Le devoir, 26 avril 1930, samedi 26 avril 1930
Volume XXI — Numéro 96 Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA.» .r .S 6.06 Etati-Unis et Empire Britanokiae .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA .«.2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Montréal, samedi 26 avril 1930 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: .SERVICE DE NUIT: Admlnhtrattanx Rédaction: > Gérant: - • HArbour 1241* BArboor 1243 HArbour 387» • HArbour 4897 Décollations et suspensions.à l’iiôtel de ville L’attitude à prendre en vers le corps de police On a décrété quelques suspensions et une décollation à l'hotel de ville.La hache a donc commencé de siffler et ce bruit sinistre doit glacer d’horreur les fonctionnaires municipaux.Pas ceux dont la conscience est blanche.Car nous voulons tenir pour assuré que la déclaration de l’un des membres de l’exécutif, publiée jeudi dans un journal, reflète l’opinion de tous ses collègues.Elle était le commentaire fidèle et rigoureux du principe que nous avons posé ici: les fonctionnaires municipaux sont tenus à la plus complète neutralité dans les élections municipales.Cette pratique doit être reconnue non seulement par les fonctionnaires eux-mêmes, mais également par les administrateurs de la ville.On devrait l’inscrire aux murs de tous les bureaux de l’hotel de ville et particulièrement dans la salle où se réunissent les commissaires et dans la salle du conseil.Le fait pour un échevin ou un commissaire de demander à un fonctionnaire municipal quelconque de prendre part à une campagne politique quelconque d’une façon quelconque devrait être, une faute aussi grave que celle du fonctionnaire lui-même s’il se rendait à cette sollicitation ou s’il se mêlait spontanément d’élections.La commission de cette faute par un candidat devrait, aux termes de la loi, entraîner ipso facto sa déqualification.^ ^ ^ Voilà pour l’avenir.Mais pour le passé?Doit-on laisser impunis les fonctionnaires qui ont transgressé cette règle?Bien que les exécutions offrent un spectacle repoussant, nous n’oserions prétendre ici que le comité exécutif ne doit pas exercer de sanctions contre les employés qui ont trahi leurs fonctions, qui ont, alors qu’ils sont les serviteurs du public, engagés pour cela, payés pour cela, pris parti pour tel ou tel clan politique.L’absence totale de sanction, l’amnistie générale et en bloc serait un très mauvais précédent.Cela inciterait en effet les employés municipaux à continuer la pratique.Ce précédent les assurerait à peu près de l’impunité.Mais les exécutions ne doivent être pratiquées qu’après enquête complète, mûre réflexion et, dans tous les cas, la peine doit être proportionnée à la gravité de la faute en tenant compte aussi du fait que parfois des pressions indues ont pu être exercées contre les fonctionnaires et qu’il serait souverainement injuste de faire porter tout le poids de la condamnation sur un seul coupable, sous prétexte qu’il est impossible d’atteindre son complice, soustrait par sa situation à la juridiction du conseil.* * * S’il est parmi les divers services municipaux un service en particulier qui doive être soustrait en tout temps à toute influence politique, non seulement en période électorale, mais pendant tout le reste du temps, c’est bien le corps de police.Le chef de police, quel que soit son titre, ne peut remplir sa fonction, qui est la plus grave et la plus délicate de tous les services publics, qu’à la condition qu’il jouisse de son entière et absolue liberté de mouvement.Il doit être seul maître d’engager les hommes, de les promouvoir, de les punir et de les démettre.Si le chef de police n’a pas ce pouvoir, il est immoral de lui imposer la responsabilité de l’administration policière.Le comité exécutif se prive de la sorte du droit à toute critique.Chaque fois, en effet, qu’il voudrait blâmer l'inaction, l'incompétence et l’insuccès de la police, le chef pourrait et devrait objecter que l’exécutif n’a qu’à s’en prendre à soi-même, puisque c’est l’exécutif qui ratifie les engagements, qui distribue les promotions et qui décrète les congédiements.La police dont dépendent la sécurité et le bien-être matériel et moral, pour une bonne part, des citoyens doit être à l’abri de tout soupçon.Il paraît y avoir eu deux modes de traitement envers la police par l’ancienne administration: un exécrable et un meilleur.N’est-ce pas le meilleur des deux que doit choisir l'administration actuelle?On raconte qu’il exista, un certain temps, une sorte de tchéka ou de guépéou au sein même de la police qui prenait ses ordres directement du chef de l’administration et qui n’était responsable qu’envers celui-ci.L’est, dit-on, sous 1 inspiration de cette tchéka que l’on se livra à cette mouchardise téléphonique dont la révélation fut si préjudiciable à l'ancienne administration.Placée en face des scandales commis, dit-on encore (le résultat de l’enquête de la police n’a pas été publié par les membres de cette police spéciale), l’administration dut prendre des mesures rigoureuses.Elle effectua un grand nombre de destitutions et procéda à la réorganisation du corps de police sous l’autorité de M.Langevin.Dès lors les ingérences administratives dans les affaires de la police semblent avoir été beaucoup moins nombreuses et, au cours de la dernière campagne, la police a sûrement été l’un des services municipaux les moins violemment attaques.C’est cette dernière attitude de l’ancien exécutif que l’exécutif actuel doit adopter de préférence dans son propre intérêt.* * * Mais ne doit-on pas aller plus loin encore dans l’intérêt des citoyens, lequel commande que la police s’entoure de toutes les garanties possibles?D’aucuns le croiront.Nous avons eu naguère une enquête de la police dont M.J.-M.Snvignae, l'un des membres les plus en vue et les plus énergiques du comité executif actuel, était l’un des instigateurs.Or, le magistrat enquêteur, dans son rapport, fit des suggestions qui furent jugées pratiques par un bon nombre de gens versés dans les affaires municipales.Il con-scillait, entre outres réformes, si notre mémoire ne nous induit pas en erreur, que le chef de police fût choisi par un comité composé du juge en chef de la Cour suprême, du juge en chef de la Cour d’appel, du juge en chef de la Cour des magistrats.De plus, le chef ne pourrait être démis de scs fonctions qu’après autorisalion des membres du comité qui l’aurait nommé.On aurait sûrement de la sorte la garantie, aussi parfaite qu’il est humainement possible de la souhaiter, que le chef de police de Montréal serait soustrait à toute ingérence échcvinale.Nous serions curieux de savoir ce que la nouvelle administration pense de ce mode de recrutement.¥ ¥ * Mais pour revenir à la question des destitutions dans le service de la police, nous croyons que tous les citoyens bien pensants voudront que ces destitutions ne se fassent que sur la recommandation exprease du chef.Que toutes les punitions ne soient appliquées également que sur la recommandation du même.Ce serait pour l’exécutif le seul moyen de n’être pas à la fois juge et partie dans une enquête ei pour le public la ga- rantie que les sanctions ont été exercées avec le maximum de précautions et uniquement en vue du bien général.Ce que ce public déplorerait au-dessus de tout, c’est que des têtes tombassent dont la chute est depuis longtemps souhaitée, escomptée et prédite par les gens de la pègre, heureux de saisir cette occasion d’exercer des représailles contre des agents ou des officiers qui ont veillé avec une particulière vigilance et un succès particulier à l’application des règlements municipaux, à la suppression des livres et des spectacles immoraux.S’il était possible de colorer telle ou telle décollation de pareils motifs dans l’esprit du public, il est certain que l’exécutif passerait pour déshonorer sa victoire.Celui-ci doit donc, pour se mettre à l’abri de tout soupçon, redoubler de vigilance dans la façon*dont il exercera ses sanctions contre ceux des meipbres du corps de police suspectés d’avoir exercé un zèle indiscret dans la dernière élection municipale.* * * Enfin, et c’est le corollaire de ce que nous disions plus haut, l’un des moyens les plus efficaces de soustraire les employés à la tentation de prendre parti dans les élections municipales, c’e»t de constituer, d’ici la prochaine élection, un fonds de pension.Beaucoup de fonctionnaires, dans une élection, jouent leur tête pour une promotion et risquent de perdre et la promotion et la place elle-même.Quand chacun des employés municipaux sera assuré d’un fonds de retraite pour ses vieux jours, il hésitera doublement à assumer dans une campagne électorale un rôle qui risquerait d’entraîner pour lui, avec le congédiement, la perte de son fonds de retraite.Louis DUPIRE Sept siècles d’histoire glorieuse Les Franciscains en Terre Sainte — Douze cents d’entre eux ont été martyrisés pour la Foi — Les victimes d’épidémies — Travaux apostoliques et chari-tables — Les oeuvres présentes de la S.Custodie — Une communauté cosmopolite LES CANADIENS EN TERRE SAINTE — LISTE DES NOTRES, RELIGIEUX EF RELIGIEUSES, QUI ONT FAIT AU PAYS DU CHRIST LEUR «JOURNEE DE TRAVAIL” ( par le R.P.Paul-Eugène T RU DEL, 0,F.M.) L'actualité Les Citrouillard déménagent "Plu* ça change, plus c’est la même chose”.(Alphonse KARR) L’inxtaUation d’un nouveau conseil de ville et d'un nouveau comité exécutif, le bill des écoles juives, la session fédérale, la révolte des Indes, sont choses bien importantes sans doute, mais elles ne pèsent pas pins qu’un fétu de pallie à côté du déménagement des Citrouillard.Les Citrouillard sont de bonne humesir une fois par année: le jour où ils déménagent.Car, il faut vous dire que les Citrouillard sont des maîtres déménageux ; de père en fils, les Citrouillard ont toujours été des déménageux, et Us le seront encore longtemps si Fon songe que la mère Citrouillard ajoute régulièrement chaque année un nichouette à sa nichée.Est-ce chez les Citrouillard une manie, une rage, une folie?On ne sait; mais ce qu'on sait, c'est que, le printemps venu, Us se sentent ! une terrible démangeaison de chan-' ger de décor tout comme les lièvres changent de poil.Ca les regarde d’ailleurs; Us sont libres d’avoir la .fièvre annuelle du déménagement ! comme d’antres ont la fièvre des \ foins.Mats, d ce régime, les Citrouillard ne vivent pas gras: ce i n’e.st pas sans qu’il en coûte à leur bourse que les Citrouillard s: paient chaque année le luxe d’un nouveau logis."Pierre qui roule n’amasse pas mousse”, dit un vieux ! proverbe; tes CitronUldrd ont dû ; l'expérimenter à leurs dépens.Le ! premier jour dans le nouveau foyer, fout, évidemment, leur parait rose.Ils se félicitent de leur flair, de leur bon goût; bref, ils sont persuadés d’avoir bien mieux que ee qu’ils avaient, et à meilleur compte.Cet optimisme n’est pas de longue durée.Les caisses, déballées, s’en vont bientôt an grenier, les meubles iront se caser à la place assignée par Madame Citrouillard, et, avec eux s’en vont les Illusions de la famille.On commence déjà d trouver un peu partout des défauts qu’on i n’avait pas soupçonnés lors de la location.TantAt le plumeau de Georgette rencontre une prise de ronrant défectueuse et déclanche un conrl-cirrutf; tantôt une porte ne vent pas fermer ou une serrure ne fonctionne plus.Citrouillard, père, s’apercotl un bon soir en prenant son bain que Feau chaude ne monte pas, tandis que son imposante compagne lui crie, de la raisiné de demander sans relard un plombier pour réparer le robinet du lavabo qui dégoutte sans cesse et Fempérhe de dormir.Vnr