Le devoir, 2 avril 1930, mercredi 2 avril 1930
Volume XXü — Numéro *76 Abonnements par la poste % Edition quotidienne CANADA .-.^ S 6.W Et«U-Unit et Empire Britannique •.A00 i NION POSTALE.10i» Edition hebdomadaire CANADA .2.00 ETATS-L^iS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Montréal, mercredi 2 avril 1930 TB Of S SOOS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS; TELEPHONE: -SERVICE DE NUIT: Administration: Rédaction: Gérant: HArbour 1241* HArbonr 1243 HArbour 3619 ’ HArbour 4897 Le jugement des autres provinces sur l’élection à la mairie En marge d’un discours de M.l’échevin J.-A.Ma-thewson, candidat *n la mairie M.l’échevin Mathewson se présente à la mairie comme candidat bilingue.Il l’est parfaitement.Ses deux adversaires Je sont aussi.Ce qu’il faut à Montréal, c’est un maire qui parle couramment les deux langues officielles de la métropole et du pays.En Poser la question sur ce terrain, c’est la bien poser, politique municipale on doit, nous semble-t-il, voter pour un candidat non parce qu’il est rouge ou bleu, non parce qu il est anglais ou français, mais, simplement, à raison de ses mérités personnels, en dehors des questions de langues, de race et de religion.Mais dans rassemblée inaugurale de sa campagne, M.Mathewson n’a pu se défendre de faire appel au droit de la minorité anglaise d’avoir comme telle son représentant à la mairie.La Gazette disait le lendemain en rapportant son discours: “Il a demandé d’être élu à raison de ses propres qualifications.Mais il a admis que la question de race était difficile à éliminer.“Quelques-uns de mes amis m’ont dit, quand je leur al appris que je me présentais à la mairie, qu’un Canadien écossais de langue, anglaise ne serait jamais élu, dit-il.Je répliquai que je croyais que de prétendre cela, c’était faire injure à nos concitoyens canadiens-français.MAIS LES YEUX DE 1 OUT Le divorce La Chambre fédérale vote en deuxième lecture le bill Woodsworth Une, majorité de 13 voix favorable à un tribunal de divorce ontarien — Deux votes — M.Spotton, député orangiste, contre le bill, demande le renvoi à six mois — Le bill sera mis à l’étude au comité des bills privés — Amen dements possibles ANGLAIS ICI.” D'après cette déclaration, qu’il faut bien accepter comme authentique puisqu’elle remonte à samedi dernier et qu’elle n'a pas été corrigée, il faudrait donc, chaque lois que se présente un candidat bilingue, niais anglais de race et protestant de religion (M.Mathewson n’accepte pas, en effet, que M.le maire Guérin ait représenté les Canadiens anglais en 1910), que les électeurs de langue française votassent pour lui, quelle que fût son attitude sur les questions municipales, quel que fût son mérite propre.Si l’on doit, en effet, se soucier ici de la reaction des autres provinces à la défaite d’un candidat anglais, il faut bien admettre qu’en Colombie anglaise, en Saskatchewan, au Manitoba, aju Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Ecosse, dans 1 Ile-du-Prince-Edouard, voire en Ontario, le public sera bien incapable de discerner si le candidat est battu à cause de scs carences.A ,cette distance les nuances échappent, surtout quand les regards sont troublés par les préjugés, qui inquiètent M.Mathewson; tout ce que l’on retiendra, c’est qu’un candidat de race anglaise et de religion protestante a été battu par une majorité de langue française et de religion catholique.Qui ne voit que si nous tenons compte, dans le jugement que nous devons porter, des interprétations possibles de ce jugement en dehors de nos frontières, le jeu normal des élections, f'ui est l’appréciation des candidats à leur mérite propre, sera î-oublé?.Autrefois on faisait alterner maires anglais et maires français.C’est avec l’élection de M.Martin en 1914 que se produisit l’interruption.Or, la défaite de M.G.W.Stephens ne vint-elle pas, en très grande partie, du fait que celui-ci n’ayant pas pris sur la question du tramway une attitude suffisaijiment tranchée, il ne put s'assurer l’appui de notre journal ni des autres éléments influents de la population qui combattaient le contrat des tramways?11 y eut, sans doute, d’autres facteurs, mais c’était là un des principaux, sinon le principal.Dès lors fut démontrée l’absurdité de cette alternance colite que coûte, quelle que soit l’attitude prise sur les choses municipales par le candidat anglophone.Deux ans plus tard, on essaya d'un moyen terme.On présenta cette fois le commissaire MacDonald à la mairie, Ecossais de race et catholique de religion.Mais qui, à cette occasion, fit surgir un troisième candidat pour diviser le vote et faire battre M.MacDonald, hostile à la compagnie des tramways, sinon des financiers anglo-protestants, amis du tramway, qui aimaient mieux traiter avec le maire Martin, en faveur d’un nouveau contrat, qu’avec MacDonald opposé à tout nouveau contrat, aux termes proposés par la compagnie?Selon la thèse de M.Mathewson, un maire de langue française perdrait tout droit à un second terme dès que se présenterait contre lui un candidat représentant la minorité anglo-pro-têstuntc.Or, cette thèse ne peut être acceptée pur une très grande partie de la population qui raisonne comme suit: “Le maire sortant s’était présenté en dénonçant formellement l'achat de la Montreal Water and Power (que M.Mathewson qualifie de “vol”).Le conseil n’a pas tenu compte du clair mandat qui avait été donné au maire.La transaction a été quami même ratifiée.Renouvelons notre protestation en renvoyant à l’Iiôtel de.ville, avec une majorité accrue et par conséquent plus significative encore, celui qui a épuisé tous les moyens légaux pour empêcher la mise à exécution de la sentence arbitrale." Ces mêmes gens, qui ne sont évidemment pas si timides' que M.Mathewson, ne craignent pas le jugement des autres provinces sur notre fanatisme et notre étroitesse d’esprit.Us opposent qu’au contraire il y aurait lieu pour celles-ci de nous juger jobards et jocrisses.Hors de l'administration municipale il