Le devoir, 20 octobre 1911, vendredi 20 octobre 1911
fi ft DEUXIEME ANNEE—No.246 ABONNEMENTS : .Edition Quotidienne : •NION POSTAIjE.Jèloo Edition Hebdomadaire : ETATS-UNIS .IJ5S ÜNION POSTALE .$2.00 MONTREAL.VENDREDI 20 OCTOBRE, 1911 Directeur : HENRI BOURASSA DEVOIR UN SOU LE NUMERO Rédaction et Administration 1 7U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRA REDACTION: Mats 7464 7460 V^> O FAIS CE QUE DOIS I CEUX QUI S’EN VONT .mini8tère Laurier a toujours fait grand bruit autour des im-igian s qui débarquaient dans nos ports de mer ou franchissaient la rontiere américaine afin de venir vivre dans l'ouest canadien.- aïs il n a jamais parlé des emigrants, de ceux qui s’en vont de rhez nous vers les Etats-Unis.fins dune fois, les conservateurs ont demandé au ministre de Inteneur, a Ottawa, s'il tenait compte de ceux des nôtres vont se ondre dans le grand-tout américain.Et chaque lois, il s est tuouvé des ministres et des députés ministeriels pour dire: "Mais le Canadien n’émigre pas! C’était bon, cela, du temps des conservateurs; depuis que M.Laurier est premier ministre, tout est rentré dansvl’ordre, et la prospérité nationale garde notre citoyen a son foyer.” Belles phrases, certes, et débitées avec beaucoup d’aplomb.Nous neus rappelons avoir entendu M.Brodeur, fait juge depuis, et M.Lemieux, ministre défait depuis, prendre prétexte d’un discours du doc-eur Baquet a propos du rapatriement des Canadiens-français des Etats-Luis pour dire que nos compatriotes n ’émigrent plus, et que nos reres des la-bas reviennent à leur pays d’origine.C’était très beau, mais les statistiques ne soutiennent pas tout à fait cette théorie.1 } a à peine un an, M.René Dupont, un fonctionnaire du gouvernement, constatait dans un rapport documenté, et qui fit granà bruit a l époque, qu’une vingtalitie de mille Canadiens-français abandonnent chaque année les campfagnes et que la moitié de ces gens s’en vont vers les Etats-Unis.Le gouvernement québécois tenta de contredire ces statistiques, niais nyy réussit aucunement.j émigration canadienne existe donc, dans Québec, comme elle existe aussi dans Ontario, comme elle existe dans les Provinces Maritimes, ou.chaque année, des milliers d'habitants quittent leur ferme ou leur position et s’en vont à Boston, à Portland et dans la Nouvelle-Angleterre.Les gens des Provinces Maritimes forment aujourd’hui presque le tiers de la population de Boston.Et l’exode continue Mais le gouvernement fiédéral -s’est toujours bien gardé de tenir compte de cette emigration.Il Ua laissée se faire, sans dénombrer peux qui partent.^ Et de menue aussi jamais il n'a tenu le relevé des immigrants européens-qui débarquesnt ici et s’en vont dès le lendemain vers les Etats-Unis.Et c’est à cause de-cet oubli , .que Us ministres se sont trompés quand ils ont parie du recensement de 1911 ; voilà aussi pourquoi la population canadienne indigène ne paraît s’être accrue que de cinq mille âmes, en dix arts, quand, en réalité, au dire de gens modérés elle a du s accroître d’un million.Il importe donc que nos nouveaux gouvernants modifient les méthodes du ministère de l’Inférieur; il importe qu’ils fassent soigneuse-nient le releve des gens qui quittent chaque année nos provinces des immigrants débarqués sur notre sol.pour s’on aller aux Etats-Unis De la sorte nous pourrons calculer chaque année l’excédent de l’immi-gration sur 1’emigration; et,, quand viendra le recensement décennal nous n aurons pas à cherchel-parto.it le million de citoyen qui semblera nous manquer, nomme cette année.Nous saurons où il est allé et nom verrons aussi ce qu’il est advenu de l’argent que nous dépensons pour attirerai! pays, chaque année, des milliers de nouveaux Canadiens.' f1; une reforme sensée et, raisonnable, que celle-là.Elle s’impose.A 1 heure ou les nouveaux gouvernants annoncent leur intention de remanier mattits ministères, souhaitons qu’ils n’oublient pas d’établir un bureau de statistiquès d’émigration canadienne.Tous les grands pays savent ou vont .ceux qui partent.Pourquoi le Canada persisterait-il a 1 ignorer?Georges PELLETIER.FRANÇ.RABELAIS L’AUiancf frwnçanse, qui se propose pour objet la diffusion dans le monde entier de la langue et de la littérature françaises, avait la bonne fortune de présenter hier soir, au public choisi qui fréquente ses conférences, M.Gustave Lanson, professeur à l’Université de Paris.M.Gonzalve Desaul-niers croit qu’une bonne fée s’est penchée sur le berceau de l’dU-liance.C’est peut-être à quelque fée que, sans s’en douter, l’on doit l’aubaine d’entendre M.Lanson parler de Rabelais, — de François Rabelais qu’il a pu appeler F'‘un des poètes les plus vivants et les plus purs du génie français.” La saiaoit IM 1-1Î2 débute de.plus heureusement du monde.Il convenait d évoquer, dès la p/remière séance, .la figure très française de François Rabelais, qu’on retrouve à la pneonière page de “la plus belle littérature de toutes les époques,” suivant Faffirmation do M.Desaulniers.Et M.Gustave Lanson était peut-être, de tous les professent!1» et.hommes de lettres français, celui.qu ’on désirait le pins vivement entendre parler du père de Gargantua et de Pantagruel.Un peu avant* l’avènement de François 1er et quelques années après la publication, en France, du premier livre grec, vivait, dans le convent des cordeliers de.Fon-tenay-le-Clomte, un jeune moine, fils d*un tavernder qoi possédait à CJhinon I'ihôttell>erie de la Lam-' proie.Le frère François Rabelais était le plus mauvais moine qu’on puisse imaginer.IL n’avait em-rrassé la vie monastique, qui lui était par ailleurs insupportable, qus pour se conaacrer entièrement à la pwutique dee sciences et des langues; l’étude du grec lui prenait une grande partie de son temps.Travaillant beaucoup et M pliant peu à la règle, le frère François Rabotais se fit confisquer des livres, fut l’objet de maintes tracasseries et punitions, et ne laissa pas queid’être quelque peu p*rséuu ai’cliuimtion u it le Ca da” t Jacques, ou à Saint-Laurent, Qué.POFESSEUR DE VIOLON Professeur de violon, J.J, Goulet, prof., 94 Mnnsfield, près Sainte-Ca-tlierine, Tél.Up.3633.233—26 A LOUER Rue Marquette, 541 ft 563, près Laurier.Douze logements neufs, b en finis, imités, 5 appartements, bain, plomberie moderne, fixtures à gaz et électriques.Loyer $10.00 par mois.S’adresser sur les lieux ou à Alfred Pion, 338 Marquette.Tél.St-Loma 285, A VENDRE Terre à quinze arpents do ï’église 64 St.-.Térome comté de Terrclwrmne; .'eut-cinquante arpents en smperfioi-e, maison A habitation et dépendance, y compris tous les instruments d’agriculture.Lq propriétaire peut, y garder facilement Vingt-cinq à.trente vaches.Le tout sa ordre parfait, bonn-cterre, avantages ex, c optionnels pour personne désireuse drf faire de la.culture sérieuse.S’adresser' à.l’honorable Jean Prévost, ou à Mon-1 sieur Emile Plante, Samt-Jérôme, MEUBLES ET TAPIS j Quiconque désire acheter par verse» nient: tapis, rideaux, meuble», gooanit vêtements de dames et .mesfaeuTs, pmitt s’adresser 29 Avenue du Parc.Corn» mandes prises par téléphone.Est 3272, Lunettes ajustées sur tous le» yeux» une spécialité.’ ; MEUBLES j A vendre ft grand sacrifice, nn lot (hj meubles complètement neufs: poêles ef fournaises.S’adresser entre midi et 3, heures ou 5 et 8 heures, le soir, ft Bei^ Globensky, 552 Sanguiiîet.MEUBLES Durant ce mois, nous vendons meubles, tapis, prélorts, 20 p.c.1 leur marché qu’ailleurs.Venez 1 voir avant d’acheter.Rachel Furni Co-, 618 Rachel Est, près Parc Ls taine.Matériaux de Construction • Amiante.Chaux, Sable Mortier Rochwall, Plâtre de Paris, Ciment, Bru ques, Poil Rouge à mortier, Tuyam d| grès, etc.Canada Lime & Builder’s Supply Co., 126 r.Laurier Est.Phonei St-Louis, 1987 le soir, 926.REPARATIONS Réparations de meubles de tout genre.rembourrés avec soin, matelas refaite, remis K neuf, $1.00; pl"me§ dé.sinfectées.Charles Tnrcot.435 Visitai tion.Tél.BelEst 2075.» -»*** ” 4 ‘ L.E DEVOIR, Vendredi.20 Octobre 1911.3 CAPITALISTES A TTENTION ! VILLE DES RAPIDES—4000 TERRAINS A BATIR SERONT VENDUS EN BLOC PAR SOUMISSIONS 1 sa -?-•LIU*.' ¦«?i’.-i y -r i“> “T«M.f ’u p »•! m | ‘¦l-MtlJ Lt'U-Vlî «»l i^u ; , BfcliH [ M'-m.’-z- Lhj_jl-_ , vriiii, mam, m mmm E*_j Ui — m-ttf» j mnt« ¦hups.' .] immi, aUS!_| .¦w «w» I L’ujyi.Ju i'fcL, u^xau H-üf'J «H-'lH -»M »»m] MX - JÜjLiH 1 ¦} r1- 1-miixJ lïuxM.j luixj; -j asK bsli lu, ,1.7.Um'.J.», ninatr 2;r* î J 2 ,i-îr1 J M .¦sia ; T fi B B T CTaBlaEË .üSaKÎ nf'ci! a ill-; 2gJB«J 17»J l a*, a >•! ! *.*A U1:XV> ni ma »yw M VZ'is .il Ï1!; I Mj* ik rsviE : Süüs s Itfii *iWc7ii L'h+mil ^ h^'«4 v):,v Etagi UMar- ‘*=J3 .iü^îL I 4.4.*7) U| )r*tCT Ç I?«rrLa f;:# .flF-s « æ|l # 'Hsi [ï •v -»rJ y*%ai •»s ij ?*r>» «)• Wi M, R» i.r r»*r«r jrnr k* Mrl ; ttt • I zrxr l -vît»?(ÏT-rtf «VflT w )«> W-M* «rrr.» p«rqr QOti A** DANDURAND SOUMISSIONS Des soumissions cachetées et marquées nSOUMIS SIONS POUR L’ACHAT DE LA PRO PRIETE VILLE DES RAPIDES "seront reçues par le soussigné à ses bureaux, 50 rue St-Jacques, jusqu’à Jeudi, le 2 Novembre 191 1, a midi pour l’achat des terres Nos.995 et 996, Paroisse Lacbine, comprenant 3621 arpents (plus ou moins) subdivisés en a peu prèst 4000 terrains avec un front sur le Saint-Laurent de plus de 4000 pieds ou plus de1 20 arpents, par une moyenne en profondeur d’a peu près 3600 pieds, ou 18 arpents, a l’acqueduc de Montréal.Cette magnifique propriété eét située vis-a-vis les usines Hydrauliques de Lacbine et en conséquence le pouvoir et la lumière peuvent être obtenus facilement ; aussi située a proximité des tramways de Verdun, et au terminus du boulevard de 90 pieds maintenant en construction par la ville de Verdun.Pour conditions de vente, mise a prix, dépôt requis, cartes de la propriété, etc., s’adresser au soussigné.Les Soumissions ne seront ouvertes que Jeudi, le 2 Novembre 1911, a midi, en présence des propriétaires de la dite propriété et des soumis- sionnaires.50 RUE SAINT-JACQUES m m m m m LA RÉVOLUTION EN CHINE Les Chinois semblent manquer d’esprit de combat.On craint une débandade générale des deux côtés.Jusqu’ici, les étrangers dans Hankow, sont sains et saufs T'élcin, 20.— Le» dernières dépG-chea de Hankow disent que les étrangers sont en bonne condition et que le combat entre impériaux et révolutionnaires continue de plus belle.Les treize navires de guerre étrangers qui sont devant la ville sont suffisants pour assurer la sécurité de leurs nationaux, même au besoin contre les forces coalisées de l’armée chinoise.de terre et de mer.Toutefois, il est impossible d'empêcher que des obus tombent dans le quartier des blancs; il n'est pas entouré de mur et n'est séparé de la partie où fourmil lent les Chinois, que par quelques petites rues tortueuses.G Vst.pourquoi les femmes et les en fants ont évacué Hankow.On ne sait; d’ailleurs pas où peuvent, s’arrêter les hordes de rebelles, si elles sont exal t.ées par un -succès.Comme nous l’avons annoncé hier, les communications ont été coupées dans l’après-midi.On a pu se renseigner par télégraphie sans fil venant des croiseurs étrangers.Des deux côtés, il y a du mécontentement.11 semble d’ailleurs que les Chinois, impé riaux comme rebelles, manquent tota lement de l’esprit de combat.Lorsque les derniers se virent obli gés de prendre plus de munitions, ils se divisèrent en deux groupes, et, on débandade, gagnèrent, les uns la région du sud et les autres Wu Chang, d’où l’attaque était dirigée.De leur côté, les troupes du gouvernement ne surent pas profiter de leur avantage en pressant les fuyards qui purent se réorganiser on peu de temps.Ln revanche, les attachés militaires étrangers ne tarissent pas d’éloges sur la façon dont l’armée chinoise est or ganisée.Un fait les a particulièrement frappés: c'est l’entente qui a présidé à l’expédition de troupes dans le sud.Les 20,000 hommes de renfort ont été envoyés aussi rapidement qu’eut pu le faire ni'mporte quelle nation européenne.Les approvisionnements semblent abondants et les troupes, au départ -le l’ékin, étaient pleines d'entrain.De part et d'aii)re, on craint une débandade «empiète.Aucune idée concrète, soit impériale, soit républicaine, n'occupe l'esprit des troupes.M)n cons tate tout simplement que le gouvernement agit mal.Tl est rue eur que le jeune empereur n été envoyé à Tien-Tsin et qu'il est • (ans un endroit secret du quartier des '(rangers.Les bâtiments japonais stationnés à l’ien-Tsin sont en communications par a télégraphie sans fil aussi bien avec Hankow, qu’avec Tokio.Le capitaine Reeves dit, que, selon lui, les impériaux n 'auraient pas dû emmener des canons de campagne, «ar il n’y a pas de chemins; il eut bien mieux valu se servir de pièces de montagne, portées ù dos de mules.Un édit impérial daté d’hier, donne au vice-roi des provinces agitées 'a priorité sur le ministre de lu guère.! qui sert en ce moment comme un simple général sur le champ de bataille ON PF.OTSSTE CONTRE LA CENSURE l’ékin, 20.— Une censure sévère a été établie sur tous les messages relatifs aux mouvements militaires; les légations protestent contre cette mesure qui produira en Europe et en Amérique par suite du manque de nouvelles exactes, des appréciations désastreux as.Londres, 20.— Les nouvelles reçues ici que l’amiral chinois allait bombarder les camps révolutionnaires de Wu Chang ont mis en émoi les cercles religieux, ici.Si, comme on le croit,Je feu vi.ent du nord, les hôpitaux suédois, américains et anglais ainsi que l'Université américaine Boone, seront exactement dans la direction des projectiles, aussi on entretient de grandes craintes à leur surjet.UN SUCCES DES REBELLES Shanghai, 20.— Six steamers absolument chargés de gens qui fuient la région troublée, sont arrivés hier à Hankow.Le “Belgravia” n’avait à bord que des étrangers, ayant obtenu libre parcours de leurs consuls.La plupart sont des Russes travaillant au paquetage du thé ou des Belges employés aux aciéries, à l’arsenal de Han-Yang ou au chemin de fer de Pékin à Hankow.Ijes réfugiés déclarent que toute la région entre Hankow et Shanghai, pat aux' mains des rebelles, ù part deux ou trois villes principales où les fonctionnaires provinciaux se sont retranchés avec les troupes disponibles.On dit que 800 Mandchous ont, été massacrés à Hankow.Pour s'assurer de leur identité, les rebelles prenaient occasion de la diB’é-ce de prononciation entre les deux races.Ils faisaient compter les suspects et suivant que l’examen était favorable ou non, le prisonnier était mis en liber té ou immolé.LA NATTE OU LA TETE San Francisco, 20.