Le devoir, 8 juillet 1911, samedi 8 juillet 1911
DEUXIEME ANNEE—No.158 MONTREAL, SAMEDI 8 JUILLET, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE .$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS .UNION POSTALE $1.00 $1.50 $3.00 DEVOIR Rédaction ; v Administration i 7la RUE C T-JACQUES MON L.O TELEPHONES.ADMINISTRATION: Mam 7461 REDACTION: Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA CONFERENCE IMPERIALE ni Ministère des Colonies.— Secrétariat permanent.— Gouverneurs et Haut-Commissaires.A la conférence de 1907, lord Elgin, ministre des colonies, avait fait écarter les propositions relatives à l’établissement d’un conseil impérial et leur avait substitué une proposition tendant, au même but sous une forme moins radicale.Cette résolution constitutive définissait la nature, la fréquence et le fonctionnement des conférences futures et décrétait l’établissement d’un secrétariat ou bureau permanent des conférences, sous l’autorité du ministère des colonies.Afin, sans doute, de la rendre plus alléchante aux coloniaux, le ministre anglais changea le nom de Conférence coloniale en Conférence impériale et substitua au mot “colonies” celui de Dominions beyond the seas.Les bons Canadiens, suivant l’exemple un peu puéril donné par Sir Georges Cartier, traduisent Dominions par “Puissances,” tandis qu’en réalité la traduction exacte est “possessions”, puisque dans le langage officiel le mot Dominions s’applique à toutes les possessions britanniques.M.Laurier avait accueilli avec répugnance la proposition de lord Elgin.11 en avait fait ajourner l’étude pendant deux jours.Il s’était finalement rendu, tout comme en 1902 il avait fini par accepter, après l’avoir combattue, l’idée des conférences régulières.Ou lui accorda, sans disputes, la satisfaction toute platonique d’ajouter les mots ‘'self governing” avant “Dominions”; et la résolution fut votée à l’unanimité.Le secrétariat fut constitué.M.Just en est le titulaire.Cette année, la conférence était saisie de deux propositions: l’une, de l’Union Sud-africaine, suggérait simplement de placer le secrétariat sous l’autorité immédiate du premier ministre d’Angleterre; l’autre, de la Nouvelle-Zélande, projetait la reconstitution du ministère des colonies sur les bases suivantes: lo Séparation du ministère des colonies en deux départements distincts; l’un pour les Dominions, l’autre pour les colonies de la Couronne.présidé chacun par un sous-secrétaire permanent.2o Le secrétaire des colonies deviendrait le secrétaire des affaires impériales.3o Le secrétariat des conférences serait adjoint au département des Dominions, et les Hauts Commissaires seraient accrédités auprès de ce département.4o Les hauts commissaires seraient admis au Comité de la défense impériale chaque fois qu’on y discuterait les matières relatives à la défense des Dominions.5o Les hauts-commissaires communiqueraient directement avec le ministre des affaires étrangères pour toutes matières extérieures, inté-ressant les Dominions.(>o Les hauts commissaires seraient les seuls intermédiaires (the ïole channel of communication) entre le gouvernement impérial et ceux des Dominions.Comme on le voit, cette proposition, loin de diminuer l’autonomie et la dignité des colonies, les mettait, au contraire, à l’égard du gouvernement impérial, presque sur le pied de nations souveraines.Le dernier article tendait à mettre fin au double rôle des gouverneurs-généraux—à la fois chefs d’exécutifs coloniaux et agents politiques du gouvernement impérial.On sait à quels abus ce double rôle a donné lieu.Ce n’est pas aux jours du gouvernement de lord Grey qu’on peut oublier combien le régime actuel se prête à la propagande et aux entreprises d’un gouverneur énergique, intelligent et audacieux.Il n’y a pas si longtemps qu’un organe ministériel, le Star, de Toronto, qu’un