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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 23 septembre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-09-23, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE-No.223 MONTREAL.SAMEDI 23 SEPTEMBRE, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.93 00 •NION POSTALE $6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1 QQ fcTATS-ÜNIS .$1.50 Dnion POSTALE .$3.00 LE DEVOIR Rédaction et * ¦famniftratiani 7 U RUE SA ’ACQUES TELEPHONES : % ADMINISTRATOR .U, 74*1 REDACTION: Mrà 7460 Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I LE CHAGRIN DE LA“PRESSE” «î .La Presse a mal dormi, jeudi soir.Elle commence à sentir le vent ïroid de l'opposition, et les frissons courent sur son échine de bête habituée à lécher les pieds des ministériels.Elle a perdu son apparente bonne humeur qui la faisait parfois passer pour une bonne fille; et dès hier après midi, elle a eu un premier accès de colère.11 iaut l'excuser.Cette pauvre gazette n’est pas habituée à se faire repousser du pied par les puissants du jour; d’habitude ils vont plutôt lui rendre visite à son hôtel et laissent leur photographie autogra-phiée sur le marbre de la cheminée.Le résultat des élections l’a amèrement déçue.“Nous confessons être profondément surpris par la 'journée d’hier,” dit l’un des “écrivains” de M.Berthiaume.Car toute “Presse” qui a pignon sur rue paie un secrétaire pour transmettre au public ses impressions, quelles qu’elles soient.C’est de la réclame bien entendue.“La cause du gouvernement nous paraissait si juste, continue le secrétaire, les titres de sir Wilfrid Laurier lui-même à la ^confiance populaire nous paraissaient si indéniables que nous ne pouvions pas nous attendre à un pareil revirement d’opinion.” Aussi la Presse rage-t-elle.Voilà que, pendant des mois, elle a versé dans la coupe où elle invitait le peuple à boire, des poisons savam-•inent distillés, aux couleurs chatoyantes; elle a cru que ses lecteurs s’y abreuveraient Sans méfiance, et que, le moment de l’action venu, ils iseraient sous son entière domination et voteraient à son gré.D’autres journaux, qui ne font pas son métier, mais secouent l’électeur et lui disent: “Ce qu’on t’offre là est un breuvage dangereux où tu laisseras ta raison,” sont intervenus, ils ont déjoué ses ruses et répandu sur )e sol les boissons engourdissantes qu’elle tendait aux gens.Et il s’est trouvé que, le soir où elle comptait pouvoir amener dans son bouge et Vendre à celui qui la fréquentait depuis des mois les voteurs cana-diens-français, un grand nombre d’entre eux ont résisté à son appel et donné librement leur vote à qui les avait éveillés ou leur avait courageusement indiqué les manoeuvres astucieuses de celle qui fréquente les gouvernements, depuis sa fondation, et s’enrichit à faire un ignoble métier.Aussi bien est-il facile de comprendre de quelle ma-hière une “Presse” accueille ceux qui lui enlèvent ses victimes.* # # Elle ne sait plus au reste comment expliquer sa défaite.Tandis que le Canada—qui semble prendre avec courage son rôle nouveau de journal d’opposition et vouloir se montrer plus digne, désormais, afin de se faire pardonner des erreurs passées,—nous avoue que la politique navale du ministère Laurier est pour beaucoup dans sa défaite, la Tresse tente de prouver que l’entente Taft-Fielding fut la pierre d’achoppement principale du régime.Pour elle, la question de la marine n’est rien, et les nationalistes ont fait faillite dans leur campagne.Alors, qu’a-t-elle donc à crier si haut à l’humiliation de la race française qui viendrait de se souffleter clle-même, parce qu’elle a donné son congé au ministère Laurier, si c’est l’entente réciprocitaire qui a le plus puissamment contribué à la chiite de cet homme que toute une presse à gages disait invincible, Il n’y a pas quarante-huit heures encore?Si cette simple question de relations économiques avec les Etats-Unis fut “la principale pierre d achoppement du gouvernement,” comme le dit le secrétaire de la Presse, et si, comme il l’ajoute, la campagne nationaliste n’a pas donné les résultats qu’en, attendaient ses auteurs, comment, cette suivante de M.Laurier peut-elle vouloir attribuer, d’autre part, au cri de race, —que nul n’a su pousser d’nn aussi vigoureux gosier qu’elle ne l’a fait, ‘—la défaite du premier ministre déchu au soir d’une journée désormais historique, puisqu’elle marque le désir du peuple canadien de repousser, comme le disait éloquemment M.Caban au Monument National, “une politique fiscale faite à Washington, une marine faite à Londres?” La vérité, et la vérité toute simple, c’est que le régime Laurier, était si gonflé de scandales, que les Canadiens ont cru devoir s’en libérer d’un coup de bistouri décisif.Tl a peut-être été brutal.Mais le chirurgien qui entreprend de débarrasser son patient d’un chancre qui demain l’empoisonnera tout entier ne doit pas hésiter à faire son devoir, de quelque origine que soit le mal.Et le peuple l’a fait, sans s’attarder à écouter les lamentations de gens comme la Presse, qui vivaient aux dépens de l’organisme à la veille de périr misérablement, ten dépit de toutes ses splendeurs extérieures.La Presse n’a qu’une chose à faire : cesser de verser des larmes hy- Ïocrites sur le sort de quelqu’un qu’elle n’eût pas hésité, un jour ou 'autre, à lâcher si elle y eût trouvé son intérêt.Ses larmoyantes manifestations n’apitoieront personne .Tout le monde se montrera demain cette fille accroupie sur la borne de la route, et qui clame bruyamment son chagrin, et tous se demanderont quel coup elle peut encore méditer derrière la dentelle salie dont elle abrite son visage.Pour bous qui connaissons à fond sa nature et ses antécédents, elle ne nous émeut point.Nous continuerons de mettre les honnêtes gens en garde contre ses manoeuvres, et contre le cri de race qu’elle jette à tous.Nous leur dirons: “Ce qu’il nous faut, c’est une administration honnête et juste; faisons abstraction des personnes et des sentiments; et, même si les gabegistes sont de notre race, bannissons les du pouvoir sans nous laisser arrêter par des créatures intéressées à jeter l’injure au passant qui ne les écoute pas quand elle lui disent: “Avant d’arrêter un malfaiteur, vois s’il ne peut te profiter davantage d’essayer à le faire passer pour un honnête homme!” Georges PELLETIER.M.Bourassa donne au “News” son opinion sur les élections Toronto, 23.-Tie News qui avait télégraphié hier à M.Bourassa, Pour lui demander son opinion sur la victoire de l’opposition, avant-hier, en a reçu la dépêche suivante : (Texte original) ! News, Toronto.Montreal 22nd.—All true Canadians rejoice at the defeat of a corrupt and unprincipled government.The Nationalisés fed especially proud, at the reply given by Ontario to the odious campaign of slander headed by the “Toronto Globe” to its appeals of racial hatred and its hypocritical exploitation of fake loyalty.We will nof endeavomr to make our ideas and principles known In the english provinces of Canada.We.are prepared to give a fair trial to the new government, reserving our full indépendance for future action as in the past.(Signé) HENRI BOURASSA.(Traduction française) he “News”, Toronto.Montréal, 22.