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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 10 juillet 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-07-10, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE-No.159 MONTREAL, LUNDI 10 JUILLET, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .$3.00 VNION POSTALE $6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1 00 ETATS-UNIS .$i;50 UNION POSTALE ., .$2.00 LE DEVOIR Rédadion et Administration j 7 U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELE! ^'NES : ADM.-'.^-RATIOM: Mtm 7461 REDAcN s Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS / \ -______________________V UNE RECLAME INJUSTIFIABLE Nous ne voulons pas passer pour grognon en nous opposant aux fetes, réceptions ou triomphes qui se préparent pour un personnage politique dont nous ne partageons pas les idées.Nos objections seraient attribuées au dépit, à l’envie, à la maussaderie.Il n’en est rien pourtant.Il nous semble toutefois, que les meneurs politiques aibusent étrangement de l’indifférence du publie dans eette affaire de la réception au Premier Ministre et qu’il faut, au moins, protester au nom de la raison et du sens commun.Que les partisans de Sir Wilfrid Laurier se portent au-devant de lui, l’acclament comme leur chef, lui présentent des adresses, c’est leur affaire et personne n’a rien à dire.Mais la réception projetée dépasse grandement eette mesure; elle excède les dimensions de la convenance.Elle vise à une réclame ridicule; c’est une manifestation politique dont on veut imposer les frais au peuple en général.Il n’y a absolument rien dans la conduite du Premier Ministre, pendant son voyage, qui puisse justifier une semblable extravagance.I r°is administrations publiques vont intervenir à cette démonstration : Jo le gouvernement fédéral dont Sir Wilfrid Laurier est le chef et qui devra, par l’entremise des chantiers de Sorel, faire une dépense considérable pour la flottille, le ravitaillement des vaisseaux et autres déploiements que requiert une procession navale de ce genre.2o La Commission du Havre de Montréal, corps administratif à pouvoir définis, chargé de la surveillance et des travaux du port et qui a déjà encouru de fortes dépenses à propos du triomphe projeté.3o La ville de Montréal elle-même dont le devoir est d’administrer les deniers des contribuables suivant sa charte et qui aura sa part des frais dans la cérémonie qui se prépare.C’est une injustice et une inconvenance de faire peser les dépenses de eette démonstration toute politique sur la masse des citoyens, c’est-à-dire, sur les amis et affidés du Premier Ministre comme aussi sur ceux qui croient que son rôle à la conférence a été nul, quand il n’a pas été clairement préjudiciable aux intérêts du Canada.Mais enfin, qu’a donc fait là-bas Sir Wilfrid Laurier pour qu’on le couvre de fleurs à son retour?Quels combats a-t-il livrés?Quelles victoires a-t-il remportées?Ne sait-on pas qu’il a joué un rôle effacé dans cette importante réunion ?Qu’a-t-il accompli?Qu’a-t-il proposé?Les comptes rendus le feront bien voir, à moins qu’on les “cache” comme en 1909.II a voulu, à la conférence qui vient de se terminer, cacher, oui, cacher les délibérations et décisions se rapportant à la défense de l’empire pour que le public ne puisse pas y avoir accès.Etait-ce là bien ou mal agir?A-t-il demandé quelque changement, quelque modification, quelque atermoiement dans le plan naval et militaire adopté par la Conférence de défense en 1909, à la suite d’une panique organisée?Pas le moins du monde; au contraire, tout a été confirmé et de nouvelles obligations ont été ajoutées.Nous restons donc avec la marine de guerre, le schéma militaire et tout ce qui nous a été mis sur le dos en 1909-10 sans même nous consulter.Mais enfin, a-l-il proposé quelques chose de nouveau?Car la conférence ayant siégé près d’un mois, et notre Premier Ministre y ayant exercé, prétend-on, une influence prépondérante, doit avoir présenté bien des motions.Pas du tout; il a proposé quelque chose, une chose déjà vieille, et tout le monde l’a appuyé.Il a demandé que le gouvernement impérial négocie avec les pays dont les traités commerciaux avec l’Angleterre contiennent la clause de “lu nation la plus favorisée”, pour tâcher d’obtenir que cette clause cesse d’être appliquée aux dépendances britanniques.C’est là un inconvénient dont nous nous plaignons depuis avant 1894.C’est un grief que les hommes d’Etat anglais reconnaissent eux-mêmes les premiers.Nous savons comment cette clause nous affecte avec quatorze nations dans l’affaire de la.réciprocité.Cette proposition de Sir Wilfrid Laurier a été bien accueillie par tout le monde et adoptée à l’unanimité par la Conférence.Est-ce pour avoir fait son devoir dans l’espèce, cst-ce pour cette motion que nous allons lui faire un triomphe, mettre le trésor public à contribution pour jeter do la poudre aux yeux des électeurs et faire croire que le Premier Ministre a dominé la Conférence de-toute la hauteur de son génie?Le rapport officiel de la Conférence démontrera que Sir Wilfrid Laurier a été très réticent, cauteleux et très habile dans le jeu de passe-passe politique dont il est un des adeptes reconnus, Cette récompense doit lui suffire sans que nous nous saignions davantage.F.-D.MONK.Le choix des juges UN EXEMPLE ANGLAIS Le comte d’Haussonville, qui suit d’assez près la crise constitutionnelle anglaise, nous raconte, dans un récent numéro de l’Echo de Paris, un incident curieux et qui paraîtra à beaucoup de Canadiens absolument invraisemblnhle.M.le comte d’Haussonville écrit donc des radicaux anglais qu’ils “deviennent gourmands’’, et il ajoute: “Ils ont dirigé de vives attaques contre le Chancelier, Lord Loreburn.auquel revient le droit de nommer les juges de ipaix.magistrats dont les fonctions sont beaucoup plus importantes en Angleterre qu’en France.Ils lui ont reproché d’avoir nommé dans certaines circonscriptions des juges de paix unionistes.M.Asquith a dû le défendre contre cette imputation, fondée du reste, et lire, en plein Parlement, une lettre assez verte où le Lord Chancelier déclarait que, dans ses choix, il s’était préoccupé uniquement des qualités professionnelles des candidats, et qu’il continuerait d’en user ainsi “tant qu’il serait Lord Chancelier.’’ Voyez-vous le ministre de la -Tus tiee canadien déclarant qu’il base tous ses choix judiciaires sur la valeur professionnelle des candidats, et laissant très earrément entendre qu’il abandonnera ses fonctions plutôt que de rompre avec ce principe?Les politi- ciens canadiens croiraient rêver et se demanderaient dans quel pays nous allons vivre.Notre publie est tellement habitué à voir distribuer l’hermine comme récompense des services politiques, que l’on éprouve une vraie surprise lorsqu’elle tombe par accident sur les épaules d’un ami du gouvernement qui ne se distingue que par scs qualités professionnelles, Le choix d’un adversaire politique serait chose tellement extraordinaire qu’on éprouverait le besoin de marquer ce jour d’une pierre blanche.C’est à se demander même si l’événement s’est produit deux fois depuis quinze ans.Et pourtant Lord Loreburn a raison : Ce sont les aptitudes professionnelles seules, intellectuelles et morales, qui doivent déterminer le choix des juges, et le ministre de la Justice ne saurait rendre de meilleur service au pays que d’exiger le respect de ce principe.Nos hommes politiques vont chercher en Angleterre beaucoup de leçons; puissent-ils y apprendre enfin le respect qu’ils doivent, à la magistrature! 0.H.EN CINQUIEME PAGE : Un compte rendu du Congrès Eucharistique de Madrid.DEMAIN : Le “DEVOIR” publiera un nouvel article de M.Henri Bourassa sur la Conférence Impériale.BILLET DU SOIR LE ROI ROOSEVELT LES ÉLECTIONS PROCHAINES LE CAS DE LA “ PRESSE ” Avez-vous remarqué comme les journaux ont cessé, depuis quelque temps, de parler de Teddy Roosevelt?On dirait une conspiration de silence.C’est indigne.Et l’occasion est trop belle pour qu’on ne dise pas deux mots de celui qui, entre autres choses, a créé l’ours-jouet.Figurez-vous que le colonel Théodore est un roi.Si c’était moi qui le disais vous ririez et n’en croiriez rien; mais, heureusement, c’est là une vérité historique comme on n’en met pas à jour tous les jours, et qui est appuyée sur les données les plus incontestables.Le livre fameux “Americans of Royal Descent” attribue à Roosevelt la dix-huitième place dans la, postérité de Robert II, d’Ecosse, dix-neuvième descendant des Stuart.“Le pur vieux sang des Stuart court dans les veines du colonel, quelque peu allié au sang épais de ses ancêtres hollandais,” assure-t-on.M.Roosevelt, qui est un modeste, comme chacun sait, et qui a été le premier à déplorer le bruit qui s’est fait autour de son nom à l’occasion de ses chasses en Afrique et de ses conférences en Sorbonne, n’ayant agi en cela qu’en vue du bien commun, de l’humanité, M.Roosevelt s’est montré très incrédule, incrédule au point qu’il a refusé de verser les $50 qu’on lui réclamait pour la production de sa généalogie authentique.S’il était vrai que je descendisse des Stuart, s’cst-il dit, en serais-je plus grand?En aurais-je la jambe mieux faite?On ne juge pas un hom'me à celui qu’il descend de quelqu’un, mais à ce qu’il mante, vers quelque chose.Pour moi, je ne descends de personne et j’escalade la gloire.Et les généalogistes en furent pour leurs frais.Ils ne se tiendront pas pour battus, cependant.Us s’apercevront un jour ou l’autre qu’ils n’avaient pas remonté assez haut.Ils feront mieux.El le colonel Théodore Roosevelt ne pourra résister à la tentation, quand elle sera bien présentée.Je suis certain qu’il paiera $100 le tableau généalogique établissant clairement — et cela peut s’établir clairement — que la famille Roosevelt a eu son origine dans le paradis terrestre, et qu’elle a émigré aux Etats-Unis après un long voyage dans l’Arche de Noé.LEON LORRAIN.LA VIE RURALE La migration constante de nos populations rurales vers les villes, que l’on constate dans tous les pays du monde, mais surtout en Amérique depuis vingt ans, commence à préoccuper l’attention des observateurs.La presse revient souvent sur ce sujet pour le déplorer et, parfois, suggérer quelques moyens d’enrayer le courant.Le'“Globe” s’y arrêtait longuement ces jours passés et les considérations qu’il lui inspirait méritent d’être retenues.“L’histoire du monde, dit le “Globe”, démontre que la vie urbaine et la vie rurale ont eu tour à tour leurs périodes d’intensité.JSt il suffit de se rappeler un peu 1 influence de ces mouvements sur le progrès des nations pour en reconnaître l’influence.Lorsque l’activité d’un peuple se porte ^plutôt.sur la vie rurale, le progrès est constant et permanent tandis que l'absorption des énergies par la vie urbaine amène invariablement la décadence, la défaite et le désastre.La période de développements et de grandeur de l’Empire anglais coïneide avec l’habitation des chefs à la campagne, et c’est la même chose pour toutes les natioqs viriles de l'Europe.Malheureusement, la tendance actuelle est en sens inverse.Les grandes cités accaparent toutes les influences au détriment des campagnes.Cette tendance est très marquée aux Etats-Unis surtout, et elle se manifeste au Canada, aussi.Le problème de la conservation de la vie rurale dans le but d’équilibrer les forces qui doivent concourir au développement national devient d'une importance suprême.” • Evidemment, et e’est de ec côté que l’effort des gouvernements devrait se porter.L’on n’arrêtera sans doute pas complètement ce courant, mais il doit être possible de le modérer.Pour cela, il faut rendre la vie rurale aussi intéressante que la vie des villes, c’est-à-dire montrer à nos populations rurales que les pouvoirs publics se préoccupent de leurs progrès, veulent leur bien, et, par une législation sage, les convaincre qu’elles tiennent la place à laquelle elles ont droit dans la pensée des gouvernants.Avec sa décentralisation judiciaire, par exemple, Cartier, intentionelle-ment ou non, fit beaucoup pour la conservation de l’influence rurale.Ces districts judiciaires devinrent autant de foyers régionaux où la présence constante du juge exerçait ce prestige si nécessaire à la vie j>opu- ON DIT QUE LE PARLEMENT SERA DISSOUS DTCI TROIS OU QUATRE SEMAINES.AMNESIE CONTINUE.— LE DERNIER EXAMEN MEDICAL.- EST-CE UN CAS DE SIMULATION?(Service spécial du “Devoir”) Ottawa, 10.