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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 5 juillet 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1930-07-05, Collections de BAnQ.

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Volume XXI — Numéro 153T Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA .$6.00 Etats-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA 2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Directeur.HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS f Montr&d, samedi S juillet 1930 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL » TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUITS Administration! .HArbour 1243 Rédaction • * it HArbour 3679 Gérant .'• » HArbour 4897 I! faut des inspecteurs de tramways municipaux En marge d’une protestation du Conseil des métiers et du travail A la dernière réunion du Conseil des métiers et du travail on a formulé des plaintes contre l’insuffisance du service des tramways et il a été résolu de saisir le conseil municipal de la situation.Les pertes de temps sont fréquentes, dit-on, à tel point qu’il arrive couramment que certains ouvriers sont incapables d’arriver à l’heure fixée à leur travail.Les conséquences en paxeil cas sont sérieuses^ surtout à une époque où le chômage est assez général et le ralentissement du travail plus général encore.Mais ce n’est pas le seul inconvénient des espacements de tramways.L’entassement en résulte nécessairement.Et cet entassement est très préjudiciable au confort, voire à la santé des voyageurs, et il offense, de plus, toutes les convenances.Mais toutes les plaintes que l’on peut formuler contre cet état de choses sont aisément réfutées par la compagnie parce qu’elles manquent des éléments indispensables d’une bonne enquête.Ce sont des constatations individuelles isolées et qui parfois manquent de précision.Il est facile de leur opposer des statistiques précises, des faits concrets portant sur l’ensemble du réseau, enfin, tout l’attirail des réfutations officielles.Il n’y aura de remède à cela que lorsque l’administration municipale, qui se déclare indépendante de toutes les compagnies d’utilité publique et semble se préparer même à les frapper d’une taxe d’expropriation, aura rétabli le service d’inspection que nous réclamons depuis longtemps.Il y a quelque dix ans, avant le nouveau contrat des tramways, la ville possédait son propre corps d’inspecteurs qui pouvait lui faire rapport sur les interruptions de service, siur les accidents, sur l’encombrement des voitures, etc.Le conseil ou le bureau des commissaires étaient alors exactement renseignés sur le mouvement des voitures de la compagnie qui assurent les commodités de transport du gros de la population.Ce fut de la part de ceux qui dirigeaient alors les destinées de la Montreal Tramways un coup de maître que de faire tomber ce système de surveillance, que de crever les yeux des autorités municipales.On n’y vit dans le temps que du feu, mais la situation du conseil serait aujourd’hui bien différente de ce qu’elle est s’il était en état de contrôler jour par jour et grâce au rapport de ses propres agents les chiffres de la compagnie.Ce service devrait être établi.Nous comptons que la nouvelle administration ne manquera pas de le faire.Sans quoi elle restera désarmée, comme l’ancienne, quand lui parviendront les justes doléances des contribuables.' M.le maire, lors de la dernière campagne, déclarait avec une bonhomie qui le faisait pardonner qu’il avait omis de s’occuper de la question de la congestion.Mais c’était, disait-il, de la faute des contribuables qui l’avaient laissé s’endormir.Soit.Les contribuables sont souvent assez apathiques pour hésiter à prendre le téléphone et à tancer leur échevin.Mais ils ne devraient pas non plus être tenus de le faire.Ce système-là, c’est celui que les Anglais caractérisent par une formule: Let George do it.Dans le cas présent.George, ce devrait être le fonctionnaire municipal, chargé de faire cette police et payé pour cela.Nous croyons donc que le maire devrait suggérer à l’administration, qui lui doit son existence, de rétablir le service des inspecteurs de tramways.* * * Voilà le devoir des autorités municipales.Le devoir de la compagnie des tramways est clair.On a pu voir par maintes déclarations récentes qu’elle s’apprête à demander à la ville de Taider à construire un service de transport souterrain, soit en garantissant ses obligations qu’elle devra émettre, soit en autorisant une forte élévation du tarif.Elle aurait tort de ne pas essayer de se concilier le bon vouloir de la population en négligeant de donner à celle-ci un service parfait.Or elle pêche sur plus d’un rapport.JElle.se montre incurablement hostile à l’autobus.Cependant elle trouvera un grand nombre de marchands pour prétendre que la congestion de la rue Sainte-Catherine centre où l’on veut interdire le stationnement (à notre avis, on ferait bien, mais nous donnons ici l’avis de certains marchands) est causée, en grande partie, par la circulation de ses voitures sur leurs rails rigides.Les autobus, même si on devait en mettre trois fois plus que les tramways, causeraient bien moins de congestion à raison de la souplesse de leurs mouvements que les lourds véhicules métalliques, qui bloquent, sans cesse, le centre de la chaussée.Le Conseil des métiers et du travail s’est aussi plaint de l’impolitesse de certains employés.Plusieurs correspondants avaient exprimé ici les mêmes griefs, ce qui avait provoqué l’ire de certains employés syndiqués.Il est aujourd'hui intéressant de voir que les frères de ceux-ci dans l’internationale pensent exactement comme nos correspondants.Mais nous ne voudrions prendre à notre compte l’affirmation ni de nos lecteurs ni des membres du Conseil des métiers et du travail quant au manque de civilité des wattmen et conducteurs.Ceux-ci, pensons-nous, sont moins impolis qu’ahuris par les longues heures de travail doublées d’un encombrement formidable à certaines rues.Or, encore une fois, — c’est peut-être la centième ! — cet encombrement — et on en aurait la preuve par une enquête indépendante faite par des inspecteurs municipaux — serait réduite à presque rien si on faisait usage des voitures électriques avec balladeuse (tramways doubles).Pourquoi ne veut-on pas en généraliser l’usage, pourtant économique?Est-ce pour démontrer que la congestion est telle qu’il faut absolument construire des souterrains?Mystère! Enfin, comment peut-on espérer que les employés soient très soucieux de la politesse depuis le one man car?Ce one man oar paraît avoir été institué pour servir d’école d’impolitesse.C’est le cafetaria ambulant dans lequel le voyageur se sert lui-même (quand il n’est pas serré par les autres), comme il le peut.Il lui est impossible d’entendre le nom des rues.Les sièges ne sont que pour une personne et demie.Le conducteur-iucféfmon, bien plus ivattman que conducteur, ne lui rend pas le moindre service.Si, par maladresse, celui-ci laisse choir une pièce en faisant la monnaie, il marmotte une excuse— et laisse le voyageur courir après à quatre pattes en dessous des banquettes.Le one man car peut être en honneur dans les villes américaines; il n’en reste pas moins indigne d'une ville civilisée.Et, en somme, pourquoi existe-t-il à Montréal, sd ce n’est uniquement pour démontrer que la compagnie des tramways, derrière le solide écrap québécois de la Commission des tramways, se moque du public, puisque le tramway dit one man car a été interdit par une résolution du conseil municipal?De plus, le one man car, par un illogisme qu’il est absolument impossible d’expliquer, a été lancé au moment où la compagnie s’évertuait, disait-elle, de concert avec la commission, qui la contrôle à peu près comme le cheval contrôle son cava- lier, pour gagner du temps à rembarquement et au débarquement des voyageurs.En réalité, il n’y a pas de système plus lent dans cette double opération que celui du one man car.Et on a eu soin de faire circuler ces voitures sur .les mêmes lignes que celles de l’autre type, de sorte que chacun de leurs arrêts se répercute par un retard égal pour tous les tramways.Qui pourrait nous expliquer le mystère de ce fonctionnement sinon illégal, du moins condamné par le conseil, mandataire de là population de Montréal, des tramways à employé unique ?D’autant plus que leur exiguïté est telle que ie confort des voyageurs est plus misérable dans ces chars que dans les tramways de- tous les autres types, A supposer que la compagnie plaçât des bestiaux dans une de ses voitures jusqu’à un degré d’encombrement égal à celui atteint par les voyageurs humains tous les jours, qu’est-ce qu’elle prendrait si elle était assignée devant le recorder Semple par la Société protectrice des animaux?* Tous ces faits-là, et qui sont quotidiens, devraient être contrôlés pa'r un corps à nous — et non pas à Québec, comme la Commission des tramways.Voilà pourquoi M.le maire devrait faire nommer des inspecteurs par le comité exécutif.Car nous voulons savoir où nous en sommes avant d’engager de grands pourparlers au sujet de l’encombrement des rues, des interdictions de stationnement et de la construction des voies souterraines.Louis DUPIRE 1.9 actualité En croisière Pendant que, sur terre, un peu partout dans le pays, ex-ministres, ex-députés et candidats de toutes les couleurs de Varc-en-ciel, ouvraient le premier feu de leurs batailles électorales, les maires et les mairesses, les échevlns de la province, se faisaient ballotter à qui mieux mieux par le fleuve et le golfe St-Laurent.Durant sept jours et huit nuits, comme de grands bébés qui ne veulent pas dormir, Us se sont fait bercer par les vagues capricieuses et se sont cachés sous les épais draps de brume pour ne plus entendre la chanson triste de la sirène ,.On peut dire que "le voyage annuel des municipalités", inauguré il y a douze ans, chez nous, fait partie maintenant de nos usages: sans vouloir en rien nier te travail important qu’y font les divers délégués des municipalités de la province de Québec, on peut affirmer que ce congrès annuel est un événement mondain.Les directeurs de I’Union des Municipalités avaient mis au programme, cette année, une croisière à Terre-Neuve et aux Iles Si-Pierre et Miquelon, à bord du vapeur Arcadian.Ce grand vaisseau —un personnage dans Vhistotre maritime contemporaine puisque, lors de la guerre de 1914-1918, il a été pendant deux ans interné dans un port d'Allemagne— portait dans ses flancs à peu près tout ce que notre province peut compter de personnages et aussi de nullités municipales.La brume et les vagues, jalouses, tentèrent de lui enlever sa charge et retardèrent sa course vers l’embouchure du golfe.Après bien des efforts, bien des luttes, le navire parvint à bon port: Il se reposa un peu à Terre-Neuve puis ramena ses hôtes, du plus vite qu’il put, à leurs administrés.Voilà le dernier voyage des municipalités considéré du point de vue de la monture; reste le point de vue des cavaliers! ce n’est pas le moindre.En soi, le voyage était intéressant tant par la qualité du but fixé que par la qualité des passagers Inscrits; mais, a-t-il été réellement intéressant?C’est une autre histoire.Si l’on questionnait les quelque quatre ou cinq cents personn** qui étaient d bord de /’Arcadia, je suis sûr (pour avoir un peu tenté l’expérience) que la moitié au moins répondraient qu’elles ont été déçues, à cause du temps qu’il a fait.Et pourtant, la croisière à Terre-Neuve a été des plus agréables, n’en déplaise aux grincheux et aux mécontents.J’irai même plus loin; la croisière a été d’autant plus agréable qu’il y a eu plus de brume, plus de roulis et de tangage, {lus de retard, et plus de sirène.rn voyage en plein soleil du premier jour au dernier, sous un ciel sans cesse radieux, une mer constamment calme, et un programme suivi à la lettre, eût été, en effet, de la dernière banalité, de la plus parfaite monotonie.La croisière des Municipalités, au contraire, a été pleine d’imprévu: départ de Montréal sous un ciel A peine dégonflé; arrivée à Québec retardée d’un peu plus d’une heure; brume, pluie, mal de mer, concerts contre-mandès, réceptions manquées et d Terre-Neuve et à Saint-Pierre; retour précipité, tempête à bord, petite gribouille entre certains èche-vtns de Montréal et des représentants de Québec; enfin pour terminer, malles Aventrêes et vidées de leur précieux contenu par les douaniers; n'en votlà-t-il pas assez pour donner à un voyage un cachet des plus rares?Il y a toute une catégorie de gens qui ne savent pas tirer bon parti des petites mésaventures de la vie: partout ils volent du noir, de la pluie, des nuages.Je les plains.Ainsi, j’en al connu de ces pauvres êtres bilieux au cours du dernier congrès.Je n'ai pas assisté d leurs préparatifs de départ de Québec ou de Montréal; mais j'imagine qu’ils ont dû maugréer au moins deux ou trots jours avant d’embarquer en se demandant s'il ferait beau ou s’il ferait mauvais, s’il y aurait A bord du monde qui aurait "du bon sens" ou non, s’ils auraient le mal de mer ou s’ils s’en sauveraient, enfin un tas de "si" qui leur gâtait dêjA A l'avance la croisière.Puis, après avoir payé leur cabine avec un serrement de coeur, ils se sont embarqués, et pendant tes deux premiers jours Us ont énervé leur entourage avec leurs multiples remèdes et recettes contre le mal de mer.Les trots autres jours, ils les ont passés, enfermés dans leurs cabines, A maudire la brume, la pluie et la sirène.Ils ont, enfin, employé le voyage de retour à dénigrer les organisateurs, à déplorer la lenteur du vaisseau, à se demander comment il pouvait bien y avoir de maisons brûlées durant leur absence.Heureusement, tous les excursionnistes que portait /’Arcadian n’avaient pas la même constitution maladive ni la mégie façon d’envisager les choses.Ceux-ci ont pris de l’excursion tout ce qu’ils pouvaient en prendre.Pas de soleil au ciel?Us s’en sont mis dans les yeux.La brume était gri se?Ils ont trouvé un plaisir déli deux à voir le nez du navire déchirer le rideau opaque sans cesse tendu devant lui.La sirène se la mentait?Us étouffaient ce cri de leurs chants et de leurs orchestres improvisés.Les vagues les rou latent?Ils se laissaient rouler en riant, se moquant d’elles.Pour leur montrer qu’ils n’en avaient pas peur, ils se plongeaient même, jusqu’au cou, dans Veau salée de la piscine.Le soir, leurs jambes, qui avaient arpenté mille fois les divers ponts du vaisseau, trouvaient encore assez de vigueur pour bat tre en cadence au son de l’orchestre du poW.El $ 'été ainsi pendant huit jours : pendant huit fours, ceux-là se sont reposé la tête, à défaut du corps; ils ont approvisionné leurs poumons d’air pur, empli leurs yeux d’horizons inconnus, leurs âmes, d’impressions neuves.Ils reviennent, eux, contents de leur voyage, contents des compagnons qivils ont connus, et plus courageux pour reprendre la tâche quotidienne.Comme ces quelques impressions jetées hâtivement sur le papier semblent se terminer sur un air de morale à la façon du Bonhomme La Fontaine, il y faudrait mettra le point final en disant que la vie est ce qu’on la fait, que le meilleur moyen de ne pas la trouver à charge est de la regarder en souriant toujours, malgré la brume, les orages, la pluie, le noir et les vagues démontées.Lucien DESBIENS ce malaise industriel et commercial, aux Etats-Unis c’est, selon Babson, “la crise «énérale des