jurisconsulte éminent.anglo-canadien libéral.M.Ewart, protestaient contre les abus et les dangers de l’exercice de ce double rôle.Cette fois encore, M.Laurier s’est uni aux ministres anglais pour faire repousser la proposition, toute autonomiste, pour ne (pas dire nationaliste, de Sir Joseph Ward.Et quels arguments ont-ils invoqués?Le 26 mai, le ministre des colonies, M.Harcourt, entama le débat et tailla en pièces la proposition de M.Ward.Il réserva pour le secret du comité de la défense impériale le quatrième paragraphe suggérant d’ouvrir les portes du Comité aux hauts commissaires des Dominions.Il écarta dédaigneusement et sans discussion, toujours au nom de la responsabilité souveraine et indivisible que M.Asquith avait invoquée la veille, l’idée de rendre les hauts commissaires les seuls intermédiaires entre le gouvernement impérial et les Dominions.Il fit observer que la séparation effectuée jusque là dans le ministère des colonies lui semblait suffisante.Il rappela l’établissement du secrétariat et les services de M.Just, reconnus au parlement canadien par M.Laurier.Enfin, pour se rendre au désir des colonies, il suggéra, sans enthousiasme, l'idée d’un comité permanent qui prolongerait le travail des conférences passées et préparerait celui des conférences avenir.Sir Joseph Ward fit encore tête à l’orage.Il justifia sa proposition, parla, on termes mesurés mais très clairs, du défaut d’informations du Bureau colonial, et insista sur l’importance de fortifier la responsabilité des hauts commissaires.• Sir Wilfrid Laurier.M.Fisher, M.Malan (sud-africain) s’opposèrent netteirient au comité.H- Fisher appuya néanmoins avec vigueur les observations de sir Joseph Ward au sujet des hauts commissaires.M.Malan s’y opposa et fit valoir la proposition de sa colonie, que M.Asquith écarta en deux mots, disant, que le premier ministre impérial est déjà surchargé de responsabilisé.Sir Edward Morris déclara laconiquement que Terreneuve était satisfaite du régime actuel.M.Asquith s’empressa de protester que le gouvernement anglais ne tenait pas plus que de raison à sa proposition.Mais le trait le plus caractéristique du débat, c’est l’argument que M.Laurier invoqua à l’encontre de la proposition de M.Ward et des observations de M.Fisher.11 déclara qu'il était satisfait de l’admi nistration coloniale actuelle, et il ajouta textuellement ceci : Le statue des hauts-commissaires est assez délicat.Es sont non souloment les représentants dos gouvernements autonomes auprès du gouvernement de la Grande-Bretagne et de tout le peuple britannique, mais aussi des agents secrets (confidential agents), et ils peuvent, DANS DES CONVERSATIONS SECRETES AVEC LE SECRETAIRE D’ETAT, traiter de matières qu’il ne serait pas désirable de mentionner dans des dépêches officielles.’’ ("Times” 27 mai).’ Notez que le premier ministre ne parle pas de relations secrètes entre les hauts commissaires et les gouvernements coloniaux qui les nomment, mais entre ces fonctionnaires et le gouvernement impérial.Cette phrase imprudente de M.Laurier a dû échapper à la cen-surr.Le premier ministre a toujours été un adepte fervent de la politique souterraine.C'est ainsi qu’il a préparé sa loi navale derrière le masque trompeur de ses attitudes théâtrales de 1902 et de 1907.Tout le long de cette conférence, de 1911 il a, plus que jamais, travaillé dans l'ornhi’e et le mystère.Mais il n’avait jamais dévoilé ses méthodes par un aveu aussi sincère.Sir Joseph Ward, devant le naufrage de sa proposition, se raccrocha à celle de M.Harcourt.La conférence s’ajourna au • alors que le ministre des colonies déposa.son contre-projet de commission .permanente-,'composée du ministre des colonies, des deux sous-secrétaires (parlementaire et.permanent), de l’assistant du 'vuis-seerétaire, du secrétaire permanent d,e la conférence et des hauts commissaires.Comme base d’organisation le ministre prop^ir «SSicles suivants! 