v a.en effet, à Montréal une très importante administration: celle de la Commission du port.Les membres de cette commission sont nommés à ce poste par le gouvernement fédéral sur recommandation du ministre de la marine.Le ministre de la marine est canadien-français, le gouvernement ne resterait pus un instant au pouvoir sans l’appui du bloc solide de la province de Québec.Et cependant, nous tolérons que les deux tiers des membres dans cette commission du port soient des non-Français.Nous ic tolérons depuis longtemps.Nous l’avons toléré sous les bleus comme sous les rouges, depuis la création même de lu commission.Nous o’aurions pour le faire cesser qu’à le vouloir, i’eut-on, en présence d’un tel fait, en présence d’une telle situation de faveur faite aux membres de la minorité de la population montréalaise, craindre en dehors de nos frontières d’être taxés de fanatisme racial?Louis DUPIRE (Par Emile BENOIST) Le bill ressuscité de M.Woodsworth pourvoyant à rétablissement d’une cour de divorce dans la province d’Ontario, a été voté en deuxième lecture, hier soir, à la Chambre des Communes.Ce bill est maintenant référé au comité des bills privés qui en étudiera chacune des clauses.De cette étude il pourra résulter des amendements.Le comité plénier de la Chambre devra ensuite examiner à son tour chacune des clauses du bill, ce qui pourra de nouveau donner lieu à un assez vif débat.Il restera encore, aux Communes, le stage de la troisième lecture, avec un vote possible.Puis le bill, à supposer qu’il franchisse avec ou sans amendements toutes ces étapes, s’en ira au Sénat.Ce soir en tout cas le bill Woods-worth n’a été voté en deuxième lecture qu’après deux votes, un premier vote sur un amendement du député Spotter, de Huron-Nord, dans la province d’Ontario, demandant le renvoi à six mois; un deuxième vote sur la motion même qui proposait la deuxième lecture.Chose assez curieuse, l’amendement Spotton a été défait par une majorité de treize voix (98 voix contre 85), et le bill a été adopté en deuxième lecture par également treize voix de majorité, 100 députés votant en faveur du bill et 87 députés contre.Comment les députés de l’Ontario ont-ils voté?Une majorité ontarienne s’est déclarée en faveur de l’établissement d’une cour de divorce, votant d’abord pour le rejet de l’amendement Spotton et ensuite pour l’adoption du bill en deuxième lecture.Vingt-deux députés ontariens se sont prononcés pour l'amendement Spotton et trente-cinq contre.La difference en faveur de l'amendement est encore de treize.Sur la deuxième lecture même du bill, 37 députés ontariens ont donné leurs votes en faveur et 24 ont donne leurs votes contre, ce qui indique une quatrième fbis une majorité fie treize voix.On ne pourra dire maintenant que c’est la province de Québec qui impose ou qui refuse une cour de divorce à la province d’Ontario.La députation ontarienne a fourni juste la majorité qu’il fallait pour obtenir le résultat d’hier soir.La députation anglo-protestante d’Ontario a fourni lu majorité qu’il fallait pour l’adoption du bill Woodsworth.La concordance des chiffres est même remarquable.Les deux votes se sont pris après un bref débat, deux dépotés seulement y ayant pris part, M.Ross, libéral.Moose Jaw, «t M.Spotton, conservateur, l'auteur de ramen.de- meait qui demandait le renvoi à six mois.M.Ross A QUEBEC La Chambre accepte le principe du bill des écoles juives M RI AIN DEMANDE VAINEMENT QUE L’ON CONSULTE D’ABORD LA-DES-s js LE CONSEIL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE _ IL EST DEFAIT A 52 VOIX CONTRE 5 — DISCOURS DE MM.DAVID, TASCHEREAU, BERCOVITCH, SMART ET COHEN — DES AMENDEMENTS FAVORABLES AUX JUIFS ________________ LE PONT DE GASPE — LA GREVE DU LAIT M.iRoss avait commencé son discours vendredi soir dernier.A neuf heures, il avait dû l'interrompre comme il était à parler de k valeur douteuse de la preuve qui est soumise au comité du Sénat qui étudie les causes de divorce.Il tient à bien faire ressortir cela.11 arrive souvent que le comité du Sénat entende dets témoins qui ont été payés _______________________ pour témoigner.Une cour de justi-1 qu’on aurait dû à tout le moins le ,* ;un point d’ordre, puis, amusé i rhnmhre a tenu i quand même de la verdeur de 1 ex- Québec.2.— La Chambre a tenu i j ^ s>est ravise.hier soir une seance historique, la P - (par Alexis GAGNON) plus importante de la session, lorsqu’elle a adopté le principe du bill des écoles juives.L’opposition a demandé de référer le projet au conseil de l’Instruction publique, en soutenant que ce corps a été précisément créé pour étudier de semblables ijuestions et ce ordinaire «’accepterait pais une pareille .chose.C’est l’une des raisons pour lesquelles M.Ross est en faveur de rétablissement d’une cour de -divorce dans La province d’Ontario.Devant un tribunal régulièrement organisé, les choses devront se passer convenablement, selon les règles de la preuve.Le Parlement ne peut accorder consulter avant de s’engager dans une législation aussi importante.L’amendement a été rejeté par 52 voix contre 5 et le bill adopté sans dissidence en comité plénier.Il reste encore la troisième lecture à adopter, après quoi le bill ira au Conseil Législatif.M.Athanase David, secrétaire provincial, présentait le bill.Il en a fait un exposé sobre et clair.Ce Le bill scolaire La Chambre a commencé hier l’étude du bill des écoles juives.M.Athanase David se lève au milieu des applaudissements enthousiastes de la Chambre pour exposer le projet de loi.M, David d’allocation.Il .ne peut se pronon- bill, dit-il, est la reconnaissance du .J, .