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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 23 octobre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1911-10-23, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE—No.248 ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS UNIS.03.00 «NION POSTALE.mOO Edition Hebdomadaire : MONTREAL.LUNDI 23 OCTOBRE.1911 CANADA.01.00 ETATS-UNIS .» .01.50 UNION POSTALE »***., 03 00 LE DEVOIR UN SOU LE NUMERO Rédaction et Administration i 7 U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRATION: Mw 74M Directeur : HENRI BOURASSA Rt vTTIONî Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ^ Y VIENDRONS-NOUS ?L’une des causes du dépeuplement des campagnes canadiennes, disait ici même.M.Jean Dumont, la semaine dernière, c'est la loi ridicule, odieuse, des terres de la Couronne.Mais il y en a d'autres, et notre camarade les indiquait aussi brièvement.Elles sont multiples, et d’ordre économique tout autant que d’ordre social.La proximité et l'attirance des grandes villes, l’attrait des salaires payés chaque semaine ou chaque quinzaine, le fallacieux prestige qu exercent les plaisirs elles avantages de la ville sur les campagnards qui n en connaissent pas les misères et les ennuis, tout ceci contribue t'o$t à la désertion des campagnes et à la croissance des villes aux dépens des centres ruraux.11 faut sam doute de la maiu-d’oeuvre pour les industries qui se développent dans les cités et les villes manufacturières; mais il faut aussi des bras pour les travaux de la campagne.Et ce n’est pas tout de découvrir les causes multiples qui drainent les campagnes aux 'bénéfices des villes.Tl faut aussi rechercher quelles mesures prendre pour parer à cet état de choses et améliorer le sort de 1 agriculteur afin qu’il ne songe pas à abandonner les manchons de la charrue et à venir se faire ouvrier ou manoeuvre dans les grandes villes.M.Méline, un ancien ministre de France, a, dans un ouvrage aujourd’hui classique, pourrions-nous dire, “Le retour à la terre” indiqué sommairement quelques-uns de ces moyens d’attacher plus fermement au sol le paysan qui veut s’en séparer et laisser son champ en friche.Mais chaque pays a ses particularités spéciales; et telle cause qui peut être contribuera à la désertion des campagnes, en France, n’aura aucun effet analogue, aux Etats-Unis ou au Canada.Et c’est pourquoi il conviendrait de faire ici ce que le gouvernement américain a fait chez lui, il y a trois ou quatre ans.11 a nommé une commission fédérale chargée de faire une enquête approfondie de la situation des agriculteurs et des paysans, dans chaque Etat de la république, d'indiquer les causes du dépeuplement des campagnes, et les moyens d’y mettre un obstacle durable.Cette commission, dans chaque Etat, a envoyé un questionnaire détaillé à ceux qui lui semblaient le plus en mesure de lui indiquer les causes locales de l’abandon des terres, et les précautions à prendre pour enrayer le mouvement migratoire vers les villes.Elle a un tra-vail gigantesque à conduire à bonne fin; elle n’a pas encore fait connaître tous les résultats de cette grande enquête, mais tous les économistes américains s entendent pour dire qu’elle ne peut qu'eu produire d’excellents.La population rurale canadienne ne se dirige pas encore vers les cilles avec autant de rapidité que celles des Etats ruraux américains.Mais les récentes statistiques du recensement décennal indiquent que nos ruraux gagnent les villes en assez grand nombre.Le tableau suivant fera songer.