Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 25 avril 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1930-04-25, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Volume XXI — Numéro 95 Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.S « k Etats-Unis et Empire Britannique .8 0( UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2,t ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 DEVOIR Montréal, ven.25 avril 1930 TROIS SOÜS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL Directeur*.HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: -SERVICE DE NUIT: Administration: Redaction: «jérant: * • H Arbour 1241* HArbour 120 HArbour 367# • HArbour 4897 La Semaine du Dimanche L’actualité Le haut de forme Pourquoi cette campagne ?Une loi ouvertement violée — Faits et témoignages — Le devoir des bons citoyens v La Ligue du Dimanche organise, cette année encore, une vigoureuse campagne.Autorités religieuses et civiles, presse de tous les partis, maîtres de l’enseignement primaire et secondaire ont accepte d’y prendre part.Durant une semaine, du haut de la chaire, dans les journaux et revues, de la tribune des professeurs, sur le sceau qui marque chaque lettre déposée à la poste, la meme consigne retentira, ici en paroles ardentes, là avec le laconisme des actes officiels: Observez le dimanche.En vérité, à moins d’être à la fois sourd et aveugle, pei-sonne ne pourra échapper à ces avertissements répétés.Mais pourquoi tout ce branle-bas?Et ne vient-on pas encore enfoncer une porte ouverte?Qui donc ignore dans notre province le précepte du Décalogue?Et s il se trouvait quelque païen pour n’en avoir pas connaissance, la législation de ce pays ne dresse-t-elle pas devant tous les citoyens qui l’habitent les dix-sept articles de sa “loi concernant le jour du Seigneur ?En théorie, oui: lois civiles et lois ecclésiastiques s’accordent au Canada pour faire respecter le dimanche.Celui qui le viole ne s’insurge pas seulement contre Dieu, il transgresse un ordre positif du gouvernement de son pays.Il mérite punition.Sa conduite ne saurait être longtemps tolérée.Pas besoin alors, pour le mettre au pas, de campagne, de prédication, d’avis., , .Oui, en théorie.Mais dans ces matières, ce sont les actes surtout qui comptent.Et de l’une aux autres la distance est parfois longue.Tel est bien le cas pour l’observance du dimanche.,.• , , Décrété par la loi fédérale, approuvé par notre legislature provinciale, le repos dominical s’impose à tous dans le Québec.Même en ne la considérant qu’au point de vue civil — abstraction faite du précepte divin — cette loi doit être autant respectée que les règlements d’hygiène ou de sécurité dans les usines, (pie la régie gouvernementale des liqueurs alcooliques, que les règles qui concernent la chasse, le port des armes, la conduite des automobiles, etc., etc.Or voilà le fait étonnant, scandaleux, révoltant ! Alors que les autres lois dont nous venons de parler sont observées grâce à l’active surveillance des autorités, celle-ci — mille fois plus importante — est ouvertement violée.Elle est violée dans les usines de pulpe et de papier, la ou le mal a débuté, et dans certaines grosses industries, comme la fabrication du ciment: le grand scandale de Montréal; elle est violée sur les chemins de fer, dans la refection des routes et dans la construction; elle est violée dans des entreprises de moindre envergure — ainsi les boulangeries — où on sacrifie les droits de Dieu plutôt que de s’imposer les frais d’un nouvel outillage ou d'une double équipe; elle est violée dans un nombre croissant de magasins: épiceries, pâtisseries, fruiteries, dont le commerce nullement nécessaire le dimanche se fait