—Tous les vrais Canadiens se réjouiront de la défaite jd’un gmivernement corrompu et sans principes.Les nationalistes sont Spécialement fiers de la réponse que la province d’Ontario a faite à Vodieuse campagne de diffamation entreprise par le “Globe” de Toronto, à ses appels à la haine de races et d son exploitation hypocrite tl’une loyauté de contrefaçon.Nova nous efforcerons maintenant de faire connaître dans les pro-Vtnces anglaises du Canada nos idées et nos principes.Nous sommes prêts à donner un loyal essai au nouveau gouvernement, mais nous Cs réservons notre, pleine indépendance, quant à notre conduite fu-î, comme dans le passé.(Signé) HENRI BOURASSA.LUNDI: Le “DEVOIR” publiera un article de M.Henri Bourassa.LA CONFERENCE GAUTHEROT Une belle séance en perspective BILLET DU SOIR FERMEZ ÇA ! Hélas! que j’en ai vus passer des hommes soûls! Un, entre autres, qui se ramassait tout le temps.Celui-là ne marchait pas: il roulait comme une bouteille.Son nez rouge luisait dans sa face hébétée, et ses yeux inexpressifs semblaient en vitre verte injectée de sang.C’est stupide de s’enivrer comme cela; dans sa demi-conscience, l’ivrogne s’en rendait compte, car il répétait, après une “rdevaiüe” particulièrement laborieuse: “Mau dite boisson!” Il boira de nouveau, il s’empoisonnera avec la permission de la société.En effet, pourquoi les buvettes, les “hôtels”, même ceux qui sont fermés par devant, et ouverts seulement par derrière ou sur le côté?Pourquoi les cafés et autres endroits où il ne se débite que de l’alcool au verre?Ce sont des établissements tout à fait inutiles au bon heur des hommes et dont l’existence est reconnue néfaste.La vente des liqueurs enivrantes dans les cabarets est aussi illégitime et immorale que le commerce “par dessous le manteau ”do la cocaine, puisque l’alcool abrutit et tue corn me la cocaïne.Les hommes ne sont pas plus libres de se détruire par la boisson que par le pistolet.Fermez donc tous ces caboulots, tous ces bouchons, et décrétez l’alcool article de pharmacie: c’en est un aussi bien que le vert de Paris.Il y aura toujours des ivrognes en dépit des mesures prises pour les protéger; mais on peut faire en sorte qu’il y en ait moins, en tout cas, que leur nombre n’ait pas l’air d’augmenter avec l’assentiment et l’aide de la société.Celui qui vend du cognac ou, du whisky tout le jour, et qui ne vend que cela, est un empoisonneur public, un empoisonneur patenté, si vous voulez.Personne n’a besoin de ces drogues-là pour vivre : au contraire, elles font mourir.Chez soi, chacun a la liberté de boire comme il lui plaît; s’il s’enivre, il a tort, mais la police n’a, pas le droit de l’empêcher de s’abêtir.Les hôtels sont des maisons publiques, pas plus respectables que.les autres, qui paient licence comme les autres, et que la police, peut vider comme les autres, au nom de la morale.On y verse à boire à des gens ivres déjà; on y enfreint, de notoriété publique, les lois de fermeture le dimanche, etc.Pour ces raisons, je ne, vois pas pourquoi l’on ne sommerait pas tous ces trous de disparaître à bref délai.Fermez ça! Albert LOZEAU.- ¦¦ i - ÉTRANGE ALUANCE ! La Presse publiait hier les opinions du Soleil, de la Gazette, du Canada, du New York Herald, de VEvening Journal, et de la Free Press, d’Ottawa, de la Tribune ainsi que du Times, du World, du American de New-York, à propos du résultat des élections.Si nous appliquions à la Presse le principe qu’elle émettait à notre endroit la semaine dernière, parce que nous avions donné un de nos articles au News, de Toronto, à titre de simple courtoisie, — nous dirions que la Presse a conclu des alliances avec tout ce monde-là, et que ceci nous paraît sentir la trahison.Mais nous ne ferons que cette remarquej l’attitude de la Presse, hier, justifie pleinement la façon dont nous avons agi la semaine dernière à l’égard du News, et dont elle se scandalisait si fort.O.P.Aux Etats-Unis Le sort He la convention douanière est absolumeint scellé ; il semble qu’en meme temps ait été scellé le sort de l’administration Taft.De mémo que M.Laurier comptait par 1 introduction de la convention douanière, faire oublier la marine et les méfaits de ses ministres, de même M.Taft espérait, par cette concession aux cris de la foule, enrayer le progrès du parti démocratique, qui réclame un abaissement général du tarif et qui est en voie de conquérir le pouvoir A Washington.On peut donc s’attendre, aux Etats-Unis, à l’élection d’un Président démocrate et à l’abaissement du tarif.Jamais le sort de deux gouvernements n’a été aussi intimement lié que celui des gouvernements Taft et Laurier.Bravo! Lamarche M.Paul-Emile Lamarche, qui vient de remporter à Nicolet une si belle victoire, a tenu à préciser tout de suite son attitude.Acclamé par ses amis, il a déclaré qu'il avait été élu comme indépendant, libre de tout lien de parti, et qu’indépendant il resterait.Bravo! Lamarche.LE CONSEIL MUNICIPAL A cette heure où nous en avons fini avec les élections fédérales, si nous nous occupions un peu de la ville de Montréal ?Nous aussi nous allons avoir des élections qui, pour ne pas révolutionner tout le pays, n’ont pas moins une importance majdure.Dans quatre mois, nous procéderons au renouvellement de noire conseil municipal, du maire et des trente-un échevins.Malgré des tentatives maintes fois répétées, on n’a jamais réussi à faire intervenir les questions de parti dans la chose municipale.Les esprits sains ont jugé qu’on pouvait fort bien qu'on pouvait bien mieux décider si I emprunt se fera è.Londres où à New-York, si telle rue sera pavée on asphalte ou en scorie, tout en ne commençant pas par se diviser eu rouges et bleus.C’était fort bien pensé.Je me rappelle qu il y a plusieurs années, la chose avait été discutée dans tes bureaux d’un journal.C’était en temps d’élections municipales et celui qui s’occupait de ce service avait reçu l’ordre de refuser la faveur des réclames à qui ne montrerait pas patte blanche.On disait ouvertement qu’il fallait avoir les deux partis politiques à l’Hotel de Ville.Mais cela n’eut aucune conséquence, fort heureusement .! Les événements ont depuis rendu inutile une nouvelle tentative de ce genre.Si l’on va bien au fond des choses, on trouvera, il est vrai, deux partis au conseil actuel : les parti- sans et les adversaires de l’Association des Citoyens, du système administratif représenté par la division des pouvoirs entre commissaires et représentants.L’Association des Citoyens existe-elle encore ?11 semble que non.On n’en entend plus parler depuis que son président, M.ILaporte, donna sa démission; la date de son assemblée générale est passée et la réunion n’a pas eu lieu.