- Provinces Pop.rurale Pop.urbaine P.C.u rl Nouvelle-Ecosse .351,062 110,785 23 Nouveau-Brunswick .290,715 60.900 17 Québec .,.1,271,717 728.980 36 Ontario .1.533,196 986,706 39 Alanitoba .292,812 162,879 35 Saskatchewan 391,218 62,290 13 Alberta 285,101 87,818 23 Colombie Anglaise .171,750 191,018 52 BILLET DU SOIR PAS CANADIEN Le “Canada’,’ a raison: M.l/c* Dougall, le nouveau juge de Hull n’est pas canadien.Il ne l’est pas du moins comme on voudrait qu’il le fût à la feuille aux $45,000.D’abord M.McDougall est né au Canada ,et il parte français sans grasseyer.Deux vices que l’on ne rencontre pas chez les scribes de M.Graindorge-Milo.Et la meilleure preuve que le nouveau juge n’est pas canadien.c’est que sa nomination a été appuyée par des orangistes comme le sénateur Belcourt, M.Auguste Lemieux et M.A.Parent.Enfin, et c’est ce qui dé-montre le mieux— pour le “Canada” — que M.McDougall n’est pas canadien, c’est qu’il a été nommé juge par M.Borden.Si Je journal A rebrousse poil énumérait toutes les qualités qui manquent à M.McDougall pour être Canadien, une page n’y suffirait pas.Pour mériter le titre il lui aurait premièrement fallu exercer le métier de portefaix dans un pays d’outre-atlantique, ensuite il aurait été obligé de se faire un nom' dans les cercles policiers et de se faire photographier par M.Bertillon.Puis, après avoir brûlé la politesse aux autorités, il serait venu au Canada.Après un séjour plus ou moins long dans ce pays hospitalier; après avoir fait mille et une courbettes et autant de lèchements de bottes, il aurait pu alors sc dire canadien.Pour acquérir tout à fait ce nom il n’aurait eu qu’à exhiber un casier judiciaire bien rempli.Mais, voilà, M.McDougall n’a pas ces qualités, et c’est pourquoi ü n’est pas canadien! MAX.SOREL.UNE FÊTE DE NOËL SOUS JACQUES-CARTIER Par M.Ernest Myrand (1) “Une Fête ques-Cartier”, La population rurale est, toutes proportions gardées, moins gran de qu’il y a dix années.Aussi faut-il chercher le pourquoi de cette diminution anormale, et quelles causes pourraient la restreindre.Chaque année opère une saignée à la campagne; et les villes en bénéficient, mais elles ne le font pas dans la limite du possible.Car combien y a-t-il de gens utiles aux travaux de la campagne, qui y vivent honnêtement, et que le séjour des villes gâte au point de les rendre utiles et même dangereux pour l’organisme social?Il serait de l’intérêt des villes comme de celui des campagnes d'avoir, ici comme aux Etats-Unis, une commission agricole chargée de conduire une enquête laborieuse et complète sur tout ce qui a trait aux choses de la campagne.Et il ne faudrait pas attendre indéfiniment avant d’en venir là.Car chaque année de retard cause des pertes incalculables au pays; et si quelque statisticien patient prenait la peine d’évaluer en piastres et en sous les dommages que subit l’agriculture de la perte d’un fermier ou d’un cultivateur qui s’en va peiner dans les usines enfumées et malsaines, la déperdition de capital économique qui résulte de la désertion des campagnes nous étonnerait justement.Georges PELLETIER.Le système est mauvais Dès le mois de mars dernier, M.Monk soumettait aux lecteurs du'J':!fcrnicr’ .)1e1coût K>u n ., .j, , , est Élevé A *2,63],538, et il leur est Devoir les considérations et chiffres qui faisaient prévoir du dernier les es recense- déceptions ment.Signalant les nombreuses défectuosités de notre système d'immigration, le ministre des Travaux Publies montrait que nous ne nous occupions que des gens qui nous arrivaient et que nous oubliions de savoir si le Canada ne servait pas dans une large mesure de grand chemin entre l’Europe et les Etats-Unis.Et il citait les chiffres suivants: IMMIGRATION OES ETATS-UNIS AU CANADA Citoyens nmêrienitis.78,687 Citoyens canadiens.15,203 Aubains., .22,477 Total.116.367 IMMIGRATION DU CANADA AUX ETATS-UNIS “Les Américains, qui reçoivent quatre fois plus d'immigrants que nous, ne dépensent pas un seul sou pour promouvoir l’immigration.Au contraire.ils imposent une taxe de 81 par tête sur chaque arrivant, ee qui leur a donné l’an dernier au-delà de 84.000,000 "Leur système d'inspection est à peu Sur le Pont d’Avignon.Le “Canada” nous dira-t-il pour quoi le sénateur Belcourt, M .Auguste Lemieux — le frère de Rodolphe, vous savez, — et M.Albcric Parent, trois avocats libéraux, de Hull, ont approuvé la nomination de