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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 12 octobre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-10-12, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE-No.239 ABONNEMENTS: Edition Quotidienne î canada et états unis.no •nion postale.HZ Edition Hebdomadaire : CANADA .ffi-i ETATS-UNIS.’ .ONION POSTALE .* (H> MONTREAL, JEUDI 12 OCTOBRE, I9H Diredteur : HENRI BOURASSA DEVOIR UN SOU LE NUMERO Rédaction et AdminiAratiom 71.à £ SAINT-JACQUES ^’TIIEAL.TELEPHO^ ADMINISl %r ION: Mda 7461 REDACTIO, .Main 7460 FAIS CE QUE DOIS l UNE LEÇON DU RECENSEMENT Lo recensement de la population canadienne, pour 1911, n-a pas I fi resu,tats qu en attendaient nos gouvernants.Le ministre l’L u S’ tp, J- D.La Tuberculose CONFERENCE DE M.LE Dr J.GAUVREAU La Gazette dit ec matin dans une de ses dépêches d’Ottawa: U y a un fauteuil de sénateur vacant, dans le Manitoba, depuis la mort du sénateur Chevrier, et il pourrait échoir à M.Haggart, quoique cette nomination semble appartenir aux Manitobains de langue française et que l’hon.M.A.Larivière, autrefois député de Provencher, la désire.” àl.Haggart, dont, parle cette dépêche, est un avocat conservateur de Winnipeg, élu récemment pour la seconde fois député de cette ville et prêt à abandonner son mandat afin de faire place à M.Rogers, le nouveau ministre de l’Intérieur.qui n’a pas encore do siège à la Chambre des Communes.M.Haggart est libre de démissionner; et M.Rogers est libre de prendre sa place.Mais il ne faudrait pas que ce changement se fît aux dépens de la population française du Manitoba, et qu’elle perdît, en cette occasion, le seul représentant qu’elle a à la Chambre Haute.Ce ne serait pas juste.La minorité manitobaine n’a rien à sacrifier pour permettre à M.Rogers d’entrer au parlement fédéral.et.à M.Haggart d’entrer au sénat.Nous espérons que le nouveau ministère ne fera pas l’erreur que certains des nôtres, au Manitoba, ont commise en n’élisant pas à la Chambre des Communes M.Bleau, le seul Canadien-français qui se portait candidat dans cette province.Sur le Pont d’Avignon.Le “Singe”,—né le “Canada”, — croit bien que nous u ’avons rien inventé, sinon le genre gavroche.Les gavroches ont tout de môme parfois plus d’esprit que les earotteurs.Le “Singe” ne nous a pas encore dit pourquoi M.Laurier a amené Sam.Hughes à Londres, l’été dernier, aux frais du pays.M.le l>r.J.Gauvreau, régis-traire du collège des Médecins et Chirurgiens de la province, médecin au dispensaire de l’Enfant-Jcsus, vient de publier la conférence sur la Tuberculose qu'il a faite, la dernière fois, dans le sous-sol de l’église St-Jean-Bap-liste.le soir du 27 juin dernier, quelques minutes avant l’incendie qui détruisit ce temple.Dans quelques jours, cette plaquette de trente pages sera en vente au prix de 10 sous chez tous les libraires.C’est aux mères canadiennes-françaises que M.Gauvreau dédie son travail.Avec lui, c’est aux mères canadiennes-françaises que nous disons: Prenez et lisez.Sous une forme claire, débarrassée de toute technologie médicale, avec la délicatesse qu’exigent certains pointe,dans une rédaction énergique qui ne laisse subsister aucun équivoque, l’auteur dit ce qu’est la tuberculose et le devoir qui incombe à tout le monde de se protéger et de protéger les autres contre la terrible maladie.Le Dr Gauvreau fait remarquer avec beaucoup de raison, que pour connaître toutes les victimes de la tuberculose, il faut compter non seulement les poitrinaires, mais encore à peu près tous ceux qui, ne toussant pas, sont bossus, boiteux, porteurs de glandes au cou, de végétations dans la gorge, de tumeurs au ventre ou ailleurs, etc., etc.On ne saurait trop y insister: la tuberculose est une maladie guérissable, à condition qu’on ne lui permette pas d’étendre ses ravages.Le traitement est simple puisqu’il ne demande pas de médicaments: il ne faut que du repos, de la suralimentation, de l’air pur.Cela peut s’obtenir chez soi.11 est toujours facile de Laisser une fenêtre ouverte, même en hiver, et la mode n’est plus aux doubles rideaux et aux portières épaisses masquant les fenêtres.Fred.PELLETIER.Le “Devoir” n’a pas exprimé “son entière satisfaction do la composition du ministère Borden”, comme l’écrit le “Singe”.Le “Devoir” n’a fait que constater que M.Bordcn a rendu justice à Québec.Que le “Singe” nous parle-donc de.Sir Henry Joly de Lotbinière, un Suisse protestant, qui représentant les Canadiens-français dans le premier cabinet Laurier.Quels étaient “les quatre membres eanadiens-frauçais du cabinet Laurier”, Messieurs du “Singe” î M.Laurier, M.Lemieux, M.BéJand .et puis l’autre ?Est-ce M.Bureau qui ue pouvait assister aux séances du ministère et restait à la porte pour attendre qu’on voulût bien lui donner les nouvelles, une fois la séance finie ?Notre page féminine A toutes les lectrices du Devoir, nous consvilions aujourd’hui de lire attentivement la page que nous publions à leur intention.Nous accueillerons avec plaisir, pour les transmettre à notre excellente collaboratrice, les suggestions qu’elles voudraient nous faire à propos de leur page.Et nous leur promettons que notre collabora trice en tiendra compte dans la mesure du possi-,bi«.Le “Singe”, étourdi comme tous les singes, se trompe parfois aussi, comme eux.Ainsi, quand il parle du .Dr Rcii, comme, “l’un des plus féroces mangeurs de Canadiens-Français”.Le “Singe” le confond avec, le Dr Edwards, oui n’est pas ministre et n’a, rien à faire dans le ministère.Le “Devoir” n’a pas fa.t de compromis, ni “honorable”, ni déshonorant.Et si le cabinet Borden méconnaît les droits des minorités ]c “S'u-ge” verra que nous réclamons avec d‘autant plus de force que rien ne.nous lie au gouvernement, tandis que, lui, il attend toujours sa botte de carottes avant de marcher.Le “Singe” ne peut supposer que nous donnions justice à M.Bordcn sans crier que nous sommes à la croche.Ne craignez rien, M.le ouistiti, nous ne prendrons pas votre place ni ods de,s autres.Pas de crèche pour nous.Nous savons nous tenir debout.Un mot au gorille qui gno Juvé-nal, an “Binge”.M.Laurier savait “comment io colonel Hughes a parlé de notre clergé et de notre religion, “et ça ne l’a pas empêché de l’amener à Londres.Qu’en pensez-vous?Le “Canada” ne devieut pas journal du soir.C’est le “Bingo” qui nous l’apprend.Et le “Singe” en sait quelque chose, puisqu’il s’est glissé dans la vieille peau du ‘‘Canada”.S’il y a quelque chose au "Devoir” dont, le “Canada” ait envie, qu’til ne se gêne pas ; il n’a qu’à le prendre.Ces ex-mimsiéiieLs, ils s’imaginent encore que tout leur appartient et qu’ils n’ont qu’à le prendre ! Une vilaine habitude do crèche, voyez-vous.La “Presse” écrit candidement en parlant de nous: “Nous ue pouvons toujours pas les appeler nos consoeurs”.• Elle a raison.Nous ne sommes pas îles “Presses!” L’Empress est signalé LE GOUVERNEUR-GENERAL SERA A QUEBEC CE SOIR.(Spécial au “Devoir”) Québec, 12.— L’“ Empress of Ireland sur lequel 8.A.R.le duc de Connaught a pris passage, a été signalé à la Pointe au Père, ce matin à S heures 45.Il sera ici ce soir entre 6 et 7 heu- Los nations doivent-elles con-] tinner de s’armer énormément pour lest guerres futures, et la guerre n’est-elle pas un reste de barbarie en voie de disparaître de l'univers!” Telle est la question grave que se posent actuellement les philo sophes, les soeiologues, les hommes politiques et les écrivains de tous les pays.Les uns favorisent le pacifisme à outrance, le désarmement général, la mise au rancart des années et des flottes, le nivellement des forteresses et l’abolition des frontières internationales.Et, parmi ees gens, l’on trouve, ou des illusionnés qui parlent de la paix-universelle, de l'accolade générale des nations .ou des agitateurs qui tentent de soulever le peuple contre le militarisme à outrance, puis contre l’ordre établi dans les pays, grâce à l’armée, nécessaire en maintes circonstances.Ces deux catégories de gens semblent partir du même point, mais, en réalité, les uns ont vraiment un mobile louable, l’amour de la paix, tandis que les autres s'emploient à soulever les pires préjugés contre tout ce qu’il y a de militaire dans l'univers.Ils veulent, eux, “le chambardement générai.” Il existe, par ailleurs, toute une classe d’hommes d’Etat, de sociologues et de savants qui glorifient la guerre, en font une divin té à laquelle ils tressent des coure une s, et qui, de plein gré ou par Ignorance, poussent, au simple bénéfice des constructeurs de navires ou des fondeurs de canons, les peuples dans des armements insensés et sous le poids desquels fléchissent et s’écrasent déjà des nations, hier riches et prospères.* Un écrivain anglais, M.Norman Angell, publiait, l’an dernier, un volume qui a fait beaucoup de bruit dans les cercles diplomatiques européens, et où il examine sous ses différents aspects la question des armements et du désarmement.Il l’a surtout fait nu Point de vue anglo-allemand, mais comme Je constate récemment M.J Bourdeau, dans Je Journal des Débats, ce livre s’applique aussi aux différends franco-allemands, et partant, à toute la question des armements en Europe.Gomme le Canada fait partie de l’Empire anglais, ce livre est pour nous d’un intérêt actuel.Et il convient de résumer la thèse neuve et intéressante de M.Angell.Comme l’explique à sa suite M.Bourdeau, ‘‘chaque nation arme pour sa defense.Elle suppose que d’autres nations ont intérêt à l’attaquer.Jamais les Etats civilisés n’ont disposé d’armées et de marines si formidables, n’ont consacré à leur entretien, à leur accroissement des budgets si ruineux.H faudra bien qu’un jour cette concurrence s’arrête, soit par un désarmement ' simultané, soil après un conflit qui réduirait l’adversaire à une infériorité marquée.” Cette leonception d’Etats respectés et, prospères parce qu’ils ont des moyens de défense prodigieux et presque s insurpassablos, est fausse, au dire de M.Angell, puisqu'elle a pour principe que ‘‘la force prime le droit”, selon la théorie bismarckienne, et que les nations ne sont riches que si elles sont puissantes.Elle origine aussi “d’un impérialisme de proie d’une volonté de puissance, de domination et d’extension coloniale’' dont l’Allemagne, entr'autres nations, nous donne des exemples quotidiens.Et c’est chez elle que M.Angell a trouvé un conseiller d’empire, tellement imbu de pangermanisme, qu’il prophétise l’absorption de 1 ’ Autriche-Hongrie, des Balkans, de la Turquie, d’une part, et.de l’autre, de.la Belgique et du Nord de la France, dans le grand-tout allemand.L’auteur anglais affirme que cette thèse de la force brutale dominatrice du monde, si elle fut vraie dans le passé, ne l’est plus aujourd 'hui et ne le sera plus jamais.Autrefois, d’après les anciens historiens, Rome, par exemple, après une conquête, partageait les provinces vaincues entre les soldais conquérante, prélevait, de formidables impôts qu’elle versait dans ses coffres, et dépouillait la nation défaite de toutes ses richesses.L’univers était alors constitué comme d’un certain nombre de compartimente étanches; et la guerre pouvait en anéantir un sans que les autres en ressentissent le moindre inconvénient.Tl n’en est plus ainsi aujourd’hui: et.comme l’écrit M.Bourdeau, ‘‘permanente au début, la guerre est devenue une occurrence rare ri singulière, dont les résultats sont incomplets, peu décisifs et chèrement achetés.” Et, qui plus est, la facilité, la rapidité des communicatioES modaiv.nés “ont créé un enchevêtrement bien plus délicat, bien plus étroit et compliqué du système de crédit et de banque et rendu les probU mes de la politique international' contemporaine profondément dii-férents de ceux d’autrefois, bien que les principes et les traditions du passé survivent.” Les grau des capitales du monde, — ainsi Londres, New-York, Paris, Berlin Vienne, — dépendent plus les unes des autres et sont maintenant plio intimement liées ensemble qu’elles ne le sont à d’autres villes cons truites dans le pays même où eo capitale* existent.Et voilà corn ment il se fait, par exemple, que parce que Paris et Berlin n’ont pas voulu la guerre, nuisible aux intérêts financiers des deux pays l’Allemagne et la France n’ont pas osé se Inneer, il y a quelques semaines, l’ultimatum final.