maintenant à coeur de jour; elle est violée dans des amusements payants, tels que théâtres et cinémas, ouverts en violation directe de la loi.Arrêtons cette énumération.Mais sont-ce là de pures inventions ou des fails réels?Q|ui ne les a constatés?Ah! sans doute, il v a l’autre côté de la médaille, le côté consolant: nos iglises remplies, le dimanche, de fidèles, hommes et femmes; lù majorité de la population se refusant encore à tout travail; nos campagnes à peine touchées par ce chancre.Certes, ce n'est pas nous qui nierons cet aspect édifiant de te,Ire vie dominicale.Nous avons le droit de nous en glorifier hautement, car peu de pays peuvent présenter un tel spectacle.Mais ces constatations ne contredisent en rien ce que nous avons affirmé plus haut.Elles laissent intacts les faits exposés, l'.t loin de nous porter à nous croiser les bras dans une béate sécurité, elles doivent au contraire nous inciter à tout mettre ( n oeuvre afin de garder à nos dimanches leur caractère traditionnel, afin d’empêcher cette dégradation déjà commencée et qui se poursuit si rapidement.N’est-ce pas la leçon (fui nous vient de tant de pays?Une première violation, non réprimée, en amène une autre.La brèche s’élargit peu à peu.Bientôt il est trop tard.L’ennemi est maître de la place.Fasse le ciel que nous puissions encore arrêter chez nous les progrès d'un mal déjà si avancé! “le viens de causer avec un de mes ouvriers, m’écrivait hier un curé d'un :1e nos centres industriels.Il m’a affirmé n'avoir pu entendre la messe que trois fois durant toute l’année.Ils sont plusieurs.comme cela.Et ils n’osent parler.Ils m’ont demandé de vous écrire pour que vous leur veniez en aide.” Nous avons d'ailleurs la déclaration explicite de nos évêques dans une lettre collective de V.)22: “Il faut bien l’avouer, on tend à oublier, dans notre catholique province, le commandement relatif au repos dominical, naguère si fidèlement et si universellement'observé parmi noirs.Et même le mal est déjà tel qu’en certains endroits il est devenu une sérieuse menace pour la foi et pour les bonnes oeuvres et une véritable plaie sociale.” Que faire alors?Deux choses.D’abord s'abstenir soi-même rigoureusement de toute action contraire à l'observance du dimanche.Dans les «•as douteux nous devons être _ stricts, puisqu’il s'agit de réagir et de donner un vigoureux coup de barre à droite.Ensuite travailler à faire disparaître cette plaie.Nos chefs spirituels nous le demandent.Dans une deuxième lettre datée du 21 novembre 1927, l’épiscopat de notre province adjure les fidèles de “veiller avec soin à ce (pie les dimanches cl les fêtes d’obligation soient religieusement observés’’.Et il continue: “Ayez à coeur par votre vigilance et votre exemple de maintenir le jour du Seigneur en grand honneur parmi nous et de ne permettre à personne de venir le profaner et d’en faire un jour de malédiction.” Comment répondre à cet appel?Nous l’avons maintes fois répété: seules les autorités civiles sont assez puissantes, au point où le mal en est rendu, pour arrêter ses progrès.La loi, d’ailleurs, leur met en mains toutes les armes.Elles n’ont qu'à s’en servir.S’efforcer par des interventions individuelles et collectives d'amener nos gouvernants à agir, voilà donc la seconde tâche qui s’offre à nous.Elle est importante.Si nous gagnons ce point, tout est gagné.