Le devoir, 7 juillet 1911, vendredi 7 juillet 1911
s DEUXIEME AN NEE-No.157 MONTREAL.VENDREDI 7 JUILLET.1911 U.U LE NUMERO ABONNEMENTS; Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .* * .$3.00 UNION POSTALE ., .$6.00 Edition Hebdomadaire ; »».«.•• $1.00 • «.» • • a * • $1.50 $2.00 ETATS-UNIS .UNION POSTALE DEVOIR Rédaction et .^.xiiniftratiam 7U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRATION: M«m 7461 REDACTION i Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA CONFERENCE IMPERIALE II Autonomie coloniale.— Prépondérance anglaise I*‘ régime des conférences impériales tend inévitablement à la concentration du gouvernement de l’Empire et, par conséquent, à l’affaiblissement de l’autonomie et de la liberté de chacun des pays qui le composent—ou plutôt des colonies; car cette concentration de pouvoirs ne peut s'opérer qu’au bénéfice de la métropole.Les délibérations de cette année prouvent surabondamment cette thèse, en dépit des précautions prises par les délégués coloniaux pour dérober à leurs mandants la nature et la portée de leurs engagements sur la question primordiale des armements impériaux.La seule énumération des sujets traités—je l’ai donnée hier.— suffit à marquer les tendances centralisatrices de la junte impériale.Non seulement pousse-t-elle à l’uniformisation de lois et de règlements administratifs abandonnés jusqu’ici au ressort des divers parlements coloniaux, mais elle a même commencé à pénétrer sur le domaine du droit privé, des lois civiles, qui.au Canada et en Australie, ressortent à la juridiction des provinces ou états.L’an dernier, M.Gouin et M.Taschereau protestaient contre les empiètements du gouvernement fédéral dans la législation relative aux compagnies à chartes.Que pensent-ils.que feront-ils dire et écrire par leurs esclaves—qui sont également ceux du ministère fédéral— des voeux adoptés à ce sujet par la conférence impériale, du consentement de MM.Laurier et Brodeur, et recommandant l’adoption dans tout l’empire, de lois uniformes sur les compagnies?Que penseront-ils et que feront-ils des résolutions préconisant l’impérialisation des lois relatives aux accidents du travail?Et surtout du voeu adopté à la demande du gouvernement de Londres, pour permettre l’exécution dans tout pays britannique, d’un jugement rendu dans n’importe quelle autre partie de l’Empire?Voit-on d’ici la situation d’un malheureux pris au collet à Toronto pour mépris de cour commis, sans qu’il le sache, peut-être, à Cape Town ou à Melbourne; ou voyant ses biens saisis à Montréal en vertu d’un jugement rendu par défaut à Liverpool, à Calcutta ou à Sydney ?# * * Mais c’est surtout dans l’étude des grands problèmes impériaux que la force de concenlration s’est affirmée Et ccttc manifestation est d’autant plus remarquable qu’à une exception près—sir Joseph Ward, premier ministre de la Nouvelle-Zélande—les membres de la conférence de 1911 étaient beaucoup moins imbus d’impérialisme que ceux des trois conférences précédentes— surtout de 1897 et 1902, alors que M.Chamberlain jouissait de tout son prestige.Le premier ministre anglais, M.Asquith, est l’un des rares libéraux impérialistes de la première heure; mais son impérialisme se borne à la coopération militaire de l’empire, c’est-à-dire aux moyens à prendre pour entraîner les colonies dans les armements impériaux.11 est opposé à tout projet de représentation des colonies, et surtout à toute forme de politique douanière impériale.M.Fisher, premier ministre de l’Australie, est l’élu du parti ouvrier, anti-militariste et anti-impérialiste.Le général Botha, en dépit du loyalisme qu’il affiche un peu trop souvent peut-être, n’est pas un impérialiste.Sir Edward Morris, de Terreneuve, non plus—du moins, si l’on en peut juger par son attitude à la conférence.Dès le début, M.Asquith affirma que la politique de centralisa tion est absurde, la désintégration impossible, et qu’il faut à l’empire un régime intermédiaire “une combinaison de l’autonomie locale et “du dévouement à un seul souverain”—l’autonomie étant‘Tarftn/-lus stantis avt cadent is imperii.” M.Laurier, avec sa rare souplesse et son habituel bonheur d’expression.s’empressa d’emboîter le pas au premier ministre de la Grande-Bretagne, et à sa définition d’ajouter la sienne, plus heureuse encore: ‘‘l’unité impériale basée sur l’autonomie locale.” Et cependant, sur ce terrain si peu favorable à l’impérialisme, l’idée de concentration a encore avancé d’un cran, la suprématie de l’Angleterre s’est encore affirmée avec une force et une évidence remarquables.soit lorsque la conférence a repoussé les propositions les plus impérialistes de Sir Joseph Ward ou qu’elle a refusé d’adopter le voeu le plus autonomiste formulé par le même M.Ward et combattu par M.Laurier.# * * ¦C’est une personnalité intéressante que celle du premier ministre de la Nouvelle-Zélande.Evidemment inférieur à M.Asquith et à M.Laurier comme diplomate et négociateur, il leur est infiniment supérieur par le courage et la netteté de ses vues, il a exprimé plus hautement que tout autre membre de la conférence la fierté et les aspirations dos colonies.On a dit que M.Laurier avait été le Nestor de la conférence.11 serait peut-être plus exact de dire qu’il a joué le rôle d’Ulysse, prudent.habile et rusé.M.Asquith en est resté tout, le temps l’Aga-memnon.le maître incontesté-maD un Agamemnon sage et tempéré.Sir Joseph Ward en fut sans conteste le bouillant Achille, mais un Achille ne boudant jamais, même quand ses rivaux lui dérobaient ses Briséis.Dès l’ouverture des séances, sir Joseph Ward proposa la publicité des délibérations.Tous ses collègues, M.Laurier en tête, s’y sont opposés vivement, et le régime du secret a été maintenu.Le Néo-Zélandais a pris, à lui seul, l'initiative de près de la moitié des propositions.Il en a vu repousser plusieurs, et des plus retentissantes; mais il a réussi à en faire accepter un plus grand nombre.et île très sérieuses, que tout autre membre de la conférence.C’est lui qui a fait voter les propositions relatives à l’uniformisation des lois sur les compagnies, les brevets d'invention, les droits d’auteur.les marques de commerce, les accidents du travail, l'immigration.Cost lui aussi qui n fait adopter les voeux préconisant la naturalisation impériale, les missions des fonctionnaires de l’Etat, l’abaissement des tarifs télégraphiques, etc.• * • Dès la première séance.M Ward proposa son voeu recommandant la création d’un grand conseil d’empire, ou “parlement de la défense impériale” chargé d'aviser le gouvernement britannique sur les intérêts généraux de l'empire et particulièrement sur la défense et les affaires étrangères.Il suggéra, comme base de représentation, un député par 200,000 âmes, ee qui, selon ses calculs de la population actuelle.donnerait comme résultats: Royaume-Uni, 220; Canada, 37; Australie.25; Afrique-Sud, 7; Nouvelle-Zélande, 6; Terreneuve, 2.A ee parlement sérail adjoint une sorte de comité exécutif composé de douze membres—le Royaume et les colonies nommant chacun deux membres.Il appuya sa proposition sur un principe incontestable; le droit des colonies à la représentation.Il rappela que les Anglo-Saxons ne.consentiraient pas longtemps à contribuer à la défense de l’empire sans être consultés.