• WW M.Angell affirme que la puissance politique et militaire n'ex eree aujourd’hui aucune influent* réelle sur le commerce, et cite au soutien de sa.thèse la Suisse, la Suisse, la Hollande, la Belgique, le Danemark, relativement plus prospères, quoique faiblement ar niés, que l’Allemagne et la Grau do-Bretagne, qui, ‘‘eût-elle cinquante dreadnoughts, ne vendrail pas un canif ni un rasoir de plus.' Et M.Bourdeau, commentant M Angell, rappelle qne “la rente des petits Etats atteint un taux plus élevé que celle des grands empi res.” Aussi bien, l’agressivité, l’or guell.l’ambition, la vengeance, s elles sont encore, au dire de l’au teur anglais, des mobiles humain* individuels ou collectifs, ne le son plus au même degré que jadis.Et la lutte de l’homme contre la na lure, pour lui ravir ses secrets est tout aussi grande, héroïque et créatrice de courage et d’énergie volontaire, que l’est, la guerre en tre les nations.An surplus, M.Angell constate que les nations let plus belliqueuses, présentement,— ainsi, le Maroc, St-Domingue, b Nicaragua, le Vénézuéla,—“ ne sont pas celles qui marchent à le, fete de la civilisation” et que l’Espagne, depuis sa défaite de?Philippines et la perte de Cuba, a vu ses litre* de rente monter au double de leur valeur, sur les mar ehés de la finance.Ainsi donc, le progrès, sans abo lir totalement la guerre, en a pro fondement modifié le caractère, ; tel point que le prétendu droit d’imposer des croyances religieuses différentes au vaincu n’exisL plus, et que, — vu les relations financières des pays entre eux, et la repercussion, dans tout le régime européen, d une baisse survenue à la Bourse de Londres ou de Pa-r‘s’ — même l’imposition d’un, indemnité de guerre deviendrait aujourd'hui une opération diffiei-el, d'un douteux profit; balane, par des pertes." Ceci ne prouve-t-il pa.s que la civilisation a dimi nué l’importance de la force phy sique dans les affaires humaines et que la force n’est plus aujourd’hui aussi puissante qu'elle le fut naguère?Au reste, les luttes de classes dans un même pays, puis le fait que le capital et le travail de viennent cosmopolites, et la rapidité la fréquence, la facilité avec le* quelles divers groupes d’hommes ethniquement et nationaleineni différents, échangent leurs idées leurs théories, et même leurs ea piteux, tout ceci, comme le cous tate, à la.suite de M.Angell, M Bourdeau, font que les Etats me dernes perdent de leur hoinogé nité, et que si les frontières exi tout encore, on ne regarde plus b force brutale comme seule,ni menu comme principale directrice des actes des nations.Avant de pivi dre les armes, elles se sentent maintenant moins sûres de retirei du conflit des avantages au moins équivalents aux pertes matérielles qu’elles y font, qu’elles vainquent ou qu’elles soient vaincues; et ceci les fait hésiter à tel poin: qu’elles abandonnent de plus er plus, de nos jours, l’idée de la ba taille /pour chercher des solution! pacifiques à leurs différends.* • * Mais il ne faut pas conclure d( tout cela, écrit en terminant sot livre, M.Angell, que le problènu des armements est résolu, et qu’i faut tout de suite désarmer.Um eh ose subsiste, ‘‘la grande Mu sion dos peuples, qui est de croir, que le fer et le feu seuls les sou regardent, alors que la force di crédit universel seule musèle le.canons.” 11 faut éelairer.en vin de l’avenir, l’opinion des peuples et leur faire comprendre que ci qui, hier encore, était “le nerf d, la guerre” sera demain,—et ci “demain” semble encore biei loin, hélas! — l’auxiliaire de 1; paix générale "le pacificateur.” Fsul MOREAU, vc.vuiN, Jeuur.\i Uctobre 191 (.LE MONDE POLITIQUE | BARGAIN pour VENsSKiET t.t-r ELECTIONS PARTIELLES POUR LA REELECTION DES MINIS TRES DU GOUVERNEMENT BORDEN AURONT LIEU LE 1er NO VEMBBE; LA NOMINATION EST FIXEE AU 25 OCTOBRE — DBS MESURES SERONT PRISES POUR PAYER LES FONCTIONNAIRES LES ELECTIONS GENERALES A LA LEGISLATURE D ONTARIO AURONT LIEU AU COMMENCEMENT DE DECEMBRE.— NOU VELLES DIVERSES.ETOFFE A MANTEAU A $1.49 En drap.foulée.rïiHrin.brun.tweed diagonal, beaver et serge Couleurs bleu-vert, rouge et Valeur de $1.75 T/ES KLECT IONS PA K 1 1 EU.ES Ottawa.VI.E bn ts viennent d'être émis pour les élection» partielles dans les comtés représenter p&r l'** rnembres du gouvernement Borden qui ont été élus b* -1 septembre et qui ont accepté des portefeuilles.< • sont MM.Borden.Monk.Doherty, Pelletier.\antel, Foster, Reid, ( rotber et HiUghes.La nomination aura lieu ie iîô octobre et le scrutin | |/hon.lames Howden démissionne J icornin.- secrétaire provircial pour deve jj nir procureur-général.1/hor.fleorge R.Caldwell, ministre de F éducation, et I bon.Hugh Ann-| strong, trégorier provincial, gardent leurs portefeuilles actuels.George Lawrenee devient ministre de j j Rni he b \griculture et de l’immigration, à ht .j ’ ^ encore rien de décidé au -u ici des sièges qui seront attribués û MM.iïazen, Cochrane.Mhite et Rogers Il est probable que M.Ilazen se pre->mtcra dans la ville et le comte de Saint-dean et que M.Daniel scr^ nommé sénateur.Il est aussi a peu près j j ¦ décidé que Ebon.Al.Rogers sera candidat dans un comté du Manitoba et qu’il n’ira pas dans la Saskatchewan.On dit que le siège dUUU Kn.vel, s logements, loués $072 membres du régiment se sont distingués brun J lemiin.en cette occasion.__ — (“est mercredi prochain que corn- SwrUUU mène era le travail de recrutement pour remplir les cadres.Il y a quelques \ i-, J2«400 ','1* loué* $306.les mais on ne peut déliter qu’ils se'-' chrIHTOPTîK COLOMB, R beaux finis $14,000 ____________ $5,500~Rt'yer-iL-üa,,• $5,000 —Berri prés Mont-Roya', 4 flats.Marquette, t beaux logements comptant $1,000.Ment Royal, près Saint Denis.Comptant $1.000.GIROUX.LUCIEN.NOTAIRE,, édifice Saint-Charles.43 St-Gabri»l.Ték Main 2785.Résidence 405 Duluth.Est.Tél.St-Louis 3585.Argent à prltar.Réglement de succession, à LEMIRE, JOSEPHS., L.L.L.No-TAIRE PUBLIC, de Lighth 11 et Light-hall, 303 Edifice Barque de Québec.Tél.Main 531.Bureau êu soir, 198 Versailles, Tél.Bell Up Town 1671.Prêts sur hypothèques, règlement et administration de succession*.ront bientôt comblés grâce à l’cnthou sismo que manifestent nos concitoyens A l'égard du 65e régiment.comptant $üoo.Résidence, 1186 Berri, Bell St Louis, 319.7—10—12.PRETS SUR HYPOTHEQUES depuis $500.00 .$100,000.00 et au-delà.Achats do créances immobilières.S’adresser à A.D.JOBIN, Notaire et commissaire.Edifice de la Banque ’éovinciale, 7 Place d’Armes, Mo itréal.DENTISTES GENDREAU & GI NDREAU.Chirur- êiens-Dentistes.117 Saint-Déni», coin ‘orchesttr.YM.Bell Est 2916.Dr J.O.A.Gendreau Dr Conrad Gendreau.A NOS AMIS Le “Devoir” est outillé pour faire des impressions dans tous les genres.Ouvrage garanti.\ LE DEVOIR, Jeudi, 12 Octobre 191' 3 La ville de Québec fait ses adieux à Lord Grey Brillante démonstration à THotel de Ville de la Capitale Provinciale LES DISCOURS De Son Honneur le maire Drouin et de Son Excellence le Gouverneur=Général (Spécial au ‘"Devoir”) Québec, 12 octobre.— La popuia-;ion de Queoee a fait ses adieux à Leurs Excellences Lord et Lady (irey, hier soir, avant leur départ pour l’Angleterre.La vieille capitale a rarement été 'e ;héàtre d’une démonstration aussi brillante que celle dont Leurs Excellences 3nt été l’objet hier soir.Des milliers ïe personnes ont envahi le palais mu-lieipal qui resplendissait de mille feiTic (t sont allées présenter leurs hommages à Lord et à Lady Grey.Dès 7 heures, aux abords de l’Hôtel le Ville, la plug grande animation régnait.La foule se pressait nombreuse rers la salle du Conseil où.se fit la ré-ieption.L’éclat de la réception a été quelque feose d’inaccoutumé.Las décorations staient admirables.A l’extérieur comme à l’intérieur, le palais municipal présentait un coup d’oeil féerique.A l’extérieur, dos courants de lumières vmlticolores dessinaient la structure de l’édifice qui portait au centre une co;i ronne de lumières et de chaque côté les mots “Bienvenue” et “Welcome” lussi eu lumières.Depuis la porte jusqu'à la salle du conseil, les corridors étaient magnifiquement ornés.line large marche rouge recouvrait le plancher.Les cadres des portes étaient garnis de drapeaux dont les couleurs variées cadraient admirablement avec l’illumination.Des courants de lumières Électriques de fantaisie sillonnaient les corridors en tous sens, donnant à ce spectacle un charme incomparable.La salle du conseil était devenue méconnaissable.Un trône avait été érigé avec quatre colonnes recouvertes de feuilles vertes, à travers lesquels couraient des fils de lumières de toutes couleurs.Les fenêtres ornées de draperies étaient encombrées de plantes magnifiques.Des plantes avaient été placées aussi dans les corridors qui leur donnaient un nouveau charme.Son Excellence Lord Grey arriva à l’Hôtel de Ville à neuf heures.Il était accompagné de Lady Grey, Lady Sybil Grey, Lady Evelyn Grey, M.et Mme Malcolm, le capitaine Bingham et M.A.F.Slaton.A son arrivée il fut reçu à l’entrée par le maire et les échevras pu compagnie desquels il se rendit à la salle du conseil.On eut peina à leur faire un passage, tant la foule était nombreuse.La salle ne pouvait suffire à contenir la foule et des centaines et des centaines de personnes durent retourner à la porte.Lord Grey prit place sur le trône d’honneur ayant à sa droite Lady Gre'y et à sa gauche Lady Syybil Grc v.I,’orchestre Carbonneau qui se tenait dans le corridor, et la fanfare B.C.G.A.qui était dans la galerie, jouèrent le “God Save the King” à l’arrivée de Son Excellence.Son Honneur le maire s’avança ensuite et présenta à Lord Grey l’adresse des citoyens de Québec dont voici le texte.L’ADRESSE DU MAIRE A Son Excellence, Lord Grey, Gouverneur Général du Canada, etc., etc^ Excellence, Vous nous faites grand honneur en Vous rendant au désir que nous Vous svong expriué de Vous rencontrer, ainsi que Son Excellence Lady Grey, et les membres de Votre famille, pour Vous dire les sentiments que nous éprouvons au moment où Vous allez quitter le Canada, après une brillante et fructueuse administration.Nous sommes ici réunis e-n aussi grand nombre que le permettent les dimensions modestes de notre Palais Municipal.Les plus hauts personnages de cette province, les dignitaires de l’Eglise.les magistrats, les chefs de noire société et le bon peuple de Québec ro disputent J'honneur de Vous présenter leurs hommages et leurs souhaits.Heureux de Vous recevoir, Excellence, les citoyens de Québec éprouvent cependant un vif chagrin en songeant que le moment est venu de la séparation.D’autres Vous ont dit combien le peuple canadien apprécie la brillante carrière que Vous aver fournie comme Gouverneur Général du Canada.Autant que Vos illustres prédécesseurs, Vous avez fait preuve de haute sagesse^ de dévouement éclairé et de zèle pour le bien public.Comme plusieurs d’entre eux, Vous n’avez reculé devant aucune fatigue pour visiter les points les plus éloignés de notre immense territoire, et Vous avait fait connaître et apprécier à l’étranger les merveilleuses ressources de notre cher pays et le grand avenir qui lui est réservé.Mais il nous appartient à nous, citoyens de Québec, d’ouvrir dans nos annales déjà si riches en souvenirs, une page spéciale pour y inscrire, à Votre louange, les titres nombreux que Vous avez acquis à notre respect et à notre reconnais* wce.La bienveillance toute spéciale que Vous avez si souvent, témoignée, l’intérêt que vous avez manifesté pour notre histore particulière, pour nos monuments, pour nos grands souvenirs, Vous ont rendu cher à la population île Québec.Vos visites fréquentes, vos séjours prolongés, pendant lesquels Vous avez prodigué une hospitalité prinenère.aussi charmante que distinguée, nous ont accoutumés à Vous regarder, ainsi que Lady Grey et les personnalités gracieuses de Votre famille, comme dos nôtres.Et si ce n ’était une présomption outré de notre part, nous aurions voulu, à l’instar des cités antiques et des grandes villes de l’Ancien Monde, inscrire Votre nom dans le livre d'or réservé aux grands citoyens qui illustrent tout un pays Mais, sans sortir de notre rôle plus modeste, nous aimons à redire que Votre souvenir non seulement vivra dans nos coeurs, mais qu’il est gravé en caractères ineffaçables dans ces murs historiques, restaurés par Vos soins, comme continuateur de l’oeuvre artistique de Vos illustres prédécesseurs, Dufferin, Lome, et Son Altesse Royale la Princesse Louise, comme promoteur du parc national des Champs de Bataille et comme patron actif et sympathique.des fêtes grandioses du troisième centenaire de Québec, Nous sommes encore, et nous resterons sous le charme de cette évocation féerique des grands jours de notre histoire, et pendant bien longtemps, ce sera D sujet intarissable de nos conversations au coin du feu.Et au-dessus de la baguette du magicien habile, qui sut •i’aire surgir des ombres du passé ces scènes si grandes et si dramatiques, nous apercevrons toujours la fi gure sympathique de l’illustre Homme d’Etat dont le patronage puissant donna à ces fêtes un retentissement tel que, pendant plusieurs jours, le vieux rocher de Québec devint le centre d'attraction et le point de mire des regards et de la pensée du monde.Ce fut, pour tous, une révélation de notre existence et- de nos gloires, et cet honneur e ’est à Vous, Excellence, que nous le devons.Mais dans le souvenir reconnaissant que nous Vous garderons, Vous ne serez pas seul, car Votre mémoire sera inséparablement unie à celle de Son Excellence Lady Grey et des personnalités gracieuses et charmantes qui composent le cercle de Votre famille.De tous les cultes que Québec entretient avec un soin jaloux, il n'en est pas qui lui soit plus cher que celui de l'admiration constante pour le rôle bienfaisant que la femme, jeune fille, épouse, mère, joue dans notre civilisation.Votre présence ici, Lady Grey, nous reporte aux premiers jours de notre histoire, au temps où la jeune épousée de notre iirpstre fondateur apparaît comme un rmêtéor© brillant, qui ne fit que passer il est vrai mais qui, cependant, laissa un souvenir profond.Ce fut comme une apparition i-evê-tue de toute la grâce et de la distinction de la Parisienne de ce tempsdà.Elle répandit autour d’elle un parfum de vertu et de .bonté dans le milieu rude et primiitif des pionniers de Québec.L’histoire raconte qu’Hédène Boullé portait à sa ceinture un miroir auquel les indigènes attachaient une signification toute gracieuse; ils disaient, qu’au moyen de cette glace, elle les portait tous dans son coeur.A L’instar du miroir d’Hélène Boullé, nos âmes et nos coeurs garderont fidèlement Votre image et