Le devoir, 25 mars 1930, mardi 25 mars 1930
Volattie XXI *— Numéro 69 Abonnements paria poste : Edition quotidiens CANADA.t (MM CtaU-Unis et Empire BrIUnnique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA .3.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montrt'al, mardi 25 mars 1930 TROIS SOÜS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTHBA1.TELEPHONE: - - HArbour!241« SEMV1C.F DE NUIT: Administration: • HArbour 120 Rédaction: * * HArbour 3679 tiéraol: _* • ’ HArbour 4897 On demande un gardien de l’ordre à Montréal En marge des désordres d’hier soir M.William Tremblay, député de Maisonneuve à l’Assemblée législative, e-st candidat au conseil municipal, dans le quartier Hochelaga, contre l’échevin A.-A.Desroches, président du comité exécutif» C’est le droit strict de M.Tremblay d’en agir ainsi.Il n’habite pas le quartier Hochelaga.La charte ne l’y oblige pas, pas plus qu’etlle n’obligeait M.Léon Trépanier, par exemple, à habiter le quartier LaFontaine quand il y fut élu pour la première fois.M.Tremblay est député.Rien dans la loi n’interdit à un député de briguer les suffrages comme échevin.M.le docteur Poulin était naguère échevin et député.Il reste député et brigue les suffrages à l’échevinage dans Saint-Jean.Bien plus, le comté de Maisonneuve embrasse Je quartier d’Hochelaga, de sorte que M.Tremblay est 'loin d’ètre un étranger dans le quartier puisqu’il en est déjà le député.Enfin, autre détail à noter, personne ne songera à contester que, lorsqu’il s’est présente tomme député contre M.Gustave Marin, depuis magistrat, il a eu à lutter contre toutes les forces que pouvait mobiliser le président de l’exécutif; car celui-ci — et c’est son droit — ne s’abstient pas toujours de s’occuper de politique provinciale, en dépit de ses déclarations.M.Tremblay a-t-il été sage de se présenter au conseil municipal dans Hochelaga?Nous n’avons pas à le savoir.Il exerce en ce faisant un droit strict.Candidat, il a donc voulu tenir, hier soir, une assemblée dans une école du quartier Ho-chckga.On trouvera ailleurs le compte rendu des incidents qui se sont déroulés à cette assemblée.Le candidat, avant même qu’il eût pu parler, a été bombardé d’oeufs gâtés; des manifestants se sont emparés de l’estrade, ont brisé partie des meubles, ont rossé, d’après les comptes rendus des journaux, quelques-uns das assistants apparemment sympathiques à M.Tremblay et .se sont rendus maîtres de la salle.Les agents étaient en nombre insuffisant pour maintenir l’ordre.On dit, nous n’affirmons rien ici, que, lorsque sont arrivés les renforts, ceux-ci se sont employés à maintenir l’ordre en faveur des gens qui s’étaient emparés de l’assemblée.Le candidat, on l’a vu, n’avait pu prononcer une seule parole.Il a été dépossédé de la salle qu’il avait louée.Au courant des incidents, M.Desroches devait être, à cause de sa situation de président de l’exécutif et, conséquemment, de gardien de l’ordre, profondémeni ennuyé.De fait, on aurait pu croire qu’il paraîtrait en personne sur les lieux pour y rétablir l’Ordre.La gravité de la situation justifiait cette démarche.M.Desroches n’a pas fait cela: ses partisans se sont rendus, en certain nombre, à son domicile et il les a félicités.“Je comprends, dit-il, que vous n’avez molesté personne.— Non: Nous les avons rossés!” s’écrie un manifestant.M.Desroches ne retira pas pour si peu ses félicitations.Voici ce que dit à ce sujet la Gazette, très sympathique à l’administration : “I Say — c'est M.Desroches qui parle — you have done well, and why?I say you have acted well.I understand you did not molest anyone, that you did not hit anyone.” “No!" shouted someone in the crowd.“We heat ’em up!" “—But”, continued the alderman, “you felt the blood rise in your veins, and you revolted against the suprême insult offered to you through a candidate from outside the ward being brought into Hochelaga.“1 congratulate you! There is not a single elector in Hochelaga but is as worthy as William Tremblay.You have recognized that, and I congratulate you!” Cheers again stopped the speech.(Les soulignés sont de nous.) Or des manifestations du même genre, sans atteindre à la même violence, se sont produites, hier soir, dans d’autres quartiers.* * * Que conclure?On cherche, à Montréal, un gardien de l’ordre.Ce devrait être normalement le président de l’exécutif: c’est dans sa fonction.Il s’est disqualifié hier.Et s’il fait une enquête sur ce grave incident, comme la décence l’y oblige, il sera à la fois juge et partie.Son discours d’hier est une véritable incitation au désordre.Nous ignorons ce (pie feront ses adversaires, mais il est probable que les troubles ne .pourront que se multiplier d’ici la fin de la lutte, si c’est M.Desroches qui continue de présider à la police.Nos codes doivent, dans la multiplicité de leurs articles, prévoir un cas comme celui-là.Il paraît clair qu’un citoyen du commun qui prendrait l’attitude prise par M.Desroches, hier, serait emprisonné pour incitation à l’émeute.* * * C’est, surtout en période de tourmente électorale, une lourde charge que celle de chef suprême de l’administration de Montréal.Elle requiert du sang-froid, de la dignité, du jugement, de la fermeté, de la décision.N’apparaît-elle pas trop lourde pour M.Desroches?Louis DUPIRE Billet Hu soir Adaptation Pttrce qu’elle, fut jadis fille de table dans un restaurant de Chicago, madame Jimmy Corrigan, de Londres, riche de trente millions, et feune veuve trts lancée dans le monde de Londres, où elle fréquen-"ie la noblesse la plus authentique, vient de recevoir avis, à Cleveland, qu’elle ne sera pas accueillie dans la "meilleure société”.Elle a haussé Us épaules, dit aux journalistes qu'elle n’a que faire des snobs et snobinettes de Cleveland, où elle vécut aux premiers temps de son mariage, et s'en retourne vivre en Angleterre.Son ancien métier de fille de table l’a préparée à bien des avanies.Jadis elle avait la ressource d’échapper un café boaiUan' sur le crâne d’un client désagréable: maintenant, elle tourne le dos à celles gui veulent en prendre de très haut avec elle, — tout comme si leurs grands-parents n’avalent pas été, comme les siens, petites gens sans fortune, braves et labo- rieux, mais auxquels les complications de la vie mondaine étaient et devaient rester ignorées.Les nouvelles élégantes ne reçoivent pas partout accueil aussi frais que celui de madame Jimmy Corri-aan à Cleveland.Jadis, une des femmes les plus accomplies d’une ville canadienne, tenant un salon fort fréquenté, ne cachait guère à ses intimes d’avoir été, lors de sa jeunesse.servante dans un petit restaurant de Winnipeg.Vn jour, elle servit A manger A un jeune homme venu d’Edmonton à travers ta prairie, en charrette à boeufs.Il cherchait femme et t’épousa.Il grandit avec le pays, devint ministre et influent; et s’il garda touiours oael-aue chose du pionnier de VOuest dans ses allures et son vocabulaire, an’U ava't ntttoresaues et narfois outre-mesure colorés, ce fut une des plus élégantes et des plus agréables des femmes de ministres, en ces temps-là.neauennp d’autres, mieux nées et mieux élevées qu’elle, n’eurent jamais son charme, non plus sa distinction de manières et de langaqt.Et celte autre, modeste assistante du maître de poste d’un petit village perdu dans les Provinces Maritimes, devint une des grandes dames de la capitale.Elle avait de l'esprit, du bon sens, du jugement, du tact, si elle n'avait guère de race.Certaines fins de race ne valent pas le commencement d’une.Les exemples sont fréquents, de {tînmes qui ont su s'adapter, à cause de leur intelligence et de leur finesse, à des milieux auxquels on n'aurait pas, vingt ans plus tôt, pensé qu’elles auraient jamais accès.Elles y tiennent maintenant les premières places, tandis que d’autres, qui eurent dès leur jeune âge plus d’avantages, n’ont pas su ou n’ont pas voulu en profiter.Celles-ci comptaient sur leur seul nom pour être quelqu’une.Insolentes, ignorantes, elles ont versé dans un snobisme qui les a conduites à l’état de pcrrucAes «tir un perchoir et qui ne savent répéter que les mêmes stupides formules.Beau plumage, peut-être, mais quelles sottes! Ainsi va le monde.Madame Jimmy Corrigan a bien fait de tourner le dos aux pimbêches de Cleveland pour s'en aller en Europe.Telle biille à Home qui sut s’éclipser à Salnt-Ygan.JEAN LAISNAY - m » mm- Bloc-notes M.Raymond Denis M.Raymond Denis vient d’ètre fait chevalier de la Légion d’honneur.Cela, s’il en était besoin, rappellerait l’attention, sur l’une des personnalités les plus intéressantes de l’Ouest canadien.M.Denis est né en France.Il est arrivé au Canada à l’âge de dix-huit ans et, pendant une dizaine d’années, nous avouait-il un jour, a été trop pris par le souci de s’ouvrir une route dans ce pays nouveau pour s’occuper beaucoup des choses publiques.Comme elles devaient paraître étrangères et lointaines d’ailleurs à ce jeune immigrant français tombé dans un pays inconnu, au milieu d’une population composite, dispersée sur un vaste territoire, et n’avant forcément qu’une connaissance assez rudimentaire des hommes et des choses du Canada.Mais une intelligence vigoureuse et un coeur chaud habitaient ce jeune colon, et plus tôt peut-être qu’il ne l’imagine, il euf le souci très vif de l'intérêt collectif, le sentiment aigu des grandes causes qui sollicitaient l’attention et le dévouement de tous.Lt comme c’est un homme actif, ardent, doué par-dessus le marché, d un remarquable talent de parole, le jeune Français, dès qu’il se jeta dans le mouvement franco-canadien, ne tarda point à y faire sa marque.Il est aujourd’hui, et de-pu,is plusieurs années — encore qu’il ne doive pas avoir dépassé la cinquantaine — au tout premier plan du mouvement.^ un de ces Français qui se sont liés de tout coeur aux intérêts de leur pays d’adoption et lui ont apporte le concours des belles qualités de leur race.La loi des successions La loi des successions, d’une por-ee 1res considérable, annoncée dans le discours du trône, dès le début de janvier, comme l’une des pièces de résistance de la session, a été présentée jeudi soir.Le grand public n a pu en prendre connais-sance que le lendemain vendredi, hile vient d être adoptée en comité général par une Chambre où sié-geaient peut-être une vingtaine de deputes.Elle subira, paraît-il, sa troisième lecture aujourd’hui mê-me, sans que la plupart des gens quelle intéresse ait pu se rendre compte de son exacte portée.Ainsi se font trop souvent, et depuis longtemps, hélas! les lois.Notons, en passant, que le texte hî A OTTAWA Le bill d'exportation des alcools, M.King, M.Caban et M.Bourassa LE CREMIER MINISTRE DONNE PE NOUVELLES PRECISIONS SUR LA PORTEE DE SA MESURE — LA GAUCHE EN CRITIOUE L’OPPORTUNITE, TOUT EN EN ADMETTANT LE PRINCIPE — M.KING PARI E D’UN TRAITE A BREVE ECHEANCE AVEC LES ETATS-UNIS A PROPOS DE NOS EXPORTATIONS — M.CAHAN CRITIQUE L’ACTE DU MINISTERE, AINSI QUE D’AUTRES DEPUTES ___________________ M.BOVRASSA PARLE DE VASPECT IISTERNATIOISAL DV BILL KING ET DES ENGAGEMENTS SERIEVX QVE LE CANADA T PREND initial a subi hier un amendement, qu il convient d’approuver et qui souligne la faiblesse d’une autre partie de la loi.lia été décidé que tout legs fait a un serviteur sera exempt de droits — jusqu’à concurrence de $1,000 — pourvu que ce serviteur ait été pendant au moins cinq années à remploi de son maître.Fort bien, mais il semble bien que l’enfant du veuf ou de la veuve remariée, qui aura été élevé par son beau-père ou sa belle-mère, qui aura peut-être entouré de soins filiaux Ifurs vieux jours, continuera, comme le plus parfait étranger, de paver l’impôt maximum sur le legs qirii pourrait recevoir de son beau-père ou de sa belle-mère.11 nous semble qu’il y a là une anomalie telle que M.McMaster, pour peu qu’il s’y arrête, la voudra immédiatement corriger.Les écoles acadiennes Le prochain cours de M.l’abbé fîroulx (jeudi soir) traitera des écoles acadiennes.C.’cst le début d’une série sur les écoles des minorités françaises.Ce sujet des éco- les acadiennes est à peu près in- O.H.