antre fols, bébé Citrouillard ameute tonte la maisonnée, en pleine nuit, pnrre qu’il entend courir des rats dans sa chambre.Puis les tramways qui font un bruit d’enfer, les tramways qu’on ne pensait pas si proches et qui circulent "tout le | tour” de la maison.C'est ensuite IFrntouraor qui rend ta vie Impns-) g/Mê aux nouveaux lorataires: voisins d’en bas dont les enfants maltraitent 1rs petits CtlrnuUlard; voisins d'à côté qui font piocher leur piano automatique du matin an ïsoir; voisins d'en haut qui dansent j et saillent sur la /rte des Citrouillard lusqit’anx "petites heures’’, empêchant ceux-ci de prendre un repos bien gagné.C'est à res derniers surtout qu’en undent les Citrouillard, Quoi! Ils avaient rhoisl ce coin de préférence d tout autre justement parce qu'il était situé an premier étage et qn'tls n’auraient nn’un escalier d monter; et ne voi-IA-t-tl pas que ee piètre avantage est ehèrement pané par le tapage infernal gu’on fall au-dessus, tapage gu’lls ne connaissaient pas dans leur précèdent logis! Enfin, ils sont tombés de C.harybde en Srylla, et s’en mordent furieusement les ponces, Trop tard maintenant, le vin est tiré, il faut te boire.On le boira mais en récriminant et en se lamentant, Quand, pour son malheur quelque parrnf nu quelque ami visitera les Cltronlllard, il devra subir la litanie de leurs jérémiades et de leurs regrets: — ’’Ahl si favals su”, pleurnichera le.pérq "Si te printemps peut venir, on uq prendre le bord!” soupirera la mère, en écho.Mais l'attente sera longue aux Citrouillard: Fêté ne passera plus, la neige ne se décidera plus à arriver, puis à partir.Pour tromper leur impatience, le ménage feuillettera avec avidité, dès le mois de novembre, les petites annonces de la Presse et du Star afin de trouver un successeur au foyer tombé en disgrâce.En février, les Citrouillard recommenceront leur chasse annuelle aux logements, et ça ira ainsi, de courses en courses, d’indécisions en indécisions jusqu'à la fin d’avril; alors, il faudra, encore une fois, prendre la grande décision, la décision dont dépendra le bonheur de la famille pour les douze mois à venir.La décision prise et le 1er mat revenu, les Citrouillard empileront de nouveau, dans des camions monstres, leurs lits, leurs tables, leurs buffets, leur radio, leur piano, leurs enfants, leur chien, leur chat et leurs illusions, et repartiront vers une nouvelle terre promise.Se fixeront-ils enfin les pauvres gens?C’est douteux, lis sont fatalement des déménageux: rien ne pourra tes empêcher de déménager, sauf sans doute la fosse où ils déménageront un jour,., sans leur ménage, et d’où Us ne pourront plus partir, même ie 1er mai.Lucien DESBIENS Bloc-notes L'Ami du Peuple Plusieurs feuilles de Paris signalent dans leurs dernières éditions l’issue d’un procès retentissant entre l’Ami du Peuple, un des quotidiens du multimillionnaire Coty, et la Fédération nationale des journaux français.On se rappelle peut-être que cette fédération, groupant des quotidiens qui ont fixé le prix de vente de leurs feuilles è 25 centimes le numéro, a eu maille à partir il y a plusieurs mois avec l’Amf du Peuple, lancé par François Coty à 10 centimes.La fédération voulut d’abord omi>êcher ce nouvel organe du parfumeur français de se vendre à un prix inférieur A celui des journaux du consortium.M.Coty tint à son prix de 10 centimes.Des agents de la fédération convainquirent alors l’imprimeur du nouveau journal de rompre son contrat, bloquèrent la vente de l’Ami du Peuple, lorsqu'il parut malgré tout, dans les kiosques parisiens, induisirent les Messageries Hachette A rompre, elles aussi, leur contrat pour distribution du Journal en question, et tentèrent, par tous les moyens possibles, de l’empêcher de prendre contact avec le public et de recevoir de la publicité payante.Ces tentatives de boycottage réussirent phu, ou moins; et l’Ami du Peuple, épaulé par Coty, a survéru et grandi, mais non sans peine.Le syndicat qui publie ce nouveau quotidien a eu de nombreux procès avec les éditeurs et les messageries qui loi ont fait défaut, ainsi qu’avec l’agence de publicité qui a tenté de l’étrun-gler.L’Amf du Peuple a gagné en première instance sur presque toute la ligne et il a obtenu de fortes indemnités.Ses adversaires sont allés en Cour d’Appel, A Paris.Celle-ci vient d’accorder A l'Amf du Peuple 1,200,000 franrs de dommages-intérêt*, reconnaît son droit de se vendre 10 centimes et elle lui a aussi accordé une première indemnité de 200,(KMt francs pour dommages-intérêts provrnant de 1» "mt*- mmtion de la campagne de boycottage, dans le domaine de la nulill-cité.Par ailleurs, l’Amf du Peunle devra verser A la Fédération 800,-000 franrs.pour avoir formulé "des appréciations sévères contre des directeurs de journaux’’, dans des article* qui sortaient du cadre de la polémique ordinaire.Rn résumé Coty pourra vendre son quotidien le prix qu’il voudra, pourra le faire vendre dans les kiosque», le faire circuler librement, et il touchera une Indemnité nette de l innnoo francs, toute déduction faite des sommes A verser aux directeurs malmenés de quotidiens faisant rvir-tie de la Fédération; H recevra aussi une indemnité supplémentaire à Nous avons aujourd’hui le plaisir de publier, avec un retard que nous regrettons plus que personne, l’émouvant et instructif article qu’avait bien voulu préparer, à l’occasion de notre vingtième anniversaire, le H.P.Paul Eugène Trudel, O.F.M.C’est, avec le résumé de la glorieuse histoire des Franciscains en Terre Sainte, le tableau des nôtres qui ont travaillé au pays du Christ.Tous nos lecteurs remercieront avec nous Fauteur de ce précieux travail.Le premier février 1930 marquera le septième centenaire de la Bulle "Si Orainis Fratrum Mtnorum" par laquelle le Pape Grégoire IX confirmait juridiquement l’établissement des Franciscains en Terre-Sainte.Ils y étaient depuis le voyage de S.François en 1219.Autorisés par le Sultan d’P'gypte Melek-el-Knmel, les Frères Mineurs avaient pénétré dans la Ville Sainte où Jacques de Vitry, évêque de St-Jean d’Acre (1), les désigne bientôt "constitués gardiens sur les remparts de Jérusalem, appliqués nuit et jour aux divines louanges’’, DéjA les firmans de Méléalin et de Bi-bars-esh-Chérif reconnaissent ou accordent "aux Cordeliers des droits sur les sanctuaires, défendent aux caloyers de les molester dans les couvents ou dans les églises, les regardant particulièrement comme custodes et maîtres du Saint-Sépulcre et admettant leur droit de propriété sur les sanctuaires y compris le Calvaire” (2).Par son document pontifical, le saint Ami du Séraphique Poverello "recommande les Mineurs aux Patriarches de Jérusalem et d’Antioche, aux archevêques, évêques, abbés et antres prélats, demandant û chacun d’encourager l’établissement de ces pauvres de Dieu dans son territoire respectif et de les aider dans l’oeuvre qu’ils poursuivent du salut des âmes” (3) Dans la suite, presque tous les papes, par 272 bulles, brefs ou rescrits, devaient s’intéresser A ia mission franciscaine de Terre-Sainte, soit pour affirmer ou revendiquer les droits des Mineurs comme gardiens des Lieux-Saints; soit pour soutenir leur courage au milieu des calamités de tous genres, ou pour 01) Auteur de 3 volumes sur Vftistofre d'Orient, dont le 1er est {’Histoire de Jérusafrm; mort cardinal vers 1235.(2) Cf.S.François et la Terre-Sainte, Vol.VI, page 14B.(3) Cf.Bultartum Franriscanum Terrae Sanctae, Codex A, fol.48.chiffrer, si le boycottage de la publicité se poursuit.Le Consortium ne goûte pas cet arrêt de la cour d’Appel de Paris.Et les journaux qui font partie de ce groupe ne publient que des bribes de la décision du tribunal.Lors du jugement en première instance, ils n’en avaient presque rien dit non plus, car il allouait une large indemnité A l’Ami du Peuple.Leurs lecteurs n’en avaient rien su’, — à moins d’avoir yu l’une des feuilles de Coty.La prochaine saison Le directeur musical de la troupe d’opérette française qui eut la mésaventure qu’on sait avec la représentation de Phi-Pht nous menaça, quelque» heures avant son départ, de nous faire Interdire le répertoire français.Bien que cela! Il est vrai que ce monsieur avait composé dix-sept opérettes dont personne n’a jamais entendu parler ici; et peut-être a’imaginait-U que scs dlx-scpt opérettes, c’est tout le répertoire français.Ne voi-li-t-il pas que sur le même paquebot qui conduit en Europe le secrétaire provincial, M.David-1 Imprésario de In troupe de Phf-Phi, M.Gau vin, s’est lui aussi embarqué pour aller, ont dit des quotidiens, recruter sa prochaine troupe française A Paris?Evidemment.M.Gau-vin n’a guère pris au sérieux lui-même les menaces du monsieur aux dix-sept opérettes.A Paris aussi, du reste, cette menace fait rire Kl dans une chronique A un journal boulevard ter, Candide, Pierre Ve-hcr n écrit, en marge de l’nffnlre de Phi-Phi: ’’F.ntre nous, il était nb-i surdc d’aller présenter une opérette ultra-légère dans un pays qui ! a conservé des traditions de rlgo-I rlxme religieux.On a mis la cen-I sure an Canada dan* l’ohlfgallon fArheuse d’interdire un ouvrage français et r’est assca maladroit.Il est bien Imprudent de parler île ’Tintcrdlctlon du répertoire français" parce que Phi-Phi est Interdit lA-bas.Nous faisons rire à no* dépens".Pendant que M.Gauvin sera en France, souhaitons qu’il choisisse cette fols un répertoire, des acteurs et des pièces convenables.G.P.célébrer leurs gloires; soit pour leur concéder des privilèges et des faveurs, ou pour recommander leurs oeuvres A la bienveillante charité de l’univers catholique.Le dernier document papal A cet effet est le Bref de S.S.Benoit XV "Incliitum Fratrum Mi no mm Conditorem , en date du 4 octobre 1918.L’intérêt serait grand d’étudier ces sept siècles d’histoire franciscaine autour de la garde des Lieux-Saints; d’assister au merveilleux accroissement des fils du Séraphin d’Assise au point qu’il faut, en 12(i0, les partager en deux provinces.On les verrait rester seuls en 1291 alors que croisés, seigneurs, capitaines, Clercs et évêques abandonnent définitivement le sol d’Orient.Puis, nous pourrions admirer, au milieu des persécutions, la lente formation de la S.CustodlA proprement dite et son institution canonique en 1342.Interminable, sublime d’héroïsme autant qu’horrible de cruautés, serait la liste de plus de 1200 Franciscains martyrises en haine de la foi par les Musulmans, les Schismatiques ou les Turcs.De 1245 A 1441, on compte 24 massacres généraux ou partiels *ies religieux de la Cus-todie.Les sept dernières victimes franciscaines du fanatisme turc tombèrent en 1921, en Arménie et en Syrie.Le cimeterre, la hache, la scie, la croix, le feu, les tortures sans noms, les prisons les plus acerbes ne purent abattre leur générosité.Ne sont-ils pas plutôt heureux d’unir ainsi leurs chaînes A celles du Christ, de mêler leur sang au Sang Rédempteur et d’associer leur fin A la mort du Divin Crucifié! Leur charité, s’inspirant du baiser du Séraphique Père au pauvre lé prçux d’Assise, sait braver les fléaux du typhus, du choléra et de la peste pour secourir les corps et sauver les Ames.Et si des centaines de religieux —284 depuis 1040 sont morts de la peste dans l’exercice du ministère sacré,— sont arrachés A leurs travaux apostoliques par ces terribles épidémies, cc ne sera, comme les martyrs, que pour être remplacés par do nouvelles recrues tout aussi décidées A peiner, A souffrir et A mourir s’il le faut.C’est ainsi que, de 1040 A nos jours, 1522 Pères et 1118 Frères sont morts au service de la S.Custodie pendant ou après les premiers six ans du stage normal en Terre-Sainte.