Votre souvenir, "Lady Grey, et nous inscrivons dès maintenant Votre nom au tableau d "honneur des nobles femmes qui ont passé parmi nous en faisant le bien et en imiprimant à notre vie sociale ce cachet d’élégance et de distinction que seule peut donner l’influence aimable et pénétrante de la femme accomplie.Excellence Votre carrière comme Gouverneur Général du Canada s’achève, mais la mère patrie réclame encore de Vousd’é-clatant» services.Quels que soient les sommets où elle Vous fera monter, nous nous flattons de l’espoir que Vous continuerez à noua aimer, et que Vous soutiendrez nos intérêts dans les hauts Conseils de l’Empire.Lorsque v eus rendrez compte à notre Bien-Aimé Souverain dç Votre mission au Canada, nous Vous prions de porter au pied du trône l’expression de notre loyauté, en même temps que le sentiment profond do reconnaissance que nous gardons à Leurs Majestés le Roi et la.Reine, pour toutes les marques de bienveillance que nous avons reçues d’eux et de la familUe royale d’Angleterre, — bienveillance qui se manifeste encore par l’envoi d’un de ses membres les plus chers et les plus illustres.Son Altesse Royale le duc de Connaught, comme Gouverneur-Gcnérai du Canada.Au moment où Vous allez nous quitter, nous avons pensé Vous être agréables en Vous offrant, comme souvenir, une reproduction d'un de nos nionu ments historiques, pour lequeil A’ous avez paru ma"quer une préférence toute partîeullière.Et permettez-nous de Vous Wire que ce n’est pas sans émotion, qu’au matin du 13 septembre, depuis quelques années, nos concitoyens apprenaient qu’une main généreuse avait rendu un hommage délicat à la valeur de.l’illustre vainqueur et du glorieux vaincu, en déposant de superbes couronnes au pied du monument qui consacre la mémoire de Wolfe et de Montcalm.Maintenant, Excellence,veuiRez agréer nos adieux, nos souhaits à Vous-même, à Son Exceilencc Lady Grey, aux membres de Votre famille pour un heureux retour dans la patrie et au foyer, —et pour que Votre carrière déjà si brillante, se continue grandissant, toujours au service de Sa Majesté le Roi et.des grands intérêts de l’Empire qui seront confiés à Votre sollicitude et à .Vos talents.Soyez sôrs que ce nous est une douce satisfaction de penser que.dans le cercle de la famille, comme dans les sphères élevées où Vous allez être appelés à vivre Vous garderez un bon «ou.venir de l’affection sincère que vous portent les citoyens de Québec loyaux et reeonnnis.-a.nts.” La Société (TAdministration Générale reçoit des dépôts spéciaux de pas moins de $1,000, sur lesquels elle accorde de l'intérêt du placement fait avec les sommes déposées moins 1 pour cent de commission amenant ainsi aux déposants un intérêt de 4 1-2 à 5 pour cent.Dour renseignements s’adresser au Bureau do LA SOCIÉTÉ D’ADMINISTRATION GÉNÉRALE EDIFICE CREDIT FONCIER.35 RUE SAINT-JACQUES, Avec cette adresse, le maire offrit à Son Excellence un magnifique cadeau-souvenir, consistant en un fac-similé du monument Wolfe-Montcalm.Le fac-similé est en argent et mesure environ trois pieds de hauteur.Lord Grey répondit ensu’te à l'adresse du maire en français, s’exprimant en ces tewnes: LA REPONSE DE LORD GREY Monskmi le Maire, Messieurs, Je ne saurais trop vous dire combien je vous suis reconnaissant des paroles si sympathiques que nous venons d’écouter, et de la bienvenue magnifique que vous avez eu la bonté de m’accorder ainsi qu'à Lady Grey et à ma famille, et du cadeau que je viens d’accepter et qui sera pour jamais parmi les possessions les plus précieuses de ma maison.A’ous avez fait mention, M.le Maire, des dimensions modestes du palais municipal, mais je crois que la modestie se trouve plutôt dans vous-même qu’en l'édifice magn tique où nous sommes réunis ce soir.D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que le conseil municipal de Québec reçoit un représentant du Roii.Je ne parle pas seulement du gouverneur-général d’aujourd’hui, mais des gentilshommes envoyés à vos côtés par les ro:S de France pas moins que par les rois de la Grande-Bretagne.Les noms de Laval, de Tracy, fie.Frontenac, de Talon, vous sont assurément assez familiers.Plus tard, c’est-à-dire en 1784, le prince Guillaume-Henri, futur roi Guillaume IA7 fit visite à Québec en qualité d’officier do la marme dont dépendent la force et la sécurité de l’Empire britannique et, par conséquent, les anciennes libertés, la province de Québec.A cette occasion, eût lieu sur les Plaines d’Abraham qui, pas plus de vingt-cinq ans auparavant avaient vu la lutte sanglante où AVolfe et Montcalm trouvèrent une mort commune et glorieuse, un combat mimique rappelant la légende de, nos ancêtres que nous ne cessons pas de commémorer.Six ans plus tard, un autre membre de la famille royale’ 1© duc do Kent, père de feue la reine Victoria, de pieuse et glorieuse mémoi-10|, se trouva dans votre cité, et pris par son charme indicible, y demeura trois années.Feu le roi Edouard VII.que l’Histoire nomme déjà Edouard-le-Pacifique, a admiré du haut de la citadelle, les beautés du Saint-Laurent.Sa Majesté Georges A7 a quelquefois suivi les pas de son père, la dernière fois pour le représenter, comme vous venez fie me te rappeler, aux fêtes du Troisième Centenaire.Pour comble de bonheur vous recevrez vendredi prochain, son oncle, son Altesse Royale le duc fie Connaught.Vous l’avez déjà reçu deux f ois: cette fois, vous le recevrez en qualité de Gouverneur-Général.J’aurais pour d’être impertinent si j’osais dire des louanges de Son Altesse Royale A'ous la connaissez déjà, vous la connaîtrez encore nreux bientôt.Laïcité de Québec, est donc reconnue depuis 1 antiquité, comme la doyenne des villes canadiennes.Si e-e n’en est pas la plus grande, elle en est la.mère.Les plaines d’Abraham ont réalisé la promesse fajte au patriarche, elles ont été fructueuses, elles se sont multipliées, elles ont rempli la terre.Pour 150 ans, sous le drapeau des Bourbons, pour 150 ans, sous ie drapeau britannique, la cité de Québec a joué uu rôle dans le développement de notre vie nationale.Et les questions de la plus grande importance pour l’Amérique du Nord se sont décidées à l’ombre de ses murs.Vous m’avez prié, M.le Maire de dire à Sa Majesté le Roi qu’il n'y a pas de sujets plus loyaux que ces bons citoyens de Québec.Je ne manquerai point, je vous en réponds, à une tâche aussi agréable, je n ’hésiterai pas à assurer Sa Majesté que tout citoyen de Québec est prêt, si l’occasion s’en présente, à verser son sang pour la défendre, en se battant avec le courage inébranlable de ses aïeux.Mai» nos aïeux se sont battus entre eux, nos fils se battront, si l’heure du combat sonne, (ce qu’à Dieu ne plaise), côte à côte, contre un ennemi commun.Il existe aujourd’hui entre le peuple do la province de Québec et 1e peuple des autres provinces une connaissance, une sympathie toujours grandissante.Rappelons-nous la légende qui a décoré vos rues au cours du troisième centenaire.“Connaissons-nous mieux, nous nous aimerons plus.” Augmenter c< ttj connaissance, vivifier cet amour, veilà l’objet que je me suis proposé en inaugurant les fêtes dont vous avez fait mention d’une façon si gracieuse.Vous m’encouragez -dans l'espoir que je n’ai pas absolument manqué à mon but.Et sil quelquefois il arrive fies amlea-tendus parmi les différents intérêts fie notre vaste pays, scuvenons-nous que tout comprendre, c’est tout pardonner, et qu’aimer c'est tout comprendre.A’ous avez dit à mon égard.M.le maire, bien des choses, beaucoup trop aimables, beaucoup fie choses aimables, mais uon pas trop aimables à l’égard de Lafiy Orey et do nos filles.Elles n'ont pas besoin fie miroirs pour garder vos images dans leur coeur.Nous vous remercions du fond de l'â-mip.Nous garderons jusqu’à l’heure de la mort le parfum exquis des journées si calmes, si tranquilles, si bénies que nous avons passées parmi les beautés de la naiure, les splendeurs fie l'an-, tiquité, les grâces des églises et des couvents de Québec.Quoi qu’il arrive, les souvenirs heureux que nous devons à votre chère ville, resteront impéris- «ablement gravés dans notre mémoire.Tous les principaux personnages représentant les corps religieux, civils et militaires de Québec, allèrent présenter leurs hommages à Leurs Excellences Lord et Lady Grey.Parmi eux oa remarquait Sa Grandeur Monseigneur Bégin, archevêque de Québec, Mgr P.A.Roy, auxiliaire de Québec, l’évêque Dunn, Dean AVilliams, S.H.le lieute nant gouverneur et lady Laugelier, «ir Chs.Fitzpatriclc et Lady Fitzpatrick, les juges Lemieux et Dorion, sir Lomer Gouin et Lady Gouin, l ’Hon.J.E.Caron, le sénateur Choquette, le sénateur Landry et madame Landry, sir Louis-A.Jette, le capitaine A'ietor Pelletier, le colonel Pelletier, les' colonels Scott, AVurtele, Bors, Chabot, le major Du-chesae, le colonel Turner, le major Poole, le major Sharpies, le capitaine Pope, le major Matte, le capitaine Armand Lavergne, le colonel Joncs le capitaine Bernier, de 1Arctic le Dr verge, S.H.le maire Bernier, de Lé-vis, et Madame Bernier, M.J.A.Cantin.maire de Montcalmville, le R.P.O’Leary, M l'abbé Filion, secrétaire de l’Université, M.Avila Bédard, le maor AVinter, le major Houieslon, le major AVintar, le Major Houieslon, le Turgeon et Mme Turgeon, le major Rinfret et des centaines d’autres.Après la présentation, tous les personnages sus nommés et les milliers de personnes réunies dans l’enceinte municipale allèrent presser la main de Leurs Excellences.Il y eut réception dans les salons du maire quand la démonstration fut terminée.Des rafraîchissements ont été servis à la foule, la salle qui sert pour la cour du recorder ayant été convertie en une salle de banquet.Pendant que la foule défilait dans le corridor, l’orchestre Charbonneau joua plusieurs morceaux de musique.Madame L.A.Cannon a jarésenté à Lady Grey, au nom fie la ville fie Québec un superbe bouquet fie roses rouges.Les personnes qui allèrent offrir leurs hommages à Leurs Excellences ont été présentés par le greffier fie la eité, M.Chouinard et l'assistant greffier, M.Malouin.Lord et Lady Grey sont retournés ensuite sur la citadelle.Ils prendront passage aujourd 'hui sur le • ‘ Karl Grey” qui les transportera à Rimous-ki où ils s’embarqueront sur le “A’ic-toria’1 de la ligne Allan pour retourner dans la mère-patrie.J.B.McNamara devant sesjuges LE JEUNE McNAMARA EST ACCUSE DU MEURTRE DE 19 PER SONNES LORS DE L’EXPLOSION DU “TIMES” DE LOS ANGELES —LA FORMATION DU JURY OCCUPE TOUTE LA PREMIERE SEANCE DU TRIBUNAL.— MCNAMARA EST DEFENDU PAR QUATRE AVOCATS.$10 à gagner au Plâteau Bon-Air Rpppelez-vous que dimanche, 14 octobre après-midi, uu service de vaisselle valant $10.00 sera tiré au sort entre les visiteurs du PLATEAU BON-AIR.Le droit au tirage ne coûte rien: il suffit de se trouver sur le terrain à ce moment.Le PLATEAU BON-AIR est situé dans le quartier Saint-Denis, celui des quartiers de Montréal où il s’est fait le plus de.construction depuis dix ans.Le PLATEAU BON-AIR est traversé dans toute sa longueur par la rue Iberville une des grandes artères de l’est, et dans toute sa largeur par la rue Bélanger, une des grandes artères du nord de Montréal.Le PLATEAU BON-ATR, aux prix que s'y vendent les lots, est la plus belle terre de l’île de Montréal pour la construction et la spéculation.Pour se rendre au PLATEAU BON-AIR, prendre les tramways du Parc Lafontaine et de la rue Papineau et descendre à la.rue Saint-Zotique.Un trottoir en bois du tramway au Plateau et dans toutes les parties du Plateau.Agents en 'permanence sur le terrain.Pour informations supplémentaires, s’adresser au Crédit Métropolitain, (limitée), 74, rue oaint-Jacques.Los Angeles, 12.— Le procès de J.B.McNamara de Cincinnati, accusé du meurtre de 19 personnes est commencé hier devant le juge Bordwell, siégeant en cour supérieure.James B.McNamara est âgé de 29 ans et célibataire.C’est le frère de J.J.McNamara, se crétaire des charpentiers en fer d'Amérique.Le procès s'instruit tout près de l'endroit où se trouvait l'édifice du '•Times” que l’on a fait sauter par ia dynamite.J.B.McNamara est défendu par C.S.Darrow, de Chicago, assisté de Joseph Scott, Lecomte Davis, Job Har-riman, tous do Los Angeles.L’avocat du district J.D.Fredericks agit peur ia poursuite.On eût quelque difficulté de former un jury, sur les 125 sur la liste, pn dût en passer la moitié avant de faire un choix.Les deux frères McNamara furent amenés tous les deux en cour; mais o frère aîné fut renvoyé à sa cellule, on choisit de faire d abord son procès uu plus jeune.L'avocat Davis parlant pour son client conseilla aux jurés fie voir à leurs affaires avant l’après-midi, parce qu'une fois dans la boîte ils allaient y rester jusqu’à la fiu du procès.L avocat du procureur de la république lut l’acle d'accusation portée contre James B.McNamara et 'expliqua brièvement le eas au jury.La cour s’est ensuite ajournée à vendredi matin à 10 heures.Les avocats de la défense tentèrent d’établir qu’il y avait un grand Conflit entre le capital et le travail organisé.—Savez-vous, demanda Davis au juré H, J.Nelson, qu’il existe une antipathie entre le capital et le travail organisé ?¦—Oui, dit Nelson.1 Etes-vous d’opinion que les unions telles qu’elles existent, sont bonnes ou mauvaises?La poursuite s’opposa à cette question, disant que l’on demandait là l’opinion d’un juré sur une question qui pouvait se présenter au cours du procès.Le juge permit cependant la réponse et Nelson affirma qu’il n’avait pas d’opinion préjugée là-dessus.La cour s’ajourne à vendredi.