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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 25 août 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-08-25, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE—No.199 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA BT ETATS-UNIS.93 00 •NIOX POSTALE.Î^OO Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .• 91 50 ONION POSTALE .$3.00 MONTREAL, VENDREDI 25 AOUT, 1911 DEVOIR UN SOU LE NUMERO RédadHon et A dminiftration î 7la RUE Si IACQUES MON .TELEPHONES : ^ ADMINISTRATION ,!«m 7461 REDACTION: Main"7460 Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! SERAIT-CE FAIT ?Nous demandions ces jours-ei: “Quand saurons-nous le nom du consfrucleur de notre marine de guerre ?Et quajad saurons-nous le veritable coût de nos croiseurs, type Bristol amélioré, et de nos contre-torpilleurs type “River’’?Le presse ministérielle ne nous a pas répondu.On plutôt, elle nous disait hier que ce serait après les élections.Voici ce que le r ou et le ( an-ada écrivaient jeudi matin,—nous empruntons ce texte au Canada: Ottana, 2,1.IJ se passera probablement encore quelques semaines niant que le contrat pour la construction des onze vaisseaux qui constitueront la marine canadienne soit accordé.Avant de se retirer, l bon.L.P.Brodeur, ancien ministre de la marine, a remis les soumissions aux maims des fonctionnaires techniques du département de la marine.Ces fonctionnaires sont actuellement à considérer le mérite des soumissions et feront leur rapport plus tard.” Donc, nous sommes avertis: nous ne saurons à quoi nous en tenir sur le coût définitif de notre flotte qu’une fois la campagne finie.M.Laurier en a déjà assez du plongeon coûteux du “Niobé”, il n’entend pas soulever de nouvelles protestations chez le peuple en lui disant, quelques jours avant le scrutin, que notre marine nous forcera à débourser une vingtaine ou une trentaine de millions de notre argent.Mais, avec tout cela, si le gouvernement avait déjà choisi le soumissionnaire qui construira nos navires?Il peut bien l’avoir fait, n’est-ce pas?—“La n’est pas possible,’’ dites-vous?\oiei ce qu’un journal anglais, qui s’occupe beaucoup des affaires canadiennes, la Canadian Gazette, de Londres,—c’est une autorité,— écrivait, le dix août courant, dans sa page de rédaction : “Dans notre dernier numéro, nous donnions des détails intéres-sants au sujet des maisons anglaises de construction navale qui se sont établies récemment au Canada.Il nous faut maintenant ajouter à cette liste MM.Cammed, Laird & Company, grands constructeurs de navires, qui ont cru nécessaire de se faire représenter directement, outremer.Cette maison vient d’avoir la haute distinction d’être choisie par le gouvernement canadien pour construire la flotte de navires de guerre que les autorités canadiennes ont décidé de mettre à flot.La maison Cammed a obtenu ce contrat.Ce programme comprend, quatre croiseurs de grandes dimensions et six contre-torpilleurs : en fait, à vrai dire, toutes les maisons qui s’occupent de construction maritime avaient soumissionné pour cette entreprise.Nous croyons que le désappointement de celles qui n’ont pas soumissionné au plus bas prix disparaîtra, et que toutes seront heureuses de voir que la compagnie Cammed 'Laird, après les multiples revers qu’elle a subis récemment, a obtenu ce contrat si considérable.Ceux qui lui ont fait concurrence, en cette occasion, auront moins lieu d’être désappointés, s’ils se rappellent que la plupart d’entre eux recevront des sous-contrats importants de MM.Campbell, Laird & Company.Il faut que les travaux soient achevés dans le, terme de sir mois, mais l’on s’attend que la, plus grande partie du contrat soit exécutée dans trois ans.H est probable que les usines et les chantiers nécessaires à cette fin seront sis à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, endroit qui a toujours été le poste favori des construct cnrs de navires anglais au Canada.” Mais le gouvernement canadien aurait donc donné les contrats à cette maison Cammell, Laird & Company?Il l’aurait donc fait avant le dix août?Et les soumissions une fois accordées, lui et ses journaux auraient, donc gardé le silence complet, à' ce propos, sauf le Globe, de Saint-Jean, N.-B., un journal libéral-indépendant?Pourquoi tout et silence?Pour ne pas effrayer le peuple avant les élections?La Canadian Gazette ne doit pas avoir ainsi mentionné le nom de cette importante compagnie de construction navale sans être certaine de son affaire et sans savoir que les contrats pour nos navires de guerre lui sont échus.Que signifie le silence de la presse ministérielle à ce propos?Et pourquoi le Canada et le Globe n’ont-ils pas de M.Lemieux, notre ministre de la marine, une dénégation de cette nouvelle, si elle n’est pas vraie?Serait-ce que M.Pugslcy se servirait de ces renseignements pour mousser son élection dans Saint-Jean, tandis que le gouvernement tiendrait toute cette affaire secrète, afin de ne pas éveiller l’attention du reste des électeurs du Canada ?Georges PELLETIER.La conclusion • V qui s impose SI NOS DEPUTES AVAIENT VOULU La série de votes parlementaires que le Devoir donnait hier dispose formellement de l’argument ministériel.