— Une dépêche de Hankow dit que lu marque distinctive des révolutionnaires est le port des cheveux courts.Les chefs du parti ont donné jusqu’au 22 octobre, aux habitants males, do la région de Hankow et Wu Chang, pour se faire couper la natte.C’est-à-dire que l’on coupera la tête à ceux qui refuseront de se faire couper la queue., La même dépêche assure que trois navires de la flotte impériale ont passé aux rebelles et ont arboré le drapeau républicain.Les rebelles ont pris la ville de Wau Ohow, dans la province de Hu-Peh.Ils ont occupé les forts et.les bureaux du télégraphe et ils marchent maintenant sur Sheung-Yang.L GUERRE TURCO-ITALIENNE On croit que les Puissances vont enfin intervenir pour tenter un arrangement par la voie diplomatique Constantinople, 20.— La Chambre des députés a donné hier un vote de confiance, par 125 à GO, dans la façon dont le gouvernement sauvegarde les droits du Sultan en Tripolitaine et l'intégrité de l’Empire.Le grand vizir a enfin défini, d'une façon générale, la politique du cabinet.On continuera à, offrir une résistance passive à l’Italie, tandis que par des efforts diplomatiques on cherchera à obtenir un règlement équitable.Il a ajouté que les réponses reçues des puissances, à propos de la médiation ,sont plus satisfaisantes que l’on ne s’y attendait.Ou nous a accusé d’avoir frapp.é vainement, aux portes de l'Europe, dit le grand vizir.Au contraire, nous avons trouvé tontes les portes ouvertes et les résultats obtenus sont excellents, il le sera prouvé plus tard.On nous reproche aussi de n’avoir pas usé de représailles contre l’Italie, en Afrique.L’attitude du cabinet a été la meil- leure que l'on pouvait prendre, dans l’intérêt du pay.;.Los critiques devraient se souvenir de la forte indemnité qu’à dû payer la France à l’Allemagne, dans un cas semblable.Si les moyens jiacifiques échouent et que l’Islam soit en danger, nous donnerons, pour sauver la patrie, jusqu’à la dernière goutte de notre sang.” Le grand vizir a aussi déclaré qu’il s’opposai à céder Tripoli pour une compensation monétaire.L’escadre turque, dont on avait an nonce le départ d'une façon mystérieuse, est toujours à l'ancre dans les Da rdanelUs.BOMBARDEMENT DE DERNA Tripoli, 20.— La ville de Derna a été bombardée hier par l’escadre italienne.Les forts ont été détruits avant que la garnison turque amène son pavillon.La mer très houleuse a toutefois em pêché un débarquement immédiat.On espère que les troupes pourront atterrir aujourd ’hui à Benghazi ' et Derna.Volera-t-il ?Ne volera-t-il pas?L’AVIATEUR CANADIEN, MAURI CE VAUX, FERA TOUTE UNE SE RIE D’ESSAIS AU PLATEAU BON AIR.La fermeture à bonne heure LES EPICIERS NE VEULENT PAS VOIR S’AJOUTER UN TROISIEME SOIR AU MERCREDI ET AU JEU DI.L’Association des Epiciers s'est réunie hier soir sous la présidence de M.J.D.Boileau.Après lecture de divers rapports on attaqua la grosse question à, l’ordre du jour à savoir la demande par l’Association de Fermeture a bonne heure d’un troisième soir de fermeture, ce qu obligerait tous l'es marchands à fermer à bonne heure tous les mardis, jeudis et vendredis.M.Naixdéon Séguin, M.P.P., conseil la aux épiciers de s’organiser pour la lutte.Le plus grand inconvénient vient de la eonourrence entre les épiceries li-cenc'ées et non licenciées.Si cette concurrence ne" disparaît pas on établira la séparation absolue entre les deux coin merces.M.J.O.Fournier dit que la demande d’un troisième soir est un premier pas vers d’autres exigences.On voudra ensuite fermer à une heure le samedi.Los épiciers sent satisfaits rie la situation actuelle.Finalement, on décide -d'envoyer une délégation au Conseil de ville lundi pour protester contre les exigences do l’Association de Fermeture à bonne heure.Les élections ont ou lieu avec te résultat suivant.Prés dent, J.I.Lussier; 1er vice-président, O.Déeary, trésorier, Roméo Bernard; secrétaire, ,T.O.Pesant.A TEcole Polytechnique Des élections partielles ont eu lieu, lundi, 17 courant, pour les charges du vice-président, du secréta/re et de conseillers de 3e et Ire année et du coure préparatoire.M.Morissette fut élu vice-président; M.W.Clerk fut nommé secrétaire par acclamation.Les postes de conseillers sont maintenant remplis par MM.Q-eo, Lamothe, L.1 widen, A.Dupuis.Le consed s'est mi» immédiatement à l'ouvrage.Le» étudiants en génie feront de main leur excursion annuelle.Ce voyage aux Mille-Iles promet d'être un »uc-eès.Tous ceux qui voudraient y prendre part, pourront s’adresser au trésorier.Gymnase ouvrier Il y aura assemblé» des actionnaire» du Gymnaste Ouvrier, dimanche, à 10 h.du matin, au local, 714 Cowan.On a fort remarqué au meeting d’aviation du Parc Uelorimier, l’aéroplane de M.Maurice Vaux, un brave mécanicien français ou franco-canadien qui consacre toutes ses économies et sou argent à l’étude de l’aviation.La “Presse” disait de cette machine: “Nous ignorons si les résultats répondront aux conceptions de l’inventeur, mais nous devons avouer qu’en dehors du poids, qui nous semble peut-être un peu excassif, nous n’avons rien trouvé d’exagéré ou de disproportionné dans l’appareil.M.Maurice Vaux, français d 'origine, est depuis dix ans à Montréal, où il exerce le métier de plâtrier, peintre, blanchisseur.—Il y a 25 ans, nous dit-il, que j’ai conçu les plans de mon aéroplane.J’ai économisé longtemps, pour pouvoir construire mon premier appareil, et j’ai bon espoir d’avoir réussi.Comme nous lui faisons remarquer qu’il n’a pas mis de roues, pour le lancement do son appareil, au départ, alors que tous les constructeurs, môme les Wright y sont venus, ils nous explique que la façon dont sont superposés se» trois plans, permet à l’appareil de se soulever de terre sous l’action de l’hélice avamt d’avoir glissé sur le sol; en conséquence, il n’a pas besoin d’un train de roues, toujours gênant à l’atterrissage, ce qui est vrai.Une particularité très grands de l’appareil de M.Maurice Vaux, c’est la disposition des ailes.I je plan supérieur est composé de deux ailes courtes, qu’un système de poulies permet d’étendre ou de fermer du siège du pilote.Le plan du milieu est composé de quatre aile», deux de chaque côté du fuselage, les deux extrêmes placées légèrement en retrait.De même que les doux a les supérieures, ces quatre ailes sont mobiles et un second systè e de poulies les étend ou les ferme séparément.Un troisième -plan fixe termine le système de sustentation.Le corps de l'appareil est formé d’un fuselage, genre monoplan Farman, le train d ’atterrissage ressemble assez à celui des Newport»; quant aux gouvernail», de profondeur et de direction, ce sont à peu près les mêmes que cfiix adoptés par Blériot.Un système très ingénieux de tendeur d’ailes, à extension par excentriques est en particulier à signaler.II faut dire qu’à part le moteur, un Vial 50 H.P.