—L’opiuion se confirme de plus en plus ici que la théâtrale réception de M.Laurier marque le début de la campagne électorale.Dans nombre de cercles ministériels, on ne se gêne pas de dire que le Parlement ne siégera pas plus de' trois semaines et que si l’opposition persiste à bloquer la convention douanière, le gouvernement fera tout do suite 1 appel au peuple, sans même attendre la redistribution des circonscriptions électorales.On voit à cela des avantages considérables, celui d'abord d'empêcher toute discussion sur les scandales administratifs, de bloquer le débat sur le rapport du Générai! French, sur les délibérations de la Conférence impériale, sur les cotes mal taillées des recenseurs, que sais-je encore.On s’arrangera probablement aussi pour empêcher le vote des crédits de la marine de guerre, ce qui pennet-tra aux partisans du gouvernement, dans les milieux impérialistes, d’invoquer les paroles de M.Fielding sur la marine “inévitablement impériale”, en même temps que dans les milieux antimpérialistes on criera : Vous voyez bien qu’on n’a encore rien voté pour la marine ! Il n’y aurait donc rien de surprenant encore une fois à ce que, d’ici trois ou quatre semaines, nous soyons en pleine campagne électorale.CADEDIS ! Lecture particulièrement recommandée à M.Rodolphe Lemieux, ministre des Postes, protagoniste du compromis honorable et de la conciliation quand même, “très bonne personne qui n’aime pas les coups.” Vous me fixez la figure?Vous me trouvez changé, hein?Dam! Après mon aventure! L’autre soir sur le chemin Qui confine à la Garonne.Mais d’abord, vous savez tous, Qu’étant très bonne personne, Moi, je n’aime pas les coups.Et donc j’allais sur la route.Langoureusement distrait.Quand, de la céleste voûte, Le soleil, il disparaît.Rentrons, dis-je, l’heure en sonne.Car enfin, vous savez tous, Qu’étant très bonne personne, Moi, je n’aime pas les coups.Quelqu’un m’insiüte dans U ombre.Répondre?C’était commun.Puis je n’étais pas en nombre: J’étais tout seul contre Un! Je fuis.L’autre, il m’environne, Cadcdis! Vous savez tous, Qu’étant très bonne personne, Moi, je n’aime pas les coups.Mais quoi! cet homme sauvage.Voyant que je ne dis rien, M.’envoie un sable au visage, Passe son pied dans le mien.Me renverse, se cramponne.Hé pauvre! Vous savez tous, Qu’étant très bonne personne, Moi, je n’aime pas les coups.Il se cramponne et puis preste! Sans demander oui ni non.Me prend mon gilet, ma veste Et jusqu’à mon pantalon: Or, nous étions fin automne.De certes, vous savez tous.Qu’étant très bonne personne, Moi, je n’aime pas les coups.Sur le Pont d’Avignon.On dit à Québec quo M.Cléophas Blouin sera nommé conseiller législatif ces jours-ci.Eu temps do canicule tous les maux sont à craindre.Mais cola nous sauverait d’Ulric.M.GJadu ost enfoncé.Pour lui Laurier n’est qu’un grand homme.Le champenois du “Soleil” lui, le trouve auguste! M.d’ilellonrourt ne néglige rien pour avoir sa place.La démonstration au premier ministre se fera en trois points.Est-ce un hommage à Godfreyî L’arrêt à Sorel ne durera qu’une demi heure.Juste le temps d’aller voir la maison de M.Lanctôt.Le programme à Montréal comportait l'ascension d’un ballon, mais M.Rodolphe Lemieux a refusé de se sacrifier.M.Gervais fera bande à part, c’est le “Canada” qui nous le dit.Son club, le club Letellier a d’abord préparé un programme “secret” et le député de Saint-Jhcépies, pour s’épargner le' voisinage de M.liodolphe Lemieux ira à la rencontre du “grand chef” style “Canada”, do “l’auguste chef” style d’Hellencourt, dans un bateau spécial, qui sera mis gratuitement à la disposition des membres du club.En quoi M.Gervais montre sa supériorité sur l’organisation générale.A l’assemblée du club Gouin, samedi ce fut l’incurable D.A.Lafortune qui parla.On n’est pas substitut pour rien.Y a-t-il encore des domestiques fidfi les se demande la chroniqueuse fidèle du “Canada”?Question plutôt injurieuse pour les gens de la maison.Ca va commencer: A Québec “mes chaors élcctors de St-Roeh” il n’y a rien de beau comme Québec; à, Montréal, “mes chaors éloc-tors de Montréal, il n’y a rien d’aussi beau que Montréal.” Nous ne reconnaissons plus M.11.Barlhe, s’il se laisse surpasser par M.d’Hollencourt.Allons, Ulric, un coup le coeur et à “l’auguste Laurier” du champenois, substituez le “divin Laurier.” Nonobstant le sang me monte, Je me retourne et ma.foi, On a parfois l’âme prompte, Je lui dis: “ Monsieur!.j’ai [froid.” Ecoutez comme il raisonne.Est-ce pas, vous savez tous, Qu’étant très bonne personne, Moi, je n’aime pas les coups.Eh bien! voyez comme il cause, Il me dit, sans marchander : “Quand on tient à quelque chose, On se bat pour le garder.” Ce lâche, je le soupçonne, Nous sommes une nation, clame Sir Wilfrid Laurier depuis cinq ans.Nous sommes une dépendance de l’Angleterre, écrit le “Canada” de samedi.Le premier ministre démenti au moment même où il s’entraîne à nous débiter ses vantardises habituelles, voilà qui devient grave.Il manquera une scène importante dans la démonstrnrion Laurier, celle qj; devait représenter la distribution des peintures de l’Etat aux députés Tous les vaisseaux du gouvernement qui seront disponibles prendront part K ia fôto Laurier.Combien cela coûtera-t-il au pays?Avait appris comme vous, Qu’étant très bonne personne, Moi, je n’aime pas les coups.PAUL DEROULEDE.laire.Le temps a changé tout rela, mais il ne manque pas d’esprits sages qui croient que nous devrions revenir à l’ancien système.Et ce serait il nous semble un excellent moyen pour restituer à la vie rurale une partie de son attrait, que l’on pourrait, que l’on devrait parfaire par un système d’éducation agricole visant surtout à répandre le goût des améliorations modernes.H.D’AULNAY.TRADUCTEUR AU CONSEIL PRIVE (Spécial au “Devoir”) Ottawa, 10.—M.Raoul Bélanger, d’Ottawa, vient d’être nommé, après examen, traducteur au Conseil Privé.C’est là une nouvelle position, afin que les arrêtés en conseil soient publiés dans la “Gazette du Canada”, en même temps que la version anglaise.M.Bélanger, qui était traducteur au ministère de l’agriculture, sera remplacé par M.Morrissette, autrefois directeur du service des informations au “Soleil” de Québec.Ii faut espérer que sir F: laissera pas sur la table do thèque les souvenirs politiqu frère Charles où le premie; serait exposé à relire les pa aigres à son adresse.Le club Papineau doit, (aire partie de la manifestation Laurier.Comment Rodolphe peut-il tolérer cela ?uJéfil * ranttt!a” de ce matin célèbre I éloquence prestigieuHo” de M.l.r.-mieux et nous annonce que “sous les coups cinglants portés d'une main sûre et solide par Thon.M.Lemieux”, M.Bourassa, “piteusement et les larmes aux yeux, est obligé de faire appel à la pitié, A, la miséricorde des Oana-oinhs-franqais.” Vous devinez qui a écrit cela ! Ce serait tout de môme plus probant si M.Lemieux s’était montré A Papi-neauville, où s’il voulait provoquer une rencontre ailleurs.Le comité d’organisation de la manifestation Laurier déclare qu’il n’a eu rien à faire avec l’adresse Lamberet.Un bon point ! Authentique : La scène se passe dans le cabinet d’un aspirant ministre.L’aspirant ministre dicte : Mademoiselle, vous allez maintenant prendre une lettre pour M.Lanctôt.