à l’effet qu’en réclamant la consultation populaire sur la question de la marine les représentants de la, province de Québec auraient isolé leur province.Ils se seraient tout simplement, trouvés en compagnie des députés anglais de toutes les provinces de la Confédération.Rien non plus de ce qui s'est passé depuis n’est de nature à contredire ce fait.Tout au contraire, l’attitude des Anglais démontre que ceux-là seuls qui demandaient la référence au peuple ou qui votaient carrément contre la marine représentaient le véritable sentiment populaire de toutes les parties du pays.Peut-on nous citer une résolution do club dénonçant ou exprimant le moindre regret du vote donné par les 78 députés pour le renvoi à six mois ou contre la deuxième lecture?En dehors des journaux ou des candidats liés par esprit de parti, peut-on nous signaler la moindre manifestation de quelque importance, soit en faveur du projet Borden, soit en faveur de la loi Laurier ?Tandis que l’on voit des associations de tous genres se passionner pour ou contre la réciprocité, des financiers et des industriels se séparer de M.Laurier, par exemple sur la question des relations commerciales que le Canada doit entretenir avec les Etats-Unis, les mêmes groupes restent complètement indifférents au sujet de la marine.Le moins que l’on puisse dire, donc, c’est que nos députés pouvaient voter suivant leur eons-ricnce, sans s’exposer au plus petit reproche de la part des Anglais.Et c’est ce que déclarait M.Jameson.l'un des représentants do ,1a Nouvelle-Ecosse au début même du débat.Que l’on ne croie pas.disait-il en substance, que la ré- solution du 29 mars 1909, votée dans un moment de panique préparée à cet effet, nous lie et nous ferme la bouche.Nous sommes ici pour juger de la situation au point de vue de l’intérêt canadien.# # # Ce vole prouve encore d’avantage cependant.Par deux fois, les représentants de la province de Québec pouvaient tuer le bill de la marine avec le concours des députés anglais, et par deux fois, ils ont refusé.Voici la preuve.Elle est très courte et très claire.La proposition du renvoi du bill à six mois fut repoussée par un vote de 78 contre 129.Le vote favorable au renvoi à six mois, proposé par un député anglais, M.Northrup, comprenait 7 Canadiens-français et 71 Anglais.Le voici : MM.Armstrong, Arthurs, Raker, Bar nard.Best, Blain, Blo'ndin, Borden (Ha lifax) Boyce, Bradbury, Brooer, Burrell, Campbell.Chisholm ( Huron) , Clare, Cowan, Crocket, (bothers, Currie, (Simcoe), Daniel, Doherty, Donnelly, Edwards, Elgon, Forget, Fraser, Good-eve, Haggart (Lanark), Haggart ( Win ni peg ) , Henderson, Herron, Hughes, Jameson, Kidd, Lake, Lalor, Lancaster, Lennox, Lort.ie.Macdonell.McCall.McCarthy, Maddin, Magrath, Marshall, Meighen, Middieboro, Monk, Nantel, Northrup, Baquet, Berley, Porter, Price, Held, (Grenville), Rhodes, Roche, Russell, Schaffner, Sexsmith, Sharpe (Lisgar).Sharp# (Ontario), Smyth, Sproule, Stanfield, Staples, Stewart, Taylor (Leeds), Taylor (New Westminster) , Thobnm, Thornton, Ve-rville, Wallace, White (Renfrew'), Wilcox (Es sex).Wilson (Lennox et Addington), Worthington, Wright.—78 Parmi ceux qui votèrent contre le renvoi à six mois, on compte quarante-huit députés de la province de Québec.Les voici : MM.Bcauparlant, Béland, BicRerdike, Boyer, Brown, Bureau, Carrier, Champagne, Dolislo, Demers, Devlin, Duboau, Ecrément, Ethier, Fisher, Fortier, Gau-vrenu.Geoffrion.Gervais, Girard, Gla-du, Hunt, Lachance, ] afortune, I anc-tôt ( Laprairie-Napierville ), Lanctôt, (Richelieu).Lapointe, Laurier, Laver-gnc.Lemieux, Lovell.Major, Mareile (Bagot).Martin ( Montréai-Ste-Ma-rie), Mayrand, Moigs, Papineau, Parent.Rivet.Ross (Rimouiki), Roy (Dorchester), Roy (Montmagny), Savoie.Séguin.Talbot.Tobin, Turcotte (Nicolet), Turcotte (Québec comté), Wilson (Lav 1, —48.BILLET DU SOIR UN ACCIDENT Le savez-vousI Mon ami s’est brisé la jambe droite dans un accident d’automobile.Il est réjouissant de penser que c’aurait pu être la tête.Comme la plupart des chauffeurs, il faisait de la vitesse, en toute sécurité du côte de la police.Je l’ai souvent vu filant à une allure immodérée; il a déjà tué deux vaches, un nombre 'incalculable de chiens, quelques cochons, sans compter les hommes qu’il fail lit plus d’une fois écraser.Ce qui est arrivé devait arriver, et j’avais prédît ce dénouement.Je suis donc allé voir mon ami, à l’hôpital Notre-Dame.Je connais cette institution, y ayant demeuré, sans plaisir, un bon bout de temps.On y respire le chloroforme et l’acide phénique.A tout moment, on entend sonner les cloches des ambulances.Ce n’est pas gai, même à la salle d’opération où il paraît que l’on a une drôle de binette quand on est endormi, et où l’on dit des choses que les médecins ont l’obligeance de ne pas nous répéter.Dans le cas de mon ami, il s’agissait de réduire une fracture simple, une affaire de rien.Aussi le blessé était-il d’excellente humeur, au point que sa garde-malade en devenait presque amoureuse.En m’apercevant, une des premières questions qu’il me posa fut : —Sais-tu s’il s’est produit d’autres accidents après le mien?