Le devoir, 22 mai 1930, jeudi 22 mai 1930
Volume XXI - Numéro 118 Abonnements parla po&te Edition quotidienne CANADA .I «.» Etats-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE .10i» Edition hebdomadaire CANADA .2M ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS! Directeur : HENRI BOURASSA Montréal, jeudi 22 mai 1930 TROIS SOOS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: - - HArbour 1241» SERVICE DE NUIT: Administration: • HArbonf 1243 Rédaction: • • HArbour 3873 Gérant: .• * HArbour 4822 De Bombay à Jérusalem L’Angleterre entre les Juifs et les Musulmans Une dépêche de ce matin dit: Bombay, 22 mai.— Le conseil de la Fédération musulmane de l'Inde entière a adopté au-, jourd’hui une résolution déclarant que, si les justes réclamations des Arabes de Palestine ne sont pas favorablement accueillies, le mécontentement (feeling) parmi les Musulmans des Indes deviendra plus grave et qu'il sera plus difficile de maîtriser les masses musulmanes.Voici l’un des textes les plus importants et les plus significatifs que le télégraphe nous ait apportés depuis longteiwps et l’un de ceux qui fonî le mieux toucher du doigt l’extrême complexité des problèmes auxquels doivent faire face les politiques anglais.Personne ne s’avise plus de contester la gravité de la situation aux Indes mêmes.Les chocs sanglants y ont été relativement peu nombreux.Si l’on tient compte de la très vaste étendue du pays, des divergences de tempérament, de la combativité de certains des groupes, des passions qui doivent être portées au point d’ébullition, le petit nombre de.ces échauffourées semble même étonnant.Mais le mouvement de désobéissance civile, par ailleurs, s’étend et se développe avec une apparente régularité.Il enveloppe aujourd’hui des hommes politiques en vue.Les condamnations et les emprisonnements n’y font rien, et l’heure approche où l’on ne saura plus que faire des prisonniers.Par ailleurs, le boycott des produits anglais se poursuit avec méthode, et c’est peut-être l’arme la plus forte dont disposent les Indiens.Ce boycott n’atteint point, on l’entend bien, que les capitalistes d’Angleterre, il frapjpe aussi directement les ouvriers et risque d’aggraver lourdement le chômage qui est au fônd de la crise intérieure.Contre ce mouvement aux allures puissantes, l’Angleterre se défend avec son magnifique sens du gouvernement, avec sa longue expérience des peuples étrangers.L’un de ses meilleurs atouts, c’est évidemment la diversité des races et des sectes religieuses.Elle prétend que, si son pouvoir modérateur disparaissait, l’Inde tomberait dans l’anarchie, que races et sectes s’y heurteraient dans une sanglante mêlée.Elle essaie de lier partie avec les minorités, auprès desquelles elle prend figure de protectrice contre la tyrannie possible de la masse hindoue.(On dit Indiens pour désigner l’ensemble de la population du pays: c’est un terme politique et géographique; Indom ou Hindous qualifie le gros de la population, en dehors des musulmans, etc.).A l’heure actuelle, il est évident que'le gouvernement britannique et les meneurs du mouvement gandhiste font assidûment leur cour aux musulmans.Ceux-ci sont une soixantaine de millions: on comprend que leur concours soit vivement recherché.Jusqu’ici, — si l’on en juge du moins par les dépêches — l’avantage paraissait être du côté britannique.Peu de musulmans se ralliaient ouvertement au mouvement nationaliste.Certains même de ceux qui avaient fait cause commune avec Gandhi dans l’une des grandes campagnes antérieures se tenaient maintenant à l’écart.Mais l’Angleterre a d’autres problèmes que celui de l’Inde, ou plutôt le souci de maintenir sa domination aux Indes Ta mise en face de problèmes nouveaux.C’est pour s’assurer la maîtrise du canal de Suez, et de ses communications avec les Indes, qu’elle est en Egypte et qu’elle tient à y rester, à quelque titre au moins; c’est dans le même dessein qu’elle s’est fait attribuer le mandat palestinien et qu’elle est donc à Jérusalem.Or, tant de problèmes, tant de situations diverses engendrent quotidiennement des difficultés nouvelles.Notre dépêche de Bombay projette sur l’une d’elles une lumière crue.En Egypte comme en Palestine, le gros de la population est de religion musulmane.La façon dont peuvent être traités ces musulmans a naturellement une assez vive répercussion sur les sentiments des soixante millions de musulmans des Indes.En Palestine, la situation se complique et s’aggrave singulièrement du fait que Juifs et musulmans sont en fa.ee les uns des autres, dans un état d’hostilité latente quand il ne s’affirme point de façon»sanglante comme ces mois derniers.Probablement pour s’assurer, au cours de la Guerre, l’appui des banquiers israëli-tes d’Amérique, les Anglais, par la bouche de M.Balfour, ont promis l’institution d’un foyer national juif en Palestine: formule large, sous laquelle beaucoup mettent des espoirs ou des réalités divergentes., En tout cas, Arabes et Juifs sont là-bas en champ clos, pour ainsi dire, avec les Anglais comme arbitres et surveillants.Et les Anglais, outre les difficultés qui naissent forcément d’une pareille situation, ont à tenir compte de ce double fait lo que la centaine de mille Juifs peut-être qui sont en Palestine est appuyée, au dehors, par des millions d’hommes magnifiquement organisés, témoignant d’un prodigieux esprit de solidarité à travers le monde et disposant d’une importante partie de la richesse et, par la presse surtout, de la puissance universelle, 2o que les six ou sept cent mille Arabes de Palestine sont les coreligionnaires des soixante millions de musulmans des Indes (sans compter les autres), dont la sympathie paraît essentielle au maintien de la puissance britannique.Le» politiques anglais ont l’habitude des situations difficiles: ils en ont tant dénouée» au cours de leur longue histoire; mais cela n’empêche point ces situations d’exister et d’exiger des efforts nouveaux et qui finiront peut-être un jour par ne plus aboutir.Pour mesurer la portée et l’importance de celle-ci, il faut mettre côte à côte cette dépêche de Bombay et celles de Jérusalem et de Londres.Pendant que les musulmans des Indes avertissent formellement le gouvernement britannique que, s’il ne fait pas droit aux justes revendications des Arabes de Palestine.il en subira forcément les conséquences aux Indes, voici que les Juifs de Palestine, — qu’appuieront, on peut en être sûr, leurs congénère» du monde entier — déclarent une grève générale pour protester contre la façon dont les Anglais se comporteraient envers eux en Palestine.Il s’agit de la question d’immigraiïon.Elle-est, on le comprend, extrêmement importante pour les Juifs comme pour les Arabes.A l’heure actuelle, les Juifs sont, en Palestine, dans une très nette infériorité numérique: un contre quatre ou cinq, selon les Calculs les plus favorables.S’ils ne reçoivent point l’appui d’immigrants de l’extérieur, cette infériorité se maintiendra, s’aggravera peut-être, et qu'adviendra-t-il du rêve sioniste?Par ailleurs, les raisons mêmes qui font désirer aux Juifs un facile recrutement à l’extérieur, incitent les Arabes à s’y opposer.Puis, il y a la question de fond: la Palestine, avec sa population indigène actuelle, est-elle capable d’accueillir une Immigration considérable?Le problème (les dernières dépêches de Londres indiquent qu’il est encore en suspens), pût-il être isolé et étudié à part, serait déjà, semble-t-il, assez compliquéj «rais il ne peut être isolé; il sc relie à tout l’ensemble des facteur» que nous venons d’indiquer: force juive, force musulmane de l’extérieur et répercussion de l’une et de l’autre, non seulement aux Indes et en Egypte, mai» dans le mondr Tl faut bien répéter le vieu?L’actualité Critique d'art Un journal parisien publiait, il y a peu de temps, un dessin mordant d'Abel Faivre.Une gracieuse jeune femme conduit par le bras un homme grand, barbu, dont le visage est barré par un bandeau blanc très large gui recouvre entièrement les deux yeux.On est au salon de peinture.Les tableaux accrochés gui tapissent en entier la muraille l’indiquent.Deux hommes en costume de rapin voient passer le couple impressionnant: — Un aveugle au salon, dit le premier.