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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 28 octobre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-10-28, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE-No.253 MOISTREAL.SAMEDI 28 OCTOBRE, 1911 UN SOU LE NUMERO .ABONNEMENTS: Edition Quotidienne ï CANADA ET ETATS-UNIS.S3.00 •NION POSTALE ÿfrOO Edition Hebdomadaire : CANADA.91-00 ETATS-UNIS .$1.50 ÜNION POSTALE .$£.00 Diredleur : HENRI BOURASSA Rédaction et AdminiitratioBi .71» RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRATION ^ ° r'.lfc 74ti REDACTION i FAIS CE QUE DOIS l Les illusions de Lord Grey Le dernier discours de lord Grey suscite encore dans la presse du Canada et de 1 Angleterre des commentaires très variés.On nous permettra d’y revenir avec quelque détail.A Londres, comme dans ses derniers discours canadiens, notre ex-gouverneur-général n’a* pu s’empêcher de discuter la participation éventuelle du Canada a la défense generale de l’Empire.Si l’on n’y prend garde, il aura tôt fait de créer une nouvelle légende et de persuader le public anglais que l’opposition des Canadiens-français est le fruit de l’ignorance ou de la peur.Au Canadian Club d’Ottawa, dans un discours qui tranchait étrangement sur ses méthodes habituelles, l’éminent homme d’Etat s est oublié jusqu a parler des femmes qui, dans les concessions de Québec, tremblaient au seul mot de marine.A Londres, tout en avouant que le sentiment d’opposition qui existe dans la province de Québec s’étend peut-être à d’autres provinces, ¦Ï a laissé entendre que cette opposition était, chez les Canadiens-Français, le résultat de l’ignorance où.ils sont de la véritable situation de l’Empire britannique.Lord Grey se trompe étrangement s’il croit trouver là la raison de 1 opposition que rencontrent un peu partout les idées qui lui sont chères, et il faut qu il soit un bien piètre observateur pour ne pas l’avoir constate pendant les années qu’il a passées chez nous.Nous aimons mjeux, cependant, croire que nous nous sommes étrangement mépris sur sa puissance d’observation que de le supposer capable de tromper délibérément l’opinion anglaise.# # * Que lord Grey veuille bien se donner la peine de feuilleter un peu l’histoire dé ces dernières années, et il constatera que l’opposition que rencontre, non seulement dans Québec, mais daas l’Ontario et les provinces de l’ouest, la politique nouvelle, s’inspire de sentiments qui sont parfaitement étrangers à la peur et à l’ignorance.C ’est, au contraire, parce que nous voyons clair dans la situation actuelle de notre pays et de la métropole, que nous combattons l’impérialisme militaire.Quels que soient le luxe des épithètes et la magnificence de la phraséologie impérialiste, ils ne nous dissimulent pas la réalité brutale : le fait que nous sommes pûrement et simplement un% colonie et que nous n’avons rien à dire dans la politique générale de l’Empire.Us ne nous dissimulent pas que le dernier balayeur des rues de Liverpool et de Londres a plus d’autorité sur la politique qui prépare et règle les guerres de l’Empire que le premier ministre du Canada lui-même ; car ce balayeur aide à choisir les députés de qui dépend le sort des ministres, auteurs de la guerre, tandis que notre premier ministre n’a qu’à regarder faire, de loin.pt nous en concluons qu’à une situation inférieure doivent correspondre des obligations inférieures.Nous sommes prêts, comme nous l’avons toujours été, à assumer les obligations qui incombent naturellement à une colonie: la mise en valeur et la défense de son propre territoire; mais nous nous refuosns à doubler ces responsabilités de celles d’un état souverain dont nous ne partageons point l’autorité.C’est la politique qu’ont suivi nos plus grands hommes d’Etat; elle est a*ssez bonne pour nous.