Le devoir, 2 novembre 1911, jeudi 2 novembre 1911
DEUXIEME ANNEE-No.256 MONTREAL, JEUDI 2 NOVEMBRE, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne ; CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 •nion postale .»»•«»«.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA $1.00 ETATS-UNIS .$1.50 UNION POSTALE .$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Admimâratioft» ^.7U RUE SAINT-JACQUES ^ MONTREAL.^ - TE.\ HONES : a\ IISTRAT10N: Mm 74M REFACTION i Mû 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I f A propos des élections d’Ontario Quelques journaux libéraux s'indignent ou tout au moins protestent contre la dissolution de la législature d’Ontario.Le Herald crayonne sir James Whitney sous les traits d’un vulgaire lutteur piétr Uant sur son adversaire terrassé.Il serait intéressant de comparer ees protestations avec la faveur ou l’indulgence que ces mêmes organes du parti aujourd’hui vaincu accordèrent au coup de poing de M.Parent, en 1900, et à son coup de massue, plus brutal encore, de 1904.D autre part, les journaux conservateurs qui ont stigmatisé avec horreur les procédés d’assommeur du chef libéral de Québec, trouvent tout naturel et juste que le chef conservateur d’Ontario écrase ses adversaires par un procédé analogue.- Ainsi va la logique des partis.¦: Le ministère Whitney mérite assurément la confiance des ontariens.11 leur a donné, semble-t-il, l’administration la plus efficace, la plus intègre et la plus progressive qu’aucune province canadienne ait connue depuis l’origine de la Confédération.Le Star, de Montréal, disait l’autre jour, avec raison, et non peut être sans une pointe d’aigreur, que sous son étiquette conservatrice le ministère Whitney est le plus radical des gouvernements—comme, entre parenthèses, le cabinet Gonin est indubitablement le plus tory du pay-.Le contraste est frappant et fait mesura* l’inanité des formules des partis canadiens et le néant de leurs traditions.Plusieurs journaux favorables à M.Whitney appellent son gouvernement un “cabinet d’hommes d’affaires”—croyant ainsi lui décerner le suprême éloge.Le ministère d’Ontario vaut mieux que cela.En dépit de l’américanisation rapide de nos moeurs politiques—et les élections du 21 septembre n ont malheureusement pas tué ce genre fie réciprocité—il reste encore, croyons-nous, un certain nombre de Canadiens qui veulent autre chose qu’une politique d’affaires.lies hommes publics qui ne sont qu'hommes d’affaires, qui n’ont d’autres conceptions que celles qui naissent de la manipulation de l’or, ne sont jamais des hommes d’Etat.Ils sont d’ordinaire égoïstes, bornés et peu clairvoyants.Et, dans les pays comme les Etats-Unis et le Canada, leur influence est néfaste à cause de l’emprise que leur offrent la vénalité et l’ignorance d’un grand nombre de politiciens de cinquième ordre.Non.Sir James Whitney et ses collègues méritent un meilleur cloge et possèdent des titres plus élevés à la confiance des électeurs de 1 Ontario.Il serait plus juste de dire qu’ils out apporté les procédés expéditifs et pratiques de l’homme d’affaires à la réalisation d’une politique large et progressive.L’exécution a été efficace parce que les conceptions étaient heureuses et hardies.• • • Mais précisément parce qu’il pouvait à bon droit compter sur l’appui de ses concitoyens, M.Whitney aurait pu, nous semble-t-il à la distance où nous sommes, se dispenser du procédé qu’il emploie pour écraser une opposition déjà trop faible.Une opposition vigoureuse est la meilleure garantie d’un bon gouvernement.Il n’est que juste de reconnaître que le premier ministre d'Ontario fait à ses adversaires une situation infiniment plus équitable que celle où M.Parent accula l’opposition à Québec, en 1900 et 1904.- Il les a prévenus trois semaines d’avance, et il leur donne encore un mois et demi pour faire campagne.Néanmoins les motifs qu’il invoque pour justifier cet appel prématuré au peuple sont facilement discutables.Le premier de ces motifs, c’est qu’il y a onze vaccauces à remplir à l’assemblée législative et que le coût de ces élections s’élèverait à $15,000.Cette raison n’est pas i’oi'te; elle est même un peu mesquine.Dans le long et habile manifeste qu’il a lancé au peuple'd’Ontario, M.Whitney énumère les résultats éclatants de la politique qu ’il a adoptée et qu’il se propose de poursuivre.On n’y trouve, l’énonciation d’aucune politique qu’on puisse appeler nouvelle.La mesure la plus importante est la transformation de la commission hydro-électrique en département d’Etat.Mais il s’agit plutôt d’un changement dans le mode d’exécution d ’une politique déjà approuvée par le peuple—politique très intéressante du reste.—.# # # En somme, le seul motif constitutionnel invoqué, c'est que la dissolution prématurée de l’assemblée législative est devenue un usage presque constant.C’est précisément cet usage qui est mauvais.J1 est mauvais parce qu'il met aux mains des hommes au pouvoir une arme dont ils sont toujours tentés d’abuser pour surprendre leurs adversaires et s’assurer une victoire facile.Il est mauvais, parce qu’il multiplie les périodes d'agitation électorale avec leur cortège inévitable d’actes de corruption et de violences.L’agitation électorale est une cause de perturbation sociale et économique.La fréquence de ces crises et l’incertitude de leur venue prolongent et accentuent cette perturbation.A ce point de vue, nous pourrions emprunter quelque chose de la constitution américaine et tendre au régime des élections à date fixe, —tout en tenant compte, évidemment, du principe du gouvernement responsable.Henri BOURASSA.LENDEMAINS DE DEFAITE Le discours de M.Rodolphe Lemieux