— Ce ne peut être qu'un critique d’art, réplique le second.Ce commentaire incisif sur la valeur, de la critique d’art me revient à (’esprit en lisant dans un journal de Nem-York l’issue d’un procès célèbre dont j’ai, dans le temps, entretenu le lecteur.Mme Hahn, Française, mariée à un capitaine américain qu’elle connut durant la guerre, avait apporté en Amérique, où elle suivit son mari, un héritage de famille.C'était une toile attribuée, chez ses parents, à Léonard de Vinci.C’était, disait-on dans l’ambitieuse famille, la Belle Ferron-nière authentique, celle du Louvre n’étant qu'une réplique ou une copie.La toile allait être vendue au musée des arts de la ville de Kansas City quand sir Joseph Duveen publia un article pour soutenir que cette toile n’était tout au plus qu'une copie sans intérêt.Un de Vinci authentique valait au moins trois millions de dollars dans son estimation.D’où le procès qui prit du temps à s’instruire puisque l’article remonte à dix ans et que le procès n’eut lieu que l’an dernier.La propriétaire du tableau vilipendé par sir Joseph, réclamait $500,000 de dommages.Sir Joseph plaide la véracité des faits.U s’agit donc de demander à un jury de se prononcer sur l’authenticité de la peinture: était-elle ou n’êtait-elle pas Voeuvre du grand Leonardo?Jury d’experts, pour une expertise aussi délicate, pensez-uous?Que nenni! La loi n’y pourvoit pas.D'ailleurs nul n’est expert pour un autre expert et le fond même du procès l’indiquait bien, puisque grand marchand, mais aussi grand expert, sir Joseph voyait son verdict contesté.Les jurés ne firent pas mystère de leur incompétence.Douze sur douze admirent qu’ils n’étaient pas le moins du monde familiers avec la peinture du moyen âge.Ils ne connaissaient même pas de nom les peintres de cette époque, à plus forte raison leurs oeuvres.Le seul d’entre eux qui eût quelque pratique du pinceau était un peintre.en bâtiments.Devant ce jury ignare, et qui l’admettait bien, les experts d’Europe et d’Amérique défilèrent.Ce fut délicieux.Les uns se mirent à genoux devant la toile pour la voir de certains angles importants; l'un soutint qu’elle ne pouvait être d’époque, puisque Us vieux maîtres délayaient leurs couleurs dans le jaune d’oeuf et qu’il n'y avait pas de trace de jaune d’oeuf dans la peinture de ce tableau.(Se fiait-il, pour F affirmer, à son odorat?) Un autre soutint que la toile du Louvre n’était qu’une vulgaire et maladroite copie de celle dont sir Joseph Duveen contestait l’authenticité.Les experts n'avaient donc pas à se scandaliser si le jury était en j désaccord; ils avaient eux-mêmes ' prêché d’exemple.Et cela arriva.Neuf des jurés se prononcèrent donc en faveur de Mme Hahn.La décision embêtait fort sir Joseph Duveen dont la réputation d’expert se trouvait en suspens.Il n’était pas sûr qu’un tribunal supérieur lui fit droit et rétablit sa réputation.Il en est donc venu â une entente dont les termes sont très satisfaisants pour la poursuite.On dit que sir Joseph Duveen consent à payer cent mille dollars de dommages et les frais, mais, car il y a un mais important, il conserve l’opinion que l’oeuvre n'est pas de Leonard de Vinci et c’est le droit de conserver cette opinion qui lut coûte si cher.Il ajoute d’ailleurs qu elle est d’une très grande antiquité et qu’elle est probablement d'un des élèves du maître, Boltraf-fio; il ne suspecte pas la- bonne foi, ajoute-t-il, des propriétaires, qui ont négocié la vente de ce tableau au musée de Kansas City.Cette toile n’est peut-être qu’une croûte.C’est tout de même une belle croûte de pain que 8100,000.H est vrai que sans l'Intervention de sir Joseph Duveen, les propriétaires en eussent obtenu un quart de million.D’où il ressort que si le jugement des experts est contesté (par d’autres experts/) et très contestable et très fragile, sans le moindre doute, il a cependant une puissance considérable.Il peut faire beaucoup de tort.Si l’on découvrait par hasard un document autographe de Leonardo révélant que la Belle Fer-ronnière du Louvre n’est que la copie et que celle de Mme Hahn est l’authentique, du jour au lendemain les experts trouveraient que c’est la chair de la Belie Ferronnière du Louvre qui ne vit pas; que c’est celle-là qui est trop grasse, trop vulgaire pour avoir enchainé le coeur du galant François 1er.Les profanes intelligents, que toutes ces supercheries et ces chicanes byzantines mettent en défiance, doivent se dire qu’il vaut bien mieux écarter l’avis des connaisseurs et s’en rapporter au sien propre.Pourquoi désirerai-je avoir chez moi telle ou telle peinture?Pour le plaisir de mes yeux.Et si mes yeux n’ont de joie que par procuration, parce qu’ils ont obtenu d’abord l’assentiment d’un expert, je tes considère bien malades.Ce n’est pas un cas qui relève de l’expertise d'art, mais d’un opthalmolo-giste.Paul ANGER Bloc-notes Riposte L’autre soir, le Droit faisait à M.Ernest Lapointe, ministre de la Justice, des compliments au sujet de son récent discours à Woodstock, Ontario.Le Soleil, en marge de cette attitude du Droit, en a profité pour commettre un nouvel impair.“Nous nous félicitons de voir le Droit d’Ottawa, fondé par les auteurs de ce mouvement nationaliste qui a jeté tant de trouble dans les esprits il y a une vingtaine d années, rompre avec cet «esprit d’étroitesse et faire de grands éloges du discours prononcé par l’hon.M.Lapointe à Woodstock”, écrit le Soleil.A quoi le Droit riposte tout net: “Nous ne pouvons laisser passer sans protester une déclaration qui fausse à ce point nos origines et qui juge si injustement notre attitude traditionnelle à l’égard des hommes et des faits politiques.Le Droit a été fondé il y a dix-sept ans par un groupe de Canadiens français d’Ontario recrutés parmi le clergé et parmi les laïques.Le but de ce® hommes courageux et inspirés était de fonder un journal catholique et indépendant, de mettre entre les mains de la minorité franco-ontarienne, attaquée dans ses droits scolaires et nationaux, pne arme effi< vce de protection et de défense.” Plus loin, le Droit ajoute, après avoir établi que le programme de fondation de son journal ne comportait aucune déclaration de nationalisme: “Nous le disons uniquement pour rétablir la vérité.Car si le Soleil entend par politique nationaliste cet ensemble de principes politiques qui ont été défendus depuis vingt-cinq ans par M.Henri Ëourassa, par le Devoir, par les organes de la presse libre, il ne nous fait ni peine ni injure en lui associant notre nom.Car ces principes étaient vraiment sains et qu'il s’agisse d’immigration, de bilinguisme, de respect des minorités, ou d’autonomie, ils ont fini par triompher.Les hommes politiques actuels, ceux que le Soleil est spécialement chargé de défendre, les ont faits leurs; et c’est justement pourquoi il est permis à la presse indépendante de faire leur éloge”.Il est vrai que le Soleil, qui n’a jamais connu ce que c’est que l’indépendance d’esprit, et porte oeillères et bride, est incapable de comprendre que la presse libre puisse parfois louanger, et parfois blâmer les mêmes hommes publics, selon qu’elle estime leur conduite bonne, ou dangereuse, dans telle ou telle circonstance.Cercle français