‘‘Aujourd'hui, dit-il, les differentes parties de l’Empire n'ont aucune voix " sur les questions qui touchent A la paix et à la guerre, et pourtant elles y " ont un intérêt vital.La Nouvelle Zélande, par exemple, contrilm» (A la ‘‘défense) et elle se propose d augmenter graduellement son subside.Mais il “ les possessions d'outre-mer trouvent bon de contribuer volontairement au ' ' trésor impérial, elles ont assurément droit à quelque autorité (entitled to some voice) sur ces matières qui sont pour elle des problèmes vitaux." — (“Times," 26 mai.Ce n'est pas, cnmme nn l'a prétendu ici, M.Laurier qui conduisit le débat contre la proposition de M.Ward.Le premier ministre du Canada se borna à faire observer que le parlement et le comité suggérés par le délégué de la Nouvelle-Zélande dépassaient de beaucoup les bornes d’un simple conseil consultatif, qu ’ils auraient on réalité le pouvoi dedéterminerle chiffres desdeniers nécessaires à In défense de l’Empire, sans avoir le droit de les prélever.ee qui laisserait aux divers parlements actuels le fardeau de fournir l’argent sans diriger la politique.M.Fisher alla plus loin.Il combattit la proposition au nüm de l'autonomie des colonies en matière de défens > «je , MM.Botha et Morri» a'y ipposèrent également.Mais c’est M.Asquith qui attaqua la proposition à fond, au nom de l’unité et de la sécurité de l’empire.Dès le début, il avait signalé la différence essentielle—le défaut d’unité territoriale—qui distingue l’empire britannique de l’Allemagne et des Etats-Unis, dont M.Ward, fidèle à la doctrine de M.Chamberlain, avait invoqué l’exemple.Puis dans sa réponse il écrasa la proposition d’un mot: Où aboutirait -dans l’usage, l’organisme projeté par sir Joseph Ward?Il amoincirirait, s’il ne détruisait entièrement, l’autorité du gouvernement du Royaume dans ces graves matières: la direction de la politique étrangère, la conclusion des traités, le maintien de la paix ou la déclaration de la guerre.EN CES MATIERES LA RESPONSABILITE DU GOUVERNEMENT IMPERIAL, SUJETTE AU PARLEMENT IMPERIAL, NE PEUT ETRE PARTAGEE!.’’ (‘‘Times’’, 26 mai.) Parlant au nom du gouvernement britannique, il ne peut accéder à une proposition aussi contraire aux principes sur lesquels l’Empire a été construit et gouverné.("Times, idem.) Je garde tout, parce que primo nominor leo! Pas un des délégués coloniaux ne regimba sous ce coup de patte du lion;—non pas même sir Wilfrid Laurier, père de la grande "nation” canadienne,—de cette nation libre, qui, dans “la majesté de son indépendance” achète ou construit des vaisseaux et enrôle des marins et des soldats pour la défense de l’empire, mais à qui son maître fait comprendre qu’elle n’a rien à dire aux matières dont dépendent la paix et la guerre pour l’empire.Sir Joseph Ward, avec un courage que j’adAnre.réfuta de son mieux les objections, mais il retira sa proposition.C’est, si l’on veut, une victoire pour l’autonomie.C’est aussi et bien davantage la reconnaissance formelle dp la suprématie absolue de l’Angleterre.A demain, le comité permanent des conférences et le tribunal suprême de l’empire Henri BOURASSA.A Tintention du Dr J.L Fortier Suivant l’exemple de la socité St-Jean-Baptiste de Montréal, la cour Napoléon No 37.de l’Association Canado-Américaine a fait chanter une grand’messe dans l’église du Précieux-Sang, à Won-socket, R.I., pour le repos de l’âme du Dr J.L.Fortier, de Water-ville.On se rappelle que Mgr Walsh refusa la sépulture ecclésiastique au défunt.Au service, c’est l’abbé Ovide PI; ;se qui officiait.Presque tous les membres de la cour Napoléon et de nombreuses délégations des sociétés franeo-amérieaines assistaient à la cérémonie.LE ST-SIÈGE ET U PAIX LETTRE DU SAINT-PERE AU DELEGUE APOSTOLIQUE DES ETATS-UNIS.BILLET DU SOIR HOMICIDE INVOLONTAIRE Mon ami Tabouret pénétra chez moi hier soir avec effraction, pourrais-je presque dire: —Cache-moi dans ta cave criait-il.Cache-moi dans ta cave! —Je n’ai pas de cave, répliquai-je, pour la simple raison que je n’ai pas de vin à mettre dedans.Mais, pourquoi te cacher?Qu’est-1 ce qui te prend?—Donne-moi d’abord un abri dans le recoin le plus sombre de ta maison, continua-t-il, haletant, ci je te dirai ce qui m’arrive.—Viens do-nc dans mon grenier, où nous aurions été si bien à vingt ans.—Ah! Ne fais pas d’esprit; ce n’est pas le moment.—Que veux-tu?Chassez le na-t urel.—Ah! je t’en prie.Nous grimpâmes au grenier.Quand nous y fûmes: —Qu’y a-t-il f lui demandai-je.’ —Ah! mon pauvre ami, mon cher ami.—Mais ce n’était pas la peine de venir ici pour m’emprunter de l’argent.—Ah! Tais-toi, voyons.Tu sais, mon oncle Ambroise.—Oui, je le connais Est-ce lui qui te poursuit?—Non, il est mort.Mais, de grâce, écoute-moi.Tu te rappelles combien mon oncle Ambroise est, ou plutôt—Dieu ait son âme!— était sourd,?Sourd comme un pot avec couvercle hermétique.Cent fois, je lui avais demandé, d’une façon détournée bien entendu, de faire son testament, et cent fois il m’avait répondu par les pires quiproquos, les plus tristes calembours.les jeux de mots et les à peu près les plus inattendus.Tu comprends que cela n’était guère agréable pour moi.Un jour, en feuilletant le journal, (je lis les journaux et, comme tous les braves gens, j’y crois) un jour donc, j’apprends qu’un sourd avait été instantanément guéri de sa surdité en se faisant frapper par un L’honnête Witness Un mot du recensement On nous écrit de Port Cobalt, Ontario, cette note logique et qui montre, après tant d’autres, de quelle façon extraordinaire le recensement a été fait dans certains endroits et combien peu de confiance il faudra donner à certains chiffres officiels : Le Witness est admirable! Pour la malhonnêteté tranquille, et qui ne se dément jamais, il ne paraît vraiment pas avoir son égal.Vous avez beau lui mettre les deux mains dans son erreur, il ne retire rien et recommence à la première occasion favorable.Tout lui est bon d'ailleurs pour essayer d’atteindre'l’Eglise ou les nationalistes, qui ont l’honneur de partager avec sa vieille ennemie de Rome le poids de sa rancune.Il nous en apportait mercredi un exemple bien typique.Mgr Béguinot yient d’être condamné à ramenât pour avoir arboré le drapeau papal à l’occasion de la fête de Jeanne d’Arc.Le Witness, après avoir déclaré que le Pape vient de permettre l’adoration de Jeanne d’Arc, (Joan of Arc, whose adoration, after long demand on the part of the French, has at last been permitted by the Pope) part de là pour rappeler qu’un drapeau tricolore flottait au-dessus de l’église St-Jean-Bap-tiste au moment de l’incendie, et il ajoute: “Il est un peu difficile de comprendre pourquoi ce culte du tricolore, drapeau de la Révolution ,a été si longtemps et si habilement encouragé par l’Eglise.Etait-ce parce qu’il servait utilement d’enseigne au séparatisme ou à l’antinationalisme?Ou bien l’Eglise, incapable d’endiguer le courant antinationaliste, a-t-elle voulu en tirer le meilleur parti possible?” ' Vous voyez l’habileté du monsieur qui, dans un cas comme dans l’autre, rejette sur les épaules de l’Eglise la responsabilité d’une manoeuvre qu’il appelle antinationaliste, et qui ne lui laisse que le choix entre l’initiative et l’adhé- Monsieur le Rédacteur, J’ai reçu dernièrement la visite attendue du recenseur qui me posa les questions ordinaires auxquelles je répondis.Je le priai de me passer le papier sur lequel je jetai un coup d’ocil apercevant les lettres A.F.dans la colonne du langage communément parlé, je lui fis remarquer que son entrée n’était pas conforme à ma réponse.Cela est vrai, me dit-il, mais l’entrée est faite d’après les instructions que ai reçues.—Mais, lui dis-je, cela fait une très grosse différence, et je lui donne alors les explications publiées par le Devoir, mais l’officier ne voulut rien entendre et le tout en resta là.The E is put down first, because Canada is a hriiish, country, that’s all, me dit-il.Done, pour compter les Canadiens-français dans le nouveau recensement il faudra s’adresser à la colonne de la nationalité, car pour ce qui est de North Cobalt, du moins, de 700 ou 800 Canadiens-français sont inscrits E.Tr.au lieu de F.A.qu’ils auraient dû être, pour nous donner une idée exacte de notre nombre.E.MONTFORT.On a annoncé et résumé la Lettre que S.S.l’ie X vient d’adresser à Mgr Falconio.archevêque de Larissa, délégué apostolique aux Etats-Unis.En voici la traduction : A Notre Vénérable Frère Diomède, archevêque de Larissa, délégué apostolique aux Etats-Unis d’Amérique (Washington).PIE X, PAPE.Vénérable Frère, salut et bénédiction apostolique.C’est avec plaisir que Nous avons appris de vous, que par l’initiative de personnages d’une souveraine autorité, on se préoccupe ardemment aux Etats-Unis d’assurer aux peuples les bienfaits do la paix.Et, en vérité, promouvoir la concorde des esprits, réfréner les instincts belliqueux,écarter les dangers de la guerre, et même supprimer les soucis de ce qu’on a coutume d’appeler la paix armée, c’est une tâche très noble : et tout ce qui contribue à ce résultat,même sans atteindre immédiatement et complètement le but désiré, constitue néanmoins un noble effort qui mérite louange, et quiconque l’accomplit