-Ressuscitera-t-elle de ses cendres pour faire les élections de 1912, comme elle a fait celles de 1910?Nul ne le sait encore.Mais l'administration quelle a contribué à fonder e ete encore, elle continuera d’exister avec les mémos commissaires pendant deux ans.11 est, je crois, peu douteux que les élections municipales de février prochain se fassent sur le dos des administrateurs.Certains échevins ont montré par leurs actes, ont déclaré fréquemment, sans mystère, qu’ils voulaient l’abolition du bureau des commissaires.D’autres sont au contraire convaincus que l'institution du 21 septembre 1909 est la sauvegarde de la bonne administration municipale.Ces deux partis entameront done la lutte bientôt.Il s’agit en effet pour les adversaires du système d’obtenir l’élection du plus grand nombre possible d’hommes qui pensent comme eux, pour pouvoir plus tard demander l’abolition du bureau et le retour aux anciennes commissions aux élections de 1914.Le système gouvernemental actuel me semble, dans les grandes lignes, de beaucoup préférable.Il y a une couple de mois, je demandais ici même, si le seul changement à faire ne pourrait pas être l’augmentation du nombre des commissaires à six ou huit, pour que la division de l’ouvrage leur permît de l’expédier avec plus de facilité.Qu’a-t-on en effet reproché le plus souvent aux commissaires ?C'est les retards dans les travaux.II faut se rappeler qu’il y avait autrefois dix commissions ; que la commission de la Voirie siégeait pour ainsi dire en permanence, sans toujours parvenir à faire tout son travail ; que la commission des Finances se réunissait une fois par semaine que les autres commissions s’assemblaient deux fois par mois au moins; qu’il y avait autant de commissions spéciales qu’au-jourd’hui.Peut-on raisonnablement exiger que quatre hommes fassent l’ouvrage plus rapidement, même avec deux séances par jour ?• * • On a déjà désigné plusieurs candidats à la mairie.On a nommé entre autres MM.les échevins Lavallée, Dan-durand et Gauvin.Il y en a un quatrième qui s’est do lui-même mis sur les rangs : M.Mêdério Martin aurait déclaré qu’il sera le prochain maire do Montréal.C’était avant qu'on parlât des élections fédérales.Aujourd'hui qu’il est élu député par une énorme majorité, M.Martin doit être plus que convaincu qu’il n’a qu’à se présenter pour qu’on lui passe la chaîne d’or au cou.Montréal se montrera-t-il aussi désireux de lui accorder sa suprême magistrature que Sainte-Mario de lui donner la députation ?C’est une question à laquelle la réponse me semble moins sûre qu’à M.Martin lui-même, mais on voit des ohoses bien étonnantes en ce monde ! Fred.PELLETIER.- Sinistre catastrophe North Bay, 23.— L’accident qui s’est produit à Chapleau hier a provoqué la mort de sept personnes.Une locomotive a tamponné le wagon d’arrière d’un autre train et a occasionné l’accident.Les morts sont : Claremont, de Londres, Angleterre; Harold, de Windsor, Ont.; Nelson de Winnipeg; Geoffrion, de Québec, et trois autres dont les noms sont inconnus.Sur le Pont d’Avignon.On dit que la “Presse” regrette de n’avoir pas consulté une clairvoyante avant de s'embarquer dans la galère ministérielle, pour une longue croisière, il y a deux mois.Médério Martin s’imagine que, vu sa ‘ bel’ argeut”, M.R.L.Borden va lui offrir le portefeuille des finances.Il est possible que M.Oscar Gladu ait une position de conférencier au ministère de l’Agriculture à Québec.Maître D.' A.Lafortune est tout heureux de voir que Médério, L.A.Lapointe et Gustave Boyer lui seront fidèles quand il s’agira de jouer une évité partie do cartes à la tabagie, à ttawa.M.L.A.Rivet est heureux de sortir de la politique, ou plutôt d’en être sorti.Il aurait, paraît-il,adressé ses remerciements les plus sindêres à M.Coderre qui lui a donné un coup de malin pour sortir.Le colonel Talbot.( Onésiphorc.pour ses intimes ), regrette que les électeurs de BelLeobasse 1 aient congédié si vite.Qu’il se console, Bellechasse aura désormais son Aristide le Juste.M.Charles A.Gauvreau, dépourvu de tout patronage politique, va pouvoir, comme le Tityre des Bucoliques de Virgile, jouer du chalumeau et faire des vers à sa guise.Mémo s’il en commet de quatorze pieds, il ne risquera pas d’être traduit devant une commission parlementaire : le nouveau premier ministre est un Anglais.Gustave Boyer s’est charitablement offert à M.Rodolphe Lemieux pour lui aider à faire ses malles : il espère ramasser, dans le déménagement, quelque gaffe d’honneur expédiée du Japon à M.Ijemieux par son cher ami le Mikado.11 nous reste une consolation, celle-ci * si le roi d’Angleterre n’a pas encore fait M.Lemieux chevalier, nous l’avons tellement de fois appelé Sir Rudolph qu’il court une chance de passer à la postérité comme un chevalier authentique.Armand Lavorgne est parti pour Gaspé.Des méchants prétendent qu’il y va faire la guerre à M.Lemieux, dont les électeurs se prononceront lundi.Cela n’est pas vrai.Armand va, en gentil garçon, donner une chance à M.Lemieux de n’être pas obligé de choisir entre Rouville et Gaspé.Chicoutimi-Saguenay se croit certain que si M.Girard est élu cette fois-ci, il restera fidèle.au nouveau ministère, comme il l’a toujours été à l’ancien.Mais les électeurs, chose étrange, n’aiment pas ce genre de fidélité.“.Et le temps est donc revenu, des discours à cinquante piastres!’’ songeait tristement hier soir un grand orateur px-ministériel en route pour voir les électeurs de son frère Jos., à Gaspé.C est étonnant comme il y a des gens qui se découvrent des sympathies nationalistes, depuis jeudi soir! Si les conservateurs ont ou des revenants, les lauriéristes auront les leurs avant longtemps.Depuis jeudi soir, les maîtres do postes qui, par distraction, sans doute, oubliaient.des ballots de “Devoir’’ dans leurs bureaux, ou les mettaient dans la boîte,., à bois, n’ont plus de ces distractions étranges.Qu’ost-ee qui s’est donc passé?La * ’ \ igie ’ ’ constate que le pays est en danger.Pensez donc: M.Oaouette, b.Uu dans Québec Comté, va, paraît-id, succéder à M.Biaise Letellier, au Conseil Législatif-, et c’est un fauteuil de moins pour Ulric.Le pays est à la débandade, vraiment! Le Canada vient de recevoir un rude coup, par la défaite de M.Laurier.C’est M.d’Heïlencourt qui nous l’assure dans le “Soleil’’.Il va certes falloir une importation de nouveaux d'Hellencourt pour nous piloter hors du péril! 1 M.Gouin a accueilli avec beaucoup de grandeur d’ftme la défaite de M.Laurier.Il a même songé: “A quand mon tour’’?M.Gouin souffre évidemment du foie.Personne ne lui veut de mal.Après quatre ans Au lendemain de la défaite do M.Bourassa dans Bellechasse, les fossoyeurs du gouvernement déclara lent que c’en était fini de l’idée nationaliste.Quatre années ne sont pas encore passées et Bellechasse envoie aux Communes un député nationaliste dont l’élection opère un déplacement de près de 1400 voix.Les hommes qui ont fait dans Bellechasse la campagne de 1007 peuvent se dire que leur travail n’a pas été perdu.Et le nouveau député de Belle-chasse offre un bel exemple de ce que peuvent l’asprit d’initiative et l’énergie.11 avait fait seul une campagne contre la marine, il a fait presque seul sa lutte contre M.Talbot — et cependant il l’emporte.Son exemple mérite d’être suivi.L’hon.F.Cochrane est très fatigué Toronto, 23.