—lequel ?—Lanctôt-la-Peinture 1 cas de la Presse reste toujours très grave.Le temps passe et il est toujours aussi vain d’essayer de lui arracher un mot quelconque au sujet du bill du tramway ou de la pétition pour le français.Ce matin les médecins, fort inquiets, ont craint un instant que l’amnésie ne gagnât du terrain et n’affectât d’antres domaines.Ils ont donc entrepris une série d’expériences pour vérifier l’étendue actuelle du mal.On a fait passer sous les yeux de la malade certains des objets qui lui sont le plus familiers: la plaque, par exemple, qu’elle invitait le public à chercher sous les trottoirs.Sa figure s’est tout de suite épanouie et on l’a entendu murmurer: “Chère petite, je te reconnais bien; nous sommes-nous assez moqués du public à ton sujet?” On a fait venir ensuite deux brouettes et trois sacs de sel.Là encore, la victime a donné les signes les plus nets de conscience et de souvenir.On l’a même entendu marmotter à part elle: “Par un temps pareil, si on pouvait, atteler X (le nom fut prononcé si bas qu’on n’a pu le saisir) à cette brouette et lui faire promener les sacs de sel dans la côte Saint-Lambert.c’est ça qui lui ôterait le goût de se moquer de nous.” On a voulu renouveler l’expérience avec une des photographies du ballon, mais il a fallu tout de suite y renoncer, car la malade était prise d’un véritable accès de, rage.Il lui suffisait d’apercevoii l’image du sphérique pour qu’elle se mît à hurler: “C’est cette bal loon qui est la cause de tous mes maux ! ’ ’ Pour calmer ses nerfs et la ramener à des sentiments plus amènes, on lui a apporté deux photographies coloriées, représentant, dans la splendeur de leur costume jaune et bleu, les Martiniqixaiset qui lui sont si chères.L’effet fut magique.Tout de suite on la vit tendre les bras et s’écrier dans le plus parfait petit nègre: “Che doudou, li Fesse veut donner toué bécot dou dou don.” L’expérience était probante.Il n’y a donc que sur le bill du tramway, le pétitionnement et autres sujets dangereux, que la Presse reste frappée d’amnésie et de mutité.' Seulement les dernières expériences ouvrent la porte à un doute considérable.Plusieurs des témoins croient bien avoir remarqué que lorsqu'il est question des sujets interdits, la Presse a un mouvement convulsif qui indique qu’elle comprend, et une contraction dos mâchoires qui trahit la ré solution évidente de ne rien dire.On se croit, donc, en présenct d’un cas do, simulation caractéri séc, et c’est de ce côté que seront dirigées les prochaines rechorchef médicales.Le cas est trop intéressant, poui que nous ne promettions à nos lec, teurs de les tenir au courant.QUESTIONS D’ACTUALITE Le soin du lait Le problème tie la conservation des aliments pendant les chaleurs do 1 été est, pour les pauvres gens, celui dont la solution ost la plus difficile ; plusieurs on ont fait la duro expérience cette semaine.C'est surtout le lait qui se gâte le plus vito et c’est pourtant l’aliment auquel on donne le moins do soin.Quand on l’a mis sur la glace, on s’i magino que tout est fait ; et 1 on est surpris, ie soir venu, que le lait du matin ait sûri ! Lo lait doit être versé, quand on le reçoit à la mesure, dans un vase de grès, do faience ou do porcelaine convert et jamais dans un récipient métallique A moins qu’il no soit émaillé.Ce récipient aura été préalablement lavé à l’eau bouillante, ainsi que son couvercle.On le inott.ra immédiatement dans un compartiment de la glacière où ne devra pas se trouver autre chose, à l’exception peut-être du beurre.Il rie faut surtout jamais mettre de légumes ou do fruits, secs o» frais, de viandes, cuites ou crues dans le même compartiment.Ixi lait ne doit jamais rester sur la table avant ou après les repas.Les vases à lait doivent être lavés A l’eau bouillante dès qu’on les a vidés.Lo lait livré en bouteilles reste souvent aux portes pendant plusieurs heures, exposé au soleil.On devra refroidir ce lait aussitôt que possible.Avant de le mettre dans la glace, on refroidira la bouteille en la mettant sous un jet d’eau froide.Une fois la bouteille refroidie, on la mettra dans la glacière.Quand la bouteille est vide, on doit la laver A l’eau bouillante, quand ce ne serait que pour rendre service A.ceux qui l’auront ensuite.Mais les pauvres gens ne peuvent pas toujours avoir de la glace; chez ceux qui en ont, la chaleur la fait fondre avant que vienne ’n provision suivante.Je disais avant-hier que dans ce cas il suffisait, de stériliser le lait pour le conserver pendant vingt-quatre heures et plus.Il v a deux procédés: la pasteurisation qui consiste A faire chauffer, le lait A 155 ou 170 de grés farenheit pendant .10 minutes, la stérilisation proprement' dite pour la quelle on fait chauffer le lait A 212 degrés fahrenheit (point où l’eau se met à bouillir) pendant une heure ou une heure et demie.La stérilisation proprement dite rend le lait moins digestible, plus constipant, je ne parlerai donc que de la pasteurisation, que j’npellerai stérilisation pour faciliter l’explication.Pour stériliser le lait, on vend des appareils spéciaux, mais tout le monde peut en fabriquer un: il suffit d’avoir une chaudière en ferblane.avec «on couvercle et un fil métallique, comme le fil qui sert à fermer les bouteilles de soda, de ginger-ale, de cidre.Ce fil sert A faire un support à la bouteille qu’on suspendra dans la chaudière de façon à et que son fond soit de deux ou trois pouces plus haut que le fond de la ehaudidère.On remplira celle-ci d’eau jusqu’au niveau supérieur du lait on mettra le vase sur le feu.Il faut autant que possible boucher la bnuteille avec un tampon de ouate, stérilisée qu’on trouve dam les phar- macies sous le nom de coton hydrophile.Si on est trop pauvre pour en acheter — la ouato stérilisée se vend très peu cher, - on pourra A la rigueur so servir d’un lingo qu’on aura préalablement fait brailler; il ne faut jamais so servir do bouchon do liège.Ei l’on ne veut pas quo le lait devienne constipant, on no devra pas lo laire bouillir, il faudra donc mettre eu bain-marie sur un fou assez doux pour que l’eau seule bouille et les trente minutes devront être calculées du moment où l’eau commence A être assez chaude pour qu’on n’y puisse mettre le doigt.Au bout d’une demi-heure, on retirera la bouteille du bain-marie et ou fera immédiatement refroidir le lait, après avoir remplacé le bouchon de ouate laissé tremper dans de l’eau bouillante.Pour refroidir le lait,— il est de la plus grande importance d’observer ceci,— on ne devra jamais ie mettre tout de suite dans la glace et on ne devra pas non plus le laisser refroid'tr A la température de la pièce, l.a bon teille de lait devra être mise dans d, l’eau froide, ou on oa mettra sous le jet du robinet à eau froide.L’eau devra être fréquemment changée de façon à.toujours être froide.En hiver le lait, une fois refroidi, sera placé entre les deux châssis d’une fenêtre.I.a bouteille devra être continuellement bouchée, sans cela le lait reprendra A l’air les germes dont l’aura débarras sé la stérilisation.Pour faire boire les bébés, on se sert, de bouteilles rondes graduées qu’on trouve pour la somme de dix sou.