Le devoir, 5 juillet 1911, mercredi 5 juillet 1911
DEUXIEME ANNEE-No.155 MONTRÉAL.MERCREDI 5 JUILLET.1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.83 00 UNION POSTALE .g6;00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS .$1 50 UNION POSTALE .$2.00 LE DEVOIR Rédaction ' Administration s 71.v nnCQUES / .4 V___ TELEPT / ES : ‘ ADMli.âTRATIONî Main 7461 REDACTION: Mam 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I LE CONGRÈS DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE Par M.l’abbé Emile Chartier Il faut un certain courage pour se renfermer le soir, après des seances ir absorbantes corrections qui durent de slept à neuf heures par jour et discuter les meilleurs moyens d’améliorer l’instruction collégiale.Ce courage, nos professeurs se le donnaient tous les cinq ans-ils se le donneront dorénavant tous les deux ans, comme ils viennent de se le donner pendant le congrès terminé mercredi dernier.* * # Des trois objets qui occupent une assemblée de ce genre c’est l’en se igné ment religieux qui a d’abord attiré l’attention de nos maîtres.J Is ont compris qu à une époque où les pines doctrines se font jour où des publications de tout genre les colportent en tous sens, il fallait prémunir davantage l’esprit des élèves.Pour accentuer cette oeuvre de prophylaxie morale, ils ont donc assigné à l’instruction refligieuse une importance plus considérable dans leurs programmes, et dès lors dans leurs cours.Ils ont pensé ainsi servir les intérêts primordiaux de l’Eglise sans compromettre la valeur proprement scientifique de leurs leçons.C est que le questionnaire lui-même des sciences exactes a été remanié d’une façon on ne peut plus heureuse.Nos maîtres ne se sont pas contentés d’y ajouter la zoologie et de fermer ainsi le cercle déjà ouvert par la minéralogie et la botanique; ils ont même prêté l’oreille a des suggestions toutes pratiques.Un comité spécial aura bientôt mis nu point la série des questions qui figurent au programme de la mathématique -et de la physique; par le fait même, la manière de traiter en classe ces problèmes sera modifiée.Ceux de nos élèves, et grâce à Dieu, ils sont de plus en plus nombreux, que n’attirent point les carrières libérales; ceux que sollicitent les écoles techniques, l’Ecole forestière et l’Ecole d’arpentage, l’Ecole polytechnique et l’Ecole militaire, recevront dès lors, et dès le collège, une préparation immédiate à leurs etudes futures.Quant au programme de la philosophie, science de principes dont seules varient les applications historiques, les professeurs l’ont laissé a peu près tel quel.Néanmoins ils-ont répondu à de légitimes demandes en le complétant par des interrogations sur les problèmes les plus agites à I heure présente, lois que celui de l’instruction neutre, gratuite et obligatoire.Le texte antérieur en a été retouché de manière qu'il concordât avec le manuel si clair, si actuel et si précis, du maître reconnu qu’est l’abbé Stanislas Lortie.A la partie morale ils auraient pu ajouter, comme on les en priait, un cours d’économie politique; de meme, ils auraient pu synthétiser la doctrine tout entière en imposant 1 etude historique des grands systèmes et des penseurs marquants.De crainte cependant de gonfler davantage un programme déjà replet, ils Ont réservé à plus tard leur condescendance sur ce sujet.Ils savent d ailleurs que, vu l’importance de l’économie politique et la nécessité « O 1 histoire philosophique, pas un seul d ontre eux ne néglige d’on traiter en classe les questions principales, bien qu’elles ne figurent pas au catalogue des interrogations.De catalogue ou de programme ils ne s’agissait plus guère au comité d histoire et de littérature.Si les professeurs se sont occupés d’é-riairer le questionnaire géographique, leur pensée s'est pourtant élevée su-dessus de cet horizon assez restreint.L’enseignement littéraire surtout a besoin chez nous d’être stimulé.A l’heure où, dans tous les domaines, murmure intense la poussée du progrès, il ne convient pas que nous laissions en friche celui de l’art et de son expression.Nos maîtres ont recherché avec ardeur les moyens de l’améliorer.Sans doute ils n’ont pas admis que de substituer à la forme du discours celle de la dissertation, ou seulement d’obliger les élèves à pratiquer l’un et l'autre au même titre, fût suffisant pour faire de ceux-ci des lettrés; Ils n’ont pas non plus souscrit, avec des réformateurs trop empressés, au sabotage de l'orthographe.Us ont simplement admis les réformes prônées par l’Académie et, tout eu recommandant 1 usage de la dissertation dans les classes, ils n’ont pas voulu accorder aux interrogateurs le droit d’imposer ou même de choisir cette forme.L avenir dira si nos élèves ne se seraient pas sentis stimulés a la simple pensée d'avoir à rédiger indifféremment, au choix de l’interrogateur.une narration, une description, une lettre, une dissertation ou un discours.Du moins les professeurs ont compris que le travail de la réforme devait s’opérer chez eux-mêmes d’abord.C’est pourquoi ils ont consacré le principe d’une Ecole Normale Supérieure où les aspirants à la carrière de l’enseignement iraient puiser une formation plus par faite au point de vue littéraire.Un contact quotidien avec les classiques de.la Grèce, de Dome et de la France; des exercices fréquents sous la direction de maîtres préparés dans les grandes universités d’ou-tre-Atlantique ; des relations constantes avec des eollègues nourris d autres idées peut-être, mais entretenant pour sûr les mêmes nnibi-tiens de progrès: voilà qui assurerait à notre pays, d'après eux une moisson de professeurs expérimentés pour le présent et, pour l’avenir, grâce aux élèves formés par cos maîtres, une escouade d’écrivains distingués.Quelle que doive en être l’application, il faut reconnaître.dans cette consécration du principe d’une Ecolo Normale Supérieure, le désir que possède notre corps enseignant de coopérer pour sa part a l’expansion de notre domaine littéraire.C’est d ailleurs dans tous les domaines que s’exercerait l’influence d une Ecole pareille.L’enseignement secondaire terni à étendre la culture générale des élèves; cette culture comprend à la fois la pratique et les doctrines des sciences exactes, dos sciences religieuses et philosophiques.tout autant que de la littérature.Dans les chaires de cette Ecole nos maîtres verraient donc monter des maîtres aussi renseignés en physique, en chimie, en mathématique et en sciences naturelles que d’autres le seraient en histoire, on apologétique, en grain-maire et on composition.Et c'est bien rette possibilité d’acquérir des connaissances universelles entre lesquelles nos professeurs seraient libres de sc choisir une spécialité, qui constitue la valeur du projet adopté.En l’acceptant, les congressistes ont donc vraiment travaillé pour l’avenir, après avoir cherché à perfectionner le passé.* # • Au profit de l’avenir ils travaillaient encore en statuant l’organisation de conférences pédagogiques.Chaque collège voudra d'abord établir sous son toit de ces réunions où chaque quinzaine, chaque hui-taine même, on devise, en une causerie familière, sur les moyens d'augmenter la discipline, de stimuler nu travail et A la piété, d'exciter l’ambition de l’élève, de corriger les défauts, d'asseoir les qualités ou les vertus.Pour l’instant, lorsque les professeurs se grouperont chaque année A l’époque des eorreetions, l'Université fera cllc-mème adresser à ses maîtres des entretiens sur les problèmes vitaux de l'éducation.Et l’on prévoit le jour où res conférences, données maintenant A des correcteurs épuisés par le labeur et donc A peine eapables d’en profiter, constitueront l’objet principal des congrès bi annuels ou même annuels que l’on souhaite avec raison en certains quartiers.La résolution de tenir des conventions de plus en plus rapprochées turn été l'une des oeuvres vives du congrès de cette année.N’eût-il déridé que ce point il faudrait encore reconnaître qu'il a rendu A nos maîtres un remarquable service.A l'avenir, ceux-ci n’auront plus A disserter uniquement sur des questions de programme ou de tarif; ils n'auront pas non plus A attendre cinq ans pour résoudre des questions pressantes.Hien plus, ils ne devront même pas attendre la fin d’une année pour 1rs poser et 1rs voir prises en considération.Dans leur sagesse, 1rs membres du congrès, ont constitué ce qu'ils ont nommé un Comitr pmnnfirnt, ils l'ont composé d’hommes reconnus.nous n’osons pas dire pour leur compétence en matière d’enseignement, mais nu moins pour l'i , qu'il* ont toujours porté aux questions pédagogiques.(1) (Y comité comprendra cinq represents.de 1h Jîid.—• L'"Acttiti «orisi e” a mimmé les personnes qui figurent setuellement dans le eomité.i - • ¦ nu pose des membres suivants: M.l'abbé Csmille Roy.du Séminaire de live, président: M, j'abbé flehnurln, Cire-leur du Séminaire de Voile,vfield, vee président: M.l'abbé; M.l'abbé thnile Chartier, du Séminaire de Saint Hyacinthe, seerétaire: M.l’abbé Cnmirnn du Séminaire de Nientet.tré.crier: M.t'abbé Lnbelle, direefettr du Collège d« Montréal: le R.P.Morin, du Séminaire de .Toilette:j M.l’nhbé Wilfrid bn JÎ’’** •"ooiité a pour président d'honneur M : aooe Amedfe Oosseiin, recteur de l'CuivemÙ, tants envoyés par les cinq plus anciens collèges, soit Québec, Montréal.Nicolet, Eaint-Hyacinthe et Sainte-Anne, plus un membre emprunté aux maisons dirigées par des religieux, celui-là de Joliette.et uu septième, de Valleyfield, l’établissement d’où le projet de comité avait émané en dernier ressort.Les représentants de Québec, de Saint-Hyacinthe et de Nicolet, exerceront respectivement les fonctions de président, de secrétaire et de trésorier.Les fonctions de ce comité, auquel le groupe des vénérés supérieurs a voulu assurer une large autonomie, seront on ne peut plus variées, sérieuses et importantes.Outre qu’il devra délimiter les sujets des conférences annuelles, recevoir et discuter les suggestions émises au jour le jour par tous les séminaires de la province et les soumettre après délibération à chaque congrès, il lui appartient de faire préparer chaque année un rapport des différentes corrections sur le modèle des études qu’adressent en France, au Conseil Supérieur de l’Instruction Publique, les jurys d’agrégation.De ces divers rapports, une fois qu’ils auront, été révisés et approuvés, des exemplaires seront fournis à tous les établissements.Avec le temps, leur ensemble formera la matière principale d’une revue pédagogique dont le monde enseignant souhaite la publication autant qu’il en éprouve le besoin.De plus, le comité s’occupera d’organiser les congrès bi-annuels ou congrès du programme et les congrès quiquennaux ou congrès solennels de pédagogie.Sa tâche s’augmentera encore le jour où l’on aura décidé de rendre ces réunions annuelles et de leur assigner à toutes le caractère uniquement pédagogique.Enfin, comme la prochaine convention est fixée à 1914, c’est à ce comité qu’il incombe d’en disposer les sessions de façon qu’elles marquent vraiment l’entrée dans des voies nouvelles.Le comité a déjà tenté d’ouvrir ces chemins nouveaux, et il a éprouvé l’insigne bonheur de voir scs premières délibérations sanctionnées, presque sans aucun correctif, par l’assemblée des supériurs.C’est dire qu’il entend ne rien négliger de sa tâche, travailler sérieusement aux améliorations que l’on réclame, mais avec la prudence qui convient à toute entreprise récente.L’indiscutable compétence de son président.M.l’abbé Camille Roy, de l’Université Laval, assure d'ailleurs le sérieux de ses discussions et garantit d’avance la haute valeur des mesures qui seront adoptées.Le congrès de l’enseignement secondaire de 1911 n’a donc pas été une vulgaire parlotte.On y a labouré ferme dans le champ de l’éducation.Si l’on n’çn a pas extirpé toutes les fantoches que des gens, 'bien intentionnés sans doute, y découvrent sans cesse; si l’on n’y a pas non plus semé toutes les graines dont d’autres gens, non moins bien intentionnés, recommandaient, la culture, c’est que l’heure n’a paru propice ni aux congressistes ni à leurs chefs, les supérieurs des maisons.Ceux-ci du moins ont affirmé leur volonté de pourvoir aux améliorations opportunes par l’institution des conférences et du comité permanent.Us l’ont attesté plus encore peut-être en mettant au programme des prochains congrès quelques-unes des questions les plus importantes qui leur étaient proposées, comme la formation de l’esprit chrétien par l’explication du catéchisme et celle des auteurs profanes, le développement littéraire par l’emploi de la dissertation et l’étude directe des écrivains classiques.Le personnel de l’enseignement secondaire peut donc dire on toute vérité: Je vis, puisque je marche! C’est encore la meilleure réponse à opposer à tous ceux qui prétendent que ses membres battent de la semelle.Abbé EMILE CHARTIER.BILLET DE BOIR Il était deux petits garçons.Conférence 1907 LA MAUVAISE FOI DU “CANADA” Enfin le Canada s’est décidé à revenir sur la conférence de 1907.M'ois est-il assez penaud?On discuta très peu le sujet, dit-il, parce qu’alors la suprématie maritime fie l’Angleterre était incontestée.Il fut si peu discuté, en effet, qu'il fit l’objet d'un exposé .complet de la question par le premier lord de l’Amirauté, de trois fié-bats, d’une résolution formelle fie M.Smartt sur laquelle celui-ci insista tant que Sir Wilfrid Laurier dut annoncer sa ferme décision de voter contre pour la faire rejeter! Ce seul fait, que nous défions le Canada de contredire par des preuves, doit montrer au public la mauvais foi du journal entretenu.Car ce n'est plus simplement do l'ignorance que cette assertion contraire aux délibérations de la conférence par un homme qui a dû lire le débat pour en extraire les quelques lignes au moyen desquelles il croit pouvoir soutenir victorieusement que l’opposition de M.Laurier à la marine de guerre en 1907 reposait uniquement sur le sens impérial de la résolution Hmnrtt.Nous ne citerons pas de nouveau la résolution Smartt qui est claire, très compréhensible, et ne parle aucunement de contrôle par l’amirauté anglaise.Il suffit d'ajouter, — sur sur ce point encore nous défions la contradiction — il suffit d’ajouter que ni M.Mrodeur parlant d’abord sous 1 inspiration du premier nii* nistre, ni M.Laurier lui-même ne s’attardèrent aux détails.Ils ne voulaient pas de marine, voilà tout.M.Brodeur n’en voulait pas.parce qu'il considérait que le premier devoir du Canada était fie se protéger du côté fies grand.! lacs, et M.Laurier n'en voulait pas.parce que le Canada avait assez de “taxer à outrance ses ressources” pour nsuirer son développement.Mais le Canada aussi, le Cana~ da d'à côté, le ('anada aux $45,* non, je Canada organe du gouvernement Laurier n'en voilait pas davantage.puisqu'il écrivait: ‘‘notre contribution A l’Empire, c'est le développement intense quo nous donnons A notre pays et nous nVn voulons pas d'autre.” Aussi faut-il une audace bien payée pour affirmer que Sir Wilfrid Laurier reste conséquent avec, lui-même en nous donnant une marine canadienne autonome! Elle il é'ait pas encore Votée cette prétendue autonomie que M.Fielding s'en moquait déjà au nez de son chef, lorsqu'il disait que la marine serait inévitablement im-pé' ialç, D’ailleurs le texte de la loi Laurier-Brodeur est là : ‘‘Article 22.Le gouverneur en Conseil peut mettre la force navale ou toute partie do la force en service actif en quelque temps que ce soit où il paraît à propos do le faire, à raison de circonstances cri tiques.” .Où il paraît à propos, etc., c’est à-dire partout.Et c’est la loi imposée par l’homme qui en 1902 dénonçait la participation aux guerres fie l’Empire comme un crime et un suicide, qui en 1907, ne voulait, d'aucune marine, et qui se faisait rece voir comme un roi.paire qu’i avait repoussé une fois fie plus toute tentative de nous entraîner dans le militarisme.U faudra d’autres arguments que ceux du Canada pour convaincre le peuple que le premier ministre ne l’a pas odieusement trompé.JEAN DUMONT.Question de h courtoisie Le public sc rnppollo-t-il encore 1rs bollm histoires qu’on vint jadis lui débiter au sujet de la bonne volonté des grandes compagnies?Cette bonne volonté dont on faisait si grand état, elle est en train de passer à l’état de “myr-the” pour parler comme M, Gustave Boyer.Voici encore après tant d’autres, un nouveau fait qui prouve dans quel mépris injurieux et systématique notre langue est tenue par ceux-là même qui tirent de nos goussets le plus clair de leurs dividendes.La semaine dernière, un de nos lecteurs de Montréal, entrait, au restaurant fin l’aeifique-Uanndien, A Trois-Rivières.Trouvant tout naturel que le français soit compris sur une ligne où les trom-quarts.sinon plus, des voyageurs sont Canadiens-français, il s’adressa aux employés en français.Autant valait pour lui parler grne.(Ys messieurs qui passent leur temps à servir aux Canadiens-français des mets qu'ils leur font payer un prix fort raisonnable, ne comprennent pas le français.C’est regrettable pour ees pauvres voyageurs.Mais pour la Compagnie, e'est un infime détail dont elle ne tient aucun compte.Eh bien, si les voyageurs Canadiens-français le veulent, ce détail npparnitra sous son véritable jour, aux yeux des directeurs du l’ncifl-que-Canadien.Que ehacun d'eux insiste pour avoir du français et proteste .lorsqu'on le refusera.Ce n’est pas ici une question de texte de loi.C’est A la ferme décision des voyageurs de faire respecter leur langue.Et quant à la com- Le défile du couronnement.La rue vaste et déserte où le glorieux soleil verse sa chaleur blonde est bordée d’une haie de soldats, maintenant les multitudes innombrables.La foule est recueillie presque, en attendant le passage de son souverain dont on vient de charger la tète du fardeau du plus grand empire.Drapeaux et banderoles claquent au vent chaud.Voici que le cortège apparaît, là-bas, s\branle, s’avance avec une majestueuse lenteur, donnant l’impression d’une force consciente qui marche vers un but précis.C’est une minute historique.On y pense et on en parle dans toutes les colonies transocéaniques; les yeux du monde entier sont fixés sur le petit pays d’Europe qui gouverne l’Empire, comme une minuscule manette gouverne un gigantesque paquebot.Pour rehausser l’éclat de la cérémonie et lui donner même le caractère extérieur de la grandeur, on a déployé les plus somptueux uniformes : les étoffes chatoient, les ors rutilent; les cuivres étincellent, l’acier poli des armes brille et multiplie les rayons du soleil, Ce jour où se retrempe, s’affirme et sc manifeste le patriotisme britannique, c’est aussi la fête des couleurs; comme le coeur et l’esprit, les yeux ont leur part de la joie répandue.Des étrangers, venus de très loin, jtar-dclà les mers, ont donné des sommes énormes pour obtenir un coin de fenêtre ou un bout de balcon; des milliardaires ont payé à prix d’or le droit de se tenir debout dans un espace si restreint que, quatre heures et plus, tout mouvement leur est impossible.Ils sortiront de là courbaturés, exté-nues, vermoulus, mais qu’importe! ils auront vu passer le roi.Il était deux petits garçons fils du peuple, du plus bas peuple et du plus pauvre aussi.Ils n’a-valent pas revêtu leurs habits du dimanche, car ils n’en avaient pa: d’habits du dimanche, et ils igno raient même ce que c’est que le di manche, le repos.Ils portaient seul costume qu’ils eussent pou les quatre saisons, pour les jours et les nuits: une culotte percée, ra piêcéc et percée, de nouveau, sut 1rs ravaudages successifs et labo vieux; une chemise où l’usure et les galopinadcs avaient fait un dentelle au dessin fantastique ; des bas dont les mailles se, donnaient, par dessus des trous insondables, une chasse sans espoir; des sandales trouées, où pénétraient la pluie, la houe et la chaleur et qui, il y a longtemps, dans d’autres pieds, avaient ch des souliers.Pourtant, au-dessus des loques, il y avait ries fronts lumineux, des yeux émerveillés: les deux petits garçons allaient voir passer le roi, ret être de légende, qui est bien plutôt pour eux une, puissance abstraite, qu’un personnage humain,—le Roi! Mais.Le verraitnt-ils?La foule était dense, et lourde, et déferlait sans trêve, et les deux petits garçons, qui ne, pesaient pas beaucoup, étaient sans'cesse refoulés vers la cède, je veux dire contre les murs.Après des efforts surhumains, leurs jambes grêles arc-boutées avançaient-elles d’un pas, qu’un violent mouvement de reflux les faisait reculer de, deux enjambées.En policeman gras et galonné, grand et, grave, aperçut tout à coup les deux petits gamins qui voulait ni voir passer le.roi.Il rut quelque pitié pour ceux qui seront plus tard des molécules de, la masse impériale, qui seront bientôt “bons pour la taille et la charrue, el bons pour la bataille.’’ S'étant frayé un chemin dans la foute, il prit les petits garçons par leurs pauvres toques, au risque de les déchirer un peu plus, r.t les enlevant à bout de bras, les déposa an premier rang des curieux.Si.un jour, tes deux petits garçons meurent pour l'Empire, sans savoir pourquoi ils se sont, battus, ni à quoi servira leur sacrifice, ils se, rappelleront, avant de s'en al-1er au Royaume ait il n'y a pas de guerres, ils sr rappelleront avoir vu te roi gu 'on allait couronner, et qui a eu besoin de leur vie et de leur mort.Seulement, quand les deux petit» garçons ne seront pas sages, et que leurs parents — s'ils en ont — les menaceront de l'intervention, du policeman, ils n’auront plus peur du tout.Il faudra trouver autre, chose., Léon LORRAIN.ET LAVAL ?Sur le Pont pagnie, elle qui a fait ou laissé faire tant de tam-tam autour de sa bonne volonté et de sa eourtniaie pour ie publie, eh! bien le temps est venu d'en fournir des preuvo.JBA*.Sir William Macdonald vient de faire à McGill un cadeau princier.Les directeurs de la grande institution anglaise déclarent qu’il a assuré pour jamais le progrès et le développement normal de leur université.Les journaux félicitent ce matin le millionnaire qui témoigne envers ses jeunes compatriotes d’une si intelligente générosité.Mais nous ne pouvons nous empêcher de formuler tout de suite une interrogation qui monte aux lèvres de tous les patriotes canadiens: Et Laval?Qui donnera à Laval le moyen de se développer et d’accomplir sa destinée logique?A l’heure actuelle, nous possédons un certain nombre d’écoles professionnelles, rapprochées par un lien purement nominal, et qui possèdent tout juste leurs salles de cours.Qui permettra à Laval de faire fie cette collection d’écoles professionnelles une université vraie, a véritable source fie haute culture qu’elle devrait être?Qui donnera aux étudiants* le moyen de vivre d’une vie universitaire réelle et de se rencontrer ailleurs qu’aux cours?Allons plus loin.Au banquet de la St-Jean-Baptiste, M.Asselin a prononcé des paroles que l’on n’a pas assez remarquées et qui disaient le sentiment fie beaucoup de gens.U est bon d’y revenir.Montréal est, à l’heure actuelle, l’une des grandes villes françaises du monde; elle est le point tout désigné où devrait s'instaurer et grandir une institution qui servirait de centre au mouvement intellectuel franco-américain.Si Laval devenait ce qu’il doit être, nous y verrions accourir non seulement les Canadiens et les Franco-Américains de tout le continent, mais tous ceux qui, 'dans les autres provinces et aux Etats-Unis, veulent se tenir au courant des choses françaises.De plus en plus, dans l’Ontario, les provinces maritimes et peut-être surtout aux Etats-Unis, on éprouve le besoin do connaître la langue et les oeuvres françaises.On y constate que cette connaissance est, un brevet de supériorité intellectuelle.Dans certaines villes—à Boston par exemple—il exis.te des cercles exclusivement composés d’Américains où l’on sc réunit spécialement pour causer, en français, des oeuvres françaises.Ce besoin no pourra que s’ac-centuer A moisure que dos relations pins intimes s’établiront entre la France et les Etats-Unis et que notre langue pénétrera les hantes couches «le la société anglo-américaine.Et deviendra si évident qu’il faudra, do toute nécessité créer une institution qui le satisfasse pleinement.Loi circonstances semblent imposer à Laval ce glorieux devoir, et si Laval ne le.fait pas, on peut être assuré que McGill s’y essaiera.Les directeurs de la grande institution anglaise n’ont pas cessé d’y penser depuis longtemps.Ce nYd certes pas du reste manquer de justice à leur endroit (pic de prévoir qu’ils voudront réaliser cette oeuvre dans un esprit bien différent de celui qui pourrait animer Laval.Nous avons peu de gens qui puis sent, comme sir William Macdonald, se payer le luxe de cadeaux princiers, mais la coopération des bonnes volontés peut donner des ré-iiltnts énormes.Nous sommes heureux que la munificence du bienfaiteur de McGill nous ait permis d’appeler une fois de plus l’attention sur Fun des problèmes qui doivent le plus vivement intéresser tous le« Canadiens soucieux de l’avenir de leur race et de la culture française en Amérique.Orner HEROUX.L’aveu est parfait La Presse,, mise en face d’nrti-enlations précises et qui couvrent une série d'actes élevés A la hauteur d’un système et pratiqués pendant des années, n ’essaie même pas de se justifler.Elle se contente de répondre A ses acensstenrs: Mais vous n’êtes pas impeccables! On a beau la presser, lui citer les eus les plus précis, on ne peut U faire sortir de IA.C'est la preuve écrasante quelle est incapable de eontester un aeul des faits allégués, et qu’il n'est pas un point sur lequel elle ose lier contestation, tant elle craint que lea documenta ne soient tout de suite offerts avec une ennuyeuse abondance.L'aveu est parfait.0.H, d’Avignon.Excellent compagnon pour tout le monde, M.Jacques Bureau devient d’une cruauté rafffinéa quand il s'agit de M.Rodolphe Lemieux.Ça vous donne la mesure de son mépris pour le copain de David Lafortu-né.A propos que devient David ?Le garde-t-on pour le grand cirque Laurier ?Presque toute la presse ministérielle est rédigée par des Français de vingtième ordre intèlloctuel et pour chan ter la gloire du grand Canadien qui revient, c’est encore un Français qu s’impose.On dirait que le régime a tué pour toujours l’inspiration canadienne.On nous écrit : ‘‘Je viens de lire le résumé du discours de David Lafortune à Acton Vale.Pour l’amour de Dieu, cesseï de dire que ce gros bouffon est le subs titut du Procureur-Général.Que voulez-vous que lès étrangers pensent de nous s’ils jugent le Proeurèur par son substitut ?” Les titres du ‘'T’anada” grossirent K mesure que M.Laurier approche.Si cette publicité coûte aussi cher aux organisateurs que l’entretien du “Canada” coûte à la province, il restera peu de chose pour les manifestants.Après informations prises, on dit que le vétérinaire-député-major-journa liste-érhovin-èt littérateur Royer n’avait rien emprunté nu député peintre Lanctôt, lors des fêtes, à Rigçaud.et qu'il n’avait pas même décoré sa maison.Monsieur Royer est.un hpmme instruit, voyez-vous.Que serait-ce si, par hasard, ii ue l’était pas ! Mtro D.A.Ti.dans le cours de sen éminent, discours à flore], attire Fatten tien du public, sur le progrès immenss de l'embellissement des propriétés du rnnt lo régime libéral.Il est à icmarquer que la peintura dans cette ville était plus dispendieuse sous Fancien régime.Rien de surprenant que la prose dans laquelle les vers se «ont mis pour célé brer l'arrivée de M.Laurier, o.ompt: tant de pieds.II faut des pattes pour ramper comme ii faut des ailes pour s’élever.Le mécontentement est grand parmi les entrepreneurs ministériels au sujet de l'organisation de la démonstration Laurier.Puisqu’il s’agit de fabriquer de l'enthousiasme, dit-ou, pourquai n 'a-t-or pas demandé de* soumissions?Du “Canada” do ce matin: “Ce qui, plus que toul le reste peut-être, constituera un événement mémo rable, sinon oubliable, ce sera, après le discours do air Wilfrid Laurier au Champ de Mars.:o aoir du 10 juillet, d’entendre chanter “O Canada”, par tous les spectateurs accompagnés par plusieurs fanfares sous la direction du distingué professeur Hardy”.On se demande «i ia vogue donnée à l’hymne national des Canadiens Frau çais qui coïncida avec la grande revno militaire des fêles du troisième centenaire à Québec n’est pas une manoauvru très habile destinée û, populariser le mouvement impérialiste qui s’est tant accentué depuis.Que devient M.Ecrément, clans l’organisation ministériellef 11 n'est plus question que do M.Lcétourneau.Sacrifie-t-on lo fluet notaire û Godfroy pour sauver le rctentisrant sénateur?Kst-ce que le cinquante mille piastres arrachés aux entrepreneurs pour satisfaire la vanité du premier ministre ne suffisent pas pour assurer les succès du cirque?Le “Witness” on effet an nonce que les Commissaires du ITêvro ont donné hier lo contrat peur la déco ration et l'Illumination du quai Victoria où débarquera M.Laurier.De quel droit prend en aussi cyniquement les deniers publies peur payer les frais d’une démonstmtlen politique.