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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 13 août 1984
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1984-08-13, Collections de BAnQ.

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EVOIR et VJ •/ V //> Hfstnuruut Ht iittr l 'RI K I» HÔTE déjeùner et souper potir réservalioms 843‘408S complexe Desjardins Basiliaire I MalioMnMM ipuiiit ipttxJTk.Côte-Nord.Abitibi a Gaspésie 4S cents. revue musicale, du 4 juit au 1 sept.du mer au sa.20 h 30 théâtre DU CHENAL-DU-MOINE: 1645 chemin du Che-nal-du*Moine.Ste-Anne de Sorel (743-6446)— Joyeuses Pâques” comédie de Jean Poiret.m en s Richard Niquette.du 12 juin au 25 août, mar au ven 20h 30.sam 21h théâtre de L'ILE: 1 Welling- ton.Hull (771-6669)— "La chaire” comédie de Bill C.Davis, m en s.Gilles Provost, du 10 juillet au 1 sept mar au ven.20h.30.sam 19h et22h.théâtre MALENFANT: 734 St*Jean-Baptiste, Terrebonne (492-0165H “Chez Paul-Ette, bière, vin, liqueur et nouveautés” de Louis-Marie Dansereau.du 21 juin au 8 sept .mar.au ven 20h.30,$dm.19h et22h.théâtre de MARJOLAINE: Autoroute Cantons de l'Est, sortie 106, Eastman (297-2860>—"Ah si maman me voyait.!" de Louis-Georges Carrier, du 23 juin au 26 août, mar au ven.20h.30.sam 19h et22h.30, dim.20h THÉÂTRE MOLSON: 10 chemin des Patriotes, St-Charles-sur-Ri-chelieu (584-2223)— "Le chari-mari” ou le Démon du Midi de Pierrette Bruno, du 27 juin au 1 sept mar.au ven 20h.30.sam 19h et22h THÉÂTRE OU PERCE-RÉVE: 9 rang Anctil, Victoriaville (752* 5070)— "La chambre mandanne " comMie de Robert Thomas, m.en s Martin et Patrice Daigneault, du 12 juillet au 9 sept du jeu.au dim.à20h30.THEATRE DU THÉ DES BOIS: Dsauville (819-864-9569) « J'veux faire mon Show • mer jeu ven.sam du 27 juin au 25 août 20 h 30 théâtre SAINTE-ADÉLE: 1069 Boul Ste-Adèle.sortie 67.autoroute des Laurentides, Ste-Adèle (435-7333)— “Les larrons font l'occasion" de Jane Milmore et William Van Zandt.du 20 juin au 1 sept, mar au ven 20h.30.sam I9h ei22h théâtre DE VAUDREUIL: Cité des Jeunes, Vaudreuil (455-7930)— "Le Charlatan " de Robert Lamoureux.du 26 juin au 2 sept, mar au ven 20h30, sam 19h30 et22h CENTRE NATIONAL DES ARTS (Ottawa): "lan McKellen Acting Shakespeare" du 13 au 18 8oOtà20h30 TELEVISION O CBFT 12.00 Premiere édition 12.09 Fariboles 12.30 Avis de recherche 13.00 Reflets d'un pays 14.00 Cinéma • Sous le signe de Monte Cristo • Fr it 68 avec Paul Barge.Michel Auclatr et Pierre Brasseur 16.00 Félix et ciboulette 16.30 Les Schtroumpfs 17.00 Quincy 18.00 Ce soir 18.25 Les nouvelles du sport 18.30 Québec mer et monde 19.00 La bastringue 19.30 Nous les comiques • Un éléphant, ça trompe énormément * Fr 76 avec Jean Roche-fort, Claude Brasseur et Annie Duperey 21.30 Les arts sacrés au Québec 22.00 Le téléjournal 22.25 Le Point 22.40 La météo 22.45 Les nouvelles du sport 22.55 Ainsi va la vie 23.50 Chronique irlandaise CE) CFTM 12.00 Le dix vous informe 12.15 Midi-Soleil 13.45 Ciné-Quiz ¦ Rocamboles contre service secret • fr.it 63 avec Channing Pollock, Hedy Vessel et Alberto Lupo 16.00 N'ajustez pas votre appareil 16.30 La course aux trésors 17.00 Le Cascadeur 18.00 le 18 heures 18.30 Forum 19.29 La quotidienne/tirage 10.31 Galaxie 20.00 Matt Houston 21.00 Peau de banane 21.30 Michel Jasmin 22.30 Les Nouvelles TVA 22.50 23.00 23.15 Le 10 vous informe Les sports et la couleur du temps Cinéma de fin de soirée « Maciste contre les monstres * it.61 avec Reg Lewis, Margaret Lee et Luciano Mann CD RADIO-QUÉBEC 17.30 Télé-université: le corps humain 18.00 Télé-université la nutrition 18.30 Pèche à la ligne le saumon 19.00 Jenme 20.00 Station-Soleil 21.00 Cinémania » A confirmer * 00.26 Stalion-Soleil @ TVFQ(Câble) 12.40 L'académie des neufs 13.15 Tour 84 13.30 Rocking chair 14.00 Sports été 15.05 Hommage à Jacques Thi-baud 15.30 Le théâtre de Bouvard 15.43 Croque-vacances 17.00 Le Journal 17.40 L'ile aux enfants 18.00 Recre A2 18.05 Cocktail maison 16.25 Aloul Pic 18.30 Des chiffres et des lettres 19.00 Aujourd'hui la vie 20.10 L'académie des neuf 20.45 Tour 84 21.00 Rocking chair 21.30 Les jeux du stade 22.30 Les phares du boul du monde 22.45 Intermède, l'invention du diable 23.00 Lé théélre de Bouvard 23.11 Le journal o CBMT 12.00 Midday news 12.57 Program highiighis 13.00 Ail my children 14.00 Wok with Yan 14.27 Weather report 14.30 Coronation street 15.00 Canadian reflections 16.00 Do it for yourself 16.29 Newswalch 6 16.30 Spread your wings 17.00 Happy days 17.30 Three’s company 18.00 Newswatch 19.00 Shragge's journal 19.30 Corelli 20.00 Three's company 20.30 Hangin' in 21.00 Silver spoons 21.30 Newhart 22.00 The National 22.25 The Journal 23.00 Newswatch headlines and the national update 23.05 Newswatch 23.37 Barney Miller 23.57 CBC Late Night t Juarez • 1939 avec Paul Mum and Bette Davis CB CFCF 12.00 Hi! noon 12.30 Pulse 13.00 The Don Harron show 14.00 Another world 15.00 General Hospital 16.00 McGowan's world 16.30 Take a Break with Matthew Cope 16.37 Family feud 17.00 The price is right 18.00 Pulse 19.00 MwAéSéH 19.30 Thrill ol a lifetime 20.00 Benson 20.30 Snow job 21.00 CTV Monday night movie • Ticket to heaven ¦ avec Nick Mancuso.Saul Rubi-nok, Meg Foster el Kim Celtrall 23.00 CTV National News 23.21 Pulse 00.00 Cinema 12 « Forbidden planet » 1956 avec Walter Pidgeon, Anne Francis, Leslie Nielsen 01.55 Solid Gold 02.55 Mississippi PARADIS 1: (866-6991) - “Tonnerre” 8 h 10."Les aventures du Cobra d'or" 6 h 30, 9 h 35.PARADIS II: — Tendres passions” 9 h, "Un homme, une femme, un entant” 7 h 15 PARADIS Ml: - Jeux de guerres " 9 h 45 — "Octo-pussy" 7 h 30.CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001 )— Maurice Tourneur et Jacques Demy: "Volpone” 19 h 30— "Lola" 21 h 30 PARISIEN I: (866-3856) — "La Boum 11” 12 h 55, 3 h, 5 h 05, 7 h 10, 9 h 15 PARISIEN II: — "A la poursuite du diamant vert " 1 h.3 h 05, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 30.PARISIEN III: — "Opération Foxbat" 12 h 40, 2 h 30, 4 h 20, 6 h 10, 8 h, 9 h 50.PARISIEN IV:- Antonleta 1 h 40, 3 h 40, 5 h 40, 7 h 40, 9 h 40.PARISIEN V: — Carmen " 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 25, 9 h 25.PLACE LONGUEUIL I: (679-7451) — "Le livre de la jungle” 3 h.6 h 20, 9 h 40— "Tron" 1 h 10, 4 h 30, 7 h 50 PLACE LONGUEUIL II: - La foire des ténèbres” 2 h 25, 6 h, 9 h 35— "La nuit de l'évasion” 12 h 35.4 h 10 7 h 45.PLACE VILLE-MARIE I: (866-0689) — "Under the volcano” 12 h 30.2 h 45, 4 h 55, 7 h 05, 9 h 25.PLACE VILLE-MARIE II: -Electric dreams " 1 h 15.3 ' SERAIT-CE UN COMPLOT I CONTRE TOUS LES ENFANTS DU MONDE?.h 15, 5h 15, 7h 15.9h 15.PLACE ALEXIS NIHON I: (935-4246) - "Red dawn” 12 h45, 3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 PLACE ALEXIS NIHON II: -Best defense " 12 h 30, 2 h 30, 4 h 30, 7 h, 9 h.PLACE ALEXIS NfHON Ml: -Jungle book" 12 h 30, 2 h 15, 4 h, 5 h 45, 7 h 30, 9 h 15.PLACE DU CANADA: (861-4595) — "Ghoslbuster” 1 h 15.3 h 15, 5 h 15.7 h 15.9 h 15, SAINT-DENIS II: (845-3222) -"Mort au large” 19 h 20— “Tonnerre” 17 h 45, 21 h 05.SAINT-DENIS III: - Bonjour les vacances " 21 h 20,— "Fureur du danger” 15 h 50, 19 h 30 VERDUN: (768-2092)- ' Louisianne'' 9 h 20—"La fièvre de l’or” 7 h 30.VERSAILLES I: (353-7880) -“A la poursuite du diamant vert" 7 h, 9 h VERSAILLES II:- Délices pour couples érotlques-”—"Jeunes lilies à vendre” 6 h 30, 7 h 50 VERSAILLES III: - Plus rien à perdre"—“J'al vécu deux fols" 6 h .7 h 35, VILLERAY: (388-5677) - 'Premiers désirs" 6 h 30, 10 h—“L'épée sauvage” 8 h 20 WESTMOUNT SQUARE: (931-2477) — "The never ending story” 7 h 15, 9 h 15 YORK: (937-8978)- "Revenge of the nerds " 12 h 45, 2 h 30.4 h 25, 6 h, 7 h 45, 9 h 30.POUR TOUS SEM.7.30, 9.30 3f* MllION 84?eO-M LE niM out FâlT SCANDALE LOM 35 MILION B42 6053 I Claude BRASSEUR ' Brigitte FOSSEV I 12.55, 3.00.5.05, |7.10, 9.15 - f POUR TOUS I J ADJANI • SCHYGULLA un film de fO" CARIOS SAURA 'JTA Le PARISIEN 4 _ 1.40,3.40,5.40, 4y 8T CtTHiBINt 0 B8B Tsâs" Mofîl ^-^0 A 9.40.LE SEUL FILM QUI A TENU L'AFFICHE , D'UN FESTIVAL A I L’AUTREI EN FRANÇAIS INFORMATIONS INTERNATIONALES Vers un régime socialiste à parti unique Zimbabwe: Mugabe consolide son emprise IIARARÉ (AP, Reuter) — Le premier ministre du Zimbabwe, Robert Mugabe, a été réélu hier président de l’Union nationale africaine du Zimbabwe (ZANU), consolidant ainsi son emprise sur le parti majoritaire et sur le pouvoir politique dans l’État africain Le congrès de la ZANU a terminé hier ses travaux à Hararé après la désignation d’un bureau politique de 15 membres chargé d’instaurer un système socialiste à parti unique, sous la direction de M Mugabe Le chef du gouvernement, qui n’a-vait pas d’adversaire, a reçu ces derniers jours un véritable chèque en blanc du congrès de son parti pour mettre en place un régime à parti unique Sa réélection a cependant été interprétée comme une victoire pour les modérés, face aux éléments plus extrémistes qui réclament l’mterdic-tion immédiate de toute opposition politique Klle a également été accueillie favorablement par les milieux diplomatiques occidentaux, qui se sont félicités du renforcement de son autorité Le congrès, qui achevait dimanche ses travaux, a proposé que le poste de chef d’État, jusqu’ici essentiellement symbohque, devienne une véritable présidence exécutive.Une telle initiative a, là encore, été inter- prétée comme visiblement destinée à accorder encore plus de pouvoir à r« homme fort » du régime.À l’issue des travaux, les congressistes ont également adopté un code de bonne conduite, présenté par M M ugabe, pour tenter de mettre un terme à la corruption croissante parmi les hauts fonctionnaires.Selon le code, les membres de la ZANU n’auront pas le droit de posséder une ferme de plus de 50 acres, de participer à la direction de sociétés, d’avoir des revenus autres que leur salaire La corruption, la discrimination sexuelle, l’immoralité et l’ivresse sont également mterdits Sur le plan des instances dirigeantes de la ZANU, M Mugabe a annoncé la constitution d’un nouveau bureau politique de 15 membres qui coilfe un Comité central de 90 membres.Le bureau politique, nommé par un Comité présidentiel comprenant M Mugabe et le vice-présiaent Simon Muzenda, est dirigé par le premier ministre tout comme le Comité central.La composition du bureau, dont tous les membres ont été nommés par le premier ministre et son adjoint, M.Muzenda, n’a provoqué aucune surprise, M Mugabe ayant choisi des fidèles considérés comme des modérés.À huis clos, le congrès — le premier depuis l’indépendance de l’ex-Rhodésie en 1980 — a repoussé une proposition visant à faire éüre le bureau pohtique par le nouveau comité central élargi à 90 membres Le bureau politique a reçu pour mission des quelque 6 000 délégués réunis depuis mercredi de contrôler l’action du gouvernement selon la po-ütique du parti au pouvoir Pour les observateurs, ces assises, qui ont coïncidé avec le 21e anmver- saire de la création de la ZANU, marquent le triomphe personnel de M Mugabe, qui a consolidé son emprise Le bureau politique reflète un certain déséquilibre entre les principales tribus du Zimbabwe septZe-zurus (ethnie à laquelle appartient Robert Mugabe), quatre Karangas, deux Manyikas et un Ndebele Un coup sévère a été porté à Ed-dison Zvobgo, un Karanga qui a été remplacé au poste de secrétame par interim à l’Information et à la Pubü-cité M Zvobgo a été souvent pressenti comme le seul rival politique possible de M Mugabe Les Karangas sont les plus nombreux au Zimbabwe, suivis des Ze-zurus Le poste de M Zvobgo a été confié au ministre de l’Information, Nathan Shamuyarira, un ancien journaliste qui n’avait jamais eu auparavant de responsabilités à la tête du parti Les militaires et les responsables des forces de l’ordre se taillent la place la plus importante au sein du bureau pohtique, avec la présence du commandant de l’armée, le général Rex Nhongo, du mimstre de la Sécurité, Emmerson Munangagwa, du ministre d’État à la Défense, Ernest Kadungure, et du « numéro deux » de l’armée de l’air, Josiah Tungamirai.Brésil : les partis ont choisi leurs candidats Kohl fait f! des accusations de Moscou BRASILIA (Reuter, AFP) — Pour la première fois en vingt ans, il est assuré que le prochain chef d’État du Brésil sera un civil le parti au pouvoir et la principale formation politique d’opposition ont tous deux choisi ce week-end leurs candidats à la présidence de la répubhque.Le Parti démocrate-social (PDS, proche des forces armées, au pouvoir) a désigné samedi son candidat aux élections de janvier en la personne de Paulo Salim Maluf, 52 ans, fils d’un immigrant libanais et ancien gouverneur de l’État de Sao Paulo.M Maluf a obtenu 493 VOIX contre 350 à Mario Andreazza, mims-tre de l’Inténeur La convention du PDS au cours de laquelle ce vote est intervenu est considérée comme une étape importante vers le retour complet du Brésil à la démocratie après vingt ans de régime militaire Le principal parti d’opposition, le Parti du mouvement démocratique brésihen (PMDB), a pour sa part proclamé hier Tandredo Neves, gouverneur de l’État de Minas Gérais, comme son candidat Le vainqueur des présidentielles succédera en mars au président du BrésiL le général Joao Fi-gueiredo, devenant ainsi le premier président civil depuis le putsch de 1964 Le scrutin de jan- vier ne sera cependant pas une élection « directe », comme le réclamait l’opposition, et un collège électoral, dominé par le PDS, exercera un rôle important dans le choix du successeur de M.Fi-gueiredo.Riche homme d’affaires, M Maluf mène depuis deux ans une campagne à l’américaine, visitant les coins les plus reculés du plus grand pays d’Amérique du Sud à bord de son avion privé.« Le PDS ira um devant le collège électoral et gagnera les élections présidentielles », a-t-il déclaré à la presse.Mais le PDS est déjà divisé.Quatre-vingts délégués n’ont pas voté à la convention, la plupart d’entre eux étant membres du Front libéral, dissident du PDS, qui s’est allié à l’opposition pour soutenir la candidature de M Neves M.Andreazza, dont certains partisans avaient annoncé qu’ils préféreraient s’abstenir ou voter pour M.Neves si M Maluf l’emportait, a dit qu’il resterait au PDS Le président Figueiredo, qui s’est tenu à l’écart du choix de son successeur éventuel, a refusé de faire état d’une quelconque préférence Accusé par la presse de Sao Paulo de corruption, M.Maluf est l’homme pohtique le plus controversé du Brésil.BONN (Reuter, AFP) — Le chancelier ouest-allemand Helmut Kohl, dans une mterview accordée au journal Bild, a rejeté hier les accusations soviétiques, selon lesquelles il chercherait à rétablir l’ancien « reich » allemand.Il s’est aussi déclaré certain de la visite en RFA du président est-allemand Erich Honecker, malgré l’hostihté manifestée par Moscou à ce voyage.