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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 17 juillet 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1911-07-17, Collections de BAnQ.

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k DEUXIEME ANNEE—No.165 MONTREAL.LUNDI 17 JUILLET, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA EX ETATS UNIS.93 00 CNION POSTALE ., .*.$6!00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .* .91 50 CNION POSTALE 92.00 LE DEVOIR Rédadti^n et Administration i 71a f.!?.SAINT-JACQUES ^.v* ,>\dMTREAL.TELEPHC % S ï ADMINIS’i %.riON: M«m 7461 REDACTION: Main 7460 Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l p LA CONFERENCE IMPERIALE TX LA DÉCLARATION DE LONDRES C est la Déclaration de Londres qui a fourni à M.Laurier l’occasion de prendre sur la politique étrangère de l’empire, l’attitude étrange qui lui a valu les critiques de la presse impérialiste d’un peu partout et les louanges dithyrambiques des journaux ministériels de Québec.Très peu de ses critiques et de ses panégyristes se sont d’ailleurs donné la peine d’analyser cette attitude et de la faire connaître au public sous son vrai jour; et pourtant elle mérite une attention particulière, car elle peint mieux que toute autre le rôle que M.Laurier a joué à la conférence et sa conception actuelle des relations impériales.# # # On connaît l’origine de la Déclaration de Londres.A la dernière conférence de La Haye, en 1907, on a constitué un tribunal international des prises de guerre.C’est une véritable cour d’appel mondiale, à laquelle pourront être déférées, en dernière instance, les décisions rendues par les conseil ou cours des prises des nations belligérantes.Les membres de ce tribunal seront désignés par chacune des puissances maritimes: Grande-Bretagne, Etats-Unis, Allemagne, France, Autriche-Hongrie, Russie, Italie.Espagne, Japon, Hollande,’et même par quelques petites puissances qui n’ont aucune flotte, comme la Suisse, la Servie, etc.— en tout quinze délégués, si je ne me trompe.Avant de constituer le tribunal, les puissances ont décidé de refondre les règles du droit maritime en temps de guerre, entre autres la Déclaration de Paris, de 1856.Les plénipotentiaires des dix puissances maritimes se réunirent à Londres, en décembre 1908 et dressèrent un protocole, en date du 29 février 1909, qui a reçu le nom de Déclaration de Londres.Ce document important, véritable code de droit international de la guerre navale, définit les conditions des blocus, les droits respectifs des belligérants et des neutres, ainsi que la contrebande de guerre, absolue ou conditionnelle.La contrebande absolue comprend les armes, les munitions, et tout ce qui, par sa nature ou par son emploi usuel, est manifestement destiné à la guerre.La contrebande conditionnelle comprend le blé.la farine et autres matières alimentaires, ainsi qu’un nombre assez considérable d’objets, d’un usage général.Ces articles ne constituent la contrebande que s'ils sont destinés, manifestement ou probablement, à ravitailler les armées et les flottes des belligérants.Les vaisseaux battant pavillon neutre peuvent, sans être molestés, introduire ces articles dans les pays en guerre, pourvu que le déchargement s’opère dans des ports ouverts qui ne puissent servir de base de ravitaillement aux combattants.La déclaration définit aussi de quelle manière les navires de commerce des nations en guerre peuvent passer sous un drapeau neutre.Avant d’entrer en vigueur, cette convention doit être ratifiée par les gouvernements et, dans les pays constitutionnels, par les parlements des nations qui ont adhéré à la convention de La Haye.* * * Il n’entre pas dans le cadre de cette étude d’apprécier le mérite de la Déclaration.Elle embrasse tout un ordre de questions très complexes de droit international, de science navale, de technique militaire, sur lesquelles je confesse une incompétence presque égale à celle de notre ministre de la marine, futur juge de la Cour Suprême.Dans l’ensemble, elle semble marquer un progrès vers l’arbitrage et restreindre, par certains côtés, la marge toujours trop large des actes de piraterie que la conscience des peuples chrétiens n’a pas encore su ou voulu réprimer.Elle a néanmoins soulevé en Angleterre de fortes et nombreuses protestations.Contre deux chambres de commerce et deux chambres de shipping, qui l’ont approuvée mollement, quarante chambres de commerce, la Chamber of Shipping du Royaume-Uni.représentant trente-et-une associations, et trois grandes sociétés d’assurance maritime l’ont condamnée.Plus de cent amiraux et contre-amiraux,—lord Charles Beresford et Sid Edward Seymour en tête,—l’ont dénoncée comme particulièrement dangereuse pour l’Angleterre.L’amiral américain Mahan, l’une des autorités du monde sur les questions navales, a déclaré qu’elle '‘arrachait 1rs dents de la flotte anglaise.” Les objections de ces adversaires multiples et formidables peuvent se résumer à quatre ou cinq principales.lo La déclaration n’est pas assez explicite dans sa définition de la contrebande conditionnelle (art.24) qubcomprend le blé, la farine et tous les articles d'alimentation.Or l’Angleterre, obligée par -sa situation géographique et ses conditions économiques d’importer sa nourriture de toutes les parties du monde, est plus exposée à souffrir de ce chef que tout autre pays.2o Tout port anglais peut être considéré, aux termes du traité, comme base de ravitaillement militaire et, par conséquent, fermé au commerce neutre et à l’importation des marchandises destinées à la nourriture du peuple anglais (art.33 et 34).Lord Beresford résume ainsi la situation de l’Angleterre, en temps de guerre: “The danger staring this country in the face, if the Declaration is ratified, is not invasion, but starvation.”—‘‘Le danger qui nous menace, n’est pas l’invasion, mais la famine.” (1) 3o La déclaration permet explicitement, dans certains cas, la destruction des navires de commerce neutres, ce que la Déclaration de Paris ne faisait pas.4o Elle ne défend pas, elle reconnaît même implicitement, le droit des belligérants d’armer les vaisseaux de commerce et tend ainsi à faire revivre le vieux régime des lettres de marque et.des corsaires.5o La Grande-Bretagne n’est représentée sur le tribunal international des prises que par un délégué, ses grandes colonies maritimes, comme le Canada et l’Australie, n’y sont nullement représentées, tandis que des pays insignifiants comme la Perse, St-Domingue, la Colombie y envoient chacun un délégué.A ces objections, le ministère et les partisans de la Déclaration répondent : lo Une définition plus explicite de la contrebande de guerre est.en «oi, un avantage notable pour le commerce britannique.2o Dans toute guerre où l’Angleterre n'est pas en cause, son commerce ne peut qu’en bénéficier, car ses navires de commerce sont les principaux convoyeurs du commerce neutre.3o Lorsque l’Angleterre sera en guerre, elle n’aura qu’à tenir ouverte la route qui la rattache aux ports neutres les plus rapprochés; et c’est pour cela qu’elle maintient la flotte la plus puissante du monde.4o Les puissances signataires n’ont pu s’entendre sur tous les points, la Grande-Bretagne n’a pas'réussi à faire accepter toutes ses vues; mais elle ne peut s'isoler du reste du monde, et ce qui a été arrêté entre les puissances constitue en somme un progrès notable.5o La seule constitution d’un tribunal international des prises est, en soi, un gain énorme; puisque jusqu’ici, les réclamations étaient décidées en dernière instance par les Conseils des prises du pays capteur ou destructeur.• • * C’est, on le voit, un débat fort intéressant.H ne pouvait manquer de passionner l’Australie, pays essentiellement maritime.Son commerce en haute mer dépasse.