Un ami nous transmet une coupure du News de Stewart, Colombie anglaise, où il est question d’un cercle français établi dans cette ville par un prêtre, et où des citoyens vont apprendre à lire et à parler notre langue.Peu de gens se doutaient qu'il existe des cours, de français hors des villes de Vancouver et de Victoria, en Colombie anglaise, qui est bien la province du pays où il y a le moins de Canadiens d’origine française.Un peu partout, au Canada, il y a présentement des gens dont l’esprit est assez cultivé pour se rendre compte que la connaissance d’une autre langue que leur langue maternelle, est un véritable avantage, de quelque point de vue que ce soit.Le nombre de ces gens augmente, lentement, si l’on veut, niais il mon-(te.Nos concitoyens de langue anglaise prouvent qu’ils n’ont pas tous l’étroitesse d’esprit, la dose de préjugés remarquable dont M.Anderson, premier ministre de la Saskatchewan, et son journal, le Star de Regina, donnent des manifestations chroniques, lorsqu’ils parlent l’un et l’autre du péril de la pénétration française et de la Quebec Domination.Dieu merci, cette poignée de fanatiques de Regina bot la corde de préjugés de plus en plus risibles et désuets.mot de Shakespeare: Uneasy lies the head that wears a crown.C’est une rude tâche que celle du gouvernameni et le sceptre impérial peut être bien lourd aux mains qui le tiennent.D*où cette conclu»ion, d’allure peut-être simpliste, que le» peuples jeunes, qui ont à bâtir leur avenir, font sagement, en règle générale, de se tenir aussi loin que passible de ces majestueuses bagarres.Si l’observation paraît par trop hors de propos, qu’on veuille bien tout simplement se rappeler que nous nous sommes allé» battre en Afrique déjà pour une affaire qui ne nous regardait sûrement pas plus que la ouerclle indienne.0-iw HER0UX A OTTAWA La date des élections reste à choisir entre le 28 juillet et le 11 août LES COMMUNES VONT SIEGER LE SAMEDI 24, TOUTE LA JOURNEE, ET TOUS LES SOIRS APRES ONZE HEURES —- LA FIN POUR LE 28 OU LE 29 MAI— CES DAMES QUI DEMANDENT L’EGALITE VEULENT DES SALLES DE VOTATION EXPRES POUR ELLES — Mi BENNETT FAIT UN BON DISCOURS D’ELECTIONS LA BRITISH EMPIRE STEEL COMPANY, LA JOURNEE DE 12 HEURES ET LA SEMAINE DE 7 JOURS D'OUVRAGE Ottawa.22.— Encore une journée ou deux, au train où vont les choses, et M.Dunning aura fait adopter toutes ses résolutions budgétaires.La Chambre a déjà approuvé, avec ou sans amendements, en-, viron trois cents des cinq cents modifications tarifaires proposées dans le discours du budget.Il est vrai qu’un débat est maintenant engagé à propos des modifications qui concernent l'industrie du fer et de l’acier.Un bon nombre de députés des provinces maritimes et de l’Ontario se trouvent directement intéressés et tiendront à dire ce qu’ils pensent là-dessus.Cela ne peut tout de même durer indéfiniment.Une fois réglée l'affaire des droits relatifs à l’industrie sidérurgique, on peut considérer que la Chambre en aura fini avec les remaniements au tarif.Il ne restera plus alors que les crédits des différents ministres—-à part le ministre des travaux publics qui a déjà fait approuver tout son budget de dépenses—ainsi que quelques mesures législatives inscrites au feuilleton ou qui le seront incessamment.II y a notamment le bill qui modifie la loi des élections fédérales; Signe de fin prochaine Le gouvernement a l’intention d’en finir le plus tôt possible avec la session.Cet après-midi même le premier ministre présentera une motion pour que la Chambre siège toute la journée du samedi 24 et tienne ensuite des séances du matin jusqu’à la fin de la session.Dans la même motion le premier ministre demanderait la suspension du règlement qui fixe l’ajournement à onze heures du soir.La semaine prochaine la Chambre se mettrait donc à siéger de nuit.Dans ces conditions la session ne saurait s’éterniser.En fait, le gouvernement se propose de proroger au milieu fie la semaine prochaine, le 28 ou le 29 mai.11 y aurait même une entente à ce sujet entre les chefs des partis.La dissolution du parlement suivra de près la prorogation des Chambres.Il serait alors possible, en tenant compte de tous les délais pourvus Au téléphone Une revue technique, le Bell System Technical Journal, de New-York, vient de publier un rapport sur de notndbreuses conversations téléphoniques écoutées au hasard, et analysées, «Lans le pays voisin.L’auteur de cette analyse déduit des conversations ainsi relevées que les hommes parlent laconiquement.au téléphone, y emploient un vocabulaire tout à fait limité cl ne prolongent guère leurs échanges de mois.Deux femmes, dit-il, qui sont au téléphone parlent plus longtemps, emploient un vocabulaire plus étendu et souvent plus piquant que celui des hommes.Ceux-ci n’ont pas encore pris Je tour de causer au téléphoné comme s’ils étalent à leur club ou dans une réunion mondaine.Ils sont brefs et firécis.Ces dames, elles, sont pro-ixcvs et tout à fait à leur aJse.comme autour d’une table de bridge ou d’un cocktail.Le rapport de ce technicien n’est guère galant.Sc-rait-il au surplus Injuste?Immigration On est sous l'impression, dans des milieux d’ordinaire assez bien informés en matière d'immigration, que l’Australie, malgré sa population moindre, ses ressources naturelles plus rares que celles du Canada, et une plus grande distance de l’Angleterre, reçoit un plus fort contingent d’immigrants d'origine anglo-saxonne que les différentes provinces canadiennes.Or, dit la Free Press de Winnipeg en se fondant sur «les documents officiels anglais, il est faux que l’Australie reçoive plus de Britanniques que le Canada.De 1921 à 1928.il es» passé 803,560 Britanniques chez nous, contre un peu moins de 448,-000 en Australie et en Nouvelle-Zélande.Ce sont là des statistiques «lu British Board of Trade.Rien qu'en 1929, il est venu de Grande-Bretagne au Canada 25,097 immigrants assistés, contre la moitié à peine en Australie et en Nouvelle-Zélande.Et toute déduction faite des départs et des arrivées d'immigrants au Canada et en Australie.nous avons eu l’an dernier une proportion de 5 immigrants d'origine anglo-saxonne contre 1 seul en Australie.G.P.| Ipar la loi, de tenir les élections le 28 juillet, qui est un lundi.La loi des élections fédérales exige en effet, bien que Ton ne voie pas bien ia raison de cela, que le scrutin soit pris un lundi.Si les élections n’avaient pas lieu le lundi.28 juillet, elles seraient reportées au lundi 11 août, parce que le lundi, 4 août, est fête légale dans plusieurs provinces.Mais c’est à la fin de juillet que le gouvernement voudrait tenir les élections.Et pour cette raison il prendrait tous les moyens possibles pour que la session se termine au cours de la semaine prochaine.Incident amusant Cela ne s’est pas passé en Chambre mais devant un comité spécial qui siège actuellement eu permanence, le comité qui s’occupe des révisions à la loi des élections fédérales.Le président de ce comité avait reçu des lettres de l’Association des femmes conservatrices de Montréal et de l’Association des femmes conservatrices de Québec demandant qu’aux prochaines élections des poils spéciaux soient établis pour les femmes et que dans ces polis des femmes soient désignées comme officiers-rapporteuses.Le président du comité, M.Power, a soumis la demande de ces dames, sans spécifier qu’elle était faite par des associations conservatrices.Ce sont précisément des députés conservateurs, MM.Ladner, Hanson.Boys, Anderson (TorontoHy-de-Park) et Caban qui se sont tout de suite opposés à pareille innovation.Dans ces conditions, le comité ne pouvait, comme de raison, accéder à la demande qui lui était ainsi faite.Et voilà comment il se fait qu’aux