(4).Combien d’autres s’y sont dépensé* pendant 20, 30 et même 50 ans! Au prix de fatigues perpétuelles et d’interminables démarches, plus encore qu'avec les sommes d’argent, les Lieux bénis, sanctifiés par la vie et la mort du Sauveur, de sa Mère et de ses Disciples, sont rachetés et défendus pierre A pierre.Si, parfois, l’ennemi, schismatique ou musulman, réussit A s’en emparer, ce ne sera qu’en passant sur les corps ensanglantés des intrépides défenseurs des droits chrétiens.Qui ne connaît, nnr exemple, la meurtrière exécution du mandat odieux qui chassa nos religieux du S.Cénacle en 1551?La force seule, ¦près 30 années de vexations et d’avanies les plus indignes, a pu expulser res fidèles gardiens «lu sanctuaire vénéré qu’ils avaient possédé pendant 229 nn».Actuellement, 56 sanctuaires ou lieux saints sont rentrés en possession de l'Eglise catholique par les (4) Cf.Necrologium Terrae Sanctae, p.372.soins de la Custodie.Dans 9 autres, les F’ranciseains ont acquis le droM d’accomplir des cérémonies ou visites officielles.Bien plus, si d'antres communautés religieuses ont pu apporter A la mission de Terre-Sainte le secours de leur activité et de leur vie contemplative, n'est-ce pas d’abord, — on pourrait l’oublier après 90 ans de trêve, — parc* que le Franciscain avait su, pendant 550 ans, faire grandir l'influence et respecter le nom chrétiens?Par son exemple, sa générosité, sa fidélité, son enseignement et ses prières, il « pu amener les gouvernements turc et égyptien à se relâcher de leur ostracisme A l’égard de l’Occident.Par le lèle des fils de S.François, eir effet, les oeuvres les plus variées se fondent, disparaissent sous la fureur des sectaires, pour renaître, péricliter ou prospérer tour à tour selon les périodes d’accalmie ou de persécution.Les Pères de Terre-Sainte administrent présentement 41 paroisses avec environ 103,600 fidèles du rite latin.la lenteur de la pénétration du catholicisme dans les massas musulmanes (12,500,000), schismatiques (2,550,000) et Juives (140,000), ne décourage pas leur dévouement apostolique.La moyenne annuelle de conversions peut se chiffrer à 120 environ.Comme moyens d’activer cc mouvement, il» entretiennent 40 écoles gratuites et dirigent 6 orpheiimds et deux collèges classiques.Par les nombreux chapelinats qui requièrent leurs soins.Us peuvent en outre exercer leur ministère auprès de presque toute la jeunesse étudiante, comme aussi près des malades d’une quinzaine d’hôpitaux, sans négliger toutefois les oeuvres de bienfaisance sociale: préservation en faveur de la jeunesse, assistance publique, arts et métiers, etc.Bien qu’organisée à l’instar d’une province religieuse, avec son juvé-nat, son noviciat, ses scolasticats de philosophie, de théologie, de pastorale, et un institut d’études bibliques supérieures, la Custodie de Terre-Sainte a, pour se régir, en plus des Constitutions Générales de tout l’Ordre, des statuts particulier* requis par ses oeuvres spéciales et son caractère international.L’Ordre entier, en effet, et presque tous te* pays y sont représentés.Si le Vén.Conseil, nommé Discrétolre, doit être formé de 2 religieux italien», 2 Français, 2 Espagnols, 1 Allemand et 1 Anglais, 22 nations se partagent l’effectif actuel des 462 Franciscains de celte mission privilégiée.En voici l’intéressante nomenclature: 139 Italiens, 72 F'spagnoh* 40 Orientaux, 38 Américains, 35 Français, 19 Allemand», 14 Maltais, 12 Canadiens, 10 Anglais, 9 Belges, 8 Hollandais, 8 Polonais, 6 Yougoslaves, 5 Autrichiens, 4 Tchécoslovaques, 3 Irlandais, 3 Suisses, 2 Portugais, 1 Grec, 1 Bavarois, 1 Brésilien et 1 Hongrois.Le bienveillant lecteur aura remarqué la pince «lue tient le Canada dans cette énumération.Vraiment elle est honorable si l'on se souvient que le retour des Franciscains nu Canada ne date que de 1888.Toutefois, il faudrait augmenter ce chiffre de 6.pour compter les trois religieux morts au service do la Custodie et ceux qui sont retournés au pays.Mais, comme il convient de garder une certaine modestie, sans {Suite A la page 9) iaMunaanaeaM ' Commandez tout de suite Le Divorce - Aupcct» constitutionnels et politiques t La brochure contenant 1«* texte de la conférence de M.Henri Bournssa, au Cercla Universitaire, sur les aspects constitutionnels et politique» du divorce, commence déjà à s'enlever.Le tirage en est limité.Les lecteurs feraient bien d’on prendre note.Rappelons que le discours de notre directeur au banquet du 20ème anniversaire du tlevoir, dont le tirage était plu» considérable, s’est enlevé si rapidement qu’un grand nombre de commande» n’ont pu être remplies.La présente brochure ne contient pas seulement le texte de la conférence déjà paru dans le Devoir, mais le» notes de référence du conférencier qui sont d’une extrême importance pour ceux qui veulent pousser à fond l'étude de ce grave problème social du divorce.Cette brochure est en vente au prix de 15 sous l'unité, $1.50 la douzaine, $11.00 le cent, franco dans tous les cas, nu Service de librniric du Devoir.4 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 2fi AVRIL 1930 VOLUME XXI — No 96 LETTRES^ DEVOIR Nou* ne pnbUoaj crue des lettre* •ignées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Nous n* prenons pas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique.Le devoir social Montréal, le 19 mars 1930.Monsieur le Directeur, Pour ceux gui cherchent l'action utile dans la charité, beaucoup de £roblèmes se présentent à Montréal.a grande industrie a amené l’encombrement dans notre ville, et, en plus, une suite de maux touchant de près la vie des jeunes.Beaucoup des lacunes apparaissent dans les oeuvres dites de protection, institutions ou initiatives privées.Le cadre du relèvement social a besoin d’être modifié pour répondre aux besoins d'aujourd’hui; les gens pauvres ne vivent plus comme autrefois: les enfants sont plus exposés.On fait beaucoup, il est vrai, mais on pourrait faire beaucoup plus, aidé d’une technique plus parfaite, mieux appréciée et des personnes d'oeuvres et au public.Faire le bien n’est pas chose si simple.C’est une tâche délicate, complexe, qui mérite non seulement le meilleur de notre coeur, mais toute la force de notre intelligence, si on s’effarouche du terme "science sociale .Les oeuvres préventives modernes sont-elles assez connues chez nous.?La protection de l'enfance, de la jeunesse en danger moral; voilà où les initiatives manquent de maniement, semble t-il.Et, devant l’effort dur à lancer, nen de plus facile que de pareilles phrases: "Pour cela, il n’v a rien à faire .Tel abus?"Mais cela a toujours existé .En face de tel ou tel problème, n’est-ce vas un peu la manière catholique de dire: "Que les Soeurs s’en occupent/ Que les l reres y voient/" Mal compris alors, les enseignements des papes qui, depuis trente ans, exhortent les fideles eux-mêmes à s’intéresser aux questions sociales, h subvenir aux besoins des pauvres et ainsi a concilier la lutte, les désaccords des classes.Oue voyons-nous à Mont-réal?L’oeuvre des institutions sou- Avis de décès r.nwMAJN — A l'Hôtel-Dleu.le 34 avril IWO *^é3é k T9 ans et 10 mole doetgur Alexandre Germain, veut de J»ann® EMnérailles 16 lundi.28 courant.Le & funèbre partira de l'HÔUl-Dleu où la dépouille mortelle eat expoeée, k * heu ren 30 du matin, pour se rendre k 1 église "inWean-Baptlste.°Ù lé ««vtoe sera çé-ibré.et de 1k ^ cimetière de la Côte de.s’elges* lieu de sépulture.Parente et amis lont priés d'y .Mister sans autre invitation.SERVICE ANNIVERSAIRE DUCHARMB — Un service anniversaire pour le repos de l’ème de Guillaume-Narcisse Ducharme, sera chanté en 1 église de Chambly Bassin, le mercredi, 30 avril courant, k neul heures et demie (heure avancée).Parents et amis sont priés dy Assister, sans Autre invitation.30-4-30 vent mal comprise des pouvoirs | devrait y créer des succursales publics, qui s’en servent pour se partout dans la ville.Si vous voulez | débarrasser d’une action plus éclai- £tre convaincu du danger moral, rée, mieux étudiée.passez dans les rues telles que Pa- Vn grand nombre de catholiques net Berthter, etc., etc., allez à la rue : à l’aise, de bonne éducation, qui ne - ~ font rien dans les oeuvres, et qui s’offusquent quand on leur demande de Vargent; et quelques groupes de femmes peu soutenues qui essaient, avec quelques dollars, de remédier aux maux dans les paroisses pauvres où les délaissés sont négligés et pour lesquels les institutions ne peuvent rien.La Société Saint-Vincent-deiPaul (il y a des paroisses où elle n’existe pas) fonctionne comme il y a vingt-cinq ans, donc inefficacement.En été, si un pauvre tombe malade, ou ne travaille pas, aucune aide pour la famille, aussi désigne-t-on telle ou telle famille comme ne méritant pas de secours.— Et les enfants, n’ont-ils pas droit à une pnoteciion?Menace pour la société, que ces familles jugées, négligées ainsi; leur ignorance, leurs vices, leur instabilité, n’est-ce pas là une raison de plus de leur venir en aide?Sans cela, elles iront de mal en pis-Saint Paul et d’autres visent à une charité plus haute, plus compréhensive, subvenant à tout besoin, espérant tout en faisant le bien.Pour en venir au concret, regardons les mesures d’hygiène en ce qui concerne la vie des enfants, les tout petits des crèches, il est si facile de les oublier! ils meurent sans avoir le temps de battre leurs ailes! tron tard, on les découvre sous /’aspect froid des chiffres.Un rapport du docteur Boucher en 19-S constate, par exemple, “que la mortalité infantile à Montréal est considérablement augmentée, à cause de la mortalité des enfants illégitimes aux crèches et aux maternités privées, des enfants qui naissent pourtant pour vivre.431 naissant en dehors du mariage sont morts a moins d’un an et de ceux-ci ,2o3 n’ont obtenu que l’âffe d un mois a six mois.Beaucoup de mères abandonnent leurs enfants, faute d aide à leur sortie de 1 hôpital.Ces en-fants naissent sans nom.mais non sans âme — sauvons-lesü Un autre rapport de la Maternité Catholique nous apprend pourquoi ils meurent.En 1929, 4,000 enfants, âaêes d’un jour à cinq ans, om codfê à l’institution, pour une journée d'hospitalisation, la somme de 71 sous.Les cas payants sont peu nom- de la Ferme à la Pointe-Saint-Charles, et vous verrez là dix, quinze, J vingt enfants qui ne sont pas en classe, guf vivent dans la rue ou* dans les ruelles.Vous constaterez que cette plaie d’enfants négligés va grandissante dans les milieux populeux.Ici les demi-mesures ne valent rien.U y a urgence d’appliquer de nouvelles méthodes, approuvées par l’expérience et les données modernes.Nécessité, aussi, de la juridiction de la Cour juvénile jusqu’aux enfants de dix-huit ans, avec un personnel spécialement entraîné pour ce genre de travail.Ces enfants devraient être suivis, visités, encouragés, et quand la chose est jugée nécessaire, placés définitivement soit dans des foyers sans enfants, soit dans des institutions.Le fait individuel, le cas de misère, suivi, travaillé, voilà ce qui importe en pareille circonstance.Mais qui ne se fait que superficiellement, faute d’organisation et de gens formés à ce genre de services.Nous signalions plus haut la nécessité d’une protection pour certains types d’enfants; nous la trouvons au Bon Pasteur pour les jeunes filles dans la classe de "Volontaires’’ mais aux frais des religieuses.Rien de la municipalité, rien de la province pour une oeuvre qui protège 85 enfants à Laval-des-Ra-pides, et 300 d la maison de la rue Sherbrooke — 13 seulement sont pensionnaires.Quelques industries nécessaires voire indispensables à l'oeuvre de correction et de réhabilitation, aident au soutien.Aide insuffisante.Il s’agit de soutien pour améliorer une classe de la société trop longtemps oubliée des autorités gouvernementales.L’enfant dépourvu, T enfant difficile, a droit à toutes nos sympathies.Le rapport qui les dénonce comme enfants de caractère difficile et de volonté faible, devrait ajouter qu’ils ont un besoin immense de protection, et nous avons constaté la triste expérience de leurs faiblesses.