Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 29 juillet 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1911-07-29, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
DEUXIEME ANNEE—No.176 MONTREAL, SAMEDI 29 JUILLET, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 CNION POSTALE.$o!o() Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS.UNION POSTALE .A , • $1.00 .$1.50 • $3.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration i 71a RUE S' VT.JACQUES mc TELEPHONEtrt^ ADMINISTRATIF 7461 REDACTION: j) Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! CE FAMEUX MÉMOIRE La presse ministérielle fait un accueil assez modeste au mémoire! définissant le status des marines canadienne et australienne.(J’est à peine si elle affirme qu'il n’emtpire pas la situation créée par la loi de> 1U10, et.pour une fuis, on nous fait grâce de la ritournelle: Le Canada est une nation! Le mémoire débuie pourtant par une affirmation qu’on dirait tout exprès rédigée pour trouver sa place dans un discours de M.Lemieux ou pour fournir matière fi une belle manchette dans le Canada.‘Les forces navales des Dominions du Canada et de l’Australie seront sou.?h contrôle exclusif de leurs gouvernements respectifs.” dit en effet, l’article 1er du mémoire.Mfiis, si l’on y regarde d’un peu pins près, on constate que ce contrôle exclusif est singulièrement limité, et e’est probablement ce qui calme un peu les ardeurs de la presse ministérielle.(ontrôle exclusif, mais (voir l’article 5 du mémoire), si nos na-xires désirent visiter un port quelconque de l’Empire britannique, en.dehors de la partie de l’Atlantique et du Pacifique qui leur est particulièrement attribuée, il leur faudra en prévenir l’Ami muté britannique.( oui rôle exclusif, mais, (voir l’article U), si notre gouvernement désire envoyer le Niobe à un port étranger quelconque, il lui faudra obtenir le cousenlcmont du gouvernement imperial.( ontrôle exclusif, mais (voir l’article 7), tant que nos navires seront 'dans un «port étranger, ils devront se rapporter au commandant en chef de la station ou à l’Amirauté britannique.Contrôle exclusif, mais si un officier canadien est obligé par le mauvais temps, ou par une autre circonstance imprévue, de mouiller dams un port étranger sans avoir obtenu le consentement préalable du gouvernement irfipérial, il devra (voir l’article 8), faire rapport de son arrivée et des raisons de son acte au commandant en chef de la station (vraisemblablement un officier impérial) ou à l'Amirauté britannique.' - Contrôle exclusif, mais tant qu’il sera dans ce port étranger, l’officier canadien (voir 1 artidle 8) devra obéir à toutes les instructions qu'il recevra du gouvernement du Royaume-Uni, quant à ses relations avec les autorités.On veut bien ajouter que le gouvernement canadien sera tenu au courant de la chose.Contrôle exclusif, mais l’article 7 décrète que tout officier cora-mandanf un bateau canadien dans un port étranger (on suppose la visite faite avec le consentement du gouvernement impérial), devra obéir à toutes les instructions qu’il recevra du gmimrnament du Royaume-Uni quant à Qa conduite d’affaires internationales—le gouvernement canadien étant simplement informé de ce qui se passera.Toutes choses qui peuvent, du reste, être essentielles à l’unité de la politique impériale, mais qui affirment une fois de plus le caractère absolument colonial et subordonné de notre rôle1 politique, toutes choses qui montrent—d’une façon évidente—le peu que nous avons à dire dans une politique générale dont on voudrait nous faire, partager les responsabilités.* * # Tl suffit du reste de lire avec quelque soin cet intéressant mémoire pour conclure que la phrase fameuse de M.Fielding sur la marine “canadienne en temps de paix, impériale en temps de guerre,” traduit l ’essence du système.La marine est canadienne en temps de paix pour flatter les susceptibilités locales, pour faciliter les dépenses, mais tout est préparé pour le passage au service impérial, des le temps de guerre., Lisez i’article 2 du'mémoire: “La formation et la discipline des troupes navales des Dominions seront généralement identiques à la discipline et à la formation de la flotte du Royaume-Uni et.par entente.officiers et marins de ces flottes seront interchangeables avec ceux qui sont directement placés sous le contrôle de l’Amirauté britannique.A ous voyez 1 objectif : donner à.toutes les flottes la même formation, habituer les officiers et les marins à.passer de l’une à l’autre.afin qu en cas de guerre, tout l’organisme fonctionne .sans le moindre anicroche.On prévoit même que les services faits dans une flotte ou dans l’autre‘compteront de même pour les officiers et.les hommes.I! est probable que, si on avait demandé aux colonies de verser une contribution directe., en argent ou en vaisseaux, à la marine impériale, elles s’y seraient refusées.La métropole s’y est, prise plus habilement : elle a créé un état de choses tel qu’il suffira, au moment opportun, d une pression sur les gouvernements coloniaux, pour jeter dans les rangs de ses flottes deux ou trois nouvelles escadres.En attendant, la flotte canadienne jouera dans les eaux américaines, le rôle de l’ancienne escadre de l’Atlantique Nord et du Nord-Pacifique, et l’on s’efforce de persuader aux coloniaux qu’ils ont le devoir, non seulement de (défendre leur pays, mais de participer à la défense générale de l ’Empire.* * # Î1 est un article du mémoire, le 16e, sur lequel on .attira probablement assez peu l’attention du public.Le voici En temps de guerre, quand le, service ou partie du service mitai d’un Dominion a été mis à la disposition du, geiumrûment impérial par les autorités du Dominion, les NAVIRES FERONT PARTIE INTEGRALE DE LA FLOTTE BRITANNIQUE.ET RESTERONT SOUS LE CONTROLE DE L’AMIRAUTE BRITANNIQUE DURANT TOUTE LA DUREE DE LA GUERRE.” Rapprochez ceci de lia fameuse déclaration de M.Fielding affirmant.que nous prendrons notre (part de toutes les guerres de'l'Empire*—justes ou insjustes—et vous aurez l’exact tableau de ce que doit être, dans la pensée de ses auteurs conscients, la fameuse marine canadienne.Orner HEROUX.Les votes de M.Verville Voici, pour nos amis de Maisonneuve qui nous demandent com ment M.Verville a voté sur la marine et la réciprocité : Sur la marine: Amendement Monk demandant de référer la question au peuple.M, Verville vote pour.Amendement Borden proposant une contribution en argent en cas d’urgence et la référence au peuple de tout projet de nature permanente, M.Verville votre contre.Amendement Northrup proposant le renvoi à six mois.M.Verville vote pour.Motion pour deuxième lecture du bill.M.Verville vote contre.Puis, sur la motion pour troisiè-me lecture, M.Verville perd cou-rage et il vote pour.