« Je croîs, a-t-il affirmé, que cette visite est très importante pour M Honecker.Les Allemands de l’Est souhaitent vivement une amélioration des relations (avec la RFA) » Selon le chancelier Kohl, Moscou sait que sa dénonciation de la politique « revancharde » de Bonn est sans fondement.Faisant référence à rengagement solennel de respecter les frontières de l’après-guerre, contenu dans le traité germano-soviétique signé à Moscou en 1974, M.Kohl a déclaré que ce dermer serait « pleinement respecté et mis en oeuvre par notre gouvernement» « Cependant, a-t-il précisé, l’objectif d’unification du peuple allemand demeure une tâche historique déférai tout ce qui est humamement possible, pendant mon passage aux affaires, pour rassembler les peuples des deux Allemagnes.Mais uniquement par des moyens pacifiques, et non par la force » Quatorze ans après la signature du traité de Moscou qui devait marquer le début de la détente, les rapports pohtiques entre Moscou et Bonn sont au plus bas, la presse soviétique n’hé-sitant plus à parler de « glaciation », constatent les observateurs à Moscou Prenant comme prétexte cet anniversaire — le traité a été signé le 12 août 1970, par Léonid Brejnev et Willy Brandt — les médias soviétiques ont encore appuyé hier leurs attaques contre la pohtique « revancharde » de Bonn, qui, selon eux, « est en train de renaître sur le Rhm ».Reagan et Tchernenko écrivent à Sean McBride DUBLIN ( Reuter) — Le président améncam Ronald Reagan et le dirigeant soviétique Constantm Tchernenko ont tous deux réaffirmé dans des lettres à Sean Mc-Bride, prix Nobel et prix Lénine de la Paix, leur volonté d’amého-rer les relations entre les deux blocs M McBride a donné connaissance hier à Dublin des lettres des deux chefs d’État M McBride avait écrit à MM Reagan et Tchernenko à la suite d’une déclaration de M Reagan en juin dernier M Reagan avait affirmé qu’une guerre nucléaire ne pouvait pas être gagnée et qu’elle ne devait jamais être faite M Reagan avait suggéré la tenue d’un sommet sur te désarmement Dans sa réponse à M McBride, datée du 24 juillet, M Tchernenko a déclaré que les paroles de M Reagan n’apportaient nen de nouveau à la position améncame « De notre côté, nous avons souvent déclaré que nous aimerions avoir de bonnes relations avec les États-Ums », écnt le dirigeant soviétique « Mais, pour dialoguer, il faut être deux à le vouloir», ajoute M Tchernenko « Comme vous le savez, les Américains ont émis quelques voeux quant à la paix et aux négociations», écrit encore M Tchernenko « Mais toutes les actions pratiques de l’admimstra-tion américaine contredisent ce désir affiché pour la négociation ou pour de meilleures relations », conclut le « numéro un » soviétique Le président américain, dans sa réponse datée du 29 juin, déclare «Je peux vous assurer que mon admimstration et moi-même cherchent les moyens de placer nos relations avec l’Union soviétique sur des bases plus stables et plus constructives.» V Sean McBride M Reagan affirme qu’il y a de profondes différences entre les systèmes politiques des deux pays « Je suis sur que nos deux pays partagent le même objectif d’empêcher toute guerre et de réduire les tensions existantes et l’armement » « Comme je l’ai indiqué, j’ai-merais beaucoup rencontrer M.Tchernenko, si cette rencontre était bien préparée et qu’eUe pouvait conduire à des progrès en ce qui concerne les relations entre nos deux pays », ajoute le président améncam M McBride, qui est actuellement président du Bureau international pour la paix, dont le siège est à Genève, s’est dit « encouragé » par les deux missives.Il a ajouté qu’il allait suggérer à MM.Reagan et Tchernenko qu’ils prennent part à des pourparlers sur les armes nucléaires sous Té-gide de TON U Djibouti propose la tenue d’un sommet sur le minage en mer Rouge PARIS (Reuter, AFP) — Le président Hassan Gouled de Djibouti a proposé hier un sommet des pays riverains de la mer Rouge, où plus d’une douzame de navires ont été endommagés par des mines d’origine mystérieuse Le président djiboutien, en visite privée en France, a estimé que la priorité actuelle était de déminer le bras de mer où, samedi encore, un cargo polonais, le Jozef Wybicki, a touché une mine Mis en cause plus ou moins directement par certains pays comme l'Égypte et l’Irak, la Libye et l’Iran ont tous deux démenti être à l’origine de celte opération de minage, qui, de l’avis général revêt un caractère sophistiqué.Selon un des dirigeants de Téhéran, Ali Akbar llachemi Raf-sanjani, même l’organisation terroriste Djihad (« guerre islamique ») islamique, qui passe pour être liée à l’Iran, ne dispose pas des moyens de mener une telle opération Ce groupe a revendiqué à le minage à Londres.Le président Gouled a déclaré que Djibouti, qui abrite déjà une base française, était à la disposition des pays occidentaux qui ont dépêché dans la région experts et matériel de déminage dont des navires et des hélicoptères chasseurs de mine, où sont en voie de le faire II s’agit notamment des États-Uras, de la FYance et de la Grande-Bretagne La Grèce a aussi accédé à une demande d’aide de l’Égypte tandis que l’Italie, en est encore à étudier la requête du Caire.Le Costa-Rica à l’heure de Amérique centrale (1) San José s’engage dans la spirale de l’endettement SAN JOSE (Reuter) — Le gouvernement du Costa-Rica a démissionné en bloc samedi pour permettre au président Luis Alberto Monge de remanier son cabinet, a annoncé Fernando Berrocal, mimstre délégué auprès de la pré-sidence De source politique et diplomatique, on déclare cependant que l’autorité politique de M Monge a récemment été entamée par des querelles au sein de son parti et des échecs face à une récente vague dégrèves.Jacques l.emieux, notre correspondant à Managua, rentre d'un séjour au Costa-Rica JACQUES LEMIEUX collaboration spéciale SAN JOSE — À ce jour, le Costa-Rica est toujours en Amérique centrale l’exception qui confirme la règle un modèle de développement socio-économique ou, au moins, un oasis de paix dans une région déchirée par des conflits meurtriers Sise sur un haut plateau au pied de montagnes verdoyantes qui rappellent en tout point le Piémont suisse, San José, la capitale, est toujours cette ville tranquille où rien ne s’apparente à l’image troublée des autres pays d'Amérique centrale Aux .sources de cette évolution exceptionnelle l’abolition de l’armée, en 1948, qui avait empêché le pays de .sombrer dans le militansme et avait favorisé l’implantation d’un régime social avance.Par la suite, une conjoncture économique favorable permit raffermissement de ces réformes .socio-économiques et on assista à rétablissement de ce qu’il est con-venu d’appeler un « Ètat-provi-dence » Trente-cinq ans plus tard, les résultats sont probants le pays possède toujours plus d’enseignants que de policiers, le taux d’analphabétisme y est minime, ses programmes de santé et de soins sociaux .sont les plus développés de la région, le revenu par habitant e.st deux fois plus élevé que partout ailleurs en Amé-I ique centrale et la structure sociale y est, de beaucoup, l’une des plus éijuilibrées d’Amérique latine Si l’on greffe à cela l’alternance démocratique des partis, telle que connue en Occident, le compte y est pour expliquer l’évolution pacifique de cette république surnommée d’une manière flatteuse la « Suisse de l’Amérique centrale».Mais cette image, presque idyllique, e.st en voie d’effritement et ne correspond plus tout à fait à la réalité Secoué très durement par la crise économique régionale, le Costa-Rica semble appeler inexora- blement à vivre, malgré lui, à l’heure de l’Amérique centrale.Si d’une façon générale les problèmes de l’économie costancienne ne diffèrent pas fondamentalement de ceux que connaissent ses voisins, c’est par contre dans ce pays que la crise a atteint le niveau le plus alarmant Une cnse due en grande partie à la détérioration des termes de Té-change qui s’est traduite, d’une part, par la montée en flèche, au milieu des années 70, des prix du pétrole ainsi que des produits manufacturés d’importation et, d’autre part, par une baisse dra.stique sur le marché mondial du prix de ses principaux produits d’exportation — le café, le coton et les bananes L’ancien ministre de la Sécurité publique (Intérieur) sous le précédent gouvernement du président Ca-razo Odio, Juan José Echevema, résumé d’une manière pathétique cet effondrement de la base économique du pays « Alors qu’en 1977, un quintal de café nous permettait d’acheter 100 barils de pétrole, en 1981, le même quintal ne nous permettait plus d’en acheter que trois.» Plutôt que de couper dans les importations et risquer ainsi de provoquer une récession, le gouvernement de Tex-président Carazo ainsi que celui de l’actuel chef d’État, Luis Alberto Monge, avaient décidé de retarder ce scénario et de couvrir le déficit croissant de la balance des paiements en se lançant dans un programme d’emçrunUs à l’étranger.On espérait que tôt ou tard la situation économique mondiale permettrait une reprise des cours des produits d’exportation I.a dette extérieure du pays, qui était de $830 milhons US en 1978, passait à près de $2 milliards US en 1980 et franchissait, en 1982, le seuil alarmant des $4 milliards US, niveau où elle se maintient depuis.Après Israel, le Costa-Rica a la triste réputation d’être le pays le plus endetté au monde par habitant.Inévitablement, le co/on (unité monétaire) a dû être dévalué, sa parité avec le dollar passant de 8,5 en 1980 à 43,5 en 1982 Au terme de cette douloureuse année pour l’économie nationale, Tin-flation plafonnait à 82 %, tandis que le produit intérieur brut (PIB) s’affaissait de près de sept pomts Parvenu à cette étape, le gouvernement de M Monge décidait d’avoir recours à Taide du Fonds monétaire international (FMI) En échange d’un prêt de $110 millions US, le gouvernement s’engageait, en décembre 1982, à diminuer les dépenses publiques, augmenter les taux d’intérêts, réduire les salaires réels, lever certaines barrières douanières et encourager l’investissement étranger.Combinée à une généreuse aide américaine — plus de $211 millions US en 1983 —, Tapplication de l’amer remède du FMI devait suffire, aux yeux des dirigeants, à remettre Té-conomie sur pied Si les autorités économiques peuvent s’enorgueillir d'avoir ramené à 6 % le taux d’inflation pour les cinq premiers mois de 1984 et afficher un certain optimisme pour l’avenir, des ombres n’en demeurent pas moins au tableau.La balance commerciale du pays demeure déficitame Et le niveau de vie des Costariciens s’est gravement détérioré depuis deux ans Mais les Costariciens consomment encore trop et ne produisent toujours pas assez, selon certains membres du cabinet de M Monge.Le ministre des Finances, Federico Vargas Peralta, farouche partisan du FMI, a même affirmé : « Le problème au Costa-Rica, c’est que la vie est facile Le Costaricien n’a pas souffert II devrait souffrir un peu » Faute de devises, le pays a de nouveau cessé, le mois dermer, de payer sa dette extérieure contractée auprès de 220 banques, américaines pour la plupart.Pendant cette trêve (d’une duree de 90 jours), le gouvernement ne remboursera que les intérêts C’est une somme qm demeure toutefois considérable, étant donné que le service de la dette représentait en 1983, 67 % du revenu de toutes les exportations, selon la Commission économique pour l’Amérique latine (CEPAL) Entre-temps, le gouvernement du Parti libération nationale (PLN) es- père signer un deuxième accord avec le FMI, accord dont la signature était prévue pour le mois de décembre 1983.Le contretemps est causé par les divisions au sein du gouvernement de M.Monge sur les conditions à remplir pour recevoir Taide.Au centre de la polémique ¦ la réforme à la charte constitutive de la banque centrale.Le FMI voudrait que cette charte soit amendée dans le but de permettre aux banques privées établies dans le pays de recevoir des fonds de l’extérieur sans passer par la banque centrale.En dépit de ses exhortations personnelles, M, Monge, qui appuie la réforme, n’a toujours pas réussi à convaincre plusieurs députés de son parti.Le porte-parole de la fraction récalcitrante, Julio Jurado, estime que SI elle est approuvée, « la réforme portera atteinte aux pnncipes de la banque nationalisée».Le Costa-Rica a déjà été victime de représailles de la part de l’Agence internationale de développement (AID) à cause du retard dans les négociations avec le FMI Même si Tor-ganisme américain s’msurge devant Tutihsation du terme « représaïUes », Il serait bien difficile de traduire autrement son refus de verser, jusqu’à tout récemment, les $70 millions US qu’il avait prévu accorder à ce pays pour Tannée en cours II aura finalement fallu une communication té-léphomque entre M Monge et le président Reagan pour que TAID se décide, le 20 juin, a débloquer une première tranche de $35 millions US.Ces premiers obstacles semés en chemin par les créanciers du Costa-Rica n’augurent rien de bon pour le gouvernement de M Monge, dont la politique économique a provoqué de vives protestations populaires.Certes, le pays a retrouve une certaine stabihté économique, mais ne nsque-t-il pas, en contrepartie, de devenir beaucoup plus vulnérable aux pressions des États-Unis qui ne semolent pas priser la neutralité de ce pays dans le conflit centre-améncam ?S’il appert difficile de prévoir les issues de la crise actuelle, il est toutefois permis de penser que, par la voie de l’endettement, le pays s’est engagé dans une spmale qui pourrait bien le conduire sur un tout autre chemin que celui prévu par ses dirigeant® La CIA projette l’assassinat de dirigeants nicaraguayens, affirme Daniel Ortega WASHINGTON (AFP) - Le coordonnateur de la junte sandi-niste, le commandant Daniel Ortega, a affirmé que les services américains de renseignements (CIA) avaient élaboré un plan pour assassiner un ou plusieurs membres de la junte avant l’élection présidentielle nicaraguayenne du 4 novembre Dans une interview publiée hier par le Washington Post, M Ortega a déclaré que les services de renseignements nicaraguayens avaient pris connaissance de ce complot il y a plusieurs semaines.Le leader san-dimste n’a apporté aucune preuve à cette accusation, se contentant de dire que les informations à sa disposition étaient «solides» Il n’a pas pu préciser qui parmi les neuf membres de la junte était visé Selon M Ortega, le plan de la CIA viserait à faire croire que le ou les assassinats auraient été perpétrés par d’autres membres de la junte, ce qui servirait de prétexte à une mtervention amé-ncaine au Nicaragua.Dans cette même interview, le coordonnateur a cependant estimé que les pourparlers actuels entre Washington et Managua pourraient conduire à « une solution pohtique négociée ».Ces négocations, a-t-il déclaré, constituent un « fait positif ».Les pourparlers ont commencé le 1er juin dernier avec une visite surprise du secrétaire d’Êtat, George Shultz, à Managua.Les négociateurs des deux pays se sont depuis rencontrés à deux reprises au Mexique et à Atlanta (Géorgie).