• # • ** Lord Grey nous prédit aimablement que nous tiendrons, quelque jour, une place dominante dans le concert des nations britanniques.Peut-être; mais il sera temps alors d’accepter des obligations supérieures et'tjui correspondent à cette splendeur nouvelle.Du reste, que Lord Grey et ses amis le sachent bien : avant de modifier le système qui, depuis cinquante ans, maintient entre le Canada et la métropole de si cordiales relations, nous entendons savoir où l’on veut nous mener.Lord Grey commence à admettre que notre sentiment est peut-être aussi celui d’autres provinces.Cela ne fait pas le moindre doute pour qui veut regarder autour de soi et cela est conforme au simple bon sens.Le peuple canadien n’a pas le goût des courses à l’aveuglette.Si les Canadiens-français ont manifesté plus nettement et plus rapidement leur opinion sur ce point, c’est probablement, comme le disait l’autre soir encore M.Caban, qu’ils sont mieux que tout autre en situation de porter sur tous ces débats un jugement sain et dégagé de préoccupations extérieures.Us habitent ce pays depuis deux ou trois siècles; ils ne reconnais sent pour patrie que le Canada et ils ne courent pas le risque d’être aveuglés par les passions de race.Us pensent, sentent et jugent en vrais Canadiens.Et ils ne craignent pas, en affirmant leur sentiment, de se faire taxer de trahison envers leur race.Qui dira de combien d’Anglo-Canadiens cette crainte a fermé la bouche ?* * * Le temps est arrivé, cependant, pour les Anglo-Canadiens qui estiment que le Canada se doit d’abord à lui-même et que le maintien de sa politique traditionnelle,—la politique de Macdonald, de Blake et de Mackenzie,—-est essentiel à sa véritable grandeur, le temps est arrivé pour ces Anglo-Canadiens de parler haut et ferme.Ils ne veulent pas de la politique nouvelle: qu’ils aient, comme M.Biggar, comme le rédacteur du ILeekly Sun, le courage de le dire et de pas laisser croire qu’ils cèdent timidement à la pression des Frenchmen de Québec.Au cours de tout le débat de l’an dernier, notre journal n’a pas employé un argument qui ne puisse être utilisé par un Anglo-Canadien, et que nous n’ayons trouvé de fait dans les journaux de langue anglaise qui menaient la bataille à nos côtés.Notre politique, suite naturelle de celle que tous les partis canadiens ont pratiquée pendant le dernier demi-siècle, est commandée par la claire vue des réalités, p*r le sentiment des vrais intérêts canadiens, par le réalisme, politique le plus sain.Sur ce terrain, sous ce drapeau, il y a place pour les hommes de toute race et de toute croyance.Nous souhaitons que les Anglo-Canadiens s’y pressent chaque jour plus nombreux.Orner HEROUX.RECETTES.DEPENSES ET DETTES En somme le surplus de tren te millions que M.Fielding laissait au gouvernement Borden fera perdre bien du temps au nouveau ministre des finances, si celui-ci s’obstine à le chercher dans le trésor.• Le volume des comptes publies qui vient de paraître nous montre beaucoup plus facilement une augmentation de dette de trois millions de piastres en chiffres ronds.A première vue il semble impossible qu’un revenu de cent dix-sept millions de piastres n’ait pas suffi pour payer toute la dépense d’un pays do sept millions d’âmes durant la même période.Et pourtant les chiffres que l’on trouve au bas de la page deuxième du ' volume ne laissent aucun doute: $87,774,198.22 de dépenses ordinaires, $30,852, 963.38 pour la dépense extraordinaire, $284,892.04, payées en subventions aux chemins de fer.$2,949,196.72 pour au très dépenses font bien un total de $122,861,250.46 payées durant l’année 1910-11.Or, le revenu total n’ayant été que de $117,884,328.36, il s’en suit une différence en moins, un découvert ou un déficit, qu’on l’appelle comme l’on voudra, de, voyons » Dépenses .$122,861,250.46 Recettes .117,884,328.36 $4,976,922.10 Duquel il faut cependant déduire $1,203,416.40 attribuées au fonds d’amortissement, ce qui laisse un découvert net de $3,773,505.70.Et ce chiffre est pleinement corroboré par celui qui nous donne le montant de la dette nette ii la fin de l’année ,1911.Celle-ci était de $340,042,052.03 au 31 mars de cette année comparée à $336,268,-546.33, soit une augmentation de $3,773,505.70 depuis la date correspondante de 1910.A la fin de juin 1910, le Caua- BILLET DU SOIR Une Phrase Rassurante.