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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 19 juillet 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-07-19, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE-No.167 MONTREAL.MERCREDI 19 JUILLET, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 CNION POSTALE .Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS .« .$1.50 union postale .$a.oo LE DEVOIR Rédaction et Administration i 71a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ^ ADMINISTRATION^ û» 7461 REDACTION: Main % Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! U CONFERENCE IMPERIALE XI La Déclaration de Londres—M.Laurier fait volte-face Au moins, direz-vous, h* premier ministre a maintenu à la conference sa dernière opinion: il a refusé son adhésion à la déclaration de Londres, et surtout il a fait sanctionner sa politique d’abstentionnisme par un,voeu de la conférence?C’est bien ce qui ressort, en effet, des comptes rendus dithyrambiques du Canada, du Soleil, de la Vigie, qui affirment que tout ee que M.Laurier a voulu a été accepté, que tout ee qu’il a combattu a été rejeté.Lt pourtant, c est la où 1 on vous berne, “chers compatriotes.” Dans le même discours où il répudiait toute idée de consultation, Sir Wilfrid Laurier approuvait entièrement et avec chaleur la Déclaration de Londres, l’attitude du gouvernement britannique à ce sujet, ainsi quelle projet d’arbitrage anglo-américain; et il terminait en disant: ‘'Ceci me semble une raison péremptoire {overwhelming) pour que les Dominions appuient les autorités impériales à cet “ égard.” Quelle singulière attitude! Il pose d’abord en principe que le gouvernement impérial ne doit pas consulter les colonies sur les questions de politique étrangère, afin de ne pas s’exposer à recevoir des avis contradictoires.Puis aussitôt il donne, au nom du Canada, un avis diamétralement opposé à celui de l’Australie, au sujet d’une question internationale très complexe sur laquelle les colonies n’ont pas été consultées.^ Il déclare que les colonies ne devraient pas demander à être consultées meme sur les questions qui les intéressent particulièrement, de crainte d’être entraînées à la‘gu erre; et l’instant d’après, il prend position et lie la responsabilité du gouvernement canadien à celle du gouvernement impérial sur une question essentiellement connexe à la guerre, où le Canada n’a pas d’intérêt immédiat; et de plus il se met, aains y être obligé, en antagonisme avec le haut commerce, les autorités navales et un groupe politique considérable du Royaume, puisque une motion suggérant que la question soit déférée à une expertise n’a été rejetée, le 3 juillet, à la Chambre des Communes, après un débat très vif, que par un vote inférieur à la majorité ordinaire du gouvernement: 301 à 231.# if # Je ne prétends pas.notez le bien, que l’avis de M.Laurier sur le mérite de la déclaration soit mauvais.Il ne fit du reste qu’emboiter le pas à Sir Edward Grey, et tous les autres délégués, sauf ceux de l’Australie, partagèrent leur opinion; mais je signale i’inconséquence de sa conduite.Elle est d’autant plus remarquable que c’est la seule question sur laquelle'M.Laurier se soit compromis par une attitude positive et tranchée.On n’y peut trouver qu’une explication: le désir ou la nécessité de témoigner au ministère Asquith sa reconnaissance des services qu’il en a reçus au sujet de la réciprocité et du secret dos délibérations sur la marine et la défense militaire.J’ai déjà signalé deux acomptes qu’il a payés sur cette dette, en aidant au rejet des motions Ward-Hareourt SU- le comité permanent des conférence, puis en aiguillant la motion Fisher, au sujet du commerce impérial, sur la très longue voie d’évitement de la commission d’enquête.Le troisième paiement, sur la Déclaration de Londres, est le plus Substantiel.Et il paraît d’autant plus louri^ que jusqu’au moment où les ministres anglais eurent besoin de l’appui moral des colonies pour sc tirer d’embarras, ils semblent avoir attaché plus d’importance à l’opinion du président nègre d’Haïti qu’à .celle du premier ministre du Canada.# # * i Mais il y a encore mieux que cela.Le débat sur la motion Fisher avait duré toute la séance du 1er juin.Le lendemain.2 juin.M.Fisher retira sa motion de censure et y substitua celle-ci: Cette conférence ayant entendu le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, accueille cordialement la proposition du gouvernement impérial, ainsi formulée: (a) Que les Dominions auront l’avantage d’être consultés sur la préparation des instructions qui seront données aux délégués ’britanniques qui siégeront aux futures réunions de la Conférence de la Haye, et que les conventions affectant les Dominions et provisoirement arrêtées à cette conférence seront distribuées aux gouvernements des Dominions pour étude; et (b) Qu’une prodécure semblable sera suivie autant que possible — le temps, l’occasion et le sujet le permettant, — lorsque [le gouvernement impérial] préparera les instructions pour les négociations DES AUTRES ARRANGEMENTS INTERNATIONAUX affectant les Dominions, (“Times”, 3 juin.) Et le procès-verbal officiel ajoute: “Mr.Âsquith said that the resolution carried, out exactly what Sir Edward Grey had undertaken should, be the procedure in the future.” Or ce que Sir Edward Grey s’est engagé “exactement” à faire, c’est exactement ce que M.Laurier avait combattu la veille.* N’empêche que le lendemain, M.Laurier votait en silence, ainsi que M.Brodeur, pour la proposition qu’il voulait faire écarter la veille.En effet, le procès-verbal, qui accuse la présence des deux ministres canadiens, constate que la deuxième motion Fisher a été votée à l’unanimité.# * # Les journaux impérialistes, comme le Star, ont fait état, avec complaisance, des protestations des journaux toryg d’Angleterre'contre les paroles de M.Laurier.Les journaux ministériels ont utilisé ces protestations pour acclamer cette “nouvelle victoire autonomiste” de M.Laurier et le peindre pour la centième fois comme le martyr de son patriotisme.Ni les uns ni les autres n'ont signalé le vote de M.Laurier, qui est venu, à vingt-quatre heures de délai, donner le démenti à ses paroles.Ils ont cité ces lignes du Times: “L’argument que Sir Wilfrid a “ développé dans son discours, s’il était poussé à sa conclusion logique, conduirait à une rupture complète du lien qui unit le Canada à “ l’Empire.” Mais les uns et les autres se «ont gardés soigneusement de reproduire ces autres lignes du même, article: “It may hr taken, as Sir \Vil-“ frid did not dissociate himself from the resolution in its amended *' form.Ihat his view of Imperial relations dors not in practice differ 11 much from that of the other Prime Ministres.” {Times, June 3rd.) —“Sir Wilfrid, ne s'étant pas séparé [des autres délégués] sur la 14 proposition amendée, on peut en conclure que ses vues sur les rela-44 lions impériales ne diffèrent pas beaucoup, dans la pratique, de 44 celles des autres premiers ministres.” En résumé, M.Laurier a posé un principe dans son discours et appuyé de son vote le principe contraire.Peut-on s’étonner si les journaux de Londres ont assaisonné de quelques pincées de poivre, les éloges qu’ils servaient autrefois sans mélange à notre premier ministre?Avait-il vraiment tort, celui d’entre eux qui l'a baptisé Sir Forx-both-Ways—Sire Double Face?Henri BOURASSA M.LEMIEUX A CHAMPLAIN On veut à toute force y entendre le Ministre des Postes On nous écrit du comté de Champlain que les gens de la région veulent à toute force entendre le ministre-des Postes en réunion contradictoire.La souscription ouverte par le Devoir ne les satisfait pas complètement, et certains d’entre eux proposent de faire au ministre une offre particulière.On mettrait à sa disposition une somme de $50, déjà déposée en banque, affirme-t-on, pour l’indemniser dans le cas où il consentirait à rencontrer, soit M.Bourassa, soit M, Lavergne.dans le comté de Chain-plain.On ajoute que l’offre tiendra même si M.Lemieux, écartant MM.Bourassa et Lavergne, veut simplement croiser le fer avec M.Blondin.Nous comptons avoir, d'ici quelques jours, des détails plus précis aur ce nouvel aspect de la situation.BILLET DD SOIR LE CHEF-D'OEUVRE Ce n’est pas que je veuille médire des anciens; tuais, entre nous, étaient-ils assez épais?En avaient-ils une couche?Dans les sciences spéculatives, ils étaient tout à fait nuis, et ils étaient encore plus faibles dans la pratique.Ils voyaient, utilisaient peut-être tous les jours les phénomènes de physique, les plus élémentaires, sans pouvoir les définir; tan dis qu’aujourd’hni, un enfant de dix-sept ans et d’une intelligence ordinaire les explique avec, facilité et clarté; en médecine, les anciens ne connaissaient que la saignée et la purge et, en dépit des docteurs les plus fameux de l’époque, les centenaires pullulaient comme de nos jours les tuberculeux;non seulement ils n’avaient pas idée d’un véhicule automobile, mais ce n’est que sur le tard qu’ils songèrent à atteler le cheval.Et plus haut on remonte dans le cours des generations, plus est affligeant le spectacle que nous donnent nos ancêtres; il fallut, pour provoquer l’invention du vin, l’écoeurement du déluge; sans lui, nous en serions encore réduits à boire de l’eau.Mais, je veux m’en tenir au domaine artistique.La sculpture grecque, par exemple, qui vaut presque, la statuaire actuelle, serait demeurée enlisée dans les sables, là-bas, si nous n’a-mon s été la découvrir, et ces oeuvres.dont quelques-unes ne sont vraiment pas mal, seraient retournées en poussière, si nous, les modernes, n’avions proclamé que ce sont des chefs-d’oeuvre.Et la littérature?monsieur et le théâtre?Croiriez-vous que le public d’autrefois ne faisait pas de différence entre une pièce mauvaise, une médiocre et une autre excellente?Il entendait avec une égale indifférence de belles tragédies et de méchantes comédies, de bonnes comédies et de piètres tragédies.Il a fallu que nous venions, nous les mo dejrnes, après des siècles faire un tri: Nous avons éliminé l’ivraie dramatique et recueilli le grain de génie d’un Molière, d’un Racine et d’un Corneille.C’est nous, monsieur, qui avons découvert que ces trois bonshommes avaient écrit des chefs-d’oeuvre.Leurs contemporains ne s’en étaient pas douté.A-t-on idée de ça?Heureusement qu’au jour d’aujourd’hui, il n’en va plus de même.Grâce à Dieu, vous savons ce que c’est qu’un chef-d’oeuvre, et vous n’ignorez pas combien notre siècle en est prodigue.Ce n’est pas dans deux ou trois cents ans qu’on établira la valeur littéraire de Pierre Decourcelles, d’Henri Bernstein ou de Jules Lemaître.Tous les écrivains du siècle sont définitivement classés.C’est jugé, on n’y reviendra plus.A qui être reconnaissant de cet admirable état de choses?demandez-vous.Mais à la presse.Quand vous assistez à une première, nom avez sur la pièce qu’on va créer une opinion toute faite.Votre journal vous a dit si elle était bonne ou mauvaise et vous pouvez d’autant plus vous en rapporter à votre journal, que cette opinion est formulée pour vous par un homme qui s’est spécialisé dans la matière et qui, est payé exprès pour cria.Il s’y connaît donc mieux que vous, c’est certain.Et il vous rend par là un inappréciable service puisqu’il vous dispense de la difficile tâche de juger, ne vous laissant que le plaisir facile, d’écouter et de confirmer une croyance puisée à la bonne sourer.Tenez, je mus donnerai un exemple.M.Edmond Rostand, dans le recueillement de Cambo, est en train d,’écrire une grande pièce en vers, Roland à Ronceveaux.Quand la nouvelle a été communiquée à l’univers, un tas de braves gens, qui sont contraints de gagner leur rie, se seraient sans doute demandé quelle pourrait bien être la valeur de ce, drame.Eh bien, le journal.poussant, de plus en plus loin la sollicitude à l’endroit de scs lecteurs pressés, les a prévenus que c’était un chef-d’oeuvre.“M.Edmond, Rostand travaille à un chef-d’oeuvre.; “Le directeur de l’Odcon a commandé, un chef-d’oeuvre à M, Edmond, Rostand.” Alors, tout le monde sait à, quoi s’en tenir.Il est évident que celui à qui l’on donne la commande d’un chef-d’oeuvre ne livre pas un four.Maintenant, nous sommes bien tranquilles ; cl, quand on jouera Rolland à Ronceveaux, l’on saura, dès avant que les chandelles ne s’allument, que nous allons entendre un chef-d’oeuvre, et ainsi nous sera épargnée, la surprise, qui est pour les dyspeptiques un sentiment pénible.