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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 16 juin 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1930-06-16, Collections de BAnQ.

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Volume XXI - Numéro 138 Abonnements par la porte b Edition quotidienne CANADA f Etats-Unis et Empire Britannique .• AM UNION POSTALE .10M Edition hebdomadaire CANADA IM DEVOIR * > .Montréal, lundi 16 juin 1930 TROIS SOOS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME ' MONTREAL états unis ET union postale s.» Directeur'• HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE! - • HArbour 1241« SERVICE DE NUIT* Administration! • HArbour 1243 Rédaction: - e HArbour 3679 Gérant: • • • HArbour 4897 Même dans le fracas d’une campagne électorale.Une poignée de r éflexions utiles Nous voilà décidément en pleine campagne électorale.Les discours, les candidatures se multiplient.Demain, la discussion aura envahi jusqu’au dernier coin du pays.Trouvera-t-on le moyen, au milieu de la bagarre, de penser à la Saint-Jean-Baptiste?Oh! nous entendons bien que la grande manifestation de Montréal se déroulera suivant le rythme accoutumé, que d’autres, ailleurs, susciteront l’intérêt, provoqueront une intéressante affirmation.Mais aura-t-on beaucoup le temps de penser à ce qui, ce jour-là, devrait être pour tous un thème d’utile méditation?Les débats électoraux ne prêtent ni à l’harmonie, ni même à l’examen bien attentif des choses.Les trois quarts du temps, les orateurs sont dominés par le tyrannique souci de tirer à eux, non seulement les hommes, mais les faits, de les présenter sous l’aspect qui peut le mieux servir leur cause.Il faudrait tout de même, au jour de la Saint-Jean-Baptiste, essayer de penser à un certain nombre de choses dont on ne parlera pas beaucoup sur les estrades.Car l’élection passera, mais notre race — puisqu’il s’agit de la fête particulière de notre groupe — subsistera avec ses besoins, quel que soit le parti qui domine demain à Ottawa.* ÿ * L’un des avantages de la Saint-Jean-Baptiste, ce devrait être de nous inciter à examiner ces besoins, de nous aider à prendre les résolutions qui en découlent.Même dans le tapage et dans les formidables distractions de la campagne électorale, on pourrait peut-être ne pas trop perdre de vue ce point essentiel.La recommandation vaut, naturellement, pour tous ceux qui auront à parler en public, elle vaut pour chacun de nous.Du commencement à la fin de l’année, nous sommes pris par la besogne quotidienne, par le souci d’intérêts immédiats.Pour tous, la Saint-Jean-Baptiste devrait être la halte bienfaisante qui permet de regarder plus haut et plus loin — et, peut-être aussi, avec une plus vive attention, autour de soi, à ses pieds même, et de chercher aux principes des applications concrètes et précises.Car le danger de ces grandes fêtes, c’est de se dissiper en généralités sonores, qui paraissent n’avoir que de lointains rapports avec notre vie quotidienne.Il faudrait, au contraire, que chacun, se rappelant la grandeur de l’héritage commun et ce qu’il a coûté aux aïeux, se dit: Mais que puis-je faire pour l’augmenter ou le conserver?Que puis-je faire, demain, aujourd’hui même?Les discours sont utiles, mais ce n’est pas avec des discours prononcés à date fixe et tôt oubliés qu’a été faite la grandeur ancienne.Ce n’est pas avec des discours qu’elle sera accrue ou gardée.Aujourd’hui, comme hier, comme demain, rien ne se fera sans le travail persévérant, modeste, méthodiquement ordonné, de tous.* * * Voyons les choses telles qu’elles sont.Si nos pères ont eu une rude tâche, nous nous heurtons à des difficultés singulières aussi.Nos pères ont souffert de maux que nous ne connaissons plus; nous sommes en face de problèmes qu’ils ne connaissaient pas davantage.La campagne canadienne souffre, la ville canadienne subit tous les malheurs des autres villes, aggravés souvent par la diversité des éléments qui la composent.Et nulle muraille de Chine n’interdit au pays l’entrée des miasmes putrides ou des idées fausses.La croissance matérielle a été si rapide, la transformation si soudaine, que beaucoup ne voient pas les problèmes qui se posent.Combien, par exemple, s’arrêtent à songer que la population d’une ville comme Montréal a pratiquement quadruplé depuis trente ans?Puis, chacun est pris par ses soucis propres, et la plupart vivent dans un cercle très restreint: de leur maison à leur bureau ou à leur atelier, en passant par des routes qui so'nt presque toujours les mêmes.La ville se transforme autour d’eux, sans qu’ils en aient connaissance.Leurs yeux continuent de porter des images vieilles de vingt ou trente ans.Puis, les phénomènes les plus graves souvent sont ceux qui se déroulent sans éclat, dans la banale grisaille de la vie ordinaire.Ce sont ceux que, naturellement aussi, on remarque le moins.On l’a très justement fait observer: le public se cabre, — pour se calmer et oublier bien vite, hélas! — devant un désastre comme celui du Ixiurier Palace; il reste aux trois quarts indifférent devant la disparition d'un nombre beaucoup plus considérable de petites victimes que pourraient sauver de meilleurs soins, de meilleures conditions de logement.* * * Mais l’ignorance, la cécité, la simple distraction des gens n’empêchent point les faits d’exister, de produire leurs naturelles conséquences.La Saint-Jean-Baptiste est une excellente occasion de mener une petite enquête, autour de soi d’abord, puis au loin, et de prendre la résolution, puis l’habitude, de porter sur le monde mouvant qui nous entoure des yeux attentifs et clairs.Nous serons peut-être étonnés de ce que nous y découvrirons de choses à redresser, de devoirs, petits et grands, qui sollicitent notre volonté.Il y a de la besogne pour tout le monde, pour tous les goûts, pour toutes les aptitudes.Il y en a pour ceux qui veulent servir les autres; il y en a rudement aussi pour ceux qui veulent, très légitimement, s’aider eux-mêmes.Ne nous lassons point de le redire, au risque d’ennuyer beaucoup de gens: l’avenir, pour les jeunes Canadiens français, sera dur.La grande industrie, le grand commerce sont pratiquement dominés par des gens d’une autre race: on ne leur y fera point de situation de faveur.Par ailleurs, le pays est envahi d’éléments nouveaux dont beaucoup travaillent avec une admirable énergie: leur concurrence sera formidable.Il n’y aura de place dans la vie de demain que pour ceux qui auront développé au maximum leurs aptitudes propres.II ne serait pas mauvais que cette leçon de travail et de réalisme sain tombât le 24 juin de plus d’une tribune publique.Sait-on combien de temps et d’energies se gaspillent cher nous?Quand, par faiblesse, ignorance ou nonchalance, nous aurons cédé la place aux autres, tous les cris, tous les regrets ne serviront de rien Si la Saint-Jean-Baptiste était pour chacun de nous le point de départ d’une action nouvelle — personnelle ou collective — que de choses pourraieoit rapidement changer dans notre pays! Cela vaut la peine d’y songer, même dans le fracas d’une campagne électorale^.