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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 12 juillet 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-07-12, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE-No.161 MONTREAL, MERCREDI 12 JUILLET, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE .$6!oO Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .• $1 50 UNION POSTALE $3.00 LE DEVOIR Rédatîtion et Administration i 71a RUE SA.^ACQUES MON TR.^ ry —- % TELEPHONES s \ ADMINISTRATION: 7461 REDACTION: Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! .3 l LA CONFERENCE IMPERIALE Tous les autres ministres coloniaux ratifièrent l'opinion de Sir Joseph Ward.M.Malan dit que l’Union sud-africaine avait assez d’un problème noir à résoudre sans se charger en outre d'une difficulté d’une autre couleur.V ÉMIGRATION.- TRAVAILLEURS.- INDOUS Avant (1 analyser 1 attitude de la conférence sur les grandes questions impériales—politique étrangère et guerres—il n’est pas sans intérêt de jeter un coup d oeil sur uu autre ordre de problèmes de législation et de gouvernement intérieur dont la conférence s’est occupée.et qui démontrent a la fois la persistance des entreprises impérialistes et les obstacles formidables que les lois naturelles et les forces économiques leur opposent.Km 1007, on avait adopté une résolution recommandant à tous les gouvernements de l’empire d’encourager l’émigration anglaise aux pays britanniques de préférence aux pays étrangers.Cette année M.Burns a expliqué aux membres de la conférence ce que le gouvernement impérial avait accompli à ce sujet depuis quatre ans.La conférence l'en a félicité et a renouvelé sont adhésion à la politique préconisée en 1907.Sur la thèse générale, posée au nom de l’unité impériale, l’accord a été parfait.-Mais lorsque les ministres anglais ont voulu pousser plus loin et obtenir des sanctions pratiques, ils ont pu constater une fois de^ plus la prédominance des intérêts locaux, des préjugés même, sur “l’unité du sentiment impérial.” Le gouvernement britannique avait donné avis d’une motion proposant I application aux possessions d’outremer des dispositifs du Labour Exchange Act du Royaume—c’est-à-dire l’échange, entre les divers pays "d’empire, des ouvriers de toute catégorie.On voit, d’ici le résultat.En Angleterre, la plupart des métiers sont, encombrés.Aux colonies, les artisans techniciens—skilled labourers—sont encore rares.Certaines industries coloniales auraient peut-être profité de l’exécution du projet, mais comme résultat général, les colonies eussent été inondées d’ouvriers anglais, plus ou moins skilled, recrutés principalement parmi les désoeuvrés, les ivrognes et les incapables.D’où encombrement des métiers, abaissement des salaires, misère aux époques de crise, accroissement des crimes et de l’immoralité.Seul.Sir Edward Morris favorisa la proposition.Sir Joseph Ward inclinait à en faire l’expérience, pourvu toute-fo:j qu’elle restât ''subordonnée aux conditions que les colonies imposent aux immigrants.” -M.Batchelor dit que les gouvernements des Etats australiens n’abandonneraient jamais leur droit absolu de choisir leurs immigrants.Sir Wilfrid Laurier déclara que l’opinion publique, au Canada, s'opposerait à la mesure.Il rappela l’échec de la tentative du même "genre faite par l’Association des manufacturiers canadiens.Le général Botha dit crûment que l’Afrique-sud avait besoin d’a-griculteurs, mais pas de traîneurs de rues!—”South-Africa did not want men for walking the streets.” La motion reprit prestement le chemin des cartons du Board of Tradd.• • • Le gouvernement impérial avait aussi annoncé qu'il soumettrait î la cçnférence la question, toujours épineuse et jamais résolue, de la situation des Indous et.en général, des races de couleur dans l’Em- Sir Wilfrid Laurier réitéra l’avis de Sir Joseph Ward: qu'il s’agissait d’une difficulté économique plutôt qu’ethnique.“Ce sujet, dit-“ il, prouve une fois de plus l’impossibilité d’appliquer à ces grands “ problèmes impériaux une solution commune; il faut les traiter sui-“ vaut les conditions locales.” Réflexion très juste.Mais comme personne n’eût dp solution à offrir, la question reste on suspens—et l'Inde grosse d’orages.A demain, la naturalisation impériale.Henri BOURASSA.LA MANIFESTATION D’HIER La manifestation d’hier soir fut.à certains égards, l’une des plus intéressantes que nous ayons vues ces dernières années.Les circonstances étaient favorables, et il faut rendre cette justice au comité d’organisation qu’il a bien su les mettre à profit.Le seul reproche qu’on lui puisse faire, c’est d’avoir mis en oeuvre une telle quantité de moyens extérieurs qu'il soit devenu évident pour tous que les meneurs n’avaient qu’une foi médiocre dans la force d’attraction du Premier Ministre.Mais le comité s’est peut-être dit qu’il n’avait plus à choisir et qu‘il importait avant tout d’avoir beaucoup de monde.C’est pourquoi, aux attractions naturelles que constituaient, avec le charme de cette magnifique soirée d'été, la personne et la réputation de M.Laurier et la curiosité qui s’attache aux retours d’hommes connus, le comité a jugé convenable d’ajouter une mise en scène fort coûteuse, mais singulièrement attirante.Procession nautique, lancement de pièces pyrotechniques très bien réussi du reste, fanfares nombreuses.illuminations électriques d’une richesse qui faisait rêver, publicité énorme, rien n’a été négligé.Le succès de curiosité fut grand et le spectacle du Champ de Mars à l’arrivée de M.Laurier, sous les feux des lampes électriques et des pièces pyrotechniques, était vraiment remarquable.La foule, à un moment donné, couvrit peut-être les quatre-rinquièmes de la vaste esplanade, mais chose étonnante et qui aide à peindre cette scène, M.Laurier avait à peine commencé de parler que cette foule s’effritait avec une extrême rapidité et qu‘il ne restait bientôt plus, autour de l’estrade, qu’un groupement relativement peu considérable, formé des clubistes portant drapeaux, d’un certain nombre de partisans et de curieux.Nous avons traversé la foule qui sc dispersait : on n'y parlait presque pas de la réunion.Hommes, femmes et enfants-—car on était venu en famille—s’en retournaient comme au soir d'un spectacle quelconque.Sur aucune figure on ne saisissait le reflet de passions politiques un peu vives, pas plus qu’on ne retrouvait dans la niasse la cohésion, cette sorte d’homogénité de sentiments que nous avons tous sentis dans les réunions libérales de 1896, de 1900 et même de 1904.Autour de l’estrade même, l’auditoire était plutôt froid et les applaudissements assez maigres, encore que M.Laurier fût particulièrement “en forme.” Nos lecteurs apprendront avec p1 visit" que le Premier Ministre semble jouir d’une santé meilleure qu’au temps de sa jeunesse.Il faisait vraiment plaisir à voir hier soir, se détachant grand et mince, les cheveux au vent, sous la clarté des lampes électri- pire.C’est là, peut-être, de tous les problèmes d’ordre intérieur, le plus complexe qui s’impose à l'attention des hommes d’Etat britanniques.Toutes les colonies anglo-saxonnes ont adopté des lois restreignant ou interdisant l’immigration asiatique.Elles ferment leurs portes non seulement aux Chinois et aux Japonais, mais même à leurs “frères” des Indes anglaises.Il en résulte an sein de cette population de trois cents millions de sujets britanniques, un malaise économique et un sentiment d’humiliation nationale dont les autorités impériales s’effraient avec raison.Dès la conférence de 1897.M.Chamberlain, tout en reconnaissant aux colonies le droit de sc protéger contre l’invasion asiatique, les avait adjurées de ne plus infliger de marque infamante aux sujets de couleur de Sa.Majesté—‘‘ivithout placing a stigma upon any of Hcr Majesty’s subjects on the sole ground of race or colour.” Depuis, le gouvernement impérial, a fait désavouer par le gouverneur-général du Canada les lois de la Colombie anglaise contre l’immigration japonaise, mais il n’a pas osé toucher aux lois australiennes d’exclusion, portées contre les asiatiques en général.Aux conférences de 1902 et de 1907.il fut trop question de défense impériale et de tarifs de faveur pour qu’on eût beaucoup de temps à consacrer à cette question.l^e réveil nationaliste aux Indes, accéléré par les victoires du Japon, le mécontentement sourd qui s’y manifeste, les tentatives de soulève-" ment, ont sans doute accru, aux yeux des autorités impériales, l’urgence d’une solution de ce problème irritant.Le gouvernement britannique avait inscrit, cette question au premier rang du programme qu’il se proposait de soumettre à la conférence.11 ne semble pas en avoir’fait l’objet d’un voeu ou d’une proposition concrète.La question s'est débattue concurremment avec les lois concernant la navigation et le commerce maritime, auxquelles je consacrerai un chapitre particulier, Dès la séance du 2 juin.Sir Joseph Ward sc prononça fortement contre les lois impériales, permettant aux équipages de couleurs, “même de l’empire britannique,” de faire concurrence aux marins d’origine européenne.Il réclama pour son pays, le droit de les exclure absolument.La question fut discutée à fond le 20 juin, lorsque Sir Joseph Ward formula son voeu réclamant ppur les colonies une plus large mesure d’autonomie sur ces matières.Le comte de Crewe, ancien ministre des colonies et actuellement secrétaire d’Etat pour les Indes, envisagea la question dans toute son ampleur.Il no peut être soumis A la conférence aucune questieq qui soit plus difficile et, par certains aspects, plus critique que celle de l’émigration des Tn-dous et du traitement des indigènes dans les diverses possessions autonomes.Ministre des colonies, j'ai exprimé un jour l’opinion que s'il est une question qui menace non seulement la prospérité mais même l’EXISTENCE DE L’EMPIRE COMME EMPIRE, c’est la division entre blancs et indigènes.LE PROBLEME SEMBLE EN QUELQUE SORTE INSOLUBLE.(“Times,” 21 juin.) H ne cacha pas aux délégués coloniaux qu’en dépit des efforts du gouvernement des Indes pour faire accepter la situation aux Indous, le mécontentement se répandait de plus en plus et pienaçait la sécurité des institutions brilanniqucs.Il suggéra instamment aux ministres coloniaux de rendre l'accès de leurs colonies respectives plus facile aux Indous, tout en leur appliquant, s’ils le jugent nécessaire, les mesures restrictives qu’ils appliquent à toute autre classe d’immigrants ; et il termina par ccs paroles décisives: t Jusqu’à ce qu’il existe des relations amicales entre les Dominions et l’Inde, nous sommes loin d’être un Empire uni.Cet appel à l'unité et même à la sécurité de l’empire fut vain-r-même auprès de l'impérialiste Sir Joseph Ward.Il déclara hautement que la Nouvelle-Zélande ne céderait rien sur ce point, que ce n’était pas un préjugé de races qui inspirait ses lois, mais une nécessité économique absolue, une question d - vie ou de mort pour les blancs d’Océanie; que les autorités imp.liâtes devaient induire toutes les nations à adopter la.politique du rapatriement de toutes les races dans leurs zones respectives—"en ry colour going back to Us own zone.” Chose étrange, personne nV songé à.demander à Sir Joseph Ward ec qu'il adviendrait de l'Ausl de la Nouvelle-Zélande, de l’Inde anglaise et de l'Empire hritan ique tout entier si la race anglo-saxonne était forcée de prêcher par l'exemple la doctrine du rapatriement des races! Lord Crewe se borna à faire observer que c'était une grosse question.] • ques.Mais il avait beau fouetter l’air de ses gestes les plus énergiques, c’est à peine si.de temps à.autre, une salve d’applaudissements montait des rangs des clubistes et de la frange de partisans qui les entourait.A tel point, que.plus d’une fois, nous avons entendu des gens s’écrier: Mais le parti n’en a pas pour son argent ! Ces types-là ne font pas leur devoir ! Dans la foule qui.au moment de l'arrivée de M.Laurier, se pressait sur le Champ de Mans, il y avait sans doute, à côté des porte-drapeaux enrôlés, dep adversaires et de simples curieux, beaucoup de gens qui voteront pour le Premier Ministre aux élections prochaines et un certain nombre qui gardent pour lui une affection ancienne; mais ce qui nous a particulièrement frappé, c’est le contraste entre le chiffre des spectateurs et le défaut d’enthousiasme un peu général ou même de simple attention.Les grandes: les fiévreuses ovations d’autrefois ne se répètent plus.De ce point de vue, la manifestation d’hier—quoique plus considérable que celle de l’automne dernier—confirme le même diagnostic: Les éléments de puissance restent nombreux, mais la foi s’eh va! Par ailleurs, l’on est obligé, pour remuer les masses, de faire un tel déploiement de moyens extérieurs que le bon publie, s’en étonne et tire des conclusions assez peu favorables.Tl fallait traverser la foule hier pour entendre les ouvriers, les employés de magasin, les bons bourgeois supputer le coût de revient de la.manifestation : prix des illuminations, des feux d’artifice, des arcs de triomphe, salaire des fanfares, loyer dos tramways, des bateaux, etc.11 fallait les entendre conclure: Et puis, c'est encore nous qui paierons ça! Et qui osera dire qu’ils ont absolument tort?Nous paierons directement les frais encourus par le gouvernement et la Commission du Port, et il est à présumer que les gros souscripteurs indépendants sauront se reprendre sur les fournitures et les prochains contrats.Physiquement.M.Laurier était très bien disposé et il a parlé avec une grande vivacité, mais on ne saurait dire qu il se soit beaucoup creusé la cervelle pour le bénéfice des Montréalais.C est a peine s il a daigné leur servir un pâle décalque de son discours de Quebec.Qu on lise les propres comptes rendus du Canada et 1 n sera fixe sur la portée de ccs deux discours.Nous ne faisons pas reproche au Premier .Ministre de la pauvreté de son discours, nous la constatons—tout simplement.Quant à M.Brodeur, il a paru singulièrement gêné par le simple rappel de la phrase de M.Fielding sur la marine inévitablement impériale.