“Moi, je ne désire pas vous voir.” A la bonne heure! Vais-je en rimer des poèmes, cet hiver! Et je les donnerai tous au “Devoir”, — puisque vous me dites les aimer, — en récompense de votre effacement.Si tout le monda faisait comme vous! Ne pas désirer me voir et, surtout, me le dire, c’est pour moi la tranquillité heureuse et féconde.Vous l’avez compris, mademoiselle, et peut-être avez-vous aussi con temple ma photographie dans les journaux.Rien ne me “coupe” l’inspiration comme de savoir qu’à telle heure je devrai congédier la muse, et si je suis surpris en tête-à-tête avec elle, c’est la déroute irréparable! Songez que je vis en sa compagnie du soir au matin, que je l’aime et que son absence me désolerait à mort.Vous en avez l'intuition, puisque vous écrivez cette phrase de tout repos-.“Moi, je ne désire pas vous voir.” Entre nous, vous ne perdez pas grand’chose, et vous me causez un plaisir énorme! Ce n’est qu’une de moins-, je le concède, mais je compte sur la contagion de l’exemple plus que sur mon désir si candidement exprimé! La société des hommes m’est indifférente, — entendez que je la supporte sans répugnance et sans.émoi! Je ne m’en occupe pas.Il n’en est pas ainsi des femmes: je les adore ou je les déteste, et ne préférant rien ressentir de semblable, j’aime être chez moi, paisible, fumant la pipe et rêvant devant un morceau de papier silencieux.“Moi, je ne désire pas vous voir.” Vous devez être charmante, mademoiselle, et pas comme les autres: je vous en félicite, en regrettant vivement de ne pas vous connaître, — tout comme Frimousse, qui est trop gentille pour venir, malgré mon invitation.empressée.Quant au reste, je suis à vous de tout coeur.Si ma prose ou mes vers vous plaisent, tant mieux.Il m’est agréable de vous l’entendre dire.Mais rien, entendez-vous, rien ne saurait m’enchanter davantage que ces deux mots tombés de votre plume : “Moi, je ne désire pas vous voir.” ALBERT LOZEATJ.Encore le Recensement Les plaintes ne cessent contre le recensement.Saskatoon est furieuse de l’énumération officielle qui ne lui donne que 12,000 âmes quand son recenseur municipal lui en comptait seize milles, il y -déjà un an.Victoria, dans la Colombie Anglaise, n’est pas plus satisfaite.Le “Colonist”, journal conservateur, mais très modéré, ne peut accepter comme exact le chiffre de 31,620, que constate le recensement.Il réclame au moins 40,000 âmes pour sa ville et cette évaluation est appuyée sur l’opinion de tous les hommes d’affaires de Victoria.11 demande une nouvelle énumération de la population, et il ouvre même une souscription à cette fin.Peut-être exagère-t-on, mais ce qui donne surtout prise au doute, c’est la façon dont les énuméra-teurs ont été choisis.En pleine Chambre, l’on a démontré que l’on choisissait plutôt des cabaleurs d’élections que des hommes compétents.M.Fisher eût mieux fait d’écouter les conseils de ses adversaires que les exigences de ses amis.?Son recensement coûte très cher et il ne satisfait personne.da devait, déduction faite de son actif, $258,497,432.77.Le régime Laurier a donc augmenté la dette nette de quatre-vingt-deux millions, en chiffres ronds, malgré l’énorme accroissement de re\-enus que la prospérité générale lui a donné.On dit-le nouveau ministre des finances décidé à faire de sérieuses réformes dans notre système de comptabilité.L’important est qu’il se laisse guider par une sage économie.Sans doute le pays a besoin d’être développé, mais encore faut-il que ce développement se fasse avec prudence et proportionnellement à l’accroissement de notre population.Et il nous semble qu’a-vec un revenu de cent vingt millions bientôt, il y a moyen, sauf les cas d’urgence, de pourvoir aux légitimes besoins du pays sans augmenter la dette qui, à son tour, augmente par le service des intérêts, les charges fixes qu’il faut ensuite acquitter à même le revenu.JEAN DUMONT.L’affaire Dandurand-Marsil Province de Québec, District de Montréal, COUR SUPERIEURE No.1226 Rendu ce 20è Jour d’Octobre, 1911 Président: Hon.Sir M.M.Tait, J.enC.L'hon.Raoul Dandurand, Demandeur VS La Publicité (limitée) ôtTancrède Marsil Défendeur La Cour, parties ouies sur la contestation avec le défendeur Tancrède Marsil, cutendu