« Omir HEROUS L’actualité La bataille de la Monongahéla Il est rare que l’on commémore une défaite.Les Américains feront donc an geste original en élevant à l’occasion du llbème anniversaire de l’écrasement du général anglais Braddock une statue à George Washington dans la ville de Braddock.Washington sera représenté en colonel, grade qu’il avait atteint lors de la bataille de la Mononga-héla qui assnra une si fameuse victoire au capitaine de Beaujeu.Les cérémonies qui marqueront l’inauguration de cette statue se dérouleront le 9 juillet prochain.A cette occasion le lecteur de l’un des grands quotidiens de New-York lui adresse quelques notes qui m'ont paru très intéressantes.Connues des historiens et de tous ceux qui s’intéressent particulièrement à l’histoire, je crois qu'elles seront neuves pour un bon nombre de lecteurs.C’est, extrait de diverses lettres de Washington, son appréciation de la défaite de son chef.Sous Braddock l’armée anglaise s'était avancée lentement de Cumberland, franchissant avec effort montagnes, vallées et cours d'eau, laissant derrière elle, à Great Meadows, le colonel Dunbar à la garde des bagages et de l’artillerie lourde.Braddock poursuivit sa marche difficile à la tête de 1459 officiers et soldats, sans compter les femmes de solduts et les conducteurs de chevaux, plusieurs pièces d’artillerie et 400 chevaux de trait.Arrivée à la Monongahéla, l’expédition la traverse et ne fait que quelques pas dans la route de douze pieds de large, ouverte à travers bois, quand elle est assaillie par les troupes commandées par le capitaine de Beaujeu.Celui-ci n’a sous se$ ordres que 350 miliciens canadiens et deux fols autant de sauvages indisciplinés, recrutés dans diverses tribus.C’est cet événement qui contribua le plus à faire valoir les qualités militaires de Washington qui était colonel à 23 ans.Sur 86 officiers anglais, 63 furent tués ou blessés; sur les 1373 sous-officiers et soldats il n’en revint que 459 indemnes.Ce fut l’une des rencontres les plus sanglantes de toute l’histoire des Etats-Unis, alors colonie anglaise.Washington nota dans un mémoire le récit de la bataille.“Le 8 mars je rejoignis (dans une voiture couverte) la division avancée de l’armée sous le commandement du général.Le 9 je l’accompagnai à cheval, bien que très bas et très faible.Ce jour il fut attaqué et défait par une troupe de Français et d’indiens.Quand tout espoir de rallier les troupes en désordre et de recouvrer le terrain fut épuisé, nos provisions et nos magasins ayant été livrés, je reçus ordre de me rendre au camp de Dunbar, situé sept milles derrière les Grand Meadows.’’ Le 18 juillet il écrivait à Madame Marg Washington: “Nos hommes se sont conduits avec plus de lâcheté qu’il n’est possible de concevoir.Les officiers se sont comportés vaillamment pour encourager les hommes, ce pour quoi ils ont souffert lourdement.Les troupes de Virginie ont fait montre de beaucoup de bravoure, car je crois que sur trois compagnies qui prirent part à l'action il ne reste guère que trente hommes vivants.En résumé la conduite indigne de ceux qu’on appelle les réguliers a exposé à une mort quasi certaine tous les autres qui étaient enclins à faire leur cfeuofr.et, à la fin, en dépit de tous les efforts des officiers pour les en empêcher, ils ont fui comme des moutons poursuivis par des chiens.’’ Washington écrit au gouverneur Dinwiddie que “les soldats ont abandonné l’artillerie, les provisions, les bagages, et, en résumé, tout en proie à l’ennemi.Il est estimé que les deux tiers de blessés et tués anglais l’ont été par nos propres lâches réguliers qui, contrairement aux ordres, par rangées de dix ou de douze de profondeur, abaissaient leurs armes et tiraient sur ce qui était devant eux.” J’en passe.Le 2 août, le futur président écrit à Robert Jackson : “Il est vrai que nous avons été battus, honteusement battus par une poignée d’hommes qui ne se proposaient rien autre que de molester et de troubler notre marche.Cependant, contrairement à toute attente et h toute probabilité humaine et même au cours ordinaire des choses nous fûmes totalement défaits et subîmes la perte de tout.” (C'est nous qui soulignons).Après la mort de Braddock, gui fut tué dès le début de l’action, le commandement retomba sur les épaules de Washington qui, on l’a vu par une lettre précédemment citée, était si faible à la suite d’une maladie violente qui l’avait retenu dix jours au Ut, qu’il avait peine à se tenir en selle.Les Américains veulent célébrer le rôle courageux joué par le futur commandant en chef de l'armée révolutionnaire dans cette bataille importante livrée pour le contrôle du middle west el de ses cours d’eau.Mais ne serait-il pas juste que du côté canadien de la frontière U q eût quelque célébration aussi en l’honneur du capitaine de marine, commandant au Fort Duquesne, dont on peut le mieux mesurer la valeur par les termes mêmes de la lettre de.son adversaire que nous venons de 'citer: “Contrairement à toute attente et à toute probabilité humaine et même au cours ordinaire.des choses, nous fûmes totalement défaits et subîmes la perte de tout." Bloc-notes Candidatures Elles s’alignent.On y voit même des figures jusqu’ici étrangères à ia politique fédérale; ainsi celle de M.Sauvé dans le comté de Lavai* Deux-Montagnes, où il fera la lutte à M., Lacombe.M.Sauvé passe du provincial au fédérai.Toujours élu à Québec depuis qu’il est dans la vie publique, il tente maintenant sa fortune dans le domaine d’Ottawa.La lutte qu’il fera et qu’on lui fera ne manquera pas d’être chaude, si elle reste au niveau de la température du jour où il s'est lancé dans l'arène fédérale.Ailleurs, MM.André Fauteux et Gustave Monette ont posé également leur candidature.M.Fauteux quitte les électeurs de Bagof, qui l’ont écouté, applaudi, mais lui ont toujours fait la même mine que jadis les électeurs de Toronto à M.Laurier; il briguera les suffrages des électeurs de Terrebonne, comté jadis conservateur, où il a de nombreux liens de famille.Sera i il plus heureux dans le nord que rive sud?M.Gustave Monette, dans La-prairie-Napierville, avec l’aide de M.E.-L.Patenaude, fera face à M.Dupuis, candidat élu en remplacement de feu M.Roch Lanctôt que jamais personne ne réussit à battre, tact il avait la confiance de ses électeurs.La journée d’hier aura eu, sinon ses surprises, du moins du neuf dans le domaine fédéral; et ce n’est que le commencement de la bataille.L’intérêt, qui a paru manner jusqu’ici, commence à naître.!e sera tant mieux pour les électeurs et pour la chose publique elle-même.$6,000,000 C’est le profit que la canaille organisée ferait chaque semaine à Chicago, par son exploitation systématique du vol, de la contrebande d’alcool, de la corruption publique, selon les quotidiens de cette grande ville américaine.Il y aurait l.i 11.000 endroits où l’on vend de l’alcool en contravention de la loi, 2.000 établissements de paris, une couple de milliers de maisons de désordre, quatre ou cinq bandes de voleurs et d’exploiteurs qui défient l’ordre, rançonnent le public; et la police même serait tarée jusqu’au tréfonds.La presse de Chicago vient de se liguer pour tenter de mettre un terme au vice organisé.Entre temps, il y a eu 39 meurtres depuis janvier à Chicago — ou plutôt 39 assassinats dont les auteurs sont encore en liberté., Exportations A ceux qui prétendent que le Canada et le commerce canadien sont dans le marasme, un quotidien de la Colombie anglaise énü-mère quelques-uns des articles d’exportation du pays.Le Canada envoie, dit-il, des pommes de terre au Brésil, à Cuba et en Argentine, des graines de semence en Russie, des oeufs en Argentine, des animaux à fourrure en Allemagne, du papier à journal aux Etats-Unis et en Australie, de la laine de l’Alberta au Japon, des