—Mais, dira le dernier des grincheux, puisque la pièce n’est pas même terminée, comment sait-on que ce sera un chef-d’oeuvre?Mais, homme pauvre d’esprit, c’est M.Edmond Rostand lui-même qui l’a dit.Je connais celui à qui il a fait la confidence; c’est un habitué de Cambo.D’abord, le jeune maître ne voulait rien dire mais la maîtresse de céans a livré le titre et le fils Maurice qui est un nourrisson des Muscs et l’espoir de l’humour français, a dérobé, pour l'avantage du patient public, un vers paternel.Celui-ci : “Le sang de nos héros arrose [Ronceveaux.” Comme vous voyez, cet alexandrin forme calembour et, tout en étant tragique, est comique.Ainsi, tows les tempéraments y trouveront leur compte.X’est-ce pas là le propre d’un chef-d’oeuvre que de satisfaire tous les goûts?Léon LORRAIN.-t La “Patrie ” et M.Armand Lavergne La Patrie a publié hier soir, en tête de sa dernière page, une note, de rédaction par laquelle elle a sans doute cru atteindre en pleine chair M.Armand Lavergne.Or il se trouve qu’elle a tout simplement pris le meilleur moyen de s’afficher en assez vilaine posture.C’est un malheur qui lui est arrivé plus d’une fois déjà.Voici d’abord, in extenso, la note de la Patrie : " UNE CONTRADICTION M.Armand Lavergne, qui s’est érigé en champion de la langue française, manquerait-il de sincérité ?La commission scolaire de Saint-Jean, composée exclusivement de Canadiens-français, vient de recevoir de M.Lavergne, qui est administrateur de l’aqueduc, une facture dont l’en-tôte était imprimé en anglais.Stupéfaction des commissaires, qui ont retourné la facture, à son auteur avec une juste réprimande.Quand on songe que M.Lavergne a pétitionné lui-même et fait pétitionner tous les enfants d'écoles de la Province, pour imposer l’usage du français aux corporations publiques, qu’il observe encore attentivement les enseignes des bureaux de poste, les affiches des chemins de fer et le libellé’dc mille et url imprimés, pour y faire respecter les droits du français, on se demande comment il n’a pu se montrer moins patriote que dans su propre boutique.11 a peut-être trouvé que l’impression en une seule langue coûte moins cher.Voici maintenant une lettre du gérant local de l’aqueduc de Saint-Jean, qui donne un bref exposé de la situation : Monsieur, Je vous prie de bien vouloir m’accorder l’hospitalité de vos colonnes pour protester énergiquement contre-la note de rédaction intitulée “Contradiction'’ publiée par la “Patrie” d’hier au soir et dans laquelle M.Armand Lavergne, député de Montmagny à la législature, est pris à parti.Je dirai à la “Patrie” que, s'd y a un manque de sincérité, c’est bien de son côté.Il est faux que M.Lavergne ait envoyé une facture à la Commission Scolaire de Saint-Jean et que la dite Commission ait renvoyé la facture à l’Aqueduc, car, en ma qualité de gérant local et de comptable en chef de l’aqueduc de Saint-Jean, toutes les factures sont envoyées par moi.Depuis trois ans que je suis à l’emploi de l’aqueduc, il fut imprimé en envoyé annuellement (),000 comptes français et 2,000 comptes anglais, ainsi qu’un grand nombre de circulaires imprimées dans les deux langues, et ce, conformément aux ordres formels des propriétaires de l’aqueduc.l’ai fait constater, ce matin, au bureau de rédaction de la “Patrie”, avec documents à l’appui, que non seulement 1’aquoduc de Saint-Jean fournit des factures eu français à ses clients, mais qu’on y tient les comptes dans un grand livre et des registres imprimés avec formules françaises.Rien plus, l’administration do l’aque-due s’est déjà plainte à la Cie Bell Téléphone du fait que son nom fut inscrit dans son livre d’abonnés en anglais seulement, mais elle n’a pu obtenir l'inscription sous le nom “Aqueduc do Saint-Jean.’’ Il y a là un joli travail patriotique fl faire pour le bienveillant, rédacteur de la “Patrie”.Si, par hasard, la facture fut envoyée en anglais,cela fut dû à une erreur bien excusable.D’ailleurs, tous connaissent le vieux dicton canadien : “Qu’il n'y a que roux qui font très pou de travail ou peu d'affaires et les imbéciles qui ne font jamais erreur.” A quelle catégorie appartient ce charmant rédacteur de la “Patrie” ?Nous nous servons pour la “collection” de cartes rouges qui, comme toutes nos autres pièces, sont imprimées dans les deux langues.Celui qui R fourni ces renseignements axl journal de la rue Ste-Catherine aurait-il vu le rouge ?Espérons que la douche d’eau froide que jp lui sers aujourd’hui saura calmer ses sentiments antinationalistos ! Le débat est clos et je signe : WILLIE MARTEN.On voit ce qui reste de la note de la Patrie! Dans un service, au détail duquel M.Lavergne — qui habite Québec — n’a à peu près ricif à voir, il est possible qu’un commis se soit trompé et ait établi son compte sur une formule anglaise— au lieu de le faire sur les formules françaises, qui étaient à sa portée, trois ou quatre fois plus nombreuses.Si la Patrie y tient le moindrement, nous pourrions peut-être lui prouver qu’il n’y a pas très longtemps qu’une erreur analogue se produisait dans ses propres services.Elle n’est la seule à collectionner les petits papiers! Pour le moment, nous nous bor- nerons à constater qu’à l’Aqueduc de Saint-Jean, on fait un usage général des deux langues, qu’on v emploie trois fois plus de factures françaises que d’anglaises — no-avons vu les comptes d’imprimeur —et qu’en voulant atteindre Lavergne, la Patrie a simplement dé-, terminé la publication de faits qui sont tout à l’honneur des propriétaires de ectte institution.Elle a en même temps démontré que la malice est mauvaise con seillère, et elle sort peu brillante de cette petite aventure.Non! Au lieu d’essayer de prendre Lavergne en défaut, la Patrie ferait mieux de joindre à scs multiples rubriques un cours sur la télépathie et de nous expliquer comment il se fait que le même jour, à la même heure que la Presse, elle ait publié un article qui ressemblait comme un frère à celui de sa voisine, et qui préparait fort habilement les voies au projet, encore inconnu des profanes, des maîtres du Tramway.Cela serait infiniment plus intéressant pour le public que les erreurs d’expédition qui ont pu se produire à l’Aqueduc de Saint-Jean.et je suis sûr qu’un moi’a-liste sévère, comme celui que la Patrie attachait l’autre soir aux chausses de Lavergne, y trouverait matière à de piquants et instructifs commentaires.Orner HEROUX.A propos du Maroc LA SOUSCRIPTION LEMIEUX Deuxième lifte L’intérêt suscité par la souscription Lemieux ne ralentit pas.On verra par la deuxième liste que nous publions plus bas, que les souscripteurs appartiennent à toutes les elasses de la société.Il est évident que le désir de voir le ministre des Postes rencontrer ses adversaires est général.Les ministériels s’accordent sur ee point avec le-oppositionnistes.Il vaut mieux, disent-ils, que M.Lemieux s’expose à un échec que de mériter l’accusation de lâcheté.Il nous est impossible, faute d'espace, de publier toutes les reflexions qui accompagnent les souscriptions, mais si M.Lemieux qui aime tant savoir ce que l’on pense de lui, désire en prendre connaissance, il n’a qu’à nous le faire savoir, et nous lui en fournirons, avec grand plaisir, une copie certifiée.Nous donnons seulement les extraits les plus typiques.Il y en a un que nous avons oublié hier: “Si M.Lomieux, dit l’un des souscripteurs, craint pour sa précieuse santé, je m’engage à lui fournir tous les médicaments nécessaires.L’important est de l’amener au feu.et pour cela chacun doit faire sa part.” La Presse n’a pas encore souscrit.Nous sommes informés, de source certaine cependant, qu’elle prendra, en temps opportun, part au mouvement.Elle payera en nature, sous forme de réclame pour l’assemblée à laquelle M.Lemieux annoncera enfin qu’il sera présent.(Spécial au “Devoir”) Ottawa, 19.—La souscription que vous avez organisée pour refaire le moral du ministre des Postes fait le sujet de bien des commentaires ici.Naturellement 1‘opposition s’amuse beaucoup de l’ennui qu'en éprouve le ministre des Postes.Les ministériels sont plus réticents encore que quelques-uns.ne cachent pas leur satisfaction de l’impasse où se trouve le ministre plénipotentiaire.Je ne sais si M.Bureau est de ce groupe, mais je constate qu’il n’a jamais été aussi joyeux que cette semaine.Il paraît que le prochain caucus ministériel discutera la situation faite au parti par la campagne Lemieux et le défi des nn tionalistes.11 n’y a pas à se cacher, disait, ce matin, un ministériel anglais, que l’attitude humiliante de M.Lemieux nous donne l’air d’un parti en déroute dans la province de Québec, et je ne vois d’autre moyen de réparer le mal, que de decider Bit* Wilfrid Laurier à rencontrer M.Bourassa face à face.Voie! la deuxième liste de' souscriptions : Les intrigues ténébreuses qui se nouent dans les chancelleries européennes à propos de l’affaire du Maroc, sont bien propres à justifier le malaise qui se manifeste dans les milieux internationaux et dont parlaient les dépêches d’hier.On avait à peine appris qu’une base d’entente avait été trouvée pour concilier les intérêts de la France avec les exigences apparent ment arbitraires de l’Allemagne, quand l’arrestation du consul Iran çais à Alcazar, par les troupes espagnoles, vient compliquer encore davantage une situation déjà trop tendue.La France, dont on a révoqué en doute le droit de rétablir l’ordre au Maroc pour protéger ses intérêts les plus immédiats sur la terre africaine, pourra-t-elle supputer cette nouvelle humiliation sans prendre une action offensive dont les conséquences seraient incalculables?C’est la question que les hommes d’Etat européens se posent avec anxiété.Et cette anxiété paraîtra toute naturelle à ceux qui ont suivi le cours des événements qui se sont déroulés depuis quelques mois.Pendant que l’Allemagne envoyait un navire de guerre à Agadir, au mépris de tous les traités, pour forcer les puissances, étonnées de cette action, à lui demander quelles étaient ses prétentions, l’Espagne élargissait sa sphère d’occupation dans le nord de l’empire chérifien.L’Espagne paraît être le pion de l’Allemagne au Maroc.Lo gouvernement de Berlin la laisse faire, n’ayant aucun intérêt à brusquer davantage les choses.Dès la conférence d’Algésiras, les deux gouvernements avaient partie liée.Ils continuent à marcher d’accord aujourd’hui.L’Espagne avait résolu de prendre au Maroc des compensations pour la perte de ses dernières colonies, que lui avaient enlevées les Etats-Unis.M.Maura a avoué ec dessein il y a quelques années, et l’Allemagne avait tout intérêt à s’entendre avec, cette puissance isolée en Europe et, qu’elle peut, eonduire à son gré.Appuyée par l’Allemagne, l’Espagne développe méthodiquement son programme marocain depuis quatre ans.Des événements actuels, c’est elle qui reeeuillera les meilleurs fruits nu point de vue territorial.Au point de vue économique, l’Allemagne sera la privilégiée, et, après elle, l’Angleterre.Quant à la France, elle aura le reste, c’est-à-dire la gloire et les coups de fusil.Les puissances intéressée».quoique à un degré beaucoup moindre, au rétablissement de l’ordre dans l’empire du chérif, loin de lui prêter un appui loyal et désintéressé, cherchent à lui susciter des entraves et à bénéficier des résultats de son action.L’arrestation du consul de France à Aleazar dans dos circonstances encore imparfaitement connues, ne peut qu’amener de nouvelles complications dans une situation déjà inextricable.Espérons du moins que cet incident regrettable ne déterminera pas une guerre européenne.ULDERIC TREMBLAY DEMAIN Chronique ontarienne de du VI* onau.pour faire parler les muets, Albert Messier.Afin cl’enRa^er Lomieux à se battre, Wilfrid Marinier.Marin Gouin.Couteau Lyre Manquée.Laurier épineux.T.a Gaffe peinturée.• Reconnaissance à M.Lemieux pour ses mensonges crûment avancés à Joliette.Un vieux libéral dégoûté .François.• • • Un groupe de douze nationalistes de la maison Carli.Albani Fleurant, Vont Viau .Un demi-fou qui ne regarde pas à In dépense.