les témoins en Cour à l’exception du dit défendeur, examiné la procédure et les autres pièces au dossier et délibéré:— ATTENDU que le demandeur allègue entre autres choses qu’un journal du dimanche “Le Pays” a publié dans son numéro du 7 janvier 1911, un article contenant entr’autres choses ce qui suit: — “Où est allée la paire de rideaux “ de 26,000 francs que tout le “ monde a remarqués flans les sa-“ ions du pavillon Canadien à “ Paris, lors de la dernière exposition ?Où sont allés les tapis “ et les meubles de luxe que tant “de gens ont dû admirer?”: — que la publication du dit article fut suivie de la publication de deux lettres d’un appelé W.D.Scott dans le journal “D' Canada” du 16 et du 28 janvier, 1911, niant les faits mentionnes dans le dit article, ainsi que dans un second article du même journal “Le Pays” du 21 du même mois; — que le défendeur Marsil a publié sous sa propre signature dans un journal quotidien de Montréal “Le Devoir” le 6 février .1911, un article diffamatoire contre le demandeur reproduisant en substance les articles cf.H avaient été publiés clans “Le Pays”; affirmant que le demandeur était la personne visée par ce dernier journal et insinuant et voulant faire entendre que le demandeur avait commis des actes scandaleux.ATTENDU que le défendeur a par sa défense admis avoir publié ie dit article du 6 février, ajoutant en substance que lorsqu’il a publié cet article chacun savait que c’était le demandeur que visait les articles du journal “Le Pays”; qu’il n’a pas insinué ni fait entendre que le demandeur a commis les actes qui y sont mentionné, et qu’il a publié cet ar tide dans l’intérêt public et du demandeur lui-même.ATTENDU que cette dernière partie de la défense du défendeur fut renvoyée sur défense en droit.CONSIDERANT que le dit article du 6 février 1911, est diffamatoire; que le défendeur n’a ni allégué ni tenté de prouver la véracité des faits qui y sont mentionnés; que le demandeur a établi par le dit W.I).Scott, l’un des Commissaires du Gouverne-, ment du Canada, à la dite Exposition, par l’architecte J.O.Marchand, qui a fait les achats des meubles et tentures et par le Secrétaire-Trésorier de la dite Commission, L.A.Cusson, qui a payé ces achats, la fausseté absolue des accusations et insinuations qui avaient été portées contre lui ; que rien n’a été acheté par la Commission chargée des intérêts du Canada à l’exposition de Paris, qui ne fut d’une grande simplicité, que spécialement il n ’y eut pas de rideaux achetés valant plus de* six dollars et que rien n’a été détourné par qui que ce soit.CONSIDERANT que le demandeur a déclaré à l’audience qu’il ne tenait pas tant à une forte condamnation pécuniaire contre le défendeur qu’à un jugement le vengeant des accusations mensongères publiées contre lui; CONSIDERANT que le demandeur a prouvé les allégations essentielles de sa déclaration.Maintient l’action du demandeur, déclare que le dit article écrit et publié par le défendeur Tancrède Marsil dans “Le Devoir” du six février 1911, était, à l’exception du fait que le demandeur était la personne visée dana les articles du “Pays”, faux, diffamatoire et dommageable au demandeur; mais avant d’adjuger sur le montant des dom mages .ordonne et condamne le dit défendeur Tancrède Marsil de publier ce jugement interlocutoire sous treize jours d’aujourd’hui, à ses propres frais, dans le dit journal “Le Devoir”, et réserve d’adjuger sur les autres conclusions de la déclaration du demandeur.(Signé) y.M.TAIT, J.en Chef, C.C.S.L’invitation de Manchester M.Laurier ne vas pas à Manchester.Au groupe de Franco-américains qui lui ont renouvelé leur invitation, sir Wilfrid répond qu ’il prend note de leur missive et qu’il ne peut rien dire de plus pour le moment.Sir Wilfrid s’est-il enfin rendu compte de l’exploitation que l’on veut faire de son nom là-bas comme ici?L’on nous écrit, en effet, que le motif qui dominait dans l’invitation de Manchester relevait plutôt d’un intérêt politique que d’un sentiment d’admiration pour l’ex-premier ministre du Canada, Manchester est une ville où l’élément français est considérable, et