affaires”, dans l’univers entier.Babson devrait savoir mieux que cela; ne lit-il donc pas les discours de M.Bennett?Il aurait vu que tout cela, c’est de la faute de M.King, de M.Lapointe, de M.Cardin, de M.Hinfret, de M.Dunning, de M.Malcolm, de M.Ralston, de tous ceux qui ne sont pas ultra-protectionnistes aux Etats-Unis et au Canada.Si pareille situation industrielle et commerciale existe aux Etats-Unis, pays par excellence d’un protectionnisme qui devrait, à supposer que nous l’adoptions, régler ici tous nos problèmes sociaux, cela ne doit pas être imputabb aux Américains, mais < leurs voisins.Haro sur M.King, et que Babson lise dorénavant Baruch.pardon, Bennett.Alfred Lingle Bloc-notes C’est le nom de cet employé de la Tribune de Chicago que des bandits abattirent en plein jour d’un coup de pistolet automatique, dans les rues de cette ville.D’où grand émoi dans la presse de l’endroit, promesses de récompenses nombreuses à quiconque dénoncerait l’assassin, etc.Lingle était, à ce que dit d’abord son journal, un homme honnête, chargé par la Tribune de se tenir en contact avec la police et les chefs de bandes, pour savoir ce qui se passait dans ce monde spécial et le dire à son journal.Or, une enquête menée depuis trois semaines dans ce inonde, ainsi que sur les affaires privées de Lingle, démontre que la bonne foi de la Tribune a été surprise, Lingle, qui gagnait $65 par semaine à son journal, avait partie liée avec certains chefs de bandes; il touchait de l’argent de sources suspectes; il déposait souvent à la banque, en argent, — jamais en chèques, — des sommes variant de $100 à $5,000; il spéculait à la Bourse où on lui a découvert un compte au crédit duquel il eut à un moment donné, plus de $85,000; il était dans les meilleurs termes du monde avec Capone, un des plus grands exploiteurs du centre américain.Ce n’était plus, comme a dit d’abord la Tribune, “un soldat mort au champ de bataille”, mais un informateur pris entre une police corrompue et des chefs de racketeers qui exigent tribut de maisons de jeu, de prostitution et de tripots de tout genre.Placé entre deux groupes de bandits hostiles l’un à l’autre, soupçonné d’avoir commis des indiscrétions et d’avoir lui-même commencé de prélever pour son propre compte de l’argent dans le monde de la pègre, il a payé de sa vie son imprudence et sa concurrence.Il a été abattu comme un vulgaire gangster pour terrifier les autres.Et, tandis que Chicago s’agite pour trouver le meurtrier, les bandits continuent de se tirer dessus, à Chicago et à Détroit, on se bat A coups de pistolet dans certaines rues de ces deux villes et la Tribune doit, dans un article de tête, expliquer que Lingle n’a jamais été un nouvelliste, mais un louche informateur à son emploi Ùui l’a trompée et a usé de méthodes condamnables.Triste aventure et qui montre comme le vice met ses agents jusque dans les milieux où l’on travaille sincèrement à le combattre et à le réprimer.Un danger C’est M.King.De la dernière circulaire de la Babson s Statistical srgonization, (30 juin), nous détachons ces informations sur les Etats-Unis: il y a eu 11.6 pour cent de moins d’em-1 au parti républicain, ce qui serait Le directeur d'un quotidien de Portland, Maine, vient de parler, dans une université de l’Iowa, des relations de la presse avec la politique.Le nombre des quotidiens se contracte de plus en plus, dit-il, les financiers achètent celui-ci, celui-là, et, sous prétexte de faire des fusions de journaux, en suppriment un peu partout, avec ce résultat que bientôt presque toute la presse américaine sera aux mains de gens liés TRIBUT AUX MARTYRS Ornez d’un pourpre éclat leur pompeux mausolée.L’oslension du sang aux parois étalée Dira mieux le bienfait gagé par leur combat.Il fallait qu’un baptême de ce prix lavât La longue iniquité du sol, que te mystère Du sang donné troublât les veines de la terre! Prédestinés, qu’ils soient bénis, puisque par eux, S’est offert sur nos champs le rite douloureux! Comme ils avaient connu la fièvre de ce rêve.Depuis l’heure où leur barque omit touché nos grèves! Déjà quand ils traçaient leur consumant labour.Us méditaient l’engrais sublime de Vamour.[épaules.Quand sur l’emblave immense ils courbaient leurs En rêvant de moissons qui rejoindraient les pôles Et viendraient embrasser F extrémité des mers.Déjà, sous le terroir des récents univers.Leurs songes fomentaient ta source jaillissante.Déjà tes Saints ouvraient ta fontaine béante De leurs coeurs triturés, de leurs sanglantes chairv^m La hache n’a plus fait qu’asperger les déserts Au jet pressé de leur fécondé meurtrissure.Et les ruisseaux jaillis ont grandi sans mesure.Des fleuves ont couru jusqu’aux mondes lointafnsi Charriant la semence ardente de chrétiens.Fixez au marbre neuf ces fleurs pariétales.Couvrez, couvrez le mur de rougeoyants pétales, C’est la fête du sang sauveur.De Golgotha L’eau du salut ruisselle aux bords du Canada.Au tribut conviez VEglise maternelle.Tout ce qu’ils nous donnaient, ils l’avaient reçu d’elle.Seule, elle soldera le prix de leurs travaux.Par ses autels dressés au seuil de leurs tombeaux.Conviez la Patrie.Il sied qu’elle révère Le sacrement nouveau de son premier calvaire* Qu’à ses fils les plus forts elle jure Vencens.Le retour assidu de ses voeux incessants.Et n’entoure jamais de veilles attiédies Le coeur brûlant de ces palpitantes hosties Mais que s’il faut encor d’un hommage metUear Emouvoir pleinement le doux sang rédempteur.Allez au dernier rang de la foule pieuse.Ecartez les lauriers et les rameaux d’yeuse.Voici les fils en pleurs des bourreaux de jadis.Fatidiques témoins des triomphes prédits, Leur front régénéré parmi les eaux amères Porte écrit le pardon éclatant de leurs pères.Comncz-les tout près des autels empourprés.Et, l’heure enfin venue où vous couronnerez.En y plaçant la croix, le temple symbolique.Du geste des martyrs péremptoire réplique.Prenez de ces petits le plus déshérité Et qu’il fixe au fronton F emblème ensanglantél Gustave LAMARCIIE^CS.V.29 jtiîn 1930 Un morceau à encadrer Le Regina Daily Star et la peur du bilinguisme (par Orner HEROÜX) L’un de nos amis de l’Ouest nous ployés dans les usines américaines en juin 1930 qu’en juin 1929; les salaires payés ont été de 16.4 pour cent moindres que l’an dernier à pareille époque, dans l’industrie; les affaires américaines, an mois de juin, ont été de 11 pour cent moindres que la normale: on prévoit un fléchissement encore plus considérable pour les mois d’été; les fabriques d’automobiles travaillent au ralenti et certaines chômeront en juillcl; les aciéries n’ont produit que pour 65 pour cent de la normale, contre 100 pour cent l’an dernier à la même date; il y a eu baisse de 29 pour cent dans ta consommation du coton ; il y avait au commencement de juin presque la moitié plus d’approvisionnements de coton,(46 pour cent exactement) i# 19: ricain avec l’étranger a été plus bas, en mai 1930, que jamais depuis 1924, sauf en février dernier; jamais les Etats-Unis n’ont exporté si peu de marchandises de tout genre, depuis juillet 1924.La cause de dans les magasins et les entrepôts qu’en juin 1929; le commerce amé- à la fois, a-t-il affirmé, au détriment de la cause des démocrates et aussi de l’intérêt public en général; car le public a intérêt, pour être bien renseigné, à ce qu’il existe des quotidiens qui ne soient pas en bloc du même parti ni du même groupe.A Chicago, par exemple, il n’y a plus un journal à tendances démocrates; et dans bien d’autres villes des Etats-Unis tous les quotidiens appartiennent à la haute banque.En Angleterre, M.P.-A.Shaw, journaliste et secrétaire de la Press Association, vient de dire dans une entrevue au World’s Press News que l’esprit d’affaires des quotidiens modernes constitue un danger pour l’idée et aboutit à faire des journaux des entreprises touU à fait matérialistes, qui ne tiennent aucun compte de tout ce qui ne touche pas à la haute finance, et s’efforcent même d’empêcher leurs lecteurs de réfléchir aux problèmes contemporains.G.P.Labelle-'Assemblées régionales Les deux dimanches prochains, à deux heures et demie après-midi (heure normale), M.Bourassa tiendra deux assemblées régionales dans le nord du comté de Labelle.Dimanche, 6 juillet, à 2 h.30, à L’Annonciation.Les électeurs de La Conception, Labelle, Nominlngue, La Minerve, Ste-Véronique.L’Ascension, La Macaza, y sont particulièrement invités.Dimanche, 13 juillet, à 2 h.30, à Ferme Neuve.Les électeurs du Lac St-Paul, du Mont-St-Michel, de Ste-Anne-du-Lac y sont également conviés.envoie, marqué d’un coup de crayon, un article du Regina Daily Star (numéro du 26 juin 1930), qu’il faut encadrer.C’est une pièce telle que bien peu de gens l'oseraient imaginer dans notre province.Nous en donnons, l’un à la suite de Tautrc, le texte anglais et une version française qui serre d’aussi près que possible l’original: SHREDDED WHEAT COMPANY TO DROP BILINGUALISM One of the largest manufacturers of cereal products tn Canada and the United States — the Shredded Wheat Company —has announced its decision to abolish bilingual packages for Us goods in western Canada.It announces that in future it will restrict its bilingual packages to the eastern provinces.Credit for drawing the attention of this company to the matter goes to Mr.A.F.Wolther, of Morse, Sask., Mr, Wolther, some months ago, wrote to the company a very courteous letter pointing out that the use of the bilingual package is an irritation to nearly 95 per cent of the people of the west.He pointed out that there are little more than five per cent.French-speaking people in Saskatchewan, virtually all of whom can read and write the English language.He pointed out that the movement to have national manufacturers issue btltngual packages for their goods lor western Canada, is the result of efforts by parties in the province of Quebec to force their language upon the people of the west, and that this poltey meets with general disfavor by the people of the west who are made the victims of this Quebec intrusion.Several letters passed between Mr.Wolther and the president of the Shredded Wheat Company at New York city.The last one was dated from New York on June 11 and says, in part: Dear Mr.Wolther: You wtnl After recetvtng your letter of March 28, u>e carefully Investigated the bilingual park-age In Canada and concluded that we would go bark to the two packages — one altogether English for the western provinces and the other a bilingual package for the eastern provinces.The letter added that instructions had been made for new plates to be made and that the new all-English packages for use in the western provinces are now being printed.Apparently before taking this step the Shredded Wheat Company made an investigation.The report it received confirmed the representation of Mr.Wolther, that the goodwill of the firm would be better served by abolishing the bilingual package.No doubt the action of the Shred-, ded Wheat Company will, tn due course, be followed by other national manufacturing concerns.LA C1E SHREDDED WHEAT ABANDONNERA LE BILINGUISME L'un des plus puissants manufacturiers de produits de blé au Canada et aux Etats-Unis — la Shred* ded Wheat Co.— a annoncé sa décision d’abolir les paquets bilingues pour ses produits dans l’Ouest du Canada.Elle annonce qu’à l'avenir elle n’enverra de paquets bilingues que dans les provinces de l’Est.C’est à M.A,-F.Wolther, de Morse, Sask., qu’appartient le mérite d’avoir attiré, sur cette question l'attention de la compagnie.M.Wolther, Il y a quelques mois, écrivit à la compagnie une lettre tris courtoise, lut faisant observer que l’emploi du paquet bilingue est un élément d'Irritation auprès de 95% des gens de l’Ouest.H faisait observer qu’il n’y a qu’un petit peu plus de 5% de gens de langue française en Saskatchewan, qui pratiquement tous sont capables de lire et d’écrire l’anglais.H faisait observer que le mouvement qui tend à amener des manufacturiers nationaux à faire des paquets bilingues pour leur* marchandises dans l’Ouest du Canada est le résultat d’efforts faits par des .gens de la province de Québec pour imposer leur langue aux gens de l’Ouest, et que cette politique se heurte à la défaveur générale des gens de VOuest qui dem viennent les victimes de cette intrusion de Québec.Plusieurs lettres furent échangées entre M.Wolther et le président de la Shredded Wheat Co., à New-York.La dernière fut datée de New-York, le 11 juin, et dit entre autres choses: Cher monsieur Wol-"ther, Vous l’importez! Après "avoir reçu votre lettre du 28 mars, "nous avons examiné avec soin la "question dn paquet biUngne an "Canada et en sommes venus à la "conclusion que nous devrions en "revenir aux deux paquets — l’un "complètement anglais pour les "provinces de l'Ouest, et Vautre "bilingue pour les provinces de ’TEst”, ISutte A ht paye 2) * lE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 5 JUILLET 1930 VOLUME XXI — No 163 tennis Etats-Unis vs France J Le L’univers sportif dirige actuellement ses regards sur le tournoi qui se déroule sur les courts historiques de Wiiab'i dou.Intimement liée à l'histoire du tennis, cette ville dominé, comme un* partie inhérente de ce sport, et son nom est répandu dans toutes les parties du inonde connue ic centre et la source de-toute acti-! vite dans ce domaine.Les premières parties de l’an- : cienne sphémüque, importée des ; Indes, eurent lieu sur les pelouses du AU-Lnykmâ Croquet Club — on ! b y ajouta : et Lawn Tennis Club — ! i de Wimbledon.Des la première an- i née.un tournoi fut organisé parmi * les meilleurs adeptes du nouveau i passe-temps à la mode.Depuis plus d’un demi-siècle, ! chaque année, les meilleurs joueurs du monde se m-tussent a cette ! llecque du tennis pour y disputer, dans un tournoi devenu classique, | le championnat mondial.Dans un recueil d'histoires sur son sport favori, William Tildeu.i raconte que la qualité du jeu déployé à wunhledon surpasse telle de toute autre épreuve.Il nous par- , le d’un “Ksprit de Wimbledon" qui —— ¦¦ —.—.».inspirerait les joueurs et leur in- .sufllcrait des ressources insoupçou- 1res finales en Amérique se joue- I rées denergie.raient en septembre et le Canada ; Ttkien a raison, et son esprit ou ^ ue serait pas obligé de participer fantôme de Wimbledon, c’c^t b se- aux joutes avant le milieu de juii-rie des champions, qui d’année en let.année, se sont succédé sur le ga- En résumé, le tennis se jouerait ion des terrains de l'ancien .1/1- l’été au lieu de l’hiver, comme il England Croquet Club.; arrive en certains cas.Tous les ans, nous y avons yu des j La question maintenant est de joueur^ se reveler de véritables ; savoir si la France ne se réveillera “Devoir” d’ici le 1er septembre - $1.00 En vue de la campagne électorale qui est ouverte, on peut s'abonner au Devoir, édition quotidienne, d'aujourd'hui au 1er septembre, au prix spécial de $1.00 — pour le Canada, en dehors de Montréal et la banlieue.Abonnement strictement payable d’avance.Les prochains mois seront fertiles en événements.Sur la lutte électorale comme sur tout le reste, le Devoir sera l'informateur par excellence — impartial et complet.L’occasion sera particulièrement propice pour nos amis qui veulent faire connaître le Devoir.Cet abonnement jusqu'à septembre forme en même temps un abonnement de vacances.Qu’on en profite.Faire remise par mandat-poste ou chèque au pair payable à Montréal au Devoir, case postale 4020, Montréal.LES NOUVEAUX AVOCATS LE BARREAU DE LA PROVINCE COMPTE 65 NOUVEAUX MEMBRES champions, d'autres descendre du piédestal où Us s'étaient hissés et reprendre les rangs pour recomineu-eer U lutte.pas à temps et si ses joueurs ne refouleront pas victorieusement l’attaque des champions d’outre-mer.Aimé Des Rosiers Départ pour les missions Les Etats-Unis, avec une phalange Sic jeunes artistes de la raquette se sont affirmés cette année à Wimbledon Français, Anglais, Japonais, toutes les nations ont dù céder le pas sou* les coups victo-1 rieux de Tilden et son équipe.La sensation du tournoi fut sans j ______ contredit la victoire de 'Vilmer ^ TROIS FRERES DU SACRE-COEUR f, S'.m“ro„^rmÆn"U ! PARTENT POUR MADAGASCAR.Ce triomphe et celui du grand Snint-Hvacinthe, 5.