— Africandé-daponais Libéral de la vieille école .J.B.Archambault, Rivière dos Prairies.Godfrey Archambault, Rivières des Prairies.Rodolphe, si tu t’estimes, tu te rendras ! — Ton frère Etant convaincu que M.R.Lemieux est capable de faire une bouchée de M.Bourassa avec M.Lavergne, je souscris un sou pour avoir le plaisir do voir M.Bourassa écrasé une bonne fois.— Un fervent libéral.Pour décider le ministre à se mettre en pleine lumière — J'y suis M.L.Gosselin.E.Martel .A.M.Gosselin.M.A.Théorot.Fred.Gagné.Pour que Ajax-St-Denis-Lafuito se décide à faire face à.la musique Rencontrer les nationalistes en face — Joseph Rondeau .23 .25 .01 .65 .05 .05 .01 .01 .05 Anonyme.01 Afin de donner un peu do cœur et de courage „u calomniateur, su monteur publie, lo général Lnfui- te — Aurèlo Goycr.01 Ardent nationaliste— N.A.25 Un anglais.01 Vive la langue canadienne-françai- sc.05 Poûr entendre l’héroïque défenseur des minorités, le bravo des bravos — Un jeune patriote.05 Encourageons notre Rodolphe —F.S.10 Si son discours ne vaut pas un mauvais cigare, que vaudra-t-il donc ?L.Eug.Goulet.05 J os.Laplante, Richmond.,.15 J.Toukié, Richmond .,02 1’.‘Gagné, Ricliiuind.,;.,02 A.Emond, Richmond.02 J.B.Boucher, Richmond.02 Félix Proulx, Richmond.02 Pour que Rodolphe nous fasse un discours en réponse à M.Lavergne, un pclR japonais de Victo- riaville.01 Je veux bien souscrire un sou pour le fonds Lemieux, mais fl, condition que ce sacré Bourassa ne s’empare pas du magot pour s’acheter des crottes de chocolat.Votre tout dévoué, L.A.01 Pour amener lomieux au feu.Un nationaliste du Cap St-Tgnace.03 Pour défrayer les frais de voyage do Rodolphe, puis une prescription en plus pour le dégonfler s’il le faut.Dr.G.25 Le Pire— pour entendre—Lemieux .01 Vent—pour mon porte-voix .01 Hercule.25 Pour acheter un peu de sérieux à M.Rodolphe Lemieux.Ven.01 Et dans Québec Les conservateurs d’Ontario ont choisi vingt, et Ira libéraux seize de leurs candidats pour les prochaines élections fédérales.Dans l’ouest et les provinces maritimes, le choix des candidats tant d’un parti que de l’autre est aussi très avancé.Et dans Québec?G’est toujours la même histoire.Nous aurons des élections dans six mois au plus tard, et peut-être dans trois mois.Presque tous les candidats devraient être à l’oeuvre.Or il n’y a pas pins de cinq ou six candidats désignés pour les prochaines élections fédérales ici.C’est une grave erreur, nous le répétons.Le parti ministériel est moins à blâmer, attendu qu’il détient actuellement la majorité des mandats.et que la plupart des députés actuels seront très probablement candidats de nouveau.Mais l’opposition qui n’a présentement qu’une dizaine de députés à Ottawa, que fait-elle?Elle propage ses idées à travers la province par le moyen d’assemblées publiques, et cela est excellent.Elle a incontestablement, sur ce terrain l’avantage sur ses adversaires.La fuite de M.Rodolphe Lemieux lui vaut énormément dans l’opinion de l’électorat.Mais pourquoi ne point profiter de cet avantage pour montrer à la province et au pays que les aspirants aux mandats fédéraux qui partagent ses opinions ont hâte de les faire triompher.Nous revenons sur le sujet, parce que nous le considérons essentiel au succès.Un candidat publiquement désigné et reconnu dans un comté, c’est la moitié d’une élection.Et pourquoi attendre que l’appel au peuple soit offleief-lement annoncé pour perdre huit jours d’un temps extrêmement précieux alors, à convoquer une convention quand il est si facile de faire ce travail tout de suite! C’est ce que nous ne comprenons pas.Sur le Pont d’Avignon.Les jours se suivent mais no se ressemblent pas toujours.Avant hier l’apothéose payée, hier la majorité réduite à seize.La fin approche.Un individu accusé d’avoir gardé l’argent do son patron a donné pour raison que la démonstration Laurier lui avait tourné la tète et qu'il avait voulu faire un pou comme les autres.Le magistrat l’a laissé aller avec une petite semonce.Et peût-on lui en faire un reproche ?Ce pochard a conclu du général au particulier quoi ! Puisque tout ce monde la fête aux dépens îles autres, pourquoi ne ferais-je pas de même î Un coup do patte aux nationalistes, quelques mamours aux bleus, des mots doux aux rouges de temps à autre, la “Patrie” no sait vraiment de quel côté se lancer.Quel rôle difficile à jouer que celui de l’indépendance simulée ! Le sort des vétérans intéresse beaucoup moins MM.Laurier et Fielding depuis que les entrepreneurs publics ont assuré à ceux-ci une belle rente viagère.Si le “Journal d’Agriculture”.n’a pas besoin de rédacteur attitré il faut donc conclure que l’ancien titulaire était In, simplement pour lui permettre do vivre aux dépens de la caisse publique.Il parait que les gens de Ste-Christi-ne ont fait une grande ovation A Sir Jjomer Gouin.Il a dû trouver cela nouveau.La "Patrie” ne sait pas si M.Ro gers et M.R.Forget ont parlé politique.Pourquoi no veut-elle pas quand elle pourrait si facilement le savoir ?NOS CHRONIQUES On nous a fait beaucoup de compliments de nos nouvelles chroniques de l’Ontario et de la Nouvelle Angleterre.C’est un service que nous comptons perfectionner encore, afin de mieux tenir nos lecteurs courant du mouvement français en Amérique. 1 LE DEVOIR.Mercredi, 19 Juillet 1911.LETTRE D’OTTAWA AUX COMMUNES.— LES DEPUTES PARLENT ENCORE !—A LA VEILLE DES ELECTIONS.- LES CALCULS DES DEUX PARTIS.— ENCORE LA RECIPROCITE.—LES BATONS DANS LES ROUES.—Un VOTE ANODIN.— LUNDI PROCHAIN, LA BATAILLE.— EN SEPTEMBRE, DISSOLUTION PROBABLE.— M.LAURIERJEJ M.LEMIEUX.- LE SENTIMENT DES POLITICIENS.Ottawa, 18.—La Chambre dos .Communes a repris ses travaux,— disons plutôt ses discours,—cet après-midi, à trois heures.Tout s’est passé tranquillement.On eût dit que l’interruption des séances ne datait que d’hier.M.Laurier, assis à son fauteuil, ne semble ni plus alerte ni plus fatigué qu'il l’était à la mi-mai, et M.Fielding ne paraît ni moins nerveux ni moins combatif.M.I!.L.Borden, lui.a bonne mine et bon teint.Des deux côtés, une assistance moyenne.Un vote enregistré vers les cinq heures, donne quarante-cinq voix à la gauche, soixante-une à la droite.Ils sont donc là cent six.venus à Ottawa certainement à regret, et qui se voudraient bien voir en vacances.Mais la réciprocité les cloue au poste.* * # 11 semble bien que l’entente Taft-Fielding va nous valoir une dis-so’ution de la Chambre et des élections générales à brève échéance.Partout, dans les couloirs, à la salle des séances, sur les terrasses en face des édifices du parlement, et, au café, les députés ne s’entretiennent que de cela.“Nous ne céderons pas une ligne de terrain,” disent les gens de la gauche, “et.le gouvernement va devoir en appeler au peuple." A quoi tous les députés de la droite répondent: “Nous aussi, nous sommes pour l’appel au peuple, au plus tôt.Si la gauche persiste dans son attitude il va bien falloir aller au scrutin avant le remaniement des circonscriptions électorales.” Les choses en sont à ce point, que, d’ici quinze jours nous devrons savoir au juste si le gouverneur-général dissoudra le parlement actuel.Ceci dépendra beaucoup des tactiques de la gauche.Elle n’a rien à redouter à faire les élections, puisqu’elle ne détient pas le pouvoir.Si elle est vaincue, elle ne perd rien, et si elle triomphe, elle gagne le pouvoir.Par contre, si -M.Laurier réussit dans ses élections, il ne fait que garder ce qu’il a déjà; tandis que, s’il les perd, c’est la ruine de son parti, et la fin de sa carrière politique.Il a certes trop habilement manoeuvré jusqu’ici pour aller se lancer à l’aventure dans un conflit dont, l’issue lui semblerait dangereuse.Mais il lui faudra bien y venir, si la gauche l’accule à la, bataille.Et elle s’y emploie de son mieux.Dès cet après-midi, l’opposition tente d'en rayer le progrès du débat sur l’entente Taft-Fielding.A peine la Chambre vient-elle de disposer de questions de routine qu’un député de la gauche.M.Middle-bro,—à ses heures parleur trop abondant—ressuscite un débat inscrit au tableau des parlements canadiens, depuis plus de quinze ans ; il a trait aux vétérans de l'invasion fénienne.Ceux-ci veulent obtenir des avantages du ministère qui, sans se lasser,les leur refuse avec non moins il'entêtement.La gauche, une fois de plus, aujourd’hui insiste pour faire reconnaître ce qu’elle affirme être des droits précis, et le minister,'.une fois de plus, lui aussi, rejette cette prétention.M, Laurier refuse péremptoirement, en termes fort brefs, d’admettre quoi que ce soit de ers demandes.Et la Chambre, à une majorité de seize voix, approuve l’attitude du premier ministre.Ceci fait, la Chambre entend un discours de Billy Maclean sur les avantages de l’exploitation par l’Etat dos câbles télégraphiques et des lignes télégraphiques de terre.A quoi M.Rodolphe Lemieux répond par une dizaine de périodes, ni chair ni poisson.Et puis, c’est la réciprocité, Depuis le mois de janvier, la Chambre a peut-être entendu plus de cent discours sur ce sujet.Aussi M.Arthurs, de Parry Sound ne nous apprend-il rien de neuf à ce propos,, ce soir.Il veut l'appel au peuple, c’est tout.Et peut-être l’obtiendra-t-il.„ * # a D’ici au vingt-deux, la Chambre parlera quelque peu de ce sujet; mais la lutte ne va devenir grave que la semaine prochaine, puisque c’est samedi, le vingt-deux, que les législateurs américains vont se prononcer finalement à ce propos.Tout indique qu’ils approuveront alors l'entente Taft-Fielding.A compter de lundi prochain, la gauche et la droite auront donc l’occasion de mesurer leurs forces.Il n’appert pas que ni l’un ni l’autre des deux partis ne dévie alors de la ligne de conduite qu'il a tenue jusqu’ici.Peut-être y aura-t-il quelques épreuves stupides tl acques-Part 1er ides .1 gVotre H'ond! ce qui siiil "Les biens et propriétés lIii ci-devant o,dre des •) es u i, es, ip.Us soient en possession ou en reversion, y compris tous les deniers mis en fonds'l)U placés, ou qui seront mis en fonds ou placés comme formant partie d’iceux.et le principal de tous les deniers réalisés ou a réaliser par la 'ente ou commutation^ d'aucune partie des biens ou propriétés, sont par le présent affectés aux fins de cet acte, et constitueront un fonds qui sera appelé ’Tonds tie placement d'éducation supérieure du Bas-Canada" ; et ce fonds sera sous le contrôle de la regie du gouverneur en conseil pour les fins de eet acte.’’ Lors do rétablissement de la confederation canadienne, les biens des jésuites situes dans la province de Québec birent abandonnés à la province, à l’exception du Champ de Mars du Montréal et de l'ancien “collège de Quebec alors Connu sous le .nom de Casernes îles Jésuites, qui furent réserves pour des fins militaires.Le terrain du l'Hôtel de Ville du Montréal, mesurant .TH.ilIS pieds, a été \ eudu le 2, juin IStii, pour la somme île HMJ.-L.t, soit, un l'eu plus de US een tins le pied.Le paiement en fontaine.Les ouvriers eu Iravuillant à la demolition des vieux murs, trouvèrent lieux plaques en métal portant des dates différentes, scellées dans une même pierre,- , l'une relative à l’édifice même en voie de complète démolition."Uiiei la première de ces * • ' (ions (traduite du latin: J "L’un du Seigneur 17-12, Benoit MH étant pape ; Louis XV, roi ; Henri M.l’onibriand, évêque : Charles de Beauliarnois, gouverneur Hocquart, intendant ; le très illustre.Louis Normand, supérieur du Séminaire de St-Sulpice, vicaire général sous quatre évêques, a posé la première pierre de eu bâtiment, ajouté à la résidence de la Compagnie de -Jésus commencée en 1692.La deuxième inscription était ainsi conçue ( Traduction ) : "L'an du Seigneur 1808, dans la ISèmo année du règne de (b orge III.-—d acques-Henry Craig, Chevalier de 1 Ordre du Bain, étant gouverneur de I Amérique britannique, les honorables Pierre-Louis Panet et Isaac Ogden, juges du Banc du Koi pour la juridic-)ion de Montréal, et Joseph Frobisher, écuyer, préposés à l’érection de cette prison, en ont posé la première pierre.Ici fut autrefois la résidence des pères de la Compagnie île -Jésus, comme l’atteste l’inscription déposée avec cel-lius.4.démolissant le pre- LA VITALITÉ DE L’EMPIRE L’ANGLETERRE N’EST PAS UN PAYS DECADENT.