« Il y a une souplesse évidente (dans ces pourparlers), et nous pensons que cette souplesse est un élément très important », a ajouté M.Ortega.Le leader santiiniste a indiqué que ces négociations allaient se poursuivre en ajoutant que les autorités nicaraguayennes n’étaient pas certaines que le président Ronald Reagan ait été informé de ce soi-disant complot de la CIA.~ ABONNEMENT AU DEVOIR Pour recevoir LE DEVOIR a votre porte tous les ¦ jours du lundi au samedi, vous n’avez qu’à ¦ remplir et nous retourner le coupon-réponse | Cochez le tarif choisi: _ ?32$ (13semaines) ?62$ (26semaines) ?120$ (52semaines) ® (Ces tarlls ne sont valables que pour la livraison par camelot 1 ou poste surface au Canada) " Nom - Prénom.Adresse - Ville Code postal , Tel Retournez avec votre chèque ou mondat-poste à LE DEVOIR — Abonnements 211 rue du St-Sacrement Montreal, Quebec H2Y 1X1 .t:.«3 ‘6 Le Devoir, lundi 13 août 1984 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le lOjanvier 1910 Directeur Jean-Louis Roy Rédactrice en chef Lise Bissonnette Rédacteur en chef ad/oint Jean Francoeur Directeur de l'information Jean-Guy Duguay Directeur adjoint Denis Lord Directeur des services administratifs Michel Paradis UNE STRATÉGIE OUVERTE UN MONDE sépare apparemment le climat qui entoure la rentrée politique à Québec de celui qui a prévalu à l’automne de 1983.Telles sont du moins les impressions qui se dégagent des propos tenus jeudi dernier par le premier ministre du Québec, M.René Lévesque.Ce dernier donnait alors une première conférence de presse depuis son retour de vacances.Abordant un ensemble de questions délicates pour sa formation politique et pour le Québe.c, le chef du gouvernement a manifestement cherché à asseoir une stratégie ouverte, stratégie qui pourrait modifier sensiblement certaines des orientations fondamen-, taies du parti et du gouvernement qu’il dinge.“ Si l’on fait exception de quelques sujets secon-?daires, M.Lévesque a abordé trois thèmes d’importance; Jugement de la Cour suprême concernant la loi 101, campagne électorale fédérale et statut de l’option de la souveraineté à l’occasion du prochain scrutin québécois.En quelques phrases décisives, le premier ministre a dissipé toute ambiguité au sujet de l’application du jugement du premier tribunal du pays concernant l’accès à l’école anglaise.Sur le fond, le Québec respectera ce Jugement.Le premier ministre a été catégorique.Il n’y aura ni guérilla, ni tactique dilatoire.La clause Canada sera donc appliquée dès la rentrée scolaire de septembre.Ce choix découle du plein respect de l’autorité de la Cour et aussi de la valeur intrinsèque de la clause Canada.La soumission du Québec à l’autorité de la Cour suprême a été évoquée en termes non équivoques par le chef du gouvernement.« Nous vivons dans une société qui respecte les tnbunaux, surtout les tribunaux de dernières instances, il faut trouver les moyens d’appliquer l’essentiel, c’est-à-dire la clause Canada ».De cette dernière, M.Lévesque a proposé jeudi une évaluation laissant peu de place à l’interprétation : « Sur le fond de la question, la clause Canada, je pense que l’ensemble des gens sont d’acccord que c’est logique.On l’était nous aussi.C’était déjà dans la loi 101 sous une forme conditionnelle ».Certes, le premier ministre a rappelé la signification du concept de réciprocité, formule beaucoup plus « saine » que ce qu’on nous a imposé.Mais il a pris soin de noter l’effort consenti par le Nouveau-Brunswick « pour donner ressentiel.dans le domaine scolaire pour la minorité francophone.» Sans élaborer, il a noté de plus que des « progrès ont été aussi faits dans d’autres provinces.» Non indifférence et non ingérence! René Lévesque résiste à l’assaut de ses interlocuteurs.Ces derniers cherchaient à connaître ses plus secrets désms quand à la conclusion de la campagne électorale f^érale.Le premier ministre refuse de prendre parti, même pour le groupe de M.Denis Momère.(Nous reviendrons sur cette question demam).Mais il ne reste pas indifférent aux mterventions, « assez re- marquables d’ailleurs » du chef conservateur, M.Brian Mulroney, quant « à la possibilité pour le Québec un jour de signer avec honneur et enthousiasme l’éventuelle constitution qu’on pourrait accepter.» Ces mterventions, contmue M.Lévesque constituent « ce que j’ai trouvé dans un contexte fédéral de plus exemplaire comme perspectives d’avenir.» Le premier ministre n’exclut pas cette éventuelle signature.Bien au contraire, il l’évoque comme une étape normale dans la mesure où les conditions déjà défmies par l’Assemblée nationale seraient éventuellement respectées.Ouverture donc à une éventuelle négociation, rappel de la position du Québec et évocation d’un éventuel ralliement à la constitution.Au-delà de la question spécifique du consentement du Québec à l’accord constitutionnel, René Lévesque voit dans les interventions du chef conservateur « une sorte de santé normale .d’un régime fédéral équilibré.» Du ralliement à la constitution, on est soudainement bien près d’un ralliement au rééquilibrage du fédéralisme.En conclusion, René Lévesque souhaite l’élection « des gens les meilleurs, les plus compétents et les plus réalistes aussi pour s’occuper de ces affaires qui sont aussi les nôtres.» Ramené du terrain électoral fédéral à celui du Québec, le premier ministre a pris ses distances avec la résolution de son parti faisant de l’option indépendantiste la question centrale du prochain scrutin québécois.Cette résolution sera-t-elle révoquée?De quelle façon?À quel moment?M.Lévesque pose lui-même ces questions.Il rappelle aussi qu’il y aura au moins une rencontre « très spécifique du parti sur ce que doit être la façon d’aborder la campagne électorale ».Emgmatique, le président du PQ laisse tomber : « Le long du chemin, il y aura sûrement l’occasion de reparler de ces choses.» Simple hasard né de la succession de thèmes qui prêtent à la révision circonstantielle?Étape préléminaire d’une entreprise plus vaste de remise en question de certaines des idées centrales de la doctrine péquiste?Seul M.Lévesque pourrait trancher entre ces interprétations contradictoires.Le premier ministre a manifestement privilégié une stratégie ouverte.Il a attaché la plus grande importance au projet de normalisation du fonctionnement du régime fédéral, projet énonçé par M.Mulroney.Il a de plus indirectement consenti à la reprise de la négociation au sujet de l’accord constitutionnel de 1981.Enfin, il a mdiqué clairement que la résolution de son parti faisant de la prochaine élection québécoise une aventure référendaire pourrait être abandonnée « le long du chemin.» Cette stratégie répond aux meilleurs mtérêts du Québec.— JEAN-LOUIS ROY « 11 ne lui manquait pour être roi que le royaume » BILLET SOLANGE CHAPUT-ROLLAND CETTE CITATION, extraite du troisième discours de l’historien latin Justin, convient parfaitement au désarroi et à l’indecision des citoyens du royaume fédéral qui observent les deux rois, conservateur et libéral, aspirer au trône.Jamais de toute notre histoire pohtique, des hommes intelligents ont SI peu dit pour sécuriser les citoyens de ce royaume qui ne leur appartient pas, mais que chacun rêve de dominer Brian Mulroney n’est pas en mal d’organisation.Sa campa^e va tambour battant.Ses conseillers vivent à l’heure contemporame.Son équipe le suit, du moins publiquement II apparaît partout détendu et conciliant, en donnant sagement la main à sa ravissante Mila, comme un petit garçon bien élevé.Il sourit à la ronde II rassure ses commettants en ne leur disant jamais rien qui puisse être mal cité, depuis qu’une gaffe concernant le patronage l’a compromis à son tour.Ses promesses sont d’autant plus généreuses que nous ne savons pas quelle sera la facture que devront acquitter les contribuables, qu’importe, avec « Mulroney, tout va changer ».John Turner est la grande énigme de la présente campagne Personne ne semble comprendre comment un ex-ministre à ^and format, devenu chef de son parti, est incapable de ra.ssembler ce parti derrière lui Ses soi-disant gaffes ne sont pas à ce point importantes qu’elles doivent être montées en épingle M Trudeau en a fait de pires, et il les commettait avec allégres.se et causticité.Ce qui est plus grave, c’est le nouveau personnage hésitant, louvoyant et les discours coupés de son temps que nous donne John Turner version 1984 Le voici maintenant fonçant tête-bêche dans l’accusation de collusion avec les « séparatistes » qui épauleraient M.Mulroney.Si les libéraux de M.Trudeau ont récolté 74 sièges au Québec, il est évident que les méchants séparatistes ont également dû voter hbéral ' Il est exaspérant de réaliser que .l’homme du renouveau libéral emprunte maintenant ses discours à une équipe dépassée, équipe qui a sans cesse parlé d’unité en semant la désunité entre Québécois d’abord et ensuite entre les régions du Canada.Mais qui donc conseille M Tur-* ner '' Qui lui rédige des discours à l'ancienne, avec un vocabulaire qui ne colle plus du tout à notre réalité ?Qui pose sans cesse des traquenards en travers de son chemin ^ Et qui, surtout, se porte à la défense du chef, lorsqu'il trébuche, avance de deux pas pour reculer de quatre ’’ Le Toronto .Star rapportait, dans la chronique de Robert Duffy, que dans Rosedale, Jean Chrétien a tenté de ju.stifier le patronage qui compromet si tragiquement M.Turner, en prétendant que ces « nominations sauveront de l’argent aux contribuables » Nous croyons rêver ' Est-ce que les membres du Parti libéral n’ont donc plus de fierté ?Est-ce que les grands ténors hbéraux auront un jour le courage d’avouer qu’ils se sont lais.sé éclabousser par leur exchef qui n'avait pas le nouveau en haute estime ’’ Est-ce que pas un des députés et ministres du temps Trudeau n'a réalksé que ces nominations allaient compromettre toutes leurs chances de retrouver le pouvoir sans lequel ils seront, eux aussi, selon le triste mot de M Trudeau, des « no-bodies outside the Mouse » ?Est-ce que tous les libéraux du Canada sont en accord avec cette triste litanie de récompenses ’’ Pourtant, je connais des hommes et des femmes qui, dans ce parti, ont une haute idée des responsabilités qui leur incombent.Où sont-iLs Mais il faudrait aussi que M Mulroney freine son indignation devant les anciens libéraux mués en nouveaux candidats et stratèges.Que fait-il donc, confortablement assis dans les sièges moelleux de la machine bleue qui roule depuis si longtemps en Ontario que personne ne sait où trouver le frein pour l’arrêter ?Qui peut encore penser que Bill Davis est un chef pour demain Sa prudence est plus éloquente que son courage politique.Il a abandonné sa minorité aux mains des Chrétien et Trudeau durant le rapatriement unilatéral M Mulroney semble oublier le rôle peu enviable joué par M.Davis durant cette période de grandes roueries politiques Quand les deux principaux acteurs de la fête électorale logent dans des maisons de verre, il serait prudent de ne pas se lancer des pierres.Qui .sait qui ils bles.seront par ce jeu d’attaques réciproques ^ Il est facile, et je le sais trop, de rédiger des propos négatifs sur une campagne qui déçoit un si grand nombre de Canadiens.Le chef n’est pas toujours responsable des piétinements de ses troupes.M.Turner a été prisonnier de son parti et de l’astuce pohtique de ceux qui ne veulent pas perdre le pouvoir et sont prêts à toutes les compromissions pour le garder De plus, les militants libéraux étaient vidés, désemparés, quelques-uns déçus et meurtris apres la course au leadership.Nous savons maintenant qu’il eût été plus sage de retarder ces élections pour colmater les brèches entre les partisans de Jean Chrétien, de John Turner, de Pierre Trudeau et des autres aspirants à la succession.Les conservateurs sont très habiles — et il est logique et normal qu’il en soit ainsi — à tirer profit des faiblesses des libéraux alors que les néo-démocrates ajustent leur halo et essaient de nous convaincre qu’ils sont purs et sans reproche.Ils le sont, en effet, puisque le pouvoir n’a jamais terni leurs grands principes.Cependant, les citoyens que nous rencontrons, qui s’expriment sur les ondes, par lettres ou par téléphone, nous font part de leur incertitude, de leurs déceptions.M.Turner déçoit beaucoup et Brian Mulroney ne convainc pas encore tous ses admirateurs qu’il a le coffre d’un chef et la prestance d’un premier ministre.Nous avons, en ce moment, la preuve que l’image ne suffit pas; M.'Turner a l’allure d’un premier ministre, M.Mulroney ressemble à un chanteur de charme.Pourtant, le premier témoigne d’une absence de convictions alors que le second mûrit les siennes à mesure que nous le regardons évoluer En 1984, à cause de l’influence de la télévision, nous avons le droit de penser que « le style n’est plus l’homme », mais une sorte d’enduit qui cache l’homme tel qu’en lui-même Dieu le créa.Le style, en 1984, ne consLste plus à être, mais à paraître, et sous le meilleur angle possible.M.Mulroney a maîtrisé l’art de bien se sortir des caméras; M Turner ne triomphe plus de leur perspicacité La télévision le montre ligoté par des tics nerveux qui révèlent sa difficulté d’accorder son être, sa pen-.sée, son comportement et ses paroles à son temps.Où tout cela nous mènera-t-il ’ Au matin du 4 septembre, pour choisir l’homme à qui, le lendemain, nous demanderons « Qui t’a fait roi ?» — Pourvu que les joyaux du royaume ne .soient pas des faux ! LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par I imprimerie Populaire.société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, ¦ rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 » ! Il est composé et imprimé par l'imprimerie » Dumont, division du Groupe Québécor Inc , ‘dont les ateliers sont situés é 9130 rue Boi- vm Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et â diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc .située à 775 boulevard Lebeau.Ville Saint-Laurent.H4N 1S5 Tél 332-0680 LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR Édition quotidienne 2,50$ par semaine Le samedi seulement 75' Pour information à Montréal 332-3891.à Québec 687-2022 ABONNEMENT Édition quotidienne 120$ par année.6 mois 62$.3 mois 32$ A l'étranger 130$ par année.6 mois 65$, 3 mois 35$.