(D.N.C.) — Tilden sur Borotra, le troisième j Une éérémonie d’adieux vient d’a-mousquetaire français, nous lais- j voir lieu à la maison du Sacré-s*nt perplexes.La France, après j Coeur, de cette ville, à l’occasion avoir lutté si âprement pour con-j du départ de deux religieux pour quérir la coupe Davis, succombe- les missions de Madagascar.Il y eut .-ii- j-.«i-1-i présentation d’adresse et réponse Un morceau à encadrer (Suile de la \fre page) i La lettre ajoutait que des instruc-1 fions avaient été données pour la ; confection de nouvelles vignettes et qu'on est maintenant à imprimer les nouveaux paquets tout anglais j pour usage dans les provinces de I l’Ouest.Apparemment, avant de prendre cette décision, la Shredded W’heat Co., a fait une enquête.Le rapport qu’elle a reçu a confirmé les représentations de M.Wolther que le bien de la compagnie gagnerait à la suppression du paquet bilingue.Sans doute, l’action de la Shredded Wheat Co., sera, en temps opportun.suivie par d’autres manufacturiers d’importance nationale.Cela nous dépasse! Dans la province de Québec, il se trouve des gens qui demandent aux fabricants de mettre sur leurs paquets une étiquette et des indications qui soient intelligibles à une partie de leur clientèle.C’est une pratique qui, toute autre considération mise de côté, correspond aux plus simples et aux plus anciennes méthodes commerciales.En Angleterre même, les fabricants se servent simultanément de» deux, trois, quatre ou dix langues différentes suivant la clientèle à laquelle ils s’adressent.Mais il n’est jamais passé par la tète d’un Canadien français d’intelligence normale de demander qu’on supprime une langue quelconque, que le commerçant ou le fabricant peut juger utile.Nous demandons un surcroît ra-t-elle devant l’invasion américaine?Ce résultat, la semaine dernière, eût semblé plus qu’improbable mais aujourd'hui, si l'on peut se fier à la forme exhibée par l’équipe des Etats-Unis, les événements ont changé d’aspect, et je ne serais pas surpris de voir la vieille îcoupe cèan.l^s gagnants de la rencontre Italie-Japon jouent en finale cq,n-‘rt les Etats-Unis et si Cochet, Borotra.Brugnon et Boussus ne reprennent pas leur aplomb d’ici là, les chances de la France ne seront pas larges dans le challenge round.* * * Une victoire des Etats-Unis ai-erait fort notre équipe.Nos jou-urs.en effet, pourraient s’entraî-er durant l’été, au lieu d’être obli Québec, 5 (D.N.C.) — Les candidats à la pratique du droit ont connu le résultat des examens hier, un peu avant deux heures.Sur un tota1 de 73, il y en a 65 qui ont .>uu, uen,anuonS un surcru» subi avec succès 1 épreuve écrite., d.utilit6 (Je servicft suivant ia f0r-Tous ont ensuite franchi sans dif- mule à la mode> pas une diminu-ficuite la dernière etape, celle de , tion y l’épreuve orale.Ils ont été asser- «U n_;i„ mentés au cours de l’après-midi.,Tlli ’ Les examinateurs se sont décla- ; „ QU1.de toute ev idence, rés enchantés du résultat.Tous les i Parta#e seîj sentiments et appuie puis présentation d’une bourse aux partants.Le R.F.Félix, vice-provincial, présidait, en l’absence du R.F.Provincial, retenu à Sharon Heights, Mass, pour la retraite des Frères de la Nouvelle-Angleterre.Les deux missionnaires sont les revenir de ce côté de l’o- j RR.FF.Elphège et Charles.Ils quitteront bientôt le pays définitivement.Us se rendront d’abord à Québec pour se joindre au R.F.Andrèse, de la province d’Artha-baska, et s'embarquer sur l’Empress of Scotland, de la ligne du Pacifique Canadien, à destination de Liverpool.Ils visiteront Liverpool et Londres.Lisieux, Paris, Paray-le- ' Monial, Lyon, le Puy, (Paradis, an-j cienne maison-mère de l’Institut), i passeront en Espagne, où ils iront ' chercher, à Renteria, les dernières candidats île Montréal ont été ad mis à la pratique du droit.Ce sont: MM.Jean-Gérard Archambault.L.-A.Archambault, Henri Beaulieu, Louis-Mortimer Bloomfield, Victor-Emile Brunelle, John-Vincent Casgrain, Raphaël Char-land, Damase Côté, David Govever, Maurice Cusson, René Deguire, Eugène Drouin, Raymond Dupuis, Harry B.Fogul, Philip Foran, Robert Gammell, Paul John Glasgod, Samuel Gadinsky, Cedric Hands, Matbevv Holt, Frederick Hurd, Iré-née Lagarde, Léon Lalande, Lucien Lalonde, L.-P.Larivière, Alan McNaughton, Adrien Meunier, S.B.Miller, Jean-Marie Nadeau.A.Gordon Naim, Boland Paquet.Conrad Pelletier, Yves Pelletier, Francis B.Proulx, Jean Raymond.Redmond Roche, Jean-Paul Sauvé, Eugène Thérien, Maurice Trudeau.Le City of Chicago atterrit Chicago.5 (S.P.A.) — L’avion litg of Chicago a atterri à l’aéroport de Sky Harbor à 5 h.25, heu- pensent ou sen- e.au lieu cl eire ODH- instructions de leurs supérieurs ma- rc centraie hier soir anrès 'avoir es de suivre les tournois dis Sudjjeurs.j|s s’embarqueront finale-; Volé sans arrêt 553 heures et 43 mi-our retrouver leur forme.Ce qui i ment a Marsei,le.où ils s’adjoindront minuteSt /tab,issant un nouveau?e- rriverait, c’est que des rencon- Avis de décès LÀHOSE — A Verchères.le 4 Juillet 1030 t décéd* k 92 mis 9 mois.Timothée Laie.époux d'Esther Ouerttn Funérailles » lundi.7 courant Le convoi funèbre artlrs de la demeure du défunt k 9 h u matin (heure solatrei pour se rendre régllse paroissiale où le service sera eé-ébré Et de là au cimetière, lieu de sè-ulture Parents et amis sont priés d'y -ter sans autre invitation.— Nécrologie — CHARBONNEAU — A St-Laurent.le 2.60 ans.M Arthur-A Chsrbonneau.mar-and époux en 1ère» noces d'Amanda eaulleu.en 2èmea.de Clotllde Bertrand CROZE — A Montréal, le 3.à 49 ans.Ida Brien, épouse de Wenceslas Croze, oyageur de commerce.DESCHENEAUX — A Plervllle.le 3.à ans.Clovis Deacheneaux DORAIS — A Beauharnols.le 3.à 61 ans, tanlsla» Dorais, époux d'Alblna Loiselle DUBREUIL — A Montréal-Nord, le 4.à an».M Ludger Dubreull.DÜCHESNEY - Le 2 à sa résidence à chelteu.Québec, à 72 ans.Philippe Du- lin autre missionnaire canadien, Je R.P.Berohmans, de la province d’Arthabaska, qui est déjà en Hu-rotpe.Us se rendront fie Marseille à Tananarive, après une traversée de vingt-cinq jours.Le supérieur de la mission de Tananarive, le R.F.Théophane, est le frère du R.F.Charles, qui s’apprête à quitter Avec l’arrivée des cord.Une défectuosité du système d’huilage a nécessité l'atterrissage.Le City of Chicago se trouve à dépasser de 133 heures et 15 minutes le record mondial qu’avait établi le .57.Louis Robin, en iuillet 1929.Une foule d’excursionnistes a acclamé les frères Hunter, les deux aviateurs qui ont piloté l’avion pendant son vol ininterompu de 23 Saint-Hyacinthe.nouveaux missionnaires.Feffrctif | jours 1 heure 45 minutes, de Madagascar sera porté à huit religieux.Un jeune indigène.Paul Rafiringa.vient aussi de terminer son noviciat canonique et entre dans l’institut sous le nom de Frère Paul.C’est le premier sujet de na-.tionalité malgache à entrer dans la ! , communauté.Perron, du bureau legal ?» trouvera H-pré, notes biographiques sur les deux Enies, Lapoin,e à Ottawa, pour missionnaires qui quitteront notre j dcm;inder ]f) Rrâce f]e SalvaPtore On demande la grâce de Laradello ville bientôt Le R.F.Elphège, dans le monde Joseph-Alcide Guillemette, est nê dans les Cantons de l’Est, à Snint-Alhert-de-Wnrwick, .près Victoria-ville.le 26 octobre 1885.11 entra nu noviciat de Vicloriaville en 1901, Laradello, le jeune Italien qui doit être pendu !e 11 juillet pour le meurtre de Vinccma Dantoni commis l'automne dernier, rue Saint-Laurent.Par deux fois déjà on a retardé l’exécution du meurtrier afin de permettre aux médecins esney.ms de feu Lteut-coi Philippe émit ses premiers voeux en 1903 et ' aliénistes (Je compiéter leur exa-.j.».»« .«rn.™ f.j profçSSion perpétuelle en 1909.men mental.Il fut successivement professeur au; L’avocat de Laradello expose luyénat d’Arthnbaskn, au collège de dans sa requête que le condamné Saint-Hyacinthe, à Sainte-Anne-de-i est un tout jeune homme réccm-la-Pérade.à Sherbrooke-Est, à Vie- j ment arrivé au Canada, qu’il n'a pu toriayiHc, etc.Mais les postes qui se trouver d’avocat et que le juge bénéficièrent le plus de son activité iu{ fn a désigné un.Il se trouve et de son dévouement furent l’Eco-j présentement dans un triste état, à le Meilleur, de Montréal, et l’Acadé- moitié fou à la pensée d'être exé-mie Richard, de Verdun.Après puté.quatre ans de directorat e l'Acadé-j Fa pétition a été transmise uchesney et de feu Margaret Wilson GAUTHIER — A Montréal, le 3.r.hez n gendre.M Albert Croff.7875 Boyer, délia Bohémler, épouse de feu Josephat authler HEMOND — A Ville St-Pierre, le 3.à ans.Edmond Hémond.époux d'Exoré renier.LABELLE — A Montréal, le 3.à 18 ana.nne.fuie de Joseph-Patrick Labeur LABONTE — A Verdun, No 629 Richard.2.Hervé dit Masse Labonté, époux d'A-e Chartier.LAINE — A Montréal, le 3, à 49 an».s-Baptiste Lalné, pompier, époux de alvlna PUsson.MAINVILLE — A Montréal, le 3.à 35 Réglna Pilon, épouse d'Ignace Main-Ile.McKAY — A Montréal-Sud.à «2 ana, arcisae McKay, époux de Marle-Loulae _tvln.MITRON — A Montréal, le 3.à 63 an».est Mitron, époux de Joeéphlne Lacre-etlère, défunte RIEL — A Montréal, le 3.à 49 ans.1-Rlel.voyageur de commerce, époux d'Al-ne Bédard.ROBERT — A Bt-Eustache.le 3.à 25 s, Mme Oscar Robert, née Alice For-t SAINT-JEAN — A Montréal, le 2.à 61 s Caroline Faille, épouse de feu Basile alnt-Jean.Directeur de funérailles Geo.VANDELAC Service d’ambulance Bélair 1203 120 Rachel Eat mie Coindre, Montréal, il fut nom mé directeur du Juvénat de Saint-Hyacinthe.Envoyé au Grand Noviciat de l’Institut, il fut l'un des premiers à propager l’idée de nouvelles fondations en pavs infidèles.: Le Frère Elphège n deux de ses ! frères prêtres, MM.les abbés Donat ' Guillemette, cure de Saint-Théophile, dans le diocèse des Trois-Biviè-I res.et Joseph-Emile Guillemette, | curé de Saint-Pierre-lcs-Becquets, i diocèse de Nirolet.Le B.F.Charles, lui.est originai-! rp de Saint-Hyacinthe.Connu dans i le monde sous le nom de Joseph-; Adolphe Phaneuf, il naquit le 2 octobre 1887.11 entra au noviciat | d’Arthabaska le 23 juin 1903.et pm-; nonçn ses voeux perpétuels en au ministre de la justice qui bc trouve à Québec dans le moment.Procès de 214< hommes de la Mafia La Société Coopérative DE FRAIS FUNERAIRES Entrepreneur» de Pompe» Funèbre» et Auunnces Funéraire» HArbour 5555 *62, RUE SAINTE-CATHERINE EST BOURGIE La Compagnie d’Asauranr* Funéraire IJRGEL BOURGIE LIMITEE Entrepreneur» de Pompe# Funèbre» et Aesurence Funéraire WIlDenk 711« EympatblM Service 2630, Notre-Dame Oneet T Feu Mademoiselle Caroline Bourassa Mlle Caroline Bourassa, soeur de M.l'abbé J.-A.Bourassa.curé du Sacré-Coeur, est décédée hier, à l’âge de 66 ans, à Fhôpital du Sacré-Coeur de Cartlervllle.La dé-| pouilte sera exposée nu presbytère du Sacré-Coeur.Le service aura lieu lundi matin, à 8 heures 30.à l’église du Sacré-Coeur.Le Devoir offre à M.le curé Rou-rassa l’expression de sa profonde i sympathie.Siacca.Italie.5 (S.P.A.) — Des procureurs de la couronne d’Italie commencent aujourd'hui le procès de 214 hommes qu’on soupçonne' d'appartenir à la terrible société sicilienne connue sous le nom de Mafia.Quarante-trois accusations d’homicide, vingt-quatre de tentative d'homicide et un grand nombre d’accusations de vol et de violences de toute sorte pèsent sur ces hommes.On estime nue ce coup de .la ; police ait effectué depuis l’affaire l de la région de Païenne en 1927.de sa publicité tent autrement Le spectacle de mots français — non pas seuls, notez-le bien, mais flanqués de mots anglais — sur une boite de céréales, les rend malades.Ils nous l’affirment implicitement.Nous ne les contredisons pas: il y a sous la calotte des cieux des cerveaux bien étrangement conformés; mais, franchement, ils abusent quand Us prétendent infliger à toute la population non-française de la Saskatchewan leur propre infirmité.Ils calomnient leurs concitoyens.Il y a sûrement, en Saskatchewan, un très grand nombre d’An-glo-Canadiens qui, sachant ou non le français, n’ont aucune objection à le voir figurer sur une enveloppe de boite, ne se trouvent pas mal à la vue de dix ou quinze lignes qui leur rappellent le Dieu et mon droit et VHonni soit qui mal j y pense, des vieilles formules an-i glaises.11 y en a une quantité aussi qui, fils d’une vieille race commerciale, jugent qu’il faut tenir compte du caractère divers de la clientèle et qu’il est plus simple de préparer des paquets’ uniformes pour tout un pays que deux séries de paquets, l’une pour tel groupe de provinces, l’autre pour tel autre.Puis, la Saskatchewan — on nous l’a assez crié — n’est pas une province exclusivement ou quasi-totalement anglaise.Il y a là des Allemands et beaucoup d’autres, qui ne sont ni Anglais ni Français.M.Wolther — et.pas davantage, le Regina Daily Star — ne nous feront croire que res braves gens éprouvent une crise de nerfs s’ils aperçoivent, sur l’étiquette de leur paquet de blé.deux langues qui leur sont pareillement étrangères et son» pareillement, dans l’ordre fédéral, langues officielles de leur pays d’adoption.Non! M.Wolther et le Regina Daily Star s'abusent, et ils ont abusé les fabricants américains.Ceux-ci, qui ne tarderont probablement pas à constater en quelle erreur nn les a induits, ont tout de meme du, en rédant à ce qu’on leur a dit être un sentiment général, penser que ces gens de l’Ouest sont qu on nous pardonne l’expression! — singulièrement bouchés.11 sera facile de les désabuser, de leur prouver qu'on a trompé leur bonne foi et que.ni dans l’Ouest ni dans l’Est, les Canadiens — quelle que soit leur langue d’origine, — ne sont aussi bêtes que cela O.H.Re: Leg Appartements LaFontaine Limitée, faillie Trnte "et itrimeuble eur» Umi k IitJi ®r?Publique »ux bureaux de» eous- 'W'aoVmoures 4m- (h*ur# sv*ncé*) Là RUE.TRTOBL & FICHER.Syndic# Autorisé», 71.rue Si-Pierre, Québec.LA PALINA “Le cigare qui a fait sa marque 99 Naturellement » « .tm cigare coûte plus cher qu’une cigarette .mais .avez-vous jamais obtenu, avec une douzaine de cigarettes .la satisfaction que vous éprouvez avec un bon cigare La Palina?Vraiment, rien n© peut remplacer un bon cigare.2 poor 25c (en enveloppes d’étain'} An prix fixe de 10c (en enveloppes d’étain) Au prix fixe de 15c ADOUCI PAR PROCEDES MODERNES Le capitaine Tremblay ira aux Assises Québec, 5, (D.N.C.) — Le capitaine Ulric Tremblay, propriétaire de la goélette saisie en des circonstances tragiques à Saint-Nicolas, par les officiers de la Cotnmis-Uon des liqueurs, devra subir son procès aux assises.On se rappelle qu’il a déjà été condamné à fl,000 d’amende et aux frais pour transport illégal.La Commission avait porté contre lui deux autres accusations: l’une pour résistance aux officiers de police, Fautre de recel.Cette dernière a été retirée ce matin.Et c’est sur la première que le capitaine a été renvoyé aux assises.Le juge Fitzpatrick a refusé d’accorder une motion de la défense qui demandait la libération du prévenu sur une question de droit.Un des employés du capitaine subira le même sort que son patron, ayant été accusé de la même offense.A Thetford-leg-Mines PÉRODEAU 15 ANS COGNAC Samedi et dimanche, à huit heures du soir, M.J.