—Pour ça, oui! Tout près de chez nous, j’ai vu deux voitures se défoncer avec une grande précision, et entendu un chauffeur sacrer admirablement! Personne n’a été tué.C’est vraiment miracle qu’une dizaine de petits Juifs qui jouaient juste à l’endroit de ‘‘l’abordage” n’aient pas été fricas-sés! —En somme, pas la moindre égratignuref —Non.—Penh ! Voici bien l’état d’esprit où peut nous conduire la passion! Mon ami était si fier de sa fracture que les mortels assez chanceux pour se tirer indemnes d’un accident d’automobile lui faisaient pitié! Selon le refrain qui se chante dans les banquets lorsque tout le monde est saoul, il considérait, avec orgueil, avoir gagné ses épaulettes! Qu’aura,it-ce été s’il fût mort swr le coup! Il en a pour deux mois au lit, deux mois qui vont lui paraître marcher lentement, à lui qui buvait le vent dans le grand air des longues routes.Sa passion le tient: il se cassera le cou et, cette fois-là, je me f elicit m'ai chaudement d’avoir refusé une place à côté de lui, comme j’en ai pris l’habitude.J’aime mieux mourir à pied.ALBERT LOZEAU.Mettez ces quarante-huit députés Canadiens-français avec les soixante-dix-huit députés anglais qui se prononcèrent pour le renvoi à six mois et la fameuse marine Laurier-Fielding échouait comme le “Niobé’’.Elle était battue par quarante-cinq voix de majorité, et sans nous exposer à la moindre récrimination de la part des provinces anglaises, puisque ce vote eût compris presque deux députés anglais pour un député ca-nadien-français.Est-ce assez clair?Le même raisonnement pour le vote sur la deuxième lecture, conduit à la même conclusion irréfutable.Deux fois, les députés anglais ont donné aux députés Canadiens-français l'occasion de tuer la marine Laurier et ceux-ci l’ont refusée chaque fois.Ne méritent-ils pas d’être dou-blemfent châtiés?Jean DUMONT.M.LAMARCHE M.Paul-Emile Lamarche part pour Nicolet, décidé à porter dans la lutte une énergie que ses amis connaissent bien.Les électeurs de Nicolet que nous avons vus se disent sûrs de la victoire, les tergiversations de M.Turcotte sur la question impérialiste ayant créé dans le comté un mécontentement général.M.Lamarche est bien connu dans la région ; il y a fait trois luttes déjà.M.Bourassa ouvrira la campagne aux côtés de M.Lamarche dans une grande assemblée qui se tiendra à Bécancour, mardi do la semaine prochaine, à une heure et demie.L’assemblée est fixée de telle façon qu’elle pourra réunir les électeurs de Nicolet et de Lotbinièro et d’une partie de la région voisine.Sifton-Laurier- Martin M.Sifton trouve la politique économique du gouvernenjent mau vaise; il le dit.M.Joseph Martin trouve que les méthodes administratives pratiquées spécialement dans la Colombie Anglaise sont abominables; il le dit.Tout de suite la Presse et le Canada s’empressent de rappeler le passé sectaire de ces deux hommes et de crier aux nationalistes: Voyez qui combat avec vous M.Laurier ! La tactique était prévue; elle ne produira peut-être pas l’effet qu’en attendent ses auteurs.Le peuple a la mémoire trop longue.lie peuple sait bien que Joe Martin fut le grand adversaire de l’école catholique au Manitoba; mais il sait aussi que Joe Martin sortant de cette lutte, les mains toutes souillées encore de cette oeuvre de haine, s’en vint prendre sa place au Parlement fédéral an bras de qui?Au bras de M.Laurier.Le peuple sait que M.Sifton fut l’associé de M.Martin — mais qu’au lendemain de ses luttes contre l’école catholiqüe, M.Laurier en fit l’un de ses collègues préférés.Ni M.Martin ni M.Sifton n’ont effrayé les ministériels, tant qu’ils se sont bornés à leur oeuvre de haine.Us ne sont devenus méprisables et compromettants à leurs yeux que le jour où ils out différé d’avis avec AI.Laurier sur les questions d’ordre matériel, que le jour où ils ont menacé cette puissance politique qu’ils avaient si fortement contribué à établir.Nous n’avons pas changé d’avis sur MM.Sifton et Martin; nous les estimons dangereux à plus d’un point de vue — d’autant plus dangereux ({n’en 1905, nous avons vu la députation de la province de Québec presque entière disposée à s’inçjinqr devant les menaces d’un Sifton.Et c’est précisément pourquoi nous demandons l’élection d’hommes qui soient prêts lorsque so poseront des problèmes comme ceux de 1905, à combattre tous les sectaires — qu’il s’appellent.Sifton, Martin, Hughes ou Sproule.La force des sectaires est surtout faite de la faiblesse et de la