-VI M l VW* ««/N f O >» I I 1 / t I I t 1 SX tv H f» cer quant au sort fies enfants.Il n’en serait pas de même, dit M.Ross, devant une cour de divorce.Un tribunal pourrait entendre la preuve sans la rendre publique, faire observer les règles de la preuve et se prononcer quant au sort des enfants.Un avocat pourrait être désigné pour empêcher la collusion.M.Ross est donc en faveur d’une cour de divorce pour l’Ontario parce qu’il considère que c’est un moindre mal.M.Spotton Le député George Spotton se prononce franchement contre le divorce et contre .le bill Woodsworth.H ne comprend pas que des députés qui ne sont pus de l’Ontario tiennent tant que cela à imposer' une cour de divorce à cette province qui ne l’a Jamais demandée.Un journal ontarien a fait des commentaires à propos de l’ingérence du clergé catholique — M.Spotton ne nomme pas le journal, mais du haut de la galerie de la presse il est facile de voir que c’est The Sentinel — mais ces .commentaires ne changent absolument rien à la situation.M.Spotton dit qu'honnêtement il ne pourrait se prononcer pour ou contre une mesure pour la simple raison que le clergé de telle ou telle religion se serait prononce dans un sens quelconque.Les gens de Huron-Nord trouveront simplement singulier que l’on trouve étrange l’attitude de leur ] clamées è député.Les députés de l’Ouest devraient être bien prudents avant d’imposer à l’Ontario une cour qui puisse porter atteinte aux foyers de cette province.Les députés des Provinces Maritimes de-(SnÙe à la 2éme page) droit des parents à l’éducation de leurs enfants et aussi un témoignage éclatant que dans la province de Suébcc se continuent les traditions e respect et de tolérance envçrs les minorités.M.Taschereau s’est déclaré opposé à l’école neutre.C’est pour cela qu’il est en faveur de l’école juive.Le premier ministre a répudié solennellement toute idée d'école neutre, et le secrétaire de la province a déclaré qu’une fois de plus la population canndienne-française donne aux minorités le traitement le plus large et le plus généreux, et qu’ainsi elle a droit de revendiquer pour les siens les mêmes droits dans tout le pays qu’elle a colonisé et évangélisé.# Ÿ * Les deux séances ont été par ailleurs fort animées.Vers la fin de la veillée, M.Taschereau est intervenu à temps pour sauver la religion, l’autorité, la race» etc.mises en danger par des castors qui ont dénoncé la conduite de M.Cotton envers un contribuable.Il paraît, à l’en croire, que les castors détruisent la religion.Cette dénonciation par notre premier ministre a été provoquée par une simple motion de M.Rlaîn demandant copie de toute correspondance au sujet de l’incident Cotton.On sait que M.Cotton, chargé de certaines causes par le Trésorier provincial, avait écrit nu nom de la province à Me Dominique Pelletier au sujet de certaines taxes ré-M.Germain.Comme la cbereau a parlé hier, sérieusement, des castors.Lies castors?Qui connaît les castors?Où /; a-t-il des castors?Qui est un castor?Il n a des années qu’on ne parle plus des castors, qu’il n’u en a plus, — quarante ans pour le moins.Vf.Taschereau s’est endormi tout laine, comme Bip Van Winkle, sur son rocher de Québec, alors qu’il q avait des castors.Il vient de s'éveiller en sursaut.Quelqu'un a parlé de Cotton, cet avocat ami de M.McMaster, et qui, d l'emploi du trésor provincial, s’est permis de traiter de ignorant or uncultured” des et-toprns qui lui demandaient île leur écrire en français.Il y a en quelque bruit là-dessus.M.McMaster en a été marri.On a osé demander des excuses à Mc Cotton et aussi à M.McMaster de désavouer Cotton.Quelle audace, quel crhnel Bip Van Winkle s’esi éveillé.Il crie: "I.es castors son! an fond de cela.Ils minent le respect de Vau-torilé, sapent le gouvernement, détruisent la religion.Tmil le niai présent virnl des castors." Ainsi parlait hier, M.Taschereau.Des castors?Qu'eit-ee?Où en survit-il?Où?Dans la tête du Bip Van Winkle de Québec.I.à seulement.Le brave Rip Van Winkle vient de sauver l’ordre, la société, la rell-qinn, l’univers.Il va se rendormir, Louis-Alexandre Bip Van Winkle.Paul POIRIER moitié du capital requis a été souscrit.Le plus tôt celui-ci sera complété.le mieux ce sera, naturellement.A Montréal, quelques milliers de piastres ont déjà été promis, mais ceci n’atteint pas l’objectif particulier à la ville.Ceux qui désirent apporter leur contribution à l’oeuvre en auront ce soir une occasion nouvelle, car une séance, organisée par PA.C.J.(«., avec le concours du cercle Melançon, aura lieu à l’académie Querbes, à Saint-Viateur d’Outremonl, et les profits en se ront versés nu fonds de campagne.On ne saurait guère rendre de meilleur service au» Acadiens, ni leur donner un pins efficace témoignage de sympathie, quo de les aider à faire de VEvangêline un quotidien, — auquel nous ne sou- lettre de M.Cotton était libellée en anglais, M.Pelletier a demandé ft Me Colton de bien vouloir lui écrire en français, étant donné que le client intéressé était de langue française et que le français est officiet, ici.Là-dessus Me Cotton répondit par une lettre injurieuse et cavalière, en traitant ceux qui voulaient une correspondance en français, d’ignorants et de “non cultives”.M.Pelletier' protesta publiquement cl M.McMaster, sur une interpellation de M.Camillicn Monde, 1 déclara que M.Cotton avait fait des J excuses et qu’en somme l’incident i n’était qu’un “ouragan dans une “Je me rends très bien compte de l'importance de ce bill.H est le résultat d’une situation scolaire complexe.Au début de notre organisation scolaire, on a pourvu à un système catholique et protestant.Autant que la minorité protestante est concernée, la lot pourvoit à ce que son système soit à l’épreuve de tout changement au point de vue principes.Il y aura toujours un système scolaire protestant.Jamais la moindre tentative n’a été faite pour modifier ce droit ou diminuer les garanties qui ont été accordées.Québec a toujours respecté les droits des minorités.Sans jamais intervenir, politiquement parlant, dans des questions qui peuvent soulever des préjugés, notre province, toujours dans un esprit de tolerance.cherche à trouver une solution au problème.