— L’UNITE D’ASPIRATIONS PROCLAMEE PAR M.ASQUITH.— UN MESSAGE DU ROI.Londres, 19.— Le Roi a envoyé aux représentants des colonies à l’occasion du lunch qui leur a, été offert de tons les partis politiques, ce qui constitue la.principale sttuvcjrai’il.» de la coopération de l'Empire dans ., • ., -'w H fait a la province de Québec, en 1887., t Le 21 juin IHKÎ, le gouvernemenl clellevi, trouvée la province a vendu une petite portion ! mier édifice." de terrain, de forme triangulaire, située, C’est en face de la porte de la rési-en face de 1 angle sud-ouest du palais jdence des Jésuites (rue Notre-Dame), de justice, â M.IL-,J.Devins, au prix-île le j >ied superficiel.( Ce morceau de terrain d’une superficie d’environ HO pieds, fait aujourd’hui partie de la propriété Pérodcau.) La loi adoptée par la province de Québec en 1*88 relativement aux biens des .Jésuites ( Acte 51-52 Vicb, i-hap.LS) et le contrat passé devant Me Cyrille Tessier, notaire, le 5 novembre 1880, sous I autorité de cette législation.ajoutent encore aux dtoits du gouvernement de la province sur ce terrain de la T’iace de la Fontaine, prolongement de la place -Jacques-Cai" t ier.su-s ssom ± construisit sur ce terrain, en 1808,une ,unn superficie totale de 330,501 pieds, mesure anglaise, qui se répartit comme suit : Pieds fl erra in du Champ de Mar» , 20L882 [Terrain du Palais de -I us tien 68,82fi [Terrain de l'Hôtel de Ville ., 33,915 T’iolongement.de la Place .lac- ques-Cart 1er, environ .23,438 Superficie totale.330,501 Le chapitre 15 des Statuts Refondus Hu Mas-Canada, intitulé : “Acte con- Ccrnant F allocation provinciale on fa- prison qui fut partiellement démolie dans l’automne de 1849, Les travaux que l’on projette de faire exécuter bientôt sur la Place de-l.n Fontaine donnant une nouvelle actualité aux lignes suivantes,publiées dans le rapport général du commissaire des travaux publiée pour l'année 1900 : “Ce qui restait de l’ancienne prison construite en 180.8 fut démoli en 1860, et sur le terrain autrefois occupé par In portion est de ce bâtiment (en face de la colonne Nelson ), on érigea une que quatre Iroquois, prisonniers des sauvages alliés des Français, subirent le supplice du feu, le 3 avril 1696.On les fit mourir, raconte un témoin oculaire, dans “des supplices dont ils sont les inventeurs.On m’assura que en que je voyais n’estoit qu’un faible échantillon de ce qu’il nous font souffrir quand ils nous font prisonniers.” ( \ oil- T alignai’ : “A travers les registres,” page 80).BAIL • en faveur de la Cité de Montréal Aie, soussigné, ministre oe la Colonisation et des Travaux Publics do la province dp Québec, consens à laisser à l'usage de la corporation de la Cité de Montréal, pendant l’espace de neuf années, à compter du premier juin dernier (1902), l'emplacement, orné d’une fontaine publique, situé entre le Pillais de .Justice et I Hôtel de Ville, en face de la colonne Nelson, è Montréal, le dit emplacement ayant une superficie d’environ 23,438 pieds, mesure anglaise.Ce permis est accordé aux conditions suivantes s * 1 o.La corporation île la Cité de Montréal paiera nu gouvernement, le premier juin de chaque année, la somme de une piastre, le premier de ces paiements annuels devant être fait dès la présente année (1902 ).2oi 1x> gouvernement n’aura aucune taxe ou cotisation municipale & payer •.'-1"- *'¦'***• ¦ e.J .I il.I WVf | M I H l H M I I s feux de forêt qui font rage depuis huit ou dix jours dans les environs n'ont rien perdu de leur violence.Les flammes ont dû faire dix milles hier, et elles ont sauté do l’autre côté de la rivière Fhullee.Hier l’incendie était à un mille des maisons de Shullee.résultant de ee bail et pendant la durée du dit bail.3o.La corporation devra remplir toutes les servitudes de voisinage que de droit.Elle devra aussi tenir le dit emplacement ( avec sa fontaine,son pavage et ses trottoirs) en bon état d entretien, libre d'amoncellements de glace ou de neige et de toute obstruction qui nuirait è.la eirculation du public.4o.Le gouvernement pourra mettre fin au présent bail en aucun temps avant l'année 1911, en donnant à la corporation un avis d’un mois.Fait en double è Mootréal, au bureau de l'hôtel du gouvernement, ee deuxième jour du mois do juillet du l’année, mil neuf cent deux (2 juillet 1902).( Signé ) 1,0MF.U GOUIN, Ministre C.et T.T’.ERNEST GAONON, Secrétaire C.et T,P.Accepté par la corporation itc la Cité de Montréal.Montréal, ce 2 juillet 1902.(Signé), JAMES COCHRANE, Maire, L.O RAVIT), Greffier de la Cité.Ix>s Chevaliers de Colomb de la province de Québec, ont choisi le chemin de fer Grand-Trône comme leur voie of flcielle pour se rendre iY la convention annuelle, à Detroit, Midi.Les Cheva-fers partiront de Momtr;al et Québec, pour Détroit, à bord do wagons-lits Full ma V: n spéciaux, passeront par Toronto, Lu c Ontario, Chutes Niagara, Buffalo et Lac Erie et reviendront via le Grand-Tronc et les Mille-Tsles.Ce voyage sera très agréable et durera ennui une semaine.L’on est è faire des arrangements à Détroit pour divertir les visiteurs durant leur passage, et lotis les futurs passagers feronl bien dé voir un des agents du Grand Tronc, qui leur donnera : vec plaisir tous le?ren saignements c leernant ce voyage.605 RUE STE'CATHERINE EST, angle Montcalm 3 Lignes très Spéciales pour Vendredi et Samedi 1,200 verges Duck à fond blanc*, avec rayure de couleur, 27 pouces de largeur.Très belle qualité à 20c.Eu vente, lie vendredi et samedi .1,800 verges soie tanmline Duchesse, dans toutes les douleurs du jour, 20 ponces de largeur.Prix régulier 50e.Ven- 29c dredi et samedi.115 douzaines bas en fil unis, ajourés, dans toutes les nouvelles couleurs avec talons el bouts doubles, pour dames.Bargain extraordinaire d'acheter 1 bas de -JOc, et 50c, pour .19c 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Keichsrath hier avec le eérémonial ordiuaire.las archiducs étaient présents en grand nombre.Lo discours du trône, que l’empereur a lu d’uno voix claire et forte, n insisté sur la nécessité d’augmenter l’armée et d’assurer le développement des forces militaires qui fait de rapides progrès partout ailleurs.Sa Majesté a aussi exprimé sa confiance que ‘‘les bienfaits de le paix continueront d’Ôtre assurés ù l’Autri-ero-Hongrie par ses relations intimes avec «n alliées, qui sont d’une cordialité inaltérable, ainsi que par les relations amicales que la monarchie entretient avec toutes les autres puissances.” La nécessité de créer de nouvelias ressources financières a été mentionnée ainsi que les mesures il prendre poui développer le commerce extérieur L’Empereur a demandé en terminant que l’on mette un à la lutte des fao* tions au Reichsrath.Il échappe à la potence Spécial au “Devoir” Heaver, Penn., 18.— Charles Hic man, condamné à mort pour meurt et qui devait être |)ondu ce matin, a c trouvé mort dans sa cellule ce mati s’était évadé deux fois do la prison, M.P.G.Mount M.P, G.Mount, opticien, est retenu chez lui par une assez sérieuse maladie.-+- —Le “Devoir” vous apportera les nouvelles complètes du mouvement social, politique et littéraire en vacances, 50 cents pour (rots mois.OO X Lt DtVtMlt, Mercredi, 19 Juillet 1911.LA VIE SPORTIVE LA “ PRESSE ” A MENTI Les $140 qu’elle prétend devoir donner en cadeau aux joueurs du National, c’est dans la caisse du National qu’elle les prendra A St-Louis : St-Louis.000200001 — ?.10 1 Philadelphie.000150000—]•’ 10 3 Batteries : George, Nelson, Crias et Stephens ; Léonard et Thomas.A LA DIRECTION DU NATIONAL La “Presse-’ a menti hier.Cette nouvelle n’a certainement pas lieu de surprendre les lecteurs de la page sportive du "Devoir”, car plus d’une fois ils ont pris le mastodonte confrère en flagrant délit de mensonge, mais enfin la “Presse” a menti de nouveau hier, en écrivant ce qui ^uit: “La “Presse ’ qui a toujours aidé le National de toutes ses forces, et voyant qu'il a encore cette saison d'excellentes chances de remporter une fois de plus le championnat, a décidé de donner dix dollars à chacun des joueurs jusqu'à concurrence de ifITü s'ils reviennent victorieux de Toronto."Il est à espérer que les champions réussiront à décrocher ce prix qui leur sera donné de grand coeur."Plusieurs autres généreux amis lu National ont aussi promis de ri-hes prix aux joueurs s'ils réussissent à battre le Toronto samedi.’ La “Presse;", $10 à chacun des joueurs, jusqu’à concurrence de $140.Certes ce prix de dix dollars sera donne de grand coeur, mais c'est I Association du National qui prendra cet argent dans -m caisse, pour que la généreuse vieille s'en serve en matière de réclame et d'altrappe-nigaud.Lu retour de cette faveur, la “Presse donnera sa vaste publicité à notre équipe canadienne-française.La chose est, peut-être invraisem-dable, chers lecteurs, niais elle est vraie, tellement vraie, que les cents membre- à vie du National pourront la verifier en se procurant les minutes de la reunion dos directeurs du National du lundi, 17 juillet 1911.C'est la deuxième fois en deux ans nue la “Presse" joue ce sale truc au public, et que de connivence avec la majorité des directeurs du National elle se rie de ses lecteurs et de ses confrères eanadiens-français : c est pourquoi nous avons cru bon de révéler cette nouvelle manigance au nubile et de demander à la direction du National pourquoi elle a commis un cul.iintiilasp qui constitue un précédent dans les annales sportives de Montréal.tel article n’est pas destiné à la “Presse'’, qui, en raison de son \ieil âge et de sa déchéance morale, es! devenue sourde, et par conséquent a entend pins les remontrances ou'on lui fait.D'ailleurs, parodiant un vers célèbre nous pourrions dire : N 'insultons pas la “Presse'’ qui f tombe.Nous nous adressons aux direc-leurs de l’Association d'Amnteurs Na-lionale de Montréal, et, nous leur demandons ce que nous, rédacteurs sportifs du “Canada”, de la “Paine" et du “Devoir” avons bien pu leur faire pour nous attirer de leur part une insulte comme celle qu'ils nous adressent, par l'entremise de la “Presse".Il nous semble que le contraire de-vnnt^ se produire, car le président du National le premier, ne doit pas oublier que c'est M.Lorenzo Prince le "schemer” aux grasses prébendes, qui mena la campagne contre lui afin d empêcher son élection comme pré-stdeul.Les directeurs du National loi vent se souvenir qu'à une réunion lemie au début de la saison, ils complimentèrent le "Devoir" qui avait révélé la conduite de certain gros mon-.ieiir de la "Presse" relativement à la désertion de “Nexrsey” Lalonde.Les directeurs du National doivent se rappeler également que la famou- Brooldyn.Batteries : zer et Kmv i n.A Boston: Batte ~c équipe de crosse de (,’anghnawaga qui, si l'on en croit les dépêches :1e Toronto et d’Ottawa, ci les écrits du "Herald" et du "Star”, devajt supplanter le National dans lu ligue, futjChicago formée sou- le patronage secret de| Boston.la "Presse".La preuve c'est que ce fut lu "Presse" elle-même qui fournit à MM.Dun.McAvoy, ('.R., et J.I).Jacobs, les frais de passage de Montreal à Toronto, afin dp permettre à ces messieurs d aller demander l'admission de leur équipe dans la ligue.Les directeurs du National savent tout cela et, fait qui démontre toute la force de séduction qui reste encore a la Vieille Enjôleuse, c'est que lundi, la majorité des directeurs du National décidait en assemblée : POSITION DES CLUBS Gag.Per.PC.I Détroit 59 21 711 Philadelphie 53 29 616 Chicago 41 39 513 ( 'lev*land 512 New.York 500 Boston 500 Washington 29 55 345 St-Louis 269 LIGUE NATIONALE A Brooklyn:— R.II.E.St-Louis .400010012-8 10 0 .001000002—3 Darmon et Bliss : 5 3 Knet- 11 1 0 4 Gra- il 2 5 I .015104010—14 .111002100— e Richie et Archer ham.Tyler, Proffer et Kling.A New-York : Cincinnati.000402020—8 New-York.001000010—2 Batteries : Keefe et, McLean ; Marquard, Crandall et Myers.A Philadelphie:— R.H.E.1ère, Partie.Pitttburg.000200000—2 5 1 Philadelphie.40000000\—4 7 1 Batteries : Camnitz, Steelc et Gib- qu'ils démarreront Grandissime, un des compagnons d’écurie des deux précédents sera aussi du nombre des porte-couleurs de M.Wagnon.Les trouées qu’il fit l’hiver dernier à Moncrief dans les courses les plus contestées du meeting en firent un adversaire redoutable pour les booties qui redoutaient ses surprises.Mis au pré depuis son arrivée à Montréal Grandisshno sera très au point lorsque Troxler le montera Pour le piloter ù la victoire dans sa première course au Parc King Edward.M.Magnon a décidé de retirer ( litter ( latter du turf et de la mettre au haras.Le jeune entraîneur James ffealy est parti hier soir pour Windsor ou il prendra charge do quelques chevaux de l’écurie R.L.Thomas pour les amener à Montréal.M.Thomas a décide de se faire représenter a 11 i le Grosbois.