- — à pei connu du grand public.Numéros demandés On demande, pour compléter des collections aux bibliothèques, les numéros suivants de l’édition quotidienne du Devoir: 2 janvier 1914 27 septembre 1919 9 et 30 août 1920 2.3 mai et 22 juillet 1922 29 septembre 192.3 2.3 janvier 1924 10 février et 4 mars 1925 9 janvier 1920 30 mars 1929 On est prié de les adresser comme suit: L’administrateur du Devoir, Casier postal 4020, Montréal.Kpar Emile BENOIST) Ottawa, 25 mars.— La Chambre s’étant formée, hier après-midi dès l’ouverture de la séance, en comité plénier, elle a passé le reste de sa journée à étudier le bill de M.Mackenzie King, “pour amender la loi des exportations”.C’est une façon de désigner la chose.Le bill de M.Mackenzie King a pour but d’interrompre et de prohiber l’exportation de nos alcools aux Etats-Unis, ou plutôt dans tous les pays où existe une loi de prohibition.Il n’y a pas que les Etats-Unis qui soient dans ce cas.Des pays Scandinaves sont prohibi-tionnistes.En vertu du bill que M.Mackenzie King présente actuellement, nous devrons donc théoriquement prendre autant de précautions envers les pays Scandinaves qu envers nos voisins d’outre-qua-rante-cinquième.Il y a cependant pou de chances qtie la Finlande, par exemple, se mette à protester contre l’afflux chez elle du rye distillé dans la province d’Ontario.Ce qui ressort du débat d'hier, c’est que M.Mackenzie King a annoncé que le gouvernement se propose de négocier bientôt un traité avec les Etats-Unis à propos de l’exportation de nos alcooLs chez eux.Cela arrivait à propos comme réponse aux députés conservateurs qui prétendaient qu’au lieu de présenter uij bill pour régler l’affaire des alcools, le gouvernement eût dû entreprendre de négocier un traité.Ia> gouvernement es* à la veille de négocier un traité non seulement à propos des alcools, mais à propos de toute la contrebande qui se pratique entre les deux pays, dans les deux sens.Par ailleurs, en réponse aux blâ-nicis des conservateurs qui prétendent que le bill du gouvernement n’a pour but que de faire respecter — si la chose est possible — aux Etats-Unis la loi de prohibition que nos voisins se sont donnée, le premier ministre rétorque que son bill n’a rien à faire avec les Etats-Unis, qu’il s’agit simplement d’empêchei-les fonctionnaires canadiens d’être comme les complices ou plutôt les instruments des contrebandiers qui exportent des alcools canadiens dans les pays soumis à une loi de prohibition.Pendant le premier discours de la journée, — celui de M.C.-H.Caban, — sous forme d’interruption, le premier ministre a nié absolument que le bill présenté soit le résultat d’une pression de la part du gouvernement de Washington.Le gouvernement, dit-il, entend empêcher que les fonctionnaires des douanes et de l’accise deviennent pour ainsi dire le jouet des contrebandiers de l’alcool dans la république voisine.Cela n’est qu’une affaire de régie interne.Il peut arriver que l’exportation des alcools aux Etats-Unis s’en ressente, mais le gouvernement n’y es* pour rien.Le gouvernement n’a qu’un but: préserver ses fonctionnaires du contact des contrebandiers américains.Au cours du débat qui s’est prolongé toute la journée, les conservateurs n’ont évidemment pas manqué de blâmer lo gouvernement.Sauf le premier ministre et quelques autres, ce ne sont pour ainsi dire que des consiervaieurs qui ont parlé.Les conservateurs se sont tous prononcés en faveur du principe du bill, mais contre le bill même.Iis sont favorables â une mesure pour interdire l’exportation de l’alcool canadien, mais Ils ne veulent pas du bill que présente le premier ministre.Telle est l’opinion, qu’au cours de longs discours, ont émise M.Caban, le Dr Marion et plusieurs autres conservateurs moins notoires.M.Mackenzie King, de son côté, a soumis deux légers amendements â sa mesure, amendements de forme, afin de faire disparaître le moindre doute quant aux intentions du gouvernement.M.Mackenzie King a pris la parole à plusieurs reprises au cours du débat.Nous rapportons plus loin la principale de se» allocutions.M.Henri Bourassa, qui rentrait à peine de Toronto où il avait passé la fin de semaine, a tenu à exposer un aspect de la question que les autres orateurs avaient laissé de côté: l’aspect international.Quel effet, dit-il, 1a nouvelle loi que l’on nous demande d’adopter aura-t-elle sur nos relations internationales?Quel que soit cet effet, il faut avoir i« courage de nous en rendre compte.D’abord, notre loi n aura pour effet d’assécher les Etats-Unis; il serait bien vain de notre part de croire qu’il pubv** en être autrement.Pourrions-nous, par un petit texte de loi, accomplir la tâche à laquelle ont faill^ le gouvernement de Washington, l’armée, la police, la marine des Etata-Unis?D’ailleurs.une loi de prohibition est-elle applicable dans un nays civilisé?Notre loi manque le but auquel elle vise.Mais elle aura posé un précèdent.Nous aurons admis pour ainsi dire qu’il est de notre devoir de faire respecter une loi de prohi-i bition dans un pays étranger, pays qui est voisin du nôtre et qui est bien plus puissant que nous de toutes façons.Par le bill que le gouvernement présente, nous prenons des responsabilités.Si nous prenons la chose au sérieux, elles sont déjà considérables.Elle ne feront que grandir M.Bourassa ne s’oppose pas au bill même parce qne sans pouvoir louanger le gouvernement de présenter pareille mesure, il comprend que le gouvernement peut avoir des raisons d’agir sans pouvoir les exposer.En matière internationale, le cas se produit souvent.Ce qu’il faut, c’est que nous sachions d’avance à quelles choses nous nous engageons.Les Etats-Unis peuvent nous demander, aujourd’hui, telle chose d’une façon polie et demain s© montrer beaucoup plus exigeants à notre endroit.Il faut toujours tenir compte des proportions.Nous avons 10,000,000 de population et ils en ont 120,000,000.Nous rèsuntons ci-après, selon l’ordre chronologique, le discours de M.Bourassa et celui du premier ministre.Il faut niouter que le bill de M.Mackenzie King reste à l’étude au comité plénier de la Chambre.Un peu avant onze heures, le comité a “rapporté progrès" et s’est mis ensuite à l’étude de l’une des questions quelconques.L’étude du bill des alcools se continuera cet après-midi.M.Henri Bourassa Le député de Labelle dit qu’il n’aurait peul-èlre pas pris part au débat si l’orateur précèdent, le député progressiste de Nelson, M.Riril, ne l’y avait invité d’une façon directe.M.Bourassa se voit cependant obligé, sur plusieurs points, de contredire M.Bird, un prohibitionnis-te.D’abord une chose certaine â propos du bill du premier ministre c’est (pie ça n’est pas une mesure prohibitive.Si la mesure ne doit pus rester inopérante, il est clair qu’elle ne sera pas prohibitive pour le Canada puisqu’elle aura comme premier résultat de retenir au pays, pour l’usage des puritains comme des autres citoyens, une certaine quantité d’acoof qui autrement s’en irait aux Etats-Unis.Au point de vue du Canada, le bill aura donc un effet précisément contraire à celui que désire M.Bird.Quant aux mérites mêmes du régime probibitionniste, ça n’est guère le temps d’en discuter.S’il était prouvé toutefois qu’une loi de prohibition est chose applicable, il resterait dans chaque cas à tenir compte de la moralité, de l’éduoa tion et du tempérament d’un peuple.Il n’y a pas de doute que l’on a eu raison, dès les premiers temps du régime français au Canada, d’interdire l’usage de l’alcool aux Indiens.Si le député de Nelson croit que les gens de sa région se trouvent à peu près dans le même état de civilisation que les Durons et les Iroquois d’autrefois, il a parfaitement raison de demander Ja prohibition.A propos du bill même, M.Bourassa tient à signaler un aspect de la question dont on n’a pas suffisamment tenu compte: les conséquences possibles et même probables de celte mesure sur nos relations internationales.Si M.Bourassa eût été présent, l’autre jour, à l’otcasion de fa deuxième lecture, il ne se serait pas opposé au bill.Ca n’est évidemment pas une mesure qu’il eût recommandé au gouvernement d’adopter; par ailleurs il ne voudrait pas là-dessus faire de l’opjio-sition au gouvernement.Mais avant d’inscrire cette loi dans nos statuts, il convient d’examiner les répercussions qu’elle peut avoir sur nos relations internationales.Avons-nous le devoir d’aider un pays étranger à maintenir chez lui le niveau de la moralité ou de i’im-mnraiité?Sans entreprendre de vider la question, on peut difficilement ne pas se rendre compte que les lois de prohibition aux Etats-Unis ont plus fait pour la démoralisation que toutes les autres lois qui ont été adoptées dans ce grand pays depuis un siècle.Les gens bien pensants des Etats-Unis, tenants ou non de la prohibition, sont forcés d’admettre que la façon dont les lois prohibitives sont appliquées chez eux équivaut à une prime à l’hypocrisie.De la prohibition est résulté le mépris de la loi.Pag d'entente parfaite Mais telle n’est pas la question dont le Parlement canadien est saisi.Il s’agit de savoir si notre gouvernement est en mesure de faire mieux que le gouvernement des Etats-Unis pour moraliser le peuple américain.Pouvons-nous ac- complir une tâche à laquelle le gouvernement de Washington, avec l’aide de divers gouvernements d’Etat, n complètement failli?L’est qu’il n’y a pas entente parfaite entre les diverses autorités américaines.Certains gouvernements d’Etat non seulement refusent d’appliquer in loi mais ils suscitent toutes sortes d’embarras au gouvernement central.On boit plus aujourd’hui dans la ville de New-York qu’au temps où là prohibition n'existait pas et les plus forts tenants de la prohibition sont précisément les gens qui en profitent le plus.Espère-t-on par la seule vertu d’une petite loi adoptée par le Parlement canadien faire respecter des lois qui sont restées parfaitement inopérantes malgré la police, l’armée et la marine américaines?Mais laissons cela.En votant le bill du premier ministre, le Parlement est-il sérieux?S’il l’est, il s’ensuivra nécessairement, dans deux ou trois ans, si cette même loi reste inopérante, que le gouvernement et le parlement canadiens devront se iusti-fier auprès de la nation américaine et auprès du gouvernement américain.Pour assurer le maintien de relations amicales avec nos voisins nous prenons l’obligation de prohiber l’exportation aux Etats-Unis de liqueurs alcooliques fabriquées au Canada mais sans cependant prendre aucune mesure pour empêcher la fabrication de ces alcools.Pourtant les distilleries d’Ontario pourront continuer de fabriquer du whisky et elles chercheront comme de raison ,à l’expédier sur les marchés qui leur sont le phis profitables.Si le bill du premier ministre veut dire quelque