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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1984-10-09, Collections de BAnQ.

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IQUAÛÎJL^ Pour vos Obligations d’Épargne du Canada Tasse & Associes Lmitee 879-2TOO Vol.LXXV — No 234 Partiellement nuageux.Max.: 15.(détail page 10) Montréal, mardi 9 octobre 1984 Côte-Nord.Abitibi à Gaspesie 45 cents: Nouveau-Brunswick 50 cents, îles-de-ia-Madeleine 90 cents 35 CENTS BILL DAVIS QUITTE LA POLITIQUE «Je me suis consacré à la réconciliation nationale» '1 f.TORONTO (PC) — Le premier ministre ontarien, M.Willam Davis, a annoncé hier qu’il abandonnait la politique.Premier ministre de la province depuis 1971, M.Davis a fait connaître sa décision, en fin d’après-midi, au cours d’une conférence de presse, à l’issue d’une réunion extraordinaire de son cabinet.Revenant d’un week-end à son chalet de la Baie géorgienne, il était arrivé à Queen’s Park en compagnie de son éjîouse, Kathleen, et de son fils aîné, NeU.Depuis plusieurs semaines déjà, la rumeur voulait que M.Davis s’interrogeait sur son avenir et qu’il ferait connaître sa décision lundi: ou il se retirait de la politique, ou il demeurait à la tête des conservateurs pour une élection, cet automne.L’homme politique de 55 ans a fait patienter les journalistes jusqu’à la dernière minute.Au cours de sa conférence de presse, M.Davis a indiqué qu’il demeurerait à son poste jusqu’à ce que les conservateurs tiennent un congrès à la direction, congrès qui devrait avoir lieu dès janvier 1985, a-t-il souhaité.« Il n’y a pas de façon plus digne ou plus efficace pour un homme de tirer profit de la portion la plus productive de son existence qu’en étant au service de ses concitoyens, a déclaré M.Davis, la voix chargée d’émotion.Sincèrement, je me sens honoré d’avoir eu le bonheur de travaUler pour la province et ses habitants».M.Davis a été élu pour la première fois à la législature en 1959.Après la départ de M.John Roberts, à la fin des années 1960, il est devenu le 18e premier ministre de l’Ontario.Il a remporté sa première élection en 1971 et, à deux reprises par la suite, soit en 1975 et 1977, il a mené les conservateurs à la victoire et à la formation d’un gouvernement minoritaire.Mais, à l’élection de mars 1981, les tories reprenaient la majorité des sièges et les dirigeants et stratèges du Voir page 14; Bill Davis , a'-* ¦m.‘%-, mm Les successeurs possibles i.’ —page 2 C'est avec émotion que le premier ministre de l’Ontario, M.Bill Davis, a annoncé hier son retrait de la vie politique après 25 ans comme député et 13 à la tête du gouvernement.Challenger a des difficultés Garneau prend des photos de Montréal HOUSTON (AFP) - La NASA ne saura qu’aujourd’hui si le satellite de télécommunications TDRS-A, qui sert notamment à relayer vers la terre les données du radar à images de la navette, est à nouveau opérationnel, a-t-on annoncé officiellement hier soir.Selon M.Jim Elliott, porte-parole du Centre spatial Goddard, situé en banlieue de Washington, ce n’est que dans le courant de la journée que l’on saura de façon certaine si la mémoire du mini-ordinateur du TDRS-A a bien engrangé les instructions qui lui ont été expédiées hier par la station de poursuite de White Sands, au Nouveau-Mexique, pour remplacer celles effaces le même jour.Le TDRS-A, qui est le satellite de télécommunications le plus lourd (2,2 tonnes) et le plus cher ($100 millions pour sa seule fabrication) jamais expédié dans l’espace, a été aveuglé par une violente bouffée de radiations cosmiques, ont expliqué de leur côté les spécialistes du Centre de contrôle de Houston, au Texas.Ce mystérieux phénomène, qui a vraisemblablement été provoqué par une éruption à la surface du soleil, a complètement effacé le programme du mini-ordinateur du TDRS-A, le rendant Voir page 14; Garneau Le débat présidentiel de dimanche Mondale l’emporte sur un Reagan plus hésitant MM.Reagan et Mondale saluent les journalistes après le débat de dimanche soir, à Louisville au Kentuckey.LOUISVILLE (Kentucky) (Reuter, AFP) — La Maison-Blanche a reconnu hier que le président Ronald Reagan avait été plus hésitant que d’habitude lors du débat télévisé qui l’a opposé