oignons en Nouvelle-Zélande, de la pâte de papier en Orient, du boeuf et du porc au Japon, des machines à coudre à l’Uruguay, du savon en Irlande, des automobiles en Nouvelle-Zélande, en Australie et en Egypte, de la morue au Portugal et au Brésil, ainsi qu’en Espagne et en Italie, des instruments aratoires en Russie et jen Turquie, du blé en Angleterre, aux Indes et en Asie, des animaux rto race e" Amérique du Sud et même aux Etats-Unis, du nickel en Hollande et aux Etats-Unis, du caoutchouc ouvré en Argentine, du fromage et des meubles en Afrique-Sud, du saumon, des fourrures et des animaux à fourrure pour reproduction.en France, des cotonnades en Amérique du Sud, du bétail sur pied en Australie, des pommes de la Colombie anglaise en Angleterre et dans maints autres pays, du miel en Hollande, du bois en Afrique, du zinc et de l’amiante en Allemagne, de l’orge en Norvège, de la pâte de bois en Italie, des savons de luxe en Amérique du Sud, des rasoirs au Danemark, des traverses de chemin de fer en Afrique centrale, etc.Evidemment le rédacteur de ce journal a feuilleté let statistiques commerciales que publie périodiquement Ottawa et qui ne mentent pas d’ordinaire.Il aurait pu y ajouter une centaine d’autres articles quî font l’objet d’un commerce d’exportation important, du Canada en Europe et dans tous les autres continents.Hélas! Quand les Mystic Shriners, — membres d’un ordre secret, qu’on voit parfois dans les rues de Montréal affublés d’un fez pseudo-turc, de culottes bouffantes pseudo-zouaves, d’une ferblanterie â rendre jaloux feu M.le maire Martin, — ont eu terminé leur grand congrès de Toronto, la semaine dernière, la plupart sont repartis pour les Etats-Unis.d’où on en attendait 200,000, qui n'ont plus été qu’une quarantai-te de mille au maximum.Les convois spéciaux qui les ramenaient chez eux ont eu à Niagara la visite des douaniers américains.Dès le départ de Toronto, des représentants de la douane avaient prévenu les Shriners de ne pas apporter d’alcool avec eux, parce qu’on le Daniel Liénard de Beaujeu, seigneur de la rivière Chnmbly, qui avait communié le matin de la ba-taille.fut tué dans ce célèbre engagement, comme Braddock.Paul ANGER LA POLITIQUE MM.Cardin, Sauvé, Patenaude, Raymond, Monette en campagne PLUSIEURS GRANDES ASSEMBLEES DANS LA REGION DE MONTREAL — MM.SAUVE, MONETTE ET FAUTEUX ENTRENT DANS LA LUTTE — MM.RINFRET ET LACOMBE PARLENT A SAINT-EUSTACHE (Voir aussi en pages 2 et 8) M.Sauvé accepte D décide de faire la lutte à M.Lacombe dans La* vaLDeux-Montagnes — L’assemblée de Saint-Martin Le village de Saint-Martin, a fait hier soir une belle réception à M.Arthur Sauvé qui acceptait la candidature fédérale dans Je comté de Laval-Deux-Montagnes.Des centaines d’autos stationnaient urt peu partout dans le village et bientôt la cour du collège fut complètement remplie.Le jour était déjà tombé; des ampoules électriques s’allumèrent dans tous les coins de la cour.L’assemblée se prolongea avant dans la veillée, mais la température était belle ainsi au grand air et la foule demeura de bonne humeur jusqu’à la fin.Le Dr Plouffe, de Saint-Martin, qui présidait l’assemblée conjointement avec M.Théophile Gauthier, de Saint-Èustache, offrit derechef la candidature à M.Sauvé et déclara que celui-ci allait donner sa ré- f)onse.M.Sauvé fut applaudi en se evant.Il remercie de leur réception les gens de Saint-Martin qui n’étaient pas ses électeurs dans le passé, mais qui le seront à l'avenir.Des applaudissements saluèrent cette déolaration à la 430, Notre-Dame Est • Montréal TéL HArbour 1241 * -CALENDRIER- VOUME XXI — No L38 DERNIÈRE HEURE Montréal, lundi 16 Juin 1930 - DEMAIN - Demala: MARDI, 17 Jala 1930.Saint A vit, abbé Lever du toleU, « h.11.Coucher du soleil, 7 h.50.Coucher de U lune, 9 h.S2.Premier quartier, le a, à 9.h Z m.du soir Pleine lune, le 11, i 1 h.18 m.du matin.Dernier quart, le 19, à 4 h.S m.du matin.LE DEVOIR AVERSES LOCALES MAXIMUM ET MINXMOTg - Aujourd’hui maximum 93.Même date l’an dernier 63.Minimum aujourd'hui 67.Même date l’an dernier S&.BAROMETRE 10 heures a.m.29.67.11 heures a.m.29.68.Midi; 29.67.Nouvelle lune, le 26, à $ h.53 tn.du matin.Le DEVOIR est membre de la Canadian Press, de TA.B.C.et de la C.D.N.A.Chiffrée fournis par ta maison L.-R.da Meelé, 300A, ms Salnt-£ienls.Montrés!.Le juge Denis renvoie l’action du Dr J.E.Desrochers contre le collège des médecins Le Dr Desrochers réclamait $5,000 — Mandamus accordé M.le juge Denis a rendu jugement ce matin dans !a cause du Dr' Joseph-Emile Desrochers contre le College des Médecins et Chirurgiens de Id Province de Québec.Le Dr Desrochers poursuivait le Collège des Médecins et le Dr Léo Pariseau pour la sommé de 85.000 Il se plaignait d’une lettre du Collège des Médecins à M.Ernest La-pointe, ministre de la justice, au sujet du Syndicat Médical, limité, et d’une lettre du Dr Léo Pariseau au Collège des Médecins au sujet de VHôpitdl Post Graduate de Montréal, lettres qui, disait-il, étaient injurieuses pour lui.M.le juge Denis a renvoyé l’action avec dépens.Il y avait, greffée sur la même question, une autre cause pour mandamus: J.-E.Desrochers contre Joseph Gauvreau et le College des Médecins et Chirurgiens, mis-en-cause.Le Dr Desrochers demandait à prendre connaissance d’une lettre ; que le substitut du procureur général aurait écrite le 26 avril 1927, lettre que le Dr Gauvreau avait, disait le Dr Desrochers, soustraite à la connaissance du Collège des Médecins, et qui pouvait servir à le justifier de l’accusation dont il était l’objet au sein de ce collège.Il demandait aussi à prendre connaissance de certaines lettres de créances.Dans son jugement, M.le juge Denis ordonne au Dr Joseph Gauvreau de donner connaissance au Dr Desrochers des lettres de créance des repréisentants universitaires dans le bureau de gouverneurs du Collège des Médecins et Chirurgiens.qui ont voté à la réunion du bureau provincial des médecins au mois de septembre 1927, ainsi tjue des livres s’il en existe où mention peut être faite de ces documents.La communication de ces documents devra être tjonnée au bureau du Dr Gauvreau en sa qualité de règistrateur du Collège des Médecins.le jeudi, 26 juin, 1930, à 2 heures de l’après-midi.Le juge ordonne aussi au Collège des Médecins et Chirurgiens de laisser le Dr Gauvreau donner connaissance des documents tel que dit plus haut; Je tout avec dépens contre l’intimé, le Dr Gauvreau.Le parlement anglais se réunira jeudi Londres, 16 (S.P.G,).— Le Parlement se rassemble jeudi après les vacances de la Pentecôte.Le programme législatif est encore bien changé et le Parlement est en retard.Les travaillistes et les libéraux prétemdent que c’est la machine parlementaire elle-même qui est défectueuse, tandis que les conservateurs accusent le gouvernement d’avoir surchargé ]e feuilleton de questions litigieuses.Les députés se demandent si la session va se clore à la fin de juillet ou bien si elle va s’ajourner de bonne heure pour se continuer à l’automne.Grève générale à Jérusalem POUR PROTESTER CONTRE L’EXECUTION DE TROIS JEUNES ARABES Jérusalem, 16.