‘Pour lo parti libéral notre drapeau nous rappellera un passé de lutte glorieuses et aussi de deuil” dit M.Rivet.Oui le deuil de la liberté de la justice et du droit,.Bien dit, M.Rivet.M.Ethier, député de Deux Montagnes attend avec une joie Insatiable et ses smls attendent avec une anxiété mortelle le retour de Rir Wilfrid Laurier.Quelle différence y a-t-il entre faire peinturer sa maison par les ouvriers du gouvernement et faire payer les frais d’une démonstration politique par le peuple?Noue posoni la question aux commit salres du Htvre de Montréal.On dit que la distribution dos ce leurs pour la démonstration Laurier été confiée au député peintre LancF C'est un expert.“Sir Wilfrid Laurier est plue grand que jamais; aa personnalité est en renommée non seulement au Canada mais dans le monde entier.Il est donc de tou te nécessité que le peuple démontre avec éedat la mépris qu'il professe en vers est homme; en face T'insultenrs f'e bas flags, de haineux St de jalon», qui, par la plume et le purole tentent de l'abaleser à leur nropve niveau.— ; Extrait textuel du dlsieurs de M Ri vet publié dans le "Csnsds” de c# matin, page huit, eolonne cinquième.Ls : science a parfois d«s m«uve-meets que Féloqusnes est lupuiesaate 4 rfpnmsr. 2 LE DEVOIR.Mercredi.5 Juillet.1911.Les amendements au Bill du Veto Le gouvernement n’en veut pas.Les Lords devront, finalement, s’incliner Londres.5.— Hier après-midi, à la Chambre des Lords, le Marquis de Lansdowne, chef de l'Opposition, a présenté les amendements au bill du veto.Il demande que le Home Rule ne soit pas compris dans les questions à régler par une assemblée conjointe des Chambres en cas de dissentiment entre elles et par le referendum dans les autres cas.Le Marquis prétend que si l’on ae vote pas ces garanties, la Couronne.l’Eglise et les libertés constitutionnelles seront à la merci d’une majorité de la Chambre des Communes, qui.peut-être ne représentera qu’une minorité des électeurs.Lord Morley, de Blackburn, l’orateur du gouvernement, a répondu que ee dernier ne pourrait accepter de tels amendements.Ca soirée s’est ainsi écoulée dans une discussion générale.Le ; vote sera pris aujourd’hui.On s'attend à ce que, après Ici rapport du comité, la Chambre des Communes rejette les amendements Lansdowne cl à ee que, liualement la Chambre des Lords accepte le bill du gouvernement tel quel, Le Président Taft et la Réciprocité IL AFFIRME, DANS UN DISCOURS A INDIANOPOLIS, QUE LE TRAITE NE REDUIRAIT PAS SENSIBLEMENT LE COUT DE LA VIE.— ON MOUDRAIT AUX ETATS-UNIS, LE BLE CANADIEN, PUIS LA FARINE SERAIT EXPORTEE SOUS L’ETIQUETTE AMERICAINE.Indianapolis, Ind., 5.-— Fendant que sénateurs et députés fêtaient au frais, dans leur famille, le “4 juillet”, le président Taft seul ne s’est pas reposé.Il a prononcé au banquet du Club Marion, à Indianapolis, un grand discours sur la réciprocité, discours tendant à réunir les deux factions républicaines de l’Indiana.On sait que les dissidents prétendent que le projet, tel que présenté, n’est pas basé sur la doctrine républicaine, mais bien sur les principes démocratiques.Répondant à l’objection que le traité est établi entièrement au détriment des fermiers et dans l'intérêt des manufacturiers de nos grandes villes, M.Taft a dit que, suivant lui, il ne s’agit, pas tant de réduire le coût de la vie."L'accord visera plutôt à maintenir les prix par l'augmentation de la réserve des produits de première nécessité, et il empêchera aussi les accapareurs d’en exiger ensuite dos prix exorbitants du public.On prétend qu’en accordant la libre entrée au blé canadien, on fera baisser le prix du blé récolté îux Etats-Unis, de dix cents au minot.Cela ne peut pas être, puisque, aussi bien au Canada qu ’aux Etats Unis, le prix du blé est réglé par le marché de Liverpool qui donne la cote pour le monde entier.Cette cote est établie sur le plus ou moins de besoins des pays qui ne produisent pas assez de blé pour se suffire à eux-mêmes.En faisant passer aux Etats-Unis les 20 à 40 millions de mi-nots de blé canadien qui prennent actuellement le chemin de l’Europe, non seulement, on renforcera le marché étranger, mais on fournira aux moulins américains le complément de blé pour répondre à la demande de farine américaine.En augmentant la quantité de blé, on diminuera le prix de re vient de la farine.En effet, les moulins pourront augmenter leur production et ils arriveront ainsi à fournir à l’étranger las 18 à 20 millions de barils de farine qu’iln exportaient il y a dix ans, chiffre tombé, dans ces dernières années à moins de 10 millions de barils.Malgré une chaleur de 110 degrés, le président Taft, dont les faux-cols ne gardaient leur rigidité qu’une dizaine de minutes au plus, s'est dépensé pendant toute la journée.On l'a vu un peu partout.NOTRE MONNAIE FRAPPE PUIS.S’ARRÊTE EPUISEE (Spécial au “Devoir”) Ottawa, 5.— Après un effort souverain, l’Hôtel do la Monnaie vient de frapper deux cents gros sous, puis.s’est arrêté là, épuisé ! L'émission n’est lias considérable comme on le voit, mais ee n'esf que la première épreuve, et oh s'est arrêté pour l'admirer.Tl no faut pas se figurer que oos deux cents sous seront mis en cir- culation pour la commodité du publie.Oh! que non! On va leu vendre comme souvenir du premier effort monétaire du gouvernement.Les recettes de la vente seront consacrées à donner un pique-nique aux artistes de l’Hôtél de la Monnaie à la Ferme Expérimentale.On achètera de la crème, du beurre, des oeufs, et du petit lait du gouvernement, puis on chantera une ode à l’administration qui fabrique des gros sous.L’IMMIGRATION TOUJOURS -LIE NOUS AMENE SANS CESSE DES DEGENERES DE L'AUTRE COTE DE L'EAU, ET LE GOUVERNEMENT LAISSE FAIRE.Courrier de Québec (Special au “Devoir”) LE “CANADA” S’ECHOUE.Québec, 5 juillet.— Une dépêche re eue noir nous informe que le vapeur ‘Canada qni tait le service entre Cmpbelton et la Haie des Chaleurs, s est échoué lundi au cours d’une vio lente tempête.Tous les passagers ont été sauvés.VOY.GE D’INSPECTION.Le sous-ministre de l’Agriculture, M.G.A.Gigault, est parti pour les comtés de Vamaska et Rouville, pour faire l’inspection des vergers d’expérimentation, établis par le gouvernement et placés sous le contrôle de la Société Pomologique de Québec.Le sous ministre reviendra à Québec vendredi.DANS LA BEAUCE.Le Dr Béland rencontrera, parait-il, une opposition sérieuse dans la Beauce, aux [prochaines élections.Des nouvelles reçues du comté nous informent que l’on mentionne comme candidats probables MM.G.F.Jlamel et llufour, avocat.Celui ci se présenterait comme nationaliste.Il a été impossible de faire confirmer la nouvelle par les intéressés.BLESSE A UNE JAMBE.En faisant le flottage du bois hier sur la rivière St-Charles, Jos.Chevalier, frère île M.Chevalier, propriétaire rie chantier maritime de cette ville, s’eit blessé sérieusement à une jambe.Jl est tombé sur uu crochet qui lui a transpercé la jambe.Il a été transporté a sa ésidence, où il est sous les soins du médecin.Il devra garder le lit pendant plusieurs jours.RECLAMATION.Il y a une couple de mois, le Dr Robert Larue faisait une promenade en automobile avec trois île ses confrères, lorsque tout à coup, la machine devenue incontrôlable, alla donner contre un poteau de fer de la Cie de l’Electrique.L'automobile fut réduite en pièces, et une couple des occupants ont été blessés.Nous apprenons que le Dr Larue qui était propriétaire de la machine, attribue l’accident à une défectuosité dans la construction.II doit prendre action contre la Compagnie manufacturière, la Koe Motor Car Co., à qui il réclamera des dommages et le coût de son automobile.50 ANS DE MARIAGE.M.Archange Racine, de la maison Terreau & Racine, et Madame Racine, ont célébré hier le 50me anniversaire de leur mariage.A 9 heures, dans la Basilique magnifiquement décorée de verdure et do fleurs, il y eut une messe à laquelle les jubilaires ont renouvelé leurs promesses.Le Rév.M.J.A.Bureau, curé de St-Michel de Bellechasse, qui a, béni, il y a 50^ ans,' l’union des héros de la fête, officiait lui-même à ]a messe du 50me anniversaire.Une allocution de circonstance a été faite par l’abbé Abel Simard, du diocèse de Chicoutimi, qui est un protégé de M.Racine.A l’orgue, il y eut chaut par M.Aurèle Leclerc et Mlles Lefel vre et Sirois de Québec.Les jubilaires et tous les parents qui ont pris part à la fête sont allés ensuite au Kent House, où eut lieu la fête de famille qui a durée toute la journée.Le retour se fit vers onze heures, hier soir.VICTIMES DE LA FOUDRE.Fendant l'ouragan désastreux qui s'est abattu sur tout ie district de Québec, lundi soir, la foudre a fait trois victimes.A St-Jean de l’Ile d’Orléans, Madame Pierre Blouin, épouse d’un cultivateur de cette paroisse était dans sa maison, près du poêle, portant un jeune enfant dans ses bras, et en tenant un autre par la main, lorsqu’elle fut frappée par la foudre qui s’introduisit dans la maison par la cheminée.Elle a été foudroyée de même que l'enfant qu'elle tenait à ses côtés.Le bébé qu’elle tenait dans ses bras n'a pas eu une seule égratignurc, ne s’é-tant pas trouvé dans le circuit électrique momentanément établi.Cette nouvelle a jeté la consterna tion non seulement û St-Jean, mais dans toutes les paroisses de l’île d’Orléans.Un jeune garçon de l’Ancienne Loret te, ,.gé de 12 ans et fils de M.Numa Lachance, a aussi été tué par la foudre.Il était à la porte de la résidence de ses parents quand il a été foudroyés.La foudre a pénétré dans la maison et a rendu complètement sourde la grand’, mère de la victime.Elections de Commissaires A St-YIXCENT DE PAUL Lundi, M.Lévesque, a été réélu commissaire d’école par acclamation.PA ROIS,SK ST-IEA NBA PTISTE Dans fa paroisse St-Jean-Baptiste, on a procédé à l’élection d’un nouveau commissaire d’école en remplacement de .Mtre -J.A.I.abelle, dont le terme vient d’expirer, f.e Dr Venne a été élu pas acclamation.A I.ONG K EU IL Hier, a eu lieu l’élection d'un commissaire d'école, M.1 .tienne Benoit, échevin et rentier, a été élu par acclamation.Il a été vivement félicité par ses amis.A LAC HINE Hier a eu lieu l'élection de deux nouveaux commissaires d’écoles.Les élus sont MM.Amédée V.Robert et Alphonse Thessereault.C e dernier a été élu par acclamation.A ST-CONSTANT A une assemblée des citoyens de cette paroisse, M.Z.Beauvais „ été élu Commissaire d’écoles en remplacement de Al.Elzéar Dulude, sortant de charge- A MATANE M.Z.Thibault a été élu commissaire d’écoles en remplacement de Jl.N.Landry, l a commission scolaire du village de Jlatane est composée dé MM.le Dr A.Bouillon, président et maire ; Félix Desrosiers, F.Michaud, O.-E.Fortin et Z.Thibault.A SAINT-JEAN A une séance publique tenue dans la salle de l’hôtel de ville, convoquée pour l’élection de deux membres de la commission scolaire catholique de St-Jean.M.le notaire A.N.Deland et M.Alfred Camaraire, les deux commissaires sortants, ont été réélus à l’unani-rnitc.C’est M.Trefflé Côté, marchand, qui présidait l’assemblée.A ST-JACQUES L’ACHIGAN L'élection des commissaires d'écoles, a donné le résultat suivant : Arrondissement No I, Alphonse Forest, réélu, et Alexis Mélançon, marchand, sur division.Arrondissement No 3, Alcide Desrochers, élu aux lieux et place de M.Octave Gareau, sortant de charge, Arthur Forest, réélu.A VALLEYFIELD Les élections des commissaires pour la ville et la paroisse, ont eu lieu hier.Tous ont été élus par acclamation.A la ville Dr J.A.Gauthier, remplace le notaire Joron et J.Cho-lette remplace M.J.A.N.Bourassa.Pour la paroisse M.Charles D’Aoûst, remplace M.H.Lacroix, et M.Zéphir Boyer, cultivateur, remplace M.E.La-fontaiïie.A ST-HYACINTHE St-Hyacinthe le Confesseur a élu MM.Augustin Bourque et Félix Plouf-fe fils, en remplacement de François Morissette et Eusèbe St-Onge.La municipalité scolaire Girouard, composée du quartier No 5, de la Cité a élu MM.Pierre Racine et L.C.Cheval, en remplacement de Antoine Bou-lay et Hormisdas Gemme.—A Rt-Joseph, JIM.Louis Rivet et Pierre Lavallée ont été réélus.Dans la cité de St-Hyacinthe, M.le chevalier Joseph Nault et M.le docteur L.A.Beaudry ont été réélus.M.Nault a été réélu pour la douzième fois, et la onzième par acclamation; il commence donc sa trente-quatrième année comme commissaire d'école.Il est président de la commission scolaire depuis 25 ans, il fut créé par Sa Sainteté, chevalier de l’Ordre de l’Ordre de St-Grégoire le Grand.L’OPINION DES AUTRES PETITE REVUE DE LA PRESSE (Spécial au “Devoir”) Ottawa, 5.— Ive gouvernement fédéral favorise tous les ecnn-s d'immigration, sans se soucier de la qualité de l'immigrant.On ferme les yeux sur l’entrée en ee pays de Doukhobors, d'Hindous, de Chinois, de Japonais, de nègres, de canailles, de vagabonda on autres.Tous 1rs jours, dans les cours tic police de touis les grands centres du Canada, comparaissent de ees chenapans qui sont la racaille des pays étrangers, et qui sont reçus chez noua à bras ouverts par les agents du gouvernement.Hier encore, à Ottawa, un Polonais.du nom de Woftewiew, trouvant que la chaleur était trop intense pour travailler, a mis sa femme à la porte, en lui disant d’aller faire, de l'argent pour acheter de quoi manger pour elle et lui.Ha femme, une frêle créature, et qui n'avait pas mangé depuis deux join's, alla s'engager à la fabrique de miiia, mais, à peine avait elle commencé à travailler qu'elle perdit connaissance et on dut la transporter à l’hôpital.Ua police va s’occuper du mari sans coeur et fainéant.Ce n'csl là qu’un exemple de la qualité d’immigrants qu’on invile chez nous.Feu importe s'ils sont das voleurs, des dégénérés, des êtres repoussants sous certains rapports, pourvu qu’on les compte comme immigrants, cela suffit.C'est là notre politique d'immigra tion en co moment.Vapeur ** Allan ” spécial pour la malle Un train spécial pour vapeur partira Jo h» gare do la rue Windsor vendredi, le 7 juillet, ;Y 9 heures 45 a.ni.pour Québec, pour l'avautage des passagers qui doivent s'embarquer sur le vapeur \ irgiman de la malle royale.Une crise dans le monde militaire .ES SOLDATS RECLAMENT UNE PLUS JUSTE REPARTITION DE LA SOLDE PAYEE AU CAMP.UNE SUPERBE ENVOLEE Atlantic City, 5.