à 5 cylindres, tout l’appareil a été construit par M.Vaux, qui y a passé de longs jours, et une partie de ses nuit».En somme, l’appareil à part son poids, nous semble bien ermpris et nous souhaitons plein succès au hardi constructeur qui tentera sous peu de prendre son vol.’ ’ Contrairement à son attente M.Vaux a constaté aux premiers essais que, fau- te de reues son aéroplane ne pourrait s’envoler.H entreprit immédiatement de remédier à ce défaut et tout indique qu’il '’a maintenant réussir.Il fera les dimanches 21 et 2S octobre, au PLATEAU BON-AIR.tie nouveaux essais auxquels le publie pourra assister gratuitement.L’appareil a été transporté hier sur le terrain, et i, ne manque plus, pour assurer la succès des premières envolées, que de remplacer certaines pièces brisées (bins le transport .(V îiYst pas souvent, surtout à Montréal, que le public a l’occasion de suivre sur place des expériences d’aviation, et nous ne doutons pas que des milliers de personnes se rendent dimanche après-midi au PLATEAU BON-AIR- Tout ce que demande M.Vaux, c'est qu'on veuille bien ne pas entraver cep expériences par une curiosité trop indiscrète qui serait aussi dangereuse pour la foule.On se rend au PLATEAl BON-AIR par le tramway des rues Amherst et Papineau.Descendre au terminus du tramway et tourner à droite.r.-*- Nouveau club à Lacbine A une nombreuse assemblée ds* électeurs de Lachine, tenue mercredi le 18 courant, il a été résolu à l’una nlmité de former un club qui portera le nom de Club Conservateur Monk de Lachine.Il a aussi été résolu d’envoy pr des félicitations ft MM.Monk et Borden.Les officiers élus sont les suivants; Patron: Hon.R.L.Borden ; président honoraire, lion.F.D.Monk, vice-président honoraire, P.Cousineau, M.P.P.; président actif, Chas.A.Smith; vice-président, Robert Masse; secrétaire, John Stock.Membres honoraires: le maire Jean Hast.Deschamps, MM.J.A.Descar ries, James Finley, Geo.Esplin, Chas.E.Marsh, W.J.Johnston, Wm.Bca-die, Wm.Currie, John I.Rathwell, Arch.Wilson, John A.Phillips, Andrew J.Dawes, Jos.Bennett, Frank T.Craig, Geo.Garrow, Dr A.G.Morphy, Dr J.D.Dixon, Jaa.Chisholm.Membres du comité: W.M.Brown, Wm.Taylor, John Campbell, George Wooilam, M.J.Pluming, Thos.East-wood, II.A.Watson, Robt.Wiggins, I.J.Church, Chas.Moore Sr., Frank Hamilton, EJ.Jackson, Wm.Hynd-maii, Thos.Vickery, Hy.Norton.La prohibition dans Pontiac (Spécial au “Devoir”) Ottawa, 20.— Le R.P.Ferrari et quelques paroissiens du Canton Litchfield, comté de Pontiac, ont demandé à la cour de Bryson d'annuler la licence d’hôtel accordée, il y a quelques semaines par les autorités du canton.Le juge Weir a entendu la cause et a réservé son jugement.TRIBUNE LIBRE UNE LETTRE DU SENATEUR CAS GRAIN.Montréal, 20 octobre 1911.Monsieur le Rédacteur du “Devoir”, Cher Monsieur, — Vous nu posiez une question dans le “ Devn r d’hier soir, et je suis îcertain qu'.vec votre impartialité bien coiiiuic vous me permettrez d’y répondre ilan-vos colonnes.Vous dites hier “Monsieur le »én,i leur Casgrain ne veut pas Je ta' sans représentation.Bait il ce (pie cel i signifie’ ’?D’abord, je n'ai jamais parlé de ta xes.J 'ai dit et je le répète que j m'accordais entièrement avec M.Mo:: lorsque dans ses discours dans Jacque Cartier, et spécialement à Lachiii-lors de la dernière élection, il se dé'-l.! rait contre toute contribution à l'An gletc.rre, sans représentation.•lésais parfaitement, ce que cela : gnifie, mais comme votre journal e-peut-être sous l’impression que je ne ,i sais pas, je suis bien prêt, si vous von lez me le permettre, de vous dire toui ce que j’entends par cette vieille ma xime libérale: “no taxation without représentation.” Comme l’honorable M.Monk a été pendant longtemps le porte-voix du “Devoir” et do son Directeur, devons-nous conclure que le “Devoir” approuve cette déclaration do son chefî Bien à vous, W.B.OASGRAIN.Nouvelles de Sherbrooke Sherbrooke, 20.— La Chambre de Commerce a réélu tout son bureau poui l’année 1911-1912.Les membres sont MM.F.IL Hébert, président, N.Lacroix, vice-president; T.Bélanger, tré sorier, J.S Tétreault, secrétaire.La nouvelle caserne de pompiers du quartier Est est terminée et a été ouverte.Le jury du coroner Gadbois a rendu un verdict de mort accidentelle, dan?je cas de AI.J.E.Boucher, tué avant hier par une locomotive.Le Bill de Lloyd George Londres, 20.— Les sociétés ¦aanica les vont retirer leur opposition au bill de Lloyd George sur les assurances.Ceci a été déridé à la suite d’une conférence faite par le chancelier en présence de ces sociétés.Le bill sera présenté au Parlement à sa prochaine session qui s’ouvre le 23 du courant.Villa incendiée Weetbury, L.I., 20.— La prinoière villa de M.Robert Bacon ambassadeur américain en France, a été incendiée hier.On a sauvé des meubles mais le feu h détruit complètement une collection de papiers très précieux.Les pertes sont évaluées à $200,000.M.Bacon était parti pour Paris depuis 35 jours et sa famille avait quitté la villa mer-«•di soi» 95759 4 LE DEVOIR.Vendredi, 20 Octobre 1911.LA VIE SPORTIVE Une bombe dans la National Lacrosse Union Le président James Murphy précipite la dissolution de la N.L.U., en suspendant, pour une période de dix mois, Olivier Secours et Henri Décarie, du National UNE NOUVELLE LIGUE SERA FORMEE du président du la lettre de Murphy et la réponse National I fJWlatpr Ha sont Olivia?- Sp-•ajirir du .National, passer un plein 1912 sans pouvoir parti*' puisque la •or jusqu'à juillet si montrée Murphy se reprise de fera maint si severe prono ilia partie •liant si bombe vient •«•rôles sport ifs du jeu de crosse.|)eU\ fies meilleurs joueurs (lu ( aua la viennent d’être suspendus par le.président dames Murphy de la National Laerosse l nion pour la plus lon-jiie période de temps «pii ait jamais •té infligé»' à ries joueurs depui que le sport do la crosse est sous la rojpe de la VI.I .Ces deuv joueurs •ours et Henri l)f ipii devront laisser mois de sais*: prendre part à Une suspension doit fin 1912.