# fe- r> symbolique Une dépêche à un journal de New-York en dale du 23 mande que, lorsque M.Marcel lléraud, sous-secrétaire de l’intérieur, arrivera dans le sud de la France pour visiter les régions dévastées par l’inondation da mois dernier, il sera accueilli par des gens en colère qui brandiront des chapeaux haut de forme (notre chapeau de castor ou de soie national).Le haut de forme est devenu le symbole de la maladministration des fonds de secours pour inondés.Lé maire de Monlauban, l’une des villes les plus importantes à souffrir de l’inondation, fut tout simplement suffoqué quand il ouvrit des caisses de vêtements et d’autres envois arrivant par grande vitesse à pleins wagons pour les sinistrés désordre, de cette gabegie, s'est emparé du pouvoir pour lui lout seul et a écrit sur sa porte en caractères bien lisibles: “Je n’v suis pas pour la démocratie” et qu’il a alors, depuis et toujours, maintenu la consigne.Beaucoup de libertés ont été immolées sur la terre italienne.C’était pour supprimer la licence.Ainsi le moissonneur quand il voit son champ de blé infesté de mauvaises herbes, brûle les épis pour atteindre l’ivraie.PIERRE MOREL Bloc-notes A Toronto Le Jour de l'An dernier, Toronto s’est donné un nouveau conseil mu-nicipal.L'un des premiers actes de , , celui-ci fut de faire adopter par la et y trouva une forte proportion de j législature ontarienne un bill auto-haut de forme.Le parlement ayant j risant entre autres choses ce conseil voté un crédit de $40,000,0(10 et la i à accroître le salaire de ses mem-souscription nationale ayant donne : tires.Dernièrement, ceux-ci ont poches, en voyage, des oeufs cuits durs.11 réparait lui-même tant bien que mal ses vêtements et paraissait souvent en public avec des reprises d’un ou deux pouces de longueur aux endroits les plus visibles de ses habits.Ni l'un ni l'autre de ces avares n'avait la grande charité d’un entrepreneur original de Londres, Edward Yales qui, tout en étant millionnaire, vivait dans une sorte de,taudis et se privait à peu près de tout; mais sa vie durant, il fut très généreux envers les oeuvres de charité et leur distribua des milliers de louis, ce qui ne l’empêcha pas de laisser à ses héritiers une fortune considérable.11 est évident que si John Klwes, qui fut trois fois député, avait vécu au Canada, il n’aurait pu entrer au parlement; car, chez nous, les élections coûtent etier et les candidats doivent souvent y dépenser de fortes sommes qu’ils empruntent, pour les rendre Dieu sait quand et comment.G.P.La situation reste grave à Peshawar Plus de einquante personnes ont perdu la vie au cours de la sanglante bagarre de mercredi — Les femmes et les enfants sortent de la ville — Les militaires ne pourraient plus obtenir de congés $1,500,600, les sinistrés escomptaient des secours immédiats.Mais les allocations distribuées jusqu’ici se montent à pas plus de $2 par tète à cause des complications de la paperasserie et parce que aussi, prétendent les inondés, la Croix rouge, qui distribue les fonds, se propose dlen affecter une forte proportion à l’exécution d’un plan ambitieux d’urbanisme et d'utilités publiques.Les sinistrés prétendent que l’or- La radio voté le relèvement de leur salaire, selon le bill adopté.Il y a eu des dissidents, mais la majorité a opté j pour la hausse de traitement.Etj voilà maintenant qu’il se fait un! joli bruit autour de cet acte, dans i une partie de la presse de Toronto.Le nouveau maire, M.Wemp, a paru ! répudier toute l’histoire.Au vrai.! selon un conseiller qui est aussi dé- i puté à Toronto et fut un des artisans de l’élection du maire, avec le Telegram.M.Wright, le maire gent doit être consacré il soulager Wemp n’est pas aussi innocent que les besoins immédiats.On affirme cela.Ce serait dans son eabinel de également que les considérai ions électorales entrent dans la distribution des fonds qui sont attribués de préférence à ceux qui ont des relations politiques dans le clan au pouvoir.C’est pour pacifier la population que le gouvernement a délégué dans la région dévastée M.Hèraud.