•- Le filtre municipal M.MEADOWS DECOUVRE QU TL SERA TROP PETIT QUAND ON LE TERMINERA, MAIS ON RE POND QUE LA CHOSE A ETE PREVUE.Dans les couloirs, les rotondes et dans tous les lieux de réunions publiques, vous remarquerez, que les gens comme il faut portent les modèles créés par les dessinateurs du Semi-ready.Ils ne dictent pas la mode, mais s’appliquent plutôt à faire ressortir les principales qualités des modèles, corrigeant chaque dessin par des lignes sensibles qui frappent les hommes les plus méticuleux et les plus exigeants.Tissus à complets et à pardessus, pour hommes, prêts à ajuster dans l’espace d’une heure, de $15 à $18, $20, $25 et $30.irrmi-n'niU! ûlailnrittg EUGENE BOURASSA & CIE, 631 Rue Sainte-Catherine L'ét.Rodrigue Sangster, Jr., 256-258 ru» St-Jacques.Riley Hern, 505 rue Ste-Catherine Ouest, près Peel.VINGT ANS Club Nationaliste à Sainte-Cunégonde l n groupe de conservateurs ét de nationalistes de Ste-Çunâgonde s’est réuni mardi dernier pour jeter les bases d’un club politique.Le plus grand enthousiasme régné dans l’assemblée.L idee a etc approuvée et un règlement a été ébauché.Puis les officiers suivants ont été choisis à l’unanimité.Président, J.U.Lalo’nde, M.D.,; vice-présidents : F.Mouette, M.D./ et Alfred Chrétien.Secrétaire, Joseph Ménard, N.P., ; trésorier, E, H.Montpe-til.commissaires-ordonnateurs: W.David, George Guy, Ovila Hurteau.Direc-teurs : L.Mathieu, J.O.Poitras, M.D., F.X.Chadillon.J.A.Ductmr.me, L.P.Tcmgas, Théo.Bertrand ; ïe Dr Péladeau, Gédéon Gagnon et J.Pbirier.Ce club, a dit.M.le président, est fondé dans le but de surveiller les intérêts politiques du pays, do se grouper pour défendre nos droits et de donner un loyal appui à ceux qui ont mérité notre confiance.Ce club sera uno occasion de rosser ror les liens qui unissent les citoyens qui professant les mêmes principes, tendent vers un même idéal.L’influence du milieu retrempera l’é-i nergie et la conviction de la jeunesse et la préparera pour les combats de l’avenir.La visite de nos chefs, les corférenees (le nos hommes d’état et de nos hommes de lettres, instruiront cette jeunesse, et l’armeront pour 1., défense de nos principes, de nos droits et de notre liberté, en développant dans son esprit et dans son cœur les notions et les sentiments d’un patriotisme véritable et éclairé Ce club qui n’est pas encore baptisé, mais qu’on suggère d’appeler le “Réveil National’’, admettra dans ses rangs tout eiyoye.n du comté d’Hochelatra.libéral .conservateur nu nationaliste, en conformité ao principes avec le gouvernement conservateur actuel.Tous ceux qui désirent faire partie do ce club sont priés de donner leurs noms chez le secrétaire Joseph Ménard N.T’.No 1100 rue Notre-Dame Ouest, ou chez le président, le Dr J.F.Lalonde, 1320 Notre-Dame Ouest, ou à rassemblée d’inauguration, dont avis sera donné plus tard dans les journaux.Les membres honoraires du club sont les suivants : Patrons, AIM.F.-D.Monk Henri Bourassn et Louis Coderre; president honoraire, M.G.N.Dueharme; vice-president honoraire.M J.Davidson.M.Meadows, ingénieur du eousc'l provincial d’hygiène, a présenté son rapport à ses chefs, sur le filtre quo la Ville de Montréal fait, construire ot O déclare que ce filtre sera à peine terminé qu’il faudra l’agrandir.La consommation maximum de l’eau est, dit-il, de 45 millions de gallons par jour en été et le filtre ne produira quo 50 millions de gallons d’eau par jour.Cette limite sera sûrement atteinte dans trois ou quatre ans.Il aurait fallu, dit-il, construire un “plant” qui aurait filtré dès le début le double de la consommation quotidienne de l’eau.A l'Hôtel de Ville, on répond que ce que dit M.Meadows avait été prévu et qu 'on a acheté le terrain et fait les pians de façon à.pouvoir augmenter la capacité du filtre à mesure que la consommation le rendra nécessaire'.Pour commencer,on n’a pas cru sage do dépenser plus d’argent qu’il n’est nécessaire afin de donner un filtre suffisant à la ville.Il faudra payer LA VILLE DE MAISONNEUVE DOIT A M.J.-EMELE VAN 1ER 5 POUR CENT DE LA VALEUR DES TRAVAUX QU ELLE FAIT A SON AQUEDUC.Le conseil municipal de Maisonneuve a autorisé hier soir le paiement à M.J.-Emile Vanier, architecte et ingénieur, une somme égale à 5 pour cent du '-out de l’agrandissement de l’aqueduc.M.Vanier a écrit au conseil pour lui rappeler qu'en vertu d’un contrit fait le 15 octobre 1890, j] a droit à une commission de 5 pour pent sur tous les travaux l'aqueduc que la A'üle de Maisonneuve fait exécuter sur son ter ri luire.La Ville ayant décidé d’agrandir son aqueduc au coût de $125,009, elle devra payer cette commission.Les éehevins Tremblay et Germain ont fait quelques remarques à ce sujet, mais le maire Michaud a déclaré qu’il n'v avait qu'à se conformer à cette obligation imposée dans le temps par des conseillers peu compétents.M.Joseph Rhéaume offe» (ie fournir toute la grosse pierre dont la Ville a besoin pendant l’hiver; «a lettre est renvoyée à la commission des travaux.Le règlement autorisant un emprunt d> $30,000 pour ua bain p lu • sera affiché pendant 15 jours.S’il n’y a au-ci ne contestation, l’emprunt se.-a né-gcié et le conseil demandera des soumissions.Dangereusement malade Winnipeg.12.— M.S.R.Poulin, ingénieur en rhof de district du Transcontinental.est dangereusement malade, à l'hôpital de Saint-Bonifaee.Le conseil municipal d’Outremont a approuvé hier soir une émission do 8250,000 d'obligations portant intérêt à 412 pour cent.Ces obligations ont été souscrites par l’entremise de In banque d’Epargnos à 101.92.RENTIERS LA MUTUALITE DE RENTE constitue l’école de la FRATERNITE.le chemin de l’AISANUE.le couronnement, de l’EPARGNE, et le.gage assuré de la SECURITE et de l’INDEPENDANCE.La Caisse Nationale dEconomie Incorporée en vertu du Statut 62 Victoria, Chapitre 03.Cette Caisse administrée par l’Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal, seule réalise le type parfait de la mutualité intégrale parce que ses sociétaires sont SEULS intéressés au progrès de la Société, les seuls ACTIONNAIRES, les seuls .MAITRES, les seuls PROPRIETAIRES du Capital inaliénable.Ses ADMINISTRATEURS ne sont que des MANDATAIRES choisis par EUX et parmi EUX.Le Capital INALIENABLE était au 30 SEPTEMBRE lOTl de $545,915.40 HOMMES, FEMMES.ENFANTS, de tout âge peuvent y appartenir.IL N’EN COUTE QU’UN SOU PAR JOUR.Demandez des renseignements et veuillez vous inscrire en vous adressant aux divers percepteurs autorisés dans la province ou a ARTHUR GAGNON, Administrateur Général 296 BOULEVARD SI-LAURENT, MONTREAL En Thonneur du Cardinal Gibbons Washington, DT'., T2.— Deux mil- le membres du clergé de l’Eglise ( a-tholique sont aujourd’hui à Washington pour assister à la pose de la première pierre du “Memorial Hall", élevé en l'honneur du Cardinal Gibbons.Cette bâtisse qui coûtera 8240,000, sera érigée sur le terrain de l'Université catholique américaine dans les faubourgs du nord-est de la eité.Le Cardinal Gibbons présidera à cette cérémonie à laquelle l'archevêque Eo-ley de New-York, fera une allocution et à laquelle assisteront également les Révs.Docteurs Charles E.Aiken et Daniel V.Shea.-*- Borden a eu de la difficulté à former son ministère.mais les gens do goût trouvent aisément, les meilleures chaussures.Ils vont, chez le bottier fashionable Thomas Dussault, 281 rue Suinte Catherine-est, Bénédiction d’une pierre angulaire SA G.MGR BRUCHESI BENIT HIER APRES - MIDI, LA PREMIERE PIERRE DE LA NOUVELLE ECOLE NORMALE POUR LES JEUNES FILLES.Sa Grandeur l'archevêque Montréal a béni hier après-midi la pierre angulaire de la nouvelle école Normale pour les jeunes filles.La cérémonie fut courte, Mgr Bruchési devant quitter I Montréal pour Baltimore, le soir même.La nouvelle école dirigée par les Dames de la Congrégation, est située près de la maison-mère, sur la rue Sherbrooke-ouest.Ellle coûtera $300,000.Ce sont les Sulpiciens qui ont donné le terrain où sera érigé l'édifice.Après la bénédiction, Sa Grandeur fit une courte allocution.Parmi les persones présentes à la cérémonie, on remarquait M.l'abbé Le-eocq, supérieur du Séminaire St-Sulp.co M.I,'abbé Labelle, supérieur du Collège de Montréal; la révérende mère St-Anaelet, supérieure générale de la Congrégation; la révérende Mère Ste-An-ne-Mnrie, supérieure de l’école des jeunes filles à la maison-mire.MOUTON DE PERSE Vous éviterez une erreur coûteuse en venant voir nos MANTEAUX DE MOUTON DE PERSE avant de décider d’acheter ailleurs.Seules des peaux strictement choisies entrent dans la confection de nos manteaux, et nous garantissons que les garnitures et le fini sont de qualité supérieure.Vous constaterez aussi que nos prix sont les plus avantageux pour vous.LABERGE, CHEVALIER & CIE sie Rue saint-paul A A-»—J ?-A V^JLJLi/j PRES DE LA RUE SAINT-PIERRE 4 LE DEVOIR, Jeudi, 12 Octobre 1911.Notre Lettres de Fadette i Encore une femme qui veut écrire?Hélas, oui, mats c’est un petit fymt de femme, modeste, effacée qui est certaine de ne porter ombrage ù personne.Elle a plus vécu dans les bois que dans les salons; elle y a appris Surtout à se taire: voilà pourquoi elle a tant de choses à vous dire! En effet, celles qui virent dans le tourbillon du monde sont trop tiyitécs poor avoir le.loisir Si l’on m’eût dit: “Faites-nous une chronique?—Impossible, aurais-je répondu, je ne le saturais pas.—Mais j’ai compris qu’on me demandait d’être, ramie des lectrices du “Devoir”, et cela je le.saurai lien, il me semble, et e’esl -une experience (/ni me tente.Je vous ai longuement parlé Je moi et je vous prie de m’excuser.(Vest fini: histoire de m-e, présenter.Je m’occuperai maintenant de vous, de nous, et si vous le voulez lien, nous ne, serons ni féministes, ni anti-féministes : nous serons simplement des femmes dont lu féminité ne nuit pas à la force et qui, ne, nous ferons pas une sorte de, gloire d’être déraisonnables.Car, il faut lien Va,vouer, si des critiques méchants et spirituels nous jettent souvent la pierre, nous nous y exposons en paraissant moins sérieuses, 'moins judicieuses ci moins bonnes que nous le sommes au fond.Je crois que, nous n’avons pas assez le goût de la vie intérieure, riions vivons trop dehors et trop en dehors : au, lieu de nous habituer à penser par nous-mêmes, nous attrapons au vol les idées qui noies séduisent: nous les adoptons sans les examiner, sans nous soucier de leur harmonie ou de leur désaccord, avec celles qui nous ont été transmises jpar l’éducation ou les bonnes traditions.Et voilà, le secret de nos contradictions avec nous-mêmes.Et voilà pourquoi, connaissant la voie 'droite et le bon chemin, nous nous trouvons des excuses de flâner par .les petits sentiers dangereux et de ne pas suivre l’idéal que nous sa-nmis cire le meilleur.Nous causerons de toutes ces choses qui nous concernent et nous intéressent et vous direz peut-être: “S’est-elle vantée, cette Fadette, fjimnd elle prétendait qu’elle, avait appris à se taire!’’ FADETTE.LE TEMPS PERDU Si peu d’oeuvres pour tant de fatigue et d’ennui! De stériles soucis notre journée est pleine: Leur meute sans pitié nous chasse à perdre haleine, Nous pousse, nous dévore, et l’heure utile a fui.“Demain! j’irai demain voir ce pauvre chez lui; Demain je reprendrai ce livre ouvert à peine; Demain je te dirai, mon âme, où je te mène; Demain je serai juste et fort.Pas aujourd’hui.’’ Aujourd’hui, que de soins, de pas et de visites! Oh! l’implacable essaim des devoirs parasites Qui pidlulent autour de nos tasses de thé! Ainsi chôment le coeur, la pensée et le livre, Et pendant qu’on se tue à différer de vivre, Le vrai devoir dans l’ombre attend la volonté.SULLY PRUDHOMME Chronique de la Mode sentir de ce eôté: le mal est accentué par l’ineapacité et l’indélicatesse des domestiques, dont un grand nombre qui reculeraient devant un vol d’argent n’ont aucun scrupule à jeter, à gaspiller ou à s’approprier ce qui est confié à leurs soins.J’ai connu une cuisinière, une veuve, qui nourrissait toute sa famille avec ce qu’elle transportait de la maison où elle était eu service.Cela dura près d’un au, avant que sa maîtresse ne s’en rendit compte et ne la mît à la porte.Si la surveillance eût été plus active, la malhonnêteté de cette femme n'eût pu s’exercer aussi longtemps.Voyons donc à établir dans notre maison l’ordre le plus parfait.De la cave au grenier, rendons-nous compte de ce que nous possédons.Exigeons que les choses soient toujours à leur place.Cela rend la surveillance plus facile.Que celle-ci soit journalière et constante, qu’elle soit bienveillante aussi, c’est-à-dire ni soupçonneuse ni agaçante.Vous avez le droit de savoir ce qui se passe dans votre cuisine, usez de ce droit simplement et sans mesquinerie.Tante POT-AU-FEU.Comment on détruit le foyer Notre Album Apprenons à subordonner les petits intérêts aux grands, même éloignés, et faisons généreusement et sans compter, tout le bien qui tente nos coeurs; on ne peut être dupe d’aucune vertu.VAU VEN ARGUES.* # * Le devoir que tu devines te lie dès l’instant que tu l’as deviné.H.T.AM1EL.• mm Ne méprise pas ta situation; j c’est là qu’il faut agir, souffrir et j vaincre.De tous les points de la ' terre on est aussi près du ciel et \ de l’infini.H.F.AVIEL.* * * Toute l’éducation des enfants ' consiste dans l’éducation de soi- j même.TOLSTOÏ.