-M.Beaudoin, candidat conservateur dans Mégantic, tiendra des assemblées à Thetford-les-Mines.Madame Lupesco en Roumanie LA PIPE Cavité EST CELLE QUI FUME LE MIEUX.No 1, $1.00 — No 2.50c Cavité de Luxe faite à Londres Avec étui et bouquin en ambre, monté en or, $6.00 Avec sac en ehainoi-«ette et bouquin en t ^ „ .vulcanite, $2.50 La Cavité—Pas de tube „ „ , ».» , E.-N.CUSSON, 7062, St-Denis, Montréal Bucarest.5 (S.P.A.) — Un journal de Berlin croit savoir que Mme I.upesco, ancienne compagne du roi Carol, est arrivée au château de Sinaia.Deux cadavres retrouvés Nominations dans le» congrégations romaines Brockville, Ont., 5 (S P.C.) —Un scaphandrier a retiré deux cadavres du bateau-foreur J.B.King, qui a sombré après qu’un éclair eut fait exploser la dynamite qu’il contenait, ces jours derniers.Les cadavres sont ceux de George McRae, 26 ans, et d’Archie Kerr, 22 ans.Il manque encore 26 cadavres.Cité Vaticane, 5 (S.P.A.) —L’Os-servatore Romano nnonce la nomination du cardinal Sbaretti au poste de secrétaire de la Congrégation du Saint-Office, «iu cardinal Rossi à celui de secrétaire de la Consistoriale et du cardinal Sera-fini comme préfet de la Congrégation du Concile.—5 ¦*» , , ¦ .rin cv.x'n raimir ijuu vc ituiir 1910.H a passe presque toute sa fjjej p»>>>>>>>>¦»¦>»*>>v>»»»'i>->-> >¦»»¦>>.>>>»>•»»>»»>»»» ; - CALENDRIER - I Demain: DIMANCHE, S Juillet 1930.XV Pente.SoL de SS.Mme «0 Paul t lever du toteü, 4 lui».v - -, < u.50.le r u« ia lune, 4 b.18.Coucfcer de U lune, X.Premier quart, le 2, a 11 h.9 m.du soin.Pleine lune, le 10, A 3 h.1 m.du soir.Dernier quart., le 18, A 6 b.35 m.du soir.Nouvelle lune, le 25, A 3 b.48 m.du soir.VOLUME XXI — No 153 DERNIÈRE HEURE Montréal, samedi 5 juillet 193(K LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la Canadian Press, de TA.B.C.et de la C.D.N.A.— DEMAIN - AVERSES PROBABLES MAXIMUM ST MINIMUM Aujourd'hui maximum 77.Mtme date l’an dernier 72.Minimum aujourd’hui S3.Même date l'an dernier 50.BAROMETRE 10 heures a.m.30.15.U heures a-m.30.13% Midi: 30.12.Chiffres fournis par la Maison M.-R.do Meslé, 1610 St-Denis, Montréal.L’adversaire du Dr Deslauriers LES CONSERVATEURS DE SAIN-TE-MAJUE CHOISISSENT LE DR THEO LEFORT } La convention conservatrice gui s'est réunie hier soir à T école Souart a choisi le Dr Théo.Lefort, un jeune dentiste, pour faire la lutte au Dr Deslauriers dans la division Sainte-Marie.A voir l’andeur oes différents groupes, les .précautions extraordinaires qu'on prenait pour éviter la fraude, on aurait pu croire qu'il s’agissait de choisir un the! au parti conservateur.Pendant ces trois heures de procédures serrées cependant, il ne s’est pas produit de scènes disgracieuses: pas d'injures lancées d’un bout a l’autre de la salleypas de cris pour empêcher un orateur de se faire entendre, pas d’alteroations dans la salle.Les candidats battus se sont montrés bon perdants en se ralliant franchement au choix de la conven-Uon et en demandant à leurs gens de tout oublier pour le succès de la cause.M.Arthur Meloche, qui présidait conjointement ai ec M.F.-H.Lau-zon, a dirigé la convention avec tact; l’organisation centrale était représentée par MM.Fl-P.Lamarche et N.-A.Roy, et M.Gaston Masse agissait comme secrétaire.Aussitôt que le président eut ouvert les nominations, le délégué Edgar Fournier se leva pour faire l’éloge du Dr Lefort et proposer son nom.Le délégué Georges Renaud proposa immédiatement ensuite M.Georges-Ovila Latulûppe, contremaître à la Canadian Rubber, à qui une bonne partie de l’assistance fit une ovation.M.J .-A.Lamarre fut ensuite mis en nomination par M.Adrien La-verdure.C’est alors que le président dut répondre à un véritable feu roulant de questions sur la procédure à suivre.M.J.-R.Lavoie proposa le nom de M.J.-P.Lanctôt, avocat, mais plusieurs délégués protestèrent en disant qu’il n’était pas présent dans la salle, qu’il n’habite pas le comté.Le président répondit simplement que la proposition était régulière et que les délégués seraient libres de voter comme ils Ten tendraient ensuite.Un délégué voulait qu’on exigeât des candidats une adhésion au programme de M.Bennett.Un autre mettait la convention en garde contre les cartes de délégué fausses: il est toujours facile n’imiter les cartes envoyées par le comité d’organisation.Et ainsi de suite.Le président accorda ensuite cinq minutes à chacun des candidats pour adresser la parole.Le Dr Lefort déclara que le Canada, avec ses ressources naturelles et la misère qui y règne, ressemble à ces aventurier morts de faim sur leurs trésors.M.Latulippe parle de chômage et de tarif protecteur et insiste sur l’importance qu’il y a pour les ouvriers de se faire représenter par un des leurs.M.Lamarre parle de la protection qui assurera aux ouvriers le salaire raisonnable.M.Lavoie vient déclarer aux délégués que M.Lanctôt acceptera si la convention le choisit, que c’est-un jeune très bien doué et qu’il faut un candidat supérieur au, Dr Des-auriers pour remporter le comté.Et enfin on prend le vote, procédure très ’ongue, puisqu’il faut appeler les délégués un par un et qu’il doit y en avoir deux cent cinquante-six.II n’y en a guère plus de quatre-vingt qui donnent leur vote.Le résultat du scrutin ne satisfait que bien imparfaitement l’impatience des délégués: aucun candidat n’a la majorité absolue, M.>,Latulippe l’emporte par deux voix sur le Dr Lefort, MM.Lamarre et Lanctôt sont éliminés.M.Lamarre se lève aussitôt, le sourire aux lèvres, pour se rendre aux désirs de la convention et pour promettre son appui à celui qui sera choisi.Et Ton procède à la fastidieuse procédure du deuxième tour de scrutin; le temps s’envole et la salle se vide graduellemenl.Le président se lève et annonce que le Dr Lefort est choisi candidat avec trois voix de plus que son adversaire, M.Latulippe.Plusieurs s'approchent alors de l’estrade pour protester: quand M.Latulippe avait deux voix de majorité, on a fait procéder à un deuxième tour de scrutin, et quand le Dr Lefort a trois voix de majorité, on le (proclame élu! M.Lamarche explique qu’il faut la majorité absolue pour être choisi par la convention et que M.Latulippe ne l’avait pas lors du premier tour de scrutin.M.Latulippe parvient à se faire entendre en dépit du bruit et déclare qu’il se rallie au choix de la convention qu’il croit honnête et qu’il espère que ses amis eû feront autant pour le succès de la cause conservatrice.Ses amis semblent digérer plus mal que lui sa défaite.L’assemblée se disperse.Plusieurs ouvriers ne semblent pas voir d’un hon oeil cette candidature d'un professionnel dans leur division.m _______ Aux voyageurs de commerce M.Bennett à Summerside LES TRAVERSIERS — LES TRAITES COMMERCIAUX—LA PEUR DU CROQUE-MITAINE —L’ELEVAGE DES RENARDS Summerside, I.-du-R.-E., 5 (S.P.C.).— M.R.B.Bennett a ouvert sa campagne hier dans Tlle-du-Prince-Edouard, en parlant ici en faveur deiM.J.F.Arnett, candidat conservateur qui fait la lutte à M.*A.E.MacLean, député libéral au dernier parlement.M.Bennett a rappelé au cours de son discours que sir Robert Borden avait doté TILe-du-Prince-E/douard d’un système de traverslers pour les wagons et qu’il se proposait de suivre cette politique vis-â-vis Tile qu’on a surnommé “le jardin du golfe’’.Il a également parlé des traités commerciaux et du développement de l’agriculture.“Nous voulons tous des traités commerciaux, a dit M.Bennett.Nous voulons des marchés.Comment allons-nous les obtenir?Certainement pas de la manière dont M.King a agi en se laissant effrayer par les autres.11 a dit au parlement: “Ne les provoquons pas.” H a eu peur du croque-mitaine.Laurier n’aurait pas agi de la même manière.Comme résultat, on a eu immédiatement le tarif Smoot-Hawley qui a eu des effets désastreux sur les industries canadiennes.“Jamais les Américains n’ont tant respecté les Canadiens qu’en 1911”, ajouta le chef conservateur en rappelant le pacte de réciprocité.Notre pays vad-il devenir une annexe ou une nation?Pensez-y.Les droits sur no.s pommes de terre étaient de 50 cents le cent livres lorsque M.King a djjt: “Ne les provoquons pas.” Ils sont maintenant de 75 cents.” A propos de l’élevage des renards, M.Bennett a rappelé que les Américains ont acheté les meilleures bêtes sur les fermes de THe-du-Prince-Edouard, les ont transportées chez eux et ont fait augmenter le.tarif sur les fourrures venant du Canada.M.Bennett a parlé d’une route nationale et de gratifications pour encourager l’agriculture.Hier soir, Je chef conservateur a parlé à l’Auditorium devant une assemblée considérable.Mlle Mildred Bennett, sa soeur, a aussi adressé la parole._____ Le meurtre de Bouclier LES DETECTIVES SOUPÇONNENT DEUX ITALIENS La prochaine retraite fermée de i’A.C.V.du Canada est fixée au 17 juillet, à la Villa Saint-Martin.S’adresser à M.Chs Manseau, téléphone Amherst 1534.M.Arthur Sauvé à Saint-Benoît Demain, grande assemblée de M.Arthur Sauvé à Saint-Benoît, à 2 »eures (heure solaire).M.Sauvé era accompagné de plusieurs ora-eurs.Les détectives de la police provinciale et municipale soupçonnent deux Italiens, engagés par d’autres personnes, d’avoir commis le meurtre d’Henri Bouclier lundi soir dernier, à LavaJ-sur-le-Lac, où le cadavre a été retrouvé mardi soir.Il s’agirait d’une querelle entre deux bandes opérant dans le monde de la pègre.Bouclier avait amassé une fortune de plus de $100,000 en faisant la contrebande des diamants el en s’occupant de cautionner pour les maisons de désordre.Des envieux auxquels il nuisait auraient décidé de le faire disparaître, d’après la théorie de la police.Elle recherche présentement deux Italiens engagés spécialement pour faire le coup.L’un des cinq témoins que la police provinciale détient encore dans les cellules aurait déjà menacé Bouclier de mort.Les renseignements arrivent tous les jours et les autorités complètent leur preuve.L’expérience des autres L'expérience est le meilleur des conseillers.Voici une liste des livres qui nous ont été commandés ; par plusieurs personnes partant en | vacances.Elles ont été très heu-1 reuses de leur choix.Faites comme ! elles et vous aurez le même résul-1 tat.Le premier de ces livres est particulièrement remarquable.Divertissements devant Tarche, par Henri Brémond.de l’Académie Française (pas à mettre entre toutes les mains).Volume de 270 pages.Au comptoir et par la poste, 75s.L’âme de la femme, par Gina Lombroso (édition entièrement refondue et considérablement augmentée).Volume de 395 pages.Au comptoir et par la poste, 90s.Les fausses maximes de la jeunesse, par Henry Reverdy.Volume de 135 pages.Au comptoir et par la poste.60s.Moscou sans voiles (neuf ans de travail au pays des Soviets), par Joseph Douillet.Volume de 250 pages.Au comptoir et par la poste, 75s.Fiancée imaginaire, roman, par Mary Floran.Volume de 235 pages.Au comptoir et par la poste, 75s.Un maître de la vie spirituelle, Dom Columba Marmion, abbé de Mnredsous (1858-1923), par Domi Raymond Thibaut.Volume de 550 pages.Au comptoir et par la poste 75s.Les actes des apôtres d'une grand’mère.par Madame la comtesse de Sé^ur.Volume de 220 pages.Au comptoir et par la poste, 50s.Les Evangiles d’une grand’mère, par la même.Au comptoir et par la poste 50s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR”.430 rue Notre-Dame est.Montréal.Le Dr Quintal veut abolir cette commigsion M.le Dr II.A.Quintal, échevin de Ste-Marie, demandera A la prochaine réunion du conseil d’abolir la commission échevinale de circulation.M.Ferguson accuse M.King LE PREMIER MINISTRE D’ONTARIO PRETEND QUE LE DROIT DES PROVINCES DE QUEBEC ET D’ONTARIO A L’ENERGIE HYDRAULIQUE N’A TE DISCUTE QUE DEPUIS L’AVENEMENT DU GOUVERNEMENT LIBERAL AU POUVOIR — ONTARIO VEILLE SUR SON BIEN — LE PARTI CONSERVATEUR REGLERA LA QUESTION Kitchener, Ontario, 5.(S.P.C.) — En présence d’un auditoire qui remplissait l’auditorium de cette ville, le premier ministre Ferguson a commenté hier soir les déclarations que le premier ministre Mac-Kenzie King a faites au sujet de l’exploitation de la houille blanche du Saint-Laurent.M.Ferguson a d’abord fait observer qu’il était opportun de parler de cette ressource naturelle — la plus grande de la province après l’agriculture — à Kitchener, parce que c’est dans cette ville que l’idée de l’exploitation de la houille blanche par l’Etat a originé.Cette Idée, a continué M.Ferguson, a eu pour résultat le développement de la grande entreprise publique qui fait Tenvie et l’admiration du monde.L’entreprise a grandi au point de n’être pas seulement la force motrice de l’industrie, mais le sang même de notre système tout entier.Et maintenant nous en arrivons, aussi rapidement que possible, à mettre le grand avantage et le confort de l’énergie électrique au service du peuple non seulement dans les grands centres mais aussi dans les campagnes à population clairsemée.Nous avons résolu de leur assurer les bienfaits de ce grand présent de la Providence.Vous savez ce que le gouvernement a fait sous ce rapport.Nous avons réduit les frais du service rural pour avancer de l’argent à taux très bas à ceux qui ne peuvent pas payer comptant l’organisation d’usines d’énergie.Nous avons fait tout ce qui était possible pour nous assurer d’avance une quantité de houille blanche assez considérable pour que rien n’entrave le progrès de cette province, dans la mesure où les efforts du gouvernement peuvent y contribuer.La houille blanche est le fluide vital de l’Ontario.C’est, à part l’agriculture, notre plus grande source de richesse.Vous aurez vu, dans les journaux, récemment, que le premier ministre du Canada et moi avons échangé des compliments au sujet des possibilités en matière de houille blanche.Le premier ministre et les gouvernements provinciaux de l’Ontario et du Québec ont tenu des conférences au sujet du harnachement du Saint-Laurent, ce qui comporte nécessairement le développement de l’énergie électrique qui se perd dans la course du fleuve, et M.King, l’autre jour, en réponse à une déclaration que j’ai faite à ce sujet, a dit que je me suis rendu coupable d’un esclandre à son sujet en cette matière.Vous pouvez appeler cela un esclandre (outburst) si vous le voulez, mais comme vous avez voulu me confier l’administration de vos ressources et la proteètion de vos biens, je monte la garde pour l’Ontario.Je me propose de préserver les droits et les biens de l’Ontario pour le peuple de cette province, et si quelqu’un ne tire pas une couple de coups de feu les loups de la vallée de l’Outaouais enlèveront du garde-manger toutes les choses que nous y avons déposées èt au moyen desquelles nous espérons rendre le peuple ontarien grand et heureux.NOUS GARDERONS NOTRE BIEN Cette controverse s’est réduite à une chose très simple, et je suis sûr que le peuple de l’Ontario et celui du Canada tout entier, à qui je parle, grâce à la radiophonie, s’intéressent vivement au principe que soulève l’opposition des droits provinciaux aux droits fédéraux.Est-ce qu’on doit permettre aux autorités fédérales d’usurper les droits des différentes provinces et de se rendre maîtresses de leurs biens?C’est le