$650,000,000.Sa population est disséminée tout le long de son immense littoral, sa capitale et toutes ses villes importantes sont des ports de mer peu ou point fortifiés—proie facile aux flottes du monde entier et surtout à celles du Japon.Dès le mois de février, le g< :.,;ent australien avait, notifié au seerétaire permanent de la conférence un avis de motion censurant le gouvernement britannique parce qu’il n’avait pas consulté les colonies avant d’acceipter la Dé to ration de Londres, et protestant particulièrement contre l'article 24 qui définit la contrebande conditionnelle, et les articles 48 à 54, qui autorisent, en certains cas.la destruction des navires neutres.La situation était critique pour le ministère Asquith.Ayant déjà à dos les influences énormes que j'ai indiquées, il eût été très ennuyé (1) Lettre au “Daily Mail”, 19 juin 1911» d’une attaque de front de la part des premier ministres des “puissances d’outremer.” Déjà un journal do Londres se demandait si la décision de la, conférence serait imposée “par le gouvernement impérial aux colonies eu par les colonies au gouvernement impérial.” Inutile de dire que le gouvernement impérial l’a emporté grâce à l'énergie et à l’habileté du ministre des affaires étrangères, Sir Edward Grey.Interpellé à la Chambre, un jour ou deux avant l’ouverture de la conférence, le sous-secrétaire d’Etat.M.McKinnon Wood, avait répondu que ce n’était pas l’intention du gouvernement d’attirer l’attention des délégués des colonies sur le mouvement d’opposition au traité.Le gouvernement fit mieux, il fit jouer les premiers ministres des colonies dans ses mains et changea l’attaque de l’Australie en approbation.Je le prouverai demain.Henri BOURASSA Pour décider M.Rodolphe Lemieux à se battre Une souscription nationale M.Rodolphe Lemieux, ministre des Itostes et grand diplomate, continue à prononcer des discours d’une goujaterie telle qu’ils dégoûtent ses propres amis.A Hainte-Flavie (station) notamment, il est descendu tellement bas dans l’outrage personnel, que si les personnes qu’il insultait eus sent été présentes, nul ne se fût étonnée de voir gifler le ministre.Mais M.Rodolphe Lemieux, s’il ajoute encore à sa grossièreté habituelle, ne semble vouloir, pour aucune considération, faire face à scs adversaires.Il a refusé de venir à Papineauville sous prétexte d’engagements antérieurs et en alléguant que la rencontre devrait avoir lieu en terrain neutre.Mais il a eu bien soin de ne pas offrir le débat dans un endroit quelconque.Au défi de Lavcrgne, qui ne lui laissait aucune échappatoire, puisque le député de Montmagny lui offrait de le rencontrer n’importe où, n’importe, quand, et à n’importe quelles conditions, M.Lemieux ne répond que par des injures dans ses discours et dans la presse qu’il commande.A cette dérobade persistante, la rumeur publique donne une double explication.Les uns disent que c’est le fait d’une lâcheté congénitale, d’une peur des coups auxquelles le ministre ne saurait pas plus se dérober qu’à son besoin de vantardises.Les autres, s’appuyant sur une tradition très accréditée dans le parti libéral, disent que si le ministre ne marche pas.c’est parce que les nationalistes n’ont pas offert de l’indemniser d’avance, en bel et bon argent, de l’effort oratoire qu’ils lui demandent.Si M.Lemieux est victime de son tempérament, il est inutile d'essayer à l’amener au feu; mais s’il se dérobe uniquement parce qu’on ne lui a pas offert d’indemnité suffisante, le cas est remediable.Et nous allons tout de suite essayer d’y porter remède.Nous avons donc l’honneur d’ouvrir une souscription nationale pour amener au feu l’honorable M.Rodolphe Lemieux, ministre des Postes; pour le décider*à faire face à ses adversaires et à regarder dans les yeux ceux qu’il outrage lorsqu’ils sont loin de lui.Nous recevrons les souscriptions nu bureau du Devoir et nous en rendrons compte immédiatement dans le journal.On pourra accompagner sa souscription de sa signature, d’une devise, d’un pseudonyme, d’un motif.Cela pourra même former un ensemble assez intéressant, çyiel-que,s-uns tenant à rappeler les principaux faits de la carrière politique du ministre, d’autres à caractériser son action publique.Donnant l’exemple, le Devoir s’inscrit pour 25 sous: “En souvenir du discours de M.Lemieux, en 1905, sur la question du f rançais.Nous prions nos amis de nous adresser, le plus tôt possible, leur souscription, car les listes ne seront nécessairement ouvertes que pendant un temps assez bref.La souscription close, nous en tiendrons le produit, pendant quelques jours, à la disposition de l’honorable M.Lemieux, fi’il ne le réclame point, nous emploierons cet argent à quelque oeuvre de salubrité nationale.v , Notre choix n’est pas encore fixé sdr ce dernier point, mais 'noils pourrions, par exemple, demander a M.Lavcrgne de rédiger une biographie populaire du ministre des Postes-, et en payer la diffusion avec le produit de la souscription.Nous espérons, du reste, que les choses n’en viendront pas là.of que eet argent sera employé à sa première destination, à savoir: amener au feu le grand orateur qui paraît avoir si peur des coups.On accueillera toutes les souscriptions: d’un sou en montant.Allons, Mesdames et Messieurs, pour donner un pen de courage à M.Rodolphe Lemieux! A demain la première liste.ON SE L’ARRACHE! Les gens de Nicolel invitent M.Lemieux à rencontrer Lavcrgne ON S’ARRACHE LE MINISTRE DES POSTES Les gens de Nicolel, qui ont été les premiers à entendre M.Rodolphe Lafuite-Lemieux prendre la responsabilité de ses calomnies contre M.Bourassa, seraient particulièrement heureux de le voir répéter cela en face d’un adversaire.Comme ils ont entendu dire qu’il y aurait prochainement une grande réunion publique aux Trois-Rivières, un certain nombre d'entre eux nous écrivent: Nous lirions humblement l’hon.R.Lemieux, ex-député provisoire de Nicolet.d’aller rencontrer M.Armand Lavcrgne aux Trois-Rivières pour répondre à la, lettre de ce dernier que le Devoir a publiée jeudi.“C’est le meilleur endroit à choisir.L’hon.M.Bureau est là pour le recevoir, préparer'le terrain, le soutenir dans ses efforts oratoires à parler des crétins, des jingoes, de» boutiques de journalistes.et de Ferrer.“Il y aura foule: nous irons tous vous applaudir.” Nous pouvons ajouter, pour être complètement agréables à M.Lemieux, que s’il veut bien se montrer aux Trois-Rivières, M.Bourassa sera de la partie.Quelle magnifique occasion, pour le prestigieux orateur, d’écraser les “ratés” du nationalisme!” vaux Ho.la nossion, disent les journaux Le percement du boulevard St-Laurent La question du prolongement du boulevard Saint-Laurent jusqu’au fleuve vient de reprendre son activité.Les RR.Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame offrent de vendre aux commissaires toute leur propriété, y compris l’église de Notre-Dame de Pitié; elles ont de plus pris des options sur les propriétés de la rue Saint-Paul et de la rue des Commissaires et les ont transportées à la ville.Que cette expropriation soit non seulement désirable, mais nécessaire, tout le monde s’accorde à le reconnaître .De la rue McGill à la place Jacques-Cartier, il n’y a que d’étroites artères de communication entre la rue Notre-Dame et les quais.Et c’est cependant dans ce quartier que se fait le plus d’affaires.C’est là qu’est le Board of Trade, la Douane, presque tout le commerce de gros.C’est par là que doit passer presque tout le commerce de la ville pour se rendre au port.Un quart d’heure de promenade dans les rues Saint-Jean, Saint-Alexis, Saint-François-Xavier, Saint-Sulpice, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Gabriel, Saint Vincent, fait voir un encombrement dont on s’étonne à bon droit, de voir sortir camions et fardiers.Les compagnies d’assurances y demandent des primes plus élevées qu’ailleurs, parce que la lutte contre l’incendie y serait tout à fait impossible, si nos pompiers n’accomplissaient des prodiges d’adresse.Comment veut-on, en effet, faire manoeuvrer une tour-déluge ou une échelle aérienne dans des rues où une voiture ordinaire risque de tout accrocher à son passage?Do l’Est à l’Ouest on nhUpour passer que la rue Saint-Paul où deux camions ne se rencontrent qu’avec difficulté.Tout le reste n’est que culs-de-sac ou boyaux étroits.De cet état de choses, c’est presque tout le Montréal commercial qui souffre, ou c’est du moins une section égale en largeur et qui s’étend aux limites nord dont les affaires sont -paralysées.On n’a, en effet, qu’à regarder ce qui se passe à l’Ouest de la rue McGill et à l’Est de la Place Jacques-Cartier pour s’en rendre compte.Les chemins de fer n’ont aucun établissement important dans cette section.Le Grand-Tronc n’est pas allé plus loin que la rue McGill, le Pacifique Canadien s’est arrêté à la rue Berri.La commission du port fait do gigantesques travaux sur les quais, mais le centre commercial n’en pourra retirer aucun bénéfice, tant que ses communications avec les quais resteront aussi rudimentaires.Le percement du boulevard Sf-Laurent s'impose done, et nos administrateurs municipaux le reconnaissent.Reste à voir si les conditions