Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 18 juin 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1930-06-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Volume XXI — Numéro 140 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA .$6.00 Etats-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.0 0 DEVOIR Montréal, mer.18 juin 1930 TROIS SOUS LE NUMERO Directeur: HENRI BOURASSA fais ce QUE DOIS ! Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL , TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT: Administration: .HArbour 1243 Rédaction .HArbour 3679 Gérant .HArbour 4897 Chez les Voyageurs Le prochain congrès — Une belle réussite Les Voyageurs de commerce catholiques se réuniront aux Trois-Rivières samedi et dimanche.Ils y discuteront d’une question rigoureusement professionnelle: la technique de la vente.C’est la suite logique de leur congrès de l’an passé où ils avaient examiné la question générale du devoir professionnel.Cette réunion vaut la peine d’être soulignée pour deux raisons tout au moins: la qualité des congressistes et celle de leur travail.L'Association catholique des Voyageurs de commerce est l’une des plus belles réussites de ces dernières années.Elle a vécu, ce qui est beaucoup j:n un pays où tant de groupes ne naissent que pour mourir; elle a vécu en étendant et fortifiant ses cadres, en alliant à une vigoureuse et méthodique formation intérieure une claire vue et un vif souci des conditions qui l’entourent.Elle a su mettre foute chose à sa place, mais n’a rien sacrifié de ce qui devait être conservé.Ses membres veulent être de bons chrétiens, ils entendent bien aussi être les meilleurs voyageurs possibles.Et ils obéissent ainsi au conseil vénérable qui illustre leur programme de cette année: “Te/ doit être le saint orgueil, le saint engagement professionnel, pour ainsi dire, des hommes catholiques: d'être toujours les plus distingués, les meilleurs de tous en n'importe quelle manifestation de l’activité humaine” (Pie XI).Ils savent que la compétence professionnelle, moyen de gagner leur vie et celle de leurs familles, est une condition aussi de leur action bienfaisante, et que c’est du reste un devoir.* ÿ * Nous imaginons que, même au cours d’une discussion aussi technique que celle qui s’annonce, on ne s’ennuiera pas aux Trois-Rivières.Car les voyageurs ont la langue bien pendue et ils ont vite fait d’illustrer d’exemples concrets, et généralement pittoresques, leurs propositions générales.Puis, il est peu de gens qui aient une expérience plus variée.D’ailleurs, l’esprit d’observation, l’aptitude à présenter tout de suite, et sous la forme la plus convaincante, le fruit de cette observation sont chez eux qualités essentielles.Au congrès de l’an dernier, ce fut magnifique.D’autres se seraient perdus dans des considérations générales, se seraient peut-être cru obligés d’employer un langage abstrait ou purement livresque.Nos voyageurs, corrects mais libres d’allures, allaient droit au but.Ils ne perdaient pas de vue les principes, mais on voyait que ceux-ci étaient pour eux autre chose que des formules, qu’ils en avaient exprimé la substance, qu’ils les avaient confrontés avec la matière vivante et la réalité quotidienne., Et quel don d’exposer cette réalité, fût-elle la plus prosaïque du monde! L’autre après-midi, un voyageur rappelait à ses confrères l’importance de la santé physique.Elle est essentielle au voyageur: il lui faut l’endurance qui autorise les longues courses, il lui faut la bonne humeur qui permet d’aborder le client le sourire aux lèvres, de supporter ses humeurs à lui, qui ne Sont pas toujours agréables, de faire l'article avec le plus de chances possible.Or le voyageur est exposé à un malaise que l’on pourrait presque appeler professionnel et qui lui est un grave ennemi: la constipation, puisqu’il faut la nommer par son nom.De prime abord, on ne voit pas pourquoi la constipation s’attaquerait à des gens si vifs en leurs mouvements et toujours occupés: Mais voilà! le voyageur est rarement chez lui, il vit la plupart du temps dans les auberges et il doit subir les conséquences de cette existence anormale, trop souvent mal organisée.Des commodités peu reluisantes, mais nécessaires, ne sont pas assez nombreuses.Le voyageur n’a pas le temps d attendre, sa besogne presse.Résultat: une série d’accidents de ce genre, et voici les intestins troublés, avec tout ce qui s’en suit.Constipation, malaises consécutifs, infériorité professionnelle du voyageur.Donc, nécessité de réformer sur ce point les auberges de campagne.Le sujet, au fond, était, l’on en conviendra, fort important, mais un peu difficile à traiter: rapporteur et commentateurs s’en tirèrent à merveille, avec bonne humeur et sans grossièreté, en dépit des nécessaires précisions.Nous prenons un exemple extrême, parce qu’il est peut-être plus frappant que d'autres.Ce dont nous voulons féliciter les Voyageurs, c’est, tout en regardant le Ciel et en cherchant de tout coeur la route, de.ne pas perdre de vue que c’est sur la terre qu’ils ont présentement les pieds, qu’ils font partie d’un groupe déterminé, pris par certaines circonstances précises, et de tenir compte rigoureusement du milieu où ils doivent agir.Ce sens des réalités est précisément l’une des conditions, non seulement du succès de leur carrière personnelle, mais de la fécondité de leur action générale.ÿ Un coup d’oeil sur le programme de la réunion des Trois-Rivières nous rappelle que l'Association catholique des Voyageurs de commerce possède sept sections dans l’agglomération montréalaise, trois à Québec,, une en chacune des villes suivantes: Sainte-Marie de Reauce, Les Trois-Rivières, Valley-field, Mont-Joli, Victoriaville, Joliette, Saint-Hyacinthe, Huil, Granby, Longueuil et Ottawa.Ce sont les cadres d’une petite armée.Souhaitons que ces cadres puissent s’étendre encore, envelopper demain tous les chevaliers de la route qui professent notre foi.L’A.C.V.mérite tous les voeux et tous les succès.Orner HER0UX L’actualité Le “R-100” est venu LABELLE Assemblée à Thurso le 1er juillet M.Henri Bourassa a parcouru la semaine dernière toutes les paroisses de la partie sud du comté de Labelle.Il g rencontré partout l’accueil le plus sympathique.Tous les chef» littéraux et la plupart des conservateurs, dans chaque paroisse, souhaitent une élection par acclamation.Dimanche, M.Bourassa a adressé la parole aux paroissiens de St-Remi d'Amherst.Comme à St-André AVellin et à Mont-Laurier, il a exposé »on attitude à l’égard des problèmes actuels et des partis.Son état de santé ne lui permettant pas de parler fréquemment en public.Il devra se* restreindre à quelques assemblées régionales.La prochaine se tiendra à Thurso, le 1er juillet, fête de la Confédération, à sept heures du soir (heure normale) ou huit heures (heure d’été).La réunion aura lieu en plein air sur la pelouse qui sépare l’église de la salle paroissiale.Lu cas de \ pluie, la belle salle publique, la plus vaste du comté, abritera l’orateur et l’auditoire.Durant la première quinzaine de juillet, M.Bourassa parcourra les paroisses du nord du comté et y tiendra deux ou trois assemblées.Qu’on me pardonne mon émotion! Même dans un métier où ion voit pas mal de choses que tout le monde ne voit pas, c’est empoignant de toucher des yeux un fait historique, mondial, qui est ignoré de tant de gens.Car qui sait que le R-100 est venu à Montréal?Or, il est venu, bien venu, je fai vu ac-'croché au mât d’ancrage.C’est sur une photographie, mais si nette, si précise, qu’elle ne peut être qu’authentique.Et la description graphique complète admirablement l’impression de réalité donnée par te document photographique.Lisez plutôt cette légende au-dessous d'une p iotographie qui nous fait voir le R-JOO mollement accroché au mât d’ancrage de Saint-Hubert où il semble un gros poisson rouge reposant sur une de ces tours en miniature que ion met dans le fond des aquariums: Carrying the hopes and fears of a nation, the graceful outline of the R-100 was sighted in the Gulf of the St.Lawrence, after her swift and lonely crossing of the Atlantic.Travelling lightly as a cloud, she blew down the wind headed for St.Hubert Airport, where one of the four masts in the Empire capable of receiving her is situated.Thousands were on hand to welcome thé adventurous Englishman, Major Scott, as he guided his great liner towards the slender shaft of steel erected on the St.Hubert flats.With masterly airmanship he brought her about to her mooring.MEMORABLE WELCOME He and his crew were officially welcomed by members of the Civic Council and leading citizens.The public demonstration was enthusiastic but tinged, perhaps, with an appreciation of the significance of this epic event which was, in a sense, awesome.SAFELY ANCHORED Riding at anchor, the R-100 appeared the giant that she is.her shadow covering a vast area of the field.From the top of the mooring mast the sea of upturned faces and the rumble of applause formed a strange contrast to that other sea over which this ship has hovered for many hours.Her safe arrival indicates the entering of a new era of progress, one in which time and distance are annihilated and the world leaps forward to meet her glorious destiny.t Il est interdit de déflorer une si belle littérature en la traduisant.Peut-on douter, quand on a lu cela, de la réalité de l’arrivée du R-100?Les preuves en sont