— L'ovintcur Har M'y Atwood est descendu hier ici, en présence de milliers de touristes qui ! l'ont applaudi.11 venait de New York et il dit que d'après la quantité île gasoline consommée il n dû pur ‘courir 250 milles.U s’esl arrêt, |trois fois pour s'approvisionner de gasoline, à Asbury Park, h Tueker-lon et à Venter Park.Ceci est la deuxième étape d'un voyage de Boston à Washington entrepris par Atwood.Il doit partir aujourd'hui même pour Washington.SI VOUS ANNONCEZ Izes régiments ruraux d’Ontario protestent ouvertement, contre l'échelle de paie établie pour la période annuelle dans les camp*.La situation est à ce point sérieuse, que plusieurs corps ont refusé de prendre part aux cxerpicoi de tir, si on ne fait pas droit à leurs réclamât ions.On considère, dans les cercles militaires, que l'on est eu face d'une crise dans l’histoire de la milice canadienne à laquelle il faut apporter une solution immédiate, si l'on veut éviter la désorganisation des régiments.Les protestataires ont transmis leurs plaintes aux officiers et on assure que le département de la milice, avisé de la chose, a promis de l'étudier à temps pour assurer le recrutement de l'an pro-chain.Aux quartiers généraux la réforme de la paye est à l'étude depuis plusieurs années; cette attitude de* soldats va brusquer la situation et ees derniers espèrent gagner leur point.I>a principale objection est basée sur la façon dont se fait In répartition de la solde.Auparavant le* hommes recevaient une piastre par jour de pré sence.A présent, ils n'ont droit qu'à cinquante eentius et à une haute paie journalière du même montant s ils obtiennent un pourcentage déterminé au tir à la cible, La mesure est très mal vue dans les camps, car elle équivaut, pour la grande majorité des volontaires à la perte tout au moins en partie de cette lolde, dite d’efficacité.DIPLOME DES COURS DE MADAME F.HERALY He's élèves de piano de Madame F.Iléraly ont subi leurs examens pour l’obtention des diplômes et certificats jdu collège de musique de Londres, représenté ici par M.Howell et un délégué spécial.Ont subi l'épreuve avec succès Mlles Anna Simnnenu, Rita Kerl, Ro-«e-Berthe Sauvé, Mario Lussier.Charlotte Uarle.Georgette Poliquin, Israélienne Jolicneur.Lucienne Gin* [gras.Avec honneur i MM.Uharles-Au-! guste Moulé, Réal Goulet, violon ÿ (Mlle Minnie l/«flèehp, chant.IL VOUS FAUT L’EDITION DE 1911 DE L'ALMANACH DES JOURNAUX CANADIENS.D'après l’édition de 1911 de l’almanach des journaux canadiens, venant d’être publié, ie Canada et Terrcnou-va peuvent ne vanter d'avoir 136 journaux quotidiens, 1,102 hebdomadaires ou semi-hebdomadaires, i;65 mensuels ou semi-ïnessucls et 23 publiés moius souvent.L'on pout so fier ù ces chifres, comme l'almanach des journaux canadiens tst publié par l'agence d’annonces la plut ancienne et importante du Do minion, A.McKim, Limited, de Montréal et Toronto, Cette édition est la f-eptième, qui répond à un besoin réel au Canada, et mérite nue place sur le pupitre ôe tout homme d’affaires, qu’il soit un annonceur ou non.L'almanach fournit, ù part la liste et la description des publications canadiennes un gnzetier compréhensif, donnant la population, les principales industries, le chemin do for, téléphone, les l'a- ilités des banques et outres faits intéressants de toute cité, ville ou village, possédant un journal.Le livre contient plus de 475 pages.Il a une magnifique reliure et est su-teeici.t un crédit pour les éditeurs, et les journaux canadiens, en général.A.McKim, Limited, sont partieuliê-rcment bien qualifiés ù éditer «t publier cotte oeuvre, le livre modèle de ren 't?sur les juihlicntious cinu (hînnes.ID 90nt 'es pionniers de l’agea-ce d'annonces dans le Dominion; l’a-gerce McKim ayant été fondée à Montréal en janvier 1HS9, il y a vingt-deux ans pur M.Anson McKim, qui dirige encore cette entreprise.Ils ont été, durant toute cette période, reconnus les chefs dirigeants de cette ligre nu Canada, et l’agence des affaires a été développée d'un com-mracement fort minime ne remplissant alors que les fonctions' intermédiaires, ît une entrcprUe très inportante corn prenant des millions.McKim reconnurent, il y s quelques snrées, que l’une des choses nécessaires pour le suecès de l'annonce est um» connaissance complète des médiums, pour annonces, et ils commencèrent ht publication de l'almanach des journaux canadiens, lequel est reconnu comme l'ouvrage le plus complet et ex act du genre jamais publié.Le prix— express ou frais de malle pavés, est de ?2.00.Célèbre place d’eau Le chemin de fer Pacifique Canadien fait maintenant circuler un wagon lit- direct pour Saint Andrew.N.D., | -fameux endfnlt canadien situé sur ic bord de la mer; lequel comme le démontrent les Montréalais, sera l‘une des localités Jes pins populaires durant la saison d’été.L’Algonquin et Ulnnsont maintenant ouverte.NOTRE DEVOIR, — “Donnons lur genicnv ai Clergé Canadien son mérita; il a fait, partout et toujours, tout sou devoir, et plus que son devoir.“Il nous a dotés d'une organisation religieuse et paroissiale qui a été, à la fois, le berceau et le boulevard de la race; il nous a enrichis, à ses frais et de ses seuls efforts, d’un système d’é-ducaticn, susceptible sans doute d’améliorations, mais qui, dans son principe, peut défier les institutions de l’Univers.“Lui n’a rien à faire de plus qu’à continuer son oeuvre bienfaisante.“A nous, il incombe d’orienter l’es-prit publie vers les conquêtes de 1’industry de la finance et des arts; d’or ganiser l’élan à l’assaut de ces champs encore déserts, et de couvrir notre Province d'usines, d’ateliers, et d’exploitations gigantesques au sein de ses ressources inépuisables.“Déjà l’étranger nous envahit.“L’heure est pressante, car d’autres races s’empalent de la place et du marché; et si nous n'agissons violemment, et avec l'énergie du désespoir, notre place sera marquée, à jamais, parmi les charrieurs d’eau et les scieurs de bois.“Jl faut l’organisation d’un mouvement d’éducation industrielle et d'action, qui soit mené avec unité, et conduit par une seule main.“Cette direction unique et maîtresse appartient naturellement à la Société Saint-Jean-Baptiste, dont nous espérons ia restauration salutaire et foitifiaute, dans une fédération qui encerclerait toutes les sociétés canadiennes-françaises d'Amérique.— “Le Semaine”, Grand 'Mère.LA FIN EST PROCHE.— “En 19US les conservateurs firent des gains qui annonçaient l’écroulement du parti libéral.Le parti libéral épuisé par ses propres efforts se mourait d’inanition.Seul le prestige de Laurier io séparait de ia défaite.” — “Free Press”, JVin-nipeg.LA PROVINCE DE QUEBEC AUX ELECTIONS.— Pendant que M.Lancer et ses associés sont occupés dans Québec à expliquer le programme et la politique du gouvernement, rien ou à peu près ne se fait de leur côté.La tournée oratoire de M.Oliver dans 1 )Ouest a vite pris fin et elle a été je-tee complètement dans l’ombre par celle de M.Borde».En Colombie-Anglaise, les conservateurs font ce qu’ils veulent.Dans Ontario l’effort do Sir Richard Cartwright pour détourner l’attention par un projet de représentation proportionnelle n’a pas créé d’émoi et dans les provinces maritimes tout est tranquille.Ca bien l’air comme si le parti Laurier, effrayé de Québec, abandonnait le reste du pays.” — La “Gazette”, Montréal.PETITES ANNONCES AGENTS FINANCIERS PANNETON & GARIEPÏ, agents fi uanciers.30 Saint-Jacques.Edifice Trust & Loan.Main 1002.—Prêts d’argent sur hypothèque, achat,, de billets, créances, assurances.Règlements de successions.AUX AMATEURS DE PECHE La meilleure place pour minnow» vivants et -rtieles de pêche de toutes sortes est chez R.N.Sévigny, 510 Saint-Jacques près des gares du G.T.R.et du C, P, R, Tél.Main 16'1_______ FORGERON On demande un bon forgeron pour les voitures.Bons gages, ouvrage à 1 année.S’adresser chez Ulric Roy et Cie, 1141 Avenue Papineau.119—® UN CUISINIER Un cuisinier d’expérience, pouvant fournir de bonnes références pourrait obtenir une position permanente dans une maison d’éducation en s’adressant, pour les 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Bisons lança magnifiquement pour les Royals empêchant les locaux de •faire un seul un seul point jusqu’à la dernière inning alors que quatre “hits” procurèrent deux tours du circuit aux Bisons.I.a partie du matin fut une exhibition splendide du jeu national en dépit de la chaleur excessive, mais Billy Burke succomba à, la température, cc qui permit aux Bisons d'enregistrer ic point victorieux dans la dernière inning : PARTIE DU MATIN BU FFA LO bon pour 2 buts, W.Miller, Burke ; Coups bons pour '2 buts, Deiumitt, Sacrifice hit, McCabe.Buts volés McCabe H.Miller, Schrim, Hardy, Murray.Laissés sur les buts, Buffalo 2, Montréal 6.Double jeu, McAllister à Trues-dale.Arbitres : Murray et Keenan.Durée de la partie 2.10 et assistance 6,500.Ab.R.H.Po.A.i Truesdale 2b.4 1 1 6 1 0 Schrim l.f.•) .•) 0 0 • » 0 0 Murray c.f.O •) 1 *» • • 1 II Mct’abo, r.f.•> n 1 o 0 0 H.Miller ss.4 0 O o O 1 MrDonaid Jb.O o 0 I i 0 Sharpe 1b.•> .•! 0 0 5 0 n McAllister c.3 n n 5 6 0 Stroud p.») 0 0 0 1 0 Malarkey p.n 0 0 0 0 0 Killifer x.l 0 i 0 8 0 Totaux .29 3 6 27 12 1 x A frappé pour Stroud au 8icme.MONTRE \L Ab.R.H.Po.A.] French 2b.•> O.0 1 2 n Yeager .'ib.t 1 1 1 0 0 W.Miller c.f.i 0 •) 2 0 II Hanford r.f.t 0 0 •> 0 n Hardy 1b.1 O - 1 ?i (1 o Demmitt i.f.3 1 1 i n 0 Ifollv SS.1 0 1 2 3 0 Uoth c.O n 1 2 i 0 Curtis c.‘> 0 0 4 i 0 Burke p.3 0 o 0 .3 0 Totaux .32 0 26 10 0 Score par inning : Buffalo .100100001 — :i Montréal .000010010 — 2 Sommaire.— Coup sur Stroud 9 ; sur Mnlarkv 1.But s sur salles pai Stroud »’*.pa r Malurkcs 0 ; Burke ¦> PARTIE DE i; B LFI Trucsdalp, 2b.White, l.f.Murray, c.f.McCabe, r.f.H.Miller, s.s.McDonald.3b.Sharpe, ,1b.Killifer, c.Schultz, p.McAllister, c.xHenlinc.Taylor, p.xxSchirm.APRES-MIDI ALU Ab.R.H.Po.A.E.5 0 12 3 0 .5 0 2 3 0 0 .3 0 0 1 0 2 .3 0 0 10 0 .411121 .2 0 0 1 10 .4 1 4 10 1 0 .2 0 0 6 10 .2 0 0 0 5 1 .2 0 0 2 1 0 .101000 .0 0 0 0 0 0 .I 0 1 0 0 0 Retirés, Stroud 3; Malarkey 0.Coup Totaux.34 2 10 27 14 4 MONTREAL Ab.R.H.Po.A.E.French, 2b.13 10 3 0 Yeager, 3b.5 112 4 Miller, c.f.4 0 1 2 0 0 Hanford, r.f.4 1 0 3 o 0 Hardy, 1b.t o ¦> |0 1 0 Dmnniitt, l.f.2 0 1 3 0 0 Holly, s.s.4 0 10 10 Curtis, c.4 0 1 6 0 1 Dubuc, p.3 0 0 1 2 0 Totaux.34 5 8 27 11 1 x—Frappa pour Shultz dans la 9èmc xx—Frappa pour Taylor dans la 9e.Score par reprises : Buffalo.000000002—2 Montréal.I0ty20001—5 Sommaire.— Buts sur balles, do Dubuc, 4 ; de Taykor, 1 ; de Schultz, 3: mis hors jeu, par Schultz 5.par Taylor 2, par Dubuc, 3 ; C.bon pour 3 buts, Curtiss ; C.de 2 buts, F’rencl’ Sharpe.Miller ; buts volés, Fren >4 2.Killifor.W.Miller, Holly, H.Miller S har (le ; laissés sur les buts, Buffalo 9.Montréal 6 ; 1er but sur erreurs, Montréal 1 : double jeu, Yeager à French ; Wild pitch, Sthultz.Arbitres, Murray et Kccnan.1.55.présente le modo de livraison idéal pour les maisons dont le commerce est étendu.Elle fait plus de pa.ours et en : ' de temps que les voitures à chevaux ordinaires, et le coût de la voiture et de son entretien est relativement moindre.I.a 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MANQUEZ PAS DE VOIR LES PLONGEUSES, PRENEZ UNE CHAISE ROULANTE ET VISITEZ LE MIDWAY Le superbe vapeur ‘‘Duchess of York” a été ajouté à la floite do la compagnie.Admission au Parc .GRATIS.Admission au parc Passage sur le bateau.20 CENTS.Passage sur le bateau Le Montréal pratiquera ce soir L’équipo do crosse du Montréal sera de nouveau à la pratique ce soir, duns le but de sc préparer dignement à recevoir le Toronto samedi, et à l'exception de Fred Scott, qui est retenu au repos à la suits d'un accident, on s’attend à ce que l’équipe soit au complet.Quant à ce qui concerne Montréal, il faut que cette équipe remporte la victoire si elle ne veut pas perdre, espoir de conquérir le championnat.D’un autre côté, sj la victoire de l'équipe de Fred Thompson samedi dernier, u’c-tait pas un eotip de chance, les toron-toniens devront gagner samedi.'Jusqu'ici, il n'y a pas eu de partie aussi importante, jouée dans la Ligue cette année.L'AFFAIRE DUPRAS EST ARRANGEE Ottawa, 5.— Hector Dupras, l'exjoueur du National figurera probablement sur l’équipe du Capital dorénavant.le docteur Cousineau, président du National lui avant accordé sa liberté pour tout de, bon.Au terrain des Shamrocks Le champ sera libre aux clubs de la Ligue de ta Cité dimanche prochain, Les Montreal» étant à Rochester, et l'organisation rivale ayant selon toute apparence, r «du le dernier soupir, les amateurs de base ball ne sauraient passer une après-midi plus agréable, qu'en allant assister aux deux parties qui seront jouées au terrain des Shamrocks.l>e club Ali-Montréal qui semble semer la terreur parmi ses sept eonour-rents, depuis qu’il a fait irruption dans la Ligue, serii aux prises avec les Athlétiques à Billy Innés, dans le second engagement de l’après-midi, et cette partie sera précédée de la rencontre Coureur des Bois Richmond.L’équipe de Villerai, améliorée, fera l'impossible pour infliger à Richmond s» première défaite.Dans le circuit provincial, Chénier j’liera à Valteyfleld, dimanche, Balmoral à Trois-Rivières, Mascotte ft La-chine et \ o tigeur ft Sorel.I,'équipe de Liguori Laurin a toujours été la bête noire îles Sorelcif.C'est en effet, elle, qui a l'avantage de visiter Borel le pre mler, depuis que le club de l’endroit a perdu son pitcher Fayette.On nous assure toutefois que ce dernier sera remplacé par un excellent lanceur.Sorel prépare une ch ude réception aux Voltigeurs.Courses au trot au Parc King Edward On nous apprend qu'un grand meeting de courses au trot aura lieu au (’arc King Edward du 7 au 12 août prochain.Fins 6c $6.000 seront distribuées aux vainqueurs et parmi les coureurs figureront les meilleurs des pistes canadiennes.Voici le programma du meeting: Fremière journée, lundi, 7 août.Bourses.2.20 Amble .$;îoü -’•28 Trot.300 2.11 Amble.300 Deuxième journée, mardi, 8 août.2-20 Trot.300 2.15 Amble.300 Four 3 ans et au dessus — trot, JJ0 Troisième journée, mercredi, 9 août.2-1’> Trot.30Ô 2 Milles, ouverts.— 2 dans 3 .300 2.25 Amble.390 Quatrième journée, jeudi, 10 août.2.24 Trot.390 2.13 Amble.300 Cinquième journée, vendredi, 11 août 2.18 Trot.300 2.17 Amble .300 3 uns et au-dessous —amble .300 Sixième journée, samedi, 12 août 2.22 Trot.3()0 Free fod ali, amble.] ooo Course de ft milles.300 De plus, une course plate sera disputée chaque jour.Les entrées seront closes le 31 juillet.Les“Billets du Soir” par ALBERTLOZEAU Un joli volume de cent-vingt pages.PRIX Vingt-cinq sous l’exemplaire.En vente chez ALBERT LOZEAU, 604 avenue Laval, ou aux bureaux de LE DEVOIR, 71 a rue Saint-Jacques.r Le lancement du disque (Spécial au “ Devoir”) Kansas City, S.— Lee Talbot, du Kansas City ^thietie Club, a établi un nouveau record du monde pour la lance ment du disque hier, en jetant, l’hai 1ère ft 141 pieds 2 pouces, soit ft 1 1 2 pouce plu» iota que la nouvelle marque de Martin Bheridan.Le jeu du Polo à Woodbine Ioronto, 5.