(’es deux joueurs s - seraient rendus coupables paraît il d’une rudesse ex traoi-diimin à lu joute de clôture de la saison entre h* National et h* Montréal, sm le terrain do Maisonneuve, et, le président, Murphy aurait attendu jusqu'à ce jour, avant de rendre sa dé < i ;n afin de permettre aux intéressés de se remettre d«"< grosses émotions de ; et (e joute mémorable.I.o président Murphy déclare, que l’offeime polir laquelle il punit Méeurie est part ieulièremen t urave, ce dernier étant accusé d’avoi?délibérément asséné un coup de bâton sur la tête de Nick Neville au cours du match, mettant ce dernier dans ta quasi impossibilité de ne jamais participer à une joute fie crosse.M.dames Murphy, président de la National Laerosse l nion, vient do démontrer à l’évidence qu'il veut se racheter du jugement équitable qu'il a vait rendu clans la cause du Montréal contre le National, en précipitant le National dans un chaos dont notre •quipe canadienne française semblerait ;io pouvoir sortir.La ligue qui s’o quand h* président ça en faveur de la Mont real-Nat imial « nee.a la suite «le cette injustice de Murphy puisqu’on piinssant Secouis t Decaiie pour mie période aussi loa-t'U1, h' I‘at Lowers lait perche d’avan-¦e au National toute ehanee de rein-•K/rtor le championnat de 1912.'h' si le National ne peut concourir » l’eoal des autres clubs pour le hampioimat ch* la N.L.IL.la joie se-:'a dans le camp adversaires - Sur les bords de Taqueduc Le bureau des Commissaires a mis à l'étude la construction d’un boule vard sur les deux côtés du canal dc-eouvéH de l'aquedve, de la Pointe St-Charles à Laehine.Le projet a été présenté il y a environ un an par l’érhcvin Kmard qui demanda de faire une promenade large de cent, pieds sur les bords du canal, après son élargissementpnt.Lcr travaux de creusage du canal sont maintenant, assez avancés pour que tes Commissaires mettent le projet, fl.l’étude.11 s’agit de Savoir si le terrain est assez large de chaque côté du canal.Les échevins rtandurand et Emard ont une conférence avec les Commissaires à ce sujet.j s J FEUILLETON Le Blé qui Lève DU “DEVOIR” par RENÉ BAZIN D* l’Acadéaie Fraafah*.^ r r 40 f Suita V L'abbé en prit doux et laissa, lores te.La femme de .Liste happe, presque nu bord des bois, la patite femme bien attachée, décidée, alerte, presque jolie encore, qu'on voyait aller en journée nussi souvent que son mari, ayant vu le natneau en émoi, connaissait, déjà la raison de la visite du curé.Elle n'attendit pas la demande, mais, prenant, I a-bbé à part, à l'abri de l'angle de la maison.—Dites, monsieur le curé, est-ce que lia vous a, donnéf —Non.—Et Gilbert f J’ai commencé par lui, et, il a donné.—Alors, je donnerai aussi:' Lappe est toujours du parti de Cloquet, dans les disputes.Quand il sortit de la fôrêt, l'abbé se parlait tout haut à lui-même: ‘'Ce n’est pas trop mal: je n’aurais pas cru ;.ce Pas-du-Loup serait-il le meilleur hameau de la paroisse?Comment cela se fait-il?En tout cas, me voilà, lancé.A présent, en pleins champs, Roubiaux! " Il se jeta hors du chemin, coupa le pré, longea, en mo’ntar.t, la forme de l'Epine, où la fille de Rloquet refusa dédaigneusomert le quêteur, et.traversant la.route de Fonteneilles, il ontra dans l'hêrilngn qui était le grenier à ,b!é d'une grande ferme de la paroisse.A cause des pentes, de la forme en dos d'Ano qui était celle du champ, il était difficile de faire manœuvrer la moissorneuee mécanique.On moisaotai Sur la Passerelle POUR L'AV PROCHAIN, Ta Higme Allan a publié ses cé-dutex de l’au prochain pour son service de èlontréal à Liverpool.Le Tunisian ou vnra probablement, la saison en arri vant ici le 25 avril.Il y aura trente traversées.LE LAKE ERIE Ijfi Lake Bric est arrivé dans le port hier l'après-midi.II nous amène ' les membres de notre troupe de grand opéra qui se sont embarqués au Havre.UNE VERITABLE ARMEE l ne flotte de 66 vaisseaux montés ¦par 12,000 hommes, voilà le bilan du Pacifique-Canadien sur mer.On y corn prend les 2 vaisseaux que la compa gme fait construire.Ces vaisseaux brûlent .1,000 tonnes de charbon par jour.LA CONSTRUCTION DANS LE ROY- AUME-UNI.D après les statistiques compilées par le Lloyd il y avait en construction Je 30 septembre dernier 403 vaisseaux jaugeant 1,1+6.317 tonnes.A l’h-euro actuelle le tonnage -des vaisseaux en cons truction dans le Royaume-Uni a dimi nué de 30,000 tonneaux.Il y on a 429 jaugeant 1,198,792 tonneaux qui sont construits sous la directions du Lloyd.LA FLOTTE DU O.P.R.Le Montfort a quitté onvers hier matin.Lé Montréal est arrivé à Londres, hier midi.L’Empress of Ireland, part de Québec aujourd'hui avec une très bonne liste de passagers.L’Empress of Britain partira de Liverpool pour Québec aujourd'hui.LES ALLoNIERS Le, Corsican est parti ce matin pour Liverpool.Le Lake Erié est arrivé de Londres hier l’après-midi.Le Tunisian a quitté Liverpool hier soir avec 42 passagers de première, 145 de seconde et 242 d'entrepont.NOTES La ligne Canard vient de pmblier une élégante broehurette renfermant tous les détails au sujet de ses tro'a paquebots: l’Ascania, l’Ausouia et 1’Albania.L’Innisbowen Head est parti de Fow-ey hier pour Montréal.Le Ramore Head doit partir aujourd’hui d’Anvers pour Montréal.NAVIRE RENFLOUE Le remorqueur "Reliance” a réussi à renflouer le “Emperor” après qu’on eût soulagé celui-ci d’une partie de sa cargaison.Une enquête sera tenue au sujet de l’échcuement du “Emperor”.ARRIVAGES Il Voulait Cesser de Boire et s’Adressa à sa Femme Elle le Conduisit à Tlnstitut Neal Tl vient un temps, dans la vie de tout buveur, où le malheureux, veut réellement cesser .le boire.11 est sérieux.Il ne peut cesser de son plein gré, car le désir, la soif, l'appétit de boisson qui le brûle est plus fort que lui.l/e bon époux et bon père, s’est alors adressé à sa femme pour qu’elle lui vint en aide.Elle l'a conduit à l’Institut Neal, 226 SHERBROOKE EST Montréal /H* irëifll irti üè'iF JÜlJtJl et là, dans la salle de réception, elle a fait au gérant le récit lamentable du mal que la liqueur lui a causé, ainsi qu'à son foyer et.à ses enfants; et les larmes en même temps, coulaient sur ses joues, mais il valait mieux- qu'elle pleurât.11 n’avait jamais auparavant exprimé le désir de rompre avec son habitude ; maintenant il était sérieux.A la fin du troisième jour passé à l’Institut Neal.le traitement était complété et.l’homme transformé.Tout désir, soif et appétit pour la liqueur était disparu et il était débarrassé de la boisson pour toujours.I! ne pouvait faire assez d'éloges du Traitement Neal.La demande quoti dienne de chambres vous oblige de venir, d’écrire, de téléphoner ou de télégraphier pour en retenir une d’avance.Téléphonez à M.G.F.Hepburn, gérant, Est 459 ou allez à l’Institut, 226 rue Sherbrooke-Bst, près St-Denis.Brochure gratuite envoyée par poste sous enveloppe cachetée, et.donnant renseignements complets.Les patients à l’Institut Neal de Montréal jouissent tous du confort d’un chez-soi agréable et reçoivent, les soins de médwr.ins et de gardes malades.Institut Neal d’Ottawa, 373 rue Cooper, Ottawa, pour ceux qui habitent dans la vallée de l'Ottawa.Offre de mille dollars à n’importe quelle Institution de Charité Cette compagnie qui possède cinquante-deux instituts aux Etats-Unis et huit au Canada, où l’on a fait subir le traitement à près de 20,000 buveurs l’an dernier, sans éprouver d’échec dans un seul cas, donnera la somme ci-dessus à n'importe qu'elle institution de charité de Montréal, que ce journal lui désignera, si le traitement Neal contre l’habitude de la boisson ne réussit pas à faire disparaître chez le buveur tout penchant, désir soif et appétit pour la liqueur, et ce dans {’espace de trois jours, dans n’importe quel cas qui sera traité à l’Institut Neal de Montréal.Steamer A De St-Paul.N.-York .Southampton Patricia.New-York .Hambourg Montréal.Londres .Montréal Manchester Importer.Liverpool .Montréal President Grant.Plymouth .New-York Cedric.Queenstown .New-York Arabie.Liverpool.Boston Noordan.Boulogne .New-York Venezia.Marseille .New-York NAVIGATION INTERIEURE Port Colbcrne, Ont., 19.— Descendent.