(S.P.A.) — Tous les musulmans et même quelques chrétiens ont fermé leurs boutiques hier pour obéir à la proclamation de l’exécutif arabe qui a déclaré une grève pour protester contre ÿexécution, demain, de trois jeunes Arabes qui ont pris part aux bagarres de l’été dernier.La plupart des autres groupes se sont unis aux Aiabes et il semble bien au’on va faire une pression auprès e l’exécutif sioniste pour qu’il use de son influence et obtienne la grâce des condamnés.Un journal arabe publie une dépêche d’Acre où les condamnés attendent leur exécution, où il est dit: "La jeunesse se lèvera s’ils sont exécutés.Nous demandons au gouvernement d’accorder une amnistie.car autrement il pourrait bien mettre le feu à la poudre”.Un autre journal arabe, d’Haïfa celui-là, déclare: “Le 17 juin sera un jour où une étincelle sera allumée, non seulement en Palestine, mais à travers tous les pays arabes.Nous n’écrivons pas là des phrases vaines, mais nous donnons un avis au gouvernement, un avis qui pourra éviter des désordres”.Prévisions atmosphériques Toronto, 16.(S.P.C.) — Voici les prévisions atmosphériques pour aujourd’hui et demain: Grands Lacs inférieurs et baie Géorgienne: vent sud-ouest modéré, temps incertain, averses locales, aujourd’hui et la première partie de demain, puis vent nord-ouest, plus frais.Ontario-Nord.— Incertain, averses; mardi, plus beau et plus frais, vent nord-ouest.Bassins de i’Outaouais et du haut Saint-Laurent; vent sud-ouest modéré, temps incertain, averses.Bassin du Saint-Laurent inférieur: vent sud-ouest modéré, temps incertain, pluvieux ce soir et demain.Golfe et rive nord.— Vent ouest fraîchissant, partiellement nuageux, averses; ce soir et demain.Provinces Maritimes: vent sud-ouest modéré, beau et chaud; demain, vent sud-ouest modéré, en partie beau et chaud, orages locaux, probablement.Lac Supérieur: vent fraîchissant, nord-ouest, partiellement nuageux probablement quelques orages, mardi, généralement beau et chaud.Manitoba.— Beau aujourd’hui et demain.Saskatchewan et Alberta.— Beau et chaud aujourd’hui et demain.Mort mystérieuse M»rcel Robert, un jeune garçon de 17 an*, domicilié au no 4713, rue St-Hubert, est mort dans des circonstances assez mystérieuses apres une altercation qu’il eut avec un ami.La police fait des recherches actives afin d’éclaircir cette affaire.____ Une commission du service municipal M.l’échevin Auger et M.Dubuc, surintendant d Bureau de placement municipal sont revenus d’Ottawa où ils ont étudié le système de la Commission du service civil.M.Auger proposera au comité exécutif une Commission du service municipal.NOS VOYAGEURS S’EN REVIENNENT Un câblogramme reçu samedi, trop tard pour publication, mande de la part de M.l’Heureux, représentant du Devoir au voyage Europe-Carthage, que les voyageurs suivants se sont embarqués le vendredi 13 juin à Liverpool, à bord du Lmrentlc: "Mme J.-B.Cadrin, Mlle Madeleine Dame, M.Fabbé S.Valiquet et sa soeur Mlle M.-A.Valiquet, M.Joseph Boutin, M.Etienne Décarie, Mlle Marte Roux et M.et Mme J.-E.Sauvé.Le "Laarentic" est attendu d Montréal samedi ou dimanche prochain.Mous donnerons des précisions plus tard.A son message.M.l'Heureax afoate: “Tout va bien" Criminellement responsable Le jury du coroner a tenu Arthur Way, 46 ans, 4863, rue Hutchison, criminellement responsable de la mort de Mme J.-B.Paquette, 53 ans, domiciliée au no 6738, 1ère avenu6' Rosemont.Mme Paquette a été frappée mortellement vendredi, le 13, par l'automobile conduite par Wray.Celui-ci devra donc répondre d’une accusation de manslaughter au prochain terme des assises.Requête au sujet d’un barrage sur le lac Kénogami M-.le juge Coderre a pris en délibéré ce matin une requête de M.| G.E.A.Dubuc contre la Commission des eaux courantes de la province de Québec.Il s’agit d’un barrage installé sur le lac Kénogami.Ce barrage a deux déversoirs, la rivière au Sable et la rivière Chicoutimi.Après que la commission eut exproprié le terrain nécessaire à la ; construction de son barrage et que le barrage eut été construit, on constata l’inondation des terres ap-! partenant à M.Dubuc.Par conven-J tion entre les parties en 1925, il fut décidé de nommer des arbitres de part et d'autre, et le 16 septembre 1925, la Cour supérieure nommait un tiers arbitre.Deux des arbitres ont été assermentés, mais celui de la commission ne l’a pas été.La requête est pour le faire assermenter, ou à défaut de faire nommer un autre arbitre par la commission ou par la cour.Il s’agit d'un conflit de juridiction.La cause était commencée lorsque les expropriations ont été mises sous la juridiction de la Commission des services publics.Les avocats de la commission des eaux courantes.Mes Léon Mercier Gouin et Louis St-Laurent, ont soutenu que la convention est expirée, et Me F.A.Béique, avocat de M.Dubuc, que le délai de trois mois, fixé par la convention, doit se compter de l'assermentation des arbitres et non de la date de la convention.Le divorce Toronto.16.(S.P.C.) — Dans un sermon à l'église presbytérienne de Knox, le révérend J.-G.Inkster a soutenu que la loi devrait permettre le divorce dans les cas d’adultère seulement et devrait empêcher le remariage des divorces.Iî a dit qu’on devrait faire pression sur le gouvernement fédéral pour l'amener à amender la loi du divorce ea ce sens.M.Lacombe choisi dans Deux-Montagnes LE DEPUTE SORTANT FERA LA LUTTE AM ARTHUR SAUVE— LE CANDIDAT LIBERAL SE LANCE A L’ATTAQUE DE SON ADVERSAIRE — M.RINFRET EXPOSE LES PROBLEMES QUI SE POSENT DEVANT L’ELECTORAT — UN AUTRE SAUVEUR — M.BENNETT, CALOMNIATEUR DE SON PAYS — CRISE DE REACTION —LE TARIF DUNNING — NOTRE EVOLUTION VERS L’AUTONOMIE Les libéraux du comté de Laval-Deux-Montagnes ont tenu, hier après-midi, à Saint-Eustache, leur convention pour choisir un adversaire à M.Arthur Sauvé.La convention, présidée par le secrétaire d’Etat, M.Fernand Rinfret, ne fut qu’une simple formalité, mais l’assemblée qui suivit et qui marquait l’ouverture de la campagne a été intéressante.11 n_’y eift pas d’autre nom soumis aux délégués que celui du député sortant de charge.M.Liguori Lacombe, dont le choix unanime fut accueilli avec éclat,_________________ _ par la foule qui entourait l’estra-, ont réduit cette même dette de $80",- raison de M.Sauvé dans Laval-, Deux-Montagnes, comme M.Rhéau-me a eu raison de l’autre sauveur dans Jacques-Cartier.Nous avons conscience d’avoir bien protégé les , intérêts de notre province.M.King a rendu justice à la province de Québec si bien qu’on le lui reproche dans les autres provinces.Vous avez sans doute pris connaissance du discours-programme de M.Bennett.J’ai récemment reproché â M.Benneo de calomnier le pays pour s'assurer des votes.Les conservateurs me répondent qu’on peut attaquer le gouvernement sans attaquer pour cela le pays.C’est évident.Mais c’est justement parce que les conservateurs n’ont rien pu relever dans notre programme et dans notre administration qu’ils doivent ainsi attaquer le pays.C’est leur tactique habituelle.Rappelez-vous les grandes annonces du sauveur de 1925 avec les cloches qui pleuraient les exilés, avec les manufacturiers qui fermaient leurs portes.La crise actuelle est une réaction d’après-guerre, une crise de surproduction.Mais notre jeune pays la subit beaucoup mieux que les autres.Ca va mal avec les libéraux o"' ont réduit la dette de $257,000,-000 denuis 1921, mais ça allait bien avec les conservateurs qui l’ont augmentée de $3,000,000,000 en dix ans; ça va mal avec les libéraux qui de, élevée à la gare du Pacifique Canadien.Quand l’assemblée s’ouvrit, sous la présidence conjointe des maires des différentes paroisses du comté, une foule nombreuse qu’il serait bien diffficile d’évaluer, s’était réunie en dépit de la chaleur.M.Liguori Lacombe a fait un éloge à tout rompre du parti libéral, de la politique