auxquelles on propose de le faire sont pratiques.Nous le croyons parce que, si la somme demandée est élevée, le mode proposé remboursera à la ville la plus grande partie'des frais.Ce que proposent, en effet les religieuses de la Congrégation, c’est non seulement l’expropriation de la rue, mais aussi de toüo les terrains riverains.Une fois le percement fait, ees terrains acquerraient nne plus-value qui non-seulement rembourserait ses frais à la ville, mais qui lui donnerait chaque année un revenu bien supérieur à celui qu’elle louche à présent.Il faut, en effet, se souvenir que seules les propriétés de la rue Saint-Paul (côté sud) et de la rue des Commissaires (côté nord) paient la taxe immobilière; celle des religieuses est exemptée.Advenant l’expropriation, tonies les propriété# riveraines paieraient la taxe, de la rue Noire-Dame nu fleuve.Le mode d’expropriation proposé par les religieuses est celui qu’appliqua le premier le baron Hflussmnnn, lorsqu'il créa le Paris moderne, et qui a toujours été appliqué depuis par la municipalité parisienne.La ville de Paris n’a pas obéré ses finances et a ne-pendant fait, en quelques années, des expropriations qui, faites sur le plan ordinaire, l’auraient ruinée.O’est d’ailleurs la seule méthode logique et on peut, à bon droit s’étonner que la ville de Montréal ne l’ait pas toujours mise en pratique.La question est maintenant entre les mains des commissaires qui ont déclaré, vendredi dernier, qu’ils feraient rapport au conseil dans une semaine ou deux.Tout indique qu’ils sont en faveur du percement du boulevard dès maintenant.Souhaitons que les écho-vins se rangent au même avis.Fred.PELLETIER.-——$ mm- Pour les Enfants Nous sommes an 17 juillet et cette question des cours de récréation traîne encore sur la table des membres de la Commission exécutive.Laissera-t-ou passer les vacances entières avant de s’en occuper sérieusement ?Au mois de septembre, quand la Commission scolaire aura besoin do ses cours pour les élèves qui repren dront leurs classes, il sera décidément trop tard pour songer à la question.On se rappelle les faits: Après une campagne active menée dans ce journal, sur la demande d’éducateurs très renseignés, la Commission scolaire catholique et le Conseil municipal se sont unanimement accordés à recommander la location par la ville des cours de récréation, qu’offrait de mettre à la disposition de celle-ci la Commission scolaire catholique.Les membres de la Commission exécutive trouvèrent que les $5,000 qu ’exigerait,parait-il,lamiseà exécu lion de ce projet, étaient une somme trop considérable pour l'objet à réaliser.C’est un point sur lequel il peut y avoir plus d’une opinion, mais passons.Devant l’opinion défavorable de la Commission exécutive, le Conseil municipal s’est rallié à une proposition minima.Tl a demandé aux commissaires de tenter, cette! année, une expérience avec sept ou huit écoles.Les choses en sont encore là et les vacances passent.Nous demandons à messieurs les Commissaires et à messieurs lest échevins combien de temps encore durera ie statu quo, et si on va attendre le mois de septembre pour toucher à cette question.Chaque jour de rotat'd se solde par un excédent de souffrances pour les enfants, qui sont contraints de jouer dans la poussière des rites ou l’atmosphère fétide de certaines ruelles.I! nous semble que c’est assez pour qu’on hâte un peu le fonctionnement de la lourde machine administrative ! Et les autorités municipales périrent être assurées que, tant que la, question, ne sera pas réglée, il se trouvera des voix pour le leur rappeler, à temps ef à contretemps.OMER HEROUX.UNE EPIDEMIE C’est décidément une épidémie.Après l'Echo de Paris qui déclarait que Mgr Bruchési ne parlait que “très peu” le français, voici que notre excellent ami l’Univers dit, dans son compte rendu du Congrès eucharistique: “Mgr Bruchési, pour qui le français n’est pas d'un usage courant, exalta, etc.” M.François Veuillot, qui connaît parfaitement l’archevêque de Montréal, a dû éprouver une certaine surprise en lisant, dans ses dépêches étrangères, cette extraordinaire information, li’Univers.heureusement, a déjà publié assez de renseignements sur le Canada pour que ses lecteurs no risquent pas d’être dupes de celte fantaisiste dépêche.DEMAIN : Le “DEVOIR” publiera une lettre de France de M.Joseph Denals.BILLET Dü SOIR A mon ami Albert Lozeau On vous a écrit : “Je vous adore,” on m’a écrit: “Je vous déteste”, et pourtant, nous sommes anus, nous avons les mêmes idées, nos pensées sn rencontrent, mais voilà, vous en faites de la musique; scrait-ce vraiment une raison suffisante pour lapider le profane, que je suis?Ah! poète, mon ami, vous avez décrit la femme auréolée d’idéal, etherée, si gracieuse à travers le prisme de, vos jolis vers, qu’elle, a cru simplement que vous n’aviez jamais aperçu ses travers ou deviné scs défauts! Pour cela elle vous a aimé.Elle était la déesse, vous, l’adorateur.C’est donc qu’elle vous croit aveugle, ou peut-être l’est-elle elle-même?L’un et l’autre, mon ami! Elle ne peut ignorer ce qui nuit à sa, beauté morale, elle, à qui rien n’échappe.Croit-elle, que de dissimuler la tare la détruise, ou, que.de.s’aveugler elle-même, empêche les autres de voir?Voilà bien l’inconséquence, féminine! —Mais, non, me dites-vous, tes femmes ne sont pas à ce point entortillées dans le mensonge: elles vous en veulent parce que vous manquez d’habileté, vous 1rs brutalisez un peu, vous soulevez les voiles sans pudeur, oui, mon ami Marc, sans pudeur.—Albert! Ai-je dit aux femmes et des femmes une seule vérité qui ne fût approuvée par tous mes frères et par une bonne partie de mes soeurs?— Preuve qu’elles ne sont ni si dissimulées, ni si aveugles qu’il vous plaît de le dire.— Minute! voilà où je voulais en venir! Savez-vous quelles sont celles qui me font le gflind honneur de me détester?Ce sont les coquettes qui spéculent sur l’aveuglement des hommes, et les naïves qui pensent que mes constatations sont des révélations.Les autres, les esprits lucides, les âmes droites, n’ont pas vu passer la vérité sans lui rendre hommage ; aussi, les poulets amers ou violents me laissent froid maintenant, et j’irai mon chemin, lunettes sur le nez, armé de ma plume, continuant à fouiller les âmes et leurs motifs, sans souci des envolées bruyantes des oisclles effarouchées et furieuses qui mes observations font lever par bandes.Car si je ne plaçais pas la femme si haut, je serais moins choqué de ses petitesses! Si je n’en connaissais pas de si idéalement nobles et bonnes, je remarquerais moins les vulgaires et les méchantes.Albert, mon poète, dites-le leur en mots qui 1rs bercent et qui les grisent: il faut que les femmes nous poussent en haut, qu'elles nous apprennent la beauté et le désintéressement, il faut que nous 1rs admirions! Alors .ne faut-il pas qu’elles soient admirables?Marc LEFRANC.Sur le Pont d’Avignon.I.’opinion se répand de plus en plus quo M.Lemieux n'acceptera pas.Avec Lafortune, Beauparlant, Gladu, le colonel Boyer, le oolonol Talbot, s'il n le hon droit de son côié, M.Lemieux ne devrait, pourtant rien craindre.!ii monsieur, qui s’amuse, dit-on, quand il voit arriver tout cuits les poulets de Rodolphe, c’est M.Fernand Rinfret.Moi.dit Rodolphe, je parle bien, j'écris bien, j’administre bien, je me conduis bien, je suis bien arrivé, et je monte encore.Non, Rodolphe n'est pas un demi fou.Les organisateurs de la démonstration Laurier à Nicolet sont très mécontents d’avoir été oubliés et ils ont raison.Ils ont probablement payé de leur poche, tandis que ceux de Montréal réglaient avec l’argent des souscripteurs complaisants.Mais ceux do Montréal ont fait plus de bruit et c’est du bruit qu'il faut pour enivrer le Grand, pardon, l’auguste Canadien.Le "Canada” nous apprend que l'un dos résultats du voyage do Sir Lomcr Gouin sera l’ouverture d’un bureau pour la province â Londres.Voilà quatre ans qu’une loi créant co bureau a été votée et M.Gouin nous a toujours dit que ce n’était pas le bureau mais l'homme pour l’occuper qui manquait.L'a-t-il trouvé ?Si l’on envoie M.d’Heliencourt représente»' la province do Québec a.Paris, pourquoi ne pas envoyer M.Rar-the à Londres ?Reprise des travaux parlementaires à Ottawa demain.Excellente affaire pour M.Rodolphe Lemieux qui vn prétexter sa présence indispensable en chambre pour persister flans son refus d’accepter le défi d’Armand Lavcrgne, ÏM.Fielding revient d’Europe en excellente humeur pour reprendre les tra- ministériels.Ce n’est pas sans besoin car la seule pensée du retour à Ottawa pour quelques semaines et peut-être quelques mois ne met pas les députés d humeur bien endurante.Les citoyens tie Toronto commencent, à trouver un peu gênant qu’on les empêche d’acheter un cigare ou un verre de liqueur douce lo dimanche.Ils seraient bien plus gênes encore si la loi eût passé telle fjue le voulait M, Laurier, On nous écrit de Québec : "L’absence des Taschereau lors de la déipons-tration Laurier est de la dernière ingratitude.S’il y a une famille qui profite du régime Laurier c’est bioa celle-là- pourtant.Les Taschereau co sont les Lemieux du district do Québec.” I n journal annonçait l’autre jour qu’on venait d’achever la démolition du pilier sud du pont de Québee.Il ne restera done- rien du premier projet excepté les bonus empochés par les actionnaires.Aller, donc après ça dire que M, Tarent n’est pas un homme d’affaires.