problème.Nous de l’Ontario et du Québec, nous nous sommes unis pour répondre non.Nous nous proposons de garder nos biens.M.King, dans ce déluge oratoire qu’il a fait couler sur les journaux Tautre jour, a presque submergé la question, mais si vous affrontez le déluge vous allez apercevoir deux ou trois choses.Une de ces choses c’est: “Nous ne voulons pas nous emparer de votre propriété.Nous ne voulons pas nous emparer des droits de l’Ontario en matière de houille blanche”.Une autre: “Nous ne pouvons pas poser la question constitutionnelle de l'usage par les autorités provinciales ou bien par les fédérales des droits d’exploitation de la houille blanche”.Troisièmement, M.King a dit que la clause dont j’avais relevé l’omission, à savoir “soumis à l’observance de toute condition internationale” ne signifie rien et que ^interpretation que Ferguson en a fait ne signifie rien".Je dit, a continué M.Ferguson, si cette clause ne signifie rien pourquoi est-elle là?Et je me propose de vous montrer, avec le témoignage même de M.King, qu’elle a une grande signification au point de vue de l’entreprise que nous estimons à si haut prix dans cette province.Enfin, M.King n dit: Mais ce type, Ferguson, fait de la politique au moyen de cette chose.Il est à noter que lorsqu’un membre du gouvernement libéral ou un député ministériel dit quelque chose ce n’est jamais de la politique partisane, mais que lorsqu’un conservateur émet une opinion, c’est de la mesquine politique partisane.Peu m’importe Topinion de M.King sur ma conduite dans cette question.Je soumets mes vues au peuple du Canada et particulièrement au peuple de l’Ontario, et si vous, de l’Ontario, pensez que ma conduite n’est pas justifiée et que je n’ai pas agi pour vos meilleurs intérêts, vous connaissez votre devoir.Il vous apparfient de me remplacer et de vous procurer un autre gérant d’affaires.Il y a longtemps que jè suis au poste.UN PEU D’HISTOIRE Quelle a été la position de l’Ontario en cette matière?a demandé M.King.M.King ayant dit qu’il ne veut pas enlever à TOntario son Fiouvoir, il serait bon de revoir ’histoire du développement de la houille blanche, du jour où sir James Whitney a poussé la grande cause de l’étatisation et a construit notre grand système de houille blanche.En ces jours-là, le gouvernement fédéral ne suscitait aucun obstacle au développement de la houille blanche par les provinces.Il n’y avait pas eu de contretemps lorsque la province avait développé Ténergie des chutes Niagara, cours d’eau international.On n’avait pas mis en question les droits de TOntario.Et il en avait été de même lorsque TOntario avait entrepris le développement de la houille blanche de Chippewa, et lorsque cette province avait entrepris celui du Sault-Sainte-Marie.Dans ce dernier cas, la Commission internationale avait partagé le cours d’eau entre TOntario et les Etats-Unis.II n’y avait pas eu d’obstacle lorsque TOntario avait entrepris le développement de la Nipigon: c’est seulement lorsqu’il fut question d’exploiter la houille blanche à environ un demi-mille en aval du premier harnachement de la Nipigon que les obstacles ont surgi et que le gouvernement King a posé les conditions auxquelles il permettait à Ontario l’exploitation de la houille blanche.M.Ferguson déclare que le droit de la province d’Ontario à ses énergies hydrauliques n’a été mis en discussion que depuis Tavène-ment du gouvernement King au pouvoir.Les autres provinces entrèrent en possession de leurs ressources naturelles, seules les deux vieilles provinces de Québec et d’Ontario n’avaient pas droit aux leurs.Une conférence entre les deux provinces et les autorités fédérales eut lieu.Les premiers ministres d Ontario et de Québec furent invités à faire connaître leurs vues.Mais M.King ne les partagea pas.Il était clair, dit M.Ferguson, que M.King voulait exploiter Ténergie hydraulique qui n’appartient qu’aux provinces.Il m’a dit de me mêler de nies affaires, mais je déclare que je me mêle de nies affaires en voyant à ce que le gouvernement fédéral n’exploite pas ce qui appartient ' ma province.Ontario est prête à coopérer à la canalisation du Saint-Laurent mais elle refusera d’abandonner ses droits.Le parti conservateur reconnaît les droits des provinces à leur propropriété et, après le 28 juillet, le gouvernement Bennett réglera la question et reconnaîtra nos droits, dit M.Ferguson.M.Maher visite son comté en avion Québec.5 (D.N.G.).— M.Thomas Maher, organisateur en chef des iforoes conservatrices dans le district de Québec et candidat dans Un arle voix-Saguenay, terminera dans quelques jours la visite de son vaste 'comté.Un message reçu hier annonce que M.Maher a atteint Blanc-Sablon et survolé la fameuse île Verte (Greenly Island), a huit cerats milles de Québec, où le Bremen fut forcé d’atterrir.M, Maher se sert de l’avion pour atteindre les points les plus reculés du comté de Saguenay.Il sera de retour à Québec dans quelques jours.Onze personnes tuées Castleford, Angleterre.5 (S.P.A.)._ Une explosion de produits chimiques a détruit l’usine “Hicksons and Parsons Chemical Works” et tué au moins onze personnes.Il y a plus d’une vingtaine de blessés.L’explosion a été d’une telle violence qu’on Ta entendue dans des villes éloignées d'une dizaine de milles de Castleford.A Castleford, elle a démoli un grand nombre de maisons et on estime à 500 le nombre de ceux qui ont dû évacuer leurs domiciles.^ ______ Lord Strickland retourne à Malte Malte, 5 —Lord Strickland, premier ministre de Malte, est revenu de Londres où il a conféré avec les autorités anglaises sur le conflit oui règne depuis quelque temps entre l’Eglise et TEtat.Il a demandé à ses amis d’observer le règlement qui défend les attroupements et les manifestations.^ _ $25,000 pour fin de circulation Le comité exécutif a voté $25.-000 pour fins de circulation soit pour installer des signaux lumineux manuels, des zones de sécurité pour les piétons.Il sera défendu aux voitures circulant rue Sherbrooke de tourner à gauche nu» coins des rues Saint-Denis, Saint- T #%• Tllflalirv I Un argument féminin en faveur du budget Dunning Lindsay, Ontario, 5.(S.P.C.) Mme Cairine Wilson, la première femme à entrer au sénat canadien, a parlé hier en faveur du candidat libéral dans la division de Victoria, T.J.Carley; ii y avait environ 300 femmes dans l’assistance.Elle a prononcé un bref discours, faisant l’éloge de King et de son administration êr appuyant chaudement la préférence britannique et le reste du budget Dunning.En discutant le budget, elle a trouvé un argument pius spécialement féminin.Le budget, dit-elle, a abaissé le coût d’un bon nombre d’articles dont on se sert souvent â la maison, le thé, ies accessoires de chirurgie et la porcelaine; depuis qu’il est au pouvoir M.King a abaissé les droits sur le thé à trois reprises.Pour accélérer la livraison du courrier New-York, 5.—- Le service de transbordement aérien du courrier de T“Ile-de-France” sera rétabli dans quelques heures, lorsque ce paquebot- français arrivera à une certaine distance de la côte américaine.On sait que ce grand navire de la Compagnie générale transatlantique a ét’é le premier paquebot muni d’un service de ce genre.L’“He-de-France” a quitté le Havre jeudi.L’avion qu’il transporte pour le transbordement rapide du courrier est un CAMS no 37 “amphibie”.Un moteur de 450 c.v.peut lui permettre du 150 milles à Theu-re et un rayon de vol de 350 milles.L’avion est lancé au moyen d’une espèce de catapulte.Rejet de la motion ___Shaughnessy M.le juge Fabre-Surveyer a rejeté hier après-midi la motion présentée au nom de lord Shaughnessy et de M.A.M.Reaper demandant que les procédures d’appel dans la cause Davis-Shaughnessy soient suspendues.Les défendeurs prétendaient q’il fallait attendre pour appeler que le jugement sur les frais ait été rendu, en septembre, mais les avocats des demandeurs alléguèrent que la cour n'avait pas juridiction pour entendre cette motion pendant la vacance légale, et que de toute façon l’appel doit procéder indépendamment de la question de frais.Nouvel essai du R-100 Cardington, Ang., 5 (S.P.C.) — Le dirigeable R-100 sortira de ses hangars pour être amené ici ce matin si les prévisions atmosphériques des experts ne sont pas erronées.Le dirigeable avait été remisé dans ses hangars depuis la fin de mai à la suite d’un accident à son enveloppe pendant un essai de 24 heures au cours duquel il avait atteint une vitesse de 80 milles 7i l'heure.Des experts ont réparé les dommages et le dirigeable est maintenant prêt pour une autre série d’essais avant d’entreprendre son voyage au Canada à la fin du mois.Si tout va bien, il ne rentrera pas dans scs hangars avant son voyage au Canada.Entre temps, il fera une randonnée avec les membres du parlement comme passagers.Conseil de M.Perron M.J.-L.Perron, ministre de Ta-griculture, a déclaré hier à une fête agricole au collège MacDonald, que les cultivateurs pour obtenir plein rendement de la terre doivent Vlacer l’exploitation agricole sur la même base que les autres industries, c’est-à-dire lui appliquer les données scientifiques, soit dans la production, soit dans les méthodes de distribution et de vente.II demande aussi aux cultivateurs d’embellir autant que possible leurs demeures, de planter des arbres, afin de rendre la ferme plus attrayante pour les jeunes.Incendie d’une école Rivière-du-Loup.5 — Le feu a détruit Técole St-Pairice de la Rl-vière-du-Loup causant pour environ $30,000 de dommages.Seuls quelques religieux se trouvaient rtans l'établissement au moment de l'incendie.Lloyd George et la paix mondiale Bournemouth, Angleterre, 5.(S.P.A.) — A un banquet des délégués au congrès international de la “Congregational Church”, le chef libéral Lloyd George a dit, dans un discours, que la méfiance et la suspicion empoisonnent l’atmosphère internationale et que la paix mondiale dépend de la coopération de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.11 est d’importance vitale pour la race humaine que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis marchent côte à côte vers la solution des problèmes que nous avons a affronter, a-t-il expliqué.La paix n'est pas sûrement établie et, malgré les traités, Thomme n’a pas abandonné l’idée de guerre.M.Lloyd George a ajouté qu’à part TAllemagnc, la Grande-Bretagne est le seul pays qui ait résluit scs armements à ce qu’ils étaient avant la guerre.Les relations franco-italiennes Paris, 5.— Les membres du parlement ont commencé à s’occuper des relations entre la France et TI-talie.Les groupes, socialiste et radical, en ont surtout discuté.Le comité des affaires étrangères de la chambre des députés a décidé de poser toute une série de questions, au sujet de la situation franco-italienne.Le ministre des affaires étrangères, Aristide Briand, devra répondre à ces questions la semaine prochaine.Le député socialiste Grumbach d’Alsace a préparé certaines questions en compagnie du député Pierre Cot, radical du département de la Savoie.On comprend que ces questions se rapporteront surtout aux négociations au sujet du traité naval entre les deux pays.Ces négociations sont abandonnées depuis la fin de la conférence de Londres.On se demande maintenant quel pays prendra l’initiative de recommencer les négociations.Message de S.S.Pie XI aux syndicats catholiques Québec, 5 (D.N.C.) — Ces jours derniers, la Confédération des Travailleurs catholiques du Canada adressait au Saint-Père un message de fêlicitaiioas à l’occa'sion de son jubilé, et de remerciements pour la canonisation des martyrs canadiens et l’élévation au cardinalat de S.G.Mgr Liénart.Elle a reçu "ce matin les remerciements du Vatican.Celui de la Confédération j Cardinal Pacelli, Cité Vaticane, Italie.Confédération Travailleurs catholiques Canada, filiales, présentent félicitations.Sa Sainteté fin heureuse de son jubilé.Remerciements canonisation premiers martyrs canadiens et nomination cardinal Liénart.défenseur syndicats catholiques, (sig.) Pierre BEAULE.président.Réponse du Saint-Père: Cité Vaticane, Evêque auxiliaire, Québec.Agréant hommage Confédération Travailleurs catholiques, Canada.Saint-Père remercie; leur envoie gage abondantes faveurs • divines.Bénédiction apostolique.(sig.) Cardinal PACELLI M.Calder parlera pour M.White M.R.L.Calder, C.R., ancien libéral-indépendant et adversaire de H.S.White aux élections fédérales de 1925, parlera à la salle Victoria, VVestmount, mercredi soir, en faveur du candidat conservateur dans Montdloyal.M.Charles Bellec est choisi dans Pontiac Ottawa, 5.— Les conservateurs dii comté de Pontiac ont été unanimes hier après-midi dans le choix de M.Charles Bellec, de Fort-Cou-longe, comme leur porte-étendard à l’élection fédérale.M.Bellec aura comme adversaire le député sortant, M.Frank-S.Cahill.Un vieillard tombe à l’eau et se noie Québec.5.(D.N.C.) — Louis Allaire, 70 ans, demeurant à THos-pice St-Antoine, qui était parti vers huit heures hier matin pour aller faire une promenade dans la direction du bassin Louise est tombé à l’eau et s’est noyé avant qu’on ait pu lui porter secours.Un verdict de mort accidentelle a été rendu.Les meurtres diminuent en Angleterre Londres, 5.(S.P.A.) — Il n’y a eu que dix meurtres de personnes âgées de plus d’un an commis dans le district policier de Londres en 1929, contre une moyenne de 22 au cours des deux années passées, selon le rapport de lord Byng, commissaire en chef de la police métropolitaine.Le rapport souligne cependant que la proportion des coupables non découverts est plus haute que d’ordinaire, car il y en eut 4 Tan dernier, entre autres dans l’affaire de Croydon, où trois personnes moururent empoisonnées.Les cas d’homicides atteignent presque le double du chiffre de 1928, l’augmentation étant attribuée à l’automobile.Tl y a eu une diminution considérable des cas d’ivresse, les accusations se chiffrant à 23,569, soit 2,488 de moins qu’en 1928.Le jeu a augmenté et il y eut plus d’arrestations nu’en aucune autre année depuis 1924.Il y eut 17,664 offenses de toutes sortes contre lesquelles des accusations furent portées, soit une augmentation de 1,778 sur 1928.Le total des tués par automobiles fut de 1,362, le plus haut dans This-tolre.Vers la Terre Nansen Leningrad, Russie, 5.(S.P.A.) — Des savants soviétiques sous la direction du professeur Otto Schmidt, sont partis pour la terre arctique de Fridtjof Nansen, autrefois terre de François-Joseph, pour l’étudier au point de vue des possibilités de développement qu’elle offre.Aux Indes DES .MECONTENTS FOMENTENT UNE INSURRECTION — LES DISCIPLES DE GANDHI CONTINUENT _ Bombay, 5 (S.P.A.).—D'après des dépêches de Peshawar, des mécontents ont tenté de provoquer une insurrection' des (guerriers de Khel, mais ce* guerriers, à qui les aviateurs britanniques ont fait subir de lourdes pertes récemment, ne se sont pas laissé entrainer.Le haji de Turangzai, qui campe aux portes de Peshawar avec des guerriers depuis sept mois, cherche & fomenter une nouvelle insurrection.Au sud, les partisans de Mahatma Gandhi continuent leur désobéissance civile.Le chef du congrès, Vallahhai Patel, a 'nommé président 4u comité d’action du congrès national panindien Madan Malavi-ya, qui a donné son adhésion dernièrement, après que le gouvernement eut proscrit Je comité.On voit dans cette nomination une réatffir» mation de la détermination qu’a prise le congrès de procéder avec vigueur.Quarante-quatre notables musulmans se sont réunis è Simla pour ¦discuter le rapport Simon et ont manifesté de grandes divergences d’opinion, parait-il.Bien que les musulmans se soient en général 'abstenus de prendre (part à la campagne de Gandhi, beaucoup d’entre eux ®e sont montrés opposés au rapport Simon._______ La candidature de M.Shinmclc Une délégation d’électeurs conservateurs de Laurier-Outremont s’est présentée chez M.J.A.Shin-nick nier soir, pour lui demander de se porter candidat.M.Shinnick a remepcié les délégués et les a priés d’attendre jusqu’à lundi soir, alors qu’il donnera une réponse au cours d’une assemblée, à 8 heures, au No 6254 boulevard Saint-Laurent.Feu M.A.