“Les problèmes qui se posent sont de nature à soulever chez les uns de la sympathies, chez les autres de l’antipathie.Ils doivent donc être abordés avec largeur de vues.Nous donnons à l’heure qu’il est, par la proposition de cette loi, un exemple au pays tout entier.Nous cherchons à solutionner un problème qui se dresse depuis cinq ans et qui, jusqu’ici, n’était pas apparent.En 1903, avec beaucoup de générosité, l’élément protestant acceptait de considérer les enfants juifs comme les siens au point de vue scolaire.La population juive a tellement augmenté qu’elle a soulevé certains commentaires qui ont heurté sa fierté.Cela a amené une référence au Conseil privé."La loi actuelle ne va pas aussi loin que les pouvoirs octroyés par le jugement du Conseil privé, mais puisqu’on est content de cette loi, puisque la fierté des Juifs est satisfaite.puisque la loi ne rencontre pas d’opposition du côté des protestants, puisqu’on est satisfait au point de vue cajholique, je crois que c’est un bel exemple d’harmonie et de tolérance qu’on doit au pays tout entier.“Ou l’élémeht catholique acceptera de se charger de l'éducation des enfants juifs, ou l’élément protestant s'en chargera.Sinon, un principe se dresse.Nous n’avons pas le droit d’attirer personne dans notre pays, à moins de pouvoir assurer au père que ses enfants recevront une éducation qui pourra faire de scs enfants de vrais Canadiens.“Pour montrer le complet accord qui existe, qu’on me permette de souligner cette phrase du commit M.David donne aussi des statistiques au sujet de la taxe, et P°ur; suit: “Je crois que la loi actuelle, si elle est acceptée dans l’esprit qui a présidé à sa réduction, si on l’examine à la lumière des concessions faites par Télément juif, fournira un terrain d’entente.Je crois refléter les sentiments de tous les éléments bien pensants catholiques, juifs et protestants en disant qu’il est malheureux que nous n’ayons pu continuer l’accord de 1903.Ce ne sont pas les Juifs qui ont demandé le changement.Il est le résultat d’un concours de circonstances incontrôlables.J’exprime Tespoir qu’on trouvera une base d’entente qui verra protestants et Juifs s’entendre pour travailler au plus grand bien de la province”.qu un “ouragan tasse de thé”.Un grand nombre de citoyens et d'associations protesté- niqué adressé aux Journaux par Son rent à leur tour contre la déclara-j Eminence le cardinal Rouleau, et lion de M.McMaster.|qui a fait le tour de la presse du M.McMaster, interpellé sur Tin-1 Canada et des Etats-Unis.” rident hier soir, y vit une noire M.David cite le communiqué de conspiration, mai» ajouta que si Son Eminence, et insiste sur cette l’expression employée pour quali- phrase: fier l’incident a blessé quelqu’un, ‘‘Dans la province de Québec, on il le regrette et que telle n’était nas son intention.Que ne disait-il plus tôt?Pendant que M.McMaster lisait les lettres de protestations des ei- Hillrt du toir ; avail cent ans, à la minute où II (s’endormit, et voyait tout avec des n« talent qu’on lui connaît.Ici ou là, un excellent ensemble de cordes soutenait les voix.En solo, Mme Larhdè-re-Bernier et M.Bernard Vinet ont été fort goûtés et chaleureusement applaudis.Le R.P.Geo ras- Robi-chaud, un ancien directeur qui ne le dit pas, mais que l’on sent, présidait l’audition.A la fin de la soirée, il a félicité et remercié la chorale du beau succès qu’il attribue à un travail généreux et constant.Il trouve là une de ses nombreuses consolations de curé.Le concert lui-même a été remarquable et par l’exécution et par le choix des oeuvres présentées.Viadana.Palestrina, les grands modèles de la polyphonie au XVIe siècle; LuLli, Bach.Haendel, Ber-liofc illustrant les siècles suivants; Novon, Pineau.Marc de Ranse, Boiler.Renard chez les contemporains, telles étaient les signatures au programme.Parmi toutes ces oeuvres admirables, U convient de signaler par-Uctthèrement f.a ,Fête-Dieu, de Georges Renard.C’est une description puissante, remplie «l’une majesté surhumaine.„ Le compositeur transcrit fidèlement le rythme et les sentiments du religieux poète qu’est laouis Mercier.Beauté forte qui ne souffre pas de la comparaison avec le meme sujet (“La Procession”), traité par le génial Franck.C’est une oeuvre il réentendre souvent.Et encore, deux choeurs de Haendel.extraits du Messie, cri enflammé de reconnaissance, d’une amplenr et d’un dramatique saisissants.L’exécution ne fut pas inferieure à la richesse du programme: 115 voix parfaitement balancées et fondues.variant à souhait les nuances, articulant à merveille, ensemble homogène et attentif au dirècteur expert «pi’est le R.P.Fontaine, S.J.Si l’on se rappelle que cette chorale n’est qu’une simple organisation paroissiale eréée de toutes pièces il n’y a pas si longtemps, et donc disposant de moyens foreémenl assez restreints; si l’on songe que re n’est là, en somme, qu’une chorale d’amateurs, qui certes ne prétend pas à la virtuosité éblouissante «ies professionnels ifinis n’en atteint pas moins à «le si belles hauteurs, I on comprendra qu’à notre jouissance esthétique d’hier soir s ajoute un sentiment d’admiration, bien mérité par ces apôtres «le la musique chorale.Il y a plus.Les recettes doivent aller à une caisse qui sert à rétribuer,à la fin de leur « arrière vocale, les petits chantres, soprani et allos, de la Maîtrise.C’est là un ingénieux procédé par lequel le directeur s’assure le service des enfants pendant 3.4 et 5 ans.N’est-ee pas en même temps un exemple à imi-ter?W.FRANC.CE SERA LE NOM DE LA NOUVELLE CIRCONS C R I P T I O N ELECTORALE DE TEMISCOUA-TA LE DEMEMBREMENT DE JACQUES-CARTIER Québec, (D.N.C.) l.a Chambre a étudié ce matin le hill du remaniement des comtés ruraux.M.Hector Laferté, ministre de la colonisation, a expliqué les dispositions de ce projet de loi qui doit créer cinq nouveaux comtés, en divisant les comlés actuels de Gaspé, Témjs-rouata, Champlain, Lac St-Jean et Hull, et en formant un nouveau comté de paroisses prises dans les comtés de Dorchester, Bellechasse et Montmagny.M.Laferté dit que le comité de remaniement a décidé de donner les noms de Témiscouata Nord et Témiscouata-Sud.M.Laferté propose que ce dernier nom soit changé pour celui de Rivière-du-Loup".M.A.