libérale, des chefs libéraux; puis il s’est porté vigoureusement à l’attaque contre M.Sauvé qui l’avait accusé, le dimanche précédent, d’avoir trahi ses électeurs.M.Rinfret a fait un substantiel discours qui était en même temps un exposé lucide des problèmes qui se posent devant l’électeur et une justification habile de la politique fédérale; à la fin de son discours il a demandé à ses compatriotes s’ils enverraient à Londres les conservateurs qui ne demandent pas mieux que de se laisser remettre les menottes du colonialisme.qui n’ont pas assez de fierté pour proclamer l’autonomie de leur pays.MM.Cléophas Guimond, avocat de Laval-des-Rapides; Wilfrid Laurin, maire de LWbord-à-Plouf-fe; et Cyrille Dumaine, ex-député de Bagot, ont aussi adressé la parole.M.Lacombe Après avoir remercié ses amis du témoignage de confiance qu’ils lui ont donné en lui offrant la candidature à Punanimité, après avoir salué la présence de M.Rinfret.M.Lacombe déclare qu’il ne se servira pas des tactiques déshonorantes des adversaires, car il y a trop de problèmes importants qui se posent devant le pays pour descendre à des personnalités.Je necrains pas, dit-il, rêlectorat des 21 paroisses de mon comté; j’ouvre tout grand le livre de ma vie publique.S’il se présente un nouveau Dou-cet dans mon comté, vous saurez lui répondre aux poils.Je suis convaincu que le comté restera fidèle au parti libéral.Mackenzie King veut dire Canadien avant tout.Bennett veut dire impérialiste.M.Bennett a blâmé MM.King et Lapointe d’avoir travaillé à notre autonomie, il s’est opposé à la nomination d’ambassadeurs canadiens.Mais il ne réussira pas à faire avaler la couleuvre impérialiste à la province.King est un aigle qui déploie ses ailes pour voler toujours plus haut; Bennett est un moineau piailleur qui veut rester impérialiste.Passons aux questions locales.M.Sauvé m’a accusé d’avoir trahi mes électeurs.J’ai toujours proclamé au Parlement que l’industrie agricole a besoin de protection plus que toute autre.J’ai eu l’honneur de mettre mon nom sur la motion qui a valu aux cultivateurs de Québec le tarif saisonnier.Flagorneur de la classe agricole, votre grand ami n’a souscrit que $10 pour la société'd’agriculture tandis que j’en souscrivais $25 avec un salaire qui n’est que la moitié du sien.Je sais qu’on fera intervenir le comité executif à propos de la question du lait.J’accuse M.Sauvé d’avoir parlé aux côtés de MM.Char-trand et de Renaud lors de la grève du lait pour soulever la classe agricole.J’accuse M, Sauvé d’avoir brilé par son absence lorsque l’entente qui a mis fin à la grève s’est conclue chez M.Perron.Lorsque h Société d’agriculture a eu besoin d’octrois du gouvernement provincial, c’est mol qui ai dû rencontrer le ministre de l’agriculture à la place de M.Sauvé qui était en Gaspé-sie.Qui a trahi ses électeurs?M.Lacombe rappelle alors tout ce qu’il a obtenu pour son comté, puis il revient à M Sauvé.11 l’accuse d’avoir Insulté MM.King et Lapointe en comparant ce qu’ils ont fait pour l’autonomie du Canada avec ce que M.Borden a fait.Il accuse M.Sauvé de porter un masque que les électeurs vont lui arracher.Au lendemain de la victoire libérale de 1921, M.Sauvé disait qu’il était enfin débarrassé du parti libéral fédéral, un boulet que la province portait à son pied; aujourd’hui, il se présente au fédéral.Nape-ialiste, conservateur, arc-en-cl"l politique, caméléon, il a fait l’éloge de la politique étrangère de King pour escamoter des votes rouges.A-t-on besoin d’un homme qui ne sait pas ce qu’il veut et met un mois à se décider?000,000 l’an dernier, mais ça allait bien avec les conservateurs qui l’augmentaient de $100,000,000 par année sur la fin du régime Borden-Meighen.Le budget Dunning intéresse particulièrement votre comté.En matière de tarif, il existe deux écoles un peu doctrinaires, l’une qui veut la protection sur tous les item, l’autre qui veut le libre-échange sur tous les item.11 serait impossible de gouverner le pays en nous inspirant uniquement de l’une ou de l’autre de ces deux doctrines.Il faut distinguer entre ce que nous produisons et ce que nous ne produisons pas.On nous fait beaucoup de reproches à propos du traité avec la Nouvelle-Zelande.Pour obtenir des avantages, il faut en concéder.La situation n’était pas alors ce qu’elle est aujourd’hui : les cultivateurs expédiaient leur lait aux Etats-Unis et ne pouvaient pas satisfaire aux demandes pour le beurre sur le marché canadien.Le traité avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande nous a ouver* des marchés nouveaux, il a perm’ : à notre population urbaine de s’approvisionner à meilleur marché.Depuis, les Américains ont élevé leur tarif contre notre lait, ce qui a occasionné, non pas depuis quatre ans, mais depuis quelques mois seulement, une crise dont souffre notre industrie laitière.Nous avons alors dénoncé le traité aussitôt que nous Pavons pu.Les légumes et les fruits vous intéressent davantage ici dans Laval-Deux-Montagnes.Depuis le nouveau budget Dunning, vous êtes protégés par un tarif parfait.Pendant que vous ne produisez pas, on impose sur les fruits et les légumes du dehors qu’un léger droit "ad valorem” pour ne pas trop hausser le prix de ces denrées.Pendant la période où vous produisez, un tarif à tant la livre vous accorde une protection parfaite.Mais il est une question qui est plus importante encore que toutes celles dont je vous ai entretenus.Les élections ont lieu cet été en vue de la conférence de Londres.Quels sont les hommes que vous voulez envoyer à la conférence impériale de Londres?Laissez-moi vous rappeler quelques phases de notre évolution vers l’autonomie.En 1923, M.Lapointe, un des nôtres, signait un traité avec les Etats-Unis sans passer par l’ambassadeur anglais.Peu de temps après, nous refusions de signer le traité de Locarno, négocié par le gouvernement impérial en notre absence.A la conférence impériale de 1926, MM.King et La-pointe faisaient reconnaiitre l’égalité du Canada avec l’Angleterre vis-à-vis du trône.Nous avons maintenant des ministres pour nous représenter aux Etats-Unis, en France et au Japon.Toutes ces conquêtes, il nous a fallu les arracher de force aux conservateurs.Qui voulez-vous maintenant pour vous représenter à Londres cet autom- ne Conventions libérales Bagot: Aujourd’hui, à Saint-Li-boire, à 1 h (heure normale).Richmond-Wolfe : Demain, à Richmond, à 2 h.(heure normale).Sherbrooke: Mercredi, le 18, à Sherbrooke, à 5 h.du soir (heure normale).Hull : Mercrerf* le 18, à Hull, à 2 h.(heure normale).Compton: Mercredi, le 18, à Bury.à midi (heure normale).Terrebonne: Jeudi, le 19, à Saint-l Jérôme, à 11 h.a.m.(heure avancée).A 2 h p.m., il y aura grande assemblée publique.Nicole! : Jeudi, le 19, à Béean-court, à 1 h 30 (heure normale).Ces différentes conventions seront présidées, par M P.J.A.Cardin ou par M.Fernand Rinfret.M.Rinfret Ce n’est pas la première fols, commence M.Rinfret.que le parti conservateur de Québec noua envoie des sauveurs.M.Lacombe au- M.Legault se dit candidat officiel dans Nipissing North-Bay, 16.(S.P.C.) — M.Th.Legault, ancien député provincial, dédare qu’il se croit l’élu d’une convention régulière et qu’il est candidat officiel libéral dans Nipissing.M.E.