1.—I^a Comnrinsfen est purement consultative, elle ne vote pas.2.—Elle avise le secrétaire colonial.3.—Elle limite ses délibérations aux .questions soumises ou h soumettre aux conférences.4rf- octobre a eu l’effet “de facto” de casser leur engagement.On prend une terre â “pacage" n’importe où.on la taille en “libèehes” de 25 pieds x 80, et on annonce bravement des lots à $33.33 chacun.Tu sais, peut-être .mon cher Baptiste, quo par les dernières annexions Montréal, par certains côtés, s'est agrandi de plusieurs milles en pleine campagne.L’é-chevin Lussier demandait l'autre jour au Conseil municipal quand la Ville serait prête à faire ses foins dans les rues j du quartier de Bordeaux: c’était sous I une forme badine, exprimer une très j grave vérité, à savoir que certains I quartiers, bien qu’ils forment maintenant partie de la municipalité de j Montréal, resteront longtemps encore I les campagnes verdoyantes qu elles I étaient avant l’annexion.Donc, mon I l'bcr Baptiste, quand on te dit que telle | ou toile terre se trouve dans la ville, i | empoigne ta boussole, arme-toi d’une vous ! carte, et vois par toi-mémo si eette traeti partie de la ville est à trois milles ou â quinze milles de FHôtel-de \ illo.A plus forte raison devras tu te garder soigneusement.contre les calculs des méchants, si la terre avec laquelle on veut t’enrichir est située “tout près de Montréal".Ecoute bien, mon cher Baptiste, ce que je vais te dire: Parmi les terres “tout près de Montréal" offertes en vente ù l’heure actuelle, il y en a qui sont situées exactement à onze milles des limites de la ville, les Justice à qui de droit Nous avons mentionné dernièrement les résultats obtenus nu Mile-End par le Dispensaire de I'Enfant Jésus.Grâce 1 Faction bienfaisante de cette ¦.nstitution, la mortalité infantile a été diminuée de 5+ pour cent dan» cette localité, durant le (ours de l'été dernier.Il n'aurait été que juste d’ajouter que le Dispensaire de FEnfant Jésus n‘a distribué aux familles que du “Lait Laurentia", homogénéisé ot stérilisé par la Git Fanadirntie do Produits Agricole Limitée.Nous attirons l’attention do non lecteur» sur l’annonce de cette Compagnie, publiée ailleurs, dans ce numéro.n’être pas empêché par le mauvais temps, de ne jamais te mettre en grève, tu gagnes, disons, $2 par jour: à quoi te servira-t-il d’être sur le tramway, si le voyage te prend tous les jours deux heures de ton temps et 25 cents de ton argent?Enfin, mou cher Baptiste, parlons un peu du canal de la Baie Géorgienne.Ce brave canal, il est encore à poindre et c’est déjà pour toi une vieille connaissance.Tu l’attends avec amour, avec angoisse.Et tu as raison, surtout si tu es un “Rouge”, car ce sera en vérité un grand ouvrage, et il devra faire gagner plusieurs élections au gouvernement.Mais prends-en ma parole, Baptiste, si Fon t’offre des actions du C.P.R.à $50 (elles se vendent présentement $240), tu aurais tort de te jeter tête baissée dans le canal avec toutes tes économies.De ce qu’un canal ou un chemin de fer passe devant notre porte, on nVst pas nécessairement millionnaire, gens de Lanoraie voient chaque semaine passer des douzaines de transatlantiques, et ils n’en sont pas plus riches.Les riverains du canal de Lachine sont restés Gros Jeans pendant quarante ans; la richesse leur est enfigr venue, mais de la ville, et non du canal; va le demander, Baptiste, aux politiciens qui jouèrent toutes leurs économies sur cette entreprise, vers 1875.Quand la “jonction" du Pacifique s’établit 3 Saint-Martin, on crut qu’il surgirait une ville à cet endroit; vas y voir aujourd'hui, Baptiste, et si tu y trouves une ville, tu viendras me le dire.Tout ce que j’en dis, Baptiste, ce n'est pour le plaisir de bêcher de» spéculateurs rivaux, mais