-, dans n’importe quelle pharmacie.Le lait sera préparé, comme nous le disons plus haut, en autant de bouteilles que l’enfant fera de repas dans sa journée.La tétine do caoutchouc (la suce de la bouteille! sera conservée, quand elle no sert pas, dans de l’eau bouillie, fréquemment changée.Il rées, ear elle» sont difficiles A laver, nosiiu anliTfmb mod ‘siumnf pin; fin -xno snqtfqnoq op jpuas »s 'pos «o anb de tubes de verre ou de caoutchouc.Dès qu’une bouteille est vide, on la lave A l’eau bouillante et on la relave juste avant oe s’en servir.FRED.PELLETIER.La pierre à bordure La question de la pose de la pierre A bordure est revenue de matin devant lo caucus des échevins par un rapport des Commissaires qui relate les faits que nous avons expliqués l’autre jour.Lo conseil a déjA accordé le contrat A la “Montreal Ship Lining Co”, M.Yerbaniz, le plus bas soumissionnaiiv, ayant retiré sa soumission et son dépôt do garantie, en expliquant qu’il avait fait une erreur, les commissaires no font qu’expliquer la situation, et il est trop tard pour obliger M.Verba-niz A remplir le contrat.If écho vin Rastien croit qu’on n’aurait pas eu do charroyugo à payer, si l’entrepreneur qui fournit la pierre A bordure ne l’avait nas transportée dans les cours de la Ville.Il dit que les soumissions ont été reçues le 15 juin, que le conseil a accordé le contrat le 20 juin et que le désistement écrit de M.Yerbaniz date du 6 juillet.On a beaucoup discuté cette question mais' sans résultat pratique, puisque le contrat « été déjA accordé.En conséquence lo maire-suppléant signera le contrat. LE DEVOIR, Lundi, 10 Juillet 1911.LA VIE AUX CHAMPS Les Missionnaires Agricoles Mardi, le 11, s’ouvre à l’Institut Agricole d'Okn.pour se terminer le l'J au soir, la quinzième convention annuelle des Missionnaires Agricoles de la province de Québec.Il suffit de lire le rapport annuel de cette organisation de propagande et d’instruction agricoles pour se rendre compte de la multiplicité et de l’efficacité de scs travaux, lesquels s'effectuent pourtant sans bruit et sans “fla-fla.” Le rapport actuel de 1910 comporte si je nie rappelle bien, plus d’un millier de conférences données dans la province par MM.les Missionnaires eux-mêmes ou par leur entremise, ee sans compter la part active qu’ils ont prise, le rôle prépondérant qu’ils ont joué souvent dans l’organisation, par exemple, des dix-sept sociétés coopératives agricoles que compte maintenant la province de Québec.Au crédit des Missionnaires de l'Agriculture il faut encore ajouter la fondation de l'Institut Agricole d’Oka et de “l’Union Expérimentale des Agriculteurs de Québec'', deux institutions appelées, chacune dans leur sphère, à influer beaucoup sur l’avenir et la prospérité de notre industrie nationale, l’agriculture.Tous les ans, avant la retraite ecclésiastique, MM.les Missionnaires Agricoles — et il y en a un au moins par diocèse, — se réunissent d ms un centre rural de la province pour se communiquer publiquement les résultats de leurs travaux, se faire mutuellement part do leurs efforts et de '-urs espérances, aussi pour entendre une série de conférences de la part de spécialistes, les plus autorisés.Ces conférences annuelles sont, en somme, l’équivalent d’un cours abrégé d’agriculture sur les sujets les plus d'actualité.Depuis quinze ans déjà de tels comices se tiennent dans la province de Québec.Les Missionnaires y ont fait relativement peu de bruit, mais en revanche beaucoup de bien.Vous croyons qu’en Amérique l’Institution des Missionnaires Agricoles est la première du genre.Mais elle ne sera pas la dernière, si l'on en juge par l’article suivant, que je traduis d’une revue de langue anglaise d'On-lario, où il est question d'un mouvement analogue parmi le clergé américain protestant dos Etats-Unis.“Assez souvent on a insinué que le prédicateur (preacher) d’une communauté rurale pourrait faire quelque chose d’efficace pour le relèvement de l’Agriculture.“Tl était toutefois réservé au collège d'Agriculture d’Ames, Iowa, E.-L.-A., de donner à l’idée une solution pratique."Au cours d'une semaine du mois de juin, il a été donné dans ce Collège un cours abrégé d Agriculture aux pasteurs ruraux (country preachers).(Jn ne pouvait raisonnablement s’attendre à ce que les pasteurs se contentassent de s’asseoir tranquillement aux pupitres du collège, pour y recueillir au vol, tout comme de jeunes écoliers, les notes fournies par les professeurs.Aussi, il surgit bientôt de cette première réunion du genre une organisation coopérative.Prédicateurs et professeurs figurèrent au premier rang dans le personnel des conférenciers de la nouvelle organisation.Séance tenante on y discuta de l'influence que pourrait a-voir sur scs ouailles le pasteur d’àmes, non seulement au point de vue spirituel, mais aussi comme facteur du progrès matériel.’’ “Il est hors de doute que le pasteur “rural, qui réside pendant de longues “années au milieu de mêmes ouailles, “peut contribuer beaucoup au succès “de la région, surtout s’il veut bien “se prêter aux études agricoles, et “s’il possède, dans l'espèce, les con-“naissanceS voulues.“On peut citer des cas où le diree.-“teur spirituel a concurremment avan-“cé le progrès spirituel et matériel de “la population qui luj était confiée, “grâce aux connaissances techniques “et à l’intérêt quîil manifestait pour “les occupations temporelles de scs L’un des états américains vient donc d’organiser une confrérie do “Prédicateurs Agricoles.” Nos voisfins sont pratiques .surtout ils ne flânent pas une fois la besogne entreprise.Aussi ne soyons pas surpris si avant que le successeur actuel de 'Washington ne soit réélu, ou remplacé, la puissante presse de nos voisins annonce naïvement au monde civilisé que l’Union Américaine a doté la plupart de ces Etats “d’une organisation toute nouvelle et unique au monde : celle des “Missionnaires Agricoles”, Il restera toujours des naïfs pour croire que les Américains inventent tout, parce que ces derniers savent toujours faire grand état et se faire grande réclame de la moindre Comme cie la plus Importante de leurs inventions.Il arrive pourtant quelquefois que les vrais inventeurs se trouvent de ce côté-ci de la frontière.