édition du samedi 40$ par année Postez votre chèque ou mandat-poste à LE DEVOIR, 211 rue St-Sacroment, Montréal.Québec M2Y 1X1 Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour information (514)844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 DépOt légal Bibliothèque nationale du Québec Si les papillons volaient droit LE MOT DU SILENCIEUX ALBERT BRIE MIRACLE ! Il y a desgensqui ne voient rien jusqu’à ce qu’on leur crève les yeux.* Entre deux ignorants, celui qui a l’adresse de ne pas le paraître, on le nomme le connaisseur.* La vie, la meilleure des blagues, n’a pas de quoi nous faire rire.?La modestie, c’est une grande inaptitude à faire voir ses talents.* Quand on regrette ses bontés, on n’en a pas fait le don, mais l’investissement.?J’ai horreur du fonctionnel.Il rend mon geste court, paresseux, circonscrit, automatique, déformant.Pensez à cette grimace qu’est devenu le signe de la Croix.?Lorsque la frousse nous gagne, au point de devenir insoutenable, on est acculé au courage.Parfois le temps passe si vite que la vie ne peut pas suivre.?Il n’y a que la mode capable de rendre le ridicule respectable.Il y a même du ridicule à moquer ce ridicule.?Je ne suis pas encore suffisam- ment pessimiste pour regretter mon avenir.* « Il a changé de vie du tout au tout.Il est mort.» ?L’arriviste sait où il va, le parvenu sait d’où il est parti.?Si on ne doit pas parler de corde dans la maison d’un pendu, on jieut, par contre, parler de ficelles dans le bureau d’un élu.* Il est exagéré de dire que la plupart des gens ne pensent qu’à l’argent; il leur arrive fréquemment de ne penser à rien.* Si les papillons se souvenaient qu’ils ont été chenilles, ils seraient pris de vertige * Nous en venons toujours à pardonner le mal qu’on nous a fait; non par bonté d’âme, mais par fatigue de rancune.* Plus une cérémonie est hautement officielle, plus elle est éminemment plate.?Nous sommes des êtres d’apparences.À force de les percer, nous touchons l’apparence du dessous, l’ultime apparence, celle que l’on nomme « la profondeur ».- ?Tout bilan financier est une narration de comptes à dormir debout.* L’homme des plages, dans une espèce de fascination, fixe longuement la mer.Il se souvient sans doute qu’il fut amphibie.Je ne crois pas que, pour les Québécois, le bihngiusme soit un crime.Mais quelle tristesse ' L’oeil est l’organe de l’inattention; l’oreille, celui de la distraction, la langue, de la confusion.?Vivre, c’est faire un bout de chemin hors de l’éternité * Il conviendrait mieux, paraît-il, que notre animal emblématique soit un bouc; je suis d’accord, à condition que l’on entende un bouc émissaire.* La plupart des politiciens anglophones donnent l’impression qu’ils apprennent le français; par contre, ils ne donnent aucune assurance qu’un jour, ils sauront le parler.?On n’a pas deux oreilles pour que chacune écoute à moitié.* On voit beaucoup d’individus suivre des conseils, mais on en voit peu qui courent après * Tout bien planifié, ce n'est qu’une fois mort qu’on trouvera le temps de vivre.* Les futurologues sont des charlatans qui empruntent leurs prophéties à rilistoire ?, Les libéraux sont des conservateurs qui ne craignent pas le changement parce qu’ils prévoient qu’il n’y en aura pas.* L’homme naît nu; c’est la société qui le déguise.Monsieur Sans-Gêne BILLET MICHEL-M.SOLOMON SI LA BLANCHISSEUSE Catherine Huebscher est entrée dans Thistoire sous le nom de Madame Sans-Gêne, M.Pierre fillliott Trudeau s’est assuré l’immortalité sous le sobriquet de Monsieur Sans-Gêne.L’héroTne de Victorien Sardou se permettait d’agir comme une parvenue devant l’empereur des Français qui, parvenu lui-même, abhorrait ses mauvaises manières.(Catherine avait connu le lieutenant Bonaparte et avait gardé sa note pour le raccommodage de son Imge resté impayé.) Son mari, le maré- chal de l’Empire François-Joseph Lefebvre, ancien soldat, devenu duc de Danzig, tremblait devant elle M.Pierre Elliott Trudeau, qui n’est pas d’extraction plébéienne, connaît mieux la plèbe et sait que les meilleurs souvenirs de lui et de son pouvoir pour ses soldats des deux sexes seront ses nominations au Sénat et dans la diplomatie.Napoléon avait prédit que l’adulation personnelle égalerait le plus ardent patriotisme et, pour s’assurer des deux, il inventa la Légion d’honneur.« Ils se battront à mort pour le petit ruban rouge », se se-rait-il cyniquement exclamé.Moins héroïque que l’illustre Bonaparte, pacifiste convaincu et antimilitariste enragé, M Trudeau s’est créé une petite armée de quelque 2.00 dévôts qui, grâce à la posi- tion et à la .sécurité matérielle pour le reste de leur vie — par une simple signature de leur maître —, se battront jusqu’au dernier Canadien pour les couleurs du Parti libéral en chantant la gloire de l’ancien premier mini.stre.Avec la munificence d’un Crésus, M 'Prudeau a distribué à ses amis les généreuses prébendes qui étaient, sous l’Ancien Régime, l’apanage des rois de France.Réunis — in elernitalem — avec leur bienfaiteur dans te Panthéon des hommes (et femmes) illustres, les bénéficiaires lui rappelleront comment il a redoré le blason royal sous un régime formellement monarchique mais qu’il rêvait de voir un jour transformé en républicain, avec lui comme premier président à vie.La patrie lui sera toujours re-connaLssante LETTRES AU DEVOIR ¦ Avons-nous vu la même personne ?JE ME DEMANDEcequiapris à Mireille Simard de pondre ce papier sur Angéhque lonatos (LE DEVOIR du 27 juillet).Bien qu’il soit toujours déhcat de reprendre un critique, parce qu’il a fatalement le dernier mot (je le sais par expérience, ayant longtemps pratiqué ce métier.), je ne puis m’empêcher de me demander si nous avons bien vu la même personne sur la scène du théâtre Maisonneuve.« Une VOIX fluette », écrit-elle; elle m’a paru plutôt puissante, avec une gamme d’une grande richesse (mais ces considérations peuvent être subjectives).Mais elle ajoute : « La chanteuse n’est qu’interprète, elle ne compose pas.» Il suffit de lire le programme pour constater qu’elle a composé la musique de quatre de ses chansons, plus celle des solos de guitare qu’elle manie en virtuose.Bien sûr, Mireille Simard reconnaît l’humour qui parsème les textes d’enchaînement en français, textes dont elle cite divers extraits Donc, elle a assisté au spectacle, mais sans chercher à se documenter davantage.Autrement, aurait-elle pu écrire : « Il n’y a rien qui justifie que cette petite (SIC) fasse la Place des arts .cette parfaite inconnue est économiçjue à produire ».?Il faut croire que la compagnie française Arc-en-CIel était aussi à la recherche de « talents économiques » le jour où elle a accepté de faire graver le disque de la petite inconnue (mais peut-être était-ce à compte d’auteur ?.).F’inalement, quand même, Mireille Simard doit avoir raison Pour suivre pendant deux heures un spectacle dont on ne saisit pas tout le texte, il faut être un peu fou ou accepter d’être envoûté par la seule magie des mots.En plus, lonatos a le tort de chanter des gens comme Ëlytis, Gatsos, Cavafy ou Ritsos, c’est-à-dire de vagues nmailleurs qui ne planent pas tout à fait à la hauteur du Club Soda.Alors.— GÉRARD BOULAD Montréal, 1er août.¦ Israël et la représentation proportionnelle IL M’A SEMBLÉ très étonnant que, dans son analyse par ailleurs très approfondie du 25 juillet, Jean-Louis Roy n’ait pas évoqué l'influence du système électoral sur la situation politique israélienne.C’est pourtant la représentation proportionnelle qui explique que 15 partis se partagent maintenant les 120 sièges du Parlement israélien.Les problèmes rappelés par M.Roy expliquent l’intensification de l’érosion des deux grandes formations.Mais on doit rappeler qu’il n’y a jamais eu en Israel un parti obtenant la majorité absolue lors d’élections.Comme le reconnaît M.Roy, « Dans un régime sans majorité, les factions même insignifiantes jouissent d’un pouvoir démesuré.Elles tiennent le pouvoir en otage.» Il ajoute que telle était la situation en Israël avant le dernier scrutin.Il aurait pu ajouter que cette situation dure en Israël depuis sa création.Les travaillistes comme Ben-Gourion ou Meir ont dû former des coalitions pour gouverner.Ce n’est pas par bonté d’âme de ses partenaires que M.Burg, leader du Parti national re-hgieux, est ministre depuis 1951.À cause de la représentation proportionnelle, les gouvernements à majorité travailliste ont été, eux aussi, « tenus en otage » et, au moyen de leur expression politique, les groupes orthodoxes ont pu jouir d’un « pouvoir démesure ».La rigueur de l’observance du jour du sabbat et d’autres dispositions très traditionalistes du droit israélien ont été négociées par les religieux grâce à ce pouvoir démesuré.Qu’un petit parti jouisse de ce pouvoir n’est pas propre à Israël, loin de là.C’est courant dans les pays à repré.sentation proportionnelle.En RP'A, par exemple, les gouvernements Brandt et Schmidt ont été généralement « tenus en otage » par les libéraux, qui les ont souvent forcés, pour établir une coahtion, d’abandonner des sections importantes du programme électoral socia-bste présenté à la population.Lorsque l’entente entre un grand parti et un ou des petits partis s’avère impossible, la grande coalition est une solution à laquelle d’autres pays à représentation proportionnelle, comme la RFA et l’Autriche, ont déjà dû recourir.La façon de vivre la démocratie et de faire de la politique est très différente selon qu’un pays adopte la représentation proportionnelle ou notre système électoral « anglais ».Chaque façon a ses avantages et ses inconvénients, qui sont intimement hés et qui ont leurs sources dans le système électoral lui-même.On ne peut pas prendre les avantages d’un système .sans prendre ses inconvénients.C’est parce qu’il admet de grandes distorsions que notre système conduit généralement à un choix clair pour une politique et un parti.Ce choix est généralement perdu au profit des politiciens lorsque le système électoral assure à chaque tendance une présentation parlementaire proche de sa force électorale.Israel n’est qu’un cas parmi bien d’autres Mais l’attention mondiale est actuellement dirigée vers la vie politique et la façon de vivre la démocratie de ce pays à représentation proportionnelle Ceux qui souhaitent une transformation profonde de notre système électoral ont là une bonne occasion d’observer ce système électoral, d’analyser ses conséquences et d’en tirer des enseignements.— THOMAS SOMCYNSKY Sherbrooke, 2 août ¦ Le vrai deuxième visage du Festival de jazz liéjilique à Mme Nathalie l’eliowski «LE BRUIT, pour une fois, ne semble incommoder personne .» ( LE DEVOIR, 5 juillet 1984).Rien de plus faux.La colère gronde dans les environs de la rue Saint-Denis, une colère non organisée pour l’instant, mais bien présente.Le vrai « deuxième visage du Festival », ce sont les citoyens du quartier qui le subissent : dépotoir et urinoir à ciel ouvert; musique des concerts gratuits, mais aussi des cafés qui s’en donnent à coeur joie ju.squ’au milieu de la nuit; rues bloquées, service d’autobus dévié, accès au métro pénlleux.L’irresponsabilité sociale et l’inconscience de la suggestion (c’est-à-dire déménager) de Mme l’etrowski ne sont pas recevable dans les circonstances.En tant que résidents du quartier Centre-Sud, nous entendons avoir droit à une qualité de vie au même titre que les résidents du quartier Outremont — YVES ARCHAMBAULT et cinq autres personnes ont signé cette lettre.Montréal, 8 août Le Devoir, lundi 13 août 1984 DES IDEES, DES EVENEMENTS L’évolution de l’État-providence au Canada 2 — LA CRISE LE CONSEIL CANADIEN DE DÉVELOPPEMENT SOCIAL « Une société responsable .pour définir l’avenir » ; c'est le titre du rapport canadien présenté, cette semaine, à la 22e conférence Internationale d'action sociale, qui se termine demain à Montréal.Nous publions aujourd'hui des extraits de ce document préparé par le Conseil canadien de développement social pour le compte du comité canadien du Conseil international de l'action sociale.TOUS CEUX qui, à noire époque, consultent un ouvrage récent traitant de politiques sociales dans les pays industrialisés de l’Ouest sont confrontés à une notion omniprésente, celle de la crise de l’Étal-providence.Le Canada ne fait pas exception à cette observation générale; la crise prend ici des teintes particulières, mais, à l'analyse, on se rend compte qu’elle est traversée par le même questionnement fondamental, les mêmes hésitations, les mêmes contradictions que l’on retrouve dans toutes les sociétés industrielles avancées.1.Sens de la crise Le thème de la crise de l’Élat-pro-vidence s’inscrit dans un thème plus général, celui de la crise généralisée que traversent les sociétés capitalistes de l’Ouest.Cette crise, qui amène une remise en question des politiques sociales et une révision de leurs structures, n’est pas limitée à l’Élat-providence, mais elle bouleverse l’ensemble de l’État.C’est le rôle de l’Étal qui est remis en question; ce qui amène une redéfinition des enjeux politiques, sociaux et économiques.La crise économique internationale, que d’aucuns font remonter à 1973, a entraîné dans son sillon un ralentissement important de la production industrielle, accompagné par une augmentation importante des faillites personnelles et des faillites de petites et de moyennes entreprises.Les pays de l’OCDE doivent composer avec 18 millions de chômeurs, dont près de deux millions au Canada.Comparativement à 1981, le nombre de faillites commerciales a augmenté au Canada d’environ 40 % en 1982.La croissance économique a fait place à la stagnation et même à la décroissance, l’année 1982 ayant été qualifiée de catastrophique ou de « creux de la vague ».La production réelle de l’économie canadienne a diminué d’environ 2.5 % en 1982, par rapport à l’année précWente.L’inflation a atteint un sommet en 1982 (12 %) et le chômage s’est accru à un taux sans précédent depuis les années ’30.La moyenne nationale s’établissait à 12.7 %.Les variations régionales (particulièrement dans l’Est du pays où les taux officiels ont atteint jusqu’à 20 % et même plus, dans certaines communautés et pour certaines catégories de population comme les jeunes et les travailleurs âgés) indiquent la sévérité du problème.La reprise incertaine qui a suivi ne peut que laisser perplexe, au Canada, lorsqu’on se rappelle les déficits budgétaires des gouvernements, la faiblesse du dollar canadien et les taux de chômage qui n’ont pas été réduits de façon significative.Il semble, comme ce fut le cas avec la reprise qui a suivi la récession de 1974-75, qu’elle soit trop limitée pour résorber le chômage.Les prédictions les plus optimistes laissent entrevoir la possibilité de 1.5 million de chômeurs annuellement d’ici la fin de la décennie.La cri.se que nous traversons n’est pas seulement une crise sociale, c’est une crise très profonde, structurelle et culturelle, à l’échelle mondiale, et les mutations qu’elle impose s’échelonneront sur plusieurs années.Il ne s’agit pas seulement d’analyser et de décrire les phéno- mènes qui accompagnent la crise.Il s’agit de voir les aspects positifs et les opportunités qu elle représente.Il faut identifier ce que la crise révèle comme mutation; la crise s’apprécie par ce qu’elle lente de mettre en place.La prise de conscience généralisée qu’engendre la crise est porteuse d’espoir, parce qu’elle est un moment historique de questionnement vis-à-vis les pratiques et les institutions du passé et, aussi, une occasion de choix par rapport aux orientations de l’avenir.L’elte crise que certains voudraient qualifier de conjoncturelle, ou de transition entre deux vagues technologiques, revêt plutôt les caractéristiques d’une crise structurelle, de mutation profonde et fondamentale.Les phénomènes qui l’identifient de façon aiguë sont sans contredit liés à la transformation du marché du travail et à sa conséquence immédiate, le chômage.La transformation du marché du travail au niveau national obéit à deux sources principales de changement ; la restructuration de l’économie mondiale et les changements technologiques accélérés.