sert l’intérêt public.Et cela aujourd’hui plus que jamais, puisque aussi bien l’importance numérique des armées, la puissance de l’outillage guerrier, les progrès si considérables de la science militaire laissent entrevoir la possibilité de guerres qui devraient faire reculer même les princes les plus puissants.L’est pourquoi Nous Nous réjouissons de toute Notre âme d’une initiative qui, si elle doit paraître excellente à tous, doit être approuvée par Nous plus que par tout autre, par Nous qui, élevé au souverain Pontifi-cat de l’Eglise, tenons la place de celui qui est “le Prince et le Dieu de la paix”.Très volontiers Nous ac- cordons l’adhésion et l’appui de Notre autorité à ceux qui, heureusement inspirés, coopèrent à cette oeuvre.Nous ne pouvons nullement douter que ces mêmes hommes éminents, qui appliquent un génie si vigoureux et tant de sagesse politique à procurer la paix du siècle agité, ne veuillent ouvrir aux nations cette voie royale dans l’observance sainte et générale des lois de la justice et de la charité.En effet, par cela même que la paix consiste dans l’ordre, il compterait vainement y pourvoir celui (pii ne s’emploierait nas de tontes ses forces à ctubfir partout le règne de cos vertus, qui sont le principe et le fondement essentiel de l’ordre.Nous rappelant les exemples de Nos prédécesseurs si nombreux qui, dans les circonstances opportunes, surent, eux aussi, au mémo titre, bien mériter de la civilisation des peuples et do la stabilité des puissances et n’ayant actuellement d’autre re source que d’adresser à Dieu Nos prières, Nous supplions ardemment le Seigneur, qui connaît les coeurs dos hommes et petit les changer à sa volonté, d’assister do sa faveur ceux qui travaillent à procurer la paix aux peuples, et d’accorder lui-même dans sa bonté la paix aux nations qui l’appellent de leurs voeux unanimes, afin, que, loin des calamités do, la guerre et des conflits, elles puissent reposer une fois enfin dans “la douceur de la paix.” En attendant, comme gage des faveurs divines, et comme témoignage de Notre bienveillance, Nous vous accordons de tout coeur, Vénérable Frère, la bénédiction apostolique.Donné h Rome, près de Saint-Pierre, le 11 juin 1911, la huitième année de Notre Pontificat.PIE X, PAPE.train de chemin de fer, à Kings- sion intéressée à ce dangereux ton, je me rappelle.Ce fut une illumination.J’entraînai cet après-midi mon oncle du côté de la Pointe St-Ckarles.sous prétexte de prendre le frais et, comme par accident, voilà qu’il se fait violemment bousculer par une locomotive.Quand il s’est, relevé, je veux dire, quand on l’a.relevé, il était mort.Et je me suis sauvé.Maudits journalistes! Le savant juge a jugé à propos de faire subir à Tabouret un examen mental.LEON LORRAIN.UN JOU GESTE Les Soeurs de la Miséricorde qui dr-rigent l’oeuvre admirable de la Crèche, recevaient hier, accompagné de deux billets de banque, le simple billet suivant: "Veuillez trouver ci-inclus la somme de dix piastres pour l’oeuvre do la Crèche — Tombola — que je vois recommandée sur le “Devoir”.—Anonyme ", Nous sommes heureux de transmettre au généreux anonyme le reconnaissant accusé de réception des bonnes religion ses et de lui souhaiter de nombreux imitateurs.SINGULIER CAS D’AMNESIE Ce phénomène extraordinaire provoque une curiosité générale Sur le Pont d’Avignon.La Cio Richelieu et Ontario a fait repeinturer son “Saguenay” à Morel.C’est l’endroit."c.’te hell’ libre échan- En va-t-on dépenser do argent” pour recevoir le giste - protectionniste - autonomiste impérial iste! M.Martin n’y pense pas sans ver ser uno larme.La bataille de Carillon C’est demain l’anniversaire de la bataille de Carillon.Le “Devoir" publiera à cette occasion un poème inédit célébrait la gloire des héros.Le “Devoir" publiera un très Intéressant article du R.P.Lefeb-bre, S.J., sur la Moder- ne aux-offices.mouvement ! Or, le Witness devrait le savoir, ev.n’est.pas l’Eglise qui a spécialement popularisé chez nous le tricolore; ce sont, les officiers anglais, qui, au.moment de la guerre de Crimée et de la visite de la Capricieuse, désireux de s’assurer la sympathie dns Canadiens-français, nous ont appris à arborer le drapeau officiel de la France.Depuis, grand nombre d’entre nous se sont habitués à voir dans le tricolore l’emblème de leur origine, le drapeau s’osl ainsi répandu à travers toute la province.L’Eglise n’avait aucune raison de combattre ee mouvement, mais elle ne s’y est pas intéressée d’une façon particulière.Par contre, il est un certain nombre de gens qui ont voulu exploiter.pour leur avantage personnel ou collectif, la sympathie qu’inspirait naturellement aux Canadiens-français le drapeau tricolore.Ce sont les amis politiques du Witness, comme le Canada; ee sont ses amis plus intimes encore, comme M.Langlois, qui ont fait une violente campagne contre tous ceux qui tentaient de subs-tuer au tricolore, comme emblème particulier de la race au Canada, le drapeau dit Cnrillon-Saeré-Coeur.Si le Witness ne tenait pas d'a bord et surtout à atteindre l’Eglise et ces malheureux nationalistes, c’est contre le Canada et M.Langlois qu’il devrait tourner ses foudres.Mais il sè gardera bien de le faim, parce que le Canada sert ses intérêts politiques et M.Langlois ses haines sectaires.Orner HF.ROUX.On dit quo depuis Rassemblée de dimanche, M.Lanctôt do Laprairie, apprécie beaucoup mieux la fanfare do Napierville.La procession s’ouvrira par lo colonel-vétérinaire coiffé du casque jaune dr M.Jos.Turent.Chacun fournit co qu’il a.Mes jours de gloire nont passés, sc dit Michel Campeau, en pensant que •’est M.Taschereau Penudoin qui suivra sir Wilfrid Laurier.Le “Canada” prétend que la réunion des entrepreneurs liberaux à laquelle ceux-ci ont décidé de prendre part il la démonstration Laurier a, été enthousiaste.Ils étaient, beaucoup moins enthou siastes lorsqu’ils ont été obligés de donner leur souscription.Pour être certain que l’ordre hiérarchique sera respecté, c’est M.Rodolphe Lemieux qui distribuera les places dans la procession Laurier.Que les amis en profitent.C’est à peu près la seule occasion où la famille Lemieux ne pourra pas tout, prendre.Qui porters le Brodeur ! — Lo peut-être.gaffes de l’amiral colonel vétérinaire On dit.que le dernier discours de M.Rivet, lui enlève toute chance d’arriver A la magistrature.Et M.Gcrvais no se montre toujours pas, l,a réception Laurier paraît même le laisser indifférent.Pour un gros "boudin” c’en est un.Le "Canada" prétend quo M.Lemieux ne eontredit pas M.Fielding.Or lo ministre des Finances déclare que la marine sera impériale en temps de guerre, et M.Lemieux répond “ceux qui vous disent, que ta marine sera impériale mentent.” Zuko un peu mon bon, ce que ,;a se rail si il.Isimieux contredisait son collègue.Le "Canada” nous accuse de tronquer les textes, mais il ne le prouve pas.Nqnseulement, il ne te prouve pas mais il affirme tiue de l’extrait même que nous oitons le “sens exact du discours de M.Fielding ressort parfaitement.'' Donc, nous nn tronquons pas et c’est de "Canada” qui est de mauvaise foi, On ne parle, actuellement, (bins les milieux scientifiques de Montréal et même dans le grand publie, que du singulier eas d’amnésie que viennent de révéler des événements récents.La victime est une personne fort connue, quoique assez mal notée.Elle habite rue Saint-Jacques et son bavardage était célèbre.Elle faisait même métier d’attaquer les passants pour leur raconter toutes les nouvelles du jour et d’autres encore.Sa mémoire ne paraissait pas avoir plus de limites que son imagination, et il n'y avait guère de sujets sur lesquels on la prît en défaut.Elle disait parfois blanc et noir à quelques semaines ou à quelques mois d’intervalle, mais elle disait toujours quelque chose.Or, cette personne, qui répond officiellement au nom de la Tresse et officieusement à de nombreux sobriquets plus pittoresques qu’élégants, vient d’être subitement frappée d’amnésie partielle.Quoique restée fort, bavarde, il est impossible, sur certains sujets, de la faire so souvenir de quoi que ce soit ; et il semble même que sa déplorable affection se complique d’une incurable surdi-mutité.Il suffit, par exemple, de lui parler de télépathie, de lui demander d’expliquer sous quelle influence elle a pu publier, avant que personne ne sût ou nn soupçonnât les plans du trust du tramway, un article qui leur préparait admirablement les voies; d’expliquer surtout comment il se fait que cet article ait paru le même jour, à la même heure, et; presque dans les mêmes termes qu’à la Pairie, pour que, tout de suite, elle ne se rappelle plus rien du tout Vous avez beau la presser d’interrogations, elle ne se souvient plus; on dirait qu’elle n’entend plus et, en tout cas, elle ne parle plus.C’est un des phénomènes les plus intéressants qui aient encore été observés à Montréal, et l’on se demande s’il se prolongera indéfiniment ou s’il pourrait être guéri par une cure d’altitude, par uno ascension en ballon, par exemple.Nous tiendrons nos lecteurs au courant.Combien de temps durera la Session Tout indique qu'elle sera longue.Si le gouvernement ne se décide pas à en appeler au peuple (Spécial au “Devoir”) Ottawa, 7.