prochaines élections les femmes devroni déposer leurs bulletins dans les mêmes salles de votation que les hommes.Après tout, n'est-ce pas l’égalité telle que certaines femmes la réclament?Le débat de la journée Le comité des voies et moyens, présidé par M.Johnston, a voté au cours de l'après-midi un grand nombre de résolutions se rapportant à une infinité de produits: arachides, cidre, journaux et imprimés, chaussures, raisin et jus de raisin, formes de chaussures, enveloppes et gélatine pour fins médicinales, réglisse, huile d’olive, menthol et camphre, certaines tuiles, quelques articles de faïence, ainsi qu’en porcelaine, etc, etc.Dans la sidérurgie Au cours de la soirée, la Chambre s’étant mise à l’étude des modifications tarifaires affectant le fer et Tacicr, M.Woodsworlh s’est opposé fortement à ce que Ton accorde plus de protection à cette industrie, si les patrons ne sont pas disposés à mieux rémunérer leurs employés.M.Woodsworlh considère que les ouvriers en sidérurgie, au Cap Breton, ne sont pas suffisamment rémunérés et qu’ils sont obligés de travailler un trop grand nombre d’heures chaque jour.M.Woodsworlh a surtout entrepris la British Empire Steel Corpo- ration.Il demande que cette compagnie ne jouisse des modifications tarifaires proposées qu’à la condition expresse que les ouvriers qu’elle emploie obtiennent la jpur-née de huit heures.M.Woodsworlh prétend que les ouvriers de la British Empire Steel connaissent la journée de douze et de treize heures et que plusieurs d’entre eux font également la semaine obligatoire de sept jours.L’Algoma Steel hésite à changer ses conditions de travail simplement parce que cela la mettrait en état d’infériorité vis-à-vis de la British Empire Steel.En 1923, lors de la grève, une commission royale nommée par le gouvernement a recommandé l’établissement de la journée de huit heures.Cela n’a pas eu de suite.M.1.D.MaoDougalI, député conservateur d'Inverness, reconnaii aussi que la British Empire Steel fait travailler ses ouvriers douze ou treize heures par jour, et sept jours par semaine.Il considère qu’une telle compagnie ne doit pa* profiter des avantages du budget à moins qu’elle n’ait pris des engagements convenables.Un autre député conservateur de la Nouvelle Ecosse, M.Finlay McDonald, (Cap Breton-Sud), parle dans le même sens que M.MacDoug-all.Le ministre du travail, M.Hee-nan, fait observer que l'établissement de la journée de huit heures es! du ressort provincial.Plusieurs conservateurs interviennent, disant que le gouvernement fédéral, même si la question est du ressort provincial, doit intervenir, quand cies ouvriers sont obligés de travailler douze ou treize heures par jour.Des conservateurs protestent mais ne fournissent pas le moyen au gouvernement fédéral d’intervenir d’une façon pratique.M.Dunning dit que les ouvriers du fer et de Tacier ont été consultés avant que les modifications tarifaires concernant le fer et Tacier ne soient préposées; pour autant, qu’il le sait les ouvriers de l'industrie sidérurgique ont approuvé les recommandations proposées.Le chef de l’opposition, M.R.B.Bennett, a fait un long discours sur les beautés et les avantages de la journée de huit heures.En l’occurrence c’était un bon discours électoral, mais qui enfonçait une porte ouverte.Emile BENOIST „— — « —m - .Une délégation ouvrière auprès de M.Taschereau Québec.22.(I).N.C.) — Une lornbreu'se délégation du conseil .les métiers de la construction est venue rencontrer le premier ministre hier après-midi.Une quarantaine de représentants de cette organisation ouvrière étaient présents.M.Mathieu, secrétaire, était en tête de la délégation.I^es journalistes sonl entrés chez le premier ministre avec les délégués, mais le porte-parole de ces derniers a demandé au chef du gouvernement de les prier de se retirer.M.Taschereau a déclaré à Tissue de l’entrevue qu’il ne s’était rien passé- de spécial, en dépit du huis clos réclamé.: Le “Devoir” d’ici le 1er septembre - $1.25 En vue de la campagne, électorale qui va bientôt s’ouvrir, on peut s’abonner au Devoir, edition quoti-| dienne, d’aujourd’hui au 1er septembre, au prix spécial de $1.25 — pour Je Canada, en dehors de Montréal et la banlieue.Abonnement strictement payable d’avance.Les prochains trois moi» seront fertile» en événements.Ii reste à régler an parlement, avant la dissolution de» chambres, nombre de questions; puis la lutte ¦| s’engagera.Sur le» débats en Chambre, sur la lutte 4 électorale comme sur tout Je reste, le Devoir sera Tin-:j formateur par excellence — impartial et complet L’occasion sera particulièrement propice pour nos amis qui veulent faire connaître le Devoir.Cet abonnement jusqu’à septembre forme en même temps un abonnement de vacances.Qu’on en profite.Faire remise par mandat-poste ou chèque au pair payable à Montréal au Devoir, case postale 4020, Montréal.ar* .m:.v.r -"'-^THiWI^lirTrnr^yTl t LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 22 MAI 1930 VOLUME XXI — No 118 La centralisation ferroviaire à Montréal Avantages pour la ville — Nouvelles rues — Boulevards — Parcs — F ispar ition de la fumée — Un texte de loi — Conclusion (Par Lucien DESBIE\S) Pour résumer cette étude, disons que la nouvelle gare centrale, la coordination des communications actuelles par voies ferrées, l’extension des facilités relatives au transport des marchandises et partant la réduction des frais d’exploitation, la disparition des passages à niveau, en un mot les $51,409,090 dépensés prochainement à Montréal par le CJV./Î.marqueront, pour toute la région métropolitaine, le début d'une ère de progrès sans précédent.Outre les améliorations ci-dessus énumérées dont notre ville bénéficiera, pour la plus large part, elle retirera d’autres avantages purement locaux.Ainsi les expropriations nécessitées pour la construction de la gare centrale exigeront le prolongement des rues Belmont et des Inspecteurs.Plusieurs rues nouvelles pourront être ouvertes au-dessu» de la gare afin de faciliter le trifiç.Les plans prévoient aussi l’amélioration des rues qui existent actuellement aux alentours de l’endroit où s^a érigée la gare.Le passage tubulaire double, qui sera ménagé sous l’avenue McGill, pour les voitures et camions, ne contribuera pas peu à décongestionner le trafic intense qui se fait présentement dans cette partie de la ville.Ce tunnel, comme nous l’avons dit au début, s’étendra du sud de la rue Cathcart à un point situé tout près du nord de la rue Sainte-Catherine.Un autre avantage, c'est la suppression de la fumée, et partiellement du bruit, grâce à l’électrification des convois qui pénétreront dans la gare ou en sortiront.La surface libre, au-dessus de la gare, sera louée, à des compagnies ou maisons d’affaires qui pourront V ériger des édifices modernes qui contribueront à la prospérité de celte partie de |a «ille#On sait ies revenus considérables que se crée, â New-York, le chemin de fer S'etv York^ Central, par la location des terrains situés dans les environs du terminus Grand Central; il est donc permis d’espérer que, d’ici quelques années, le C.N.H.retirera de la location de la surface libre de la gare, des revenus suffisants à payer une bonne partie, sinon tous, des intérêts sur Ies fonds engagés dans sa nouvelle entreprise, y compris le coût des terrains et des constructions.Le C.N.R.pourra aussi retirer d’autres revenus appréciables de la location, pour garages d’automobiles, de certains espaces aménagés spécialement à cette fin entre les planchers de la nouvelle gare et sous le viaduc qui reliera le pont Victoria au terminus.La disparition du service des | facilités ferroviaires prendront dans voyageurs à la gare Bonaventure ! l'industrie du