multipliées.Le R-100 est moins gonflé de gaz que des espoirs et des craintes d’une nation.Il glisse sur l’alle du vent comme un nuage.Des milliers de ens sont là pour iaccuelllir.’aventureux major Scott excelle à la manoeuvre.Son équipe et lui ont l’honneur d’une réception municipale.Le public est comme frappé de la chose terrible dont il vient d’être témoin.Les voyageurs du R-100 notent le contraste entre la mer de têtes, avec tous ces visages tournés vers eux, et ce grondement des applaudissements puis iautre mer, la vraie, iimmense mer d’eau salée, agitée par les autans, qu’ils viennent de traverser.Peut-on exiger une annotation plus précise des faits?Que cette feuille tombe entre les mains d’un quidam après l’arrivée du R-100, dans dix ans, dans quinze ans, et il se laissera arracher la tête plutôt que de ne pas soutenir que c’en est la description exacte et fidèle.Ainsi, hélas: s'écrit f histoire.C’est peut-être parce qu’elle plonge souvent dans la légende qu'elle est trouvée par tant de lecteurs si savoureuse! D’ailleurs, ce n’est pas tout; dans une photographie publiée à droite, on voit le R-100, dont le nom se lit très distinctement sur son long corps en forme de cigare, '‘comme il approche de sa destination.Juste au-dessous on a une vue de Vaéroport de Saint-Hubert, qui, une fois complété, sera l'un des aéroporls les plus modernes de T univers.etc., etc.Pour rqoi, pas de doute possible.Le mensonge n'a pas, avec tant de précision, tant de consistance, un tel souci et un tel soin du détail.Et puisque ce beau femliel de papier, grand comme une page de journal cl qui me parait avoir été adressé à tous les architectes—c’est l'un d’entre eux, que je remercie ict, qui me la fait parvenir — i affirme, il est certain que le R-100 est venUf Comme le dit mon correspondant: “C'est un scoop héroïque (un scoop, on le sait, c'est une primeur) .“Il g a assez longtemps que i Angleterre nous dit qu'elle nous envoie son R-100 que nous avons fini par croire qu’il était arrivé.Il partira — il esi parti — Il s’en vient, nous câble-t-on.Noos répondons: U est arrivé.’’ Il serait inélégant de voler le mérite de cette invention publicitaire A son auteur.Empressons-nous donc de le nommer.La feuille porte en télé en grosses lettres le nom d’un isolant: Ten-Test News, puis au-dessous: Published to commemorate the landing of i?-100 by International Fibre Hoard, Limited.Au-dessous encore, en sous-fit re et en caractères très gras: R-100 keeps her tryst — Huge air liner floats gracefu"'- -t ‘he St.Hubert airport.Bloc-notes Chômage Selon une dépêche de la Canadian Press, ce matin (première page de la Gazeite), le chômage devient un problème aigu en Gran-doiBretagne et apparemment insoluble.Le premier ministre, M.Ramsay MacDonald, vient de conférer à ce sujet avec les chefs dej» partis libéral et conservateur, ainsi qu’avec deux cents délégués de différentes œurwcipalités du Royaume-Uni, dont le maire de Sheffield, une des grandes villes industrielles anglaises- Aux Etats-Unis, selon une information de VAssociated Press parue dans les journaux américains i LA POLITIQUE M.King dans 1’Ontario, M.Bennett en Colombie, M.Rinfret à Montréal LE PREMIER MINISTRE CONTINUE SA CAMPAGNE ONTARIENNE ET PARLE A PETERBORO DE LA CANALISATION DU SAINT-LAURENT, DU CHOMAGE ET DE LA CONFERENCE IMPERIALE — A VANCOUVER, M.BENNETT TERMINE SA TOURNEE DE LA COLOMBIE ANGLAISE ET TRAITE D’UNE PREFERENCE IMPERIALE MUTUELLE -M.FERNAND RINFRET COMMENCE SA CAMPAGNE DANS SAINT-JACQUES _______________ travail düucune sorte; et le président de VAmcrtcan Federation of Labor, William Green, vient de demander au congrès, à Washington, de voter une somme d’argent considérable pour venir en aide aux chômeurs.Rien qu’à DétroiL capitale de l’automobüe, la municipalité a dépensé depuis l’automne dernier au delà de 3 millions de dollars pour soulager les familles des sans-travail; et U y a présentement, dans les quartiers ouvriers de Détfoit, 75,000 chômeurs qui veulent trouver à s’occuper, mais cherchent en vain.Quand M.Rinfret disait hier soir, dans le comté de Saint-Jacques, que la France est à l’heure présente un des rares pays du monde où le chômage n’éxiste pas, h n’est pas bien loin de la vérité.C’est une des conséquences de rindustrialLsation à outrance, d’une part, et, de l’autre, de la migration des gens de la campagne vers les villes.Qu’est-ce que ce serait, chez nous, si le plan McRae pour amener au Canada 2100,000 immigrants européens avait commencé d’etre exécute?Gros mots Le discours de M.King à Brantford ne serait qu’un “amas de platitudes”, selon M.Manion, un des chefs conservateurs; et “si le Canada ne se débarrasse pas de la politique anticanadienue de M.Mackenzie King, il sera, d’ici dix ans, dans les bras des Etats-Unis”, ajoute le même M- Manion.On savait que le docteur Manion parle très vite.On verra d’ici peu qu’il a un vocabulaire rempli de mots à l’em-porte-ptècé, s’ils sont plus ou moins justes.Ce qui veut dire, .Un avocat de nos connaissances écrit à la fois au ministère des finances, à Ottawa, et à la trésorerie provinciale, à Québec, pour en obtenir certaines informations.Du ministère fédéral des finances, il reçoit une réponse libellée en excellent français et signée par un fonctionnaire de langue anglaise.De la trésorerie québécoise, il reçoit une lettre laconique, à signature indéchiffrable, et rédigée .en anglais.Puisque M.McMaster est sérieusement malade, il n’y a pas à s’en prendre à lui de l’impertinence de l’un de ses subalternes; mais, tandis qu’il convient de signaler la politesse du fonctionnaire d’Ottawa, il ne faut pas oublier de mettre en regard l’esprit étroit de celui de Québec, qui devrait connaître mieux que cela; d’autant, ô ce qu’on nous a dit ces mois-ci, mie, d’après les déclarations du Trésorier provincial, une lettre en français venue de l’extérieur comporte une réponse libellée en français.Tandis que le ministre est absent, se moque-t-on au ministère des recommandations qu’il aurait faites jadis?Petits profits La série de journaux anglais de Rothermere.— Associated Newspaper Ltd.— a fait, au 31 mars dernier, pour son dernier exercice de douze mois, tous frais généraux déduits et toute dépréciation calculée, un profit de 7 millions et quart de dollars.Cette série com- Rrend le Daily Mail, ÏEvening ews et le Sunday Dispatch, de Londres, — trois des feuilles les plus répandues de l’univers.Le Daily Mail a en effet le plus grand tirage des quotidiens du matin et VEvenlng News l’un des plus grands tirages des journaux du soir de tous les pays.Rien qu’à lui seul le Mail tire à plus de deux millions d’exemplaires chaque matin et il a plusieurs éditions hors de Londres.Et le News vient d’absorber le Telegraph, ce qui porte le tirage conjoint de la nouvelle feuille à au delà d’un million et demi chaque soir.Si M.Bennett précisait?ISî m* F.G.P.L’Aide aux minorités Nous accusons réception d’un nouvel envoi de livres et d’une soupeription de $1.en argent.Dans Elgin-Ouest Saint-Thomas, Ont., 18 —M.Mitchell Hepburn, député sortant, est de nouveau candidat libéral dans Elgin-Guest.Il fera la lutte à M.J.Bowler, conservateur.Le sous-UIre signifie que le R-100 a été exact au rendez-vous.N’est-ce pas que la publicité a une idée très spéciale de {’exactitude?Paul ANGER Le premier ministre 1 vite à être explicite Peterboro, 18.(S.P.C.) — Le premier ministre W.-L.Mackenzie King a prononcé hier soir, à Peterboro, le deuxième discours de sa tournée électorale.Il a abordé quelques sujets qu’il n’avait pas traités dans son discours d’ouverture: la canalisation du Saint-Laurent, la question du chômage, le fameux “discours de la pièce de cinq sous”.Une foule nombreuse s’était réunie à l’arsenal et un bon nombre de personnes entendirent les discours de l’extérieur.L’assemblée était présidée par le Dr John-J.Craig, président de l’Association libérale de Peterboro-ouest.Les orateurs furent Mme Turner Skith, présidente de l’Association libérale du vingtième siècle de Toronto, M.J.-J.Duffus, ancien maire de Peterboro et candidat dans la circonscription libérale de Peterboro-ouest et M.G.