-A.Lapierre, député sortant, se proclame également l’élu de la convention.M.Legault est en route pour Ottawa où il conférera avec les autorités libérales à ce sujet.Sauvetage dans les rapides de Lachine LE CAPITAINE DU "SIR HENRI" SAUVE L’EQUIPAGE D’UN REMORQUEUR — UN CHALAND S’ECHOUE Le capitaine J.Chartier, du vapeur “Sir Henri”, un des navires affectées à la traverse Lachlne-Caughnawaga.a opéré, hier matin, le sauvetage de l’équipage d’un remorqueur qui était menacé d’aller se briser dans les rapides de Lachine.Ce remorqueur (rainait un lourd chaland.Une panne de machinerie le mit à la merci du fort courant qui précède les rapides.Lorque le “Sir Henri” a réussi à l’atteindre, il était déjà à dangereuse proximité des rapides.Afin de permettre au "Sir Henri” de remonter le courant avec le remorqueur, il a fallu couper l’amarre du chaland, qui est allé s'échouer dans les rapides.Il y avait huit hommes et une cuisinière à bord du remorqueur.*fc & 'ft Nous apprenons du bureau de la “Canada Steamship Lines” que l'épave du chaland n’est pas a proximité du chenal des vapeurs et qu’il n’y aura pas interruption du service des rapides.AUXJNDES ARRESTATION DE 26 VOLONTAIRES NATIONALISTES, POUR A-VOIR VIOLE L’ORDONNANCE DU VICE-ROI QUI DEFEND LE "PIQUETAGE”.Bombay, Inde, 16.(S.P.A.) *— Vingt-six volontaires nationalistes ont été arrêtés ce matin pour avoir violé l’ordonnance du vice-roi qui défend le piquetage.Les vingt-six volontaires qui ont été arrêtés opéraient dans le quartier du Fort.L’ordonnance fait du “piquetage” une offense pénale.Le comité du congrès national indien a décidé de faire remplacer les nationalistes qui font ainsi la surveillance devant les boutiques où l’on détaille des tissus étrangers.Deux camions de policiers font continuellement la palroniUe dans les quartiers où furent opérées les arrestations.Des renforts considérables ont été appelés de Poona et d'ailleurs afin de permettre au gouvernement de faire face à tous les désordres qui pourraient se produire.Les dirigeants anglais sont heureux de voir arriver la saison des moussons; l'un d’eux s’écriait: "La Providence est venue à notre secours.Voilà qui va mettre fin aux bagarres pour quelques semaines.” Les 26 nationalistes qui ont été arrêtés pour avoir violer ta loi qui interdit le "piquetage” ont aussitôt été condamnés à quatre mois d’emprisonnement rigoureux.Ceux qui ont pris leur place à ta porte des boutiques où l’on vend des tissus de fabrication étrangère ont aussi été arrêtés.Des foules énormes applaudissaient chaque volontaire que la police emmenait.LES ATTAQUES ENTRE LES SALINS.m AhmadabarL Inde, 16.(S.P.A.)— En dépit de la saison des moussons et de ses déjuges intermittents, les attaques des volontaires nationalistes contre les dépôts de sel se continuent dans certaines localités du Gujerat.La police a visité le camp des volontaires à Shahpur, mais sans trouver de sel.LE "PURDAH” EST CHOSE DU PASSE.Calcutta, Inde, 16.(S.P.A.) — Les partisans de Mahatma Gandhi ont proclamé hier que le “purdah" ou réclusion des femmes est maintenant une chose du passé, puisque les femmes ont abandonné la solitude de leur foyer pour lutter pour l’indépendance.Ils se réjouissent du fait que les femmes indiennes qui vivaient depuis des siècles dans l’effacement se voient accorder un nouveau status par la Commission Simon qui a tout particulièrement noté la part que prenaient les femmes à la campagnie de désobéissance civjlp.„__; 'WIV'V Première mes§e de l'abbé Conrad Àyotte St-Borthélemy, 16 (Spécial au Devoir) — Elevé à la prêtrise par S.G.Mgr Papineau samedi, M.l’abbé Conrad Ayotte a chanté hier sa première messe.M.l’abbé Ayotte avait comme prêtre assistant M.le chanoine Clermont, comme diacre un de ses oncles, le R.P.Gustave Bernèche, Oblat de Marie-Immacu-lée, et comme sous-diacre un de ses cousins M.l’abbé Albert Bernèche, vicaire à Ste-Elisabeth.C’est M.l’abbé Athanase Forget, supérieur du collège de l’Assomption, qui a donné le sermon de circonstance.Cette fête religieuse coïncidait avec les noces de diamant des grands-parents du nouveau prêtre.11 y a eu banquet au couvent des Soeurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie.Le curé, M.le chanoine Clermont, après avoir offert ses voeux au nouveau prêtre et à ses grandvparents.a souligné le fait que M.l’abbé Ayotte est le soixante-deuxième prêtre de la paroisse.M.Thomas s’occupe des Dominions britanniques Londres, 16.(S.P.A.) — M.J.-H.Thomas a pris aon poste aujourd’hui comme secrétaire d’Etat des Dominions.11 succède à lord Pass-tieid.Ce dernier s’occupera désormais des aJXaircs de* colonies.M.HOOVER ET LE BILL SUR LE TARIF - | Washington, 16 (S.P.A.) — M.Hoover estime que sa ratification du bill tarifaire est nécessaire pour une prompte amélioration des affaires.I] affirme que les articles variables du nouveau tarif peuvent corriger les taux inéquitables que le bill pourrait contenir.Il voit dans ces articles variables un grand espoir d’arracher le tarif \ la politique et à ses coulisses.M.Hoover considère que le bill du tarif constitue l’accomplisse-1 ment de la promesse des républicains de protéger les marchés de l'agriculture et les salaires des ouvriers.Il le considère aussi comme une réponse aux demandes qu’il a faites d’une re dsion limitée des taux de douane.Toutes ces vues et ces opinions.M.Hoover les a exprimées dans un communiqué à la presse.De plus, dans ce communiqué, M.Hoover place clairement sur le con-erès la responsabilité de la fixation des nouveaux taux, disant qu’un président ne peut pas, à cause de ses nombreux devoirs de toutes sortes, faire une étude complète de chacun des 3,300 •"•ticles d’un budget qui a fixé l’attention de centaines d’hommes pendant plus d'un an.Dans son communiqué, le président a d'abord fait remarquer qu’il v a quinze mois que ce bill est à l'étude, qu'il a été présenté en exécution d’une promesse des républicains aux électeurs et que les promesses électorales ne doivent pas être de vains gestes.II a ensuite rappelé que dans son message de convocation de la session spéciale du congrès en avril 1929 il a recommandé une hausse de la protection agricole, une révision des autres points du tarif, une réorganisation de la commission tarifaire et une mise au point de la méthode d’application des articles variables.Des statistiques montrent, a continué le président, que la moyenne des droits perçus en vertu du tarif de 1922 a été de 13.8 p.c.; l’application du nouveau tarif eût porté ce pourcentage à 16 p.c.M.Hoover a ensuite rappelé que la perception movenne du tarif McKinley a été de 23 p, c., celle du tarif Wilson, de 29.9, celle du tarif Ding-ley, de 25.8 p.c.La proportion des importations qui seront admises en franchise en vertu du nouveau tarif est estimée de 51 à 63 p.c., a expliqué M.Hoover.On peut comparer cela aux moyennes des importations en franchises des tarifs suivants.McKinley, 52.4 p.c., tarif Wilson, 49.4 p.c., tarif Dingley.45.2 p.c., tarif Payne-Aldrich, 52.5 p.c., Fordney-McCumber, 63.8 p.e.Le procès de Juneau Le procès de William Juneau, courtier en mines, accusé d'un vol de $50,000 à différents clients de ses succursales à Montréal, Trois-Rivières, St-Hyacinthe et Shawlnigan, s’est continué ce matin devant le juge Wilson, président la Cour du Banc du Roi.Mme W.Matthews, d’Outremont, a déclaré qu’elle avait acheté dix parts d’international Nickel au mois de décembre 1929, qu’elle avait voulu faire enregistrer ses titres entièrement payés mais qu’on ne les lui avait nas rendus.M.Therrien, comptable en chef de la compagnie Juneau, a rendu témoignage.11 a expliqué différentes opérations.Le juge Wilson lui a fait avouer que Juneau se servait de l’argent des clients pour payer les déficits laissés per d’autres de ses clients “vendus” et insolvables.C’est ainsi qu’il se servait de l’argent d’un client qui avait acquitté 75% de ses parts pour combler le déficit laissé piar un autre oüent qui n’avait payé que 33% des siennes.L'argent perçu des clients allait dans le môme compte de banque.On payait les frais d’opération du bureau, à même ce compte.Les différentes succursales ne réalisaient pas assez de profits pour payer les frais d’opération.