—A en juger par les préparatifs qui se font pour tempérer l’atmosphère, de la Chambre des Communes, le gouvernement s’attend à une session prolongée aussitôt après la rentrée des chambres.On dépensera une tonne de pince par jour pour rafraîchir In ventilation de la salle et l’on parle même de convertir le toit en terrasse où les députés pourront idler prendre 1 air.L’ntmospbère n’est cependant pas le côté le plus désagréable de la situation pour les députés qui ont pour se désennuyer la tabagie, le chemin des amoureux et la.terrasse qui domine la rivière Ottawa.La question de l’indemnité le* ennuie beaucoup plus que colle do 1« température.La paye du mois de juillet sera la dernière qu’ils recevront leur $2,500 étant épuisée et il leur faudra ensuite assister à la Chambre pour rien ou payer $15 par jour d'amende pour s’absenter.Telle est la loi.Seulement, vous penser, bien qu’avec la loi il y a des accommodement; surtout pour les députés.Quel seront ces accommodements, jo l’ignore mais je suis bien sûr que l'on trouvera un moyen de sortir d’embarras.Chose certaine, c’est que le mécontentement des députés augment* à mesure que la date fixée peur la reprise dos travaux parlementaires approche.L’harmonie est loin de régner nu enmp ministériel, la tournée Lemieux que le ministre n, été obligé do faire sans l’aide des principaux députés ministériels fie prouve assez et ce no sont pas les remaniements projetés qui ramèneront l'union dans la province de Québec, surtout si l'on persiste il imposer M.Rodolphe Lemieux au distriet de Montréal.Rien des ennuis attendent M.Laurier à son retour d’Europe.Et la réciprocité qui est cause de la prolongation de la session n’est pas de nature à calmer les esprits.Au fond, les députés ministériels so soucient de la réciprocité comme de leur première chemise.L’espoir qu’ils avaient do jetor la marine dans l’ombre avec cette question s’est vite évanoui et on les entend dire sans se "êner que M.Laurier a très mal fait do no pas dissoudre Ie« Chambres aussitôt après avoir exposé le projet.Le besoin de présenter nn front apparemment uni nu peuple, les fera tous acclamer le premier ministre à la rentrée des Chambres, mais je voue assure que Ton peut compter sur les doigts ceux qui sont réellement cou» tente de la-façon doot-iW-manoeavré surte-réciarociti.83 O LE DEVOIR.Vendredi, 7 Juillet 1911.LA CRISE MAROCAINE Les ürsulines de Waterville LE PREMIER ASQUITH PARLE DE LA SITUATION NOUVELLE CREE PAR LES DERNIERS EVENEMENTS.— ON DIT QU’UN TRAITE SECRET A ETE SIGNE ENTRE LA FRANCE ET LE SULTAN DU MAROC.Londres, 7 juillet.—Répondant à M.J.Balfour, chef de l’opposition, le Premier Asquith a fait hier, en Chambre.les déclarations suivantes :— “De récents événements ont été un sujet de discussion pour les puissances ayant des intérêts au Maroc.Je ne puis dire encore grand chose è ce sujet mais je désire qu’il soit bien entendu que le gouvernement considère qu'une nouvelle situation a surgi au Maroc ; il est très possible que ses développements affecteront les intérêts de l’Angleterre beaucoup plus que tout ce qui a été fait jusqu à présent.Nous espérons (pie la chose pourra sc régler par la voie diplomatique.Nous devons, en tous cas, surveiller les intérêts britannique et remplir les engagements de notre traité avec la France.” ('ne dépêche de Tanger, dit qu’un traité secret aurait été conclu, entre la France et le Sultan du Maroc.Suivant les termes de cet accord, la France garantirait la souveraineté du Sultan, en fournissant des troupes en forces suffisantes pour maintenir 1er.tribus dans l’obéissance et luire la police parmi les sujets loyaux.L’entretien de ces troupes serait à la charge du Sultan qui organiserait en outre, une force indigène auxiliaire.Tout; ceci devrait être accompli d’ici à cinq ans.Le gouvernement Chérifien serait réorganisé avec l’assistance d’un conseiller français dont la nomination devrait être ratifiée par le Sultan et ses ministres mais qui n’entrerait en fonctions qu’à l'expiration des cinq années.Les troupes seraient payées par les revenus d’un capital administré -ous le contrôle du comité de la dette publique.La méthode administrative sera étendue au pays tout entier, au fur et à mesure que les circonstances le permettront, mais les intérêts du souverain seront toujours préservés.Le gouvernement marocain conservera toute liberté de conclure d’autres traités internationaux, dont le texte devra, toutefois être soumis à la France.Ce dernier pays, ouvrirait, en garantie de sa bonne foi un compte de 2,500,000 francs, à la banque d’état, au bénéfice du Maroc.500,000 francs seraient à la disposition personnelle du Sultan et le reste réservé pour l’organisation des troupes.L’emprunt serait payé sur réquisition et, simplement, sujet à l’approbation du chef de la mission militaire française.Suivant le correspondant du “Exchange Telegraph Co”, le traité ci-dessus aurait été ratfié par le Sultan le 10 avril dernier.Paris, 7 juillet.—Rien n officiel n'a été annoncé hier au sujet des affai-res marocaines.Le monde des affaires est calme et ! confiant, attendant les résultats des pourparlers engagés.La Bourse a clôturé dans un ton tranquille et ferme.UNE SOLUTION HEUEEUSE ((Spécial Biddeford, 7 prendre ici que avait craint de au “Devoir”) — On vient d'ap-1 incident (pie l’on voir surgir, au su- La Réciprocité au Sénat Américain DES DEUX COTES.ON ESPERE REMPORTER LA VICTOIRE—UNE VOLTE-FACE DU SENATEUR KENYON.Washington, 7 juillet.—Quoique le Président Tnft et le Sénateur Penrose espèrent faire passer le bill de la réciprocité, par une bonne majorité, avant la fin du mois, la chose est; encore bien aléatoire.Le sénateur Kenyon, de l’Iowa, qui, jusqu’en ees derniers temps, était regardé comme un des plus fervents adeptes du Président, a annoncé qu’il vôtorait,.contre le projet.On espérait qu’il allait faire son discours en fa veur de la réciprocité.“J’ai pris retto décision, dit-il, parce que les fermiers de mon Etat .son unanimement opposés au bill.’ Les discours du Président Ta ft ne les ont pas convaincus.Il leur a d’abord affirmé que le traité diminuerait le coût de la vie, ensuite il a dit que cette réduction ne serait pas forte; finalement, il admet que les fermiers ne retireront aucun bénéfice.M.Taft est rentré à Washington après son voyage dans l’Indiana.Les rapports indiquent qu’il n’y a pas trouvé grand encouragement.Il est certain que îles fermiers voteront contre lui, en 1912, si l’accord est voté.Les sénateurs Cummins et La Follette disent que le hill ne passera pas sans amendements.Toutefois, il y a, en ce moment, au Sénat une majorité en faveur du traite sans amendements.Le débat s’est poursuivi, ardent, malgré que le thermomètre ait marqué 100o.Les démocrates cherchent à mettre, comme on dit, M.Taft dans le trou et parmi ceux qui voteront pour le projet, plusieurs ne le feront que pour avantager le président.On des arguments des adversaires est que la mesure provoquerait une dispute de tarif, de la part des pays ayant; avec les Etats-Unis un traité basé sur le principe de “la nation la plus favorisée”.La Follette assure que tous les pays ayant ' de tels traités sont en droit de réclamer les mêmes avantages que ceux accordés au Canada.D’un autre côté il est certain que le président croit; avoir augmenté le nombre de ses partisans.Il se base sur le fait qu il a pu, par ses derniers discours, convaincre les auditeurs de ee que les Etats-Unis avaient, dans cette affaire, tous les meilleurs avantages et que le Canada n'obtient que peu de chose.En tous cas, la réciprocité, qu'elle soit votée ou non aura un effet considerable sur le résultat des élections prochaines.L’ARBITRAGE MIS EN PRATIQUE LES ETATS-UNIS ET L’ANGLETERRE SE DECIDENT A FAIRE REGLER PLUSIEURS VIEILLES QUESTIONS PECUNIAIRES DONT CERTAINES SONT ANTERIEURES A 1812.jet de 1 achat d'un nouveau terrain pour les l rsulines de Waterville.ne se produira pas.et que le problème semble avoir trouvé une solution pleinement satisfaisante.On sait que les U rsulines, qui dirigent un couvent à Waterville, avaient décidé d acheter, il y a quelques mois, une propriété située à tin mille à peu près de l’église de .M.l’abbé Charland.et qui couvre un territoire de près de cent acres sur lequel s’élèvent des bâtiments qui ont coûté près de .