(Page 7087 des Débats 1010, version française.) Sur la réciprocité, M.Verville n’a pas encore eu l’occasion i voter au mérite.Mais le 9 février, M.Monk a proposé un amendemenl exprimant le regret que la Chai >re n'ait pas eu l'occasion de connaître l’opinion du peuple avant d’être appelée è voter ce projet.Et M.Verville a voté contre eet amendement.Le 8 mars.M.Borden a proposé un second amendement déclarant que le congrès américain ,s’é-tant ajourné sans prendre le projet en considération, la Chambre des Communes devait passer à un autre sujet et donner au peuple 1 occasion de faire connaître, son opinion.kl.Verville a voté contre cet amendement.JACQUES-CARTIER On parle d un M.McLaughlin comme adversaire de M.Monk dans JacqueswCartier.En donnant cette nouvelle, la Patrie n’a pas voulu perdre cette occasion de piquer un peu le député de Jacques-Cartier.L’attitude de M.Monk aurait mécontenté celui-ci, celui-là.etc.La Patrie ne goûtera pas le plaisir de voir M.Monk défait.Le député de Jacques-Cartier n’est même pas en danger.S'il y a des conservateurs qui préfèrent l'hypocrisie de M.Laurier à la franchise de M.Monk, il y a, par contre beaucoup de libéraux qui se feront un devoir de voter pour l'homme qui a su mettre au-dessus de tout l’intérêt du pays et.lui sacrifier même une partie de sa santé.BILLET DU SOIR L’UTILITÉ DE LA PRESSE — S’il arrive encore nr.session de quelques mois, rosi on laisserait dans le Trésor! Les leaders n’auraient qu’à faire insérer dans les journaux leurs discours; un délai d’une quinzaine serait accordé aux députes pour y répondre dams une colonne réservée pour cette fin dans tous les journaux, sans la ruhrrique de Tribune parlementaire, et ainsi h publie serait missi bien renseigné, mieux même, 'puisque tout le monde ne lit pas le Hansard, sur la pMitiqve.que s’il payait les frais d’un parlement.Ce sera vmiment la véritable démocratie quand le.peuple pourra, pmir un sou.se mettre mc courant dii mouvement des idées poli-' tiques, (’es délibérations publiques supprimeraient les coulisses paiement aires, demi om a dit laid de mal, et porteraient au grand jour la discussion des affaires du pays.Le peuple paierait dom: moins et saturait davantage.Ce serait l’idéal.C’est là une réforme gui s’impose; mais, commue elle m peut r/re accomplie, que par les députéu eux-mêmes, il se pourrait bien que nous l’attendions quelque temps.LEON LORRAIN.Pour Sa “Vigie” La Vigie consacre Ta valeur de trois colonnes à discuter, sous le titre: “Fumisterie ou canaillerie’’, une adresse à kl.Borden, reproduite dans le Devoir, il y a sept ou huit jours, à titre documentaire.La moitié de l’article se compose d’injures à l’adresse du signataire, M.J.A, Decosse, l’autre moitié, d’injures à notre adresse.Le tout ne vaut guère la peine qu’on s’en occupe.Nous nous contenterons d’éclaircir une simple question de faits.La Vigie fait mine de douter de l’existence de kl.Decosse.Elle so demande qui il est et d’où il vient, kl.Decosse est président de l’Association conservatrice de Somerset, dans la province du Manitoba, et e’est lui qui présidait.Te 7 juillet dernier, l'as emblée rie Somerset où cette adresse a été présentée.Fia Vigie est-elle satisfaite?Un conseil en passant: la Vigie ferait mieux de laisser dormir cette histoire des $200,000 prétendument versés dans Jn.caisse du Devoir et à laquelle le Canada a lui-même fini par renoncer,, ("est une invention pure et simple et elle pourrait trouver fort ennuyeux quelque jour de l’avoir colportée.Le Commerce Canadien Le dernier rapport du commerce canadien pourrait être plus en-courageîmt.Nous augmentons toujours notre chiffre d’affaires, mais dans une direction qui ne doit pas nous enrichir beaucoup.Ainsi durant les mois d’avril, mai et juin, nous avons acheté pour une valeur de cent vingt-un millions de piastres, tandis que nous n'avons vendu à l’étranger que pour cinquante-quatre millions.Nous avons donc acheté pour 67 millions de plus que nous n’avons vendu.C’est, une différence énorme contre noue L’incurie ministérielle ILLUSTREE PAR LE CAS DE LA FARMERS’ BAM K.Leu dépêches d Ontario nous raeoutaient ces jours passés les manoeuvres auxquelles les actionnaires de la Farmer's Bank, banque des agriculteurs, avaient recours pour sc soustraire aux responsabilités légales imposées par l’Acte des Banques.(“est la suite logique d'une filouterie organisée et perpétrée avec un sang-froid incroyable.Le capita*' exigé pour obtenir du gouvernement le permis d’affaire fut souscrit au moyen de billets que les signataires donnaient avec l'entente formelle qu’ils ne paieraient jamais.Mn d’autres termes, ,1a Farmer’s Bank s’organisait avec un capital en grande partie fictif.C’était la faillite à brève échéance, la ruine des déposants, des pertes considérables pour un certain nombre d’autres.Et c’est ce qui est arrivé.• lomment peut-on «e moquer ainsi du public,'si peu de temps après les désastres semblables qui ont causé tant de pertes dans Ontario, Québec et les provinces maritimes?La réponse habituelle à cette question rejette toute la responsabilité sur l’imprudence ou la malhonnêteté des directeurs favorisée par T’excès de confiance ou l’insouciance des actionnaires.Dans le cas actuel, cependant, il ne saurait être question d’imprudence; l’organisation de la Farmer’s Bank n’était rien autre chose qu’une conspiration.Est-ce que vraiment la loi des Banques ne peut rien contre de pareilles fraudes?Il faut bien le croire puisqu'elles se répètent si fréquemment.L’inefficacité de la loi ne suffit cependant pas pour expliquer Je succès des malfaiteurs qui ont monté le coup Hc la Farmer's Bank; il y a aussi l’incurie du ministère des Finances.De ia preuve faite au cours de l’enquête sur l'accusation portée contre l ’organisateur de cette banque, il ressort, en effet, que le ministre des Finances lui-même a été, le 8 octobre 1906, averti de ce qui se passait.M.Laidiaw a déclaré sous serment qu'il a signalé à M.Fielding la fraude qui se préparait, la mauvaise foi des souscripteurs et qu’il a offert, au ministre de se rendre à.Ottawa pour lui fournir de plus amples détails.Onze jours après le ministre recevait, un nouvel avis dans le même sens sons forme de copie d’un bref judiciaire dénonçant les organisateurs.Le ministère paraît avoir retardé ,l’émission du certificat pendant quelque temps, mais il l’émit finalement avec le résultat que l’on sait pour les actionnaires et pour le public.Le Globe tente de justifier le ministre par le fait que dans le cours du mois de novembre.M.Leighton McUarthy, avocat, écrivait à M.Bidding que pour sa part il n’avait plus d’objection à l’émission du certificat.On peut voir ce que vaut l'argument du Globe en lisant le lexte de ia lettre de M.McCarthy -.Mon.W.8.Fielding, ministre des Finances, Ottawa.* lier Monsieur.— Au sujet, de nies lettres du 8 et du 1!) courant, concernant la demande d'émission d'un certificat laite pur lu Farmer’s Bank, je reçois instruction do ceux que je représente que les allégués contenus dans la première poursuite qu’ils ont intentée tombent par le fait que les intéressés dans la banque ONT PRISA fifitllt COMPTE LES HOUSORiP TI ON K FAITES PAR D’AUTRES PARTIES ET REMBOURSE L’AR-* * ENT PAYE OU RETOURNE, LES BILLETS QU AVAIENT ETE DON NES, de retire donc les objections que je faisais en leur nom.Par conséquent voudriez-vous me retourner les papiers que je vous ai envoyés.Très fdneèrement votre, LEIGHTON McCarthy.Est-ce que cette seule lettre no suffisait pas pour mettre le ministre sur ses gardes?L’émission d’un permis qui exerce tant d’influence sur l’esprit de la population, qui est la base de sa ronflât! oo, est-elle une chose, de si peu d'importance qu'elle dispense ceux qui ont l’autorité pour l’émettre des préenu-tions les.plus élémentaires?On le dirait à voir l'insoueianee des ministres.L’homme d'affaires le moins futé se serait dit en recevant cette lettre: “mais l’organisation do cette banque provoque une poursuite! A propos de quoi?on parle d’obtention sous de faux prétextes?Mais il faut voir le fond de eette histoire." M.Fielding lui se eontenta d’émettre le certificat demandé du L’enseignement des Frères On nous écrit à propos de certaines attaques récemment dirigées contre l'enseignement des Frères des Ecoles cli rétiennes: “On répète volontiers que les écoles catholiques sont inférieures aux écoles protestantes.On se garde bien d’apporter des preuves.Elles seraient, du reste, assez difficiles à fournir, puisque c’est très rare que les élèves des diverses maisons d’éducation soient appelés à concourir ensemble sur les mêmes matières des programmes.Voici pourtant une petite expérience qui ne manque pas de char me.