— L’hon.Frank Cochrane qui a pris une part considérable dans la dernière lutte électorale et à qui, avec le premier ministre Whitney on attribue le succès dans l’On-(ario, est très fatigué.Il quittera Toronto et ira faire un petit voyage de repos.En général ici on dit que oe qu’on avait prévu s’est réalisé, Par suite d’un retard inattendu, les billets pour la conférence Gautherot ne seront mis en vente que lundi matin, mais on peut les retenir immédiatement aux bureaux du Devoir, quitte à les faire prendre lundi.Nous pouvons assurer tout de suite que cette conférence, donnée sous les auspices de notre journal, offrira un très vif intérêt.Le conférencier occupe depuis quatre ans la chaire d’Histoire de la Révolution à l’Institut Catholique de Paris, et il a fait de la période révolutionnaire une étude approfondie.Il traitera d’un sujet qui n'a pas encore été étudié au Canada et sur lequel il produira, des documents absolument inédits.La conférence sera accompagnée de projections reproduisant les principaux documents cités par le conférencier et des scènes de la pé- L1 s'est tenu, à 1/ouvain, le 2 septembre, un congrès de missionnaires.Quoi?Les missionnaires aussi se mêlent de faire des congrès?Eh! bien, oui, pourquoi pas?Lisez seulement et vous applaudirez des deux mains cette géniale initiative.LA SCIENCE COMPAREE DES RELIGIONS On sait l’extrême importance que prennent de nos jours, pour Les intérêts majeurs de l'apologétique et de la science catholique, les études ethnologiques, linguistiques, sociologiques, religieuses, etc.Et cela., non seulement pour la fonnation des futurs missionnaires, mais aussi pour venir en aide à ceux qui sont destinés à une chaire d’apologétique, de théo logie fondamentale, d’histoire des relgions, etc.Une des armes les plus dangereuses dont se servent les ennemis du christianisme pour attaquer notre foi, c’est la science, campa' rée des religions.A l’aide de ses résultats, ils pré tendent montrer que la croyance en Dieu, le chrisüuuisme et surtout le catholicisme, ne sont que le produit d’une évolution purement naturelle et que l’origine eu est dans la superstition ou la divinisation des forces naturelles.Plusieurs d’entre eux veulent fonder toute la vie sociale et morale sur des bases nouvelles.Quelles bases?Ils ne le savent pas.En attendant le mot d’ordre semble être: “Que les hommes soient ce qu’ils voudront, pourvu qu’ils ne soient plus chrétiens.” (Goblet d’Aviella, chef de la franc-maçonnerie belge.) Pour arriver à ce but, ils se servent de la science comparée des religions, et de la sociologie comparée, comme d’un instrument très efficace, avec lequel ils s’efforcent de ruiner tout d’abord le mariage et la famille chrétienne.Ils exploitent dans ce sens, avec une prédilection marquée, les faits observés chez les peuples lointains, encore peu connus, qu’on est convenu d’appeler primitifs.LA TACHE DES MISSIONNAIRES La tâche nous incombe à nous catholiques de repousser ces attaques.Ce qui est relativement facile.En général, les objections des adversaires tirent leur force de persuasion du fait qu’elles sont fondées sur des observations en apparence scientifiques, mais en réalité souvent faussées ou superficielles.Plus que tous les autres les missionnaires semblent appelés à démasquer ces inexactitudes: Ils sont répandus jusque dans les coins les plus reculés et les plus inconnus du globe.Mieux que tous les autres, ils peuvent réunir un certain nombre de faits indiscutables, qui serviront de matériaux aux savants catholiques et les aideront à triompher des attaques de la fausse science.Pourquoi ne pas mettre en oeuvre cette formidable réserve d’énergie qui, indicieusement employée mettrait l’apologiste catholique dans une situation absolument hors do pair?Cela ne servirait pas exclusivement les intérêts de l’apologétique théorique, mais se ferait sentir jusque dans le domaine pratique.Si on ne orée pas une organisation de défense suffisante contre la diffusion et la vulgarisation de la science rationaliste des religions comparées, le flot montant de l’irréligion continuera à atteindre les sphères gouvernementales, chassant devant lui les congrégations riode révolutionnaire, d’après les estampes du temps.Comme le Devoir tient surtout à faire oeuvre de propagande, les prix seront très modestes.Nous ne visons qu ’à couvrir les frais de la séance, et nous vendrons les billets au prix do 75, 50 ©t 25 sous, suivant les places retenues.U: prix des loges sera donné lundi.Plusieurs demandes nous ont déjà été faites et nous croyons que nos amis feront bien de retenir leurs billets au plus tôt.Car, nombreux seront ceux qui voudront rendre hommage au talent et à la personne du distingué conférencier.11 est très probable que M.Henri Bourassa, directeur du Devoir, prononcera une allocution pour préciser la signification et la portée do l’oeuvre que le Devoir inau gure présentement.cl gênant leur action jusque dans les colonies.De plus, si les masses populai res sont gagnées peu à peu par les habiles exploiteurs des préten ducs revelations do I histoire comparée des religions; si on arrive à leur persuader, — comme s’efforce de le faire, en France, Salomon K-einach, au moyen de son infâme Orpheus, répandu par milliers d exemplaires dans les écoles, _ que la religion catholique n’est dans sou origine et dans son essence, qu’un réseau de scrupules et de superstitions, ce sera dans les familles la source tarie des vocations et des aumônes, par conséquent, la mine des missions; sans parler des ruines religieuses et morales plus dé potables encore.J/es missionnaires ont donc tout intérêt à travailler pour leur part à consolider la base sur laquelle reposent les missions et qui menace de se dérober sous leurs pieds.Lertes, jusqu’ici, ils ne sont pas restés inactifs.Grâce, à leur activité féconde, les sciences ethnologiques et linguistiques, etc., ont acquis des trésors de renseignements.Toute une série de résul-Ints bien établis a été mise au jour, et des jalons ont été posés pour les recherches de l’avenir.C’est d’une grande utilité pour la connaissance du caractère des peuples étrangers et de la meilleure manière de traiter avec eux.Pour cette raison les Etala qui possèdent des colonies, se sont préoccupés de donner une formation ethnologique et linguistique à leurs futurs employés et officiers coloniaux et les commerçants eux-mêmes, qui veulent lier des relations d affaires avec, les peuples étrangers, cherchent à acquérir cette culture dont ils comprennent l’indispensable utilité.LA PREPARATION DES MISSIONNAIRES l n des membres du congrès, mis sionnaire aux Indes.disait: “Pour connaître la religion des Hindous il faut être Hindou.” Em effet, la religion d’un peuple est si, intimement liée à ses caractères physiques et à sa langue, que pour approfondir celle-là il faut d’abord connaître ceux-ci à fond.A ce point de vue les missionnaires catholiques, vivant la vie des peuples qu’ils évangélisent, ont sur leurs adversaires une telle avance, que jamais on ne saura les (égaler.( Snitfi à la 2ème pneoj -*- Les caisses populaires M.Desjardins a recommencé ses travaux de fondation de Caisses Populaires depuis le commencement d’août, et déjà cinq nouvelles fondations ont été faites.Les paroisses de St-Prosper de Champlain.Matane, St-Lmc et Ste-Félécité, de Matane ainsi que St-Frédéric de Beauce, sont maintenant dotées d’une Caisse Populaire.Partout l’élan des citoyens a été magnifique, comme en témoignent les nombreuses adhésions de sociétaires et les souscriptions de parts sociales.M.Desjardins poursuit cette oeuvre de régénération économique avec un zèle que redouble l’accueil si empressé du public.De nombreuses invitations sont déjà reçues, indice certain de l’énergie profonde de ce mouvement social.Mais nous croyons que plus les invitations se multiplieront, pins grande sera la satisfaction du fondateur de*- Odtoe Populaire*.UNE INITIATIVE NOUVELLE Le Congrès de Missionnaires ut'DEVom.samedi.23 Septembre rail.L’OPINION AMERICAINE “ *%.