-N.Gordon, ancien député, qui présenta le premier ministre.Le premier ministre a commencé son discours en demandant de nouveau à M.Bennett quels sont les hommes qu’il choisirait pour représenter le Canada à la conférence impériale de Londres.Il est assuré que la politique fiscale du gouvernement libéral recevra l’approbation du gouvernement anglais, de quelque parti qu’il soit.Le budget Dunning est le fruit de nombreuses recherches et de mûres réflexions; il n’a pas été préparé à la hôte pour fins électorales comme l’a insinué M.Bennett.Le premier ministre aborde alors la question de la canalisation du Saint-Laurent en disant que le temps n’est peut-être pas loin où les grands problèmes qui retardaient la réalisation du projet recevront leur solution.M.Bennett, continue M.King, a critiqué le gouvernement pour son inaction en face de ce grand problème.Pourquoi n’en a-t-il pas arlé au Parlement?La question de a canalisation du Saint-Laurent présentait des aspects financiers, des aspects techniques, des aspects économiques et des aspects constitutionnels.Le gouvernement n’a pas voulu s’exposer à commettre d’erreurs, et il a étudié ces différents problèmes un par un.Après avoir étudié le problème du point de vue technique, le gouvernement a abordé la question constitutionnelle des droits relatifs des provinces de Québec et d’Ontario et des droits du Dominion qui découlent de sa suprématie admise en matière de navigation.Une conférence a été tenue l’automne dernier avec le premier ministre Ferguson et le premier ministre Taschereau.Il s’agissait de régler la question constitutionnelle que la Cour suprême n’avait pu trancher.Nous avons gagné beaucoup de terrain, mais nous n’avons pu régler définitivement la question.Pour en arriver enfin à quelque chose, nous avons dit aux provinces: “Vous pouvez développer l’énergie électrique pourvu que vous respectiez les exigences de la navigation, nous allons vous traiter comme ai vous étiez les propriétaires de ces forces hydrauliques.Faites vos plana.Tout ce que nous vous demandons, c’est de nous soumettre vos plans afin que nous puissions nous rendre compte qu’ils s'adaptent aux exigences de la navigation et au développement général".Les gouvernements provinciaux n’ont pas encore accepté cette proposition; les provinces prétendent qu’elles ont un droit légal à plus qu’on ne leur offre.11 sera probablement plus facile de régler la question après les élections.Voilà pourquoi le gouvernement libéral n’a pas ouvert les négociations avec les Etats-Unis au sujet de la canalisation du Saint-Laurent.M.Ferguson a déclaré qu’il était prêt à lutter avec toutes les forces de son gouvernement contre l’homme qui a fait le “discours de In pièce de cinq sous”.Depuis que le gouvernement libéral est au pouvoir, le gouvernement a distribué à la province d’Ontario pour lu somme de 921,140,893, soit 94,550,945 pour les routes, 8590,304 pour l’instruction agricole, 92,400,024 pour l'instruction technique, 9519,411 pour les bureaux de placement, 9565,466 pour remédier au chômage, 1366,938 pour la lutte contre les maladies contagieuses, $1,127,844 pour les pensions aux vieillards.Le gouvernement a de plus distribué sous forme de pensions de guerre, pensions de vieillesse, secours aux chômeurs ou aux malades, la somme de 198,365,940 à des gens d’On- (Sutte à la îèmr Que M.King s'instruise M.Bennett voudrait qu'il se renseignât Vancouver, C.-B., 18.(S.P.C.) — M.R.B.Bennett a terminé sa tournée en Colomtoie-Hrita unique en pariant, hier soir, à Vancouver, devant la plus nombreuse assemblée qui se soit encore réunie pour l'entendre depuis le commencement de su campagne.“M.Mackenzie King, dans son discours de Brantford, dont je n’al pas encore le texte complet, dit le chef conservateur, a de nouveau expliqué au pays •quelques-unes des activités de son gouvernement, pas toutes, et il les a défendues avec toute la force persuasive dont il était capable.“A Winnipeg, le 9 juin, j’ai exposé aussi clairement que j’en étais capable la politique du parti conservateur et je me suis engagé au nom, de ses membres et en mon nom 4 la mettre en pratique.Je ne défendrai pas cette politique par de nouveaux arguments ce soir.Cela viendra en un autre temps.Mais U me semble que cela aiderait au peuple de ce pays à juger équitablement entre les principes de base sur lesquels s’appuient ces deux oo-IHiques que de déclarer, aussi simplement que possible, pourquoi M.Mackenzie King et mol nous différons d’avis sur quelques-uns de ces principes.M.King a parlé longuement de ce qu’il atppelle son projet de préférence britannique, par quoi il veut probablement entendre Vf UC J «mm* que d’affection et de bonne volonté, en tant qu’expression de l’espoir que Jej pays de l’Empire en arrivent un jour à une alliance économique puis étroite, La mesure de préférence britannique présentée par le gouvernement.En tant qu’exposition des principe» sur lesquels pourra s’appuyer la structure durable d’une alliance commerciale inter impériale, je ne puis lui donner mon appui.Une véritable association commerciale s’appuie sur de» intérêts mutuels.Un bon commerce est celui où les profils sont réciproques.ML King parle de principes élémentaires d’affaires.Il ignore apparemment un des plus élémentaires de ces principes lorsqu’il tente de développer (s’il le tente sérieusement) le commerce interimpérial de cette façon.“J’ai ajouté ¦’lors qu’aucun véritable Canadien ne sacrifierait volontiers quelque avantage personne] pour aider an peuple de la mère-patrie.Mais la Grande-Bretagne n’a pas besoin d'assistance de ce genre et elle n’en demande pas.Ce qu’elle veut, c’est ce que nous voulons: des marchés plus éten- dus, développés par une alliance à laquelle nous apporterions chacun la puissance qui nous a faits ce que nous sommes.ERe veut comme nous nn plu» grand Empire à l’avenir.Et pour celav il faut que nous, Canadiens, construisions un Canada plus strand, “Accorder la préférence commerciale à un autre Etat de l’Empire sans appuyer cette préférence sur un traité mutuellement avantageux, c'est une mauvaise affaire, qui ne peut rapporter aucun profit et qui ©st destinée à engendrer de la malveillance et des malentendus.L’Empire ne pourra pas survivre a une témérité aussi étourdie.Nous sommes un Empire d’hommes et de femmes sensés, et les hommes et les femmes sensés savent que je dis la pure vérité.Avant bien longtemps, je traiterai plus longuement de ce sujet d'importance primordiale.COMMERCE ET ECHANGES “M.King, en discutant ses projets pour le développement des marchés extérieurs, a cité le passage suivant de mon discours de Winnipeg et a semblé déploré la violence de mes paroles.Je disais alors: Qu’est-ce que le gouvernement conservateur fera pour vous aider?Ecoute* attentivement, vous qui demandez avec raison des faits et des résultats.Ecoutez, vous, agriculteurs de l'Ouest et de toutes les parties du Canada.On vous a appris à vous moquer du tarif et a applaudir au libre-échange.Dites-moi quand le libre-échange a opéré en votre faveur.Vous dites que nos tarifs ne profitent qu’aux manufacturiers.Aujourd’hui, je vais les faire servir pour vous aussi bien que pour eux.Je vais m'en servir pour forcer des marchés qui vous étaient fermés et ensuite je m’occuperai des traités de “la nation la plus favorisée” du gouvernement libéral.par lesquels le pays a donné beaucoup et reçu bien peu en échange.” "Pour M.King, commerce “On calomnie le Canada' M.Rinfret le défend ert attaquant la gauche M.Fernand Rinfret, secrétaire! d’Etat et dépqté sortant de Saint-Jacques, a ouvert sa campagne électorale hier soir par une assemblée à Técole Salaberry.L’estrade avait été dressée en plein air dans la cour de l’école, mais vers 9 heures la pluie commença a tomber et il fallut entrer dans la salle, où il fit bientôt une chaleur d’étuve-chacun transpira libéralement: mais l’enthousiasme se maintint jusqu’à la fin du dernier discours.Tous les députés fédéraux de la ville entouraient M.Rinfret.Les orateurs furent MM.Fernand Rinfret, Théodule Rhéaurae, E.Saint-Père, Dr Arthur Denis, Joseph Mercier, Paul Mercier, Liguori Lacom-be, Dr Hennas Deslauriers, Lopin Ëouthillette.M.Rinfret Lorsque M.Rinfret s’avança pour parler, la fouie entonna l’hymne national; O Canada.“Lorsque j’ai entendu s’élever l’hymne national, je me suis demandé quel discours pourrait égaler bn grandeur et en noblesse ces simples paroles si graves et si belles.Quel plus heureux présage que ce chant qui s’élève sur mes pas dans la lutte que nous avons entreprise, comme le témoignage de t’âme nationale pour le parti et le gouvernement qui ont aimé surtout le Canada.Et quand vous m’avez accueilli par les mots “O Canada.protéger nos foyers et nos droits” vous avez résumé dans un chant magnifique le programme du parti libéral”, commence M.Rinfret.M.Rinfret déclare qu’il va parler des conditions politiques du pays telles que révélées par le dernier budget; il discutera ensuite le problème du travail, puis la question de Tautonomie canadienne.Nos adversaires, dit l’orateur, veulent nous faire croire que le Canada est dans un marasme complet, que le peuple est misérable et souffre.Nous avons protesté contre ce mensonge, nous mîmes M.Bennett au défi de nous indiquer comment il aurait fait mieux que nous.Il n’a rien répondu.Mais nous lui avons refusé le droit de calomnier le Canada pour le simple motif de faire du capital politique, de semer le découragement dans les esprits, de diminuer le crédit national auprès de l’étranger dans l’espoir de gains politiques.i On m’a attaqué parce que le pre testais contre ceux qui calomnient ainsi notre pays.Mais je n’ai rien à retirer.Car pourquoi nous serait-il défendu, à nous libéraux, de répondre par l’offensive aux attaques de nos adversaires, de prouver qu’ils sont même incapables de suggérer des remèdes aux maux imaginaires?Le parti libéral n’est pas un parti qui recule, mais un parti qui a toujours avancé.Et comme je suis un bon libéral, i’ai Tintentlon non seulement de défendre notre programme, mais de dénoncer ces calomniateurs du Canada, ces prophètes de malheur, ces semeurs de "souffles de mort” qui prêchent le découragement.Même s’il y avait des nuages à l’horizon, je ne serais jamais un prédicant de malheurs pour fins politiques.Je dirais: Ayez confiance, notre pays est jeune et vigoureux.Jamais nous ne prêcherons le découragçment.S’il est sous le soleil un peuple courageux, qui veut vivre et grandir, c’est bien le peuple canadien.M.Bennett prétend que les affaires vont mal.Cependant, Tan dernier nous avions un surplus de 944.000.000, nous avions réduit la dette de 980,000,000.et, en cinq années, de 9255,000,000, Et non seulement nous avons eu dès surplus, mais nous avons réduit les taxes, diminué le coût de la vie en modifiant des articles du tarif, abaissé l’impôt sur le revenu pour les chefs de nombreuses familles.Et les nombreuses familles, on sait qu’elles sont surtout dans la province de Québec.Nous avons déduit la taxe des ventes de 920,000,-000 en 1929, de $22,000,000 en 1930.Est-ce que cela va si mal cmand nous réduisons la dette de 980.000.000?Est-ce que ça allait si bien quand nos adversaires l’augmentaient de 98.000,000.000 en dix ans?Est-ce que ça va si mal quand nous réduisons les taxes, l’impôt sur le revenu, etc.?Et est-ce que ca allait si bUn quand nos adversaires ont créé ces impôts?LE BUDGET DUNNING M.Rinfret parle ensuite du budget Dunning.Ce dernier, dans l’industrie de l’acier, a rétabli corn-(Suite à m page 2) ^ 2 LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI 18 JUIN 1930 VOLUME XXI — No 140 Si M.Bennett précisait ?