dimanche soir au candidat démocrate Walter Mondale à Louisville, dans le Kentucky.Les premiers sondages réalisés dans les heures qui ont suivi le débat donnent M.Mondale vainqueur.Le président a été plus hésitant.Il n’est pas apparu aussi déterminé et aussi affirmatif que de coûtume, a déclaré hier James Baker, secrétaire général de la Maison-Blanche.Mais, a-t-il ajouté, « nous pensons que le président a gagné.» M.Baker a déclaré que ni le pré- Sondage: le PQ stagne à 23 %; le PLQ perd 11 points à 58 % Rebondissement imprévu de l’UN QUEBEC (PC) — L’opinion publique québécoise tient toujours en haute estime le premier ministre, M.René Lévesque, mais elle ne soutient guère son parti, le Parti québécois, et recherche du côté du Parti libéral et de l’Union nationale un changement de gouvernement.P2n effet, un sondage Sorecom, réalisé pour le compte du quotidien québécois Le Soleil révèle que le Parti québécois n’accroît pas sa clientèle même si son chef conserve une forte majorité (61 %) de la faveur populaire.Le PQ demeure stationnaire avec 23 % de l’intention de vote des électeurs, mais l’Union nationale, qui n’a aucun élu à l’Assemblée nationale, réalise des gains aux dépens du Parti libéral.La position du Parti québécois demeure inchangée par rapport à un autre sondage effectué au mois de mai.Le Parti libéral de M.Robert Bourassa a toutefois perdu 11 points au cours de la même période, passant de 69% à 58%.La grande surprise de ce sondage réside dans le rebondissement imprévu de l’Union nationale.En mai dernier, le parti dirigé par Jean-Marc Béliveau n’avait obtenu que sept pour cent des intentions de vote.Aujourd’hui, il passe à 18 % et se retrouve à seulement cinq points du Parti qué-Volr page 14; Sondage LE FINANCEMENT DES UNIVERSITÉS ¦ Les travaux (Je la commission parlementaire débutent au coeur d’une vive controverse M.Yves Bérubé LIA LÉVESQUE QUÉBEC (PC) — La commission parlementaire de l’Elducation et de la Main-d’oeuvre se penche à compter d’aujourd’hui sur l’épineux problème du financement des universités québécoises.Les travaux débutent au coeur d’une controvense qui divise les milieux gouvernementaux et universitaires sur deux problèmes principaux: la répartition des subventions entre établissements et le financement des clientèles additionnelles.La commission entendra, au cours des trois prochains jours, les porte-parole du ministère de l’Education (le ministre Yves Bérubé en tête), du Conseil des universités, de l’ANEQ (Association nationale des étudiants du Québec), de la CREPUQ (Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec), du RA EU (Rassemblement des associations étudiantes universitaires) et de la FA-PUQ ( Fédération des associations de pro-fe.sseurs d’universités du Québec).D’autres angles du problème seront aussi abordés, dont la participation du gouvernement fédéral au financement et l’existence de sources de revenus autres que les gouvernements.l>e problème est de taille : une enveloppe budgétaire de $895.9 miUions à par-Volr page 14; Lee univereltée M.Claude Ryan LE WEEK-END SPORTIF Les Padres, in extremis Les Padres de San Diego et les Tigers de Detroit seront les adversaires en Série mondiale.Les Padres, emmenés par Steve Garvey, ont créé une vive surprise en éliminant les Cubs de Chicago en cinq matches au terme d'une passionnante série de championnat.Les Tigers avaient eu beaucoup moins de mal à vaincre les Royals de Kansas City en trois parties.Les Tigers sont d'ailleurs favoris à 8 contre 5 pour enlever leur première Série mondiale depuis 1968.Les lanceurs partants pour le match de ce soir sont Jack Morris pour les Tigers et Mark Thurmond pour les Padres.Les gérants Dick Williams, des Padres, et Sparky Anderson, des Tigers n’en seront pas du reste à leur premier affrontement.Les Jack Morris Mark Thurmond sident Reagan ni M.Mondale n’avaient fait d’erreur sur les chiffres ou les faits.« Nous pensions que M.Mondale pouvait etre plus véhément qu’il ne l’a été », a-t-il ajouté.Plusieurs, même dans les rangs démocrates, reprochent à M.Mondale son style plutôt terne.« Je ne sais pas si j’ai gagné ou non », a reconnu pour sa part M.Reagan hier devant des admirateurs.