(Et encore: "beaucoup de fillettes de douze à seize ans sont dans notre ville en danger de perdition.Pas coupables an point d'être référées au — Nécrologie - ADELIN — A Montréal, le 34, k 33 ans, Joseph Adelln, fils d'Arthur Adelln.BEAUPRE — A Montréal, le 34.k 58 ans, Mme Napoléon Beaupré, née Eugénie Bouchard — Le 34 avril, à 74 ans.Edmond Bouchard.BOUCHARD — A Montréal, le 33.k 73 ans, Adelphtne Boulet, épouse de Norbert Bouchard._ BOUTET — Est décédé le 35.Edmond Boutet.BROUILLET — A L’Assomption, k 83 ans, M.Louis Brouillet.BRUNELLE-POTVIN — A Montréal, le 24, k 32 ans, Marie-Anna Brunelle, épouse de Roméo Potvln.CARON — A Montréal, le 24, k 80 ans, Conrad Caron.CH AON ON — A Verdun, le 34, k 62 ans.Aimé Chagnon.COUILLARD — A l'Hôtel-Dleu.le 34.k i •Vrus hnAlll a 'f>n 0rat!} te£t.elle tourne mal.Pas de pension ij' moliennes de l hos- pour mères veuves _ U n’y a pas \ î, Z* que tes vieux et tes vieilles que l’on • ’ ' ' ,.fS' éfé ad- sépare: on sépare encore les en- s*Ptttnbre 1927, donc, fonts d'avec leur mère.Ainsi, t en-1 JA 'l?Uo£ co"*,d*rabl' ijcpnit combrement par centaines, inutile.[A A no *«r dans les institutions.Trop facile- A'JAAA'InAjIl.““^«t ciejé-ment aussi, les tout jeunes enfants i,, L™rre’ ^ (^ra ce Çu’il a vu, ce ?u i1 a c°nstaté, mettant de côté toute théorie économique préconçue.Le Devoir lui souhaite succès et bon accueil partout.Les imprimeurs de New-York désirent la grève New-York, 26.(S.P.A.) — Par suite du refus des patrons de leur accorder la semaine de cinq jours de travail avec salaire pour six jours, les imprimeurs de celte ville demandent A l’union internationale d Indianapolis la permission de déclancher une grève.M.King n’a rien à déclarer Ottawa, 26.(S.P.C.) — Le premier ministre n’a fait aucune déclaration A l’issue de la réunion du cabinet, hier après-midi.Commencée A deux heures, ia séance a duré jusqu’à six heures.Il parait qu’il a été question du budget.Le cabinet se réunit encore aujourd’hui.M.Eugène Lafleur atteint de pneumonie Ottawa, 26.(S.P.C.) — Atteint aoudainemnet de pneumonie, M.Eugène Lafleur, C.IL, avocat bien connu de Montréal, est alité dans son hôtel A Ottawa.Il devait plaider jeudi en Cour suprême, mais sa maladie l’a forcé A abandonner sa cause pour le moment.Gatidhi continue «a campagne Bulsor, Bombay, 26 (S.P.A.).— Gandhi annonce qu’il sc prépare A violer les dépôts salins de Dhara-saiia.Seuls pourront le suivre ceux qui porteront des vêtements fabri- 3nés au pays et qui s’abstiendront ’alcool.^_ Six maring du Thames se sont noyés Stamford.Connecticut, 26 (S.P.A.).— Six des seize membres de l'équipage du Thames, qui a brûlé jeudi soir sur le Long Inland Sound, sc sont noyés sous les veux de l’ingénieur Clarence Tibbctt, de Bridgeport, qui a été sauvé par un bateau de pêcheurs d'huîtres: c'e-st ce qu'il a déclaré hier après-midi.D’Angleterre au Canada en deux jour» Ottawa, 26.— Un groupe d'hommes intéressés dans l'nviation et le transport dans l’Empire, travaillent actuellement un projet qui permettrait le voyage en deux jours, entre La nation indienne ne de mande pas l’institution fm-" médiate de l’indépenda nce mais l’organisationi d’une conférence préliminaire — L’impôt sur lef sel - Répression barbare- Le gouvernement nei perd pas une occasion d’exaspérer le peuple De Mahatma Gandhi, A qui elle demandait un exposé de la situation aux Indes telle que le chef nationaliste la voit, la “Presse Associée” a reçu, il y a quelques heures, la déclaration suivante: Navsari, Indes, 26 — La nation ne demande pas l’institution immédiate de l’indépendance mais l’organisation préliminaire d’une conférence qui devra avoir lieu, si l’on veut rinstitution paisible de l’indépendance et la disparition de certains griefs, en particulier de griefs de l’ordre économique et de l’ordre moral.Ces griefs sont exposés en des termes des plus clairs dans ma lettre au vice-roi, lettre qu’on a appelée A tort une sommation.Parmi ces griefs, il y a l’impôt sur le sel, qui exerce une pression égale sur le riche et sur le pauvre, et dépasse de plus de 1000 p.c.le prix coûtant, par suite du monopole.Cet impôt a enlevé un travail supplémentaire à des dizaines de milliers de personnes, et par suite du prix artificiellement élevé de ce produit, il est très difficile, sinon même impossible aux pauvres, de donner du sel en quantité suffisante à leurs bestiaux et A leurs terres.Ce monopole s’appuie sur de prétendues lois, qui ne sont qu’un déni dç loi.Ces lois confèrent des pouvoirs arbitraires A la police, reconnue comme corrompue, et lui permettent de mettre la main sur des gens innocents, de supprimer les propriétés de ces gens, de les molester de cent autres façons.La résistance civile aux lois du sel a excité l’imagination populaire plus que tout autre chose, à ma connaissance.Des centaines de milliers de personnes, y compris des femmes et des enfants de plusieurs villages, ont participé A l’extraction publique du sel et à sa contrebande.Une répression barbare et indigne d’hommes a été opposée à cette résistance.Au lieu de faire des arrestations, les autorités ont fait violence à des gens qui refusaient de remettre le sel qu’ils renfermaient dans leurs poings.Pour ouvrir les poings, on a brisé des jointures.On a serré la gorge de ces gens et on les a assaillis sans pudeur, au point de les faire évanouir.Certaines de ces agressions ont eu lieu en présence de centaines et de milliers de personnes qui, bien que tout A fait capables de protéger les victimes et d’user de représailles, n’ont rien fait, s’étant engagées A ne pas commettre de violences.Il est vrai que la foule s’est livrée à des actes de violence à Calcutta, A Karachi, A Chittagong et, maintenant, A Peshawar.Il ne faut pas mettre les événements de Calcutta et de Karachi sur le même plan que les événements de Chittagong et de Peshawar.Les incidents de Calcutta et de Karachi ont été des impulsions provoquées par l’arrestation de chefs populaires.Ceux de Chittagong et de Peshawar, bien qu’attribuables à la même raison, paraissent avoir été des affaires sérieuses et bien orga-ganisées, mais sans rapport, Chittagong étant à l’extrême est et Peshawar, sur la frontière nord-ouest des Indes.Il est A noter que sept des blessés de Karachi, dont deux ont succombé A leurs blessures, étaient des volontaires affectés au maintien de la paix et A la prévention d’actes de violence de la part de la foule.C’est l’opinion de témoins oculaires que la fusillade à Karachi était tout A fait injustifiée et qu’on n’a pas d’abord fait feu en l'air ou dans les jambes.En fait, le gouvernement n’a pas perdu une occasion d’exaspérer le peuple.Plusieurs des chefs les meilleurs, les plus purs et les plus rem- plis d’abnégation ont été écrouésl et emprisonnées, dans plusieurs ca» apres des parodies de procès.Les» sentences, pour des délits semblables, ont varié suivant les dispositions des magistrats.Dans plusieurs cas, elles ont été de plus d’un ani aux travaux forcés, pour des citoyens bien connus.SITUATION INQUIETANTE Londres, 26 (S.P.A.) — Les nou-^ velles reçues des Indes il y a quelques heures ont causé une certain^ anxiété en Grande-Bretagne.On a, d’abord appris qu’on a fait sortir les femmes et les enfants — vraisemblablement les femmes et les enfants d’origine européenne — d« Peshawar pour les diriger sur la frontière nord.Les dépêches ont ensuite annoncé la suspension probable des congés aux militaires de» Indes et d’adjonction aux forces régulières des gardes de la présidence de Bombay, en prévision de désordres.Des dépêches que le Daüg Mail a reçues ce matin annoncent qu’il y a eu encore du désordre hier à Peshawar.Une bande a paradé dans les rues, poussant des cris révolutionnaires et injuriant les troupes de garde.Un officier britannique a fait face aux chefs de la bande revolver au poing et a vainement tenté de les persuader de disperser les manifestants.On a demandé un automobile blindé.A l’arrivée de l’automobile, la foule s’est dispersée sous la menace d’une mitrailleuse.LA DEMISSION DE PATEL Bombay, 26 (S.P.A.).— V.J.Patel, Orateur de l’Assemblée législative, a démissionné officiellement hier.Il a remercié le vice-roi de sa ¦courtoisie et de ses bons offices à son égard, mais il a déclaré qu’il était complètement frustré dans son espoir de voir Je gouvernement changer sa méthode de lutter contre la désobéissance civile.Il n’a pas A se plaindre du vice-roi, mais il a été l’objet d’une véritable “persécution” de la part de la “bureaucratie”.Un homme plus nerveux que lui "aurait démissionné il y a longtemps ou serait devenu Jour esclave”.L’Assemblée législative a perdu son caractère national, maintenant qu’elle est boycottée par tous les membres du Congrès national indien qui en faisaient partie.“Mes concitoyens, dit encore Patel, sont engagés dans une lutte de vie ou de mort pour la liberté et ma place est avec eux et non pas au fauteuil de l’Assemblée!” Patel a aussi rendu hommage A Gandhi dont il a approuvé le mouvement.On attache beaucoup de sens A la démission de Patel dans les milieux semi-officiels.On se demande pourquoi il n’a pas démissionné auparavant, pourquoi il n'a pas fait connaître son attitude dès le commencement de la campagne.On croit que la force croissante — et admise — des volontaires de la désobéissance civile a eu beaucoup A faire avec la décision de l’Orateur.Comme il a la réputation d’être un homme extraordinairement clairvoyant, qui pèse toujours soigneusement scs actes, sa démission aura des effets déplorables au point de vue du gouvernement et sur ses compatriotes et sur les Européens.SEIZE POLICIERS BLESSES Calcutta, 26 (S.P.A.).— D’après une nouvelle reçue aujourdhui, seize policiers auraient été blessés A Neela où l’on manufacturait du sel et où une foule de 2,500 personnes a fait pleuvoir sur eux une grêle de pierres.La police a fait feu sur la foule avec du plomb et a ainsi blessé trois personnes qui furent envoyées A l’hôpital.Plus tard on a trouvé le cadavre d’un manifestant sur la scène de la bagarre.l’Angleterre et le Canada.C’est ce que vient de dire M.J.-L.Ralston, ministre de la défense nationale, au banquet annuel de la Ligue d’aviation du Canada.Cette organisation a tenu sa réunion annuelle, hier soir, dans la capitale.Dans le but de se rendre compte de la possibilité de réalisation de ce projet, un de ces hommes se rendra cette année au Groênland et séjournera douze moi» dans les régions du nord.11 surveillera et cherchera des endroit» sur le sommet des glaciers, qu'il trouvera propices A l’atterrissage d’avions, de même qu'il étudiera les conditions météorologiques.Cette voie aérienne passerait par l’Ecosse, les lies Faroé, l’Islande, le Groênland et la baie d’Hudson jusqu’à Winnipeg.Lea itiBurgcH ae réfugient dana les montagnes Peshawar, Inde, 26 (S.P.A.) — On rapporte de nouvelles incursions de Knhidanian où le gouvernement afghan a récemment pris et tué un ftrand nombre de ces maraudeur».)es renforts ont été envovés dans la région en cffervescence.Les troupes en sont aussi venue» aux mains avec les insurgé» A Kalaknn et A Ka-sabagh.Les insurgés ont été défaits et se sont réfugiés dans les monti» Espoirs et progrès au Transvaal septentrional (Agence Fides) Pietersburg, Transvaal, Afrique-Sud — Le 1er mars, 7 nouvelles religieuses missionnaires de Heule.