• Lors de la faillite, le capital investi dans la succursale de Montréal ($9,703.00) avait été dépensé et il y avait dans les comptes un déficit de $5,580.La cause se continuera cet après-midi, Comité conservateur de renseignements L’orgfl'nis'ation conservatrice de Montréal a ouvert un comité central de renseignements dans l’édifice Métropole; Chambre 201, Les numéros téléphoniques sont : HArbour 9056 et 9085.L’organisation a reçu de nombreux télégrammes de toutes les parties de la province au sujet de ses récents choix de candidats dans différents comtés.Le travail avance rapidement et cette isemaine même plusieurs comtés choisiront leurs candidats.L’organisation se dit assuré* de présenter un front uni aux prochaines éleotlons- A WALL STREET MOUVEMENT DE BAISSE FORMIDABLE New-York, 16.— Des liquidations en masse se sont produites dès l’ouverture du marché, ce matin, à Wall Street.Un grand nombre de lots variant de 5,000 à 8,500 actions ont été jetés sur la place.Vanadium, Eastman Kodak et Western Union ont perdu tout de suite de 3 pts à 5 pts 1-2.L’offre d’un lot de 8,000 actions a fait baisser le cours de TU.S.Steel de 1 point H.Columbia Gas et Pennsylvania Railroad ont perdu chacun un point.Un grand nombre de valeurs ont touché de nouveaux bas, notamment les titres American Telepho- 1 ne.International Telephone et At- j chison.Les titres Southern Cali- i fornia, Edison, Electric Power & * Light, Dupont, Standard Gas, American Can.Safeway Stores et West- i inghouse Electric ont cédé de un à trois points.Peu de ^ temps après l’ouverture Eastman Kodak perdait cinq points de même que Union Pacific.Allied Chemical a subi un recul de quinze points.Le roi Carol devra prendre un repoS Bucarest, 16 (S.P.A.)—Souffrant de surmenage, le roi Charles II a décidé d’aller se reposer à son châr tenu de Pelesch, à une cinnuantaL-ne de milles de la capitale.Depuis son retour, il y a une dizaine de tours, le roi n’a guère eu de repos,.H a eu et a encore à affronter plusieurs problftnes de gouvernement et de famille.Un haut dignitaire a nié le retour de Mme Lupesco à Bucarest.D après une dépêche publiée par le “Daily Mail” de Londres, elle devait entrer en Roumanie, à Bagden, hier, le roi Charles ayant promis de T- envoyer chercher.La reine Hélène a passé une partie de la journée d’hier au palais de Scorbistea.pour se remettre d’un rhmffe, assure-t-on.Le divorce de la reine Hélène Bucarest, 16 (S.P.A.) — Une délégation composée de hauts prélats a annoncé au roi Charles II que le s-ijit synode de l’église orthodoxe de Roumanie a décidé de ne pas reconnaître le divorce accordé à la reine Hélène, de sorte que ce divorce n’existe pas au point de vue religieux.Mais seuls les tribunaux qui ont accordé le divorce à la reine Hélène, il y a deux ans, neuvent l’annuler complètement au point de vue léaal.On croit dans les milieux bien informés que la réconciliation du roi et de la reine ne tardera plus ; beaucoup.’ - | L’amélioration de l’Ile Sainte-Hélène i Le comité exécutif annonce que l’administration dépensera $500,000 pour améliorations à File Sainte-Hélène, d’ici deux ans.En plus des améliorations dont noas avons déjà parlé, la ville construira un aquarium.Le maire et l’exécutif conféreront avec sir Henry I Sir Henry Thornton, président du chemin de fer National du Ca- j nada, aura une entrevue cet après- ! midi, à son bureau, rue McGill, • avec le maire Houde et les membres du eomité exécutif et M.Lancaster, ingénieur en transport de la ville de New-York.On étudiera le projet des voies élevées et des voies J souterraines.=r Dans Saint-Denis La convention conservatrice dans Montréal-Saint-Denis aura lieu jeudi le 19, à 8 heures 30 du soir, à la salle de Técole Lamennais, angle Beaubien et Saint-Denis.Le commissaire Russell démissionne à Chicago Chicago, 16.— Le commissaire de police, William Russell, d» Chicago., a démissionne.LA VISITE DE L’“ARCADIAN” L’Areadian, le somptueux paquebot d bord duquel le Devoir organise une croisière A New-York (départ de Montréal le 28 juin), est arrivé dans notre port où nous pourrons le visiter de dimanche, le 15, à vendredi, le 20 juin.Inclusivement, entre 2 h.et 5 h, de l'après-mldi au quai No 6.vis-A-vls la rue Safnt-Fran-çols-Xavler.Pour cette visite, on peut se procurer des cartes d'admission au Service des Voyages du DEVOIR.Ceux qui nous ont fait connaître leur intention de faire, ce beau voyage sont tout particulièrement invités.Des représentants du DEVOIR seront à bord de /’Arcadian.A la disposition des visiteurs pour leur fournir tous les renseignements et recevoir leurs inscriptions.Ce voyage, rappelons-le, est offert à un prix très modique: $100 (et plus, suivant la cabine), pour dix fours, dont cinq sur l'océan, quatre à Neuf-York et une nuit et une fourrée sur l'Hudson et les lacs Georges et Champlain.LE DEVOIR Service des Voyages 430, Notre-Dame est — Téléphone: HArboûr 1241. LE DEVOIE, MONTREAL, LUNDI 16 JUIN 1930 VOUME XXI — No 138 VINGT ANS DE MONTREAL-EST RECEPTION A CETTE OCCASION.CHEZ M.JOSEPH VERSAILLES.SAMEDI — QUELQUES NOTES ; VILLE SUR CETTE La ville de Montréal-Est a fêté samedi son vingtième anniversaire de fondation.Il y a eu grande réception dans Taprés-midi dans les jardins, chez M.Joseph Versailles, maire, et Ton des principaux fondateurs de la ville.La ville fut fondée en effet le 4 juin 1910, grâce aux efforts de M.Versailles.D’une superficie de 4,000 acres, elle longe le fleuve St-Laurent sur une longueur de deux milles, et, en 1929, 45% du tonnage de toutes les importations maritimes de Montréal ont été décbar- fées aux six quais de Montréal-Est.!n autre quai d’un coût de $300.-000 est actuellement en voie de construction.La ville compte plusieurs industries de grande importance, entre autres cefies de la Canada Cement Company, Limited, National Cernent Co., Canada Gypsum & Ala-astine, Ltd, Imperial Oil Ltd, Mc-Coll-Frontenac Oil, Co., Ltd, Canadian Steel Tire & Wheel Co., Ltd, British American Oil, Co., Ltd, Sylvester Oil Co.of Canada, Limited, Sun Oil Co.of Canada, Ltd, Dominion Smelting & Refining Co., Wright Flexible Axle Motors.Ltd, Duncan Sporting Goods, American Tissue Mills, Canadian Copper Refiners, Ltd, etc., etc.Canadian Copper Refiners, Limited, s’y est établie tout récemment après des investigations, dans la province et ailleurs, qui ont duré une année.M.Joseph Versailles, le fondateur de Montréal-Est, est né le 28 mars g 1881.Il fit ses études au collège Sainte-Marie et à l’Université Laval.mais au lieu de s’engager dans une carrière professionnelle il se dirigea du côté de la finance et fonda la maison Versailles-Vidn-eaire et Boulais.Parmi les collaborateurs de M.Versailles dans la fondation de iMontréal-Est, il convient de mentionner MM.Jean Versailles, frère ’de M.Joseph Versailles, N.Lange-vin, J.Marcotte, C.Durocher.T.Morin.W.Marchand, J.David.A.Richard, P.Bisaillon.L.Hurtubi-se- G.Hurtubise.J.