-C.Smart, député de West-mount, dont le bill modifie le comté en y ajoutant pour une partie de Jacques-Cartier (Partie de la Ville Mont-Royal et de Côte St-Luc) s’oppose à cette disposition.Le discours du trône n’autorisait que le remaniement «les comtés ruraux.Or les comtés «le Westmount et Jacques-Cartier sont deux comtés urbains, puisque sur une population donnant 10,000 votes on ne trouve des agri-culteurs que polir 500 fermes.En plus il y a des comtés beau-eoup plus grands que Jacques-Cartier qui n’ont pas été divisés.M.Victor Marchand «téclare que Jacques-Cartier a les 2-5 de la superficie de Plie de Montréal.Il y a plus que 500 fermiers dans ce comté.Il note cependant que nombreux sont les gens qui ont sur les rives de la rivière des Prairies des résidences d’été, ce qui leur donne droit de vote.Cependant ils n’y passent qu’un quart de l’année, laissant à ceux qui restent de plus lourdes obligations.U prétend que la Ville Mont-Royal et (alto Saint-Luc sont des quartiers urbains et ne devraient lias faire partie du reste du comté.M.Smart rétorque que 'e chiffre de 500 cultivateurs est cité dans les statistiques mamicipales de la province de Québec.Il ajoute qu’il n’y a aucune bonne raison pour le changement qu’on veut faire.14 chevaux; sept ont pu être sauvés.Un sonneur de fausses alar- ! mes a été arrêté; le rrcorder l’a : MM.AihpII cl condamné.O'Hara libères Quebec.2 (D.N.C.).La mo-' lion demandant copie de correspondance échangée au sujet de l'in- _ ,, , , -— , , , , cldent Duel os a été appelée ce ma- Pobcc supplémentaire a Louis H.Atwell, président de la tin.à la Chambre.i ., , Atwcei Co., e» D.W.O’Hara, presi- M Taschereau explique mir les i Jerusalem dent de la O'Hara So., tous deux crucifix placés dans les cours sont ! efMi.rtinr» «n mines et mmrsuivis .1., ce (amdres, 2.(S.P.A.) Le rapport de la commission d’enquête en Palestine, publié hier, a été «jualifié par le Dr Chaim Wcizmann, président «le l’Agence juive, d"‘étude entièrement dénuée de sympathie de problèmes primordiaux basée sur une information insuffisante.” Le ch«'f juif a déclaré «nie l'Agen-orotest*' contre trois «les princi- «pies.Le gouvernement prend tou tes les précautions possibles pour prévenir les «lésordre.s pendant les : fê4rf*is alors que des milliers d’Arabes se rendront à Jérusalem.nonl rn spcuritt* Le .lapon acrrplr lu Cour et nous avons donné des instructions pouf qu’il v nMi SV •» .V n Si rI Nmis non sidérons maintenant que Washington, 2.(S.P.A.) r‘" l’incident cM clos.Xalionat Catholic Welfare Çonfç-\ ., , renre a Informé le ministère «h* ,1?légi ,.i.< n que nous ayons l’intérieur que 1rs membres de ta| 'moplêe ne» pas *f‘ps précédent mission catnrdiquf américaine de[('n nm,.s M rrpresen e que ta pré Kanehosv sont maintenant en seen | v'ncr du eruri ix ajoutprnit à la Hté.Foute la Chambre d’Ottawa a été rivement intéressée par ce que M.Mardi a dit des ouvrages du R.P.Ihichaussois sur les missions de l’extrême nord.Les ousTagcs du célèbre Oblat de Marie Immaculée sont en vente à la librairie du Devoir: Aux Glaces Polaires, par le Père Duchanissoi», O.M.L.ouvrage couronné par l’Académie française, nombreuses Illustrations.Reliure de luxe, dos et coins cuir, formai 5 1-2 x 9.445 pages, aver éertn.An comptoir et par la poste, A2.50.Femmes ttéPnfqnes, par le même, sotuine de 255 pages, même de»- Londres.2 (S.P.A.).— Reijirn Wakatsuki, ehef de la délégation *t ,l„ japonaise, • donné cet aprèwnMJ UllP mtrevur tir la réponse de son gouvernement à MarDonnlti rl la proposition d’accord tripartite1 faite pur la Grande-Bretagne et les Etals-Unis.On dit ici, comme on Ta prédit à Toklo^que cette réponse est pratiquement une acceptation.solennité du serment.Cette loi non' a été demander nnr S.K.le rnrfli-nni Rouleau, nos évêques rt le juge en chef rir la Cour dont res sortit le jug< Dodos.elles pourraient prospérer.“Aucun pays n’n été colonisé avec aussi peu de friction, ajoute le Dr Wetzmann.A peu près 769 Arabes sont venus s'établir en Palestine, Ces Arabes ont été établis «le nouveau sur la terre et dans de bien meilleures conditions qu'aupgmvnnl.” L'LgltHr r ’ .’«*( 1* Mi’irncr tir WakatMiki Accusé» tic “picketing* Intéressés thins la mine Kiircka ' Le jitge Marin a enten-du.ce matin.les causes d’F.ddie Rlackawln, » » -n et de Miss Jane Rrown.tous «leuXi Adoption du Dili accusé* d’avoir épié une ma-nufac-j ^ cription et même prix que le préré , , .lure de In rue Bleury au coin s j Ipd/rea Inconnus, pur h inéini’.| d’une grève.Os deux causes mit volume «ie 275 pages, même des-1 employé In Cour toule l’avant-midi cription rt même prix que le pré- Rlscknwtn et Miss Brown devront féoent subir leur examen votootairr le 19 Service 4a Librairie du Devoir, avril.Londres.2.(S.P.A.) —• Le co-1 lonel Stimxon, le premier ministre ' MacDonald et Reijiro Wakatsuki se! sont rencontrés cet après-midi; «Ij est compris que les délégués jupo* Québec nais ont répondu aux propositions (;nuihier des Etats-t nis et du Japon.J ments à » - r “Eureka' .On y voit que Péchcvln l.alan-cette, de Montréal, et M.William , ! Tremblay, député, y sont jntéres* P.\.* ¦ disait hier en répou- Séance plénière remise Londres, 2 (S.P.A ) - On apprend cet après-midi de .source of-liriellr que la sénnee plénière de lu conférence navale qui devait se tenir vendredi a été remise à la sc-maine prochaine.On n’en a pus donné la Succès du H.P.Finn.S.J.TËMISCOUATA - NORD M.Laferté propose que le nom de Témiscouala-Nord soit changé en Rivière-du-Loup.M, Léon Gus-grain dit que le nom du comté tire son nom du lac Témiscouata.Il suggère que le nom de Téiniseogja-ta-Nord soit maintenu.M.Taschereau soutient les prétentions de M.Laferté.Il Irouve qu’il y en a «léjà trois de noms .sauvages, el que le nom suggéré par M.Laferté est bien trouvé.M, Casgrain retire alors son amendement et la Ghambre adople le nom de Rivière-du-Loup pour Témiscouata-Nord.4 WALL STREET NOUVEAUX SOMMETS POUR 1930 Des achats de blocs «le 5.000 à 15,099 actions, en bonne partie effectués par des syndicats de transaction, ont provoqué une ouverture en hausse, ce matin.Les principaux stocks «l'huile et d’utilités publiques ont été particulièrement actifs, montant de ’« de point à plus de 3 points.Plusieurs de ces stocks et d’autres ont atteint de nouveaux sommets pour 1930, notamment: Radio Corporation, Anaconda Copper.American Water Works, U.S.Pipe, Standard Oil of California.Richfield Oil, Sinclair, National Power &• Light, North American Company, Raybestos, F.