$20,000.Oràce à un ensemble de circonstances heureuses, les ürsulines ont pu acquérir ce domaine au prix de $17,500.Elles comptaient y établir un pensionnat et leur noviciat, car elles constituent maintenant une maison indépendante.Comme les ürsulines de Waterville ne jouissent |^is encore dans le Maine de la personnalité civile et qu il leur était donc impossible d’acheter en leur nom propre, la propriété tut mise au nom de Mgr Walsh, de M.l’abbé Charland et de M.l’abbé Keely.en qualité de fidéi-eoinmissaires.Il était connu que Mgr Walsh eût préféré que la propriété fut mise directement au nom des trois ecclésiastiques, en attendant que-les religieuses pussent jouir de la personnalité civile; et, dans l’état des esprits provoqué par les débats sur la "Corporation Sole”, le tait avait suscité une certaine émotion.I ont paraît réglé maintenant à, la satisfaction générale.Le titre de la propriété reste au nom des Mois ecclésiastiques en qualité de fidéi-commissaires, en attendant que Mgr Walsh, qui a pris ceci à son compte, fasse reconnaître aux religieuses la personnalité civile, tandis que l’évêque de Portland achète la moitié du terrain pour des fins diocésaines, au prix de $8,750.L'autre moitié, avec les bâtiments construits, reste aux religieuses qui pourront jouir des cinquante acres achetés pour le diocèse, tant que ce terrain ne sera pas occupé pour des oeuvres diocésaines.II est entendu aussi, affirme-t-on, que.dans le cas où l’autorité épiscopale n'utiliserait pas ee terrain pendant un laps de temps donné, les religieuses pourront le racheter au prix de vente actuel; et que si les religieuses viennent à quitter le diocèse, la corporation épiscopale aura un droit de préemption sur l’autre partie du terrain.La forme la pws pure SOUS LAQUELLE LE „ TABAC PEUT ÊTREfï/ME.' a£c&nce£'.LE MONDE POLITIQUE Les libéraux de ïïaldimand ont choisi M, R.F.Miller pour candidat aux prochaines élections fédérales.L’honorable M.Mackenzie King qui était présent à la convention, a fait un discours sur le mal de l’esprit de parti.Encore un qui devient nationaliste.Les libéraux île Grey Nord auront pour candidat au mandat fédéral M.F.VV.Harrison, ex-maire de Oweu Sound.Le “Star” de Toronto dit que le retour de Sir W.Laurier et de M.Borden à Ottawa tendra à éclaircir la situation au sujet de la réciprocité.L'un et l’autre après s'être consultés avec leurs lieutenants, prendront une décision ti nale qui abrégera, ou prolongera la session et indiquera d’une façon à peu près précisé )a date de J’appel au peuple.M.John McLeod, de Régina, l ’un des hommes d'affaires les mieux connus le l’ouest adresse à la Province do Régina une longue lettre dans laquelle il répète les arguments déjà connus contre la réciprocité.Washington, 7 juillet.—Le principe de l’Arbitrage entre les Etats-Unis et l’Angleterre vient de recevoir sa première application.1 a> secrétaire Knox et l'Ambassadeur Bryce ont, en effet, «igné hier un contrat pour le règlement de certaines reclamations pécuniaires entre les deux pays, suivant les termes ;le l’accord du .18 août 1910.tendant d'n rbi- < es messieurs ont ensuite une heure, discuté le trait linge actuellement pendu ni.Uomme nous l'avons dit, déjà, il n’y a plus qu’une question de texte fi régler; on espère qu’il sera prêt esse?, tôt pnui' pouvoir être soumis au Sénat avant la clôture de la session actuelle.Les réclamations que les arbitres auront à régler s’élèvent à plusieurs millions.Certaines d’entre elles datent d’avant la guerre de 1812 tandis que d’autres se rapportent à la guerre des Philippines, aux pêcheries e< aux affaires des Iles Fiji.11 est entendu que le tribunal se composera de délégués des deux pays et d’un autre arbitre désintéressé.L'est la deuxième fois que l'Angleterre et les Etats-1 ’mis recourent à 1 arbitrage depuis le traité de 1908.Ce fut d’abord, l’an dernier, le fa- EXCURSION SPECIALE DE PIN DE SEMAINE, A VALLEYFIELD ET GARES INTERMEDIAIRES.Le train du dimanche, entre Montréal et Ynlleyfield, laisse Montréal à 0.10 a.m„ et, au retour, laisse A’allev-field, à.7.30 p.m., pour Montréal.Wagons directs.Le Grand Trunk Railway System vendra des billets au prix de $1.15 fle Montréal à Valleyfield et retour; et à S des prix réduits en proportion de Montréal à Stc Anne, Yaudreuil, Coney island.Valleyfield et, gares intermédiaires.Bon pour départ les samedi et dimanche, 8 et 0 juillet.Limite de retour, lundi 10 juillet.meus règlement de-Terre-Neuve.F dû La révolution au Paraguay LE PRESIDENT MIS EN PRISON.EST FORCE DE DEMISSIONNER Buenos Ayres, 7.Les journaux le-«aux annoncent tu nouvelle d’une révolution au Paraguay, Il n'y a pas ou de sang versé.La garnison d’Asuncian s est révoltée et n fait prisonnier le pré sident Jura qui u été forcé de démissionner.Le congrès a choisi Liherato Rajas, président du Sénat, comme pré •sident temporaire, et attendant lesélsc-tiens.Un merger qui ne se fera pas UN COURTIER MONTREALAIS NE REUSSIT PAS A GROUPER LES MANUFACTURIERS DE PAPIER DU CANADA.Toronto, 7.— La.tentative d’un courtier de Montréal, de former un grand merger des manufactures de papier de Toronto et de to"t le Canada a échoué.Le courtier a passé plusieurs semaines à Tbronto et a eu des conférences avec les manufacturiers de papier les plus vieux et les mieux établis, qui possèdent- des manufactures dans Ontario ou dans Québec.Il jour a soumis un projet de merger dont le capital serait quinze millions.Le but de ee merger était de réduire le coût de la production.Comme le courtier n'a pas réussi è montrer qu'il pouvait substantiellement appuyer un projet d’une telle grandeur, le bureau de directeurs auquel il a fait- la proposition l'a promptement rejeté.SPORT Les handicaps à la M.A.A.A.Lu plus grand nombre que d’habitude do coureurs ont participé hier soir aux handicaps hebdomadaires de la M.A.A.A.sur le terrain, do cette association.t-eizo athlètes ont pris part à la course de 100 verges qui a été disputée (-n trois épreuves et une finale.Auguste Hébert, Notre coureur canadien-français, avec une avance de deux verges et demie, sortit victorieux de la première épreuve éliminatoire et remporta la finale en Itl 2-5 secondes.Coates qui courait scrath, gagna le mille dans le temps ordinaire de 4.19 3-5 minutes.Voici le sommaire des courses ; 100 verges, 1ère épreuve : 1er.\V.Plow.7 verges; 2e, J.Speak 7 ver ges 1-2.Temps ; .10 3-5 socs.Sème épreuve : 1er, L.Morel, 3 verges ; 2e, II.Hébert, 2 verges 1-2.Temps 10 2-5 secs.3ème épreuve : 1er, A.Hébert, 2 verges 1-2 ; 2e, J.H.Emerson, 3 verges 1-2.Temps : 10 4-5 secs.Finale: 1er.A.Hébert.2 verges 1-2; 2c, w.Plow.7 verges ; 3e, J.Speak, 7 verges 1-2.Temps : 10 2-5 secs.I mille : 1er, J.H.('oates,scratch ; 2e, F,.AV.AVinbush, 110 verges.Temps : •1.4!) 3-5.140 verges : 1er, F.VV.Dakin, 5 verges : 2e, S.Mansfield, scratch : 3o, J.Speak, 30 verges.Temps : 51 4-5.Saut en longueur : 1er, w.S.Dick- son, 20 pcs.; VV.Happeny pieds 1 pce.2e.Hébert, 12 pcs.( scratch 1.Distance, .’e 20 Courses d’automobiles au Parc Edward Les Caisses Populaires A FITCHBURG ON EN DEUX CES JOURS-CI.FONDE La tournée Borden A Saint-Lambert JN MET LES GRAIN GROWERS EN GARDF CONTRE LEURS CHEFS.