« Mais je goûte le fruit de la victoire en me retrouvant parmi vous tous », a-t-il ajouté lors d’un discours électoral à Charlotte (Caroline du Nord).D’après un premier sondage, réalisé pour Newsweek auprès d’un échantillonnage de 379 électeurs, le Voir page 14; Mondale l’emporte deux gérants s’étalent en effet retrouvés une première fois à la Série mondiale en 1972, Williams à la tête des A’s d'OakIand, et Anderson à la barre des Reds de Cincinnati.Page 27.Le «nouveau» Canadien Une nouvelle saison de la Ligue nationale de hockey reprend jeudi et François Lemenu fait un tour d’horizon des 21 formations.Le Canadien, croit-il, poursuivra sa remontée commencée le printemps dernier même si l’équipe compte de jeunes éléments, notamment devant le filet et à la ligne bleue.De plus, notre chroniqueur décrit le nouveau visage de la LNH qui a bien changé au cours des 20 dernières années.Aujourd’hui, 20% des joueurs de la LNH ne sont pas Canadiens.Page 26.Payton devance Brown Le demi Walter Payton des Bears de Chicago est entré dans la légende de la LNF en abaissant le record de 12,312 verges gagnées au sol par l'illustre Jim Brown, dimanche.Payton vise maintenant le plateau des 15,000 verges.Sur la scène locale, les Roughriders de la Saskatchewan ont vaincu les Concordes 30-24.Page 27.LE DEVOIR ECONOMiaUE Cascades retourne sur le marché Moins de deux ans après avoir fait appel pour la première à l’épargne publique, et quelques mois après avoir fractionné le prix de l’action, Cascades inc.revient sur le marché avec une seconde émission d’actions, éligible également au Régime d'épargne-actions du Québec.Et, contrairement à ce que plusieurs pourraient croire, les experts estiment que cette nouvelle émission fera progresser le titre encore davantage sur les parquets.Page 15.Les mégalo-fusions font des heureux La plus récente fusion de sociétés géantes, celle de Nestlé et de Carnation, ont rapporté aux deux firmes de spécialistes qui ont conseillers les sociétés la somme de $22.8 millions US.Et ce montant est loin du record de $63 millions US obtenus par les conseillers de Gulf et de Standard Oil pour une opération similaire il y a quelques mois.L'importance de ces sommes commence à faire réfléchir les milieux financiers, d’autant plus que les entreprises ont de plus en plus recours aux fusions et que celle-ci mettent en cause des sommes apparemment sans limite.LE DEVOIR ÉCONOMIQUE entreprend aujourd'hui la publication d’une série sur cette question d'actualité.Page 15.L’automobile L'électronique a fait son apparition dans l’automobile au début des année 60 pour régulariser les alternateurs.Depuis, elle a envahi complètement nos véhicules qui deviendront bientôt de véritables ordinateurs roulants.Page 16.mil lllUll mit POUR LA RECONNAISSANCE DU DROIT AUX ORIGINES ET À L’INFORMATION PAR REINE LANDRY Fondatrice duMOUVEMENT RETROUVAILLES Stankjé les Editions internationales Alain Stanké , 2127, rue Guy, Montréal H3H.2L9 v«514)'935-7452 7316 14 ¦ Le Devoir, mardi 9 octobre 1984 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ^ Bill Davis parti étaient convaincus qu’une au tre victoire était chose faite, si M Davis demeurait à son poste pour une autre campagne Le premier mmistre a noté que, vu la position d’après lui extrêmement solide des conservateurs, il lui aurait été facile de tout simplement demeurer à son poste de leader des tones « Mais je crois qu’à long terme, c’est mieux manifester le sens des responsabilités que de céder ma place à la tête d’un parti dynamique et populaire à mon successeur qui aura alors amplement le temps de se faire apprécier comme nouveau lea der et, éventuellement, de fixer une date pour la prochaine élection, au moment de son choix avant le printemps de 1986 » M Davis n’a pas indiqué ce qu’il fera après avoir délaissé la politique Il a simplement noté qu’après « une certaine période de réflexion », il s’impliquerait avec ardeur dans la poursuite d’un but qui serait à la fois un défi et le préoccuperait tout entier De tous les premiers ministres provinciaux actuels, seul M Richard Hatfield, du Nouveau-Brunswick, occupe son poste depuis plus longtemps M Davis devient par ailleurs celui qui a dirigé l’Ontano le plus longuement, après le premier ministre hbéral Obver