-G.Shat-tuck et Pierre Arrow préférentiel.International Harvester, Air Re-duclion, Kennccott, Johns-Manville, Bendik, Nevada Copper, Standard Gas, Radio Keith.McKeesport, Tin Plate.Drug Incorp, et Gillette sont parmi les storks qui ont gagné deux, trois points et davantage.Les prêts à vue restent à 4%, Hans la littérature destiner à Li L-y iDCilE Jeunesse, le Père Fin» occupe une1 place privilégiée.Il joui! d’une vogue pareille à celle que connurent les livres délicieux de la comtesse de Ségtir et veux plug près «le nous mais aussi captivants de Jules Ver- OUVERTUREFERME • 2 (D.N.C.) M.Pierre a demandé «les renseigne In Chambre sur la mine g CCOll** JUIVCA sés.Cilé voticane.2.(S L'"0.*servatore ruina tu»' dans un article de tète < sr a certains astronomes russes, que l'Eglise a toujours fflvori« le progrès de la science, particulièrement •rastmnomie.L'article rite plusieurs précédents historiques, faisant mention «le K«;pler et de Galilée» Aver.-vou* fieaotn .Lucrèce Gravel, pianiste; Mlle Si-Giroux, I dit; envoie au Salon douze ta- monne Beauregard, chanteuse, et bleaux, et le jury lui décerne une ; Alfred Brunei, pianiste.j médaille de troisième classe.On peut se procurer des billets Eu 1848, Rosa expose six ta- en s’adressant à Marjolaine, à lu bleaux.parmi lesquels les Boeufs] Revue Moderne, 320, rue Notre-Da-tiour ipunes filles du Cantal, que l’Angleterre, toujours | me est.Tél.Harbour G195; ou à I _____" à la piste d’oeuvres qui enrichis- Mlle Simonne Wiker.279 rue Ste- Tvinr'ilp onnuelle nrê- ses musées, s’empresse d’ache- Catherine est, té!.Plateau 2509.i tigable.* * * En 1841, Rosa Bonheur avait envoyé au Salon deux tableaux bien soignés, représentant, l’un, deux lapins mangeant des carottes, l’autre, j des chèvres et des moutons.Ces deux jolies toiles, sans prétention, ne firent pas beaucoup de bruit.L’année suivante, elle exposa trois tableaux qui attirèrent les regards: Animaux dans un pâturage.Vache couchée dans la prairie, et le (.ne-val à vendre, devant lequel on s arrêtait volontiers.En outre, une terre cuite, Rrebis tondue, dénotait un sculpteur émérite.En la regardant, certains critiques prononcèrent le nom de Barye.En 1843, les Chevaux sortant de l’abreuvoir et les Chevaux dans un pré, furent comme une révélation faisant pressentir déjà un artiste capable d’égaler les plus grands.En effet, un an après, Rosa Bonheur exposait trois petites peintures charmantes avec un taureau modelé cri a La retraite pascale annuelle pré ohée par le R.P.Joseph Lalande, S.J., aura lieu du 12 au 10 avril, à la Villa Saint-Joseph, 4122, avenue De Lorimier, appel téléphonique Amherst 2944.Les jeunes filles qui voudront prendre part à cette retraite fermée sont priées de s’inscrire à l’avance; elles voudront bien aussi se munir d’un voile pour la chapelle, d’une Imitation de Jésus-Christ et de leur petit nécessaire de toilette.(Comm.) ter, et un groupe en bronze très irm portant: Taureaux et brebis, qui étonne par sa vigueur.Elle Obtient du jury une médaille de première classe, et, de plus, Horace Vernct vient lui offrir, au nom du gouvernement, un vase de Sèvres de grande valeur.La voilà entrée dans la célébrité.Son nom est sur toutes les lèvres.Les femmes parlent d’elle avec fierté; les hommes, plus ré- La sénatrice Wilson à Montréal Le 12 avril prochain, à Ih.p.m., aura lieu à l’hôtel Windsor, un déjeuner en l’honneur de l’honorable sénatriee Wilson, organisé par le Club libéral central des femmes de Montréal.Comme Mme Wilson a La valeur des Teintures se révèle à l'épreuve j serves parce qu’il s’agit d’une jeune longtemps demeuré à Montréal, les f(ii„ c,,n* r,i,iiu,'*K convenir nu’un organisatrices s’attendent à ce que les convives soient nombreux et cé- fille, sont obligés de convenir qu un ! véritable animalier vient de mar-I quer sa place dans l’Ecole française, j L’année suivante, Rosa Bonheur i envoyait au Salon un Effet du matin et le Labourage Hivernais.j la1 Labourage niventais, tant de fois reproduit nar la gravure et la i lithographie, fut aussitôt acheté i par l’Etat et placé au musée du i Luxembourg.Cette admirable toile fit dans le monde artiste et dans le I es Teintures Diamond contiennent de trois ] public une sensation profonde.On ; à cinq fois plus d’aniline que les autres j y vit l’affirmation d’une belle mai-offertes en vente.' C’est ce qui donne aux i trise et un complet sentiment de la couleurs tant de brillant, d’intensité, de poésie de la nature, durée, qui empêche les tissus de paraître , Sur les instances de l’impéralri-j reteints et élimine les laches ou les stries.cei qUj appréciait beaucoup le ta-Ln prochaine fois que vous teindrez, ser- jt.,q Rosa Bonheur, l'empereur, vez-vous des Teintures Diamond.Puis com- plir un décret en date du 8 luln parez les résultats.Voyez comme les cou- 1855, conférait à I’Ll lustre artiste leurs sont douces, brillantes, avec un air je grade de chevalier de la Légion (le neuf; et remarquez comme cel éclat d'honneur.L’impératrice voulut résiste à Eusage et aux lavages.Voire mar- ]Uj remettre elle-même les insignes.chand vous remboursera votre argent si vous ne convenez pas que les Teintures Diamond sont meilleures cjue .es autres., Il paquet blanc de Teinlures Diamond contint la teinlure ongniale pour “1 ouïes fins” n’imnorte auelle sorte de tissu.Elle Icint ou La souveraine, étant en vHlégia hire à Fontainebleau, se fit condui-r« au petit collage de By.prés de Thomery, (pie Rosa Honneur habitait.Elle la trouva dans son atelier, en train dr peindre, car l’impératrice n’avait pas voulu faire lèbrent dignement la nomination de la première femme au Sénat canadien.Ceux qui désirent réserver des billets ou des labiés peuvent s’adresser à Mmes J.