“Pour entrer au McGill, on fait subir un examen à tous les candidats qui se présentent de toutes les provinces du Dominion.Or en ouvrant une petite brochure qui a titre “Matriculation Examination, June 1910”, je trouve que les neuf élèves de l’école Saint-Patrice qui ont passe cet examen sur soixante-trois matières n'ont échoué sur aucune.Mais ce n'est pas tout.En lisant les “Detailed Reports' page 12, je rencontre ces lignes que je transcris avec une légitime fierté: “Whilst there were a few excellent papers, the marks of candidates generally were not high.Good results were obtained by the Montreal High School for Girls (there being not a single failure).AND ST.PAT RI OKS SCHOOL MONTREAL.A few other schools showed results above the average hut not.sufficiently high for special notice.” “Remarquons en passant que les High Schools des Anglais sont des établissements d’enseignement, secondaire; tandis qu’à Saint-Patrice.nous ne sommes que dans l’enseignement primaire supérieur.“Mais il est une autre mention honorable que je trouve è la page 1-1 de la même brochure.Elle a trait à ]’arithmétique: “The only schools, however, worthy of mention, as doing good works are the Montreal High School,for boys, Sf, Patrick’s School.Montreal and King’s Hall, Compton.” Or l’éerlle St-Patrice qui a obtenu ces succès est une école dirigée par les Frères des Ecoles Chrétiennes.La leçon n'est-elle pas intéressai* te ?Sur le Pont d’Avignon.Lavergno, e’est ça qui no sc fait pas prier.Quami on a le coeur à la bonne place! Regardez-le sortir de la mêlée, s’il s?montre! Il y n pourtant encore des gens qui disent qu’il n’ira pas.Allons-y tout, de même.On s’on voudrait trop d'avoir manqué ça.Depuis i8üf), Gaspé sert de refuse aux politiciens montréalais impossibles à faire élire dans Montréal.Ue comté-là, n’a-t-il pas un seul hom me, rouge, ou bleu, digne de le représenter en Chambre?La municipalité de Québec vient de baptiser l’nn de ses pares du nom de Philips.A Québec, ce sera le carré Roy, l’un îles journalistes les plus en vue de la capitale, surnommé l’Enfant de la Mer.Québec tient à conserver sa double réputation de ville maritime et de cité des lettres.A Montréal, nous avons le square Philips.A Québec, ce sera le carré Philippe.Ils sont bien plus français que nous.La situation européenne offre une légère détente, mais peu d’espoir.U'est à peu près le même cas que no tre mondial Rodolphe.L’augmentation des salaires u’affec-tera, dit-on, que certaines classes il'employés do l’Hôtel-de-Ville.La hiérarchie là aussi.La "Patrie” annonce que M.Langlois finira peut-être par avoir un fauteuil au Conseil Législatif.("est n peu près le seul moyen de mettre (lodfroy d’équerre.(1 ali peaux ministre ! Alors, I Irie deviendra conseiller législatif où il en mourra.Lu "Patrie’’ nous apprend que M.doseph Lemieux ne serait pas seulement candidat, mais sénateur le plus vite possible.Four en finir, mettons donc Rodolphe Gouverneur-Général, Joseph premier ministre à Ottawa.Auguste premier ministre à Québec et les deux ou trois autres qui restent, président du Sénat, président de in Chambre, etc.-— im i m -— moment que l’une des parties retira ses objections.En fait, peut-être a-t-il passé la besogne A d’autres.Nous avons des ministres qui s'occupent, si peu de leurs affaires.Jean DUMONT.LETTREJTOTTAWA Une journée terne.-=- Débat au sujet du canal de New-Mar ket.Par un vote de 79 à 45, la Chambre approuve la conduite du gouvernement Ottawa, 28.—Pas de dissolution, -débat ennuyeux, Chambre aux trois-quarts vide, discours ternes ot assommants, et, au dehors température qui fait regretter de notre pasi à la campagne pour flâner «u lieu de travailler, tel est le bilan de la journée.Encore, si quelque député avait fait un peu -de tapage, ou tout simplement menacé un de ses collègues de le souffleter; mais la glace qui fond dans les souterrains du Parlement et sort à rafraîchir l’atmosphère de la Chambre des Communes a tempéré toutes lois ardeurs et calme les plus bouillants des représentants du peuple attardés à Ottawa.C’est désespérant.Pour comble, la gauche, a soulevé la poussière du canal New Market.Ce canal-là a toute une histoire, trop longue à raconter par un jour d’été, et qui n’est pas rafraîchissante du tout, pour l’excellente raison qu’il n’y a pas, paraît-il, une seule goutte d’eau dans ce trou, navigable en théorie, kl.Graham, le ministre des chemins de fer, disait l’an dernier, avec une pointe de blague, que le ministère ferait forer des nils artésiens dans les environs du canal afin de l’alimenter.Mais il n’en a.rien fait.Et c’est pourquoi, au lieu de barboter dans le canal, la gauche s’y est roulée preslque tout le jour.Ca n’a pas fait l’affaire des ministres, et il n’y a eu que kl.Aylesworth pour .«suivre l’opposition dans ce fossé desséché.Il n’y est pas resté longtemps.Le reste de l’après-midi, quelques deputies ministériels sc sont assis sur la berge, ont regardé faire l’opposition et finalement, par un vote de 79 à 45, soit une majorité tie 114.la Chambre a dit que le ministère avait» eu raison de construire ce canal.La gauche, elle, prétendait (pie le canal fui creusé pour donner tout simplement un peu plus d’influence à kl.Aylesworth qu'il n’en avait jusque là dans sa, circonscription, et non dans l’intérêt publie.Elle a cité au soutien de sa prétention, l'opinion de kl, Walsh, un ingénieur qui eut, pour un temps, la direction des travaux de creusage, et qui écrivit à M.Graham pour lui dire que tout l’ouvrage fait, l’est en pure perte.M.Aylesworth s'est eontenhé de répondre à cette critique que e’est «le l’obstruction pure et simple.M.Graham, absent de la Chambre, et du ministère duquel relèvent: ces travaux, est.de ce temps-ei à Broekvillo où il se soucie du canal de New Market comme un saumon d’un trottoir eu asphalte.Vers les six heures, la, Chambre a recommencé :i pous-or sur le champ de course cette vieille mule de réciprocité, qui s’entête à ne pas faire un pas en avant.On l’a tirée par la bride toute la soirée, mais elle est encore, à la même place où elle était il y a trois mois.M.La-fortune prétend qu’elle est en train de prendre racine.Comme nos députés attendent la dissolution, ils s’amusent à jeter des pierres dans l’étang de leur incertitude.Les uns sont persuadés qu'elles toucheront le fond vers mercredi soir, et que, jeudi matin an plus tard, kl.Laurier aura vidé l’étang, asséché l’opposition, et qu’il ne restera plus qu’à lui