-+- Dans le grand Circuit W,HJTE, ça a et cliff edge deux L.ANADIKNS capte-REM DES PREMIERS PRIX.(I) De donner à la “Presse” le|Philadelphie i;.i.n t» i • i i .privilège de publier à l’exclusion de tuns les autres journaux toute nouvelle intéressante, toute primeur, destinée à attirer l’attention du oublie.(2) De faire cadeau à la “Presse” d'une somme de $140, chaque fois que la “Presse” désirera annoncer qu'elle fait don à chacun des équipiers du National d'une somme de, $10, pour leur ardeu.et leurs succès dans les joutes.Le "Devoir” ne ment pas.Ces deux décisions ont été, (irises à l'assemblée de lundi soir, et si quelques directeurs ont été assez sérieux pour refuser de voter, il s'en est trouvé en nombre suffisant pour faire passer la résolution.Nous le répétons, le fait est incroyable parce qu’il est sans précédent, mais il est vrai.MM.E.C.St-Père, Raphaël Ouimet et moi-même, qui avons la tâche de renseigner les lecteurs de nos journaux respectifs, sur les grands faits sportifs, savons que la chose est vraie et ce qui nous attriste, c'est de voir que nos amis de la direction du Nation à qui nous avons donné en tout temps et en tout lieu un si loyal appui.ont rendu un si piètre hommage a I amitié que nous leur portons.Un directeur du National, l’un de ceux qui a appuyé l'extraordinaire résolution, nous a fait la révélation suivante : “Que voulez-vous, cher ami, j'étais pris, il m'a bien fallu voter.La "Presse est le journal à plus*fort tirage, et si en refusant de voter cette résolution, nous nous étions attiré de sa, part de l’indifférence ou même du "boycottage", le National en aurait souffert, ("est pourquoi, au risque de m'attirer la disgrâce de nos amis du “Canada", de la “Patrie” et du “Devoir', j’ai cru bon de voter comme les autres.Mes confrères de la direction ont agi sous la même impression.Nous avons cru de cette façon sauvegarder le National.’ Nos lecteurs ont, là le secret de l'affaire et si la direction du National sauvegarde sa réputation par cet aveu elle rend un bel hommage au ‘Canada’ à la “Patrie” au “Devoir” et aux con-li-ères de la presse anglaise qui ne continueront, pas moins à donneif toute la publicité possible aux joutes do Maisonneuve, tout leur appui et leur encouragement aux vaillants chain,mon* de la N.L.U., en dépit de la déloyale attitude de la “Presse." La direction du National se trom- ••ependant quant à l’influence de la “Presse” on matière sportive, comme elle se méprend sur le résultat une peut avoir leur attitude à eux.C est ce que nous prouverons demain dans un second article à propos du $10 de la "Presse”.Jacques CANAYEN.son : Moore et Dooin.2èmc Partie Pittsburg.100000000- 001000001 Batteries : Lcificld et Simon ander et Dooin.POSITION DES CLUBS G.P 0 1 S 0 Alcx- P.C.luvious, O, -O, Philadelphie 51 31 622 Chicago.1$ 31 60S New-York 48 3" > 600 St-Louis .45 34 570 Pittsburg 13 36 541 Cincinnati 33 45 422 Brooklyn 30 48 385 Boston 20 61 247 Dans la Ligue de l’Est A Jcrsev Citv 1ère Partie .010000000-1 7 1 000000000-0 6 0 Newark .Jersey City .Smith et Cady Arbitres : Wright et Killen.2ème Partie Newark .Jersey City .Jus et Tonncman.011200000—4 0 2 .,3011201 Ix—9 Ifi 1 McGinnity et Cady : Frill et Tonne-nwn.Arbitres : Killen et Wright.A Toronto — Rochester.111000000—3 8 1 Toronto.I0000300x—1 10 4 McConnell et Mitchell : Tesreau et Kocher.Arbitres : Doyle et Byron.Baltimore-Providence — Pas de joulcf POSITION DES CLUBS Gag.Per.Pc.Rochester .51 3 643 Baltimore ., 54 30 613 Toronto .36 571 Montréal .10 474 Jersey City .36 11 468 Buffalo ., .35 42 155 New'ark ., ¦18 385 Providence.28 54 311 Grandes régates à Boucherville LE 12 AOUT.- LE SOIR, FETE DE NUIT ET S Al TERIE Jean-Baptiste Dubuc blanchit les Bisons •lean Baptiste Dubuc, notre lanceur Sanadien-bançais, dont les grandes ligues américaines veulent à tout prix e emparer „ gagné hier après-midi.sH huitième victoire consécutive e„ administrant un blanchissage en règle aux Buffalo.Nos hommes n’ont fait rien de sensationnel au bâton, niais les erreurs des Bisons à la quatrième inning leur permirent de compter trois points, '.'eager se fit frapper par Schultz.Miller pt Hanford tout on voulant se sac ri-fici, réussiront à obtenir leur premier but grâce à des erreurs do McDonald et de H.Miller.A eager fut exterminé nu home plate, mais Gundil frappa h„ beau coup, faisant entrer Miller et.Hanford.In coup de Demmitt.un passed ball et un boublo vol nous donnèrent notre troisième point.Le gérant Met all'erty et Gnndil sont sur la liste des malades, ce dernier, bien qu ayant joué hier, devra subir une opération au nez et à la gorge.Hardy le remplacera au deuxième but.Holly était A son poste hier plusieurs jours d'absence.On jouera deux parties ret après-midi, la première à 2 heures.T1 arson», le nouveau lanceur qui nous J lent de Boston, de la ligue Nationale, fera son début.French 2b.A eager 3b.A'.Miller cl.Hanford rf.Gandil lh.Demmitt If, .Holly ss.Curtis c.Dubuc p.MONTRFAI.Ab.R.11 .I .3 0 3 3 3 3 l’o.3 0 3 i 10 • > ï fi 1 A.! 1 0 0 1 0 Totaux .26 3 4 27 3 2 xFrappa pour McAllister à la Oème Score par reprise : Buffal, Montréal nnonooooo-o 00030000X—3 SOMMAIRE Coups bons pour 2 buts.H.Miller.Laissés sur les buts.Buffalo, 8 Montréal t.Sacrifice, W.Miller, Hanford.Buts volés.Gandil.Buts sur balles, de Sehult/ 2.de Dubuc 1.Mis hors jeu.par Dubuc, I ; par Schultz 5.Coup de lanceur, Sehirm, A eager.Durée 1,10, Arbitres : Hart et Kerin.après Dans les vieilles ligues BUFFALO Ab.3 Schrim l.f., Btarr ss., , Murray ef., McKabe, rf.H.Miller 1b , McAllister c, .Truesdale 2b.McDonald 3b.Schultz p., xllcnline, .1 Totaux i ¦ ( 32 R.H.Po.0 0 n n n o o n o 0 i) tt A.fi 4 0 0 3 -i 3 1 2 d 0 G 121 16 5 LIGUE AMERICAINE A Détroit : Boston.(102003200- 7 Détroit.,.03505x01 x Ifi Batteries : Karger.Killilay, 10 I Ifi fi Hall, Cieotte et Carrignn ; Donovan et Stallage.A Chicago : Chicago.Ofififififlfilfi.1 s i Washington.0100010O2 7 18 3 Batteries : White, Olmstead, Baker et Sullivan, Payne ; Walker et Ains-niith.A Cleveland : Cleveland.OfifififiOOOx—0 !» 2 New-York.200000103-fi 10 9 Batteries : Krapp, Biamling et Fisher ; Quinn, Brockett, Caldwall et Stycney, Tous les sportmen connaissent bien aujourd'hui les régates annuelles de Boucherville ; aussi, pouvons-nous dire que les succès magnifiques remportés, ces dernières années, par le club nautique de cette jolie place d'été, sont une garantie pour la fête du 12 août prochain.On se propose de faire tout, plus grandiose que jamais, et à cet effet, le comité exécutif s’est assuré la collaboration du Club nautique de la Pointe-aux-Trembles et tout probablement aussi, celle d’une puissante organisation dont nous donnerons bientôt le nom.Nous publierons dans quelques jours le programme complet de toute la fête : l’après-midi, il y aura des courses de Canots-automobiles, de canots de guerre, toujours si émotionnantes, à la nage, en chaloupe, etc,., le soir, sauterie, illumination des deux rives du fleuve et des résidences, feu d'artifice, etc.Des coupes nombreuses et dos prix superbes seront donnés.Un un mot, il faudra aller à Boucherville le 12 aoûl ¦ Voici le résultat des élections que faisait le Club dimanche dernier: Comité d'honneur.— MM.Armand Lalonde, Joseph de Boucherville, le maire ('outlier, L.J.Tarte, Jos.Gravel, Laurendeau, Charron.t omite exécutif.— Commodore, AL Paul Leduc; président, M.1.F.Oor-boi! : \ .-prés.Raoul de Lorimier ; secretaire, Paul Lalonde ; trésorier, Vi-dricairc.MM Emile Bruchési, d.B.Déguisé.Comité de réception.— Président, M.Raoul de Lorimier; MM.Tos.Lauren ce.Dr Tessier, Soncy, Louis Bourgeois, et .Joseph Baril.Comité des jeunes.— Président, Réné Bourgeois, Une assemblée générale du Club est convoquée pour jeudi soir, le 20 juillet courant.Tous les membres sont instamment pries d'y assister.Le turf au parc King Edward CLI TT E R-CL A TTKR EST MIS M HARAS WA IS DF.NOUA' F.Al N COURSIERS LA REMPLACERONT.mdsor, 18.— Les deux épreuves principales d’aujourd’hui étaient un handicap et une course réservée aux deux ans, élevés au Canada.White a!’° gagna la première avec beaucoup de facilite, et Cliff Edge se montra in vincible dans le handicap.Sommaire :• Icre Course, bourse 8100, chevaux dç 2 ans, 4 1-2 furlongs : 1er, White ( apc, 116, Kueerner, 7 à 5, 2 à 5 ¦ 2e.Ondramon, IIS, Fain, 9 à 2, 8 à5 3 à 5 ; 3e, Prince Polo, 108, Wilson, M A 1, 10 à I f a 5.Temps : 55 Uo.bâti, Rock Spring, Stcamboat.ont aussi couru, 2èmc Course, bourse, 8500, chevaux de 3 ans, fi furlongs : 1er, PI 105.Rice, 10 à 1, 4 à 1, 2 Stilly Night, 97, Sweeney.Ifi à 5, 7 à 5, 3 à 5 ; 3c, Martin W.Littleton.•01.Wilson à 4 à 1.8 à 5, 1 à 5 Temps : 1.13 2-5.Rogon, Little Fa- ther, ttidjioy R., Capzize.Ohorish.Rou-bta Bon Lascar oui aussi couru.dème Course, bourse 8600, handicap, 1 1-16 mille : 1er, Cliff Edge, 96, Byrne, t à 2, 1 à 2 : 2ème, Naushon, 106, Koerner, 9 à 20.I à fi ; 3e, Carlton G.101, Lof tus, 15 à 1, 3 à L 7 à 10.Temps : 1.46 1-4.4èmo Course, bourse 3400, 1 1-4 mille : 1er, Supervisor, 93, Diggins, 7 2.6 a, 5, 3 à 5 ; 2e, Oracle, 91, Dunn, 12 à I, 5 à 1.2 à.1 : 3èmc, Naughty Lad., 101.Koerner, 5 à 2, 1 à 2.Temps : 2.08 1-5.Sème course, bourse 8400, chevaux de 2 ans, 5 1-2 furlongs : 1er.Miss Joe.98, Byrne, 7x1, 5 à 2, 6 à 5: 2e, Monsieur X, 108, Burns, 7 à 1, 5 â 2.6 à 5 : 3e, Ochre Court, 100, Diggins, 9 à 5, 4 à 5, 2 à.5.Temps: 1.08 1-5.Rey Gagnant, Communist, Lure, Henoek, Toast Rack, Inspector Lestrade, ont aussi couru.firme Course, bourse 8100, fi fur-longs : 1er, Sir Alveseos.115, Koerner.3 à 1, 9 à 10.2 à 5 : 2e, King Avondale, 113.Bell, 11 à 10, 2 à 5^; 3e.Abrasion, 112, Davenport, 10 à 1, 3 à 1, 8 à 5.Temps : 1.14.Carillon Détroit.Cooney K., Running Account, Maoras, ont aussi couru.7ème Course, bourse 3500, 1 mille: 1er Aspirin, 107, Byrne, 6 à 5, là 2 ; 2o, Grania.104, Diggins, 8 à 1.5 à 2 : 3e.Montcalm, 101, AYingfield, 12 â 1.5 à 9, ê à 2.Temps ; 1.10.Danfield.Udda, Dpringham, Forehead, ont aussi couru.pagne ; vice-présidents honoraires, -I.A.C.Ethier, M.P., A.Sauvé, M.P.P., A.Renaud, maire du village de St-Eustache.Président actif : J.Adélard Ouimet, avocat, premier vice-président, J.G.N.Fautcux, N.P.; deuxième vice-président, J.A.Savignae, N.P.; secrétaire, d.A.G.Bélisle, N.P.; trésol rier, J.B.Berthiaumc ; commodore, Ernest Vaillancourt ; comité de réceptions, A.A’ales, J.Bélair, J.Villeneuve et J.M.Goulet.L’élection pour le comité des régates, dont la date sera fixée plus tard, aura lieu jeudi soir, à l’hôtel do ville à 8 hrs.p.m.Tous les membres du club et tous ceux qui désireraient en faire partie, sont invités à cette assemblée.Le club Saint-Eustaehe est décidé à faire de ces régates un événement remarquable.Leu prix seront nombreux et de nature â amener un grand nombre do concurrents, à ces épreuves nautiques qui auront lieu un samedi du mois d’août.Comme l’assemblée de jeudi sera des plus importantes, tous les membres devraient se faire un devoir d’y assister.1 A NFPTIIMF Eau flu Bassin de My APPROBATION SPECIALE DE l’Académie de Médecine de Paris.EX VENTE PARTOUT _ AGENTS LAPORTE.MARTIN & CIE, LTEE, MONTREAL me—j-n-o TL, A Les championnats athlétiques U se pourrait que les championnats athlétiques amateurs du Canada aient lieu à Montréal cette année, d’après une information qui nous a été communiquée hier par l’un des athlètes qui ont assisté aux jeux du couronnement Toronto désire être choisi pour les championnats de cette année, mais on est d’opinion que le succès remporté à Montréal l’nn dernier, fait prévoir qu’il pourrait être répété de nouveau en 1911.1 1 1 Viola Strong vainqueur à Kalamazoo Kalamazoo.Mich., 18.