— Les changements technologiques Plusieurs observateurs soulignent que notre structure industrielle se modifie de façon fondamentale et que nous vivons les conséquences dramatiques du passage vers la société post-industrielle.Les changements technologiques qui sont à l’origine de la crise sont si profonds et si rapides qu’Alain Touraine n’hésite pas à parler de révolution culturelle.La révolution technologique nous fera passer d’une société de consommation, d’une société de production d’équipement, d’une société qui puisait sa richesse dans la transformation manufacturière des matières premières, à une société informatisée, à une société de la communication.Ce qui deviendra important, ce ne sont plus les biens produits, mais la capacité de « programmer, de produire, de traiter et de diffuser l’information ».La force d’une nation ne se mesurera plus par « la consommation d’énergie par tête », mais par « la qualité et l’intensité des relations sociales».La révolution culturelle que nous devons vivre peut représenter une amélioration qualitative où l’automation, la télématique et les micro-processeurs conditionneront notre devenir collectif.L’information de la société et, particulièrement, la diffusion de la micro-électronique, sont en voie de mo-difier de façon importante tout le champ du travail.Plusieurs questions se posent quant au rythme des changements; cependant, plus le changement sera rapide, plus il fera disparaître des emplois.Plusieurs catégories d’emplois seront lourdement affectées, ce qui perturbera inévitablement l’organisation du travail.Non seulement, donc, assisterons-nous à une réduction du nombre des emplois, mais leur qualité sera différente.Pour la première fois, on envisage que de 25 % à 30 % de la main-d’oeuvre active suffira à la transformation des matières premières et à la production des biens.Pour la première fois, le secteur tertiaire, celui des services, et particulièrement celui ayant trait au traitement et à la diffusion de l’information, devra occuper la majorité de la main-d’oeuvre; selon certains experts, la proportion pourrait atteindre jusqu’à 70 % ou 75 %.C’est toute la conception du travail et de la production qui change.Cependant, oa ne peut perdre de vue que ces changements signifieront, non seulement une augmentation considérable de la productivité, mais aussi une nouvelle croissance et une réforme de la nature de la production.Cette réforme produira inévitablement un accroissement de la richesse collective.La société de demain, celle que nous abordons, sera plus riche, mais elle devra solutionner le problème de la répar- i « Les programmes de l’Etat-providence n’ont pas été conçus pour répondre à une proportion aussi importante de ia population qui est victime du chômage, ni pour agir efficacement sur ses causes et ses conséquences.» tition des richesses sur une base suffisamment équitable pour maintenir un haut niveau de consensus social, sinon c’est la forme démocratique de nos sociétés qui sera mise en danger.À travers cette crise, nous avons à développer des sociétés plus égalitaires et une plus grande solidarité sociale à l’intérieur des nations et entre les États.Nous avons à modifier notre conception de la production; cela doit devenir aussi important de s’occuper d’un enfant que de produire une automobile; cela doit être considéré aussi productif de travailler à soutenir les fonctions de la vie, que de travailler à produire des biens de consommation.Une société de services où l’homme se trouverait largement libéré des tâches de production industrielle représente la possibilité d’orienter le potentiel de travail humain vers l’enrichissement culturel et la satisfaction des besoins sociaux.La révolution culturelle que nous visons porte sur l’orientation de la société, sur le sens à donner au développement, sur le pouvoir que les gens doivent avoir sur leur propre vie.Celte transformation technologique représente un saut qualitatif et elle est pleine de promesses pour l’avenir.Toutefois, nous ne vivons pas encore dans l’avenir; nous sommes dans le présent angoissant, où les mutations doivent se faire.Le problème actuel n’est pas tant de savoir où nous serons dans 50 ans, que de savoir comment la mutation se fera.Quel sens doit-on donner au développement ?Quels intérêts primeront ?À quel rythme les transformations se feront-elles; à quel coût; quels pays en feront les frais ?À l’intérieur des nations, quels groupes, quelles régions, quelles classes sociales seront favorisés ?Tous les pays, même industrialisés, ne partent pas égaux dans la révolution technologique.Le Canada, en raison de sa dépendance à l’endroit de l’économie américaine et des caractéristiques de sa structure industrielle, fait face à un véritable défi.m M Pour la première fols au Canada, ment et socialement dépendante et et sociale découlant du chômage.•• nous faisons face, et de façon sérieuse, à une population économlque-nous sommes confrontés à de nouvelles formes de misère économique Sous la poussée des changements lechnolo^ques, les économies nationales s’ajustent et ceci affecte l’organisation du marché du travail.De plus, nous assistons à une transformation des règles de la concurrence internationale et à une restructuration de l’économie mondiale.— La réorganisation de l’économie mondiale D’après Michel Godet, futurologue français, la crise actuelle n’est pas transitoire, mais elle est structurelle et sera suivie de plusieurs autres.Selon lui, l’origine de la crise actuelle remonte au moins au début des années ’60.Le problème de l’énergie, la crise monétaire ne sont pas des causes, ce sont des effets.Il affirme qu’en 1955, le PNB des États-Unis représentait 57 % de la production mondiale totale.Vingt-cinq ans plus tard, en 1980, il ne représentait que 37 % et aucune économie nationale ne peut combler le vide laissé par les États-Unis.La suprématie economique et militaire des États-Unis, provenant de la Deuxième Guerre mondiale, s’est transformée graduellement pour donner naissance à des forces de marché multinationales, devenues autonomes par le jeu des investissements américains à l’étranger.« On a pu dire que l’industrie américaine à l’étranger était la troisième puissance économique mondiale de sorte que 25 % du commerce international ne serait en réalité qu’un échange interne entre deux sociétés étrangères d’une même firme multinationale.» Cette proportion du commerce international échappe au contrôle des différents États.Ces capitaux, et la façon dont ils sont gérés, exercent une très grande influence sur les choix politiques des pays dont l’économie est plus faible et qui font porter une grande partie de leur stratégie de développement sur les investissements étrangers, comme c’est le cas au Canada.L’importance des firmes multinationales dans l’économie mondiale impose une nouvelle intégration et de nouvelles règles du jeu de la concurrence internationale.Les multinationales visent à maximiser leurs profits au niveau mondial; elles dispersent et changent géographiquement les lieux de production, dans un marché international du travail qui a tendance de plus en plus à se duali-ser.Les secteurs de production primaire et manufacturière ont de plus en plus tendance à être relocalisés dans les pays du Tiers-Monde où les coûts de main-d’oeuvre sont très bas et où les organisations de travailleurs n’ont pas encore l’impact que Ton connaît dans les pays industrialisés.2.Le Canada face à la crise Depuis la première récession généralisée de l’après-guerre et particulièrement durant celte décennie, les manifestations les plus concrètes des difficultés de l’économie canadienne se traduisent par la détérioration du pouvoir d’achat et l’accroissement continu du taux de chômage.On a beaucoup mis l’accent durant cette période sur l’augmentation des faillites des petites et moyennes entreprises.On perd cependant de vue que les grandes corporations n’en ont pas moins connu une période de prospérité qui s’est reflétée par l’augmentation des profits, à l’exception des années 1981-82, où ceux-ci ont subi un léger fléchissement.Selon une compilation de la Confédération des syndicats nationaux, les profits des grandes corporations auraient augmenté en moyenne annuelle de 17 % entre 1972 et 1978.Selon Statistique Canada, les 500 plus importantes entreprises détenaient 65.7 % de l’actif, 66.2 % des bénéfices et payaient 82.1 % du total des paiements faits à des non-résidants en 1978.Parmi ces grandes entreprises, 54.8 % étaient sous contrôle étranger.Dans le même rapport, mais en 1981, Statistique Canada écrit ; « Comparées aux petites entreprises, les sociétés dont l’actif dépasse $ 10 millions ont continué de croître rapidement en termes d’actif, d’avoir propre, de ventes et de bénéfices.Leur actif a augmenté de 18.6%, l’avoir propre de 13.6 % et les ventes de 14 %, tandis que l’augmentation des postes correspondants pour les petites entreprises a été respectivement de 7.6 %, de 4.0 % et de 9.0 %.Les bénéfices des grandes sociétés ont diminué de 5.7 % tandis que ceux des petites entreprises dont l’actif est inférieur à J 10 millions baissaient de 9.2 %.» La richesse collective au Canada a donc continué d’augmenter, les profits des grandes corporations se maintiennent à des niveaux respectables.Néanmoins, on assiste a un phénomène de désinvestissement.« Les profils réalisés au cours de cette période n’ont pas été utilisés pour accroître de façon significative la capacité de production du Canada et résorber le chômage.» Si les profits ne sont pas réinvestis dans l’économie canadienne, c’est qu’ils sont réinvestis ailleurs où les coûts de la main-d’oeuvre sont beaucoup plus bas.Ceci s’inscrit bien dans la logique décrite plus haut de la dualisation de l’organisation internationale du travail.Le déclin des investissements réels au Canada se manifeste particulièrement dans les secteurs manufacturiers à faible technologie et forte intensité de main-d’oeuvre.La corrélation s’établit facilement entre le désinvestissement et l’augmentation continue du chômage.La crise prend la forme d’un chômage structurel et chronique, alimenté par la stagnation de l’industrie manufacturière, par des licenciements et des fermetures d’usine.En plus, il y a peu de développement dans le secteur des nouvelles technolomes.Avec Trccéleration de la crise au Canada, les critiques à l’endroit des programmes sociaux se sont faites plus insistantes, et à partir du milieu des années 70, on a assisté à une réorientation progressive des programmes sociaux et à une diminution de l’importance relative des dépenses sociales des gouvernements.3.Effets de la crise sur les politiques sociales Les politiques sociales mises en oeuvre durant les 40 dernières années, si elles étaient adaptées aux conditions prédominantes d’avant la crise, sont maintenant de plus en plus remises en question.Elles étaient fondées sur la prémisse que la croissance économique généralisée engendrerait une situation de plein-emploi et d’augmentation constante des revenus et du niveau de vie pour la majorité de la population.Notre socié^té devait en être une de bien-être généralisé fondé sur l’effort individuel de la majorité, l’expansion des politiques sociales devant suppléer aux défaillances individuelles et prendre en charge les individus incapables, pour différentes raisons, d’assurer leur propre bien-être.Cependant, avec l’intensification de la crise, pour la première fois au Canada, nous faisons face et de façon sérieuse à une population économiquement et socialement dépendante et nous sommes confrontés à des nouvelles formes de misère économique et sociale qui découle du chômage.L’apparition d’une population dépendante découle de causes profondes qui s’accompagnent de changements structurels, notamment au niveau de la transformation des entreprises où Ton assiste à un remplacement massif de la main-d’oeuvre par des innovations technologiques.Il devient de plus en plus évident qu’une proportion importante des travailleurs déplacés par les changements technologiques seront exclus définitivement du marché du travail, à moins de modifications dans les choix politiques qui ont actuellement cours.Devant une telle situation, les pro-grammes de TÉtat-providence s’avèrent inadéquats; ils n’ont pas été conçus pour répondre à une proportion aussi importante de la population qui est victime du chômage, ni pour agir efficacement sur ses causes et ses conséquences.Devant un tel phénomène, nous devrions assister à une intensification des politi-que9oy.432 123 84 23 285 368 86 54 9 234 128 36 39 10 273 71 14 0 214 74 18 1 433 127 45 7 63 10 3 1 34 8 2 0 278 72 23 0 55 15 5 0 1 281 5 0 256 260 141 27 13 4 191 175 51 16 0 291 19 6 0 0 316 422 114 5616 270 281 139 39 14 1 Buta volés: Raines 43; Diione 22, Dawson, 7; Carter, Wal iach.Rose 1.Wohiford.Ve> nable.Scott, 1 chacun Les lanceurs g-p ml pmrabmpm Qrapenthm 0-1 50 4 3 720 Gullickson 7-7 149 1 62 69 3 74 Hesketh (M) 8 0 2 4 2 25 James 54 64 0 29 58 4 08 Lea 14*8 1 81 0 57 95 2 83 Lucas 0-3 48 1 13 38 2 42 Palmer 5*3 85 0 36 53 3 81 Reardon 44 632 19 53 269 Rogers 3-12 1 22 1 64 41 5 13 Schatzeder 5-3 91 0 23 67 2 27 Smith 9-10 145 0 50 80 3.10 Victoires préservées: Reardon 15.Lucas.7; James.7; Schatzeder, 1.FOOTBALL Ligue Canadienne Vendredi Winnipeg 45, Montréal 15 Semedl C.-B.34, Ottawa 21 Hier Toronto 30, Hamilton 22 Edmonton 37, Sask'wan 21 Vendredi Winnipeg à Ottawa Semedl Edmonton à Montréal Dimanche C.