chose, si les déclarations du gQii-vernement sont sérieuses nous ne pouvons pas ne pas prendre les mesures voulues pour que l’alcool canadien n’atteigne plus le marché des Etats-Unis.S’imagine-t-on à la vérité qu’il suffira de faire tenir une copie de la loi aux contrebandiers de l’ai cool pour qu’ils cessent aussitôt leur négoce clandestin?Seront-ils plus fortement impressionnés par une loi promulguée au nom du roi d’Angleterre et portant la signature du gouverneur général qu’ils ne l’ont été dans le passé par des lois votées â Washington?SI le parlement canadien est sérieux en votant le bill qu’on lui soumet, le gouvernement devra établir une étroite surveillance tout le long de la frontière eanndo-améri-eaine, veiller à ce qu’il ne soit plus possible que de vertueux Américains Viennent s’approvisionner chez nous de liqueurs alcooliques.Comme de raison, pareille surveillance nous coûtera quelque chose mais nous serions toutefois mal venus de nous imaginer que les Etats-Unis seronl disposés à nous dédommager.Nous dépenserons des millions de dollars chaque année pour tenter niais en vain de faire respecter notre propre loi.Deux chanjfements Le bill à l’étude comporte deux changements à la loi des exportations: il ne sera plus permis de sortir des entrepôts sous scelle du gouvernement de l’alcool destiné à être exporté dans un pays soumis à une loi de prohibition; il ne sera plus permis d’accorder un congé de partance à un navire ayant à son bord des alcools destinés à un pays soumis à la prohibition.Ces deux petits changements nous conduisent loin.Par exemple, tout le whisky canadien qui est expédié à Saint-Pierre et Miquelon est bel et bien destiné au marché américain.On ne peut se faire d’illusion à ce sujet.Le chef de l’opposition a signalé le cas, la semaine dernière, et avec raison.Si le bill disait d’une façon précise que l’exportation de notre alcool dans certains pays ne sera plus permise, il n’y aurait pas le même danger.Nous ne serions responsables que des congés de partance et des autres documents signés à la sortie des distilleries par des fonctionnaires du gouvernement canadien.Mais le bill insiste sur la “destination”.Nous pouvons bien interpréter le mot “destination” à notre façon mais le gouvernement américain l’interprétera peut-être autrement.Nous adoptons cette loi pour faire plaisir à nos voisins.Mais quand ceux-ci s’apercevront que le whisky canadien a simplement changé d’itinéraire pour se rendre chez eux, qu’au lieu de passer de Windsor à Detroit il fait un détour par Miquelon.ne diront-ils pas que nous nous sommes solennellement engagés à interdire l’exportation de l’alcool “destiné" aux Etats-Unis?M.Adshcad: “La destination, c’est le pays Lmiiqué sur le congé de partance.” Le mot “destination” M.Bourassa fait observer que telli' est l'interprétation que nous pouvons donner au mot “destination”.11 ne s’ensuit pas que les Etats-Unis accepteront cette interprétation.Ca n’est pas sans un but bien défini que ce bill est présenté au Parlement.Il serait futile de jouer sur les mots.C’est de notoriété publique que presque tout l’alcool qui est exporté d’Europe ou du Canada à Miquelon est “destiné” aux Etats-Unis.Des pourparlers ont même-été engagés à ce sujet entre les Etats-Unis et la France.Pour assurer le maintien de relations amicales avec les Etats-Unis, devons-nous nous exposer à des relations tendues avec la France?C'est pourtant ce qui pourrait arriver par suite du fait que notre whisky.au lieu de se rendre directemem aux Etats-Unis, par la voie régulière et légale, prendra un chemin détourné, fera d’abord Ain stage dans une colonie française.Selon toute évidence, le projet de loi du gouvernement n’atteindra pas le but que l’on se propose.II n’améliorera pas nos relations avec les Etats-Unis mais ne fera que retarder un peu les difficultés et les embarras auxquels le premier ministre faisait allusion l’autre jour.la* premier ministre invoquait l’autre jour en faveur de son bill le témoignage de lord Gurzon.Il n’est tout de même pas probable que ça soit le même danger qui existait en 1923 qui ait pu déterminer la présentation de la mesure actuelle.Le premier ministre a sans doute cité les paroles de lord Curzon pour illustrer sa pensée, pour indiquer des choses qu il prévoit comme possibles.Il est clair que c’est le présent et l’avenir qui doivent nous préoccuper et non pas le passé.Avant les prochaines élections aux Etats-Unis il est possible que le gouvernement de ce pays change d’attitude.Cela dépendra beaucoup du résultat des élections partielles de cette année, alors que la moitié de la Chambre des Représentants et que le tiers du Sénat devront être renouvelés.Mais supposons que le gouvernement américain soit sérieux et qu’il tienne à ce que nous appliquions cette loi après l’avoir adoptée.Au fait, c’est à nous et non pas aux Américains qu’il appartiendra de mettre cette loi en vigueur.Il faudra tenir compte de l’esprit de la loi.Ce qui arrivera fort probablement, c’est que le gouvernement devra alors admettre que la loi n’a pas atteint son objet En prévision de cela, il vaudrai! sûrement mieux restreindre les pouvoirs accordés au gouvernement, en ne cherchant à faire disparaître que les inconvénients relatifs au premier congé de partance, sans spécifier la “destination”.Que le gouvernement canadien n’assume d’obligation que pour la première exportation de nos alcools et qu'il laisse aux Etats-Unis le soin de faire la police douanière pour les alcools même canadiens qui lui seront expédiés de Miquelon.Le commerce d’alcool à Saint-Pierre-et-Miquelon M.Bourassa fournit à la Chambre des renseignements détaillés et précis — il les tient de représentants et d’agents de compagnies de transport — à propos de l’organisation du commerce des alcools à Saint-Pierre-et-Miquelon.Ce commerce se fait avec un certain cynisme mais sans hypocrisie.L’alcool, venant d’un peu tous les pays, est placé en de vastes entrepôts.Des banques n’hésitent pas à accorder un large crédit sur ces stocks, de la même façon que nos banques avancent de l’argent sur le blé qui se trouve en entrepôts.Des navires enregistrés en Angleterre ou en Hollande viennent prendre des cargaisons d’alcool, après avoir désintéressé la banque.Les navires ont des documents parfaitement en règle.Ils obtiennent régulièrement leur congé de parlance.Mais à peine ont-ils gagné ensuite la haute mer que ces petits navires changent de noms.Ils ont un nouveau livre de bord, de nouveaux documents.Sous d'autres noms, ils ont été enregistrés ailleurs.Qa n*est apparemment pas le même navire qui a pris une cargaison à Saint-Pierre et qui vend, en haute mer, de l’alcool aux contrebandiers qui l’introduiront aux Etals-Unis.Mais en ce qui nous regarde, si nous prenons rengagement d’empêcher l’exportation de l'alcool canadien destiné à un pavs où existe une lot de prohibition, ne devrons-nous pas suivre jusqu’à sa destination finale l’alcool que nous exportons d’abord à Miquelon?Car il n’y a pas de doute que l’alcool canadien prendra bientôt la route de ces ties françaises.I-es contrebandiers y perdront un peu de leurs profits, l’itinéraire étant (Saite à la page 2) LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 25 MARS 1930 VvLiUfllIS AAI A Québec Les crédits de M.Galipeault La Chambre ies lui vote, sauf ceux du palais de justice de Québec, en suspens - Pensions aux veuves des magistrats - Les lois de chasse - On ne pas de perdrix avant ci nq autres années tuera DEUXIEME LECTURE DU BILL SUR LES SUCCESSIONS (Par Alt'xi s GAGNON) ouverte avec dix-sept députes prè- Ouébec, 2jC-Nos députés n’ont ! sents.La mesure la plus importan- f ' a i A ^ a.fl.tfk • m t A.J n a .A A ^ A *-v m a* ft / I 1 i* VII 11 11 guère fait de tapage hier.Ils étaient d’ailleurs si peu nombreux un il n’y a pas eu quorum les trois quarts dû temps.Par contre ils ont abattu beaucoup de besogne et M.Antonin Galipeault s’est fait voter joyeusement force crédits.MM.Al-déric Plain.(Dorion), cl Aimé Guertin, (Hull), se chargeaient d’entretenir la verve du ministre.Ces deux messieurs manifestant a l’égard de M.le ministre, depuis deux ou trois séances, une urbanité et une courtoisie dont M.Galipeault paraît assez éberlué, il flai-"n quelque piège et songe sans doute que tant d’amabilité est insolite.Les crédits du palais de justice de Québec ne sont pas encore votes et on sait qu’ils ont été le cauchemar de M.le ministre depuis quelques années., .Car M.Galipeault est la Penelope de notre gouvernement.Il doit se retirer, parait-il, quand la dentelle de pierre que serait le pala^ de justice de Quebec sera terminée., Or depuis sept ans.ou a peu près, Pénélope semble défaire la dentelle de pierre, afin de donner le change aux prétendants au fauteuil du ministre.Plus les travaux avancent.moins ils paraissent avoir chance de finir.Quand donc, reviendra le sage l lysse?En attendant, M.Blain s est ennuis auprès de M.Galipeault si le palais de iustice de Québec sera aussi beau crue la cathédrale de Rheims.A quoi le ministre a répondu que ce sera l’un des plus beaux en Amérique.• \|.Guertin s’est surtout intéressé au palais de justice de Hull.H affirme que tout s’y passe de façon patriarcale et que les barreaux des cellules ne sont point un obstacle irréductible.Ce qui rappelle a M.Rlain, certain palais de iustice sans cellule, où le gardien bénévole permettait à ses prisonniers daller veiller le soir, sur foi juree qu ils reviendraient.Le premier ministre n a point pressé les labeurs gouvernementaux et à 10 heures et demie du soir, la séanee s’est ajournée à mardi après-midi.Adoptation du bill sur le drainage La séance de l’après-midi s’est par l’article 47 de la loi de la chasse (Statuts refondus.11)25, chapitre 86) soit à l’avenir fixé pur le lieutenant-gouverneur - en - conseil conformément aux dispositions dudit article 17, tel que remplacé par la loi qui accompagne la présente résolution.Le ministre «le la colonisation, M.Laferté, expliqua que ce bill avait pour but de rendre notre loi semblable à celle de l’Ontario de ce côté,,au point de vue de la pn-! me pour la destruction des loups.| "Les loups, dit le ministre, causent ! des dégâts considérables qu’il im-' porte d’enrayer”.Le ministre ex-! pliqua ensuite la principale clause du bill faisant suite à la résolution, I et qui contenait cette clause addi-I tionnelle."Le ministre peut payer, à même les revenus provenant de la mise à exécution de la présente loi, une prime à toute personne habitant la province qui lui prouvera de la manière ci-après déterminée, avoir tué un ou plusieurs loups dans les, limites de la province.Le montant de la prime pour chaque loup exterminé sera fixé par le lieutenant-gouverneur en conseil.La peau complète, y compris celle du crâne, devra être nettoyée et envoyée au département, aux frais de l’expéditeur.avec une déclaration, suivant une formule prescrite, attestée sous serment devant un juge de paix pour déterminer le lieu et la date, où il aura tué ce loup ou ccs loups.La peau, après avoir été marquée de la façon décidée par le ministre sera retournée à l’expéditeur aux frais du département”.