* * • Et M.Rodolphe Lemieux “l'orateur aimé des foules.” l'homme à la, “prestigieuse éloquence” (voirie Canada) n a pas parle.On 1 attendait pourtant.Serait-ce qu’après tout les pessimistes auraient raison, et M.D'mieux aurait-il décidé de priver de son éloquence les foules montrelai-ses?11 y a six mois, l’un de nos amis offrait de parier que M.Rodolphe Lemieux n’oserait plus prendre la parole a Montreal dans une assemblée un peu largement ouverte.Nous commençons à nous féliciter de n’avoir pas tenu le pari.Orner HEROUX.IL FAUT INSISTER L’on nous dit que le proprié-tfiiro ou le locataire du buffet du Canadien Pacifique à la gare de Trois-Rivières ne montre pas beaucoup d'empressement à s’assurer les services de commis parlant et comprenant le français.Il faut le harceler alors et insister d’avantage.Voilà le secret du succès.Nous avons généralement montré si peu de persévérance dans nos revendications, que les Anglais sont bien excusables de croire que cette fois encore, nous finirons par nous lasser.Il s’agit de les convaincre qu’ils se font illusion.Plus de milk, de cheese, d’eggs, de soup, etc.Du lait, du fromage, de la soupe, des oeufs.Et si l’on ne comprend pas, tournons les talons.Nous n’en mourrons pas, l’on souffre beaucoup plus de l’indigestion que de la faim, et ce sera trois, quatre, cinq piastres de moins dans la caisse.Huit jours de ce régime suffiront pour amener les récalcitrants à, la raison.9, D.IULLET DU SOIR MA PETITE AMIE J’ai présent6 ma petite amie (vous savez, celle qui m’a écrit qu’elle m’adore: un homme ne répète pas cela sans fierté), j’ai présenté ma petite amie à ma petite cousine.En cette solennelle circonstance, j’ai peut-être éprouvé la plus forte ééiotion de ma vie.Je ne peux pas me passer de l’opinion de ma petite cousine dont le jugement est sûr et prompt.Ce n’est pas précisément que je craignais que ma petite amie lui déplût, mais avec les enfants, est-on jamais certain de non?Aussi avais-je exigé, tant poulies qualités morales que pour les channels physiques, une expression de goût en un seul mot, autant.que possible.—Elle est belle, a decide tout de suite ma petite cousine, dans la plenitude de sa précoce sagesse.Et elle lui a sauté sur les genoux.Si je fus content! Depuis ce jour-là, ma petite amie est la grande amie de ma petite cousine et, comme, avant, ma petite amie à moi.J’adore ma petite amie qui m’adore à son tour, j’aime ma petite cousine, qui me comble de cadeaux.C’est le parfait bonheur à trois! La seule chose à redouter dons cette réciprocité de tendresse, c'est le caractère ombrageux de ma petite cousine.Elle est accapare use et jalouse; elle sait, comme pas une, prendre la grosse part des coeurs qu’elle aime, puis elle n’en veut céder miette, et va jusqu’à prétendre qu’on la vole indignement! J’exerce cependant une certaine autorité sur elle, vu mon âge, et je réussis assez bien à rendre à chacun son dû.Quant à ma petite amie, elle est la douceur meme.Je ne la décris pas, parce que, l’aimant, je suis le dernier à la cou naître, me feriez-vous remarquer.Il y a du vrai dans celte observation, cl du faux.Mais ma petite cousine?Eh bien! ma petite cousine, qui est une femme,—ce qui, en l’occurrence, donne un poids énorme à ses paroles,—soutient que ma petite amie est la plus fine et la meilleure des femmes.Cette déclaration est entièrement corroborée par mon ami, qui est en train de polir des vers très amoureux.Ma petite amie esl, en effet, délicieuse, et si ma petite cousine l’aime en gros, moi je l’adore en détail, c’est-à-dire que je jouis des nuances et des subtiles délicatesses de son âme, qui échappent à ma petite cousine.En revanche, mon ami s’aperçoit un peu trop de tout, à en juger par Je soin qu’il met à transcrire lisiblement ses rimes.Cela me chiffonne un peu, je l’avoue, et si ma petite amie ne m’eût assuré maintes fois que c’est moi tout seul qu’elle aime, je serais navré.Ma rivante consolation dans le doute, c’est encore ma petite cousine.Elle qui s’y connaît en amour, me certifie que ma petite amie ne peut changer.—Comment le sais-tu?ai-je demandé.—Tiens, c’est clic qui me l’a dit! Albert LOZEAU.EST-CE POSSIBLE?Le compte rendu de l’assemblée ministérielle d’Aeton Vale publié par le “Star’’ contient le passage suivant : —M.Lemieux dit qu'il avait la -e-maine précédente causé delà réciprocité avec Sir François Langelier, le lieutenant-gouverneur, qui est un enfant de Bagot, Sir François Langelier lui a dit : Si vous parlez de réciprocité dans Ragot, demandez aux anciens si la première période de réciprocité, n’a pas été l’âge d'or du comté.J’étais enfant, je voyais des •caravanes de chevaux et de bétail s’en allant aux Etats-Unis.Ils vous diront aussi que leurs enfants s’en allèrent aux Etats-Unis en I860 et 1867 parce que le traité avait été aboli.” Est-il possible que le lieutenant-gouverneur de la province de Québec comprenne si peu son rôle qu il reste et qu’il veut que le public sache qu’il reste le politicien actif que dénote cette suggestion ?Nous hésitons à le croire.M.Lemieux,qui est capable de tout, peut bien avoir inventé cette conversation de toutes pièces.Inventée ou non.le seul fait de la transformer en argument politique, montre bien l’exploitation h laquelle les ministériels peuvent avoir recours.J.D.-> mm EN DEUXIEME PAGE: Chronique Ontarienne de Du Vignau.QUESTIONS D’ACTUALITE LE TRANSPORT DU LAIT Le Devoir racontait hier que les inspecteurs municipaux des aliments avaient confisqué des bidons remplis de lait et dont les troua avaient été bouchés avec du savon.Devant des choses semblables, comment s’étonner que les enfants meurent en ce temps de chaleur intense, en n’importe quel temps même?Les laitiers s’en sont tirés avec la perte de leur lait qui a été versé dans la rue et de leurs bidons qui ont été détruits, mais cela ne suffit pas.Ce lait, s’il avait été livré, aurait empoisonné les enfants auxquels on l’aurait fait boire, et ceux qui ont bouché des bidons avec du savon s’en tirent à si bon marché! C’est, inoui.Eussent-ils été amenés devant le recorder, c’cst à une amende de 840 au maximum qu’ils auraient, été condamnés.Eh bien, malgré les règlements municipaux et tout le fatras légal, je ne puis m’empêcher de dire que c’est une accusation de tentative d’assassinat qui devrait être portée contre ceux qui ont agi ainsi.Si la loi ne prévoit pas le cas, qu’on l'amende.On dit souvent que le mauvais lait n 'est pas seul responsable de la mortalité infantile.C’est vrai, mais si les assassins tuent moins avec des cartouches de dynamite qu’avec le revolver et le couteau, serait-ce une raison pour ne condamner qu’à une amende dérisoire celui qui ferait sauter une maison?Allez n’importe quel matin A une gare de campagne.Vous y trou verez à coup sûr des bidons de lait au soleil; le convoi qui les emportera à la ville est en retard, ou l’on s’est trop hâté de les charro-yer à la gare.Pendant qu’il attend, le lait chauffe, c’est uu superbe bouillon de culVive qui se.prépare.Enfin le convoi arrive, on place les bidons dans un fourgon où il n’y a pas la moindre glacière et le bouillon continue à mijoter ses germes.A la ville, on est pressé de faire la livraison du matin, ou bien on ne livrera le lait que le lendemain.Voilà un breuvage gâté.Au goût, cela passc-r’a, mais quelques heures après, l’enfant sera-pris de colique et de vomissements.8’il fait chaud, surtout comme il a fuit chaud depuis dix jours, c’est la mort presque certaine pour l’enfant.J'ai vu l’ancienne commission d’hygiène demander aux compagnies de chemin de fer d'avoir des fourgons-glacières pour le transport du lait, d’établir des glacières aux gares de campagne.Rien n’a été fait.Les commissaires actuels ont demandé la même chose.Rien n’a été fait.Avant hier, le Dr MeCarrey, chef du bureau municipal de l’inspection des aliments, disait que la ville insisterait auprès des compagnies pour qu’elles eussent des glacières aux gares et des wagons-glacières dans les convois.Donc, rien n’ost encore fait.Il n’y a pas de.raison pour qu’il n’en soit pas toujours de même.Tant qu’on se bornera à demander, on n’obtiendra rien, l’expérience le prouve.Ce qu'il faut, c’est une loi qui obligera les compagnies de transport à.construire dos glacières à toutes les gares d’où s’expédie le lait, à attacher un wagon-glacière à chaque convoi qui transporte le lait.On n’aurn sans doute pas fait tout ce qu’on doit faire, mais on aura du moins toutes les chances d'avoir du lait, en bon état à son arrivée en ville.# # * On sait que par évaporation, on peut obtenir une réfrigération assez intense pour qu’on atteigne le point de congélation.Voici la description d’un réfrigérateur excessivement simple et d’un coût nul que j’ai vu hier chez lq Dr L.Laberge, à qui une dame l’a envoyé.C’est une caisse construite sur le modèle des glacières ordinaires.Le fond, la tablette et le cadre seuls sont en bois.Les parois, le couvercle et la porte sont en grosse toile d’emballage.Sur le réfrigérateur, on met un vase percé de trous à sa partie inférieure.Ces trous sont munis de bouchons en bois placés de façon A ce que l’eau dont on remplira le vase ne s’écoule que goutte à goutte.La toile d’emballage qui forme la caisse sera donc continuellement humide, mais non détrempée, de sorte que l’évaporation se fera facilement.L’évaporation amènera rapidement la réfrigération de tout ce qu’on mettra dans la, caisse.FRED.PELLETIER.Sur le Pont d’Avignon.Mes chncrs compatriotes ! C’est la plus belle démonstration qu» j'ai jamais vue.Attrapez braves gens do Québec.Il est vrai que M.Laurier dira 1„ même rhoso à Ottawa.Le mot d’un auditeur sceptique hier soir, résume bien la situation : “Laurier, il n’a pas son pareil pour emplir le monde”.Remarqué parmi les absents à Que bec : l’hon.J, lî.Caron.Sl( famous» lettre offrant la tête »fe Laurier au» conservateurs reste un abime entre b premier ministre et lui.Godfrey n’y était pas, mais Gastoi Maillet brillait au premier rang.Quelle journée humiliante pour M Rodolphe Lemieux.U n’a pas parlé à, Trois-Rivières, il n’a pas parlé à Sorel, il n’a pas pari, à Montréal.Ts» “Canada” mention ne à peine son nom.L’étoile du général pâlit.C’est M.Rivet qui a parlé pour I district de Montréal.Gervais, Médérie Martin.Walsh, Ethier, Kcrement.Séguin.(ïeoffrion.Iteaupnrlant, David Lafortnne, on gai da cela pour les réunions de vingtième ordre.La session devrait durer assez long temps pour savoir combien nette inception coûte au pays.M.Jacques Bureau a le droit tie considérer comme une belle revanche le silence imposé à M.Rodolphe Lemieux hier.Songez done, le commandant de l-, récente campagne politique mis Hu ran cart au jour de l'apothéose ! Mais n’est-ce pas cette campagne n;ê me qui lui vaut cet affront ?M.Lan rior n’aime pas les fiascos et peut-êtr».qu'après s’être fait rendre compte de-assemblées Lemieux, le chef a-t-il vou lu lui infliger une punition exemplaire.Les manifestants engagés à tant pa." tête sont priés de se hâter s’ils veulent être payés, L’affaire a coûté beaucoup plus cher qu’on s’y attendait et les entrepreneurs refusent1 de combler le dé fie it.Pendant que les auditeurs priaient à M.Brodeur la gaffe! la gaffe! on voy ait au dernier plan la figure de Rodai phe s’illuminer d’un sourire.Ce fut la seule compensation do l’ennemi lu français durant toute cette tournée de supplice pour sa vanité.Au tour de Montréal, Bodolpoh risqeu encore, mais dans Montréal, il n’ose, plus.On affirme que s’il eut voulu parler hier, uno foule do libéraux le si) fiaient.La réunion du Champ de Mars n’esi pas seulement la plus belle mais plie est aussi la plus significative que l’on ait vue depuis longtemps.La foule i voulu avoir uu spectacle mais elle a refusé d’écouter! Et Mi Laurier qui s trompe rarement sur le sentiment des masses, n’a pu réprimer ce.cri d’au goisse: 11 que nos adversaires l’empo.tent ou non, etc.”, c’est- la première fois depuis vingt ans que le premier ministre doute de la victoire.Après Drummond, aussi, tout est permis.Réflexions d’un souscripteur: “Tu n’as pas d’idée, mon cher, dn ce que ça coûte une affaire comme ça! 11 faut payer tout lo monde, les gros comme les petits.” —Vicns-tu?—,l’attends pour voir si Rodolphe va parler.J’ai quelque chose à lui dire, ce lui-lâ, Kxtrait textuel du compterendu d: “Canada”: “Je dis aux vieux comme aux jeune-ee que disait Henri IV: “Suivez mon panache blanc, vous le trouverez toujours sur le chemin de l’honneur et de la gloire.’’“Suivez mon panache blanc; c’est ma chevelure de (i!> ans.” Lo journal ministériel qui rapporlu les applaudissements n’en indique pa ici.La foule commence évidemment h comprendre que le panache qui a sacrifié nos compatriote «le l’Ouest, a sou vent suivi d’autres chemins que celui do la gloire.L’hon.M.Mackenzie King fut prié d’adresser la parole.Kt M.Rodolphe Lemieux fut prié do se taire.Autre extrait du compte rendu du “Canada”: “M.L.A.Rivet, M.P., est aussi venu rendre un tribu d’hommage au génie politique de sir Wilfrid Laurier, “C’est avec raison, s’écric t-il, que la race en nadienne française doit s’énorguci'lir quand des anglais comme M.Graham viennent, déclarer que le premier ministre actuel est le plus grand homme que la terre du Canada ait encore PORTE DANS SES FLANCS.” Pour une gaffe, en voilà une qui rivalise avec celles de M.Brodeur.Quant à M.Graham, il nous assure que ceux qui combattent M.Laurier, ont été obligés “do plier le genou de vaut lui quand il s’est agi de résoudre les promis probliimos nationaux.” Excepté les fanatiques.lit dire qu’il faut payer $50,000 à $00,000 pour entendre toutes ces sottises! Los membres du Club L.O.David sont partis cinq poor la réception Laurier: le président, le secrétaire, le porte-drapeau et deux nutrta.Ce que voyant le porte-drapeau mit le drapeau soiis son bras.Il n ’y a pas à le blâmer.M.Laurier Un mis souvent aill«tm./ O LE DEVOIR, Mercredi, 12 Juillet 1911.CHRONIQUE ONTARIENNE UNE CONFLAGRATION DANS LE NORD DE L’ONTARIO La Fête des Orangistes.— Souvenir de campagne.— Un juge Canadien-Français.— Les précédents.— M.Edmond Proulx.— Un troisième siège pour Ottawa.Les villes de Porcupine-Sud, Cochrane et de Pottsville sont rasées.— Plusieurs pertes de vies.