Mowat, qui a gouverné de 1872 à 18% « C’est avec regret que je vais quitter la politique », a déclaré M Davis « Tout au long de ma carrière, je me suis consacré sans répit et en toute sincérité à l’avènement de la réconciliation nationale et ce but a été partiellement attemt lors de la signature de l’accord tonstitutionnel » MM Davis et Hatfield ont été les seuls premiers ministres provinciaux a prendre parti pour le gouvernement bbéral de M Pierre 'Trudeau durant les rencontres qui ont conduit à la signature de l’entente constitutionnelle, en 1981 « Vous n’assistez pas à la fin d’une époque de l’histoire pohtique de l’Ontario, parce que ce n’est pas un être humain qui peut à lui seul délimiter une telle époque C’est plutôt le début d’une nouvelle façon de voir, la venue de nouveaux esprits et, peut-être, de nouvelles idéologies » 4 Les universités tager entre huit umversités et écoles reconnues, sans compter le réseau des umversités du Québec En plus des $895 9 milhons du budget de fonctionnement, les universités reçoivent un autre $44 milhons pour la rénovation et l’entretien Traditionnellement, les universités recevaient une subvention basée sur une référence datant de 1%9-70 Depuis, la formule a été adaptée, indexée, mais jamais révisée Le gouvernement, qui reconnaît que la formule donne heu à maintes injustices, a décidé de réviser ce mode de financement, en commençant dès 1984-85 avec une première phase de réaménagement des ressources financières De façon générale, le gouvernement compte effectuer une ponction dans le budget réservé aux universités « surfinancées » — particulièrement l’Université du Québec — et répartir ce montant entre lés institutions sous-financées Les bénéfi Claires deviendraient les universités Bishop ($111,000 de plus), Concordia ($2 2 millions) et McGill ($4 4 millions) L’Université de Montréal est aussi considérée comme sous-fman-cée L’Université du Québec, par contre, perdrait à elle seule $6.2 milhons au cours des trois prochaines années.L’institution refuse catégonquement un tel chambardement du mode de financement, qui mettrait la quahté de son enseignement en pénl, selon elle Le Conseil des universités a déjà demandé au gouvernement de réviser sa politique de compressions budgétaires pour 1984-85 et d’ajouter à Tenveloppe globale un montant mi-mmum de $115 milhons En plus de la répartition des subventions entre établissements se pose également le problème du financement des chentèles additionnelles Alors qu’en 1978-79, la chentèle um-versitaire s’établissait à 117,000 étudiants, celle de 1984-85 attemt 147,000 L’université est devenue plus populaire que jamais Pourtant, la part des subventions aux umversités dans le budget global du gouvernement est passée durant cette pénode de 4 6 à 34% Actuellement, les seules chentèles additionnelles financées par le gouvernement sont celles des disciphnes axées sur le virage technologique Loin de représenter de l’argent neuf, cette somme est prélevée dans Tenveloppe globale Les umversités cntiquent particu-Uèrement l’imposition par le gouvernement de ses propres critères dans la subvention des chentèles additionnelles On l’accuse de privilégier des disciphnes scientifiques aux dépens des sciences humâmes et d’agir sans consulter S’ajoute fmalement à ces htiges la question de la participation du fédéral au financement des universités Le gouvernement hbéraL avant sa défaite, s’apprêtait à adopter le projet de loi C-12, qm rendait Toctroi de subventions conditionnel à Tétabhs-sement de normes pan-canadiennes concernant l’enseignement universitaire Plusieurs intervenants, de même que l’opposition libérale à l’Assemblée nationale, avaient dénoncé cette façon de faire du fédéral qui, selon le critique en matière d’Education Claude Ryan, constituait une « mtru-sion poussée du fédéral » dans une juridiction provmciale ^ Sondage bécois Plus des deux tiers des électeurs estiment que le changement de gouvernement constituerait une «excellente» ou une «bonne chose» Même parmi les péquistes, le goût du changement a atteint 34 % des répondants, contre 35 % des péquistes qui ne le souhaitent pas Les résultats de ce sondage, mené auprès de 1,735 personnes dans les diverses régions administratives