— Haddington, 6 n.m.; Peter», 3.30; Minetaga, 4; Jacques, 10; R.i leigh, 12; Neopawab, 1 p.m.; Turret Chief, 8 a.m.; Regina, 5; Waceamaw, 5.Monte—Ceylon, 8 a.m.Sault.Sainte-Marie, Ont., 19.—Mentent.—Edmonton, Saxona, 12.05 a.m.; A.E.McKinstry, 9; Wm.II.MaH., .11.20; Newena, Leafield, Hamonic, 3.-05 p.m.; Tagona, 5, .las.F.Walsh, 6.-25.Descendent.— W.A.Rogers, Kami nist.iqua, 8.90 ap.m.; Malietoa, A.E.Ames, 9.55; J.G.Munroe, a.m.; Harvester, Canadian, 3.10; Widener, 4.10; 4.10; Maunoloa.Rosedale, 5.25; Van-hise, Wexford, 6.40; W.D.Bees, 7.35; St.Clair, 815; Wm.E.Carey, 94.30; Wm.B.Palmer, 10.20 p.m.; E.Y.Townstown, Algonquin.12.25 pm ; Ceo.W.Perkins, Saskatoon, 1.55; .1 E.Upson, 3.40: Thos.F.Cole, 4.30 ; Verona, 5.40; .1.1.Boland, 7.10; Jeo.S.Morrow, IT.Kendell, Troy, 8.15.DANS LE FORT Arrivé hier: “Lake Erié,” ligne C.P.R., de Londres.“Canals Cape”, ligné Elder.Dempster, de l'Afrique Sud.‘ ‘ Ascania ' ’, ligne Royale, de Sou- tha.npton.‘ ‘ Corsican ’ , ligne Allan, do Llvor- pool.‘ ‘ Teutonic ’ , ligne White-Swr, ,1e Liverpol.‘ ‘ Welshman ”, ligne Dominion, de Bristol.‘‘ Ionian ’ ligne Allan, de Glasgow.“ Manctaestpr Trader”, ligne Man- (Lester, d”; Manchester.‘ Cassandra Glasgow.ligne Allan, de 11 Bellona ' ’, ligne Thomson, de Li- vo'irne.“Monteguma”, ligne O.P.R.de Lon Ores, EN ROUTE POUR MONTREAL Halvdan.Chili.eg Lake Erié.Lo Havre.7 oet.Lake Michigan.Londres.s ocj, Manchester Shipper.Manchester .8 o-’t Willehad.Rotterdam .8 ocr M anehester Corporation.Manchester .14 oct.CARTES D AFFAIRES De GASPE BEAUBIEN Ingénieur Conseil.Bâtisse Liverpool Ijondon & Globe, Montréal.Tél.Main, 3814.ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien, 25U Ru» Saint-Papl.Tél.Bell Main, 029.Béai-dence: Tél.Est 2782.RODOLPHE BEDARD Expert-comptable et auditeur.Systématiste-consultant.Adminirtrateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45, 46, 47 — 55 St-François-Xa-vier, Montréal.COMPTABLE ET AUDITEUR Berthiaunie, J.A., 455a Avenue Ful-lum, Télphone Bell Est, 857 organise système -de tenue des livres et fait comptabilité et audition à l’heure.RENE CHARBONNEAU Diplômé de TA.A.l’.Q.Architecte at Evaluateur.Tél.Main 2615, Rés.West- mount 2860.52 St-L.-, nntréal.Athenia .Glasgow .La’irentic., .Le Havre .14 oet.Grampian .Greenoek .14 ocr,.Siielinn .Le Havre .14 oct.Lake Cham plain .Belfast .-16 oct.Royal r.drv.ird,Bristol .18 oct Albania .Southampton .17 Oct.Montfort,.Anvers .19 oct.Tnrishoxven.Head Towey .19 oct.Tunisian .Liverpool .20 ou.Ramore Head .Anvers .20 oct.•-*•¦- Lord Charles Beresford Lord Charles Boreeford, amirni m retraite de la marim* britannique, est arrive de l’Ouest hier et est reparti dans la soirée pour Québec ou il s’embarquera à bord de V “Empress cf Ireland'* pour l’Angleterre.Il a parlé avec enthousiasme r|p ce qu’il a vu dans son voyage.Au sujet de la politique anglaise et des élections canadiennes il n’a voulu rien dire.0nis il est évident que, comme unioniste, lord Beresford ne se plaint pas de la répudiation de la réciprocité.Cartes Professionnelles AVOCATS BOURBONNIERE, F.-J., C.B., avocat, 76 rue St-Gabriol.Tél.Boll Main 2679.LAMOTHE & TESSIER, avocats, édifice Banq- de Québec, 1 I Place d’Armos, Montréal, Tél.Main 3555.1.C.Lamothe, L.L.D., Camille Tessier, L.L.B.LANE, J.-A., Avocat, C.R, 97 ru» Baint,-Pierre.Québec.Téléphona 382.MEUNIER, L.-C., AVOCAT, 80 Saint-Gabriel, en face du Champ de Mars, Montréal.Tél.Bell Main 1650 et Est 821.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, : ,tat-res (Léaadre Bélanger et Adrien Brian-ger(, 30 St-Jacv'.es.Tél.Main 1859.Résidence, 240 Visitation.Argent à prêter sur hppotèque à bonne condition, et achats de créances.GIROUX.LUCIEN.NOTAIRE,, «db flee Saint-Charles.43 St-Gabritl.Tél Main 2785.Résidence 405 Duluth.Est.Tél.St-Louis 3585.Argent à pràttr.Réglement de succession, à LEMIRE, JOSEPHS., L.L.L., NOTAIRE PUBLIC, de Lightfc 11 et Light-hall, 303 Edifice Banque de Québec.Tél.Main 531.Bureau du soir, 198 Versailles, Tél.Bell Up Town 1671.Prêts sur hypothèques, règlement et administration de sueeessîone.DENTISTES GENDREAU & G: NDKEAU.Chirurgiens-Dentistes, 117 Saint,-Denis, coin Dorchester.Vil.Bell Est 2916.Dr J.C*.A.Gendreau Dr Conrad Gendreau.DOMINION GOAL CO.-LIMITKI »- Mineurs et Expéditeurs DE CHARBON DOMINION pour VAPEUR Criblé, brut (run mine), mélangé (slack) Pour renseignements s’adresser aux BUREAUX DE VENTE 112 me St-Jacques,.Montréal.Téléphone Main 401 Ce journal est imprimé, nu No 71a, nie Saint-Jacques, à Montréal, par "La Publicité" ( à responsabilité Liini tée).Henri Bournssn.direrteur-srérnnt.naît à In faux.Les épis, pressés les uns contre les autres, formaient à trois pieds de terre une fourrure plus épaisse, plus sensible et mobile que celle d une bête : nappe dp grain mouvante, d’où s’échappe et s’écoule déjà l’odeur du pain : car au ras des planches, tout le long des tiges.la chaleur s’est amassée, elle n roussi la paille et sé,-ohé la farine.Et maintenant, dans la fournaise, les hommes sont, entrés.Ils moissonnent.L'abbé cherche ses ouailles.Trois hommes sont là, courbés; les | nuques ardentes, les bras, la faux qu’ils ' tiennent, décrivent un demi-oercle; les torses suivent le mouvemert aven une moindre amplitude, les pieds avancent après deux coups de lame et, deux balancements du eorps.On les voit de dos, les moissonneurs.Celui qui a commencé le premier est déjà à mi-co-teau : dans la seconde planche à cinquante mètres en arrière, son frère le suit, et presque au bas du champ, tout près de 1 abbé, le domestiquer, un ! mauvais biquart de seize ans.ébréche sa faux sur les cailloux.En voyant, l'abbé passer l'échalier, l'enfant rit, lève les épaules, et.se remet à faucher.On a parlé souvent des curés devant lui.et pas en bien.Il a les pommettes rouges, mais quelle taille chétive, quelle hérédité morbide dans le teint blafard du cou.dans les gencives déjà molles et bossuées de la bouche en-tr’ouverte.quelle lueur de passion bestiale dans les prunelles, quelle mort, mai habillée de jeunease, et qui se tra- hit sous le déguisement! Petit, demande l’abbé, je te rencontre polir la première fois.D’où est-tu?- De l'Ailier.—As-tu fais ta première communion?—Non, pour sùr.Le rictus des morts était sur sa pauvre bouche, bleue de fatigue et d'épuisement sans ressource.L’enfant avait posé sa taux debout sur 1e chaume.Il était, tout petit à côté d’elle.Es-tu baptisé seulement?—Je crois que oui, parce que j'ai été, Hans le temps, au baptême de mes sceurs.L’efnbé récita sa formule, pour expliquer la visite.Et le rire diminua.