(Flandre occidentale, Belgique), sont arrivées A Pietersburg.où elles ont rejoint les religieuses de leur congrégation qui, eu 1928, y ont établi leur maison-mère pour les missions du Transvaal.Un sanatorium doit être établi prochainement dans la nouvelle mission de Wnrmbaks.Cinq soeurs seront affectées A cette fondation, pour laquelle un terrain a été acheté.Dans la mission de Malcpo, fondée nu début de 1929, on se prépare A construire un hôpital qui, très probablement, sera reconnu par 1 Etat.Dos soeurs de Heule y seront egalement affectées.A Messina, une chapelle et une résidence de missionnaire viennent d'etre entrepris.C’est encore un nouveau poste qui se fonde.Quant aux écoles tenues par les Frères de la Charité de Gand.A Pietersburg (école pour les blancs).A Doornspuit (école professionnelle commerciale, et école de catéchistes) et à Potgietersmst (école pour les noirs) elles sont da plgt en plus florissantes.„ „ LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 26 AVRIL 1930 VOLUME XXI —.No 96 oraïü oMiuriP de i|s nôtres et ceux des autres Samedi, 26 avril 1930.FORCES PERDUES Ua maître à danser, disons plutôt, *ün professeur ès-arts chorô-firiphiques" de Helsingfors, assure fMuAoir détertniner exactement la «aaine des forces dépensées par un danseur selon le pas qu’il exécute eî le temps qu'il consacre à son exercice.l'fc ¦‘charleston’*, par exemple, existe, pour être soutenu, autant de force qu’il en faut pour abattre dix arbres—encore faudrait-il savoir de quelle dimension sont ces arbres et pendant combien de temps le danseur s’abandonne aux joies du sau- Atù aux bûcherons.Ont-ils les forces voulu,'s pour exécuter le “charleston"?Qmant au tour de raise — par un tear, on entend généralement le temps que dure la musique au son de laquelle l’amateur vire-volte — l'caaqpe depensee équivaut, transformée ec calories, à la quantité de chaleur nécessaire pour porter cinq litres d’eau à la température d’è-bulUiioa.C’est probablement pour cela que les.danseurs sont toujours en sueurs et le mouchoir à la main.Le docte mai-ai-tre qui sait tout cela (?) ne devrait pas être de Helsingfors, mais bien de “hell-sirqs-for^.charleston! San» quoi, il changerait de “profession.” IL EN ROUGIT La statue du général Lee, à Stone Mountain, a été barbouillée avec de la peinture rouge.Ce fut sans doute un truc “libé-nd”.et le général Lee dut en rougir d’impuissance.LE LAIT IDEAL Jonas ne voudra pas le croire.Pourtant, le docteur J.Whansen, de runiversité d’Osio, prétend que le meilleur lait du monde est.non pas le lait de vache ou de chèvre.mais le lait de baleine.Ce lait contient 9.43 p.c.d’albumine, 9.46 p.c.de matières grasses, 10.21 p.c.d’extrait sec, 69.79 p.e.d'eau et 6.93 p.c.de cendres, soit, en résumé, beaucoup plus de matières grasses que le lait de vache.Nous suggérons donc aux cultivateurs canadiens, pour pallier à la crise agricole, de commencer au plus tôt l’élevage de la baleine.Nul doute que nos laitiers s’empresseront ensuite de mettre sur le marché —sans nous monter de bateau ou nous faire courir de poisson d’avril-— du pur lait de baleine.M.POILBARBE Un Français de ce nom demande l’autorisation de le changer et de porter le nom de Charles.Mieux vaut encore Chariot que Poilbarbe.Mais il faudrait élever une statue aux intelligents parents qui ont affligé leur progéniture d'une telle désignation.Au Canada français même.Silence, le scandale est déjà assez grand.Ÿ NOTRE PAYS M.Arthur Elliot Sproul, de New York, vient de redécouvrir le Canada, en soulevant (dans le Times) le voile d’ignorance qui empêche ses concitoyens de voir notre pays, son existence et ses progrès étonnants.Que voulez-vous?L’écran n’est pas le moins coupable de cet état de choses.Le cinéma américain ne connaît du Canada que ses sauvages métis et sa police montée.et encore.Il n’en dit pas autre chose à son vaste public.Est-il étonnant que le monde entier ignore encore que nous sommes autrement avancés en fait de progrès et de civilisation (même si nous ne pouvons pas ou ne voulons pas digérer Phi-Phi).et que nous avons l’air plus humains que des demi-sauvages 1 Mais, est-ce qu’un homme d’affaires est tenu de savoir tout cela pour faire des millions dans l’industrie cinématographique américaine?•Ô è- LES FLEURS On trouve, en Europe, plus de 4,000 espèces de fleurs différentes.Il est évident qu’on ne compte pas les femmes.Il y a fleurs et fleurs.(recouvertes de farine, comme dirait l’autre).i CONFUSION En frais d’amabilités, un Anglais et un Français se séparent.L’Anglais dit alors: — Au réservoir! Et le Français répond, en rendant le salut: — Tank! Les deux ignorent totalement qu’ils viennent de dire la même chose.* * * ENCORE! Nous parlions, un peu plus haut, de l’ignorance américaine en ce qui concerne notre pays.Il y a mieux ou pire en Europe.Un journal français rapportera la mort du prêtre catholique tué l’autre jour dans le village de Canadas, au Mexique.et il sera évident que le journaliste croit que l’événement se passe dans le pays indien du Canada.Une récente nouvelle le révèle qui dut faire bondir l’auguste ‘'chefesse”.Cette nouvelle de la Canadian Press dit qu’une pétition des membres mâles de la tribu des Indiens Onejda demande au gouvernement de changer la régie interne de leur peuplade.Depuis des générations, la coutume veut que les femmes de la tribu choisissent les chefs, le choix comptant ensuite pour la vie.Les sauvages du sexe tort veulent changer ce sytème inhumain et avoir leur mot à dire dans la désignation des chefs.Ceci révèle donc clairement que ce sont les femmes qui élisent les dirigeants des tribus sauvages.II n’y a rien de nouveau sous le soleil, puisque le féminisme existe à son apogée chez les sauvages.Mais, sommes-nous sauvages?PAYS DE CHIENS Chaque pays se distingue par cert.âines particularités: L’Angleterre par son paupérisme, les Etats-Unis par leur machinisme et leur jazz, la France par ses ronds-de-cuir, le Canada par.ses “quelques arpents de neige” (?), et l’Allemagne par sa population canine qui s’élève à 3 millions (soit un chien par 22 habitants).Si l’Allemagne n’est pas un ol)ien de pays, c’est tout de même un pays de chiens.L’état de la capi- Beaux livres de prières MISSEL ROMAIN — reliure ferme, veau nuancé poli, avec gardes cuir et soie moirée blanche, encadrement ECCE HOMO tissé en dedans de la couverture, chaque page ornée d’enluminures, tranche rouge sous or, signet, 385 pages, dans écrin doublé velours.Au comptoir et par la poste, $5.00.MISSEL DE JESUS-ENFANT — reliure ferme, mouton nuancé poli, ornements h froid, très sobre, gardes papier de fantaisie, dentelle or et signet, enluminures à chaque page, tranche or, 288 pages.Au comptoir et par la poste, $3.00.LIVRE DE PIETE DE LA JEUNE FILLE — reliure souple, veau nuancé poli, gardes papier de fantaisie, dentelle or et signet, tranche rouge sous or, volume de 850 pages.Au comptoir, $2.00; par la poste, $2.15.MISSEL ROMAIN — beau volume de 384 pages, cuir ancien capitonné, ornements ù froid et or, gardes papier marbré, dentelle or et signet tranche rouge sous or, pages enluminées.Au comptoir et par la poste, $1.50.Le même métis souple ornements à froid.Le même cuir fauve ornements à froid.MISSEL DES SANCTUAIRES ET PELERINAGES DE FRANCE — cuir ancien capitonné, ornements ù froid vert et or, gardes papier de fantaisie, dentelle or et signet, tranches rouges sous or, pages enluminées, volume de 400 pages.Au comptoir et par la poste, $1.75.MISSEL DES LITANIES DE LA SAINTE VIERGE — beau volume de 288 pages, mouton poli capitonné, ornements or, pages enluminées en couleurs, gardes papier marbré, dentelle or et signet, tranche or.Au comptoir et par la poste, $1.75.NOUVEAU MISSEL ROMAIN dit des MERVEILLES DE LA FOI — volume de 552 pages, papier veau, ornements or, pages enluminées, tranche rouge sous or, signet.Au comptoir et par la poste $1.00.Le même, pégamoid capitonné, ornements or, etc.MISSEL DES VICTOIRES CHRETIENNES avec illustrations par Joseph et Louis Beuzon.Volume de 287 pages.pégamoid capitonné, ornements or, tranche rouge sous or, signet, pages enluminées.Au comptoir et par la poste, $1.00.Service de Librairie du “Devoir” 430 Notre-Dame est, Montréal.CLOCHES D’EGLISES Carillon».cloche» neu-vee et d oocasiou de dU-I i ih térenta poids et prix.1—Ecrire ou voir Z.-O.TOURANGEAU M«4 St-Unbert - Montréal BFlalr 12tî C.-E.MOKMSETTE «S, rue Latourelle - Québec !« taie allemande le révèle bien.Il y a 31)0,000 chiens à Berlin! C’est difficile à croire, je le veux bien, mais n’empêche que c’est l’exacte vérité.Pour vous convaincre, il vous suffirait d’une simple promenade dans la rue.S’il vous est possible de faire deux coins de rue sans rencontrer au moins seize caniches, et sans être poursuivi par au moins six deques, alors dites-vous que vous n’êtes pas dans Berlin.C'est une offense bien plus grave de marcher sur la patte d’un chien que sur les orteils d’un monsieur.Dans le dernier cas un “Entschidigen Sie” vous regardera de travers, mais dans le premier cas le meilleur parti à prendre est de vous sauver.Si par malheur il vous arrive de vous faire poursuivre par un de ces chiens, loin de recevoir des excuses de son maître, comptez-vous chanceux si vous ne recevez de lui un regard hautain.C’est une situation fort précaire que celle de se promener sans chien à Berlin.On a tout de suite l’air suspect.Et cependant n’eût été les chiens, il y a longtemps que Berlin serait en banqueroute complète.La taxe perçue chaque année sur les chiens s’élève à plus de 40,000,-000 de marks.Pour un seul chien, qu’il soit gros ou petit, peu importe, la licence est de 60 marks.L’embêtement, quand vous avez plusieurs chiens, est qu’il faut absolument qu’ils soient semblables ou directement opposés.Il arrive de voir attachés à la même laisse, un Saint-Bernard, un Schaferhund, un Suitz et autres qui, inévitablement, veulent aller en même temps dans une direction différente.Il arrive jje voir des précieux se promener avec de gentils caniches ou des loulous enrubannés.Mais, ô malheur! Berlin cessera bientôt d’être la capitale des chiens .si la taxe canine continue à monter.Chose Incroyable, on tend ainsi à faire aux chiens .une vraie vie de chien! REFRAIN CONNU Si un dentiste était sur le point de se faire avaler par une baleine, que ne diraït-il pas?Mais pour une fois dans sa vie.il se dispenserait de proférer: "Ouvrez votre bouche un peu plus grande, s’il vous plaît.” 4 & & HISTOIRE TRAGIQUE Le gros bonnet.— Ma fille, le duc t’a-t-il raconté la vieille, vieille histoire?La jeune fille.— Oui.Il a pour environ $200,000.de dettes.SALI* \* LIT AIRE Comme le gouverneur arrivait, on tirait un canon sur le port.- Préparez-vous une révolution?demanda-t-il.- Non, monsieur le gouverneur, c’est tout juste si nous avons assez de poudre pour un salut.a^ ^ LES FEMMES! La plaignante venait d’être con-tre-interrogée par le brillant jeune avocat de la defense.Elle se tourna vers le magistrat et ajouta : - En premier lieu, j’avais aussi songé à retenir les services d’un tel avocat pour exposer ma cause.Mais ensuite, j’ai décidé de l’exposer moi-même afin de pouvoir dire la vérité.Elle gagna.¥ * * INDECISION — Et que donneras-tu à ton petit frère, pour cadeau de fête?- Je ne sais pas encore.L’année dernière, je lui ai donné la rougeole.*ic APRES TOUT St les différents pays peuvent noyer leurs différences d’opinions, i! sera de peu d’importance, après tout, qu’ils noient leurs vaisseaux.PRIVILEGIE — As-tu été chanceux dans tes chasses au lions, en Afrique?