“Toronto a maintenant l’électricité et lo gaz A meilleur marché que n’importe quelle grande ville du continent,” écrit le “Globe”, Kt Toronto doit cela ê In politique du gouvernement Whitney.Maintenant qu’on a attiré la foule sons un faux prétexte, le “Herald” affirme que la démonstration faite à Sir Wilfrid Laurier était une manifestation politique.A l’arrêt du convoi qui transportait M.Rodolphe Lomicux à Fraserville, le maître descend se cambrer sur l(l plu-toformd pour aspirer l’air.—Connais-tu ce gros monsieur là ! —Ça doit-être un anglais.-—Pense pas.—Tu trouves pas qui ressemble aux japonais ?—Un peu oui.—Ça l’air d’un gros boss.—Ça.dit un passant, c’est un homme qui se sauve ; c’cst M.Rodolphe Lemieux.—Se sauver quand on est “si bien pris”, c’est pas beau.Nos Lettres Parlementaires La, session fédérale recommcn-rora, mardi.Dès mardi matin, M.George» Pelletier sera à son poste et lo Devoir reprendra, mercredi, la publication des lettres parlementaires qui, jusqu’ici, ont si vivement intéressé ses lecteurs.Gomme tout le monde s’attend à des débats particulièrement vifs et gros de conséquences, il y aura un intérêt spécial à suivre de près ces lettres et à les faire lire.Qu’on se le dise! À LE DEVOIR, Lundi, 17 Juillet 1911.CHRONIQUE ONTARIENNE L’ECOLE D'ENTRAINEMENT BILINGUE.— LA RECEPTION LAURIER.___ QUELQUES CHIFFRES.— DANS ESSEX.— QUESTIONS A M.PROULX.— DANS LE COM TE DE RUSSELL.— AU NOUVEL-ONTARIO.Ottawa, 14 Juillet 1911.11 s’est fait uue lutte'assez curieuse autour de l’école bilingue d’entrainement de la rue Murray, depuis quelque temps, et cette lutte s’est terminée par le triomphe de la justice et du droit.Certain groupe irlandais catho-jque voulait transporter cette école d’entrainement dans un milieu plus assimilateur — à l’école normale de la rue Elgin — pour arrêter si possible l’enseignement du français, ou du moins l’entraînement des élèves-maîtresses dans des classes françaises de l’école Gui-srues, où la surveillance des religieuses canadiennes-françaises ne lui plaisait pas.Or l’école d’entrainement passe ou couvent de la rue Water, école Youville, et le principal, M.Finn, dont votre collaborateur Sainte-Foy parlait dans votre édition du 13 juin dernier, a été remplacé à la tète de l’institution par M.L.E.0.Payment, ci-devant principal à l’école d’entrainement bilingue de l’Esturgeon (Sturgeon Falls).Lie ministre de l’Instruction publique a décidé ces changements après en avoir conféré avec ses collègues, et l’on considère sa.décision comme une belle victoire de sa largeur de vues sur l’étroitesse de certains francophobes, qui voudraient lui imposer une ligne de conduite antifrançaise.La catastrophe de Porcupine Le nombre des morts, d'après les renseignements que l'on possède maintenant, est de 63.— On a des tentes et des provisions pour loger et nourrir tout le monde.La réception Laurier n’a pas été ce qu’on appelle un triomphe éclatant.L’enthousiasme a fait défaut.L’on dit que jamais plus froide réception n’a été faite à Ottawa en l’honneur du Grand Chef.La musique des Gardes du gouverneur-général a eu l’avantage d’une promenade en automobile; mais les ovations ont été si rares que personne ne les “l’a’' remarquée.” L’absence de toute participation officielle de la part de nos pères concrits est commentée de part et d’autre dans les camps libéraux et conservateurs.L’étoile pâlit, évidemment, et plusieurs, même des ministériels Voient dans l’indifférence publique un signe des temps.La presse ontarienne trouve que le discours du Premier Ministre a été incolore, et reçu comme tel.A ceux qui trouvent que les Canadiens-français d’Ontario ont tort do réclamer des prêtres de leur nationalité, l’usage de la langue française à l’église et l’enseignement du catéchisme en français, il est bon de soumettre quelques chif fres éloquents sur notre proportion dans certains diocèses.L’on comprendra peut-être pourquoi le recensement a été si mal fait dans certaines parties do la Province, par des fonctionnaires intéressés.Dans le diocèse d'Alexandria par exemple, où il n’y a qu’un seul prêtre do langue française, la po-pulation catholique canadienne française était en .1909 de 16,378.contre 8,058 de catholiques d’autre origine, ce qui donnait mie majorité eanadienne-française de 8,320, soit les deux-tiers de la population catholique totale.Dans le diocèse du Sault Ste-Marie, les statistiques pour la même année étaient de 24.470 catholiques canadiens-français contre 13,405 c ’ es d’origine anglo-saxonne et étrangère.Dans le dioeèse de London, en 1909, il y avait 32.000 catholiques canadiens-français el 27,550 d’autre origine.Et cependant, dans ces trois diocèses, le français occupe à l’église une situation inférieure, et le eatéchisme se fait par accident dans la langue maternelle de la grosse majorité îles catholiques.Les Canadiens-français de Prescott se demandent aujourd’hui pourquoi leur déimté, M.Proulx, a voté pour l’abolition pratique de l’usage officiel de la langue française dans les provinces neuves de l’Ouest.Ils voudraient savoir aussi pour quelle raison leur représentant n’a pas insisté sur l’impression des débats français en même temps que le Hansard anglais.au lieu de donner son bulletin contre cette mesure de simple justice.Mais la langue maternelle, les droits de la minorité française, le député de Prescott s’en occupe peu ou Proulx.Le mouvement s’accentue contre sa candidature aux prochaines élections et.sa défaite semble être assurée; car le grand nombre de ses électeurs le considère maintenant à sa juste valeur, c’est-à-dire en nullité.Son absence à la fête nationale célébrée à Fournierville fait le sujet de commentaires peu flatteurs et, peu encourageants pour lui.surtout quand ses électeurs savent qu’il a assisté, à llaw-kesbury, à une fête anglaise, la semaine suivante.M.Proulx courtise le vote anglais, et dit qu’il saura bien quand même avoir l’appui de scs compatriotes.Tl a.comme on voit, une belle opinion des Canadiens-français du comté.11 est plus fortement que jamais question de la candidature de M.Mac-Laurin, d’Ottawa, dans Russell.M.Murphy peut avoir l’appui de la convention, (pi’on préparera soigneusement, mais les libéraux sont mécontents de sa conduite et voient chaque jour de nouvelles raisons de le déconfire.Le grand nombre des libéraux canadiens-français du comté n’iront même pas à la convention, pour protester contre sa candidature qui prend à leurs yeux les propor fions d’une insulte et d un souf fl et.D’après des chiffres recueillis récemment dans le comté, voici la proportion des électeurs inscrits sur les listes officielles: Irlandais, 750; Anglais et autres.2,250; Ca nadiens-frauçais, 3,500.donnant un total do 6.500.Et il est possible d’ajouter cinq cents noms de Canadiens-français à cette liste cette année; car la population française du comté augmente alors que 1 (autre population diminue.Comme groupe ethnique, les Canadiens-français ont sur les listes une majorité de 1,250 sur le ^groupe anglais et étranger, de 2.750 sur les Irlandais, et de 500 sur la population totale des personnes d’origine étrangère à la nôtre.Et cependant.M.Murphy croit pouvoir concilier tous ces votes et obtenir encore une majorité de 1,600 voix.Porcupine, 17.