Vous ne le saviez pas, vous ne l’auriez peut-être jamais soupçonné, mais vous le saurez maintenant: si M.Laurier a été défait le 21 septembre, si M.Rodolphe Lemieux n’est plus ramiralissime de la flotte canadienne, si M.Fielding a dû céder à M.White son lourd portefeuille, c’est que le Père Bernard Vaughan, dans un sermon, qualifiait de religiou sans âme le protestantisme.Vous n’apercevez peut-être fias le lien qui confond ces deux sujets: le discours du Père Vaughan sur l’essence de la religion chrétienne et la défaite do M.Laurier, mais M.Lemieux est sûr de l'existence de ee lien et il l’a solennellement affirmée, mardi soir, au Club Saint-Louis.M.Lemieux devient modeste.Il avait fait annoncer qu’il ne prononcerait.ce soir-là qu’une brève allocution, et des centaines de personnes ont ainsi perdu l’occasion d’entendre tomber de ses lèvres même la sensationnelle révélation.Mais le papier est là pour réparer les désastres que cause l'inattendue modestie de M.Lemieux et le Canada tout entier saura bientôt que le Père Vaughan fut le mauvais génie du défunt cabinet.Sans doute, d’autres esprits in- génieux avaient déjà vu, dans la présence de M.Laurier au congrès eucharistique, rime des grandes causes de sa défaite, et M.Lemieux n’a pas manqué de relever cette découverte; mais il se devait à lui-même, il devait à sa réputation, à son talent, aux hautes fonctions qu’il a occupées, de trouver quelque chose de mieux que cela, et il a trouvé le discours du Père Vaughan ! C'est invraisemblable et fou, mais c’est vrai.Un ancien ministre de la Couronne a eu la tranquille impudence d’affirmer, devant des auditeurs intelligents, que ce discours du Père Vaughan, prononcé dans une église, ne touchant ni de près ni de loin à la politique, avait éié l'un des facteurs considérables de la défaite du gouvernement.Il est vrai que M.Peter Bercovitch, l'avocat juif devant qui M.Lemieux venait de répéter que 90 p.c.des Juifs du pays ont voté pour son cabinet, a trouvé la chose tellement forte qu’il n'a pu s’empêcher de faire remarquer aussitôt que ses amis mettaient beaucoup de religiou dans leur politique.Qu’importe: il est un certain nombre de naïfs qui ramassant tout cela et regardant plus au nom de M.Lemieux qu’aux choses dites, finiront par croire que vraiment l’ex-ministre des Postes et ses collègues sont tombés victimes de leur dévouement à la foi catholique.Et M.Lemieux ne désire peut- être pas autre chose.• • • Cette énorme fantaisie mise à part, le discours de M.Lemieux offre un caractère qui s’impose, dirait-on, dans notre pays aux discours de tous les chefs de parti vaincus: celui de chercher exclusivement les causes de la défaite dans les menées de l’adversaire et de n’oser point faire retour sur soi-même et sur ses propres faiblesses.Au lendemain de leur défaite de 1896, les conservateurs cherchaient partout, excepté chez eux, les raisons du désastre.La plupart semblaient oublier complètement qu’ils avaient occupé le pouvoir dix-huit aimées durant, que leurs chefs les plus illustres avaient été successivement touchés par la mort, qu’ils avaient à leur passif des actes de maladministration considérable et qu’ils subissaient l’usure, qui est le lot fatal de-tous les partis qui ont longtemps occupé le pouvoir.En réalité, les principes de décadence étaient tels que personne n’en pouvait enrayer l’action, pas même les hommes distingués auxquels le parti conservateur confiait, au printemps de 1896, la défense de son drapeau.Plutôt que de reconnaître, cependant, ce fait brutal, patent pour tous les observateurs, grand nombre de conservateurs ont toujours voulu chercher au-dehors les causes exclusives de leur défaite, et c’est ainsi qu’ils ont grandi à la taille d’une sorte de mystérieux géant, M.Tarte, l’organisateur de la victoire libérale.A l’heure présente, les libéraux paraissent dominés par un sentiment identique.Ils cherchent partout des causes plus ou moins étranges, quand il leur suffirait de regarder autour d’eux pour trouver les vraies raisons de leur défaite, celles auxquelles les causes extérieures n’ont pu ajouter qu’une influence assez modeste.Pendant ses quinze années de pouvoir, le parti libéral a perdu la plupart des hommes qui avaient fait sa force aux jours de l’opposition ; il a surtout perdu le prestige que lui donnaient ses professions publiques d’honnêteté et d’amour de la justice.Sous ce régime, la foule a vu se reproduire les abus, les injustices qui avaient déshonoré et perdu le parti conservateur.Les uns et les autres lui ont paru plus considérables peut ètre, parce que les affaires du pays s’étant développées, la maladministration a pu s’exercer sur une plus vaste échelle.La désaffection s’est produite normalement, logiquement, comme elle se produit sous tous les régimes.Le cabinet a évidemment hâté la catastrophe finale en imposant coup sur coup deux projets de loi qui heurtaient les sentiments de l’immense majorité des citoyens, mais tout l’édifice était déjà miné, et il suffisait d’un dernier choc pour le faire s’écrouler.Si le parti libéral veut réellement se reconstituer, e’est en examinant les causes internes de sa défaite qu’il y réussira; ee n’est pas en inventant, des contes à dormir debout comme cette histoire du Père Vaughan.Du reste, il semble que ce soit une loi de l’histoire et que tous les grands corps meurent plutôt par le suicide que par l’assassinat.Et >de cette leçon, le cabinet Borden pourra, comme les autres, largement profiter.OMER HEROUX.Les Acadiens au Sénat Les Acadiens n’ont plus qu'un représentant au Sénat.Sir John Macdonald leur en avait donné deux, M.Poirier d’abord et M.Arsencault ensuite.A la mort de ce