de temps à autre certains personnages de l’endroit sentent le besoin de réaffirmer leur prestige toujours chancelant pour en imposer aux politiciens américains.Us s’adressent aloi-s aux Canadiens les plus susceptibles de provoquer la sympathie de leurs compatriotes franco-américains et le tour est joué.Il a réussi quelquefois, mais il commence à être usé, et c’est probablement pour cela que sir Wilfrid instruit de ce qui s’est passé à Holyoke ne veut pas s’exposer à quelqu’aventure qui pourrait tourner au ridicule à force d’être répétée.J.D.Simple respect de parole Le Canada regrette que M.Monk ne dise pas à ses électeurs si c’est M.Borden ou lui qui a capitulé sur la question de la marine.Les électeurs de Jacques-Cartier ne demandent pas d’expliquer ce qu’ils savent aussi bien que tout le monde.Pour ceux qui suivent la politique, il est connu et depuis plusieurs mois avant les élections, que M.Borden a proposé lui-même une résolution comportant la consultation populaire avant toute entreprise navale de nature permanente.C’est ce que voulait M.Monk.Ni l’un ni l’autre n’a donc eu à capituler.Us ont simplement respecté leur parole.Bravo, M.Gouin ! M.Gouin a virtuellement promis aux délégués de l’exposition d’hygiène infantile que le gouvernement provincial mettrait à leur disposition une somme de $5,000.11 a même paru trouver leurs exigences trop modestes.Nous félicitons le premier ministre de ce mouvement.L’oeuvre qu’il veut aider mérite toutes les sympathies et il peut être assuré que son geste d’hier ne lui vaudra que des remerciements.Aux différents corps publics et aux citoyens maintenant de suivre cet exemple ! Sur le Pont d’Avignon.L’n proverbe tripolitain dit: “Vous ne pouvez échapper à votre sort, même si vous êtes monté à.cheval.’’ M.liorloilphe Lemieux en sait queUpio chose, lui, qui, ministre, et candidat dans deux comtés, est devenu simple député dans un comté libéral.Il a tout perdu, sauf los $en rendu.Qu’il nous suffise de dire que Aille Bouthillier s’était chargée de la partie musicale et qu'elle en fit un eiccès comme toujours.Son morceau [l’ouverture fut part.iculièremen't brii lant et mérita les plus vifs applaudissements.Mlle A.Godbout, présidente active, infomia l'assemblée, qu’à l'avèair, les réunions du conseil auront lieu a ta sulle LL au Monument National, où notre bibliothèque sera transportée sous peu.Elle invita les jeunes filles qui peuvent disposer de quelques livres, à les adresser à Mlle Maillé, bibliothécaire, pour enrichir notre bibliothèque.Un vote de remerciements fut ensuite adopté à l’adresse de M.l’abbe Gauthier pour l’usage gratuit, depuis plusieurs mois, d’une salle au No bill, rue du Champ-de-Mars, où les réunions du conseil avaient lieu précédemment.Mlle Godbout informa également l'assemblée du projet d’organisation d’un concert qui aurait lieu cet automne au profit de la.bibliothèque.L’idée parût excellente et rencontra l’approbation générale.L’assemblée approuva également le orojet de faire faire, des insignes poulies membres de l’association, lesquels seraient vendus à un prix très minime.— de même qu’un certain nombre lie papiers-buvards qui seraient distribués dans tous les bureaux de la ville; rc qui serait une excellente réclame pour notre association.II y eut intermission dans le programme pour entendre Mlle Dubois qui chanta d'une fort, jolie voix "Jeanne d’Are au bûcher" et mérita les honneurs du rappel ; aussi les applaudissements ne lui furent-ils pas ménagés.Puis vint la partie intéressante et instructive du programme : la conférence de AT.l’abbé Gauthier, aumônier de notre association, sur un sujet historique qu’il possède û fond "La défaite de Napoléon 1er à Waterloo Que dire do cette conférence '! Tout ou rien.Or, comme je ne me sens j pas do force à la relater sans m'exposer à faire injure à l’histoire, je préfère parler du conférencier qui nous u tenues, encore une fois, sous le charme de sa parole éloquente, avec une grâce et une bienveillance dont nous ne saurions trop le louer.11 nous a décrit les péripéties de cotte journée mémorable avec une clarté et une précision admirables.On