du Québec entre le 14 et le 26 septembre, donc après les élections canadiennes du 4 septembre, ont été pu-bhés en fm de semaine La proportion des mdécis s’accroît considérablement de mai à septembre, passant de 14 à 23 % La baisse de populanté du Parti h-béral a été à peu près uniforme sur l’ensemble du territoire C’est dans la région de Montréal que le PLQ demeure le plus fort avec 60 % des intentions de vote, tandis que le PQ se maintient à 24 % et que TU N y enregistre son plus bas score, soit 14 % Dans la région de Québec, les libéraux sont à 58 %, les péquistes à 20% et les umomstes à 21% Le Parti québécois est davantage en difficulté dans la Mauricie, les Cantons de TEst et TOutaouais, où ü ne récolte que 15 % comparativement à 61 % pour le PLQ et 24 % pour TU N C’est dans les régions périphériques du Bas-du-Fleuve, de la Gaspé-sie, du Saguenay, du Lac-Samt-Jean, de la Côte-Nord, du Nouveau-Québec et de TAbitibi que le PQ s’en tire le mieux avec 29 % des intentions de vote Le PLQ et TUN recueillent respectivement 47 % et 22 % dans ces régions Le sondage révèle d’autre part que le premier ministre, M René Lévesque demeure toujours très populaire, beaucoup plus que son parti Près de 61 % des répondants affirment être «satisfaits» ou «très satis faits» de sa performance contre 44 % d’insatisfaits Si M Lévesque devait quitter la di-rection du Parti québécois, M Pierre-Marc Johnson, ministre de la Justice et des affaires intergouvernementales canadiennes, jouirait d’une confortable avance sur d’autres candidats Près d’un Québécois sur deux (44 %) le juge apte à remplacer M Lévesque Parmi les péquistes, M Johnson recueille un appui de 46 %, M Jacques Parizeau, 12 %, Mme Lise Payette, 11 % et M Bernard Landry, 7%.M Johnson pourrait-il renverser la tendance en faveur du Parti qué bécois’' Le sondage indique que le PQ recueille alors 20 % des inten tions de vote, le Parti hMral, 35 % et T U mon nationale 9 % La proportion des indécis reste considérable à 32% Commentant les résultats de ce sondage, le chef de T U mon nationale, Jean-Marc Béliveau, a dit y voir la preuve que les Québécois recherchent «une troisième voie» «C’est notre travail à la base, mené dans l’ombre mais avec efficacité, qui produit des résultats,» a-t-il affirmé ^ Garneau complètement impotent, ont-ils ajouté Faute de pouvoir relayer les précieuses données recueilhes par le radar à images SIR-B (Shuttle Imaging Radar) de Challenger, l’équipage les a enregistrées à bord, sur des machmes spéciales Ces informations, attendues avec impatience par des milliers de géologues et d’archéologues dans le monde entier, seront expédiées en grappe sur la terre dès que le TDRS-A fonctionnera à nouveau Les spécialistes de Houston souh-gnent que ce n’est pas la première fois que le TDRS-A ou d’autres satellites du même genre sont ainsi neu tralisés par des éruptions solaires Ils insistent sur le fait qu’ils ont toujours été en mesure, dans le passé, de reconstituer le programme de ces satellites et qu’aucune des données du SIR-B n’a été perdue En attendant un retour à la normale, la NASA a demandé à l’armée de Tair américaine de lui prêter le concours de quatre de ses stations de poursuite pour rester en contact avec le vaisseau spatial, qui tourne autour de la terre à une altitude de quelque 219 km La NASA a d’autre part annoncé hier soir que les tempCTatures supérieures à la normale — 33 degrés centigrades au heu de 27 à 28 degrés — enregistrées dans la journée dans la cabine de Challenger étaient dues à une panne, sans gravité, d’un système de refroidissement On a l’impression d’être à Houston à la fin du mois d’août, a déclaré en plaisantant le commandant de bord Robert Crippen dans une communication avec Houston Difficultés et problèmes à bord de la navette spatiale Challenger n’ont pas empêché l’astronaute canadien Marc Garneau de poursuivre avec dihgence et succès la mission qui lui avait été impartie Dans la journée d’hier, Tofficier des forces navales canadiennes a reçu, en même temps qu’un pro gramme de travail révisé, deux mes-sagespersonnels Tun du Centre de contrôle, lui souhaitant une bonne fête pour l’Action de grâce et l’autre (avec un léger retard), de son épouse