ouvrir le vendre, an jour du scrutin.Le premier ministre a l’air tout aussi paisible que s’il n’était pas à la veille dois élections.Mais “slow water runs deep,” disent les Anglais.Et M.Laurier pense profondément, ces jours-ci.lai semaine prochaine il agira, Georaes PELLETIER.L’embellissement du Champ-de -Mars DES REFORMES A OPERER.Il convient de féliciter le conseil municipal de la décision qu’il a prise d’embellir le Champ de Mars car eette.terrasse en avait vraiment besoin.Depuis plusieurs an-néis, l’êehevin L A.Lapointe, dans h: quartier de qui il se trou-vu*, réclamait qu’on fît quelque, chose pour ce coin de la ville.Avec ses escaliers vermoulus à un bout, tout à fait pourris à l’an tre, avec sa surface ravinée par les pluies, avec les érables encore trop jeunes, qui ont remplacé les vieux peupliers d’autrefois., le Champ de Mars ressemble actuellement à une verrue sur un visage déjà laid, lues soirs d’été, quelques rares régiments de milice viennent s’y exercer.Fendant le jour des enfants déguenillés ou les matelots, viennent y jouer.Rien n'y attire soit l’habitant de la ville, soit même le touriste.Los embellissements projetés et, qui, sauf le pavage, seront exécutés eette armée en feront un ornement pour Montréal qui n’en a déjà pas une surabondance.Il ne sort de rien de cacher la vérité, si peu flatteuse qu’elle soit pour notre orgueil civique: Montréal est une ville laide.Sous le prétexte que nous avons,, dans le Mont-Royal un parc qui n’a peut-être pas un rival au monde, nous n’avons rien fait depuis presque toujours pour embellir notre ville.Nous donnons le nom de boulevard à une rue un peu moins étroi le que d’autres; nous désignons du nom d’avenues des culs-de-sac lépreux, nous avons une forêt de poteaux sous une toile d’araignée de fils, nous nous glorifions d’être la métropole commerciale, d’avoir des gratte-ciel, des “élévateurs” à céréales et un port unique au monde et nous croyons naïvement que cela suffit pour attirer le touriste.Il en vient en effet, des visiteurs mais reviennent-ils?J’en doute.Il y a quelques années, la ville, qui peut dépenser $50,000 pour embellir File Ste-Hélènc et qui ne peut même pas les consacrer à autre chose, sc prit d'un beau zèle.La commission des parcs institua un concours d arehiteetes-paysa-gistes, qui firent des plans dont quelques-uns avaient une valeur artistique considérable et dont quelques autres auraient fait ressembler l’île à un chantier.Puis les architectes remportèrent leurs dessins et l’on n’en parla plus.L’Association des Architectes de la province de Québec proposa de créer une ceinture de Imulevards passant par le Mont-Royal et le pare La Fontaine et transformant les approches du pont Victoria en square.Les plans de kl.Ough-tred proprement encadrés ornent les murs de l’Hôtel de Ville et personne ne les regarde.La commission métropolitaine des parcs Uni des séances pendant, toute une saison, reçut des projets dont quelques-uns auraient donné de la beauté à la ville et quelques autres ne visaient qu'à un utilitarisme louable et inesthétique.et mourut d’inanition à la législature.En attendant, nous avons trois pares, nous n’avons guère d** terrains de jeux, nos squares sont trop rares et nous n’avons qu'un boulevard que nous devons à la, ei-devant ville Saint-Louis.En attendant, nous avons pour quelques années encore les poteaux et, les fils électriques, les macadams mal faits, les trottoirs de bois et les rues étroites.En attendant, nous avons un ghetto en plein centre de la ville, un éclairage brillant, mais trop peu nombreux, des clôtures de bois bariolées d’affiches à côté de lourds gratte-ciel à dix étages, ce dont nous nous désolons parce que New-York en a de quarante étages.Une ville doit, pour grandir et s’enrichir, améliorer son commerce et son industrie; cela ne fait pas de doute.Mais est-il bien nécessaire qu’elle reste laide de parti-pris?Doit-elle attendre d’avoir atteint son maximum d’utilitarisme commercial et industriel pour s’om hellir?A quoi bon, puisque l’un et l’autre but peuvent s’atteindre en même temps.11 suffit d’avoir un plan raisonné d'embellissements successifs et de le suivre sans défaillance.Il ne faut pas sans doute obérer le trésor municipal, mais on trouvera que dans la plupart des cas il suffit pour cela d’appliquer le principe du percement du boulevard Saint-Laurent : acheter les terrains riverains dans toute expropriation, dans toute création de pare, pour les revendre ensuite de façon à ce que l’amélioration se paie pour ainsi dire automatiquement.Cela n’est pas possible dans tous les cas; l’embellissement du Champ de Mars ne peut, par exemple, se payer de eette façon, mais pour un cas où la ville ne se remboursera pas de ses frais, il y en a peut-être dix où elle le fera.Nous avons fait un pas d*ans le bon chemin, n’arrêtons ,pas en route.Fred.PELLETIER. lC DEVOIR, Samedi, 29 Juillet, 1911.Chronique Franco - Américaine A PROPOS D’UN SERMON DE Mgr GUERTIN, — UN NOUVEL ARGUMENT EN FAVEUR DES CANADIENS DU MAINE.— LA BRIGADE DES VOLONTAIRES.—DA NOMINATION DE Mgr MATHIEU ET LES CANADIENS DES ETATS-UNIS.— LE GOUVERNEUR PO THIER ET LO POLITIQUE.Lors d'uiit; démonstration organiste par les sociétés catholiques franco-américaines de Nashua.New-Hampshirc, à laquelle assistaient les chefs de nos principales associations mutuelles aux Etats-Unis, Sa Grandeur Mgr Guercin.évêque de Manchester, a fait aux sociétaires réunis, de fraternelles et apostoliques exhortations.Au cours de l’éloquent s,-:i ,ori qu il a prononcé en l’église Ist-l''rançon- Xavier, Sa Grandeur s’est écrié ."la desunion au sein de l’élément franco aine cieain, c’est la ruine.Il-y a nssez longtemps que la désunion .'c.uie drus nos rangs.” Pour quiconque, est un peu ap courant des regrettables événements qui se sont déroulés dans la Nouvelle Angleterre depuis septembre LUO, au sujet de cette malheureuse affaire de I l nion St-.fean-Baptiste d’Amérique, !s sociétés nationales, elle diminue la confiance que l’on avait en ces sociétés, elle arrête en partie le recrutement des nouveaux membres et les sociétés neutres profitent du moment ;iù nous nous ehumaillons, pour mousser leurs petites affaires.Nous voulons bien croire que parti-ans et adversaires du bureau d’adini-listration de Pl nion sont de bonne ’oi, mais l’exposé brutal de certains tails dans les journaux de langue anglaise, n’est certainement pas de nature à nous rehausser dans l’estime dos autres nationalités.‘‘Toute maison divisée contre elle-même périra’ .nous dit l’Ecriture.C’est le sort qui attend l’Union St-.lean-Baptiste pour peu que l’on persiste dans cette manière d’agir.Que les officiers de eette société se soient rendus coupables de détournements de fonds, — ce qui n’est pas prouvé, puisque le commissaire chargé de faire une enquête n’a pas encore présenté son rapport.- il n’en reste pas moins acquis qu’a près onze ans d’existence, l’Union St-.Tean-Baptiste d’Amérique est aujouHI’hui l’une des plus prospères et îles plus solides organisations mutuelles établies aux Etats-Unis.Voilà „„ fait que nul ne peut contester et l’on admettra aussi, que pour arriver à ce résultat, il a fallu du travail, du dévouement.Si des fautes ont été commises, en revanche, des succès ont été obtenus.Et à qui le doit-nn ?I.’