M.McDougall comme juge?Que le “Canada” prenne garde de lancer des pavés à ses amis! Le “Canada” s’amuse du nom de baptême d’un ministre qui s'appelle Godfroi, Qu’il s’amuse donc de celui de Godfrey Langlois.Le “Pays” tance le “Canada” et le “Canada” blâme le “Pays”.Ce sont deux feuilles rouges.La famille est unie! On n'entend plus parler, de M.Rodolphe Lemieux.Il est peut-être en extase devant la “Vénus du sculpteur Milo”.On ne nous a toujours pas dit qu’est-ce que M.Thibodeau Rinfret, candidat malheureux dans Terrebonne, a fait de ses fusées et de ses lau ternes chinoises de 1908.Le “Soleil” écrit que le cabinet Borden est tombé dans “la marmcla de d’orange”.11 faut venir de France et s appelei d’IIellencourt pour avoir de l’esprit poisseux comme cela.Citoyens américains Citoyens canadiens Aubains .22,832 14.328 27,.330 Total.94,496 "C’est-à-dire que sur l’exercice de toute l’année, il y a eu une solde ou balance en noire laveur de 11.490, ce qui nous coûte, d'après l’admission même du ministre.In somme de S2.32.347, Irais de nos agences aux Etats-Unis." S'il en n ue même cliHque année de la décade écoulée, la déperdition eonatntée par le recensement s'explique.• « • .Mais elle couds ni ne aussi tout le système."De |S!!7 n 1911 inclusivement, disait encore M.Monk, nous avons donc dépensé de ee chef la jolie somme de 19,913,652.33.538, et i resté en caisse la ronde somme de 81 ,-533.428 sur l'impôt prélevé."Le gouvernement américain interdit la réclame, n’emploie pas un seul agent recruteur : la propagande est sévèrement défendue aux compagnies de transport sous peine d’amendes lourdes.’’ Nous payons cinq piastres par tête pour les chefs de famille et deux piastres pour les enfants.Et nous payons cela à peu près à n’importe qui.Le surintendant de l'Immigration, M.Scott, nous dit que le nombre de ceux qui,reçoivent des primes du Canada sont au nombre de 3,000 en Angleterre.Presque tous les agents de navigation océanique ont droit à la prime du moment qu’ils prouvent qu’ils ont vendu un billet pour le Canada aux immigrants qui ne sont pas exclus par les règlements.11 arrive probablement ceci :Que les immigrants se dirigent vers le Canada ou les Etats-Unis, les agents qui les guettent s’efforçant de les faire passer en aussi grand nombre que possible par le 'Canada afin de toucher le cinq piastres que nous leur offrons.Il doit être temps de mettre fin à ce système.Le Canada, ne cesse-t-on de nous répéter, est le pays dont on parle le plus dans le monde.Ceux qui désirent réellement améliorer leur sort y viendront bien sans qu’on les paye et quant aux autres, nous pouvons nous en passer.En tout cas, payer pour avoir des gens qui nous font pied-de-nez en pns>an1 ici n'est pas très intelligent.^ JEAN DUMONT.La “Vigie” redevient, hebdomadaire.Et lo siège do conseiller législatif d’Ulric devient une ombre lointaine.Ainsi done, de l’aveu du “Canada”, M.Laurier aurait tâtonné pendant quinze ans avant de trouver un moyen de développer les campagnes dans* la même proportion que les villes.M.Laurier était alors un fier traînard! ^ Vous comprenez, pour le “Canada”, M.Blondiu de Champlain ne vaut pas Gladu.Mais, pour les gens raisonnables, Blondin vaut bien des fois l’antre, proclamé “l’orateur puissant” par la presse ministérielle d’avant, hier.On causait.Quelqu'un pariait de défaite d’Oscar Gladu.Un mauvais plaisant commit ee stupide calambour: “C'est un glas dû”.Et tous de s'écrier: “Serais-tu Oraindorget” On dit que la maison Hyckse, éditeurs d’art, va publier bientôt, eu fas cieules splendidement illustrés, l'nu vrage suivant: “Comment je déeou vris le sculpteur Milo”, par M.1 saytout, critique d'art, an “Parasite'' de Québec.M.le sénateur Larivière •M.K.f,.Borden h nommé sa nmdi dernier, Al.Larivière, sénateur pour la division de St-Boni-facc.Manitoba, en remplacement de feu M.Chevrier.Certains journaux avaient annoncé que le premier ministre don ncrflil ce fauteuil à un Anglais Nous sommes heureux