dernier, M.Laurier laissa longtemps la représentation acadienne à une seule unité.Finalement il nomma M.Comeau.L’on a cru que M.Bell succéderait à M.Comeau, c’est une erreur: le siège occupé par -il.Comeau reste vacant.Nous comptons qu’il sera bientôt rempli et par un Acadien.Nos frères des provinces maritimes y ont doublement droit, et par leur nombre et par la proportion de leur contribution à l’accroissement de la population.Le recensement de 1901 a démontré que, sans le concours des Acadiens, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse auraient perdu encore beaucoup plus de députés et le recensement de 1911 accentuera peut-être davantage ce fait.La majorité des provinces maritimes ne peut donc s’opposer à ce que l’élément qui conserve le mieux son influence soit traité avec justice.J.D.BILLET DU SOIR LE PARAPLUIE Dieu! que le temps est triste! “Il pleut dans mon coeur comme il pleut sur la ville.” Les beaux jours sont finis, jusqu’à la prochaine ncie/c trap blanche pour donner des idées noires.En attendant, ce sera le règne du parapluie, presque son apothéose.Qu’il s’en perdra de ces commodes instruments dans les tramways, dans les escaliers, dans les chambres d’amis, partout enfin où quelque chose peut être oublié! Si la pensée du parapluie ramenait le ciel bleu! Cffose ¦certaine, c’est qu’elle détourne souvent l’ondée.Le parapluie est lien l’objet le plus ironique et le plus mystificateur qui existe.De connivence avec la “céleste voûte,” lui, petite voûte portative de coton ou de soie, il se moque des hommes et les berne à plaisir.Il a des liens de parenté avec l’arrosoir municipal, — quoique sont rôle soit tout à fait différent; — ü ne faut se fier ni à l’un ni à l’autre.Arroser les rues à la veille de l’orage et se faire promener par une température plus belle à mesure que l’on marche, voilà des goûts qui démontrent une extraordinaire aptitude à la moquerie.Chacun, selon son esprit, s’amuse de son voisin, et je sais des gens qui se livrent à cette occupation toute leur vie : ce sont les observateurs et les psychologues, qui n’ont cependant rien de commun avec le parapluie, matériellement pariant.Dans un ordre d’idées plus élevées et plus à la hauteur du sujet, le parapluie est le symbole de la protection.Il ne craint pas de sc faire tremper pour préserver autrui; il s’expose, ce qui est d’ailleurs de son ressort.Son mérite n’en est pas moins réel, et ne se mesure pas à la circonférence de son tissu.L’automne le met à la peine, le printemps aussi; nom-mez-moi quelle saison le met à l’honneur! Quand l’azur resplendit, il ne sort pas; ü demeure sec et flasque dans un coin noir et, seule, une borin'.¦Avilie darne dépourvue d’ombrelle et de.vanité l’emmènera writer le plein soleil.Il jouit rarement de la.neige qui ne mouille pas, de la vraie neige d’hiver, car il csl victime de son nom : para-pluie.Sortez-le donc, voire parapluie, — ,s*î vous ne l’avez pas perdu;— c’est un service à lui rendre: ça l’empêche de “se couper” dans les plis, et ça lui fera plaisir.Qu’il soit riche ou pauvre, au pommeau d’or ou de bois, faites-lui respirer l’air pur, et si votre canne, y trouve à redire, confiez-la-moi: j’arrangerai ça.ALBERT LOZEAU.Sur le Pont d’Avignon.Enfin ! Voilà.que Rooolptoe a ouvert la bouche, au club Saint-Louis, mardi soir.Craignait-il que, s’il ne parlait pas avant le jour des mort?,, tout le monde le crût mort ?M.Lemieux est ineffable.C'esi de In faute du Père Vaughan, si Laurier est battu, nous apprend-il.M.1 .einimix a encore plus ague à Tame” : les diges.A dix ans elle chantait en vers, besoins d’idéal inassouvi, les douleurs, et à quinze ans elle étalait déjà une les joies, les espérance* d’une tendres- grosse liasse de manuscrits.Elle eut se profonde et sincère, l’amour de la pu- surtout de l’imagination et de la cou-trie, comprimé par la crainte de la tyrannie.La servitude si longtemps pesante sur le front des fiers descendants les Koumains a pu leur léguer cette ¦ avait reçu dans l'esprit cette espèce de mélancolie aimable donnant un charme coup de tampon que donnent le ciel et la mer du Midi aux imagiuations même leur.Barbeyr d’Aurevilley avec sa malveillance coutumière définissait ainsi le beau talent de Louise Colet : “Elle Tous Et ce bonheur d’une seconde, Nid effort ne me l’a rendu; Mais avant d’etre couchés sous les grandes croix qui vous courri- j jv n’ai go^tè de au monde vont de leurs bras étendus, que de morts nous enterrons chaque, jour dans notre coeur! Peu « peu les croix s’y dressent, toujours plus nombreuses et plus rapprochées: nos rêves, nos illusions, nos espoirs, nos bonheurs, nos Undresses, nos confiances! Comme il y en a des morts dans notre coeur! Les cloches sonnent toujours; elles se cherchent d se répondent: leurs ondes sonores chuchotent des choses d’autan, elles évoquent des images effacées, il semble que leurs grandes voix s’enflent de tout ce qui déborde de notre énne, qui se souvient.Le passé surgit, le plus lointain passé; confus d’abord, ainsi qu’une forme entrevue dans le brouillard, puis sc dessine plus détaillé peu à peu, et tout entier il passe devant nos yeux, si près, si nettement, gu’il est à notre portée, que nous pourrions l’attirer à nous.Qu’en rêve, et mon rêve est perdu.SULLY PRUDHOMME.-:0 :- Causerie Ménagère particulier à leur vision de l’univers, : aux afflurescences affectives de leur I âme.