lâcheté de nos prétendus amis; et c’est pou «quoi nous voudrions voir disparaître du Parlement non seulement les Hughes, les Sproule et les Sifton, mais toute la bande qui les dénonce aujourd’hui pour se faire une façade dans la province et qui, au jour du combat, mêlait ses bulletins de vote aux leurs.Orner HEROUX, - W I —-__ M.BLONDIN M.Blond in mène dans son comté une active campagne.A travers toute la province l’on forme pour son succès les voeux les plus ardents.Blondin, par sa erâneric, par son talent de parole, par sa loyauté, a conquis la sympathie de tous.Il est évidemment destiné à un brillant avenir.On l’a vu partout au premier rang, et la victoire de Drummond-Arthabaska est en partie son oeuvre.L’affaire de la peinture de Sorel a prouvé quels risques il est disposé à prendre pour servir l’intérêt public.Ses électeurs doivent être fiers de lui.Pour casser le verdict de la majorité parlementaire, les ministériels de Sorel ont évincé M.Lanctôt.Le moins que puissent faire les électeurs de Ohamplain, c’est de réélire le vengeur do la morale publique.On oppose à M.Blondin, l’ancien député de Champlain, M.Rousseau.Contre lui personnellement, nous ne voulons rien dire— mais au Parlement il ne fut qu’un bulletin de vote sous la main de M.Laurier, et il n’est pas à supposer qu’il soit autre chose à l’avenir.Les électeurs de Champlain peuvent désirer autre chose.Du reste, il est même fort probable que M.Rousseau ne tient guère à retourner aux Communes.Il obéit présentement au désir de M.Laurier, qui l’a prié de sortir de sa retraite pour sauver les hommes qui, il y a trois ans, l’écartaient de la vie publique.M.FAUTEUX M.André Fauteux a bon espoir do reprendre Deux-Montagnes.Si M.Ethier disparaît de la Chambre, la perte sera peu considérable et, avec M.Fauteux.nous y compterons un député intelligent et instruit.Nous souhaitons cordialement sa victoire Dites donc la vérité LE CONCOURS LEMIEUX M.Lemieux a parlé, à Sorel, avant-hier.11 n’a mis le poing sous le nez de personne, pas même sous celui de M.Adélard Lanctôt.C’est un progrès.Mais M.Lemieux n’a pas parlé de peinture.Il a du tact, tout de même.Seulement, il n’a pas dit la vérité.M.Lemieux a dit, entre autres faussetés : UA la conférence impériale, sir Wilfrid Laurier nous a obtenu notre dernière liberté commerciale.Il a obtenu que les vieux traités qui nous liaient à d’autres pays seront rappelés.” (Le Canada, 24 août.) Erreur ou mensonge.M.Laurier n'a rien obtenu de cela.Et pour cause.M.Laurier a tout simplement proposé, à la dernière cou l'érence impériale, ceci: “Que le gouvernement de Sa Majesté soit prie d’entamer des négociations avec les divers gouvernements etrangers parties à des traités qui s’appliquent aux possessions d’outre-mer afin d’assurer à chacune de ces possessions qui pourrait désirer ni jouir la liberté de se soustraire à l’opération de ces traités tout en laissant le traité intact à l’égard du reste de l’empire.” Sir Edward Grey, ministre des affaires étrangères pour la Grande-Bretagne, n’a pas dit oui.Il a considéré cette proposition comme une expression d’opinion.Elle ne demandait pas même la dénonciation des traités, comme on l’avait fait en 1897.Sir Edward Grey a promis d’agir de son mieux, “mais sans répondre des résultats (texte emprunté au précis publié par le gouvernement britannique).H n’a pas dit : “C’est fait’’, ni “ce sera fait”, il a dit tout simplement: “Nous verrons.” 11 y a pas même promis de dénoncer les traités.Il a promis de s’occuper des traités, c’est tout.Où M.Lemieux prend-il que M.Laurier “a obtenu que les vieux traités qui nous liaient à d’autres pays seront rappelés^” Nulle part, si ce n’est dans son imagination fertile en expédients politiques.M.Lemieux a aussi dit, à Sorel -.“Mais Laurier nous a obtenu de plus une autre liberté : notre liberté maritime.Non-seulement nos vaisseaux flotteront le drapeau canadien, seront sous les ordres de Canadiens, mais ils seront sous le contrôle exclusif du Canada, C’est la reconnaissance de noire autonomie complète cl entière.” (Le Canada, 24 août.) C’est encore faux.M.Lemieux le sait.Il n'est pas sans avoir lu la note de l’Amirauté britannique qui établit le “status” de notre marine de guerre.Et il doit se rappeler l’article sept de ce mémoire qui dit: “Pendant que les navires d’un dominion seront dans les ports étrangers l’officier gui les commandera devra envoyer à l’officier commandant en chef de, cette station ou à l’amirauté anglaise un, rapport de leurs agissements.L’OFFICIER COMMANDANT UN NAVIRE D’UN DOMINION, PENDANT TOUT LE TEMPS QU’IL SERA DANS UN PORT ETRANGER DEVRA OBEIR A TOUS LES ORDRES QU’IL PEUT RECEVOIR DU GOUVERNEMENT DU ROYAUME-UNI, QUANT A SA CONDUITE PENDANT LES AFFAIRES INTERNATIONALES QUI PEUVENT SURGIR.LE GOUVERNEMENT DE CE DOMINION EN SERA TENU A TJ COURANT.” Que M.Lemieux cesse donc do dénaturer les faits et les textes et qu’il dise donc la vérité.S’il le fait, nous