épithète de voleur, canaille que l’on a lancée à la tête de certains fondateurs de l’Union était suprêmement injuste, si l’on songe que ceux qu’on accusait sont sortis du bureau d'administration .ussi pauvres qu’ils y étaient entrés.1 es prétendus détournements n'ont, donc pas été opérés à leur profit.D’autre part, l’on a grandement tort en certains quartiers, nous semble-t-il.de vouloir empêcher la convocation o'iin congrès à brève échéance, où l’affaire serait définitivement réglée et enterrée."Il y a assez longtemps que la désunion règne dans nos rangs”, disait Mgr Guertin ; et l’on sait com bien Sa Grandeur a raison.On allègue les dépenses considérables qu'encourrait ce congrès.Mais qu'est-ce après tout que cette dépense, comparée au tort considérable que Cause à tout l’élément franco-américain et aux sociétés nationales en particulier, cette funeste division ?Tant que la question restera pendan le, aucune association mutuelle franco-américaine ne peut continuer à se développer librement.Un jeunesse est incertaine, hésitante.Elle attend pour voir quelle tournure prendront les choses, et si la division persiste, il est à craindre qu’elle no se lance à corps perdu dans des sociétés neutres.qui font miroiter à.ses yeux les plus séduisantes promesses.C’est là un danger qu’il faut à tout prix éviter.Un congrès à l'automne, serait le meilleur remède à la situation.U faut que la lumière -se fasse plus tôt au sein de l’Union St-Jean-Baptiste d'Amérique.I, Intérêt de nos sociétés nationales et la bonne renommée du nom Uanadien-français l'exigent.Le ‘‘Catholic Bulletin”, organe officiel de Mgr Ireland, archevêque de St-l’nul.Minnesota, vient de porter un rude coup à la ‘‘Corporation Sole”.Tl y a un peu plus d’un mois, une dépêche de la Presse Associée annonçait.que lors d’une conférence des archevêques catholiques américains à Washington, Nos Seigneurs les archevêques Glennon.de St Louis ; Earley, de New-York et O’Connell de Boston, avaient présenté un rapport demandant l’établissement de la ‘‘Corporation Sole” dans tous les diocèses des Etats-Unis.Au dire de la dépêche, les archevêques auraient été favorables à ce système, qui, comme on le sait attribue à l'évêque seul la propriété de tous les biens ecclésiastiques.Ue “Catholic Bulletin” démentit formellement eette nouvelle.L’organe de Mgr Ireland dit en substance que "loin de préconiser la "Corporation Sole les archevêques se sont prononcés fortement en faveur du système paroissial, qui leur parait le plus juste et le plus parfait.Dans les propres termes du “Catholic Bulletin”, on ne peut concevoir rien de mieux que ce système, (it cannot be improved) Voilà tine déclaration qui intéresse énormément les Eranco-américains du Maine et qui peut présager into solution de la crise actuelle.Car.si les archevêques prennent, comme on l’a laissé prévoir, l'initiative de projets de loi uniformes à être déposés devant les législatures, les Canadiens gagneront réellement leur point >ans rpie l'évêque ait l'air de céder à la pression fuite et annoncée Au fond, et quelles qu’aient pu être les erreurs de rédaction, les Canadiens ne souhaitent qu'un régime analogue J\ celui de lfl province de Québec.La Brigade des volontaires franco-américains de la Nouvelle-Angleterre, a donné à Willimantie, Connecticut, le t juillet une grande démonstration militaire et civique.Pareille manifestation a lieu annuellement et excite toujours beaucoup d’enthousiasme chez les jeunes militaires.Quelques détails sur cette organisation, intéresseront croyons-nous, les lecteurs du ‘‘Devoir”.La Brigade des Volontaires franco-américains de la Nouvelle-Angleterre est une association composée en gran dé partie de jeunes gens et compte cinq 1 années d'existence.Elle fut fondée ' le Id août 1906 et placée sous le patronage du Sacré-Cœur do •lésus.Sa devise est, “Dieu, Patrie, Liberté”.Elle compte actuellement plus de 1100 membres, répartis en 07 gardes militaires."Elle a pour but de réunir dans un même sentiment do fraternité, et sous un même drapeau toutes les gardes militaires indépendantes canadiennes-françaises de la Nouvelle-Angleterre, afin lo, De se mieux connaître, de s'apprécier davantage et de former ainsi un bloc solide de francs Canadiens et de fervents chrétiens qui, tout en demeurant loyaux sujets américains, ne travaillent pas moins à conserver intégralement leur langue, leur foi et leur esprit national : •_’o.De se perfectionner dans l'art militaire cn observant la plus rigoureuse discipline, ce qui est le point vital de toute organisation militaire ; •lo.De prêter un concours efficace aux œuvres paroissiales en se mettant généreusement à la disposition du curé de la paroisse ; lo.De réunir la jeunesse, de lui faire comprendre l’importance du rôle qu’elle est appelée à jouer dans la société, de lui procurer des amusements honnêtes et de ^ lui faciliter les moyens do s’instruire.” Voila certes un beau programme d action sociale catholique, mais ce qui est encore plus beau, c’est qu’il est, ; militairement mis en pratique, sous la direction de I aumônier de la brigade, le It.I’.Constant Doyon, O.B.et le groupe de jeunes gens qui composent le bureau d’administration de eette organisation.La fête du 4 juillet fut célébrée chez les militaires franco-américains, par une masse solennelle, une parade, un concours entre les gardes et des manœuvres.Le gouverneur i Bot hier du Khodo-lsland était présent.Df s lettres publiées récemment par I Action ’ de Montréal, au sujet des complots qui se trameraient à Rome contre l’influence française cn Amérique, nous détachons les lignes suivantes : ".A Homo le parti de langue anglaise achève de faire sombrer la barque eanadienne-française.Quant à la barque franco-américaine, elle est déjà, coulée à pic.” Ces paroles ont eu un douloureux rc-! tentissoment dans le cœur des Eranco-américains, qui ne peuvent se faire à I idée que Rome les aurait abandonnés.: Aussi la nomination du Mgr.Mathieu à Régina, a-t-elle été accueillie par les Canadiens des Etats-Unis avec un immense soupir de soulagement et de plaisir.Tout n’est donc pas perdu, il y a donc encore une lueur d’espoir pour nous, puisque Rome semble v ou-.loir briser avec la politique qu’elle a I suivie depuis quelque temps et qui a coûté si cher à nos compatriotes de l’Ontario.Rome commence à voit clair dans dans toute cette question d’assimilation à outrance.Aux Etats-Unis,nous assistons depuis quelques jours à des départs subits de prélats irlandais, appelés à Rome pour tout autre chose que l’intérêt de leur santé.Mgr O’Connell, archevêque de Boston, est parti depuis une semaine ; on nous dit qu’il a été mandé au Vatican pour conférer au sujet de certaines affaires du diocèse de Portland.Mgr.Harkins, évêque de Providence, s’est embarqué Je llfi juillet.Mais les assimilateurs possèdent au \ atican de précieuses influences.Nous en avons eu une preuve toute récente.Il n’.v a pas très longtemps, un prêtre franco-américain du diocèse de 1 Springfield, Massachusetts, de passage dans la Ville éternelle, avait une entrevue aviv une Eminence qui remplit de très importantes fonctions auprès du St-Hiège.Notre compatriote profita de l’occasion oi dos bonnes dispositions dont semblait animé le prélat à l’égard des Eranco-américains, pour lui faire connaître la situation religieuse des nôtres dans certains dioceses de la Nouvelle-Angleterre.Son Eminence écouta tout sans prononcer j une parole et quand le, prêtre eut ter-I minée son récit, Elle se contenta de j répondre avec un sourire un peu sceptique : “.le vois.Monsieur l’abbé, que | vous êtes très bien informé.” Et se le-¦ vaut.Elle donna aussitôt congé au vis’itcur.Or ce même ! devait j Souverain Pontife (quelque temps plus tard.Uo jour, l’heure de l’audience .