-— t Elle est absolument mécontente du résultatèdes^élections au Canada Un congrès de missionnaires LA MUSIQUE A MONTRÉAL LE “NEW-YORK AMERICAN” «lit, KOUS )e titre : “Le triomphe «les Trusts et des Démagogues” : “La*défaite de la réciprocité au Canada est aussi inattendue que lamentable.Lau jrier est un constructeur d’états, l’homme le plus capable du Canada, jl est évident qu’il a coté trop haut l’intelligence et l’avancement de soc peuple.Au lieu de se rallier au progrès et à une meilleure entente internationale on a préféré voter pour l’étroitesse d’esprit, le préjugé et le péeulat”.LE “TIMES” do New-York, donne l’opinion suivante, ce matin en éditorial : “De nouveau, les aiguilles de l’horloge ont été reculées.Les préjugés et le prestige ont triomphé en Canada, Je meilleur gouvernement que le Dominion ait eu depuis nombre d’années a été renversé, et son plus habile homme d’L-tat a été dépourvu, temporairement du moins, de son commandement.De l’Ontario, du Manitoba, des provinces maritimes et de la province de Québec, ou rapporte des gains conservateurs considérables.“L’opposition faite au traité de réciprocité avec les Etats-Unis, de la ratification duquel le parti libéral faisait dépendre son existence, a été partiellement économique, mais considérablement sentimentale, — et basée, là-dessus sur de faux sentiments.On en appela à l’orgueil impérial du peuple par lou*es sortes de tricheries électorales.Cependant, d’autres complications politiques, ainsi, le mouvement nationaliste dans Québec, et, certains scandales ont aussi leur effet.L’élection, eana dienne est un triomphe de réaction, et d’ignorance.“L’ombre la plus épaisse qui s’abatte c’est le triomphe des trusts améri-« ains dans la politioue canadienne.Les trusts ont vaincu, hier, comme ils ont vaim-u tant de fois aux Etats-Unis, et par les mêmes méthodes.Tl faudra plusieurs années au Canada, pour sc débarrasser du joug honteux.“Pour le président Taft et le parti républicain, le désastre est immense.Le président Taft donna l’assurance au pays que le Canada endosserait la réciprocité, et le Canada l’a répudiée”.La main de la république américaine, tendue vers 1» frontière, dans un but d’amitié commerciale, a.été rudement repoussée.Peut-être le Canada tendra-t-il à son tour la main.” LA “TRIBUNE’ ( de New-York.«lit : “L'élei-iv "anadinn a été.gouver-né par les préjugés en rejetant un arrangement «onimercial amical, duquel le Canada et l«'s Etats-Unis auraient certainement retiré des bénéfices.Cependant, le peuple du Dominion a droit à ses opinions personnelles pour ce qui regarde un pacte qui «loit amener «leux nations en relations commerciales plus suivies, et s'il croit que les dangers politiques d’une telle association d’intérêts seraient préjudiciables à scs avantages économiques actuels, ce n’est pas nu peuple des Etats-Unis à critiquer cette décision.“A tout événement, ce pays a mon-tré sa volonté de renouveler les arrangements commerciaux réciproques d’il J a un demi-siècle, dont ! ’annulation par le gouvernement de Washington,fut longtemps regrettée.Le commerce de l’autre côté de la frontière, augmentera forcément par suite du désir naturel du peuple des deux pays de faire affaires ensemble.’ ’ “Bien que le Canada ait temporairement refusé de sanctionner un pacte destiné à augmenter le commerce amé-rico-canadien, les Etats-Unis ne changeront pas leur attitude amicale et ne cesseront pas «l’espérer qu’une autre convention visant- aux mêmes résultats que lé pacte Taft-Laurior, recevra un jour l’approbation des deux nations.” LE “NEW YORK HERALD” “ Li's électeurs du Canada se sont prononcés et le résultat est- aussi surprenant qu’accentué.Ce revirement signifie que pour le présent, au moins la réciprocité entre les Etats-Unis et le Canada, est impossible.La forte mnjo rité «les vainqueurs les rend indépeu dants des députés nationalistes et leur permettra d’exécuter le programme qu’ils élaboreront.Et.le principal article de oc programme, c’est le rejet «le l’entente pour dos relations (commerciales plus libres entre les «leux pays.“Ce résultat est un triomphe pour les intérêts protégés du Canada et il a été rendu possible par le défaut «le l’élément agricole de se rallier au parti qui aurait amélioré sa condition en lui ouvrant les marchés des Etats-Unis.“Les conséquences de cette élection sur l’avenir du Canada nn'rit-cnt d’être observées.“Quant à Sir Wilfrid Laurier il peut ee rendre le témoignage qu’il a été défait en combattant pour les meilleurs Intérêts du Canada.Pour lui comme pour le président Taft le résultat «loit f-t.ro un désappointement.Mais le temps lui donnera sa raison.Le Canada a besoin de nos marchés plus que nous n'avons besoin des siens’’.LE “NEW WORLD” journal démocrate indépendant dit !— “Le résultat des élections d’hier, au Canada, peut-être attribué à diverses causes.Il est dû en partie aux manu facturiers qui sont-plus protégés au Ca-hada qu’ils ne le sont aux Etats-Unis et qui tenaient à ne pas perdre leurs privilèges.“Il est, dû aussi en partie au chemin de fer Pacifique-Canadien qui s’inquiè-te beaucoup plus de ses dividendes que lin bien-être du peuple canadien.“Il est dû en partie encore à l’élément ultra patriote qui s’imaginait, follement que la réciprocité conduirait à l’a nnexion.“Il est dû encore aux loyalistes de l’empire qui n ’ont.jamais pardonné aux Etats-Unis la guerre de l’indépendance.“Il est dû au parti conservateur qui n fait appel à tous les préjugés et à toutes les passions dans cette campagne pour défaire le gouvernement Laurier.“Tl est dû aux intérêts protégés des Etats-Unis qui ont désespérément rom battu la réciprocité au congrès et ont Îidô l’opposition canadienne par tous es moyens quand ils se sont vus battus à Washington.“La stupidité populaire n’a jamais gagné, une plus décisive victoire.Un temps viendra, croyons-nous, où le peuple canadien regardera les élections B ’hier comme l’un des plus grands désastres qu’ait subis le Dominion.” LE PRESIDENT TAFT PRIS PAR SURPRISE Kalamazoo, Mich., 22.— Les président William-Howard Taft en apprenant le résultat des élections au Canada, a déclaré : “Je viens d’être informé que la réciprocité vient d'échouer au Canada.Pour moi, c’est un grand désappointement.J’avais espéré qu’elle serait adoptée et qu’il serait prouvé que j’avais eu un bon jugement en pensant qu’elle devait être avantageuse aux deux pays.“Il faut deux parties pour faire un contrat et si le Canada se retire, nous pouvons continuer les affaires suivant l’ancien plan ’V Sans contredit le président a été pris nar surprise et sein «lésappointement est les plus amers.Il avait évité de dire an mot de la- réciprocité pendant que la 'A.• * I campagne se poursuivait,» mais il était entièrement persuaiié quella réciprocité j remporterait un ssiccès.“Je sais, a dit le président, que certains journaux irresponsables ont dit que j’avais usé de ruses et d’intrigues pour induire les ministre» canadien» à! conclure un traité de réciprocité et que je les avais joués.“Eh bien, je le déclare, il*n’y a pa«i eu de ruse.Nous avons jouési’artcs sur j table.“Laissez-moi vous faire une prophétie, a déclaré le président on terminant.Je prédis que «Jans 15 ou IX mois — cela sera à peu près vers Te temps de nouvelles élections générales — les con séquences de la réciprocité en autant que l’agriculteur est concerné seront si peu importantes qu’il n’en sera plus question dans la campagne.” LE SENATEUR UNDERWOOD Birmingham^ Ala., 22.