lui laisserons tonte licence de promener ses poings sous le nez de ses contrrf-dicteurs.G.P.NOMS DES CONCURRENTS A QUI SONT DECERNES LES PREMIERS ET SECOND PRIX.Ainsi que nous l'avions annoncé, nous publions aujourd'hui les noms des vainqueurs du concours littéraire et social ouvert sur cette proposition: “Un ministre de la couronne peut-il, en dépit de la hiérarchie, aller rencontrer scs adversaires politiques pour discuter avec eux les questions du jour, de la veille et de demain?” Les envois out été abondants et presque tous remarquables, tant au point de vue du style que de la pensée.Le jury, après mûre délibération, comme il convient, a décerné le premier prix à M.Félix Ijeclere, (Tap Ley), avocat à Danville, province de Québec, et le second à M.A.Normandin, (Quand Bronne), 2883 rue Saint-Hubert, M'ntréal.Nous adressons aujourd’hui même à ces messieurs des bons-poste de $5 et, $2.50 respectivement, puisés au fonds créé pour amener au feu l’hon.M.Rodolphe Lemieux, et leurs travaux paraîtront dimanche dans le Nationaliste.Les membres du jury félicitent les vainqueurs; remercient cordialement.les nombreux et distingués concurrents et se partagent l’excédent de treize cents, qu’ils ont bien gagné.Une leçon de l’accident au “Niobé” A DEMAIN lie Canada est plus fort pour affirmer que pour prouver.Nous lui avons demandé de publier les votes donnés en Chambre sur les questions de droits égaux pour les deux races, afin de montrer en quelle compagnie se trouvaient scs maîtres.Il refuse.11 nous faut donc entreprendre le travail qu’il serait dans son intérêt de faire s’il avait raison.Nous commencerons demain.Rodolphe n’en est pas un, va-nu-pieds.On devrait bien le déchausser pour voir (|uelle façon il a, sans hottes."Far il a dee bottes, bottes, bottes I ” Les journaux de Halifax nous rapportent les détails suivants sur les dommages subis par le Niobé.Il faut d’abord le réparer temporairement pour permettre au Cornwall qui s’est gravement blessé en portant secours au premier, de se remettre en état de prendre la mer.Les réparations au Cornwall dureront deux mois.Après (via ou remettra le Nia bé en cale sèche pour refaire ses fonds.Cela durera six mois.Ne parlons pas de ce que cela coûtera.Il y a une autre leçon à tirer de cet accident.D’ici au mois de mai 1912, la cale sèche de Halifax sera occupée par le Cornwall ou le Niobé.Et s'il arrive un accident sérieux à quelqu’un des gros paquebots qui fréquentent le St-Lau éeiit, Êmprrsf, Tunisian, Mcgan-tic, etc., où ira-t-il se faire réparer?Pas à Québec; la cale sèche de Québec ou, plus exactement de Lévis, n’est pas assez large pour les loger.Il ne viendra pas à Montréal non plus; la cale sèche de Montréal.promise par M.Préfontaino et repromise par M.Brodeur, n’est encore qu’une espérance.Alors?Il ira en Angleterre ou à New-York.Et voilà où nous en sommes en matière d’outillage pour la réparation des gros vaisseaux.II y a bien dix ans que la Chain bre de Commerce de Québec et la Chambre de Commerce de Montréal demandent des cales-sèches suffisantes pour répondre aux besoins du commerce maritime, et nous en sommes encore au point qu’un accident un peu sérieux laisse dix à douze vaisseaux sans refuge possible en cas de malheur.L’on n’avait pas d’argent ou l’on a manqué de prévoyance.L’argent, on l’a mis sur les déchets de l’amirauté anglaise comme le “Niobé” et le “Rainbow” d la prévoyance, on la garde pour le temps des élections.J.D.C est tout au plus un antidote contre le poison Lemieux.Après six mois de bassin de radoub et de régime soc, le "Niobé’’ aura le mal de mer la prochaine fois qu’il ira au large.Ce sera un point de ressemblance qu’il aura de plus avec l'amiral Rodolphe Boxeur.M.Laurier ne se hâte pas de nous dire combien va coûter notre marine de guerre.Nous coutera-t-elle au moins aussi cher que Rodolphe Lemieux ?M Laurier enterrait le docteur Dès-jardins de Terrebonne, en 1908 er criant: "Desjardins est mort, vive Rin-fret ! ” Pourquoi donc M.Laurier tente-t-il de ressusciter ce défunt-là?M.Bull rgie, choisi comme candidat oppositionnisto dans Saint-Marie, est entrepreneur de pompes funèbres.( 'est do mauvais augure pour la candidature de Médéric "la belle argent".On l'entewera le 21 septembre.Le “Canada” fait mine oh s'indigner Parce que le "Devoir" disait avant-hier, en parla'nt de l’éehevin L.A.La-pointe: "Ce cordonnier-lè est déjà, trop au-delà de la ehanssure”.Ote le "Canada" ne fasse donc pas l’hypocxrtc.JJ sait-à .gmf Yen tenir?sur le dicton “Ne putor ultra crepidam” Au reste il sait aussi que le gros Achc-vin ambitionne une position bien trop élevée pour lui.car il n’est aucunement qualifié pour la remplir raisonnablement C’est, tout ce que nous disions.