l| ! ta Pto l’en1» Ud.67 “ pfd.R») Porto Rico .Québec Ry 18 H.A O.N.C.ÎRio Jan.U.RI SaoPaido.148 ibh.W.ft P,.S.-John Ry .Toledo Ry.PI Tor.4* .! 40 ! Tri.City pf T»tln City.W.lndia.Winn.Ry.Wind Ht'l.!30 IfiDJ IM 142) 222 fit MU 178} 230 IM im
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