— Oui, certes, je n’en ai pas rencontré un seul.NIARROL PETITE VIE DES SAIISTS 26 avril Saint CLKT.pape et mar-— Saint Clef était Romain, * •i/ K1?bien et de très illustre fa-mule.Il fut converti à la foi par suint 1 icrre, qui le fil évêque, après avoir reconnu son bel esprit et son zele pour le service de Dieu.Le saint Apôtre, étant occupé à prêcher, à catéchiser le peuple et à gouverner l’Eglise, sans pouvoir vaquer a toutes les affaires qui sé présentaient tu Lin son coadjuteur au dedans de Rome, et Clct au dehors.Apres sa mort, ils furent tous deux ses successeurs.Lin fut le premier, et Çlet le second.H gouverna très saintement l’E-i ls’r!S0us l’empire de Vespasien et de rite, jusqu’au temps de Dioclé-i y,lùn’ !î111 f*l '"'c cruelle guerre au (¦hrisuanisme.En cette perséert-tlon, Clet fut couronné du martyre i 2rvrn Saint Clct partagea la ville de Home en vingt-cinq paroisse», et assigna à chacune un pretrp polIr |n gouverner el y administrer les Sacrements.Il fut le premier qui, dans les Lettres Anns-u»a de ces mots: Saint et Iienidictton Apostolique dont tous les autres papes se sont servis « lOn iimtiitinn la Société Pierre Pampalon Importation et fabrication __ORNEM2NTS D’EGLISB DENTELLES.VA8ES SACRES ETC.Salle d êchautlllon»: 1952, ST-DENIS - MONTREAL Ca»e postale 2795 - Tél.Blrb.7SiS — Employez < le Service d’optique de» Directeurs de U ’ Mw Bonne Vision TAIT- FAVREAU Limtée L.Favreau, prés.265, rue Sainte-Catherine Est • • • • Tél.Lanc.6703 J.-A.DES Y, LIMITEE Nouveau local: 1459 Delorimier Tél.FR.3377 Ils importent directement leurs CAFES et leurs THES Ils manufacturent les meilleures CONFITURES gnii'.j.Ax Notre Maison, ses différents Rayons Quincaillerie générale; 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les femmes, rn gènirgl, sont bien assez terre à terre sans cela.Mot, je ne sais pas faire la cuisine et je ne m’en porte pas plus mal; je travaille en dehors, je dîne au restaurant, mon mari aussi, et mes enfants, qui vont à Fécale, s'arrangent comme ils peuvent le midi : ma fillette aînée fait le thé et Fai toujours des bonnes choses en conserves dans mon garde-manger, elle n’a qu’à les faire réchauffer sur le poêle à gaz.Je trouve que tout est bien ainsi; car je ne perds pas de temps inutilement à me fatiguer et à suer près d’un four surchauffé pour faire Fordinaire." J’ai appris, peu après, que c'était loin de bien aller dans son ménage et j’eus l’occasion de voir l'une de ses petites filles: elle me fit pitié par sa pâleur et la tristesse de ses yeux.Cela ne m’a pas surprise du tout.Et j’ql décidé de prêcher plus que jamais l’art ménager.J’ai déjà dit et je répète que le bonheur de tous, au foyer, dépend en grande partie de la femme et de ses qualités ménagères et culinaires: vous voulez gagner le coeur de l’homme?Soignez d’abord son estomac: c’est comme ta ligne droite, c’est le plus court chemin.Le jour ort cette élégante petite madame niait ainsi la nécessité d’étudier l’art ménager pour la femme, j’aurais voulu avoir sous la main ce témoignage du duc d’York, qui pourrait bien devenir notre futur souverain: voici ce qu’il a dit lors de Finauguration des nouveaux édifices du Borough Polytechnic (je traduis d’après une dépêche de Londres) : "Je recommande Fétude très sérieuse de la science domestique; car je sais, par expérience personnelle, le confort réel qui règne dans un foyer où la femme s’intéresse aux choses domestiques.” C’était, d’une manière très délicate, adresser à la duchesse, son épouse, le plus beau compliment qui fût; c’est cmssi un joli démenti e, Les Huguenots, Le Jongleur de Notre-Dame, Joseph, Jal Flûte enchantée, La Fille de Madame Au-gol, La Bohème, et combien d’autres y sont représentés.sg sf.Ce que dit le Père au sujet de la résistance des snobs à la chanson canadienne en particulier est d’une vérité incontestable.Aussi MUS/CA (Cea note» sont ronrniea par le* impreaarii.Noua leur en laiaaona toute la responsabilité).Les communiqués de concerts ne doivent pas être adressés à M.Fréd.Pelletier, car ils lai sont alors transmis comme lettres personnelle* et risquent, s'ils arrivent trop tard, d’être renvoyés à la semaine euiranto ou mie de côté.Il faut lea adresser directement à MUSICA, le “Devoir”, 430, JNotra-Dame est, Montréal.Récital Poirier M.B.-F.Poirier.M.A., donnera dimanche après-midi, à 4 b., à l’é-glise Notre-Dame un récital d’or-gue.L’entrée est libre.Voici le programme qu’exécutera M.Poi-rier: „ 1.Alleluia pascal, du R.P.Bernardin d’Hooghe, O.F.M.; 2.Conte d'avril, de Charles-Marie Widor; 3.Cloches de Pâques, de Benoit Poirier; 4.Prélude et Fugue, de Jean-Sébastien Bach; 5.Marche du Centenaire, de Benoit Poirier; 6.Andante Allegro Andante, de César Franck; 7.Prélude du Déluge (op.45), de Camille Saint-Saëns; 8.Allegro (ré mineur), de Louis Vier-ne.La qualité de* concerts que donne M.Poirier sur les belles orgues de Notre-Dame est telle qu’il n’est plus nécessaire d’en faire l’éloge.1,’estime qu’on en a se manifeste chaque foi» par des auditoires assez nombreux pour remplir toute l’église.M.Poirier possède aussi un nri peu commun: celui de savoir composer ses programmes et celui de demain n'est pas une exception.trop n=PHîLUPSÏ "SXilSSL «uSjeHAUgA, tâMimfmm gcut.deux bcoiTS après les repas, souffrent d’indigesüoni ainsi qu’ils désignent leur tntl.I> s'agit d’un excès anormal d acide.Remédiez-y à l’aide d’un alcali.Le meilleur moyen, rapide.Inoffensif et efficace cat le Lait de Magnésie Phillips, que les médecins considèrent depuis 50 ans comme le remè-de-type.Une cuillerée è thé dans ie Veau neuirallae plusieurs fols il instantanément non voluma dh-eide dans Vestomac.Les sympjf'-disparaissant #9 cinq minutes.d’ACIDE You* ne recourrez jamais aux procédés violents quand vous connaîtrez U supériorité de celui-ci.” *0US ne souffrirez laraais d’excès d acide quand vous aurez éprouvé en traitement facile.Assurex-voua que Von vous donne le Lait de Magnésie Phillips authentique prescrit par les médecins depuis 50 ans po«r remédier à l’excès d’acide.Chairue bouteille contient un mode d’emploi complet A toutes lea pharmacies.Quaker Girl La Société Canadienne d’Opéret-te terminera sa saison 1029-30 par cette opérette de Lionel Monckton.Le livret est de MM.Ross, Tanner et Greenbank, l’adaptation française de MM.Paul Ferrier et Charles Quinet.La distribution comprend des noms qui assurent, à l’interprétation de l’oeuvre, la perfection.Feront partie de cette distribution: Mmes Irène Trudeau.Flore Blanchard, Lucille Turner, Marie-Ange Lalonde, Alice Demers, Reine-Ml-rella d’Aoust.Laurence d’Aoust, îsaula Payette, Gabrtelle Hébert, Jeanne Maubourg.Juliette Dus-seault, Irène L’Heureux, Marguerite Fiset, Laurette Fournier; MM.Charles-Emile Brodeur, Gaston St-Jacques, Georges Temple, Honoré Vaillancourl, Léopold Fortin.Emile Cartier, P.-E.Leblanc.Au Monument National les 26.27 et 28 mai prochain, la Société Canadienne d’Opérette représentera Quaker Girl.Quatrième soirée lyrique Après tout-i! n’y a rien comme un^ bonne pipe de TABAC FOREST FRERES pour satisfaire.FORT .MEDIUM - FAIBLE 1929-30, à • la Société Canadienne.d’Opérette, est le 8 mai prochain.A cette soirée vous entendrez: un opéra-comique eu un acte: Le Chalet.d’Adolphe Adam et un ?;rand guignol, La Lumière dans le ombeau, de René Berton.Les interprètes du Chalet sont: Mlle Caro Langoureux, M.Dr Paul Trépanier et un baryton très réputé, M.Léopold Fortin qui fera se» débuts à l’opéirette en qualité d’interprète.M.Fortin ayant fait partie du cadre des choeurs de la société alors que celle-ci commençait à peine ses activités.La Lumière dans le tombeau, met en évidence des interprètes très appréciés de notre public.Ce sont MM.Avila Bertrand, Lorenzo Rariteau, Wilfrid Plamon-don, K.Fillon-Payoux, Lucien Quintal, et Paul-Emile LeBlanc.Af.Jean Riddez à la salle Saint-Sulpice M.Jean Riddez, de l’Opéra, donnera une causerie sur Massenet, le 30 avril, à 8 heures 30 du soir, à la salle Saint-Sulpice.Présidence de M.le consul de France.11 y aura récital des oeuvres de Massenet pur M.Riddez et ses élèves.Mine Jeannine Riddez sera au piano d’accompagnement.Parmi les interprètes, il y aura M.Lucien Dugas, député provincial de Joliette, qui interprétera "La légende de la Sauge’’.Le concert Sicotte-Asselin C’est le 15 mai prochain, que sera donné le concert de M.Lucien Si-cotte, violoniste du.Quatuor à corde» Dubois, avec le concours de Mlle Marie-Anne Asselin, mezzo-sourano, au Windsor.Mlle Marie-Anne Asselin a étudié la technique vocale et l’art du chant avec Mme Lapalme-Issaurel et M.Salvator Issaurel.Le public montréalais l’a entendue deux fois dans "Jean le Précurseur", et à la salle Saint-Sulpice, nu concert de« employés des postes.Ottawa, Quebec.Saint-Jean, Valiey-(jeld, Trois-Rivières, Terrebonne, l’ont aussi applaudie.Avez-vou» besoîn fllmprlméa: livrea, brochures, revues, jour* naux, circulaires de tout format, affiches, placards, têtes de compte et autres imprimés de bureau, cahiers- billets, cartes de visites, etc.7 Adressez-vous au “Devoir”, Une Assurance de Santé / Une garantie que le lait du bébé et tous vos aliments se conserveront avec toutes leurs qualités nutritives et sans corrosion.ABSOLUMENT SANS DANGER D’ASPHYXIE ’ PAS LA MOINDRE EMANATION — aucun danger d’accident _aucun tuyau — aucune courroie — SILENCIEUX — COMPACT — ECONOMIQUE, tel est Le Nouveau Réfrigérateur Electrique RICE H y a un “KICE” pour vos besoins et pour convenir X vos moyens.Petit, moyen ou grand.Il donne les mêmes bons résultat*.Voilà tout le secret Cette unité ingénieuse fait tout le travail.Simple et toute d’une pièce, sans courroie et sans bourdonnement, elle ne requiert aucune attention spéciale.CONDITIONS LES PLUS FACILES EN VILLE j | \f i I F è LE PLUS GRAND MAGASIN DU GENRE AU CANADA 510 EST, rue STE-CATHEREVE La date à laquelle se terminent l«*s *0* Notre-Dame es^ Soirée* lyriques" de la saison ré» (Tél.: HArbour 1241*), Deuxième croisière organisée par LE DEVOIR NEW-YORK.par le fleuve, le golfe St-Laurent et l’Atlantique RETOUR EN BATEAU et les lacs historiques GEORGES & CHAMPLAIN mm a a a ¦ ¦ vallée de l’HUDSON Départ de Montréal, le samedi, 28 juin 1930 à bord du luxueux paquebot “ARCADIAN” De la ligne Royal Mail Retour le lundi, 7 juillet, par le DELAWARE & HUDSON Prolongation à volonté.Quatre jours à NEW-YORK, la plus grande ville du monde — visite complète en autocar.Voyage facultatif: Atlantic City à prix spécial.10 JOURS ENTIERS • *100 Cabine à trois, extérieure, chacun, Cabine à deux, extérieure, chacun.*110 120 “*125 Autres cabines à Cabine à deux, extérieure et avec bain, # 1 CQ et $ 160 chacun.PRIERE DE SE HATER, LE NOMBRE DES PLACES EST LIMITE.DIX JOURS COMPLETS — CONFORT PARFAIT — VOYAGE REPOSANT, VARIE, INSTRUCTIF, EN SOCIETE DISTINGUEE ATTENTIONS TOUTES AUX JEUNES MARIES Un dépôt de $25 (chèque au pair) doit accompagner chaque inscription; adresser LE DEVOIR SERVICE DES VOYAGES 430, Notre-Dame est * Montréal Tél.HArbour 1241 Assurance-bagage:-—16 jours, $200, prime $1.00; $300, r»20; 15 Jours SM, $1.50; $30(1, $1.80-plus au prorata.Assurance-accident: $5,000 — 10 Jours, $2; 12 jours, $2.50; 15 jours, $2.75—plus au prorata.CHEQUES de VOYAGE:-Le_seul moyeu pratique et prudent pour emporter des fonds.Coût.50 par $100.S’adresser pour le tout au Service des Voyages LE DEVOIR.Dtpurt anticipé ou prolanfntloa d# ou à K.