-Une vaste superficie de forêts est réduite en cendres.Ottawa.11 Juillet.1011.Les Orangistes veulent célébrer i»randiosement leur “Glorious Twelfth” à Hull cette année.Ijcs gens de la Boyne ont tellement l’esprit d’à-propos qu'ils choisissent de préférence une localité ou la grosse majorité de la population est canadienne-franqaise et catholique pour promener leurs devises anti-françaises et anti-catholiques, au lieu de rester bien tranquillement ehez eux, dans l’Ontario, où ils sont d’ailleurs peu nombreux, mais très bruyants.Hull comprend que le droit des gens est en faveur des processions quelconques, mais il regrette en même temps que le Grand Maître n'ait pas décidé d'aller célébrer le Douze Glorieux à Toronto, ou simplement à Billing’s Bridge.Devant l’opposition qui s’est manifestée ces jours derniers, les Orangistes ont déterré le sabre de leurs pères et parlent, affirme-t-on, de venir en nombre à Hull, criant au fanatisme de cas d.Frenchmen.Cela nous rappelle une petite aventure arrivée à un délégué de l'Association canadienne-française d'éducation d'Ontario, le 17 mars dernier, à Staples.Il était allé dans ce village parler de l’oeuvre du Congrès et de l’Association à ses compatriotes, et le constable de la localité.Lougheed, annonça que si Al.E.parlait français, il y aurait du bruit.Comme l’assemblée était tenue dans une école publique, prêtée d'ailleurs par des syndics écossais, chacun se transporta dans une autre salle et la discussion se continua, en français, sur un terrain neutre.Mais pendant tout, le temps de la soirée, le constable, comme cinq ou six autres braillards jaunes, hurlèrent toutes sortes d’insultes aux Canadiens-français.Il fallut l’énergie do M.E.pour éviter une effusion de sang qui aurait été sans doute une bonne leçon pour les turbulents de la largeur de vue et des equal rights.Décidément les amis de M.Sproule sont d’un esprit délicat vraiment admirable.S’il y a du trouble à Hull le 12, ils en seront les premiers responsables.# * # La nomination d’un juge canadien-français à la cour supérieure de l’Ontario est le grand sujet de commentaires à la veille des élections fédérales et provinciales.La situation est simple.M.Laurier dit que le ministre de la Justice ne veut pas accepter de nomination de ce genre, parce qu’il n’y a pas chez les Canadiens-français, actuellement, de candidat éligible.Il faudrait accorder une promotion à un juge de comté, et il n 'y a pas de précédent dans l'Ont a rio sur ce point.Chose curieuse, sir Wilfrid disait à la Chambre des Communes (Débats, page 511 du vol.1.session de 1905), en répondant aux objections de M.F.Maclean, député d’York Sud: “L’honorable député a déclaré que c’est une mauvaise pratique d’accorder de l’avancement aux juges.Que c’est une mauvaise pratique d’enlever les juges aux fonctions .'auxquelles ils ont été nommés en premier lieu.Une fois nommés juges d’un tribunal inférieur ils ne pourraient plus être nommés par le gouvernement juges d’une cour supérieure.Je ne crois pas qu'un tel principe ait jamais été proclamé par aucun parti politique en notre pays.Je ne pense pas qu'il doive être accepté par aucun parti politique, car je le considère comme vicieux et faux.Si un-magistrat où juge, est digue de faire parti d’un tribunal plus élevé, je ne vois pas pour quelle raison il n'y serait pas désigné.Le juge est-il le seul membre de la société à qui l'on doive enlever tout encouragement à bien faire?.” Mais en 1911.M.Laurier it eu le temps de changer d’idée.Il ne veut plus entendre parler de promotions.car cela ferait de la peine à M.Aylesworth.Il est d’avis que l‘absence de précédent dans Ontario, pour la promotion des juges, règle la question.Or les nominations à la magistrature dépendent du pouvoir fédéral.Il y a dans le Canada au moins huit précédents do promotions à venir jusqu’en 190(1.En voilà quelques-unes pour faire plaisir au Grand Homme à son retour d’Europe.Les juges de comté suivants ont été promus: Landry, à la Cour Suprême du Nouveau-Brunswick (1893); Palmer, à la ¦Cour Suprême de File du Prince Edouard (1874) ; Prendcrgast, à la Cour Suprême des Territoires du Nord-Ouest (19021 ; Clements, à la Cour Suprême de la Colombie Britannique (1906); les magistrats ci-dessous ont été promus, Fitzgerald (1894) à la vice chancellerie de la Cour de Chancellerie de l’Ile du Prince EdouaTd; Richardson (1887), Roleau (1887).le lieutenant-colonel MacLeod (1887).tous magistrats stipendiaires, ont été promus à la Cour Suprême des Territoires du Nord-Ouest.Il y a eu dix autres promotions de juges puisnes à des postes plus importants, mais nous les passons sous silence en attendant.Il y a donc une loi particuliè- re pour Ontario, puisque ces précédents fédéraux n'ont aucun poids dans l’opinion de M.Aylesworth.C’est surtout le Ao French Canadian need apply qu’on met eu pratique ici.Comment voulez-vous d’ailleurs qu’il en soit autrement, quand un Edmond Proulx, député canadien-français de Prescott au Parlement, déclare publiquement s’opposer à la nomination d’un certain juge eanadien-français.Heureusement que les élections approchent, et que Proulx aura ce qu’il mérite, comme d’ailleurs Charles Murphy, secrétaire d’Etat qui avait pris l’engagement, devant ses électeurs de Russell—les principaux organisateurs libéraux du comté— de faire nommer un juge eanadien-français à la Cour Supérieure d’On tario ou de perdre sa prochaine élection.Il n’en a rien fait, et les gens de Russell vont le battre à plate couture.Il ne l’aura pas volé.Quant à M.Proulx, un grand nombre des électeurs, qui ne l’ont jamais vu, croient encore qu’ils votent pour feu Isidore Proulx, père de la nullité qui représente aujourd’hui le comté de Prescott.Il n'est pas étonnant que devant un tel pantin la députation anglaise ait une piètre opinion de nos hommes politiques et de notre race.• * • On prête au gouvernement l’intention de faire un changement dans les frontières des comtés de Prescott, de Russell et de Carie-ton, afin de réduire la proporti >u française dans ces comtés, et donner un troisième siège à Ottawa.AL Charles Murphy aurait alors une chance de se faire élire.Rm-nfil n’en veut plus.On lui reprv , lie Carillon, le document de 19CL.la lutte contre Belcourt dans les conventions d’Ottawa et la tentative d'anglicisation de l’Univer-sité bilingue d’Ottawa.On perd des élections à moins.DU VIGNAU.- La route pour Portland et les Côtes du Maine Le chemin «e fer Grand Trône fait circuler tous les jours deux trains do haute classe, sur ses propres voies, entre Montréal et Portland, Me.Le train du jour laisse Montréal à 8.00 a.m.arrivant à Portland à 6.45 p.n>.Le traie du soir laisse Montréal à 8.15 p.m.et arrive à Portland à 7.00 a.m.Lestrains laissent Portland à 8 a m.et à 8.00 p.m.arrivant à Montréal à 6.40 p.m.et 7.30 p.m.respectivement.L’on s’attend à ce que lestrains nom-nés “Trains du Grand Tronc” soieur en temps.Us soutiennent leur réputation.L’on peut aussi remarquer que ces trains circulent pour l’accommodation de ceux qui voyagent, jouissant de temps limité ou à loisir.Les personnes voyageant durant le jour dans le but.de jouir des beautés nombreuses et renia.-quables .lés “White Mountains”, seront bien avisées.Ces attractions naturelles aident les artificielles eu maintenant la popularité de la “Boute du Grand-Tronc.” Les trains du jour possèdent des wagons-restaurants et salons de haute classe, les repas et services étant tout .4 fait de premier ordre.Les wagons-lits nouveaux et.somptueux éclairés à l’électricité sont attachés aux trains de nuit.L'on se rend facilement de Portland aux îles renommées du district de Portland, de même qu’aux places d’eau de la côte du Maine, pour lesquelles le Grand-Tronc vend des billets et transporte directement le bagage.-4-— La question du Maroc ON ESSAIE EN VAIN A LA CHAM BRE DES DEPUTES, A PARIS, D’AMENER UN DEBAT.Toronto, 12.— On n appris iei hier, tard dans la soirée, que les feux de forêts, qui avaient fait rage par tout le territoire compris entre North Bay et 'Cochrane, avaient repris avec une violence renouvelée.Les flammes ont dévoré les villages miniers de Pottsville et de Porcupine-sud, dévasté les camps entourant Golden City, détruit tous les édifices, à l’exception de huit, à Cochrane, le point terminus du chemin de fer Témiskaming et Ontario-nord, et tué un grand nombre de personnes dont on ne connaît pas encore les noms—trois ont été mortellement brûlées et quatre se sont noyées en tentant d’échapper à l’embrasement de orPcupine-sud.Golden City même a été épargnée, et c’est là que se sont centralisés les services de sauvetage.On ne peut rien faire actuellement pour enrayer l’oeuvre du feu, car la terre est partout recouverte de fine écorce do bouleau qui s’enflamme au contact de la moindre flammèche.Il n’a pas plu depuis plusieurs jours.Jusqu’à présent, les chemins de fer ont été saufs, ainsi que les gares de Golden City et de Cochrane.Les incendiés trouvent l’hospitalité dans les gares, les wagons à fret et de voyageurs.Les morts dont on connaît les noms sont les suivants: F.Flynn, Alfred Ymiill et W.J.Fletcher, mortellement brûlés; Billy Moore et trois étrangers noyés à Porcupine-sud.Les cadavres sont à Golden City.Le surintendant Black du Témiskaming et Ontario-nord a expédié un télégramme ainsi conçu : “Tout le village de Cochrane, sauf les bureaux du Transcontinental.la maison de notre agent, le magasin Jenner, la salle de billard Johnston, la Banque Impériale, les bureaux McKinnon et nos deux bureaux, a été détruit.” Parmi les centaines d’édifices rasés sc trouvent: la Banque de Toronto et la Banque d'Ottawa, les églises méthodiste, presbytérienne et baptiste.l’établissement de ferronneries Rothschild et un vaste édifice commercial.VASTE ETENDUE RAVAGEE Cobalt, 12.— Tout le pays si- Washington.12.— Tn discours de trois heures et un amendement du sé-1 nateur Bailey ont empêché le bill de la réciprocité de devenir loi au sénat hier.Les adversaires de la mesure ne paraissaient pas prêts quand le sénateur Bailey prit la parole et présenta un a-mendement par lequel il annexait la liste des produits de ferme en franchise au bill.'M'ai, dit-il, pris la parole pendant tout l’après-midi, parce que j'avais promis au sénateur du Wisconsin ( La Follette 1 d’empêcher l’adoption du bill jusqu’à ce qu’il soit prêt à parler.tué au nord d’ici est ravagé par les feux de forêts.On a dû fermer toutes les fenêtres des wagons de voyageurs depuis Farlton jusqu’à Uno Park, tant la chaleur était intense.Les voyageurs ont été contraints de quitter le train de Montréal, qui, à cause de la vio lenee de l’embrasement, n’a pu reprendre sa route que cinq heures en retard.North Bay, 12.— Porcupine-sud, Cochrane et Pottsville ont été balayés par les feux de forêts qui font rage ici.Une bande de flamme coupt depuis North Bay jusqu’à Porcupine.Il y a eu plusieurs pertes de vie.CHASSES DE KELSO Cobalt, 12.— Une dépêche de Kelso annonce que les habitants de ce village ont dû fuir devant la violence de l’incendie.La moitié du village a été rasé.GRAVE INCENDIE A EMBRUN Embrun, 12.— Le feu s’est de nouveau déclaré aux environs d’Ottawa, et tout le côté sud de la rue Emond, dans le village d’Embrun, a été rasé hier après-midi.Le montant des pertes est évalué à quelque $20,000.Yroici les propriétés qui ont été détruites: La maison de AI.Ménard, la maison et l’écurie de Joseph Doré, le magasin de harnais et la maison de F.Pellier, l’établissement de quincailleries et l’écurie de M.Benoit, la maison et les hangars de AL Larocque, la charcuterie, la maison et les étables de Jos.Cannault, la maison et les hangars de Wilfrid Loiselle, et la maison de Gilbert Emard a été endommagée.Le feu était éteint avant que les pompiers d’Ottawa aient eu le temps de se transporter sur les lieux.LE FEU A THOROLD Ste-'Catherine.12.— Le vaste établissement de la Coniagas Reduction Company a failli être entièrement détruit, hier soir.Le feu s’est déclai’é dans l’une des fournaises et avait fait de grands progrès à l’arrivée des pompiers On a pu le circonscrire au bâtiment où il avait eu son origine, lequel a été détruit.Pertes: de 15 à Le sénat resta en séance jusqu’à 7 h.L7 du soir, mais à partir d'aujourd’hui l’ajournement se fera à 6 heures et toute tentation de prolonger les séances sera repoussée.On veut par ce moyen empêcher les adversaires du bill de, faire de long discours et les forcer à presenter leurs amendements le plus tôt possible.Le sénateur Penrose déclare que le vote final sera pris la semaine prochaine.On attend le long discours du sénateur La Follette à n’importe quel moment à partir d’aujourd’hui.Il fixera le jour où il parlera aujourd'hui ou demain.AU CONSEIL D’OUTREMONT On fera 17,000 pieds de trottoirs en ciment.— Un nouveau système d’arrosage $20.000, La Réciprocité à Washington Le sénateur Bailey a empêché le Bill de la Réciprocité de passer hier Paris 12.— M.Jaurès, le leader socialiste, n'a pas réussi à provoquer de vant la Chambre des Députés, un débat au sujet de l’intervention de l'AUema g lie au Maroc.La Chambre, par 476 voix contre 77, a décidé de remettre indéfiniment la discussion.Le ministre des Affaires étrangères, M.de Selves, a déclaré que l’heure n 'é-lait pas venue de discuter la question, Des pourparlers sont engagés avec l'Allemagne, a-t-il ajouté, et l’on devrait les laisser suivre leur cours dans le calme, en ayant confiance que le m binet sauvera la dignité et les intérêts de la France.-f- Convention des Chevaliers de Colomb, à Détroit La convention des Chevaliers .le Colomb, qui eut lieu à Québec, l’an dernier, est tenue à Détroit, cette année, et durera du 1er au 5 août.Le.C.P.R.accorda des prix réduits de passage pour Québec et agit do fa çon identique pour la.convontiou de Détroit.— - .?— — —— Sous le coup d’une grave accusation Québec, 12, — Le vieillard Garncnu qui a assailli une fille du nom de Simard, dans une maison do pension de cette ville, samedi dernier, au cours d'une dispute, aura probablement à répondre à une accusation de meurtre.La victime a succombé hier aux blessu res qu'il lui a infligées en la frappant à la tête avec une canne.Le coroner a fixé à jeudi !'enquête qui établira les responsabilités sur la mort de la fille Simard.La culture physique Copenhague.11.— Le Congrès International de culture physique, qui s'est tenu récemment à Odense.