aurait pu croire, en l'écoutant, que M.l'abbé avait été le témoin oculaire tie cotte bataille funeste au Grand Conquérant qui n’avait connu jusqu'alors que | la victoire.Le U juin ISIS vil le j Triamphc des armées anglo-prussien- | aee sur les armées françaises, et dès | lors, Napoléon sentant son étoile polir et ses forces quelque peu l’abandonner, retraita vers Paris pour de là tomber quelque temps après, aux mains des Anglais qui le firent prisonnier.comme on sait, à l'Hc Ste-Hélè-no qui devint son tombeau.T.a Divine Providence en avait décidé ainsi et nous devons nous incliner devant ses décrets qui sont impénétrables ; toutefois les évènements qui ont signalé le règne du Grand Empereur des Français font encore l’étonnement et l'admiration des peuples qui (liment à se les rappeler parce que celui qui les a déterminés en quelque sorte, portait au front l’auréole du génie et que son nom est passé à la postérité.Mlle la Présidente de la séance se fit notre nterprete auprès de M.l'abbé pour lui exprimer notre reconnaissance d’avoir fait revivre, pour nous, une page si intéressante de l'histoire de France.L'assemblée adopta ensuite une résolution de condoléances à, l'adresse do Mlle L.Larivière, ex-vice-présidente de notre association, à l’occasion du décès do sa grand’mère qui lui tenait lieu de mère et pour laquelle elle avait une profonde affection.Toutes nos sympathies lui sont acquises dans cette grande perte.' Après le tirage du prix de présence gagné par Mlle Laberge, la séance fut levée.LKt» ECOLES MENAGERES l’RO VINCIALBW (liv.'orporées pac acte de la Legislature Provinciale, 1006), Il rue Chureli.Téléphone de l'école: Est .1706; téléphone de la directrice: Es! HA?.Lundi, à 10.30 a.m., eours do’modes, 6 leçons, $1.00.Hoirare des -ours: Mardi.— Cours de cuisine, à lo heures a.m.Prix d’entrée.2ôc.Menu: I.11 lût res gratinées; 11, Pigeon aux petits pois; IJI, Salade de pommes do terre; IV.Beignets : oufflé?.Mardi, S heures p.m.-AMurs de cui-: inr particulier aux sociétés, fédérées (Fédération Na!inns le .^aint Jean-ldap-' istc).Jeudi, à 10 heures a.m.—Cours de cuisine.Prix d’entrée) 25c.Jeudi soir, à 7 heures 30.— Cours de cuisine.Prix d’entrée, 10c.Menu: I.Pâté de ménage; 11, Gâteau aux .iii-uides et au chocolat.Coupc, couture et lingerie.— Lundi soir, ii 7 heures 30.Mercredi matin, à lu heures.6 leçons $1.00.Broderie, ouvrages d’agrément.— Mardi, à 2 heures p.m.Prix: 6 leçons $1.00.(Sur demandé).Vendredi soir.— Cours des gardes-malades de i'Hôtel Dieu.HOPITAL SAINTE-JUSTINE POUR LES ENFANTS A partir du 1er novembre prochain, le dépôt de “goutte de lait, No 773 rue Eagauchotière Est, sera fermé pour la saison d’hiver.Pour toute information à ce sujet, s’adresser au No 1107 avenue De Lori-iiiier, Tel.8t.Louis .'ï!)3.j.Dispensaire No 1107, avenue De Lo-limier, tous les jours do la semaine à 10 heures.La maison de nouveautés Filiu Irault et Lesage, 120 133 boulevard 8t-Laurent, est au premier rang parmi nos maisons ranadicnos françaises, et c’est aussi une des plus anciennes.Dirigée avec une compétence par-faite, en vue de toujours donner aux clients la plus coimplète satsfaction.elle a su mériter l’enviable position qu’elle occupe aujourd’hui.Elle -st renommée pour la haute qualité des marchandises qu’elle offre à sa clientèle, dans les nouveautés et modes, mais elle s’est caquis une réputation toute particulière pour l’immense et incomparable choix qu'elle offre dans les tapis, prélarts, carpettes, portières, rideaux, tentures et autres articles d'a-uieublomcnt.C'est ainsi que ces jours derniers, elle a fait des achats considérables dans toux les grands centres producteurs — car elle achète directement— avant la hausse, afin d'être en mesure il’offrir à sa nombreuse clientèle le choix le plus varié et le plus nouveau à des prix que seule elle peut offrir Cet achat avant la hausse représente une économie de 12 1-2 pour cent.MM.Eiliafrault et Lesage ont l’intention do faire bénéficier leurs clmnts de cet to chance dont ils ont su tirer profit.C’est une rare aubaine pour ceux qui songent à renouveler la toilette de leur maison.Ms trouveront là tout ce qu ils peuvent désirer, n’ayant que l’embarras du ehoix et ils pourront réaliser de notables économies.Qu’ils aillent donc en toute confiance à notre populaire meison canadienne, française, avec la certitude d’obte r.ir ce dont ils peuvent avoir besoin.La maison Filiatrault et Lesage tient toujours ce qu’elle promet.Tone les jours: médecine, lundi et I vendredi: yeux, nez, gorge, oreilles.