“Ma politique est celle de Macdonald, de Cartier et do Ohapleau”, s’écrie à Saint-Jérôme, M.Laurier.Tiens, tiens, niais le voilà qui se ré.fugle derrière ceux qu’il appelait dédaigneusement.il n’y a pas une semaine, des "tories”.Serait-ce qu’il le deviendrait, lui aussi?"Dis-mois qui tu hantes, je te dirai qui tu es, répète-t-il souvent.Il hante de» politiciens bleus, alors .il n’est donc plus le libéral qu’il prétendait être jadis?[.o vîftux coq est bien déplumé, qu’il vole des plumes à Cartier, à Macdonald et à Ohapleau pour aller faire le beau dans les campagnes?Laissons faire: il le sera bien nutr evrfieiu io ceuis; ceia xera oo cents.«i.Roy, 813 Sainte-Catherine Est^ a Ceei ne représente pas même une cent .Mêla ni.rlo i ._____ Venez en aide à l’homme qui boit Il a besoin de votre sympathie, de votre compassion et de votre aide.IL MERITE SUREMENT QU’ON LE SAUVE.Le traitement N cal sauve les boni nies qui boivent, il les rend à leurs épouses et à leurs petits enfants.Le Rév.]’.Nugent, de Des Moines, lovva.dit : “ Le Neal est In merveille du monde, le plus grand prodige depuis la résurrection do Lazare.” L’église catholique partout approuve le Neal, parce que, comme le dit Monsignor Flavin : ” C’est une grande et belle «nuvre.et un grand bienfait pour l'hu-dentielle.Iinanité.” Si vous avez une eonnais-.sanee qui boit, retenez d'avance une j chambre à l’Institut Neal de Montréal, '-’'JC rue Sherbrooke-Est.en écrivant, télégraphiant ou téléphonant à M.Hepburn, le gérant, Est 159, Le traitement est complété en trois jours.Ecrivez aujourd’hui et demandez la brochure que l’on envoie gratuitement, sous enveloppe cachetée.Toute communication absolument privée et eonfi- L’oeil du Maître LES COMMISSAIRES VISITENT, HIER ET AVANT HIER, PLUSIEURS TRAVAUX EN COURS.t.Les commissaires ont consacré les ¦ près-midis d’hier et d’avant-hier, à Da visite des travaux en cours.Le tunnel sous le Pacifique, en haut de la irue Saint-Laurent, n’avance pas très rapidement et il semble que les travaux ne seront pas terminés avant la fin de l'été.Le contrat avait été ¦ igné par l'amcienne Ville Saint-Louis fvant l’annexion.Le tunnel de la rue herville est pratiquement fini, Il donnera aux contribuable» de Rosemont «io meilleures communications avec le reste de la Ville.Les eommiasairea ont ensuite visité nn grand nombre -de rue» où l’on exécute de» travau xde gavage e taussi des trottoirs en construction.Le commissaire Aiuey a déclaré en revenant que le Bureau était satisfait.L'(’chenu N.Lapointe a déclaré hier que si l’administration municipale posait d’insurmontables objections è l’expropriation do la Montréal Water and Power quartier Saint-Denis.Comme il y a déjà plusieurs voies à cet endroit, M.Barlow ne voit aucun inconvenient à approuver la demande du O.P.R.Dos commissaires feront parvenir une réponse en ce sens.PAS TROP VITE, S.V, P, George Payne et George Hamel ont été arrêtés hier soir de boipie heure au Parc Lafontaine pour avoir conduit leurs chevaux à une allure de course à des heures où cela n’est pas permis.De très bonne heure le matin la grande vitesse est permise ou du moins tolérée; mais non lurant le jour ou le soir quand le parc est rempli de monde.UN OUVRIER SE TUE Hier après-midi un morte] accident 'lu travail est arrivé à bâtisse en construction de la gare Windsor.Un maçon du nom de Grégoire Villeneuve demeurant au No 318 rue Dufferin.est tombe de la hauteur d’un deuxième étage.Dans sa chute le malheu reu.x s’est frappé la tête contre une poutre en fer, et lorsqu’on a porté secours à Villeneuve il avait déjà expire; il avait la tète, fracassée.Ville-neuve était âgé rie 46 ans.Son corps a etc transporté à la morgue, où son Us «-st venu l'identifier.Une enquê-l e sera tenue par le coroner au jour-ri luu.J ENQUETES SUR LE FEU Le commissaire Datulippe a commence 1 enquête hier au sujet du feu che G.Lewis 14 (St-Sacrement.M.Lew , dit que lorsqu'il laissa l’établissement vers 5 heures 30 tout semblait être on ordre.I! est possible cependant qu'une allumette ait été jetée ou que les rats aient mis le feu.Quant au fou rhe/.John Kenno-dv, 51S rue St Ambroise, il y avait une certaine quantité de paille et il est passible qu’une cigarette allumée y oit été jetée.AU CONSEIL D'OUTREMONT.A la, séance du Conseil mercredi, l’é-cherin Munro a donne avis de motion qu’il présenterait une motion pour adop-|ter un règlement contre les vagabonds et les flâneurs.A la même séance, quelques citoyens ont.protesté contre le projet do faire passer le tramway sur les rues Barnard, avenue Outremont et Van Horne sous prétexte que l’église et l'école en souffriraient.Le Conseil a répondu que la chose avait été soigneusement étudiée et il fallait se conformer au désir et à l’intérêt de la majorité.OUIMET EST ACQUITTE.Do jeune Ouimet qui avait été envoyé devant la Cour des Sessions par le commissaires des incendies à la suite du feu chez Stanislas Leduc, rue Berri, a comparu en cour hier.Il a énergiquement nié les dires de ses deux compagnons et le juge (’hoquet l'a acquitté.LE M.S.R.POURSUIVI.t'no action en dommages de $1,000 a été prise hier par Mlle M.Crowley à la suite d'un