„ décidé d’établir à Bruxelles un bureau international de culture physique.Ia> prochain congrès aura lieu à Parie, en Le conseil do ville d'Outreniont s'est assemblé hier soir et a discuté do plusieurs questions importantes.Le maire et six échovins étaient présents.Après la lecture des minutes du der-nicr _ conseil, l’on s occupe du rapport do l’ingénieur de la ville au sujet des trottoirs permanents, Ce rapport recommande la construction de 17,000 pieds de trottoirs en ciment dans diverses rues de la ville; après que l’ingénieur eut fait connaître son rapport et donné les explications demandées, ce rapport est adopté à l’unanimité du maire et des échovins présents.L’on mit aussi à l’étude le projet d ouvrir une autre rue à la circulation du tramway.Les rues Outremont et Stewart ont fait l’objet d’une assez longue discussion.Finalement cette question a etc renvoyée à huit jours.Il a aussi été résolu d’élargir 1H rue La fraîcheur revient LE THERMOMETRE QUI MAR QUAIT 90 DEGRES A 1 HEURE DE L’APRES-MIDI DESCEND A 75 DEGRES DIX HEURES APRES.La température maximum d’hier a encore dépassé 90 degrés, mais le vont qui a souffle avec force pendant la soirée a fait descendre le thermomètre à 75 degrés à 1] heures.C’est la seconde fois seulement qu‘un soulagement aussi marqué se fait sentir depuis le 3 juillet, date où la vague de chaleur intense nous est arri vée.Voici d’après l’observatoire de .McGill la température d’hier aux diverses heures de la journée.degrés 1 h.du matin.80 à heures du matin.73 9 h.a.m.81 I h.de l'après-midi.90.2 5 h.p.m.88 9 h.du soir.80 II h.du soir.75 La chaleur d'hier, quoique intense était supportable.L’hygromètre n’a enregistré au maximum que 4 pour ernt d’humidité et le vent était fort et totv 'an Home à l’endroit où elle n’a lue 40 pieds.L’on s'est également occupé de pourvoir la ville d’un nouveau système d arrosage permanent et sur le rapport de l'ingénieur, qui a étudié un peu tous les systèmes et tout particu-herement celui de Westmount, une nouvelle préparation, appelée as-phaltine, a été adoptée par tous.Cette préparation qui ne coûte que 7 cts et demi le gallon et peut durer, dit-on, deux ans, semble supérieure à toute autre du genre.Elle peut s’adapter à plusieurs sortes de pavages obtre autres au macadam.L’essai en serft fait sur le chemin Ste-Catherine et si l’on obtient de bons! résultats on l’adoptera pqur toutes les rues pavées de la ville d’Outremont.Après quelques affaires de routine le conseil s’ajourne.tenu quoique brûlant.Les nuages qui, \ers 5 heures, se dessinèrent à l'horL zon nord et sud-ouest firent espérer qn on aurait, la pluie tant attendue,mais si l'atmosphère est restée sèche dans notre région, il y a eu ailleurs des orages qui ont ramené le temps frais pendant la nuit.» .-T*- Le roi et la reine reviennent d’Irlande (Spécial au “Devoir”) Dublin, 12.— Le roi Georges V et la reine Marie, après un séjour de cinq jours en Irlande, ont terminé leur viai-te et se sont embarqués à Holyhead, à midi.Avant que de partir, les visiteurs royaux ont été salués par les acclamations d’une foule immense.-.Mort de Sir Eldon Gorst (Spécial au “Devoir”) Londres, 12.— Sir Eldon Gorst.chargé d’affaires anglais et.consul général pour l’Egypte, est mort aujourd'hui à la suite d’une longue maladie.PETITES ANNONCES AGENTS FINANCIERS PANNETON & GARIEPY, agents financiers.30 Saint-Jacques.Edifice Trust & Loan.Main 1002.—Prêts d argent sur hypothèque, achat de billets, créances, assurances.Règlements de successions.AGENTS On demande des agents spéciaux pour 1'Annex, Outremont et autres endroits de la ville.Contrat avantageux pour personnes actives.S’adresser Dominion Fire Insurance Co., 10 rue St-Jean, Bâtisse Lac des Bois, Chambre 406.161 30 ON DEMANDE On demande des vernisseurs, meu-bliers, et hommes pour machines.S’adresser immédiatement à 241 St-Paul, à la Dominion Furniture Mfg.Co., 1/tée, Ste-Thérèse, Qué.___ EMPLOI DEMANDE Un jeune homme connaissant bien la comptabilité, possédant de très bonnes références, demande position.S’adresser à Horace 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Président.Poursuite contre la ville MM.Daniel McDonald, W.H.Bou et John Donohue propriétaires clans me Sherbrooke-Ouest, Notre-Dame Grâces, ont intenté hier trois aeti contre la ville de Montréal pour I’¦ pêcher de procéder à l’exprofiriat d une bande de terrain largo do s pieds et demi.Us allèguent que e< expropriation a été illégalement d dée par le conseil de l’ancienne nu cipalité de Notre-Dame de Grâces que la \ille de Montréal n'a pas droit de mettre en vigueur cette d sion.Si ces trois personnes ont gain cause, une trentaine d’autres prop taires poursuivront la ville à leur ti A travers Montréal IL PORTAIT DEUX REVOLVERS Un Italien du nom de Raffelda Gr.v neld a été arrêté hier soir par les policiers Harvey et Desrosiers du poste de la rue Chaboillez.Graveld, qui est âgé de 30 ans, faisait du tapage dans sa maison de pension, No 1, rue Sainte-Monique.Il était sous l’influence de la boisson et portait, outre son whiskey, deux revolvers.Accusé d’ivrognerie et de port d’armes illégal, Graveld comparaîtra ce matin devant le recorder Dupuis.FEU LE CAPITAINE LOUIS POULIN Le capitaine Louis Poulin, malade depuis six semaines, est mort de bonne heure hier après-midi à sa résidence, No 742 avenue Papineau.Le capitaine Poulin faisait partie de la police depuis 27 ans.Il laisse une femme et trois enfants: deux fils et une fille.POUR VENTE DE BIERE Pour avoir vendu de la bière, sans posséder de licence, à un pique-nique socialiste, Frederick Doods a été condamné à $5U d’amende et aux frais.Doods a soutenu qu’il n’avait pas vendu de liqueurs et en cela fut soutenu par M.A.Saint-Martin, chef Socialiste, qui déclara que la bière avait été donnée et non vendue.Mtre C.A.Wilson, C.R., a posé une objection quant, au montant des frais qui s’élèvent à $53.Mtre Wilson trouve que cette somme est excessive.Il cite un item de $40 chargés pour deux analyses qui, dit-il.auraient pu être faites par des experts de renom pour la somme de $10.Le recorder Dupuis a pris cette question en délibéré.LES PARENTS DE JOHN REY-NjOIa— Les autorités de l’hôpital Western désirent connaître les parents d’un nommé John Reynolds, âgé de 37 ans, qui est entré à l’hôpital depuis vendredi dernier.Reynolds souffre d’un abcès dans la tète.Il a donné plusieurs adresses, mais les médecins croient qu’il habite sur la rue Albert.L‘état de Reynolds est très critique.LE FEU «.UX USINES DU GRAND-TRONC Une explosion de gaz qui s’est produite sous un plancher a provoqué hier après-midi un incenriei dans la salie des locomotives aux usines du Grand-Tronc à la Pointe Saint-Charles.Les pompiers ont dû travailler pendant une heure afin de combattre le feu.L’intérieur de la salle des locomotives a été assez endommagé; mais cela n’em pêchera pas les travaux de continuer ce matin.FRAPPE PAR UN MADRIER Rosaire Gagné, 32 ans, a été transporté hier à l’hôpital Notre-Dame.Il a eu les deux jambes fracturées par la chute d’un madrier, alors qu’il travaillait à la construction d’un édifice à l’angle du chemin Sainte-Catherine et de l’avenue Laurier.Gagné souffre en outre de lésions internes et les médecins considèrent son état comme étant très critique.FAUSSE ALARME Au plus fort de la démonstration Laurier hier soir une personne qui, sans doute, trouvait que le “pow wow” manquait d’animation, a sonné une fausse alarme à l’angle des rues Saint-Louis et Berri.Tl y avait foule en cet endroit; mais les pompiers ont passé à travers sans provoquer le moindre accident.OONuiRUCTEURS EN LIQUIDATION MAI.Sparrow et MacNeil, contra,v teurs, ont fait cession do leurs biens à la demande de la compagnie James Walker, Hardware.M.T.W.Sharp a été nommé gardien provisoire.LE MONUMENT EDOUARD VII A'oici la liste des dernières souscrip- tions reçues; R.B.Angus.$1,000 Sir H.Montagu Allan.1,000 Banque de Alontréal .2,000 Banque d’Ilochelaga .1,000 La Banque des Marchands .1,000 La Banque Royale.1,000 A.Baumgarten.1,000 Canadian Pacifie Railway Co.2,500 Chas.Cassils.250 Sir Edward Clouston.1,000 N.Curry.1,000 MM.Drummond, AIcCal] & Co.1,000 E.T.Galt.230 C.B.Gordon.1.000 Sir Hugh Graham.1,000 Grand Trunk Ry.System .1,000 C.M.Hays.'.1,000 H.S.Holt.1,000 C.R.Hosmer.1,000 Sir William Macdonald.1,000 IIon.Robert Mackay.1,000 Robert Meighen.1,000 H.V.Aleredith.1,000 D.Morrice.1,000 D.Morrice.1,000 Hugh Pat on.1,000 James Ross.1.000 Sir Thomas Sbaughnessy .1,000 C.F.Smith .500 F.W.Thompson.1,000 Sir William Van Horne .1,000 Service du C.P.R.à Knowlton Le train du samedi pour Knowlton part à 1.15 p.m.et revient le lundi matin, partant de Knowlton à 6.52 a.m.arrivant à Montréal à 9.20 a.m.Les trains de 9.00 a.m.et de 4.30 p.m., partent de la rue Windsor tous les jours excepté le dimanche et font raccordement direct pour Knowlton.-—f- Pour un accident M.Thomas Craig poursuit la “City Ico Company.” Il réclame la somme de $1,999 de dommages pour un accident qui lui est arrivé en février à l'angle des rues Charlevoix et Hibernia.M.Craig allègue qu’en passant à ect endroit son traîneau a frappé an énorme bloc de glace et a versé; lui-même s’est blessé gravement.C’est, déclare-t-il, .par la négligence d’un employé de la compagnie que ce bloc de glace se trouvait là.M.Craig avait d’abord intenté sa poursuite à la ville, mais celle-ci n'est pas responsable s’il est prouvé qu'elle a pris les précautions nécessaires pour que le chemin soit libre de tout obstacle.-«-— Trains spéciaux pour TEmpress Se raccordant vendredi, le 14 juillet, avec l’1‘Empress of Britaiu”, à Québec.TRAIN SPECIAL POUR L’EMPRESS, composé do wagons pour colons et de première classe et nouveaux wagons-lits, partira de Montréal à la gare de la rue Windsor, jeudi, le 13 juillet, à 8.30 p.m.TRAIN SPECIAL POUR VAPEUR DE MALLE EMPRESS, composé do wagons de jour, wngons-restaurants et wagons-salons, partira de la rue Windsor, vendredi, le 14 juillet, à 9.45 n,m., se rendant directement à l'embarcadère du paquebot à Québec.Déjeuner prêt à D MB.Le service du téléphone LA COMMISSION DF S CHEMINS DE FER CROIT QUE LE PUBLIC DE VRAIT ETRE PLUS INDULGENT.La cause de l’United Machinery Co.L’APPEL EST REFUSE AU CONSEIL PRIVE.La Compagnie de Téléphone Bell s'est défendue hier devant la commission des chemins de fer contre une plainte an sujet de son service.M.R.F.Jones, gérant local de la Compagnie, a expliqué que le service est plus difficile ici qu’ailleurs à cause de ^’emploi des deux langues.Tl est très difficile, dit-il, de trouver des jeunes filles qui parlent à la fois le français et l'anglais et il y a souvent à cause de cela de la : confusion dans les numéros.M.Anderson, de 1a Compagnie Bell, dit que le public se hâte trop de critiquer le service à cause de plaintes isolée*.Le président de lu commission, M, Mabee, dit que le public devrait avoir plus d'indulgence po-r la compagnie, car le.s jeunes filles ont souvent affaire avec des abonné» impatients ou qui prononcent mal les numéros.- Feu F.L.Mongeon Les funérailles de Fénélon-Louis Mongeon, on son vivant notaire, décédé lundi après-midi à Saint-Lambert, à l’ftge de 71 ane.ont eu lieu eo matin à Longueuil.Le fil» du défunt, M.André Mongeon, et son gendre, M.Alphonse Allard, conduisaient le deuil.Londres, 12.— Le comité du Qonseil Pm-e a rendu jugement dans l'affaire de la United Shoe Alachinery Co.contre Drouin.Le tribunal refuse à la compagnie le prhliège d’en appeler de sa cause contre Drouin et la compagnie devra payer les frais.L’appel de Wallbcrg \-s Rex a aussi été renvoyé avec, dépens.-4- VITRES NETTOYEES Vos grandes vitres do vitrines ou autres seront d’une propreté irréprochable et d’un poli sans pareil si vous nous en confiez le nettoyage, THE NEW-YORK WINDOW CLEANING.40 rue dea Jurée.Tél.Main 1203 • -1- Assemblée de protestation Québec, 12, — Un certain sombre dd contribuables de cette ville ont e.onvo-qué pour ce soir une grande assemblée de protestation contre l’attitude de l'Association des Assureurs au sujet ds la nomination du nouveau chef de lia brigade du feu.L’assemblée aura lieu au marché Jae-, ques-C’artier et plusieurs personnes jl prendront la parole. LE DEVOIR, Mercredi, 12 Juillet 1911.\» *; 'À >1: r/.s~ Inutile de chercher Midi à Quatorze heures Ér fZjiu (Marque de commerce) Le climat du Canada, en toutes saisons, est ausssi salubre pour les enfants que pour les adultes.La race Canadienne e& aussi saine, aussi propre, aussi robuste que toute autre au monde.Nourrissez les enfants convenablement et ils vivront en bonne santé.C’eét maintenant facile, grâce au : LAIT LAURENTIA C eft le seul lait qui se conserve parfaitement bon même pendant les grandes chaleurs et qui ne contient absolument aucun microbe.Ceft le seul qui soit préparé conformément aux prescriptions de la science la plus moderne.Votre enfant vivra.Et votre famille se conservera en bonne santé par son usage.En vente dans toutes les bonnes épiceries.Livré à domicile par LA CIE.CANADIENNE DE PRODUITS AGRICOLES LIMITEE, 21-23 Rue Saint-Pierre Usine de préparation : LACOLLE, P.Q.Tél.Main 3152 ou 4619.M.LAURIER A MONTREAL Le programme préparé pour la démonstration au Premier Ministre, par les organisateurs, est exécuté à la lettre.— Une foule considérable est témoin du spectacle.Au milieu d’un déploiement de drapeaux, d’oriflammes, de fuses, de pé-tards et.avec le concours d’un grand 'nombre de fanfares le Premier Ministre M.Laurier, a été l’objot d’une manifestation qu’il a déclaré être la plus belle de sa carrière, hier soir.Al.Laurier arriva sur le navire du gouvernement le 'Druid” et lorsqu’il débarqua au quai Victoria, une adresse enluminée lui fut présentée par le maire suppléant, AI.Gauvin.au nom du Conseil de A’ille de Montréal.Le "Druid avait été escorté depuis la Pointe aux trembles jusqu au quai par plusieurs vaisseaux nolisés pour la circonstance pur les clubs libéraux de Montréal.Après avoir répondu aux oïdiaits de bienvenue formulés par AL Gauvin, le Premier Alinistre se rendit, eM ompa gnie de quelques membres de son cabinet et des organisateurs de I., manifestation au Champ de Mars où une grande foule, au milieu de laquelle U toilette des dames qui se trouvaient en majorité, venait jeter une note gaie.Là, Al.Leon Garneau, avocat,, présenta aux noms des clubs libéraux île la métropole une seconde adresse, puis Al.Laurier prononça le discours (pie nous reproduisons plus loin.AL Laurier fut suivi à la tribune par ses * deux collègues MM.brodeur et Mackenzie King.Ce dernier purla en anglais.On réclama sur l’estrade Al Lemieux mais.'le ministre des Postes, qu’on avait vu au début, était disparu.Pour terminer on invita la foule à lotisser trois hotirrahs pour Al.Laurier, et pour le Conseil de Ville.Plie s’exécuta de bonne grâce.Le Premier Ministre et ses nti'ir se rendirent ensuite à l’hôtel Vigr: où de nouveaux discours furent prononces par MM.L.