| La contemplation des beautés de la S les moralistes ont signa1 é nature inspire au Rhapsode de la Dam-¦cette lui mélancolique de notre no- bovita les images les plus neuves et les turc: ce que nous pardonnons le I,lus suaves diamantant en quelque sor-nutins aux autres, ce sont nos torts te> le style plein de vigueur qui revêt envers eux; surtout quand ces la pensée de ees hommes primitifs.Ain-torts ne sont pas très nets et epie s* 'e coeur de l’épouse délaissée sera nous les sentons plutôt que nous ne cornrae un champ sans rosée.La jeune l.S reconnaissons.fille qui a eu le malheur d’entretenir Paul Bourget.! Unc symPatbie non partagée exprimera « « * ^ : par cette jolie comparaison son désen- ll est plus honteux de se défier ciiantement : .* * » e , ., * * O i j n n ri ii n o UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR Les domestiques ! Voilà un sujet brû-i lant, et tous les bons conseils du mon- ,1., ¦ ,• , , , , , .! de n’empêcheront pas les trois quarts ht toujours, depuis notre petite enfance, ces cloches ont pleure al, IIiaîtrMse, (le „aison d-avoir4mille mesure que.h mort échelonnait les deuils dans notre vie: la mort pas- |embarra8 et fatjgues du faitles do- *ait’ m1o spéciale des membres de cette Association tenue le I janvier 1911, vous avez f—'ouvé , au cours de la première année Si toutefois l’expérience démontrait la nécessité de certains changements pour la meilleure administration de la ville, nous sommes convaincus que les commissaires s’entendront avant la fin ! de leur mandat avec le Conseil de Ville pour suggérer les modifications qui s’imposeront.BUREAU D’INGENIEUR EN CLEF DE LA VILLE Une des réformes préconisées, avec-insistance par notre Association, celle de la création d’un Bureau d’ingénieur en Chef de la Villa de Montréal, a en sa solution logique et satisfaisante.Le titulaire de celte charge nouvelle est M.Janin, qui, dans l’administration du Département des Eaux de la ville avait le plan de -divis’on suggéré par vo-i fa,‘ P16™5 «’aptitudes spéciales et tre Bureau de Direction pour diviser ¦surtout d ^ talent d administrateur la ville en cinq districts électoraux éli-1 ?™»«iuabte.Sous sa direction genera-sajit chacun cinq Ichevins, et vous avez Les élections d’Ontario LES LIBERAUX DE LA PROVINCE- SOEUR IRONT A LA BATAILLE SOUS LA CONDUITE D'UN NOUVEAU CHEF, M.N.W.ROWELL, AVOCAT DE TORONTO.— BIEN QU’AYANT DEMISSIONNE COMME CHEF DE L’OPPOSITION A LA LEGISLATURE, L’HON.M.M^lCKAY SERA CANDIDAT DA NS GREY-NORD.— NOUVELLES DI-VERSES.i*«f .L HON.M.MAC KAY SERA CANDI- lion de la vente des spiritueux, donne RAT | à réfléchir aux nouveaux chefs et aux Owen Sound, Ont., 2.— On a appris lnrn!^.res «u coin'u’.L bon.M.Macken-ici avec beaucoup de regret que l'hoir.^}e *'vin8> *e nouveau président de M.Maokay avait donné sa démission 1 Association do Réforme, n déclaré comme cheî de l'opposition à la légis- nier dans son discours, qu’il y a lature d’Ontario., plusieurs opinions divergentes sur ce On s’est aussitôt demandé avec inté'- sujet, les uns penchant pour une poli-rét si M.Mackay se porterait candi- tique radicale de prohibition ; d’autres dat dans Grey-Nord., demandant le rapp- a clause exi- A l’arrivée de M.Mackay, hier soir, géant le vote des trois-cinquièmes pour tOUS les doutes à Ce sujet ont été le- l’adontinn d’un nècrlnmon* .„r vés.Un groupe nombreux de libé le- j l’adoption d’un règlement d’option ; et ibé-j un troisième élément étant d'avis que taux influents sont allés à sa rencon- la loi des licences ne peut pas devenir 4-4 ,’“4 -' J’- - -avec avantage une question politique dans les circonstances actuelles.Un grand nombre d’articles du programme ont été adoptes et quand le reste aura été formulé, le tout sera publié sous la forme d'un manifeste de M.Rowell.LES CANDIDATURES Lindsay, Ont., 2.— A la convention autorisé votre bureau à demander au Conee'l de Ville de Montréal de faire les changements nécessai charte à cet effet.Ce projet ainsi que plusieurs autres, furent soumis à la Législature i Qué-b“c qui les discuta et finalement les repoussa, trou-ant prématuré un changeaient si radica1, dans une administration encore à ses débuts.Votre Bureau est d’avis que eette question ne devrait pas être abandonnée et qu’d est absolument nécessaire de donner aux citoyens de Montréal, dans le Conseil de Ville, une le se trouvent groupées maintenaut toutes les branches des différents services municipaux dont les attributions danïTia P ré es que sur ceux des rues qui seraient membres chaque fois qu 'elle leur fera pavées à l’avenir et cela dans la proportion des 2-3 à la charge des propré-taires et 1-3 à la charge de la ville.plan avait reçu votre approbation mais il n ’a pas été adopté.LE BILL DES TRAMWAYS La Compagnie des Tramways de appel pour aider à protéger les intérêts généraux du la métropole.NOTRE PROGRAMME Dans l’exécution de son programme 1 Association des Citoyqps do Montréal a rencontré bien des obstacles, mais elle doit remercier ici toutes les Montréal ayant demandé des pouvoirs absociati°us qui lui ont prêté généreu pratiquement illimités à la Législature ®enieut leur concours: le Board of Trade Québec, pouvo'rs qui mettaient en .^a Uhambre de Commerce, l'Asso-danger les droits de la ville et accor-1 ouït ion Immobilière, les Associations daîent des privilèges trop exclusifs à prufessicnncdles d'hommes et de iem-eette compagnie, votre Bureau de Di-j ,nes< Ligue du Progrès Civique, et recti on crut de son devoir de convoquer! aut»e9^°ut toutes secondé nos efforts les membres de l’Association en assem-, ?Llé au succès de notre oeuvre.b!