accident de tramway.La plaignante allègue qu’on mai dernier, elle était dans un tramway au coin des rues Craig et Place d'Armes lorsque là voiture frappa le tramway qui précédait, et dans le choc qui en résulta elle s’infligea des blessures au genou qui l'obligèrent à passer quelque temps à l’hôpital et- qui lui firent perdre son emploi.Aujourd’hui encore elle est incapable do travailler.CLUB ROSEMONT De nouveau club ouvrier Kosemoat tiendra sa première assemblée publique dimanche soir dans le soubassement de l’église de Rosemont.M.le curé Brien a gracieusement mis à ia disposition du club le soubassement de son église.Plusieurs questions importantes seront discutées et l’on profitera de l’oceasion pour nommer u.i comité électoral qui sera chargé de faire la campagne en faveur du candidat ouvrier de Maisonneuve.AUGMENTATION DE SALAIRES Ottawa, 24.— Suivant la promesse faite, il v a quelque temps, par l’honorable Chas.Murphy, les contremaîtres de l’imprimerie Nationale ont re çu une augmentation de $5 par semaine; les assistants-contremaîtres, $4 ; les correcteurs d’épreuves, $2; et 'es femmes employées dans rétablissement do l’Etat 30 cents.On ne sait emore quelle sera l’augmentation ac- le PACIFIQUE ; Canadien Le train de 10.30 p.m., est le train de nuit populaire entre Montréal et Toronto.SERVICE DE SEULE DOUBLE VOIE FERREE 10.45 P.M., TOUS LES JOURS A LA GARE YONGE TORONTO NORD MAISONS D’EDUCATION Ltunt toujours en temps, ce train est de venu le favori entre Montréal et Toronto.8.45 a.m., et 10.00 p.tu., luus les jours à la gare Union Les wagont-lits spacieux et éclairés à l’électricité.sont attachés à ces trains.EXPOSITIONS TRANSFERTS DE LICENCES La Commission des Licences a sic _____ ____ oc,0 , ^u.hier après-midi.Etaient présents: cordée aux typographes.' M.le juge Choquet, M.le recorder “ Weir.La commission a accordé les trans ferts suivants: On remarquera cette augmentation de 50 cents par semaine aux femmes soit de 8 cents par jour.Elles re evaieut 75 cents; cela fera 83 cents.de l’heure, puisque ces ouvrières travaillent au moins 10 heures par jour.Ca se passe de commentaires.ILS IRONT A QUEBEC L’arrestation de M.Clément à Québec et son acquittement par le juge Parent-Angers a donné lieu, dit-on, à un mouvement parmi la classe ouvrière de la vieille capitale et les agents d’affaires des unions internationales veulent profiter de l’occasion pour essayer d’implanter là-bas l’union de la Fédération américaine.Plusieurs représentants de l'union internationale de Montréal partent aujourd’hui pour Québec pour assister à une série d'assemblées publiques organisées sous ies auspices du Conseil des Métiers de Québec, en vue de faire de la propagande.L’Union internationale est déjà organisée là bas et les tenants de l'Internationale ne .sont pas encore très nombreux, dit-on.Quoi qu'il en soit, on peut prévoir que la lutte qui s engage sera menée avec vigueur des deux côtés.CANDIDATURE OUVRIERE iL-uNS PORTNEUF Bien que la chose ne soit pas encore officiellement reconnue, c’est un fait qui court la rue que le comité électorat du Parti ouvrier a endossé la candidature de M.Narcisse Arcand dans Portneuf.Lo comité général sera appelé à se prononcer définitivement dimanche prochain, et il est plus que possible que cette suggestion soit p’ei-nernent approuvée.CHEZ LES LAMBRISSEURS DE NAVIRES Le local 413 des lambrisseurs à une assemblée .tenue le 24 août, les officiers suivants ont été élus pour le prochain terme Président: Napoléon Lalonde; 1er vice-président, John Falardeau; 2ième vive-président, Léon (Boileau; Trésorier, Georges Côté; secrétaire-archiviste anglais et franaçais, John Rogers; secrétaire-financier, Victor Pouliu; officier-rapporteur, Joseph Thérieu.CLUB MONT-ROYAL A la dernière assemblée du club, deux nouveaux délégués ont été nommés pour le comité général du Parti Ouvrier, se sont.MM.A.Râtelle et L, A.Descôtes.M.DUBREUIL.M.ubreuil, agent du gouvernement pour voir aux différends ouvriers qui surgissent à propos de question des justes salaires et des heures de travail était en ville ce matin.On dit que sa visite a quelque rapport avec la construction du nouveau bureau de poste de la partie Est.MECANICIENS ET CHAUFFEURS.A une assemblée de l’union canadienne des mécaniciens et chauffeurs stationnaires do Québec, M.Geo.Boudreau a été élu secrétaire à la place de M.G.Dionne.On a décidé qu’à l’avenir des conférences seront données par dos personnes expérimentées sur des sujets intéressant l union.M.Guillemette sera le premier conférencier; il traitera de la vapeur.CRIMINELLEMENT RESPONSABLE.On trouvera dans une autre colonne une déclaration importante de M.Poli-quin, agent d'affaires de l’Union des débardeurs au sujet de la mort de M.z- J.