“Sic vos non vobis,” O.L’HABITANT.Biddeford menacé de destruction Un incendie cause pour $100,000 de dommages, samedi Biddeford, Maine, 10.— Un incendie qui a menacé la ville d’une destruction complète pendant un certains temps, samedi soir, a réduit en cendres vingt maisons et six bâtisses de commerce situées dans la rue Elm.Plus de cent familles se trouvent sans gîte.Les pertes s’élèvent à près de $100,000.Les pompiers de Biddeford, Snoo et Portland, aidés par des volontaires ont travaillé pendant plus de trois heures avant de se rendre maîtres des flammes.Parmi les édifices incendiés se trouvent ceux de N.L.Dion, restaurateur, Brunelle Frères, épiciers et Simpson Brothers.L’origine du feu n’est pas connue.Deux personnes qui aidaient les pompiers ont été blessées par une explosion LORDS CONTRE DÉPUTÉS LES LORDS DEVRONT ACCEPTER LES MENT.VOLONTES DU GOUVERNE Londres, 10, Avant la fin de la semaine il se produira certainement un changement dans la situation politique.La concüiation est dans l’air, mais il est probable que le gouvernement ne sacrifiera pas beaucoup de ses idées.E n’acceptera aucun des amendements de Lord Lansdowne, mais acceptera ce lui de Lord Newton qui comporte qu’un bill limitant les pouvoirs des Lords ne pourra être proposé qu’après une ôletion générale.Il y aura aussi, probablement, compromis réciproque sur la question de dé-nir les mots: bill de subside.Incendie désastreux à Eganville Le côté nord du village est entièrement détruit par les flammes Courrier d’Ottawa NOUVELLE ECHELLE DE TARIF Ottawa, 10.— La Compagnie électrique municipale prépare en ce moment une nouvelle échelle de tarif pour l’éclairage électrique.La compagnie électrique d’Ottawa, de son côté, attnd la décision de sa rivale, avant de préparer elle aussi une nouvelle échelle.C’est que le public commence à se rebiffer contre l’exploitation.ELECTION D’UN COMMISSAIRE Il est assez probable que l’élection d‘un commissaire d’école publique, dans le quartier Capital; r ’aura pas lieu avant l’automne.La suffragette Aide Atkinson, qui est candidate, aura ]e temps d’ici là de laisser éteindre son feu d enthousiasme pour la chose publique.RECEPTION A SIR WILFRID.’Association de Réforme, l’organi sation ministérielle d’Ottawa, s’est réunie avant-hier, et a décidé de faire une grosse démonstration à sir Wilfrid à son arrivée flans )a capitale mercredi soir.Ce sont les ministériels les plus zélés, qui organisent cette fête, et tout de même ils chantent sur tous les tons qu il n’y aura là qu’une démonstration non politique.TOUT EST DANS LE STATU QUO AU MAROC La France demande à l’Allemagne ce qu’elle veut et celle-ci attend des offres.— Le peuple est indifférent et ne prend aucun intérêt aux affaires étrangères HISTOIRE DE LA PRESSE FRANCO-AMERI CAINE.Tel est le titre d’un ouvrage qui paraîtra prochainement et comprendra un historique des journaux publiés en langue française aux Etats-Unis, à partir de 1 année 1789 date de la fondation du “Courrier”, de Boston.M.Alexandre Belisle, de Worcester, 1 auteur de cet ouvrage, qui a été élève aux Etats-l nis par un père qui «•migra en ce pays dès l’année 1848 et une mere qui était sur le sol américain depuis l°d4, se croit suffisamment au courant des commencements de l’émigration pour en parler en connaissance «le causes.Toutes les grandes questions y sont traitées.Les causes et le mouvement de l’émigration des centaines do miliiers Canadiens-français ; les préjugés qui existaient au Canada à ] endroit des expatriés.La fondation des premiers journaux, des sociétés nationales, I arrivée des premiers missionnaires, l’insurrection de 1837-38 qui donna lieu à la fomlation du “Patriote” à, Burlington, par Ludger Du-vernay.Médéric Lanctôt et son mouvement pour l’indépendance du Canada en 1868-09.Louis Fréchette et Chi-niquy dans l’Illinois.Le mouvement de rapatriement par le gouvernement de Québec en 1875.L’histoire détaillée des cent soixante-quinze journaux Canadiens-français, qui ont été fondée aux Etats-Unis, les biographies et portraits d’une centaine des journalistes les plus en évidence, y compris quelques femmes.L’ouvrage sera suivi d’un supplément contenant la nomenclature des journaux publiés dans la Louisiane, la Ca-lifornb' et les Etats de l’Ouest par des Français.Cet ouvrage formera un volume de plus de 400 pages avec une jolie reliure et constituera une lecture particulièrement captivante.Le prix du volume sera de trois dollars et l’édition sera limitée au nombre de souscripteurs.Eganville, Ont., 10.— Un incendie désastreux qui s’est déclaré ici, vers 1 h.30 hier l’après-midi, a réduit en cendre la moitié du village.Les flammes ont anéanti toute la partie du village située sur le côté nord de la rivière Dctnnichère et l’autre partie, celle du côté sud, a été beaucoup endommagée.Les pertes s'élèvent entre $75,000 à 8100.000.Le feu prit naissance dans les remises de M.McCanna.Comme aucun service de pompier n’est organisé, ici, les flammes, aidées par un violent vont Expédition à la Baie d’Hudson Halifax, 10.—- Le navire «lu gouvernement le “Minto” est parti d'ici, hier pour un voyage d’exploration dans 1m baie d’Hudson.Le capitaine M.Geor ge Bartlett a reçu ses instructions du gouvernement la semaine dernière.Sa mission consiste principalement à faire un relevé des approches de Port Churchill et d autres ports qui serviront de terminus do Hudson Bay Railway.Le “Minto” reviendra vers l’époque de la fermeture «le la navigation.Incendie à Chicago Chicago, 10.— Un incendie a complô Dixon Franche Company, et a causé Dixon Francien Company, eta causé pour $500,000 de dommages.Il y avait dans les écuries 350 chevaux valant $250 chacun; 263 de ces bêtes ont été brûlées.Un toit en s’effondrant a failli eau ser la mort de plusieurs pompiers.Tous s’en, sont tirés heureusement avec de légères contusions.Un autre feu, à l’entrepôt des ébénistes W.0.Reebie ami Brothers, ,i causé pour $100,000 de dommages.VITRES NETTOYÉES Vos grandes vitres de vitrines ou autres seront d’une propreté irréprochable et d’un poli sans pareil si vous noua en confiez le nettoyage.THE NEW-YORK WINDOW CLEANING.40 rue des Jurés.Tél.Main 1203 Ordination à St-Augustin Hier St-Augustin, des Deux-Montw-gnes.elait en liesse, à l’occasion de I ordination do trois enfants de eeite paroisse., ( est la première fois qu’un événement religieux ne cette importance a lieu ici.Mgr Archambault, en 1 absence de Mgr Bruchési, a conféré la prêtrise n MM.les abbés Joseph Chartrand, Donat Godin et Exilius Meilleur.Mgr l’évêque de Juliette est revenu à Montréal hier soir.de l’ouest ont trouvé un élément facile.Les pompier» de Pembroke et do Renfrew- furent appelés et c’est grâce à leur travail que le côté nord du village a pu être partiellement sauvé.Parmi les édifice.s détruits , se trou-j vent les bureaux de deux journaux, la fabrique de portes et châssis, la soierie.' la fabrique de laine, l’hôtel Ottawa.Résultat de les églises méthodiste, presbytérienne j juillet 1911.