— Le représentant Oscar-W.'Underwood président du comité des voies et moyens de la chambre, parrain du dernier bill de la réciprocité, informé du résultat des élections canadiennes, a déclaré : “Je suis grandement surpris et désappointé d’apprendre l’échec de la réciprocité au Canada.Jo crois que la réciprocité aurait été à l’avantage des deux pays, et ils auront égailement à souffrir du résultat des élections d’hier.” DECLARATION DE CHAMP CLARK Nashville, Tenn., 22.— M.Champ Clark orateur du Congrès américain est arrivé ici, aujourd’hui, pour assister à l’exposition d’Etat.On lui a demandé si ses remarques humoristiques à la Chambre, au sujet de l’annexion n’avalant pas aidé à la défaite de la réciprocité hîior.M.Clark a écrit la déclaration suivante: “Mes remarques quantité l'annexion n’ont pas fait la moitié’ pour .la défaite «le la réciprocité de ce qu’a fait ie discours du président Taft, insistant pour l’adoption «de la réciprocité, ici avant que la Grande Bretagne n’établisse sa politique impériale de tarif préférentiel avec les colonies.“Lui et moi, nous avons été cités par le groupe anti-réciprocitaire du Canada, lui plus que moi, mais il y a de grandes chances pour que les citations de ses discours et des miens n ’aient pas fait a moitié pour la défaite de la réciprocité Je ce qu-’a fait le fonds de corruption envoyé dq ce pays et de la Grande-Hretagnc.(Signé) CHAMP CLARK.OPINION DE M.McCALL Boston, 22.Commentant la défaite de la réciprocité au Canada, M.NT.McCall qui a présenté le premier bill de réciprocité, au congrès, a dit: Avec l’opposition des grands chemins do fer «les manufacturiers, des «¦lasses financières et des puissants intérêts, des Etats-Unis, avec l’aide de Rudyard Kipling et son avertissement qu’une, augmentation de commerce ang-meuterait le crime il n 'est pas étonnant, que le Canada ait voté contre la réciprocité.Le fantôme puéril de l’annexion semble l’avoir poussé à répéter une offre d’or comme la réciprocité, une offre comme il n’en aura jamais d’autres.A WASHINGTON Washington, D.C., 22.— On ne s’attend à aucune déclaration officielle du département d’Etat, touchant le rejet de la réciprocité.En effet le gouvernement canadien suppose que le gouvernement américain est familier avec, les couiditkins de la eonv’en-tion, spécialement sur la condition que les droits réduits ne seront pas eu vigueur avant, la ratification de cette mesure par le Canada.La seule exception c’est la clause concernant la pulpe qui, par provision spéciale, ’est devenue on vigueur immédiatement après l’adoption de l’acte et, qui ne peut être rappelée à moins que le congrès ne rappelle toute la convention.L'opinion exprimée par le département d'Etat est que l’on ne fera pas d'effort pour rappeler la réciprocité et que.bien (pie les réductions ne viendront pas en vigueur immédiatement l’a-ette lui-même restera dans les statuts constituant ainsi une offre permanente au Canada.L’opinion de M.Sifton Ottawa 23.—L’honorable Clifford Sifton a fait la déclaration suivante: “Ce fut la plus grande lutte sur la question la plus importante dont le Canada ait jamais été saisi.La victoire décisive est un suprême tribut au bon sens et à la loyauté du peuple canadien; je no -doute pas que M.Borden ne forme un gouvernement solide et progressif qui se montrera digne de la confiance qu’on a mise en lui.Une lettre de M.le sénateur David (Suite de la 1ère p.) Kn général, ils acquièrent une grande partie de ce qui leur est nécessaire en ethnologie et en lin guistique, etc., dans la mission même; principalement s'ils ont la bonne fortune d’être mis en relation, dès les premières années, avec des confrères plus âgés et plus expérimentés.Toutefois, ee n’est pas la solution idéale.Beaucoup de missionnaires, qui | auraient de très riehes informations à communiquer, se sentent j arrêtés par leur défaut de forma-1 tion.Ils ne sont pas suffisamment au courant de l’état actuel des sciences.Ce défaut de formation scientifique, dont, personne n est responsable, les expose à ne produire que des travaux insuffisants.Souvent, ils ne savent pas sur quels points précis porte l’attaque de la science incroyante, par ticulièrement en ce qui regarde la religion et la moralité.Leur attention, dès lors, n’est pas en éveil, et leurs résultats n'ont pas, en face des questions importantes actuellement débattues toute la force qu’ils pourraient avoir.Il faudrait donc pouvoir donner aux futurs missionnaires la formation qui leur manque.Mais comment?LE B U j.' DU CONGRES C’est pour répondre à cette question que des savants de tous les pays se sont réunis à Louvain.Ils sont venus en grand nombre : évêques, missionnaires, professeurs de séminaires, etc.Le R.P.Schmits, I.V.D.(du couvent de St'Gabriel, Modling, près de Vienne, Autriche), le savant directeur de Y Anthropos, et Le premier qui a.eu l'idée de ce con grès, dans un discours limpide, a exposé le but de son entreprise.Ce que nous voulons, dit-il, ce n 'est pas de nous armer pour combattre les sciences des religions déjà existantes, mais bien de recommencer l 'histoire sur des bases plus solides et de “fonder la Scien ce des Religions.” Pour cela il faut une entente internationale, il faut un centre d’informations d’où partiront tons les chercheurs de renseignements et où aboutiront tous les résultats acquis.11 faut ensuite aviser aux moyens les plus efficaces pour former les missionnaires et les professeurs.Il faut en troisième lieu fixer un programme d’études et désigner l'endroit où les cours seront donnés.LES RESOLUTIONS A P rès mûres délibérations sur les points indiqués et discutés par des travaux spéciaux, le congrès adopta les résolutions suivantes: 1.—Le R.P.Schmits est chargé d’étalblir le centre d'informations.Pour lui rendre la tâche moins pénible, onze des savants présents à rassemblée, lui sont adjoints comme conseillers et correspondants.2o.—Les cours auront lieu, durant les vacances d’été.C’est le temps où l'on peut réunir le plus grand nombre d’auditeurs.¦io.—Le programme comprendra les sciences suivantes que des professeurs d'une réputation scien tifique indiscutable seront chargés d’enseigner: ethnologie, epigra-pkie, linguistique, histoire des religions (générale et spéciale), psychologie des religions.Enfin, pour l'année prochaine encore, Louvain reste le centre de réunion.S'il y a lieu, plus tard des cours de vacances seront donnés dans les différents pays.Les séances de ee congrès.— qui avait pris le nom modeste de colloque.— claiiuit présidées par Mgr Alexandre LeRoy, évêque d'Alimla.supérieur général do la Congrégation du Saint-Esprit.Elles ont duré sept heures en tout.Vraiment ce furent des heures bien employées.L'abbé J.E.LAFERRIERE, MADAME^ BEATRICE LA PALME Vous recevons, ce matin, sans in (licntion de date, une •lettre de M.L.O.David, sénateuT.que nous publions, en toute justice pour M.David.En voici le texte: — Monsieur le Directeur, Votre journal le “Devoir” m'a accusé deux fois d'avoir en 1872 été l'organisateur ou le chef d'une briga de de manches de hache.La première fois j'ai cru que c'était une plaisanterie plutôt amusante que méchante.Mais comme vous revenez à la charge je dois supposer que vous êtes sérieux et craindre qu'on ne finisse par vous croire.Eh bien! je vous affirme solennellement, comme si j’étais sous serment, que je ne sais pas ce que vous voulez dire, et que s’il y a eu une organisa tion de “mnnehes de hache” je n'en ai pas eu connaissance et n’y ai participé en aucune manière ni directe ment in indirectement.Veuillez donc retirer une accusation si dénuée de fondement.Votre, etc.L.O.DAVID.L’assasin de Stolypine IL EST CONDAMNE A ETRE PENDU.Kiev, Russie, 23.