*¥¦ H* Voilà bien les misères de la pauvre démocratie! Des gens grelottent, sans gite et le ventre creux, et on leur offre un chapeau de cérémonie.Ils sont nus et on couronne leur nudité d’un haut de forme.Il y aurait de quoi rire et de rire aux larmes.Mais A cause du tragique de la situation, rc sont les larmes qui viennent d’abord et qui noient le rire.Pauvres gens! Parce qu’un marchand parisien a un fonds de Iront-blons empire, ou huit-reflets 1895, ou de gibus 1900, ou de tuyaux 1915, qu’il désespérait d’écouler, on les leur présente en moquant leur détresse.Ils demandent du pain et on leur tend un scorpion.Le hideux scorpion de la gabegie politique qui est l’inévitable accompagnement des administrations démocratiques.Le haut de forme, ils ont raison de l'élever en symbole.Il est, en effet, l'image parfaite du gaspillage, de {’inconscience, de l’incurie cynique qui marque de.pins en plus l'impudence de la démocratie triomphante.Sapposons que cela se fût passé en Italie, voit-on quel sort attendrait, aux mains de Mussolini courroucé, les ronds-de-cuir responsables de celle maladministration?Sans doute, l'absolutisme et fa dictature ont leurs inconvénients, leurs dangers et leurs maux positifs, mais ils ont au moins l’avantage.de la promptitude de l’enquête, de l’application foudroyante des sanctions, de ta célérité de l'action.Le vendeur de tuyaux à res pauvres sinistrés devrait être pendu haut et court.Il n’est pas improbable qu’il s'en lire avec acquittement.Et s’il est habile, pour se refaire une honorabilité, il figurera Tun de ces jours dans une de ces listes de promotions enviées.* * * Ne soyons pas pharisiens.N'allons luis croire (iue de pareils scandales ne sauraient se.produire chez nous.Nous en avons en de pires et il ne parait pas qu'ils aient été compris et vus de tout le monde.Nous sommes aveugles et amnestiques.Qu'on se souvienne des 78 morts du Laurier Palace! Un théâtre était ouvert qui donnait des représentations où U invitait spécialement les enfants.La loi interdisait la présence des enfants au théâtre; la loi interdisait l'ouverture des spectacles le dimanche.La loi Interdisait ù un établissement de ce genre de fonctionner sans un permis municipal.La maison n'avait pas de permis, rite admettait 1rs enfants illégalement, et le jour du sinistre était un dimanche et cela se passait en face d'an poste de police.Or on sait le résultat: les sanctions ont été milles.Les théâtres restent ouverts le dimanche et malgré les sévérités accrues de la loi les enfants entrent encore dans les théâtres.On distribue parfois â la porte directeur provincial sera secondé par un rtmscil consultatif Commencez tout de suite Le Divorce — AnpectH constitutionnels et * politique* La brochure contcnnnt le texte de la conférence de M.Henri Bouraasa, au Cercle Universitaire, sur les aspects constitutionnels et politiques du divorce, commence •déjà à s’enlever.Le tirage en est limité.Les lecteurs feraient bien d'en prendre note.Rappelons que le discours de notre directeur au banquet du 20èmc anniversaire du Devoir, dont le tirage était plus considérable, s'esl enlevé si rapidement qu’un grand nombre de commandes n'ont pu être remplies» La présente brochure ne contient pas seulement le texte de la conférence déjà paru dans le Devoir, mais les notes de référence du conférencier qui sont d’une extrême importance pour ceux qui veulent pousser à fond l’étude de ce grave problème social du divorce.Cette brochure est en vente au prix de 15 sous l'unité.