— Les recherches faites durant les dernières vingt-quatre heures n’ont amené la découverte que d’un cadavre, et ce n’était pas celui d’une victime du feu.On a retrouvé dans le lac les corps de Stanley Nicholson et de Shaw, mais leurs noms étaient déjà sur la liste funèbre, et le nombre total des victimes et est maintenant de 63.Comme une douzaine de groupes a fouillé Redstone, Langmuir, Deloro et Shaw, et que des prospecteurs rentrent chaque, jour sans apporter d’autres mauvaises nouvelles, on a tout lieu de croire qu’il n’y a pas d’autres victimes.Deux hommes sont morts dans les hôptaux du pays, William Wilson et Di-delo Dipro.Depuis qu’on a fait des recherches aux alentours de la propriété Powell, on peut espérer que Coyne, Villa Garcia et Arthur Dexter ne sont pas enterrés dans le puits où ils avaient cherché un abri.Andy McLeod, qui arrive de Trout Lake, à 2ô milles de Porcupine, np porte la mort de Mike Robenstein, qui a confessé s’être empoisonné.Des employés supérieurs du chemin de fer Tetniskaming and Ontario sont arrivés avant-hier soir et ont envoyé $5,000 en argent et $7,000 en provisions et ustensiles.La maison Eaton a envoyé aussi des ustensiles.Il y a assez de tentes et, de vivres pour tous 1 es hommes, les femmes et les enfants.On réclame maintenant du bois pour re-comtrvire.Presque toutes les compagnies établies à l’orcupinc reconstruiront plus- grand et plusieurs nouvelles firmes viendront s’y établir.Les dommages h Porcupine sont maintenant évalués à $500,000 et ceux de Pottsville, à $200,000, dont pent-êtro un dern est compensé par les assurances.Au Dome, cm a souffert des pertes qui se chiffreront à peu près nu demi-million et autant aux autres pro priétés.Deux mills personnes ont profité des billejs gratis du chemin de fer, et l’on peut facilement prendre soin de celles qui restent.La forêt continue à fumer et, h moins d’une pluie de pdueieurs jours, il y a toujours danger d’un nouvel embrasement, quoiqu’une catastrophe de la gravité de celle de la semaine dei-nièie re puif.se pas st- répéter.L’ASSISTANCE Cochrane, 17.— Des centaines de personnes couchent maintenant sur le sol ou sur le plancher, mais les vivres ne manquent pas.Un wagon de provi-, dons, expédié par les soins du hoard of Trade de Toronto, a été distribué, et les employés du chemin de fer du gouverne uent ont montré beaucoup de zèle el d’empressement en venant eu aide aux sinistrés.Les hommes d’affaires ne sont aucunement découragés par la catastrophé et l’on s’apprête partout à reconstruire.Un Italien entreprenant a déjà ou-werc un petit magasin.GROS FONDS DE SECOURS Torcétc, 17.— Le fends de secours de Porcunine, prélevé ici, se chiffre à $16,796.LES FEUX DE FORET Parry Sound, 17.— Les feux de forêt ont détruit un millier de cordes ds bois appartenant à la Hockeu Lumber Co, et spué au lac Otter, à six mille d’ici.Quatre-vingts hommes ont combattu les flammes durant trois jours et trois nuits, et le moulin et les cours ne sont pas encore on sûreté.A plusieurs endroits, près de Parry Sound, il y a des feux de forêt dangereux.On craint de grands dommages à moins qu'il ne torabo ute pluie abondante.L’AFFAIRE MAROCAINE LES POURPARLERS ENTRE LA FR ANCE ET L’ALLEMAGNE AURAIENT ABOUTI A L’ETABLISSEMENT D’UNE BASE D’ENTENTE.— LE PARTAGE DU MARO C.— LA QUESTION DES COMPENSATIONS.Berlin, 17.— Une information que l’on est justifiable de croire officielle-nient communiquée, et publiée dans les principaux journaux, dit que les entretiens diplomatiques entre la France et l’Allemagne au sujet du Maroc ont abouti à l’établissement d’une base d’entente.On insinue cependant que cette base sera un sérieux sujet de désappointement aux chauvins qui pensaient avoir mis la main sur une riche région de l’empire chérifien.Le “Koelnisch” fait ressortir que la déclaration a pour but de préparer le public à attendre une compensation hors du Maroc.Elle dit qu’il est facile d’imaginer une sorte de partage du Maroc entre la France, l’Allemagne et l’Espagne, mais que cette solution, tout en étant recommandable à cause de son apparente simplicité, n 'est pas nécessairement la seule possible.L’occupation d’Agadir par l’Allemagne pourrait avoir pour but l’acquisition du pays environnant; elle pourrait aussi avoir un autre objet.Le mot compensation pourrait évidemment s’appliquer à un dédommagement accordé dans un endroit pour des avantages perdus dans un autre.Cap Rouge il a pu voir les débris du pont dont la catastrophe a tant profité à ses amis politiques et coûté si cher tu peuple canadien.A Sorel, il a pu voir la nouvelle doctrine libérale proclamant qu'un membre du Parlement qui appuie le gouvernement peut o,n-pruiter les hommes et les matériaux de l’Etat peur lesemployer à la construction ce sa maison, payer ou rembourser à sou gré et poser cependant comme un membre libre et indépendant de la Chambre des Communes du Can.td.i.”— ‘The Gazette”, Montréal.CATHOLIQUES AVANT TOUT.— ‘‘Que de choses nous divisent! Pour un intérêt de clocher, de pont de chemin, pour des rivalités moindres encore suscitées souvent par ceux qui ont intérêt à nous diviser, nous risquons nos prérogatives les plus chères.‘‘Nous avons de grandes leçons à retenir de nos adversaires les plus acharnés.Eux n’ont qu’un but: nous voyant forts par le nombre, par le travail et par l’intelligence, ils veulent nous diviser pour régner.Voilà pourquoi ils tâchent de nous enrôler dans toutes sortes de sociétés soi-dUant de bienfaisance, qui ne font de bien qu'à eux et aux leurs.Ils se donnent pour mission l’éducation du peuple.Au fond, ils n’ont pour but que d) nous inspirer la confiance dans les leurs, et surtout la défiance des nôtres.‘‘C’est la mission de nos sociétés à nous de réagir et de nous inspirer lu confiance mutuelle qui nous est dire.C’est leur mission d’éloigner les causes de division, et de bannir à tout jamais l’esprit de parti de notre peuple.‘‘A cet égard elles peuvent prendre modèle sur notre jeunesse qui a rompu les vieilles lignes de division, pour engendrer l'union, la concentration de toutes nos forces vives.L’âge mûr l’admire sans oser l’imiter et rejeter les anciennes rancunes de partis.“N’a-t-on pas vu un secrétaire d’Etat libéral à Ottawa, contrôler et diriger en faveur des siens, une grande partie des actions dans un journal conservateur! Sans doute c’est .pousser le détachement du parti jusqu’à la trahi son, et seul, le fanatisme en serre chaude peut atteindre ce raffinement de traîtrise.11 lui plaisait de penser combien les petits Canadiens, ses électeurs, seraient furieux s’ils savaient à quoi s’emploie l’argent libéral.“Sans aller si loin dans la voie du détachement, r.e serait-il pas temps pour nous de briser ces liens par lesquels :1s-nous conduisent! Dictons un programme à nos représentants; ne laissons pas à nos ennemis le soin de dresser un programme, puis de nous l'imposer, en y attachant une guenille rouge ou bleue.“Quand nos sociétés, sans s'immiscer précisément dans les querelles politiques, prendront la peine de rédiger des programmes électoraux dans lésons national, elles auront tué chez nous la cause de bien des divisions: l’esprit do parti.” — “Le Patriote” de l'Ouest.PETITES ANNONCES AGENTS FINANCIERS PANNETON & GARIEPŸ, agents financiers.30 Saint Jacques.Edifies Trust & Loan.Main 1002.—Prêts d’argent sur hypothèque, achat de billets, créances, assurances.Règlements de suc.essioDS.AGENTS On demande des agents spéciaux pour 1’Annex, Outremont et autres endroits de la ville.Contrat avantageux pour personnes actives.S’r.dresser Dominion Fire Insurance Co., 10 rue St-Jean, Bâtisse Lac des Bois, Chambre 406.____________161-30 ON DEMANDE Charretiers demandés pour travailler à Montréal-Est.Bons salaires.S’adresser à E.Gareau, à Montréai-lSt.Pour vous rendre à Montréal-Est, rendez-vous à la rue LaSalle, à Maisonneuve, et prenez le Terminal jusqu’à Montréal-Est.163-3 LE VETO DES LORDS LE PROJET DE REFORME PARLEMENTAIRE SERA ADOPTE PAR LA CHAMBRE HAUTE ANGLAISE.-GNE UNIONISTE CONTRE LE H OME RULE.FINALEMENT UNE CAMPA- Le predicant Maci'ariane, de Hull, a lancé uue proclamation aux Canadiens-français sous forme de résolution adoptée par les log's o ran g ist es.Dans cette résolution, l’on oit qiue les Oransristes sont lus vrai.?amis des Canadiens-français et qu'ils sont même comme la sauvegarde de leurs droits constitutionnels puisqu’ils réclament le respect de tous les d-oits; mais en mêtne temps ils veulent sauver les catholiques de langue française do la domination tyrannique et arriérée de Rome, domination basée sur le désir de maintenir les fidèba dans i’ignorance de leurs droits, d’hommes créés libres!On ne sait pas encore si les Canadiens-français vont s’affilier aux loges ou s'iir vont continuer leur allégeance au.stier-ssour de Saint-P’erre ! Les gens à’Essex discutent de ce temps-ci certaine aventure dont un lii'cl.dtecte entrepreneur .canadien-!.’rançais a ?