* * • On se lasse plus vite des plaisirs qu’on prend que de ceux qu’on donne.Proverbe marseillais.1 Elle tourne, elle court, elle se transforme si rapidement, que Se Jnai'i, les bras au ciel crie sans cesse : "Ma femme me ruine!” et 'madame soupire: “Je n’ai plus î'ieu à me mettre! J'ai Pair d'une 1 cou vaille ! ” A peine monsieur s’habitue-t-il h voir la taille de madame sous l’épaule, crac! Madame la gi'sse juin genoux.Le bras de madame s'enfle à l'épaule, au poignet, an coude: il maigrit, racourcit, s'allonge avec une rapidité déconcertante.Au lilas invraisemblable I de sa.robe, succède l’ocre jaune que remplace la bure, sur laquelle saute la taupe, lestement chassée par un pied de poule.Pauvre monsieur! lies yeux écarquillés, il suit avec stupeur les changements prodigieux de décor, il perd sa femme sous un immense chapeau pour la retrouver coiffée d’un bonnet de police, et pour se tenir au courant, madame court beaucoup et dépense peut-être plus d’argent que de raison.Mon avis, mesdames, c'est que la mode peut être suivie d’un peu loin, en évitant les exagérations qui détonnent dès que l’ins-constante varie.Et aussi, qu’avec du goût et de l’initiative, en peut transformer les toilettes un peu passées et leur donner la petite note actuelle.Les costumes tailleurs sont indispensables, et ils coûtent très cher, mais comme ils sont presque toujours de bonne étoffe solide, ils sont démodés avant d'être i usés.Tl faut relativement peu, cette année, pour les rafraîchir: raccourcir la.jaquette, ajouter des ,empiècements sur les parties dé-ifraîchira, revers ou bas de jupe, i L’emploi de deux étoffes à con-tpastes (laais les robes et les eos-îfiimes.se prête A ces transformations.Cependant pour l’autora-ïie, il faut s’en tenir aux tons soni bres pour les tailleurs, dont les revers jaquettes un peu plus longues qu’à l’été, sont égayés de dentelles blanches ou roussies du plus gracieux effet.Qui n’a pas, enfoui dans quel-ipio carton, des bouts de vraie den lellc?Réuuissez-les, faites-en ce Tien délicieux qui donnera à.votre toilette un cachet de distinction toute personnelle.Les chapeaux, toujours aussi va ries,-sont grands ou petits, garnis de plumes on de fleurs ou pas •amis du tout, entourés d’une simple corde : ceci bien entendu, pour les courses du matin.Les calottes serrées, étroites, un peu hautes encadrent délicieusement les petits minois délicats.Pour les traits accentués, je conseillerais le grand chapeau qui ombrage un peu la figure.La voilette chenillée aind que la voilette aux bizarres ramages ont vécu.Nous avons maintenant la voilette aux réseaux très fins presque imperceptibles.FANFRELUCHE.Echantillon de la Mode d’aujourd’hui ri- Causerie Ménagère “Si l’ordre maison, l'ordre ait dans chaque serait dans l’Etat”, a t-on dit fort judicieusement.Ne peut-on assurer aussi que l’impudente effronterie des i voleurs tient en grande partie à ! l'apathie des “volés.” Beaucoup de maîtresses ide ' maison frivoles ou insouciantes n’essaient pas de lutter contre le pillage domestique, ne surveillent pas les dépenses de la cuisine, ne savent, pas, en réalité, ce que deviennent les provisions qui disparaissent comme par enchantement.Tl en est de même de leur lingerie.parce qu’elles ne tiennent pas un compte exact de ce qui est envoyé ou donné au blanchissage.Et les piles de draps et de serviettes diminuent, les sous-vêtements ne se retrouvent plus.Le malaise et souvent, la ruine suivent dos négligences constantes r-t faciles à éviter pourtant, si des habitudes d’ordre sont prises et strictement observées.La première chose que nous voudrions faire comprendre à nos lectrices dans cette première causerie ménagère, e'est la nécessité absolue pour toutes les femmes de surveiller leur intérieur, de sa voir ce qui s’y passe, de tenir un compte exact de leurs dépenses, Je voir à ce qu’elles n’excèdent pas leurs revenus, à ce que rien ne fe perde ou se gaspille.O’csl une tâche difficile, direr-vous.je ne le nie pas.Mais à cette condition seulement, vous sere?de bonnes et consciencieuses maîtresses de maison.Dans les intérieurs riches et dans les intérieurs médiocres, un gpnd besoin do .réforme se fait “La femme de mauvaise humeur”.— ( ’est dans un numéro du “Bulletin de la Ligue du Coiu de Terre et du Foyer”, que nous trouvons cet intéressant et suggestif portrait de la femme de mauvaise humeur.Elle est redoutable entre tous les êtres maléficieux, la femme de mauvais caractère et de mauvaise humeur.Elle a beau être rigoureusement honorable et avoir, toute sa vie, maintenu intactes sa dignité et sa réputation, elle n’en est pas moins une créature néfaste.Son triste penchant ta porte à explorer et à découvrir en tout le mauvais côté des choses.Dans chaque objet, dans chaque personne, elle oublie ce qui .est agréable et bon, ce qui est sain et beau, pour ne chercher, pour ne montrer que la tare: le défaut dans la personne, la tache sur l’étoffe, la fêlure dans le vase, le ver dans le fruit.Quel plaisir trouver dans la conversation si elle l’aigrit, dans l’amitié si elle la suspecte, dans les confidences si elle en abuse, dans les effusions de famille si elle les gâte par cette malveillance et cette acrimonie auxquelles excellent ces êtres terribles qu’on appelle “les femmes qui font des scènes” ?T.e mari rentre fatigué du travail auquel il est allé demander le pain de la famille.Au dehors, il a pu avoir des contrariétés, des discussions, pire encore peut-être.Si, au lieu do trouver au logis une douce créature qui le remonte, le console, le réconforte et l’égaie, il y rencontre une compagne rêche et pointue, qui l’excite et l’énerve davantage, son agacement ou sa tristesse ne feront (pie s’exaspérer, et quant à lui-même, on peut affirmer qu’il ne deviendra pas meilleur.Vous la devinez, du reste, et vous la voyez d'ici, la maison de la femme grincheuse.On vit sur le pied de guerre.Malmenés on même attristés par leur mère, les enfants sont nerveux et grognons.Sans cesse remplacés, bousculés par une maîtresse impossible à satisfaire, jamais contente, les domestiques font leur service à la diable, et par la force de l’exemple, alors que la malveillance sévit dans les propos de table, à la salle à manger, le débinage triomphe et trône à la cuisine.La maison est un enfer, La mauvaise humeur se charge de la vider.Les enfants profitent de foutes les occasions de la fuir.Monsieur va au cercle.ou ailleurs.Madame promène dans d’incessantes tournées de visites sa mauvaise langue redoutée.Quant aux serviteurs, ils passent leurs journées, dehors, à déblatérer contre leurs maîtres chez les fournisseurs.11 faut Bibliographie "LE SCEAU” par M.Reynès-Monlaur.I.e grand public a fait aux oeuvres de Madame Reynès-Monlaur l’accueil qu’elles méritaient."Le Rayon”, “A-près la neuvième Heure", "Ames celtes”."Ils regarderont vers Lui”, "Jé rusalem”, réflétaient toute la poésie, toute la puissance d’émotion, toute la valeur intime d’une religion dont ('ha teaubriand a dit excellemment qu elle étaitcla plus esthétique.Ce nouveau roman, "Le Sceau”, est Une histoire de sécularisées, l’étude de leur état d’âme spécial, de leurs diffi cultes, de leurs attgoisses.Bénédicte s’est arrachée à son milieu mondain, et réalise, dans la joie, son rêve de perfection à l’Abbaye du Val.Puis la persécution religieuse la rend au siècle et elle s’efforce de rester en communion avec les membres dispersés de sa communauté, luttant ça et là, avec de tra-giques incertitudes et l’ambiance hostile qui tend à les faire déchoir de leur haut idéal.Son exemple est contagieux.du reste, et.suivant le mot de l'Evangile, “une verni sort d’elle.” Le persécuteur de l’Abbaye lui-même avant de mourir, lui laisse les moyens de répa rer l’injustice commise et de reconstituer l’Abbaye à deux pas de la frontière française.Ce sujet d’actualité est traité d’une façon absolument personnelle avec le talent et le charme profond qui se dégage de toutes les œuvres de l’auteur.-4- Recettes ÿfous donnerons chaque semaine, dans cette page^ une ou deux bonnes recettes, en nous servant des poids et des mesures en usage ici.fAous en tenons une partie de l’Ecole Ménagère Provinciale qui les met gracieusement à notre disposition: les futures cuisinières sont donc assurées du succès si elles suivent nos indications à la lettre.En cette saison d'abondance de pommes, les maîtresses de maison aimeront peut-être à savoir comment faire la gelée de pommes.Choisissez de préférence les petites pommes de Sibérie juteuses et un peu acides.Vous lavez vos pommes et vous les coupez en quatre sans enlever les coeurs.Vous les couvrez d’eau et les faites cuire jusqu’à ce qu’elles s’écrasent.Ayant disposé un grand tamis au-dessus d’un récipient sur lequel il tient solidement, vous laissez les pommes s’égoutter toute la nuit.A défaut de tamis, une mousseline disposée dans une grande passoire fe ra très bien.Le lendemain, ayant mesuré le jus des pommes, vous pesez une livre de sucre par chopine de jus; mettez le tout sur le feu jusqu’à ébullition, laissez bouillir exactement vingt minutes.Remplissez immédiatement vos verres à gelée, et pour éviter que le sirop bouillant ne les fasse casser, mettez préalablement une cuiller d’argent dans chaque verre.TANTE POT ATT PEU.les entendre, ces justiciers, porter leurs anfêts sur leurs patrons.Leur maison, c’est une boîte : Monsieur n’est pas un méchant homme, mais c’est une moule; quant à madame c’est une vraie teigne et une rosse finie.Et dire que la femme ainsi qualifiée et disqualifiée aurait pu, en se disciplinant elle-même, devenir la reine aimée et respectée de son petit royaume, où sa mauvaise humeur a semé la révolte et l’anarchie ! De Succès en Succès LE CORSET E.T.“à la Déesse V a aujourd’hui atteint le premier rang.L’Elégance suprême de sa coupe merveilleuse, le rend Incomparable.Incroyable Sensation Nous venons de créer un nouveau modèle, tout particulièrement attrayant.Le nouveau Corset s’appelle “ REINE MARIE” et se vendra partout $1.00 Ce Corset compare avantageusement avec les corsets de $1.50 ou $2.00 de toute autre fabrication.En outre une jolie bouteille de parfum est offerte en prime avec chaque Corset.Demandez partout le Corset “REINE MARIE ” à $1.00 et exigez la prime.E.T.Corset Company Limited, "Y St-Hyacinthe, Qné.77, rue York, Toronto, Ont.8 rue Ste-Hélène, Montréal, P.Q.126 rue Laliberté, Québec, Que.r Les“Billets du Soir par ALBER1 LOZEAU Un joli volume de cent-vingt pages.9} PRIX Vingt-cinq sous l’exemplaire.En vente chez ALBERT LOZEAU, 604 avenue Laval, ou aux bureaux de LE DEVOIR, 71a rue Saint-Jacques.Aux Jeunes ! /fou» tomme* «a««i outillé* pour tea* let genre* de iravatox.gear Àommts d'of-foiret et de profet-*fon» .N’OUBLIEZ PAS L’ATELIER DU “ DEVOIR ” POUR VOS LETTRES DE FAIRE PART, CARTES DE VISITE ET D’IN-VITATION.,\ Le Devoir DEP A K TE MENT DES IMPRESSIONS n n 71a, St - Jacques TEL.MAIN 7461 MANTEAU DE 28 POUCES POUR DAME Unn des nouveautés de cette saison, c’est ce manteau à effet de panneau, en arrière, semblable au modèle détachable que l’on voit sur tant de jupes.Mais il n'est pas détachable sur uu manteau.Le modèle représenté ici a cet effet en arrière, le devant est aussi en forme do panneau et T ouverture, haute et droite.On emploie pour ces manteaux le satin, le velours, le tweed, le “heather” et autres tis sus mélangés.Le patron 5,624 est taillé en grandeurs do 32 t\ 42 pouces, mesure ne buste.La taille moyenne exige 2 verges de tissu de 44 pouces.Le prix de ces patrons est de 10 cents cha cun.Les lectrices du “Devoir” peuvent obtenir ces patrons aux conditions suivantes : Remplir le coupon ci-dessous et retournez.-DEPÀRTEMEXT DES PATRONS AU le au • DEVOIR’ 71a rue St Jacques Montréal.COUPON Patron No.6624 Département de» Patrons an '‘Devoir’’.Ecrivez lisiblement.Nom • # .No .Rue ,., • •* •• V.»• vm» ., Taille .Quand vous désirez un patron soit pour fillette ou enfant, ne mentionnez jamaie la mcaure de taille ou de bus.te; mentionnez rage seulement.“ DESJARDINS ” Le nom qui garantit la Qualité ! KTOTRE ligne de conduite a toujours été la Franchise et VHonnêteté, l * c’est ce qui a fait le succès de notre Maison.Nous ne trompons jamais personne, notre marchandise est bien telle que représentée.En fait de FOURRURES nous avons de tout pour tous.Pelleteries de toutes sortes : PEAUX ET CONFECTIONS Les plus récents modèles dans les styles favoris.Venez les voir.C’est le temps de nous apporter vos REPARATIONS Nous refaisons à neuf, teignons et remodelons toutes sortes de fourrures.V • a % • C,,'ri-*pe*/ardms:û< > /30 rut ST.DENIS tant in » .««w.*».».Montreal Envoya* co coupon* après que vous t'aura* rempli au DEPARTEMENT DES PATRONS.Al* “DEVOIR”, avec 10 rents, soit en ticn- brse ou en argent et le patron H dessus ?oui quelques-^ours «prèa.1 ^ . LE DEVOIR, Jeudi, iz üctohre 1911.3 A la Chambre de Commerce Les réformes dans le service des postes.