étaient fixés, mais après son entrevue avec le cardinal N.il ne put jamais avoir accès auprès de Pie N.Veri prouve évidemment, qu’en certains milieux, on no tient pas à ce que le Pape entende trop de témoignages sur la situation des Canadiens des l-.tals I nis, au point de vue religieux.Mais patience, In justice est éternelle et finira par triompher.prêtre f raneo-américain i M.Aram •).Pothier, gouverneur du Uhodc-lsland a annoncé sa détermination de ne pas briguer les suffrages des électeurs aux proche lues élections.il se retire de la politique et laisse à d’autres la direction du char de l’Etal.Comme gouverneur et homme politique.M.Pothier a fourni une.carrière renmrqu’ublemcnf brillante, durant les trois termes consécutifs qu’il a passés nu Capitole de Providence.Nous devons aussi lui rendre eette justice,qu'il a toujours répondu avec empressement à l'appel do scs compatriotes, chaque fois que ces derniers l’ont invité à rehausser de sa présence, l’éclat des démonstrations religieuses et nationales.Le gouverneur Pothier n'a que cinquante-sept, uns.Sa carrière qolitiquo ne devrait pas se terminer là.Nous croyons répondre au vœu des Canadiens des Etats-1 nis, en exprimant l’espoir de le voir un jour, occuper un siège au congrès de Washington.R.GRANDCÏÏAMP.EXCURSION SPECIALE DE FIN DE SEMAINE A VALLEYFIELD ET GARES INTERMEDIAIRES Le train du dimanche, entre Montreal et VnllovfioM, laisse Montréal i 9.10 n.m., et, au retour, laisse Valley-field, à 7A0 p.m., pour Montréal, vva gotts directs.Le Grand Trunk Railway System vendra des billets au prix de $1.15 de Montréal à Valleyfiold, et.retour; et à des prix réduits en proportion de Montréal à Sainte-Anne, Vandreuil, Co ney Island, Valleyfield et.gares inter médiaircs.Bon pour départ les samedi et dimanche, 29 et 30 juillet.Limite de retour, lundi 31 juillet.Personnel M.Armand Gélinas, comptable de la maison de gros, Mark, Fisher & Cie et M.Cils.K.! A.Hondo, organiste et professeur de musique, sont de retour d’un voyage aux Etats-Unis do l'Ouest, ils ont visita Chicago, Buffalo, les Chutes Niagara, ainsi que Toronto, l'une des principales villes d'Ontario, LA RÉGION J)U^ TÉMISCAMINGUE M.1 abbé Ivanhoé Caron nous dit les progrès de cette belle région et le dévouement de Mgr Latulippe à ses ouailles M.l’abbé Ivanhoé Caron, missionnaire Colonisateur pour le Témiscamin-gue, est actuellement à Montréal.Nous avons eu la bonne fortune de recevoir sa visite et d’obtenir de lui qu’il voulût bien nous communiquer ses impressions sur les progrès de la région au développement de laquelle il s’intéresse si vivement.'"•Je suis arrivé ce matin, nous dit M I abbé Caron, d’une tournée dans la region du Témiscamingue et j’ai constate que la colonisation y marche à grand pas.Depuis lo mois d’avril 1910 près de cent cinquante familles se sont établies dans cette région."Les cantons Guérin et l.atulipe sont les plus achalandés.Une église a été construite au printemps dans Je canton Guérin et un curé sera installé dans le courant du mois de septembre dans la nouvelle paroisse de Lulcmant au canton Guérin.De même dans le canton l.atulipe, une belle paroisse est en voie de formation.“Le département de la colonisation a dépensé une forte, somme pour la construction de routes nouvelles et maintenant les colons peuvent se rendre sans difficulté dans les cantons Guérin et l.atulipe.‘‘Les nouveaux colons que l’abbé Ca.ron a rencontrés sont enchantés des richesses du pays et de la fertilité de son sol.Ils disent que plusieurs do leurs parents et amis se proposent d’aller les rejoindre bientôt."La seule chose qui manque à cette intéressante région, c’est le chemin de fer qui permette à ses habitants de transporter à un marché quelconque leurs produits.L’année dernière, l’honorable M.C.F.Devlin, ministre de la colonisation a promis de faire tous s«s efforts pour amener la construction ci un chemin de fer dans ces régions nouvelles.Espérons que son travail sera efficace et que bientôt une voie ferrée traversera ces régions si riches”.M' l’abbé Caron veut bien nous tracer une esquisse du voyage qu’il a fait avec Mgr LatuJipo, évêque de Hailey-bury, lorsque Sa Grandeur s’est rendue au grand lac Victoria et au lac Barrière pour visiter les missions algon-quines de ces régions éloignées.“Nous avons, dit-il, voyagé pondant quatorze jours à travers les lacs, les | riv ières et les montagnes, non pas en j "chapel-car” mais dans un petit canot | d’écorce ; et Sa Grandeur a fait ainsi 430 milles pour aller porter les eonso-| lations de la religion à quelques een-j laines d’indiens et en confirmer envi-! ron une cinquantaine, i “Mgr Lutulipc a voyagé comme ies i évêques missionnaires, couchant chaque ' soir sur la terre humide et partageant la modeste, nourriture des Indiens qui l’accompagnaient.* "Environ dût) Indiens s'étaient réu-I nis au grand lac Victoria pour le rece-1 voir au lac Barrière.Mgr Latulipo a i été amplement récompensé des grandes fatigues qu'il s’est imposées pour faire ’ce long voyage par l’accueil enthousiaste que lui ont fait cos pauvres In-¦ diens et par la piété simple et tou-1 chante qu’ils ont montrée tout le temps qu’a durée la mission, piété qui a grandement édifié les deux voyageurs.“Ces Indiens, loin du monde et de ses vains bruits, vivent comme les chrétiens des premiers siècles et lorsque le missionnaire qui les évangélise chaque | année, le R.P.Blanchin de Maniwaki, I leur prêche la sainte doctrine, ils met-! tent en pratique dans leurs pauvre huttes les sages enseignements qu'il leur a donnés.“Mgr Latulipo s’était résigné à ne pas présider les grandes fêtes qui ont eu lieu à l’ancien fort Témiscamingue, le 19 juillet dernier à l’occasion du | soixante-quinziôme anniversaire de la j première visite des missionnaires à cet endroit, pour aller visiter ces pauvres | enfants des bois.En cela, il a imité ! nos grands évêques missionnaires d’ati-(’trefois qui ont ouvert lo Canada à la civilisation, qui ont fait connaître au.\ peuplades indiennes notre sainte religion, et cela au prix de sacrifices immenses et de fatigues inouïes."Nos évêques missionnaires ont été I partout les premiers à l’œuvre.Pourquoi, aujourd’hui que la moisson est mûre et qu’elle porto des fruits abondants.veut-on enlever à leurs succes-I seurs, apôtres comme eux, ces régions qu’ils ont ouvertes à la civilisation et les confier à un élément étranger qui est arrivé à la dernière heure et qui semble méconnaître le travail accompli par les vaillants missionnaires, ouvriers de la première heure ?” Dépression des affaires chez les armateurs de Buffalo Un grand nombre de bâteaux n'ont pu avoir, cette saison, une seule livre de cargaison Buffalo, 29.