— Dimitry Bogrolf l'assassin du premier ministre Stoly-pin, a subi hier son procès devant la cour martiale ; il a été condamné à être pendu.Bogrolf a tué \!.Stolypin il y a huit jours.Les oeufs chinois L'APi EL DE LA VILLE EST TERMINE ET LA CAUSE EST FRISd EN DELIBERE L'appel de la Ville de Montréal contre ce jugement rendu dans l’affaire des oeufs chinois s’est terminé hier de vaut MM.les juges Arckambearilt, Cross, Gênais, Lavergne et Green-shiolds.On se rappelle que, l’hiver dernier, la ville avait fait saisir pour $100,000 d’oeufs ehino’s consignés par la Cie Laytton à l’entrepôt frigorifique Gould.La compagnie intenta un procès et la ville fut condamnée, le tribunal ayant décidé que les analyses faites par des bactériologistes étrangers ne corroboraient pas celles des Dr* Hersey, McOready et Bernier.Dans leur appel au nom de la ville, Mes J.L.Archambault et AiméGeof frion ont déclaré que la Ville peut sans formalités spéciales exercer une saisi sur les articles d'alimentation qu’elile juge impropres à la consommation, mais qu’elle doit, dans l'intérêt de la santé publique, prendre les moyens les plus expéditifs.A NOS AMIS Le “Devoir” est outlIK pour Taire des Impressions dans tous les genres Ouvrage garanti.Les obsèques de M.Stolypin Kiev, 23.—Les funérailles de M.Stolypin le premier ministre assassiné ont eu lieu hier au monastère de Pechersky.Des députations étaient venues de toutes les parties du pays.Le service funèbre commencé à 10 heures se ter mina vers 2 heures de l’après-midi.Des milliers de personnes ne purent trouver place dans l’église.On rendit les honneurs militaires à l’illustre défunt.On a reyu nombre de «ouscriptirvns pour l'érection d’un monument à M.Stolypin.L’inscription se composerait de ces mots prononcés par iui à la Douma: “Vous voulez une grande révolution : aous voulons une grande Russie”.Les élections sont terminées.Tout est ncntné dans ie calme et la vie ordinaire va reprendre son cours.C’csTt été bien inutile de causer musique au moment où chacun était atteint, à un plus ou moins haut degré, de la fièvre électorale.Le thermomètre est à peu près à son état normal et c’est avec plaisir que nous reprenons aujourd’hui, nos modestes chroniques musicales.Jm saison promet d’être fort belle.Les itnpressarü rivaliseront dans le choix d'artistes étrangers qu'ils nous feront entendre.Quant aux concerts locaux, ils seront à l'instar de la saison dernière, très nombreux.Nous souhaitons à tous les organisateurs et à tous les artistes le succès le plus complet dans, leurs entreprises.Les Colonnes du "Devoir” leur sont ouvertes pour les aider, les encourager.Ainsi que l’an dernier, nous attacherons le plus grand soin dans nos comptes-rendus et nous mettrons de l’avant nos artistes canadiens si ceux-ci veulent seulement-nous faire parvenir les dates de leurs concerts, récitals, etc.C’est à la réussite de nos organisations locales que nous travaillerons surtout.Il faut que le Canada grandisse sous le rapport des arts.Montréal est le centre principal ; il importe donc qu’elle donne l’exemple.Autant que nous connaissances nous le permettent .nous redresserons, ah ! bien délicatement, les travers, ne décernant des éloges qu’à ceux qui les méritent.Au "Devoir”, on ne fait pas de critique payée A tant la ligne.C’est ce qui nous met à l’aise pour dire ce que nous pensons d’une couvre ou d’un interprète.Nous regrettons d’avoir appris que certains professeurs ont, l’an dernier, "eu peur de nous”.C’est ce que nous assurait l’un d’eux.Cortes, on nous fit là beaucoup d’honneur.Ce professeur, une femme distinguée, n'est donc pas sûre de sa méthode, puisqu’elle craint la critique, si impartiale soit-elle ?On ne peut pourtant pas nous taxer d’avoir “éreinté” aucun des nôtres.C’est, au contraire, avec beaucoup d’intérêt et d’admiration que nous les avons appréciés.Et nous continuerons de même.Quant aux artistes étrangers, ils seront toujours les bienvenus chez nous, pourvu qu’ils soient consciencieux et qu'ils aient de la valeur.S’ils n’en ont pas, mieux vaut qu’ils restent chez eux.Nous nous intéresserons beaucoup au succès de notre troupe d'Opêra.C'est une excellente école pour nos chanteurs et nos instrumentistes.Nous connaissons M.Jeannotte ; nous savons qu’il ne fera représenter aucune oeuvre susceptible de hlrss?r nos sentiments.Nous aurons une splendide saison d’opéra.Elle sera pour nous instructive en ce qu’elle nous fera connaître des chefs-d’œuvre que nous ignorons et nous permettra d’applaudir et de goûter davantage ceux que nous avons entendus l’an dernier.La saison musicale débute bien.En effet, c'est une grande artiste ra-nadienne-française qui ouvre la série des concerts.J.e 2 octobre prochain, au Monument National, nous aurons l’avantage de saluer la présence au milieu de nous de Madame Béatrice La Palme.La célèbre cantatrice canadienne n passé l’été chez son père, à la Rivière du Loup.Elle donnera cet automne des concerts dans les principales villes de la province de Québec, un à Ottawa et un autre à Toronto.Madame La Palme réserve la primeur à Montréal et nul doute que notre population se portera en foule pour acclamer le talent de.l’une des nôtres.Ainsi que nous l’avons annoncé déjà, Son Honneur le maire de Montréal présentera à la diva tes hommages de la métropole.S'il faut en croire les comptes-rendus des journaux étrangers, pourtant si difficiles, nous entendrons, le 2 octobre au soir, une virtuose du chant.On iüt que notre compatriote est non seulement bien douée au point de vue do la voix, mais encore qu'elle passède un tempérament intense.Partout où elle a chanté, elle a provoqué des ovations.Ne manquons donc pas d'aller constater une fois de plus que les Uanadiens, lorsqu'ils travaillent sérieusement, sont susceptibles de conquérir les places les plus enviables dans le firmament des arts.Paul-G.OUIMET.->- L’affaire Laberge à Providence Providence, U.L, 23.— Arthur La-berge de Central Falls, le vire («résident du Crédit Foncier Canadien, travaille à conserver son poste.Une assemblée des actionnaires du Crédit Foncier Canadien qui devait avoir lieu, cet après-midi, dans le but do le destituer pour son attitude anti-réci-procitairo au Canada, a été interdite hier.Par l'intermédiaire de son avocat, le vice-président a obtenu un ordre de la Cour défendant l’usage des procurations sous prétexte qu’elles avaient été obtenues par fausses représentations.La compagnie a 16,000 actionnaires en Nouvelle Angleterre et plusieurs centaines au Canada.Drame de l’aviation UN AVIATEUR BRULE VIF EN PLEIN VOL.Dayton, Ohio, 23.— L'aviateur Frank Taylor a été brûlé à mort en plein vol.son réservoir ayant fait explosion.à l’exposition du comté de Miami, tenue à Troy, au nord de notre ville.La majorité de M- Nantel La majorité exacte He M.Nantel, député de Terrebonne, est de 633, 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propriété de commerce et peut disposer de comptant.CIC Cfin—Rue * Dominique, ^ I vlwUU près Sherbrooke,maison 3 étages, 6 logements, 5 et 6 pièces.Moderne.Revenu $1.548.Prendrait petite propriété ou terrains en échange et du comptant.