(Spécial au ‘‘Devoir”) Dauphin, Man,, ü.— Aux assemblées i'aujourd’hui, les orateurs se sont surtout attachés i\ mettre les Grain Growers en garde contre leurs chefs.M.Broder leur » rappelé qu’une association à peu près semblable, celle des Patrons dans Ontario, avait disparu sussitôt.après que son chef eut obtenu une position du gouvernement.Les Grain Growers ont certes le droit de s’organiser, dit-il, mais ils commettraient une grave erreur s’ils permettaient que leur association dégénère en une affaire politique.Le Dr Koehe dit que les résolutions favorables à la réciprocité rédigées û Winnipeg et envoyées aux suecursalss de l'association ne sont souvent adoptées que par un petit groupe de membres.M.Borden a discuté le réciprocité à tous les points de vue, Les auditeurs l’ont écouté avec une attention remarquable, et ft Dauphin surtout,, il a créé nue vive impression.-»-, Mort subite d’un ancien marchand Herthierville, 7.— M, AVm.Nuiseux, ancien marchand de Montréal, est décédé subitement, hier, à l’Age de SI an».Il était le père du Rév, Père N oiseux, du séminaire de Joliette; de Madame J.Noiaeux, Le service funèbre sera chanté à Berthier domain matin, à 9 heu- LA VILLE CONSTRUIT DES TROT TOIRS, DES EGOUTS ET REFAIT SON AQUEDUC.' Saint Lambert, 7.—- Le conseil municipal a reçu une offre do AIM, Gilles pic et Ross, de Montréal, pour les tra vaux assez étendus que la V ille a di nde de faire.Ces entrepreneurs cous truiraient les trottoirs et la canalisation pour Faqueduc et les égouts; ils prendraient des obligations de la Ville ft o pour cent ft 44 uns, Les travaux Pèlerinage de Notre-Dame du P.Secours (VILLE EMARD) jours, 'es commenceraient dans les dix canalisations et les trottoirs devenant propriété de la Ville une tois terminés.Jusqu'n-i les ouvriers qu'emploie a Ville étaient payés au taux de 11 sous de l'heure.Devant ia presque impossibilité de trouver la mnin-d'oeuvre il ce prix, le conseil n décidé de donner 17 1-2 sous do l’heure, ce qui fera $t.i par journée de dix heures.II a aussi été décidé de faire un emprunt tempo rairo de $1,000 remboursable en six mois ,pour les travaux.Plusieui» contribuables assistai en I à la séance cl se sont livrés ft une critique assez vive de la façon dont le cou »eil procède à l'expédition des affaires Pour dames et messieurs, à Sainte-Anne de Beaupré, par le Pacifique Canadien, (gare Windsor), samedi, le 8 juillet, à 1 h.'10 p.m.A l’arrivée ft Ste-Anne, illumination du pare et de la basilique, procession, etc.Au retour do Ste-Anne, .1 heures d’arrêt ft Québec.Visite de la ville en tramways.Billets bons pour 3 jours, Adultes $3.00; enfants $1.50.Billets eii vente au presbytère et au départ du train.Rafraîchissements, etc., servis sur les chars.Rév.K.Aubertin et C'hs.Boyer, vie., directeurs.Fitchburg, 11.Comme résultat de la visite parmi les Canadiens de cette ville, de M.Alphonse Desjardins, de Lévis, P.Q., deux caisses populaires viennent d’être fondées, l’une au sein de la paroisse Saint-Joseph, l’autre au sel l de a parois:e de Ummaeulèe Oonoop tion.Afin de placer ces deux caisses sur les bases qui leur conviennent, les fondateurs von; demander aux commissaires des banques du Massachusetts qu’une charte leur soit accordée.le prix des actions est de $5.00 chaque.L’ nombre -l’actionnaires est réglementé par chaque caisse, mais il dépasse rarement 200.La prochaine assemblée de chacune des deux caisses aura lieu le 3 août.A cette réunion un bureau de directeurs sera élu, de même qu’un président, un vice-président un secrétaire et un trû-rouer.C’est lundi prochain le 10 que s’ouvrira sur lu grande piste du Parc King Edward, la série de courses d’automobiles qui durera cinq jours.Ceux qui sc souviennent de la sensation que fournirent aux spectateurs les courses de Blue Bonnets, il y a (rois ans.ne voudront nas manquer d’assister à celles qui commenceront lundi au pare King Edward.Al.Henri Gauthier qui depuis trois longs mois s’occupe d’organiser ce meeting d’automobilistes, est très satisfait du résultat do son trava’il, et ii nous déclare que toutes les marques d’automobiles figureront dans le grand tournoi du Pare King Edward.Jusqu’ici vingt coureurs se sont inscrits pour les courses de vitesse et d'endurance, et parmi les coureurs se trouvent une demi-douzaine d'américains qui ont.eu de nombreux succès sur les circuits des Etats-Unis.Le sport de l’automobile est tellement en faveur à Montréal et dans toute la province, que l’on ne manquera pas d’aller voir comment un chauffeur intrépide peut conduire à vitesse, une machine.Ce sera en même temps une occasion pour les connaisseurs d'expérimenter la valeur des différentes marques de machines.! Al.Henri Gauthier l'organisateur de cos courses, possède une bonne expé-riotsee dans le sport de l’automobile,de sorte que l'on peut prévoir qu’il aura du succès dans l'organisation de ces courses.11 a lait depuis trois semaines plusieurs voyages aux Etats-Unis et n reçu l'assurance qu’un bon nombre d’américains seront présents au meeting qui commence lundi et se terminera le 15.PETITES ANNONCES Service Montréal-Cornwell Le Grand-Tronc annntiee que chaque samedi, junqu'ft nouvel ordre, un trnin laissera Montréal pour Cornwall a L3n p.m,, arrivant à Cornwall ft H,Ht juin, Aussi qu'un train Isissera Corn wall pour Montréal, le lundi seulement, Il 7.10 a.m,, arrivt .9.14 ébflli mt rant à Montrai ft 1 priosémeit pour • : e - r ^2 Mcuiii, _ .Une mégère frappe un chef de police Québec, 7 — Vue femme du nom do Boivin, «frétée il Lévis pour vagabondage, » causé toute une scène, hier, en cour des sessions de In paix.Au cours de son procès, comme le clwt Je police Marsan de Lévis pus suit devant le bum* des accusés pour aller rendre témoignage, la mégère so rua sur lui et le frappa avec violence.Les policiers la ramenèrent vite A l.i raison, et le juge Chus.Langelier la condamna à (1 mois de prison pour vagabondage et ft six autres mois pour as (nut sir In chef Mafsan.L'tnrid'oit a causé un émoi dans I» salle qui était remplie de curieux dont la majorité était venue de Lévis ex assistoi au procès de —Le "Devoir" vous apportera les nouvelles complètes du mouvement social, politique et littéraire en vacances, 50 cents pour trois mois.Au camp de Lévis Québec, (1.Une belle cérémonie a eu lieu hier au camp de Saint-Joseph de Lévfx.M Je mré Bernier, curé de la pareisre Saint-Joseph, a béni deux drapeaux régimentaires pour I • Sûième régiment de Témiseouat» et Rimouski.L’honorable juge Lemieux, représentant.le lieutenant-gouverneur, l’honorable juge l’elletier, ef plusieurs autres personnages étaient présents.Le -irapcso avait été placé dans un carré formé de quatre compagnies du SBième, commaiiilées par les capitaines P.Pinze, -L F.Fiuae, J, H.Michaud, le lieutenant .1.Il, Coulomhe et le lien tenant S, Falnrdrau.Dans la soirée eut lieu un banquet nu cours duquel plusieurs discours ont été prononcés, notamment juir les hotictu-bles jjnges Lemieux et Pelletier et par .!o colonel Chauveau.• Derniers échos du inonde sportif Cleveland, (>.1 hlan, le rhampion trott-eur du mande, n couvert, aujourd’hui, à l’entrainement, un mille en 2.03 1-2 ; il a trotté le premier demi-mille en l minute.Londres.7.Les représentante du Canada dans les concours de boxe et de lutte du Festival de l’Empire ont été tous deux battus hier.Thompson fut défait par Hardwick dans la finale de la catégorie des boxeurs poids lourds et Walker, le lutteur canadien, après avoir battu Smith, d’Australasie, ne put résister dans la finale à Bacon, de l'Empire-Uni.Londres, 7.— Les commissaires de la Coupe Sportsman Challenger, Lord Deshorough, M.K.C.Lehmaim et M.E.L Fittman.on accepté le défi lancé par William Henry Eagwoll, de la Nouvelle Galles du Sud il Ernest Barry, le détenteur du championnat d’Angleterre.La course aura lieu le 1) septembre.AGENTS FINANCIERS PANNETON & GARIEPÏ, agents fl-nanciers.30 Saint-Jacques.Edifice Trust & Loan.Main 1002.