— Buffalo ressent très vivement la dépression industrielle existant actuellement par tous les Etats-Unis.C'ela se voit d’une manière très frappante par le chiffre des expéditions par les grands lacs.; Comme Buffalo est le terminus est de la route des grands lacs, il a été pendant longtemps l’un des ports intérieurs les plus actifs du continent, mais en eette saison le mouvement tics expéditions est pour ainsi dire stagnant.Les armateurs d’ici déclarent que c’est la plus désastreuse saison qu’ils aient encore vue.Les gros vapeurs qui naviguent dans les lacs depuis le moment de la disparition des glaces jusqu'à la fermeture de la navigation, sont maintenant im-mohilisés ici, sans chargement; plusieurs d’entre eux n’ont pas eu cette saison une seule livre de cargaison.Et cela ne se produit malheureusement pas qu’à Buffalo, mais dans tous les ports américains des grands Lacs.Ou attribue cette situation.dans une large mesure, à la dépression dans le commerce du fer et de l'acier.Généralement, plusieurs bateaux sont occupés presque toute la saison à apporter du charbon pour les grandes indus tries d’acier de Buffalo.Ici et à Tonawanda les usines ont fermé leurs portes, et des centaines d’hommes ont été congédiés.11 n’y a d’ailleurs pratiquement rien d’autre à transporter, sauf les céréales qui arrivent en assez petites quantités.Un armateur dit que les bateaux immobilisés dans le port seraient prêts à embarquer n’importe quelle cargaison, mais qu’ils ne trouvent rien du tout à transporter.Et il ajoutait: “Nous espérons que la réciprocité nous permettra de reprendre le temps et l'argent perdus, en nous attirant une grande partie des céréales actuellement transportées par les bateaux canadiens.'Mais même cola ne peut compenser la saison ruineuse que nous aurons eue.” On demande des hommes Excursion de moissonneurs dans l’Ouest Canadien, $10,00, les 3 et 25 août, pour Saskatoon et autres endroits à l’est.Taux réduits proportionnellement pour Calgary, Edmonton et stations intermédia-aires.Adressez-vous au plus proche agent du chemin de fer Canadien-Nord.Bureau do Montréal, 226-230 Saint- ilaeques.MONSIGNOR FLAVIN.DE DES MOINES Le curé de St=Ambroise, un prélat bien connu de Tlowa, approuve le traitement Neal contre l’habitude de la b isson.Il ADRESSE UNE LETTRE OUVERTE AU PUBLIC.Le traitement Neal est approuvé et encouragé par tout le clergé catholique des Etats-Unis et du Canada, à cause de sa valeur réelle.“IL ACCOMPLIT UNE GRANDE ET BELLE ŒUVRE” dans toute l'étendue du vaste Nord-Ouest, Momdgnor Ulax in est.connu et aimé également par les protestants et les catholiques, à cause de su vie toute dévouée aux bonnes (ouvres, t' est un grand homme, dans toute U acception du terme.Quand un homme d’une telle valeur accorde publiquement son approbation et son appui au traitement Neal, cela (eut dire que le Neal a un mérite intrinsèque et devrait être hncotiragé par les gens de bien de toutes les classes de la société.l isez son éloquente lettre ouverte et vous ne mettrez pas en doute sa sincérité.Des Moines, Iowa, fév.1910."Aux intéressés, “Mon attention ayant été attirée sur le Traitement Neal.contre l’habitude de la boisson et sur sa prétention de guérir en trois jours, je décidai de faire une enquête personnelle, et pour cela, il me fallut envoyer Tun de mes paroissiens de l'Institut pour s'y faire traiter.de le fis, et je suis heureux (le dire qu'il fut parfaitement guéri et que le patient m'a afhrmê avec grande énergie qu’il n'éprouvait plus le moin- dre penchant pour la boisson, et que tout désir, appétit et soif de liqueur avait disparu, t 'est une grande et belle œuvre, et un grand bienfait pour I humanité.tU>igné)_ .FLAVIN, Cure de l'église de Saint-Ambroise, Des Moines.Iowa.b homme qui est enchaîné par l'habitude de la boisson ne lient rompre de lui-même, si désireux qu'il en soit.Il a besoin de votre appui moral et de vos conseils pour se rendre à l’Institut Neal do Montréal, 226 rue Sherbrooke, où l'on fera disparaître chez lui, en trois jours.|n soif, l’appétit, lo désir de boisson et où il sera fait nn homme nouveau, sobre, bon citoyen.un bon epoux, un bon père.Téléphonez Est 159 et demandez lib Hepburn, gé rant.Nous devez réserver d'avance votre chambre vu que l’Institut est rempli presque tout le temps.Aussitôt qu une chambre est vide, un autre pn tient attend pour en prendre possession.Ecrivez et demandez la brochure gratuite que l'on envoie sous enveloppe cachetée, Dans toute* les parties de l’Iowa, et A VIS I petites annonces PUBLIC Rôles de Perception des Taxes Personnelles, d'Affaires et de l’Eau AVIS est par les présentes donné que les évaluateurs de lu Ville de Montréal ont complété le rôle de perception des taxes personnelles, d’affaires et de l’eau pour tous les quartiers de la \ ille, et qu'ils l'ont déposé eu leur bureau, à l’Hôtel-dc-VilE où il pourra être vu et examiné par toutes personnes intéressées jusqu’au lOcme jour du mois d'août prochain (1911).Que lesdits évaluateurs s’assembleront en leur bureau, de 10 heures a.ni., à 4 lieures_p.m.p-mr reviser ledit rôle et ' qu’ils entendront et examineront toutes les plaintes qui leur seront soumises concernant toute inscription audit rôle, savoir: Les quartiers Sainte-Cunégonde, Saint-Joseph, Saint-Georges, Saint-André, Saint-Laureut, Côte doa Neiges et Ahuntsie, Vendredi, le llème jour du mois d’août prochain (1911).Les quartiers Sainte-Marie, Papineau, Saint-Gabriel, Hoo.helaga, Bordeaux et Rosemont, Lundi, le llème jour du mois d’août prochain (1911).Les quartiers Est, Centre, Ouest, Saint-Henri, DeLorhnior, et Longue-Pointe, Mardi, le 15ème jour du mois d’août prochain (1911).Les quartiers Saint-Jacques, LaFon-taine, Saint-Louis, St-Paul et Emard.Mercredi, le t6ème jour du mois d'août prochain (1911).Les quartiers Saint-Jean-Baptiste Duvernay, Sainte-Anne, Saint-Denis, Mont-Royal, Notre-Dame de Grâces et Laurier, Jeudi, lo 17ème jour du mois d’août (1911).J.HAMILTON FERNS, Président.WM.G.OWENS, R.FITZ.GIBBON, GEO.BEAUSOLEIL, it.P.PERRIN, ,1.HORACE PRENO VEAU, j.a.Landry, J.O.E.PAYETTE, THOMAS VEARY, T.C.FLEMING, Evaluateurs.Bureau des Evaluateurs, Hôtel de Ville, Montréal, I.29 juillet 1911.îiE Monarch VOUS POUVEZ louer un ciavigra-plie Monarch, un mois pour $3 VOUS POUVEZ jouer un ciavigra-phe Monarch, 6 mois pour VOUS POUVEZ acheter ua clavi-graphe Monarch en faisant chaque mois de petits paiements,— si petits que vous ne pourrez pas y manquer.Tlie MONARCH TYPEWRITER 229 RUE NOTRE-DAME OUEST Téléphone Main 4988 MONTREAL, QUE.ANNEAUX de MARIAGE LU PLUS ISO AU CHOIX EN OR SOLIDE 10 k.$3.00 à $6.50 14 k.$5.00 à $11.00 18 k.$7.00 à $13.50 Tout anneau acheté ici sera eravé gratuitement.J.A.El M O N D, 245 Stc-Catherine Est.Tel.Est 4138 La plus précieuse nourriture pour conserver la santé DES BEBES est sans contredit LA PEPT0NINE C’est une nourriture saine et riche en aliments fortifiants,sans rivale sous ce rapport.Coney Island AGENTS FINANCIERS PANNETON & GARIEPY, agents fi-I nanciers.30 Saint-Jacques.Edifice i Trust & Loan.Main 1002.—Prêts d’ar-I gent sur hypothèque, achat de billets, I créances, assurances.Règlements de sia ~ estions.AGENTS On demande des agents spéciaux pour 1’Annex, Outremont et autres eu-droits de Ja ville.Contrat avantageux pour personnes actives.S’adresser Dominion Fire Insurance Co., 10 rue 5t-•Jean, Bâtisse Lac des Bots, Chambre 406.161 30 AUX AMATEURS DF- PECHE La meilleure place pour minnows vivants et -rtiele.s do péc.he de toutes sortes est chez R.N.Sévigny, 510 Saint-Jacques près des gares du G.T.R- et du C.P.R.Té!.Uaia 16 .INSTITUTRICES Deux institutrices diplômées sont demandées pour enseigner le français au Lac Ste-Marie, comté d’Ottawa.Salaire $180.00.S’adresser à M.