tourisme chez nous, permettra aussi l’ouverture de nou-! En effet, il est évident que les con- veiles rues en cet endroit, telles que le prolongement de la rue Guy et la création d’un boulevard passant sur les terrains de l’ancienne gare.Mais cetle partie des projets dépen dit ion s plus faciles et plus agréa blés de transport attireront à Montréal un plus grand nombre de voyageurs et de touristes.La conséquence inévitable de ce surcroît dra entièrement de la ville qui pour- ! d’étrans**rs sera un surcroît de ra s’entendre à ce sujet avec les autorités du C.S.R.qui sont disposées à considérer d’un bon oeil de telles améliorations.D’une façon générale, la ville va connaître une expansion extraordinaire, dans tous les domaines, grâce à la réalisation des plans ;lc-tuels du C.N.R.Ainsi, la ligne de ceinture qui entourera Montréal, donnera une impulsion inusitée aux industries qui s’élèvent actuellement autour de la ville, de même qu'elle attirera, sans contredit, c«e nouvelles industries.On peut facilement concevoir la part importante que les nouvelles prospérité pour les hôteliers, les marchands et le public en général.Disons, en conclusion, que les citoyens de notre ville auraient mauvaise grâce de ne pas regarder d’un bon oeil les travaux projetés par le C.N.R., d’auWnt plus que celui-ci est autorisé par le Parlement fédéral, en vertu de l’Acte (19-20, (»eorrte V.Chap.12) des Termini du Canadien National, 1929, à entreprendre les travaux ci-dessus mentionnés.Les travaux commenceront incessamment et le plan d’ensemble sera développé méthodiquement et de façon à nuire le mains possible à la circulation.LA NOUVELLE GARE DU C.N.r?A J S = VICTORIA tWOÔE 5 -i f y l 2 Z * 0 * * h3 I.* i I Sï 0 s a 3 3 5 I u uw S i 4 t- b O X < 3 * Si j I éonce Cliche, avocat de Saint-Joseph, qui s’est retiré l'an dernier de la lutte provinciale, en faveur de M.Edouard Fortin, l'intention de se présenter contre M.Lacroix, L’élection de M.Angrignon LE JUGE FABRE-SURVEYER ENTEND UNE EXCEPTION A LA FORME ET UNE CONTESTATION DU PROCES-VERBAL DE L’HUISSIER DANS LA CAUSE Ce matin, trois requêtes ont été présentées devant M.le juge Coderre, en Cour de pratique, relativement à des eontestations d’élections, deux dans le cas de l'élection de M.Angrignon, que le juge Coderre a référé à M.le juge Fabre-Suryeyer, et une dans le cas de l’élection de M.J.Mouette.Cette dernière requête était une exception à la forme, et a été continuée au 5 juin.M.le« juge Fabre-Surveyer a entendu les deux autres.La première de ces deux dernières est une exception à la forme dans la cause de F.X.Montpellier dit Beaulieu, contre Jcan-Bapttste-Arthur Angrignon et la Cité de Montréal, mise-en-cause.La deuxième est une contestation du procès-verbal de l’huissier, Théo.G.Grothé.Le rapport de l’huissier disait que l’intimé évitait, esquivait et se soustrayait frauduleusement à l’assignation, et l’intimé contestait ce •rapport disant en substance qu’il est faux que les portes du domicile de l’intimé aient toujours été fermées.I,cs trois enfants de l’intimé y sont demeurés et y ont couché dans l’intervalle qui s’est éboulé entre l’émission du bref et l’assignation.I^s trois enfants s’absentaient pour aller travailler, mais revenaient à la maison soit pour les repas, soit pour coucher.L’intimé est allé à sa maison de campagne à Bellevue sur l’avis de son médecin qui lui prescrivait un repos complet.L’exception à la forme est basée sur le mode de signification du bref d’assignation.'L'huissier instrumentant a laissé une copie sous enveloppe au nom de l’intimé, a-s de La Salaison Angrignon, qui est la propriété du fils de l'intimé, et une autre copie, sous l’enveloppe à l'adresse de l’intimé, a-s de Me C,hurles Edouard Guérin, l’un des procureurs de l'intimé, à son bureau.Cette signification a été faite en vertu d’un jugement du protonotaire le 9 mai 1930, sur le procès-verbal de l’huissier.Ce procès-verbal est faux (nous continuons à citer l’exception présentée par l’intimée), et on demande que l’assignation soit également déclarée nulle, et que la requête pour contestation d’élection et le bref d'assignation soient renvoyés avec dépens.M.Angrignon a été le premier témoin entendu.H a déclaré avoir passé environ 18 ou 20 jours chez lui entre l'élection et l’émission du bref de contestation.Il passait ses fins de semaines à Bellevue, et se tenait chez lui lorsqu’il était en ville, sauf pour aller à l’hôtel de ville.11 se tenait chez lui d'abord parce qu'il y u son bureau, et aussi parce qu’il n’était pas bien.Il est parti pour Bellevue le 6 mai vers 10 heures du matin, en taxi, avec sa famille, sauf trois de ses enfants qui travaillent en ville, deux garçons: un comptable à l’hôtel de ville et l’autre, propriétaire de Isa Salaison Angrignon, et une fille, employée au hell Téléphone.M.Angrignon déclare avoir vendu La Salaison Angrignon à son fils, Bruno, en novembre dernier, devant le notaire Hétu.M.Angrignon avait tenu La Salaison .1 ngrigri on pondant 14 ans.mais aujourd'hui il n’y a plus affaire, et même le bureau qu’il y occupait a été démoli pair son fils, en novembre, après la vente.Au cours de son contre-interrogatoire par Me Edouard Masson, M.Angrignon a admis qu'il savait qu'il y avait un délai de 30 jours pour contester, et que ce délai cx-pirait le 7 mai.Il c.st parti pour Bellevue le fi mai et en est revenu le IL Me Masson lui demanda s'il savait qu'il n’y .valt plus de danger de se faire assigner en revenant le 11.M, Angrignon répondit qu’il serait resté, à Bellevue plus longtemps, mais qu'on lui avait demandé de revenir à cause d'une fête dans son quartier.M.Angrignon a déclaré qu’il n’a-vhit été informé de l'émission du bref qu'à son retour de Bellevue.Il n nié catégoriquement être allé voir M.Arthur Sauvé à ce sujet, ni lui en avoir parlé, ni avoir envoyé quelqu'un pour lui en parler.Il a ajouté que si quelqu’un est allé voir Vf.Sauvé à ce sujet c’était hors de sa connaissance, M.Jean Angrignon.fils de l’intimé et comptable a l’hôtel «le ville, a témoigné ensuite.Il a donné l’emploi approximatif de son temps du fi au 11 mai; il soupait et couchait chez lui.M.Théo.-G.Grothé, huissier de la Cour supérieure, témoigne ensuite.Il raconte comment il avait tenté de signifier le href a M.Angrignon.Il est allé nu domicile de M.Angrignon 1rs 7, 8 et 9 mai.a sonné, frappé de manière à pouvoir éveiller tous ceux qui auraient DU sp trouver dans la maison.Une fois, il a vu un journal a la porte, une autre fois un pot de lait, et çrs objets n'y étaient plus h sou retour le lendemain.Le 9, comme les délais s'écoulaient, il s'informa auprès d’un voisin ou on lui déclara que 1a famille Angrignon était probablement à Bellevue, mais qu’on n’en était pas certain.Il s’adressa ensuite à La Salaison Angrignon où on lui répondit qu’on ne savait pas oit était M.Angrignon; on savait qu’il était en dehors de la ville, il était peut-être allé à Québec, mais on n'en était pas rertain.M.Grothé a tenté de voir le fils dp M.Angrignon.Bruno, à Lu Salaison Angrignon, mais vainement; Il s’est dp même adrpssé en vain A La canonisation des martyrs jésuites canadiens I n consistoire tenu ce matin et présidé par S.S.Pie XI donne son approbation — Douze serviteurs de Dieu monteront sur les autels Cité Vaticane.22 (S.P.A.) -—Une imposante assemblée de cardinaux, d’archevêques, d'évêones.rTahhé« d archevêques, d’évêques, d’abbés mitrés s’est réunie ce matin dans la salle du Consistoire pour assister au troisième et dernier consistoire convoqué par Sa Sainteté Pie Xi pour examiner les mérites des bien-heureux Cful doivent être canonisés le mois prochain.Plus de cent évêques étaient présents.Douze serviteurs de Dieu vont monter sur les