-B à Hamilton Saskatchewan à Calgary Nouvelle défaite des Expos et de Rogers Louganis impérial ( PC ) — Les Expos sont retombés hier à 13 parties et demie de la tête en s’inclinant 7-3 contre les Cubs de Chicago devant 28,464 personnes au Stade olympique.Steve Rogers a subi sa 12e défaite de la saison, allouant trois jyoints dès la première manche.À ses trois derniers départs, il a maintenant concédé 11 points à l’adversaire dès la manche initiale.Hier, la défensive n’a cependant guère aidé sa cause, commettant trois erreurs en première.L’arrêt-court Mike Ramsey a d’abord effectué un mauvais tir au premier but.Gary Carter a suivi avec un tir imprécis au deuxième but et Mike Stenhouse a échappé un ballon au champ droit.Et le droitier des Expos a couronné le tout d’un mauvais lancer au marbre avec un coureur au troisième but.Rogers a lancé sept manches et il n’a cependant alloué que deux points mérites à la suite d’un circuit de Ron Cey, à la sixième.Les deux derniers points des Cubs ont en effet été réussis contre Jeff Reardon, à la neuvième manche.Il s’agit des deux premiers points mérités réussis à ses dépens depuis le 29 juillet, soit en 11 manches.Ils furent le résultat d’un simple de Jody Davis et de doubles consécutifs de Torn Ve-ryzer et du lanceur Rick Sutcliffe, qui a remporté hier sa 10e victoire contre un seul échec cette saison.CHICAGO Hier 7 MONTRtAL Qb P Ci PP ob P Ci PP Dernier ce 5 1 0 0 Rainet cc 4 0 10 Suodbrg 2b 5 0 1 0 TScott cg 4 110 AAatthw» cg 3 1 1 0 Storrhot cd 4 112 Cotto cg 0 0 0 0 GCortor r 4 0 0 0 Durhm 1b 4 0 0 0 Drioitn Ib 4 12 1 MorelrxJ cd 4 2 1 0 Wolloch 3b 4 0 10 C«y 3b 4 1 1 2 Ftynn 2b 2 0 0 0 JDavit r 4 1 2 0 Dilorw fs 10 10 Veryior oc 3 1 1 1 Roordon 1 0 0 0 0 SutcliKe 1 4 0 2 1 Vonobl fs 10 10 Romsoy oc 3 0 0 0 Dawson fs 10 0 0 Rog«rs 1 2 0 0 0 Ros« fs 10 0 0 Thomos oc 10 0 0 Totoux 36 7 9 4 Totoux 36 3 8 3 Chicogo 300 002 002— 7 AAontrool 003 000 000— 3 ^produit vKtorwux — (6).6—G Carivr, V«ryx*r.DJ- —Montréal 2.LS&—ChKogo 4, AAontréol 6.28-—Sandb«rg, Morelond, Voryivr, Sutcliff».CC—S-tervhouM (4), Dri«t»«rt (8).C«y (18).BV—Dilon* (22), Dornior (3S), AAatth^t (14).ML CS M M Chl12 7 6 5 2 0 1 ft*ardon 2 3 2 2 1 0 APL—Voryxvf por ftogor» ML—Rogtrt.0—2:34 A—28.464 Sutcliffe n’a connu qu’une mauvaise manche, la troisième, quand il ¦a accordé un circuit de deux ^ints à Mike Stenhouse, après un simple chanceux de Tony Scott, et un circuit en solo à Dan Driessen, son premier dans l’uniforme des Expos.Après le match, le gérant Bill Vir-don, des Expos, a parlé comme s’il avait abdiqué.À quelqu’un qui lui demandait ce qu’il ferait de différent si c’était à recommencer, Virdon a répondu qu’il ne serait pas aussi patient avec Angel Salazar.« Mais nous avions besoin d’un joueur d’arrêt-court et je n’avais pas d’autre option », a-t-il dit, ajoutant que Derrel Thomas, malgré ses récents succès offensifs, n’était pas la solution.Virdon a également reconnu que Steve Rogers et Andre Dawson n’ont pas joué à la hauteur de leur talent.Dawson a cependant été diminué par une blessure douloureuse à un genou.Le gérant n’accepte cependant pas l’excuse des blessures, y compris celle dont fut victime Terry Francona, l’obligeant à oeuvrer sans voltigeur de gauche régulier.« Nous avons manqué Francona, a-t-il avoué, mais les blessures font partie du jeu.Même avec des blessés, nous avons toujours 25 joueurs en uniforme et ceux-ci n’ont pas donné la moitié des résultats escomptés.» Quant à Steve Rogers, qu’il a préféré à Dan Schatzeder comme partant, Virdon affirme qu’il agirait de la même façon si c’était à recommencer.Samedi CHICAGO 3 MONTRÉAL 1 obpnpe «*P*»PP Dernier cc 4 0 0 0 Roinet ce 3 0 0 0 Sndbrg 2b 4 110 TScott cg 5 0 3 0 Matthws cg 4 0 0 0 Stenbos cd 5 110 Cotto cg 0 0 0 0 GCorter r 5 0 10 Durhm 1b 3 110 Drte»»n 1b 5 0 0 0 Morelnd cd 4 0 3 1 V/olloch 3b 4 0 2 1 JOavit r 4 0 0 0 Flyr>n 2b 4 0 10 Cey 3b 2 0 0 1 Romiey oc 4 0 2 0 Bowo oc 1000 Leol 3010 Botley h 0 0 0 0 Owen oc 0 0 0 0 Rutbven I 3 0 0 0 LeSmith I 0 0 0 0 TotouA 29 2 5 2 Totaux 38 1 11 1 Chicago 010 000 001— 2 Montriol 000 010 000— 1 P Produit vktorieuA — Morekmd (6).E—Bowo.Drietten.DJ—Montr4o1 2.LSB—Cht-cogo 4.Montreal 13.2B—Durhom.Rynn.Wolloch.BV—Raines (43).Sondberg (22).5—Lm.BS- LOS ANGELES (AFP) - Greg Louganis n’a pas raté sa sortie.Impérial, le plus grand plongeur américain de tous les temps s’est facilement imposé hier en finale olympique du haut vol à la piscine de l’Université de la Californie du sud.En tête dès le premier des dix plongeons, Louganis a obtenu pour remporter la médaille d’or, une note finale de 710,91 points.Louganis a récolté cinq notes parfaites de 10.0 pour devenir le premier homme depuis 1928 à remporter deux titres olympiques en plongeon au cours des mêmes Jeux.La médaille d’argent a été beau-couj) plus disputée et c’est au tout dernier saut qu’un autre Américain, Bruce Kimball, a arraché la deu- xième place avec 643,50 points contre 638,28 au Chinois Kongzheng Li médaillé de bronze.David Bédard, de Hudson Heights, a terminé huitième avec 518.13 points et Mark Rourke, de Pointe-Claire, 12e avec 434.13 points.L’intérêt de la compétition ne résidait en fait que dans l’obtention des places d’honneur derrière Greg Louganis.Kimball prenait un excellent départ mais se faisait rattraper tout d’abord par le Chinois Hui Tong puis par son compatriote Kongzheng Li.Après deux plongeons ratés.Hui Tong dégringolait à la quatrième place.Seul Kongzheng Li résistait.A l’avant-dernier saut, il était encore une médaille d’argent potentielle avec 566,01 points contre 561,72 à Kimball.CS R PM H CMcopo Ruthvan 7 1-3 11 LoSmith G.8-4 1 2-3 0 Montrénl L«oP.14-8 9 5 D—2:30.A—30.494 .O." 4 K',,, écholiseum • LOS ANGELES (AFP) — Les images des quatre médailles d’or de Cari Lewis sont appelées à être vues et revues des milliers de fois à la télévision, surtout s’il faut attendre autant de temps son successeur que Jesse Owens (1936) a attendu le sien.C’est peut-être la raison pour laquelle ABC, le réseau de télévision officielle des Jeux, a pris son temps.Elle donnait des ébminatoi-res de plongeon et des messages publicitaires pendant la finale du 4 X 100 mètres.La course a été enregistrée et diffusée un quart d’heure plus tard.L’ennui, c’est que le commentaire, lui aussi enregistré, débutait par: « Nous allons maintenant savoir si Lewis va réussir son pari.» Avec quelques milliers de journalistes dans la tribune de presse et toutes les radios en direct, le suspense a provoqué quelques éclats de rire, notamment de la part d’un éditeur new yorkais qui a déjà sorti 250,000 exemplaires d’un livre de 160 pages, intitulé: Cari, l’histoire d’un h&os américain.Préméditation.Dès la victoire en finale du boxeur angelinos Paul Gonzales, un supporter.Al Stankie, a brandi un poster avec le portrait de Gonzales et ces mots: Paul Gonzales.Centre de la jeunesse d’Hol-lenbeck.Médaillé d’or olympique.Jeux de Los Angeles 1984.« Le ^s-ter était imprimé depuis un mois », a indiqué Al Stankie.Une bonne note pour le pianiste.La Suissesse Grazia Verzasloni avait attaqué son exercice avec rubans au cours des compétitons de gymnastique rythmique et sportive mais la bande sonore d’accompagnement cassa.Elle continua tant bien que mal, quand le pianiste de l’équipe allemande, Eugen Fili-pescu, se précipita sur son instrument et improvisa en suivant le rythme et les évolutions de la jeune fille.Quand c’est fini, c’est fini.Dès la remise de la dernière médaille de lutte, samedi, les services techniques ont commencé le déménagement du matériel.Efficacement.Quand les joumali.stes revinrent en salle de presse, après les entrevues, téléviseurs, distributeurs de boisson, tables avaient déjà disparu.Sans doute emportés par les autobus de l’organisation qui n’étaient plus là pour ramener les mêmes journalistes en centre de presse principal, à 43 kilomètres.Utilisation des compétences.Johnny Weissmuller et Buster Crabbe, anciens champions olympiques de natation, s’étaient reconvertis en Tarzan, Mark Spitz et Dona de Varona en commentateurs télé pour la natation.L’Américain Vie Auer, médaillé d’argent à la carabine en 1972 à Munich, aurait pu jouer Buffalo Bill ou un pilleur de banque.Il a préféré écrire des scénarios pour les séries TV, mais ses compétences lui ont lout de même servi.C’est le scénariste de Bo-nanz-a.Constantin Glucksberg.Le consul de Grèce à Los Angeles a expliqué que l’annonceur, lors de la remise des médailles du voUeybaU féminin, avait fait une erreur en présentant le roi Coastantin.« Il aurait dû être éventuellement annoncé comme l’ex-roi Constantin ou comme M.Constantin Glucksberg, comme il est connu en Grèce », a précisé le consul. Le Devoir, lundi 13 août 1984 15 LES JEUX OLYMPiaUES DE LOS ANGELES Quatre médailles d’or Cari Lewis entre dans la légende LOS ANGKLKS (AFP-PC) — Les quelques secondes de course conduisant à l’arrivée du relais 4 x 100 m n’étaient, samedi, au Memorial Coliseum de Los Angeles, qu’une formalité nécessaire et suffisante pour Frederick Carlton Lewis.Ce qui comptait, ce qui était l’événement de cette veille de clôture, c’était la médaille d’or qu’il devait échanger contre un bâton d’aluminium de trente centimètres, précieusement serré dans sa main droite.La première foulée de Lewis, après la ligne n’était plus celle d’un champion olympique, mais déjà une foulée dans la légende du sport où l’attendait depuis 48 ans •lesse Owens.Cari Owens - ou Jesse Lewis -avait donc réussi.De l’or samedi 4 août sur 100 m (9.99), de l’or lundi 6 en longueur (8,54 m), de l’or jeudi 9 sur 200 m (19.80) et de l’or enfin ce samedi dans le relais, avec la plus-value d’un record du monde (37.83), le seul des huit journées d’athlétisme au Coliseum.Carl Lewis, super star par anticipation, avant la quinzaine olympique, le devenait enfin à part entière, avec une facilité dérisoire.Kt seuls les éternels insatisfaits pouvaient regretter qu’il n’ait pas, en collectionnant ses médailles, taquiné un peu plus les records de ses épreuves individuelles.Ce sera sans doute pour bientôt.Cari Lewis a, comme prévu, attendu de recevoir sa quatrième médaille d’or pour venir, pour la première fois, à la conférence qui suit chaque remise des médailles.Souriant, décontracté.Cari Lewis, qui est arrivé quelques minutes après ses trois camarades, n’a fui aucune question.« Je suis fatigué.Particulièrement physiquement.J’attends avec impatience la fin de la journée pour me jeter tout habillé dans la piscine.Je n’ai pas de plan précis pour l’avenir, 'l’out ce que je peux dire, c’est que je pars la semaine prochaine en Europe.« J’ai mal à la jambe gauche.Mais ce n’est pas une blessure.Juste la fatigue.Grâce à Dieu, j’ai pu empocher ces quatre médailles d’or.J’avais beaucoup de motivation.Je n’ai pas lu les journaux cette semaine.Le record du monde me redonne de la force.L’an dernier, j’avais certes déjà battu ce record, c’était mon premier : il était important.Mais ici, celui-là est plus beau car il a été amélioré devant mon public.Nous avons prié tous les quatre avant la course.« J’ai maintenant compris pourquoi je fus sifflé après la longueur.Les spectateurs voulaient me voir davantage que pour deux essais.Jesse Owens reste encore une Igende.Je remercie mes équipiers qui onl fait te sale travail.« Je préfère m’entraîner plutôt que de tenir des conférences.Je ne sais pas combien je vaux actuellement.Cela ne m’intéresse pas.Pour l’instant ce qui compte, ce sont ces quatre médailles.» La dernière fusée tirée par Cari Lewis pour quatre médailles d’or noir devait rejaillir, samedi, dans le bouquet final des relaveurs américains : pour la première fois dans l’histoire olympique et depuis l’introduction du 4 X 400 m féminin en 1972 à Munich, un même pays gagnait les quatre courses çar équipes.Les Etats-Unis, bien sûr.Un peu oubliée dans la fièvre du jour, Valerie -ï.#¦ '¦ t I HP’' V Lori Fung de Vancouver a remporté la première médaille d’or olympique de gymnastique rythmique, samedi à Los Angeles.(Photolaser AP) Gymnastique rythmique Lori Fung d’un souffle LOS ANGELES (AFP) - La Canadienne Lori Fung de Vancouver a remporté la première médaille d’or de gymnastique rythmique et sportive, samedi.Avec un total de 57,950 points, elle a devancé, dans le tout dernier mouvement, la grande favorite Roumaine, Doina Staiculescu qui n’a pu totaliser que 57,900 points.La médaille de bronze revenant à la très régulière Allemande de l’Ouest Regina Weber (57,700).Pour sa part, la petite Espagnole Marta Bobo, elle aussi grande favorite en l’absence des Bulgares et des Soviétiques, a dû se contenter de la neuvième place, avec seulement 56,375 points.Tout au long du concours, Staiculescu avait dominé son sujet, marquant même un 9,90 à l’exercice du ballon, soulevant d’enthousiasme les dix mille spectateurs présents.Mais lors de son dernier mouvement, celui du ruban, elle commettait une faute d’entrée en laissant tomber l’engin.Déconcentrée, elle n’arrivait plus à suivre son programme, ne réussissant qu’une note médiocre pour elle de 9,25 points.Pour sa part, Lori Fung, passant juste derrière la Roumaine, avait vu la faute et c’est en toute décontraction qu’elle inscrivait un 9,70 au cerceau, une note qui lui donnait la médaille d’or.Affluence record au le soccer La France mérite l’or LOS ANGELES (AFP, REUTER) — La France a été sacrée pour la première fois championne olympique de soccer en remportant une victoire de 2-0 contre le Brésil au Rose Bowl de Pasadena, samedi.Après une première mi-temps équilibrée, les Français ont fait la différence en seconde période grâce à François Brisson et Daniel Xuereb, deux attaquants du Racing Club de Lens.Brisson a ouvert la marque à la 55e minute grâce à un suberbe coup de tête et Xuereb a ajouté un deuxième but du pied droit, permettant ainsi à la France d’obtenir sa première médaille d'or de l’histoire des Jeux après avoir remporté te championnat d’Europe, en juin dernier.L’équipe française, spécialement créée en 1982, n’a pas perdu un seul des 12 matchs qu’elle a disputés, soit Brisco-Hooks devait cependant gagner, mais dans le relais 4 x 400 m, une troisième médaille d’or après celles du 200 et du 400 m.On aura, .sans aucun doute, trop peu parlé de cet autre exploit.Quatre médailles pour Lewis, quatre médailles pour les relais.Faut-il oser dire « c’est tout », puisque ce furent les seuls succès américains d’une journée qui comportait tout de même onze finales au Coliseum ?Il y eut, en effet, beaucoup d’autres moments passionants, avec de beaux vainqueurs et de grands vaincus.Chez les premiers, le Britannique Sebastian Coe voulait à la fois effacer son revers du 800 m et conserver son titre du 1.500 m.Un double objectif parfaitement rempli, comme il le fit savoir à un groupe de supporters de Chelsea vers lesquels, sur la ligne, il pointa ses deux index levés en signe de victoire.Au même instant, on étendait encore une fois Steve Ovett sur une civière, Ovett