— De bonnes courses ont eu lieu cet après-midi, mais aucune marque nouvelle n’a été établie.La première épreuve de la classe des trotteurs de 2.19 a été très contestée.Pop G eers pilota Viola Strong à la victoire dans cette course.Sommaire: Classe des 3.08 ambleurs, 3 dans 5.Bourse 31,1100.Don, par Almenvvood ( Brown) I I I Twinkling Don.i Mutphy) .223 My Shady Bell (Snow) .53 2 Sam ( Barnes ).3 ( 4 Simmon Kenton ( Tallman ) .4 Dis Temps : 2.06 1-2 ; 2.07 1-2 : 2.09 1-1.Classe des 2.10 trotteurs, 3 dans 5.Bourse 33,000.Gold Dollar, par Pulsus (Ga- cey ).Belva.sia ( Cox ).Electric Todd t !.McDonald) Lulu Arion (J.Benyon ) ., , High Admiral (Goers)., , , Bob Riley (McHenry)., ., (apt.George (Murphy) ., , The Angélus ( Colby) .Direct Tone (Updyke).Temps : 2.07 3- i ; 2.06 1-2 ; Classe des 2.19 trotteurs, Bourse 31,000.Viola Strong, par Strong Boy ((leers).Dolly S.( Hoffman) .Wapanee (Grady).Lady McKinney (Murphy) Sid Anna (Snow).Peter (’ley ( Dean) .Temps 2.13 3-3 ; 2.11 1-2 2.1 I 31.Classe des 2.17 ambleurs, 3 dans 5.Bourse 81.000.A dell Ross, par J.H.L.(Hogan) .Eddie Dillard, (Snow) ., Amherst Boy I Murphy) ., John Black ( Shively) ., , Nellie G., ( Wolverton I , , , Temps : 2.08 3-4 ; 2.11 1-2 3 3 , .5 fi .1 1 .fi 5 .8 7 .7 8 .Dis.: 2.08 1-4.3 clans 5.1 2 1 6 6 5 1 : 2.11 2-1 1 1 1 .3 .4 Dis.2.12 1-2.t I La réunion qui vient de se terminer A Delorimier aura été utile à certains turfmen sous plus d’un rapport.Celui qui se ressentira peut-être le plus de son heureuse influence sera M.Wagnon qui en a profité pour donner A ses chevaux la forme qui leur mhnquait à leur arrivée des Etats-Unis, Seymour Beutlcr et Semi Quaver arrivèrent A Montréal rn très mauvaise forme et la rude campagne qu'ils durent entreprendre à Blue Bonnets, A Delorimier et au parc King Edward fut au-dessus de leurs forces.M.Wagnon dérida donc la semaine dernière de donner un peu de repos à Semi Quaver et ne fit démarrer Seymour Beutlcr que dans quelques courses.C'est done bien reposés et en forme parfaite, que nous les verrons concourir au parc King Edward pendant la réunion qui s’y ouvrira samedi prochain.Uc parcours de Delorimier parait convenir parfaitement aux deux porte-couleurs do M.Wagnon, et les preneurs de favoris devront escompter M* chaut** do ces deux chevaux lors- Victoire du Champlain Le club do baseball le Champlain a remporté une magnifique victoire dimanche en triomphant du fameux Canada de Maisonneuve par un score de 12 A 10.dans une rencontre qui eut lieu à Bordeaux sur le terrain du club local.l a vaillants amateurs du Canada ont su maintenir leur réputation en luttant avec une ardeur fébrile jusqu'à la dernière minutes, mais ils durent enfin baisser pavillon devant le jeu supérieur des joueurs du Champlain, qui se distinguèrent individuellement.La partie fut très excitante A partir do la lème inning.Le lanceur l.e-doux s'est affirmé une fois de plus tandis que I herrion fut tout simplement une révélation.Alignement : A.Dupré c.R.ledoux P et 3b.F.Lapointe 1b, E.Birtz 2b, A.Thérrien 3b et p, G.Masson ss, N.Benoit r.L, A.I.angelirr c.f., A.Sa-vavia l.f.Score par reprise : Canada.000532000-10 Champlain.12140301 x— 12 Le Champlain lance un défi aux clubs suivants : Maricville, Iberville.Joliet te.St-Jérôme, Ste-Therèsc, Yau-drèuil, l'Epiphanie et Laprairie.Information chez Hervé Dubois.Cap, 494 Dorchester Es».Tél.Bell Est 6488.Le Cercle Ste-Clotilde Le Cercle Sainte-Clotilde a mis une autre victoire à son crédit en se rendant maître du club Turcot dans une partie fort contestée.Le score fut de 6 à 4.Score par manches : Cercle Ste-Clotilde .210003040-6 lur.cot.100010110—1 Richard, Leduc et Larivière ; Boileau, Hoycur et Faucher.Le club Cercle Ste-Clotilde ira rencontrer le club Bordeaux, dimanche le du courant.11 invite tous ses amis à aller t'en courager dans cette partie qui sera très excitante.On sait que le cercle Me-Uotdde ne Donnait pas encore de défaite et la présence de ses amis lui servira dans sa marche victorieuse.- - Promenade annuelle du Club Champêtre La jOème promenade annuelle du club Champêtre Canadien, aura lieu demain soir, le 20.Le vapeur “Trois-Rivières laissera le quai Victoria à 8 hrs.p.m.et arrêtera au quai du Lon-gueuil en allant et revenant.Comme d’habitude les élections pour la présidence du club auront lieu à bord, chaque porteur du billet d’excursion ayant droit à un vote en faveur de J’un ou l’autre des candidats.Nous prions les amis du Club Champêtre Canadien d’être présents en grand nombre à cette intéressante excursion.La partie sera protestée Québec, 19.— Le club intermédiaire québécois a résolu hier soir, de protester les deux-tiers d^ partie de samedi dernier qu’on vit à Maisonneuve.Comme toujours en pareille occurrence il n’est pas sûr de gagner son point.Mais personne ne pourra dire qu’il a négligé de faire le mieux possible.Le National se trouve dans la pénible nécessité de revendiquer certains droits que la plus grosse association athlétique canadienne-française du pays semble lui nier.Le club intermédiaire de Québec est relativement pauvre et ne peut s’enrichir pécuniairement, mais il acquiert le nouveau mérite de ne pas se laisser écraser sans jeter un cri pour demander d’être traité selon les lois de l’honneur et du sport.Bar cette ligne de conduite, il gagne la sympathie des gens qui ont de l’esprit de justice.Le protêt en question est basé sur plusieurs des règles transgressées.Nous n’en dirons pas davantage, pour éviter que ces armes tombent entre les mains d’adversaires évidemment peu loyaux sous plus d’un rapport.-1- Le championnat de la N.L.U.VOITTJR DM LIVRAISON BRUSH présente le mode de livraison idéal pour les maisers dont le commerce est étendu.EU» fait plus de pa ours et en de temps que les voitures à chevaux ordinaires, et lf coût de la voiture et de son entretien est relativement moindre.La voiture BRUSH est simple, mais parfaite; les parties sont bien jointes et elle egl istruite de f«eon à résister à l’usage et aux chocs occasionnés par le trafic.A $875 ne peut obtenir un^ meilleure valeur, et les épargnes qu’elle vous fera faire vous prou* -ont son avantage.Si cela vous intéresse, demandez une démonstration.THE MOTOR IMPORT C0.0FÆA LIMITED Autrefois The Wilson Bros.Motor Co., Limited.ENTREPOTS:—EDIFICE DU FORUM.TELEPHONE UP.600.PARC KING tDWARD Spécial pour cette semaine.A partir Ju 17 juillet, l'administration donnera gratuitement, avec le billet de passage, un coupon admettant le porteur à une représentation différente, chaque jour de la semaine, dans l’ordre suivant: Mardi, 18 juillet.—CIRQUE DE J’O-N Y ET DE Ci GENS DARLING.Mercredi, 19 juillet.— .LE WILD WEST DE HILL ET FLOURNOY.Jeudi, 20 juillet.—.SCENIC EAIL-WAY OU CARROUSEL.Vendredi, 21 juillet.VIRGINIE.ROUE DE Ne manquez pas cette grande occasion.Admission au Parc, GRATUITE Passage sur bateau, 20 cents.Cornwall à Mai-Cornwall A Mai- 26 août, avec les soniieuve.26 août, avec les sonneuve : 1 septembre, avec les Montréal, à la M.A.A.A.9 septembre, avec les Shamrocks, au Mile-End.16 septembre, ax’ec les Montréal à Maisonneuve.La route pour Portland et les Côtes du Maine Club nautique de Saint-Eustache Dimanche axait, lieu A l'hêtcl de ville de St Eustafhe la réunion des membre* du club nautique de St-Eustache.L'élection des officiers pour l'année courante a donné les résultats suivants : Prési- dent honoraire : l'Hon.Hector Cham- Nous lisons dans le “Canada" de ce matin : La course au championnat de la VI.U.u changé d’aspect depuis la v ictoire des Montréal sur - les Tccum-schs.Des enthousiastes un peu trop fiévreux prédisent déjà la déroute finale des Tct’unisehs.Nous ne sommes pas de leur avis, et nous croyons sincèrement que les Indiens avec deux victoires de plus à leur actif que leurs rivaux les plus sérieux, sont en meilleure posture que réimporte quel autre club jusqu'à date.Voici les parties que les Indiens auront à jauer d'ici à la fin de la saison.22 juillet : A Cornwall.5 août : avec les Toronto à Scar-boro ; 12 août : avec le National à Han-lan’s Point ; 19 août, avec les Montréal A.Montréal ; 4 septembre, avec les Toronto à Hanlan’s Point.Les Montréal qui sont actuellement égaux avec le National auront une dure fin de saison, eqr il leur faudra A une journée d’intervalle jouer deux parties avec le National et le Shamrock.D’après les calculs do M.Findlay son équipe ne perdra pas plus de mtssi dos éventails électriques qui com deux- parties de sorte que le Tew.msch • swvcnt unc atmosphère fraîche’ et ne devra pas échouer plus d une fois agréable.encore s’il veut rester en lire pour dis- j i/on sa rend facilement de Portland aux lies renommées du district de l’or Le chemin de 1er Grand Tronc fait circuler tous les jours deux trains de haute classe, sur ses propres voies, entre Montréal et Portland, Me.Le train du jour laisse Montréal à 8.00 a.m., arrivant à Portland à 6.-15 p.m.Le train du soir laisse Montréal à 8.15 p.m.et arrive à Portland à 7.00 a.ni.Les trains laissent Portland à 8 a.m.et à.8.00 p.m.arrivant à Montréal à 6.40 p.m.et 7.30 p.m.respectivement.L’on s'attend à co que les trains nommés “Trains du Grand Tronc’’ soient en temps.Ils soutiennent leur réputation.L'on peut aussi remarquer que ecs trains circulent pour l’accommodation do ceux qui voyagent, jouissant do temps limité ou à loisir.Les personnes voyageant durant le jour dans le but de jouir des beautés nombreuses et remarquables des “White Mountains”, seront bien avisées.Ces attractions naturelles aident les artificielles en maintenant la popularité de la “Route du Grand-Tronc.’ ’ Les trains du jour possèdent des wagons-restaurants et salons de haute classe, les repas et services étant tout à fait de premier ordre.Aux trains de nuit sont attachés dos wagons-lits modernes et somptueux, éclairés à l’électricité et pourvus aussi de lampes do lecture, qu'on peut attem dre facilement dans les lits.Ils ont PARC DOMINION Le plus grand parc d’amusements du Canada, COMBAT CONTRE LES FLAMMES 15c — ADMISSION SPECIALE — 15c THEATRE VAUDEVILLE 5 — GRANDS ACTES — 5 Toute cette semaine.2 — Grandes Attractions gratuites —3 LE TRIO LEO Les fameux artistes sur bicycles et les Ch«* vaux plongeurs de J.W.GORMANS.L» scène la plus intéressante au monde.ADMISSION AU PARC 10 CENTS SAMEDI, 22 JUILLET PARTIES CALEDONIENNES puter lo championnat nu club de la M.A.A.A.Y oiei les parties que les Montréal auront A disputer : 29 juillet, avec les Cornwall à Montréal ; 12 août, avec les Coenwall à Cornwall : 19 août, avec les Teeumsehs, à Mourrai : 26 août, avec les Uaps, à Ottawa.2 septembre, avec les Shamrock, nu Mi le-End : 4 septembre, avec les National A la M.A.A.A.16 septembre, avec le National à Maisonneuve Le National ferait bien de prendre Le National ferait biea de prendre ses précautions et de ne pas trop croire A l’hypothèse que le club perdra au moins trois parties.Notre équipe devra gagner toutes ses parties pour s'assurer de nouveau la possession du championnat.Le National devra donc se multiplier pour gagner toutes parties suivantes : 22 juillet, avec les Toronto, A Scar-boro : 5 août, avec les Caps, à Montréal.12 août, avec.1rs Teeumsehs, â Uitt- Ian's Point.land, de même qu’aux places d'eau de la côte du Maine, pour lesquelles le Grand Tronc vend do: billets et transporte directement le bagage.La récolte au Manitoba AVIS PUBLIC est par les présentes donné que des égouts ont été construits dans ]es rues ou ruelles ci-dessous mentionnées, et les propriétaires imposés qui désirent faire réduire le faux de la contribution spéciale, pour la construction desdits égouts, à cause des égouts ou des drains existant antérieurement.ou p.ur d’autres causes conformément au règlement No 298, concernant les égouts, adopté le 23 février 1903, devront produire leurs réclamations par écrit entre les mains du soussigné, le ou avant le 31 juillet 1911.QUARTIER HOCHELaGA Rue Brown, de la rue Forsyth à la rue Hochelaga.Rue Cuvillier, de l'égout existant à la rue Duquette, une distance de 200 pieds.Rue Hogan, de la ligne Sud de la rue Sherbrooke, à la propriété des A battoirs.Rue Brown de la rue Ontario à la rue Forsyth.Rue Rouville, de la rue St-Gerniain à la rue Darling.QUARTIERS ST-ANDRE ET ST-.1 OSE PH Rue St Antoine, de l'extrémité de l'égout existant, jusqu’à 75 pieds â.l’est de la rue Fulford.QUARTTER DELORIMIER Terrasse Guiudon, de la rue Fullum, jusqu’au bout, do ladite terrasse.QUARTIER ST-HENRI Rue Richelieu, de la rue du Collège, à une distance de 240 pieds vers l'est.QUARTIER.ST DENIS Rite Cowan, dp, la rue Bélanger vers le Nord, jusqu'à la voie du chemin de fer du Parc et de i’IsJe.Rue St-André, de la rue Bélanger à la rue Beaubien QUARTIER MONT-ROYAL Chemin Côte Ste-Catheriue, do l’avenue Sunsett, jusqu’à l’avenue Hazelwood.STUART HOWARD, Surintendant des égouts.Bureau du Dépt.des Egouts, Hôtel-de-Ville, Montréal, D, juillet 1911.année.De cette prospérité inouïe, de • e résultat sans précédent, naît pour les cultivateurs manitobaius l’obligation de chercher à l’étranger des ouvriers pour faire le travail des récoltes.L'on estime à 25,000, le nombre d'ouvriers demandés et l'on ofl'rc eu moyenne $50.00 par mois.U.est à peu près définitif que les compagnies de chemin de fer feront des excursions dans l’Ouest à très bon marché et nous croyons que les prix seront $10.00 pour aller et $18.00 pour revenir.