autels, deux femmes çt dix hommes.Les huit Martyrs Jésuites canadiens seront canonisés ensemble le dimanche 29 juin en la fête de saint Pierre et saint Paul.Le consentement que le Pape a demandé ce matin aux cardinaux et aux évêques assemblés n’était au vrai qu une formalité car les miracles présentés comme preuve de la sainteté des candidats avaient déjà etc approuvés séparément par les cardinaux dans deux consistoires anterieurs.Hs Paient auparavant été approuvés par la Sacrée Congrégation des Rites après des re-cherches minutieuses et de longues plaidoiries.Dans chaque cas, l'authenticité de deux miracles a dû etre démontrée à la satisfaction et plusieurs reprises à l’hôtel de ville pour voir M.Jean Angrignon.M.urothe a alors communiqué ces faits u Me Masson.M.Masson lui a donne certains renseignements dont u sera question plus loin, puis M.Grothé a fait son rapport pour obtenir un mode de signification.ME EDOUARD MASSON Me Edouard Masson, procureur de M.Montpellier dit Beaulieu, requérant en contestation de l'élec-tion de M.Angrignon, demande cn-Miife à etre entendu lui-même sous serment.Me Guérin s’objecta, disant qu un avocat au dossier ne pouvait pas être entendu, mais comme M.Masson aivait déposé un affidavit personnel au dossier.Je juge lui accorda de le confirmer sous serment.Une fois assermenté, M.Masson commença une déclaration à laquelle Me Guérin s’objecta, disant qu il fallait des questions.M.Masson demanda a Me Auguste Boyer de le questionner.On assista alors à un débat très vif entre Mes.Masson et Guérin, au sujet de J'dtiqueltt professionnelle.Dans l’aiffidavit en question.Me Masson parlait d'une conversation entre lui et Me Guérin et disait que Mc Guérin lui avad dit que M.Angrignon lui avait téléphoné au sujrt de la contestation d’élection.Me Guérin déclare qu’il ne craint pas Je témoignage de Mc Masson, mni.s qu’il trouve absolument anti-professionnel d’amener dans une cause une conversation particulière au vestiaire entre les avocats au dossier.Me Masson répond que son devoir est d’empêcher l’annulation des procédures dans cette cause, et qu’il manquerait à son devoir professionnel s'il ne prenait pas lotis les moyens légaux a cette fin.Après que Me Masson eut confirmé sous serment son affidavit.Me Guérin demanda à son tour à être assermenté et déclara que Me Masson s’était trompé de bonne foi quant A la date et.à l’heure de leur conversation ; il déedara que c’était > fl et non le 7.que c’était vers Jû fieures et non pas à néidi.Puis il jura qu’il ne pouvait pas dire qui lui avait téléphoné, si c'était l'intimé lui-même ou son fils.de la Congrégation et des cardinaux.Dans le cas des huit martyrs canadiens, on a prouvé la guérisoa miraculeuse de deux religieuses comme preuve de l’efficacité de leur intercession.Les bienheureux qui monteront sur les autels sont Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Isaac Jogues, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de la Lande, les martyrs canadiens; la bienheureuse Lucia FilippinI, fondatrice italienne d’une congrégation religieuse, la bienheureuse Catherine Thomas, chanoinesse espagnole de Saint-Augustin, le bienheureux Théophile da Corte, des r reres Mineurs, et le bienheureux cardinal Bellarmin, le grand théologien jésuite.Tous les évêques italiens dans un rayon de cent milles de Rome asistaient au consistoire de ce matin selon la tradition.Après l’exposition de chaque cas de canonisation, Je Pape a demandé aux évêques réunis s’ils donnaient leur approbation.Le Pape a ouvert la cérémonie en invoquant l’Esprit-Sa nt pour qu’il éclaire l’assemblée et il l'a terminée en accordant sa bénédiction apostolique aux évêques réunis et à leurs ouailles.de construire up* usine hydro-ék-c-trique au rapide des Chat,s.sur I Oufaouafs et tout particulièrement sur le cours d’eau qui ,longe Je lot o-E du rang 1, dans le comté de Pontiac et sur le lit et les fies adjacentes da la rivière Outaouais.I.cs plans ont été envoyés au ministère des terres et forêts, de même que des détails sur le site qui a été choisi et les terres qui pourraient êlre afifeclèes par le barrage projeté.M.Amos avait ce» plans en mains hier après-midi, lorsqu’il est entré dans le bureau du premier ministre.Comme une partie des forces hydrauliques du rapide des Chats est située dans la province de Québec el l’autre dans l’Oiifario, plusieurs points restaient à régler arvec la Commission hydraulique de la province voisine.On prétend qu’une entente est nécessaire pour un développement économique de ce pouvoir.Le projet sera mené à bonne fin dans un avenir rapproché.Prèg tie trois mille Indiens y ont pris part Bombay, 22.(S.P.A.) — Le gouvernement a publié un communiqué où il dit que 2,600 nationalistes ont pris part à l’attaque d’hter contre les dépôts de sel de Dhara-saana et qu'il n’y en a eu que trois ou quatre blessés à la suite de l’engagement avec la police.Mais les chefs du Congrès nationaliste répondent qu'au contraire 170 volontaires ont été grièvement atteints.K.F.Nariman, président du comité de Bombay du Congrès nationaliste, a été condamné aujourd’hui à quatre mois d’emprisonnement simple.Les autres chefs du Congrès arrêtés hier se sont vu condamner à six mois d’emprisonnement rigoureux.Sir Pushotamdas Thakurdas n démissionné aujourd’hui comme député à l'Assemblée législative pour obéir à la volonté de la Chambre des marchands indiens dont il était le représentant.L’usine ilu rapide des Chats ENTREVUE DU PRESIDENT DE LA COMMISSION HYDRO-ELECTRIQUE D’ONTARIO AVEC MM.TASCHEREAU, AMOS ET CHARLES LANCTOT Le rt'glement des concours provinciaux Québec, 22 (D.N.C.).—Les projets de développement des forces hydrauliques du rapide des Chais sur l'Outaouais sont entrés dans une nouvelle phase, hier après-midi.M.C.A.Magratih, président de la Commission hydro-électrique de l’Ontario, a eu une entrevue avec le premier ministre, M.Arthur Amos.ohcif du Service hydraulique de la e de Québec, cl M.Charles procureur géne- Pa' provinn Lanctôt, assistant ml, pour discuter été présentée il y a quelque temps par In Chat Fall» Power Cn., de Montréal, conformément à la section 7 de In loi des Eaux courantes.M.Honoré Mercier, ministre des terres el forêts, a également ren-rontré M Magralh.au début de raprèvmidl.Dans sa requête, la Chai Falls Power Go.a demandé l'autorisation Québec, 22.(D.N.C.) — En vertu d’un arrêté ministériel qui a été sanctionné ce matin par le lieutenant gouverneur, les règlements des concours scientifiques et littéraires ont été légèrement modifiés.A l’avenir, le jury devra soumettre son rapport au secrétaire avant le mois d'octobre qui suit sa nomination et celui-ci transmettra à chaque lauréat le prix qui lui est attribué.M.Piprrr Audet ne géra pan eanflidat Québec, 22 (D.N.C.) — Au cours d'une réunion conservatrice qui a m lieu hier soir à Limoilou, M.Pierre Audet, ancien candidat op-positionnisle dans Québec-est, a annoncé qu'il n'avait pas l'intention ne briguer de nouveau les suffrages des électeurs cette année, dans cette division.Toute une librairie au bout des doigts Voulaz-voun avoir toute une librairie au bout des dolgU7 Demandez le catalogue du “Devoir”.L'ayant, à loisir, chez vous, vous pourrez choisir parmi le plus varié des assortiment*, les livres de récompense que vous devez donner, soit comme commissaire, directeur ou directrice d'école, soit simplement comm» ami de l'éducation, à l’école ou aux écoles de votre paroi SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” ’T LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 22 MAI 1930 VOLUME XXI—NOUS &aqe deà qPÆa Braià de B^Lumç nôtres et ceux des autres.Jeudi, 22 mal 1930 LES SOURIS SOURIENT Des souris blanches d’une espèce particulière, destinées à l'Université McGill, se sont échappées à leur arrivée à Orillia, Ontario, et ont mordu les chats et les chiens lancés à leur poursuite.Il fallut une dizaine de minutes avant que les employés du chemin de fer pussent les rattraper.C’est le inonde renversé: des souris qui mordent chats et chiens.U faudra maintenant changer le proverbe “Quand le chat est sorti les souris dansent” pour celui-ci: “Quand les souris sont parties les chats sourient.