___________ .La chasse de la perdrix, défen- attendu qu’il suffisait de l’obstrue-j (jlle jj y a cimj anSi reste prohibée tion d’un seul intéressé pour tout j pour cinq autres années bloquer, quand même tous les au- foi]] Sl]bit alors sa troisième très auraient consenti au projet.]eC|ure> pnis immédiatement la Une telle disposition légale mena- Chambre se forme en comité des çait de ruiner le programme de subsides pour étudier les crédits du drainage le plus complet, le mieux | ministère des travaux publics.L’ar-fait.ou à tout le moins eût necessi-1 jjc]P (jc $500,000 pour ponts et routé des pourparlers, des négocia- ieS( laissé en suspens vendredi déniions, des lenteurs à n’en plus fi- nicri fut alors étudié.C’esl une aug- te adoptée eet après-midi, est un bill amendant les articles 502 et 503 du code municipal.On sait (pie pour sanctionner un règlement ou un accord pour la réglementation des cours d’eau, il faut obtenir la signature de tous les propriétaires intéressés.Or la réglementation des cours d’eau dans le programme agricole de M.J.L.Perron est synonyme de tout son programme de drainage.M.J.L.Perron a chargé ses employés de préparer des plans de drainage dans toute la province, non pas comme autrefois, par petites étendues, mais par grandes régions, parce que le drainage des terres dépend surtout de la régularisation des cours d’eau.Or avec l’ancienne loi.la régularisation des cours d’eau n’était pas chose facile, $50,000 sur l’année mentation de dernière.“Où est la saine doctrine parlementaire?” M Blain demanda alors si les ponts et routes, particulièrement ceux du comté de Belleehasse, se faisaient beaucoup plus nombreux.‘‘Comme le ministre des travaux nir.Un changement légal s’imposait et c’était le but du bill présenté par Àl.Lucien Dugas.Par ce bill, il ne faudra désormais que les 3-4 des,' signatures des intéressés pour autoriser le conseil municipal à sanctionner le règlement pour la régularisation d'un cours d’eau.En plus les intéressés qui n’auront pas voulu signer, auront l’occasion de dé- D „ .fendre leur altitude, car le conseil publics est depute de Belleehasse, devra les convoquer avant d’adopter le règlement.Ce bill a été adop té en troisième lecture.Amendements au bill sur droits successoral^ les Avis île décès Al’MONT — A St-Alexis de Montres!, le 24 mars courant, A l’Age de 80 ans, est dA-rédé Denis Aumont.cultivateur.m- némllles auront Heu jeudi matin, le 27 du courant.A 10 h.30.A féfllse paroissiale et de IA au cimetière.Parents et amis sont priés d'assister sans autre Invitation.SERVICE ANNIVERSAIRE BELANGER-JASMIN — Jeudi le 27 mars courant sera chanté h 9 heures en l'église de St-Laurent un service anniversaire pour le repos de l'Ame de Madame Prime Bélanger.née Rose-Anna Jasmin.Parents et amis sont priés d'y assister.répliqua M.Galipeault, il n’y a au eun doute que cela a stimulé la demande, mais on verra que dans plusieurs autres comtés, il y a eu des travaux considérables”.En réponse â M.Guertin, le ministre dit que la subvention nor-La Chambre a adopté le bill des ! male du gouvernement pour les droits de succession en deuxième I çonts^et, routes étaü de a0%, et le lecture.M.A.R.McMaster y a.ap-, porté plusieurs amendements.Le bill comprenait une clause exemptant tout don fait pour fins religieuses, charitables et éducajion-nelles, à une corporation ou à un individu résidant dans cette province.Par un amendement il n in-clti les sociétés, afin de faire bénéficier du bill diverses sociétés ou organisations protestantes.En plus i travaux prévus-’, député de Hull fit alors remarquer que la politique de demander un montant quelconque pour l’article ponts-routes ou tout autre article aussi général était contraire aux prérogatives de la Chambre ‘‘Il n’y a pas moyen de savoir, dit-il, où et comment l’argent va être employé.J’ai ici le budget fédéral.On donne la liste complète de tous les il fait une exemption de droits pour legs fait à un domestique, jusqu’à concurrence de $1,000, quand ce domestique a été à* l'emploi du légataire cinq ans.Un autre amendement permet aux héritiers de disposer immédiatement d'une somme de $1,000 afin de régler les frais funéraires Où est la saine doctrine parlementaire?reprit alors M.Rlain.Nous n’avons pas de détails, et nous ne pouvons avoir un contrôle efficace sur les deniers publics.Comment pouvons-nous dire que nous avons fait une bonne chose, quand nous avons voté *500,000 pour les ponts-routes, *5,000,000 tion de la section des détenus aliènes, $2,000; palais de justice de Montreal, ameublement.$6,500,80.L opposition critiqua la lenteur des travaux au palais de justice de Quebec, et M.Aldérir Blain remarque que 1a deuxième génération verrait peut-être lu fin des travaux.M.Gulipaull a répondu que les travaux de réparation ne pouvaient se comparer aux travaux de construction, et que le palais de justice de Québec serait l’un des plus beaux en Amérique.Au sujet du palais de justice de Hull, M.Blain demande au ministre s’il y a là de bonnes cellules pour les prisonniers.-“C’est un bon palais de justice, répondit M.Galipeault.” “il me semble, reprit M.Blain, qu’il esl un peu comme certains palais de justice sans cellule, où le gardien permettait aux détenus de sortir le soir sur parole.” Plus de $700,000 au ministère des Travaux publics Les "item” furent alors votés en même temps que $50,000 pour les établissements industriels, et $600 pour le traitement du registralre de la loi des différents ouvriers à Québec.M.Aimé Guertin.député de Hull, se plaint d’une lettre que lui a écrite le sous-ministre du Travail.M.Galipeault lui répond que M.Guyon n’avait certainement pas eu l’intention d’être désagréable au député de Hull.La Chambre avait voté au delà de $700,000 à M.Galipeault quand elle s’ajourna à 3 heures cet après-midi.Alexis GAGNON Le Dr J.-A.-G.Gouin n’est pas candidat Le Dr J.-A.Gustave Gouin.chirurgien-dentiste, de la rue Sherbrooke, qu'une nombreuse délégation avait prié de briguer les suffrages dans le quartier Crémazie, nous prie d’annoncer que ses nombreuses occupations professionnelles l’empêchent de satisfaire à la demande des contribuables et qu'il ne sera pas candidat à l’échevinage dans ce quartier.Il remercie ceux qui avaient songé à lui en cette circonstance.PETITE VIE DES SAUSTS A OTTAWA {Suite Ue la 1ère tone) plus long, mais il en restera toujours assez pour les satisfaire.La contrebande des alcools est en effet une entreprise rémunératrice.Le gouvernement de Washington ne vient-il pus de poursuivre un bootlegger de Chicago en réclamation de $1,600,(100.représentant ec qu’il doit en impôt sur le revenu?Un million en impôt sur le revenu, c’est significatif.Une autre chose dont il faut sérieusement tenir compte c’est que le Canada, avec sa population de 10,000,000 d’haliitants, ne peut tenir tête aux Etats-Unis et à leurs 120,-000,000 d’habitants.Il faut garderie sens des proportions.Le monde de la diplomatie ne l’a jamais perdu.Un grand pays ne s’adresse pas de la même façon à un pays de sa taille qu’à un pays beaucoup plus petit.Un petit pays ne peut répondre a un grand pays sur le même ton que celui-ci a employé, (’/est une chose qu’il ne faut pas perdre de vue.Le premier ministre n’aimerait probablement pas à admettre que telle est la situation du Canada mais H vaudrait tout autant et même mieux en faire fout de suite l’admission.Pourquoi se cacher la vérité?Parce que ce sont les Etats-Unis Cette mesure que présente le gouvernement a pu être demandée d’une façon polie mais ferme et, quand il s’agit d’un pays disposant de moyens aussi considérables que les Etats-Unis, on peut s’imaginer ce que cela peut vouloir dire.Au point de vue international c’est la seule raison qui puisse justifier le gouvernement de proposer cette mesure, qui puisse justifier le parlement de l’adopter.Que ça soit l’une des Guy an es qui nous demande de passer une telle loi, penserions-nous simplement à en tenir compte?Nous refu- serions même de considérer pareille demande si elle nous était faite pur la France ou par 1 Italie?ht nous aurions raison.Si notre parlement est forcé d’agir parce que la demande est faite par les Etats-Unis, que les Etats-Unis sont nos voisins, que les Etats-Unis sont puissants, ayons tout de même le courage d’euvisa-ger la-situation telle qu’elle est.11 n’y u pas de doute que la demande qui nous a été adressée était faite d’un ton amical.Nous devons tout de même nous attendre qu’avec le temps, si la mesure en question est inefficace, chose à prévoir, —• le ton des demandes se fera moins amical, un peu plus pressant.Le gouvernement doit se rendre compte des responsabilités que nous assumons du fait de cette législation.Le gouvernement ne peut évidemment pas tout dire ce qu’il sait.Il serait déraisonnable de s’attendre à cela.Il arrive, de temps en temps, que les gouvernements soient obligés de cacher certaines choses.11 leur arrive même d’en cacher trop.Mais il est certain qu’en certaines circonstances, dans raccoipplissement de son devoir d’Etat, un gouvernement ne peut tout dire.En pareille occurrence, 11 vaut mieux ne rien dire du tout.Un gouvernement peut en dire juste assez pour faire naître des soupçons, des doutes, de l’appréhension.Le Parlement comme le public en général se demandent alors ce qui en est.On veut savoir quel est le danger qui existe.(Suite à la 3e page) Rabagas, le 27 mars 1930, par les Anciens du Gesù Jeudi sofr, le 27 mars 1930.clôture de saison des ANCIENS DU GESU, dans la salle académique du Collège Sainte-Marie.A cette occasion l’on interprétera “RABAGAS” comédie en quatre lui! Par» La Reine de« huiles d'olives La plu» Savoureua» En ment* ekm tm prtnapmr èpèden et pharmathne G.MARCELLIN A QÉ nks rames „ « gtnt génêrml p+mr h 0Pmmék I J.ALFRED OUIMET MONTMBAL actes, de V.Sardou.Tous les ANCIENS DI’ GESU er seen ".Billets en vente au sous-sol d< L église du Gesii, rue il unir,v.i.au-caster 4453.(Communique I Les Chanteurs de Notre*Dame A f.A CONFERENCE DU R.F’ BELLOUARD CE SOIR, A SAINT SULPICE On voudra bien se rappeler qui les Chanteurs de Notre-Dame pré teront ce soir leur concours au R.P Bellouard, conférencier à Saint-Sul pice.Us auront un programme trè; varié de pièces musicales, 25 MARS SAINT RICHARD, ENFANT, MARTYR Le bill étant adopté en deuxième P°ur VfHrie> sans savoir comment lecture et en comité plénier, la troi- ’ urgent sera dépensé?” sième lecture en est ajournée à plus Du adopta alors l’article, et la 1 Chambre vota ensuite $40,000 pour réparations et entretien des bu-de reaux du gouvernement à Montreal.tard.Pensions aux veuves magistrats iNécroIogle Adoption de quelques bills AUBIN A Sherbrooke, le 23.n 34 ans I.aura Garand.épouse de Jos.Aubin.AUGER — A Montréal, le 22.A 81 an».7,élire Auger, épouse de feu Htldcvert Bor-deleau.BIENVENUE — A Montréal, le 24.a 50 ans, Victoria Favreau.épouse d Ollva Bienvenue BISSON NETTE — A Terrebonne, le 24, A 70 ans.Mlle Marie-Louise Btssonnette CHAMPAGNE — A Montréal, le 23.Mme E Chevrier.CLAPIN — A Montréal, le 23, A 85 ans, Eusébc Clapln.DECELLES — A Montréal, le 23, à 72 ans Dame veuve Alphonse Dccelles, née Cordé-11a Favreau.FAl.ARDEAU - A Cartlervllle.le 22.A 21 ans.Rose-Aimée Falardeau, fille de feu Arthur Falardeau.FORGET — A Montréal, le 23, à 70 ans, Virginie Ménard, épouse de Joseph Forget GAGNON — A Lachine.le 23.A 86 ans dame Marie Bolvln, épouae de Alphée Gagnon GINQRAS A Montréal, le 22, A 71 ans Louis Glngraa ISABELLE — A Montréal.! e 22.a 75 ans.M.Pierre Isabelle.LACOSTE- PRIME A U — A Verdun, au No 3740.A 74 an».Marie Lacoste, épouse de feu Léon Prlmeau LANGEVTN - A Montréal, le 23.a 81 ans.Mme veuve Cyp.Langevln, née Eléonore Leduc.LAUZtERE — A l'hOpltal du Sacré-Cœur, le 24.A 23 ans.Henri Lauztére.LKBEAU — A Montréal, le 24.A 89 an», Mlle Maria Lebeau.fille de feu Maxime Lebeau et d'Aurélie Lamarche.LEFEBVRE-WILHELMV — A Montréal, le 22.A 42 ans.Héléna Wtlhelmy, épouse d'OUer Lefebvre.LEVESQUE — A Montréal, le 24, A 70 ans.J.