Jacqueline qui lui souhaitait un « heureux llème anniversaire » Le couple célébrait samedi, en effeL son llème anniversaire de manage Avant de donner au Centre Æ con trôle son rapport technique, Marc Garneau a renvoyé au sol le même message à sa femme « Je désire souhaiter à ma femme un heureux anmversaire », dit-iL Un des succès enregistrés par Garneau et qui intéresse particuhè rement le pubhc canadien, a été une photo radar de la ville de Montréal prise de la navette « Nous avons eu un coup de pot », a déclaré le Dr Shelby Tilford, qui est en charge du projet international de photo radar à la NASA « C’est tellement précis que Ton peut y distmguer les ponts », dit-il Le Centre de contrôle a fait savoir à Garneau que la photo de Montréal faisait apparaître des détails « exquis» « J’en SUIS heureux », a répondu Garneau Les scientifiques canadiens au sol se sont mis en devoir, dimanche soir, de remanier le programme de travail de l’astronaute canadien Cela leur a pris quatre heures, aux termes desquelles on affirmait que la première mission spatiale canadienne sera en mesure d’accomphr tous ses objectifs Garneau étudie les problèmes de l’adaptation de l’homme dans l’Espace Il prend des photos et des bandes video qui devraient permettre d’améliorer la technologie spatiale et de développer les connaissances scientifiques sur la haute atmosphère En fait, a dit M Karl Doetsch, directeur du programme spatial du Conseil canadien de la recherche, Garneau s’est surpassé au cours du week-end II a fait des observations imprévues sur l’aurore australe ^ Mondaie i’emporte candidat démocrate Ta emporté avec 56 % d’opimons favorables contre 35% au Résident sortant La majorité des personnes interrogées après le débat ont trouvé M Mondaie « plus confiant et plus sûr de lui » et également « plus réfléchi et mieux informé » que M Reagan D’un autre côté, la plupart ont es timé que te président « reflétait mieux les pomts de vue du pubhc » et était « mieux capable de régler les problèmes du pays » Quelque 60 % des personnes interrogées étaient partisans de M Reagan , 38 % de M Mondaie Selon un autre sondage réahsé par les responsables de la campagne de M Mondaie, 52 % des personnes interrogées donnent ce dernier vainqueur contre 32 % pour le président Reagan Pour Jim Johnson, directeur de la campagne du candidat démocrate, le débat de Louisville marquera la percée de M Mondaie Le débat de dimanche soir restera comme un tournant dans la campa gne, et marquera le moment où M Mondaie a renversé la situation à son avantage avant de remporter les présidentielles, a ajouté M Johnson Au cours de ce débat d’une heure et demie, suivi par quelque 120 millions de personnes, les deux candidats ont évoqué les principaux dossiers de pohtique intérieure déficit Les faits saillants des 13 années de gouvernement Davis TORONTO (PC) - Faits saillants des 13 années au cours desquelles M William Davis a été premier ministre de TOntano ¦ En juin 1971, peu après son accession au pouvoir, il annonce que la province ne financerait plus la poursuite de la construction de l’autoroute Spadina qui devait aboutir au centre de Toronto, mettant ainsi fin à un projet qui, jusque-là, avait déjà coûté près de ^0 milhons Cette décision, applaudie par les partis de l’opposition et les ha bitants du centre-ville, a suscité le courroux des autorités municipales du Toronto métropolitain, qui souhaitaient avoir une nouvelle grande artère débouchant au centre ville ¦ Une législation est votée en 1975 limitant les majorations de loyers à 6 % par année Toute majoration dépassant cette limite est sujette a l’approbation d’une commission des loyers nommée par le gouvernement Cette légis lation qui avait mécontenté les propnétaires, est actuellement en cours de révision par une commission ad hoc ¦ Vers la fin 1981 la province achète pour $650 millions 25 p c des actions de Suncor Inc, société pétrolière américaine M Davis exphque alors que cette décision sans précédent donne à la province « une fenêtre sur l’industrie» L’opposition libérale affirme que le gouvernement ne récupérera jamais ces fonds et qu’il ne dispose d’aucun contrôle sur la compagme ¦ Au cours des quelques mois qui ont précédé l’entente constitu