*1.50 la douzaine, $11.00 le cent.franco duns tous les cas, au Service de librairie du Devoir.i 3 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 25 AVRIL 1930 VOLUME XXI — No 95 " ——t lUNE FETE A DU THAMES ON CROIT QUE PLUSIEURS MARINS ONT PERI LETTRES AU DEVOIR M.MAURICE rinriio i ompaÇnees d’une ,ettre f'S0®6» 1)1 IPI avec adresse authentique.Nous ne I/UI liliOOiLJ, prenons pas la responsabilité de ce sous cette rubrique.Nous ne publions que des lettre* ' signées, ou des communications ac- Bridgeport, Connecticut.25 (S.POUR MARQUER SON RETOLTt ^ | T i.A.) — On croit que plusieurs LA SANIE — UN HOMME i L ClectHCltP membres de l’équipage du vapeur MARQUE” — ALLOCUTIONS Thames ont péri lorsque le vais-) ._ .n.~77~ .nvri—l seau a brûlé jusqu’à la ligne de | Les Trois-Rivieres, «o j flottaison, puis sombré dans le Long Plus de deux cents r,u- Island Sound, au large de Sound anns,P0',ll,llft'5 de M.la Beach, Connecticut.plessis.représentant du comté des Clarence Tibbetts, ingénieur, a ! Trois-Rivieres a la legislature p été ramené à bord de la goélette ' vinciale.ont salué, mercredi soi Albert qui l’a pris à bord après son retour à la santé apres la grase qu’il fut demeuré une heure dans I opération qu'il dut subir pendant la l’eau.11 a vu plusieurs de ses coin- session.Il y a eu un banquet en-pagnons enfoncer après avoir sail- j thousiaste, sous la présidence oe té du navire en feu dans la mer qui Me Charles Bourgeois, c.r., au Uim-était alors assez mauvaise.i teau de Blois.Une ovation presque Le Thames, un petit vaisseau de | continuelle, car chaque fois que le 500 tonnes, se rendait do New Lon- nom du héros de la fête était prodon, Connecticut, à New-York, hier noncé des applaudissements fréné-soir, lorsqu’il a pris feu.Les mes- tiques éclataient de toutes parts, sages de radio qui ont apporté la Me L.-D.Durand, avocat, se fit nouvelle ne disaient pas comment l'interprète de chacun pour mani-l’inccndie avait commencé.; rester au député trifluvien les sen- Un message intercepté à New-; tjments d’estime, d’attachement et York rapporte que le Lexington a sauté neuf hommes.1) semble que différents autres navires eu ont sauvé plusieurs autres.Le capital de reconnaissance que ses anus entretiennent à son égard.On a offert à M.Duplessis une magnifi- - ., .que serviette en cuir, comme ex- ne ÇeprgrWilson, le Ppopnelaire .essjon matérjcjie de ces senti-de la goelette qui a sauve Tibbetts.! nients Un message de M.CamilHen Hondo.chef de l’opposition provinciale et maire de Montréal, en connexion II At.te directeur, LSuite) Maintenant revenons à la campagne de chez nous et parlons un peu de la lui prohibant Vexportation de l'énergie électrique aux Etats- \ Unis, Ce n'est an secret pour personne ! que nos voisins, sous le rapport des sources d’énergie hydraulique, • ne sont pas des plus favorisés.Le seul Etal de Seu>-York, voisin de la' province de Québec, pourrait tari- ' lement absorber près de 2,UOÛ,0OO de C.V.si nous pouvions les lut | fournir.Il y a plusieurs années déjà, notre gouvernement provincial prohiba l'exportation dirêcte aux Etats-Unis de Vélectricité produite éh no- j tre province.Si cette loi, excellente dans sa ; conception, eût eu toutes les bonnes ; conséquences qu’on en attendait, \ elle n'aurait contribué qu'à activer la mise en valeur de ce côté-ci de la frontière, sous forme de produits • manufacturés, de nos ressources naturelles: bois, mines, etc.Malheureusement un capital plus ou ; moins hétérogène s’est emparé d'une partie de la plus grande richesse de la province, et le petit producteur d'ètectriritè local, qui faisait bien souvent le progrès de la municipalité où il employait les fils de cultivateurs pour faire de nouvelles installations, construire et réparer; qui.