—Di je te quête, ce n’est pas pour Tangent, mon petit, c'est surtout pour ta petite àme inconnue.Je suis né comme toi dans les fermes.J'ai travaillé comme toi.Blais j'ai quitté ce que j’aimais, ma mère, mes parents et mes voisins pour vous mieux aimer tous.Dis-moi que tu ne sais rien du bon Dieu, mais que tu no veux pas être de ses ennemis ?Le soleil, ayant tari depuis longtemps' les réserves d'eau de la terre, buvait à présent la sève des herbes et des bois, et c’était sans doute ce qui formait res nuages blAnrx, gros comme le poing, et qui planaient, très haut, comme des oiseaux qui ont.leur nid dans ITicrbe et qui volent au-dessus.T/abbé avait sa soutane traversée par U sueur et collée au corps.I^es hom- mes qui étaient en avant, dans les pre micros tranchées ouvertes, tout m fauchant tournaient la tête pour voilée que faisait le domestique.L’enfant leva ses yeux qui rencontrèrent ceux de l'abbé, et je ne sais quelle bonté descendit jusqu’à son Ame en friche.Il passa le coude sur son front mouillé, tapa sur la poche de son pa-talon, et dit, en se moquant, mais avec de la jeunesse vraie dons le regard et du cœur dans la voix ; J’ai rien là, mais je veux bien, pour vous faire plaisir.Voulez-vous ; j irai dimanche vous porter mes sous?Par-dessus les jonchées de froment abattu, par les sentiers entre elles, l’abbé s’avança eu montant.vers l'homme qui était le second, et derrière lui, il entendait la faux crissante du petit qui s’était remis à l’œuvre.Quand il fut rendu près du faucheur de blé, l'abbé' salua de la main, et il allait parler, quand l’homme dit gravement, ayant deviné ou entendu le dialogue du bas du champ : —Oui, prenez mon nom.le suis catholique, et vous le savez bien je fais dire une messe tous les ans, le jour où est mort mon père.—Et votre frère ! —Je no sais pas.Allez lui demander.L'abbé monta encore, en inclinant à gauche vers le bord de la haie.Le blé soufflait, son odeur de " .in.L’abbé considéra le rudo boinime, qui était Tatné et le chef véritable d® ,'a ferme.Avec I.GINGER ALE IMPORTE MARQUE T 11 AVI) EK DE UEL.FAKT, I HI.A.Mil".Vous aurez du plaisir à traiter vos amis.PETILLANT, PIQUANT, AGREABLEMENT STIMULANT.COMMANDEZ-LE A VOTRE FOURNISSEUR.LAPORTE, MARTIN & CIE, Limitée.- - Agents, Montréal j-n-o Les plus beaux et les plus rapiues Paquebot* de la route canadienne Autels avec accessoires sur tous nos bateaux pour la célébratirn de la Sainte Messe ROYAL EDWARD | ROYAL GE0R6E retenant tous les record* MONTREAL — QUEBEC — BRISTOL Tous les quinze jours—le mercredi.Serviteurs parlant le français.Excellente cuisine.Confort insurpnssable.S’adresser pour détails à Hone et Rivet, 9 Boulevard St-Laurent.Thomas Cook & Son., 530 Ste-Catherine-O.ou à la Compagnie de Navigation du Canadien Nord Limitée.Edifice du Canadien Nord.226-230 rue St-Jacques.Montréal.Role de Contributions Foncières GRAND TRUNK SYSTEM^ SEULE DOUBLE VOIE FERREE ENTRE MONTREAL TORONTO, HAMILTON, NIAGARA FALLS, DETROIT ET CHICAGO 7'i HEURES - TORONTO "INTERNATIONAL LIMITED’’ Le train le plu* rapide du Canada.Quitte Montréal à 9 a.m., pour Toronto e< 1 Ouest.QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUI ENTRE MONTREAL ET TORONTO 9,00 a.m., 9.45 a.m., 7.30 p.m., 20.30 p.m, Service d’élégant» wagon» buffets.S’alon et bibliothèque sur Jes trains du jour.Les nouveaux wagons lits Pullman attachés aux trains de nuit sont éclairés à l'électricité, avec lampes pour lire, dans les lits et éventails élec-1 triques.JOUR D’ACTIONS DE GRACES 30 OCTOBRE T)es billets aller et retour seront vendus entre toutes les gares du Canada, ainsi que pouf Massena Spring», N.Y.,; Rouses-point, N.Y.j Island Pond.Vt., Swanton, Vt.,et gares inter» médiaires au PRIX D’UN BILLET SIMPLE DE PREMIERE CLASSE Bon pour départ, vendredi, samedi dimanche et lundi, 27, 28, 29 et 30 octobre.Limite de retour, 1er novembre 1911.BUREAUX DES BILLETS EN VILLE i 130 rue St-Jacques.Tél.Main 6905 Ou gare Bonavcnture AVIS AUX CONTRIBUABLES Avis publie est par les présentes Jcmé que lo rôle d’évaluation et do contributions foncières de la Ville ao Montréal, pour les différents quartiers de la dite Ville, est terminé et maintenant déposé au bureau du soussigné, à l'Hôtel de Ville.Toutes les personnes mentionnées au dit rôle comme, sujettes au paiement de contribution foncière sont par les présentes sommées d’en payer le montant au soussigné, à sou bureau, dans les dix jours (le cette date sans autre avis.WM.ROBB.Trésorier de la Cité.Iiii-eau du Trésorier de la Oité.Hôtel de Ville, Montréal, 12 octobre 1911.le PACIFIQUE 4 Canadien SERVICE DE TORONTO 10.45 P.M.TOUS LES JOURS A LA GARE VONGE TORONTO NORD SANS EGAL POUR LE CONFORT OFFERT AUX VOYAGEURS Wsgona à compartiments, d’une incontesta-ble supériorité et wagons lits.La seule ligne sur laquelle se trouvent de* wagons à compartiments.8.45 a, m., et 10 p.m.tous les jours poof la gare Union CALEDONIA SPRINGS Villégiature do fin de semaine.Ji TAUX REDUITS DEPART VENDREDI ET SAMEDI RETOUR JUSQU’AU LUNDI BULLETS DE FIN DE SEMAINE MAINTENANT EN VENTE Municipalité Scolaire de la Paroisse St-Jean-Baptiste de Montréal.AVIS PUBLIC: Conformément à ! autorisation du Comité dp l’Honora-blo Conseil Exécutif, en date du 28 septembre 1911, approuvée par lo Lieutenant-Gouverneur, le 29 du même mois: — Avis public est par les présentes donné qu’eu vertu de l’article 2726 H.K.P.Q.1909, les lots do terre ci-après désignés, appartenant aux Commissaires d’Ecoles de la Paroisse de St-Jean-Baptiste de Montréal, seront vendus à 1 enchère, lundi, je vingt-trois octobre courant,’à dix heures de l’avant-midi, au Ko 407 de la rue Drolet, en la f'ilé de .Montréal, savoir:- Les Nos 50, 51.52, 53, 54, 55, 139, 140, 141, 142, 143, et 144 de la subdivision du No 12, des plan et livre de renvoi officiels du Village de St-Jcnn-Baptiste, sur la rue St-Ilubert.Pour les conditions, s’adresser au bureau des dits Commissaires d’Eco les, 407, rue Drolet.Elles seront eu outre données le jour de la vente.Montréal, le Î4 octobre 1911.f.TERRAULT, Secrétaire Trésorier des Commissaires d'Ecoles de la Paroisse de »SI-Jeau-Baptiste de Montréal, JOUR D’ACTIONS DE GRACES ?Pour griros du Canada, Fort Will jam et d* 1 Kst; R in si qu'à Détroit et Sault Sta-Maria.Midi.; à Buffalo.Black Rock, Pont Suisptm-nt sans cesse.M.O.DEMERS AI.O.Deniers, épicier, du village de la Providence, a vu Tureot après l’arrivée du train.L’inculpé était avec des manifestants et il criât: Tuez-le! tuez-le!” Me Beauregard veut faire décrire le costume que portait Tureot le soir du 20 septembre.—Il avait un costume de boxeur, répond le témoin, au grand amusement de l’auditoire.M.J.de L.TACHE M.J.de L.Taché, notaire et journaliste, est le dernier témoin.Il explique que lui.et ses amis se sont rendus à la gare parce qu’il était notoire dans la ville, qu’une organisation était à so faire pour empêcher M.Bourassa de parler.“Des menaces très violentes avaient été proférées, ajoute M.Taché, et nous voulions empêcher que l’on fît un mauvais parti à AI.Bourassa.Le désordre était tellement grave à l’Autoseope, que j’ai téléphoné au maire pour lui demander de prendre i'c: mesures afin de réprimer les émeutiers.M.Payai: a répondu qu’il était informé qu’il n’y avait pas de désordre.Lorsque le maire a parlé à la foule, les manifestants lui ont lancé des cailloux.Ces scènes regrettables se sont continuées jusque vers minuit.Ale Lussier: —Aviez-vous parlé au chef de police de la 'manifestation qui se préparait?Ale Beauregard s’objecte, le tribunal lui donne raison et sur ce, l'enquête est close.Immédiatenunt le magistrat V.B.Sicotte prononce la décision que l’on connaît, puis la séance est levée.L’EXPLOSION DE RIGAUD L’enquête du Coroner (Spécial au “Devoir”) Rigaud, 20.