de const a-1er que nos frères de Manitoba ont obtenu justice, et que M.Borden a su respecter le» droits de cette minorité.de Noël sous Jae-par Ernest Aly-rand, m’a fait-passer des heures délicieuses.Il m’en reste au coeur un amour plus grand pour mon beau Canada, une admiration plus filiale pour la chevaleresque et douce France, une reconnaissance plus profonde pour ‘‘Jésus-Christ, nommé Seigneur et Roi du Cana da, avant François 1er”.N’est-il pas vrai que si les écrivains, les bons ,s’encourageaient et se soutenaient mutuellement — seulement autant que les membres d’un parti politique — la littérature canadienne compterait beaucoup plus d’auteurs?.Et Georges Pelletier n’en serait pas à écrire un article comme celui, paru récemment dans le Devoir, sur le Roman canadien.L’auteur qui voit son livre, si longtemps rêvé, si amoureusement conçu, traité de “cuisine de l’histoire,” ne doit-il lias sentir une sorte de révolte intérieure?Que Alyrand se console: la cuisine qu’il nous sert est fort appétissante, et combien savoureuse! “Accommoder des restes, ’ ’ quel art ! C "est mettre en lumière le rôle des humbles, leur dévouement, leur héroïsme! “A quoi bon, dit AI.Alyrand, “ vous parler de Jacques Cartier, “ de Samuel de Champlain?Vous “ en savez suffisamment pour gar-der à leur mémoire un culte d’é-‘ ' ternelle reconnaissance.Mais “ leurs obscurs compagnons d’ar-' ' mes et de vaisseaux, leurs frères “ de courage surhumain et d’hé-“ roïques misères ne méritent-ils “ pas, eux, l’aumône d’un souve-" venir?” Certes, j’approuve.C’est une tournure d’esprit chez moi, quand on loue un général, de penser à tous les pauvres soldats qui se sont, fait tuer pour élever le piédestal de sa glaive.Sans l’humble qui se donne lui-même, rien ne se fait qui dure, rien ne s’édifie de solide.Pour le peindre si bien, pour lui rendre si bonne justice, il faut que Myrand ait eu lui quelque chose de la modestie du mérite qui s’ignore.Ce mérite a été reconnu d’ailleurs par Al.Abd‘ der-IIalden, dans son ouvrage sur la littérature canadienne.Une des plumes les plus autorisées du Correspondant faisait récemment, elle aussi, un magnifique éloge du dernier livre de AT.ATyrand: “Les-Noëls anciens de la Nouvelle France”.N’y a-t-il pas là de quoi faire oublier une critique certainement trop acerbe?Les cinq chapitres de “Un Noël sous Jacques-Cartier” sont précédés d’un prologue des plus intéressants où l’on apprend mille choses sans presque s’en douter où surtout, l’on s’attache au docte professeur qui savait faire aimer l’histoire de notre pays histoire de dates, histoire aride et ennuyante”, disent trop sou vent les élèves.En lisant ce livre, en écoutant Laverdière, on apprendra que cette étude peut devenir non seulement attrayante, mais encore enthousiaste.Dès le premier chapitre: “Les Interprètes de Cartier”, on est captivé.La couleur locale y est si vive, les réparties des sauvages si naturelles, le langage du missionnaire s’image avec lent de grâce et s’abaisse avec la ut de zèle pour éclairer et gagner l’âme des pauvres interprètes! Peut-on lire sans une véritable émotion, ces paroles du prêtre racontant la naissance de Jésus: “Tous deux “ (Alarie et Joseph) étaient pau-“ vres: ils n’avaient point de pois-“ son à donner, n’ayant pas mê-“ me un filet pour le prendre; “ point de gibier à offrir, pas de “ flèches ni d’ares; ils n'avaient “ pas même un collier de porcelai-“ nés pour payer la permission de ‘ coucher une seule nuit dans une “ eahano.Ils n’avaient que de “ bonnes paroles à offrir et dr “ saient : Votre hospitalité vous “ donnera la Paix, une Paix in-“ altérable, plus suave que la fu-“ niée de vas calumets, plus pré ‘ ciouse que la porcelaine de vos “ colliers.'' Est-il comparaison plus juste pour peindre le bonheur sans fin du j«t déclaré hier so r très satisfait de la manière dont les choses ont marché.LE CRANE FRACASSE PAR UNE PIERRE j James Spencer, un Anglais, 2d an».; a été tué.samedi, eu travaillant dan» une luai-oii en construction, à 'a P on • te iSainr Charles, l’ne pierre en tom i banl ‘le haut lui a fracassé le ertie.La mort a été instantanée.l,e eorp* j a été transporté à la Morgue.UNE PLUIE DE BRIQUES En rravaillant à la démolition I bile vieille bâtisse, rue Saint Üu.nin: pn j fiés Sherbrooke, samedi, six cuvrersi fié blessés j»:)» des briqu s qui * détachèrent et se mirent à tomber »nr i eux comme la pluie.Trois des blessés t furent obligés il'aller se faire panser | i l’Hôpital Général.f L HONORABLE M.GRAHAM Ottawa, 23.