à part cela, avait parfois une industrie du bois, du de la ville.L’immeuble de la suc- ; dépouillées et les pulperies tien- cession McKechnie, 45 rue Wellington nord, occupé actuellement par le magasin Vinebcrg, change , de mains et devient la propriété du “Sherbrooke Trust’’.La transaction s’est terminée hier entre les parties intéressées pour la considération d'une somme de nent leurs usines en activité partielle, endossant pour raison que le flottage du bois est trop coûteux, à présent qu’il faut aller chercher le bois très loin, ponr que l’opération régulière soit maintenue avec profits raisonnables.Le héros de la soiree a évoqué $40,000.L'immeuble en question plaisamment l'accident dont il a été mesure 47 pieds de front par ttib victime durant la campagne électo-pieds de profondeur.Il subira raiP du comté de Compton et l’opé-avant longtemps de sérieuses mo- ; ration plus récente qui l’a forcé à difications, car les nouveaux pro- un repos en Floride, d’où il revient priétaires ont 1 intention de le re-, justement.“Le livre de ma vie se pianier pour en faire 1 un des plus trouve abrégé, dit-il.Lors de mon imposants de la rue Wellington.acci(jent> j’ai eu |a figure déchirée: Le “Sherbrooke Trust y installera , on a (jonc déchiré la préface du subséquemment ses bureaux des jjvre médecins m’en ont ensui-que le changement^aura ete opéré.tp cnjeVp l’appendice.Mais dans le ., « premier cas on a .fait de moi un M» Beatty et le Citoniage homme de marque; dans le second, - .on a voulu montrer à la province Toronto, 25.IS.P.C.> — *¦ t- que les surplus sont parfois dange- W.Beattv, président du C.P.R., a reiIX • parlé devant les membres de Y In- M Duplessis s’est aussi dnstrial Accident Prevention Us >-dation hier soir, du problème du chômage et des moyens de faire diminuer les fluctuations de l’emploi.M.Beatty a déclaré qu’il était possible de fournir du travail de fa- attaqué vivement à la loi des accidents du travail, protestant qu’elle avait été dirigée pour favoriser les compagnies d’assurance.M.le notaire O.-E.Ladouceur, de Shawinisan.M.Wilfrid Lali- Rivard, de Québec, ont prononcé de vibrantes allocutions.M.Lali-berté a accusé le gouvernement d'être grandement responsable de la crise agricole.Pendant des années, dit-il, les ministres crièrent con constante sans avoir recours Arthabaska, et M.Antoine à l'assurance contre le chômage, car une telle assurance serait de nature à enlever aux individus le goût du travail.Le président du C.P.R.a rappelé ipie c’était les chemins de fer _______ qui étaient les plus sujets à des partout qu'il n'y avait pas de crise, hausses et à des baisses subites, puis tout à coup ils nomment M.Lorsque la récolte est bonne, les pe -on au ministère de Pagricultu-affnires des chemins de fer P^r- re et annoncent à grand bruit une mettent de garder les employes campagne pour sauver cette indus- mais lorsque la récolte manque il trje essentielle.M.Perron est dans > a moins de transport et il faut di- j,, cabinet depuis de nombreuses minurr le nombre des travailleurs.a„néeS.S'il connaissait les remèdes “Nous essayons autant que P^ssi- maHX cxis,antSi p0urqu0j ne blc de stabiliser les salaires et de communiquait-il pas.car il n'v dit‘m Beatt" Nom tàchSîi dans’ la c^on étanche d’une mi- minimum de chômage mais nous ’,s ,,0Ja,."rs’ pu,s ,es 3 .rpr?.er' sommes à la merci de conditions j S*?5- 11 3 d°nne communication qui ne dépendent Pas de nous.| ” un témoignage de M.Armand La-Ce problème relève directement expliquant que la maladie dec industries elles-mêmes.Te ne f,e sa mère le retenait a Québec, crois pas que le gouvernement °11 remarquait a la table d’hon-veuille intervenir à moins qu’il ne ncur, aux côtés du président, M.devienne évident que ce problème Bourgeois, et de M.Duplessis, MAI.ne peut être résolu par ceux qu’il Antoine Riyard» Edouard Langlois, concerne immédiatement.” •¦¦•D.Durand, G.