-Y.ou Atlantic Cltjr au gré du voyageur.Faire le# arrangement* en •inecrlvant.SPECIALES DE JUIN LE PRIX COMPREND: Le transport: paquebot, bateaux, autocars et chemin de fer; logement: chambre à deux avec bain, cabine avec eau courante sur TArcadian, et cabine à deux sur l’Hudson; le transfert du voyageur et de son bagage: malle à main (suit-case) ou mallette (nul autre accepté); les repas sur TArcadian et sur les bateaux de THudson et des lacs Georges et Champlain; les excursions au programme, y compris LE PRIX NE COMPREND PAS: Les pourboires; les repas à New-York, (ceci afin de laisser chacun libre de se sustenter à son, gré sans être obligé de revenir constamment à l’hôtel).3028010231313002 VOLUME XXI — No 96 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 26 AVRIL 1930 NOTRE PAGE LITTERAIRE BATAILLE La douleur a fonda sur ma chair.La douleur A passé renversant mon cerveau d’un coup d’aile.Et je me suis battu seul à seul avec elle Toute la nuit, sans voir, comme avec un voleur.La douleur m’ ajeté garrotté dans sa forge.Elle m’a retourné les deux yeux à l'envers Pour m’empêcher d’y voir; elle a tordu mes nerfs e Pour m’étrangler, comme des cordes à ma gorge.La douleur s’est ruée entre mes os disjoints Pour me les arracher comme un torrent sauvage Qui d’une eau forcenée emporte le rivage.En vain, me débattant, je l'ai mordue aux poings.Elle m’a pris, sans peine achevant sa conquête.D’une main aux cheveux et de l’autre aux talons Et sur les coins aigus d’invisibles moëllons.Longtemps, elle a tenté de me broyer la tête.Et me voilà gisant, mais je ne suis pas mort.Prends garde à toi, douleur, à peine est-ce une trêve.Prends garde à toi, douleur, déjà je me relève, Prends garde à toi, demain je serai le plus fort.Prends garde à toi! Je t’empoignerai par les ailes, Je te les casserai comme un bout de bois sec Et les petits enfants s’amuseront avec.Je te les briserai, ces deux poignets rebelles.Et partout où j’irai, tu viendras, me suivant.Aussi loin qu’à mon gré je voudrai t’y contraindre Et les maisons la nuit t’écouteront te plaindre Comme un aigle blessé qui lutte avec le vent.Je brûlerai tes yeux pour éclairer mon livre; Je marcherai sur toi comme sur un chemin; Ton sang, j’en ferai boire à tout le genre humain, Je le lui servirai jusqu’à ce qu’il soit ivre.Pour m’élever au ciel, j’ouvrirai pas à pas Dans ta chair les degrés d'une échelle vivante.Je te commanderai, tu seras ma servante Et quand je te crierai: “Chante!” tu chanteras.Marie NOEL (Les Chants de ta Merci) Les hymnes à l’art musulman (PAR DIEGO) Centenaire oblige.Jamais l’Algérie n’avait été si éloquemment louée.Les touristes sont invités à la parcourir, et c’est justice.L’auto d'un côté, la sécurité de l’autre rendent la chose plus facile qu’au temps d’Abd-el-Kader.A l’attrait des paysages naturels se joint celui des ruines romaines qu’on retrouve ou qu’on dégage ça et là.Enfin, le décor musulman, mosquées, minarets, cours à fontaines et à colonnettes, revêtements en faïence multicolores, ce décor, si souvent mis sous nos yeux par les poètes, romanciers et peintres férus d’exotisme, est célébré plus que jamais comme la merveille des merveilles.Or, c’est ici que les panégyristes nous semblent aller un peu loin.Nous assistions naguère à une conférence sur “ les villes de l’Islam”.L’orateur — qui était une oratrice— ne se contentait pas de vanter la splendeur desdites mosquées et autres monuments —pas très nombreux en somme—que l’art musulman offre à notre admiration dans l’Afrique du Nord.Emportée par son enthousiasme, la conférencière élevait cet art au-dessus de tout.L’éloge escaladait la coupole du lyrisme, et grimpait de là sur le minaret de rhypcrbole.Les auditeurs apprenaient, entre autres choses, que la civilisation musulmane avait été bien supérieure à la civilisation de notre Occident chrétien.Pour le coup, les fameuses ténèbres du moyen âge s’évanouissaient.Ces siècles si obscurs devenaient lumineux.Seulement, c’est en Orient qu’ils allumaient leur lanterne.Les auditeurs croyaient-ils cela?Eh! oui! très probablement.Toujours est-il que le président de la conférence, un digne et savant professeur, partageait sur ce point les idées de la conférencière puisqu’il la complimentait, au moment des félicitations d’usage, d’avoir mis en lumière cette “supériorité” de la civilisation islamique.Faut-il laisser s’accréditer cette manière de voir?Nous ne pensons pas.Et sans doute l’art musulman pourrait être supérieur à l’art chrétien sans que nous dussions en être troublés.De ce que Tare de triomphe'de Constantin ne vaut pas celui de Titus, il n’y a pas Heu de conclure que le paganisme de Titus était préférable au christianisme de Constantin.Il est permis de trouver les hexamètres de VAIma redemptoris mater moins réussis que ceux de Virgile.Dieu distribue comme il veut ses dons intellectuels.L’art musulman aurait donc pu, si le souverain Distributeur ravalt voulu, être supérieur à i’ftrt chrétien, sans qu’il eut voulu signifier par là que Mahomet fût.son prophète.Observons, d’abord que ceux qui exaltent en bloc la ^civilisation” musulmane emploient un terme bien gros et bien dangereux.Une civilisation comprend bien des choses.La civilisation est à un groupe social ce que le caractère est a l’Individu.Des milliers d’éléments la composent.Un peuple peut être en avance au point de vue matériel, en retard au point de vue intellectuel.Au seul point de vue matériel, U peut, par exemple, avoir une agriculture développée et une Industrie rudimentaire.Tl peut, au point de vue intellectuel, exceller en tel art et demeurer médiocre en tel autre.Il peut, au point de vue moral, contenir une proportion très variable d’hommes vertueux ou vicieux, et telle vertu, ou tel vice, peut s’y trouver plus ou moins répsndu.Tout cela complique fort la c jiupantis'», des civilisations entre elles.La conférencière, précisément en sa qualité de femme chrétienne—ou élevée dans notre société chrétienne—n’entendait pas sans doute faire Téloge de la polygamie, chose pourtant incluse dans la “civilisation” musulmane.Ce point particulier ne pouvait évidemment la séduire.Non, elle pensait à l’art.Restons donc sur le terrain de l’art, qui est un élément de la civilisation, mais qui n’en constitue qu’une partie.Ce domaine une fois limité, n’allons-nous pas être encore obligé de le restreindre?Point n’était question de la musique musulmane.Nous avouons humblement ne pas connaître le nom d’un seul compositeur musulman, et nous soupçonnons fort l’éloquente conférencière de n’en pas savoir, là-dessus, plus long que nous.Resserrons donc les frontières de la discussion, et renfermons-nous dans les arts plastiques.Mais, ici, deux questions se posent: o(i est la sculpture?où est la peinture?Nul ne répond “présent” et pour cause.Le Coran interdit la représentation des êtres vivants.Voilà qui tue dans Toeuf bien des chefs-d’oeuvre.En conséquence, rétrécissons encore le terrain, et accommodons-nous de la seule chose qui va nous rester: l’architecture.“Architecture” égale “civilisation”: l’équation est plutôt hasardeuse.Mais admettons-la pour l’instant.Donc, c’est a cause de la beauté des mosquées et des marabouts qu’il faut faire rentrer sous terre nos cathédrales gothiques?Quelle exécution sommaire et inattendue! Et, sans doute, qu’une mosquée soit plaisante à voir, qu’un “patio”, à arcades ajourées donne l’espèce de plaisir que procure la vue d’une folie dentelle, c’est ce qu’on aurait mauvaise grâce à contester.Mais enfin, du XTe au XVIe siècle, nos “maîtres d’oeuvre” chrétiens, ce nous semble, ont fait mieux, et quand la Renaissance vint à son tour —témoignant ainsi d’une puissance de renouvellement que Tart musulman n’a pas su nous prendre.—l’Occident chrétien s’est offert de petits bâtiments comme Saint-Pierre de Rome qui, darnel soutiennent asse* bien la comparaison avec les constructions de Fez ou de Kairouan.Nous venons de citer Fez.Il est intéressant, à ce propos, de citer l’opinion des frères Tharaud.qui conaissent bien le Maroc.Voici comment iis la résument dans un article récent de la Revue des Deux Mondes: “Beaucoup de luxe, aucune Invention.En architecture, comme en tout, le Fassi (l’habitant de Fei) suit la tradition.Trop paresseux pour conserver, trop mal doué pour inventer, ce qu’il fait aujourd’hui est tout pareil à ce qu’il faisait hier.Il n’y a le! qifun âge et qu’un style, celui d’hier, d’aujourd’hui et de demain : on a fait le miracle de supprimer le temps.” Quant aux demeures privées des riches musulmans, les mêmes auteurs constatent qu’elles présentent un extérieur minable.Pour l’intérieur, il est luxueux, mais on voit que les propriétaires ont simplement recherché des raffinements de bien-être.C’est là une “civilisation presque uniquement attentive au côté sensuel de la vie”.Ce jugement peu flatteur n’eat pas isolé.Il se retrouve chez divers critiques d’art.Mais ces mêmes critiques ont eu la curiosité de rechercher d’où provient, dans son ensemble, cet art musulman que Ton veut tant nous faire admirer.Or, leurs études, celles de M.Charles Diehl notamment, nous ramènent à une inexorable conclusion.C’est à Byzance qu’ont emprunté les Arabes.Leur art, en définitive, n’est qu’une adaptation de Tart byzantin.Quand les bordes de Mahomet conquirent l’Orient chrétien, ils trouvèrent une architecture toute faite, et se l’approprièrent en Tap-pauvrissant.La coupole, cette grande caractéristique des monument* de TIsiam, existait depuis plusieurs siècles et se rencontrait partout.La mosaïque était universellement répandue.Les colonnettes, à l’intérieur des édifices, étaient fort goûtées comme motif de décoration.Tout cela, pour les conquérants, fut de bonne prise.Ces “civilisés”, qui brûlaient la bibliothèque d’Alexandrie avec toutes les ri-chessses littéraires de l’antiquité— pendant que nos moines, en copiant des manuscrits, en sauvaient quelques-unes dans le silence de nos cloîtres,— installèrent volontiers leur culte dans les églises confisquées aux chrétiens, églises que, par paresse, ils ne surent pas toutes entretenir.La plus grande victoire du Croissant a été d’expulser la croix de Sainte-Sophie.et d’en badigeonner l’intérieur pour effacer les peintures.Ailleurs, il est vrai, on construisit du neuf, surtout au moment assez court de la première expansion victorieuse, qui donnait aux envahisseurs des res-«ources inouïes.Les Omniades construisirent une mosquée à Damas, fort belle paraît-il, et, aujourd’hui disparue, mais pour la construction de laquelle ils firent venir douze cents artistes ou ouvriers d’art.de Constantinople (Constantinople chrétienne).Les hommes compétents assignent également à la fameuse mosquée de Cordoue une origine byzantine.Et, sans doute, certaines innovations se font jour.L’arc dit “outrepassé”, c’est-à-dire écrasé latéralement par en bas, devient la caractéristique des ouvertures.Mais, précisément, des esthéticiens discutent cette forme, et estiment que toute ouverture dont la base est plus étroite que sa partie supérieure donne à Toeil une impression de malaise et d’insécurité.Laissons, si Ton veut, ces discussions, qui peuvent paraître “byzantiaes”, mais d’autres reproches ont été faits à Tart musulman.Telles arcades, qui font d’abord de l’effet, ne sont que du placage.Les faïences multicolores, qui éblouissent au premier coup d’oeil, apparaissent ensuite comme criardes.Ces mêmes faïences sont d’ailleurs, un emprunt, à Tart persan— l’art persan d’avant l’islamisme.Une autre originalité de Tart arabe, ce sont les “arabesques”, dont le nom indique la provenance.Ne pouvant représenter des êtres humains, ce qui serait une idolâtrie, le décorateur musulman s’évertue à contourner des lignes et à les entrelacer.C’est souvent amusant.quelquefois heureux, mais cela devient monotone.En fait, un monument arabe est “vite vu”.Le rigorisme coranique, en fermant trop 'de routes aux artistes, les condamnait à piétiner dans un trop petit nombre de directions.Voilà, semble-t-il, la vérité sur cet art qu’on veut élever au-dessus des merveilles si riches, si variées, si symboliques, si propices à la méditation de nos églises romanes et gothiques, où l’homme d’art, sans parler de l’homme de prière, peut passer quelquefois tant d’heures à contempler, à admirer, à rêver.Du reste, une loi sociale bien connue peut nous rassurer à cet égard.Si Tart de TIsiam avait été supérieur au nôtre, il se serait, par imitation, répandu chez nous, comme Tart grec, dans l’antiquité, s'implanta dans Rome.Il n’en a rien été.Le bizantin avait réagi sur le roman.L’art de TIsiam, lui, n’influa ni sur le roman ni sur le gothique.Conscients de leur supériorité, les artistes qui édifiaient Notre-Dame et la Sainte Chapelle suivirent leur petit bonhomme de chemin, sans vouloir rien prendre aux minarets pour leurs ogives.Leurs voûtes, leurs piliers, leurs contreforts, leurs clochetons montaient au ciel, avec ces myriades de saints sculptés qu! scandalisaient les mahométans.Et si la tentation d’imiter l’Orient ne venait pas, c’est qu’elle n’avait pas de quoi vaincre.