— L'équipe du Toronto Hunt Club « défait celle du Buffalo Folo Club à Woodbine hier par un score de 612 à 312.McCarthy et Mie-brien ont particulièrement brillé pour Toronto tandis que le travail principal pour Buffalo n été fait par Goodyear, Son record ne compte pas (Spécial au '•Devoir”) Newftork, ft.— Il est probable quel le nouveau record établi hier, par Mar i tin Bheridan, par le lancement du dis I que ft 141 1 2 pieds de distance, ne sera pas enregistré officiellement, parce que 1 Sheridan ne se serait pas conformé à1 la lettre aux réglements de l'A.A.A.—— Nouveau Club de Baieball à l’Epiphanie 1 n club de baseball vint de se for- ! mer à l'Epiphanie, qui portera le! nom de ”Jeune Victor", l es joueurs I noTit pour 1a plupart dès Co I club désire jouer pendant toutes les vacances et lance u» défi pour diman-rhe prochain, aux "Royals'' de L'As sumption et ft tout autre elub dont (Suite à Ig Sème page) Pour vos ouvrages de ville PROGRAMMES, CIRCULAIRES.FACTUMS, etc., adreeeez - vous aux bureaux du “ DEVOIR M 71a iu# Saint-Jacquea.Montréal VOU8 POUVEZ louer un elavigra-phe Monarch, un mois pour YOU* POUVEZ iouer un elavigra-phe Monarch, 6 mois pour fUl.l VOU8 POUVEZ acheter un clavi-graphe Monarch en faisant chaque mois de petits paiement»,— »i petits que vous ne pourrez pas y manquer.Till MONARGH TYPEWRITER Comptn) Umltid RM RUE NOTRI.DAMI OUIIT MONTREAL, QUE.PARC DOMINION U Plus Grind Lltu d'Amusentents du Cindi LA LUTTE CONTttB LES FLAMMES 18e—PRIX SPECIAL D’ADMISSION.—l«e TÔUTE CETTE SEMAINE PIQUE-NIQUE DBS f ACTEURS •îl'j Çl Mme hr»ur.te U Metropolitan and upera Company.Npw-York (‘hantant «rcc Is FANFARE VÀNDER MEERSChÈns LES PONIES D'ISLANDE font faire te tour du pure nu* enfants .100—AUTRES ATTRACTIONS.—100 ADMISSION AU PARC.CENTS MARIEE A UN AGENT DE Londres, S.—T’ne foule iui< Assisté hier au mariage de M A.Fisher soeur de l'honorr drew Fisher, premier ministr trnlie avec l'agent Gnlt de 1 de Londres.Os Journal est imprimé su So 71a.,h .( k responsabilité Limb '1 «eon Bourassa.directeur-gérant. LE DïTYUrn.Mercredi.5 Juillet.1911.Hyènes contre Satyres PAR LEON DAUDET Nous retrouverons ce chéquard de préfet de Suez, ce flibustier de Lépine au tournant de la discussion qui viendra mardi, paraît-ü, à la Chambre.Aujourd'hui, une histoire bouffonne nous requiert, un épisode de la vieille lutte qui met aux prises ces deux tronçons du Panama, Bunau-Varilla, directeur du “Matin''’ et Letellier père et fils, directeurs du “Journal”.Nos lecteurs savent que ces deux organes rivaux se sont partagé les ten dances basses du public qui leur donna un sou quotidien, lie “Matin” travaille dans le scandale politique ou mondain ou sous-mondain, dans la manoeuvre anticléricale, dans les enlèvements et les disparitions.Le “Journal” travaille dans la boue de l’obscénité, sous forme tantôt de contes, tantôt d’annonces et de petites correspondances.Ce sont deux rayons, deux comptoirs très distincts et qui permettent aux deux marchands de s’injurier réciproqumëht et d’essayer d’ameuter la foule sur la qualité de leur marchandise.“Misérable chercheur de tares' , dit, en employant le langage de feu Mendès, un des fondateurs de la boîte, Letellier (Eugène ou Henry) à Bunau-Vadilla.“Impudique saligaud!” répond Bunau-Varilla aux Letellier.Il n’y a d’ailleurs pas lieu de s’émouvoir.Ces messieurs aboient convulsivement sous leurs portes.Ouvrez-leur, et ils se garderont bien de se précipiter l’un sur l’autre.Leurs gros sacs leurs conseillent la prudence.On n’imagine pas Henry Letellier passant son nez redoutable au travers du corps de Bunau-Varilla, comme l’espadon fait au requin.On n’imagine pas Bunau-Varilla trucidant le panama de la rue Richelieu.Il est même amusant de voir, pour qui connaît les dessous de la presse, à quel point précis s’arrêtent les déballages de l’un ou l’autre de ces gentilshommes du ruisseau imprimé.Ils ne vont “jamais” jusqu’à l’irréparable.C 'est de la guerre à flafla, annoncée à son de trompe, mais menée prudemment.Cela reste de la petite guerre.Ijuand, dans le cirque, le taureau furieux joue le tout pour le tout et charge sans nulle feinte ni précaution, on dit eu Espagne qu’il “cherche le paquet’'’.- Ni Letellier ni Bunau ne cherchent jamais le paquet.et pour cause.Oonc, il y a quelques jours, le “Matin” menait grand tapage autour d’une publication contraire aux moeurs qui se vendait ouvertement sur les boulevards, sous le titre de “Journal des Satyres”.On avait cru d’abord qu’il s'agissait de la fameuse feuille que doit toujours fonder, avec des capitaux judéo-belges et hispano-américains, ce vieil outrage à la pudeur de Briand.Iiuormations prises, il n ’en était rien.Ledit “Journal des Satyres” était composé d'un certain nombre de contes et récits, encore plus plats et niais que révoltants, empruntés à la collaboration quotidienne du “Journal”, reconnaissables, malgré les coupures, raboutages et rapetassages, et de plusieurs colonnes d'annonces et de petites correspondances du même papier, parfaitement ignobles, celles-là.Tl s’agissait, pour Bunau-Varilla.de faire saisir et poursuivre un Letellier assez bien maquillé pour que la police et 'e parquet n’y vissent, au premier moment.que du feu.Le plus drôle, c’est que le truc réus-bt.Sous tous les ministère, grâce à ses accointances, le “Matin” est demeuré tantôt l'inspirateur, tantôt le reflet du régime.On a beaucoup blagué le mot de Bunau Varüla sur son fauteuil, qui vaut, plusieurs trônes.11 y a là évidemment '"u l’ostentation.Tl n’empêche que ce beau-frère du liquidateur Hecouturier, le fameux collègue de D-oz, soit un personnage important de la République.Quand Clemenceau, furieux de je ne sais plus quelle résistance à ses ordres, s’écriait: “que Bunau prenne garde, je le ferai fourrer dedans comme un zouave”, Clemenceau se vantait.Bunau-Varilla n’est pas homme à se laisser faire comme un simple Rochette.Il a mis des papiers de côté.Ce réel pouvoir explique comment Louis Lépine obéit à la première injonction tt, Suez à la remorque du Panama, fit saisir le “Journal des Satyres” sans seulement, regarder ce qu’il y avait, dedans.Mis en branle, le brave petit Boucard — celui qui bou-earda si bien le meurtre de Syvetou— instruisit l’affaire et ordonna des poursuites contre l'éditeur ou le gérant, de la feuille en question, personne manifestement interposée par Bunau-Varilla lui même.Bref, une fois de plus, la police et la justice marchaient pour les rancunes du “Matin” habillées en pudeur, comme elles s’habillaient hier en patriotisme, comme elles s’habilleront den-’u en générosité.Très ennuyés, — on le serait à moins •—les Letellier publiaient vendredi sous ¦o titre électoral “Manoeuvres de der-lière heure”, une longue et filandreuse tartine, suivie d’une petite tartine du désopilant Victor Margueritte, où il était question de “mâle rage”, de '•Tartuffe”, de “Madame Bovary” (!) de chiens aboyant et d’une carn-iane qui passait.Le malheur est, qu’en l‘espèce, les Letellier sont eux aussi une caravane de chiens.Le dicton arabe n’avait pas prévu le cas.Hier enfin, le “Matin” de Bunau-Varilla insérait la note suivante qui voudrait être méprisante, mais qui n ’est que timide et où j’ai cru sentir comme un petit recul: “Cue leuille du matin a déclaré, eu tête de son numéro d'hier, que ie “Journal des Satyres” en ce moment sous le coup de poursuites judiciaires pour outrages aux moeurs, était composé de fragments d’articles et de contes découpés dans ses colonnes.Elle s’est plainte ensuite de l’indignation manifestée dans le “Matin” à la suite de la lecture du “Journal des satyres”.Elle a oublié d’ajouter que,pour l’honneur de la presse, les journaux dignes de ce nom avaient été unanimes à réprouver ce genre de littérature.Peu importe, au surplus, que ]a feuille en question ait édifié sur la publication du “Journal des satyres” toute une his toire.Il faut lui en laisser la responsabilité, comme on lui laissera celle des articles et des contes du “Journal dos satyres”, dont elle revendique la paternité.” Les choses en sont là.Sans doute, un rédacteur intelligent du “Matin’’avait soufflé l’idée de la supercherie, qui parut drôle, fut réalisé, réussit trop bien et dès lors sembla dangereuse.Cette fois encore le chien Bunau-Varilla et la caravane de chiens Letellier, après avoir bien aboyé, passeront.Il est clair que Boucard, grotesque une fois de plus, ne doit pas tenir beaucoup à ces poursuites et que Louis Lépine, la tête dans le guichet du Suez, paierait volontiers sa tranquillité de l’abandon de quelques satyres.Or, les Letellier, par leur sale canard, ont plus d’un député dans leurs poches.Il s’agit de plaire à Bunau, mais de ne pas trop les mécon tenter non plus.C’est ainsi que le gagé de Suez en arrivera peut-être à réconcilier les deux tronçons du Panama.Quelle victoire, mon prince d’Aren-berg! Je ne sais si vous serez de mon avis.Biais il me semble qu’à travers ce petit scandale farceur on aperçoit, comme du bout d’une lorgnette, la décomposition de pas mal de choses : de la police, qui suit, sans le moindre contrôle, les indications d’une feuille telle que le “Matin”, de la police qui de suezienne se fait poissonnière, de la police qui se met en mouvement aussitôt qu’un Bunau-Varilla crie “au satyre”.de la justice, qui ne se méfie pas, qui va donner dans le godant avec une candeur effarante, qui poursuit bénévolement, dans une petite feuille de chou, ce qu’elle tolère chaque jour dans un grand papier de huit et douze pages, répandu à cinq cent mille exemplaires., de la presse enfin, tirée à hue et à dia par deux maquignons de même litière, qui se partagent pour les exploiter la badauderie et le vice, les gavent du fumier de l’actualité.D’ailleurs, quand les gens en place, ceux qui tiennent les pouvoirs administratifs et judiciaires, sont eux-mêmes plongés, comme Lépine, dans l'argent mal gagné ou pas gagné du tout, dans le cheque, le pourboire et la gratte, comment voulez-vous qu’ils ne soutiennent “l’ordre”, cet ordre apparent, si cher à Calmette, à Grosclaude, à tous les amis et admirateurs du préfet de Suez ?Ils ont bien trop peur, en poursuivent le vrai ou le faux satyre, que celui-ci ne se retourne et ne poursuive à son tour le tripoteur et le touche-jetons, dans la personne du préfet de police.Je n’ai nulle confiance dans le gendarme qui porte des bottes à la financière, 6 Lépine.pas plus que dans le moraliste, ô Bunau, qui exploite pêle-mêle le Panama, la Chartreuse.les larmes des épouses et des mères.” Léon DAUDET.(“L’Action Française”) NOTE DE LA RED.— Pour précise g certaines allusions, il faut noter qu’au moment où cet article fut écrit, l’“Ac-tion Française” menait une ardente campagne contre le cumul par M.Lé-pine des fonctions de préfet do police et d’administrateur de la Compagnie du Canal de Suez.Ces dernières donnent au préfet une indemnité considérable.-»— - La récolte dans l’ouest Le rendement, cette année, promet d'être des plus abondants: on compte déjà sur au moins 200 millions de mi-nots.Ce sera la moisson la plus abondante dang l'histoire du pays, et tout semble devoir corroborer cette heureuse prophétie.' Eu effet, la superficie sous culture, refîe année, est de beaucoup plus étendue que par les années passées.D’autre part, la température a été tout à fait idéale.Il faudra une armée de 35,-0()0 à 40,000 hommes pour en faire la moisson,et déjà l’ouest canadien jette un regard vers l’est, pour l’aide qu'il ini faudra, la province de la Saskatchewan, seule, on nous l’annonce officiellement, aura besoin de 20,000 moissonneurs.Les provinces de l’Alberta et du Manitoba en requerront autant.Les chemins de fer sans doute orga niseront comme par les années passées, (les excursions de moissonneurs dès le commencement du mois d’août, et comme les gages devront nécessairement être élevés, grand nombre de jeunes gens sans doute en profiteront pour visiter ec merveilleux pays de l’avenir tout en faisant un voyage à la fois instructif et rémunérateur.=fl FEUILLETON DU "DEVOIR " Beau Casque per ERNEST DAUDET 18 (Suite) —de n ai rien promis pour l'abbaye, l'écria Luyater.Je vous ai dit que je ne pouvais rien.C’est trop tard.—Ouit c'est, trop tard, soupira Fr.llervas en montraat le corps do Dont Jlicourt.Voilà ton oeuvre, misérable, rtit-H à Luyster.S'adressant à Oastoni il ajouta: —Il n‘y a plus rien à faire ici: l'nb->aye brûle: ne songeons pins qu'à prê-'erver du même sort la maison de Mma le Raquemare, Le pourrons-nous seule ment f —Oui, nous le pourrons, s'écria Oas ton, puisque nous tenons Luyster.Il est notre otage, —Oa ne marchera pas sur le chà* teau.je vous l’ai dit, affirma l'aaeien matelot, mail I condition quo veuf vous engagerez à ne pas me dénoncer.11 y eut un court silence.Er.llervas et Gaston se consultaient du regard, comme s’ils eussent hésité à soustraire le criminel au châtiment qu'il méritait.Mais puisqu'il affirmait que son intervention sornit, efficace, il fallait subir ses conditions.—Laissez le, ordonna Fr.llervas au» hommes qui tenaient Luyster.—Va, lui dit il, tu es libre.Profite de ta liberté pour emmener tes eompli ces loin d’ici.Si tu parviens à les eon vaincre qu’ils doivent renoncer à leur entreprise criminelle, tu ne sera* pas dénoncé.Mais sache bien que si tu ne les srrétes pas, tu seras chAvié.Luyster n 'écouta pas davantage et sa précipita daas l’abbaye.—Pourra t-U tenir ses prumesses «-t empêehor do plus grands mnlfemrat 4m b SPORT ( Suite de la page 4) les joueurs ne dépassent pas 17 ans, pour les dimanches qui suivront.Equipe du Club Victor Capitaine, Honoré Chevalier Secretaire trésorier.Conrad Prévost Gérant, Clarcy Lynch.Conrad Prévost, receveur et 1er but.Arthur Doucette, lançeur et 3e but ; Clarey Lynch, receveur et 1er but ; Avila Mageau, 2e but ; Henri Charpentier.avant-garde : Honoré Chevalier, 3e but et lanceur ; Lionel Roch, r f., Aurélien Thouin.c.f., Didace Guernon 1.i.Pour informations s’adresser à Conrad Prévost ou à Clarev Lvnch.Sur la Passerelle Joutes de baseball en détail LES SHEETERS CAPTURENT LES DEUX PARTIES.— BALTIMORE ENREGISTRE 12 POINTS DANS LA PREMIERE INNING.— LES CHAMPIONS EN REMPORTENT DEUX.A Rochester: Ire Partie.R.Rochester.112000000—4 8 0 Toronto.000010000—1 6 0 Batteries.— McConnell et Mitchell; McGinley, Backman et Phelps.2me Partie Rochester.00210001x — 4 Toronto.100010010 — 3 Batteries.— Hughes et Mitchell ; Testean, Phelps et Rudolph.A Jersey City: Ire Partie.Jersey City.000030040 —7 10 0 Newark .000100020—3 9 3 Batcries.— Justus et Tonneman ; Smith et Lee et Cady.2me Partie Newark.1020000000 — 3 Jersey City.0001200004 — 4 Batteries.— Boyce et McCarthy ; Kessler, Kissinger et Butler.A Baltimore: Ire Partie.Providence .302000000—5 8 1 Baltimore.200200000—4 5 2 Batteries.