— M.le coroner McMa hon, arrivé ce matin de Montréal, a commencé l’enquête sur la terrible explosion du bâtiment des mélanges à la fabrique de poudre de la “ Curtiss Harvey of Canada.” Dans ce formidable accident qui a jeté la consternation et le deuil dans plusieurs familles, les personnes dont les noms suivent ont perdu la vie: ce sont Eugène Séguin, et Napoléon Cas-éonguay, qui étaient à l’intérieur de la bâtisse qui a sauté, Adélard Chevrier et Wilfrid Malette.On n’a pu identifier aucune des victimes qui ont été complètement écartelées.On a retrouvé ici un pied ou une jambe, là un corps sans tête ni bras, ni jambes, les malheureux qui ont sauté ne peuvent pas être reconnus.' M.le coroner MacAiahon a assermenté les jurés suivants: MM.Jules A.Ûcsjardins, Octave L.Chevrier, Gé-déou Boutin, Edmond Chevrier, Arthur Quesnel, Henri Séguin et Qmer Séguin.Après quelques explications du coroner au jury, le premier témoin entendu est AI.Honoré Bertrand, de St-Rédempteur; AI.Bertrand est le beau-père d’Adélard Chevrier.Il déclare qu’il n’g pu identifier son gendre que par une de ses chaussures.Chevrier travaillait à la poudrière depuis le printemps, et il n ’a jamais dit que quelqu’un ait négligé de prendre dans la bâtisse toutes les précautions voulues pour éviter un accident.AI.Clément Séguin, frère d Eugène Séguin, une autre victime, est Je second témoin.Il travaillait à quatre ou cinq cents pieds du théâtre de l’aeei dent; il dit'que son frère travaillait à l’intérieur de la bâtisse avec Caston-guay et ce, depuis deux ou trois mois.Eugène Séguin, au dire de son frère, n’avait aucuen expérience du travail qu’il faisait avant son engagement à la fabrique; il no s’est jamais plaint qu’on ait manqué de précaution durant le travail.D’après la description que AI.Clément Séguin donne de la salle où.travaillait son frère, tout était construit de manière à éviter tout accident; la maison était en bois, vernie à l’intérieur, et munie de planchers spéciaux.C’est Castonguay et son compagnon qui faisaient le “ménage”; :!s balayaient le plancher.Celui-ci, d’après les règlements des poudreries, devait être lavé tous les quinze jours o-i trois semaines, Mais, déclare AL Séguin, la chose ne s’est jamais faite da tout le temps que mon frère a été là.Aviez-vous des chaussures spéciales pour pénétrer dans la bâtisse?demanda le coroner, —Oui, des chaussures avec semelles en caoutchouc, mon frère avait aussi les siennes.—Examinait-on vos vêtements?—On nous demandait simplement si nous avions des allumettes dans nos poches.Si nous en avions, nous étions tenus de les remettre au bureau.—Les avez-vous toujours remises?—Non, nous en gardions, car souvent, à l’heure du midi, nous pouvions fumer loin des bâtisses.—Votre frère déposait-il toujours au bureau, votre connaissance, les allu- mettes qu’il pouvait avoir dans ses poches?—Oui, à ma connaissance, il n’y a jamais manqué.—Etait-il un gros fumeur?—N on.M.Jos.Castonguay, frère du défuit Nap.Castonguay, témoigna ensuite.Il avoue qu’il ne savait pas si son frère portait des allumettes malgré la défense.Le seul point intéressant du témoignage de M.Castonguay se trouve renfermé dans le fait que son frère lui a avoué un jour qu’il avait demandé d’être transféré de la “Packing House” à la "Mixing House”, sous prétexte que dans la première on s’amusait trop et qu’on n’était par conséquent pas assez prudent.M.J os.Malette.pere de la victime Wilfrid Malette, déclare que son fils n’éiait employé à la fabrique que depuis deux jours.il n’ajoute rien à ce qui a été dit précédemment.Les docteurs J.W.A.Séguin et Elzéar Montpevit sont priés de conduire les jurés auprès de ce qui reste des victimes.Avant de mettre les jurés en liberté M.James Riley, gérant de la poudrerie, donne, à la demande ou coroner, une description de l’édilice détrui’i, M.Riley corrobore le témoignage de M.Clément Séguin.Toutes les précautions étaient prises afin d’éviter un accident.Les murs étaient bien polis et bien vernis afin qu’aucune poussière ne puisse y adhérer.Les planchers étaient recouverts d’une matière spéciale qui devait empêcher toute explosion.Les couloirs conduisant à l’extérieur étaient aussi protégés.M.Riley explique que la compagnie détenait son permis de la municipalité de Rigaud qui l’avait obtenu de la législature provinciale.Il déclare n’avoir vu aucun inspetteur du gouvernement faire une inspection, mais il affirme que la construction était faite d’après les règles de la constitution anglaise, règles qu’on a dernièrement soumises au ministre des Mines à Ottawa, et qui seront tout p.obableinu.v étudiées et mises en vigueur le plus tôt possible.Le coroner AleAlahon.obligé de retourner à Montréal, remet la continuation de l’enquête à mardi miatin.D’ici là AD.Guyon, inspecteur des édifices industriels, fera un examen des bâtiments et soumettra cet examen au coroner.Les blessés, MM.Emile Eaubert et Elzéar Thauvette ont reçu de légères blessures.Plusieurs maisons de Rigaud et des environs ont été fortement ébranlées.Au collège, vingt-sept vitres ont été brisées.Quelques plafonds en plâtre ont aussi cédé sous le choc.Il en est de même de certaines résidences privées.AIAI.Adrien Babourin et M.Biais l’ont échappé belle.Dix secondes avant l’explosion, ils parlaient avec Adélard Chevrier et Wilfrid Malette qui travaillaient comme on sait à la porte de la bâtisse qui a sauté.Sabourin et Blais ont été renversés par le terrible chocs mais n’ont heureusement reçu aucune blesure.Me Phiiémon Cousineau représente la Compagnie à l’enquête.Les funérailles des victimes auront lieu demain matin et les frais des funérailles seront payés par le président de la compagnie Curtiss & Harvey.Le nouveau Recteur de l’Université d’Ottawa Ottawa, 20.— Le R.P.Roy, a été nommé reeteur de l’Université d’Ottawa, en remplacement du R.P.Alur-phy.La rumeur de la nomination du R.P.Roy, avait circulé il y a quelque temps, mais la nouvelle est maintenant annoncée officiellement.Le R.P.Roy est né à New-Glasgow, Qué., en 1866.Il a fait ses études à Saint-Lin, Qué., à New-York, à Albany et à B iffalo.Il est professeur à l’Université d’Ottawa depuis 1906.LE DIRECTEUR DU “GLOBE” Il déclare que TAinérique devrait se garder de la folie du militarisme Mort d’un professeur Paris, 20.— AL Alfred Binet, professeur de psychologie, à l’université de Paris, est mort hier.Adoration Nocturne Les membres do l'Adoration Nocturne sont priés de se rendre ce soir, à 8 Vu res, à l'église St-Zotique, rue Notre-Dame-Ouest, pour la célébration des Quarante-Heures.Eclipse du soleil Demain, samedi, il y aura éclipse an nul aire du soleil, invisible au Canada, mais visibjg dans la plus grande étendue de l’Asie, de l’Australie, et dans les parties des océans Pacifique et Indien y adjacentes.Inondations M.Saratoga, N.-Y., 20.— La pluie qui c, -r, - , ¦?, tombe eans interruption depuis mardi a j connétable de St-Hyacmthe, est le te fait déborder les ruisseaux dans la ré- moiii suivant.giom basse des Adirondack».1 11
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