-P.Graham, et !.A.Rivet ., Le Champ de Alars.le squire Vigor et la place •!acques-Cart 1er avaient été ornés de banderoles lumineuses et partout, à ces endroits, on 'unç lit otes pièces pyrotechniques.Après son discours au Champ de Mars, M.La i reçu* me gerbe de fleurs du vétéran des vendeurs de journaux, M.Pete Murphy.M.Médérie Alartin tint les fleurs jusqu’à, la fin de In manifestation puis il les remit à M.Bouvier, épicier, qui en hérita.Après que AL Laurier eut paru devant la foule, petit, à petit le Champ de Alars se vida pour ne laisser qu'un noyau d'environ personnes de- vant l'estrade des orateurs.(,'n et, là des applaudissements isolés saluaient les périodes se terminant par: Canada.inon pays.mes chers concitoyens, rtc.La foule était très calme et rares furent les interruptions.Avant l’arrivée de Al.Laurier, au Champ de Mars, et comma l'heure avançait quelques impatients crièrent: (si vous êtes pas capable de parler, aller chercher lioitvassn I Is's audacieux qui auraient fait semblable remarque il y a quatre ans auraient été écharpés .•ifs.Autre temps, autres moeurs.A notre directeur, qui pourtant ne igurait tins nu programme, on fit honneur d’un vivat nu moment de la ¦biture de la manifestation.Nous donnons ci-après le texte des leux adresses et un résumé des diffé-•ents discours, L ADRESSoi DE LA VILLE DE MONTREAL.Aq Très Honorable Sir Wilfrid Laurier, G.C.M.G.Premier ministre du Canada.Très Honorable Monsieur, Lest membres du Conseil municipal de Montréal se font un devoir de vous saluer à votre passage dans notre ville et de vous féliciter de votre heureux retour au pays.Ils reconnaissent que le Canada a été honorablement représente dans les fêtes mémorables du Couronnement comme dans les délibérations importantes de ]a Conférence Impériale.Les grands journaux de l’Angleterre, même ceux qui ne partageaient pas vos vues, ont rendu hommage à votre éloquence, à votre prestige et à vos qualités d’homme dl'-tat, et reconnu que le Canada occupe la première place dans les grandes assises de l'Empire.Si les Canadiens étaient fiers autrefois d’être représentés à Londres par les Macdonald, les Cartier, les Thompson et les ’I upper, ils n’ont pas moins raison de se féliciter d’y avoir aujonr-d hui comme représentant un homme dont le talent est universellement reconnu.Us sont heureux de Constater que, dans les délibérations si intéressantes de la Conference, au milieu des hommes les plus éminents de l’Empire.Votre opinion a souvent prévalu et a toujours été respectée.Relativement à nos relations avec la métropole, vous avez plaidé éloquemment la cause des colonies.Ceux mêmes qui, en Canada Comme en Angleterre, ne partagent pas votre manière de Voir sur l’application de certains principes admettront que, sur cette grande scène de la capitale impériale.vous avez ioué un rôle qui fait honneur n„ Canada.A euillez donc, Monsieur, recevoir nos félicitations les plus sincères.REPONSE DE SIR WILFRID M.le .pro-uia're, MAI.les membres du conseil municipal, Mesdames, Messieurs, "C'est avec une émotion que.je ne puis exprimer, que je vous prie de recevoir mes sincères remerciements pour l’accueil que vous me faites an moment où je mets le pied à Montréal.‘Me remercie particulièrement le pro-tnaire pour les termes flatteurs dont il s'est servi pour me "souhaiter la bienvenue.•Me suis d'autant plus sensible à cette démarche que je sais que les opinions politiques nu conseil municipal sont très partagées.Et le bonheur que I en éprouve est eruAne augmenté par la certitude que ee n'est, pas comme homme politique que vous me recevez, mais comme citoyen du Canada.'Me suis heureux de constater que vous avez, un moment, oublié vos luttes pour ne plus Vous souvenir que de choses qui nous rapprochent."C’est une pensée délicate du conseil de ville et j'y suis sensible, "•I«"'tiens également à vous remercier, Al.le pro.maire, de l'appréciation si flatteuse que vous venez de faire du rôle *u'il m'a été donné de jouer à l„ conférence impériale ; niais si cette appréciation est trop flatteuse pour moi, le peuple canadien peut me rendre cette justice, que j'ai travaillé de mon mieux pour ln cause de notre commune ptyt rie.'’Encore une fois, messieurs, acceptez l'expression de ma plus vive gratitude.’’ ADRESSE DES CLUBS LIBERAUX A NI R WILE RID LAURIER (J, C.M.0., I».('., Premier ministre du CstimlR.Monsteur le premier ministre, Les clubs libéraux do Montréal men tiraient à leur passé et à leurs traditions s’ils ne s’empressaient de vous acclamer après la noble mission que vous venez d’accomplir.Encore une fois vous avez été fidèle à votre pays et fidèle à.vous-même.Et vous avez pleinement justifié nos espérances nationales.En des circonstances singulièrement difficiles, dans la discussion d’intérêts supérieurs avec les hommes d’Etat les plus notables de l’Empire britannique, vous avez clairement défini les droits respectifs de l’Empire et de ses colonies.Par votre fermeté et votée clair-voyance, par I ’.art de tourner les écueils et de résoudre les problèmes épineux, vous avez rehaussé davantage le titre que la reconnaissance populaire vous décernait déjà, de champion de l’autonomie canadienne.Ni les clameurs hostiles de certaine presse d’outre mer ni le silence obstiné d'un autre proche de nous, ne vous ont, détourné du Uevoir que vous traçait nitre patriotisme.L'effort entier de votre vie n a tendu, en effet, qu'à agrandir et à fortifier la patrie.Chaque mouvement de votre politique et chaque consultation impériale marquent une eon quête nouvelle, une étape en avant 'ers plus de bien-être et plus de liberté.•Nous ignorons quand sonnera le clan rou de la prochaine bataille.Ce jour-là, soyez-en assuré.Monsieur le Premier Ministre nous suivrons avec enthousiasme le chef vénéré qui nous a reu dus plus fiers d’être Canadiens.Pour les Clubs Libéraux de Montréal, LEON GARNEAU.DISCOURS DE SIR WILFRID LAU HIER Mesdames et Messieurs, Aies chers concitoyens, .le ne saurais vous cacher combien je suis ému de la réception qui m’est offerte par cette grande assemblée au retour d une mission officielle eu Gran-de-Bret igné comme premier ministre du Canada.Le prix de votre accueil est singulièrement rehaussé pa • le choix que vois avez iait comme porte-parole de M.Léon Carneau, le petit-fils de notre historien national, qui nous a révélés à nous-mêmes.Lu mission qu'on m’a confiée était double: il me fallait d'abord représenter le Canada au couronnement de Na Majesté le roi George V.Au cours de mou séjour en Angleterre, j'ai eu une impression nouvelle et plus favorable de la monarchie anglaise.d'ai constaté tout ce qu’il y a d é-lastiquo et de noble dans la constitution du Royaume Uni.Le roi George a été couronné comme un roi normand d’il y a milie ans et plus.Ce qui m'a surtout frappé c'est que depuis les temps les plus reculés on n’avait reçu à Westminster que la noblesse et le elergé.Au cours du dernier siècle, les classes moy «Unes y ont été admises.Mais pour la première fois dans l’histoire de ia Grande-Bretagne, à l’occasion du con-ronnemet ‘ du roi George une classe nouvelle a été admise: la liasse du travail, In classa ouvrière.C'est là un fait historique dont l'importance «'échappera à |ersonne.d’ai constaté que la monarch!.' .mglaise peut se prêter à tous les développements et qu'il n’y a plus de liberté dans cette monarchie que dans maintes républiques.CONFERENCE IM PERI ALF.(e n'était là qu'une partie de m i mission il me restait à représenter le Canada avec l'Hnt,omble fi.P.Rrodaur et Sir Frederick Border, à 1» Confé- rence Impériale.Quand je quittai le Ci nada il y a environ deux mois, blendes gens s’imaginaient que Laurier allait rencontrer un écueil où il échouerait, bien d#s gens avaient des doutes.de n'ai pas eu d'hésitations car la voie est toujours claire devant moi et net, tement définie.Dans votre adresse vous avez, ap prouvé la conduite que j’ai tenue, la politique que j’ai défendu, à la Conférence impériale.Cette politique j(> l’ai toujours défendue depuis vingt-trois ans, comme chef du parti libéral.J’ai souvent répété au cours do ma carrière et je répète de nouveau devant vous que je n ai pas ambitionné le titre de chef du parti libéral.Non q'- j’aie re douté le fardeau dont ou voulait me charger mais parce qu'étant d’origine française la tâche devait être bien dit ficile pour moi, mais nies collègues an glais et protestants m’ont offert ce titre à moi qui faisais partie de la mino rité française.En acceptant de rem plir cette tâche j’ai pris pour règles de conduite deux princi- différents: 1, — La, reconnaissance de nos de voirs comme sujets britanniques.2.— La revendication de nos droits comme citoyens du Canada.C’est là ia colonne de f u qui m’a guidé pendant la nuit; c’est, là la colonne de nuée qui m'a guidé pendant le jour.Mes adversaires i.e purront jamais prouver que j’ai à un moment quel conque dévié de ces deux principes.A la conférence impériale c’est eiyeore cette double inspiration qui a été mou guide.11 s'y est agi de nos relations avec l’Empire britannique.Nous son)nies sa tisfaits de l’état actuel de nos relu fions avec l’Empire britannique, mais elles peuvent évidemment ,'tre encore améliorées.Les propositions qui ont été faites ne constituaient pas des améliorations.On proposait la création d’un Parlement impérial permanent.On sug gérait de créer un antre parlement rc présentant les colonies et la Grande Bretagne, et au dessus du premier parlement; ce Parlement se serait occupé de questions militaires et navales et nous aurait transmis ses décisions.Je me suis prononcé contre ens propos! fions, car mon but est le gouvernement du Canada par les ministres avec la responsabilité ministérielle envers le peuple du Canada.Ri les électeurs du Canada me prouvent par cette grande manifestation de ce siir qu’ils approuvent ma conduite, j’ai eu, par contre, le malheur d’offenser deux classes d’hommes: les jingoes de l’impérialisme qui m’ont pris à partie dans leurs journaux, ce qui n’a d’ailleurs ni affecté ma bonne humeur ni altéré ma santé; mais co n’é tait pas assez, paraît-il; j’ai encouru la disgrâce et les anathèmes des jingoes du nationalisme.Les impérialistes et les nationalistes se tendent lu maie, se donnent, le baiser de paix.Qui nu rait jamais cru, il y a quelques années, qu’uù tel évènement se serait produit?Ces gens là n’ont rien de commun,^mais non; ils ont cola de commun que.comme les extrêmes se touchent, qu’ils sont des turbulents, les uns à l'extrême-gauche, et les autres l’extrême droite de la Chambre.Ce qu'ils ont aussi de commun, la seule chose qui les allie, c’est que le but qll'iIs potirsuivent, leur seul but, c'est, de renverser Laurier.Ce n’est pas enoore fait, Je ne suis plus jeune, mais j'ai plus de santé que quand j’étais jeune; j’ai eneore bon pied, bon oeil.Cette alliance hybride ne durera que jusqu’aux prochaines élevions, puis ces alliés s'entredévoreront.Il y a des gens qui m’accusent d’opportunisme; je voudrais bien qti’ou me définisse ce mot d’opportunisme.Ceux qui me traitent d’opportuniste sont plus opportuniste gue moi ou plutôt ils ne comprennent pas ce mot.Ma politique e'est.la politique du bon sens, celle que j’ai toujours suivie, 11 y a des hommes trop bornés pour la comprendre.Je ne dis pas que depuis plus de quinze an* que je suis au pouvoir, ma politique a toujours été com prise du premier coup.mais toujours j'ai fait appel au bon sens de mes rompu-?riotes et si cette politique n ’a pas toujours été comprise tout d’abord, elle a été comprise du second coup et elle a tou jours triomphé.LA RECIPROCITE Je viens do, terminer une tâche importante eu Grande-Bretagne; je reviens ici en entreprendre une autre; celle qui doit aboutir à l’entente de réciprocité avec «os voisins des Etats-Unis.Depuis cinquante ans, nous avons représenté au peuple des Etats Unis que son attitude n’était pas celle qui convient à deux peuples civilisés, notre po.litiquo à ce point de vue a été celle du parti libéral et aussi celle du parti conservateur.Nous avons été '- Washington; en 181*8, j’y ai été moi-même; je n’ai pas réussi dans mon entreprise.Nous avons dit alors que nous n’irions (dus à Washington, que les représentants des Etats-Unis viendraient à Ottawa ; ils y sont venus l’hi ver dernier et nous ont offert de conclure une entente.Nous y avons consenti en oc qui concerne les produits naturels seulement.O’est.à ce moment que le parti conservateur nous a tourné le dos.On a prétendu que c’était l’Association Manufacturière qui combattait nos idées, tout me prouve que j’ai raison de n’en pas croire mi mot.Quels sont ceux qui ont inspiré le parti conservateur,- qui l’ont amené à renier son passé?Il devient de plus en plus manifeste que ce sont les jingoes (la l’impérialisme en Angleterre cl les jingoes de l’impérialisme au s forets vierges, et cultiver la terre.Le Canadien-Français occupe des positions très élevées et il figure avec honneur dans tous les états, mais sa location première est la culture du sol.S'il s’en trouve parmi nous qui sont scie.de bois et cbarroyeurs d’eau, il s'en trouve aussi dans d’autres nationalités qui ne vivent que de harengs lalés et de pommes de terre, no connaissant que deux outils: la pelle et le balais pour ramasser les immondices dans les rues des grandes villes, et ils sc diront de la race supérieure.La Providence veut qu'il y ait des pauvres et des riches partout.Si on s’est enrichi en mangeant du hareng et en buvant du lait de beurre, je m'en réjouis, mais avant d’avilir les Canadiens-Français, qu'on regarde nos compatriotes Le nom du premier colon est resté îher à nos populations.On suggérait avec raison d’élever un monument à Louis Hébert devant la Basilique de Québec, sol illustré par les mains mêmes de cfe premier habitant du Canada et que Champlain a reconnu être le premier chef do famille résidant au pays, qui vivait de ce qu'il cultivait.“Aux jours de la domination française, dit Chs Leclerc, secrétaire de l'Union Saint-Joseph du “Canada, on “ ne connaissait que deux ambitions : “ celle de triompher de la forêt et ccl-“ le de vaincre l ’Anglais.Après la “ cession du pays on continua à s’em-‘ parer du sol.Ce n’était pas avec des “ honneur qu’on pouvait diminuer chez “ nos pères le culte de l’honneur.On “ ne se laissait pas alors fasciner par “ l'espoir d'une médaille ou d’un titre, “ noB premiers hommes donnaient l’ex-“ emple d'une véritable fierté qui était “ de cultiver le sol.’’ “Aujourd’hui’’, continue le même écrivain, “la vanité arrache au travail des champs a fine fleur de la race ca-nadienne-française et annihile dans le domaine politique de belles intellig-ju-ces.