-O.Anderson M.Alexander Oliver Anderson, décédé à Buckingham cette semaine à Tâge de 57 ans était secrétaire de la James MacLaren Company Limited, et citoyen d’Ottawa où il avait vécu une grande partie de sa vie.Il était malade depuis dojix mois à peu près.11 était ne à Russell mais avait habité Ottawa dès son jeune âge.C’est là qu’il fit ses études pour entrer à l’emploi de la compagnie MacLaren comme comptable.Lorsque la compagnie s’organisa, ii en devint le secrétaire, position qu’il conserva jusqu’à sa mort.Acquittement de Moreau Le juge Victor Cusson a acquitté, hier après-midi, Edouard Moreau, un noir, accusé du meurtre d’un de ses compatriotes dans un club de la rue Saint-Antoine, la semaine dernière.Le propriétaire du club, le seul témoin qui a été entendu, a déclaré que la victime était ivre et qu’elle insultait tout le monde dans l’établissement.Elle aurait même tiré un couteau pour frapper l’accusé et que c’est en se défendant et en défendant sa compagne que Moreau s’est servi d’un revolver avec le résultat qu’on sait.En conséquence, le juge a acquitté l’accusé.____________ Assemblées libérales LAPRAIRIE-NAPIERVILLE Cet après-midi, à 2 heures, (solaire) à St- Constant.Demain après-midi, 2 heures, (solaire), à NapierviJle.M.Vincent Dupuis, député sortant et candidat, invite son adversaire.CHAMBLY-VERCHERES Demain, 6 juillet, à Varennes, aprè,s la graml’messe.Orateurs: Amédéo Geoffrion, candidat libéral; Mme Tancrède Jodoin, Aimé Langlois, ancien député, Paul Lan» glois.avoca*.LAVAL-DEUX-MONTAGNES Deamain.après la grand’messe, à •François-de-Sales.A 2 heures de jVès-midi, à Sl-Vincent-de-Paul.•ateurs: M.Lfguori Lncomibe, dé-té sortant et candidat libéral, et, U 8 «1/S 1") O» *1 ^ ^ VAUDRELTL-SOULANGES Dimanche, 6 juillet, à 2 heures 30 de Taprès-midi, (solaire), aux Cèdres.Orateurs: Dr Jos.Thauvci.-te, candidat libéral; Philippe Brais et Robert Bourassa, avocats.TERREBONNE Dimanche, 6 juillet, 2 heures p.m.heure avancée, à St-Jérôme.O-rateurs: M.J.-E.Parent, candidat libéral; M.Fernand Rinfret, M.le sénateur J.-E.Prévost et autres.Mardi.8 juillet, à St-Jérôme, à 8 heures 15, (solaire).Orateurs: J.-E.Parent, candidat libéral; M.le sénateur J.-E.Prévost, Armand Le-Beau, Hector Perrier, avocats, et Claude Prévost.COMPTON Lundi, 7 juillet, à East Angus, & 8 heures, heure avancée.Orateurs J.-E.Letellier, candidat libéral et député sortant; M.Fernand Rinfret et Autres.Avez-vous hesom de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.CTé» léphone: H Arbour 1241* ' LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 5 JUILLET lt»30 VOLUME 1^3 uram oMiutiq de ies nôtres et ceux autres A j i'üi z.-o 1656, Appt 6 -C.-EMILE 232-236, Cloches 4’Eglises Carillon*, clochas neuva* et d'occasion ds dlllé-rent* poids et prix.Ecrire ou voir .TOURANGEAU Bout.St-Joseph (Bit) Tél.FR.6272 .Montréal MOR1SSETTB, LIMITEE rue Latourello, Québec Samedi, 5 juillet 1930 finée.” j (The Montreal Herald i 25 juin 1930.)— * * * IMPERTINENCE CHASSEZ LE NATUREL .M.Massé, dans son trente-troi-siAme cours-salade, aurait dit à la radio (voir la Presse du 21 juin: “M.le juge Adjutor Rivard plane également sur le mouvement philologique canadien, telle une person- nalité de tout premier plan”.Le président de la Société du Bon Parler Français pourrait-il nous dire si c’est en monoplan ou »n biplan que plane M.le juge Rivard?Peut-être M.Massé a-t-il employé le sens figuré?Avec humilité, rangeons-nous de l’avis du dictionnaire.Le.petit Larousse dit que “planer” au figuré, c’est “considérer de haut”.Voyez-vous cela?Au propre: M.le juge Rivard "plane” au “tout premier plan." C’est plutôt bas.Au figuré: II considère de haut, telle une personnalité etc.Faut-il comprendre que M, Rivard est bien au-dessus de la philologie?Faut-il comprendre que c’est un “snob”?Faut-il comprendre que toutes les personnalités de tout premier plan considèrent la philologie de haut?Pourtant ce pauvre Massé a dû vouloir faire un compliment! Et puis, ce qui n’est pas clair n’est pas français.Hatzfeid A Darmesteter donne comme exemple de "planer’’ au sens figuré —et au sujet de cette citation nous ne pouvons nous empêcher de faire un rapprochement quant a MM.Rivard et Massé— cette phrase d’une lettre de d’Alembert au roi de Prusse: “Un roi philosophe plane sur toutes les sottises de notre espèce.” Nous croyons que notre rapprochement est un compliment a l’adresse de M.le juge, Et nous n’avons pas dit un mot de ce que .“également” signifiait dans la phrase de M.Massé.Certainement, les lecteurs de la Presse n’y ont vu que du “feu".# # * NOUVEAU COMPLIMENT?“Si les parades d’un caractère nationaliste peuvent être acceptées comme les indices du progrès d’une ration, la procession Saint-Jean-Baptiste qui a défilé hier après-midi lors de la fête du patron de nos Canadiens d’origine française es la preuve suffisante (is ample proof) du fait que le Canada s’achemine vers une culture plus raf- Tout le monde au pays sait que nous aurons des élections le 28 juillet prochain.Mai* ce n’est pas les seules élections qui auront lieu cette journée-là au Canada.En effet, à eette date, en l’üe du Prince-Edouard se fera l’élection du chef pour tous les sauvages Micmacs.Le chef actuel.Isaac Peters, mesurant plus de six pieds et pesant au delà de deux cents livres, s’attend a être élu sans opposition.A considérer tout le bruit, les injures, achats de consciences, beuveries.etc, de certaines campagnes électorales.qui sont les sauvages?et qui sont les ^civilisés.RIEN DE NOUVEAU Un Allemand.Erich-Maria Remarque, a écrit sur la guerre un livre qui a un succès sans précédent.Il a été traduit en une quinzaine de langues.Plus de 400,000 exemplaires en français ont ete vendus en une année.Le titre de l’édition française est: A l Ouest, rien de nouveau.Cenendanl plusieurs de nos journaux quand ils parlent de cet ouvrage se servent du titre anglais: AU Quiet on the Western Front.Est-ce oar anglomanie?En anglais c'est une traduction tout comme en français.Si l’on veut absolument se servir d un titre étranger pourquoi ne pas avoir recours au titre original en allemand: Sichts Heues im W es- \tfnl * * * ! LE COMMUNISME A MONTREAL Le lendemain de la Saint-Jean-! Baptiste il y a eu certain trouble 1 sur la place du marché,à Winnipeg.Le maire de la ville, le colonel Webb.a déclaré que ce trouble n’était pas le résultat du chômage, mais l'oeuvre de certains chefs du parti communiste qui veulent faire de la réclame à leur mouvement.Le maire de Winnipeg a ajouté: “Tl est temps que tout le Canada commence à surveiller les communistes".Les autorités de Montreal les surveillent-elles au point de savoir qu’il se publie ici et qu’il se vend dans dés kiosques des journaux bokhevistes de langue française?TERRIBLE Un journal de Montréal publiait la semaine dernière ett» dépêche de la Presse Associée, nrobable-ment prise dans les annonces d’un quotidien de New-York: A VENDRE Southern Cross, monoplan à trois moteurs, a fait environ 75,000 milles mais encore capable de se moquer d’un océan.Propriétaire: Charles E.Kingsford-Smith.très satisfait de ses performances mais terriblement à l’étrcU, besoin d’argent pour se marier.S'adresser à Kingsford-Smith.Oakland, Californie.dans une semaine ou deux.Nous n'avons pas le texte original de cette dépêche, mais nous soupçonnons que “terriblement à l’étroit” devait être en anglais: “terribly tight”.Pourquoi ne pas l’avoir alors traduit par “terrible-me ntdans la gène”?Autrement, qu’est-ce que cela veut dire?BON CONSEIL "Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage.Que nous ont laissé nos parents: Un trésor est caché dedans.Je ne sais pas l’endroit; mais un peu de courage.Vous le fera’trouver.Ainsi parle le laboureur à ses enfants, dans la fable.Or.en effectuant une plantation dans un champ, un fermier français vient de vérifier d’une manière inattendue le conseil du bon La Fontaine.Un trésor, en effet, était caché dedans, qui comprenait tout un lot de pièces d’or datant du seizième siècle et très bien conservées.Le fabuliste avait bien raison, lorsqu’il faisait dire au laboureur: Remuez votre champ.creusez, fouillez, bêchez; un trésor est caché dedans.F.t aussi, comme «n fait foi lal découvetre du fermier, il aurait pu ajouter un conseil plein d’actualité Creusez, bêchez, plantez dans votre champ; un trésor est caché de dans.* * * LA PIERRE DE SILENCE Celui qui a fait cette découverte ne fera peut-être pas une fortune aussi considérable que s'il avait mis a jour une mine de diamants, mais il est assuré de conquérir une confor table aisance.Il s’agit du nommé Al Wilkinson, sujet de Floride, qui vient de trou- Beaux livres de prières MISSEL DE JESUS-ENFANT — reliure ferme, moutoti nuancé poli, ornements à froid, très sobre, gardes papier de fantaisie, dentelle or et siifnet, enluminures à chaque page, tranche or, 288 pages.Au comptoir et par la poste, $3.00.LIVRE DE PIETE DE LA JEUNE FILLE — reliure souple.veau nuancé poli, gardes papier de fantaisie, dentelle or et signet, tranche rouge sous or, -volume de 850 pages.Au comptoir, $2.00, par la poste, $2.15.MISSEL ROMAIN — beau volume de 384 pages, cuir ancien capitonné, ornements a froid et or, gardes papier marbré, dentelle or et signet tranche rouge sous or, pages enluminées.Au comptoir et par la poste.$1.50.Le même métis souple ornements à froid.Le même cuir fauve ornements à froid.MISSEL DES SANCTUAIRES ET PELERINAGES DE FRANCE — cuir ancien capitonné, ornements à froid vert et or, gardes papier de fantaisie, dentelle or et signet, tranches rouge* sous or, pages enluminées, vo* lume de 400 pages.Au comptoir et par la poste, $1.75.MISSEL DES LITANIES DE LA SAINTE MERGE — beau volume de 288 pages, mouton poli capitonné, ornements or, pages enluminées en couleurs, gardes papier marbré, dentelle or et signet, tranche or.Au comptoir et par la poste, $1.75.NOUVEAU MISSEL ROMAIN dit des MERVEILLES DE LA FOI — volume de 552 pages, papier veau, ornements or, pages enluminées, tranche rouge sous or, signet.Au comptoir et par la poste $1.00.Le même, pégamoid capitonné, ornements or, etc.Service de Librairie du “Devoir” 430 Notre-Dame est, Montré&L ^ 30-¦Jfovewn ver une pierre très poreuse, criblée de mille petits trous, laquelle absorbe littéralement le bruit.D’après un phénomène physique très connu, le bruit est produit dans une pièce par le renvoi des sons sur les murs, sur le flafond et sur !e plancher.Or.les cavités de la pierre dite de “silence” noient ces sons et le silence le plus profond règne dans la pièce quelle que soit l’intensité des bruits du dehors.Déjà, dans tou* les édifices américains les plus bruyants, il y a une pierre de “silence” sur tous les bureaux.CELIBATAIRES ALLEMANDS Pour combler ses déficits, le gouvernement allemand entend tirer le quart des millions nécessaires.dé la bourse des célibataires des deux sexes.Cette législation financière du chancelier Hermann Dietrich n’aurait guère chance de réussite au Canada.Les célibataires Bennett et King, selon toutes ies probabilités, ne consentiraient par, à proposer une loi pour se taxer eux-mêmes.•Jp UN PALETOT Une grande dame entre dans un magasin de nouveautés et demande a voir des étoffes pour paletots.Le commis prend son échelle, et tire du velours d’un ravon.- Non! fait la dame après examen.La pluie abîmerait cela.— Du molleton?~ Trop épais! dit l’acheteuse après l'avoir tâté pendant dix minutes.Montrez-moi du drap de dame.Le commis étale de nouveau plusieurs gros coupons du drap demandé.La dame le trouve trop mince.Au drap de dame succède ; du drap de velours qui lui semble ;trop chaud; puis du velours anglais, trop commun; ensuite du tricot, de la soie, du satin, de la moire.Le comptoir disparaissait sous les piles d’étoffes, derrière lesquelles, on apercevait à peine le commis.toujours poli et patient.— Décidément, dit tout à coup la dame, je veux de la flanelle.de la flanelle bleue.On lui soumet dix ou douze échantillons de flanelle.Voilà mon affaire, déclare-t-elle après un minutieux examen.Combien en faut-il?demande le commis.Voyez vous-même, c’est pour mon chien.Et elle désigne un microscopique terrier écossais qui rôde autour du comptoir.Le commis ne se déconcerte pas, et paraissant calculer moralement: — Un paletot?inte.rrogea-t-il.— Oui.— Mettrez-vous des poches?* * * m TOUR DE FORCE —Vous êtes accusé d’avoir volé deux sacs de charbon pesant deux cents livres chacun.Qu’avez-vous à répondre?—C’est vrai.Monsieur le juge, mais je l’ai fait dans un moment dé faiblesse.* * ¥ SOUVENIR —C’est sans doute quelque souvenir précieux que vous portez dans ce joli médaillon?—Oui, c’est une mèche des cheveux de mon mari.•Mais votre mari n’est pas mort, il me semble.•Non, mais ses cheveux sont tous tombés.PRESCRIPTION MEDICALE Le juge — Vous avez été arrêté au moment où vous décrochiez une superbe fourrure à l’étalage d’un magasin; pareil fait s’est déjà produit plusieurs fois, et vous reconnaissez être l’auteur de ces vols.L’accusé —Que vouiez-vous, mon président?Je suis malade et mon médecin m’a recommandé de prendre tous les matins quelque chose de chaud L.* * * MERVEILLEUX “Tu connais Z.; c’est effrayant ce qu’il boit! Un exemple; l’autre jour, j’ai voulu absorber autant d’eau pure que lui de cognac.Eh bien’ au bout de deux heures, il se portait à merveille, et moi j’étais grisl” * * Aê UN NOM ROM-AIN Il y avait dans un manège un cheval vicièux et rétif au point que quiconque avait l’imprudence de s’aventurer sur son dos était précipité à terre.Son propriétaire demandait à un rhétoricien de sa clientèle un nom romain pour donner à cette cavale 1 indomptable.Le jeune “potache” répondit sans hésiter: — A votre place, je l’appellerais la Rosse tarpéienne'.* * * QUELQUES COQUILLES “Le régiment de X.compte un assez grand nombre d’enrages volontaires.” pour engagés volontaires.“La santé de madame Z., qui avait donné des inquiétudes à ses amis s’est beaucoup améliorée.Elle commence à se laver” pour: se lever.”A partir du 17 de ce mois, les habitants de X.seront tenus d’ècheniller tous les pompiers” — | pour les pommiers.SIVEL La Société Pierre Pampaloo Importation et fabrication ORNEMENTS D'EGLISE DENTELLES.VASES SACRES, ETC.Salle d'échantillons: 20, St-Jarques est - MONTREAL Case postale 2765 - Tél.HArb.731* Ch.28 et 2» Vcs Yeux! N’exigent-ils pas un examen sérieux ?Vous pouvez, en nous consultant, voue procurer une jolie paire de verres «t celâ, à Ut portée de votre bourse, TAIT-FAVREAU, Ltée Opticien* Optométriste* Licencié* 265 Ste-Catherine est Tél.LAn.6705 9 J.-A.DESY, Limitée pt des BONNES CONFITURES: ACHETEZ-LE iT D Ê IMPORTATEURS ET MANUFACTURIERS 1459 Ave Delorimier Tél.: FR.2853 & 3377 W Ustensiles de Cuisine, Qualité, Variété et Prix Modiques Dr 9 VESTONS DE Bureau EN Alpaca l Echantillons sur demande ou appelez notre représentant.EN MAGASIN OC SUR MESURE L.LAROCQUE 849, Notre-Dame Ouest Tél.MArquette 8545-7816 tl COMPLETS en serf* bleue — ¦ 2 £ A g> sa sa pantalons.