—Prêts d’argent sur hypothèque, achat de billets, créances, assurances.Règlements de AUX AMATEURS DE PECHE La meilleure place pour minnows vivants et -rticles de pêche de toutes sortes est chez R.N, Sévigny, 510 Saint-Jacques près des gares du G.T.K- et du G.P.K, Tél.Main 16'I FORGERON On demande un bon forgeron pour les voitures.Bons gages, ouvrage à Fan-née.S'adresser chez Ulric Roy et Cie, 1141 Avenue Papineau.149—G LEÇONS A DOMICILE Français donna à domicile, pendant les vacances, à un prix très modeste, de» leçons de acclamation, ue langue et littérature française.Progrès certifiés, Ecrire: M.Etienne Delphin, 31 rue Notre-Dame de Lourdes.REMBOURREURS On demande des rembourreurs.S’adresser immédiatement à 241 reu St-Paul, Montréal, ou 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2075.Gros incendie à Winnipeg LA GRANDE ESTRADE SITUEE SUR LE TERRAIN DE L’EXPOSITION EST COMPLETEMENT RASEE.ELLE SERA REOONSTRUI.TE D’ICI A JEUDI PROCHAIN.Winnipeg, 7.Un incendie dont l’origine est inconnue a rasé complètement la grande estrade située sur le ter-ron d'exposition.Les écuries des chevaux de courses ont aussi pris feu.R», rement ft Winnipeg avons nous vu un aussi formidable incendie.On pouvait apercevoir les flammes de toutes les parties de la ville.C est presque miraculeux que tous les édifices sur le terrain n'aient pas été détruits.On évalue les pertes ft $70,000 partiellement mu-vertes par les assurances.1,'exposition s'ouvrira jeudi prochain au lieu de mercredi, et, on accomplira d'ici ift tous les efforts pour ériger une grande «•trade teyjporaire, CARTES D’AFFAIRES De GASPE BEAUBIEN Ingénieur Conseil.Bâtisse Liverpool London k Globe, Montréal Tél.Mair, 3814.209 2.ACHILLE DAVID Fntrepreueur électricien, 251) Rua Saint-Paul.Tél Bell Main, 929.RODOLPHE BEDARD 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229 RUE NOTRE-DAME OUEST Téléphone Main 4988 MONTREAL, QUE.Statue en or de Sainte-Anne 1,'Association de la Statue en or de Sainte-Anne vient de se fonder à New York.Plusieurs des membres de la co Ionie cauadienne-française en font partie.Il s agit de percevoir des souscriptions populaires chez les canadiens-résidant aux Etats-Unis et de faire fou dre une statue en or de la eélèbtc thaumaturge.Cette statue sera donnée ft lu basilique do Beaupré et ne coûtera pas moins do $275,000 fl, $300,000.EXCURSION A PRIX REDUIT DE FIN DE SEMAINE, A CHAMBLV, FARNHAM, GRANBY, WATERLOO BT ENDROITS INTERMEDIAIRES, G.T.R.Un train spécial du dimanche laisse Montreal fl 8,32 a.m., et revient à 8.50 p.m.Chaque samedi et dimanche, jusqu’il nome! avis, des billets de retour seront vendus nu prix d’un billet simple de première classe, plus dix orntin».de Montréal ft Chamblv, Marieville Farm ham Granby, Waterloo et endroits intermédiaires.Billets bons pour retour liuiju’au lundi auivant. LE DEVOIR.Vendredi, 7 Juillet 1911.S LA CHALEUR TOMBE ENFIN U.E COURT ORAGE D’HIER APRES-MIDI A FAIT BAISSER LE THERMOMETRE DE DIX DEGRES EN UNE HEURE.Le court orage de veut et de pluie d'hier après-midi a enfin fait tomber lia chaleur intense qui régnait depuis ‘dimanche et pour la première fois ‘depuis cinq jours, on a pu dormir 1 ailleurs que dans les parcs, sur les t balcons et sur les trottoirs.Eu quelques minutes, le thermomètre a baissé | de dix degrés et malgré l’humidité .‘laissée dans l'atmosphère et réehauf-; fée dès que le soleil reparut la situa-j tion s'est de plus eu plus améliorée.' t'e matin, le temps était tiès frais.11 était à peu près .1 heures lors-1 que des nuages épais s’amoncelèrent ! à 1 horizon, promettant presque une î tempête, mais tout se borna à une ‘ pluie assez violente, mais de courte durée.A 1 heure, hier matin, le ! thermomètre de l'observatoire de Mc-: ill marquait 81 degrés.A 5 heures, •il était descendu à 77 degrés.Mais ! cela ne dura guère, le mercure remon-; tant à 81 degrés, à 7 heures, et à 84 ’ degrés, à !) heures.Le maximum fut (atteint à ‘î heures de l’après-midi, ! avec 85 degrés.Eue heure après, : sous l’influence de l’orage, le ther-i momètre ne marquait plus que 75 degrés et, à 1 1 heures du soir, il était encore descendu à 70 degrés.Pendant les cinq jours de chaleur i se déroule ce soir! Cette église n’a peut-être jamais vu une réunion aussi imposante de prélats.Dans l'atrium inférieur'sont installés les membres du Comité permanent de la Commission exécutive, les présidents et secrétaires des sous-Commissions, les présidents des juntes locales; enfin les personnages qui prendront la parole au cours des réunions générales.On a songé à la presse, et l’on nous réserve une tribune dans la chapelle de las Mercedas.La chapelle de l’Immacu-lée-Conception a été réservée aux membres du corps diplomatique.Sur l’autel principal brille la lumière de cent cierges.Dans la voûte, deux mile lampes électriques font ressortir les moindres détails de l’immense rotonde où le magistral pinceau de Ribera a retracé l’“ Histoire de la religion à travers les siècles”.Les toiles de Go ya.de Vélasquez semblent, s'animer, sous ce grand jour, d’une vie fantastique.Les douze Apôtres de Beulliure, en marbre de Carrare, en deviennent plus grandiose.C'est l'émouvante glorification de la sainte Eucharistie, et l’on ne peut s’empêcher de frissonner devant ce spectacle de réparation et d’amour.Une foule énorme se massait, dès 5 h.30, dimanche, devant, l’église San-Francesco.A l’intérieur, les évêques arrivent.Ils siègent dans le sanctuaire, dominant le reste de l'édifice.Le spectacle est imposant.Plus de cinquante évêques sont là rassemblés.Au premier pian, le légat, entouré des dignitaires.Derrière lui, sur trois rangs, les évêques de Vioh, Tortosa, Salamanque, Palencia, Mondonedo, Cadix, etc., etc.Mgr Nozaleda, en son habit blanc, les évêques français à gauche de l’autel.Devant le président, on n installé deux tables : celle de droite occupée par M.Houba et par l’actif P.Pos-tius.secrétaire général du Congrès ; celle de gauche, par M.José Gavilan et par M.Bouquerel, si connu des habitués des Congrès eucharistiques.L'infant Don Carlos arrive avec sa suite en grands costumes.I.a maîtrise isidorienne entonne le “Veni Creator”.Puis l’infant se lève.Il déclare avait reçu du roi mission de saluer le Congrès international.Il dit que.de même que le Pape envoya S.Em, le cardinal Vannutelli aux Congrès de Londres, de Cologne, de Montréal, :1e même aujourd’hui il envoie S.Em.le cardinal Aguirre à l’Espagne catholique comme le digne successeur des Eugène et ïldephonse.A ce moment, les applaudissements éclatent dans l’enceinte.Le cardinal répond.Il se réjouit que l’Eucharistie reçoive ces hommages.11 remercie le Pape d’avoir pensé à lui malgré son indignité pour représenter le SfiintrSiège au.Congrès.Puis il remercie Tinfante Isabelle, la famille royale.Malheureusement, sa voix, „n Peu faible, n’est pas entendue de la multitude.L’évêque de Namur lit alors en espagnol un discours très beau.Il parle au nom du Comité eucharistique et glorifie Dieu d’avoir permis cette réunion du Congrès en e,ette catholique Espagne.Divers pat s eurent l’honneur d’abriter le Congrès eucharistique.L’Espagne ne devait pas rester en arrière, car la partie de saint Ignace, de sainte Thérèse est l’asile des manifestations enthousiastes.Mgr Heylen offre son obéissance au légat.il remercie la famille royale et l’infante de leur protection : il exprime sa gratitude à l’épiscopat espagnol qui veut faire au Congrès une manifestation triomphale de foi et d’amour.Tl voit dans l’acte de la nation espagnole, acclamant l’Eucharistie, un augure des excellents résultats qui se produiront dans la vie chrétienne par les communions plus fréquente et l’assistance à la messe.Ce Congrès influera aussi sur les œuvres sociales qui acquerront ainsi une vigueur nouvelle.Le prélat fait l’éloge du décret “Quam singular!” et rappelle les paroles impératives du Pape.La communion des petits enfants est une coutume qui existait déjà en Espagne.Donc, l’Espagne nous dira les bienfaits et les fruits de la communion des pe tits enfants.La maîtrise Isidorienne exécute alors “lu es Petrus”, dont 1-effet est superbe.Puis le P.Postius, secrétaire gêné ral, donne les noms des présidents des Commissions et des assesseurs.La maîtrise chante le "Jesu Dulcis.” Suit la lecture des télégrammes des évêques empêchés, tous applaudis.A-près le télégramme de l’évêque de Malaga.on fait une ovation spontanée.Toute l’église crie : “Viva Jesus Sacrament ado’ .Des applaudissements et des vivats suivent aussi la lecture du télégramme