“La désertion de nos campagnes par “l’élément canadien-français au mo-“ ment où un flot d’immigration inou-“ de l’immense ouest canadien ne peut “ être constatée sans un serrement fa “coeur.De tout temps l'agriculture “ a formé des nations fortes, saines, “ viriles, des peuples religieux et mo-“ raux.C ’est la vanité et le désir de luxe qui engagent la jeune génération a préférer à l’humble travail des champs le charme trompeur de la vie des villes.Par l’abandon des campagnes, le Canadien-Français sacrifie son meilleur atout.” C’est à vous ,MM.de faire comprendre à notre jeunesse qu’elle doit rester attachée au sol, à l’agriculture et à cette terre défrichée et arrosée des sueurs de ses aïeux.Pour notre travail, nous n’attendons pas "ii salaire rémunérateur que les conférenciers reçoivent de la province, notre seule récompense et c’est la plus beiie, c’est la satisfaction d’accomplir un tâche nobie, en travaillant pour l'avancement de l’agriculture, et par là même, nous travaillons à la gloire de la religion et la patrie.Continuons à nous renseigner sur les meilleurs modes de culture.Visitons cette superbe ferme d’Oka pour nous instruire “de visu”.La Providence avait ses vues quand elle a doté le pays des RR.PP.1 rappistes.Ces religieux sont humbles et mortifiés; ils ne sont pas égoïstes.C ’est dans leur vie humble qu ils trouvent leur dévouement pour la classe agricole.Leur travail est sanctifié par la prière et la mortification: leur récompense, ils ne l'attendent pas ici-bas.Les quelques milliers de dollars qu’ils reçoivent de la Province ne sont rien ri on les compare à leur vie de dévouement et de sacrifices.D’autres maisons du même genre, tenues par des laïques ne tiendraient, pas debout, pendant que 1 institut d’Oka progresse de plus en plus.Nous, Canadiens-Français, nous avons été créés pour la lutte.Pendant longtemps, nous avons lutté pour la revendication de nos droits.Luttons contre ceux que nous avons reçus à bras ouverts, que nous avons choyés, que nous avons considérés comme des frères et qui voudraient aujourd’hui nous écraser en nous enlevant notre langue, gardienne de notre foi.Combattons eu face et ne reculons pas; Luttons contre les mauvaises doctrines que l’on sème sur notre passage.Luttons contre la routine en agriculture, contre les mauvaises herbes, contre les préjugés, contre le luxe et l’a-bus- des liqueurs enivrantes.Je termine en me permettant de citer les paroles du prophète Jérémie qu’on trouve dans l’office de Saint-Jean Bap-liste.1 “Eece constitui te”, semble-t-il dire au peuple canadien-français et à nous surtout,.missionnaires agricoles, ‘i eceo constitui te super gentes ut evellas et destruas et dissipes et aedifices et plan- Nous avons appris avec plaisir 1 honneur qui a été conféré à M.le cha-nome Savom, notre distingué confrère.Mgr levêque de Trois-Rivières a su fa.re un choix qui honore les mission-naircs agricoles.On a célébré à St-Basilc de Québec, s noces d or de M.lo chanoine Gauthier, missionnaire agricole.Permet-tez-moi, M.le chanoine de vous présenter au nom de mes confrères nos félicitations ef recevez les vœux que nous formons afin que vous puissiez voir vos noces de diamants et être encore longtemps missionnaire agricole.Nous regrettons l’absence de M le Ministre d'Agriculture, sa présence aurait etc un grand encouragement tant pour les missionnaires agricoles que pour les élèves et les directeurs de cette institution.Le rapport du secrétaire, M.l’abbé Oharest, contient des détails très intéressants au sujet du travail accompli au cours de Tannée.C’est ainsi que dans les diocèses de Chicoutimi, Trois-Rivières, Rimouski, Sherbrooke, St-Hyacinthe, Québec, Montréal et Ottawa, 253 cercles ont été visités.Les conférences données ont atteint un total de 82,000 auditeurs.M.le Secrétaire offre ensuite ses félicitations, à trois des membres et amis de la Société qui ont été spécialement honorés au cours de la dernière année.M.Tabbé Denis Gérin.curé de Saint-Justiu a été élevé à la dignité de prélat ••omain.M.l’abbé C.A.O.Savoie curé de Sainte-Ursule a été fait chanoine honoraire oc la cathédrale des Trois-Rivières et enfin M.B.H.Gris-dale a été fait directeur des stations agronomiques du gouvernement fédéral.Il signale aussi avec plaisir la fondation des deux premières stations agronomiques de la province do Qué- bec.Tune à Ste-Anne de la Pocatière et 1 autre au Cap-Rouge, près de Québec.Il termine en annonçant l'érection à'Ste-Anne de la Pocatière d’un superbe collège d’Agriculture dont la construction sera terminée au printemps de 19k!.M.le Secrétaire est suivi à la tribune par M.J.D.Leclair, conférencier agricole, qui traite du commerce de la crème et du beurre.Il limite son étude ù la comparaison du commerce entre les Etats-Unis et le Canada en 1910 et en 1911.En 1910 les conditions des affaires aux Etats-Unis rendaient très avantageuse l’exportation aux Etats-Unis de la crème produite au Canada.Mais aujourd'hui d’après les statistiques reçues pour la fin du mois de mai le producteur ra-nadien trouve avantage à écouler sa crème sur le marché local.Parlant incidemment des centrifuges à bras, M.Leclair.dit que leur introduction a amené des abus qu’il faut combattre et que les agents vendeurs exagèrent beaucoup les qualités de ecs machines.M.CHAPAIS M.J.C.Chapais, le distingué sous-commissaire fédéral de l’industrie laitière vient avec une expérience vieille de trente-une années de pratique, donner une remarquable conférence sur la formvtinn et les soins à donner à un troupeau de vaches laitières.M.Chapais retrace d’abord à grands traits l’histoire de l’industrie laitière au Canada.Après d’humbles débuts, la Province de Québec compte aujourd’hui grâce au travail do la Société d’industrie Laitière, 3000 fabricants de beurre et de fromage ainsi que des inspecteurs nombreux et capables.Cependant nous sommes obligés de constater que Tindustri^p l*itière ne nous dpnne que la moitié d» ce qu’elle pourrait nous donner.Ainsi dans Québec, une vache fournit en moyenne 3000 livres de lait contre 4.000 et même 5000 livres dans Ontario.C’est la raison qui a motivé le choix du sujet.Il y „ dans Québec un grand nombre de races de vaches laitières.Ln bon nombre d’entre elles ne sont que des vaches de boucherie telles que les Sussex, les Devon, les Galway et autres.Mais entre les races de laitières toutes ne sont pas également bonnes et cependant on les trouve toutes.Tl n’y a pas de choix de fait.Les Hols-teins.les Jersey et les Guernsey ne conviennent pas à notre climat bien que chacune' se distingue par d’éminentes qualités parce que ces vaches sont exposées à la tuberculose.Les Ayrshires et les Canadiennes sont les vaches qui conviennent au Canada.Mais il faut bien se garder du mélange parce que les mélanges entraînent la fusion des deux races.Le premier moyen d’avoir de bonnes vaches c’est d’élever les génisses de la meilleure vache et du meilleur taureau.Le second moyen, c'est de les bien élever.Comme les Anglais le disent, un propriétaire de bestiaux ne doit jamais connaître la voix de son veau, c’est-à-dire qu’il ne doit le laisser manquer de rien.Ce n ’est malheureusement pas ce qui arrive dans bien des fermes canadiennes.Au point de vue de l’hygiène, il faut aux vaches de l’air et dé la lumière.Il faut à chaque vache 600 pieds cubes d’air pour respirer.Il faui de plus des ventilateurs.Quant aux pacages,, il faut combattre un défaut dominant: celui de mettre les va-ches on pacage top tôt le printemps, et de les y tenir trop tard l’automne.La conférence si documentée et si intéressante de M.J.C.Chapais est complétée par celle de M.J.N.Lemieux sur le “Contvoie du rendement des vaches laitières”.Ces doux conférences sont illustrées de projections lumineuses.J.N.LEMIEUX M.Lemieux exprime l’opinion que le nombre des beurreries et fromageries dans notre province st double de ce qu’il devrait être et qu’il sera peut-être nécessaire de prendre des moyens coercitifs pour parer à ce déraut.Un autre défaut, c’est que les cultivateurs ne se rendent pas compte des qualités de chacune de leurs vaches.Le produit de l’industrie laitière au Canada pour l’an dernier est de $101,-750,000.Il faut donc de toute nécessité prendre les mesures nécessaires pour parer à ces défauts.Cet énorme revenu représente certainement des profits, mais combien?D’après les statistiques, le rondement moyen d’une - ache est de $35.00 environ, tandis que l’entretien coûte $30.00 laissant me balance nette de $5.00.Ce n'est pas assez.Et si, comme le disait le professeur Robertson, les cultivateurs immolaient la moitié de leus mauvaises vaches et soignaient mieux les bonnes vaches, la recette serait plus élevée.Dans le Wisconsin, la recette moyenne par vache est de $60.00 et plus.Au Danemark, la moyenne de production par vache est de 6,000 livres de lait contre 3,000 dans Québec.C’est là aussi qu'est née en 1895, la première Société de Contrôle pour examiner le rendement individuel en quantité et en qualité de chaque vache.Eu Norwège, les sociétés de con-trôle sont également fort répandues au grand avantagé de l’industrie laitière.Ici le travail n’est commencé que de- puis 1904.A l’heure pré: ;nte, il y a 167 sociétés de contrôle avec 11,753 va'hes sous contrôle.Ce n’est pas suffisant.M.Lemieux présente alors quelques tableaux pour faire voir comment un cultivateur peut sc rendre compte des avantages que lui rapport son troupeau.Et il termine en disant que ces tableaux sont absolument requis ]>our faire un élévage intelligent et raisonné.Le programme d'aujourd 'hui comprend une visite de la ferme de l’Institut.Ce sera l'enseignement par les faits joint à l'enseignement par la parole.Les élections ont eu lieu ce matin et tout l’ancien bureau de direction a été réélu.L’Association a pour président, M.le chanoine Bélanger, et pour secrétaire, M.l'abbé Venant Charcst.Marché de Montréal Sur la Passerelle Blanc.Brun.llianc coulé Brun coulé.DANS LE FORT: Sont arrivés:— Scotian, Allan, Glasgow.Saturuia, Itefurd, Glasgow.Montcalm C.P.R.Bristol.Montrose, C.P.R., Londres et Anvers.Sont partis: Bellona, Keford pour Newcastle.Newlands, Reford, pour Québec, allège- Bengore Head, McLean, Kennedy, Dublin.Royal Edward, Canadien Nord, Bristol.Sont ici:— Manchester Importer, Furness, Withy, de Manchester.Tunisian, Allan, Liverpool.Newlands, R.Reford, des Antilles.Pelican, Hudson Bay Company, du Labrador.Beothic, do Saitit-eJan, Hudson Bay Company.Ausonia, de Londres, ligne Cunard.Basuta, Reford, des Antilles.LA GREVE Rotterdam, 12.— La grève des débardeurs ici s'est terminée hier, Les grévistes ont accepté l’offre des armateurs, soit $1.2Ü d'augment uion par mois.Ils se sont engagés à no pas réclamer d'augmentation d’ici à 3 ans.La nouvelle échelle de salaire ¦ era mise en vigueur le 1er janvier 1912.PORT DE SYDNEY Sont arrivés: — Signa, Elsen, Montréal: Facousta, Mathesen, Montréal; Batisean, Grif-fittbs, Montréal.Sont partis: -— Sokoto, Pierce, Nassau, Havana, Vera Cruz, Puerto Mexico; Carleton, Parsons, Montréal; Wega-desk, Andersen, Montréal.NAVIGATION INTERIEURE Port Colborne, Ont., 12.— Descendent: — Fox Buffalo, à Cardinal, allège; Field, Marionette, à Oswego, allège; Renvoyle, Port Colborne à Montréal, blé-d’inde; Midland Queen, Fort William à Montréal, blé; Davidson, bois; Chicago à Montréal, blé-d’inda; Corunna, Fort William à Montréal, blé; Port Colborne, Port Colborne à Montréal, blé-d’inde; Rosemount, Port Col-borne à Montréal blé-d’inde; Crocus, Ogdensburg à Buffalo, allège; Keehum, Montréal à Erié, pulpe; Parent, Oswego à Chicago, charbon; Imperial et consort, Brockvïlle, à Sarnia, allège.Arrivé: — Rosemount.Sault Sainte-Marie, Ont., 12.— Montent: — Beaverton, Scottish Hero, Acadian, 7.40 p.m.; Arabian, 2.35 a.in.; A-mes, 4.45 am.; Midland Prince, 9.05 a.m.; William Scranton, 10.55 a.m.; Mc William, 11.30 a.m.; City of Montreal, Athabaska, Newona, 4.10 p.m.; G._R.Crowe, 5.20 p.m.; Saronic, 6.55 p.m.Descendent: — L.B.Miller, 3.15 p.W.L.Brown, 8.50 p.m.; John Stanton, 9.40 p.m.; E.J.Buffington, 10.30 p.m.; J.G.Butler, 11.10 p.m.; Gen.0.M.Poe, 11.50 p.m.; Henry Phipps, 12.45 a.;n.; il.H.Rogers, i.30 a.m,; Empire City, 2.10 a.m.; Harvard, 3.25 a.m.; W.P.Palmer, 4.20 a.m.; Meac'i-am, 9 a.m.; G.W.French, 9.15 a.m.; Turret Court, 7.35 a.m.; EN ROUTE POUR MONTREAL Mount Royal.Londres.16 juin Ramore Head.Swansea .1 juillet Barcelona.Rotterdajn .3 juillet Sicilian.Londres .4 juillet Canada.Liverpool .4 juillet •bonteziima .Anvers.5 juillet Lake Michigan.Londres .6 juillet Nyanza.Antilles.fi juillet Iona.Newcastle.7 juillet Lake Manitoba.liverpool .7 'juillet Laurentic.Liverpool .8 juillet Hesperian-Glasgow .8 juillet LES ARRIVAGES $13.00 à $14.00 $12.00 à $12.50 à 10.50 à.9.50 à 8.50 10.00 9.00 8.00 Paquebots A Arabie.New-York .Kaiser Wilhelm der Grosse.New-York ., Mauretania.Liverpool .Winifredi&n.Liverpool-.Minnewaska.Londres .Oscar II.New-York .Ancona.New-York , Prinz Oskar.Philadelphie Cymric.Queenstown Furnessia.Glasgow .Mauretania.Liverpool .Kronprinz Wilhelm.Brèmes .Barbarossa .Brème# .Cleveland.Cherbourg .De .Liverpool .Brèmes .New-York .Boston .New-York Copenhague .Gênes .Hambourg .Boston .New-York .New-York .New-York .-New-York .New-York FEUILLETON DU "DEVOIR " Beau Casque par ERNEST DAUDET C 24 ( Suite! Peut-être, en des temps plus calmes, Mme de Ruquetnare se- fût-elle préoccupée de la vivacité avec laquelle ces jeunes coeurs s’attachaient l'un à l’autre.Mais si, d'une part, elle avait conçu pour Gaston, pour sa précocité, pour sou Intelligence, pour son caractère, la plus haute estime, et si sur cette estime Hait greffée uuo ineffaçable gratitude, tl ’autre part, il restait à ses yeux un jeune homme de classe inférieure dont les services méritaient une récompense, mais qui ne pouvait s’élever jusqu’à il-le.Elle était bien loin de prévoir la transformation que subirait dans l’a-venir le lien déjà si fort qui s’était formé entre Marie-Thérèse et lui.Cette transformation n’était pas visible enco-rs, elle n'était pas même commencée., Des yeux plus attentifs que ne pouvaient être le# siens en ce moment l’auraient prévue, et un peu plus de vigilance eût été le résultat d’un peu plus d'attention.Il n'en fut rien, et les épanchements de Gaston et de Marie-Thérèse, durant ecs jours, revêtirent un caractère passionné qui révélait déjà l’indeitructibilité de leurs sentiments.Tout en piéparant en secret la fuito de Mme de Ruquemare et de sa fille, Hervas, pour mieux cacher ces préparatifs et empêcher qu'on ne les soupçonnât, s'attachait à ne rien changer à sou ordinaire train d'existence.Depuis qu'il habitait avec Gaston, elle était restée toujours la même, en partie visible pour tous, eu partie cachée.Ce qu'il en laissait voir le montrait comme un brave homma qui subissait sans se plaindra, et aoumis aux loia, las malheurs qui l’avaient contraint àchan ger d état, et qui s’accommodait taut bien que mal de .