pour te faire mieux saisir le.sens de notre petite fable de la semaine dernière.Nous n a-s pas de terre à Calumet (une dis-on nous a fait écrire Saint-Andrô-Avolin), mais nous pourrions en avoir, que nous détaillerions à raison de $5.00 du lot, et puisque Calumet se trouve et sur le tracé du futur canal de la Baie Georgieuneet sur le chemin do fer, ces lots à $5, devraient, è, la manière or-dior.ire d’envisager les choses, constituer un excellent placement.Mais crois m en Baptiste, même à $5 du lot, lu te ferais “emplir", car le canal n'enrichira pas Calumet, et ù moins qu’on ne découvre bientôt le moyen do se rendre à la lune en trois quarts il s’é- par des masures dont la vue affligeait les esthètes (pardon, Baptiste, de ce grand mot.) Mais sitôt l’aisance venue, la const ruction s’améliorait; c’est ainsi que s’est érigé le Boulevard St-Denis; c’est ainsi que la paroisse de Saint-Jean Berchmans, à cheval sur la rue Papineau, au nord du Pacifique, est en train de s’édifier; c’est ainsi, probablement, que sc bâtira le PLATEAU BON-AIR, situé dans la partie la plus élevée et-la plus saine du quartier Saint-Denis.C ’e*t en effet au PLATEAU BON-AIR que nous voulions t’amener, via Calumet, mon cher Baptiste.Là.tu n’auras pas plus le canal de la Baie Géorgienne qu’on ne l'aura devant Fé-glise Saint-Edonard, sur la rue Saint-Denis, ou devant la nouvelle église Saint-Arsène, sur la rue Bélanger; eette bonne fortune est réservée aux gens de Saint-André-Avelin et de quelques antres lieux.Mais là, tu auras la certitude aosujuo de te trouver d’ici à dix ans au coeur d’un des quartiers populeux de Montréal, et crois m’en, le placement de deux ou trois cents piastres que tu auras fait sur un lot du PLATEAU BON-AIR vaudra mieux qu’un placement égal que tu aurais pu faire sur quarante ou cinquante lots à Calumet.Si, après avoir lu cetet épitre, tu hé sites encore, prends le tramway de la rue Amherst, et de la rue Papineau, descends à la rue Saint-Gotique, prends la voiture du PLATEAU BON-AIR et ouvre-toi les yeux.C’est le bonheur que je te souhaita.Bien à toi, Lo Crédit Métropolitain (limitée), Par lo secrétaire, OLIVAR ASSELIN.PROPRIETES A VENDRE en plein centre de Maisonneuve, près de l’église .Bon revenu.Prix modéré.Bonnes conditions.Poru éviter trop Bonnes conditions.Poru éviter trop d’énumération et être aussi bref qu«( possible: j’ai un grand nombre de propriétés à vendre à des prix défiant toute compétition.Terrains à Montmartre, Pointe-aux-Trembles, près de la chapelle de la Réparation, où sont, sans contredit les plus belles perspectives sur File de Montréal.Il y a déjà un commencement de nouvelle paroisse: Je vends lot par lot à prix modéré ou à prix spécial pour 40 lots tout d’un carré.Le plus beau lopin 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MONDAINE.— COMMENT LA MUSIQUE MODERNE ENTRERA A L’EGLISE.— DIFFICULTE DE LA COMPOSITION SACREE.— LE STABAT MATER ET LES SEPT PAROLES.— JUGEMENT A PORTER SUR L’OEUVRE DE TH.DUBOIS.Bon nombre de musiciens, et des mieux disposés parfois, s’expliquent difficilement le luxe de précautions dont Pir X entoure l’usage à l’égliee, d’œuvres en style musical moderne.“ Pourtant le Saint Père en indique explidtement la raison : “ce genre de musique est avant tout destiné aux usages profanes.” Or, le cbanv dans les fonctions liturgiques a surtout pour but d’ajouter à l’efficacité de la prière et d’accroître la dévotion des fidèles.A ce but la musique moderne doit, en venant à l’église, se plier elle aussi.Il importe donc d’en régler l’emploi de manière à sauvegarder la piété des assistants.Kn conséquence si, comme il est fréquent, elle ne favorise en aucune façon lu recueillement et l’esprit de prière elle s'écarte de sa fin ; fdus qUe cela, lorsqu’elle distrait l’attention et captive l’auditeur, elle devient un véritable