— Les taxes sur les corporations commerciales L’OPINION i' DES AUTRES la Tlier après-midi avait lieu sous présidenn?de 31.F.C.Larivière, une fort intéressante séance de la ' Chambre de Commerce.L’on y a disposé de quatre rapports sur des sujets très importants pour le commerce montréalais.Ce comité des transports fait rapport que — "Après avoir étudié un mémoire présenté à la Chambre par .31.A.H.Hardy sur la question des mandats postaux, votre comité suggère à la Chambre de prier le Gouvernement d adopter des tarifs tels que ceux qui sont en usage en Angleterre pour la transmission des mandats postaux dans toute Ijétendue du Cana-'da." M.Hardy l'auteiir de ce projet fournit quelques renseignements.Il prouve statistiques en mains que tandis qu on peut en Angleterre obtenir un mandat au montant de $-200 pour vingt-cinq centins, ici il nous faut i payer trente centins pour émettre un j mandat de cent dollars.il est vrai qu’à l’heure actuelle même avec ce ta-rit excessif l’administration postale est en déficit en ce qui regarde les mandats postaux.Mais en abaissant les taux les mandats seront émis en plus j grand nombre et peut-être y aura-t-il j compensation.Ce rapport est adopté.teaux proportionné aux pieds cubes occupés par le navire, dans le bassin de radoub, pendant les réparations.” Ce rapport est adopté à l’unanimité.Le comité de Législation fait rapport au sujet des taxes provinciales sur les corporations de commerce et dit que, "après avoir étudié eette question, est d’avis de suggérer au Conseil l’adoption de la résolution suivante : "Cette Chambre, étant convaincue qu’il-est de l’intérêt de cette province d’encourager ses industries et de les protéger contre toutes’ mesures pouvant gêner leur essor, croit devoir représenter aux Autorités Provinciales que le pourcentage imposé par la loi fiscale (Art.1547, S.R.Q.1908) place ces industries dans une condition désavantageuse vis-à-vis celles des autres provinces où eette taxe n’existe pas et tend à éloigner de nouveaux établissements."Elle soumet respectueusement que lors de l’imposition de cette charge sur les compagnies, les classes commerciales avaient compris que c’était une mesure temporaire adoptée pour répondre à des besoins spéciaux ; que, depuis, les sources de revenus, de la province ont été considérablement aug-! mentées et ont complètement changé la condition du trésor provincial ; que Le même comité des transports fait ’ pour les graves raisons invoquées plus haut, l’impôt onéreux qui pèse sur ces aussi rapport au sujet des lettres mises à la poste après la fermeture des ’ malles et dit que — "Après avoir étudié un mémoire présenté par 31.A.H.Hardy sur cette question, votre comité suggère au Conseil de cette Chambre de prier le gouvernement d’établir, pour la livraison des lettres en retard, le système que voici : une lettre, mise au Bureau Central des Postes, à Montréal, 10 minutes avant l’expédition des sacs aux gares, pourvu qu’elle porte un timbre additionnel d’un centin, sera expédiée avec le sac de malles ordinaires ; une boite spéciale devant être destinée à ce service au Bureau de Poste Central.” Ce rapport est adopté à Punammi-te.Le même comité fait aussi rapport que — "Après avoir pris en considération un mémoire présenté par M.¦I.A.Lamarre qui, dans l’intérêt des personnes et des compagnies qui s’occupent du trafic du cabotage, expose le mauvais état du bassin de radoub du port de Montreal et son défaut d’accommodation pour les bateaux de la navigation intérieure et se plaint, en outre, de l’absence d’un tarif uniforme basé proportionnellement à la superfieie occupée par le bateau dans le bassin de radoub, durant les rations ; ' Recommande au Conseil de cette ( hambre de prier le Gouvernement de faire droit à la requête des propriétaires de bateaux de navigation intérieure en réparant le bassin de radoub et, en établissant un tarif pour les ba.repa- compagnies devrait être maintenant enlevé."Cette Chambre désire également attirer l’attention du gouvernement sur le fait que la loi relative aux responsabilités du patron dans les accidents du travail qui existe dans la Province impose des charges qui n’existent pas dans les autres provinces et qu’il importe que, tout en accordant aux classes ouvrières la protection à laquelle elles ont droit, les patrons n'aient pas à supporter des conditions qui leur enlèvent toute chance de lutter avec leurs compétiteurs des autres provinces et elle demande que le gouvernement veuille bien accorder sur le tout son urgente sollicitude.” Ce rapport est adopté à l’unanimité.M.le président annonce ensuite, que plusieurs souscriptions ont été reçues pour ie prochain dîner-causerie de la Chambre.AL Gauthier suggère et l’on décide d’adresser des lettres à tous les membres pour leur faire part de cette nouvelle et les inviter à souscrire eux aussi pour défrayer les dépenses de ce dîner-causerie.Assistaient à la séance d’hier eu sus du président : 31A1.Geo.Gonthier, trésorier ; Damase Masson, J.G.A.Filion, Joseph Fortier, Jos.Filia-trault, Alph.A.Granger, Trefflé Bas-tien, J.('.G.Contant, Armand Ala-lo.A.H.Hardy, F.Bourbon ni ère, C.R.Lambert de Roode et 3V.U.Boi-vin, secrétaire.PETITE REVUE DE LA PRESSE OROUPONS NOS CAPITAUX.— j '‘Hélas! il faut bien l’avouer uu manque de sens social, chez nous catholi- ! ques, est cause que nous travaillons ! très souvent, et d’une façon incous- i ciente, à fortifier des institutions fi aaneières neutres ou hostiles, qui, tout i en vivant r.nos dépens, tournent en- : suite toutes leurs influences contre nous j dans le domaine religieux et uat oual ‘‘Les corporations, les compagnies, les capitalistes de tout acabit et de toutes moeurs drainent l’argent du peuple i dans leurs caisses et accumulent des moyens d’action formidables.“Ainsi centralisés, ces capitaux, lors ! qu'ils sont aux mains de gens d’af-l faires étrangers à notre foi et à notre langue, sont d’ordinaire utilisés dans' l’ordre matériel au développement de l’industrie .,t du commerce, ce qui est ! une excellente chose; mais on oublie j trop que dans l’ordre moral ils opèrent j non moins puissamment: pour être plus : indirecte, leur influence n’est pas moins | considérable.“Donc, il faut avant tout bien eon : sidérer le choix à faire dans It p ace- I ment de notre argent, non pas exclus: veinent quant aux garanties de s1 plusieurs cas do fiè- le, Montréal, le 12 octobre 1911.| vre typhoïde, niais rie,, d’alarmnnt.L.TlIKUI.vri.T, Entrepreneur de pompes funèbres, Voitures doubles à louer [liTATU.I v:x INI1H 24 RUE SAINT-URBAIN Téléphone Main 1399 355 RUE CENTRE Tel.Main 3514 Le “Devoir” est outille doui faim des Impressions dans tous les genres Ouvrage garanti.Le Comptoir Mobilier Franco-Canadien 117.119 rue CRAIG OUEST ENCAN MARDI et VENDREDI ?.30 P.M.Les effets mobiliers ou marchandises quelconques seront mis à l’enchère A la demande des acheteurs.VENEZ VOIR LE DEVOIR, Jeudi.12 Octobre 1911.T QUESTIONS HISTORIQUES Comment aimaient la musique Louis Veuillot et Napoléon 1 H |M tit livre charmant, qui pour ^ moi H l'attrait spécial d'être écrit par mon v oisin, en face des grands arbres j du même jardin sur lequel s'ouvrent nos fenêtres, vient, de me procurer un plaisir que j'aimerais vous voir partager.Oh! qu'un prêtre, par exemple, aurait à apprendre, à goûter, à retenir auprès de ce fervent de la méthode palestrinierne et du chant grégorien! Kn “Notes brèves” ( I) , Camille Uel-laigue recueille divers sentiments, diverses sensations musicales et les traduit nour le plus grand profit des connaisseurs et.des autres.Même ou ces derniers rangs, sa plume insure îles satisfactions infinies, l’.lte mile français, chose qui devient rare, Ui nette langue claire, souple, simple et •jleins du grand siècle, mérite qui de-ncurc peu commun.(Quelques titres de chapitres se rc •nmmandent à l'attention ¦ • antiques de première communion.Musique d’été à Paris.I,e l.uthier de Crémone.l'ne paroisse modèle.(C'est Saint- j'rançois-Aav ier).Ije t¦ Stuliat de Pergo'è'e.lia Menée amt prie des petits chan-eurs à la croix de bois.Plus encore que celles-là, deux études ont naturellement attiré et retenu mon attention: ‘‘Tsouis Yeuillot et la Musique “ Xapo éon et la Musique''.— Le premier est mon maître; If second l'objet de mes études.J’ai beaucoup appris à approfondir des choses que je provais savoir.•Si vous avez lu les lettres de Louis Veuü'lot (et je ne vous fait pas l'injure ô'en douter), vous vous souvent»/, de sa joie, dans la chapelle de l'abbaye de Solosmcs, “do chanter les louanges du bon Dieu sur des airs que le I’.Lambillotte n’a pas faits”; quand il est en voyage d’entendre, au lever de l’aurore, le chant matinal des oiseaux qui l’incitent à faire sa prière, comme ils font i’a leur.Lorsqu'il écrivait les “Odeurs de Paris”, il fustigea d’une verve venge resse, le ténor, le baryton, le violoniste de “Bataclan” et la reine de café-concert: Thérésa! — dans sa désolation de voir les vils offices imposés à la musique, art sub hue et divin ! Quand il écrivit le “Parfum de Rome'', il ne manqua pas de saluer 'e petit Mozart entrant dans Saint-Pierre et haussé par les mains paternelles, “posant sur le pied de bronze ses lèvres d'or d'où tant de belles mélodies prirent leur vol.” Ainsi donc, ai Veuillot ne savait pas la musique, comme il paraît, du moins il l’aimait, surtout dans son aspect sacré et sa forme liturgique.En cela comme en tout, il possédait le “sen?” catholique, c’est-à-dire la clef qui ouvre à l’esprit clu plus humble fidèle le trésor des c'artég sans limites, du '/(¦le sans défaillance, et des dévouements qui ne se marchandent pas.Dette faculté supérieure faisait cer-1 ainement defaut à Napoléon, tout grand génie qu’il fût ; ç-t si le pa-tallele enire les deux hommes serait assez ridicule à cause du disparate de leurs roles ici-bas et de leurs fortunes, il demeure cependant que le plus hum-de eut une compréhension supérieure Irwla vie, de ses devoirs et de la deadline.-Napoléon, lui non plus, n’était pas un .musicien, mais lui aussi il goûtait, ' sa manière, le charme de la musique.Sur celui de tous les hommes “qui.d’ans le monde sans doute, a fait le plus de bruit,”, M.Camille Bel-laiguc a recueilli les traits que nous rapportent les contemporains et les mémorialistes.ils ont noté dans le caractère de Bonaparte une progression “sociale” qui marcha du même pas que sa prospérité.Il prit peu à peu l'instinct, le goût, l’attrait des plaisirs aristocratique dont In jouissance compte aux yeux des peuples parmi les attributs essentiels des rois.Arnault déclarait que “la musique chatouillait son oreille sans aller jusqu’à son éme” ; un Allemand, sortant d’une messe aux Tuileries, remarquait: "Le Premier Consul m’a semblé aussi indifférent à la musique rpi’à la messe elle-même.” lit cependant, toujours, dès son enfume.il fut très sensible aux sons.Ce plaisir personnel, il aimait le goûter mais comme pour tous les plaisirs qu’il s'accordait de prendre, il entendait le pl'ier à sa volonté et lo faire servir à ses desseins.11 envisageait la mu- ! I ) “Notes brèves , par Camille Bellaigue, 1 vol.Librairie Delegrave.sique tel qu'un instrument capable de produire des réultats sociaux et politiques.Aux compositeurs il demandait d’employer leur talent pour “ exprimer l'idée que, chez les grands peuples, la paix vient après la victoire ; il faut, disait-il, que “cette idée re-.ienne sans cesse aux Français, en paroles d’un air familier à tous, machinalement répété, obsédant, et qu elle sc confonde avec l’universel refrain”.Et cette préoccupation est si profonde qu’il en fait la pierre de touche de son jugement, quand on va jouer "Don Juan” à l'Opéra, il éerit au ministre de la police : “Je désire, monsieur Fouché, connaître votre opinion sur cette pièce, sous le point de vue de l’esprit publie.” Oui, c'est un moyen ; quand il est en Egypte, il décrète : “Tous Fs jours à midi, il sera joué sur les places, vis-à-vis des hôpitaux, par la musique des Corps, différents airs qui inspirent de la gaieté aux malades en leur retraçant les beaux moments des campagnes passées.” C'est aussi une récompense : à Paris.deux loges de l'Opéra doivent être mises à la disposition des militaires aveugles, estropiés, revenant d’Egypte, afin qu’ils “soient dédommagés pai le plaisir d’entendre une parfaite exécution musicale, des autres jouissances dont le sort des combats les a privés”.On peut, croire que les anecdotes ne manquent point sur l’Empereur et ses rapports avec les musiciens, les compositeurs et les artistes.L’harmonie ne semble pas avoir, aussi souvent qu'il faudrait, détendu ses nerfs ; et il gardait sa férule à vouloir régir ce théâtre comme les autres.Une historiette caractérise tout autant le sans-façon des cabotins (pie les procédés du maître.A Milan, avant Marengo, voulant entendre le fameux Marchesi, il lui demanda de chanter un air.“Signor Zénéra-1c, répondit l’Italien qui n'aimait pas les Français, si c'est oune bonne air qu’il vous faut, vous en trouverez ou-ne excellente duns le zardin.” — Bonaparte, qui lui, n’aimait pas les jeux de mots, mit le chanteur à la porte d’abord, puis en prison.—- Après Marengo, il l’en laissa sortir, et cette, fois le virtuose s’exécuta sa'ns faire de difficultés.lie* réparties de Grétry sont célèbres A l'audition d'une de ses partitions, un soir à Fontainebleau, l’Empereur se tourna vers l’auteur: “C'est divin! C’est parfait! .l’aime beaucoup cette musique-là.