>¦ le héros.Il s’agissait de construire un couvent à Sandwich.Les soumissions vins, cet architecte entrepreneur perdu le contrat, parce qu’il était Canadien-français, et l’entrepriso fut adjugée à un Yankee.de Détroit, ex-Canadicn assimilé qui a oublié depuis longtemps sa langue maternelle.C’est une vengeance exercée contre les braves de Windsor qui ont réclamé du français à l’église.Mais le dernier mot n’est pas encore dit dans cette injustice, et il est probable que la chose ira loin.Tout chemin, d’ailleurs, mène à Rome.11 est probable qu’un nouvel inspecteur canadien-français d’é-eoles bilingues sera, nommé dans le Nouvel Ontario, où la population est en grande majorité eanadienne-française.et où les écoles peu à peu deviennent séparées et bilingues.L’expansion des nôtres dans eette partie de l’Ontario’est vraiment surprenante.Tant mieux.La force numérique nous donnera peut-être ce que la justice ne peut nous assurer.Le vote est la meilleure des armes.du VIGNAU.Londres, 17.— L’amendement de lord Newton au hill du veto, qui a été présenté récemment et sur lequel on comptait pour amener un compromis entre les partis en antagonisme, a tout à fait manqué son but.Au cours de la semaine dernière, M.Arthur Balfour a conféré avec lord Lansdowne, lord Sèl-borne et d’autres pairs influents, mais rien de leurs délibérations n'a été rendu publie.Lord Selborne.lors Cur-zon et d’autres pairs tiennent encore fermement pour la résistance jusqu’au bout.Une partie de la presse Unioniste conjure les pairs de “mourir sur la brèche l.es unionistes ont eu une assemblée dans l'une des salles de comités de la Chambre des Communes, mais une quarantaine seulement ont répondu à l’appel et peu d’hommes de marque se trouvaient parmi eux.Il est évident que les lords devront "boire la ciguë” de gré ou de force.Eu effet les doux partis ont adopté un programme d'action qui assure l'adoption finale du bill.Les unionistes préparent pour l’automne une grande campagne contre le ' home rule”, et les libéraux s’organisent pour appuyer cette dernière mesure et l’abolition des privilèges de l’église d’Angleterre dans le Pays de Galles.VITRES NETTOYEES Vos grandes vitres de vitrines ou au très seront d’une propreté irréprochable et d’un poli sans pareil si vous nous en confiez le nettoyage.THE NEW YORK WINDOW CLEANING.40 rue des Jurés.Tél.Main 1203 L’OPINION DES AUTRES Les examens de l'Association Pharmaceutique Les examens trimestriels pour l'admission à l’étude de la pharmacie ont eu lieu le 6 courant avec le résultat suivant.Des 20 candidats qui se sont présentés 6 ont été admis et voici leurs noms par ordre de mérite ; MM.Gé-déon Faquin.P.Emile Leduc, G.E.Masse.Victor Roberge.Mlle Dora Schacher et Emile Bédard.Les messieurs suivants auront à se reprendre pour une matière seulement : MM.l.s.1.Raeine et .1 os.Kelly pour l'arithmétique et Paul Gagnon pour le latin.lo-s examinateurs étaient MM.1ns professeurs >1.O.Cassegrain, de l'Kco-in Normale Jacques-Cartier et Isaac Gammell dn High School, avec MM.A.J.Laurence, assesseur général et Victor Giroux, assesseur pour Québec.Les prochains examens auront lieu le 5 octobre prochain.Pas d'augmentation générale lx>s pompiers et la police no recevront aucune augmentation de salaire pour le présent, dit le commissaire Ai-ney, le bureau n'ayant qu'une petite somme à diviser entre les plus méritants.Le conseil n en effet demandé aux commissaires de faire un rapport sur ce qu’ils |wuvent faire avec l’argent accordé, dans le budget, pour les augmentations, mais il ne reste que SIS,OOtl et c’est «160,000 qu’il faudrait pour augmenter tout le monde.1 æs augmentations recommandées par le chef Tremblay pour ses sous-chefs provenaient des économies qu'il a réalisées pendant l’année, et cet argent no peut être consacré qu’aux pompiers.PETITE REVUE DE LA PRESSE LA PRESSE HYPOCRITE, — Le type achevé de lu revue française hypocrite porte le nom suivant: “Annales Politiques et Littéraires.” Fondées par M.Jules Brisson, avec la collaboration assidue de M.Francisque Sar-cey, les “Annales” sont aujourd’hui rédigées par le fils de M.Iules Bria-son, M.Alphonse Brbson et Mme Adolphe Brisson (Cousine Yvonne.) “C’est une revue qui se pique d’être neutre en matière religieuse.Ce'a suffit à mettre tous les catholiques eu garde contre elle.“Qui n’est pas avec, moi est contre moi,” n dit Niotre-Sei-gueur lui-même.En littérature, comme en politique, comme dans la vie privée, comme partout, des gens qui te disent catholiques, qui tiennent même à ce que leurs enfants se marient à l'église et qui, en même temps, veulent ignorer et ignorent la doctrine, la moralç et La vie catholique ces gens-là se trempent gravement, trompent leurs électeurs et sont, en uu mot, des écrivains dangereux.Voici, d’ailleurs, comment M.Francisque Sarccy lui-même entendait eette neutralité, dont ks directeurs actuels dos “Annales” osent se recommander pour introduire leur revue dans les familles catholiques: ”11 faut tenir strictement la main, écrivait Harcey, à la neutralité de l'é-eoli dans l’enseignement primaire, parce que là on agit our la foi mémo.Ge n'ost pas qu'on la combatte directement, puisque l'essence do In neutralité est, au contraire, de s'abstenir de toute attaque: mais on habitue les es prits à s'en passer.On les dresse à comprendre que l'on peut être honnête homme et.bon citoyen en dehors do tout enseignement de religion révélée.On le» détache par là, doucement, leu tement, de In foi: c'est l’essentiel.' ’ “Est-ce nsser.hypocrite! “Eh bien voilà le programme que certains catholiques de France et du Canada travaillent aujourd'hui à faire exécuter par les “Annales", en donnent à cette revue leur argent et lours eneouragoments.” — L’“Action Sociale ” LE DESINTERESSEMENT DE RODOLPHE LEMIEUX.— “Le ministre des postes, vient d’avoir au cour» ds scs chevauchées électorales dans la province contre les nationalistes, des accès de rage qui sont un signe des temps Tl faut que les ventrus du pou-soir craignent bien fort lu puissance de leurs arguments auprès du peuple, et tremblent à la pensée de perdre ^eui picotin, pour s’acharner contre eux avec, aiuar.t do fiel.Imaginez donc, sussi, pour Rodolphe Lemieux, la perspective de perdre le pouvoir, lui si gros, si gras depuis 1896! Il n’a pu économiser qu'une couple de cent nulle piastres, no voyage qu’en char privé, et ne détient pas encore la majorité des actions do la Banque de Montréal et de la Banque d’Hochelaga.“Il est, vrai que son père est au département, dn Revenu de l’Intérieur, son beau-père, juge en chef de la Cour d’Appel^ son frère, shérif de Montréal, son beau-frère, jugo à Arthabasku.Mari si tous les membres de sa famille ont eu des “places” tours enfants en auront peut-êtro besoin avant longtemps.“Aussi, voyez-vous avec quel courage, il défend la crèche! Jamais, il n’a montré autant do zèle, si ce n’est pour trahir, avec le concours de Ma.-jorique, les droits de la langue française dans l’ouest.” — “La Tribune,” Saint-Hyacinthe.La route pour Portland et les Côtes du Maine Le chemin de fer Grand Tronc fait circuler .tous les jours deux trains de haute classe, sur ses propres voies, entre Montréal et Portland, Me.Le train du jour laisse Montréal à 8.Ü0 a.m., arrivant à Portland à G.4ô p.m.Le train du soir laisse Montréal à 8.15 p.m.et arrive à Portland à 7.00 u.m.Les trains laissent Portland à 8 a.m.et à 8.00 p.m.arrivant à Montréal à 6.40 p.m.et 7.30 p.m.respectivement.L’on s’attend à ce que les trains nommés ‘ ‘ Trains du Grand Tronc soient en temps.Ils soutiennent leur réputation.L’on peut aussi remarquer que ecs trains ciceulent pour l’accommodation de ceux qui voyagent, jouissant de temps limité ou à loisir.Les personnes voyageant durant le jour dans le but de jouir des beautés nombreuses et remarquables des “White Mountains”, seront bien avisées.Ces attractions na turellss aident, les artificielles en maintenant la popularité de la “Route du Grand-Tronc.’ ’ Les trains du jour possèdent des wagons-restaurants et salons de haut classe, les repas et services étant tout à fait de premier ordre.Aux trains de nuit sont attachés des wagons-lits modernes et somptueux, éclairés à l’électricité et pourvus aussi de lampes de lecture, qu ’on peut attein dre facilement, dans les lits supérieurs et inférieurs.Us ont aussi des éventails électriques qui conservent une atmosphère fraîche et agréable.Ij’on se rend facilement de Portland aux îles renommées du district de Por land, de même qu’aux places d’eau de la côte du Maine, pour' lesquelles le Grand-Tronc vend des billets et trans-orte directement le bagage.UN DICTIONNAIRE QUI NE VAUT PAS LA PEINE D’ETRE ACHETE.”