qui avait craqué a 350 m du but.Sur 5.000 m, le Marocain Said Aouita devait aussi facilement donner à son pays une seconde médaille d’or athlétique après celle de Nawal El Moutawakil.Lui le savait, avant même la dernière ligne droite, en s’offrant l’insolent plaisir d’agiter une main en direction du public.C’est des deux mains, en frappant de dépit la mousse du sautoir en hauteur, que le Chinois Zhu Jianhua traduisit son nouvel échec dans la conquête d’un titre.Troisième, comme à Helsinki, pour les championnats du monde 1983, tandis que l’Aüemand de l’Ouest Dietmar Moegenburg haussait l’or à 2,35 m devant l’étonnant Suédois Patrik Sjoeberg.Les autres vainqueurs du stade, l’Italienne Gabriella Dorio (4:03.25 au 1.500 m), la Néerlandaise Ria Stalzman (65,36 m au disque), et l’Italien Alessandro Andrei (21,26 m au poids) devaient beaucoup aux circonstances et aux absences, alors que le marcheur mexicain Raul Gonzalez (3 h 47:26.au 50 km) confirmait le succès de Canto dans le 20 km.Pour sa part, le Canada a très bien fait samedi, remportât des médailles d’argent au relais féminin du 4 x 100 mètres et au relais 4 x 400 mètres.L’équipe masculine a aussi mérité la médaille de bronze du relais 4 x 100 mètres, dans la course record de l’équipe américaine.L’équipe masculine du relais du 4 X 100 metres masculin était composée de Ben Johnson, Tony Sharpe, Desai Williams et Sterling Hinds, tous de Toronto.Les Canadiennes, médaillées d’argent au 4 X100 mètres, ont établi un record canadien en franchissant la distance en 43.01 secondes.Dans le relais 4 x 400 mètres féminin, le Canada a toujours suivi les Américaines.Composée de Charmaine Crooks, Jilliam Richardson, Molly Killingbeck et Marita Payne, le quatuor a franchi la distance en 3:21.21.Dans les compétitions de saut en hauteur, remportée par l’Allemand de l’Ouest Dietmar Mogenburg (2.35 mètres), le Canaden Milt Ottey a terminé au sixième rang, ayant franchi la barre à 2.29 mètres à son premier essai.Par ailleurs, le spécialiste du lancer du poids.Bishop Dolegiewicz, s’est qualifié pour la finale, mais n’a pu terminé parmi les huit premiers finalistes.Cari Lewis exulte enfin.Il vient de remporter sa quatrième médaille d’or des Jeux de Los Angeles en croisant le fil du relais 4 x 100 m.(Photolaser AP) Victoire du Mexicain Raul Gonzalez sur 50 km Les marcheurs québécois déçoivent LOS ANGELES (AFP, PC) -Raul Gonzalez, vainqueur sur 50 kilomètres, samedi matin, en trois heures, 47 minutes et 26 secondes, a donné aux marcheurs mexicains une seconde victoire, après celle d’Er-nesto Canto, sur 20 kilomètres, le premier jour des épreuves d’athlétisme.Détenteur du record du monde de la distance (trois heures, 41 minutes et 39 .secondes) depuis cinq ans, Gonzalez qui ne fut jamais pointé très loin de l’homme de tête a pris le commandement au 20e kilomètre après que l’Australien Willi Sawal, parti sur des bases un peu folles, eut abandonné.Longtemps escorté par l’Italien Maurizio Damtlano, il devait s’en séparer peu avant le 40e kilomètre.Malgré la chaleur déjà très forte à l’approche de midi, le marcheur mexicain a conservé belle allure jusqu’à l’arrivée.Il a même amélioré de près de deux minutes le record olympique qui appartenait, depuis les Jeux de Moscou, à l’Allemand de rE.st Hartwig Gauder.A la suite des abandons et des disqualifications, 17 marcheurs .seulement sur les 34 qui avaient pris le départ à 8 h, sont arrivés à bon port.Marcel Jobin, affaibli par la grippe qui l’a fait souffrir toute la semaine, a abandonné après 22 kilomètres.Le vétéran de 42 ans, de St-Boniface, a peut-être disputé sa dernière course.Guillaume Leblanc, de Sept-Iles, qui avait terminé quatrième de l’épreuve du 20 kilomètres, a également déçu.Le marcheur a été victime d’un coup de chaleur et il a abandonné après .36 kilomètres.« Le Mexicain Emesto Canto et l’Italien Maurizio Damilano sont partis très rapidement, sans doute trop rapidement, a expliqué Leblanc.Je me suis dit qu’ils étaient les marcheurs à surveiller et j’ai tenté de les suivre.Le rythme qu’ils imposaient était trop rapide.» Canto s’est maintenu en tête pendant très longtemps, mais ce rythme endiablé allait laisser des traces.Après 35 kilomètres, il n’en pouvait plus, il a ralenti sensiblement son allure et a terminé difficilement, s’accrochant au 10e rang.Damilano a connu un sort similaire à celui de Leblanc.Le champion olympique de 1980 a abandonné au 40e kilomètre.Le Montréalais François Lapointe a par ailleurs été disqualifié par les juges pour fautes techniques.en éliminatoires, soit dans la ronde finale de ce tournoi, dont les 32 matchs ont été joués devant plus d’un million et demi de spectateurs, soit plus que toute autre discipline olympique.La finale a d’ailleurs attiré 101,799 spectateurs et les organisateurs se demandent si ce succès sera suivi d’effet.« C’est remarquable », a déclaré M.Peter Ueberroth, le président du comité organisateur des Jeux.Les Américains s’intéressent en effet au ballon rond puisque deux pour cent seulement des billets ont été vendus aux étrangers.Cependant, d’autres membres du comité organisateur ne sont pas sûrs que ce succès abouti.sse à une véritable promotion du soccer puisqu’il n’y a eu, en effet, aucune couverture du tournoi par la télévision américaine.André Viger a sa médaille LOS ANG ELES (PC) - André Viger, de Sherbrooke, a contribué à écrire une nouvelle page d’histoire, samedi.L’athlète en fauteuil roulant a en effet récolté la médaille de bronze de la course de 1,500 mètres.« C’est toute une sensation, a dit Viger qui a perdu l’usage de ses jambes il y a 11 ans dans un accident de la route.Au fil de départ, j’avais l’impression de faire partie de l’histoire.C’est la première fois qu’on nous permet de participer aux .leux olympiques et c’était important pour moi.On disait que c’était un sport de présentation, mais c’est plus que cela pour moi.Je l’ai, ma médaille olympique.» Dans le calendrier olympique, on parlait peut-être de sport de présentation, mais dans l’esprit des huit concurrents au fil de départ, c’était une course, une épreuve aussi importante que n’importe quelle autre finale olympique.« Il a fallu se qualifier pour être ici et ils ont sélectionné les huit meilleurs au monde, a dit Viger, un spécialiste du marathon.Je crois que les gens ont compris que c’était plus qu’un spectacle.Je crois qu’ils ont apprécié et cela nous ouvrira peut-être des portes.Lors des prochains Jeux, nous aurons peut-être notre marathon, sait-on jamais?» Viger, vainqueur du marathon de New York l’an dernier, est un compétiteur né.Il n’allait pas rater sa chance de montrer au monde entier qu’il était lui aussi un athlète bien spiécial.« Quand je me suis levé ce matin, je me suis dit que c’était ma journée.Je ne me sentais pas très bien depuis quelques jours, mais tout cela a changé quand je me suis levé.Je sentais que j’allais bien faire.Je n’y allais pas seulement pour la participation.Je voulais y aller pour une médaille.» Viger a été devancé au fil d’arrivée par le Belge Paul van Winkel et par l’Américain Randy Snow.« .rétais fatigué parce que nous avons disputé il y a une semaine un marathon comptant pour le championnat du monde, en Angleterre.Je n’ai pas gagné, mais j’ai réalisé mon meilleur temps à vie (1:54.11) et j’étais fatigué.Mais j’ai bien couru aujourd’hui (samedi), et je l’ai, ma médaille.C’est un moment que je n’oublierai jamais.» Les Américains enlèvent neuf titres en boxe O’Sullivan et de Wit battus LOS ANGELES (AFP, Reuter) — Les boxeurs américains ont battu le record de six victoires étabU par les Cubains en 1980, plaçant neuf des leurs sur la plus haute marche du podium, samedi.Les États-Unis ont en effet récolté neuf médailles d’or grâce à Pernell Whitaker (poids légers).Mark Breland (welters), Henry Tillman (poids lourds), Paul Gonzales (mi-mou-ches), Steven McCrory (mouche), Meldrick Taylor (plume), Tyrell Biggs (super-lourds) et Jerry Page (super-léger), dont le succès sur Shawn O’Sullivan a cependant été très discuté.Frank Tate a en effet mené un dur combat pour l’emporter par 5-0 contre O’Sullivan-, après deux comptes debout à la deuxième reprise.Henry Tillman, avec le titre des poids lourds, a également moins impressionné que ses compatriotes contre le Canadien de Wit, battu 5-0.Le Canadien, champion du monde de sa catégorie, l’avait déjà battu à deux reprises lors du championnat du monde, en avril dernier.Un seul boxeur a tenu tête aux pu-gislistes américains, samedi.Il s’agit du Sud-Coréen Shin Joon-Sup, qui a remporté la médaille d’or des poids moyens en s’imposant de peu (3-2) contre Virgil Hill.L’Italie a également eu droit à une médaille d’or, avec le vainqueur de la Coupe du monde des poids coq, Maurizio Stecca, gagnant 4-1 contre le Mexicain Hector Lopez.Le Canadien Dales Walters a partagé la médaille de bronze avec le Dominicain Pedro Nolasco.Le public a par ailleurs conspué les juges à l’annonce de la victoire du Yougoslave Anton Josipovic chez les mi-lourds contre le Néo-Zélandais Volley-ball Les USA surprennent le Brésil LOS ANGELES (AFP) - Les États-Unis ont fait sensation samedi soir, au Long Beach Arena, en remportant le titre olympique masculin de volley-ball aux dépens du Brésil sur les scor sans appel de trois sets à zéro (15-6, 15-6, 15-7).Les États-Unis, qui figuraient seulement en 13e position dans la hiérarchie internationale au terme des derniers championnats du monde, ont dominé le Brésil, donné favori de la compétition.Kevin Barry.Barry, mis KO par l’Américain Evander Holyfield en demi-finale, n’a pu disputer la finale.Le règlement de la Fédération de boxe amateur lui interdit en effet tout combat avant 28 jours, en raison de ce KO.O’Sullivan, très sûr de lui, semblait bien parti pour gagner le combat contre Frank Tate.À la deuxième reprise, l’Américain a dû encaisser les coups de son adversaire, qui lui a as.séné une série de crochets du gauche.Compté deux fois, Tate a résisté et il a finalement repris la supériorité à ta fin de la deuxième repri.se et durant la troisième, évitant la plupart des coups du Canadien.La défaite étonnante de de Wit, dont l’ambition était de succéder à Horace Gwynne, le dernier Canadien à remporter une médaille d’or en boxe aux Jeux olympiques ( Los Angeles, 1932), coûtera cher à sa réputation.Le Canadien, seulement médaillé d’argent, avait été con.sacré « grand espoir blanc » pour ses victoires par KO, De Wit n’a jamais relâché sa pression sur son adversaire.Mais Tillman, qui a appris à boxer en prison il y a trois ans alors qu’il purgeait une peine pour vol à main arme, a marqué tous les points grâce à une solide défense, appuyée par des gauches percutants et de puissantes séries.À la deuxième reprise, Tillman a asséné pas moins de cinq coups à la tête de de Wit, qui essayait de passer à l'attaque.Pierre est chanceux Pierre voulait tellement terminer cette course.Encore quelques kilomètres et ce serait fait.Pourtant, Pierre a laissé tomber.La température était chaude et humide, l'hyper-thermie le menaçait.La température de son corps s'élevait sans cesse, entraînant des symptômes qu'il a reconnus: frissons, nausées, étourdissements, j Heureusement, _ Pierre a décidé de retirer de la C course.avant qu'il 1^31 ne soit trop tard.^ ^ V A la prochaine course, 1 surveillez bien la ligne de départ.^ Pierre y sera sûrement.Pour conrMftra las moyant da 4 prévenir rhyperthamnia.écrira P ou téléphoner sens frais à: I Régie de la sécurité I dans les sports 100, rue Laviolette bureau 114 Troia-Rivièrea, Qc G9A 5S9 (819) 373-4433 Québec:: 16 B Le Devoir, lundi 13 août 1984 LE DEVOIR ECONOMIQUE Les jouets: une industrie de plus de $7 milliards où règne l’imprévisible Traduit du New York Times Kn juin dernier, les grands fabricants de jouets américains prirent connaissance du scénario de Grem-Uns, un film réabsé par Steven Spielberg Quelques mois plus tôt cependant, (îi/mo, un bon petit lutin celui-là, faisait ses débuts à la foire annuelle du jouet à New York, en présence de 50 détenteurs de permis II ne faisait pas de doute alors que Gizmo remporterait un grand succès « Nous en avons commandé des milhers, ce que nous n’avions jamais fait auparavant », affirme le chef de rayon des magasins de jouets F A 0.Schwartz, M lan McDermott Mais à l’instar des autres détaillants, il n’a-vait pas lu le scénano du film Gremlins, pour les 14 ans et plus seulement, a commencé à être présenté en salle de cinéma le 8 luin.« Lorsque nous avons constate que ce film donnait beu à un humour noir et que les plaisanteries échangées par les protagonistes étaient d’un goût douteux, nous avons révisé nos positions », indique M McDermott.Schwartz a annulé sa commande presque au complet « Les gens sont SI sensibles », explique M McDermott L’industrie du jouet, qui a réalisé l’an dernier des ventes de jouets, de jeux et de jeux vidéo pour $7 4 milliards, fait la belle part au risque et à l'imprévisible Mattel, par exemple, misait beaucoup sur le jeu vidéo « In-tellivision», mais contre toute attente, les ventes de jeux de ce genre ont accusé une baisse l’an dermer.L’industrie du jouet est témoin de plusieurs erreurs de calcul, de quelques faillites et, en conséquence, d’une tendance à la restructuration Par exemple, Hasbro Industries compte faire l’acquisition de Milton Bradley, alors que près d’une douzaine de transactions similaires eu-1 ent beu au cours des deux dernières années Si elle est très sensible aux fluctuations du marché, l’industrie du jouet offre néanmnoins des compensations.Certaines compagnies ont réabsé d’importants bénéfices cette année.« Quelques arpents de pièges » ( Trivial Pursuit) devrait rapporter ?750 millions d’ici la fin de l'année, soit plus du double que ce que tous les autres jeux sur table ont fait l’an dernier.« L’industrie du jouet suit les modes Personne ne peut prédire avec exactitude ce que le consommateur achètera » affirme M Thomas X.Murns, du périodique Toy & Hobby World Gizmo peut encore'faire bien, par exemple, mais sans doute pas autant qu’E T ou les personnages de « Star IFars, très populaires au cinéma ».Les fabricants de jouets espèrent toujours faire vibrer la corde sensible et mettre en marché des 50 000$ 30615 F 5 000$ 615 H* 50$ 0615 JsL 250$ 15 O 5$ Provincial.1481667 >500000$ 0««4 1 10-08-84 1 1667 1555 481667 g 50 000$ 667 8 25$ 81667 § 1000$ 67 s 10$ La Quotidienne L M M Semaine du rÔ6-08-84 J V S 793 668 160 792 466 808 I 6064 8496 3465 3947 7228 8709 11-08-84 Prochain GROS LOT l>r$1.300.000.00 10 20 40 43 193 $5.486.111.00 $197,339.40 $3.127.60 $101.90 m 26 VentOT tom«t $14,991,536.00 la course a pied.un sport une victoire une fête 15 km du Canal Chambly CHAMBLY 19 août 1984 m fflodalltts a'tncsitMmcnt d«t billets sejnenu partissent a« verso des billets s.tn CM de disperite entre cette liste de numéros sagnants et la liste ofllclellc, cette dermere a ortorlte des ventes, sera en mesure de faire chuter ce pourcentage à 15 % en devenant propriétaire de Milton Bradley Par la même occasion, ses ventes doubleront, pour atteindre $800 milüons Au cours des deux dernières années eurent lieu près d’une douzaine de fusions de compagmes.