(loudreau et des précautions à prendre pour éviter de pareils accidents.L’U 8ION NATIONALE.L union nationale des tailleurs (le pierre tiendra son assemblée régulière ce soir, vendredi, à lu salle St-Onge, rue’ Mont-ltoyal.Tous les membres sont priés d’y assister sans faute pour affaires importantes.Des orateurs bien connus adresseront la parole.ON DEMANDE UNE FANFARE L'union des tailleurs de pierre demande des soumissions pour une fanfare qui figurera dans la procession de la Fête du Travail.S’adresser à M.A.Jetté secrétaire-correspondant, 662 rue Garnier.ADRESSES DEMANDEES SOUVENT: Temple du Travail ou quartiers généraux des unions internationales, 301 Dominique.Bureau de Pincement Provincial, 41 Craig-Est.Té).Est, 1030.—Bureau de placement municipal gratuit, N'o.242 rue Craig-Est.ASSEMBLEES CE SOI : TEMPLE DU TRAVAIL : Union des voituriers de Montréal.I nion des briqueteurs.I nion No.33 des plâtriers.I nion N'o.17S des charpentiers de navires.HALLE DIONN’K : Union N’o.249 (SyS |taillJ5.- On entretient les plus grandes craintes, au sujet du sort du remorqueur C.C.Martin de Midland, H semble presque certain que co na-vire a peri corps et bien.Il reste (jUelqu’espoir que le remorqueur se soit échoué sur une petite ilo , •’l' fluersonnes ont lté tuées et soixante blessées, nu cours de l’accident et pendant la panique qui s’ensuivit.séance du comité do direction du Bureau Industriel do Winnip-g.lie voyage du rera six semaines.Les méfaits de l’eau Am.As’to» 4 “ pfd ." pfd Laur.Pap.225 Bell TH C “ pfd.B.C.Pa.C Mack Cm.B.C Pk.As 88 “ pfd.74 “ B.pfd 88 Mcx.L.&P.85 “ pfd." pld.M.& S.-P.131 1392 B.Co P.N .“ pfd.“ pfd.M.L.H.&P.162 1612 Can.Car.Mt.Cotton.153 “ p fil.Mt.L.& M.Can.Ccm.2li Mt.St.Ry.226 22ol '• pfd.BIP 81 Mt.St'l.Wk Can.Cot.T,.14 “ pfd.“ pfd.«H 6:3 Mt.T’gjh.C.147 Ca.Couver 37 36 Nipissing.Can.C.Rub Nor.Ohio.&2 " pfd.North W.L Can.G.Kl.- N.SS.&C1.91?Can.Pac.2;>2» “ pfd.Crown Res 2.92 2.90 Ogil.M.Co.riè) 1214 Dét.Rl Ry.«s* 66 “ Pfd.Dia.P.GÎa.Ott.L.A: P.ii 21 1412 Dotn C.Co.62 60 Ptn.Mfg.C.“ pfd.Pen’s Ltd.57 56 Dom.C.pd.ici iiô " pfd.Dom.I.pfd 105 103 Porto Rico 65* 65* Do ni.Ü.Cor.MJ 01* Québec Ry 56 55 R.&O.N.C.116 1154 Dom.T C.63 J 63 Rio Jan.L.'.121 112 98 97 D.S S.& A.“ pfd.102 HH “ pfd.Sao Paulo.K.C.P.&Pc “ pfd.G.M C.Co Sh.W.& P.i 12; Ü2 “ pfd.St.Co.ofC.25 II.Kler.Ry " pfd.90 “ pfd jTor.Ry .134 111.Trac.pc 92 90 llri.City pf iÔ5| 195 “ pfd “ pfd Int.C.«S: C W .india.Winn.Rv- 234* 230 L.af.Wd.C 142 1 mi Wind HtU Philadelphie, 25.— Les pompiers ont assisté impuissants à l'inondation d’un édifice au coin des rues Third et Market.Le fen's’était déclaré dans cet édifice et il fit partir les arrosoirs automatiques.L’eau inonda les magasins qui occupent l’édifice causant pour $70,000 de pertes.Concert à Maisonneuve La oHiniingne électorale bat maintenant son plein.Lisez le Devoir, qui défend ses principes envers et contre tous.25 sous pour l’édition quotidienne—d’ici au (premier-octobre.Agence de désertion (Spécial bu "Devoir”) Paris, ‘25.*— Dos déserteurs repris cette semnine ont avoué qu'il existait u,ne agence spéciale organisée pour faciliter les désertions dans 1 année fr^n.çaise.Une enquête sévère est ouverte, Pour protéger le public Lea commissaires ont chargé les avocats de la Ville d'informer le Canadien Nord d’avoir à clôturer le plus tôt possible le côté de la rue Duquette compris entre les rues Saint Germain et.Préfontaine dans le but (Tassurer la sécurité des passants et surtout celle des enfants qui se rendent à l'école.1.0 Canadien Nord est également invité à mettre des barrières aux passages à niveau des rues Aylwin et Jo-Hotte.Il y aura grand concert en plein air à Maisonneuve, dimanche soir en face de l’église, après 8 heures p.m., donné gratuitement par l’Harmonie de Maisonneuve, et à ses frais.Tous les citoyens do Maisonneuve sont invités.Un beau programme sera exécuté sous la direction de M.Théo.Le-gault, directeur.1ère partie: Marche aux flambeaux,.Soots Clark La fille du Tambour major .Favre Nuago de dentelle, valse .Millot Eveline, Schottish.Blégor Clémentine, Gavotte .Leeoq 2me partie L’Alliance, Marche.Heintz.The Diavolo Fantaisie .Hemmerlé Valse de» Officiers .Louis de Beaufort Jaloux et Coquntte, Mazurka .A.Corbin Airs Canadiens.Laurendeau 8.E.Meunier, soe.-areh.de l'Harmonie de Maisonneuve.DÉCÈS A MONTRÉAL iva, 3 mois, enf.de J âmes FRASER, verrier, rue Lalonde, 52.Edouard EMOND, 72 ans, menuisier, rue Lagau-chetière, 340 Est.Simone, 2 mois, enf.de Jos.MANTHA, journalier, rue Marquette, 941.Reina, 5 mois, enf.djE-douard CARON, menuisier, rue Bourget, 73.John I mois, enf.de Patrick HOOBIN, journalier, Boujv.St-Lau-rent.2015.Rose, 14 ans.enf, d’Abdon DESROCHERS, menuisier, rue Papineau, 1431.Cécile, 9 mois, enf.d’Edouard St-Laurent, menuisier, rue Guy, 201.Maurice, 10 mois, enf.de Félix BARRIERE, comptable, rue I/v tellier, 6330.Cécile, 10 mois, enf.de plain, 88.Georgianna TzîVesque, 49 ans.femme d’Ulric LA ROSE, journalier,rue Papineau, 1890.A NOS AMIS Le “Devoir” est outillé pour tain des impressions dans tous les genres.Ouvrage garanti.
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