ée générale extraordina're afin d’or-l Notre programme restera le mênii ganiser la résistance aux empiètements , ciu,(i l,ar 10 de la Compacnre en question.Ions les projets destinés à amélio- Vous savez tous, messieurs, le tra-! Ier Lu /Ville ,ie Montréal au point de vail ardu et d'fl’icile mi’il fallut entre-i vue Lnaucier, commercial et esth'-ti-prendre devant les Chambres de Qnébec (1UI’S’.s,:lon*' as3ur0s « ,,u bunveillant et comment après de longs débats un , ac.CU0« dans notre Association dont ia terrai’ de conciUntion et d’entente fut mlssion principale est et restera de snr-eiifin trouvé.En cette circonstance, vos v/' er’, administration civique do ma-lirectcurs, aidés des avocats de notre 14, .a ce qu’elle donne son maximum Association n ’épargnèrent rien pour ob- « c:t:fic'a(iité.ieuii- justice pour la ville de Montréal.LA COMMISSION D_o PARCS La création d’une commission d’étu-3es pour l’embelUsement de la ville de Montréal au moyen de la création de nouveaux squares et parcs publies, ou l’ouverture de boulevards et d’avenues A travers la Ville BELANGER SUCCOMBE Arthur Bélanger qui s’est broyer les - .deux jambes par un tramway, à la avait dès l’origine reçu l’endossement Longue-Pointe, mardi, est mort, hier, à de votre Association Votre Bureau de l'hôpital Général.Le coroner tiendra Direction a donc cru de son devoir do ; UIie enquête.faire de nouvelles instances auprès du j Le défunt" était âgé de 22 ans- il ha-gouvernement provincial nuand il s’est bitait au No 258 rue -^esery ’ agi de rendre permanente ’¦> Commis- sion Métropolitaine des Pare.s créée «^EUX MORTS SUBITES, l’année précédente.Votre Bureau sug- Deux femmes sont mortes subite-géra aussi à la ville de Montréal de nient-, en p.e.ne rue, h er soir.L’une coopérer aux travaux de cethe Commis- Mme Emdie Trudel, épouse -de M.Ca-sion en élaborant un plan srénéral d’a- mille Lymburner, s’est affaissée tout à méliorations pour toute 1 Te de Mont- coup dans ia ruo St-Jacques, près de réal.Ijb ma’re de notre ville donna sui- j l’église St-Henri.Des passants se précité à cette suggestion de votre Bureau pitèrent à son secours et constatèrent en convoquant les maires de toutes les qu 'eue était morte.La défunte habi-paroisses de l’île de Montréal afin de ' préparer ce plan.Nous avons tout lieu de croire que ce projet est en bonne voie de réalisation et.que les travaux de la Com mission Métropolitaine des Parcs produiront des résultats satisfaisants.MONTREAL A LA LEGISLATURE La part d’influence que la ville de Montréal est en Iroit d’exercer -dans la Législature de Québec étant forcément limitée au nombre de ses députés, la question de donner plus de députés à la ville de Montréal reste encore d’actualité pressante.Votre Bureau de Direction a fait des démarches au- tait au No 45 r.Cazelars.L’autre, Mme Yve P.Dufour, 52 ans domic liée au No 462a r.Beaurv, est tombée sans vie, au coin des rues Plessis et Ontario, alors qu’elle s’en allait à l'église du Sacré-Coeur.^ Les deux cadavres ont été transportés à la Morgue.POMPIER BLESSE; CHEVAL TUE.En revenant d’un incendie, hier soir, le fourgon à boyaux du poste No 9 est venu en collision avec un tramway: le capitaine Enlow a été blessé et l’un des chevaux attelés au fourgon a été tué.L’accident s'est produit au coin des rue3 Centre et Richmond.Le fourgon, tre et l’ont pressé d’accepter la candidature ; il y a consenti.La convention conservatrice a lieu au;ourd’hui.LE NOUVEAU CHEF DE L'OPPOSITION ONTARIENNE Toronto, 2.— Les liberaux d’Ontario auront à leur tête un nouveau chef durant la campagne électorale qui vjent de s’ouvrir pour les élections conservatrice de Victorïa-'È'stT quVTeÜ provinciales -, a 1 assemblée annuelle Ueu à Fenelon Falls, hier après-midi, oui onT V t 0rvR,vH;llaru' ,e Dr R' M- basson, député sortant, a qui a eu lieu mardi M.N W Rowell, été de nouveau choisi comme candidat K.C a accepte de prendre la direc- à l'élection provinciale, bon des forces liberales,_ poste occupe Beeton) Ont., 2.- Les conservateurs durant ces dcrmercs années par 1 bon.d, Simcoe-Sud ont eu leur convention Fr.tiiifi, ^U" ù ,* ¦ , .“d hier et M.Alex.Ferguson, député En butte a des attaques oe la part sortantj „ été choisi comme candulat de ses propies partisans _ et sur le d la législature, point même d être poursuivi devant les .tribunaux, l’hon.M.MacKay avait ' Wfllan«' /• Cnrleton Monro, du envoyé sa démission comme chef do can on °, > a ele choisi oom- l’Opposition, à la Législature.Les ''ÎÇ can«lt‘at liberal dans le comté de membres du parti libéral, en dehors de ; ®‘ Toronto, n’étaient pas d’avis d'accep- ! Ottawa, 2.— M.G.H.Ferguson, ter cette démission et tentèrent do fai- député sortant, a été choisi de nou-re revenir M.Mackay sur sa décision, v John 11 lions de M.J.C.Elliott, le député actuel, de se retirer en faveur de M.Rowell.Durant les deux séances de la journée plusieurs suggestions furent faites au sujet du programme avec lequel les candidats libéraux devaient se présenter devant les électeurs, mais finale- ., .— Rowell était Anglais de naissance et était venu au Canada alors qu’il n’était encore qu’un adolescent.Sa mère, une demoiselle Green, était d’origine irlandaise.M.Rowell fit ses études à London, Ont., et choisit la carrière dtr droit.11 y a vingt ans qu’il a été admis au barreau.11 n’a fait que s’élever dans rapport dans quelques ment la rédaction de ce programme' tes rangs de.la profession.Il s’est fut laissée à un comité spécial qui pré- ! occupe de politique depuis qu’il est o" sentera son jours.Le président de l’assemblée, M.Mac-Kenzie King, déclara que les opinions coiMernat l’adoption de la prohibition comme partie fondamentale du programme étaient tellement divisées Dans le Monde Ouvrier Une ville bien éclairée LA VILLE DE MAISONNEUVE EST ECLAIREE PAR DEUX COMPAGNIES ELECTRIQUES QUI SE DISPUTENT.