obstacle à la piété ; mais quand elle évoque des souvenirs mondains ou même des émotions plutôt sensuelles, elle devient alors une véritable calamité.En pareil cas la moindre étincelle de foi, 1s moindre sentiment des convenances exige la suppression de tels -abus.Nul en effet ne saurait trouver mauvais qu’on élimine du lieu saint, res exhibitions musicales d’où jamais il n’a rapporté le souvenir de quelque chose qui ressemblât à une aspiration rie l’âme vers Dieu.Encore moins s’objecterait-il à ce que soient formulées des conditions qui préviennent l’introduction de semblables abus ; d’autant que sur d’autres terrains, une réglementation analogue, loin de soulever la plus petite difficulté semble Imposée par le plus élémentaire bon sens.Eq voulez-vous un exemple ?î.a vorei: —Costume religieux et toilette mondaine.—Entre la toilette à’ revêtir pour une réjouissance toute profane et la mise adoptée pour l’assistance aux offices religieux, il n'est aucune femme tant soit peu chrétienne qui ne satohe mettre une différence.Et cot écart est plus sensible encore entre le costume, fût-il brillant, de la religieuse et la plus humble parure d’une modeste .femme du inonde : 11 se mesure du premier coup d’œil.Pour être frappé du contraste il n’y a qu’à comparer l’un avec l’autre, fond et forme, je veux dire étoffe et coupe.Chez la vierge consacrée à Dieu, l'é-toffe rarement de couleur claire mais le plus souvent sombre,— est unicolore d’une seule teinte : première différence.Mais’ c’est dans la coupe de l’habit que la comparaison devient instructive.Chez la religieuse, c’est l’ampleur toute impersonnelle des formes, l'austère gravité du modèle et l’absence à peu près complète d’ornementation par où cotte mise sa distingue absolument de la plus sévère toilette mondaine.Et cette double différence nous sembla toute naturelle ; bien plus elle s'impose au point que nous sommes péniblement impressionnés de toute infraction à cette loi de haute convenance.Et c’est à bon droit que nous en sommes mal édifiés.Pourquoi ?—La réponse nous fournit un élément précieux de solution dans la question difficile actuellement débattue : La religieuse est spécialement consacrée au servioe de Dieu.Justement aussi, la musique en entrant dans l’église pour y prendre une part directe à; la louange divine, se trouve en quelque façon consacrée réellement au service du Seigneur des ïeiénces et des arts.De là dès obligations spéciales.Comment la musique moderne est-elle Admise aux offices 't En se faisant vraiment religièuse.Et comment se lera-t-étle vraiment religieuse ?En se consacrant sincèrement à Dieu.Avez-vous assisté à l’émouvante cérémonie qu’est la véture dans un monastère ?C’est oans l’éclat somptueux d’une toilette de fiançailles que se présente d’abord la future épouse de Jésus-Christ, mais pour revêtir aussitôt l'humble livrée des servantes d’un Dieu humble de cœur.Les bijoux, les ornements, les artifices mondains sont disparus.Ainsi doit faire, au seuil du sanctuaire, la musique moderne au moment d’y pénétrer.Elle se dépouillera d’attraits plutôt profanes, pour se présenter dans une tenue modeste et prendre l’allure discrète qu’il convient.Tout comme à la religieuse, les minauderies, les grâces fades, les façons galantes lui sont interdites comme ab solûment déplacées.Trop_ d’humaine beauté glace et gêne la piété : On ne prie pas devant les madones de Raphaël.On admire, on jouit, mais d’émotion surnaturelle, d’élan vers le ciel, point : Télément purement hu- main v prédomine trop exclusivement.Comma la vraie peinture religieuse, la véritable musique d’église doit être peu éclatante.On a reproché au colons d Hyppohte Elandrin, une tonalité un peu grise et l’on répétait que “le peintre jetait de la cendre sur sa palette.