Ÿ * * SODOME ET GOMORRHE Des fouilles dans la vallée du Jourdain ont mis à découvert les ruines de deux villes que l’on croit être celles de Sodome et Goinorrhe.Je n’y croirai pas tant qu’on n’aura pas retrouvé la statue de sel.¦4?*JU WATSON Le sénateur Watson, leader républicain, a demandé au Sénat de prescrire une enquête immédiate sur les bruits d’après lesquels des places de juges auraient été offertes pour des votes au Sénat.Ce qui fait dire à un journaliste américain: “Watson his mind?” * * * UN HOMME EST NE Un enfant de 10 ans amené à 1 hôpital, à Belgrade, Yougoslavie, présentait certaines anomalies.L examen radiographique révéla qu il avait le coeur placé à droite.Ce sera un homme au coeur droit.* * * LA LUNÉ ROUSSE Parlons-en.La lune rousse durera jusqu’au 28 mai, date de la lune suivante.> en a-t-il beaucoup qui ont re- toSknwuî™ coun'c"c™ Dans nos vies enfiévrées et tapageuses, emportées par l’automobile, étourdies par la radio, comment pourrait-on avoir encore le temps de calculer les époques de l’année par des lunes?.Aussi, que les connaissances astronomiques populaires intéressent peu les jeunes générations! Le temps de lu lune rousse, c’est pour la tradition populaire cette époque de l’année pendant laquelle il faut craindre les gelées des nuits froides, et qui va de la dernière quinzaine d’avril jusqu’à la fin de la première quinzaine de mai.Au point de vue astronomique, la lune rousse est celle qui commence après la fête de Pâques.* * * AU RALENTI Un metteur en scène fut longtemps harcelé par un personnage qui voulait absolument faire du cinéma.Le moiteur en scène, persuadé que l’individu en question ne serait jamais un bon acteur, tâchait en vain par tous les moyens de le décourager.Dernièrement, notre bonhomme arriva chez le réalisateur.—Mais, mon cher monsieur, rien à faire, vous savez que nous faisons maintenant uniquement du film parlant et vous.bégayez —Mais, m.m.monsieur, répondit l'homme, ne pou.pourriez-vous p.pas me pr.prendre au ra.ralenti?COUVREZ-VOUS Colporteur, vendeur ambulant ou commis voyageur, un jeune homme s’amène ces jours derniers dans un petit village de la région outa-ouaise.Son apparition jette de l’émoi parmi la population.Quel étrange individu! Il inspire à ces gens paisibles de lu méfiance ci «les soupçons au point qu’on avertit par téléphone la police du comté de Uur-leton.Celle-ci se laisse émouvoir, et un homme de police se rend sur les lieux pour surveiller les agissements de cet individu qui n’est pas comme les autres.C’est un fou, lui a-t-on expliqué.Et pourtant après avoir vu le vendeur ambulant, il ne comprend plus.Cet homme n’offre rien de suspect qui motive son arrestation.Alors, pourquoi ce remue-ménage?Qu’on ne donne pas tort à ces gens: ils ont cru que ce passant était un fou, parce qu'il se promenait dans les rues sans chapeau, nue-tète, ce qu’ils ne pouvaient pas comprendre chez un homme sain d’esprit, soucieux de sa santé et des convenances élémentaires dont le laisser-aller américain a répandu le dédain.Couvrez-vous! Mais couvrez-vous donc! >f, >f.tf.FLEAU DE SAUTERELLES Dans notre province, on se représente mal ce que peut etre une invasion de sauterelles.Sous cl autres climats, ce fléau est mieux connu, plus souvent connu, bien qu’il arrive qu’en notre paç,s les sauterelles causent certaines années des dégâts assez sérieux au temps de la moisson.L’Arabie et la Mésopotamie, en ces derniers mois, ont connu des invasions de ces insectes dévastateurs.Pour montrer ce que turent les nuages de sauterelles, on conte qu’un chamelier, ayant à voyager pendant douze jour», a marché, sur tout son parcours, sur un sol mouvant de sauterelles et que la selle et les harnais de son chameau, ainsi que ses propres sandales, avaient été dévorés par les insectes.— A beau mentir qui vient de loin.Tout de même, il faut croire le chamelier, jusqu’à preuve qui! a un peu exagéré les faits.Le qui n’est pas certain.Le récit du chamelier est même très vraisemblable.En Arabie, les nuées de sauterelles devinrent, le mois dernier, si denses et si nombreuses, qu’on imagina de protéger "Chaque article que nous vendons est sujet à notre garantie de satisfaction la plus absolue".MMMTÜRE J.-Geo.LanzeUtr Wr.-gérant.Les valeurs mentionnées dans cette annonce Magasins vous donnent une idée de combien vous pou- ouverts le soir vez économiser en achetant DIRECTEMENT VENDREDI jusqu’à 9 hrs du fabricant au lieu de par des intermédiaires.SAMEDI Venez et constatez par vous-même — on ne jusqu’à vous demandera même pas d’acheter.10 h.30 DES CONDITIONS LIBERALES DE CREDIT A PORTEE DE TOUS I vAA/pffl A/Y 1 ,J| V A, v AMEUBLEMENT DE 12 MORCEAUX Superbe ameublement K devant eerpentln.Bande boutonnée an nai.I ouverture en mohair anglale taupe, ou bleu Patte* «rulptér* ",*5 tous«tins_ réversibles à ressort» avec couverture en frise 5».i, l.’égal de ret ameublement se vend ““ *!J0- «•«mat» cette occasion n» été égalée à Montréal au prix extraordinaire de $Ut.î‘,*r!Ve^lb,5mJînt de 12 morceaux comprend: CHESTER-£^£nD’„2.J'^UTKUILS, LAMPE SUR PIED ET AHAT-nViApÏ>AB.nR i)E B°UT.TABOURET, LAMPE DE TA-« ABAT-JOUR, coussin fantaisie, appui- lai V KJSo.AMEUBLEMENT DE 4 MORCEAUX ¦ • COMPRENANT LIT DE VIVOIR EXACTEMENT TEL QU’ILLUSTRE EN MOHAIR ANGLAIS PRIX DE LA MANUFACTURE *129.L’ameublement comprend: LIT UE VIVOIR CHAISE HAUTE FAUTEUIL «MATELAS COTON ~1—r lit* Ajoute0 nnh.e,,thrfiri!d '* *°ur *r«n»f°rmé la nuit en un apacleux et confortable M * MAUVAISE ACTION Deux banquiers se querellaient.— Apprenez, dit l’un d’eux que je suis incapable de commettre une mauvaise action.— Parbleu! dit un pauvre diable qui passait, c’est bien assez d’en émettre.^ ELLE LES AIME Au bureau de placement.Une maman interroge une négresse qu'elle souhaite engager; — Vous aimez les enfants?— Beaucoup, madame, j’en ai mangé quand J’étais petite.DANS LA BOÎTE AUX QUESTIONS Que diriez-vous à un servant de table qui vous apporterait de la viande très dure?—- Voyons, garçon, faudrait s'entendre: est-ce du boeuf que vous avez fait cuir, ou du cuir que vous avez fait boeuf?* * * - Qui n découvert le premier que la terre tourne?- Probablement Noé.* * * — Quelles sortes de gens préférez-vous?*— Les jambons.SIVEL CLOCHES D'EGLISES CvUlona, oloche* neu-et d'occasloc de , par Charles Foley.—Destinée d'Isabelle, par Marguerite Le-vray.—Dette de Carmêle, par Marguerite Le-vray.—Enseigne de Vaisseau Paul Henry, par Fané Bazin.—Etoile du Pacifique Culottes de golf * Notre groupe de culottes de golf vous intéressera aussi certainement.En tweeds, donegals, toiles, tissus Palm Beach et flanelle, aux nombreux dessins, en nuances variées.Tailles 34 à 44.2.95 à 7.50.Deuxième étage.