{.Suite de la lire page).tario.Le gouvernement a donc en tout et partout distribué la forte somme de $130,084,5t8 dans la province d'Ontario.M.Ferguson le sait et cependant il veut faire donner toutes les forces’conservatrices provinciales à cause d'une pièce de cinq sous.Cette phrase a été dite au cours d’un long débat sur le chômage, soulevé évidemment pour des fins politiques.Elle était en réponse à des interruptions et n’exprimait nullement l’attitude du gouvernement sur la question du chômage.D’ailleurs, aucune province n’avait demandé l’assistance du gouvernement fédéral et aucune province ne l’a encore demandée.M.Bennett a beaucoup parlé de la question du chômage.Tous ceux même dit un mot.Ses collègues se sont contentés de réclamer à cors et à cris l’adoption de deux mesures: des octrois aux provinces et une politique de protection.Les provinces n’ont pas encore demandé au gouvernement fédéral une telle assistance.Et nous constatons crue ces paradis protectionnistes, les Etats-Unis et l’Australie, souffrent d’une crise du chômage beaucoup plus aiguë que la nôtre.“On calomnie le Canada” {Suite de la 1ère page) plètement le système de protection spéciale pour les Provinces Maritimes.11 a aussi modifié le tarif pour les fruits et les légumes.Depuis quelque temps on demandait plus de protection pour le beurre, les fruits et les légumes.D’autre part, qui s’intéressent à l’économie poli-1 le 80Uvernement voulait aussi protique savent que cette crise se fail | téger le consommateur canadien, sentir partout dans le monde.particulièrement l’ouvrier des vil- Si M.Bennett ne cherchait pas à exploiter la question du chômage pour fins électorales, il admettrait que c’est le Canada oui en a le moins souffert, il serait heureux de voir là une preuve de notre stabilité économique.Je déclare sans faire de réserve que c’est le Canada qui a le moins souffert de la récente crise financière.C’est le témoignage unanime de tous les directeurs d’institutions financières.En dépit de leur politique du “Canada d’abord”, les conservateurs ne vous répéteront jamais ce splendide hommage rendu à la stabilité de notre pays.QU’A FAIT M.BENNETT?Qu’il me soit permis de dire plus que cela: les conservateurs n’ont jamais soûmis de proposition constructive pour la solution du problème du chômage.M.# Bennett suggérait il y a quelques jours de convoquer pour cela une session spéciale du parlement.M.Bennett a un, ., faible pour les sessions spéciales.Si nous l’avions écouté le printemps dernier, le parlement canadien serait resté en session jusqu’à l’adoption du tarif américain afin de pouvoir riposter.Le monde aurait eu le spectacle du parlement canadien siégeant tout l’été, tout Tautomne, tout l’hiver, siégeant encore le printemps suivant pour attendre l’éclosion de l’oeuf.Il est facile de se rendre compte de la sincérité et de la valeur de la suggestion actuelle.Quelle politique pratique et constructive M.Benne" présenterait-il au parle ment pendant cette session spècia les.Nous avons alors élaboré un ta rif ingénieux.Il y a deux saisons pour les fruits et légumes.La saison d’été où nos cultivateurs produisent, et le reste de l’année où ils ne produisent pas.Si nous avions élevé le tarif d’une façon générais, nous eussions haussé le coût de la vie.C’est pourquoi nous avons établi deux sortes de tarif, un tarif d’hiver ad valorem, très minime qui affecte peu le nrix de ces produits, et un tarif d’ l’été qui s’applique du moment où le cultivateur canadien apporte ses fruits et légumes sur le marché.Alors le tarif s’applique à la quantité, ce qui prévient par là même le “dumping”.Nos adversaires se sont plu a accuser M.Mackenzie King d’être un pro-Annéricain au détriment du Canada.Lorsque le congrès américain a voulu élever le tarif, les conservateurs voulaient que le gouvernement adoptât des mesures de représailles immédiates, avant même que le gouvernement américain Nous n’avons pas beaucoup changé le tarif sur les produits américains, mais nous avons dit à nos voisins que le jour où ils élèveraient leur tarif, automatiquement le tarif canadien serai! aussi élevé.Voilà la réponse donnée par M.Mackenzie King à ceux qui lui reprochaient d’être pro-américain.Nos bons conservateurs avaient ; accumulé des ballots de littérature | où par la caricature, les dessins et; articles, M.King était représenté1 comme l’agent des Américains au Canada.Le budget annonçait aussi que le Canada ouvrait ses portes aux pays qui veulent commercer avec lui.le Aucune.Quelle proposition i Nous avons affirmé que le Canada a-t-il faite au cours de la dernière ! pouvait parler sur le terrain éco* session?Aucune.N’est-ce pas son nomique en tant que nation.Pour Premier lieutenant, le général Mc-; la première fois dans son histoire R"e.qui préconisait il n’y a pas le Canada fait savoir au monde que plus d’un an, du consentement de | nous sommes prêts à commercer \ son chef, la politique fantastique | avec ceux qui veulent échanger d’établi»' 300,000 nouveaux immi-, leurs produits avec les nôtres, m us grants dans l’Ouest canadien ?Où ’ que nous sommes prêts aussi à fer- en serait l’Ouest aujourd’hui si on avait adopté cette politique?Il y a deux mois, un travailliste a présenté une motion qui a donné lieu à un débat de six jours sur la ; question d" chômage.M.Bennett 1 n’a fait aucune proposition constructive, lui qui veut convoquer; M.Rinfret parle ensuite de lai une session spéciale pour étudier | question du chômage.Il dit que la question du chômage, il n’a pas ! dans un pays où les différences cli- j matériques sont si grandes, où laj ;atk mer nos portes à ceux qui refusent l’entrée à nos produits.Et c’est ce principe que nous vou- ^ Ions faire accepter à la prochaine conférence impériale.LE CHOMAGE Que M.Kir?s’instruise {Suite de la 1ère page, fie échange, il le dit, troc et échange.Pour moi, dit-il, commerce signifie guerre économique.Quelle est la différence et où est la vérité?Il a déclaré dans son discours de lundi soir: “N’est-ce pas un principe élémentaire qu’on n’assure son commerce qu’en développant les bonnes relations et la coopération?” "Je dis oui, si ces bonnes relations sont vraies”, “Le troc et l’échange?Il y a de l’échange dans le monde des affaires modernes, mais une sorte d’échange que la philosophie de M.King n’a jamais imaginée.Il y a l’échange qui se fait selon les véritables méthodes d’affaires, agressivement, et l’échange qui se fait entre deux traitants égaux qui travaillent tous deux honnêtement dans leur intérêt respectif.” M.Manion répond à M.King Saint-Thomas, Ont., 18 (S.P.C.) — Des critiques du gouvernement libéral de M.King en général, marquèrent le discours fait ici, hier soir, par le Dr R.J.Manion, député de Fort William, à une grande assemblée conservatrice.Le Dr Manion attaqua aussi le discours d’ouverture du premier ministre, à Brantford, en disant qu’il n’était qu’un ramassis de platitudes et de généralités, quelques grains de blé, dit le Dr Manion, dans un baril de paille.M.Manion déclare qu’il avait cherché quelque chose pour la solution des problèmes du Canada, mais qu’il n’avait pu trouver rien de substantiel.Le Dr Manion dit qu’il ne voyait pas comment le premier ministre essayait de démontrer des choses qu’eux, les conservateurs, ne pouvaient pas voir.Fn somme, dit le député de Fort William, M.King a fait un bon discours, pour donner de la publicité au parti libéral.La convention conservatrice de Lachine Les délégués conservateurs de tous les endroits du comté de Jacques-Cartier se rencontreront à l’hôtel de ville de Lachine.à 8 heures, le 25 juin, pour se choisir un candidat aux prochaines élections fédérales.Cette décision a été prise hier après-midi par un comité spécial de cinq memibres choisi spécialement dans le but de veiller à ce que chaque division du comté ait ses représentants accrédités à la convention.On avait annoncé que le choix du candidat se ferait à l’assemblée d’hier.Comme il n’y avait pas de délégués officiels, le représentant officiel des quartiers généraux, M.J.