-Mardi: maladies de la peau.Mercredi cl vendredi: chirurgie.Jeudi, dentiste.Dispensaire Saint-Pierre, 217 rue Visitation, le mercredi à 3 heures.Goutte de lait, Jle-mie de bureau.Professeur: Mlle Irène Joly.l/os premières leçons de la série se rapportent spécialement nu style commercial et nnx bureaux de commerce en général.Les élèves sont beaucoup plus nombreux que l’année, il y a de la place cependant pour un nombre additionnel.Nous recevrons donc les nouvelles inscriptions samedi soir daui la salle No 10.l/ti ventp des rapides des Chats, à un associé de M.Harty, ancien député libéral de Kingston, soultr ve dans la presse d’Ottawa des protestations rendues plus vives encore par le fait que c'est, de tous les pouvoirs d’oau de la région, le seul que la capitale pouvait acquérir avec facilité pour son éclairage électrique.Cette vente a été faite par le gouvernement libéral dans les quinze jours qui se sont écoulés entre sa défaite et.su démission.En ]88d, M.Harty et.deux associés achetaient du gouvernement ontarien des îles situées aux rapides des Chats.M.Harty obtenait en même temps les droits qu’avait, la.province aux (‘aux environnantes pour fournir la force motrice aux usines qu’il pourrait construire dans ces îles.Il y a quelques années, M.Harty achetait la part de run de ses associés.ce qui le rendai tmaîtro des deux-tiers de la propriété.C’est donc avec lui qu'Ottawa devra négocier l'achat du pouvoir d’eau s’il en a besoin.C’est au troisiè-me associé de M.Harty que le gou vcrnenient fédéral vient de vendre le poüvoir.Une des îles les plus importantes des rapides est Tije Victoria.Ce premier contrat la donnait ii M.Harty, moins un droit, de passage et quelques âcres que le gouvernement ontarien se réservait pour y faire passer sa glissoire à bois, l/c gouvernement Laurier vient de vendre cette réserve au syndicat Harty, mais on ne fait pas mention du pouvoir d’eau.Par suite de la configuration de la région et do la façon, dont les autres pouvoirs d eau spnl possé-.dés, le pouvoir de l'îlo Victoria est le seul qui peut être développé séparément.Sans la glissoire, M.Harty ne pourrait rien faire.Avec la glissoire, il n’a, qu’à construire une muraille pour développer le pouvoir.A l’heure actuelle.on peut obtenir 15,000 chevaux-vapeur, ce qui suffirait aux besoins d’Ottawa pendant une génération.Quand les dignes du haut Ottawa seront terminées, ou pourra obtenir 50,000 chevaux-vapeur.Il y a aujourd’hui une pente naturelle de HH pieds et il suffirait d’un peu d’ouvrage pour porter eette pente à 50 pieds.Le terrain dans cotte île vaut peut-être $5 l’âcre et cependant l’associé de M.Harty a payé $200 l’Acre.On ne fera croire à personne que M.Harty et sou associé ont payé 4000 pour cent de plus (pic la valeur réelle d’une île .abrupte improductive et presque inaccessible pour se contenter du terrain seul.Lès libéraux prétendent que la vente faite sans soumissions et sans annonces était dans l'intérêt du publie, mais si le gouvernement avait tant le souci des intérêts d’Ottawa, pourquoi obligeait-il la capitale à recourir à une expropriation quand il pouvait lui céder directement, le pouvoir d’eau?A Ottawa, on demande au gouvernement actuel de chercher par tous les moyens légaux possibles à résilier cotte vente.AUX ETUDIANTS EN MEDECINE Noms attirons l’attention sur notre Mnok d’Instruments et aeoeasoire* pour .Médecins et Etudiants.Nous portons un assortiment considérnblb d.Saint-Gabriel.Duvernay.Saint-Henri.Sainte-Cjnégonde.Mont-Royal.H DeLorimier.‘jf* Laurier.J-i Huberdouu ot Jonction de Montfort pren* entreprise» de la compagnie ou aucune partie dront ce train nu retour.•- ™n-—8 P
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