—Eue Ste-Cathcrtne Et:Pl 22 MAI l^U VOLUME XX! — No 118 4 i|s | 1 RR.PP.S«int*-Croix.Trop timi- All rnllPOP fil* ; dci pour le demander, c’cslnou»; VVlKvgv' »«v j jes )|ntjfnS qqj le*» olfions sponla* ^ O • • 1 .nement * ces chers religieux aux-* oaint-Laurenti^ n°us dev°ns ,anL S.G.MGR LIMOGES PLUS DE 400 ANCIENS REPONDENT A L’INVITATION DE LE “TH0R0LD” NAVIRE SPECIALEMENT CONS-1 TRI IT Pül R UOXTARIO Pl i PUR POIR LE TRANSPORT Dl ! PAPIER A JOURNAL S.G.Mgr Eugène Limoges, evê- UXe*> J L V I 1 /VI IWi^ * *O ' «-X .i * L'ALMA MATER—B.ANQUET OF- que de Mont-Laurier et ancien eie- EERT PAR LA MAISON.PRESI- ve de SMint-Laurcnl.a lait un vi- \q ¦¦ • ^ *• ^ • uiz-w^c-c brant appel aux anciens, leur rap- DE PAR S.G.MGR LIMOGES.ALLOCUTION DU R.P.SUPERIEUR— R E P O N S E S— UNE SOUSCRIPTION POUR LA CHAPELLE ET LE CABINET DE SCIENCES— REELECTION DU COMITE.Les Anciens élèves du collège St-Laurent, que dirigent avec un zèle inlassable les RR.PP.Ste-Croix, se sont réunis hier soir à leur Alma Maler au nombre de plus de quatre cents sous la présidence de S.G.Mgr Eugène Limoges, évêque de Mont-Laurier.Le R.P- Albert Cousineau, supérieur du collège, a présidé le banquet offert aux Anciens par la direction de la maison, dans le grand réfectoire des élèves.Ceux qui y ont assisté en garderont longtemps le souvenir.Voici le discours de bienvenue prononré par le supérieur à cette occasion : BIENVENUE DU R.P.SUPERIEUR Monseigneur MM, les membres du cierge Vous tous, bien chers anciens.“Depuis la grande réunion de l’an dernier l’Alma Mater n’a cesse de penser à vous, de désirer votfJ retour, de souhaiter votre présence dans ces murs que vous rajeunissez en y revenant, comme ce soir.Celte assemblée n’est-elle pas comme le prolongement des fêtes inoubliables de l’an dernier, inoubliables à cause de votre guité, de votre entrain et de votre enthousiasme même.Soyez donc tous les bienvenus dans notre cher vieux collège de Saint-Laurent ï Bienvenue à vous Monseigneur hommages respectueux et ardents de l’Alma Mater.Vous êtes le premier président de cette grande association du collège de Saint-Laurent, de celte famille toujours jeune à mesure même que l’âge ploie ses épaules.Vos conseils si justes, vos décisions si fermes, votre activité si généreuse ont déjà contribué largement au succès intellectuel, moral et religieux de notre maison.S'otre dignité même a rehaussé le prestige des humbles travailleurs de Sainte-Croix et de tous leurs élèves.Au nom des anciens et (les écoliers actuels recevez l’expression de toute notre reconnaissance.En juin dernier.Sa Grandeur Mgr LePail-leur se joignait à vous pour honorer de sa présence notre chère maison.Que l’êvèque de Chittagong, aujourd'hui dans sa ville épiscopale, accepte, avec tous ses missionnaires, le salut de cordiale fraternité lue lui envoient les anciens de saint-Laurent.A tous les membres du Conseil rfnon plus cordia merci : l’hisloire de Saint-Laurent manifestera leur générosité, leur valeur et leur mérite.Ils nous ont dit, à maintes reprises, leur joie de nous être utiles; qu’ils nous permctltent d’exprimer notre reconnaissance émue devant les services qu’ils nous ont rendus.La Quebec and Ontario Tram-lortation Co., une subsidiaire de ntario Paper Co.vient de faire construire en Angleterre un navire pelant que lors du dernier conveii j spécialement outillé pour le Inans-tum de l’année passée, les RR.1 I • j port du papier à journal.Le Tho mê LE" SYNDICATS CATHOLIQUES LATTELRS EN METAL n’avaient pas ose solliciter leur» rold.c’est son nom.est le premier anciens, aimant toujours mieux'de son ^mre a venir dans nos pa-donner que recevoir.(rages.Il est actuellement dans le "G'est nous, les anciens, a dit t por) (jp un groupe j-jq.Mgr Limoges, qui nous sommes ren-j vqpS |a compagnie onl clé re-, du compte que ce dont noire Alma rus p,jpr à bord et l’ont pu visiter, i \ * -.4 ,>.4 i.«xlltv tl4 District de Montréal No 84001 Cour «uoérieura CANADIAN ACCWTANCÏ CORPORATION LIMITED, corps politique et compagnie incorporée ayant son principal bureau et place d'affaires en la cité de Toronto, Province d'Ontario, et ayant aussi une place d'affaires en la cité dé Montréal, district de Montréal, Demand érease Vs— AÜOOSTE OREQOmï.de la Cité *t du district ds Montréal.Défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois Montréal, 20 mal, 1930.T DEPATT*.Député-protonotalre Province de Québec.District ds Montréal No B-63043 Cour Supérieure ROT ALFRED GCNTHER, Gérant, des Cité et District de Montréal.Demandeur DAME ELIZABETH ' "aNN ROUTLEDGE particulier, afin que rette dixième ! courarnmcn*’.P0UI' J?IfïîSPja manifestation annuelle au Par^.La'i !°u?ir^eu,\qUj(,0meslldm1uaricltah Fontaine soit en tous points digne île ^ndenj'”*s a.T-?n„re de la leroh de patriotisme qu’elle ; c?s J°u^s unÇ *UpC (Communiqué) figure de communauté “Le beau livre du P.Desjtrdins”,,— -—- Mont- C’est l’expression dont ^mintenrot^ fa rltV ^ ll'thbrlSie dans la Province d'Alberta, femme ftépa dégage.La session à Terre-Neuve Saint-Jean, Terre-Neuve, 22 (S.P.C.) — La Chambre d’assemblée de Terre-Neuve se réunira le mercredi 28 mai d'après une proclamation qui vient de paraître dans la Gazette de Terre-Neuve.En tenant compte des résultats des récentes élections partielles où le gouvernement a conservé deux siè- réc de corps et de biens ds ROY ALFRED GUNTHER des Cité et District de Montréal.gérant.Défandereese I! est ordonné é la défenderesse de comparaître dans le mois.Montréal, le 20 mal 1930.___ J.-M.-Q.LAMOURETIX, Dép P C.6.religieuse les lignes suivantes^ “C'est vous, probablement, que je dois remercier pour l’envoi du volume En Alaska.Vous m’avez causé de belles heures et des impressions dura-! Québec blés, que je veux faire partager à;District de Montréal nos soeurs supérieures d'abord.No R-nin.^ ^ puis a leur» communautés respecD-1 Cour Supérieure ves.Si vous voulez bien m'edres- ; JOHN usslie converse, rentier de ser deux douzaines de l’inlércs- Rof)t Tsiand.Comté de Stanstead, District sa ni outrage, je me ferai un plai- ! de St-Françoi» sir de le faiie connaître”.| _ T$ _ .________ Le livre du P.Desjardins mérite'mu* janet mckay.de Elko, British ce- grs et en a gagné un autre, le gou- ces éloges.La poésie discrète qui ; lumbta, «UjOHN_ vernemcnl de sir Richard Squires te permettrez- fectés comme suit : prix aux élève*, i «ura trente partisans contre dix Donjour amical.! secours aux petits pauvres de pour 1 opposition.Uad> Helen jve, et un mot l'école et à l’hospice de la’parois- Squires sera la premiere femme u .• « «.«amassa** -a a-1 /x ivn /x n i t i-v t- v- n rx e> 11 V -1 ft m De plus, il a élaboré et discuté dans ses grandes lignes tout un programme d’activités que se propose de réaliser l'Amicale au cours de l’année.Le comité débutera par l’organisation d’une fête intime aux finis-Mints de 1030.de l’école Sain00 pour la «pelle et le cabinet de sciences.iVi iV II a déclaré dans le discours qu'il j Montréal, presentee par Me Auguste a piononco a cette occasion que ; Royer a demandé de réduire le taux; c’élail un devoir pour ceux nui ! de l’eau de 81.15 le mille pieds eu-1 avaient bénéficié des avantages du bes à 10.70.Il a exposé qu’à To-collège St-Laurenl de (aire quelque ] ronlo, le prix était de 80.8n.de 82; ihose en retour.Une chapelle et cents à Hamilton.00 cents à Cle-j un cabine» de sciences sont deux | veland et 65 cents à Detroit, choses necessaires au collège des Le comité étudiera la demande.AVIS IMPORTANT conG«rnant les commandes de VINS DE MESSE Les Messieurs du Clergé et les Institutions religieuses s’éviteront de la correspondance, des ennuis et des retards, en consultant le tarif officiel des Vins de Messe ci-joint, et en observant ponctuellement les recommandations qui l’accompagnent.TARIF DES VINS V.n rt- Tarragon* R.che Vin rt* Tarragon* Blanc "Moalleux" .Vin da Tarragona ' Veatota ' aaco .Vin d Algérie ' Muaeat" demi-doux Vin de Mesae Sauternes Louplae U gll accompagnent.« boat Bouteille au gallon an so Si?ou Gallon $2 Ml 200 2.7$ aïs 2 as Requête de» buandierh l ne délégation des buandiers de COMMISSAIRES DU HAVRE DE MONTREAL AVIS SPECIAL LIVRES de RECOMPENSE Série tC — Formul 10 \ 14.350 page* Reliure
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