-P.Lamarche, déclara qu’on ne pourrait reconnaître un candidat choisi par une pareille convention.l^es électeurs de Lachine essayèrent de faire une pression pour décider immédiatement du candidat; ils espéraient faire accepter leur maire, M, Dalbé Viau.LETTRES AP DEVOIR Nous ne publions que des lettre* signées, ou des communications accompagnées d’une mettre signée, «vec adresse authentique.Nous n# prenons pas la responsabilité de cd qui parait sous cette rubrique.L’Association des marchands’ détaillants du Canada DU BE AV PROVINCIAL DE QUEBEC Montréal, Qué.13 juin 1930 M.le directeur, Le Devoir, Montréal.Cher monsieur, Vous serait-il possible ef agréable de publier la lettre ci-incluse dont nous adressons auiourd’hul une copie à tous nos membres intéressés?Vous rendriez service à vos lecteurs, qui font commerce de produits alimentaires et notre Association vous en saurait gré.Avec mes 'remerciements anticipés, pour votre bienveillante coopération, veuillez agréer l'expression de mes meilleurs sentiments.Le secrétaire, Rosario MESSIER •fe tfç Montréal, 13 juin 1930 Cher monsieur.Pour faire suite aux délibérations de rassemblée des épiciers tenue mercredi soir, au bureau de l’Association, relativement à l’article 49 du règlement municipal 926 concernant les établissements des produits alimentaires et des restaurants, j’ai eu une entrevue avec M.Allan Brag, président du comité exécutif du conseil municipal de Montréal et le chef de police, H.Langevin.Des instructions sont données à la police lui demandant de faire observer strictement la deuxième partie de l’article 49 qui se lit comme suit."Il est défendu d’étaler ou d’exposer en vente des aliments en dehors d'un établissement de produits alimentaires ou d'un restaurant." Quant aux produits alimentaires à /'intérieur des magasins, il est bien entendu que les autorités municipales n'ont pas l’intention de demander l’observance du règlement qui demande que tous ces produits doivent être à l’abri des mouches et protégés contre toute manipulation par le public.Le seul point dont ils veulent s'occuper c’est l’étalage des produits à l’extérieur des magasins, mais je crois qu’il est important de vous prévenir que les autorités semblent avoir l’intention d’être très sévères à ce sujet.Bien à vous, R.MESSIER, secrétaire L'Association des marchands dé-taillants.Brûlot n’est pas manngouin Montréal, le 13 juin 1930 Le Devoir, rue N.-Dame est, Montréal.Monsieur le rédacteur.Je trouve sur un vieux morceau de la Presse du 8 avril dernier, que je reçois de mon cordonnier, l’entrefilet suivant: PARLONS MIEUX "Ne disons pas: les brûlots piquent.Disons: les maringouins, les cousins, quent”.les moustiques pi- Les puristes qui sont toujours à l’affût de la petite bête, fût-elle un maringouin, devraient se borner à ne parler que de ce qu’ils connaissent.Les brûlots et les maringouins sont des insectes bien différents et tous deux ont droit de cité.Les brûlots — le premier venu qui s’est déjà éloigné du carrefour des rues Saint-Denis et Sainte-Catherine le sait — sont des insectes très petits, beaucoup plus petits que les maringouins, qui n’ont pas comme ces derniers de longues pattes, et dont la morsure cause une douleur cuisante bien différente de la piqûre des maringouins.Veuillez me croire, monsieur le rédacteur, votre obligé, [ Marin GOVIN La convention libérale de Hull Ottawa, 18.— La convention libérale de Hull a lieu cet après-midi.Il y a trois candidats sur les rangs: M.Théo Lambert, maire; Alphonse Fournier, avocat, et Joseph Laflam-me.M.Fernand Rinfret, secrétaire d’Etat portera la parole.Dans Middlesex London, Ont., 18.— M.Frank Boyes, de Dorchester, est candidat conservateur dans Middlesex-Est.Très savoureuses Les Viandes Cuites S.L.CONTANT Ltée — Nécrologie - BRASSARD — A Montréal, le 16, Marle-Loul»e Brasaard.BEYRIE8 — A Montréal, le 1S.à 39 an*.Eugène Beyrlea.époux de feu Roellda Lemieux.fil* de Mme veuve J.-B Beyrles.CARON — A Montréal, le 10.Dame Délia Desnoyer», épouse de feu Eugène Caron.CARON — A Montréal, le 16, à 08 ans.Dame Della Desnoyers, épouse de feu Eugène Caron.navigation dure 9 mois et les récol tes quelques mois à peine, le chômage n’a rien qui doive surprendre.1 D’ailleurs il faut se rappeler que le chômage n’est pas particulier à notre pays.C’est une crise mondiale qui existe partout dans le monde, en Allemagne, en Ar'0letoTP.en Hnùon-de, nn Japon.M.Bennett va-t-H prétendre que nous sommes respon-•dnes ou e^ôi’utge dan cos pay ?1 On nous parle des Etats-Unis et de CHATEL1E — A Ville-Emar-" i» i* * R4 ans.Marie-Phiiomène Quenneville, leur régime de protection, mais ce-epouse de feu Olivier chateîle, autrefois de pendant le chômage est plus grand "“charron - a M^tréi,“7i'”is à «a,là ‘’ncnrp ù'i’nu Canada toute pro •a».Mme veuve Norbert Charron nee ' lf'1' Nam "n !¦ ranee, ! Anavtaete Lamarche dit Brlcot.DESCARDE — A Montréal, le 16, X 46 an».Maria Descane, mie de £eu OervaU Deacarte et d Esther Henrlehon.en que e d’ail n’est pas un pays qui supporte la crise du chômage aussi bi _______________ le Canada.Elle s’expllqu PEgcHAMBAüLT — a~ Montréal, i» is, à leurs par le fait qu’au lendemain de la guerre le pays s’est trouvé avea une surproduction.Dans la revue économique, publiée l’an dernier par la “Gazette", M.White., député de Mont-Royal, disait que le Canada a connu depuis les cinq dernières an-tv'o un-' nrosavArlt* inouïe.Il prévoyait comme réaction naturelle un relâchement momentané puis une M.Rinfret dit 66 au», Agnès Lacroix, épouse en 1ère» noce* de Ferdinand Lebeau et en »econ-“pvf* «le feu Joseph Deechambault.DORRIS — a Montréal, le n, a 89 ans.Jean-Baptiste Dorrls, ferblantier, époux de Feu Zéphlrln® Lalonde.DTTBRULE — A Montréal, le 17, A 77 ans, chez son fil», Auguste Dubruie.4392 DeLanaudléro, Rose-Anne Chartrand épousé de feu Cléophse Dubruie r»H!J.PRA!L~" A Montréal, le 13.A 49 an».Fhédtme Dupra*.epoux en premières no-, ce» de feu Albina Meunier, en seconde» mu'ise vigoureuse nooes d'Tvoane Vlau ' —'J' ' - ¦ ' ‘ ¦ FHJON errrcM » = , qu'il faut évidemment faire quelque éa Guiibauit, ép^£ b.chow T,0,,.r chômage, mais le gou- •od.j vernement refuse de se tenir res- fkappier — a Montréal, le 16.h 40 an», ponsable de cotte situation.Candidats fédéraux M.Henri Morel est candidat con-sérvaleur dans Nipissing, M.Wilfrid Girouard, député sortant.est candidat libéral dans Drummond-Artliabaska.M.Walter Mitchell, ancien trésorier provincial, est candidat libéral, dans Richmond-WoLfe.M.J.-A.Barrette, ancien député fédéral de Berthier, de 1911 à 1917, est candidat conservateur, dans son ancien comté.M.David Chénier est candidat conservateur dans Témiscamingue-Nord.MM.Frank Plant, maire d’Ottawa, et Frank Lafortune, contrôleur d’Ottawa, sont candidats conservateur* dans Ottawa.AVEZ-VOUS DÉJÀ “Sauté” les Rapides ?SÉCURITÉ ABSOLUE .EXPÉRIENCE INOUBLIABLE TE train quitte la Gare Bonaventare, tous les jours, JLj à 9 hr es 30 a.m.(H.N.), et arrive à Cornwall à 10 hres45a.m.L'on a ainsi près de dfux heures pour parcourir la ville avant de prendre le paquebot qui quitte Cornwall à midi et demi.Après avoir “sauté” toute une série de rapides éemmeux, on atteint les eaux tranquilles du port de Montréal àéhresp.m.Journée agréable-excursion plein d’intérêt—loin de la chaleur et du bruit de la métropole.rut Xi ta» —«uataft.14.T* aflar at ratoor.LoneXAbanlt gUtt.Santadhiet dtmaor-bM, *3.4*, aller a» retour.Lunch à banli *L5* On te renseigne aux bureaux des CANADA STEAMSHIP LINES HS SQUARE VICTORIA, MONTRÉAL HftTXL MONT-ROYAL Uptown 7S4J HOTEL WINDSOR URtaw» 474» LAncaster 0231 HOTEL QUEEN’S M Arqu#tt« vanne Desjardins, épousa d’Arthur Prapi FRECHETTE — A Montréal, le 15.a 17 Caüxte Fréchette, fils de Charles Fre-ette et Matilda Charbonneau.FRANCOEUR — A l’Aboru à Plouffe.le A 78 an», Pierre Francoeur, epoux Agnès Laurin.GRENIER — A Montréal, le 15, A 24 Joseph Grenier, m» de Mme veuve ¦on Grenier.LACHANCE — En cette ville, le 17, au ooUcUe de M.J.-A.Godin, sou père adop-f.No 4267, rue Boyer, M.Joseph-Do-t Lachance, * 23 an».MAZURETTE — A l’asile de la Provl-etvoe» le 6, À 74 ans, Aiexandru M&zuret.tft, poux dç fG\i Elisabeth Laçasse, autrefois e at-Vincent de Paul.Québec.MONTMARQUET - Le 14.Arthur Mont-3U6t, fils de feu Edouard fylontmar* et et de feu Héloïse Lamouche.PARE — A Montréal, le 16.& 50 ans ae Ferdinand Paré, née Alblna Duroi her.QUINTAL — A Boucherville, le 16 à ., an», Jo« Quintal, époux de Oabrielie lecteur porte M.King au pouvoir, r* 51 Etoles .».93 Bourses .50 A leur dernière réunion, les dames ont acheté un ostensoir qui sera envoyé à la mission de Lebret, en Saskatchewan; outre les objets préparés et offerts par les associées, plusieurs objets du culte ont été donnés par les maisons suivantes: les maisons Desmarais et Robitaille, Hodgson et Summer, Biais et Frères, de Paris.Tous les articles de l’exposition ont été bénis solennellement dimanche par M.Guibert, P.S.S.; M.Bouhier, P.S.S.curé de Notre-Dame, a chanté le Salut du Très-Saint Sacrement, assisté de MM.les abbés Clément et Holland, ce dernier étant le direc-* tenr spirituel de l’Oeuvre des Tabernacles.On remarquait dans le choeur: M.Portier, P.S.S.et l’abbé Geoffroy." La chorale du noviciat de la Congrégation a fait les frais du chant de la façon pieuse que l’on sait; l’assistance, par son nombre, a prouvé la sympathie du public pour l’oeuvre admirable poursuivie par les Filles de Marguerite Bourgeoys.ORIGINE DE L’OEUVRE L’Oeuvre des Tabernacles, nous dit la révérende Soeur Saint-Colom-ban, remonte à Jeanne Le Ber, en 1695; mais l’organisation actuelle date de 1866 et naquit de l’inspiration de M.l’abbé Martineau, P.S.S.Voici ce que nous disent les annales de la Congrégation: “Un jour qu’il présidait la réunion des Enfants de Marie de la Congrégation de Notre-Dame, le zélé directeur donna des détails sur l'association connue sous le le nom d’Oeuvre des Tabernacles établie dans plusieurs villes de France.Il leur parla du bien qu’elle opère, de l’honneur qu’elle rend à Notre-Seigneur, des grands avantages qu’en retirent les églises pauvres et les missions auxquelles elle vient en aide.Il les entretint aussi du bonheur qu’il avait éprouvé lui-même lorsqu’étant curé d’une paroisse très pauvre de la Vendée, il avait reçu de cette association bienfaisante du linge, des ornements pour son église dénuée de tout.Le récit de monsieur l’abbé Martineau intéressa vivement la directrice, les dames, et les enflamma d’un saint désir de voir s’établir dans la cité de Montréal une oeuvre si belle et si agréable au divin Maître.Quelques jours de méditation et de prières suffirent pour favoriser le projet qu’on exposa à .Sa Grandeur Mgr Bourget; peu de temps après, les vues sur l’Oeuvre projetée et le règlement tel qu’il existe aujourd’hui furent présentés à Monseigneur; il répondit qu’il approuvait tout de grand coeur et qu’il ferait connaître cette oeuvre à MM.les curés de son diocèse.” PAROISSES ET MISSIONS ASSISTEES EN 1929 Montréal.12.'