¦je travail durera entre trois et quatre mois.1 Avant de se séparer, M.Burke nous fit remarquer lu fausseté de l'impression qui veut que tous les terres tuani-tobaines soient prises.Tout près dos voies terrées, à vingt-cinq milles à pei- Nous donnons pour le plus g*and bien rie nos lecteurs les quelques renseignements suivants concernant In récolte au Manitoba, et qui nous ont été fournis au bureau du commissaire de l'immi- -, gration d.t Manitoba, par M.,L Burke, i n?11 .v ” ''"core de très bonnes terres délégué d’une manière spéciale par le J'" soronf concédées pour le prix nomi-gouvernement manitobain pour recruter ! ua' l*° 1 •inscription, hàmpion I jes ouvriers agricoles dans Montréal et j !'ara Pour le Nouv eau Brunswick, 1 b s Provinces Maritimes.ajoute-t-il,- mais si quelques-uns de vos M.Burke, qui soit dit.en passant, lecteurs veulent de plus amples détails, parle très bien le français, nous a déclaré que la plus riche des provinces de l'Ouest a vu : es terrains cultivés nug-monter de 275,009 aert-s depuis un an.Le grain est récolté sur uno superficie de 5,500,000 d’acres, et lo.rendement moyen varie entre 28 et 30 boisseaux à l'acre; il est facile de prévoir combien extraordinaire sera la récolte de cette il leur suffira de s'adresser au bureau du eommisaire de l'immigration du Manitoba, 107 rue St Jacques, où l'ou sa fera un plaisir de les leur fournir —-$- Le “Devoir” est outillé pour faire des Impressions dans tous les genres, Ouvrage garanti. i LE DEVOIH.Mercredi, 19 Juillet I9H.8 K J POUR LA COURONNE L’ex'Schah de Perse, Mohamed Ali Mirza, détrôné en 1909, rentre dans son pays dans l’espoir de reconquérir son trône Téhéran.Perse, 19.— Mohammed AH Mirza, le schah exilé de la Perse, est revenu dans son pays, dans le but de faire une nouvelle tentative pour reconquérir le trône.L’ex-schah est actuellement à Gumesb Tepe, petit port situé sur la mer Caspienne, dans le nord de la Perse, près de la frontière russe.On assure que c'est un navire russe qui l'a conduit à cet endroit.Dès qu’il eût été détrôné, en juillet 1909.l'ex-schah se rendit en Russie et arriva à Odessa en octobre de la même année.Le gouvernement russe organisa une étroi te surveillance autour du réfugié et entreprit de déjouer toutes les intrigues ayant pour but de le rétablir sur le trône.Néanmoins, le souverain déchu a pu voyager en, Russie et se rendre sans être molesté d'Odessa à Gumesb Tepe, distance de 1,500 milles.On ignore quelles sont les forces dont dispose Mohammed Ali.Le gouvernement a ordonné à Sidar Sofar de se rendre au Kurdestan avec 2,000 cava- liers et des canons afin de réprimer la rébellion dans ee district, qui s’est fort émancipé sous la direction de Salar Ed Dowleh, frère du schah déposé.Londres, 19.—L’apparition soudaine et inattendue de l’ex-schah Mohammed Ali Mirza en territoire persan cause une grande surprise.Le souverain déchu a quitté Odessa il y a quelques semaines pour Badem, près de Vienne, où il a vécu avec sa famille jusqu’au 6 juillet.De Baden il s'est rendu aux eaux à Morienbad, avec l’intention de revenir dans la première de ces villes.Par cette tentative de reconquérir le trône.Mohammed Ali perd une pension annuelle de $82,500.D’après de récentes dépêches de Teheran, sfon frère, Salar Ed Dow-leh est à la tête d’un soulèvement dans le Kurdestan ; il a 3,000 hommes sous ses ordres et il s’est déclaré en faveur des prétentions d’Ali.LES TAXES SUPPLÉMENTAIRES On demande l’abolition de celles qui sont imposées sur les baignoires et les cabinets Il se fait un mouvement pour obtenir du conseil l’abolition de la taxe de $1 imposée sur chaque baignoire particulière et de la taxe de $4 imposée sur chaque cabinet d’aisance.De nombreuses lettres à ce sujet sont arrivée à l’Hôtel de Ville et on demande d’annuler ces taxes pour des raisons d’hygiène.Dans beaucoup de maisons, il n'y a pas de baignoires et dans beaucoup d’édifices considérables on ne trouve pas de cabinets en nombre suffisant.On attribue cel aux taxes qu’il faut payer en plus de la taxe ordinaire qui est, pour les maisons particulières, de 5i/o pour cent de l’évaluation du loyer.Si ces taxes étaient abolies, cela ferait, disent les autorités municipales, une diminution sensible dans le revenu, car on a calculé qu’il y a, à Montréal, 20,000 maisons et le nombre des grands édifices est très considérable.Cependant.il appert des livres du trésorier que la taxe de l'eau a rapporté l’an dernier un peu plus de $1.000,000 et on pense que la ville peut, sans trop obérer scs revenus, abolir ces taxes supplémentaires.LE BILL DU VETO On croit qu’il subira sans opposition l’épreuve de la troi sième lecture demain Londres, 19.— M.Balfour a eu une autre longue conférence avec lord Lansdowne hier, et il est entendu que les deux chefs unionistes ont décidé de laisser passer la troisième lecture du bill du veto, tel qu amendé, sans imposer le vote.Jusqu'à présent, rien n'indique qu'il y aura une motion à l'effet de rejeter le bill.Il est possible cependant, que les pair*: extrémistes demandent le vote, mais on nr croit pas que les dissidents soient assez nombreux pour mettre le bill en péril, attendu que lord Lans-dovne et ses amis font tout en leur pouvoir pour contrecarrer leur action.Londres, 19.— Les journaux libéraux prédisent que la crise se terminera paisiblement sans la création de nouveaux pairs.Etant donné que les libéraux adopteront le bill du veto en troisième lecture jeudi, ils disent que le premier ministre Asquith annoncera lundi à la Chambre des Communes que le gouvernement a le pouvoir de faire prévaloir la volonté de la nation.11 est même rumeur que M.Asquith est autorisé à annoncer que le Roi.par l'intermédiaire de ses ministres, désire exprimer l'espoir qu’aucun différend violent ne subsistera entre les deux chambres du Parlement.Après ces déclarations, les libéraux croient (pie lord Lansdowne conseillera à scs partisans de ne pas persister dans leur opposition au bill ; mais exprimera la détermi- nation du parti unioniste de rappeler la loi quand ils seront au pou voir.Quelques pairs persisteront dans leur hostilité, mais ils ne seront pas assez nombreux pour empêcher l’adoption finale du bill.L’attitude de la presse unioniste confirme cette opinion sur la situation.-»- Tombola à Ahuntsic Les Dames et les Demoiselles, qui résident dans le quartier Ahuntsic sont à préparer une grande Tombola, pour les -6 et 27 juillet au soir prochain, au bénéfice do la chapelle do cet endroit.L’organisation do ces fêtes de charité a été en effet confiée à un comité de Dames, sous la présidence de Mme Trcfflé Bastien.Sans inoiscré-tion, nous pouvons assurer le public amateur de ces saines réjouissances, que cette Tombola, dépassera de beaucoup en splendeur, toutes celles déjà, faites.I.illumination seule, vaudra la peine d’être vue.Un grand nombre d’ampoules électriques multicolores, disposées Va giorno.’ offriront un coup d œil vraiment beau.Nos concitoyens au dire de nos charmantes quêteuses se sont montrés des plus généreux ; et déjà plusieurs centaines de dollars ont été versés entre les mains de rha-cuno d’elles.Plusieurs œuvres d’art seront tirés au sort.Une des moil-' leures fanfares do Montréal, a été retenue pour ces deux jours de fêtes.Bref, la prochaine I ombola, organisée par les Dames de Ahuntsic, promet d’être l’évènement sociale le plus important et le plus distingué de la saison.Cette T ombola se fera sur la magnifique terrasse de M.Millon, situé à deux minutes de marche dos tramways électri.ques.En cas de pluie, la fête sera ajournée à la soirée suivante.Nous en dirons encore un mot ces jours-ci, alors que tous les détails nous seront fodrnis.Th'llWNES LIBRES UN DÉMENTI AU “CANADA” Danville, 18 juillet.¦'Le Devoir”, Montréal.I.e correspondant du "Canada" dans son rapport de l’assemblée nationaliste tenue à Victoriaville le l(i courant, fuit mention d’un incident piquant pour les nationalistes.La fanfare ca-nadienne-française de Danville, n’ayant roi;u aucune invitation de participer à l’assemblée n’a pu refuser d’y assister.Presque tous les membres de la fanfare ont assisté, à l’assemblée en attendant l’arrivée du train et si ce même monsieur n’est pas sourd, il a dû entendre, quand le train est passé pré* de l’endroit où se tenait l’assemblée, tous les membres de cette même fanfare crier : — Vive Bourassa ! Vive Lavcrgne ! Vivo Gilbert.J UDF, THIBAULT, Membre de lu F.C.-F.de D.Les salaires à l’Hôtel de Ville Nous recevons d’un groupe d’employés de l'Hôtel de Ville la protestation que voici : “Nous apprenons aujourd’hui que le Conseil Municipal doit s’ajourner pour un mois ou un mois et demi.()n nous a annoncé dernièrement que la question des salaires, à l’Hôtel de Ville, avait été référée à un sous-comité.Il nous semble que les Commissaires ou plutôt ce comité devrait faire un rapport d’une manière ou d’une autre a-vant que les échevins prennent leurs vacances.Nous saurions alors si oui ou non nous [Jouirons prendre des vacances avec les quelques sous d’augmentation qu’on pourrait nous donner ou bien si on doit demeurer ici à la i Ville pendant ces quelques jours de ro-l pos, faute d’avoir les moyens de se donner quelques loisirs.11 nous semble qu’il y a assez longtemps, ( depuis le mois de décembre dernier ) , qu’on nous fait attendre, et qu’il ne serait que juste de savoir si cette question doit sc régler cette année.I.es commissaires, dit-on, vont demander une assemblée spéciale afin de présenter un rapport d’une certaine importance.Ce serait le bon temps, nous croyons, de faire un rapport au Conseil relativement à ces augmentation de salaires.” La protection contre l’incendie Monsieur le directeur du “Devoir”, .La lettre du chef Tremblay concernant la protection contre l’incendie dans les villes et villages de la province mérite une attention toute particulière.La semaine dernière, le village de la Pointe-Claire devait décider s’il se protégerait ou non contre l’incendie.Le conseil municipal pensait qu’il ferait bien d’acheter une pompe à vapeur perfectionnée, dont l’entretien n aurait coûté que 875 par année.’ 11 y a onze ans, la Pointe-Claire était un amas do décombres fumants, à l’ex ception de sa superbe église, catholique et du couvent situé tout proche.A l’étonnement du conseil, tous les contribuables, excepté un.votèrent contre l’achat de la pompe.Nous pensons que le gouvernement provincial devrait forcer toutes les villes à protéger leurs propriétés et leurs habitants.J’espère que vous a'derez au conseil municipal a donner à la Pointe Claire cette protection qui lui fait aujourd’hui totalement défaut.