(La Croix) DIEGO iégresse.Maintenant, II s’y mêle une ombre de tristesse.Tristesse du beau chant qui va s’éteindre, tristesse d’être seul à célébrer la Résurrection sur cette terre qui, après l’avoir connu et adoré, a oublié le Ressuscité.Impuissance à réveiller, sur ce vaste continent, tant et tant d'âmes endormies sous le mancenillier de l’Erreur.Anxieux appels aux ouvriers capables de faire lever enfin, sur les champs de Chain et d’Ismaël, les moissons de TEvan-güe.Ainsi chantaient les cloches de Carthage en ce lointain jour de Pâques.J’imagine leur joie, le mois Îirochain, quand, pour-acclamer ’Eucharistie, les multitudes mondiales déferleront sur la colline de Byrsa.Alors, ce n’est plus dans la solitude et le silence qu’elles sonneront.Mais elles se balanceront au-dessus d’une mer humaine dont le souffle vivant battra leur nid de pierre et attiédira leur airain.Mais des âmes innombrables palpiteront à Tunisson de leur âme, et, dans la prière et l’enthousiasme, des voix immenses s’accorderont à leurs voix.Louis MERCIER (La Vie Catholique).Les cloches de Carthage Je les ai entendues, voilà bien longtemps, mais elles sonnent encore dans mon souvenir.»te ^our .Pâques, en 1892.Une matinée lumineuse, duvetée d’une brume transparente.Midi approchait.Le soleil, très haut, incendiait le Boukornine et faisait étinceler ses deux cernes, comme au front d’un Moïse gigantesque.Un profond silence d’où montait la respiration intermittente de la mer.Solitude sur les eaux, solitude sur ia terre.En ce jour, où les églises de la chrétienté bruissent au pas des foules, quelle chose étrange que cette solitude et ce silence autour de la blanche basilique! On Teût prise pour un somptueux mausolée élevé, au bord des flots, à la mémoire d’une grande chose morte.Mais voici que Tair vibre et que le ciel se met à chanter.Les cloches! Les cloches de la cathédrale solitaire lancent, à toute volée, Valleluia de Pâques! Cela est si inattendu et si puissant qu’instinctivement je lève les veux pour voir déborder, dans l’espace bleu, ce torrent d’harmonies.Il me semble qu’il doit laisser une trace dans le firmament; il me semble que cet ouragan sonore doit courber le front des oliviers et ployer la rigide stature des palmiers.Il me semble qu’en atteignant la mer il doit communiquer aux vagues le rythme bondissant dont il est emporté.Mais rien ne bouge, rien ne s’émeut.La clameur des saintes vocé-ratrices demeure sans écho.La mer païenne et la terre islamique n’y reconnaissent pas leur Ame.Aussi bien le carillon décroît, et ses notes s'espacent, prises de lassitude.Les petites cloches ont gpul-sé leurs cantiques; seul le bourdon achève de réoandre sa coupe d'ai- En marge d’Autour de la Maison “Michelle LeNormand est cette jeune fille qui, en 1916, eut Tauda-ce de se présenter au public.tenant d’une main ferme un premier livre immortel.•.C’est que l’auteur avait fait entendre une musique nouvelle aux oreilles blasées.Il s’était penché affectueusement sur le çoin de terre natale, avait regardé, écouté, puis écrit.11 en résulta, n’hésitons pas à l’affirmer, un chef-d’oeuvre du terroir, un livre qui restera tant que des enfants canadiens joueront dans les vieux villages, autour des vieilles maisons”.Albert LOZEAU.“Vous avez tous joué ces mêmes jeux, et essayé ces mêmes trucs d’enfants, connu ces mêmes tristesses et ces mêmes joies puériles et ardentes et pourtant, de les revivre avec l’auteur, qui met tant de soleil dans la nature et sait tirer parti des jours gris comme des matins clairs, c’est soulever le voile des ans qui peu à peu ont embué les yeux et assombri l’horizon.Je ne crois pas que Michelle LeNormand ait été surpassée par la sincérité et la vivacité de ses récits.Ces tableaux de vie enfantine dans un cadre familier, ranimés par la flamme du souvenir donne à son livre un cachet, et une ff&lcheur qui lui assurent longue vie dans notre littérature canadienne”.Marie-Rose TyRCOT “Je trouve vos récits toujours fins, toujours justes et doués de la plus belle des qualités, la simplicité.Alors il faudra que vous pensiez au pubUc -du vieux pays”.Daniel HALEVY “La simplicité de l’ouvrage n’est qu’apparente, la trame en est savamment combinée.Le souci du styliste n’échappe pas à Toeil sous la fine ciselure des phrases.Len-semble, d’une beauté presque classique, est l’expression du type rare, issu d’une civilisation raffinée à Texcès”.Marie GERLN-LAJOIE “Autour de la Maison est un livre débordant de jeunesse, tout de fraîcheur et d’originalité”.Albert FERLAND “C’est gai, c’est frais, c’est simple et c’est franc comme un gazouillis d’enfants ou d’oiseaux”.Abbé Elie AUCLAIH “Dans une atmosphère morale de paix et d’élévation d’esprit, elle a oulu évoquer des souvenirs d’enfance imprégnés de toute la paix et de toute la limpidité de la nature canadienne.Un y trouve à la fois sa franche jeunesse et la vaste beauté de notre pays.C’est ce qui fait de ce livre Tune des plus intéressantes productions de notre jeune littérature”."LE NATIONALISTE” “A son appeï, tous, nous sentions notre enfance insoucieuse et heureuse, sourdre du fond de nous-mêmes, s’agiter, remonter à la surface.Les années heureuses, les années passées irrémédiablement, venaient, comme dit le poète, se pencher, souriantes, en robes surannées, sur les balcons du ciel.“L’auteur avait trouvé au fond de sa mémoire, avec son enfance à elle, toutes nos enfances à nous; avec son passé, elle avait retrouvé notre passé, nos âmes, nos coeurs avec les siens”.Jean de GRAND-PRE “Ce n’est pas un palais que la maison familiale de Michelle LeNormand, c’est une vieille maison en mortier gris-blanc, avec un long toit bas et des lucarnes.Et les personnages qui en sortent pour jouer avec leurs cousins et voisins, ce sont ov4 tromperait.Ne fattea aucun remploi de vos échéances de mat sens consulter Immédiatement la &octé& Générale be Jf tnantt Jac.17 raa gt-Jaagw— * MON I RSa-, T«*p»—« HA.fc-r «** Les Prévoyants du Canada Solides conune le Cap Diamant L’Actif de la Compagnie se totalisait au 31 décembre 1929, à plus de sept millions de piastres.Obligations de Commissions Scolaires $ 962,367.85 Obligations de Corporations Municipales 2',606,551.60 Obligations de Fabriques et Syndics ** .405,968.33 Premières Hypothèques .1,266,842.99 Obligations d’institutions ou Communautés .• (•le • e^B»»*»» Obligations d’Utilités Publiques .En Caisses et Banques Intérêts accrus .» ».MMMMMmwtaw 900,461.41 556,970.50 243,302.99 99,251.53 Actif m'vmmmwmmm» $7,041,637.20 Ces capitaux, propriété absolue des sociétaires, sont placés par toute la Province, au taux moyen de 5% % d’intérêt.Ce sont nos gens qui en profitent Le Fonds de Pension possède les obligations et les titres définitifs.Ce sont des Valeurs de première classe.Les officiers du Département des Assurances sont venus en faire l’inspection.L’excellente qualité de nos placements a été proclamé publiquement aux Comités de l’Assemblée et du Conseil Législatifs.A cette administration prudente et progressive s’ajoute l’encouragement aux nôtres.Chaque tpinée des millions trouveraient de l’emploi à l’avantage de l’emprunteur aussi bien qu'à celui du prêteur.Nos richesses naturelles immenses n’attendent que le capital et l’initiative intelligente pour donner du cent pour cent.Les Prévoyants du Canada accumulent de grandes réserves, toujours disponibles.De cette façon, ils rendent des services signalés à la nation, ils accomplissent une oeuvre vraiment nationale.SUCCURSALES: MONTREAL: Chambre 22, Edifice **L» Patrie**; TROIS-RIVIERES: 30, rae Royale; OTTAWA: 18, rue Rideau; MONCTON: $1 rue Gordon.SIEGE SOCIAL ‘ 56 rue Saint-Pierre QUEBEC — Vient de Paraître -CE QU’EST LA FIDUCIE* " Brochure portant sur l’achat et Tq-vente de valeurs mobilières et 1m-’ mobilières; l’administration de for-' tunes ou de propriétés; la perception; de répartitions d’église; l’exécution testamentaire; la garde de garanties, polices d’assurances, titres, etc.Envoi gratuit sur demand* - Or * ._ P Société Nationale de FiducH 55, St-Jacques O, Montréal.*HArbour'^18:l Compte» portée r marte raitonnable Bruneau & Rainville Membres de la Bourse dé Montréal, Membres du Montreal Curb Market, Montréal SI Oaest, rue St-Jacq Téi.t H Arbour 4284 Québec 71, rue St-Plerro Tél.1 2-8140 UN MOT À L’ÉPARGNE LDe récent» et mnhipies événements montrent que voua net traiter vos placement» en valeur» mobilières avec une maisoi d^un crédit matériel et moral Inattaquable.Nous croyais que ta nôtre répond à cette définition.9 Oi tmreua en toat temps che* nous des valeurs «te toot repos (Tun rendement de 5 à 5.60%, des valeurs très sûres d’un «edement de 5.60 à 6.60%, des valeurs très intéressantes d’un rendement de 6.60 à 7y4%, Nous nous faisons un devoir d’indiquer lu client les mérites respectifs de chaque titre, sans égard aux ténéfices que nous attendons de la vente.Dans la première estégocie, nous offrons actuellement au taux de 5#% à 5.55 ( les obligations de quatre grandes communautés religieuses différentes.t 8ous achetons an pair le 6% Ville de Paris 1930 et aux pluihauts prix tontes antres valeurs à court terme bien cotées e* rrommandables.1 ttospectua et listes de valeurs envoyés sur demande.L G.BEAUBIEN & 0E, LIMITEE Banquiers sn valeurs mobilières MONTRÉAL QUÉBEC S4 —a«t, nia Watra Pau H1 LAneaata, lias TS, ru» St-Ptam TéL 2-S64S TROIS-RIVIÈRES ISS, rua Notre-Dam» Ttl.1180-1181 ^ , L-.,.,., — rf ; , - — ^ 37^0ectMmnoiraiens33 éMtnmnt Us voleurs dt feuur Corperatüm of et competnies associées.Distribution mondiale L*vmfwrs • confiance dans 1 l’avenir de l’indu «trie hydroélectrique canadienne.La distribution mondiale des valeurs de Power Corporation of Canada et compagnies associées en est une preuve.Ces compagnies desservent des régions industrielles en pleine croissance, au Canada; elles contribuent A leur expansion et — participent A leur prospérité.L’avenir certain, basé sur les faits passés, a assuré A la Power Corporation of Canada une réputation et une distribution mondiales.Nous recommandons compte placement solide.POWER CORPORATION OF CANADA LIMITED Obligations convertibles 4)4% 90 ans.r rhu e» ujsee *Ver-¦ ce qui explique la défaite du club montréalais.Hinkey Haines frappa son troi- .sième coup de circuit en deux ¦ jours alors qu’il envoya la balle „par-dessus la clôture à la huitième manche.Haines et Gautreau se sont -
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