—Votre Majesté n’est pas dégoûtée”, dit T autre.A une audience, l’Empereur distrait demandait au compositeur pour la troisième fois son nom: “Sire, toujours Grétry.” En une soirée intime des Tuileries où le violoncelliste Duport jouait un solo, l’Empereur parut tout, botté et éperon-né; il s’approcha de l’artiste, le complimenta et, lui prenant la basse des mains avec sa vivacité habituelle, lui demanda : “Comment diable tenez-vous cet instrument-là?” Et.s'asseyant, il serra le malheureux violoncelle entre ses bottes éperonnées.L’infortuné Dupoit, (pie la surprise et le respect avaient rendu muet pendant un instant, ne put cependant maîtriser sa terreur lorsqu’ il vit sa précieuse basse traitée comme un cheval de bataille.Tl s’élança en avant, en proférant d’un accent si pathétique le mot : “Sire!!” que l’instrument lui fut immédiatement rendu : et, Duport put alors, sans le laisser sortir de ses mains, montrer à l’Empereur comment il fallait s’y prendre.M.Camille Bellaigue ajoute : “Ce fut la première leçon de musique de Napoléon, ce fut la dernière.” Il aimait, dit-on, à fredonner “de la voix la plus fausse du monde”,— Albert Vandal nous le représente, au passage du Niémen, voyant défiler son innombrable armée, jouant avec sa cravache et chantonnant “ Marlborough s’en va t’en guerre ” ; ce qui était au moins de circonstance.A Fontainebleau, dans les heures solennelles qui précédèrent l’abdication, moments plus tragiques encore que les angoisses de la Bérésina et qui laissent dans notre esprit comme une impression de stupeur à scruter les pensées qui pouvaient bien traverser le cerveau de l’homme déchu, — en ces derniers jours, on vit l’Empereur sortir d’une morne tristesse pour parcourir ses appartements à pas saccadés en sifflant des fanfares de chasse ou des arielles populaires.Peut-être entendait-il dans le passé les roulements de tambour qui, quinze ans auparavant, en battant la charge.dans les corridors de Saint-Cloud, avaient précipité la fuite éperdue des Cinq-Cents et apporté la note un peu chaude de cette froide journée de Brumaire.On multiplierait les souvenirs dont la musique berce la carrière fantastique de celui qui, s’il faut croire Lamartine, Ne comprit ici-bas que le cri de l’épée Et le mâle accord du clairon.C'est a quoi csoelle te récit de Camille Bellaigue ; et en soulignant en mérite historique des pages très littéraires d'un musicien très averti, je n’insiste pas sur ces qualités diverses afin de ne' point encourir le reproche de La Bruyère "Amas d’épSlhètes.mauvaises louanges”.-le voudrais que mon éloge gardât sa force comme il a sa sincérité.GEOFFROY de GRAND MAISON.( L’“Fnivers.” ) IMPORTANTE CIRCULAIRE ! messieurs, devez-vous consacrer tout votre temps à l’accomplissement de vo-i tie tache professionnelle, considérant $10 à gagner au Plâteau Bon-Air * f TV VlTPr»r'S'inr'r*TTrfcri comme indigne d’un bon inspecteur tou AU A INOrht 1 LUKj D hCOLhS " "Agence, même partielle, de 1 un L’HON.SURINTENDANT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE ADRES SE UN DOCUMENT TRES PRECIEUX RELATIVEMENT AUX VI SITES DES INSPECTEURS DANS LES ECOLES DE LA PROVINCE.Rappelez vous que dimanche l-l ombre après-midi, un service de vaisselle valant $10.00 sera tiré au sort entre ias visiteurs du PLATEAU BON AIR.Le droit au tirage ne coûte rien: il suffit, de se trouver sur le terrain ù ce moment.Le PLATEAU BON AIR est située dans le quartier Saint-Denis, celui des quartiers de Montréal où il s'est fait le plus de construction depuis dix ans.Le PLATEAU BON-AIR est traversé dans toute sa longueur par la rue Iberville, une des grandes artères de l’est, et dans toute sa largeur par la rue Bélanger, une des grandes artères du nord de Montréal.Le PLATEAU BON AIR, aux prix que s'y vendent les lots, est la plus belle terre de l'île de Montréal pour la constr.ictioa et la spéculation.Pour se rendre au PLATEAU BON ATR, prendre les tramways du Parc Lafontaine et do la rue Papineau et descendre à la rue Saint-Zotique.Un trottoir en bois va du tramway au Plateau et dans toutes les directions du Plateau.Agents en permanei ce sur le terrain.Pour informations supplémentaires, s’adresser au crédit Métropolitain, (limitée>, 74, rue Saint-Jacques.Dernièrement, l'honorable Boucher île la Bruère, surintendant de l’Instruction Publique, a fait parvenir aux inspecteurs d’écoles catholiques de la province de Québec uneeirculaire importante relativement à leuç visite d'automne.Cette circulaire est un résumé complet du procédé que doivent suivre les inspecteurs durant leurs visites périodiques.C’est un petit code très précieux qui les aidera dans leur travail.M.le surintendant débute ainsi: Messieurs, Je vous envoie aujourd'hui même une nouvelle formule de rapport pour la visite d'automne et le Bulletin du £ième semestre.A l’avenir, vous n'aurez donc qu'uu bulletin à remplir, lors de votre deuxième visite.Veuillez lire le?indications du Rapport et celles du Bulletin.Je vous recommande de bien observer ces prescriptions et.en particulier, d’être très précis #n remplissant le tableau: “Jnstitif”vrs ^us' titutrices Laïcs Engagés dans Diplôme.J‘attiire spéeialememt votre attention sur les modifications apportées au chapitre des “Observations de Fins pecteur d’Ecoles au Surintendant.' Répondez, dans chaque cas, “oui ou non’’, à la question: “Le Surintendant doit-il intervenir cette année’’?Et.dans l'affirmative, précisez la nature de cette intervention.Avant d'aviser le Surintendant, renseignez vous parfaitement sur la question que vous soumettez afin de ne pas exposer le Département à commettre des erreurs de faits, toujours graves en pareilles matières.étude attentive de- directions pédago-'es du Programme ,officiel et la lecture assidue de l'Enseignement Primaire facilitent la préparation de la classe.Conseillez souvent à vos subordonnés do consulter un bon traité de pédagogie.Voyez ù ce qu un exemplaire des Règlements Refondus du Comité catholique soit à la disposition de chaque titulaire.LE FONDS DE PENSION L’instituteur, lors de la conférence pédagogique, donnera aux institutrices quelques explications sur la loi de retraite.Plusieurs institutrices ignorent qu’elles peuvent faire compter les avantages qu elles retirent de leur position.Les primes distribuées par les inspecteurs et quelques commissions scolaires, ainsi que celles (|Ue le gouvernement accorde ù ceux et celle» qui enseignent depuis an moins Kl, 15 ou JO ans peuvent être évaluées pour le fonds do pension.OBSERVATIONS DK L’INSPECTEUR Chaque fois que l’inspecteur lait une visite, il ne devra jamais omettre de faire les observations qu’il jugera nécessaires aux commissaires d’écoles et il indiquera les moyens à prendre pour combler les lacunes.AU SURINTENDANT Les Pâtes Alimentaires de la marque HIRONDELLE ont eoneris la faveur des Ménagères Canadiennes: la vente des Macax'O-•lis.Vermicelles, Spaghettis, Coquilles, Nouillettes aux Dues et Petites Pâtes de la marque “Hirondelle” progresse favorablement et rapidement grâce à leurs qualités réelles et grâce à leur fraîcheur qui ajoute à leur délicatesse.La meilleure farine canadtenne> la machinerie ta plus perfectionnée, un personnel compétent, sous la direction d’un expert dans la fabrication européenne assurent aux marchands une fabrication soignée, une marchandise toujours uniforme, et d’une vente journalière.Les crasses sont de 25 livres.ENVOYEZ-NOTTS UNE COMMANDE D’ESSAI.LA CIE CATELL1, LIMITEE, Montréal, Canada.Le Conseil du Board of Trade IL SE REUNIT HIER ET ETUDIE PLUSIEURS QUESTIONS IMPOR TANTES.Le Conseil du Board of Trade s'est réuni hier.Il y a eu un débat assez long sur la taxe payée par les corporations commerciales au gouvernement provincial.On en est arrivé à, la eonchi-s’on que cette taxe était beaucoup trop élevée et, on a rédigé, séance tenante, une pétition qui sera présentée au premier ministre lui demandant de réduire substantiellement la taxe en question.Une députation du conseil se jomdra à l’Association des Manufacturiers canadiens pour présenter la requête.On a pris ensuite en consideration un pamphlet publié par le major G, W.Stephens, président du Havre de Montréal, et intitulé: “A plea for the re-adjustment of Marine Insurance Rates on the St.Lawrence”.On a décidé d’inviter le major Stephens à rencontrer le Conseil relativement à ses suggestions.Le Conseil a aussi étudié la question d ’augmenter le commerce entre leCana da et les Antilles et entre le Canada et Cuba.On a jugé à propos que aides paquebots plus modernes étaient nécessaires.il était aussi urgent d’obtenir une réduction du tarif postal et des taux de télégramme.Les messieurs dont les noms suivent ont été.chargés d'élucider la question: MM.Huntley R.Drummond, D.AV.Campbell, AV.K.Gra.fftey, John A.Gunn, J.A.Hardis-ty, Jos.Quintal, Robert Reford .t Norman AVhito.Les membres présents à l’assemblée étaient: MM.Jeffrey H.Borland, président; R.AV.Reford, 1er V.-P.; H.R.Drummond,'2e AVP.j Norman AVight, trésorier; Jas.Elmsley, R.A.Brock, D.AV.Campbell, ii, J.Dale, John A'.Gunn, J.A.Hardisty .1 L.L.Henderson.Les messieurs suivants ont été admis membres lu Board of Trade: MM.Ralph Alexander Dick, de la City Ice Co.et AV.H.Miner, de la Miner Rubber Co.Ltd, Granby.Accusé de tentative La VISITE D’AUTOMNE visite de meurtre UN ITALIEN QUE L’ON RECHERCHAIT DEPUIS UN MOIS EST RETROUVE.Un Italien du nom d'Antonio Deran-d'O que l'on rechercha’t, depuis plus d'un mois a été rejoint, hier soir, par le grand-connétabip Désaulniers et ap prébende.Derando est accusé d’avoir à Lachi-ne, le J septembre dernier, déchargé une arme à feu sur un de ses compatriotes.un nommé Salvatore Bianco, e Amené devant le magistrat, ce matin, 1 inculpé a protesté de son inno cenee et l’enquête a été fixée au 18.de l’automne ne doit pas commencer avant le 11 septembre.En commençant plus tôt, les inspecteurs s'exposent à trouver certaines écoles fermées, d’autres à peine en activité.L honorable M.de la Bruère recommande 'de faire la première visite sans précipitation; il conseille d’examiner sérieusement quelques élèves de divers groupes ou divisions afin de s’assurer si le classement a été judicieusement fait.L’inspecteur, tout en questionnant les élèves, donne à l’instituteur une leçon de méthodologie pratique sur les matières les plus négligées ou qui paraissent moins bien enseignées par Je titulaire.L’instituteur devra faire en sorte, par sa correction de langage, son attitude en classe, ses procédés ingénieux, de, donner une leçon salutaire de discipline et à l’instituteur et aux enfants.Après s’être envuis de l’état intellectuel de chaque classe, l'inspecteur exa mmera l’état matériel de la maison d école, du mobilier, des dépendances i et do remplacement.Ta question de 1 hygiène scolaire ne saurait laisser un bon inspecteur indifférent.Il importe, que les classes soient bien ventilées bien aérées, bien éclairées, bien rhaiif-feos.Si quelque chose laissait à dési re.r sous ces divers rapports, l’inspec tour est prié d'en prévenir immédiatfe ment les commissaires d’école.CONFERENCE PEDAGOGIQUE M.le .surintendant insiste sur la | "conference pédagogique” qui sera donnée chaque automne, dans chaque paroisse, à l’endroit le plus commode.” f'etie conférence devra se rapporter aux besoins spéciaux des écoles de la municipalité, aux defauts constatés lors de la visite, à l’organisation des classes, à.la discipline, en un mot,aux devoirs essentiels des titulaires.Parmi ces devoirs essentiels, veuillez rappeler, cette année, celui de la “Préparation sérieuse des leçons ” ; pas de prénaration, classe nulle.Préparer se classe, d'après l'expérience et les meilleurs auteurs, c’est savoir se souvenir, prévoir et choisir: L—hie souvenir des lacunes remarquées au cours des leçons antérieures et des difficultés de toutes sortes que 1 on a rencontrées ; leçons peu comprises et sur lesquelles il faudra revenir.explicatCons inexactes, devoirs mal appropriés, etc,, etc.II.—Prévoir les difficultés présentées par les leçon du jours et les points sur lesquels il faudra finsister, afin de ne rien laisser d’obscur dans les esprits : les explications qui pourront être demandées par les élèves et les réponses à faire ; les questions qu'il faudra faire à tel élève étourdi ou d’esprit lourd, pour s’assurer qu’on est compris et suivi : les difficultés offertes nar le devoir choisi.III.—Choisir d’abord le sujet de la leçon on faisant le départ entre, ce qu'il est utile de dire et ce qu'il est prudent de reporter à Tannée suivante : pu57.Toussaint Ciroulx, commis 5 Baromètre: 8 h.matin, 2'.).T, ; Il h.matin, 29.75 : midi.29.79.LE TEMPS gi ’ll.FERA Beau et chaud.NOTRE -ÎOÜRNEL LE SCANDALE DES POSTES Le “ Globe M confesse pratiquement qu’il a refusé de payer (Kpw’ial au “Devoir”) Toronto, 12.— La réponse du Wobe à l’article du News au sujet du se and al (• des postes, n est pas brillante.L’organe libéral admet qu’il n’a payé qu’une seule fois et sous protêt, le prix spécial exigé par le département des Postes.Pour le reste, le (iUtbe, s’est contenté de promettre de payer si le département ne changeait pas d’avis sur l’interprétation du règlement No CO.Pour s’exeuser, cependant, le (Ifobe prétend qu’au début de la campagne le maître de poste lui déclara que la poste n’exigerait pas plus que le tarif ordinaire.A cela le News répond ce soir, par une entrevue avec le maître de poste, dans laquelle celui-ci déclare que ni lui ni son assistant n’ont fait semblable promesse au (ikjbf.U (llubi ajoute qu’il n'a retiré son chèque que parce qu’il a été informé que les autres journaux faisaient rie même.Le maître de poste répond dans la même entrevue au News qu’il n’a jamais dit au Globe que les autres journaux demandaient d’être remboursas.Le News réitère son accusation, savoir que le gouvernement a permis à ses organes de .se servir du service postal à son profit pendant qu ’il refusait le même avantage à ses adversaires.I! est de plus en plus évident que les autres journaux n’ont été remboursés que pour protéger les finances du Globe.Et ce qui ne souffre aucun doute, c’est que les journaux oppositionnistcs ont été traités autrement que les journaux ministériels par l’administration des postés.