-a situation nouvelle.Il se rendait utile dans la maison de son jeune and.Gardien de l’abbaye placée sous séquestre, il y allait tous les jours.N’ayant nu obtenir que les bâtiments incendiés fussent répares, il s appliquait à prévenir des détériora tiens nouvelles.Il veillait à ce que les locaux qui avaient échappé au feu restassent fermés et à ce que le cloître et la chapelle, malheureusement dévastés, n achevassent pas de tomber on ruines I! était secondé dans cette tâche par les fermiers qui cultivaient les terres dépendant de l’abbaye et qui étaient également chcrgés de la surveillance de ces lieux abandonnés où il venait à toute heure, mais qu’il n’habitait nas Voilà ce qu’il laissait voir de sa vie.Dans ce qu'on n'en voyait pas, sc retrouvait l’ancien religieux.Quoique chassé de son cloître, il restait fidèle à ses voeux, et, dans la mesure où il lo pouvait ,11 pratiquait la règle de «ou Ordre.Après la fermeture de l'abbaye, les habitants de Haequetot n’ayant plus d’église.Ilarvas avait arrangé pour eux, dans une des salles du château et grâce à la générosité de Mme de Ruquemare, une chapelle où, chaque dimanche, le curé d'une paroisse voisine venait célébrer l’office divin et où lui-même venait prier tous les jours.Mais, après In promulgation de la Constitution civile du clergé, il fahut en —La campigne politique va se faire durant la vacance surtout.Pour être bien renseigné, il vous faut donc le “Devoir.” Trois mois, du 15 juin au 15 septembre, pour 50 cents.supprimer l’usage périodique.Elle n'aurait pu être desservie que par un prêtre assermenté, et il parut à He-vas que mieux valait la fermer que d’y laisser entrer un renégat Toutefois, l’accès n’en fut interdit qu’en apparence.Elle se rouvrit secrètement.Plusieurs prêtres réfractaires a‘u serment constitutionnel vivaient cachés dans le pays.Grâce à eux, les initiés eurent la consolation d’entendre souvent la messe.(Jette organisation mystérieuse .lu culte proscrit absorbait une grande partie du temps d'Hervas, et c’est ce côti de son existence quo connaissaient sen lemont ceux des habitants de Haequetot auxquels il avait cru pouvoir se confier, Bientôt, du reste, le maintien du culte devint plus difficile.Lo zèle des fidèles no s’était pas refroidi; mais ils redoutaient d’être surveillés et suspectés.Chez la plupart, la peur fut plus vive que la foi.Telle était la situation au moment où Mme de Ruquemare venait de se décider à partir, à l'instigation d'Hervas.Tremblant pour elle et redou tant que Luyster ne parvint à amen ter la population contre cette noble femme, il lui semblait que lorsqu'elle serait partie il serait délivré d'u,i grave souci.On était arrivé a la veille de nette fuite libératrice.11 avait été décidé que, le dimanche qui précéderait lo départ de Mme de Ruquemare, une messe serait dite dans la petite chapelle du INDUSTRIE LAITiERB FROMAGE Be TEat .11c à 11c l-i Da l’Ouest.Ile 3-8 à lie 1-2 BEURRE Crémerie, nouveau .21c 1-2 à 22c PRODUIT?DE LA FERME OEUFS Strictement à la coque .-Jic i-o à.22C pu Oeufs, No 1.18c 1-2 à 19c 1-2 Oeufs, No 2.17c 1-2 à ISc MIEL .Uc à 13c .08c à 10c .OTc à Obo .Of»c PRODUITS DF L’ERABLF Sirop d'érable en boîte.7c à 7c 1-2 Sucre d’érable, la livref 8e 1-2 à 9c 1-2 HARICOTS Le boisseau.$1.80 à $1.85 Au wagon.1.70 à 1.75 POMMES DE TERRE Green Mountain, au wagon.$1.20 à $1.25 Patates canadiennes ( nouvelles), la poche .1.40 ft 1.50 I>E FOIN Extra, No 1, .Extra No 2 .Ordinaire, No 2 .No 3.Luzerne, mixte.LE MAIS Mal s américain, No 3, jaune, ù.62c 1-2 à 63o L’AVOINE Canadienne, No 2, de l’Ouest .-fie 3-1 à 42c Extra No 1, pour fourrage.41c à 41c 1-4 No 3, de TOucat .40c 1-2 à 40e 3-4 Blanche, No 2.ML à 40c 1-4 Blanche, No 3.39e 1-2 à 39e 3-4 Blanche, No 4.38c 1-2 à 38c 3-4 LA FARINE Manitoba, patentes blé do printemps, premières.$5.30 Secondes.4.80 Patentes, blé d’hiver , .4.00 à 4.75 Manitoba, forte.4.60 Straight rollers, 90 pour cent.4.10 à 4.25 Straight rollers en sac.1.80 à 2.00 Extras.1.60 à 1.70 - iSUES DE BLE Son Ontario.$20.00 Recoupes .$22.50 à 23.00 Son de Manitoba .20.00 à 21.00 Recoupes.23.00 Aloulêe pure.$30.00 à 31.00 Moulée mêlée.25.00 à 28.00 AVOINE ROULEE Avoine roulée, le baril *1.55 Avoine roulée, le sac.9,15 Maïs roulé, lo baril .$1.10 à 3.20 LE BETAIL A MONTREAL SYSTEMEdeCHEMIN FERnuGR&NDTR0N Le trein de 10.30 #.m, eat le treln de nuit populaire entre 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1-2 Seau de bois, 20 Ibs.Ncî, doublure par-chemin .10c 3-4 Seau en ferblanc, 20 Ibs.brut 10c Caisses 10 Ibs.Tins.60 ibs.en caisse rouge, la livre.10c 3-4 Caisse 5 Ibs.Tins 60 Ibs, en caisse rouge, la livre.10c 7-8 Caisses 3 Ibs.Tins 60 Ibs, on caisse rouge, la livre .lie Saindoux en carré d’une livre en caisse.11c 1-4 SAINDOUX COMPOSE Tierces, 375 livres.9c 1-2 Boites r> Ibs.Net, doublure parchemin .nc5_g Seau de bois, 20 Ibs, net .10c Seau en ferblnnc.2(1 Ibs.brut 9c 1-4 Caisses 10 Ibs, Tint, 60 Ibs.cn caisse bleu .10c Caisses 5 Ibs, Tins, 60 Ibs, en caisse bleu.10c 1-8 Caisses 3 Ibs.Tins, 60 Ibs, en caisse bleu.10c 1-4 Briques 60 Ibs en caisse, pqts.1 livre.10c 3-4 VIANDn SALEE Bacon vert, flancs.lie Bacon Long Clear, léger.12c Bacon Long Clear, pesant .10 l-2c DE NEW-YORK AU HAVRE PARIS (France) Départs tous les jeudis ft 10 a.m.Juillet 13 , , .Juillet 20 .Juillet 22 .Juillet 27 .Août 3 .Août 10 Renseignements, GENIN, TRUDEAU S-CIE., agents généraux pour le Canada, JJ.rue 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octobre.DATE DE L'EXPOSITION DE WINNIPEG du 11 au 22 Juillet Excursions de Colons A Manitoba, Saskatchewan et Alberta juillet, et chaque ‘Jéine mardi, en-*uite jusqu’au 19 septembre.Billets bons nouf 60 jours.BUREAU DER BILLETS 218 rue fit Jncqum».Téléphone Main 8732-37.'{3 ou aux gares Vigcr ou de \H rue Wind- Nouvelles locomotives Le Canadien Nord vient de donner ft la Canada Foundry Co.uuo commanda pom 20 locomotive» qui devront être terminées cotte année.Le omît du la commande s’élève n $300,000.Les premières seront terminées au mois d’août, chacune pèsera 110 tonnes.A NOS AMIS Le “Devoir” est outillé pour faire des impressions dans tous les genres Ouvrage garanti.PROVINCE DE QUEBEC, District! de Montréal, Cour Supérieure, No 303t.•1.3’.R.Laurendeau, demandeur, vs.1.Jautct, défendeur.Le 21èm« jour d!) juillet 1911.à dix heures de 1’avant midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 351 rue l'rovidence, en la cité de Montréal, seront vendus par au.turité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en un char-automobile.Conditions;, Argent comptant, J.f4, Lavery, H.O'.S.Montréal, .11 juillet 1911.Cent cinquante familles échappent aux flamme: ehûteau.On n'avait averti qu’un petit nombre de fidèles.ils furent exacts à ce pieux et matinal rendez-vous.La nuit finissait à peine et quatre heures sonnaient lorsque le prêtre monta à l’autel.Hervas et Gaston servaient la messe.Mme de Ruque-mnre et Marie-Thérèse étaient au premier rang des assistants.Presque tous communièrent, et, pour recevoir l’Hostie sainte, Gaston s’agenouilla auprès de sa petite amie.Le moment n’était pas propice aux longues cérémonies, et comme il importait que chacun fût rentré chez soi avant l’entier épanouissement du jour, l’officiant se borna.la messe finie, à de brèves exhortations.Comme on sortait, Marie Thérèse dit à.Gaston : —J’ai bien prié pour toi.Et moi, j ai prié pour vous, chère Marie-Thérèse, répondit-il.Ils ne disaient rien qui ne fût vrai, ï.e moment solennel qui venait do les associer dans un plus ardent élan de foi imprimait une force indestructible à leur attachement.Ils en étaient comme électrisés lorsqu’au seuil de la chapelle ils sc séparèrent après s’être promis de so revoir dans lft journée.Quoique sa nuit eût été.plus brève que de coutume, Gaston avait l’Aine trop agitée pour songer à aller dormir.Il avait besoin d’air et de mouvement, et comme Hervfts allait se rendre à l’abbaye, ainsi qu’il le faisait tous les jours, il décida de l'accompagner.Ils s'engagèrent dans le chemin | qui descendait vers 1» mer.I Le jour se levait ; des brumes légères voilaient encore l’azur du ciel.Mais j sur 1 horizon, des reflets d’or annonçaient le soleil.Soils ses premières lueurs, l’océan déroulait su nappe sans I fin, et, peu à peu, les vagues ourlées i d écume sc chargeaient d’étincelles.Marchant d’un bon pas, les deux pié-j tons furent bientôt en vue du but de leur course.Au moment d'y parvenir j la masse lourde des constructions de l'abbaye s’offrit à leur regard.Elle ne ¦ ressemblait plus à ce qu'elle a'ait été autrefois, avant l’incendie.Le temps ! qui s’était écoulé depuis avait complété la transformation commencée par le feu.Sur la toiture effondrée de Té-• glilie et sur scs murs noircis, déchiquc-! tés à leur crête, le lierre avait poussé, i 11 couvrait les ruines d'un manteau de j verdure et en atténuait l'horreur, com-; me si la nature eût voulu effacer la 1 trace du crime commis par lH main des i hommes.Mais elle ne pouvait en effaner le souvenir de In mémoire de ceux qui en avaient été les témoins.Hervas eut le cœur serré en constatant une fois de ! plus les ravages dont souffert ' son cher couvent.Quoique accoutumé à les voir, il en souffrait toujours au»-| si cruellement.Il dut sc faire violence pour ne pas trahir sn douleur, j Le gardien qu’il avait mie en son lieu et place habitait un petit pavillon à droite de la grille.Il n’était pas encore levé et les fenêtres de sn domeu- ( hicago, 12.— t ent cinquante fnmil les ont du se sauver dans la rue hici matin parer qu'un incendie s’était dé clave oans la vaste maison de rapport Norwood , sise à l'angle de la 30èmr avenue et de l’avenue Indiana.Peu\ femmes ont ete blessées comme en les enlevait, de leurs appartements.Ln pertes sont d’environ 8100,000.re étaient closes.—Ne nous hâtons pas de le léveilk dit Hervas a.Gaston ; e est.aujot d'hui dimanche, jour de repos.Je | donnerai mes ordres tout à l’heure.A l’aide d’une clé qu’il portait, s lui.il ouvrit la grille, alla tout Hro vers la chapelle où son compagnon lui pénétrèrent.Le'lierre qui rouvre les murs flu dehors a'à't poussé nn il dans ses tiges flexibles elmrgées c feuilles.Lllcs s'allongeaient caprieic sement do tous côtés et jusqu'au fai du bâtiment, où, prenant son poil d appui sur des poutres calcinées q s’y trouvaient encore, il était en 1rs de.substituer à la voûte détruite ui voûte do feuillage, mouvante et porc de trous par lesquels le jour passait.Hervas et Gaston ne firent que tr verser |ft chapelle, et par la sacrist ils gagnèrent le cloître.Là encore, le barbares avaient laissé les traces c leur passage.Les colonnes renversée les statuettes brisées, les sêpultur violées jonchaient lo sol de Inns d bris, et de toutes parts lo lierre ava mis sa parure.Mai* ee n’est pas spectacle de cette dévastation à I quelle ses yeux étaient accoutumés qi brusquement cloua Hervas à l'cntii do cc cloître ravagé, (A suivre) V LE DEVOIR, Mercredi, 12 Juillet isn.t Courroies Raccourcies COURROIES SANS FIN Réparations faites de nuit ou de Jour.D.K.MCLAREN, Limitée, 351 RUE ST-JACQUES CALENDRIER JEUDI, LE 13 JUILLET 1011 S.—naelet, pape; martyr.Lever du soleil: 4 IL 23; coucher du soleil: 7 h.4(i.Lever de la lune: 9 u.41 s.; coucher de la lune: 5 h./o7 ni.PLEINE LUNE.TEMPERATURE Les libéraux sont furieux à Ottawa (Spécial au “Devoir”) Ottawa, 12.—Les libéraux d’Ottawa sont furieux de ce que le maire Hopewell a refusé de lire une adresse à Sir Wilfrid au nom des citoyens d’Ottawa.Le maire a déclaré “que pour la population d’Ottawa, Sir Wilfrid est un citoyen comme un au tre, et que la ville ne lui doit rien.On n’a fait aucune démonstration à M.Tt.L.Borden, et il n’a pas de raison d’en faire une à Sir Wilfrid qui a moins de popularité ici que le chef de l’opposition,” Notes de l’Hôtel de Ville Aujourd’hui Maximum .date l’an dernier.Aujourd'hui Alinimum.Même date l’an dernier.Baromètre,: 8 h.matin, h.malin, 29.88 : Midi.LE TEMPS ytML FERA Beau et chaud.29.89 88 82 «7 65 11 ¦29.' La reprise des séances aux Communes Le gouvernement croit bon de prendre ses précautions pour protéger les députés contre les atteintes de la chaleur (Service spécial au Devoir) Ottawa, 12.—Reprendre les séances des Communes le 18 juillet, ' au plus beau milieu de la vague de chaleur torride, voilà qui ne sourit guère au gouvernement.Tout de même, il faut bien s y résigner, I puisque l’opposition rua pas voulu se soumettre à l’acceptation en bloc i et à l’aveuglette des propositions de la droite.La gauche a préféré An Teni|ple du Travail, salle No L j étudier soigneusement les questions publiques, en dépit de la grande L’Union 93 des charpentiers en_ ter, (,|lfljeur) IlUjS(llI’jl y Va de l’intérêt des électeurs et du pays en général.Le gouvernement voyant que la gauche n’entend pas se laisser imposer la clôture des Chambres à eotirte échéance, a cru bon de prendre ses précautions contre l’atteinte de la chaleur.C’est ce qui explique qu’on a installé d’innombrables éventails électriques qui—comme le dirait.I).A.Lafortune -chasseront'devant eux un air frigorifique saturé au contact de blocs de glace réfrigérante et vaporeuse! Ce sera délicieux, et tout le monde sera de belle humeur, l/hon.M.Fisher, le grand chef de, la Ferme Expérimentale, est d’avis que les vaches du gouvernement—ceci n’est pas au figuré — soient mises à contribution, et qu’elles fournissent en abondance le lait et la crème, afin qu'on puisse faire une généreuse distribution de crème à la glace.Ce sera exquis, elles députés s'en lécheraient, les “babines” jusqu’aux oreilles.On sc propose dà ne pas permettre de trop chaudes discussions, de Un bon compagnon est indispensa-1 qllc ]a des J ailleurs de pierre.—Salle Dûment: l’Union 14 des mon-tent's en chaussures de la l .H.IV.Au Temple du Travail : Comité exécutif du Conseil ¦.Section des Etiquettes Unionistes ; Conseil en construction.