— LA M.L.H.AND P.CO.RECLAME LE PRIVILEGE EXCLUSIF DE FOURNIR LA LUMIERE A LA VILLE.près des autorités compétentes et en a - Tar le tramway qui ve- reeu l’assurance que des mesures se- i, , jf, an< e ai u,r®’ renversé raient prises pour mettre plus d’équi- t .j 0 tué sur le coup.t partant plus d’égalité dans la , ,6Ut PÔed gaUChc pris et se blessa à la chevilla.Les au-I très pompiers sautèrent à bas de la voiture et s’en tirèrent sans aucun mal.libre et partant plus d’égalité représentation provinciale.REGLEMENT DES BATISSES A la demande des membres de la CHAUFFEUR EXONERE Commission municipale chargée de Le chauffeur d'automobile Giles Ya-préparer un nouveau code régissant la liquette, qu a causé la mort du jeune construction des édifices à Montréal, Henri Désilet en le frappant avec sa une Commission composée des mem voiture, a été exonéré de tout blâme bres les plus qualifiés de notre Asso- I’“r les jurés du coroner lundi.Il fut liation a élaboré un rapport contenant démontré que le chauffeur avait fait l’ensemble des changements indispen- fout son possible pour éviter l’accident sables à apporter aux règlements qu’il et que d’ailleurs la voiture qu’il con s’agissait d’améliorer et ce rapport a duisait n’allait pas à une allure imnio été transmis à la Commission nmniei- dérée.pale chargée de la codification de ces BEBE BRULE VIF règlements.j Votre Bureau do Direction s’est oc- I .Fn d0 dix-sept mois a été brûlé :upô également de faire valoir auprès '1 *®us 08 5'eux de sa mère, lundi soir, tlu Bureau des Commissaires ct du aa 4 °, i avcnue Impériale.Cette der-Oonseil de Ville de Montréal la néoes- , rc ®tait a 1 .Par 3 grandeurs de chassis, toutes à six cylin* dres, 36, 48 et 66 chevaux-vapeur.Le corps de la voitures est de 16 variétés différentes.The Motor Import Co.of Canada Limited Enbepôts : EDIFICE DU FORUM, rues Ste-Catherine et Atwater TEL.UP 2600 Raccordement Privé Aussi HUDSON 33 dont l’ignition et la mise en train se fait automatiquement Les“Billets du Soir” par ALBERT LOZEAU Un joli volume de cent-vingt pages.PRIX -Vingt-cinq sous l’exemplaire.En vente chez ALBERT LOZEAU, 604 avenue Laval, ou aux bureaux de LE DEVOIR, 71 a rue Saint-Jacques.La première compagnie d’assurance anglaise établie en Canada, A.Q.1804 feu PHOENIX ASSURANCE COMPANY Limited.Viê FONDEE EN 1782.DE LONDRES, ANGLETERRE.CAPITAL ET ACTIF.$78,500,000 Sinistres payés depuis la fondation de la Compagnie .350,000,000 Dépôt au gouvernement fédéral et placements en Canada pour la garantie deg assurés en Canada.2.500.000 Directeurs pour le Canada.— R.M&cD.PATERSON et J.B.PATERSON, No.100 rue St-Fr&uçols-Xavior, Montréal, P.Q.Agents pour la ville.—Arthur Simard, E.Lamontagne, C.R.Blache, A.U.Mailloux, C.Galiberfc, F.X.Lanthier, 0.H.Routh H.Joseph, E.A.Whitehead, Co., Limited.Agents demandés dans les villes et villages où nous ne sommes pas représentés.Les Ottawas sont mécontents LES DIRECTEURS DU CLUB DE HOCKEY CONDAMNENT LES CHANGEMENTS QUI ONT ETE FAITS DANS LE JEU DU HOCKEY Ottawa, 2.— Il est tout probable qu’à la prochaine réunion de la National Hockey Association, les délégués du Club Ottawa se prononceront pour l’ancien système de ‘ ‘ sept hommes par équipe’’.Le secrétaire Martin Rosenthal fait une vigoureuse campagne contre les variations qu’on a fait subir aux règles* du jeu, et il a prié le président McGee de convoquer une réunion des directeurs dans le but de prendre une décision à ce sujet.M.Rosenthal prétend que la ligue a passé la résolution en question dans le but de favoriser les autres clubs et il dit que les Ottawa doivent combattre cette résolution.'“Nous n’avous rien à gagner, et nous avons tout à perdre en mettant de côté l’une de nos sept étoiles’’, a déclaré Rosenthal.His Majesty’s Theatre MONTREAL OPERA COMPANY LUNDI, 6 Nov.MANON LESCAULT de PUCCINI, Mmes Ferrabmi, et Rivière.MM.Colombini, Nicoletti, Cervi Strousco.MARDI, 7 Nov.— FAUST, Mmes Aida, Course, Choiseul MM.D’Arial, Huberty, Bonafe, Wainman.JEUDI, 9 Nov.™ CARMEN, Mmes Dereyne, Pawloska, Choiseul: MM.Clément, Cargue, (’armes, Allan, Stroesco, Wainman.VENDREDI 10 Nov.—MANON LESCAULT de PUCCINI, avec la même troupe que (•pile de lundi.SAMEDI, 11 Nov.— FAUST, Mmes Dereyne, Courso, Choiseul, MM.d’Arial, Huberty, Bonafe, Wainman.SAMEDI APRES-MIDI, à 11 p.m.— Concert par l’orchestre de l’opéra.Soirées à 8.15.Prix du soir, $2.50 à 50c.Concert $1.00 à 25 c.La vente des sièges commence jeudi, le 2 novembre.SEMAINE PROCHAINE.— Le Jongleur de Notre-Dame, Werther, Faust.LICITATION Melvin Sheppard est dégradé .New-York.2.— Après avoir passé | plusieurs fois en Cour Martialo, Mcl-" vin W.Sheppard, le plus grand coureur de demi-fond ou monde, a été chassé du 22ème Régiment de la Milice de l’Etat de New-York, dont il était membre depuis quatre ans, Sheppard a figuré, sous les couleurs du Régiment, dans phis de cent championnats.Ta cause de la destitution de Shep-paru vient de son manque d'assiduité aux exereiees militaires, et à son refus de payer 1rs amendes qui lui étaient imposées.II se peut què cette destitution empêche Melvin Sheppard d’être choisi sur T équipe américaine qui doit eon-courir aux championnats Olympiques en Suède, Ton prochain.Succès des Thérésiens à la Baile-au-Camp Sainte-Thérèse, 2.— Dimanche, le 29, sc jouait sur le terrain du Séminaire, une dernière partie de Ballc-au-Camp entre “villageois” et ^collégiens”.Depuis de longues années la lutte entre ces deux équipes se poursuit aveo un acharnement de vendetta corse.Des succès ont été balancés.Mais, cette année, les ” collégiens ”, décidés d’en finir, ont infligé aux “villageois” deux coups mortels.Le premier octobre, d’a-bord, les ”villageois” quittaient le | champ après la sixième manche laissant j aux “collégiens” une victoire par 8 !