„u Board of Trade par M et anglaise, l’école publique, le high I Aug.Trudel, gérant de la Société school, qu'on était à construire et, J Uoopt'ratipe Agricole des fn vingt -cinq résidences et édifices corn- i de Québec Le prix du beurre la vente de beurre du 7 romagers merciaux.L’arrivée de M.Laurier LE PREMIER MINISTRE A DEBARQUE HIER SOIR A QUEBEC QUI LUI FERA SA DEMONSTRATION CE SOIR.Québec, 10.— L’ Empress of Britain” est arrivé hier soir ayant à son bord les troupes canadiennes qui ont pris part aux fêtes du couronnement, pir Wilf.Laurior était à bard avec sir Frederick Borden et l’honorable L.-P.Brodeur.Le premier ministre est descendu tout de suite et a été l’objet d’une réception enthousiaste.Tl » été reçu par M.Gouin, le mniro de Québec et plusieurs autres ministériels qui l’ont escorté jusqu'à la voiture que 'e lieutenant-gouverneur avait mise à sa disposition.M, Laurier es1, descendu au Thâteau Frontenac.11 7, kutk ce foir une assemblée sur la terrasse, La ville et les clubs libéraux présenteront leurs adresses au premier ministre qui répondra.Sir Wil-friri Laurier est en excellente santé.Le contingent canadien a été licencié à bord de l’“Kr.press” et les hommes se sont immédiatement rendus à la gare prendre les trains qui les ont amenés chez eux.892 boites, premier choix, à Hodgson Bros, prix .568 boîtes, choix, à C.P.Warrington, prix , .31 boîte.pasteurisé, à .fas Balrimple «k Sons, prix ,, 21c 3-4 2 le 1-2 ‘-’2c Effet de l’émulation New-York, 8.— Piquée d'émulation par suite de la longue randonnée accomplie par une demoiselle russe, Mlle •Nan J.Aspiuwall s’est rendue do 8an-Franeiseo à New-York à cheval sur uu poney.Elle a quitté San-Francisco il y a 180 jours et parcouru une distance totale de 4,478 millet Eboulis meurtrier Kcnora, Ont., 10,- \ 1 h.samedi matin, le dépotoir situé a quelques milles à l’Est de Hawk, s'est effondré et a précipité une locomotive en bas du talus de la voie du Pacifique Canadien.Le chauffeur Robert Stevenson a été tue instantanément.Les passagers s'en sont tin's sains et, saufs.On suppose que l’éboulis a été déterminé par I orage électrique et les pluies abondantes de oes jours derniers, —Cinquante cents vous procurent la compagnie du “Devoir" pendant les vacances, trois mois, du 15 Juin au U St.septembre.- - Londres, 10.^— I,’affaire du Maroc est, momentanément du moins, dans le statu quo’ .Après la première explosion de jingoisme provoquée par I arrivée du "Panther” à Agadir, la situation a été assez calme.Personne ne parle oe guerre comme résultat bien que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ae rendent parfaitement compte des rf*commandations de l’Allemagne.On reconnaii que l’expédition française à Fez n’était pas justifiable, quoique \e gouvernement était probablement de bonne foi.Son action a été entravée par une puissanse, travaillant tramjuillement à l'occupation du Ma-ror, de la même manière que l’occupation de l’Egypte par l’Angleterre.M.Régnault, ministre français au Maroc, est un membre de ce parti.L’Allemagne commença à déchirer alors ce qu’il restait du traité d’Algésiras.Sï le Maroc était pour être divisé, l’Allemagne attendait sa part.Et, se tenant sur le qui-vive, elle n’abandonnera pas sa part à moins qu’on la lui paie, au Maroc ou ailleurs.Même si elle n’obtient pas une récompense appréciable, les circonstances appuieront la politique navale et fourniront un cri patriotique électoral contre les socialistes, au cours des élections qui auront lieu en octobre.On peuv se faire une idée de l’importance que l’Angleterre attache à l’évènement par ces paroles du premier Asquith “Le gouvernement étudiera la nouvelle situation «)ui nous est faite au Maroc.” La conservation d’un fort à Agadir, par l’Allemagne, serait en effet une nouvelle situation, et l’on croit qu’une conférence des puissances intéressées devra être convoquée, à moins que, ce qui est improbable, la diplomatie décide l’Allemagne, contre compensation, à se retirer.LE PEUPLE FRANÇAIS INDIFFERENT Paris, 10.— On a gardé ici, toute la semaine, un grand sang-froid.Les journaux de chaque jour ont recommandé à leurs lecteurs de rester calmes.S’il est certain que personne, sauf peut-être à la Bourse, n’a perdu son sang-froid devant l’attitude inattendue oe l’Allemagne, cela ne provient pas de ce que la France croit avoir en main l’atout qui remportera la partie, mais bien plutôt de la profonde indifférence du peuple, qui ne prend aucun intérêt aux affaires étrangères.Chacun croit qu’une guerre au sujet du Moroe est invraisemblable.Les journaux font effort pour convaincre leurs lecteurs que l’Angleterre a fait le nécessaire au sujet de la France, indiquant ainsi que l’entente entre les deux gou- vernements est une force vive.L’Angleterre, à la vérité, n’a rien fait du tout en autant que la France est en cause.Son action s’est bornée à empêcher un établissement allemand sur la côte marocaine de l’Atlantique.Elle a refusé d’envoyer, ce qui aurait plu à la France, un bateau de guerre anglais en même temps qu’un cuirassé français à Mogador ou à Agadir.La situation est demeurée stationnaire ces Derniers jours.La F’rance a demandé à l’Allemagne ee qu’elle veut et celle-di a laissé entendre qu’elle attendait des offres de la France.M.Jean Jaurès, dans le “Berlin Vor-warts”, chante les louanges de M.Del-cassé, ministre de la marine.Il oit tenir de bonne source quo M.Delcassé s’est opposé à ee que la Frarfce s’avance trop au Maroc, et qu’il s’est aussi vigoureusement opposé à l’envoi de bateaux de guerre sur la côte marocaine.M.Pichon, ministre des Affaires étrangères dans le cabinet Briand, tentait de créer une association frarMo-allemande pour l’exploitation du Na-boon.I-e baron Von Schon, l’ambassadeur allemand et M.Pichon signèrent une entente sur cette question,qui allait être soumise à la ratification par le parlement.Quand le ministère Briand tomba, M.Cruppi, ministre des Affaires étrangères dans le cabinet Monis, abandonna l’affaire jusqu’au moment où il en saisit toute l’importance, pour ce qui est des relations sympathiques entre les deux pays ; en Afrique.11 reprit les négociations et elles étaient en voie quand le ministère Monis circula à son tour.C’est alors que l’Allemagne fit des démarches.L’ARRIVEE DU “BERLIN” Tanger, 10.