-L M.Guilbault, curé, secrétaire-trésorie".167-6 INSTITUTEUR On demande un instituteur ou une institutrice catholique, pouvant enseigner l’anglais et le français, muni d’un diplôme de i’école normale Jacques-Cartier u de Laval de Québec, pour l’école séparée de North Batt-leford.Salaire: de sept à huit cents piastres.Ou-verture .es classes en septembre.S’adresser a ’ Rév.Père Jos.Paillé, O.M.I., sec.-trés.North Battleford, Sask.INSTITUTRICES DEMANDEES On demande plusieurs institutrices capables d’enseigner l’anglais et le français.Salaire $600.00.Ecrire, président de la Commission Scolaire, Willovv-Buneh, Sask., Canada.MENUISIER^ On demande des menuisiers pour la finition.S’adresser à 879 Albert, coin Greene.175-3 SERVANTE On demande une servante recommandée de la camj agne préférée, pour petite famille.Pas de lavage.S’adresser: E.Lanthier, 156 rue Ste-Elisabeth de Portugal.Tel.Bell, Westmount 1319; Marchand 1432.PRESSE A VENDRE Une presse Cottrell, 19 x 24-, en très bon état, ayant coûté $900.00.Vendra à des conditions avantageuses.S'alrts-s ; ¦ à l’Imprimerie Modèle, 25 rue St-Gabriel.A LOUER OU A VENDRE Magnifique cottage, 5 appartements, ?la Pointe aux-Trembles, bord du fleuve, avec toutes les améliorations modernes.S’adresser Jean Versailles, 99 Saint-Jacques.Main 6865.LO J A VENDRE Situé à Ros-mount.Titres clairs.Le tunnel est maintenant terminé et les chars s’y rendent.S’adresser à 1209 Cadieux.TERRAIN A VENDRE A vendre, Côte-des-Neiges, rue Ellers-lie, près du Chemin Ste-Catherine, un terrain de 50 x 160 pieds ayant beaucoup d’arbres fruitiers.S’adresser au No S79 rue Albert, coin Ave.Green.TERRAINS A VENDRE 50 lots d’un seul bloc à Montmartre Pointe-aux-Trembles, très bas prix.Conditions faciles.Avis aux spéculateurs.S’adresser à J.Tougas, 18 2èine Avenue, Viauville, P.Q.Tel.Est 5398.ARGENT A PRETER AVIS — Avez-vous Desoin d’argent, gros ou petits montauts?Adressez-vous à M.THOMAS TOUZIN, notaire, 947 Saint-Denis.Téi.Saint-Louis 1514.ARGENT A PRETER Nous réglerons toutes vos dettes,vous transigerez seulement avec nous, paiements faciles, sang intérêts, entrevue personnelle seulement.Deniers et Moreau, Banque Nationale, 99 St-Jaeques.CHAUSSURES Si vous voulez être bien servi et à bon marché pour vos c' xussures, allez chez L.O.GIR.-nD, 423 Boulevard St-Laurent.MEUBLES Durant ce mois, nous vendons nos meubles, tapis, prélarts, 20 p.c.meilleur marché qu’ailleurs.Venez nous voir avant d’acheter.Rachel Furniture Co., 518 Rachel Est, près Parc Lafontaine.REPARATIONS de meubles de tout genre, rembourrés avec soin, matelas refaits, remis à neuf, $1.00; plume désinfectée.Charles Turcot, 435 Visitation.Tel.Bell Est, 2975.MAISOXS D’EDUCATION 198 Ste-Catherine .Ouest, Montréal FONDE en 1895 LES LEÇONS RECOMMENCERONT LE 15 AOUT Prospectus sur demande.Une visite est sollicitée.Té!.Main 309.ANGUS CAZA, Princ, 170 n «SHraps* Le Grand Trunk Railway System offre un accès rapide et facile à cet endroit comparativement peu connu et vraiment fort désirable, situé dans lo lac Maint François, près de Coteau Landing, pour y passer une fin do semaine ou un voyage lors d’une fête.Des billots pour aller et retour seront vendus è.$1.15, bons pour départ samedi et dimanche, les 29 et 30 juillet.Limite do retour, 31 juillet.Le train du dimanche laisse Montréal à 9.10 n.m.et au retour, laisse Coney Island, à 7.35 p.m.g.Un premier ministre à New-York New-York, 29.— M.J.(î.T.Me-Gown, pivmier ministre de la Nouvelle Galle du Sud, était au nombre des passagers arrivés hier n bord du "Mauretania’’.TROIS-RIVIERES, P.Q., Canada Endroit idéal pour se reposer et refaire su snnté.L’une des meilleures institutions du genre en Amérique.On y truite avec succès le» maladies nerveuses et chroniques Neurnthénie, dyspepsie, rhumstisme, névralgie affections cardiaques, du foi et des reins, maladies des femmes, Application des méthodes scient loques, y compris cure a‘eau courants de haute fréquence, hains électri-’ ques, de vapeur et d'air cuaud, bain de Nauheim, osant’, rayons X, massage, sérum etc Chambres très confortables, persion excel lente, eau de source, eaux minérales provenant de nos fameuses sources Ste-Madeleb ne, fournies GRATIS aux pensionnaires Quinze années de succès.Deux médecins résidents.Pour renseignements et prospectus illus tré Adresse» : SANATORIUM de BLOIS, Trois-Rivières.P o i o 0 II P.O.A.0 0 1 2 Totaux French.2 Yeager, 3 Miller, c.f 27 12 1 .29 MONTREAL A.B.R.H.P.O.A.E.b .b.f.1 1 3 1 2 0 il II 2 b.9 1).f.r.f b.Demmitt, l.f.Purtell, s.s.Roth.c.Bnrke, p.35 4 MONTREAL A.B.R.5 L S “4 11 P.O.A.E 2 3 0 0 5 (I 10 0 I 3 4 0 0 0 Totaux ., 40 11 16 27- 11 3 x—A frappé pour Eroek à la 5ème inning.Score par inning Baltimore.001002001— 4 Montréal.11113031x—11 Sommaire Home run, Miller.Coups de 3 buts, Henline, Gandil.Coups de 2 buts, Demmitt, Seymour.Laissés sur les buts, Baltimore 3, Montréal 11.1er buts par erreurs, Montréal, 1.Baltimore 1.Jeux doubles, Demmitt à Roth.Buts volés, MillerDemmitt, 2.Gandil, Schmidt.Sacrifice fly, Hanford.Buts sur balles.sur Burke, 3.Struck out par Burke, I.par Frock 1, par Gantt, 2; Frappé par le pitcher, par Gantt, (Miller).Durée de la partie 1.55.I mpires : Hart et Kerin., Miss Vigilant est une surprise ( ET (11 TS1DER EST EN PACTOLE POUR SES PARUT RS.— VU TOI RP DE TROIS FAVORIS.L avant dernière journée de la troisième réunion du Parc King ' Edward a été marquée de succès.Les favoris eurent, encore une belle tenue.mais l’outsider Miss Vigilant, causa une surprise dans la quatrième course en gagnant à une cote de 15 pour I.Les chances de Delightful paraissaient excellentes dans la première course aussi fut-elle jouée à une cote assez serrée.Howard qui la montait lui fit faire un démarrage de grand coureur qui lui assura la victoire devant Pony Girl et Naughty Rose.Bodkin fit pâlir les chances de victoire de Merise jusque dans la ligne droite où ce dernier répondit à l'appel de Grand pour gagner par une tête.Congo, le favori, se contenta de la troisième place.Eamcl ne donna guère d’allure dans la majeure partie e Selves, expliquant à ses collègues la situation politique extérieure, dit que les pourparlers entre la France et FAlllema-gne, se continuent normalement.Le second décret dit que le cabinet a décidé de procéder à la réorganisation de l’armée, projet qui représente le couronnement de la politique militaire poursuivie par la République pendant les q un raid e dernières Saint-Hyacinthe et Terrebonne M.Bourassa est parti ce matin, pour Saint-Hyacinthe, où il parera avec MM.Armand Lavergne, Marsil.Gui mont—et Rodolphe Lemieux, si celui-ci se décide à sortir.Demain, après la messe, assemblée à.Saint-Denis.(Jet après-midi, assemblée à Terrebonne avec MM.Taillon.Nau-tel, Prévost, Beàubien et Masson.DÉSAPPOINTEMENT DES ASPIRANTS A LA PAIRIE ON DISPOSERA DU VETO-BILL SANS CREER UN PAIR DE PLUS — LE GOUVERNEMENT AURA OE L’AIDE, SI CELA EST NECESSAIRE POUR LA VICTOIRE.Un désastre au Japon Tokio, 29.-— Un typhon qui a balayé les côtes du Japon a causé 245 pertes
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.