« Dans les années soixante, les compagnies ah-mentaires tenaient le raisonnement suivant- puisque leurs produits étaient destinés aux enfants d’une manière ou d’une autre, l’acquisition d’une compagnie qui fabrique des jouets était une décision judicieuse », explique M Turn, de Toy & Hobby World La compagnie Quaker Oats a ainsi acheté Fisher-Price, General Mills s’est porté acquéreur de Kenner et Parker Brothers Après une accalmie dans les années 70, la tendance au regroupement se mamfeste à nouveau.Ideal Toys, qui fabrique le jeu « Erectors », les poupées « Betsy Wetsy » et « Trouble », est devenu une filiale de CBS en août 82.La compagnie Knickerbocker Toy, qui manufacture des jouets en tissu et les poupées « Raggedy Ann », a été achetée par Hasbro en novembre 82.En avril.Little Tikes, qui fabnque des maisons de poupée en plastique et des blocs, est devenu une filiale de Rubbermaid, une compare spécialisée dans les articles m&agers.Le mois dernier.Hallmark Cards, connue pour ses cartes d’occasions, a fait l’acquisition de Binney & Smith, le fabricant des crayons Crayola, dont le chiffre d’affaires annuel est de $203 5 milhons.« Nous avons conclu une excellente affaire, qui va nous permettre de diversifier nos activités », indique .M O.Hockaday Jr, un membre de la direction à Hallmark.Lorsqu’une compagnie de jouets fait partie d’un consortium, la part de risque se trouve réduite, et ce, d’un coté comme de l’autre.« Les plus petits gagnent sur le plan du marketing et de l’organisation, tandis que les plus gros ne dépendent plus d’un seul produit », affirme le président de Parker Brothers, M Barton.Celui-ci tient à préciser cependant que SI les produits en question ne sont pas de bonne qualité, les compagnies, si puissantes soient-elles, sont aussi fragiles que les plus petites.« Si vous tombez exactement sur le bon article, il sera roi », ajoute M Borton Les jeux sur table semblent tenir le haut du pavé cette année.« Ils étaient en perte de vitesse depuis une couple d’années », indique M Borton.Ces jeux, qui sont destinés aux plus vieux et aux adultes, ont souffert de l’arrivée sur le marché des jeux pour ordinateurs domestiques.« Mais je soupçonne que les jeux sur table feront un bond cette année », déclare M.Borton.Les ventes à ce chapitre ont totalisé $300 milhons l’an derraer.Ce bond traduit en fait le succès remporté par « Quelques arpents de pièges », un jeu de société sur la culture générale mis en marché par la compagme Selchow & Righter.« Quelques arpents de pièges » fait une ^rcee dans la chentele adulte », affirme un porte-parole de Selchow & Righter, M.John Moore.L’entreprise, qui fabrique Scrabble, compte vendre cette année 24 millions d’exemplaires de « Quelques arpents de pièges », ce qui devrait lui rapporter environ $750 milhons NOUVEAUX TITRES SUR LE MARCHE Cette rubrique a pour but de renseigner le lecteur sur la disponibilité possible de nouveaux titres sur le marché financier et, conséquemment, elle ne doit pas être interprétée comme une offre puûique Les prospectus offrant ces valeurs sont dispombles auprès du chef de file de l’émission et/ou d’autres courtiers en valeurs moblhères.Comme le but principal du prospectus provisoire est d’évaluer le marché éventuel d’une émission, il peut arriver que les titres déents ne soient pa.s, par la suite, offerts au pubhc.Lors de la semaine se terminant le 10 août 1984, la Commission des valeurs mobihères du Québec a apposé son visa aux prospectus provisoires soumis par les entreprises suivantes.TITRES ADMISSIBLES AU REA La Commission des valeurs mobilières du Québec n’a pas cette semaine apposé son visa sur aucun prospectus portant sur des titres admissibles au Régime d’épargne-actions du Québec AUTRES TITRES ACTIONS PRIVILÉGIÉES Northern Telecom Limitée Northern Telecom est le plus grand fabricant de matériel de télécom-mumcations au Canada et le deuxième en Amérique du Nord.Les activités du secteur du matériel de télécommunications comprennent la conception, le développement, la fabrication, la commerciahsation, la vente, le service après vente et l’entretien de matériel de commutation de centraux pubhcs, de systèmes de téléphome privée, de matériel de transmission, de termmaux, de câbles et de materiel d’installations extérieures et autres maténels, ainsi que des services rehés aux télécom-mumcations, principalement dans le domaine de la recherche et du développement Ces titres comportent un dividende trimestriel et cumulatif, variable selon la moyenne du taux préférentiel bancaire.Ils sont rachetables au gré de la Société, après une certaine date, ou du porteur à deux dates bien précises Preneurs fermes- Wood Gundy Limitée Daly Gordon Securities ACTIONS ACCRÉDITIVES Minerais Barexor Inc.La Société oeuvre dans le domame de l’exploration et de la mise en valeurs de propnétés muuères dans la région de l’Abitibi.Les titres sont offerts sous forme d’unités, chacune étant composée d’actions accréditives et d’actions ordmaires de la Société.Sous certaines conditions, les actions accréditives peuvent comjxirter pour leur détenteur une déduction fiscale de l’ordre de 166 % au provincial et de 133 % au fédéral.Mandataire- Bell Gouinlock Limitée ACTIONS ORDINAIRES ET ACTIONS ACCRÉDITIVES Explorations Cache inc.La Société oeuvre dans le domaine de l’exploration et de la mise en valeur de terrains miniers, partieuhèrement sur ses « placers » aurifères des cantons Ditton et Chesham.Les titres offerts consistent en des actions ordmaires auxquelles sont joints un bon de souscription et en actions accréditives; ces dermères peuvent, sous certaines conditions, comporter pour leur détenteur une déduction fiscale de l’ordre de 166 % au provincial et de 133 % au fédéral Mandataire de Leeuw & Associés Le contenu de cette rubrique est compilé à partir du Bulletin hebdomadaire de la Commission des valeurs mobihères du Québec et à partir du contenu des prospectus visés.LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 • Pour insérer votre annonce, 2 façons de le faire, par téléphone du lundi au vendredi de 9h à 16h30, par courrier; c.p.6033, suce.Place d’Armes, Mtl H2Y 3S6 I Ameublement FUTONS DIRECTS MANUFACTURE simple 75$ double 90$ queen 100$ Ruggles 935-5967 J_N_0 Mobilier chambre 5 morceaux style ancien (1935) noyer décoré marqueterie très propre 1 300$ Après 18 heures «82 5406 14-08-84 I Antiquités Table sculptée lance africaine 2 tonkas Népalais batiks tapis superbe sculpture chinoise 2 etéphants sculptes Prix raisonnable — 365-6862 15-08-84 UN SECRÉTAIRE .roll top.en chene un lit simple en pin prix à discuter Denise 525-5000 14 08-84 ¦ App/Logam«nts Près parc Laurier bas duplex 5V1 rénové non-chaulfé cour garage 500$ -274-3083 18^)8-84 DROLET prés Duluth 4M sans cloison ensoleillé mur en brique Disponible 1er septembre — 844-5777 16^1884 OUTREMONT Vincent dindy 2Vy 385$ sous-location Libre Ier septem-Ore - 634-4246 14-08-84 C D N penthouse Rockhill 5'A.3 s b sous-location 911$/mois Soir 341-7078 180^84 MEUBLE N D G.comptétemenl équipé 7h.foyers boiseries, court ou long terme 1 075$ par mois Soir 481-5459 Libre 1er septembre 04-08-84 ¦ App./Logementa C D N, 3248 Lacombe à proximité U de M 5'/i bas duplex, libre immédia-lement 585$/mois (chauffage eau chaude électricité inclus) — 341-6196 apres 17 heures 23-08-84 OUTREMONT 7'A chauffé rénové prés U de M, 900$/mois Après 18 heures 73^6958 17-08-84 Outremont 50 Willowdale 2'/! 31), ascenseur épreuve du leu Occupât on maintenant ou plus lard 848 7061 JNO EARSCLIFFE duplex 5'/4 rénové ménage complet garage chauffage électrique, prés métro équipé électroménager 540$, non équipé 500$ non chauffé Lundi au vendredi de 9 à 5 hrspm 382-8569 17-08-84 I Gardiennes A personne seule suite à un décès offrirais gîte nourriture en échange tenue de maison et présence auprès de mon père âgé autonome (ovial ambiance familiale Références exigées CP 234 Duvernay Laval H7E 4P5 14 08-84 ¦ Propriétés é louer Plateau cottage 3 c c, rénové, 500$ par mois 5193 Cartier Michel 374-8550 15-08-84 I Propriétés à vendre Plateau Mont-Royal, 1er - 2e étage triplex 2 grands 67: en condo Rue de la Naudiére 5289526 15-08-84 ¦ Propriétés à vendre ST-LAMBERT pour acheteur exigeant, cottage 4 chambres avec sous-sol entièrement ftni, situé dans un croissant Terrain prés de 9 000 p c Super impeccable Shirtey Soulard 672-6450 Montréal Trust courtier 14-08-84 CLARK 3649 rénovée, boiseries portes d origine décapées peu de division genre loft Trudeau Les Immeubles Habitat Pro Inc 374-8550 14-0884 On;.ywot rvOttV.I Livres LA METEO I?^1 CKkoqO' 78 \ BEI pfici^iiotioflt ^ haut# prviiien g bon* préiiten 9 y moi»* d otr (rois mon* d oif (Kowd L- M Prévision de la carte du temps a midi aujourd hui Situation générale uniront quasi-stationnaire s'étendait le long du fleuve en fin d après-midi samedi Son mouvement étant très lent la plupart des régions vont connaître un temps plutôt maussade durant les prochaines 48 heures Les températures varieront peu de la normale dans le Sud-Ouest du Quebec mais seront un peu sous celle-ci ailleurs MONTRÉAL Plutôt nuageux avec quelques averses Risque d orages en fin de lournée Max près de 24 Aperçu pour mardi plutôt nuageux et possibilité d averses LEVER DU SOLEIL 5 h 51 COUCHER 20 h 09 QUÉBEC Abitibi ciet variable et possibilité d averses Max près de 23 Aperçu pour mardi peu de changement Témiscamingue réservoirs Ca-bonga et Gouin nuageux avec pluie passagère Risque d orages en fin de tournée lundi Max 20 Aperçu pour mardi plutôt nuageux avec averses dispersées Pontiac Gatineau La Lièvre Lau* rentides Outaouais plutôt nuageux avec quelques averses Risque d o* rages en fin de tournée Max près de 24 Aperçu pour mardi peu de changement Montagneuse de I Estrie plutôt nuageux avec quelques averses dispersées Risque d orages en fin de tournée Max près de 25 Aperçu pour mardi ciel variable Beauce Trois-Rivières Orum-mondvilie Québec plutôt uageux avec quelques averses Max 22 Aperçu pour mardi plutôt nuageux et possibiiité d averses Lac-Saint-Jean Saguenay Mau-me.réserve des Laurenides nuageux avec quelques averses Max prés de 18 Aperçu pour mardi peu de changement Riviére-du-Loup La Malbaie Ri-mouski Matapédia nuageux et brumeux avec quelques averses Max 16 Aperçu pour mardi peu de changement Sainte-Anne-des Monts, parc de la Gaspésie nuageux avec quelques averses Max 18 Aperçu pour mardi peu de changement Gaspé parcForillon plutôt nuageux avec averses dispersées Max prés de 16 Aperçu pour mardi peu de chanoement Baie Comeau Sept-lles nuageux avec quelques averses Max prés de 16 Aprçu pour mardi peu de changement Basse-Côte-Nord plutôt nuageux et possibilité d averses Brumeux per endroits Max 18 Aperçu pour mardi peu de changement C 0 N Edouârij Montpetit et Oecelies 5 J non-chauffe 3e etage — 1er etage 450$-550$ 665 2184 JNO 0 D N Edouard-Montpetit coin Decel les grand 4 '/» moderne rénové chauffage électrique 500$ — 665-2184 JNO I Autos à vendre FORD RANGER diesel 1984 Informa tion 679-7331 14-0B-84 Renault Fuego 1982 turbo toit ouvrant.ac.AM-FM TRX, Paul 467-4381 -463-3170 14-0&-84 I Bureaux à louer ÉDIFICE GIRARDIN Espaces disponibles immédiatement Centre-ville près métro Berri/De-montlgny Grandeur 800 à 1 400 P c Services d’entretien, de climatisation, etc 849-3856 / 849-3581 16-08-84 I Bateaux à vendre GREW modèle 250 en parfaite condition moteur OMC 235 bureau 278 2377 soir 3382214 16-0884 I Condominluma à vendre CONOO 5D Dickson coin Sher brooke conslruction 1984 Projet méritas MICHEL PAUZE 254-4591 LE PERMANENT - COURTIER MLS 14-0884 I Déménagement ACCEPTERAIS déménagements de tous genres Spécialilé appareils électriques Assurances Téléphone 258 4374 JNO DISPONIBLE en tout temps déména-gemenls Spécialité cuisinière réfrigérateur Local longue distance embaF lage entreposage assurance corn piété 2583275 j(N^ A BAS PRIX appeler Pierre Déméne gemenls en tout genre ashmation gratuite 937-9491 JNO • Geographic magarines.19781982 Revues psychologie 120 numéros A discuter — 3686862 15-0884 ¦ Malsont de campagne à partager LAC ACHIGAN, chalet à partager loyer plage tennis ski 873-5546 — 342-9300- 1-568 2367 JNO ¦ Occasion* d’affaires Ecrivain cherche mécéna pour monter pièce de théâtre à Montréal MP Pierre — 4681408 14-0884 ¦ Offres d’emplois JOUETS Compagnie établie recherche conseiHeres en jouets éducatifs (temps partiel) Suranné 527-8221 14-0884 ¦ Offres de services LAVAGE plafonds tapis murs vitres peinture plomberie ouvrage général 2784909 J N O ¦ On demande Je SUIS inléressé â acheter immeubles classe 31-32 de 1824-28 logements Jour 934-1684 soir 322-2330 2008 84 _______________________ Achetons ivare — 287-8966 180884 ¦ Perdu/trouvé Perdu 4 bagues de qualité dans une petite pochette grise Généreuse r8 compense — 7382766 1 808-84 ¦ Société/lolsirs LES MOTS CROISES 12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 10 11 12 RENDEZ-VOUS Agence de rencontre proies sionnelle établie depuis 1966 Nous servons exclusivement une clientele distinguée cadres professionnels femmes et hommes d affaires Bro chure disponible 282-0058 1117 ouesL rue SIe-Calherine Suite 108,1 00 P M âOOOPM Horizontalement 1— Se dit d une image obtenue par la tro-chromie — Parcouru des yeux 2— Qui produit des sons agréables a l’oreille 3— Atmosphère — Forme 4 — Maladie — Aluminium 5—Relatives aux cheveux — 6 — Neuvième lettre grecque — Thulium — Couverture d un bâtiment 7— Évacuer l'urine — Premier officier municipal d'une corn mune 8— Organe dans lequel se forment les oosphères, chez les algues, certains champignons — Coups de baguette 9 — Quatre saisons — Impasse logique 10 — Technetium — A Athènes, chacun des neuf présidents à l'assemblée du peuple 11—Qui dure un an — Obtenu — A demi 12 — Partager — Gaz rare Verticalement 1 —Métal blanc — Amas 2—Ligne quelconque — Métal précieux — Maladie de la peau 3— Brusque entrée en general — Neptunium 4— Curium — Homme politique Italien (1903-1944), gendre de Mussolini — Sentit très mauvais 5 — On y reçoit des voyageurs — Perdre 6— Radon — Ville principale d'un État — 7— Champignon microscopique parasite de la vigne — Patriarche biblique 8— Mamans — Excrément 9 — Obtenue — Septième lettre grecque — Ville d Espagne 10— Sa Sainteté —Veil-lee 11— Fit tort à —Se rendra — Molybdène 12— Ce qu'il y a de meilleur — Mois Solution de samedi S 6 7 I 9 10 I 1
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