-E.Lesage, E.T.Sampson, S.P.Walker et à l’hôtel Windsor.^ ^ t ^ Pour les Missions chinoises A la salle paroissiale de l'Imma-culée-Coilception, rue Rachel, a eu Heu le tirage d’une magnifique garniture de chambre au profit des missions chinoises des RR.PP, suites.L’hcureuso gagnante a Mlle Beaulieu.514 «venue Old chard, Notre-Dame de Grâce.Jé été Or- nom- khucs nu* .pour n’importe quelle sorte de tissu.nuance la soie, la laine, le coton, la toile, le rayon ou tout autre mélange deHssus Upaguet bleu est une teinture spéciale pour la soie ou la i.ln» seulement Vous pouvez vous en servir pour teindre vos objets de r ikur en soie ou en laine avec d’aussi bons résultats qu’en peuvent obtc- annoncer sa visite.'«i i fiiiatwfl vnu« 'irhoti*/ raDüelezoVous cola Dp paoutf bleu -— Muilpmoisw Ip« , 1 ii n t'ou et a so i r où la aine.Le paquet b/nne teint toutes les sortes trant.je vous apporte un petit lu- Teintures “Diamond ” D'emploi facile-Ràaultati parfaits A TOUTES LES PHARMACIES Chapelle de Marie Réparatrice 1025, MONT-ROYAL Ol’EST CHEZ EATO N Les prix de nos tapis orientaux sont les plus bas à Montréal LA comparaison vous fera reconnaître la véracité de cette affirmation.La majorité de nos tapis orientaux sont achetés en Orient même.Nos acheteurs visitent non seulement les grands centres, mais aussi les endroits moins connus des contrées orientales, afin d’acheter des tapie en énormes quantités ]k>ut nos différents Magasins.Notre assortiment P’a jamais été plus intéressant qu’il l’est actuellement, et les prix sont remarquables pour des tapis d’une telle qualité.Mentionnons quelques nouveaux groupes : A ha \ mi P I : Tapis Koula de Turquie Des tapis épais, tissés serrés et d’un beau fini lustré.Riches nuances de rose et de bleu, avec motifs au centre.R x il pieds — 210.00 H x 10 pieds — 175.00 0 x 9 pieds — 125.00 Carpettes Lilihan Des carpettes de Perse qui sont très aimées à cause de.leurs nuances adoucies et de leur riche reflet.Moyenne de dimensions, .?pieds 6 pouces r 5 pieds.37.50.Au quatrième chez Eaton Rue Sainte-Catherine I.^T.EATON C9 M O NTRKAL IMITCD OC FAITS ET GLANES DISTRACTION DE SAVANT 1jC Dr V___l’éminent chirurgien, était sujet à d’invraisemblables distractions.11 dînait un soir chez des intimes, et la maîtresse de maison lui dit sans façon: — Cher docteur, vous qui êtes si adroit, découpez-moi donc ce gigot: voulez-vous?— Bien volontiers, répondit le chirurgien.Il saisit le gigot avec autorité et y plonge le couteau.Puis, un phénomène étrange se passe dans son esprit; il tire de sa poche de la charpie, une bande de linge et exécute un pansement en bonne forme devant les convives ébahis.Après quoi, sans sortir de son rêve, il murmure d’un Ion rassurant: — Là.avec du repos et des soins, ça ne sera rien.A-PROPOS Demain soir, veille du premier vendredi du mois.Heure Sainte au Couvent de Marie-Réparatrice, de 8 heures à 9 heures p.m.Récitation « «pïrçnl ï.j g VM* ‘dü's’.lM.S.Je suis voir, marrnlnr,jsjoulu crrmrnl.^ „ rtl,lrte„ „ les membres de l’Heure Sainte sont ; — Mou pere, priés d’être présents.j gé.C’était à un des derniers conseils de révision.Un jeune colonel, bien connu par ses boutades spirituelles et son penchant pour la bibliophilie.présidait.ihiumi i Devant lui, à un moment, se prêchant ! sente un conscrit tatoué sur la poi- trine- , „ , • I — Qui t’a fait cela?demande le la souveraine, je veux attacher cc ruban moi-même et vous embrasser.réplique l’interro- Alors le colonel, se tournant vers Je greffier: — Vous mcltrez comme signe particulier: “illustré par l’auteur!” LE POIDS DE LA LUNE Toto.— Je parie un sucre d’orge que tu ne sais combien pèse la lune?Bibi.— La lune?mais elle pèse.elle ne pèse rien du tout, sans quoi elle tomberait sur la terre.Toto.— Ce n’est pas cela.Elle pèse une livre.Bibi.—*¦ Pourquoi?Toto.— Parce qu’il y a quatre quarts dans la lune.PETITE VIE DES SAINTS 2 AVRIL SAINTE MARIE L’EGYPTIENNE, PENITENTE Saint Zozime de Palestine s’étant, selon sa coutume, retiré dans j la solitude après le premier diman-i ehr du enrême, rencontra, après 20 jours de marche dans le désert, sainte Marie l’Egyptienne, la pécheresse pénitente, qui lui demanda sa bénédiction.Elle lui raconta qu’elle était d’L-gypte et qu’étant allée à Jérusalem, une force invisible l’avait empêchée d’approcher du bols sacré de la Croix le jour de l’Exaltation.“M’abandonnant alors à la très sainte Vierge, j’entendis une voix qui me disait: Si tu passes le Jourdain, tu trouveras le repos.Et depuis 47 ans, je suis demeurée ici, pour ré- Le plus délicieux JAMBON est celui de S.L.CONTANT Ltée Maison d’éducation ERNEST LAVIGNE Organiste à St-Jean-Baptlsfe Professeur de piano, orgue, théorie, solfège 958, avenue Duluth est Tél.FRontcnao 5J4* Montrai parer par la pénitence, les désordres de nia vie.” L’année d’après, saint Zosimc, à la prière de Marie, la pécheresse, revint le Jeudi-Saint sur les bords du Jourdain apportant avec lui le pain de vie.La sainte ayant passé le fleuve, il la communia, et Marie dit ensuite: “Laissez maintenant.Seigneur, aller votre servante en paix, suivant la promesse que vous lui ave* faite, parce que mes yeux ont eu le bonheur de voir votre salut." Elle retourna dans son désert.L’année suivante, Zosimc étant revenu, trouva Marie morte, et lut ces mots sur le sable: “Abbé ZoYi-me, enterres le corps de la pauvre Marie: rendes à la terre ce qui lui appartient, et pries pour elle." (421).Feuilleton du “Devoir" LE ROI JACK par Guy WIRTA 2G (Suite) , .—s* Culluiliquc.oui .Moi pas mentir, jamais! Le» veux de la jeune Hile étlnrc-lèrcnl.mais ce n'étslt plus de eolè- rc.Qui l'a fall catholique?Le père de la mission à Fun- — Alors, dis-moi; tu as un catéchisme?— llans ma rasa Toi Vouloir moi eherrher?