-E.Ladouceur, Wil- frid I.aliberté, J.-A.Trudel, Orner i • j Laroche.J.-E.Lemire.Thomas Au- “Ouelques raisons de nos bry.Eliêar Lemieux.Dans la salle.• _____«ss on voyait des gens de couleur nnli- insuffisanees M.L’ABBE ECOLES GROULX ET NOS Demain samedi, 2tî avril, à sept heures et demie du soir, au Cercle Universitaire, clôture de la série 192ÎM930 des dîners-causeries.M.l’abbé Lionel Groulx, professeur d'histoire à la Faculté des Lettres.on voyait des gens de couleur politique bien opposée.11 y avait des citoyens de la plupart des paroisses de la rc*ipm__ Funérailles du eardina! Arcoverde Rio de Janeiro, 25 — On a fait avec son usine électrique, où il rrn ployait ses concitoyens, qui.avec j lui, encourageaient les marchands de l’endroit.Le petit produrtexir, dis-je, a dit céder sa place au gros et puissant usinier qui allait uniformiser la distribution électrique dans la région, donner un meilleur j service, encourager de grosses in-1 dustries à venir s'établir près de \ ses fils, et qui donneraient beaucoup de travail aux gens de l'endroit quand elles y seraient.On accordait alors une franchise au nouveau venu.Le service fut uniforme en ce que, quand le système faisait défaut, tous les gens de la région étaient dans l’obscurité.Le meilleur service se faisait attendre, ; cependant que le kilowatt trop cher empêchait les industries de venir i s’établir dans la municipalité.On se tourna alors vers l’an-' cienne usine dont on n'entendait plus le ronronnement.Elle était \ vide.Le propriétaire, parti pour la ville, avait sacrifié sa propriété, à la grosse centrale.La petite chute coulait comme autrefois, mais, au loin, le bruit qu’elle faisait semblait plutôt une plainte aérienne, plainte à laquelle se mêlaient les regrets trop tardifs des gens de la région qui pouvaient méditer tout à leur aise ces paroles de nos Evangiles: "Ils ont tiré mes vêtements au sort pour s'en partager les lambeaux.” Si le gouvernement provincial eût simplement imposé une taxe sur chaque kilowatt exporté aux Etats-Unis, est-ce que cela n’aurait pas été mieux pour la caisse gouvernementale, pour les compagnies d’électricité, pour les petits usiniers locaux et les autochtones?Cependant, considérant ce qu'on a fait jusqu'à présent, considérant le succès de l’étatisation chez notre voisin de l’ouest, pourquoi ne donnerait-on pas à la Commission des eaux courantes de Québec le droit de placer près des écluses qu'elle possède déjà des générateurs qui commenceraient à produire pour la campagne québécoise, dont les habitants fuient vers les villes et les Etats-Unis parce qu'ils ne peuvent tirer leur subsistance de.leurs terres et qu'ils ne peuvent y trouver une partie au moins du confort que Ton trouve à la ville?Autrefois, quand nos municipalités donnaient des milliers et des milliers de piastres pour attirer dans leur enceinte un chemin de fer ou une manufacture; autrefois, quatid t usage de l’électricité semblait vouloir se confiner dans les grandes ou les petites villes, on aurait pu trouver hardie la formation d'une commission hydro-électrique ici; mais aujourd’hui la mentalité est changée du tout au tout.Autrefois on aurait trouvé paradoxal hier des funérailles solennelles au cardinal Joaquin Arcoverde.décé- Univèrsité de Montréal, membre de Lrei du eoTps d^lôSTâue^leTmT d'exPloi.leJ rf/s Pouvoirs d'eau de 5 la Société Royale du Canada et bis- mstres du gouvernement et les ci 0,1 b p’cd* de nlveau Par mille de torien en vue, sera l'hôte d’honneur ; toyens éminents du Davsont'isxk- t*,5*anc*’ soit cn umont en et le conférencier.Il parlera d’un té au service religieux I c nonce \
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.