-E.Coderre, secrétaire-trésorier de la ville depuis sa fondation, Napoléon Langelier, gérant municipal depuis six ans, Arthur Vallée, conseiller légal de la ville.La ville de Montréal-Est comprend deux commissions scolaires, l'une catholique, présidée par M.J.-E.Coderre, l’autre protestante, présidée par M.le Dr J.A.Brand.La ville comprend une paroisse au centre dirigée par M.le curé .Tosaphat Verner.La partie ouest de la ville appartient à la paroisse Saint-Victor, la partie nord à la Earoisse de Pointe-aux-Trembles.es protestants comptent^ine paroisse, la “Community Church”.Parmi les personnes présentes a la réception chez M.Versailles, on comptait MM.Joseph Versailles.Joseph Versailles, fils, Alfred Lambert, membre de la commission du Port de Montréal; K.B.Thornton.férant général de la Montreal ramwavs.Paul Leclair, chef ingénieur de la Commission du Port.Arthur Vallée, c.r., conseiller légal de la ville; M.l’abbé Verner.curé de la paroisse; S.G.Tiffin, du Chemin de fer National du Canada; le colonel F.F.Clarke, J .-Emery Coderre, notaire, secrétaire de la ville; les échevins Rivet, Berthiaume, Fournier Chartrand, Napoléon Courtemanche, Nap.Langelier.gérant de la ville; M.et Mme Paul Viau._ ia ^ ____________ Feu M.J.*A.Clément M.Massey quitte Washington Washington, 16 (S.P.A.) — M.Vincent Massey, ministre canadien à Washington, a fait une visite d’adieu au président Hoover et au secrétaire d’Etat Stimson.Samedi soir.M.et Mme Massey sont partis pour un court voyage à travers les Etats-Unis.Plusieurs invitations attendent M.Massey avant qu’il puisse partir pour le Canada.Un groupe de diplomates et de représentants du gouvernement des Etats-Unis s’étaient rendus sur le quai de la gare Union, à 11 h., pour venir faire leurs adieux au ministre canadien.M.Massey pourrait bien ne pas revenir à Washington avant son départ pour Londres.Parmi ceux qui sont venus lui faire leurs adieux, on remarquait sir Ronnut Lindsav, l’ambassadeur anglais aux Etats-Unis, Von Pritwitz Gaffon, ambassadeur allemand, M.Eric Low.ministre de l’Afrique-Sud.M.et Mme Massey semblaient très émus de cette démonstration d estime et d’amitié.M.Massey visitera, le 17 juin, l’université Dartmouth, dans le New-Hampshire, ou il recevra le titre de docteur en droit et le 23 juin, il recevra un honneur semblable à l’université du Michigan.L’A.C.J.C.Convocations LUNDI, 16 juin.— Dollier de Casson, assemblée régulière, 8 heures.Travail présenté: “Québec , par le camarade Faivre.Récitation par le camarade Bouliane.Langevin.— Assemblée régulière.Sujets à l'étude: lo Pourquoi le Canada est-il devenu bilingue?2o Comment la frontière internationale du Canada fut-elle réglée?3o Qu’étaient les Loyalistes de l’Empire-Uni?Cercle Dollard des Ormeaux.— A 8 heures 15: le R.P.Laçasse, O.M.L, par le camarade Auguste Longpré.Chronique des journaux: Evénements politique et nationaux, par B Lemieux; Evénements économiques, par Lucien Genest; Evénements religieux et sociaux, par R.Gariépy.Cercle Lemoyne.— A 8 h.15.Travail sur les fréquentations, par Louis Robin.Cours d’apologétique.Ce qu’un jeune homme doit savoir, par M.l’abbé Roy.MARDI, 17 juin.— Plessis.— Assemblée régulière.MERCREDI, 18 juin, — Assemblée du comité régional, 8 heures 15.VENDREDI, 20 juin.— Assemblée régulière du comité central, 8 heures 15.V-UO 1 ¦ ‘ ’ « rr rr e ‘ Doric’’, «le la compagnie White Star, parti de Montréal, arrivera à Liverpool samedi.Le "Letilia”, de la compagnie An-chor-Donaldson, parti de Montréal, arrivera à Glasgow samedi.Le "Montcalm”, du Pacifique Canadien”, parti de Montréal, arrivera à Reikiavik samedi.M.Ring à Brantford Ottawa, 16 (S.P.C.) — La campagne politique au Canada sera lancée pour tout de bon cette semaine.Ce soir, le premier ministre King prononcera un grand discours à Brantford qui sera irradié par tout le Canada.On croit que le premier ministre passera en revue les principaux actes de son administration et qu il répondra au discours prononcé par M.Bennett, chef «le l'opposition, à Winnipeg, il y a une semaine.M.Bennett aura probablement le temps, à cause de lu différence d heure, d’écouter le discours de M.King avant de prononcer le sien à Victoria, Colombie anglaise, ce soir.Demain soir, M.Bennett parlera a Vancouver el M.King à Peterbo-ro.Les organisations «tes deux partis dans les provinces s'occupent acti-vement à aplanir les difficultés entre les candidats qui veulent se présenter dans les comtés afin d’offrir un front uni lors du scrutin Le discours «ie M.King re soir sera le premier qu’il prononce depuis le commencement de la campagne.Il commencera à parler vers neuf heures.M.King sera accompagné du professeur Norman McL.Rogers de l’Université Queen's.A Paris Paris, 16 (S.P.C.) — M.Philippe Rov, ministre du Canada a Paris, et Mme Roy ont été les invités d’honneur du onzh%ie diner annuel du comité France-Amérique.M.Gabriel Hanotaux, membre «te l’Académie française, présidait.Mme Athannse David, femme du secrétaire de la province de Québec, était présente.Parmi les principaux invités, il y avait l’ancien président Millcrand.^ chez Dupuis inarilt Rue* Sainte-Catherine — Saint-André — Demontigny — Saint-Christophe — PLateau 5151 Fête annuelle de nos Chefs de rayons Carpettes « Axminster ” Ces riches carpettes aux dessins orientaux influqnt beaucoup sur le décor d’une pièce.Dimensions et prix variés.4’6 ,x 7’6 pieds.1 O ÇA Spécial .i m.m 6’9 x 9 pieds.CA Spécial .*»».9x9 pieds.o 1 CA Special .«««mi» ^ 9 x 10’6 pieds.OC CA Spécial .9 x 12 pieds.'ÎO AA Spécial.«jy.vU OT7FUIS FRERES—au quatrième LORSQUE VOUS NE POUVEZ PAS VENIR AU MAGASIN, DEMANDEZ NOTRE SERVICE PERSONNEL PL ATEAU 5151 LOCAL 12 Pour la distribution des prix COMPLETS de COUPE SOIGNEE pouj garçons Complets 2 culottes Ages 8 à 15 ans Confection soignée, coupe parfaite.Belle serge bleu-marine tout laine.Veston croisé, 1 culotte bouffante et 1 culotte breeches.Spécial.9.94 Complets 4 pièces Ages 8 à 15 ans Même qualité de serge.Veston droit ou croisé, gilet 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mais interrogateurs intelligents, un peu méfiants.—‘*Je n’ai nullement envie de vous décrire toute ma vie.Qu'est-ce que cela peut fait que je sois natif de Saint-Jacques, que j'aie fait mes études au Séminaire «le Joliet-te et que j’aie embrassé la médecine pour faire comme tout le monde: prendre une profession?Le goût d’une chose ne vient souvent que de l’occasion et de l’expérience.("est ce qui fait que je suis aujourd’hui â la Miséricorde.On ne fait bien que ce qu’on aime et on n’aime bien une chose que parce qu’on a été à même de l’apprécier.J’ai rencontré dans ma vie parmi les (Canadiens et parmi les Français des professeurs qui ont encouragé mes premiers pas.Mais, encore une fois, qu’est-ce que cela peut bien faire?“Ce qui est important, aujourd'hui.c’est le congrès, le onzième ; de notre association, depuis qu’elle j existe.Vous savez que tous les mé-: «lecins de langue française de l’A-I mérique du Nord se sont constitués j «‘n corporation qui tient des assises j biennales.Si j’ai accepté d’en être : le secrétaire, cette année, c’est que te vois dans cette fonction l’un des | moyens les plus puissants de continuer l’oeuvre accomplie par nos prédécesseurs.11 permet à nos médecins de venir écouter de magnifiques symposiums sur des sujets déterminés, choisis de manière à pouvoir intéresser et le praticien et le spécialiste.Mais il permet aussi aux n
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