— Nont.Tu connais Dieu?- Oui, maîtresse et moi l ai ehal — Qui t a instruit ensuite?— Fère Dornois.et puis belle dame.- Miss d'Alys?.— Oui.ntàltrtMf.__Tu ne répétera* à personne ce que le vais te dire, ~ A personne! Moi.mourir gvnnt.Et le pellt nègie mit une main tnr non coeur et lendit l’autre solennellement.mer grc t'hix que moi .' Plus! fit toul luis le petit nè- i.e i ois-tu quelquefois?Je verrai Là Moût mai* voit.Lui.Il entend .Tu lui parles, nlurs?Mol prier.Notre Père .C’est la prière pour lui parler* Oui, maitresse.Yetta se penrha sur le nègre: — Tu vas m’apprendre 1s prière.Falbalas.Moi, pas le maître! Je veux, tu entends?,.— Toi, pas comprejulre .— Je veux!.Commence .Falbalas scmblnlt fort embarrassé de son rôle Inattendu de prédicateur.— Nous, parler à genoux.comme cela .H s’agenouilla et appuya ses mains noires sur le marbre rose.Subjuguée, sa petite maîtresse l’imita.les yeux fixés sur les lèvres éclatantes qui allaient prononcer les paroles de vie.Et les mots du Pater montèrent dans Pair parfumé, se mêlant au^n-touillis des oiseaux, pour s’élever \< r , le ciel, très haut dans Parur.jusqu au troue’ de Celui qui a dit: ’Bienheureux le* purs, parce nu ll* verront Dieu." Yetta assistait maintenant au Ira-I de Rosetuonde, che« son frère , Blottie dans un fauteuil immense très oerupée.semblait H.à sa lecture cniantine, elle ne perdait pas de vue le* deux jouteurs en présence.Chez elle, la femme s'éveillait, douremenl.sans heurt, laissant au coeur la puérilité du baby, mais élevant l’esprit vers des concep- tions plus bâtîtes.La grande Utile que d’autres ne soupçonnaient pas, Yetta In voyait, en suivait les phases et.dons son coeur, sans presque s’en dodtor, manquait une à une les victoires de Rosemondc, l’élevant toujours au-dessus de re frère qui était autrefois pour elle un idéal de perfection.Un matin, pendant que Jack dictait de sa vois froide, l’enfant avait laissé tomber son livre sur ses genoux.Sa lètc blonde était restée inclinée, tuais ses yeux se levaient vers Jack et sa secrétaire.C’est que l’Américain s’arrêtait, les sourcils froncés: — Miss d’Alys! — Sir?pensez-vous de Maud fil v - Que Wells?Prise au il balbutia : Nous avec ( Ile.Enfin!, me la voir r était?.Ni ji Maud?, Rnseiiuimtr •un U, Roscmonde n'ai guère causé ma mère souhaite ner.Et »i cela venais le mari de semblait prèle à défaillir: elle eut un sourire qui fit mal à Yetta.- Sir.je n’aurais plus qu'à vous féliciter, - Vous partiriez?insiste-t-il avec rudesse.— Comme secrétaire, oui.mais l’institutrice de Yetta resterait.— Ah!.Elle frémissait de houle et do douteur et.sentant se» forces l’gbandonnrr, elle demanda: Je ne sais pas exactement la phrase que vous aviez dictée.Le travail reprit, mais, dix illimités plus tard, pour un rien, une faute d'attention, l’Américain recommença l’attaque.Cette fois, Yetta perdit patience et.tout en tirant sur ses boucles, » ec des gestes énervés, elle assura a son frère qu'il devenait fameuse* nient ennuyeux et qu’l! ferait tout a fait la paire avec cette désagréable M«ud.Puis elle sortit en tourbillon, sans se soucier du speech que lui préparait Jack.Dan» le Jardin, elle aperçut Maud et la rejoignit: —* Que pensez-vous de Rosemnn-de d'Alys?demande-t-elle * hrèle- l’air pourpoint, en prenant net de Jack.L'Américaine eut un hochement d’épaules assez dédaigneux.—- Je ne m’occupe pus de ces gens-là! — Ces gens-là!,.Si Rosemondc voulait, clic deviendrait "Reine de l'or”.D’émotion, Maud ferma son ombrelle : — Vous perdez la tête.Yetta.Pas du tout, .et la preuve, c’est que j’ai découvert quelque rhose.depuis une éternité éternelle! Maud eat un petit ricanement: — J'admire votre "éternelle’’.Et c’est tout ce que vous aviez à me dire?.Croiriez-vous que je n'ai pas vu aussi le manège de cette Intrigant telligent et vous ne me ferez pas croire.Du bout de son ombrelle, Maud déeapltait rageusement les géraniums.— D'ailleurs, il ne l’umie pas.Voye* »on ton, ses manière», quand U est avec elle.U a de» yeux c(-,frayants à ce Dioment-là.Preuve d'amour 1 Pmrec soleil-1 d'amour!.Et Yetta rose leva son petit doigt Allez, belle Maud, je m’y connais.; ou l’amour n’existe pas! L’Américaine murmura: — Peu m'importe! Pendant que l'enfant s'enfuyait, elle gagna la seconde terrasse.Un homme *'v tenait et, à sa vue, demanda: Plus de doute, n'cst-ce pas?Aucun.Méfiez-vous.Elle s’assit sur l'un des degrés de marbre rose, et lui la rejoignit.Vous me conseillez toujours d’épouser la petite?demanda-t-il.l’air ennuyé.• - Oh! évidemment.L'autre n'a pas un sou vaillant ! Yetta n'eu a pas davantage.Vous savez bien que Jack a tout hérité d’un oncle.— Mais il laissera quelques millions à sa soeur.Cel» ne fait pas l'ombre d un doute.Seulement, très raau-avez en-àlment t une cause inconnue ajourne encore leur union.—- Profitons de ccttc hésitation de port et d’autre.» (A suivre) muai iv «iiniisnx s>a« ji «jiiii/i r m mi ulmiu.’.vwua eî.Mais Jark est trop in- vous et moi somme» en trèi pour tomber ht PIM* t«‘d» , «ï c* journal rHIMRRrt ______ limit**).OK*3-____ ni,‘r*t«uf at aeerétaiz» •u **a,r« »r rttJ- 411585 ' XrC Uth Trcm,ntui ' aviuu i»jçn rance que Cotton ne sera plus jamais à l’emploi du gouvernement.DANS DELORIMIER Est-ce qu’il n’y a pas de pardon chez nous?Est-ce que parce que! .M.Adolphe L Archevêque, candi- cet homme a commis une erreur, nous devons donner notre parole qu’il ne sera plus jamais à notre emploi?Jamais je ne donnerai un engagement comme celui-là, au risque de déplaire à une école, école à laquelle appartient le député de i Hull.” dat du maire, avait réuni une foule monstre dans la salle de l’école St-Plerre Claver.A l’arrivée de M.Houde, le candidat était à conclure son discours en se défendant contre ses adversaires et en protestant de l’indépendance des candidats «jui, comme lui, reçoivent l’appui la liste «les signataires de cette let- “Que le premier ministre justl- i oc M.Houde.Ire, j’ai vu le nom d’un avocat, te fie s
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