du cardinal Vives.Le cardinal demande au Cœur de Jésus, à Notre-Dame, principale patronne et protectrice de la nation espagnole, et à saint Pascal Baylon.de bénir les membres du Congrès, de les enflammer d’amour pour la communion fréquente et quotidienne et de répandre de plus en plus ia communion des enfants.Alors la maîtrise isidorienne chante l’hymne du Congrès où relent ce refrain: “Gloire au Christ Jésus “Gloria » Christo!” où le ciel et la terre sont invités à acclamer le Christ, L’impression est profrnde sur tous.La séance est levée alors, et la foule avec une spontanéité impatiente de la contraint-*, se précipite pour baiser lu main du cardinal.Sgr la place San-Franciseo.la multitude se tient curieuse et recueillie.Cette ouverture du Congrès prouve qu’il aura de profonds résultats dans la vie intérieure et sociale du peuple.LA MESSE PONTIFICALE A 10 heures, messe pontificale dans la crypte de la future cathédrale Nues-tra-Senora de la Almudena.Les cinq nefs de ce vaste édifice sont remplies d’une foule recueillie.La maîtrise de San-lsidcro Real exécute la messe dite de “Saint-Grégoire”.A l’Offertoire, deux voix d’enfants s’élèvent, pures, vers les voûtes, et chantent le motet “O! quam sua vis est, Domine”.C’est bien le chant qui convient, et la foule écoute en priant les parries liturgiques que les clairs gosiers semblent lancer vers le ciel.A la fin de la messe, un choeur très fourni exécute l’Hymne officiel d.l Congrès”, que nous entendrons ces jours-ci à la fin de toutes les cérémonies importantes.RECEPTION DU LEGAT Le cardinal, dimanche dans l’après-midi,a reçu les autorités officielles ain-c-i que les congressistes distingués.En premier lieu, le Comité permanent des Congrès eucharistiques est présenté au légat.Ou remarque Mgr l’évêque do Namur.M.l’abbé Boquerel et M.Gabi-lan, l'âme du Congrès de Madrid.Viennent ensuite lea dames étrangères spécialement invitées, parmi lesquelles plusieurs dames do la Ligue patriotique, puis les dames du Comité national.Le clergé se présente dans cet ordre, clergé cathédral de Madrid, clergé sé culier de Madrid et des provinces d 'Espagne, les chapelains de l’armée, les délégations des ordrer religieux établis dans la capitale (un religieux par maison.: Sont ensuite reçus les Ordres militaires, les chevaliers de cape et d’épée.les camériers secrets du Pape et les membres de diverses autres organisations.Le légat trouve un mot aimable pour Ciiacun.LA FEDERATION DES LIGUES FEMININES Les réunions de la Fédération des Ligues feminines se sont ouvertes samedi.Sur ) estrade, l’infante Marie-Thérèse évêque de la Plata, les marquises Un-za et del Valle Mme de Arélard et Mlle I rossard, Mme de A’élard adresse des remercie-ments délicats à l’infante et à l’évêque Elle expose le bu! de ces assemblées: Nous voulons, dit-elle, agir en catholiques ; rejetons toute neutralité acceptons et pratiquons la doctrine avec se sacrifices.Faisoos la guerre à individualisme par le dévouement ” La marquise del Valle répond avec beaucoup de grâoef Les dames espa gnôles travaillent soumises aux ordres du, .Pape et à la direction des prélats.Elle est très applaudis*.Puis Mm» 7*P.r]0;V .aber.@e fait '’historique de la Federation internationale.Les déléguées des œuvres polonaises, hongroises, américaines, norvégiennes deman-I dent leur admission dans ]a Fédération.Une discussion animée açcompa-j gne la lecture des statuts.A la séance de l'après-midi, on expose leg progrès réalisés.On écoute un émouvant rapport de la déléguée du Portugal.Mgr Bruchési fait une courte apparition.dimanche matin N jeune est désignée pour le.Congrès de la Fédération Tan prochain.Mlle de Wall lit un grave rapport sur la franc-maçonnerie.A la suite on entend les explications de M.Brifaut, avocat belge, sur les Ligues antima-çonniques ; il démasque la fourberie maçonnique.On applaudit très vive-rnent M.Paul Parsy qui insiste sur les nécessités d’échanges d’idées contre la conspiration du silence organisée par les journaux.Enfin, rapports intéressants sur le mauvais théâtre et sur le* excentricités des modes.P-^-y *1 apprends qu-e les Valenciens ont fait diriger sur Madrid de nombreux wagons pleins de fleurs aromatiques destinées à joncher le sol pendant la grande procession.Qu’on me permette de rendre hommage aux principaux organisateurs de ces belles fêtes, et de signaler surtout M.Gavilan.l’infatigable secrétaire général ; le R.P.Postius, le comte de Amentales qui s'est généreusement occupé de l’hospitalisation des étrangers.S.PEITAVI.(La “Croix” de Paris).TRAIN DU DIMANCHE, DE MONTREAL A HEMMINGFORD, FORT COVINGTON ET GARES INTER-MEDIAIRES.Chaque dimanche jusqu'à autre avis, un train spécial laisse Montréal A 8.05 a.m., pour Heinmiugford, Fort Coving-toi et gares intermédiaires.Au jetour, ce train laisse Fort Covington à 6.20 p.m.et Hemmingford à 7.011 p.m.pour Montréal, arrêtant aux gares intermédiaires.Sur la Passerelle LE “MEGANTIO” Le “Mégantic” partira demain au lever du foleil pour Liverpool avec une pleine liste de passagers.Il amènera plus de 700 passagers puisque à l'heure actuelle il en compte 212 de première, 216 de seconde et 238 d'entrepont, sans tenir compte de ceux qui s'embarqueront pour descendre de Montréal à Québec durant le jour.Au nombre de ses passagers de première, nous relevons les noms de M.Ohs.P.Beaubien, avocat, du juge N.Champagne, Mme et Mlle Champagne, du principal Peterson du McGill et de Mme Petcrsou.VAISSEAU RENFLOUE Le schooner “Carrie A.Bucknam’’, qui s'est échoué tout près du Cap Pogue hier a été renfloué por le cutter du revenu “Asuhnet”.A en juger par les apparences, il n’a pas souffert de dommages.Il venait de Stockton, Me., et se rendait à N’ew-N ork avec une cargaison de billots d’épinette.UN CHOLERIQUE A BORD New N ork, 7.— On a découvert hier un cas de choléra sur un paquebot océanique Le malade est l'un des passagers d’entrepont du “Moltke” qui arrivait de Naples et Palerme.Les passagers de première pourront, débarquer, mais ceux de deuxième ainsi que l’équipage seront retenus à bord jusqu'à nouvel ordre.PORT DE SYDNEY Sydney, 7.— Arrivés: Nora, de Xar-vross; Roesano.de Boston: Ness, de Québec; Helvetia, de Montréal; Ca-bot, du Lac Bras d’Or; Otto Sverdrup, de JVabana.Partis: Ocean, pour Montréal; San-defjord, pour Wabana; Nora, pour Montréal; Adventure, pour Montréal.UN ECHOUEMENT PRES DE ST-JEAN.N.B., 7.— Le paquebot Milton qui était venu de Buenos-Ayres pour prendre ici une cargaison de bois, s’est échoué sur les rochers de Cranber-Ç - à 15 milles d ici.A la marée basse, il était juché si haut qu 'il semblait parfaitement impossible de supposer qü i! pût jamais reprendre la mer.Cependant la marée haute le tira de sa situation assez pénible et il s'avance maintenant vers Saint-Jean par sa propre vapeur.NAVIGATION INTERIEURE Port Colborne, Ont., 6.— Montent: Glenellah, Montréal à Fort William’ car8- gén.,; Arabian, Montréal à Port Arthur, carg.gén,; Beaverton, Montréal à Fort William, carg.gén.; Ames, Montréal à Toledo, càrg.gén.Descendent: Cadillac, Buffalo à Og-densburg, allège; Sage, Erie à Québec, charbon; Bartlett, Ashtabula à Montréal, charbon.Sault Ste-Marie, Ont., 6.— Montent: E.D.Carter, 6.15 matin; Saxonia, Turret Court, 7.30 matin; J.T.Kopp, 9.13 matin; Hamonie, 12.15 soir; E.B.Osler, 1.35 soir; Seguin, 2.35 soir.Descendent: W.J.Olcott, 7.55 soir; J.H.Reed, Edmonton.9 soir; Malie-toa, 9.50 soir; S.F.B.Morse, 10.10 soir; W.E.Corey,, minuit; Townsend, 1 matin; Crete, 1.50 matin; Wilpen, 2.55 matin; Ericcson, Chata.w, 5.30 matin; H.B.Nye, S.15 matin; Tagona, Doric, 2.10 soir; A.E.McKinstry, 3 soir; Republic, 3.55 soir; Stormount, 5.30 soir.ARRIVAGES Paquebots à Montfort.Qnmlres .Royal George.Bristol Durango.Liverpool .La Provence.Le Havre Adriatic.N.-York .Florizel.N.-York .Berlin.Gênes .Rotterdam .Rotterdam Marché de Montréal INDUSTRIE LAITiSRE FROMAGE De l'Est .10c 7-9 à 11c 1-8 De l’Ouest.lie 1-4 k Uc 3 8 BEURRE Crémerie, nouveau .21c 1-2 à 22c PRODUITS DE LA FERME OEUFS Strictement à la coque .21c 1-2 à 22c 1-2 Oeufs, No 1.18c 1-2 à 19c 1-2 Oeufs, No 2.17c 1-2 à 18c MIEL Blanc.Uc à 13c Brun.08c à 10c Blanc coulé.07c à Obo j Brun coulé.06c à 07
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