— Saint-Hyacinthe, 3.— Sherbrooke, 5.— Joliette, 1.—Trois-Rivières, 4.— Nicolet, 3.— Rimouski, 3— Mont-Laurier, 3.— Halleybury, 3.— Pembroke, 2.—Sault-Sainte-Marie, 4.— Ottawa, 1.— Vicariat apostolique d’Ontario Nord, 5.— Saint-Boniface, 3.—Prince-Albert, 7.— Grouard, 4.—MacKenzie, 2.—Keewatin, 3.Vicariat apostolique du Golfe Saint-Laurent, 1.— Winnipeg, 1— Préfecture apostolique de la Baie d’Hudson, 1.Edmonton, 1.—Gaspé, 2.—Chatham, 2.— Antigonish, 2.Québec, 3.— Etats-Unis,# 2.—Afri que, 8.—Asie, 3.— Total, 91 paroisses.Comme on le voit, les missions lointaines doivent beaucoup à l’Oeuvre des Tabernacles, ainsi que les paroisses les moins fortunées de Montréal.Il faut en féliciter les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame et les Associées de l’Oeuvre qui y vouent une grande partie de leur vie.CAISSE NATIONALE D’ECONOMIE Montréal 55.Sr-Jacques Ouest RENTIER TOUT DE SUITE NOTRE variété de certificats permet enfin à fm père de famille de laisser aux siens, dès l’année de son inscription, une rente garantie.SIGNEZ, DECOUPEZ ET ENVOYEZ Nom du père Adresse LETTRE EXPLICATIVE GRATUITE Le clocher natal O clocher natal qui domines Les champs, les forêts, les maisons.Et fais retentir les collines De l’écho de tes oraisons; O clocher des places natales Qui montres du doigt le ciel bleu, Plus que les grandes cathédrales, A l’homme tu parles de Dieu!.,.C’est par toi que l’âme naïve.L’âme simple du paysan Demeure toujours attentive Aux saintes croyances d’antan.C’est par toi, clocher salutaire, Par ta voix douce infiniment, Que la détresse de la terre Peut monter jusqu’au firmamentl».Et plus que la ravine blonde.Où poussent les foins rajeunis.Plus que la savane qu’inonde L’immortelle chanson des nids; Plus que la clairière où les gerbes Jettent leurs rayons enflammés; Plus que les buissons, remplis [d’herbes Et plus que les champs parfumés; Plus que les collines prospères.Plus que les forêts et les monts.Plus que la maison de nos pères, O clocher natal, nous t’aimons!.Blanche LAMONTAGNE LES PROVERBES COMMENTES QUI SERT A L’AUTEL DOIT VIVRE DE L’AUTEL.— Rien de plus juste que cette parole de saint Paul; chacun vit ou doit vivre de sa profession.QUI SE SENT GALEUX SE GRATTE.«— Celui qui se sent coupable de ce que l'on blâme, doit profiter de la censure et se l’appliquer.On .peut aussi donner a ce proverbe populaire le sens du suivant.QUI SE SENT MORVEUX SE MOUCHE.— Celui qui, entendant critiquer une chose, se montre mécontent, fait présumer par là même qu’il a commis cette chose ou qu’il en est capable.Pourquoi s’impa^ tienterait-il de la censure, si elle ne l’atteignait .pas?Ce proverbe est encore expliqué par le suivant.QUI S’EXCUSE S’ACCUSE.-Celui qui cherche trop à se justifier ou à détourner les soupçons fait douter de son innocence: une bonne conscience le rendrait plus tranquille et pkis’sùr.On peut dire aussi que c’est se reconnaître des torts que de s’excuser.Mats, dans le commerce ordinaire de la vie, l’excuse n’est souvent qu’un acte de déférence et de politesse.QUI SONGE A OUBLIER SE SOUVIENT.— On oublie d’autant moins les choses qu’on voudrait mieux les chasser de son esprit.C’est ainsi que le remords harcèle le coupable surtout quand il cherche à y échapper.QUI S’Y FROTTE, S’Y PIQUE.— Certaines personnes, de même que le rosier et le hérisson., ne se laissent p.as attaquer impunément.QUI TERRE A, GUERRE A.— Si Ton a du bien au soleil, il faut s’attendre à le défendre et à le soutenir des procès.QUI TREBUCHE ET NE TOMBE POINT, AVANCE SON CHEMIN.— C’est avancer encore que de se tromper légèrement en ne cessant pas d’agir et de poursuivre ses desseins.Ceux qui se flattent d’être, avant tout, impeccables en littérature ou en affaires, languissent souvent dans leurs entreprises et restent à mi-chemin.UN MENU PAR SEMAINE Ce menu nous est fourni par les Ecoles Ménagères Provinciales de Montréal.Les trois dernières recettes paraîtront ces jours-ci.Potage à l’italienne — Timbales aux crevettes — Pâte demi-feuilletée — Gâteau au fromage — Salade • aurore — Carrés aux dattes POTAGE A L’ITALIENNE 4 c.à table de beurre, 2 oignons, 1-2 boite de tomates, 11-2 pinte d’eau, 1-2 tasse de fromage râpé, 3-4 de tasse de macaroni, 1 à 2 jaunes d’oeuf.Mettre dans la casserole, les oignons hachés fin, les tomates, sel, poivre, couvrir et laisser mijoter pendant 25 minutes.Passer au tamis et mettre la purée dans la casserole avec l’eau, ajouter les macaronis coupés en petits bouts; laisser cuire doucement.Mettre les oeufs et le fromage dans la soupière et lorsque le potage est à point le verser dessus.TIMBALES AUX CREVETTES Tamiser la farine avec le sel, délayer avec le lait et l’oeuf entier.Battre légèrement.Chauffer des fers à timbales, les passer dans la pâte et les faire frire dans la grande friture.Quand les timbales sont bien dorées, les déposer sur un papier brun et les garnir avec une sauce aux crevettes faite de la manière suivante: fondre le beurre a\ec la farine, ajouter ie lait quand la sauce est à point, y jeter les crevettes auparavant cuites à l’eau bouillante et décortiquées.Bien assaisonner.PATE DEMI-FEUILLETEE 1 1-2 tasse de farine, 1-2 c.à thé de sel, 4 c.à table de saindoux, 4 c.à table de beurre, eau glacée.Tamiser la farine avec le sel dans un bol.Y mettre le saindoux et l’incorporer à la farine à l’aide de deux couteaux, délayer avec de l’eau glacée de façon .à former une boule qui ne colle, pas pu bol.Laisser reposer une demi-heure.Etendre la pâte en une bande plus longue que large, y ajouter le beurre ramolli à l’eau froide, replier la pâte de manière à y enfermer le beurre.Etendre la pâte, la replier de nouveau, la laisser reposer dix minutes.Faire une abaisse de 1-4 de pouce d’épaisseur, en garnir une assiette à tarte profonde et la remplir avec une garniture au fromage., ,,, -,__ Retraites fermées Dyspepsie nerveuse, troubles du foie, migraines s’en vont “Je souffris pendant des années de violents maux de tête, dyspepsie nerveuse, troubles du foie.J’essayai enfin “Fruit-à-tives” et recouvrai santé parfaite.”—R.A.Bovay, Trenton, Ont.Troubles du foie et constipation datant de plusieurs années disparaissent en une nuit avec "Fruit-à-tives”, disent des milliers de gens.Dyspepsie, bile, brûlements d’estomac, gaz, maux de tête nerveux, maux de reins et de vessie, rhuma tisme, névralgie, névrite cessent rapidement.Les nerfs se calment, le sommeil devient tout de suite profonde.Le teint s’éclaircit.Dix des meilleurs remèdes de la nature dans un petit comprimé, invention d’un médecin célèbre.Procurez-vous aujourd’hui même “Fruit-à-tives” chez le pharmacien.Nécrologie Léveillé, Joseph, 79 ans, veuf de Delphine Lemieux, décédé le 16, Service à Sainte-Sabine le 18 à 10 heures, inhumé & Sainte-Rosalie.MICHELLE LE NORMAND (Madame Léo-Pol Desrosiers) : Autour de la Maison.(Illustrations de Madame Lionel de Bellefeuille).Un des plus grands succès de librairie du Canada français, ce livre dont la troisième édition vient de paraître en est à son sixième mille.“Livre immortel, chef-d’oeuvre du terroir”, ainsi le qualifiait notre poète Albert Lozeau à sa parution.Bempli d’originalité, de talent, d’émotion, ce livre intéresse tous les âges.Au comptoir, fl.00; franco, *1.05.Librairie du Devoir.AU COUVENT DE MARIE-REPARATRICE, 1025, MONT-ROYAL OUEST, MONTREAL Du 20 rçu 23 juin, pour jeunes filles.Du 4 au 7 juillet, pour institutrices.Du 11 au 14 juillet, pour jeunes filles.Du 17 au 20 juillet, pour jeunes filles.Du 24 au 27 juillet, pour jeunes filles.Du 15 au 18 août, pour jeunes filles.TROIS-RIVIERES 117 ST-CHARLES Du 28 juin au 2 juillet, pour jeunes filles.Du 24 au 28 juillet, pour institu-trices Du 15 au 19 juillet, pour institutrices.Du 22 au 26 août, pour jeunes filles.Prière de s’inscrire à l’avance et pour tous renseignements s’adresser à la directrice.PETITE VIE DES SAINTS 18 JUIN — SAINTE LUTC.ARDE, VIERGE Sainte Lutgarde naquit à Ton-gres.en 1182.Elle fui mise en pension chez les Soeurs Bénédictines.Un jour Jésus-Christ lui apparut, et lui découvrant sa poitrine, lui montra son coeur, en lui disant: “Contemple ici, Lutgarde, ce que tu dois aimer; laisse les créatures et tu trouveras en mon coeur les ineffables délices du divin amour.” Ces paroles furent une flèche ardente qui l’enflamma d’amour pour Dieu.Elle ne tarda pas à embrasser la vie religieuse.Sa ferveur était extraordinaire.Notre Seigneur lui apparaissait souvent.Un jour, il lui apparut attaché à la croix, et, détachant un de ses bras, lui fit porter ses lèvres sur la plaie sanglante de son côté.Cette grâce la remplit de tant de suavité qu’elle compta pour rien les austérités les plus effrayantes.Lutgarde, nommée prieure de son couvent, remplit cette charge avec un zèle admirable.La Très Sainte Vierge lui apparut et lui demanda de réparer par un jeûne de sept ans au pain et à l’eau les excès commis par les Albigeois.Notre Seigneur lui demanda de renouveler cette même pénitence pour la conversion des pécheurs.Aussi lui accor dait-il tout ce qu’elle demandait Elle s’endormit dans le Seigneur le 18 juin 1246._ La prochaine Semaine de missiologie de Louvain (Agence Fides) Louvain, Belgique.