£4£ finfl—Rue Cartier, 4 mal-3 I fJjUUU sons.3 étages.12 logements 5 et 6 appartements.Bon revenu.Echangerait contre petite propriété ou terrains et du comptant.CO4 nnn—^r°tre ¦ Bama - Ouest I jUUU 3 maisons, 3 étages, fi logements de 7 appartements et _ 3 magasins.Cave cimentée, cour, écurie, échangerait contre terrains et du comptant.C07 flflfl—Hutchison (coin) I jUUU 3 étages, 6 logements 5 et 6 appartement, 3 magasins.Cave cimeptée.Bon revenu.Prendrait du comptant et des hypothèques eu paiement.TERRAINS A VENDRE 1 terrain rue Oasgrain, coin de ruelle.10 terrains à la Pointe-aux-Trem-bles, près de la chapelle de la Réparation.Pas d’hypothèque.1 terrain, cinquième Avenue, Visu-ville.1 terrain rue Orléans.1 terrain rue Pie IX.2 terrains rue Desjardins.1 terrain de 50 x 100 rue Durocher, Outremont.En échange dè propriété 3 terrains, rue Labelle, près Bélanger.$450.Pas d’hypothèque.34 terrains à Longue-Pointe.28 terrains au Sault-au-Récollet,près de la' rivière.3 terrains de 50 x 105 avenue Outremont.6 terrains, avenue du Parc, entre Bernard et Van Horne.3 terrains à Pointe aux Trembles.8 terrains rue St-Charles.à Ahuntsic 3 terrains Ave.Alexandra.3 terrains rue Highland, Westmovnt Plateau.3 terrains rue Labelle 25 x 87.Prix $400.00 chacun.Pas d’hypothèque.Un terrain avenue Papineau, 30 x 120, 60c le pied.Deux (2) terrains, 25 x 110, avenue du Parc.Trois (3) terrains rue St-Urbain.Trois (3) terrains, rue Edouard-Charles, près avenue du Parc.A échanger contre propriétés et pourrait disposer du comptant.FERMES A VENDRE A LA PRAIRIE, 122 arpents ?i fi milles du Pont Victoria.Bonne terre h jardinage.Maison 2 étages, 8 appartements.Remise, écurie et grange.Echangerait contre propriété de ville.A Saint-Hubert, magnifique ferme.Maison, grange, écurie, etc.Echangerait contre propriété de ville, e: peut disposer de comptant.A Boucherville, magnifique fçrm 56 .560 Non York .68 .518 Lb ru a go .69 70 .497 Boston .69 72 .490 Washington .50 82 .419 -ri Loi lia .40 101 .264 LIGUE NATIONALE A Pittsburg :— R.H.E.Pittsburg noonooooo—o 9 7 Boston 00000(1100—1 R 3 Adams et Bimon; Young et Rariden.A Ghicugo :— R.H.E.Chicago .llUOOIOx—8 13 1 Philadelphie .000300000—3 6 Brown et Archer; Burns et Cotter.A New-York :— R.H.E.New York .0000300001—4 6 2 St.Lnuia.0000000 1 20—3 1 0 2 Ames, Marquard et Myers; Rada-baugh, Zaekert et B1 iss.A Cincinnati :— R.H.E.Brooklyn.010000002—3 S 0 Cincinnati .03020000s—5 7 2 Peut, Ragon et veroid.Miller; Eoyd et Se- POSITION DES CLUBS G.C.Poure.New York .88 47 .652 (Jiieigo.% ' .83 ' 56 -.S97 Pittsburg .82 61 .573 u't-l.niis ., ,• .72 67 .518 Philadelphie y' .V 75 88 , .473 Cincinnati .’.65 78 .455 Brooklyn .55 82 .402 Bosto» W wl kl W m 35 101 .257 Les championnats à la M.A.A.A.Parmi les 87 athlètes qui sont inscrits pour les championnats canadiens à la M.A.A.A., cet après-midi, se trouvent presque tous ceux qui l’an dernier remportèrent les premiers prix.Les meilleurs athlètes de Boston et de New-V’ork sont arrivés à Alontréal hier, bien décidés à établir une demi-douzaine de records canadiens.Les clubs de Mont réal sont également très bien représen tés ainsi que les meilleurs clubs de tout le Canada.Dans la Ligue de la Cité IjH Ligue HEMORROÏDES LA DÉMISSION DU CABINET LTTALIE VA-T-ELLE SE BATTRE?- ON CROIT QU ELLE AURA LIEU A LA FIN DE LA SEMAINE PROCHAINE.(Spécial au Ottawa, 22.— On dit à Ottawa dans les cercles politiques que le cabinet Laurier va démissionner à la fin de la semaine prochaine.En 1896, le gouvernement Tup-per fit un bon nombre de nominations avant de se retirer, mais lord Aberdeen, qui était alors gouverneur-général, refusa de les ratifier.“Devoir”) I En vue de ce précédent établi, aucune nomination ne pourra être faite par le cabinet défait.Dans le cas où il serait impossible d’installer le nouveau gouvernement avant le départ de lord Grey, le 6 octobre prochain, cette date du départ pourrait être reculée.Dans ce cas, l’arrivée du Duc de Connaught serait également déférée.SIR WILFRID A OTTAWA (Spécia'l au “Devoir”) Ottawa, 23.— Sir Wilfrid Laurier est revenu à Ottawa hier soir, à onze heures, à la gare Union.Il semblait abattu et morose et avait perdu le “génial smile” qu’il arborait toujours dans le passé.A la gare, bien que l’arrivée de sir Wilfrid eut été annoncée, il y avait à peine une cinquantaine de curieux pour l’accueillir.Il y a eu un échange solennel de poignées de main, puis l’idole de jadis a pris place dans un automobile et s’est fait conduire discrètement et sans bruit à sa résidence.Ceux qui s’étaient rendus à la gare, ont pris le tramway pour s’en retourner et ont fait à bord des réflexions amères sur les vicissitudes des choses humaines.FÉLICITATIONS A M.BORDEN Elle déclarera la guerre si la Turquie ne lui accorde pas le protectorat en Tripolitaine Paris, 23.— On a reçu hier, ici l’avis que toutes les forces navales de l’Italie sont prêtes à entrer en campagne en cas de conflit avec la Turquie, si ce dernier gouvernement ne veut consentir à un protectorat italien en Tripolitaine.Suivant la rumeur, le plan des Italiens est de bombarder Tripoli et de débarquer 20,000 soldats sur les côtes de Turquie, le long de la mer Adriatique.Il y aurait aussi des opérations militaires conjointes en Macédonie, Syrie et Arabie, afin de protéger les nombreux Italiens vivant dans ces contrées.Ce dernier mouvement n’aurait lieu, toutefois, qu’à la dernière extrémité.Pendant que l’armée sc prépare, le gouvernement fait tout son possible pour en arriver à une entente cordiale.Il consentirait à laisser la ville de Tripoli même, sous la souveraineté du Sultan.L’Allemagne et l’Autriche supportent ce dernier plan et, en cas où la Turquie l'accepterait, la France et l’Italie seraient prêtes à lui accorder des compensations.La flotte entière est réunie à ment d’avis.Sou commandant a Tarente et lèvera l'ancre à un mo-reçu des ordres scellés dont il ne doit prendre connaisvance qu w pleine mer.On s’accorde à dire que la résistance de la Turquie n’est que d i “bluff”, visant à sauvegarder son honneur militaire et à obtenir dt meilleures compensations.Une escadre de torpilleurs ayant quitté hier Messine, pour Brindissi, alors que La tempêt, faisait rage, a dû rentrer au port au bout de quelques heures, plusieurs des navires ayant subi des dommages assez importants.Les dépêches disent que la flotte italienne a été divisée en cina escadres, dont l’une est sous les ordres du Duc des Abbruzzes.Tarente aurait été pj-oelamé en état de siège.Terrible ouragan dans la région du Vésuve ' LE FUTUR PREMIER-MINISTRE A REÇU DES CENTAINES DE MESSAGES ; IL EST PARTI CE MATIN POUR OTTAWA.Ualifax, 23.— M.R.L.Borden a Nombreuses pertes de vie et grands dommages à la propriété La terreur régne à Naples reçu près de six cents meesages de félicitation par le télégraphe et par les câbles.Il a remercié par la presse tous ceux qui l’ont congratulé.Il a passé une partie de la jourrée d’hier avec sa mère et sa sœur à Grand-Pré et est revenu dans la soirée à Halifax.A Wolfville, il a pris la parole à la gare devant une foule d’admirateurs enthousiastes.Ce matin, il est parti pour Ottawa.Les conservateurs d’Halifax donnent ce soir un dîner à M.F.B.McCurdy qui a battu M.A.S.Fielding.Ottawa, 23.— Jusqu’à l’arrivée de M.Borden, on ne sait pas au juste ce qui se fera, mais comme le salaire des employés du gouvernement n’a pas été voté, il est probable qu’il y aura pour cela une co
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