— On mande d’Agadir que le croiseur allemand “Berlin”, qui a été envoyé pour remplacer le “Panther”, a jeté l’ancre dans ce port.C’est l’indication que l’Allemagne va se mêler des affaires du Maroc.CONFERENCE A BERLIN Berlin, 10.— La situation au Maroc a été l’objet d’une conférence d’une demi-heure cotre l’ambassadeur français, M.Jules Cambon, et le baron Von Klherlen Waechter, secrétaire des Affaires étrangères.Aux termes d’un rapport mi-offieiel, l’échange des vues indique qu’il n’existe rien qui doive provoquer de l’inquiétude ; mais que, au contraire, tout indique qu'il y a.de part et d’autre, un désir sincère d’en arriver à une entente pacifique au sujet des différends entre les deux nations.LE MEXIQUE S’AGITE LA POLITIQUE, APRES LA REVOLUTION, SOULEVE LE PEUPLE.— TREIZE MORTS DANS LES EMEUTES.— LES TROUPES INTERVIENNENT.(Service particulier) Mexico, Mexique, 10, — A Mexico, où le règne de la paix vient seulement de recommencer, la politique crée déjà, dans plusieurs états, de graves désordres, au sujet de la prochaine élection des gouverneurs.Des dépêches d’Ocotlan, état d’Oxaca, apportent la nouvelle que treize personnes ont été tuées, hier, au cours d’émeutes.Deux compagnies de troupes sont arrivées sur les lieux et ont réussi à pacifier la population.On avait aussi envoyé des troupes à San Miguel.On a pris les mesures les plus énergiques pour empêcher des soulèvements contre le gouvernement da Madeiro.Le gouvernement ne veut pas reconnaître que la révolte soit sérieuse.LTN0NDATI0N EN ROUMANIE DES MILLIERS D’ACRES DE TERRE EN CULTURE SONT LAVES.— PLUSIEURS VILLAGES NOYES.(Service particulier) Bucharest, Roumanie, 10.— A la suite des pluies torrentielles que nous avons eues ces derniers temps, un véritable déluge dévasta la Moldavie.Des milliers et des milliers d’acres de terre en culture ont été balayées par les eaux.L’inondation a presqeu entièrement détruit nombre de villages situés sur les bords des rivières.On a tout liou d’appréhender de nombreuses pertes de vie.Les accidents de personnes ont déjà atteint un chiffre élevé.Courrier de Québec CADAVRE REPECHE.Québec, 10.— Le cadavre d’Adélard Prévost, matelot de la goélette “Vigie’’, qui s’est noyé samedi, dans le Bassin Louise, a été repêché hier.Le coroner tiendra enquête aujour-d’hui.LE DELEGUE APOSTOLIQUE.S.E.le délégué apostolique, Mgr Stagui était de passage à l’archevêché samedi matin, en compagnie du Rév.Frère Tomazo.Bon Excellence s’est embarqué sur le “Murray Bay”, en route pour Mistassini, où il présidera la bénédiction du nouveau monastère.Mgr Rouleau et les abbés Lizotte et Laflamme accompagnent S.E.le délégué.LES TERRAINS ATHLETIQUES VENDUS.Les grands terrains athlétiques du Q.A.A.A.sont depuis samedi la proprié té de M.Parent, agent d’immeubles de Montréal.M.Parent on a fait l’acquisition au prix de 30c, le pied carré.La propriété comprend environ 350,000 pieds carrés et la somme totale payée a été de $105,000.On dit que M.Parent convertira ces terrains en lots à bâtir.L’un des plus beaux terrains de jeu qu’il y ait au Canada disparaîtra donc, et.Québec n’aura plus aucun lieu convenable pour les exhibitions sportives.IL SUCCOMBE A SES BLESSURES.Elzéar St-Laurent, |e vieillard qui est.tombé en bas du viadue vendredi dernier, n succombé à ses b.essures hier midi, à l’Hôtel-Dieu, Le défunt venait de Montréal et était le beau frère de M.Cyrille Duquet de Québec.Il était âgé de 00 ans environ et célibataire.M.Taft et Farbitrage Atlantic City, 10.— Parlant à I(l convention do l’International Christian Endeavor, le président Taft a déclaré que les négociations en vue d’un traité d’arbitrage entre les Etats-Unis et la Grande Bretagne sont en bonne voie et «)ue le traité sera signé sous peu.11 a.en même temps exprimé l’espoir que six aiitres contrées européennes y joindraient leurs signatures.Au sujet de la Christian Endeavor.M.Taft a dit : “Un tel mouvement ne peut exercer qu’un heureux effet sur les membres d’une nation cotrwne 1« nôtre et je manquerais à mon devoir si je laissais perdre une occasion d’exprimer à ses sociétaires le tribut d’hommages qu’ils méritent pour avoir si bien servi la république.Championnat Professionnel Ottawa, 10.— M.Charles Murray, Ç’Iub, a gagné samedi, sur la pelouse joueur professionnel du Royal Montreal du Ottawa Club, le championnat professionnel du golf pour le Canada.La grève de Manchester Manchester.10.— Après des conférences qui ont occupé toute la journée d’hier, M.G.R.Asquith, représentant le Hoard of Trade, a annoncé que la grève des débardeurs étaient terminée ainsi que les autres grèves de sympathies.L’ouvrage sera repris incessamment.Un maniaque du meurtre IL A FAIT DE SA MAIN, ASSURE-T-IL LUI-MEME, CINQUANTE-CINQ VICTIMES.(Seviee particulier) Moscou, tRussie), 10.— Peter Boldin, un Russe d’une force prodigieuse, qui a à son actif, assure-t-il lui-même, pas moins de cinquantocinq meurtres, subira dans quelques jours son procès.Il devra répondre à plusieurs accusations.On croit qu’il est un véritable maniaque du crime.De futurs Cardinaux On prétend que parmi les prélats qui seront faits cardinaux au prochain Conclave, il v a les archevêques Bourne, et Walsb, de la Grande-Bretagne.Ireland et Farley, des Etats-Uni».PETITES ANNONCES AGENTS FINANCIERS PANNETON & GARIEPÏ, agents financiers.30 Saint-Jacques.Edifice Trust & Loan.Main 1002.—Prêts d’argent sur hypothèque, achat de billets, créances, assurances.Règlements de e uc.es «ion s.AUX AMATEURS DE PECHE La meilleure place pour minnows vivants et : rticles Je pêche de toutes sortes est chez K.N, Sévigny, 510 Saiut-Jacques près des gares du G.T.R.et du C.F*.R.Tél.Main 16'1 FORGERON On demande un bon forgeron pour les ‘voitures.Bons gages, ouvrage à l’année.S’adresser chez Ulric Roy et Oie, 1141 Avenue Papineau.149—6 REMBOURREURS On demande des rembourreurs.S’adresser immédiatement à 241 reu St-Paul, Montréal, ou Dominion Furniture Mfg.Co., Ltée, Sainte-Thérèse.UN CUISINIER Un cuisinier d’expérience, pouvant fournir de bonnes références pourrait obtenir une position permanente dans une maison d’éducation en s’adressant, 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