-Odilon Lévesque.MATTE — A Montréal, le 22, A 48 ans.Cléophas Matte.MILLETTE — A Longueull, le 23.A 75 ans.Mme Pierre Mlllette, née Mélina Oublie.MONAGHAN — A Atlantic City, le 12, Mme J-E.Monaghan mée Rltha Satnt-Denlsl.A 28 ans, 8 mol».MOORE — A Montréal, le 23.A 59 ans.Joseph-James Moore PATEN AUDE — A Montréal, le 23.A 80 ans.Marceline Bonnier, épouse de feu Cléo-Bphas Patenaude.PARENT — A Montréal, le 24.A 22 ans.Mlle Simonne Parent.PELLETIER — A Montréal, le 33, A 50 ans, Arthur Pelletier PEPIN — A Jollette.le 24.André Pépin PETTTGREW — A Montréal, le 22.A 63 ans.Marie Côté, épouse d'Adolphe Pettigrew.La Chambre a pris en considéra- tion les articles 1,320 et 2,144 du! Anrée o.-nir mu______u code civil relativement à certains fian^ ^ |oi fJ|) JX'.le sur le reve-cents faits hors de la province de nil> e, ,a ]oi niodifianl la loi de la ^ , r< .| taxe sur les corporations, la Cham- Le premier ministre explique bre a pris en considération un bill qu'il s’agit de certains écrits qui de 51.Mercier Intitulé: Loi modi-exigent la signature du consul bri- fiant la loi du régime des eaux cou-tannique.“F’arfois, dit-P, les in- rantes".Ipressés devaient faire de longs: r/article qui est amendé, dit M.voyages pour rejoindre le consul.; Mercier, ne contenait pas le para-AJ «venir, la signature du notaire graphe du présent article.Ailleurs, nous disons quatre semaines, au lieu d’un mois pour rendre la En 1180, les Juifs de Paris attirèrent dans une de leurs maisons, vers la fête de Pâques, le Jeune Richard, âgé de douze ans, se saisirent de lui et le conduisirent dans un caveau.Là, le chef de la synagogue l’interrogea sur sa croyance et sur ce que lui enseignaient ses parents.Il répondit avec la fermeté digne d’un chrétien: ‘‘Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, et en Jésus-Christ, son Fils unique, et de la Vierge Maire, crucifié et mort soils Ponce Pilate”.Le rabbin vexé de cette profession de foi le fit fouetter cruellement.PQusleurs Juifs lui crachèrent au visage, et proférèrent des blasphèmes contre la divinité de Jésus-Christ, tandis que Richard le bénissait sans cesse, ne prononçant point d’autres paroles que le nom de Jésus.Après ce premier supplice, l'enfant fut élevé sur une croix, comme le divin Sauveur sur le Calvaire.La barbarie de ses bourreaux ne put ébranler le courage (Tu jeune martyr, qui expira en prononçant, une dernière fois, le nom adorable de Jésus.C’est à la suite de ce crfme.que Philippe-Auguste bannit tous les Juifs du royaume de France.Dieu honora la mémoire du saint martyr par les miracles qui s’opèrent sur son tombeau.sera suffisante On prit ensuite en considération la loi concernant la pension des juges des sessions, des magistrats de police, et des magistrats de district.Les résolutions se lisaient comme suit: “Que, à compter de la date de la sanction de la loi qui accompagne la présente résolution, une pen- Confrrencp de M.Wilbois chose plus claire.bill fut adopté et l’on étudia la loi modifiant la loi de la législature.“Ce bill parait assez long, dit M.Tascereau, mais sa portée est très courte.11 a pour but de conférer à l’Orateur suppléant les mêmes pou vion de 81,200 par an soit payée à voirs qu'à l’Orateur en l’absence de la veuve d'un juge des sessions de lu paix, d'un magistrat de police, ou d’un magistrat de district qui est décédé le ou avant le 21 novembre 1927, et que cette pension sera payée a cette veuve sa vie durant et pendant viduité.—“Il y a trois ans.dit alors le premier ministre, nous avons accordé une pension aux juges des sessions et aux magistrats de district.On nous a rappelé qu’il y avait quelques veuves de magistrats qui vivaient, et dont les maris avaient été longtemps au serviee de la Province.Nous avons cru (tue la pension devait s'appliquer pour le présent comme pour l’avenir.“Le gouvernement, fit alors M.Guertin.a-t-il l’intention de voter une pension aux veuves qui ont bien servi la province?—“Ce bill est déjà un premier pas, fit le premier ministre, commençons par là, nous verrons ensuite.Les résolutions relatives à ce bill furent alors adoptées, et le bill basé sur res résolutions subit sa deuxième lecture.La troisième lecture aura lieu à la prochaine séance.ce dernir.Le bill fut adopté’ aussitôt.l a Chambre a étudié ensuite la loi modifiant la Loi des licences qui a été adoptée immédiatement.Réparations de palais de justice et de prisons De nouveau en comité des subsides, la Chambre a repris l'étude des crédits au ministère des travaux publics et du travail.Elle a voté la somme de $80,000.pour les palais de justice et les prisons: entretien et réparations; les assurances, *30,000: palais de justice et prison de Joliette, réparations, $25,-000; palais de justice et prison de Riviêre-du-Loup, réparations, $30,-000; palais de justice de Québec, ameublement, $50,000: palais de justice et prison de Hull, réparations, 810.000; palais de justice et prison de la Malbaie, réparations, 815.000; palais de justice et prison de Sherbrooke, réparations, $15,000; prison de Chicoutimi, ameublement, $5,000; prison de Bordeaux, ventiia- M.1.Wilbois, conférencier de | l’Institut Scientifique Franco-Cana- ! dien, qui donne actuellement tous les lundis, mercredis et vendredis, des Conférences à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales, commencera à l’Ecole de Sciences Sociales, une nouvelle série de conférences.La première aura lieu dans le grand amphithéâtre de l'Université de Montréal, ce soir à 8 heures 30.M.Wilbois v traitera le sujet suivant "LA CONCEPTION DE f.A VIE CHEZ DBS DIFFERENTS ' PEUPLES" Le public est condialement invi-j | té.PHARMACIE LAURENCE Angle Saint-Denis et Ontario Drovaai et Produits OhluUqu** «up*rt*ur».Tou» im remédia nouTeaua PRESCRIPTIONS médicales remplie* aver aoin.LlTraiion rapide par toute la tIBc.‘Il nous en coûte .La SocitHé Coopérative DE FRAIS FUNERAIRES Entrepreneure de Pompe» Funèbre» et AMurances Funéraire» HARBOUR 5555 J82, HUE SAINTE-CATHERINE EST demanda hâte d’en BOURGIE La Cuapugaie d’é—uruent ITBQRL BOURGIE LIMITW Ho(T*prr"rurt d- Pmiipes funèbre» AMwrenc* funèrntr* Wllbank TU» Sympatblee Service ££39, Notre-Dame Ou eet “Le gouvernement, alors M.Guertin.a-t-il finir avec la session?— “Vous êtes tous si aimables, répondit M.Taschereau, qu'il nous en coûte de nous séparer." Amendements à la loi de la chasse Les résolutions relatives au bill modifiant la loi de ta chasse, bill présenté par M.I.aferté, furent alors étudiées.Elles se lisaient roiume suit: "Que le montant de la prime accordée à tout habitant de la province qui aura prouvé qu'il a tué un ou plusieurs loups dans les limites de cette province, fixé à $15.00 Docteurs.Consultez ! ! ! 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GERMAIN CHOUINARI) FERA LA LUTTE A M.HOUDE — LE MAIRE OUVRIRA SA CAMPAGNE JEUDI SOIR \U MARCHE DE MAISONNEUVE - i ,= , .„ .M.MERCURE FERA SON DEPOT ' tin .deva“*.lejuge.P.Deniers.Hier LE TEMOIGNAGE DE M.MATHIEU L’ECHEVIN DE SAINT-HUSKBK PARLE DE SON ELECTION -LE DOSSIER DK CARNACA La cause en contestation de leche-vin Miêthieu s’est continuée ce ma- A OTTAWA (Suite de la 2cmc page) Les exigences de Washington En cette matière de l’exportation des alcools, jusqu’où iront les exigences du gouvernement de Washington?Le public canadien ne le sait pas et le gouvernement canadien ne le sait pas davantage.Le gouvernement américain ne le sait peut-être pas lui-même, parce que, outre quarante-cinquième, comme chez nous, l’opinion publique est soumise à des courants et à des contre-courants.S’il arrivait que la coalition des prohibitionnistes, des moonshiners et de.s bootlegf/ers fût rompue — il n’est pas impossible que le bon sens finisse par triompher dans la république voisine — la situation serait complètement changée.Si par conlre Ja population des Etats-Unis, de son plein gré ou contre son gré, décide de maintenir ses lois de prohibition et entreprend d’exiger de nous des concessions pour le maintien de relations amicales, dans ce cas nous devons nous préparer à faire bien plus qu’il n’est généralement prévu.Nous devons être prêts à subir les conséquences des actes que nous posons maintenant.Pour rester alors en bons termes avec les Etats-Unis nous devrons peut-être avoir des difficultés avec la France, par exemple, et aussi avec d'autres pays.Aux Antilles L’organisation commerciale qui existe à Miquelon existe égalemen dans les Antilles hollandaises, dans les Antilles françaises, dans toutes les Antilles.L’alcool qui n’est pas déchargé à Miquelon prend la route des Antilles.Ce sont des navires du Canadien National qui le transportent à Nassau, à Sainte-Lucie, aux Barbades, aux Bermudes, à la Jamaïque mais la destination finale est toujours la même, les Etats-Unis, dont la population est probablement la plus vertueuse qui soit mais en meme temps la plus as-soi fiée.Les gens de la province de Québec en savent quelque chose.Lorsque les puritains des autres provinces frémissent d’horreur en pensant à la quantité d’alcool consommée dans la province de Québec, ils devraient tenir compte que les neuf dixièmes de cette consommation sont produits dans les distilleries d’Ontario et d’Ecosse et que les deux tiers en sont consommés par les puritains et les prohibitionnistes des Etats-Unis.Il y a quelques années seulement les puritains et les prohibitionnistes d’Ontario comptaient pour quelque chose dans la consommation des alcools de la province de Québec.Mais heureusement que c’est à domicile que les Ontariens consomment maintenant leur part d’alcools.Chacun reste chez soi pour consommer, le Québécois comme l’Ontarien.11 n’y a (pic pendant la saison de juin è septembre que la consommation augmente.C’est qu’à cette époque de l’année le touriste, pris d’enthousiasme pour nos paysages, fréquente nos Laurenti-des, navigue sur les eaux calmes et pures du Saint-Laurent, sans oser en boire cependant.Avant d’aller jusqu’à Québec, pour admirer l’âpre beauté de la citadelle, jusqu'au Saguenay, le touriste fait halte à Montréal.11 tient à s’abreuver aux sources vives du l’ied-du-Courant.C’est le gouvernement de Québec qui vend à cet endroit les liquides que distille l’Ontario.La vérité Pourquoi ne pas envisager la vérité, sans hypocrisie?A tort ou à raison, le Canada a causé un grand bien en prenant l’initiative du con-Irôle gouvernemental de la fabrication et de la vente des alcools.Par conlre les Etats-Unis ont entrepris de prohiber la fabrication et la consommation des alcools, ils n’ont tout de même pas réussi à convaincre Jeurs 120,000,000 d’habitants de l'excellence de leurs lois de prohibition.Il est difficile de percevoir comment 1c Canada pourrait assécher les Etats-Unis mieux que le gouvernement des Etats-Unis a pu le faire jusqu’ici.M.Mackenzie Kinp Le bill du premier ministre dit! que la sortie des alcools de nos en-' répéta sous scellé du gouvernement, de même que les rongés de partance ne doivent plus être accordés pour les pays soumis au régime do la prohibition.Un député demande à M.Mackenzie King a romblen de pays cela oeul s’appliquer.Combien de pays ont le régime de la • prohibition?Le