ÉTRANGE ARRIVÉE DE DÉBARDEURS ÉTRANGERS LE ‘’LADY OF GASPE” AURAIT DEBARQUE CENT-CINQUANTE OUVRIERS QUI ONT IMMEDIATEM ENT ETE PLACES SUR LES CHANTIERS DU PORT.LE BUREAU D’ARBITRAGE INTERVIENDRA-T-IL ?Il se serait produit dernière- Ceux qui rv.-evaient le journal pour les vacances ou durant la période électorale et qui ne donne-ront pas avis de discontinuer, soit en refusant ou en écrivant directement au bureau, seront, considérés comme abonnés réguliers.A tous ceux qui, actuellement, reçoivent l’édition quotidienne du Devoir sur abonnement spécial et pii désireraient recevoir le Devoir hebdomadaire, nous rappelons qu’ils peuvent le faire en payant îfl.00 par aimée.Notre édition hebdomadaire contient tons les articles publiés en première page de l’édition quotidienne et un rapport substantiel des principales nouvelles de la semaine dans le monde entier.On y trouve en outre d’excellentes lectures sur des questions d’actualité dans tous les domaines de l’activité humaine.•-?- Heureuse initiative On sait que la société St-Jean-Baptiste fait donner chaque hiver, au .Monument National, un cours ment sur les quais un incident qui pourrait créer un grand malaise parmi les débardeurs du port.Dans un temps où le travail subit une dépression, on dit que le “Lady of Gaspé” est entré dans le port, mardi avec plus de 150 ouvriers, venus du bas du fleuve et pour la plupart, dit on, des étrangers au paye.Le plus étonnant, c’est que ces nouveaux venus, nous assure-t-on, ont tout de suite trouvé de l’ouvrage, et sont par conséquent, préférés aux anciens ouvriers qui sont là sans travail.On ne se gêne pas pour dire que le bureau permanent d’arbitrage devrait s’occuper activement et immédiatement de la chose, et voir si la loi des aubains n’est pas ici en cause.Il y a là certainement un fait qui mérite considération de la part des intéressés pour établir le véritable bien-fondé de ces rumeurs sérieuses et persistantes.Les nôtres disent qu’ils veulent être protégés contre la venue de ees étrangers qui prennent ainsi leur place dans un temps où les ouvriers de Montréal ont besoin de travailler.d'anglais pour les jeunes person nés qui se destinent au travail de bureau.Ces cours ont eu beau coup de succès.Beaucoup pensaient cependant, que le rôle de notre société nationale était surtout de propager la connaissance du français et la nouvelle administration a donc dé-•idé de créer un cours do français pour les jeunes anglais.Le succès-a déjà justifié son heureuse initiative.Nous apprenons, en effet, quo lias moins de 700 demandes d’inscription ont été faites aux autorités.Faute d’espace et de professeurs, deux cents demandes seulement ont été agréées pour le cours de cet hiver.Mais l’on voit quel bien la société St-Jean Bapüste pourra faire en développant son projet.C'est une heureuse initiative qui justifie les plus chaleureuses félicitations à l’adresse de la société St-Jea.n-Baptiste, mais aussi à nos compatriotes anglais qui manifestent ce désir d’apprendre notre langue.-?.— L’affaire Russell Greenshields UNE VENTE DE $400,000 TELLE EST CELLE DE L’IMMEUBLE DE LA MAi.-ON DUPUIS FRERES, RUE STE CATHERINE ES T.CELA N’ALTERERA EN RIEN LES AFFAIRES, QUI CONTINU ERONT COMME DANS LE PASSE.l'no des plus fortes transactions immobilières de cette semaine, est sans aucun doute la vente de l’im-i meuble de la maison Dupuis Frè-t res, au prix de $400,000.Il est ] entendu que cette vente n’affecte ! en rien le commerce de la maison.1 Mlle continuera, comme par le passé, à faire affaire au même en i droit.M.J.N.Dupuis possède I un bai! de dix ans, renouvelable I pour dix autres années, à l’expi-I ration.C’est la Belgo Canadian Realty ! Co., représentée par MM.H.W.Beauelerk, J.B.Qppe, sir Thos.Shaughnessy et M.Holt, qui s’est portée acquéreur de la propriété.Celle-ci couvre plus de 25,000 pieds carrés, soit 115 pieds rue Ste-Catherine par 86 pieds sur St-Christophe et 200 pieds rue Saint-André.La compagnie précitée a donc payé une moyenne de $16 du pied carré.La transaction aura, paraît-il, les plus heureux résultats.Le magasin actuel sera restauré, et tout fait prévoir une ère de grande prospérité pour la principale maison commerciale de l’est.^ Le transfert de la propriété s est fait par devant Mtre Edm.Desaulniers, notaire.LA REVOLTE EN CHINE ON VEUT RENVERSER LA DYNASTIE DES MANDCHOUS.DE WU-CHANG.— LES ETRANGERS EN SURETE.LA PRISE (Spécial au “Devoir”) Ottawa, 12.— l e maître en chancellerie a reçu le rapport de la cause de la réclamation de fl ,260.000 de David Russell, de Montréal, contre ,1.\Y.Oreonshield, avocat de Montréal.La cause a pour but de recouvrer les intérêts dans une vente de terrains dans l’ouest, au Canadian Northern.La cause sera entendue à Ottawa au mois le décembre prochain.- 4- - — Le Cercle Saint-Louis de TA.C.J.C.Demain soir, vendredi 11 octobre, à 8 heures, séance régulière du Cercle Saint-Louis de l'A.C.r,C.Un nouveau bureau sera élu pour l’année 1911-12.LF SLCRET.URL -*- A la mémoire de Christophe Colomb (Spécial au “Devoir”) Boston, 12.- La mémoire de Christophe Colomb a été honorée par les organisations militaires de Boston au jourd’hui.11 y a à part eela, un carnaval nautique sur la rivière Charles et plusieurs cérémonies religieuses et i viles.-f- - Groupe Lemoyne A.C.J.C.Il y aura assemblée très importante rendre, le 13 octobre, à huit heures :!u soir au presbytère St.,1 eau-Baptiste.Re.Elections.Par ordre.ALPHONSE GHATTOS.Secrétaire.-—4- Convention des Conservateurs (Spécial au “Devoir”) Ottawa 12.— Ce soir, au Grand Opéra, il y aura convention des conservateurs d’Ottawa-Ouest, pour faire le choix d’un candidat aux prochaines élections provinciales qui auront lieu au mois de décembre.GARÇONS On demande des garçons pour faire les messages.— S’adresser au " Devoir ”, 71a rue St-Jacques.Hawkow, 12.— Les révolutionnaires ont remporté hier une grande victoire, en s’emparant de Wu-Chang, après un combat contre les troupes impériales, combat qui dura plus de 24 heures.Les étrangers n’ont pas, jusqu’à présent, été molestés, les chefs rebelles ayant exhorté leurs partisans à respecter la vie et les biens des résidents européens et américains.Ce fait qui rassure Ica légations, est, au contraire de mauvais augure pour le gouvernement de Pékin, car il indique que le mouvement est dirigé contre la dynastie des Mandchous.las premiers désordres avaient eu lieu hors la connaissance de ces chefs, très intelligents, si l’on en juge par la façon relativement aisée dont ils ont su mettre en déroute les meilleures troupes du gouvernement.Ou craint maintenant la défection dans les rangs de ces troupes.Wu-Chang est la capitale de la province de Hu-Peh et est située en face de Han-Kow, sur l’autre rive du Yan-tsé-Kian (fleuve Jaune).Cinq canonnières sont prêtes à inter venir.Les consuls étrangers ont aussi demandé par télégramme, à leur gouver nement.l'envoi do cuirassée pour protéger la vie et la propriété de leurs nationaux.Par mesure de précaution, tous les navires marchands, dans la rivière sont sous pression, avec, à leur bord, les femmes et les enfants.Ou a organisé une garde de volontaires autour du quartier «les blancs.Les révolutionnaires, «lit-on, ayant été battus dans la province de Sze-Chuen, dont ils ont, pendant quelqu»' temps, assiégé le chef-lieu, se sont jeté sur le Hu-Peh, pour en faire la baso d’opérations nouvelles contre le Szo-Ohuen.La population de Wu-Chang menaçait lundi de passer aux rebelles «>t trente arrestations ont été faites.Pour créer un exemple de terreur, quatre «les accusés ont été décapités séance tenante, en pleine nie, «levant la résidence du vice-ro':.11 ne semble pas que cet acte ait atteint l'effet désiré, car une partie de l’artillerie «le la garnison a immédiate ment déserté.Petto désertion en mas se entraîna li's autres troupes et pré-ci pta le dénouement.C’est on voyant que les rebelles allaient être maîtres «Te la cité que le vice-roi s'enfu t On hriîla sa résidence et le commandant militaire fut assassiné.Les troupes restées loyales à 1'Em pire se sauvèrent en traversant le fleuve, poursuivies par la fusillade «les ré volnt inline; res.Pue proclamation du «•«imité résolu tinnimiro menace «le mort tout assail lant d'un étranger.Ce comdé a aussi demandé aux consuls de rester neutres, les assurant que leurs gens n’avaient rien à craindre.Hankow, 12.— Presque toute la province de Nu-Peh est aux mains des rebelles qui ont lancé une proclamation annonçant que leur intention est de renverser la dynastie de Man-chu.A part de Wu-Chang et de Hanyang, les révolutionnaires ont capturé des villes moins importantes.L'attaque sur Hankow paraît être imaninento, et le général qui a fui jusqu'ici déclare que l’armée de presque toute la province s'est alliée aux re belles et que le soulèvement est le idus sérieux que l'on ait vu depuis celui do Taïping.Les révoltés ont refusé aux missionnaires étrangers la permission de quitter Wu-Chang, mails ils leur ont donné l’assurance que leur vie et leurs propriétés seraient respectées.-4- Cette invasion de coquerelle ELLE DATERAIT DU SOIR DU 19 SEPTEMBRE DERNIER.La ville a fait commencer ce matin la désinfection du marché St-Jacques, infesté par les coquerclles.Ces insectes sont, en quantité si grande, disent les employés municipaux qn’on ne sait pas comment les bouchers et les autres marchands ont pu endurer cette invasion jusqu ’à aujourd ’hui.Les bouchers disent que jusqu’au 19 septembre, les coquerelles ne se rencontraient qu’exceptionnellement au marché et que c ’est à peine si on en tuait une de temps à autre.Le matin du 20 septembre, les dégoûtants insectes pullulaient à un point que des plaintes se iirent immédiatement entendre partout.Ou ne voit pas d’autre raison «le cette invasion que l’assemblée politique du 19 septembre; ce sont les auditeurs qui auraient apporté les coquerelles.-?-• Les secrétaires des ministres (Spéeial au “Devoir”) Ottawa, 12.—Peu do ministres du cabinet Borden ont jusqu’ici choisi leurs secrétaire particuliers.L’hon.M.Borden conservera celui qu’il avait comme chef de l’opposition, soit M.A.E.Blount.Ce dernier a pris déjà possession du bureau qui était occupé par M.K.J.Lemaire, secrétaire de Sir Wilfrid.Le Dr.Roche, secrétaire d’état, a choisi enmme secrétaire partieulier, M.J.Mitchell, ancien secrétaire des whips conservateurs.Notes de l’Hôtel de ViUe LA VILLE SE PROTEGE Le directeur du service municipal d’hygiène dit que le Pacifique Canadien a publié une circulaire par laquelle il défend aux chefs de gares et aux chefs de train d’amener à Montréal des personnes souffrant de maladies contagieuses.Si le cas se présente> la Ville mettra le wagon sous séquestre et le renverra sans permettre que per-sonn n 'en sorte à sou point de départ.LES GOUTTES DE LAIT Le Dr Blackader et Mmes Derrick et Bmillie, du “National Council of Women”, ont présenté aux commissaires, leur rapport sur l’oeuvre des trois Gouttes «le Lait que le Conseil a établies au commencement de l’été, avec une subvention municipale de $1,300 et 1‘argent qu’il avait 105 Int.C.& C.56 47 “ pfd.K ami ni st i.W.India.L.of.Wd.C.Winn.Ry.338 “ pfd Wind HCL :::::: DECES ARCHAMBAULT.—A St-Antoine de T?i-chelieu, le 9 octobre 1911, h l'âge de 69 ans 10 mois et 27 .jours, est décédé Antoine-Mu gloire Archambault, notaire.Les funérailles auront lieu à St-Antoine, la 13 courant à neuf heures du matin.Le vapeur “Fcrdi nand’’ se rendra Beloeil prendre les personnes désireuses d’y assister, à l’arrivée du train du Grand-Tronc qui quitte Moutréal à sept heures 16 a.m.et retournera ces personnes après les funérailles.Parents et amis sont priés d’assister à ces funérailles sans autre invitation.BAULNE.—A St-Hermas, Deux-Montagnes, le 11 octobre, 1911 à l’âge de 75 ans, 7 mois et 14 jours, est décédée Célina Legault, épou se de Cyrille Baiilne, rentier.Les funérailles auront lieu à St-Hermas, samedi le 14 courant à 9 heures et 30 minutes du matin.Parents et amis sont priés d'assister à ces funérailles sans autre invitation.BLACHE.—Décédé subitement, à Bord à Plouffc, P.Q., jeudi le 10 du courant.George Blache (autrefois intéressé dans la compagnie de l’Hôtel Windwor), à l’âgo d© 57 ans.Les funérailles amont lieu vendredi matin à 8 heures 30.de la résidence du défunt à Bord H Plouffe à l’église paroissial© de St-Martin.Des voitures seront à la disposition des parents et des amis MARTINEAU.—A Montréal, le 12 octobre 1911.à l’âge do 77 ans.Pierre Martineau.agent d’immeubles.Autrefois entrepreneur-menuisier.Les funérailles auront lieu samedi le 14 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure No.26 rue Mentana, â 8^4 heures a.m., pour se rendre à l’église St-Louis de France, où le service sera célébré, et de lâ au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.PERREAULT.—A Montréal, le 11 octobre 1911.à l’âge de 84 ans, 1 mois et 26 jours, est décédé Léon Perreault.Les funérailles auront lieu samedi le 14 courant.Le convoi funèbre partira de sa detUeure No.188 rue St-Denis il 8 heures a.m.pour se rendre à l’église St*.Tacques, où le servie® sera célébré, et de là au cimetière de la Côie-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.ilàùMtâiïiiï GUERIT TOUJOURS LES*- pot Dr.FR f-D FRI C.Paris.France $0 HEMORROÏDES LA CAPACITE DU FILTRE M.Fuller répond aux affirmations de l’ingénieur Meadows LE DEPART DE LORD GREY
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