(Signé) JOHN T.McBRIDE.Les Conservateurs dans Richelieu Nous recevons d’un conservateur en vue de Sorel la note suivante : “Sous le titre très voyant : “Les conservateurs dans Richelieu”, le “Canada” de ce matin contient un article ovi se trouvent autant d’inexactitudes et de faussetés que do mots.A l’exception du fait qu’une réunion de conservateurs a eu lieu, samedi, le 15, aux bureaux du “Sorelois”, et que M.L.T.Trompe en a été le président, tout le reste est faux.Ainsi, c’est M.A.Magnan seul qui a j été élu secrétaire, et non MM.J.A.Villiard et A.P.Vanasse.Il n a pas été question de nommer des délégués pour faire le choix d’un Candidat, bien au contraire.11 s’est agi seulement de la réorganisation de l’association conservatrice du comté de Richelieu, et non pas parce que l’assemblée était peu nombreuse — le fait est qu’il y avait cent dix-huit personnes bien comptées.L’assemblée a été ajournée à samedi prochain, le 22 du courant, pour faire l’élection des officiers de la sus dite association, et pas pour autre chose.Tl est faux, absolument faux, que Tou ait proposé M.Magnan au sacrifice.11 n’a pas été question de lui ou de qui que ce soit comme dc\ ant être le porte-drapeau du parti conservateur aux prochaines élections.Si les autres informations du "Canada” sont aussi exactes que celles contenues dans son susdit article, les lecteurs cle ce journal sont vraiment bien renseignés.Sur la Passerelle LE ‘ TURCOMAN” Le “Turcoman” arrivé hier matin de Liverpool a rencontré près de (Iron-dines un brouillard si épais qu’il dut jeté, l’ancre dans le chenal.Il amenait 20 poneys gallois qui sont consignés pour divers points du Canada et des Ktats-Unis.CHEZ liES MATELOTS CATHOLIQUES.Ce soir, au Club des Matelots Ca tholiques, les matelots du “Laurentic” donneront un concert au jirotit du club.Le.capitaine Matthias occupera !e fauteuil présidentiel et ses hommes feront les frais de la soirée.GREVE SUR LE “SAGUENAY" Lors de son dernier voyage dans le bas du Heuve le “Sagueuay”, le nouveau vapeur de la compagnie Richelieu a ôté retardé par une grève de ses chauffeurs.Ca compagnie prétend que cette grève était absolument inattendue et que si elle était motivée par une question de salaire il était facile de la régler autrement.LA FLOTTE DU C.P.R.Le Lake Champlain est arrivé à Liverpool hier matin.Le Monmouth est arrivé à Bristol hier matin.L’Emprcs of Britain,- en route pour Liverpool était à 100 milles à l’est de Belle-lsle à 4 heures du soir lundi.Le Montreal est arrivé à Montréal hier l’après-midi.L’Empress of Ireland est parti de Liverpool le 14 dernier avec 235 passagers de première, 335 de seernde et 795 d’entrepont.Il arrivera à Québec demain après-midi.LES ALLANIERS Le Tunisian est passé à Belle-lsle hier l’après-midi eu route pour Liverpool.Le Corsican en route pour Montréal est passé à Belle-lsle lundi.ue Grampian est arrivé à Glasgow samedi dernier.Le Sicilian en route pour Londres est passé à Belle-lsle rier.Le Numidian est arrivé à Boston hier matin.Le Carthaginian est arrivé à Philadelphie hier l’après-midi.DANS LE PORT.Arrivés hier: Turcoman, ligne Dominion, de Liverpool.Montezuma, de Londres, ligne du C.P.R, Bremen, de la marine allemande.Bendu, de Baltimore, 1 gue Elder-Dempster.Sardinian, ligne Allan, de Londres.Arrivés précédemment: Victorian, Allan, do Liverpool.Laurentic, White Star, de Liverpool.Hesperian, Allan, de Glasgow.lîainore Head, McLean Kennedy.Pélican, Hudson Bay Co.Beotliic, Hudson Bay Co.• mke Manitoba, ligne C.P.R., deLon.dres et Anvers.EN ROUTE POUR MONTREAL Mount, Royal.Londres.J6 juin Barcelona.Rotterdam .3 juillet Lake Michigan.Londres .6 juillet Nyanza.Antilles.6 juillet lona.i .Newcastle .7 juillet Royal George.Bristol .¦ .12 juillet Corinthian.Le Havre .14 juillet Ionian.Glasgow .15 juillet Willehad.Rotterdam .17 juillet Devona.Middlesboro .17 juillet Welshman.Avonmouth .12 'juillet Mcntfort.Londres .12 juillet Corsican.Liverpool .13 juillet Cassandra.Glasgow .14 juillet Teutonic.Liverpol ., .15 juillet ARRIVAGES Paquebot A Do Kronprinzessin Ceci lie.New-York .Brême Kroonland.New-York .Anvers Lake Champlain.Liverpool .Montréal Olympic.New-York .Southampton Minnehaha.New-Yrork.Londres Main,.Baltimore .Brême Carthaginian.Philadelphie .Glasgow Numidian.Boston .Glasgow Manchester Commerce.Liverpool .Montréal Monmouth.Bristol .Montréal Kaiser Wilhelm II.Brème .New-York Venezia.Marseille .New-York NAVIGATION INTERIEURE.Port Colborne, Ont., 1S.— Descendent: Bennington, Haskell, Chicago à.Ogdensburg, carg.gén.; Ames, Fort William à Montréal, carg.gén., Dalton, Chicago à Montréal, fer.Montent: Hilda, Montréal à Erie, pulpe; Rutland, Ogdensburg à Chicago, carg.gén.; Dundee, Montréal à Fort William, carg.gén.; Kinmount, Montréal à Fort William, fer; Saskatoon, Montréal à.Fort William, carg.gén.; Omaha, Oswego à Chicago, char bon; Gordon, Belleville à Fort William, ciment; Porter, Belleville à Erie, allège; Advance, Montréal à Fort William, carg.gén.; Roiph, Toronto, à Erie, al-Iè.rC.Sault Ste-Marie, Ont., 18.— Montent: Superior, 7.05 soir; Dr R.Hanna, 8.10 soir; AV.1.Olcott, 11.05 soir; A.E.Cornelius, 3 matin; Sinaloa, 3.50 matin; S.F.B.Morse, J.W.Moore, 5.50 matin; Kcnora, Jas.Gayley, 6.35 ma tin; J.F.Durston, 3.35 matin; Corunna, 9.35 matin; Linden, 11.40 matin.La Semaine Financière LETTRE DE L.G.BEAUBIEN & CIE, BANQUIERS ET AGENTS DE CHANGE, A MONTREAL.Montréal.17 juillet 1911.La situation réelle du marché ne s’est guère modifiée durant la semaine écoulée.Les mouvements auxquels nous avons assisté ne l’ont agité qu’à la surface: le fond du marché reste le même.La Bourse, uu peu plus encore que la semaine précédente, est aux mains des professionnels qui travaillent à leur gré les valeurs pour en faire monter le cours.La preuve eu est dans le mouvement exorbitant du Toronto Street et du Lake of the Woods.Disons de suite que le public ne s’intéresse pas à ce genre d’opérations qui sont plutôt de nature à l’éloigner de la Bourse qu’à l’inciter à y venir placer ses économies de façon sage et sûre.Ainsi que nous le laissions prévoir dans notre précédente étude financière, la tension monétaire tend à sc relâcher.Cette tendance vraisemblablement va s’accentuer d’ici la fin août.La façon d’opérer des financiers qui ont organisé le ce up île Bourse du To ronto-Rail suggère à l’esprit certaines considérations dont nous citerons quelques-unes.Le “melon” dont ces mes-siours ont décidé la distribution, dépasse tout ce qu ’on a vu ei ’ore en ce pays.La première tranche en est gratuite et consiste eu $1,000,000 d’actions portant 8 p.c.de dividende.L’émission totale de la compagnie sera de $3,000,000 dont les deux tiers au pair.Le produit n’apportera donc à sa caisse que deux millions.En sorte que l’émission réelle de la nouvelle émission sera île 12 p.c.Les actionnaires reçoivent ainsi sur chaque action une primo de plus de $30.00, ce qui avec le privilège do souscription au pair porte le prix de l’action à $136.00 et son rendement, proportionnel à 5.88 p.c.11 convient de reconnaître que les recettes de l’exercice précédent permettent à la compagnie le service de divi-deule à 8 p.c.de la nouvelle capitalisation.La charte de la compagnie des tramways de l oronto viendra dans neuf années et demie à expiration.Elle se trouvera à ce moment vis-à-vis de la municipalité dont elle dépend dans une situation moins favorable que la compagnie des tramways du Détroit.Ua \ ille de Toronto n ’est pas, en effet, soumise à une expropriation, mais à un rachat au plus haut enchérisseur, tout simplement.Elle ne devra même rien payer pour le monopole de la compa-gmt, dont le matériel sera cédé au plus offrant.11 semble que les principes d’une sage administration auraient dû engager les directeurs du Tn-onto Rail constituer des • «serves d’amortissement plutôt qu’a une surcapitalisation qui né répond à aucune exigence.C’est pourquoi nous conseillons fortement a la clientèle de réaliser aux cours actuels.Nous la mettons en garde cou-t'.e les H’HIHHH] vrp“ 4r«\.- vp.n),.,v, .- tendront à faire n ontor eucore les cours ue iiiamere u |.e.clL •le ce cmi], de Bourse sans précédent de liquider le surplus de ces titres dont le moins qu’on peut dire est qu’ils de viennent lourds à porter.La hausse du Lake the Woods met en pleine lumière les qualités d’administra-leur sévère et ferme du regretté M Robert Meighen.Il avait su tenir tête au groupe qui voulait, coûte que coûte, obtenir le contrôle de la compagnie eu vue d’une fusion avec une compagnie smiiiaire en cours d’organisation.Le groupe aujourd’hui revient à la clian-e avec quelques chances de succès.Du reste cette fusion, si elle est effectuée dans des conditions raisonnables, si o le ne sert pas de prétexté, comme tant ,1 autres, a une surcapitalisation excessive, sera une bonne affaire.Le Lake of the Woods disposerait, do ce lait, à Montréal, des moulins de ce manquent.Lo Ogilvie Milling a subi, par réflexe, la hausse du Lake of tre AVoods.On parle d’une fusion do ces deux compagnies, mais c’est là un projet qui nous apparaît comme irréalisable.Il ne tait pas de doute que le gouvernement mettrait obstacle à la constitution d’un trust susceptible de faire monter le prix au pain du pauvre.Le Richelieu & Ontario a fait preuve de vigueur: aux cours actuels il semble que ce soit un achat intéressant.Le syndicat d’accaparement a pavé en moyenne 120 et devra faire monter le cours pour liquider à bénéfice.Le Rio est e» hausse et cote ]13 %: ' y H lieu Je prévoir la continuation de ce mouvement.Les recettes de la compagnie sont énormes’et en constante pms value.Une augmentation de dividende est probable dans un avenir prochain.Ue Steel of Canada a été assez actif durant la semaine c’est une valeur intéressante à mettre en portefeuille.Up dividende est certainement à prévoir d'ici doux ans.Par suite de la surcapitalisation excessive le Amalgamated Asbestos est tombé à 4.Le Quebec Railway a lui aussi subi une assez sérieuse dépréciation.De C il est tombé à 59 % sur deux ventes insignifiantes.Ceci laisse à penser ee qui se produirait si le cours de cette valeur s’établissait enfin normalement selon la loi de 1 offre et de la demande.SYSTEME de CHEMIN FER duGRAND TRONC Le train de 10.30 p.inH est le trein de nuit populaire entre Toronto.Montréal et SEULE DOUBLE VOIE FERREE entre MONTREAL.TORONTO.HAMILTON.NIAGARA FALLS, DETROIT et CHICAGO.7Î HEURES a TORONTO “INTERNATIONAL LIMITED" Le train le plus rapide du Canada.Quitte Muntréal à 9 a.u.pour Toronto l'Ouest.QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR ENTRE MONTREAL ET TORONTO 9.00 a.m., 9.45 a.m.7.30 p.m., 10.30 p.m.Service d'^lojcnnrs wagons-buffets wa* gons-SHlons et wagons-bibliothèques aux Train* de nuit.Les wagona-lita Puîlraan attachés aux trains de nuit sont éclairés A l'électricité, pourvus de lampes de lecture aux lits supérieurs ot inférieurs, et aussi d’éventails électriques.VOYAGES D’ETE A LA COTE DU PACIFIQUE En vigueur jusqu'au 30 septembre.Voyage aller et retour de MONTREAL via CHICAGO, à Vancouver, Victoria, Seattle, Portland, etc.San Francisco, Los An geles, San Dlegr etc., via lignas directes dans les deux directions .San Francisco, via Portland, Ore., dans une seule direction.Excursion* de Chercheurs de Home BILLETS ALLER ET RETOUR, à du prix trè» réduits, pour l’ouest du Cmnsdt, yiâ Chicago, en vente iss 25 juillet, 8, 33 août, 5, 19 septembre.CONCOURS D’AVIATION Flattsburg, N.Y., 19 et 20 juillet.Fxcirsion aller et retour Montréal,.$2.55 Bons pour départ les 19 et 20 juillet.Limite de retour, 21 juillet.$100.50 $105.45 $115.50 MONTREAL-PORTLAND “V&SSS”' Les trains partent de Montréal, toua Isa jours à 8.00 a.m., et 8.15 p.m., arrivant à Portland à 5.45 p.m., et 7.00 a.m., respectivement.I'CS trains partent de Portland, tous les jour» à 8.00 a.m., et 8.00 p.m.arrivant à Montréal 11 6.40 p.m., et 7.30 a.xn., respectivement.Des raccordements directs se font area les bateaux se dirigeant vers les îles tant en renommée du district de Portland.L’on se rend aussi facilement aux endroits de la côté du Maine.Aux trains de nuit sont attachés des iragona-lits modernes et somptueux, éclairés à l’électricité, pourvus ue lampes de lecture faciles h atteindre, aux lits supérieurs et inférieurs.Ils ont aussi des éventails électriques qui conservent une température fraîche et agréable.Wagons-restaurant et salon de haute classe, attachés aux trains du jour.BUREAUX DES BILLETS EN \IL1.1.130 ruo St-Jacqucs.Tél.Main 6905.Ou gare Bonaventurc.LE TRAIN DE 9.00 A.M.ENTRE MONTREAL ET TORONTO EST TRAIN DE LUXE DU CANADA LE E DOUBLE VOIE FERRÉE Cle Générale Transatlantic DE NEW-YORK AU HAVRE PARIS (Fiance) Départs toua ica jeudis à 10 a.m.LA LORRAINE.luillet 20 CHICAGO, Supp.Juillet 22 LA TOURAINE.Juillet 27 LA SAVOIE.Août » LA 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