premier ministre ne le sait pas.n dit simplement que si le bill qu'il présente mentionne “n’importe quel pays” c’est pour bien indiquer qu’il ne s’agit pas de satisfaire un tel pays en particulier.Le gouvernement par son bill ne cherche pas à légiférer pour un autre pays mais simplement à légiférer pour le bien du Canada.Il s’agit d’abord et principalement d’empêcher que nos fonctionnaires de.s douanes et de l’accise soient mis dans l’occasion prochaine de coopérer avec les contrebandiers de l’alcool.Des gens de l’Opposition ont critiqué la mesure en disant que le but qu’elle vise c’est d’aider simplement à la mise en vigueur d’une loi des Etats-Unis.M.Mackenzie King affirme qu’il ne s’agit que d’une mesure disciplinaire affectant des fonctionnaires canadiens.Il ne s’agit pas pour nous d’essayer de mettre en vigueur une loi des Etats-Unis.Le bill qui est soumis au Parlement ne concerne que l’administration de la loi au Canada.Il n a rien à faire absolument avec l’observance des lois,de prohibition aux Etats-Unis.C est pourtant ainsi, en fonction des lois de prohibition américaine, que bien des oppositionnistes considèrent le bill qui est présenté.On a mal compris le sens et la portée de cette mesure.Il s’agit de contrôler nos propres affaires.Il faut éviter que les fonctionnaires canadiens puissent coopérer directement et immédiatement avec les "bootleggers” et les “rumrunners” des Etats-Unis.Le gouvernement veut empêcher que des fonctionnaires laissent sortir des entrepôts, sous scellé, des alcools qu’ils savent être destinés à un pays où règne le régime de la prohibition._ Le gouvernement veut encore empêcher que des fonction-npires accordent des congés dé partance a des navires chargés d’alcools destines à des pays également soumis à lu prohibition.H s’agit là d’un contrôle qui appartient au Canada.Il ne s’agit aucunement d’exportations aux Etats-t nis.11 s’agit d’un contrôle dans les limites mêmes du Canada.Le gouvernement canadien cherche simplement à contrôler ses propres fonctionnaires, pour les empêcher d être dans l’obligation d’être comme les alliés des contrebandiers de i alcool dans d’autres pays où exis-,p Y’ régime de la prohibition.M.Caban s’informe si les contrebandiers en question sont des criminels en vertu de nos lois.Le premier ministre répond dans la negative.La plupart des.contrebandiers sont des citoyens américains.Empêcher que nos fonctionnaires soient complices M.Mackenzie King est cependant d avis que si nous devons coopérer avec nos voisins Américains, ça doit être avec les meilleurs éléments parmi eux et non pas avec les “bootleggers" et les “rum-runners”.Le but du bill proposé est de Prêter le concours du gouverne-mctil, on autant que celui-ci exerce un contrôle en la matière h ces éléments ici même, comme en d’autres pays qui cherchent à faire respecter la loi plutôt que de permettre a nos fonctionnaires de devenir pour ainsi dire les instruments des “rum-runners” et des “bootleggers”.La mesure que propose le gouver-nenient peut avoir pour but d’em-pecher l’exportation de nos alcools aux Etats-Unis, mais son but, en au-lanl que notre pays est concerné, e est d empêcher qiie nos fonctionnaires soient comme les complices de ces gens dont la seule préoccupai ion est de violer les lois d’un autre pays.Dn a donné bien des interprétations aux paroles de lord Curzon citées par lo premier ministre la semaine dernière.Qu’on se rappelle cependant l’incident du ‘Tin Alone .11 n'y a eu qu’une perte de '¦e dans cette affaire et la victime n était pas un Canadien.Pourtant ms esprits étaient montés tant d'un cote que de l'autre.Que l’on s’imagine un peu ce qui pourrait se produire si.dans une renronlre entre tkmaniers et contrebandiers dans la région de Windsor, cinq ou six citoyens Canadiens étaient tués.AI.Caban intervienl Al- Caban intervient et dit qu'en ver J u du traité de (924.les Etats-Fnis nous ont reconnu le droit d exporter fie l’alcool même chez eux, à condition que cela se fasse ouvertement.Nous n'avons jamais manqué à celte obligation.Les exportations d’alcools sont régulièrement signalées aux autorités américaines.M.Mackenzie King demande à M.Caban s’il est pour ou conlre le bill.M.Caban répond qu’il considère que le gouvernement a attendu trop longtemps pour présenter sa mesure.Ce premier ministre rétorque que d'autres conservateurs reprochent au gouvernemenl d’aller trop vite en présentant son bill.DEMAIN Ou apprend ce matin à l’hôtel «le ville que Je Dr Germain Chouinurd se présentera à la mairie comme candidat du “Goglu”.11 ferait pur Rculièremen' la lutte au maire Ca-miilien Houde à la suite «u» sa déclaration d’hier dans laquelle il répudiait certains journaux, nommément “Le Goglu”, “Le Miroir” et “Le Chameau”.L’écheviii Jos.Mercure fera son dépôt demain pour la mairie.H Jm reste encore quelques signatures à obtenir pour sa liste de presentation.Le Dr Laurent Godin, dont on a annoncé la candidature a la^ mairie, n’a pas encore fait son depot.Le maire de Montréal ouvrira sa campagne jeudi soir par une grande assemblée au marché de .Maisonneuve.Tout laisse croire qu’il n’y aura pas d’élections par acclamation chez les éc he vin s.M.O.Taiüefer se présenterait contre l’échcvin O’Connell, dans Ste-Anne, et M.Auguste Boyer contre l’échevin Tan-crède Fortin, dans Ville-Marie.Voici la (liste des candidats qui ont fait leur dépôt: J.B.Rochon, Mont-Royal; Georges Lalancette, Frefontainc; W.H.Biggar, Notre-Dame de Grâce; J.B.A.Angri-gnon, St-Paul; J.N, Dubreuil, St-Edouard; E.Flamand, Maisonneuve; J.M.Saviignac, St-Denis; H.A.Quintal, Ste-Marie; J.A.Laptanle, St-Laurent; D.Généreux, St-.Iac-ques; Alfred Mathieu, St-Eusébe; J.Allan Bray, St-Henri; Arthur Landry, St-Jean-Baptiste; Louis Rubenstein,.St-Laurent; J.Lagarde, Delorimier; J.Schubert, St-Louis; B.Charbonneau, Villeray; A.Le-gaull, Ahuntsic; A.Dupéré, Mercier; J.A.L.Papineau, Villeray; J.M.Gabias, Ste-Cunégonde; Honoré Emond, Papineau; Gaston De-mers, St-Jean-Baptiste; Joseph Mo-nette, Crémazie; J.S.Vallée, St-Edouard; J.N.Cabana, Laurier; Ernest Poulin, St-Jean; A.A.Des-Rocbes, Hochelaga; T.Fortin, Ville-Marie; A.L’Archevêque, Delorimier; N.Turcot, Laurier; .GA.Sa-vard, St-Denis; T.O’Connell, Ste-Anne.CINQ CANDIDATS DANS LAURIER Un cinquième candidat fera la lutte dans Laurier: M.P.G.R.Marion, qui a demandé un bulletin de présentation ce matin.Il y a déjà sur le* rangs daJls ce quartier: l’échevin Turcot, M.J.N.Caoana, M.M.SeigJer et M.B.Schwartz.Dans le quartier Ahuntsic, c’est après-midi, ’Henri Bernard, Oscar Au,ver, Armand Lapierre, Joseph Godfoout, Jérémie Vézina ont témoigné; avec quelques variantes ils ont tous déclaré avoir passé des télégraphes.Puis M.Mathieu a témoigné; il dit n’avoir donné à ses organisateurs que des ordres compatibles avec les règlements de la cité et la charte de Montréal.II a dépensé $551 pour son élection.Ce matin, M.Mathieu a continué son témoignage.11 a présenté un DECLARATION DE M.DESROCHES “LA VENUE D’UN ETRANGER DANS HOCHELAGA A INSULTE L’ELECTORAT”, E X P 1.1 Q U E L’ECHEVIN DU QUARTIER, A U A SUITE DES INCIDENTS D’HIER SOIR DANS HOCHELAGA L’échevin A.A, Desroches, président du comité exécutif, a déclaré ce matin, au sujet des incidents d’hier soir à l’assemblée de M.William Trembla y, “que cette manifestation avait été spontanée et qu'elle résultait de la propagande révolutionnaire qui, depuis plusieurs mois, a soulevé le public”.Il a dit que Téchevin du quartier n’a incité personne et que ce no fut qu’une fois la manifestation terminée qu’il plan du restaurant qu’il possédait a :, PRIX DES CONTENANTS Capacité en gallons Barllt .-J: BÎïiu 30-M-2e B“rrNqB"ù» cruches 60nt facturées » 3S ««“du8 S*non.«u maxmmm de contenance.L’emballage do# cruches cat facturé à un prix moyen de 25 sou# pour un gallon.2 gallons a 5 gallons.50 sous.FRAIS DE LIVRAISON Caisse (ou fraction d# .*0,0 Cruche (1 ou 2 gallons) .«Q Baril (5 ou 10 gallons) .• • • ; Bam (20 gallons) .Von Barriques (48-48 gallon») ., .N.B.—A moine d’avi» contralr* «t pour plu» de sécurité, tout envol est confié aux Messagerie» (Express).Ij« primat tarif est S titre d'tndloatlon *t reste sujet aux fluctuations du marché.CONDITIONS DE VENTE Réglementa en pageant la commande La magasin des vins d* Messe accepte les chèques payâtes au Pair dûment affranchie du timbre d'aoels*.qui sont fait» à 1 ordre de la Commission de* Liqueurs g* Québec.ADRESSES : COMMISSION DES LIQUEURS DE QUEREC, (magasin N» 56) 429, rue St-Jean-Baptlste, MONTREAL (maradin No 48) 23.ma St-Stanista», QUEBEC CINQUANTE ANS DE PROGRÈS CONSTANTS IL ETAIT BIEN CONNU DANS L A V I L L E O N le voyait autrefois s'amener chaque soir, vers l’heure du souper, pour allumer les lampe» à pétrole qui éclairaient alors nos rues.Le marin, il repassait pour les remplir de combustible.Lui et ton cheval étaient connus de toute la ville.Peut-être ne vous rappelez-vous pas i’allumeur de réverbères, qui exerçait ses modestes fonctions au Canada H y a cinquante ans, alors que l'impérial OU était une compagnie nouvelle qui fabriquait le pétrole pour fins d’éclairage.L’invention de la lampe électrique a fait disparaître l’allumeur de réverbères, mais elle a en même temps marqué une évolution dans l’industrie pétrolière.L’automobile, les machines modernes, les aéroplanes sont venus, exigeant de nouveaux produits dont le perfectionnement a exigé d’incessantes recherches.Depuis cinquante ans, il a incombé aux hommes de l’impérial OU de poursuivre ces recherches sans répit, afin de réaliser les merveille* du transport moderne par l’amélioration constante de la gazoline et des huiles de graissage.L’exceUence de leur travail a valu aux produits de l'impérial OU la confiance du public et, d’une compagnie possédant une seule petite raffinerie et un personnel de quelques centaines d'hommes, ITmpcrul OU est devenue une puissante organisation comptant un personnel de plus de neuf mille employés, six grandes radineries modernes, des postes de ravitaillement dans toutes les parties du Canada, des tuyaux de canalisation en Amérique du Sud, des foreuse» dans l’Arctique, des milliers de wagons-réservoirs et des bateaux-citernes sur l’Atlantique et le Pacific.« Les produits de l'Imperial Oil sont aujourd'hui le fruit de progès constants.La Marvelube est la meUleure huUe à moteur de l’Imperial, tandis que l’Imperial Premier et l’Imperial Ethyl sont se» meilleures gazolines — ce qui veut dire que vous; ne pouvez trouver mieux pour votre auto.R O M PE RIAL TOUJOURS LES •MEILLEURS • Les Produits Imperial OU sont fabriqués dans la province de Québec.CAZOLINC IMPERIAL PREMIER CAZOLINC IMPERIAL ETHYL HUILE sA*MOTEUR MARVELUBE PETROLE IMPERIAL RCYAUTI GRAISSES POLARIMI LUBRIFIANTS IMPERIAL POUR FINS IHDUSTMEUIS, t VOLUME XXI — No 69 LE DEVOIR, MONTREAL, MAKUI 25 MARS 1930 LETTRE DE FADETTE “Deux mailles à rendrait, deux mailles à l’envers, passer la laine sur l’aiguille et en tricoter deux ensemble.” Comme une chanson, une vieille chanson qu’elle fredonne tout le jour et tous les jours, la vieille dame recommence à demi-voix: "deux à l’envers, deux à l'endroit”, et le tricot s’allonge, prend forme de chandail pour les pauvres.Les aiguilles cliquettent un instant, et le tricot tombe sur tes genoux, elle soupire.Elle regarde dehors et reprend son ouvrage.Un autre grand soupir! A quoi pense-t-elle?