> Le peintre laissait dire et n en continuait pas moins convaincu avec raison que la peinture religieuse murale x'accommodc mieux _ de teintes bien fondues de “gammes discrètes et d une ionalité atténuée.Et l’analogie des expressions amèn* ici celle ou sty-V* ; le musicien d’église doit jeter lui aussi de la cendre sur sa palette._ En quoi la musique moderne dement sacrée?Comprend-on, dès lors, qu elle ne doi-ve pas, qu’elle ne pnisse plus être à l’intérieur de l’église, la musique moderne, ce qu’elle est, sur les carrefours, au théâtre, et dans la salle de concert?Comprend-on qu’il lui faut renoncer à bien des ressources, se priver de tels moyens que l’usage mondain justifie rait au dehors, mais que le bon sens populaire religieux réprouve à bon escient au pied des autels?(Domprend-on qu’à l’église le but de la musique n’est pas de fournir aux fidèles un concert plus ou mains ré créatif, une sorte d’intermède ajouté Ru* cérémonies, un dérivatif à l’austérité de l’office?Comprend-on qu’il lui faut éviter d’être trop pimpante, et brillante au point d’absorber à son profit l’attention des fldèles en les détournant de la prière?Comprend-on qu'indépendamment le toute discussion d’art, de toute disposition disciplinaire, le sentiment religieux, les dictées de l’esprit de foi, le seul tact même suffirait à faire endosser les provisions de Règlement en ce point ?Comprend-on que pour juger sainement d’une composition de musique d’église, il ne suffit pas d’en avoir constaté la réelle valeur artistique ; mais qu’il faut surtout examiner comment le texte sacré y est adapté, res-pecté, traduit et développé?Comprend-on après cela que d'écrire un bon motet, et plus encore une messe irréprochable en tout point, ne soit pas le fait du premier venu, et qu’à part le talent, le métier et l’inspiration surtout, pareille tâche requiert avse l’esprit le foi le sens et le goût des choses d’en haut?Comprend-on maintenant que le vrai compositeur de vraie musique d’église — et la remarque s’applique au maître de chapelle et à l’organiste — doive avant tout rechercher, non pas la renommée, la fortune, les succès faciles et les applaudissements, mais bien l’honneur de Dieu, en consacrant _ses talents ,sa science, son coeur d’artiste et son âme de croyant à rehausser, d'a-près les prescriptions liturgiques, la splendeur des cérémonies religieuses?Comprend-on enfin la témérité de ces poussins musicaux, toujours pressés de choisir le sanctuaire pour y brl ser leur coquille de compositeurs; ou encore de ces apprentis harmonistes sans cesse en mal d’arrangements, qui se donnent l’étrange mission d’affubler de textes latins quelconques des airs importés tout crus du théâtre st presque confus de leur nouvel accoutre ment?En bonne vérité, n’est-il pas urgent de proscrire et d’expulser de nos répertoires, d’abord ces fâcheuses adaptations à des morceaux profanes — Pie Jesu de Stradella, Beethoven, etc., — ou à des extraits de Tannhauser de Ca-valleria — mais aussi tant d’autres pièces absolument étrangères de facture et d’inspiration aux exigences du culte?Quoi qu’on en puisse dire, l’influence qui se dégage de telles oeuvres ne saurait être bienfaisante.Et comment donc?Seraient-elles transformées et purifiées par la simple vertu du local où on les exécute?Voilà qui sortirait de l’ordinaire! Depuis quand donc un tableau d’art très mondain deviendrait-il religieux par cela seul qu’il est exposé dans une chapelle; ou encore qu’un discours de “busting” se change en homélie pour être débité du haut de la chaire?Sur quoi baser une saine appréciation.A la base de la décade.nce de l’a't musical religieux so trouve l’erreur capitale signalée il y a un moment : “ que le rôle de la musique soit de di-“ vertir et non de favoriser la prière “ et ha piété.” Dans le choix du répertoire une scale préoccupation se trahit d’ordinaire chez le directeur: comment les paroles saintes sont traitées, si