«èfd.UU J.L VER VAIS FRont^iU*1 J.A.EMOND SOS Salnta-CaUxsclae le* Hnraster ui* MONTREAL 8.00 i ULW Maison MONTESANO Spécialité.Ornement* d ébita*.CB.9325 1979.Amherst CA FIT noir, doux, fe V/?r ^ to/*» *u «oût du 1 client, envoyé poste payée, i Demande» nue prix P.GOUDRON »S« j Manufacturiers de moulures, cadres et miroirs LA ÜIE WISINTAINER Bureau: 908 ST-LAURENT, MONTREAL & FILS INC.DEMANDEZ NOTRE REPRESENTANT Spécialités : Encadrement pour annonces — LAne.2264* 72 VOITURES Distribuent de par la ville le seul véritable “PAIN de Chez Nous” de la boulangerie I.CARON CResc.4114 Limitée grande salaison Coït— * ¦ La ________ _________ S.L.Contant, doit sa survivance à la qualiti de ses produits.Avez-vous des mue f “L’Infaillible” de H.-G.PEPIN vous en débarrassera — Satisfaction garantie ou argent remis.Henri G.PEPIN Pharmacien Angle Ontario et Frontenac LE JAMBON le plu* délicieux «*t celui de 8.-L.Contant LA SAUCISSE U plus appréciée «*t celle de S.-L.tentant VOYEZ L'AGENCE HONE Peur tou» t»» ?©TSfee en Amérique, en Eurepe.«n Médltam.fiée, aux Ab till**, partout.Immeuble "Universltr Tower" 66#, Ste-Cetherla* ouest, an(le Université Tél.HArbour 32*4 MONTREAL LE BACON très appétissant est celui de S.-L.Contant LES VIANDES CUITES tria aavonreuaes •ont celle* de S.-L.Contant LE SAINDOUX PUR LARD celui de S.-L.Content fl/.' 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devait être éternelle.Mais voilà.Il y a de la tristesse dans le ménage de Dame Anita 'et son mari: une tristesse négative qui provient non pas de ce.qu’on se dit des choses qui ne devraient pas être dites, mais plutôt de ce qu'on ne se dit jamais ce qu'il faudrait.On sait cela parce que Dame Anita a fait des demi-confidences à une de ses amies, laquelle en a parié à son amie à qui elle ne cache rien: cette dernière a tout dit à son alter ego qui a toute sa confiance, Et ça nous est arrivé comme ça par ricochet, à nous qui ne connaissons ni Dame Anita ni son mari, ni l’amie de Dame Anita, ni l'amie de son amie.Dame Anita est une ancienne petite bachelière, sans un brin de prétention.Elle brillait, dans le temps, par son extraordinaire facilité à s’assimiler les principes et les thèses philosophiques; la psychologie surtout exerçait sur elle un attrait particulier, vu sa tendance à ana-yser l’âme et le caractère de son prochain et, naturellement, devenue épouse, cet amour de disséca-tion morale lui est resté.Son mari est un bon médecin, pas beaucoup sentimental, bien plus habile à disséquer des cobayes que des caractères; il aime bien sa petite femme, il le lui dit toujours de la 1 même manière : "Que je t’aime donc, ma chérie!’’.Ce thème ne connaît pas et ne connaîtra probablement jamais de variation et ça ne satisfait pas Dame Anita.Voici donc Ce que Dame Anita a avoué à son amie qui lui disait combien elle la trouvait heureuse d’avoir pu mettre la main sur un aussi bon parti : "Sans doute je suis heureuse; je devrais du moins l'être, mon mari est la bonté même, il ne me refuse jamais rien, ¦continue de m’aimer comme au premier jour.Pourtant.tiens, je vais être sincère avec toi et te dire ce que je n’ai encore dit à personne.Tu vas peut-être me trouver ridicule.Quelque chose m’attriste souvent.Mon mari, il ne me dit jamais ce qu’il faudrait.Un exemple: tu sais que ma cuisinière est partie depuis une semaine, je fais des efforts louables pour la remplacer dignement; car elle n’avait pas sa pareille et je voulais qu’elle l'eût en mot pour que mon cher mari ne trouve aucune différence entre sa-cuisine et la mienne.- Je-passe des demi-heure entières le nés dans mes livres de' réceftes et je ne réussis pas trop mal à les mettre en pratique.Ainsi l'autre soir j’avais préparé un menu qui aurait dû le faire sursauter d'étonnement et me sauter au cou.Il a mangé avec assez bon appétit, sans cependant rien se faire servir une deuxième fois; durant le repas, il m’a entretenue de ses soucis du jour: il avait eu certaines difficultés avec un confrère qui l’avqit accompagné en consultation; puis, c’était l’état de deux de ses malades qui l’inquiétait et dont la maladie ne suivait pas un cours normal.Il s’est levé de table et.dans un gros soupir distrait : "J'ai fait un bon souper çe soir.” Et c’est tout, ma chère, tout.Tu avoueras que c’est décevant quand on s’attend à un flot de paroles encourageantes et louangeuses.Et c’eSt toujours comme ça.” Mais l'amie de Dame Anita a fait sur cela des commentaires à son amie.Il parait que Dame Anita, de son côté, ne dirait pas toujours, elle non plus, ce qu’il faudrait.Le jour de l'anniversaire de sa naissance, son mari lui apporta un superbe sac à main en veau tan liséré de cuir de reptile: quelque chose de rare.Elle a embrassé son mari en disant: "Que c’est donc joli!” et elle a couru chercher un bijou d'horloge carillonnante que son père venait de lui envoyer."Regarde, dit-elle, ce que papa me donne: est-ce qu’il n’est pas adorable, ce cher père?Il continue toujours de me gâter comme si je n'étais pas mariée.” Et il ne fut plus question du sac.Le mari de Dame Anita n'a pas fait de confidence à son ami, qui n’a pu, pour cette bonne raison, rien communiquer à ses amis.C’est pourquoi nous ne pouvons pas dire à nos amis ce que pense | réellement le mari de Dame Anita quand celle-ci ne lui dit pas ce qu'il faudrait.JEANNE L’heure aimée L’entretien du caoutchouc COMMENT NETTOYER ET PROTEGER LES VETEMENTS DE CAOUTCHOUC — GANTS —BAS ELASTIQUES — PRECAUTIONS A PRENDRE________ Les vêtements de caoutchouc sont très pratiques, aussi leur commodité en a généralisé l’usage.Malheureusement, ils présentent certains inconvénients: ils ne sont pas très hygiéniques; il ne faut pas en abuser, surtout pour les très petits; ensuite, ils se détériorent facilement et quelquefois avec une grande rapidité; enfin, il* dégagent une odeur désagréable.Avant d’étudier les remèdes, voyons d'abord les moyens préventifs contre ces inconvénients.10 Les objets en caoutchouc n* doivent pas être exposés à la chaleur; 2o Ils ne doivent pas non plus être pliés lorsque la température est trop basse; 3o Ils ne doivent jamais être en contact avec une matière grasse, minérale ou végétale.Précautions.— En conséquence, les vêtements seront pendus dans un endroit obscur et un peu humide, si possible.Si les mains sont gantées de caoutchouc, il ne faut toucher ni à l’encaustique, ni au pétrole, ni' à la benzine; éviter le contact de l’huile ou de la graisse.11 ne faut pas craindre de porter ou d’utiliser les vêtements ou objets de caotuchouc, l’usage leur est bon, et, si l’on doit les ranger pendant quelque temps, on les conservera dans la poudre de talc.Recettes et réparations.—.lo Lorsqu’un vêtement en caoutchouc commence à se détériorer, ne pas attendre que le mal soit irréparable, et tout de suite arrêter la désagrégation des tissus.Voici un bon moyen : Etaler l’étoffe sur une planche ou une table, prendre de.la poudre de taie ou de plombagine, suivant la couleur du caoutchouc, charger un tampon de laine de cette poudre et le frotter sur toute la surface du vêtement.Généralement, le résultat est bon; 2o Le caoutchouc durci à Pair peut reprendre une certaine .souplesse sous l’influence des vapeurs d’ammoniaque.Un vêtement accroché pendant une nuit dans une pièce au milieu de laquelle on a placé une assiette creuse rempflie d’alcali aura retrouvé sa souplesse le lendemain matin.H en serait de même s’il était suspendu dans une écurie avec chevaux.Mais il faut le surveiller; U redurcira en très peu de temps.Enfin, le caoutchouc dirr et cassant peut s’assouplir dans l’eau phé-nique additionnée de glycérine.Déchirures.— On répare une déchirure dans le tissu de caoutchouc en collant une pièce avec la colle suivante : Faire dissoudre du caoutchouc pur coupé en miettes dans la benzine rectifiée.Laisser macérer plusieurs jours et mettre en flacon bien bouché.Pour la réparation, enduire de la composition un petit morceau de tissu caoutchouté, découpé de la grandeur voulue, anisi que le tour de l’endroit troué ou coupé à l’intérieur de l’étoffe.Appliquer le petit morceau de raccord, le tenir bien comprimé, jusqu’à complète évaporation de la benzine.Ge doit être très très solide.Contre l’odeur, — Mettre le vêtement ou l’objet dans un récipient fermé, l’entourer de poudre de charbon de bois et l’exposer pendant qucliques heures à une température de 60-70 degrés.Le retirer, le.nettoyer, en le débarrassant du charbon qui a pu y rester adhérent.L’odeur disparaîtra et le vêtement ne subira aucune déformation.Gants de caoutchouc.— Le meilleur moyen de nettoyer les gants de caoutchouc est de les laver sur les mains à l’eau froide et au savon de Marseille, ou même au savon noir.Si l’on prend ce soin après chaque usage, ils se conserveront propres sans qu’il soit nécessaire de les détacher, car l’essence, qu’on peut employer à la rigueur avec modération, les abîme beaucoup.Surtout, ne jamais se servir de benzine.Bas élastiques.— Le nettoyage des bas élastiques est très .simple.On les lave à l’eau de son, car ils contiennent autant de coton que de caoutchouc.Faire une eau de son un peu J’ai voulu tout aimer et je suis malheureux, Car j'ai de mes tourments multiplié les causes: D'innombrables liens frêles et douloureux Dans l'univers entier vont de mon âme aux choses.Tout m'attire à la fois et vrai [Mir ses lueurs, l'inconnu par ses voiles: Un trait d'or frémissant joint mon coeur au soleil, Et de longs fils soyeux l’unissent aux étoiles.La cadence m'enchatne à l’air mélodieux, Im douceur du velours aux roses que je touche: D’un sourire j’ai fait la chaîne de mes yeux, Et j'ai fait d’un baiser la chaîne de ma bouche.Ma vie est suspendue à ces fragiles noeuds.Et je suis le captif des mille êtres que j’aime: Au moindre ébranlement qu’un souffle cause en eux Je sens un peu de moi s'arracher de moi-même.Sully PRUDHOMME OCCUPONS NOS LOISIRS V ^ -if •v «7051 f470S Vji 47 de notre constitution, en harmonie avec les nécessités présentes.La Politique du parti libéral, affirme M.Caban, est au contraire radicale et révolutionnaire.Cette politique P*.»-ser à un jardinier qui voudrait déraciner un chêne à la cime altière afin de l’émonder plus facilement.Le comité de Londres a proposé nue le Parlement du Royaume-Uni adopte immédiatement une législation pour autoriser les Parlements des Dominions à rappeler ou encore à amender les dispositions dt toute loi présente ou future du Royaume-Uni qui pourrait les Par exemple le parti libéral propose que les Dominions soient autorisés à rappeler Pacte de la nationalité britannique et du status des étrangers, votée à Londres en ini'», i» rappeler aussi les lois de |a marine marchande, votée a Londres en Beaucoup de choses intéressent collectivement toutes les parties de l’Empire.L’unité d’action et 1 uniformité de législation apparaît alors comme une chose nécessaire.Le comité qui a siégé a Londres l’automne dernier u décrété que cette unite d action et que cette uniformité de législation ne devraient plus dépendre des decisions du Parlement du Royaume-Uni.Il a proposé de réduire immédiatement les pouvoirs législatif de ce parlement en meme temps qu’il recommandait la reconnaissance politique complète des Dominions.Mais tout cela sans prendre les dispositions nécessaires pour assurer à l’avenir la coopération politique de ces même Dominions.M.Caban regrette ces choses.Il croit en la nécessité de maintenir la loi britannique de la manne marchande de même que les autres lois britanniques qui nous assurent des droits, des avantages, des pn-vilèges.C’est l’intention du parti libéral d’établir un entregistrement maritime canadien.Si cela se fait, M.Caban prévoit que tous nos navires qui sont engagés dans le commerce de haute mer.à l’exception des navires qui appartiennent aii( gouvernement canadien, iront s’enregistrer à Londres, à Liverpool o .dans un autre port du Royautne-l ni.C’est que les propriétaires de ces navires tiendront à bénéficier du prestige maritime britannique.Us tiendront à être véritablement protégés, en haute mer comme dans les ports étrangers.M.Cahan trouve étonnant que le gouvernement n’ait jamais pris la peine de consulter à ce sujet les gens qui sont précisément intéressés dans les choses maritimes.Il est bien beau de démolir, dit-il, mais il est difficile de reconstruire.En une heure il est possible de ruiner un système politique qui est l’oeuvre d’un millier d’années.Bar quoi le remplacern-t-on?Les chefs libéraux proposent à l’heure actuelle des mesures radicales et révolutionnaires.Ils onlicioent l’indépendance politique complète du Canada.N’est-il pas au conti aire de 1 intérêt du Canada et de l’Empire qu’avant qu’aucune loi impériale soit rappelée, particulièrement l’acte de la marine marchande et l’acle de la nationalité britannique et du status des étrangers, toutes les parties autonomes de l’Empire se soient entendues pour les remplacer par une autre législation acceptable?L’unité politique de l’Empire britannique n’est pas possible autrement.Le comité qui a siégé à Londres ne s’en est tout de même pas occupé.Quand le parlement impérial aura donné suite aux recommandations du rapport qui a été préparé par le comité de Londres, sous la direction de M.Lapointe et avec l’approbation du premier ministre du Canada, le beau système quias-sure et maintient l’unité de 1 Empire aura été complètement détruit, Par malheur le comité a avoué qu’il est incapable de suggérer à l’heure actuelle les termes d’un accord ou d’une convention pour remplacer ce qu’il veut démolir.M.Cahan prévoit que sans la protection des lois impériales, sans l’appui de la diplomatie britannique, le Canada ne sera olus qu’un pion sur l’échiquier de la politique internationale.Dans son opinion il n’y a pas encore un seul Dominion assez vigoureux pour se payer le luxe de l’indépendance politique complète pour toutes ses affaires externes ou étrangères.Le secrétaire d’Etat, M, Fernand Rinfret, répète un peu partout à Montréal que les conservateurs veulent maintenir le Camda dans un état d’infériorité coloniale, de subordination servile à l’endroit de la Grande-Bretagne.Il affirme en même temps que le Canada doit aux chefs libéraux d’aujourd’hui tous les progrès constitutionnels obtenus au cours du dernier siècle.S’imagine-t-il qu’il y aura des gens assez stupides pour croire cela?Ca n’est pas d’aujourd’hui que l’on parle de l’autonomie du Canada.Nos pères y ont travaillé.M.Cahan dit que lui-même, dès sa jeunesse, a été partisan sincère et fervent de l’autonomie canadienne.De jeunes politiciens libéraux poussent l’audace au delà de toute mesure quand ils s’attribuent tout loi mérite d’une oeuvre à laquelle ont contribué une longue suite de générations.Ils oublient en tout cas ce fait essentiel que la Confédération canadienne a été comme un pacte de compromis entre le» représentants des deux principales races du pays, la race française et la race anglaise.Ces représentants étaient encore divisés au point de vue religieux, les uns étant catholiques et les autres protestants.L’acte de 1867, résultat d’un compromis, garantit la liberté de la minorité protestante du Ras-Canada et aussi la liberté de la minorité catholique du Haut-Canada.Il est arrivé souvent que des disputes politiques et légales se soient élevées à propos de l’interprétation de l’Acte de l’Amérique du Nord, loi impériale, votée par le Parlement de Londres.M.Cahan n’en est pas moins d’avU qne pour le bien du Canada, au point de vue religieux, social et politique, il convient de garder cette constitution, de nous y conformer, d’en respecter la lettre et l’esprit.Cette constitution, dit M.Cahan, ne doit être ni ehangée ni amendée sans le consentement exprès des législatures des provinces qui ont été les pmnières à faire partie de la Confédération.Le parti conservateur maintient que la constitution du Canada, préparée par les représentants des provinces, ne doit pas être soumise aux caprices d’une majorité temporaire du Parlement fédéral.La constitution ne doit être changée qu’avec le consentement explicite de chacune des provinces dont les droits ou les intérêts pourraient être affectés.