-f- Le Devoir en vacances la compagnie du ble en vacances.Assurez-vous “Devoir”.Vous l’aurez pour 50 cents, du 15 juin au 15 septembre.Jeunes gens, jeunes filles, donnez votre nom tout de suite.Le “Devoir’’ récréé, instruit, stimule.Abonnement t|e vacances, 50c.Adresse : Le “Devoir” 7IA rue St-Jacques.Montréal.La campagne dans Drummond que [/approvisionnement de glace coûtera par jour, environ cent cinquante dollars, et, elle devra être fournie par des amis du gouvernement, afin d'assurer.son irréprochable pureté.Victoriav pas être ille, 12.Gilbert n’entend surpris par les prochaines élections.Dimanche, il tiendra trois assemblées : à Warwick, Victoriaville et Arthabaskaville.Il scia accompagné de ATAT.Armand Lavergne, Tancrè de Abirsil et J.H.Rainville.DEUX VILLAGES ANEANTIS Les feux de forêts réduisent en cendres Ausable et Oscoda, dans le Michigan.Nombreuses pertes de vie Changement ecclésiastique l.e Rév.Orner l'erron.curé de St Rémi d’Amherst, Ont., a été nommé nuré de Plaisance dans la mémo pro vince.ii la place de M.l'abbé J.B.Razinet.Jambe fracturée Joseph Petit qui travaillait ce r.afin mr les quais s’est fracturé une jambe.On manda l’ambulance de l’hôpital Gé nérat aù le blessé fut transporté.Petit demeure angle des rues Colborn et Common.flammes ; (Spécial an “Devoir”) Fast Pavva».Midi., 12.—Les villages de Ausable et Oscoda, situes l’un en face de l’autre, sur la rivière Ausable, dans l’Ktat du Michigan.ont été complètement anéantis, la nuit dernière, par les feux de forêts.La grosse majorité des habita nts a dû périr dans les on fi a aucun détail précis à ee sujet.Le feu qui fait rage dans les forêts du Michigan, est l’un des plus terribles que l’on ait vus jusqu’ici.Des centaines de personnes chassées par l’incendie ont- pu se sauver sur un caboteur, le "Kongo, qui se trouvait dans le port et elles sont arrivées ici sain et sauf D’autres ont pu échapper à la mort en se sauvant, sur les trains.Des rapports parvenus d’Alpena et Boyne City disent que les feux de forêts font rage dans leur région et que plusieurs campements se trouvent entourés par un véritable mur de flammes.La Musique.Les concerts en plein air commencent ce soir dans les pares.La Musique de Montréal donne le premier concert à 8 hearps au parc •Jeanne-Mance.Demain soir, ce sera le tour de l’Harmonie qui jouera au Parc LaFontaine.Les bidons à lait.Les inspecteurs municipaux du lait ont encore saisi ce matin deux bidons bouchés avec du savon.Le Dr Mc Carrey *dit que c’est une chose commune.Depuis un mois, on a saisi deux cents bidons qui, pour la plupart étaient raccommodés avec du savon.Le square Béllerive.A la suite d’un incendie qui s’est déclaré samedi dans les pilotis de soutènement de la plateforme du square Bellerive, M.Chaussé, directeur municipal de la construction a interdit la circulation à cet endroit.M.Chaussé a fait son rapport à M.Bernadet, surintendant des parcs et squares qui recommandera aux commissaires de construire un mur de béton le long de la plateforme et de remplir la fosse ainsi créée avec de la terre.On ferme l’hôpital.L’hôpital temporaire des varioleux établi dans l’ancien logis du gardien au terrain de la rue-Moreau a été fermé, les malades qui y avaient été hospitalisés étant tous guéris.On ên a fait la désinfection ce matin.Quant aux travaux de recons-truetion du nouvel hôpital, ils marchent très lentement, nous dit-on, à l’Hôtel de Ville.On n’a pas encore terminé la démolition du vieil édifice.Les salaires.MM.les commissaires Ainey et Dupuis étudieront avec le contrôleur municipal des finances, la question de la distribution, de ce qui reste des .+25,000 consacrés par le budget à l’augmentation des salaires et aux nouveaux engagements.Les pavages.Les pavages à la journée sont commencés et la ville a mis des ouvriers dans les avenues du Mont-Royal et de l’Hôtel de Ville, dans la rue Cathédrale et le square Victoria.A 1 Jteure, on a mis le pic dans le macadam de la rue Saint-Antoine.COLONIAUX INDIGNÉS DU TRAITEMENT DE KITCHENER On n’a pas permis aux troupes du Canada et des autres Dominions de prendre place dans les processions LES 'OLDATS, QUI PORTAIENT PRESQUE TOUS DES MOUSTACHES, SE SONT RASES.Assemblée remis!: Ottawa.12.— L’assemblée des membres du Board of Trade qui devait avoir lieu cette semaine, pour dmeutet la quewtion de remplacer le mode actuel do gouvernement piviqne, par une com-mission, a été remise au mots de septembre.Le projet sera fond, et une campagne aussitôt.alors discuté ô, commencera Le Toronto Star publie la dépêche suivante: Québec, 10.— “Nous sommes allés pour nous faire voir; on ne nous a permis que de voir.Cette phrase résume le sentiment de profond désappointement dont sont animés les membres du contingent de la milice canadienne qui sont rentrés samedi des fêtes du couronnement du roi Georges.-Le désappointement vien de ce que lord Kitchener n’a pas voulu permettre aux contingents du Canada, de la Nouvelle-Zélande et du Sud-africain de prendre rang dans les processions qui ont eu lieu à l’occasion du couronnement.Cette moquerie de la fierté militaire des colonies britanniques d’outremer contraste singulièrement avec l’attitude prise lors du Jubilée de la Reine, en 1897.A l’occasion de ces fêtes, les représentants militaires du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et de la colonie du Cap eurent maintes fois l’occasion de paraître en corps dans les manifestations, et la semence d’enthousiasme impérial porta pour fruit U dévoùmont d’un grand nombre de Canadiens quand, deux ans plus tard, éclata la guerre Sud-africaine.ON IGNORE LES DOMINIONS Cette année Kitchener avait le com mandement—Kitchener, l’hom me sans imagination impériale— et comme résultat on a complètement ignoré les Dominions, dans l’organisation de la procession.Le Canada avait délégué, avec :o:- BOURSE DE MONTREAL son contingent militaire de 71b hommes, un détachement de 80 gendarmes à cheval, sa brigade navale et la compagnie des Cainero-nian Highlanders, de Winnipeg, soit en tout plus de 800 hommes, et cela aurait fait une admirable réclame pour le Canada s il leur avait été donné de se faire voir en corps.Au lieu de cela, quelques-uns d’entre eux furent alignés autour du monument de la reine V ictoria, (T’atitres furent placés en sentinelle ici et là, et seulement 40 membres du contingent purent paraître dams la procession, apparemment parce que Kitchener avait décidé de ne mettre en évidence qu’un choix des troupes coloniales.pratiquant ainsi sa politique qui a toujours eu pour caractéristique un profond mépris pour les “coloniaux.” GENEREUSE HOSPITALITE Les “coloniaux” du Canada n'ont qu’à se féliciter de la généreuse hospitalité dont ils ont été l’objet de la part du peuple anglais en général, mais ils n ont qu’une indignation intense à l’égard de lord Kitchener à cause de la manière avec laquelle il a “boycotté” les troupes d’outre-mer, une indignation qui est partagée par leurs frères de la Nouvelle-Zélande et de l’Afrique du sud.Kitchener est peut-être assez bon pour commander les troupes de l’Egypte ou de l’Inde, mais il n’est pas l’homme qui puisse avoir quelque autorité sur les soldats des Dominions autonomes, si l’expérience qu’en a faite le contingent canadien sert à quelque, chose.jy- L.g.neatiS'-i ft Cte.courtiers, 104 ruo S.-Françdà-Xavier, nous four-nissent le rapport Ruivant à 12-30 Urs.p.m.— STOCKS Vend Ach.STOCKS Vend V- t Am.As’tos q *' pf(l.Bell Tel Co HH B.C Pk.As “ F.pfd.• nj 145 ' 88 60 lüi *>2 H2J H5 014 B.T ak# As.M pld.• • B.Co F.N." pfd.- Cati.Car.6^ *• pfd.-02 4 Can.Cem.—Â “ pfd.Wè Ca.Couver Can.C.Rub — “ pfd.Can.G.Él.Can.Pac.-J2 -41 *• pfd.Crown Res 3.20 3.26 Dét.El Ry.7*24 Dom C.Co.66 “ pfd.• Dom.S.Cor.; 41 pfd.• ¦-Dom Park.'0 Dom.T C.101* pfd.Québec Ry {Ta.15 I 12 R.&O.N.C Latir.rap.• '•-7 " pfd.Mack Cm.•• • 44 pfd.Mex.L.&P.44 pfd.M.& S.-P.44 pfd.M.L.H.&P.Mt.Cotton.Mt.L.& M.Mt.St.Ry.Mt.St’l.Wk 14 pfd.Mt.T’gh.C- HS K i pissing.10.TT J Nor.Ohio.• • • • North Star n.s s.&ei.44 pfd.721 Ogü.M.Co.6ôi “ pfd.____ Ott.L.A P- STi Ptn.Mfg.C , .Pen’s Ltd.6‘.)i M P.fd.Porto Rico 81 141 ifiH mi w> 226 UH 99 m i 47 70 58 D.S S.& A.44 pfd.Dul.Sup.H.Elec.Ry Ha r.Klec, i “ pfd.111.Trac.pd; In.C.Corn.44 pfd.Int.C.R C.JL.of.Wd.C.“ pfd.96 70 141g .143 62* 119 1118 180 115 61 un Rio Jan.L ;Sao Paulo.jSh.W.& P.S.-John Ry i Toledo Ry.Tor.Ry •• Tri.City pf Twin City.W.India.Winn.Ry.235 Wind Ht’l .8 152 103 79} m J671 1562 !42î 125 145 i 48 98 ' 125 ’ üft ’ r 67'* 8- til 118* < m 178} i ll\i j ft 15! S > 23t| NAISSANCE DENIS.— A Montréal, le 28 juin 1911, l’épouse de M.J.¦ • Denis, un fils, baptisé Joseph-André.Parrain et marraine, M.Limoges Li-guère et Madame K.Giguère, onde et grand’mère de l’enfant.Commission des Chemins de Fer La Commission siège à Montréal.Plusieurs demandes et plaintes Secousses sismiques (Spéoinl au "Devoir’’) Washington, l'2.- Le sismographe de (’université de Georgetown a enregistré la nuit dernière, des secousses sismiques qui ont dure près de trois heures.On a pas été capable de déterminer où les tremblements de terre s’étaient produits.L’Allemagne au Maroc Londres, 12.— Une dépêche venant do Cadix, communiquée par l'agence Renter, dit que huit navires de guerre allemands croisent actuellement au large des côtes du Maroc.UNE CONTRAVENTION Les Commissaires avaient maintenu leur défense de tirer des feux d’artifice pendant la démonstration d’hier Malgré la défense formelle des commissaires de tirer des feux d’artifice pendant Iq démonstration d'hier soir, on a tiré des piè-ie< pyroteehniques du toit d Mno maison qui donne sur le square Vigor.Sur un rapport du directeur im> nieipal de la construetion, les commissaires avaient pris cette sic.la semaine dernière, car déci- ils ne voulaient pas que la ville sjoit poursuivie et condamnée à payer des dommages, comme c’est arrivé en 1908.Le comité de la réception demanda aux commissaires de rescinder lot."., résolution, mais le bureau refusa.M.Chaussé écrivit à M.S Letourneau, un des organisateurs pour lui faire part de la décision des commissaires et donna copie de cette lettre au chef Campeau.La pierre à bordure.Le maire-suppléant G-anviu, a signé le contrat pour lecpiel la pierre à bordure sera posée par la "Montreal Ship Lining Co.” f.i s traverses à niveau.La ville a réaffirmé devant la commission des chemins de fer sa volonté bien arrêtée de ne pas laisser construire de voie ferrée avec passages à niveau sur son territoire.En conséquence, -M.Malice.président de lafteoramission, est allé ce matin .avec le commissaire Wankiyn et l’ingénieur Howard, visiter les terrains où passera la voie de la compagnie Lachine, Jacques-Cartier et Maisonneuve, pour voir où il faudra mettre des tranchées ou des ponts.La commission des chemins de fer siège à Montréal depuis hier, elle se compose du commissaire en chef M.Mabee et de MM.Bernier et McLean.La commission a re minateurs.MM.Léo Pelland Georges Lévesque, Stnaï Lamarre et Antonio Mandeville ont subi victorieusement ces deux exa mens.Honneur et félicitations à ces quatre jeunes lauréats et à l'Institution qui les a formés I Réciprocité et Préférence Londres.12.— Le “Morning Post’’ déclare que si le traité de réciprocité est ratifié la nécessité de la préférence impériale deviendra de plus en pius impérieuse.Seulement en fortifiant les liens entre le Canada et la Mère Patrie sera-t-il possible de réprimer ies forees tondant à pousser le Dominion vers les Etats-Unis ?L’accident de Bridgeport (Spécial nu 'Devo’V’) DÉCÈS A M0NTRÉAI Emilienne, .11 mois, enf.de J.B.LA BELLE, charretier, rue Workman, 164: Paul, 2 mois, enf.d’Edmond TANGUAY menuisier ,rue Parthenais, 1321 : Wilbrod, 2 mois, enf.de J.B.FOR Cl ER,‘épicier, rue Saint-Ferdinand, '2 ; Jeune, 2 ans, enf.de Jos.BERTRAND journalier, rue Lasalle, 212; Lorette, ! mois, enf, de Wilfrid CHOQU-n.i TE constable, rue Logan, 1424; Loui: POULIN, 56 ans, capitaine de police rue Papineau, 742; Hortense, 4 mois enf.d’Alphonse LECLERC, voyagent de eomnrerce, rue Albert, 69,8; Zéplii-rin LEGER, plâtrier, rue Saint-Philippe, 253; Jean-Paul, 10 mois,enf.d’A.-phonse CATTON_ entrepreneur, Pointe, aux Trembles, Que.; Euciide LAVER-DURE, 53 ans, journalier, rue Dufresne, 292; Maurice, 7 mois,enf.de Jos, MARTINEAU, marchand, rue Sainte Catherine, 721, est; Beaupré, 6 mois enf.d'Alfred BEAUPRE, commis d’as-suransce, rue 'Eméry, 21; Rolande, Iti jours, enf.d’Alexandre MORISSETTE.boucher, rue Dufferin, 159; Magdelei-mo, 2 mois, enf.d’Anselme JACQUK-LIN, machiniste, rue Beaudry, 399 ; Lucien, 1 an, enf.d'Emile CORBEIL, menuisier, rue Centre, 834; Marguerite, 4aiis, enf.de Wilfrid LEFEBVRE, commis, rue Saint-Hubert, 2242; Cor* délia, 1 an, enf.d’Ovila LOVER, journalier, Woodland Park,2 39 ; Jeanne, 7 mois, enf.de Georges BOUCHARD, conducteur do tramway, rue Clarke, 560; Roméo COLLIN, 22 ans, commis, rue Sainte-Catherine, 1576, est; Germaine, 5 mois, enf.d'Arthur CHAR-TRAND, maçon, rue Casgrain, 704 ; Réné, 8 mois, enf.de Rosario PLEAL, muiscien, rue Hôtel de Ville, 82; Albcr-tine, 4 ans, enf.de Joseph GAGNON, menuisier, rue Beaubien, 226; Lucien, 4 mois, enf, d’Adrien BUISS1ERE, constable, rue Maisonneuve, 306; Magdeleine, 6 «us, enf.d'Aimé DE TILLY, cultivateur, ruo Simard, 1148; Roméo, 2 mois, enf.do Théodore ROUSSEAU, journalier, rue Beaudoin, 108; Albert, 10 mois, enf.de Wilfrid MARTINEAU, journalier, rue Pacifique, 38; Geo.-K tienne, 3 mois, enf.d’Alphonse CHAH- Rridgoport.Conn.12.— Dans loi deux hôpitaux de 1« ville il y a qua ranto-oinq victimes du déraillununt, survenu au viaduc hier.Douze décès ont été enregistrés mais l’on crAt que tous les blessés reviendront à la santé.Quat re cadavres n'ont pas encore été identifiés.Les autorités ont parait-il ordonné l'arrestation de certaines personnes que l'on ne veut pas désigner.Ce matin l'équipe d'ouvriers employée an dé hlaiement des débris avait terminé sa tâche.BONNEAU, imprimeur, rue otro-Da-me, 2097, ouest; aurence, 2 mois, enf, do Ls.Philippe FORTIN,»barbier, rue Centre, 250; Célanire Ripeau, 01 ans, femme d’Alfred GUILBAULT, menuisier, rue Désory, 340; Gérard, 0 mois, enf.d’Ernest LECLERC, contremaître, rua Lasalle, 447; Maimey, 4 mois, enf.de Philéas CLOUTIER, eignrier, rue Buljcr, 103; Marie Martineau, 83 an», femme de Cyprien M AG EAU, ferblantier, ruo Orléans, 187; Eugénie Lebrun, 29 nns( femme d'Adélard LEMIEUX, journalier.
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