—- “La conversion” sera le sujet général de la Huitième semaine de missiologie qui se tiendra à Louvain et à Anvers, du 28 août au 1er septembre prochain.Cette semaine est ouverte gratuitement à tous les missionnaires, aux candidats missionnaires et aux spécialistes des questions de missions, sans distinction de langue ou de nationalité, et tous peuvent y prendre la parole.Les rapports peuvent être présentés en français, en flamand, en anglais, en allemand ou en italien.Un attrait tout spécial de la Semaine de missiologie de cette année réside en ce fait que ses participants pourront assister à la procession du Congrès eucharistique de Malines le 31 août, et en ce que, le 1er septembre, la Semaine de missiologie sera reçue à Anvers, et tiendra une séance publique à l’exposition coloniale.Le bureau de la Semaine de missiologie a été fondé il y a sept ans par le P.Lallemand, S.J., et a été approuvé par le Pape Pie XL Le but que se proposent ces con-giès annuels est de fournir aux missionnaires catholiques l’occasion de se communiquer leurs expériences, de discuter publiquement les problèmes que pose l’apostolat des missions, et d’étudier les méthodes et procédés d’apostolat nouveaux dont l’emploi peut être proposé.Le président de la Semaine de missiologie est le R.P.Ulrix, des Pères Blancs, et le secrétaire, le R.P.Charles, S.J.A l’Ecole Ménagère Régionale Il se tient actuellement, à l’Ecole Ménagère Régionale des Soeurs Grises de Montréal, rue Saint-Matthieu, une exposition des travaux des élèves.C’est demain soir à 8 h.(heure avancée) qu’aura lieu, à la même école, la collation des diplômes sous la présidence de Mgr A.V.J.Pietie, recteur de l’Université de Montréal.Elégant ensemble Un gilet “Barran I/homme élégant ’aime avoir un gilet “Blazer” pour arriver au court de tennis, au boulingrin ou au club de golf.surtout un gilet de Barran, Angleterre.En marron ou bleu jmarine uni, ou avec rayures variées en jolies combinaisons de couleurs.Tailles 34 à 46.7.50 et 10.00.avec un Pantalon de flanelle grise RENOWN 5.00 Confectionné dans notre manufacture, en flanelle anglaise de qualité supérieure, nuance pâle ou moyenne de gris.Modèles pour hommes et jeunes gens, en taillas 28 à 44.5.00.Deuxième étage—Bue Saùite-Oatherine èvis, à Rochester et à Toronto.Mgr Emard l’ordonnait prêtre à Valleyfield le 12 juillet 1903.Il fut vicaire à Humford-FalLs, à Saint-Augustin, d’Augusta.Les obédiences chez les Oblate Ottawa, 18.Le R.P, Bourassn, O.M.I., provincial des Oblnts^ de Marie-Immaculée.a (fait connaître les obédiences des nouveaux pères finisse njs du Scolasticat Saint-Joseph.En voici la liste: Le R.P.Honorât Labrecque et le R.P.A.Blais quitteront le pays pour le vicariat apostolique de Basutoland, en Afrique; le R.P.Ls Hébert est destiné au Juniorat du Sacré-Coeur d’Ottawa; le TL P.C.Janelle, au Juniorat de Cbamblv-Rassin; le R.P.A.Guay, au Sco-iastioat de Richelieu; le R.P.B,-H.Le plus délicieux JAMBON est celui de $.L.CONTANT Ltée Maison d’éducation ERNEST LÀVIGNE Organiste à St-Jean-Baptiste Professeur de piano, orgues théorie, solfège 958, avenue Duluth est TéL FRontenao 5Ï44 MontrSi) Barabé, nu Scolasticat Saint-Joseph.Deux autres pères avaient déjà reçu leurs obédiences; le R.P.Jules Martel, pour le Noviciat de Ville LaSalle, et le R.P.Henri Roy, comme directeur de la revue “L’Apostolat”.Quatre Oblate fêtés Ottawa, 18.— L’Université d’Ottawa a fêté, par un Damquet de famille, Je 25ème anniversaire de J’or-dination sacerdotale de quatre des membres les plus en vue de son personnel: les RR.Pères Hector Duibé, professeur de mathématiques et de physique; Georges Si-mord, professeur d’Histoire de l’Eglise; Napoléon Dubois, professeur de lutin et de français; et Léon Bouvet, économe.Première grand*messe de l’abbé Maurice Gagnon M.l’abbé Maurice Dufort-Gagnon chantera sa première grand’messe demain matin à 9h., à la chapelle du Sacré-Coeur, angle Rachel et Bordeaux et non à l’église de l’Im-iruacudée-Concoptio n.Ouvrages canadiens LE PETIT PAGÈIIÉ FRONTENAC, par Maxine (nouveauté); volume de 165 pages, illustré, format 7Vj x 10.Au comptoir, 50s.; par la poste 60s.FEES DE LA TERRE CANADIENNE, par Maxine; volume de 210 pages, illustré, format 614 x 10.Au comptoir, 50s.; par la poste, CHEZ NOUS ET CHEZ NOS GENS, par Adjutor Rivard.Ouvrage couronné par l’Académie française.LES RAPAILLAGES, par M.Uabbé Lionel Groulx.Au comptoir 15, par la poste 20s.DOLLARD, par Joyberte Soulan-ges.Au comptoir .15s., par la poste .20s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR, 430 Notre-Dame est.Feuilleton du Devoir Le Roman de Josette Par André BRUYERE 88 (Suite) Ouf! le dernier haricot est réintégré dans sa demeure instable et nous déposons le paquet au grenier.Finie la besogne.Le salon est délivré, Josette satisfaite et Mélodie glorieuse.— Retourne vite là-bas, lui dis-je.j’achèverai seule.Il y a bien à faire encore pourtant.Debout au milieu du salon, |e contemple mon oeuvre.Que d’ombres au tableau, encore, c’est-à-dire que de poussière dans les recoins, sur les meubles, partout.Je déteste la poussière.Je ne puis vivre dans une pièce mal rangée.Il fallait que je fusse bien souffrante pour avoir supporté tant de choses désagréables ici.Ce soir, des forces nouvelles soufflent en moi.Telle Mélodie, j’atteins subrepticement le recoin aux balais et je ramène en triomphe tout ce qu’il me faut.En avant.La première chose à faire est de donner un tour de clé aux deux portes et d’ouvrir toutes grandes les fenêtres.Maintenant je m’escri* ; me de mon mieux.Ahl ce n’est pas i commode.C’est pénible, ennuyeux, long, mais je tiens jusqu'au bout et quand sonnent six heures, je m’arrête satisfaite.Mais non.Je ne m’arrête pas, je cours au jardin, à la pompe, je coupe des fleurs, j’apporte de l’eau.Maintenant tout va.C'est réellement délicieux.Cette immense pièce remise en ordre, balayée, époussetée, arrangée avec goût.J’ai poussé dans les coins les affreux meubles rouges et placé bien en lumière les beaux fauteuils anciens.Les amples rideaux ont perdu leurs plis raides, les pots de confitures ont disparu dans une armoire, les fruits sont relégués dans une corbeille, et partout, dans tous les vases, sur la cheminée, sur les tables, de grands bouquets de pivoines, s’étalent dans leur opulence.Elles vont bien ici, dans l’or du soir, leurs couleurs s'atténuent, elles donnent au salon un air de fête.Que les fêtes seraient jolies ici, si l’on allumait tous les candélabres, si le beau parquet était ciré, si de belles dames parées s'asseyaient en cercle chatoyant ou voltigeaient au bras des danseurs.Hélas! rêves qu'1 tout cela.11 n’y a comme illumination que le soleil couchant, comme invité que le vieux chat qui passe une tête curieuse, et comme danseuse, que Josette ébouriffée et sale qui s’appuie sur un balai et contemple son oeuvre.—Le palais de la Belle-au-Bois dormant, dis-je tout haul pour.moi-même.Mais où est donc le Prince Charrçiant?—Ils sont tous morts, répond une voix trop connue.C’est Jean, naturellement, Jean qui arrive foujours quand on le voudrait à cent U eues.1! continue, moqueur., —Tous morts, ma pauvre Josette, la guerre a tué les derniers.A leur place, il n’y a plus que des êtres horriblement vulgaires.Mais leur regret m’étonne chez vous.C’était bien vieux jeu le Prince Charmant.Les jeunes filles modernes n’en voudraient plus.C’était ia seule chose qu’elles eussent aimé conserver du passé.Mois cela je ne le confie pas à mon invité forcé! Il se considère d’ailleurs comme chez lui.Il s’installe tranquillement et déclare: —Celte pièce est vraiment délicieuse.Josette vous avez eu une excellente idée de l’arranger.Pense-t-il que c’est pour lui que je l’ai fait?Je regretterais trop mes peines.Rétablissons la vérité.- J’ai arrangé, comme vous le dites, cette pièce pour ma satisfaction personnelle.—Ce qui veut dire, en termes nets, que vous comptez mettre à la porte les importuns.Vous ferez bien.• Et il se carre dans un fauteuil, d’un pr*it air tranquille et provocant.La patience m’échappe.—Vous croyez-vous dans votre tranchée quand les Boches voulaient vous déloger?-Oh! pas même sur le siège de mon avion! Je suis infiniment mieux, Josette, je vous prie de le croire.Il m’agace prodigieusement.Je ne puis supporter ses airs.Mais comment le faire partir?Pourtant, j’entends rester maltresse du champ de bataille.Ce serait trop vexant de lui abandonner le terrain si péniblement reconquis.sur la poussière et les haricots.Essayons de la ruse.- Vos petits veaux vont bien?demandai-je suavement.