tionnelle de 1981, M Dàvis joue un rôle de premier plan II apporte son soutien au premier ministre Pierre Trudeau et s’efforce de convaincre les huit premiers ministres provinciaux qui s’y opposaient de revenir sur leur decision Seul M René Lévesque, premier ministre du Québec, refuse de suivre Par la suite, M Davis devait dire de lui-même qu’il avait servi < d’intermédiaire » dans les négociations ¦ ^rès de vives controverses, une législation est votée en décembre 1982 limitant à 5 % les augmentations de salaires d^ la fonction publique ontarienne Les syndicats et les néo-démocrates s’y opposent avec véhémence Un an plus tard, un amendement à cette législation limite à 5 % les contributions de la province aux augmentations des salaires des travailleurs des hôpitaux, des écoles, des universités et des muni cipahtés ¦ Par une décision extraordinaire, la provmce se saisit en janvier 1983 de trois compagnies de fiducie qui avaient accordé des prêts en troisième hypothèque dans une transaction fumeuse portant sur quelque 11,000 appartements à Toronto Une commission composée de trois experts étudie actuellement le rôle joué dans cette affaire par les institutions financières ontanennes ¦ Rompant avec la tradition, M Davis annonce en juin 1984 l’extension du financement à même les fonds publics de la llème à la 13ème année d’étude dans le réseau des écoles privées de TOntano II revenait ainsi sur une déclaration faite en 1971, peu après son accession au pouvoir, annonçant alors que les écoles privées ne recevraient aucune subvention supplémentaire ¦ En août 1984, M Davis apporte officiellement son soutien au leader conservateur Brian Mulroney, mais rejette la requête de ce dermer qui lui demandait de proclamer officiellement bilmgue la province de TOntano II avait déjà rejeté à plusieurs reprises une requête similaire faite par M Trudeau, en faisant valoir qu’il craignait, le cas échéant, les réactions de la majonté anglophone et souhgnant que son gouvernement avait déjà, au cours des récentes années, améhoré les services aux francophones dans les domaines de l’éducation, de la justice et de la fonction pubhque budgétaire, impôts, avortement et rehgion M Mondaie a accusé le président Reagan de n’avom amorcé la relance économique que grâce à un important déficit budgétaire et à une réduction des programmes sociaux Le président répubhcam a accusé son adversaire de n’avou* aucun plan pour équilibrer le budget et d’avoir seulement un projet d’augmentation des impôts II a noté qu’il avait tenu sa promesse de remettre le pays sur le chemin de la prospérité et il a tenté d’associer M Mondaie, vice-président sous Tex-président Jimmy Carter, à l’échec de la pohtique de ce dermer Alors que le débat était théoriquement hmité aux dossiers de pohtique intérieure, un quart d’heure après le début, M Mondaie a évoqué les trois attentats, dont les Américains basés à Beyrouth ont été victimes, laissant entendre qu’il y avait eu négligence de la part de la Maison-Blanche Le candidat démocrate a également critiqué le fait que le président ne soit pas parvenu à un accord sur le désarmement avec l’URSS M Reagan a répondu qu’il avait tenu sa promesse de 1980 de renforcer la dé fense des Etats-Unis et d’oeuvrer ensuite en faveur du désarmement (À Rio de Janeiro, l’ancien président Carter, qui a suivi le débat depuis sa chambre d’hôtel, a déclaré que M Mondaie était sorti manifestement vainqueur du débat Le président Reagan a évité les principales questions, en particuher le problème du déficit budgétaire, a déclaré Tan-cien chef de l’exécutif ) Rayonnant après le verdict quasi unanime des experts, qui Tont proclamé vainqueur de son premier face à face avec un Ronald Reagan un peu cnspé, le candidat démocrate lançait hier à New York un « blitzkrieg » de cmq jours dans la cemture des grands Etats mdustnels du nord est où se trouvent le tiers des électeurs Le président Reagan n’allait pas lui non plus négliger le « Colombus Day » et le symbole qu’il constitue pour la place des immigrants itahens dans la société américaine Phis de sept millions et demi de piêts à la consommation ont été approuvés par nos diiecteiiis demande! 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