^ rien, c’est une habitude, ces soupirs continuels, comme si son coeur ne suffisait pas à sa tâche.Elle est assise près d’une fenêtre basse face à la rue.C’est un après-midi d’automne fr&d et sombre.Le vent court très bas en soulevant les feuilles sèches et la poussière.La rue est déserte et les maisons gis-à-vis paraissent inhabitées."Doux à l’envers, passer la laine, deux ensemble.L’horloge sonne: — Trois heures seulement! Comme il fait sombre déjà! L’ombre entre dans la pièce, emplit les coins, fait les gros meubles plus noirs.Il n’y a un peu de clarté que dans l’espace devant la fenêtre.Encore trois coups d’horloge .celle de la cuisine, toujours en retard.Elle est seule dans la maison.Rosalie est allée aux provisions, elle devrait être de retour .Elle est de plus en plus lente, la vieille servante qui la sert depuis trente-cinq ans.Du bruit dans la rue attire son attention Elle se penche pour voir.C’est le corbillard, celui des protestants, avec son panache de plumes que le vent secoue, plusieurs voitures suivent.Qui peut bien être mort dans le voisinage?Elle ne voit de crêpe à aucune porte.Ils vont passer, c'est évidemment pour l’autre bout de la rue.Ciel! Que se passe-t-il?Les voilà arrêtés devant sa maison! Stupide, elle voit un homme descendre de la voiture funèbre, elle l’entend monter les marches, sonner la cloche! Son vein coeur glisse dans le vide, elle tente de se lever et retombe sur son fauteuil .un frisson la glace et paralyse ses jambes.Seigneur! gémit-elle en se relevant, et tremblante, se tenant au mur, elle arrive à la porte, juste comme la cloche sonne encore vigoureusement.Elle ouvre, et articulant avec peine: "C’est une erreur! Ce n’est pas ici! — Pas ici! fait l'homme surpris et confus.Pardon, Madame!” Et tranquillement, il regarde un carnet: “Ah! c’est à la rue voisine”, pendant qu’appuyée sur le cadre de la porte, elle murmure brisée: "Allez-vous-en! Allez-vous-enI” Le bruit des voitures s’éloigne, s'éteint, et c’est encore le grand silence.Elle ne bouge pas, ses yeux fixes ne voient rien, elle a la sensation d’être tombée dans une cave profonde et noire.La barrière qui crie sur ses gongs rouilles et des pas qu’elle connaît bien sur le gravais de l’allée la tirent de sa torpeur.C’est Rosalie enfin! Aussi imcillante que la flamme d’une chandelle, elle revient lentement à son fauteuil dans la fenêtre.Bientôt elle entend Rosalie qui attise son feu.Et la servante paraît sur le seuil de la porte.—Vous n'avez besoin de rien, Madame?—Apportez la lampe! —-, La lampe! mais il n'est que quatre heures! —S’importe! Je veux de la lumière.Tenant à deux mains la grosse lampe de bronze, Rosalie lu dépose sur la table de centre, elle relève la mèche, la baisse et, l’ayant réglée à sa satisfaction, elle se redresse et sourit à sa maîtresse après avoir ramassé le tricot tombé sur le tapis.— Je pense ben que Madame, a fait un petit somme?— Xon, je n’ai pas dormi .lain.'cz la porte de la cuisine ouverte, Rosaliel Rosalie, après avoir tiré les rideaux, s’en va, un large sourire sur sa bonne figure."La pauvre madame, elle a dormi tout le temps, elle est encore tout ébarouie'.elle vieillit, c'est sûr.cl moe itou: on vieillit ensemble et la mort court après nous autres!” FADETTE LA REINE MARIE ET SA FILLE 3 r i, % On voit ici la reine Marie de Roumanie et sa fille, la princesse Ileana, qui vient de rompre ses fiançailles avec le Comte Alexandre de HochberR.Cette photORraphie a été prise dans les jardins du Robert College, le collège américain de ( onstantinople, alors que la reine et la princesse étaient en route pour l’Egypte.MAMAN.LE REVEIL DE BEBE Du blanc, dn rose.du rose, du blanc.De petites boucles blondes encadrant une toute petite figure rose où s'entr’ouvre, en un sourire, une délicieuse petite bouche vermeille.Une irtgman penchée au-dessus d'un berceau.Bébé dort.11 dort, et tout semble dormir autour de lui; aucun bruit; rien ne bouge; les choses elles-mêmes semblent comprendre : Bébé dort.3 heures: une petite main, rose elle aussi, s’agite sur le drap blanc; deux paupières de velours se soulèvent lentement sur deux yeux couleur de pervenche; deux lèvres s’entr'ouvrent et balbutient : "Maman .puis tout le visage s’éclaire: Bébé a aperçu sa maman près de lui.Et la maman, transportée, prend dans sa main la menotte rose de Bébé, et, longuement, amoureusement, lu presse sur ses lèvres, sans détacher ses yeux du petit être qui repose là, près d’elle, qui est à elle, qui est elle.UNE GROSSE B EU F.Bébé vient d'avoir deux ans: c’est presque un homme I Voyez comme il trotte, comme il précipite ses pas menus pour aller plus vite que sa maman, et comme il est fier: il marche tout seul, il n’a plus besoin de donner la main.Soudain.au détour de l’allée, un chien gambadant et aboyant se dirige vers l’enfant, et l'enfant, pris de panique, afin d’échapper au danger imminent qui le menace, s’élance vers sa maman et se blottit dans ses I bras.I —Maman.Oh! Maman.articule avec peine la voix étranglée.1 Et ce mot exprime à la fois l’angoisse ressentie, et lu confiance en la toute-puissante protection de maman, et la sécurité de cet asile qu'il s’est choisi, de ce refuge où il s’abandonne, sachant bien que là rien de mauvais ne pourra lui arriver.LA SOTTISE L’enfant a grandi; il a douze ans.Ce n’est plus le bébé d’il y a quelques années; il se croit le maître du monde, et ne semble plus rien redouter.Le voici dans le salon de sa maman, regardant autour de lui d’un air conquérant.Hélas! il heurte d’un mouvement brusque un guéridon et fait chavirer la belle potiche japonaise à laquelle sa mère tient tant.Interdit, il reste un moment immobile, muet, devant les débris qui jonchent le sol, puis, affolé, il se met à la recherche de sa mère, l’aperçoit assise T*'ès du berceau de la petite soeur, se précipite dans ses bras, enfouit sa tète près de son coeur, et dans sa détresse ne peut proférer que ces mots, toujours les mêmes: —Oh! maman.maman.Puis, au contact de sa mère, il s’apaise doucement et décharge son petit coeur en racontant le désastre qu’il vient de causer.L’HOPITAL L’hôpital avec ses files de lits blancs, ses infirmières silencieuses vaquant à leur besogne et s’empressant près des blessés.Un petit soldat, ramassé hier, la jambe broyée par un éclat d’obus, repose, les paupières baissées.Par moments sa respiration se fait plus précipitée, il entr’ouvre les yeux et regarde avec effroi autour de lui; il revit la bataille.l’assaut.le sifflement des balles.l’éclatement des mitrailles.la chute.l’agonie douloureuse et solitaire.et enfin l’arrivée des brancardiers alors qu'il cemmcnçait à désespérer de sortir de cet enfer.Puis, plus rien.le vide dans sa pauvre tète.le réveil dans cette salle ensoleillée et sa terreur lorsque, voulant porter la main à cette jambe qui le faisait tant souffrir, il ne trouva que du vide.Alors, il s’agite.les visions se succèdent, se bousculent, s’enchevêtrent.tout se brouille.il a mal.il a peur .et un murmure s’exhale de ses lèvres: —Maman.maman.L'infirmière se penche vers lui (son fils vient d’être tué.là-bas.) et avec une bonté et une douceur infinies, le calme: —Cuit mon petit, ta maman va venir.ta maman est là, près tie toi.ne crains rien; elle est là.ta maman.Et le petit soldat s’apaise, il croit que sa maman se penche vers lui pour le baiser an front et le border ainsi qu’elle le faisait lorsqu’il était tout petit.Sa figure crispée se détend un peu, et durant quelques instants il repose et sommeille.mais ses craintes le re- prennent de nouveau; toujours la vision horrible se lève devant ses yeux, et toujours le même nom monte à ses lèvres.MORT DE LA MAMAN Devant un lit, un homme agenouillé regarde avec détresse une femme, à la figure de cire encadrée de cheveux blancs, plus pâle que l’oreiller sur lequel elle repose: sa mère qui va mourir.Celle-ci soulève péniblement sa main diaphane et la pose sur la tète de son fils en une dernière bénédiction et murmure dans un souffle: — Mon petit.mon tout petit.L’enfant n’est-il pas toujours le tout petit pour sa mère?Et cet homme, dans toute la force de l’âge, dans ses sanglots ne peut que répéter ce nom si cher, le premier qu’a su prononcer sa bouche d’enfant: —Maman.maman.Oh! maman .Maman! nom chéri, nom béni!., bénie aussi soit celle qui le porte.Monique LEQVESNE —(La Maison) Chez les Abénakis Odanack, jeudi le 21» mars.-Tous les ans, à l’occasion de la fêle patronale de l’académie .Saint-Joseph, don! les Révérendes Soeurs Grises de la Croix d’Ottawa sont les institutrices, sous la direction du département des affaires indiennes, la jeunesse pbénnkise donne au publie l’intéressant spectacle d’une séance dramatique et musicale, à laquelle l%s amis de l’éducation et la nation entière se font un nlaisir d’assister.Cette année, les anciens élèves exécutèrent avec grand succès le drame biblique chanté, intitulé: "L’Enfant prodigue”, par Laineunier, Les principales familles de Pierrevillc, de Saint-François et des environs, fidèles aux traditions, so firent un devoir de rehausser la fête rie leur présence.Les Révérends R.loyal, curé de Pierre-ville.Vincent Lemire, curé de St-Frauçois-du-Lac, E.Marier et A.Théroux, leurs vicaires respectifs, escortaient le missionnaire.Il v avait salle comble et la jeunesse abé-nakiso sut canter l’attention de ce distingué auditoire.Mlle A.Nolett, d’Odanak, licenciée du Dominion College de Montréal, a joué plusieurs pièces.Bref, ce fut un succès complet.Le département de l’Mérieur d’Ottawa, n lieu de se féliciter de son action vraiment humanitaire en faveur de la tribu abénakise.en se portant le tuteur de celte belle institution, où s’opèrent des progrès de plus en plus marquants.UN TEMOIN Feuilleton du “Devoir » » MÆ ROI JACK par Guy WIRTA ( i ; (Suite! l'our contrarier ,a belle-mère, Yeîta .ssuraiL qu’elle avait la plus furieuse envie de rester quelques jours encore a Funchal, pour inl-j tie • sa gouvernante au plaisir d’une pêche à lu tortue.Falbalas m’a raconté qu’il en avi.ii pêché une.grande comme un bungalow.- Vou« mentez! s'écria Mrs Ferl-doii, furieuse d’être contrecarrée.Pardon, mais vous ne m’avez pas laissée finir.Je disais donc.comme un bungalow.de petit chien.«me niche, si vous aimez mieux.—Veuillez garder pour vous d'autres traits d'esprit .Us ne m’intéressent pas.Rosemonde.qui était présente, jugea prudent d'opérer une diversion.- Qui est Falbalas?demanda-t-elle souriante, en se penchant far la caisse gronde ouverte, où el'.c empilait le linge fin que la brave servante indigène ne savait pas ranger.Falbalas, dit Yéyettc, rieuse, c’est mon négrillon, à moi.Dad m'en avait fait cadeau pour mes douze ans.et je l’ai appelé ainsi parce qu’il adore les beaux atoura: satins japonais, cachemires de Wn-de.tout cela prend tournure sur lui.Et ses colliers de verroterie, ses anneaux!.Si vous voulez le rendre fou île joie, miss d'Alys, ache-tez-lui pour six peuee de perles.—Mais ,1e ne l’ai jamais vu.—Non, parce que je l’avais envoyé faire ses adieux à la parente éloignée qu’il possède encore ici.car il part avec moi.Oh! quel bonheur de partir! quel bonheur!.Pourtant, je regrette mon bungalow.mes fleurs.mes animaux .Elle acheva tout bas, les lèvres dans le poil soyeux .40 39 ', 39 s' Can.Dredge 3.V 35 V, 35 35 ' a Can.Celanese 13 13 13 13 Can.Malt.17 .3 44 \ 44 44 MINES thane t 0« 107 1.05 1 06 Vmulet 1 4fi 1 46 1 45 1.45 Barry Holl.?0 20 20 20 Montreal H.ouvn 1 % 1 % 1 1 ’a Noranda 40 75 40.75 40.25 40,35 Premier Oold l 00 ! 