—La “Syndicate Publishing Co’y” de New-York a publié der mûrement un ouvrage intitulé: “Web-sters New Standard Dictionnary, Il lustrated.” Le livre est enregistré par Frank E.Wright.La préface est fai te d’un article sur l’origine, ta composition et lo dérivé do la langue anglai se au cours duquel figure le mot ro-mish, appliqué à l’Eglise catholique.Le nouveau dictionnaire international de Webster, édition de 1910, sur lequel le livre dont nous parlons est supposé calqué nous dit que le terme “rmnish” est surtout, employé cars le sens “ disparaginget le mot “disparaging” est défini comme suit: déshonorant, dégradant.Inutile de dire que l’ouvrage d’un auteur qui emploie un mot aussi dégradant ne trouvera pas place da :s une bibliothèque catholique ni ne sera admis dans un foyer catholique ou ae cepté comme référence dans une écoh collège ou université catholiques.Lo temps est passé oà les catholiques enduraient tout, sans protester.” ‘'Northwest Review’’, Winnipeg.SIMPLICITE ET CONFORT—“ Une autre tendance moderne appelle la sim plicité et le confort dans l’habit.Lo chapeau de soie, l’habit étroit dispa missent.Les femme» se croient encore obligées de sacrifier à la mode e celles qui désirent se vêtir simplement s’entendent répondre que ce qu’elles demandent n’ost, pas porté cette saison.Mais le mouvement général vers la simplicité et le confort tuera quelqu’un de ees jours les modes qui sont ridicules et qut ajoutent encore aux ennuis de l’existence.ON DEMANDE On demande des vernisseurs, men-bliers, et hommes pour machines.S’adresser immédiatement à 241 St-Paul, à la Dominion Furniture Mfg.Co., Ltée, Ste-Thérèse, Qué.EMPLOI DEMANDE Un jeune homme connaissant bien ia comptabilité, possédant de très bonnes références, demande position.S’adresser à Horace Howison, 762 Huntley, Tél.St-Louis 691.160-3.AUX AMATEURS DE PECHE La meilleure place pour minnows vivants et rrticles de pêche de toutes sortes est chez R.N.Sévigny, 510 Saint-Jacques près des gares du G.T.R.et du C.P.R.Tél.Main 16 t Cartes Professionnelles AVOCATS DEGUIBE, A -S., avocat.Tru«t « Loan Bldg., 30, E-e Galnt-Jaruuea.Chambre 35.Tél B U Main 3995- 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Sa Sainteté Pie X étant pontife souverain de.l'Eglise ca-llioiique; Sa Majesté le roi Georges V, tant glorieusement régnant sur l’Empire Biilaunique; Soi.Excellence Monseigneur Peîlegriuo-Franeeseo Stagni étant cél'gué apostolique du Canada et de Terreneuve, Sa Grandeur Monseigneur Paul Bruchési, étant archevêque nu diocèse de Montréal; Son Excellence Lord Grey étant gouverneur général; Sir François.Langelier étant lieutenant-gouverneur de la province de Québec; Sir Wilfrid Laurier étant premier ministre du parlement fé.déral h Ottawa; Sir Lonier Gouin étant premier ministre de la Législature provinciale de Québec; Son Honneur le docteur J.i mes Guerin étant maire de la cité de Montréal.FUT LA PIERRE AN- GULAIRE DE L'EGLISE DE SAINT-S1AN1SLAS DK KOSTKA A MONTREAL bénite par Monsieur le chanoine Lndle Roy, chancelier, administrateur de ce diocèse en l’absence do Monsei- gneur Paul Bruchési, archevêque, en présence.d’un nombreux clergé et d’un grand concours de peuple; Monsieur le chanoine Lepailleur ayant prononcé le sermon de circonstance.EN CE TEMPS-LA la population dn Canada était d’environ huit millions d’habitants; la cité de Montréal grandissant rapidement, avait déjà environ GUÜ mille âmes; LA PAROISSE DE ST-STANISLAS, démembrée de ceHo .de l'immaculée Conception, et subdivisée oe l’ancienne paroisse de Notre-Dame, comprise entre 1rs rues: Chris tophe-Çolomb au sud, Mont-Royal à l’est, Papineau au nord, et le chemin de fer du Paciliquc Canadien à l’ouest, érigée canoniquement depuis seulement une année, se composait de deux mille familles et comptait neuf nulle âmes.Monsieur l'abbé A.V.Joseph Piette en était le premier curé.Messieurs les abbés Edmeur Hébert, René Kietfer et William Lessard y exerçaient le ministère comme vicaires, Messieurs llerménégilde Legault, marguillier en charge, Orner Lefebvre et Arsène Erénette, marguilliers du banc; Alfred Pion, Rodolphe Roy, J.Corne Frénette, le docteur Aimé Hand-field et Joseph Sansfaçon, marguilliers anciens, y administraient les affaires de la l’alirique CETTE PAROISSE, remarquable par son esprit de foi et son attachement aux plus saines traditions catholiques, éleva ce temple à là gloire do Dieu, à l’honneur ds l’Eglise et pour le salut des âmes.Monsieur Alphonse Yenne fut l’architecte qui en prépara les plans.\les-*uirs Boileau frères en furent les constructeurs.Ont signé le document: M.le chanoine Roy, le curé Piette, Je Rév.!’.Prculx, S.J., R.P.Chartrand, S,J., M.l'abbé Forbes, curé de Saint-Jean-Bap liste, M.Je Chanoine Lepailleur, l’abbé Lelandais, du Grand Séminaire, M l’ap-bé Lepoupou, directeur du séminaire de philosophie, le R P.Couture, Dominicain, M.le curé Guay, MAL JJ.Legault, 11.Lefebvre, Dr A.Ifandfield, marguij-liers; A.Frenette, R.Roy, C.Frenetto, d.Soupçon, anciens marguilliers; J.Hardy, J.Lefrançois, J.Tisdale, D.Pépin, commissaire d’école.Au nombre des invités figuraient AIM.Dr Camille Bernier, Dr Barrette, T.Fontaine, Z.Normandin, A.Lavallée, éehevin J.Collette, père et fils D.Deschamps, IL Lefebvre, F.X.BlouHi, EXPLOSION DANS UNE MINE Vingt-un mineurs périssent à un mille et demi de l'entrée d'une houillère.Pas un seul homme n’échappe à la mort.On ignore la cause du désastre Dubois, Perm., 17.— Vingt-un mineurs ont été tués par une explosion dans le puits de la mine de la Tasca-de Coal and Coke Company, à Lykes-ville, à neuf milles d’kù.samedi soir.L’explosion s’est produite à 9 h.30, mais on a connu après-minuit seulement l’étendue du désastre.Tous les morts à l’exception da trois, étaient des étrangers.L’explosion a été relativement légère, comme on a pu le constater par le peu d'étendue des dommages subis dans la mine, ee sont les suites qui ont été fatales à la plupart des victimes.Georges et John Heek, aussi AViok ; Parelick et son fils âgé de 15 ans, ont été trouvés par les sauveteurs enlacés dans les bras I un dn l’autre, comme s’ils avaient voulu s’embrasser au moment suprême.Aucun des corps n’était mutilé, mais plusieurs portaient des brûlures.Onze hommes trouvés d’un seul groupe avaient apparemment pris leurs mesures pour s’échapper, car ils portaient les paniers contenant leurs aliments pour lu dîner et ils étaient tournés vers la sortie.La première indication qu’on a eu du désastre au dehors du la mine, a jeté l’ouverture violente d’une porte de j sûreté.; on s’est alors aperçu que les I machines fonctionnanient à vide.On en a conclu que quelque ehose d’anormal était arrivé au fond du puits, mais il était minuit quand les sauveteurs ont pu entrer dans la mine et il a fallu quelque temps pour se rendre sur le théâtre de l’accident situé à un mille et demi de l’entrée, parce que les sauveteurs étaient obligés de porter de 1 oxygène sur eux.Tous les corps ont été transportés de bonne heure hier au fond du puits, et ils ont été déposés à cet endroit en attendant qu’on eût retrouvé les autres, qui étaient ensevelis sous les décombres.Il était tard hier quand on a pu les dégager.La police de l’état a été mandée de Pinoxsutawney pour garder le voisinage du puits et quand les cadavres ont été retirés de la mine il s’est produit peu d’excitation.I>es autorités de la compagnies et les inspecteurs de la mine sont incapables d indiquer la cause de l’explosion et il jne se trouve aucun survivant qui puis-is'e en fournir une explication, maison croit généralement que les mineurs j ont crevé une veine de gaz.La gale-i rie n’est pas gazeuse efl l’inspecteur i'Tohn Brown, rapporte qu’une heure | avant l'explosion il était passé h l’en-! droit où cette dernière s'est produite let qu’il n’y avait trouvé aucune trace ' de gaz.i Six hommes qui travaillaient dans une autre galerie de la mine n’ont ap-! pris la nouvelle de l’explosion que : (;uand les sauveteurs sont venus les chercher.Dans le Monde Ouvrier LE CHOLÉRA MENAÇANT LE Dr DOT Y, OFFICIER D’HYGIENE DUPORT DE NEW YORK, CRAINT UNE INVASION DU TERRIBLE i LEAU QUINZE CAS A LA QUARANTAINE.