— Sline, Pierce et Fitzgerald; Frock, Atkins et Byers.2me Partie Baltimore .120000I40x — 17 Providence .000100000 — 1 Batteries.— Dygert, Gantt et Frost; Lavender, Galbraith; McLeod et Peterson.Salaberry 17 ; Woodland Parc 8 A \alleyfield, dimanche, le*Woodland Park de Montreal, a été défait par le Salaberry par un score de 17 à 8.Les points saillants de la partie furent pour le Salaberry ; les deux buts et es trois buts du flrappeur Nerbonne et les tr0is buts du frappeur Nerbonne Iroulx.Le lanceur Legault retira 15 hommes au bâton.L’équipe du Salaberry se composait comme suit : Tanguay, Legault, Beauchamp.Nerbonne, Prouly, E.Loitelle.A.Loise.le, J.Leb—uf et E.Doucet.Informations, s’adresser à Emile T,e-febvre.cm à A.Beauchamp, Valley-field, Que.^ NOMBREUX ARRIVAGES.Cinq paquebots sont entrés dans notre port durant la journée d’hier, à ga-voi* le Bengore Head, l’Athenia, ie Bellona, l'Hurona et le Wittekind.C’est ce dernier qui est arrivé le premier au lever du jour.Il amenait de Rotterdam, 536 passagers de troisoème.Le capitaine Willemsen a été tout surpris de voir la chaleur dont nous sommes gratifiés, attendu que dans sa pensée il devait toujours faire froid au Canada.Les 536 passagers du Wittekind sont débarqués à Québec d'où ils ont pris un convoi du Paeifique-Canadient pour l’Ouest.Le Beugore Head arrivait aussi hie-matin de Belfast avec une bonne cargaison de charbon.Peu après arrivait le Huroua apportant une cargaison générale de Mid-diesboro.Le capitaine Ritchie dit.qu'il a passé par Belle-Isle et qu’il n'a couru aucun danger.A midi, arrivait aussi de Middlesbo-ro, le Bellona avec une cargaison d'a cier et de fer que l’on commença à dé-cherger à Viauville.Enfin le dernier à arriver vers une heure de l’après-midi, fut iL-xthenia.qui avait a son bord 320 passagers de première et 161 d’entrepont.L’Athenia transportait aussi un troupeau de 71 chevaux Clydesdale.UN JOYEUX PIQUE-NIQUE.Grâce à l’activité avec laquelle les travaux ont été poussés, les murs de l’élévateur No 2 des Commissaires du Port sont maintenant finis, et l’on va célébrer cet évènement par un .joyeux pique-nique.Les commissaires ont accordé un jour de congé, les ouvriers ont acheté des billets et demain tous partiront par ]e “ Trois-Rivières” pour Berthier, où on se livrera à toutes sortes d’amusements.CONCERTS DE MATELOTS.Un joli concert a eu lieu hier au Sailors’ Institute, et un second aura lieu ce soir au Club des Matelots Catholiques.Hier au CSailors’ Institute ce sont surtout les matelots du Megan-tic, du Virginian et du Grampian°qui ont fait les frais de la soirée.ARRIVAGES Paquebots à Kaiser Wilhelm Il.New-Vork Bethania.Baltimore.Martha Washington.Naples.New-York ¦^'ce-.Trieste .New-York Calabria.Livourne .New-York Bohemian.Liverpool .Boston Laura.St-Michel .New-York \ aderiand-Anvers .New-York Cambrian.Londres .Boston Campania.Queenstown .New-York Franconia-Queenstown .Boston Olympic .Plymouth .New-York EN ROUTE POUR MONTREAL Mount Royal.Londres.16 juin Willehad.Rotterdam .19 juin Lake Champlain .Liverpool.23 juin Lake Erié.Le Havre.23 juin Ausonia.Southampton .27 juiu Royal Edward.Bristol.og iu,,! Marché de Montréal INDUSTRIE LAITiESE FROMAGE De l’Est .10c 7 8 à Uc 1-8 De l’Ouest.11c 1-4 à lie 3-$ BEURRE Crémerie, nouveau .21c 1-2 à 22c PRODUITS DE LA FERME OEUFS Strictement à la coque .21c 1-2 à 22c 1-2 Oeufs, No 1.18c 1-2 à 19c 1-2 Oeufs, No 2.17c 1-2 à 18c MIEL Blanc.Uc à 13c Brun.-.08c à 10c Blanc coulé.07c a 08o Brun coulé.OOc à ÛjO PRODUITS DE L’ERABLE Sirop d’crablc en boîte.7c « 7c 1-2 Sucre d’érable, la livref 8c 1-2 à 9c 1-2 HARICOTS Le boisseau.$1.80 à ?1.S5 Au wagon.1.70 à 1.75 POMMES DE TERRE Green Mountain, au «n- gon.81.20 à $1.25 Patates canadiennes ( nouvelles), la poche .1.50 à 1.75 Patates américaines ( nouvelles), le baril .6.(0 à 6.50 LE FOrN Extra, Ko 1.$13.00 à $11.00 Extra No 2.$12.00 à $12.50 Ordinaire, Ko 2 .11.00 à 11.50 No 3.10.Oo à Luzerne, mixte .f .9.50 à Luzerne.7.00 à LE MAIS Maïs américain, No 3, jaune, à.62c 1-2 à 63c L’AVOINE Canadienne, No 2, d* 10.50 10.00 7.50 De .Brème • Hamborg .28 juin .30 juin .30 juin ¦ 1 juillet 3 juillet .3 juillet 1 juillet Encore Bob Burman LE CELEBRE AUTOMOBILISTE ETABLIT UN NOUVEAU RECORD DU MONDE.Kew-Aork, 5.— Un nouveau record du monde en automobile a été établi hier par Bob Burman, un motodrome de Brighton Beack.en présence de mil-liers de personnes qui avaient bravé la *9^^® température pour être témoins1 de 1 exploit des coureurs.Il s’agissait d’une course de deux-jours et le vainqueur fut de nouvtn.a Bob Burman qui fit un tour de piste lequel est d’un mille, en -18.72 secondes, qui est un cinquième de seconde de mieux que le record établi par De Palma, sur une machine Fiat, n Syracuse, l’an dernier.TOUT UN CHAMP BRULE Galt, Ont., 5.—Une locomotive a mis le feu à des clôtures situées à deux milles et demie de Galt, le long du chemin Clyde, et avant qne les fer-miers des environs n’aient pu contrôler l’élément, tout un champ de bld appartenant à M.Mniley a dtd consumé.SALUT DU T.S.SACREMENT POUR LES^GYMNASTES Vendredi soir, à 6 heures 30 aura lieu dans la chapelle du Sacré-Coeur, église Notre-Dame, un salut du T.S.Sacrement pour les gymnastes qui partent le même soir pour Nancy.Montrose-Anvers Montcalm.Bristol .Tunisian.Liverpool .Saturnia.Glasgow Scotian.Moviile .Barcelona.Rotterdam Ramore Head_____Swansea DANS LE PORT.Arrivés hier: Athenia, ligne Donaldson, de Glas-gow.Head08016 Head' de Mar-yP°rt> ügna Hurona, ligne Thomson, de Middles-boro.Bellona, ligne Thomson, de Middles-boro.Wittekind, ligne Canada, de Rotterdam.Arrivés précédemment: Coaling, Robert Reford, do Rangoon.Manchester Commerce, ligne Man Chester, de Manchester.Virginian, ligne Allan, de Liverpool.Kewlands, R.Reford, des Antilles.Mcgantie.ligne White Star, Donii-nion, de Liverpool.Grampian, ligne Allan, de Glasgow.Basuta, /igné Thomson, des Antilles Montréal, ligne C.P.R., dc Londres." NAVIGATION INTERIEURE.Port Colborne, Ont., 4.— Descendent: Simla, Port Colborne à Montréal maïs; Ogdensburg, Chicago à Ogdens-burg, carg.gén.; Prince Rupert, Sandusky à Montréal, charbon.Montent: Melrose, Kingston à Ashtabula, allège; Glcnmount, «Sydney à Fort William, fer; Florence, Toronto à Détroit.allège; Jessamine, Clavton i Détroit, allège.Sault Ste-Marie, Ont., 4.— Montent, G.R.Crowe, 8.10 soir; A.C.Dinkev, 8.45 soir; H.L.Brown, 10.30 soir; D.R.Hanna, 12.40 matin; H.L.PeHatt 1.23 matin; City of Ottawa, 6 matin; Sinaloa, 11.20 matin; Athabasca, 2.20 soir.Descendent: D.G.Kerr, 9.40 soir; Bail Bros., 11.40 soir; Hoover et Mason, 1, pour .41 l-2c à ü 3-le Ü23M RUNK RAILWAY SYSTEM ht train de 10.30 p.m., est le train d* nuit populaire entra Toronto.Montréal «t SEULE DOUBLE VOIE FERREE entre MONTREAL.TORONTO.HAMILTON.NIAGARA FALLS, DETROIT et CHICAGO.7i HEURES A TORONTO “ INTERNATIONAL LIMITED " 1-e train le plus rapide du Canada.Quitte Montréal à 9 a.ni., pour Toronto ut l’Ouest.QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR ENTRE MONTREAL ET TORONTO 9.00 a.ni., 9.45 n.m,.7.30 p.m., 10.30 p.m.Servir*** d’élegants wagons buffet, salon et bibliothèque sur les trains du jour, et nouveaux wagons lits Pullman sur les trains do nuit.VOYAGES D’ETE A LA COTE DU PACIFIQUE En vigueur jusqu'jiu 30 aepteiufere.Voj-nge aller et retour de MONTREAL ria CHICAGO, i Vancouver, Victoria, Seattle, Portland, etc.San Francisco, Los Angeles, San Dlegr etc., via lignes directes dans les deux directions San Francisco, viaPor-i tland, Ore., dans une seule direction.! 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C.W.Foster de Foi William et ,1.1).Fraser de Port Av thur composaient ce comité.MORTALITE INFANTILE Toronto.5.-—Quarante-quatre hé ht-s sont morts depuis le premier juil let.Cette mortalité excessive es mise sur le compte de la chaleur.manda Gaston.—Dieu seul le sait, répondit Fr.Her vas.La prudence commande de ne pas désarmer encore.Il feu: veiller, moa amis, et puisque vous êtes résolus à défendre Mme de Ruquemare et sa fille, vous devez faire garde autour du ehV teau.jusqu'à ce que tout danger soit disparu, Parmi ses auditeurs il n 'en était pas un qui fût d’un svis contraire au sien.H en reçut l’assurance en des termes qui ne laissaient aucun doute sur la sincérité de ceux qui la lui donnaient.Peu à peu, leur nombre s'était grossi du nombre des serviteurs de l’abbaye qui les avaient rejoints.Réunis les uns aux autres, ilR formaient une force suffisante pour en imposer aux malfaiteurs, et s'ils ne pouvaient plus rien pour l'abbaye, ils avaient la conviction qu’ils sauveraient le château.Elle éclatait dans leur attitude au moment où Hs se mirent en marche pour remonter au village.Quatre d'entre eux avaient chargé sur leurs épaules le corps de Dom Glieourt, auquel Fr.!Ur-vas, Gaston et leurs compagnons faisaient escorte.Comme le cortège commençait à gravir la colline, un é-lair sillonna les nuées, suivi presque aussitôt d’un coup de tonnerre violent et prolongé.—Hâtons le pas, dit Fr.llervas; l'orage noua talonne.Qu'il soit le bienvenu.L’eau du ciel éteindra l'incendie.tîn nouveau grondement de la foudre couvrit la fin 4é ta phraae, et il f eu» une suite ininterrompue d'éclairs et da détonations.Ce bruit couvrait les clameurs qui montaient de l’abbaye.Ce concert accompagna la petite troupe pendant la durée de son ascension.En arrivant au village, elle y trouva debout les vieillards et les femmes, e'est à dire tous les habitants que leur sexe ou leur âge avait empêchés te porter secours â l’abbaye.Toute cette population était en alarme et terrifié» Elle assistait de loin A l’incendie du monastère, partagée entre le désir de travailler à l'éteindre et la crainte de se heurter aux brigands qui l’avaient allumé.Fr.llervas et Gaston furent accablés de questions.Toutes ces bra ves gens n‘attendnient qu'un ordre pour courir au feu.Ils demandnient seulement à être protégés Cette protection ce pouvant leur être assurée, Fr Hervas et Gaston les détournèrent -le leur dessein.L’abbaye était auxmnios des brigands et les forces msnquaient pour les en chasser, L'assassinat Je Dom Glieourt prouvait qu’ils étaient ca pahles de tous les crimes.Il était inutile d‘exposer à leurs fureurs d'autres victimes, tl fallait se résigner à 1rs laisser faire jusqu'à l'arrivée de* *e tours demandés é Fécamp.Fendant qu'on di«entait ainsi, ta maison fie Gaston s'était ouverte à la dépouille mortelle de 1 infortuné Hère Abbé.On la coucha sur le lit où que! eues semaines axant était mort Ami bal Beau Casque.A droite et à gauche, oa allume des flambeaus j oa mit un crucifix sur la poitrine, un rosaire entre les doigts.Lu robe du martyr devait lui servir de suaire.Des femmes pieuses s'étaient offertes pour passer la nuit auprès de lui et s’y succéder jusqu'au jour des obsèques fixées au surlendemain.Fr.llervas et Gaston donnaient des ordre* pour nssurer la protection du village et du château, Ils se défiaient de Luyster nu tout ai moins de son influence sur ses complices.Des dispositions prises, il* songèrent à se rendre auprès de la comtesse de Ruquemare.Empêchés jusque-là de lui faire part des événements de cette soirée tragique, ils avaient hâte de le* lui apprendre.CHAFITRK VI * Au château comme à l'abbaye, l'ex latence avait conservé ce jour dé *a physionomie ordinaire.Quoique Mme de Ruquemare éprouvât les mêmes ernin tes que Dom Glieourt.elle ne croyait pas é l'Imminence du danger, et s'il devait éclnter, elle espérait être prévenue I temps pour le conjurer, Elle puisait cet espoir dans le langage que lui avait tenu Gaston BeauCasque, dans Is fermeté de > jeune homme et dans les assurances de dévouement que lui sva ant prodiguées ses vassaux.Ils l'ai-mnietit autant, qu'ils la respectaient, et elle «e flattait de l’espoir qu’au besoin elle trouverait parmi eux des défenseur*.CapMrtwt, «n* avait pria qutlqucs mesures de précaution.Bon argent-rie.I ses bijoux, une somme importante en j or avaient été enfermés dans -les i-nf | fres enfouis dans les cave*.D'autre part, prévoyant le i-ns où elle sérail j obligée de fuir, elle avait donné des i ordres pour que sa berline de voyagé! pût être promptement attelée.Elle n’en eût pas fait, autant s'il se lût agi d'elle i seule.Mais elle songeait à «a fille.Elle so préoccupait de lui conserver su for tune et de lui épargner des émotions trop vives.Heule, cette dernière conai-j dération pourrait la décider à quitter j provisoirement sa demeure.Mais, plus! que jamais, elle était résolu» à ne pas émigrer.Il lui semblait que passer à l'étranger, ee serait à la fois témoi-.gner pour ses vassaux d’une défiance: injurieuse et imméritée et livrer sa maison aux malfaiteurs.Elle restait j doue ehez elle, ne voulant partir que si i elle y était contrainte.Elle s'efforçait | de paraître rassurée et de dissimuler ses anxiétés.Marie Thérèse ne les soupçonnait pas Quoique, à son âge, la raison des en fants soit tssoz développée pour deviner ce qu’on veut leur taire, elle n'au-rait pu découvrir les alarmes de sa mère, tant celle-ci mettait de soins à la distraire et surtout à ne pas la laisser s'effrayer des événements du dehors.Quand les échos en arrivaient au château, Mme de Ruquemare s'ingéniait é en atténuer la gravité, A prouver qu'lia n'étalent qu’accidenlela et paiaigen, Dana aa i«Uieitud«, «Ha «om- binait toutes choses pour combler 'a longueur des heures.Elle multipliait les études, les lectures, les promenades, le courses nu bord de la mer, les -ta-tinn- sur la plage.Enfin, pour donner à Marie Thér-'se un compagnon de j^ux, elle attirai* Gaston autant qu'elle n pouvait.Encore plus que par le, pas»-, Marie Thérèse s'attachait à lui.Bleu qu'il tilt plus âgé qu'elle île cinq à -lx ans et dût être un homme quand cllo serait encore enfant, il était aussi rg-i.slide à l’affection qu ’elle lui manifestait que s’ils eussent été du même âge.il s'associait à -es jeux, lui racontait da captivantes histoires qu’il tenait de sou grand père.I’-rfois aussi il lui faisait réciter ses leçons, l'aidait à corriger ses devoirs, et, Mme de Ruquemare, sculo institutrice de sa fille, constatait A tout instant l'heureuse influence que co jeune garçon exerçait sur l'esprit d« Marie Thérèse et sur sa conduite.t’es relations avaient déjà eommeucô du vivant d'Annibal Beau-Casque.Après sa mirt, elles étaient devenues plus suivies et plus cordiales.Elles lo devinrent plus encore, lorsque, après les événements de l'aris, Mme de Ruquemare commença à concevoir des inquiétudes, Elle a'était,intéressée A Gaston l’orphelin, elle s'intéressa davantage A lui lorsque anus l'adolescent, ele detouvrit un homme énergique.