le compositeur les a soigneusement respectées, correctement placées et accentuées, heureuse ment rendues?Vous n’y êtes pasl C’est bien là le benjamin de leurs soucis.Non, une question seule se pose et s’impose: Est-ce de la belle musique, oui ou non?Sans aller plus loin, d’après la réponse le choix est irrévocablement fixé.Après cela vous seriez mal venu de dire que dans le chant d’église le texte sacré prime en importance le texte mélodique et qu’avant tout il doit être clairement énoncé par l’auteur et les interprètes; que l’église n’étant pas succursale de l’opéra, l’élément musical ne doit pas être — c ’est' la tendance actuelle et très abusive — prépondérant; vous en seriez pour vos frais.Ah! si l’inventaire se faisait en toute science et conscience des oeuvres de style moderne formant le répertoire, que de déchets à écarter, et combien qui recevraient leur congé définitif en bonne et due forme.Au premier rang il faudrait mettre les “Sept Paroles” de Th.Dubois auxquelles s’attache une vogue que j’estime imméritée.' Aecordons-leur un instant.auteur n’avait pqg encore trente ans— l’oratorio de Dubois date de 1866.O’était la période brillante du troisième Empire.Sous la poussée des amusements l’opéra-bouffe venait d’éclore, et la verve endiablée de Thérésa dans les charges burlesques mais très musi cales d'Offenbach affolait l’Europe entière.La répercussion sur le goût devait se faire sentir jusque dans le sanctuaire; du reste le mouvement de rénovation de la musique sacrée n’était pas.alors très dessiné.Faut-il s’étonner de trouver dans .es “Sept Paroles”, comme dix ans plus tard, dans “Marie-Madeleine” de Massenet, la préoccupation très française de faire prédominer le caractère profane et théâtral jusque dans la musique religieuse.Que ce soit là, de la musique d’église plus ou moins en règle avec les prescriptions ecclésiastiques, c’est ce qu’il faut nier carrément, et ce que nous établirons plus en détail dans un prochain article.0.H.LEFEBVRE, S.J.Dans le Monde Ouvrier -«»» STABAT DE ROSSINI ET “SEPT PAROLES” DE DUBOIS Il était de mode, il y a quelque vingt ans, d.’exécuter à grand reuiort d’orchestre et de danses, le “fameux” Stabat du maestro Rossini; cette oeuvre justement dont on a malicieusement dit que son auteur y avait “tam-“ponné des paroles latines sur des ro-“gnures d’opéra.” Grâce au ciel, cette caricature est à peu près disparue de nos tribunes; elle s’est réfugiée dans les concerts protestants de Semaine Sainte, et nul n’ira l’y inquiéter.Mais voici que depuis s’installe à sa place, la cantate de Th.Dubois, les Sept Paroles, de meilleure tenue musicale peut-être .mais guère plus soucieuse du vrai style religieux et des exigences liturgiques.Aux éplorations éperdues de l^'In-flammatus”, aux assauts de coquetterie vocale du “Quis est Homo”, à l’élan théâtral du “Cujus animam”, aux hoquets dramatiques du “Saneta Mater” ont succédé les accents très discrètement déchirants de l’“0 vos «innés ”, les rugissements tapageurs à plaisir du “Reus est mortis”, la cavatine pompeusement déclamatoire du “Deus meois”, les railleries suffisamment infernales du “Vah! qui destruis”, enfin l’assourdissant charivari qui se décore du livre de septième parole.C'est un immense civet sans le plus petit lièvre.Des quatre-vingts pages de cette partition, à peine si quinze ou tout au plus vingt sont consacrées aux vraies paroles du Sauveur mourant.Le reste—et donc les quatre cinquièmes — n'est qu’un prétexte à musique, et à quelle musique! Elle remet en présence le mot de Taine sur Renan: “Il a endimanché Jésus-Christ!” Dans ce fatras déclamatoire et bruyant quelle part est faite à l’inspiration vraiment religieuse et quel profit pent en retirer la piété chrétienne, je laisse à d’autres le soin de répondre.Oeuvre de jeunesse — son UN NOUVEAU JOURNAL.On annonce la