— LES PASSAGER S DE DEUX STEAMERS SERONT EXAMINES.Les Fils du Prophète se disputent g ne bagarre sanglante a lieu hier soir entre mahométans.Les femmes et les enfants s'en mêlent Cinq hommes et deux femmes ont.été arrêtés hier soir vers les dix heures et logés au poste de police de l’avenue de l’Hôtel-d’é-A'ille, à la suite d’une bagarre enQ-o les croyants de Mahomet.Depiîîs quelques jours déjà, on dît que cette colonie des fils du prophète a do frequentes disputes religieuses, et hier soir, ce fut à coups de poings que -le différend fut vidé._ La police avertit, se transporta aussitôt sur les lieux.Le sergent Turner et huit policiers arrivèrent au plus fort de la mêlée et eurent toutes les peines du monde à se frayer un chemin jusqu’aux manifestants, tant la foule était intense.Jusqu’aux enfants qui se battaient dans la rue.Sans l’arrivée de la police la bataille eût pu avoir de sérieuses conséquences.Mass ' au coin Jes rues St-Dominique et Lagaucüetière, ¦— c’est là que se trouve le quartier des mahométans, — les batailleurs se talochaicnt à qui mieux mieux.Les femmes, paraît-il, n’étaient pas les moins ardentes dans ce feu de bataille intense.Ont été arrêtés: Chasir Bonze, 98 Kt-Dominique; Mahomet Annan, 331 Notre-Dame Ouest; Abdu Corime, 58 St-Dominique; Algert Pante, 58 St-Dominique ; Moïse Shfie, 38 Craig Ouest; Marie George et Marie Abrahan” tous deux de 98 St-Dominique, Les femmes ont été remises en liberté provisoire avec caution de $10 chacune, et deux hommes ont versé $23 pour garantir la comparution dtvant le recorder.Tous comparaîtront ce matin devant le magistrat.Nov-\ ork, 16.— I.e Dr Alvah H.Doty, officier d’hygiène du port de New-Y ork, considère que les cas de choléra qui sont actuellement traités à la quarantaine sont en bonne voie ; cependant ses appréhensions pour l’avenir.il dit que New-York so trouve "au beau milieu d’une invasion menaçante de choléra.” D’après le rapport officiel d’aujourd'hui, il y a quinze cas de choléra à l’hôpital de Tile Swioburne et quatre cas en observation.Le fléau a fait une autre victime pendant les dernières vingt-quatre heures.- T.e steamer "Perugia” est encore retenu à la quarantaine et le personnel médical se prépare à faire des analyses bactériologiques sur le cas de chacune des 318 personnes que portait le steamer “Moltke” et qui sont actuellement en observation." A l’heUrc actuelle, dit le Dr Doty, nous sommes en présence d’une sérieuse épidémie de choiera qui sévit en Italie, ainsi que sur d’antres côtes de la Mé-diterrannêe, et qui a augmenté de violence depuis l’année dernière.La plupart des navires qui sont arrivés récemment d’Italie nous ont apporte des cas de choléra déjà caractérises ou qui s’étaient déclarés en cours de route,.En présence de ces faits, il est important de ne pas ébranler injustement la confiance du public dans le service de la quarantaine.Dans tous les ports du pays, ce service a à remplir une tâche très sérieuse et très onéreuse au cours de l’été.Il n’est, pas improbable que les navires arrivant des régions de 1 Italie infestée par le choléra nous amènent d ici quelques semaines un ou plusieurs cas de maladie.Cette crise grève lourdement les ressources du département et elle est une cause de surmenage pour le personnel.La publication des déclarations du commissaire Bulger au sujet de la quarantaine n’affecte pas seulement l’esprit public, mais aussi la discipline du personnel qui est, dans une grande mesure, une garantie pour ]a santé et la sécurité du public.Dette déclaration du Dr Doty a été faite en réponse à certaines remarques faites par le juge Bulger et qui ont été publiées.AGITATION A NAPLES Naples, 17.— Les mesures prises pour combattre le choléra et d'autres mesures sanitaires causent de l’agitation parmi la Populace.On dit que les règlements adoptés éloignent les navires du port entraînant ainsi des pertes énormes.Lue grève générale menace d’éclater.POUR LA PROTECTION DU PUBLIC La Commission des Chemins de Fer émet deux ordres pour protéger la vie des employés et du public La commission des Mien de vient de prendre deux décisions imrmr-tantes; Tune pour assurer une plus grande protection des employés, ]a seconde regarde la sûreté du public voyageurs.Les compagnies ont été requises de fournir dans les Cil jours un rapport indiquant le numéro et le pokls'^- chacune de leurs locomotives et si elfes sont pourvues d’un appareil pour recevoir les cendres, pour éviter aux employés d’aller en dessous des foyers.La seconde oblige les compagnies .à mettre un gardien à toutes les traverses ^de chemin de fer où une personne a été blessée ou tuée par un train en mouvement.Cet ordre s’applique à toutes les traverses où un accident, de ce genre s’est produit depuis le 1er janvier 1905 et aux endroits où do pareils accidents pourraient se produire à l’avenir.La commission fera enquête pour chaque ras donné.Courrier d’Ottawa MEDAILLES DU SERVICE IMPERIAL Ottawa, 17.— La “Gazette du Canada’' annonce qu’il a plu a Sa Majesté Georges Y, d’accorder la médaille du Service Impérial aux employés civils suivants du gouvernement fédéral: F.S.Checkley; N.Orner Côté; du ministère de l'Intérieur; Sidney Smith et William Smith du Département des Postes; Wm Carity, gardien des écluses au canal Rideau; Staffens' John, gar dien des écluses au canal à Cornwall.REVENUS A L’ANCIEN TARIF Ottawa, 17.— Les débitants de liqueurs, qui avaient augmenté de 10 à 15 cents le prix des consommations, ont, dû revenir à leur ancien tarif.C’est, j que les clients ont refusé net de se [ laisser exploiter, et comme conséqueit Qu'est devenu son argent ?UNE NEGRESSE ACCUSEE DE VOL SE DEFEND A COUP D’EPINGLE A CHAPEAU L’ARGENT EST DISPARU.i IL IRA A QUEBEC M.Lefebvre, organisateur général pour l’union des Plâtriers doit aller â Québec demain, pour travailler à l’or ganisation de plâtriers de cet endroit.Déjà M.Lefebvre s’était rendu dans la capitale dans le même but.CONVENTION A MISSOURI Le local 328 des employés de tramway à sou assemblée régulière de vsn-dredi a élu AL G Denis, délégué à la convention des employés de tramway d‘Amérique qui aura lieu en septembre à Saint-Joseph de Missouri.M.G.Denis et M.M.McCaskill ont tous deux été nommés délégués de l’Union au Conseil des Métiers et du Travail.CHEZ LES TELEGRAPHISTES l^e bureau du travail a reçu samedi le rapport du bureau de conciliation au sujet des difficultés pendantes entre la compagnie Great North YYestern et scs employés.La bureau était composé du juge TeetzeJ, de M.David Campbell, j représentant des télégraphistes et M.F.H.Maekay C.R.représentant de la compagnie.Au cours de ces négociations, lu compagnie a accordé une augmentation le salaire, cette augmentation a été confirmée dans le rapport du bureau.Les employés qui avaient été renvoyés du service ont presque tous été repris.GENEREUX DONATEURS L’Uuon 249 des Tailleurs de cuir qui doit avoir une excursion le 23 à Saint-Hyacinthe est heureuse de faire connaître aujourd’hui les noms de ceux qui lui ont fait parvenir des prix pour les concours qui auront lieu.Ce sont: MM.J os.Ainey, Alp.Y'erville, Nap.Séguin, député, IL Walsh, F.Payette, te.X.Leclair, éehevin; A.E.Gauvin, éehevin; D.Gallery, l’Union 58 des Ci garies, France Z.Steben, F.A.Cha-gnon, Mlle Leclaire, M.D.Leduc, D.Caron, Bourgeois,et Fontaine, l’iché, \\.A.Constantin, Jos.Lougpré, M.1 lurtubise, F.Beauchamp, A.Forest, O.Saint-Jean, H, Giguère, Quenneville et Guerin, I).Barolet, A.Bouchard, J.Payette, J.St-Jacques, Forest et Frères, O.Toupin, Théo Bonin, Leboeuf et La-' imite, ,M.Martineaiq J.C.Gagnon, A.Lépinc, Leduc et Bordeleau, F.A.Naud, G.Dion, O.Grenier, O.Corbeil, C.Desmarais, AL Desourdy, O.Mousseau, W.Scott, F.Lemieux, Dumont et Trère*, A.Bloiidin, J).Corbeil, Louis Labelle, Boisbriand, P, Laroso, J.La-loude, O.Tremblay.Si quelqu uu avait été omis sur cette liste, i! est prié d’en informer M.A charust, 1102 Boulevard Saint-Laurent, ou M.Z.Lespéranee, 784 Sainte-Catherine Est.DANS LES CLUBS Les clubs ouvriers Mont -Royal, delà Turtle Nord et Lafontaine tiendront leurs assemblées respectives, lundi soir, De graves questions seront discutées dans cestrois clubs.COMMIS MARCHANDS Lu première convention des commis-marchands de 'a province aura lieu à Québec, les J0 et 31 du courant.Voici les sujets qui seront étudiés; .1 o—Heures de travail pour commis, hommes et femme».2o Règlementation du travail des enfants dans les magasins.3o—Nomiration
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