- Très bien, répond-il gracieusement.une seule chose manque à leur bonheur! -Hâtez-vous d’aller la leur porter, m’écriai-je illuminée d’espérance.Peut-on rien refuser à ces innocents?Mais il meregarde souriant, sans bouger.—Hélas! cela ne dépend pas de moi, Josette.Ces innocents gémissent à cause de vous.—Oh! pour le lait que je leur vole, chaque matin?ils sont bien égoïstes.Vous les avez mal élevés.—Ils sont délicieux au contraire et ne demandent qu’à se priver davantage pour vous.Mais, Josette, en retour, ils réclament une petite visite.Votre Indifférence à leur égard crève leur jeune coeur.Aïe, j’ai vexé le propriétaire de tant d’écuries modèles.C’est vrai que j’ai manqué à tous mes devoirs.J’aurais dû dès le premier jour réclamer comme une faveur uae vi- site en règle de la ferme entière.-—Ce n’est qu’un oubli, dis-je contrite.Priez-les de me pardonner.Je réparerai aussitôt que possible, tenez, ce soir même, si vous voulez.Comme cela, il lèvera le siège et ensuite je me charge de l’empêcher de rentrer.Mais on dirait qu’il devine ma pensée et veut me contrarier.Il s’incruste de plus en plus dans son fauteuil.—Non, pas ce soir, dit-il débonnaire, je ne veux pas abuser de votre bonne volonté.Et puis, Josette( je vous avoue mon orgueil de propriétaire.Je ne veux vous montrer nies domaines que sous leur plus beau jour.Demain, dimanche, les hommes auront tout mis en ordra et alors je vous rappellerai votre promesse.Le dimanche est décidément le jour des visites à la campagne! L’autre semaine, on me mena voir Zélie, '-elui-ci les étables.Heureusement mie ma langue irrévérencieuse n’articule pas l’insolente comparaison.Je me contente de sourire intérieurement.CA suivre) C« Journsi «•* imprime au Ho 4M.rua Notre-Pam« Est.k Montréal, par l'IMPRIMERIE populaire ûiî* Steamship •• •••••«••• • • 15 v; — 15% Chs.(iurd •** • • 29 28 28 29 " 175 Gon.Smelting 184 Vi 184% 180 180 690 Dom.Bridge 47 47 45 45 50 Dom.Textile 63 _ - 63 170 Fraser 10% 10% 10 10 75 Hamilton Bridge .23% _ 23% 50 Hoi linger 5.00 — 5.0Ô 19480 Int.Nickel 22 22% 21 21 50 Int.Power 13 13 125 Lake of Woods 39 _ ' -t- 39 480 Massey-Harris ».• « 29 29 25 25 390 Mont* Power ••••••••(•*«• •!•?•*> 56 56 53 53 360 Nat.Breweries 29 29 27 27 170 Offilvie Flour • « • uw • aanwemi 355 361 350 350 390 Power Corp • • 69 70 67% 67% 290 Quebec Power 825 Shawinigan 54 54 52 52 • • 64 64^4 62% 62% 350 Steel of Canada «.42 42 40 40 175 Winn* Electric BANQUES 40 40 38% 38% 6 Canadienne 172% — 172% 6 Commerce *••*••• ••••• • • • 250 _ 250 59 Montréal 298 298 297 297 6 N.-Ecosse 318 - 318 166 Royale 300 — — 300 pe: fié- Dominion Textile L’assemblée annuelle de la Dominion Textile Co., Ltd., aura lieu Tout eomme celui de New-York, le marché local souffre d’anémie chronique et pernicieuse.Il n’a plus la force de réagir même faiblement.Il chute pour rechuter toujours plus oa*.De nouvelles baisses se sont produites oe matin tout au long de la liste.La plupart des valeurs ont touché leur plus bas niveau de l’année et un grand nombre sont descendues bien au-dessus de leurs cours de l’automne dernier.Passé midi le ruban -du ticker indiquait Brazilian Traction à 37 1-4, une perte de 2 points 1-4; International Nickel a 21, une perte d’un point; Montréal Power à 52 1-2, une perle de 2 noints 7-8; Québec Power, à 52, perte de 2 points; Shawinigan à 62 T8, perte de 1 7-8; Power Corporation à 67 1-4, perte de 2 -points 1-2.Massey Harris s’est affaissé de 4 points à 25; Cockshut Plow reste à 15.National Steel Car a opéré un recul de 4 points 1-2.11 ne cote plus que 45.Canadian Car, à 16, perd 1 point 1-4 et l’action -privilégiée à 22, cède 1 point 1-2.„ Wjnpipeg Electric était lourd à 38 1-2, ayant cédé 3 points 1-2: Dominion Glass s’est déprécié de 7 points, cotant 100.Dcminion Bridge perd 2 points, à 45.Ogilvie est passé de 375 à 350, Smelters de 187 à 180; Brock Silk de 23 3-4 à 15 3-8; Building Products, de 24 à 21 ; Gurd.de 30 à 28; Paramount, de 58 à 52; Steel of Canada, de 42 à 40; Paramount, de 60 â 52.«Membre de la Bourse M.Réal-V.Langevin vient d’être élu membre de la Bourse de Montréal.Vous penserez comme nous Enfants et adultes souffrent au Canada français d’une pauvreté de vocabulaire qui anémie la langue.Pour y remédier on a fait des manuels.Aucun, cependant, n’offre la simplicité pratique du FRANÇAIS DE TOUS LES JOURS.Nous l’avona fait venir de France exprès pour les petits enfants de chez nous.Nous croyons que les parents de ceux-ci ne regretteront pas d’avoir acheté cet ouvrage, qu’ils liront sûrement avec autant d’intérêt et autant de profit que leurs enfants.Nous conseillons donc fortement à tous nos lecteurs — parents ou pédagogues — qui ont le souci de combattre chez la jeunesse écolière l’imprécision du vocabulaire, l’indigence de la langue, de se procurer ce volume quYUs trouveront sans doute intéressant, mais, nous y insistons, surtout pratique.Volume cartonné dos toile de 500 ?ages, au comptoir et par la poste 1.50.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR, 430, Notre-Dame est, Montréal.Maison fondit en 1872 L.J.Forget â?Cie T.W.McAnulty Paul Goulet Membres de la Bourse de Montréal Membres du Montreal Curb Market 469-473, run St-François-Xavier Tél.*MArquette 8191 fîîflBîlfüW!?J Achats sur marge — et au comptant ' T'* *• * ' ' GARNEAU & OSTIGUY Membres de la Bourae de Montréal Membres dn Montreal Cnéb Market s J.-Geo.Gsrnean 215, Paul-E.Oatiguy Henri Garneau ouest, me St-Jacquet Montréal *LAneaster 51*1 r 30 SS 83% 207% 47 45% 210 341* 34VI 20»i 102 V4 841» 191% 21», 22% 105^ 27 851» 84% 108 105% 53 921* INTERNATIONAL PAPER and POWER COMPANY C&^ganùnm, ?etmpris mfilùdeL, est la propriété de 79JMOactim*-nains répartis entre le Canndti, la Grande-Bretagne et les Etat»» Unis, les titres de la Campagne sent inscrits au tablran officiel des Bourses de Montréal et de Neso-York.et négociés sur ces parqaeta.51% 73% 37% 91 31% 27 214% 34% 21% 71% 159% 138% 8% 55 'TlTTKRlf ATKWf AL PAFHR AND POWER Compakt” g édifié sa gUuciure financière sur le principe d’une vaste diffusion de ses valeurs dam le public.Plus de 79,000 personnes, j compris plusieurs milliers de Canadiens, sont maintenant actionnaires de la Compagnie et de ses filiales.A la suite de quinze offres faites au public des titres de la "InternaDonaT*, des capitaux canadiens y forent engagés jusqu’à concurrence de $54,808,200, soit un dollar canadien pour chaque montant de trois dollars souscrits en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et ailleurs.La "International” croit en Pavemr industriel du Canada.L’actif total de ses diverses entreprises canadiennes se monte, en chiffres ronds, à $264,000,000, dont une somme de $136,000,000 représente l'actif-'Tiy-droéîectricité et utilités publiques”, et $128,000,000 ractif-”papier, pâtes et autres propriétés”.m Une judicieuse prudence a dirigé l’emploi de ces fonds.C’est par Futilis^tion congrue de ses ressources naturelles que le Canada poursuit son expansion industrielle.La "International” étudie avec soin à quelles fins sont consacrés les fonds que lui confie un public toujours plus nombreux.En exploitant la forêt et la houille blanche, la "International” protège à la fois les intérêts du Dominion et ceux des actionnaires de la Compagnie.Sur le Curb LF.S roms DR l.\ MATINES Cour, (otirnl, par la malton BEAULIEU ft DUNCAN 770, lue Notre-Dame ouest Valfurs Assoc Brew*rle# Ouv.Until Bat 15 Mid! Hrlt Am OU 17 4 17.4 17 15 8 'an.Vickers 3 3 3 3 Can.Vinegars 20 20 20 20 Cosgrave Brewery l l 1 l Dtst.Seagram Dom Engineering 104 50 104 10 4 10.4 Eastern Dairies 10 19 13 19 Imperial Oil 20 20 l 1» 19 Inter.Petroleum 1R 1R 17.8 17.6 Regent Knitting 2 2 2 2 » TM IT!** IM K United Securities 50 55 50 55 MINES i Ahana .50 55 .50 55 Noranda 1 22 8 22.8 20.00 20 00 Une émission La ville dr Greenfield Park vient d'accorder à la maison L.-G.Beau-' bien et Cie une émission de *45,000 ! ! d'obligations sériées en une pério-1 de 15 années, 5 1-2 pour cent.Le produit de cet emprunt doit servir i ; è la construction d égouts et de con-i duites d’eau.Cette annonce est la deariènme «Time série qui espHqoc «u jrabBeee qu’est la ’’International Paper and Power Company”, à qui elle appartient! et quels sont lea principes qui 1* dirigent, aon œuvre et aon but.INTERNATIONAL PAPER and POWER COMPANY J.-Paul Beuoist, C.P.A.COMPTABLE PUBLIC LICENCIE Spécialité* verification* municipal**, scolaire*, comraorcl»)** et Indiutrieiie* Edifice "Banque d’Eparrne" 46T ru# It-Frunccli-XaTler .ch.*05 T8L MArquetta 5339 CANADIAN INTERNATIONAL PARER COMPANY NEW BRUNSWICK INTERNATIONAL PAPER COMPANY RlORDON SAIES CORPORATION LIMITED SAINT JOHN RIVER POWER COMPANY CARNEAU POWER COMPANY CANADIAN HYDRO-ELECTRIC CORPORATION LIMITED GATINEAU ELECTRIC UGHT COMPANY LIMITED CONTINENTAL PAPER PRODUCTS LIMITED INTERNATIONAL FIBRE BOARD LIMITED NIPIGON CORPORATION LIMITED INTERNATIONAL PAPER AND POWER SECURITIES LIMITED I 2 VOLUME XXI — No 140 LE DE\ Out, MONTRE À !ay* et retour n voyage d'un grand intérêt pittoresque et historique, comportant la visite de St- Jean - Digby -la vallée d'Annapolis - le ays d’Evangéline - Grand - Halifax - New-York -Albany - les Adirondacks -le lac Champlain - le lac George.Retour à Montréal dans la soirée du douzième jour.Renseignez-vouj aussi au sujet des excursions facultatives de Neiv-Iork.Les départs auront lieu de Montreal les: 11 juin-18 iuin-25 juin - 9 juillet - 23 juillet -6 août.PACIFIQUE CANADIEN R
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.