—Les libéraux font de grands efforts pour assurer la rentrée de l'honorable George P.Graham à la Chambre et ils désirent esquiver une bataille, si possible.On menace de susciter de l’opposition à quelque ministre si un arrangement, n’est pas co.o du à ce propos.Aucun comté ne croira devoir repousser un ministre du ca binet.Mais si M.Graham se décide à se porter candidat dans Renfrew Sud où M.Low, le député actuel, serait disposé à s'effacer en sa faveur, il a.i ra un adversaire.Renfrew Sud n'était pas un comté bien sûr aux dernières élections, M.Laurier étant encore ai pouvoir.Si M.Graham doit y soutenir une lutte, il pourrait bien y voir le terme de ses ambitions.LE PORT DE MONTREAL Ottawa, 2,‘j.— Avant longtemps, M.Borden visitera le port de Montréal en compagnie de M Hazen, ministre de la marine, pour inspecter les travaux exécutés et en cours d’exécution.Le premier ministre a depuis longtemps reconnu l’importance de notre port et la nécessité de l’outiller de façon à ce qu 'il puisse lutter avec ses rivaux américains.Dans l’opposition, il a toujours appuyé les propositions du gouvernement dans ce sens.L'HON.M.FISHER Ottawa, 23.— La nouvelle que M.Fisher désire rentrer à la Chambre n "est pas prise au sérieux ici.I.'ancien ministre de l’Agriculture, peu de perns après les élections, s’est montré aussi content du repos forcé que Al.Baker lui a procuré.11 n'y a aucune raison de croire qu'il a changé d’idée, surtout s'il est obligé île soutenir une lutte pour conquérir un siège.LE ‘ 'NEY-YORK HERALD'’ Ottawa, 2.-J.Le bureau du “New A ork Hera ld ’ a fermé ses portes sa modi, et M.R.[I, Patchin, qui était ici depuis deux aus, est parti pour New A ork.M.Charles Bishop, correspondant du • ‘ Star ’ ’, de Montréal, à Ottawa, a été nommé à la place lo AI.Patchin.UN SIEGE POUR M.AVHITE Peterboro, 23.1.H, Burnham, de- puis' conservateur de Peterboro Ouest, a.télégraphie a M.Borden que son siège est.à la disposition de î’hon.AL T.AVhit,e.Al.Burnham ajoute qu'il est certain que les conservateurs locaux approuvèrent son action.L’HON L.O.TAILLON Ottawa, 23.- L'hon.L.O.Taillo», sera, dit-on, nommé maître de poste de Montréal, comme remplaçant de AL Har.wood.Al.Taillon est un conservateur j des vieux jours.Il fit partie du gouver-i ucnient Tuppcr en 1S96.su -du : DETROUSSEURS M.Patiick Marin, domicilié rue Ca-j tbédrale, a raconté à la police, hier.: qu'il a été attaqué par des détrous i Rears, samedi soir, au coin des rues Cathédrale et Saint Antoine.C'nc montre en or et $34 en argent lui auraient été enlevés.La police appréhenda, peu de temps après, un pochard qui répondait au signalement donné par Martin.Ce dernier, mis en présence du pochard, us put ! identifier comme un de ses voleurs.JEU DANGEREUX En jouant sur la rue Atwater, niedi, un gamin âgé de 13 ans, nom 8 bbi I )oui.S.Coi.MJ oh} K.,* O.N.d | 124 12.1 Dont Park.Horn.T C .pfd.70 WJ !00 H0 KO Riojnn.l.R.C.Co.Cm ‘ pfd.1141 UlJ 981 D.S S.& A.Ci U Sno Paulo." pfd.Saw.M.Cm .’ill 28 Dul.Sup." pfd K.C.P *P.c 4'i «7 Sh.W.A P.liai 1161 G.M C.Co, ino Sherwiti W “ pfd.iôi too " pfd 89 87 H.P.lec.Rv 155 147 St.Co.ofC, 31 J 31 H sv, Hlec.pld.00 " pfd.Toledo Ry.111.Trac, pd ni) 894 Tor.Ry .itéi m In.C.Coin.bd 40 Tri.City pf Twin City." pfd.“ pfd.Int.C.A C ’ 4Y iÔ71 '.06 SsminiDtt.M 80 w,india.L.of.wd.e.1441 141 Wltnt.Ry.745 " pfd 120 Wind Ht'l.v V-' *'A’•••••• ’ ••••••
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