à 2.Jurant vengeance, ils revinrent h la charge le 29 du même mois.Mais les i dieux du sport n’entendirent point leurs I voeux ardents, ot les joueurs du collège ! quittèrent le champ, le visage couvert d’un large sourire : car, de nouveau, la victoire leur restait par 12 à 1.Outre que, par là, ils remportaient un grand succès sur leurs ennemis séculaires, les .A tous, nous souhaitons de revenir, quand bon leur semblera, affronter de nouveau nos lanceurs Verschelden,Cinq-Mars, Sauvé, ou nos frappeurs Proulx, Scantlund, Beaudet, Sauvé, etc.Position de l'équipe collégiale pour le 29 octobre : Scantland, W.Receveur Cinq-Mars, U.Lanceur j Beaudet.L.1er planton ' Xndon, J.B.Sème planton AVIS PUBLIC est donné que le samedi, dix-huit novembre courant, à dix heures de l'avant-midi, sera vendu au plus offrant enchérisseur en l'étude de Dufresne & Nadeau, notaires, numéro trente-cinq rue St-Jacques, en la cité de Montréal, les immeubles suivants et en un seul lot, savoir :— 3o.~Des immeubles respectivement connus et désignés sous les numéros vingt-huit, trente, trente et un et trente-neuf (28*29*30-31.et 39) the la subdivision du lot numéro neuf cent quatorze sur le plan et au livre de Run* voi du Cadastre de la Paroisse de Lachine.Ces terrains sont vacants et.font maintenant partie de la ville St-Pierre ; 2o.—De la moitié ouest de cet immeuble connu et désigné sous le numéro trcntc-iiuit de la subdivision du lot numéro neuf cem.quatorze du Cadastre de la Paroisse de Lachine, maintenant vacant.Cette moitié do lot, mesure cinquante pieds de largeur sur l’alignement de la rue Stanley, par toute U profondeur du dit lot, et est bornée comme suit : — Vers le Nord, par la rue Stanley ; vers le Sud.par le lot numéro neuf coût; quinze du Cadastre de la paroisse de Ladii-no; vers l’Ouest, pnr lo lot numéro trento-neuf de la subdivision du dit lot numéro neuf cent quatorze du dit Cadastre; et vers l’Est, par la moitié Est du dit lot numéro trente-huit de la subdivision du lot numéro NEUF CENT QUATORZE du dit Cadastre; 3o.—-Des immeubles respectivement connus et désignés sous les numéros CENT QUARANTE-SEPT.CENT QUARANTE-HUIT, CENT QUARANTE-NEUF, CENT CINQUANTE CENT CINQUANTE-ET-UN, CENT C'-N.QUANTK DEUX, CENT CINQUANTE-TROTS, CENT CINQUANTE-QUATRE et CENT CINQUANTE-CINQ de la subdivision du lot numéro CENT-VINGT sur le plan et nu livre de renvoi du Cadastre de la Paroisse do Montréal, sur le côté sud de la rue Rolland; et dos immeubles respectivement connus ot désignés sous les numéros quatre-vingt-treize, quatre-vingt-quatorze, quatre-vingt - quinze, quatre-vingt-neize, quatre-vingt-dix-sept, quatre-vingt-dix-huit.quntre-vingt-dix-neuf, cent, cent-un, cent-deux, cent-trois.cent-quatn*.cent-cinq, cent-six, cent-sopt cent-huit, cent-dix.cent-onze, cent-douze, cent-treize, cent-quatorze, cent-quinze, cent-seize, cent-dix-Rcpt, cent-dix-huit.cent-dix-mmf *t cent-vingt-deux de la subdivision du lot numéro cent-vingt sur le plan et au livre de renvoi du Cadastre de la Paroisse de Montréal, sur lo côté Nord de la rue Rolland.Tous ces immeubles sont vacants; 4o.—Quatre différentes portions de terre ü prendre sur cet immeuble connu et désigné sous le numéro cent-vingt-un sur lo plan ot nu livre de renvoi du Cadastre de la Paroisse de Montréal, telles que décrites aux paragraphes quatre, cinq, six et sept d’un acte de vente par William Trenholrae ù Milton MacDonald, le vingt août mil neuf cent neuf devant Me.L.Forest, notaire et dont lecture sera donnée préalablement à la dite vente, et aussi telles (pi’indiquées sur un plan du dit lut qui sera produit avec l’acte de vente précité.Tous les ternins ci-desus appartiennent pour nn quart indivis n la succession de feu I.A.Gendron, en son vivant, avocat et Conseil du Roi de la Cité de St-Hjracinthe.Pour Ica conditions de la vente s’adresser au notaire soussigné.J.A.NADEAU, notaire.Montréal, ce deux novembre.mil neuf ccnt-onzc.Bolislo, Ag, Proulx, H.Sauvé, O.Uratton.H., Lamarche, A.Hébert, C.E.ÎA'Oi.aril, E.ph.jun Avant-gardo .Sème plant on Voltigeur do gaucho Voltigeur do contre Voltigeur do droite Substitut Arbitre Bryan, W.ph.son.•• ,, .Gérant A NOS AMIS Le "Devoir” est outillé oour faire des Impressions dans tous les genres.Ouvrage garanti.! r ut ut twit, Jeudi, c novembre.I9H 7 LE REBOUTEUX Parvenue nu troisième étage de l’obscur escalier, Jeannine Garday hésita entre les deux hautes portes qui dressaient sur l’étroit palier leur double énigme ; mais son indétauion fut de courte durée, l’une d’elles portant, écrits à la main sur un mince rectangle oe carton blanc, le nom et la profession de, l'habitant du logis :—‘T’il-lon.rebouteux.”— épela la jeune fille.“ C’est bien cela ! ” Et d'une main tremblante, elle tira le .cordon graisseux qui pendait le long du panneau de bois brunâtre ! L'interminable drelindindin qui résulta de son ges'.o la fit sursauter comme s'il eût été inattendu, son cœur se mit à battre désordonnément dans sa frêle poitrine et ce fut d’une voix incertaine qu’elle s’enquit auprès de la vieillie servante à mine rébarbative qui vint lui ouvrir, si le maître de céans était visible.-J’vais voir, espérez un moment — grogna la femme en s’effaçant pour lui livrer passage.Dès qu elle fut seule dans le vestibule mal éclairé, Jeannine se laissa tomber sur un siège placé auprès d’elle et 'tu faible gémissement s’échappa do ses lèvres.Son poignet luxé la faisait borriblo-meut souffrir, et il était long, bien long le chemin qu’il lui avait fallu parcourir pédestrement pour venir depuis son village jusqu’à la petite ville do Samt-MaxïiBta-survAucho où habitait Fillon, le fameux rebouteux, dont on citait, à vingt lieues à la ronde, l’adresse prodigieuse ; aussi la jeune fille était-elle à bout de îorces et de résistance.Sou attente fut brève.La domestique reparut promptement, et l’invitant du geste à la suivre : —Monsieur vous attend, dii-elle.C’était un grand vieillard d’appa-rt ner assez robuste encore quoique légèrement voûté par l’ûgo.Son vaste front dénudé, ses yeux brillants profondément enfoncés dans leurs orbitres qu’assombrissaient d’épais sourcils grisonnants, et la belle barbe blanche qui s'éventai liait sur sa poitrine le faisaient ressembler de telle façon au vieux " Temps” légendaire, qu'on elier-chah instinctivement, en le voyant,ses ailes, son sablier et sa faux.I.'immejr.’