(A suivra) 5929 6 LE DEVOIR.Menrrwli, a Juillet, 1911 Courroies “B AL AT A” Tontes Grandeurs en Magasin D.K.MCLAREN, Limitée, Un croiseur allemand relève le “Panther'’ Les bienfaits du Le Cabinet Anglais à Agadir monopole d’Etat désapprouve l’Allemagne 351 RUE ST-JACQUES DE partout, on surveille l’attitude de lallemagne CALENDRIER JEUDI, LE 6 JUILLET 1911 Oetave S.Pierre et S.Paul.Lever du soleil: 4 h.18; coucher du soleil: 7 h.50.Lever de la lune: 3 h.51 (s.); coucher de la lune: 0 h.43 (»•)• Premier quartier.-*- TEMPERATURE , iAujonni ’hui maximum .i 88 Même date l’an dernier .i .80 Aujourd’hui minimum.65 Même date l’an dernier.60 BAROMETRE g h.matin: 30.16; H h.matin; 30.14; midi: 30.12.Le temps qu’il fera: Beau et chaud.Le Devoir en vacances Un bon compagnon est indispensable en vacances.Assurez-vous la compagnie du “Devoir”.Vous l’aurez pour 50 cents, du 15 juin au 15 septembre.Jeunes gens, jeunes filles, donnez votre nom tout de suite.Le “Devoir’’ récréé, instruit, stimule.Abonnement de vacances, 50c.Adresse : Le “Devoir” 7IA rue St-Jacques.Montréal.->- L’ARTICLE DEM.L’ABBE CHARTIER Nous avons l’honneur de publier aujourd'hui un article de M.l’abbé Chartier.Nos amis le liront avec un intérêt d’autant plus vif qu’il expose un travail et des projets dont l'on n’a guère parlé jusqu’ici dans la presse quotidienne.Il n’y a pas un homme intelligent qui ne se préoccupe de notre enseignement secondaire et qui ne soit curieux de savoir dans quel sens il s’oriente présentement et quels rêves caressent nos professeurs.L'article de M.l’abbé Chartier apporte, sur ce point des renseignements précis.Berlin, 5.— Il a été annoncé, hier, officiel lenient que le croiseur protégé “Berlin’’, parti de Kiel, le 1er juillet, est en route pour Agadir, où il va remplacer l’aviso “Panther.” C’est un navire de 3250 tonnes, pouvant marcher à une vitesse de 23 nœuds.Il est muni du marconigra-phe, ce qui lui sera très utile, dans cette région n’ayant pas de communication télégraphique.I,e 'M’anthor rentrait au pays, api t dix ans de croisière à l’étranger, lorsqu'il reçut l’ordre de se rendre à Agadir.Aussitôt remplacé, il fera route pour IVillimnshaven où il sera réparé.LA FRANCE SE PREPARE Paris, 5.— I ne dépêche de Toulon annonce que deux rroiseurs ont reçu ordre de faire leur plein de charbon et de munition, et de se tenir prêts à La partir au premier avis.On suppose j qu’il s’agit des affaires marocaines.11 y a eu hier r-union de Cabinet ! niais rien n’a transpiré, Le Président rentrera de son voyage ( Jq ’ en Hollande vendredi et il nrésiiin v samedi le conseil des ministres.Ou ne s’excite pas, en France sur cette affaire.> I.a croyance générale est que.en en voyant un navire à Agadir.l’Allemagne veut tout simplement hâter l’ouverture des négociations qui ont été décidées entre MM.Oambon, ambassadeur français h Berlin et le chancellier Von Bethman-Hollivey à Kissingen.Ces négociations miraient pour objet le règlement définitif de la question Marocaine, la délimitation des frontières au Congo et.au Cameroun quelques autres points importants pour les deux pays.L’“HYDRO ELECTRIQUE” DE TORONTO OBLIGE LA “TORONTO ELECTRIC LIGHT C0” A BAISSER SES PRIX.LES ETATS - UNIS ET LE MAROC Londres, 5.— L’Angleterre désapprouve, dit la presse, l’attitude de l'Allemagne à Agadir.Il est rumeur que les Etats-Unis interviendront aussi dans la question, car Agadir étant plus rapproché de l’Amérique du Sud que les ports des Etats-Unis, cette base navale aux mains de l’Allemagne pourrait affecter les intérêts de l’Oncle Sam, lorsque le canal de Panama sera ouvert à la navigation.Le choix du chef des pompiers à Québec LE CONSEIL CENTRAL NATIONAL DES METIERS ET DU TRAVAIL RECOMMANDE UN M.LAROCHE.(Spécial au 1 ‘Devoir ’) Québec, 5.— A sa réunion régulière, hier soir, le Conseil t'outrai National des Métiers et du Travail a discuté la nomination d’un chef pour la brigade du feu et appuyé le choix d’un Qué becois.Il y a quelques années, un ouvrier du nom de Laroche avait demandé la position ; mais va de avait demandé la position; mais sa demande avait été refusée.Le comité exécutif a reçu instruction do demander au Conseil de ville de relever cette demande de AI.Laroche afin de la reconsidérer.LA CHALEUR TUE LES ENFANTS LE TOTAL DE CEUX QUI SONT MO RTS EN TROIS JOURS EN-DESSOUS DE CINQ ANS EST DE 146.La chaleur des trois jotim derniers a fauché dans les rangs des enfants.D’après un rapport obtenu ee.matin à l’Hôtel de Ville, 189 enfants sont morts dimanche, lundi et mardi, ainsi que ce matin.Sur ce total on trouve 146 enfants âgés de moins de 5 ans.C’est un chiffre énorme et aussi une proportion terriblement anormale, puisqu’on n’a pas rapporté en tout 200 décès.Dans tout cela, la chaleur n’a été que la cause déterminante de ces décès d’enfants, les causes premières étant, pour peu de cas la débilité congénitale, et surtout la mauvaise alimentation et l’habitat insalubre, mais ces enfants au-raient résisté à la chaleur s’ils avaient eu une meilleure constitution.Les chiffres que nous donnons sont vraiment effrayants, puisqu’on peut sans risquer de se tromper, affirmer que le total des décès d'enfants doublera d’ici à samedi.UN DON PRINCIER SIR Wm.MACDONALD FAIT CADEAU A L’UNIVERSITE McGILL DE TOUTE LA PROPRIETE SITUEE ENTRE L’HOPITAL ROYAL VICTORIA ET LA FERME FLETCHER.M.Fallières en Hollande Amsterdam, 5.— Le président Fui Hères, aecompagné do M.DeSelves, ministre des Affaires étrangères a été l’objet, d'une cordiale réception à son arrivée en venant de Dunkerque.Au débarquement il fut reçu par la reine Wilhclminc et le prince consort lliv'ii, de même que par les autorités civiles et militaires.Le cortège des hauts personnag”s s'est rendu au palais royal entre deux haies de troupes régulières et au milieu de drapeau" et de décorations de toutes sortes.LE QUATRE JUILLET AUX ETATS-UNIS L’univovsité McGill vient de recevoir un don princier.En effet, Sir Wrn.MacDonald, dont la munifieen-ce à l’égard de l’institution s’est déjà maintes fois fait sentir, vient de gratifier l'université d’une propriété considérable située entre l’hôpital Royal Victoria et la ferme Fletcher.La plus grande partie de la propriété appartenait à MM.Law et Molson avant que Sir William en fit l’acquisition, pour la remettre ensuite aux non seulement d'une indiscutable valeur présentement, mais il sera d’une grande utilité pour l’avenir lorsque l’université sentira le besoin de s a-grandir.Sir Wm.MacDonald a payé la propriété au-delà d’un million de dollars.Hier après-midi, les gouverneurs de l’université se sont réunis et, sur proposition de M.R.R.Angus, secondé par M, James Ross, ils ont adopté une résolution de remerciements à l'égard de Sir Wm.McDo- autorités de McGill.I/e cadeau est nald.LE MONDE POLITIQUE Les Grain Growers de Melville ‘Toronto Electric Light annonce l’établissement l’une nouvelle échelle de prix.Suivant une circulaire adressée aux consommateurs seulement, le taux pour les résidences privées est déjà prêt et le taux commercial sera publié dans quelques jours.Les gens de Toronto peuvent donc déjà s'apercevoir de l’effet qu’a eu pour eux la fondation du mouvement Hydroélectrique, puisque, déjà la “Toronto Electric Light” a été obligée de modifier radicalement ses taux, en les abais want.Le nouveau tarif pour les maisons privées est de 40 p.c.plus bas que l’ancien et malgré cela, il est encore de 5 ou 6 p.c.plus élevé que celui établi par le service d’éclairage du département provincial.(,’etle annonce de la “Toronto Electric” est une victoire directe pour la “Hydro-Electrique,” dit son ingénieur en.chef, M.E.L.Ait,ken.et même si la compagnie arrivait à donner un service moins cher que le nôtre, nous poumons .dire que c’ost encore une victoire pour l’Hydro-Electrique, puisque c’est nous qui aurons foncé la compagnie à baisser ses prix.La chaleur d’hier ELLE N’A ETE QUE D’UN DEGRE PLUS BASSE QUE CELLE DE LUNDI, MAIS LE VENT L’A RENDUE SUPPORTABLE.La vague rie chaleur qui a écrasé Alontréal pendant trois jours s’est éloignée et quoiqu’il fasse encore chaud, aujourd’hui, le vent frais rend le soleil tout à fait supportable.D’après le thermomètre, la journée d’hier a été aussi chaude que les deux qui l’ont précédée, — qu’est ce en effet qu’une différence d’un degré1?— le vent assez fort qui n soufflé a amené un soulagement appréciable.À McGill, le thermomètre est monté à 93.5 degrés à 3 heures de l’après-midi, puis il est descendu assez rapidement, puisqu’il marquait 76 degrés à 11 heures du soir.L ’observatoire de Toronto prédit pour aujourd ’hui du temps beau ettrès chaud, mais la température semble douce à côté de ce que nous avons ressenti.L(V hôpitaux ont eu hier un cas d’insolation et cinq cas de prostration.Dans l’après-midi, on a transporté à l’hôpital de l'Ouest un ouvrier nommé Joseph ATartin qui travaillait à la maison do la M.A.A.A.Atartin a passé !a nuit sans connaissance.Les marchands de glace ont doublé leurs livraisons pendant ces trois jours, mais ils déclarent qu’il n’y a pas de disette à craindre et par conséquent que les prix n ’augmenteront pas.Aux maternités et aux crèches, les bébés ont beaucoup souffert de la chaleur.A la crèche do la Miséricorde, 2 enfants âgés de quelques jours seulement sont morts, mais on s’y attendait avant l’arrivée de la chaleur.Londres, 5.— Suivant des rapports dignes de foi, le gouvernement anglais désapprouve l'envoi du “Panther ’ à Agadir, Maroc.L’ambassadeur anglais à Berlin aurait signifié la chose au ministère des affaires étrangères allemand.On analyse les aliments Le Dr McCarrey, chef du bureau municipal d’inspection des aliments, fait faire une analyse des aliments auxquels on attribue l'empoisonnement de la famille Powels, de la Pointe St-Oharles.-Mme Powels avait fait cuire, dimanche un plat composé de porc, de boeuf et de choux, et en avait mangé au diner.Ce qui restait, fut mis sur la glace et mangé lundi, et c’est après ce repas que toute la famille tomba malade.Le Dr.McCarrey dit que pendant les trois jours de chaleur, les inspecteurs ont exercé la plus grande surveillance sur le lait apporté en ville.Tout ce qui était sûr ou même seulement douteux a été impitoyablement versé dans la rue.Injonction contre la Ville LA COMPAGNIE CANADIENNE DE PAVAGES HASSAM VEUT FAIRE ARRETER LES TRAVAUX DE PAVAGES.' Un vieux compatriote de FOuest M.Placide Chaput, un vieux ; fermier eanadien-français établi à j .Saint-Norbert, Manitoba, depuis trente-trois ans est actuellement en visite à Montréal où il a assisté à une réunion des survivants de sa famille.M.Chaiput est âgé de 68 ans et trois de ses frères ont fêté avec lui son retour dans la province natale.Ce sont :Jovite.âgé de 71 ans, de l’Assomption; Modeste, 65 ans, de Montmorency Village et Azarie, 60 ans, de Montréal.M.Chaput revient parmi les siens après avoir amassé une jolie fortune dans l’ouest canadien.L’un de ses fils.Arthur continuera à lia biter Saint-Norbert ou il possède avec son père de vastes terrains de culture.Parlant des récoltes dans l’ouest cette année, M.Chaput a déclaré qu’elles sont généralement belles.La dernière partie de mai et le commencement de juin ont été particulièrement pluvieux, et la chaleur a été beaucoup moins forte que dans l’est du Canada.- INSPECTION DES BATAILLONS La compagnie Canadienne de pavages Hassam a fait signifier ce matin à la ville de.Montréal la requête qu’elle produit devant la Cour Supérieure et par laquelle elle demande qu’un bref d’injonction lui soit signifié, pour 1 empêcher d e procéder à la construction des pavages et des trottoirs.La.compagnie allègue, entre autres choses, que la procédure suivie pour 1 ouverture des soumissions a été il- Le colonel Lessard, a fait lundi l’inspection des bataillons au camp de Trois-Rivières et il a été géné-légale, puisque les commissaires se)râlement satisfait.Les bataillons en sont contentés de lire les chiffres, au lieu de lire les soumissions en entier.Bile allègue aussi qu’un contrat pour les pavages en ciment a été illégalement accordé à la compagnie Hofel-ler, parce que les commissaires ont recommandé d’accorder un contrat de $150,000 quand la compagnie n’avait envoyé qu’un chèque de $10,000 ce qui représente un contrat de $100,-000.Les Canadiens vainqueurs aux courses de Henley campagne sont le lime, le 80me et le 85me.^_____ BOURSE DE MONTREAL WT.L.O.Beaubien «s Cle, courtiers.104 rue S.-Françcis-Savler, nous fournissent le rapport suivant à 12.30 htx p.m.STOCKS Vend Ach.STOCKS Vend ; Ac i (Spécial au “Devoir”) Londres, 5 juillet.—Le club nautique d’Ottawa a défait Londres, ce .matin, dans la première course pour la coupe Stewart, à Henley.Temps ; 7 m.58.Les Canadiens sont très populaires et l’on attend avec impatience la .course où ils lutteront contre hx Belges.^D Notes de l’Hôtel de Ville ria.Ouest à la législature d'Ontario depuis 18 >7.est décédé avant hier à Lindsay.L‘hon.M.l'atterson, ministre dos Douanes, qui ve fut élu «pic par 245 voix la i cm ère fois aura, affirmed INTERROMPE T LES ORATEURS.— MAIS ILS NE SONT PAS UNANIMES CONTRE LA RECIPROCITE on, la prochaine fois, la plus chaude lut*e qu’il ait encore subie.Son adversaire sera M.J.11.Fisher, député ft la législature locale, candidat d’une force exceptionnelle.(Spécial nu “Devoir’’) Les libérau.de Elgin Ouest ont „ .choisi M.Donald McNish, ancien dépn- Chicago, 5.—— La fête nationale j té provincial, pour faire la lutte nu dé-.•ette année n’a pas été comme les | putê actuel, M.Crothers.années passées aussi attristée par In I —_ mort, 24 personnes ont cependant été j „ , ,/rf,în n«ttteferd., ’ 1 .1 Saskatchewan, ont décide de présenter laces nu cours dos démonstrations ! „„ candidat ft la prochaine élections fé-pntriotiquos et 881 ont été blessées.; dérale.L’an dernier il y avait en LU morts et 27ô!l blessés.F.n 1 (103 ce fut une véritable calamité, le nombre des morts s’élevait à 466.Ce fut un (riale record.L'hon.M.Templeinan vient de faire un tour dans ic "ord de la Colombie An glaise pour se renseigner sur les be soins de la région.M.Templeninn sera, dit-on, le candidat libéral dans Cnmox-Atlin.VICTIMES DE LA CHALEUR M.W.V.Shepard, président du Board of Trade de Borden, Saskntche wan, écrit nu “Herald” de Guelph, que si le gouvernement on appelle an voiles victimes de la chaleur, William! peuple sur la réciprocité, il sera srehi Creasy, âgé de 56 ans est mort en en- j battu, trant chez un ami sur la rue Teranlev.Toronto, 5.¦— 11 y eut hier 2 non- Mme Rosenthal, âgée de 74 ans est morte à 828 me Richmond, d’une syncope de coenr, provoquée par la rrande chaleur.INONDATIONS EN BULGARIE (Spécial au “Devoir”) Sofia, Bulgarie, 6 juillet.