«¦LA RADIO*- A L’HEURE AVANCEE Tous les programmes sont à l’heure d’éié Concerts de samedi Postes extérieurs WEAF 6.00 p.m.ORCHESTRE NOIR ET OR—Marche du couronnement (Le Prophète) de Meyerbeer; Ouverture Matin, Midi et Soir, de Suppé; Echos russes, de Léopold; Melida, d’Elle; Intermezo (Cavalleria Rus-ticana) de Leoncavallo; Hochzeits-reigen Waltz, de Strauss; Extase, de Ganne; Danses espagnoles, Nos 1, 3 et 4, de Moszkowsky.6.30 p.m.ORCHESTRE GOVERNOR CLINTON HOTEL — Programme de musique de danse.9.30 p.m.GENERAL ELECTRIC BAND — The Washington Post March, de Sousa; Réminiscences, de Chopin; Finale (Rhapsodie slave) de Friedman; Humoresque, de Bellstedt; Scènes (Princess Pat) de Herbert; Up the Street, de Morse.WJZ 6.00 p.m.RECITAL DE PIANO (Mme Lolita Gainsborg) —Prélude leurs ne veulent pas mettre le Canada dans un état d’infériorité coloniale ou de subordination à l’endroit de la Grande-Bretagne.Us veulent au contraire le maintien de l’autonomie canadienne et l’évolution normale de notre constitution.Cette constitution a été dans le passé la sauvegarde de nos dToits et de nos privilèges.Conservons-la intacte.L’électeur ne saurait en confier la garde à des gens plus dignes que le chef conservateur.M.Bennett, et les hommes dont celui-ci saura s’entourer quand il sera appelé à former un gouvernement.N’allez pas oublier cela! N’oubliez rien avant de partir en vacances.Vous pourrez trouver où que vous serez une pharmacie ou un débit de tabac, mais vous ne trouverez pas une librairie — surtout une librairie comme celle du Devoir.Songez aux jours pluvieux.Sans livres iis seront interminables.Avec un auteur sérieux ou gai, vous regretterez que la pluie ne vienne pas plus souvent.La meilleure façon d’utiliser la liste ci-dessous, c’est de la prendre au complet.Divertissements devant l’arche, par Henri Brémond, de l’Académie Française (pas à mettre entre toutes les mains).Volume de 270 pages.Au comptoir et par la poste, 75s.L’âme de la femme, par Gina Lombroso (édition entièrement refondue et considérablement augmentée).Volume de 395 pages.Au comptoir et par la poste, 90s.Les fausses maximes de la ieu-nesse, par Henry Reverdy.Volume de 185 pages.Au comptoir et par la poste.60s.Moscou sans voiles (neuf ans de travail au pays des Soviets), par Joseph Douillet.Volume de 250 pages.Au comptoir et par la poste, 75s.Fiancée imaginaire, roman, par Mary Floran.Volume de 235 pages.Au comptoir et par la poste, 75s.Un maître de la vie spirituelle, Dom Columba Marmion, abbé de Maredsous (1858-1923), par Dom Raymond Thibaut.Volume de 550 Ne touchons pas inconsidérément ' B?^es” comPl°^r Par Post® à la constitution, dit M.Cahan, ir/os* pourrait en résulter de grands mal heurs pour notre pays.Il ajoute que M.Rinfret et ses amis libéraux devraient avoir un peu plus de respect pour le passé, pour la tradition, pour l’oeuvre de no» pères.M.Bennett, chef du parti conservateur.et ceux qui l’entourent ne sont pas ce que les représentent M.Rinfret et ses amis.Les conserva- Les actes des apôtres d’une grand’mère, par Madame la comtesse de Sés dames seront admises sur DES COURSES CONTESTEES A KING’S PARK Les amateurs qui se sont rendus au King’s Park hier après-midi — et ils étaient fort nombreux — ont été témoins de courses très intéressantes et fort contestées car la plupart des épreuves à l’affiche ont été gagnées près du point d’arrivée.Bounding Deep, portant les couleurs de l’écurie Frank Hayes, a remporté sa première victoire de la saison canadienne en gagnant la Bourse Monkland, l’épreuve principale de la matinée d’hier.Harvard a fini deuxième tandis que Bonnv Boy s’est classé troisième.RÉSULTAT DES EPREUVES PREMIERE COURSE.5 1-2 fur-longs.Bourse $400.Galopin Diamond, 116.Bryson.Rockpina, 102, Whitaker, Oak Leaf, 11)4.Feeney.Magnila, 109, Moore.x-Hunvber Side, 116, Taylor.Balsam Lake, 109, Mitchell, x-Jug of Gold, 109, Kefover.Warehouseman, 116 Murry.Bella Scott, 104, Murray.Flora, 114, Greenberg, x-Golden Aanswer, 114, Kiniry.Attar, 106, Thomas.x-Ont paire.Temps LU 3-5.Piste rapide.Pari de $2 sur Galopin Diamond a rapporté $4,90 en «premier $3.50 en deuxième et $3.60 en troisième, hoekpina $7.30 en deuxième et $8.60 en troisième.Oak Leaf, $8.95 en troisième.DEUXIEME COURSE.5 furlongs.Bourse $400.Maladeen 115, Clements.Abitibi, T65, Tryon.Mec Nite, 108, Mitchell, Atiptoe, 115, Kefover.Hugh Lou, 105.Farrell.Onlione, 10.5, Finley.Williford, 118, Whitaker.Jeopardy, lîO.a refusé.Temps, 1.05 2-5, Pari de $2 'sur Maladeen a rapporté $5.80 en premier, $4.10 en deuxième et $3.25 en troisième.A-bitihi $8.40 en deuxième et $5.30 en troisième.MacNite S5.40 en troisième.TROISIEME COURSE Dazzlin Star, 107, Moore 'Vigor, 104, Farrell Lang Syne, 109, Mitchell Jungle lmp, 106, Clements x-Sun Dix, 103, Brochue Enticement, 103, Feeney 6 furlongs.Bourse $400.Jonah, 110, McCabe John J Jr, 109, Collins x-Bernard Bee, 104, Kefover Bubbling On, 109, Kiniry Venizelos, 114, Primrose x-Ont paire.Temps 1.16 2-5, Pari de $2.00 sur Dazzling Star a rapporté $12.00 en premier, $8.45 en deuxième et $6.00 en troisième.Vigor $10.05 en deuxième et $8.20 en troisième.Lang Syne $5.10 en troisième.QUATRRIEME COURSE 6 furlongs.Bourse $400 x-J.J.Bambrick, 112, Tryon Wandering Times, 104.Greenberg Light O’Dawn, 109, Mitchell Top Qoud, 112, Barr The French Girl, 107, Collins x-Beaumont, 109, Kiniry Kersington Lady, 109, Finley Special Account, 109, Clements x-Geo Derei, 109, Compton Frank Lake, 109, Feeney Queen Gown, 106, Kefover Rockdor, 104, Drake.x-Ont pairé.Temps 1.16 3-5.Pari de $2.00 sur J.J.Bambrick, (field), a rapporté $12.45 en premier, 86.05 en deuxième et $3.30 en troisième.Wandering Times $11.05 en deuxième et $5.75 en troisième, Light O’Dawn $2.60 en troisième.CINQUIEME COURSE 1 1-16 mille.Bourse $600.Bounding Deep, 113, Drake Harvard, 110, Brochue Bonny Boy, 101, Laurin Vowed Vengeance, 115, Butler Buckrill, 109, Kiniry Marlboro, 113, Thomas Little lmp, 98, Kefover Temps 1.50 3-5.Pari de $2.00 sur Bounding Deep a rapporté $4.65 en premier, $3.45 en deuxième et $2.65 en troisième.Harvard, $5.60 en deuxième et $3.70 en troisième.Bonny Boy $3.10 en troisième.SIXIEME COURSE 6 furlongs.Bourse $400.Fateful, 107, Dugan Fire Watch, 107.Greenberg Flying Lula, 107, Brochue Bob’s Best, 109, Mitchell Madam Emilie, 110, Colins Hippias, 109, Kiniry Golden Twig, 109, Taylor Knight of Merci II, 114, Primrose Reviewer, 104, Kefover.Temps 1.17.Pari de $2.00 sur Fateful a rapporté $21.60 en premier, $5.80 en deuxième el $4.55 en trosièsme; Fire Watch, $3.75 en deuxième et $3.45 en troisième; Flying Lula, $5.30 en troisième.VOUS TROUVEREZ TOUJOURS J -Deux pallies Dlmanclii- Un autre double-header aa programme pour dimanche, le club Jenej-CUy étant le club opposé cette foli-cl.Le* Royal* termineront leur série à Buffalo cet après-midi, après quoi ils reviennent chez eux pour longtemps.Ils auront la visite durant ce temps des quatre club* du sud commencent avec Jersey-Clty dimanche.Après vient le club Newark et U T aura nu double-header avec re club dimanche le 13 juillet.Le* partisans du baseball prennent de Jour en Jour l'habitude de se procurer leurs billets d'avance, afin devoir de bons sièges.Pour le* parties de dimanche les billet* «ont maintenant en vente aux bureaux du Stade od le* réservations peuvent être fsJtes par téléphone Jusqu’à onze heures et demie dimanche en téléphonant a CHerrler 1144.Lés bureaux du Stade seront ouverts non seulement tout l'après-midi samedi mais aussi dimanche matin â partir de neuf heures.Les billet* réservé* par téléphone ne seront pas retenu* après deux heure*.-—Achète ros billets nalniiitul— gurcroît de plaisir dans les sports» 1 automobilisme, le golf ou le bridge* si vous avez un paquet ouvert de Dixies pour agrémenter d'agréables bouffées vos moments de loisir.LOpour 25$ Cest pour cela que vous sont offertes les Dixies—pour votre plaisir» pour l'agrément réel et viril que vous éprouvez chaque fois que vous fumez une Dixie.Roulées de telle sorte qu'elles se fument très bien, faites du meilleur tabac choisi de Virginie—odorantes, douces, fraîches, ce sont les cigarettes que préfèrent l'épicure tout comme l'homme qui veut “une bonne cigarette de Virginie”—vous verrez toute la différence à la première bouffée.La CIGARETTE SUPÉRIEURE MAINS DE POKER DANS CHAQUE PAQUET SEPTIEME COURSE 1 1-4 mille.Bourse $500.Forest Lore, 112, Drake Brother Johnson, 106, Mitchell Speedy Prince, 112, Moore Vvheatstick, 107, Taylor Instant, 103, Collins San de Oro, 111, Finley Sun of Araby, 105, Bryson Okolona.105, Tryon Temps 2.12 3-5, Pari de $2.00 sur Brother Johnson a rapporté $11.50 en premier $4.20 en deuxième et $3.10 en troisième.Brother Johnson $310 en deuxième et $2.65 en troisième.Speedy Prince _$3.30 en troisième.CES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES Les joutes disputées hier dans les séries des ligues majeures be baseball ont donné les résultats suivants: ____ LIGUE AMERICAINE R.H.E.Partie de l’avant-midi : Cleveland .000001111—4 13 2 Détroit .000000302—5 9 1 Ferrell et Myatt; Sorrell, Sullivan et Hayworth.Partie de l’après-midi : Cleveland .002000010000—3 9 3 Détroit .010000200001—4 12 0 Shoffner, Harder et Myatt, Uhle et Desautels.St-Louis .000203150—11 15 2 Chicago .000001200— 3 10 0 Collins, Kingsey et Ferrell; Lyons, Walsh et Tate.Deuxième partie: St-Louis .003001000—4 4 3 Chicago .10003020X—6 9 6 Stewart.Stilles et Ferrell; Thomas et Berg.Philadelphie .112001010—6 5 1 Boston .012000202—7 10 0 Grove, Quinn, Walberg.Earn-shaw et Cochrane; Russel, Morris, Durham et Berry.Deuxième partie : Philadelphie .000000400—4 5 1 Boston .100010000—2 6 0 Rommell et Cochrane; Lisenbee, Smith et Heving, Connolly.New-York .000000000—0 5 3 Washington 0055200010x—3 13 0 Pipgras Carroll et Dic^ey; Jones et Ruel.Deuxième partie: New-York .10200000—3 8 1 Washington .200320000x—7 8 0 Wells.Henderson et Rlckey, Mar-berry et Spencer.LIGUE NATIONALE Partie de l’avant-midi: Brooklyn .121000000— 4 6 0 New-York .000000221— 5 11 2 Batteries: Vance et Deberry; Heving, Pruett, Fitzsimmons et Hogan, O’Farrell.Partie de l’après-midi: Brooklyn .200200016— 5 7 0 New-York .000010001— 2 6 1 Batteries: Clark et Lopez; Walker, Donohue et Hognn.Partie de l’avant-midi: Chicago .000300106—10 11 1 Pittsburg .000000001— 1 8 0 Batteries: Teachout et Taylor; Moine.Lang; Chagnon et Hensley.Partie de l’nprès-midi: Chicago .000000001— 1 8 1 Pittsburg .00010220x— 5 12 0 Batteries: Root, Shealy et Hartnett, Heathcote; Kremer et Hems-ley.Boston .100200000— 3 9 1 Philadelphie 42000010x— 7 12 1 Batteries: Zachary, Cunningham et Spohrer; Collins et Davise.Deuxième partie: Boston 000320013— 9 13 1 Philadelphie .002100301— 7 16 2 Batteries: Frankhouse; Brandt, Cantwell, R.Smith et Spohrer; Benge et Knsa.Cincinnati .101011000— 4 11 3 Saint-Louis .20283000k—15 17 3 Batteries: Benton et Sukeforth; Rhem et Mancuso.Deuxième partie: Cincinnati .000000002— 2 5 4 St-Louis .00000105x— 6 10 0 Batteries: Kilp, Asch et Gooch; Johnson et W’ilson.Les coups de circuit Ceux qui ont frappé pour le circuit hier: Head, Montréal .1 Henry, Montréal.1 Grnbe, Baffalo.1 Martin, Rochester.1 Toporcer, Rochester .1 Stevens.Newark.! Solters.Batlimore.1 McGowan, Baltimore .1 Quellich, Reading .i Whitman, Reading.I Hauser, Baltimore.1 Walsh, Reading.1 Scott, Reading.1 O’Doul, Philies.2 Goslin.Browns.2 Ruth, Yankees.1 Klein, Philies .1 Gilbert, Robins .1 Herman, Robins t Hogan, Giants .„.1 Stephenson.Subs .1 Bishop, Athletics.1 Miller, Athletics .t Walker, Reds • ;.1 Suhr.Pirates.1 Finn, Robins.1 Kimsey, Browns.1 Lindstrom, Giants.1 Morgan, Indians.1 Myers, Senators.1 Kerr, White Sox.1 Reynolds, White Sox .1 Gehringer, Tigers .1 Swanson, Reds.1 Kelly, Reds.1 LES MENEURS Ruth, Yankees.32 Wilson, Cubs .23 Berger, Braves .22 Foxx, Athletics.22 Gehrig, Yankees.21 Klein, Philies .20 *&*&*}{ Ligue Nationale.Ligue Américaine .Grand total 460 329 *729 Le classement des équipes LIIGUE INTERNATIONALE G.P.P.C Baltimore .50 30 .625 Rochester 48 33 .593 Toronto 47 36 .506 Montréal , 42 36 .538 Buffalo 36 42 .462 Jersey City 34 46 .425 Newark 35 42 .449 Reading 27 52 .342 LIGUE AMERICAINE Philadelphie 50 27 .649 Washington 46 25 .648 New-York 43 29 .597 Cleveland 35 38 .479 Détroit 32 43 .427 Saint-Louis 30 44 .405 Boston 29 43 .403 Chicago 26 42 .382 LIGUE NATIONALE Brooklyn 41 27 .602 Chicago 44 29 .602 New-York 37 33 .529 Saint-Louis 36 33 .522 Boston •••••««••••*» 33 35 .485 Pittsburg 32 37 .464 Cincinnati 27 42 .391 Philadelphie 25 39 .391 demain après-midi au Stade avec 1» club Jersey City.Pour des raisons difficiles à expliquer, le club Jersey City a toujours donné du fil à retordre aux Royals — plus que beaucoup d’autres clubs dans fa Ligue — et une couple de parties excitantes seront jouees demain, si la température le permet.Les partisans du baseball, ont démontré qu’ils aiment beaucoup les programmes doubles, et des parties furent remises de telle sorte, qu’il y aura un double-header tous les dimanches que Je club sera en ville pour le reste de la saison.Dimanche prochain le Newark sera le club opposé dans Je double-header.Une partie est au programme pour tous les jours cette semaine, lundi, mardi, mercredi avec Jersey City et U reste de la semaine avec Newark, On parla il y a quelques jours de remettre la partie ne mercredi pour un autre jour afin de pouvoir donner une partie de boxe ce soir-là.Cependant, Alex Moore, a décidé de contremander sa soirée et par conséquent il y aura du baseball mer-credi comme le calendrier l’indique.Exposition canine Le Drummond Medical Building Garage, 1410, rue Drummond, sera Je theatre jeudi soir prochain de la dernière exposition du genre organisée cette année par la Montreal Kennel Association; ce sera aussi la dernière d’ici le mois de septembre ou octobre.Quatre juges qui ne le cèdent en rien aux meilleurs experts des expositions passées ont accepté de decider des prix: MM.J.-R.Conslantineau, Tom Ritchie, Harry Armstead et Paul Malovitz Chacun dans sa sphère est une autorité reconnue et leur opinion seule vaut d'étre reconnue sur la valeur de tel ou tel sujet.C’est pourquoi probablement à cette dernière exposition de l’été les inscriptions seront plus nombreuses qu’à l’ordinaire, car tout indique que le chiffre des entrées sera très considérable.De nombreux prix sont offerts aux exposants et comme la campagne de recrutement des membres pour la Montreal Kennel Association se terminera avec la clôture des entrées, on compte qua plusieurs nouveaux adhérents pren-droit avantage de l’occasion pour joindre les rangs de cette populaire Association.On peut faire les entrées jus
de

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