00 1 00 1.00 Sisco 38 40 38 40 stadscona 3 % 3 3 'a 3 U fecit Hughe* fi 25 «.25 6 25 A 25 Wright Hargrave* 1.85 1 85 7.85 1 85 Sherrltt Gordon 2 62 2 62 2 52 2.52 : Cons Qas of New York , Continental Can Oo.j Corn Products : Commonwealth Southern Dupont Les recettes du N.R.i .Z i i j i Davidson Chemical Les recettes brutes du l.hemin de Electric Power «t i fer National du Canada durant lu semaine terminée le 21 mars 1929 se sont élevées à $4,316,226 contre $5,171,349 durant la semaine correspondante de 1929 une diminution de $855,123.Le maïs en Argentine Ottawa, 25.Le bureau fédéral de la statistique a reçu un câblogramme du commissaire du commerce canadien à Buenos Ayres faisant part que, d'après la deuxième estimation officielle, la superficie récoltable de maïs en Argentine pour l’année 1929-30 est de 9,820,-000 acres, comparativemént â 10,-000,000 d’acres en 1928-29 et 8.790,- 000 acres, moyenne de cinq années.1922-23 à 1926-27.(Vest une faible diminution comparativement à 1 année précédente, et une légère augmentation comparativement à la 2.52 moyenne quinquennale.JOHNSTON Agents de Changea et Banquiers en Obligations MEMBRES de la Bourse de Montréal, de U Bourse de Toronto, du Montreal Curb Market, de la Bourse des grain» de Winnipeg, du Board of Trade dr Chicago, du New-York r.urh lassocièsi Immeuble de la Banque Royale - Mont real M.Aymé Lafontaine.cr„ Directeur du département français Elle Railroad tamoiis Plaver» Freeport Texas General Goods Corp.General Motors Gillette .General Electric .General Railway Signal Int, Tel &.Tel.Co.Keunecott Copper Mack Trucks .Montgomery Si Ward Nash Car Co.National Biscuit New York Central _______ Northern Pacific New Haven Packard Motors Pan American B.Pennsylvania R R Phtlllpps Pete Public Service of New Jersey Radio Corporation Remington Rand Bears Roebuck Simmons Bed Sinclair Oil Southern Railway Standard Brand Standard Gas & Eleoirlc Standard OU of New .lersrr Standard Oil of New York Studebaker Union Pacific United Oas Improvement U.8.Rubber U 8 Industrial Alcohol U 8 Steel Western Union Weetlnghousr Wtllya Overland Woolwonh White Motor* dividendes déclarés Uunadian Brewing, Corp., 25 etx pur action, payable le 15 avril aux actionnaires inscrits le 31 murs.Citnailinn Fairbank-Morse Co.t 1-2'é sur tes actions privilègiées, payable le 15 avril aux actionnaires inscrits le 31 mars.48a* 48% 34'* 120 104% 207 106% 33% 33% 122 7 ¦ 39', 94% 95a* 121 120»* 68 % 93a * 96* 1 17 138 42 43 T»7* 79% 59% 59% 74% 75% 46% 47 7a 48% I 48*.48% 87% 88 j 77 a, 77a» 102% 103 64 58% 85% 85% «% 47% SO7, 188% 188% 93% 125% 22'% 23 55 84% *4% ! 38% | 103 102% j 5034 31 19 •% 39a» ! 88 « low* ps,» Dtmtndft U Manuel traitant d«» Bravai*, marqua* cia cammarc*.aie.MARION & MARION «sadês an 1**.' 12M rua Urmaraltl, Montréal KBKNISTES-REM BOU RR EU RS KBENIHTLS • RK M BOU U HEURS Louis P1STONO & Cie Atelier arUstlqoe d'non-,iblemcnts et d'êbênlsterle d'art.Meubles de stylee.Fabrication de meuble» de loua genrea sur commande, ainsi que réparation» de toute» sorte».4240, RUE SAINT-DENIS.MONTREAL TEL.BElalr 0798 AVIS «SSSSSïSftSSSSS'f PETIT AGENDA DU MONDE PROFESSIONNEL “On a souvent besoin d'un plus "ferre” g/ue - dirait LaFontaine ê Professeur rêi uptown «*M Cour* préparitoir» du prolMssui René Savoie* I.C.Ll£.BactieUsr ê»-arte et science» appliquée» Droit, Médecine, Fh*rtn»oia Art Dentslr» Cour* c.laMlque.rommsrelai, leçon» pci**»».!««* SHERBROOKE OU*»» DEMANDE » été fartai A la CITE DE MONT- | , REAL par Edmond Duput*.No 5236 St- Ambrolee.pour permission d'établir un» î cour A bol» et charbon, mir le lot No 3413.i Hiibdlvlalons 28-29, quartier Bt-Hcnrl.No i ' 5236 St-Ambrolse.Toute oppoalllon A cette demande doit être communiquée dans le» dix Jour», ft J -ETIENNE GAUTHIER Greffier d» la Cité.Montréal, 25 mar» 1930 Notaire HArbour 7137 Bélanger & Br langer Prêta hypothécairee 1W rua Bt-Jacqnea est • Montréal UAL » Compagnie ^Assurance sur laVie 5 Saubeprbr AVIS DEMANDE a été laite S la CITE DE MONT-par O.Lafontaine.No 6373 DeNor-manvUte, pour pertniaaion d'installer un réservoir à hutte d» chauffage, sur 1» lot No 4.«,] bd! visions 303-2.quartier 8t- Edouard.No 1292 Beaubien, Toute oppoeltlon à cette demande doit être communiquée dan» le* dix Jour», à i -ETIENNE GAUTHIER.Greffier de la Cité.Montréal.25 mar» 1W0.MONTREAL NARCISSE DUCHARMB.Prbmjubnt ENTREPRENEURS GENERAUX SPECIALITE: Edifiera Religieux — Béton armé H.DUFRESNE & FILS, Ltée Ouvrage au rontrat — Pourcentage nu journée — Katitnés et dessin» fournis sur demande — 30 années d’expérience — Satisfaction garantie.Résidence : 44 8T-MATTHIEU :: «t-Laurent : Tél.BY 175* Bureau: 30, RUE ST-MCQUKS O.:: ü MONTREAL Tél.: HArbour 2008.- ' ' — rt- J MONTREAL, MARDI LE DEVOIR 25 MARS 1930 M.Tremblay expulsé de sa salle Une bande organisée fait un mauvais parti à l’adversaire de M.DesRoches dans Hoche-laga — On lui lance des oeufs pourris et on prend l’estrade d’assaut — Bagarres — Des blessés b M.DesRoches félicite les auteurs de l’affaire L’Académie St-Joseph, derrière l’église de la Nativité d’Hochelaga, n été le théâtre d'une scène fort disgracieuse, hier soir, alors qu’une bande organisée a empêché M.William Tremblay, député de Maisonneuve et candidat à l’échevinage dans Hocbelaga, de tenir une assemblée.Les amis de M.DesRo-ehes.président du comité exécutif et échevin du quartier, ont pris l’estrade d’assaut et ils ont jeté dehors le candidat oppositionmste au régime administratif actuel, après lui avoir lancé ainsi qu’à ses amis des oeufs pourris.Us se sont emparés de la salle où ils ont tenu une assemblée en faveur de M.DesRoches.Les constables, trop peu nombreux (il y en avait six en tout) ont été dès l’abord impuissants à maintenir l’ordre.Le grand nombre des combattants les a paralysés.Le renfort ne leur est parvenu que lorsque tout a été fini.Ils n’ont pas fait évacuer la salle qu’occupaient les “intrus” et que le candidat William Tremblay avait louée pour son usage personnel.M.Tremblay était à peine monte sur l’estrade vers huit heures qu’on lançait sur lui des oeufs de qualité * douteuse.La bagarre éclata et quatre constables placés près de f’es-trade s’élancèrent pou?rétablir l’ordre.Ils furent retenus par la foule et immobilisés.Il se fit une poussée vers l’estrade qu’envahirent les assaillants.Le candidat Tremblay dut retraiter avec les dames venues entendre les discours.On se battait furieusement sur l’estrade.Les amis de M.Tremblay durent gagner la porte et les partisans de M.DesRoches s’emparèrent par force de:' lieux.Deux officiers de police, le capi-la’ne Laviolctte et le lieutenant Smith, furent blessés en conduisant dans la mêlée une cinquantaine de constables dépêchés sur les lieux lorsque la bataille était presque terminée.Ca et là, des citoyens apparaissaient avec des blessures a la face.Le champ de bataille était jonché de caoutchoucs perdus dans la mêlée.M.Tremblay n’a pu dire un Keul mot.“PUANTS” M.Alfred Tremblay, épicier, ami de M.DesRoches, monta sur l’estrade pour haranguer la foule.11 traitU le maire lloude et Téchevin Bray de “puants” et accusa M.William Tremblay d'avoir vendu des peaux de veaux avec des roches dedans.Il félicita la foule d’avoir expulsé de la façon qu’on sait cet “intrus”, un homme de Maisonneuve, qui avait l’audace de se présenter dans Hochelagaa.” II parla de communisme, de socialisme et de monarchisme.11 termina en disant que M.DesRoches lui-même allait venir adresser la parole.Faute d'orateurs, l’assistance se dirigea vers la rue Valois où demeure M.Des Roches.M.DESROCHES PARLE Le président du comité exécutif «ortit de chez lui et fit un discours.Il félicita scs électeurs “du pins profond de son coeur” de ce qu’ils venaient de faire.“Nous avons raison de dire, a expliqué le président du comité exécutif, que “ceux qui sèment le vent récoltent la tempête”.C’est ce qui t’est produit ce soir.Cette bande de “goglus” qfii existe dans la ville de Montréal depuis quelques mois ït cet infâme journal qui sème les mensonges et les calomnies ont ïu aujourd’hui ce qu’ils méritent.“Je vous avais dit l’autre soir de respecter un candidat qui pourrait 31e faire de l’opposition dans Ho-rhelaga; mais je vous avais aussi déclaré que la plus grave injure qu’on pouvait vous faire était de vous amener un homme d’un autre quartier.Je ne savais pas d’où l'opposition pouvait venir, mais j’avais des doutes.Ce pouvait être M.Mclsaac, de Lafontaine, ou votre digne et dévoué représentant dans Maison-aeuve, —excusez, je me suis Iront pé.“Il y a deux ans, cet homme est venu dans Hocbelaga au cours des dernières élections provinciales.Aujourd’hui, le même homme, et je parle de William Tremblay, se promène en se proclamant l’ami de l’ouvrier.Il était autrefois contre le double mandat.Maintenant, il est en faveur du double mandat parce que ça fait son affaire.1) est prêt à traverser les limites de Maisonneuve et à venir dans Hoehcla-ga vous dire que vous n'ètes pas intelligents, qu’il n'y a pas parmi la» 5,âu0 voleurs de ce quartier un seul homme '••d puisse vous bien représenter à l’hêtel de ville.C’est ça.William Tremblay! “Maintenant, je suis prêt à prendre nies responsabilités et je vais le faire dès maintenant, n’en déplaise an Star et à lord AtholsVm qui esl prêt à faire tout ce qu’il est humainement possible de faire pour détruire les Canadiens français parce qu’il les huit du plus profond de son coeur.“VOUS AVEZ BIEN FAIT’ M.Adjutor Perron mêle s’en IL INTERROMPT L’ASSEMBLEE DE M.DUPUIS DANS PAPINEAU A LAQUELLE M.BRAY PARLAIT — ON SE TRAITAIT DE MENTEURS - ON APPELLE LES POMPIERS - DU CHAHUT — LES DAMES SE REFUGIENT PRES DE LA TABLE DES JOURNALISTES L’assemblée en faveur de M.Hector Dupuis, candidat dans I api-neau, hier soir, à l’école Sainte-Hri-gide, a été tumultueuse; les deux présidents, MM.A.Parent et G.La-tulipe, tentèrent vainement de maintenir l’ordre.H parlait depuis environ une demi-heure lorsque quelqu’un, fou ou criminel, téléphona aux pompiers leur disant que le feu était à l école Sainte-Brigide; les pompiers vinrent, mais cela passa presque inaperçu, fort heureusement car s il s’était produit une panique.Quelques minutes plus tard, M.Bray, après avoir parlé de la Montreal Water and Power, de la AL L.H.and P., de la construction des ponts Viau et Lachapelle, des voies élevées du C.N.R., en vint a 1 entre-lien des rues dans les quartiers ouvriers, et déclara qu’on n y lave les rues que tous les deux ou trois jours., M.Adjutor Perron, instituteur et organisateur libéral, et beau-frere de l’échevin Emund, se leva pour réfuter cette assertion.L’auditoire s’en mêla, des gens se traitèrent réciproquement de menteurs, et M.Perron fit signe à quelqu'un comme pour l’appeler et le défier.M.Bray crut que le signe s’adressait a lui, descendit de 1ü tribune, et était déjà près de M.Perron lorsque celui-ci lui dit que son signe s’adressait à un autre.M.Bray remonta sur 1 estrade, mais la foule criait de plus en plus, certains voulaient sortir M.I er-ron, qui, entouré de quelques tide-Ics, tenait tète à l’orage et essayait de se faire entendre malgré le tapage.Les gens montèrent sur leurs chaises, sur les tables, ui.noyau se rassembla autour du groupe Perron, les dames effrayées se réfugièrent auprès de la table des journalistes.* .Quelqu’un vint parler aux presidents, et ceux-ci, aidés de tous les orateurs, parvinrent à rétablir un peu
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