— Des inondations terribles ont dévasté les provinces du Sud.Les dommages à la récolte et dans les villes dépassent dix millions de piastres.Les rivières ont débordé.POUR L’EUROPE Monsieur et Madame V.Pauaé, accompagnés de leurs fils, s’emhnrque-ront pour l'Rurope vendredi prochain.Xoa meilleurs voeux aux voyageurs.Mariage DOYON rotRIKR.— Lundi, le 3 juillet, à l'église Haint-lrénée M.An totne Devon, conduisait ft l’autel Mada ms Veuve Detfler, de Hatnt-lfeatl.La bénédiction nuptiale a été donnée pur M.l'abbé LaBroeee.L’heureux couple est parti pour voyage.No» meilleurs eouhaits les accoiii M.Crocket, député de York, N.-R.fait une vive campagne contre la réel précité dan» son comté.L’AUTOMOBILE MEURTRIERE Warwick, 5.—Gustave Menael qui conduisait une automobile est allé donner contre un tramway allant à une vitesse de 46 milles à l'heure.,1 des personnes de l'auto ont été tuées et deux autres séricnéement blessées.Les morts sont fiva Hartley, M.,T.Hartley et Klin M.Ridwell de Provi-deuce.LA CHASSE AUX MOUCHES (Spécial au “Devoir”) Melville, Saskatchewan, 5.— La franchise que M.Borden met dans ses discours lui gagne .sans doute le respect de ses auditeurs, mais elle ne les désarme pas du moins pour le moment.L’assemblée de Melville hier, a été la plus agitée de toute la tournée.Parmi les mille auditeurs se trouvaient une centaine do drain ( 1 rowers qui parais salent décidés à démontrer qu’ils étaient toute rassemblée.Leur entrain s’est lassé cependant, pendant le discours du candidat conservateur pour les prochaines élections, un Irlandais du nom de Hern qui n beaucoup d’esprit et qui a eu des réparties épatantes.Quand est venu ie tour de M.Borden, les interrupteurs étaient pacifiés et le chef de l’opposition n été bien écouté, M.Georges Balfour qui prési dnit rassemblée l'ai lui-même un Grain Grower, mais il a déclaré qu'il n'était pas libre échangiste, et que la réciprocité comptait beaucoup d'adverseiroa parmi les drain d rowers.M, Borden n démontré à son au ditoire que loin vie vouloir priver l'ouest de la représentation à la quelle il a droit, l’opposition dès le 8 mars suggérait à M.Laurier de hfitrr le recensement, de faire la redistribution des collèges électoraux et de soumettre la question de réciprocité «u jugement poptt laire.Les “ boy scouts” à Londres Windsor, 5.— Le roi Georges V ac-' ompagué de la reine Mario et d’un brillant état-major n passé aujourd’hui en revue dans le pare, de Windsor une année de 35000 “boys scouts’’.Les “boy scouts” étaient rangés ci demi-ecrelo et divisés en 8 groupes celui des “Kings’ Scouts” occupant le centre.A l’arrivée du roi, la fanfare ntta quu le “God Save the King” qui fut chanté en choeur par tous les “Boys Scouts ' ’.Le général Sir Robert Baden-Bowell dirigeait la parade et le Roi le félicita hautement du succès remporté par ses jeunes soldats.Après la parade, le général Baden-l’owell remit des médailles ft ceux qui s'étaient le plus spécialement distin gués, Fn jeune canadien, Galbraith Obmlney, en obtint une.Le prince Jean, fils du roi, fut pris d'un saignement de nez au cours do la cérémonie.Lord t’harics Bcresford assistait aussi ft cette revue.Il se noie en se baignant l u jeune garçon du nom de Orner Griot, qui réskiait chez ses parcnLs, 830 avenue Coloniale, s’est noyé hier en se baignant dans la rivière, vis-à-vis Saint-Vin cent de Haul.Le corps a été retrouvé quelques heures après.I/orsque le coroner McMahon apprit les oireomtanoos de l'accident il remit le cadavre aux parents, lie jeune Griet était, noeompagné d'un petit eotnipngnoo.Armand Ikibrlle, âgé de 14 ans.NOUVEAUX EGOUTS Les commissaires ont ouvert les soumissions pour la construction d’égouts dans la 3ièmo rue Notre Dame de Grâce, la rue Boyer, le chemin do la Côte des Neiges, le parc du quartier Saint-Gabriel, la rue Sherbrooke, 4c section, l’avenue Highland, la rue Chambly, la rue Rivard, le Grand Boulevard, la 7c avenue et la rue Colbrooke.Dans tous les cas la Aille est soumissionnaire.LA PIERRE A BORDURE Le maire-suppléant Gauvin a déclaré ce matin qu’il refuserait de signer le Contrat pour la fourniture de la pierre à bordure que le conseil a voté il y a quelque temps.Il paraîtrait que, contrairement au rapport des Commissaires, ce n'est pas le plus bas soumissionnaire qui a obtenu ce contrat.LES CONDUITS SOUTERRAINS.MM.L.Herdt, Kelsch et Beaudry Leman, qui forment Ja commission des services électriques de Montréal, se sont réunis ce matin chez l’ingénieur en chef de la ville et ont décidé de louer un bureau en ville et d’engager un personnel.l-n commission est chargée de faire les plans des conduits où seront placés les fils électriques qui font aujour-d hui la plus bel ornement de nos rues.LE MACADAMISAGE Les commissaires ont continué ce matin leur visite des nies qui ont besoin de mnrndnm.Ils sont allés dans le quartier St-Henri, avec l'échc-vin Létourneau.LA CONSTRUCTION T.a “Montreal Light, Heat and To wor Co’’, a pris eo matin un permis pour l'érecfion d'une aile à ses usines d'Hochelagn ; le mût do la constriction sera de $7,000, La température d’aujourd’hui D’après le thermomètre de la station météorologique de la ville, le mercure a fait l’ascension suivante depuis la nuit dernière: 11 heures du soir, mardi, 76 degrés.1 heure du matin, mercredi, 76 degrés.3 heures du matin, mercredi.76 degrés.7 heures du matin, mercredi, 6!) degrés.11 heures du matin, mercredi, 82 degrés, 1 heure de l’après-midi, mercre-dit, 86 degrés.Le vent est presque tombé vers midi.Am.As’tos “ pfd.Bell Téf Co B.C Pk.As “ B.pfd BXake As.» pld.B.Co F.N.» pfd.Can.Car .“ pfd.Can.Cem.“ pfd.Ca.Couver Can.C.Rub “ pfd, Can.G.El-.Can.Pac.** pfd.Crown Res Dét.El Ry.Dom C.Co.*” pfd.Dom.S.Cor.“ pfd.Dom Park.Dom.T C.4i pfd D.S S.& A.*’ pfd.Dul.Sup.H.Elec.Ry Ha y.Klec.“ pfd 111.Trac .pc In.C.Com.“ pfd.Int.C.Si c.' L.of.Wd.c.“ pfd Si 7 Laur.Pap.232 22ô 148 146 Maclc Cm.91 8’J 90 88 “ pfd 80 ' MexX.&P.81 ià) îo “ pfd.;- iii I5ii M.&S.-P.Ht “ pfd.Oil M.L.H.ftP.169i 169 61 80 Mt.Cotton.153 Mt.L.&M.I 14) of «t ïil Mt.8t.Ry.223 222 R4 (fi) Mt.St’l.Wk 161 1171 37 “ Pfd.iis" DU 91 i Mt.T’Rh.C.IcO Nipissing.10.10 !0.0) Nor.Ohio.50 là) ; «7) 257) North Star 98)' N.SS.&Cl.1» 3.39 72| 3.30 72?Ogil.M.Co.; 129) i 67 66 “ pfd.¦ ¦¦• } .oh.t,.# r.lis iiô) 57) 57 Ptn.Mfg.C.75 574 7?67 “ pfd.1 69* 1 m Porto Rico 62$ fi'-i Québec Ry 63 U!) ' 11(1) 1 177 15 j n R.&O.N.C.; 1194 Rio j an.r,.ni • Sao Paulo.179 84 ! 81 145 148 Sh.W.Sr P.117) .96 S.-John Ry 50 91 Tor.K y .i 143| ! i48| i 40 Tri.Cil y pf .Twin City.: 107J iw.India j .j 107] 70 oi U2 j.Wino.Ry.233 1 230 Wind H Cl , 150 sa DECES Le progrès de Greenfield Park Remaniement dans l’Ontario (Spécial nu “Devoir”) Ottawa, 5.— Dans les cercles politiques ft Ottawa, on dit que le gouver noment d'Ontario va faire quelques rc maniements Han» certains diatric S électoraux.L'hon.Hanna, T.\V.Mc (îarry, M.P.P.et «T.H.Ferguson, M.P.P.et autres, vont remanier les comtés de l'est de la province, nui» soumettre ie plan ft Sir James Whit- ney.D'après les on dit.les comtés de .,,v .Comme Russell et Prescott, seraient réunis celui-ci ne'savnit nas niitrer il iioi'1'''1" ”n rom,A F0',r élections umi-ci ne sut ait pas nngoi.h m provinria|M ,w ce wis le comté de put porter secours il son nnu.| Carloton aurait deux députés.- .— 1 I On ajoute que la ville d’Ottawa Se serait-il noyé ?|nV,rft pfl,, p,',’H,"'x d^utfe’ Greenfield Park, la plus nouvelle des banlieues de la rive sud, a accep-,té le rapport des évaluateurs, MM.Howard et Charbonneau.En effet le conseil municipal s'est réuni hier soir et quelle ne fut pas sa surprise d'apprendre que la valeur do la propriété avait atteint le jolie chiffre dé ,$1,143,225.L’Association des Citoyens de la banlieue a envoyé une lettre par laquelle elle parle de bons chemins et d’amélioration de toutes sortes afin .d'augmenter encore la valeur de lu propriété.On a lu également le règlement No.4, relativement à l'emprunt de $25,-000.11 fut résolu de négocier cette somme.Le maire Murray occupait le fauteuil et les eonseillcru Walker, Parker, Harding, Maepherson et Pali étaient présents.Le circuit d’Europe VEDRINE EST EN TETE Londres, 5 juillet.— Le départ pour l’avant dernière étape du circuit d'Europe en aéroplane, a eu lieu re matin.Yédrinè parti le quatrième, est arrivé premier A Sporeham.gagnant ainsi le prix de vitesse.Il a aussi atteint Douvres avant tons ses compétiteurs.La traversée de la Manche, de Douvres à Calais, aura lieu demain.DUSSAULT.— A Montréal, ft Page de 65 ans, est décédée Mlle Marie Dussault.Les funérailles auront lieu venderdi, le 7 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, No 55 rue Morin, i 7 heures 30 n.m.pour se rcudro ft i’église Saint-lrénée, où le service sera célébré, et de là au Cimetière de la Ofttc-ilis Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assi-ter sans autre invitation.155— - (Spécial nu “Devoir") San Antonio, ô.— l,n chasse aux mouches n valu In mort d'un million et quart de ces petites bestioles.On n fait de leurs Corps un nmns mesurant trois pieiN de hauteur par cinq pieds de largeur.LA PICOTE aV MANITOBA Winnipeg, B.— Le Imreau provincial d'hygiène prendra de* mesure* énergique* pour empêchef que l'épidémie de picote ne *e propage n la l’ointe du Bni*.Fn détachement de police n été pincé dan* cette loentltê qui ne rènfer-me en partie que de* étranger*.On dit WW» la picots s'y rêpaid rapidmneat, La chaleur à New-York (Spécial au “Devoir”) NewA'ork, 3 juillet.— 1 o mercure n'est descendu que île quelque* degré*, depuis hier, mai* l'humidité est moin î dre et une légère brise rend In température supportable.Trente-deux personne* ont succombé hier ft la chaleur, ce qui fait, pour le* trois derniers jours, un total de soixante quatre victime*.On signale, de plus, trois cent* es* d'insolation et vingt nové*.dont le ON TROUVE AU BORD DU FLEUVE, Ia A QUEBEC.LES HABITS D'UN JOUrilCC iFCS CllâUUC à Toronto A QUEBEC, LES HABITS D'UN BAIGNEUR.(Serial au “Devoir”) Toronto.5 juillet.—Notre ville est.aujourd'hui encore, le point le pins Québec, 3.— De* habits soigneuse ment pliés ont été trouvés sur ta rue Champlain près du fleuve, ft un endroit connu sous le nom de Smiths’ Lane, et qui est le Heu favori des baigneurs.Les circonstances de cette trouvaille pnr tent ft croire qu’il y n eu noyade, et j c]ln„d du Canada, car, h midi on ré* que les habits ont dû être déposés où ; o.ja*j.«q p4,1l ils ont été trouvés par un baigneur.Des ^ recherches active* sont commencées,1 On pronostique un gros orage pour tnaiw ¦pr^Rpiit on 11*1».rioti dfao’i ^ soir rt ofTOfin* noiifc nfvroîl?bw- vert qui pùt êclstrcir ce mystère, t,a néfioier d'un temps plus frais, police a institué une enquête pour tà cher de retrouver le propriétaire de ces habits.ERASER.— A Montréal, le 5 juillet 1911, à l'Age do 28 ans, 10 mois et 12 jours, est décédé Angéiine DeRoches, épouse de Arthur Fraser.Les funérailles auront lieu vendredi, le 7 courant.Le convoi funbre partira de la demeure de son époux, No 517 rue Beaudry ft 7 heures Fà, pour se rendre à l’église du Sacré-Coeur, où le service sera célébré, et de là nu Cimetière de la Côte-des-Neigcs, lieu de la sépulture.Barents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.155—2 Victimes de l’aviation (Spécial au "Devoir”) Maneols, L.T.5.— Fin essai d’aviation tenté aujourd 'hui par Arthur Stone a eu des conséquences déplorables.L'aviateur montait un monoplan d’u.no valeur de $36,000, actionné par un moteur de 250 chevaux.A la eulte d’une fausse manoeuvre, la machine fut précipitée (Ttr le sol d’tine hauteur de 50 pied» et compièlement démantibulée.Le pilote s été grièvement blessé.FEU JAMES BAIRD fStiéoinl ntt “Devoir”) Toronto, fi.— M.Inme» Daird, procureur de In Courooue dnna ie omté de York, est mort ce matin h décé* est également dfl indirectement.J sn résidence.M.Wnird n succombé dana la plupart des oa«, 4 l^sluOgut^ mie maladie dedaugueur.J DEMAIN Le “DEVOIR” commencera la publication d'une série d'articles de M.Henri Bourassa, sur la Conférence impériale et les questions qui s'j rattachent, DÉCÈS A MONTRÉAL Gérald.1 a., cnf.d'Arthur LEFEBVRE, boulanger, r.Shannon, 157; Herbert, 4 m., cnf.de John NOLAN,plombier, r.Albert, 613; Marin, 6 m., cnf.d’Aldérie l’EI/lTER, tailleru, r.St-Hubert, 2022; Carolina Lepailleur, 70 n., femme de Louis BOURASSA, huissier, r.Sto-Clotillo, 57: Vincent, 10 m., onf.d Arthur LACROIX, entrepreneur, r.DcMontignÿ, 401; Rita, 8 m., enf.de Joseph DAGENAIS, peintre, r.Jeffrey; William Edward GANNON, S3 n., cordonnier, r.Chenneville, 06; Atha-nnse, 3 m., enf.de Télesphore BEL TIER, menuisier, rue Gauthier, 191; Victor, l a., enf, de Henri DENEaU, photographe, r.Guy, 274; Arthur, 0 m., enf.do Gerald GRÀNDBOIS, menuisier, r.Davidson, 1020; Bernadette, !» m., enf.d’Arthur BOURDON, co.cher, r.du Collège, 12; Lucille, 5 m„ enf.d'Ulysse BOUL1ANE, fondeur, r.Lnsslle, 624; Louis et Juliette, enf.de Hormis-das PKLLERIN, agent, r.HtoCathe-rine, 1385 est; Mélina, 8 m., cnf d’K mile DESLAURIERS, agent, r.8t-Dominique, .111; Antoinette, 3 m., enf.de David BOILV, wattinan, r.Cuvillier 155; Louis REMI, 33 a., journalier, r.du Grand Tronc, 400; Donat t m cnf.de Donat MENARD, menuisier r! Stsdaeona, 280; Rose Beauvais, fis „ , femme de Marins RAYMOND, heur goois, r.St Timothée, 544; Angélina Drsroi’hps, 28 «., femme d’Arthur FRASER, emballeur, r.Beaudry, ^47; Blanche, 5 m., enf.d’Edmond FORGET menuisier, Workman, 200; Paul.Ô m., enf.de Stanislas DATENAUDK contremaître, r.l’anet, 437; Rosario, 4 m.enf.d’Edmond SEGUIN, chaudronnier, r, Laçasse, (18; Léovold, 4 m , en^ d’Ovila GREFFA RD, contremaître, r! Malo, 3; Sosthènc, 1 a., enf.de Hor-misdas HAYNES, ci garter, Ave.La val.1.ir5; A lésina Lefebvre, 54 a., femme de Joseph LEDUC, charretier, r.St-Ferdinand, 72; Dcsncigcs, 1 a„ cnf.de J.B.VANDELAC, commerçant, r.Benudry, 579; Jeanne, fl m., enf.do F.X.MI LUETTE, voyageur de corn mcrce, r.Dlessi», 53(1; Arthémlse Ln-brie, 77 a., femme de Ch».DESOR-M1KRS, rentier, r.Champlain, 498 ; Jean Dnul, 10 m„ enf.de .Tes, Bt.ATS, boucher, carré Chabnilles, 4; Dorlla, 9 m., enf.de Jos, GRAVEL, barbier, r.Gertrude, 208; Etienne, fl m., enf.d'Arthur NACKE, inspecteur de bois, r.St Hubert, 1709; lionat, 8 m., enf.de Jos.LAFRENIERK, charretier, r.Aird, 27fl; Jeanne.1 m., enf.d'Emile LAT’LANTE, commis, r.Davidson, 137; Arthur, fl m., enf, d'Arthur LECAVA-LIER, mécanicien, r.Csdieux, 1fl47s Lévis, 9 m., enf.de Fhilia* DRÎERE, menuisier, r.Iarry, 9fl0; William François DANIEL, 82 a., imprimeur, Ave, Hfttel-de Ville, 3fll.
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