publication prochaine d’une revue mensuelle intitulée: “Lè Barbier et le Progrès”.M.Provost, s.e crétaire dud comité exécutif du Conseil des Métiers et du Travail et membre de l’Union des barbiers a pris l’initiative de cette publication, la seule du genre qui sera publiée au Canada.Elle ne le sera qu’en français.Le but de M.Provost est de répandre parmi la classe de ce métier, la connaissance des principes de l’hygiène moderne.ha* nouvelle revue servira aussi à l’information technique des gens du métier, et à répandre les meilleures procédés comme les plus modernes découvertes de ce travail.Le prix de l'abonnement sera de $1.00 pour la ville et $1.25 pour l’extérieur.L’entreprise est en bonne voie de réalisation et l’on pqurra s’adresser pour informations à M.Provost, 1159 avenue de l’Hôtel-de-Ville.EXCURSION DES BARBIERS L’Union internationale des ouvriers barbiers local 455, aura sa 9me excur sion annuelle le dimanche, 6 juillet, à Joliette.L’excursion aura lieu par le Grand Nord et le départ de la gare de la rue Moreau, se fera à 9 .heures du matin, le retour de Joliette aura lieu à 6 heures du soir.Le programme porte les amusements suivants: Dans l’après-midi, grand pique-nique au Parc d’Amusements de Joliette, sous le patronage de M.le maire Guil-bault et des conseillers de la ville de Joliette.Grand match de baseball entre les clubs St-Georges de Montréal et Joliette.Aussi grand match de croquet entre deux de nos phis forts clubs de Montréal.Grand Tug of War entre les équipes de Montréal et de Joliette.Le prix des billets pour adultes est de 90c, enfants, 45c.On peut se procurer des billets aux endroits suivants :—167 Boulevard St-Laurent, 975 Boulevard St-Laurent, 786 Ste-Catherine-Est, 380 Ste-Catherine-Est, 702 Ste-Catherine-Est, 128 Avenue Duluth, 295 rue Roy, 24 Rachel-Est, 745 Avenue Laval.PAS DE SEPARATION.Hier soir les Briquetiers se sont réunis pour décider s'ils devaient se séparer en deux groupes distincts et former deux unions indépendantes.Après discussion du projet il a été décidé à la presque unanimité des voix que le temps n’était pas encore venu d’opérer la séparation et l’étude de cette question a été abandonnée pour le moment.On sait que cette union se compose de l’élément anglais et de l’élément français, et vu le nombre ttmjours croissant de ses membres on avait pensé à les organiser en deux groupes distincts.Les membres en ont décidé autrement, hier soir et comme par le passé ils resteront unis sous le même drapeau, TYPOS, ATTENTION [ L’Union Typographique Jacques-Cartier 145 aura son assemblée régulière ce soir à 7 heures 30 à la salle St-Joseph, 137a rue Ste-Elisabeth.Tous les membres devraient se faire un devoir d’assister à cette réunion importante.On dit que le comité exécutif aura un rapport très intéressant à présenter.Qu’on n’oublie pas non plus qu’à chaque assemblée régulière a lieu un tirage de présence, c ’est-à-dire, que pour 15 membres présents on remet un mois de contribution, pour 25, on remet deux mois, pour 40, trois mois sont remis.L’on voudra bien prendre note qu’un bureau du samedi est ouvert au No.244 rue Craig Est (Bureau de Placement Municipal) Tél.Main 1395.Le secrétaire-financier sera à ce bureau tous les samedis, de 11 heures 1-2 a.m., à 1 heures 1-2 p.m.Que l’on n’oublie pas que c’est demain, 9 juillet, que doit avoir lieu notre excursion à Saint-Hyacinthe.Le train laissera la gare Bonaventure à 9 heures a.m.Les membres sont priés d’apporter leurs Insignes.VITRES NETTOYEES Vos grandes vitres de vitrines ou autres seront d’une propreté irréprochable et d'un poli sans pareil si vous nous en confiez le nettoyage.THE NEW-YORK WINDOW CLEANING.40 rue des Jurés.Tél.Main 1203 La Fête de la France au Parc Dominion Pèlerinage à Ste-Anne de Beaupré tous le pstronsge du Rév.
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