ü pièce qui lui servait tout a la fois de cabinet de travail et de chambre à.coucher était si bellement encombrée par les meubles et les objets les plus étranges et les plus hétéroclites, qu'il parut à Jeannine, lorsque sa conductrice T y introduisit, qu'elle pénétrait dans l’antre do quelque sorcier du Moyen âge.Lu rais ite soleil filtrait à travers do;- persiennes mi-closes empoussiérait d'or la longue houppelande brune du rebouteux et faisait étinceler sur son bureau un petit sphinx d'argent ciselé au dos duquel s’enchâssait une merveilleuse émeraude d'un invraisemblable grosseur.Le buste incliné vers la jeune fille tremblante d’émoi, longuement, minutieusement mais sans la moindre douceur le guérisseur palpa le membre meurtri.Lorsque, son examen enfin terminé, il redressa sa haute taille, Jeannine scruta anxieusement son visage croyant y pouvoir lire son arrêt, mais les traits austères du vieillard demeurèrent de marbre et de longues minutes s'écoulèrent avant qu’il se décidât à formuler, d'une voix au timbre un pri cassé: —-C’est très grave et le traitement sera long, mais je réponds de la guérison.A ces derniers mots, le coeur de la ^jouac fille bondit d’allégresse.Elle ne resterait point infirme à jamais comme elle l'avait craint un instant!.Elle recouvrerait, ô joie! l’usage do sa main, sa précieuse main droite grâce à laquelle elle gagnait la subsistance quotidienne de sa vieille maman et la bienne.Et.saisissant, dans un transport de reconnaissance, les doigts massifs aux ongles carrés qui venaient cependant de la torturer, elle voulut les porter à ses lèvres; mais l’homme se dégageant, avec quelque nervosité, de sa timide élrcintc.acheva brutal: —.C’est cent francs.payables d’avance! Interloquée, Jeannine fit un pas en arrière tandis qu’une expression de douloureuse surprise se peignit sur >son fin visage émacié, agrandissant encore ses beaux yeux cernés de bistre.—ICent francs!.balbutia-t-elle eu détresse, cent francs!.mais je ne les ai pas.—G’est, fort regrettable pour vous, répéta Fillon glacial.D’un mauvais porte-monnaie de cuir noir, la blessée extirpa péniblement deux louis d'or, et rougissante: —Si vous voulez accepter cet a-comptc.c’est tout ce que je possède actuellement.dès que je le pourrais, je compléterais la somme.Mais le rebouteux secoua négativement la tête.—Je connais ce refrain, dit-il, d’un ton bourru, on ne me l’a que trop souvent chanté, je n’en suis plsu la dupe et ne donne mes soins que centre argent comptant.—Oh! ne m’abandonnez pas!., supplia !’infortunée.J’ai tant besoin de guérir.Que deviendrait ma vieille mère si je ne pouvais plus manier l'ai-guille qui nous fait vivre toutes deux?inflexible le grand vieillard répondit: —Le jour où vous aurez en votre possession la somme que je vous ai fixée.revenez; je vous prodiguerai avec jdaisir mes soins les plus empressés.Et la congédiant du geste, il ajouta sans aucune ironie: —Au revoir, madcmoisoUe; et à bien tôt, j’espère.Une semaine s'écoula.la jeune fille ne reparut pas.- —Aurait-elle dit vrai ?pensa Fillon, ne possédait-elle vraiment que le modeste argent qu’elle m’offrait ?Mais alors, et cela par ma faute, elle demeurera infirme toute sa vie.Fit, en dépit do la formidable cuirass» d'indifférence que les incessantes roublardises employées à son égard par de madrés paysans avides de lui extorquer des soins gratuits, avaient amassée autour de son cœur, il sentit sourdre en lui une vague inquiétude qui, au fur et à mesure que les jours s’ajoutèrent .aux jours, se transforma peu à peu en un lancinant remords, en une véritable hantise.A présent, lorsqu’il se trouvait seul dans son grand cabinet de travail, où, au prix do mille privations, il avait réuni tant de meubles rares, tant d'objets de prix, co n’était plus comme autrefois à contempler amoureusement scs chères collections, à k-s caresser dévotieusement do ses doigts respectueux, qu’ii occupait ses minutes de solitude.Non !.affaissé dans son grand fauteuil, les coudes aux genoux, le front entre ses mains, ii évoquait longuement la frêle silhouette gainée de noir de la petite blessée qui.un jour, était venue en son logis confiante, pleine d’espoir, et était repartie la mort dans Tâme, les larmes aux yeux.Et souvent, en une pénible hallucination, il croyait voir la jeune fille s’avancer vers lui à pas lents en lui montrant d’un geste de reproche, sa main droite pendant inerte à son côté.Soixante jours durant, il lutta I contre cette douloureuse obsession.! Enfin, un matin, n’y tenant plus, il partit pour le village, où Jeanne avait dit habiter, bien décidé à la retrouver et à savoir.! —La première personne à qui il s’a- dressa lui indiqua la demeure de celle qu’il cherchait.i C’était une misérable chaumino si-| tuée à l'orée des grands bois qui, presque de toutes parts, entouraient le pays.La porte en était si basse que, pour pénétrer à l’intérieur, il dut ployer sa haute taille.Auprès de la fenêtre, où un pot do ’ géraniums rouges mettait une jolie note de gaieté, une vieille femme — une paralytique — somnolait à demi étendue sur un mauvais fauteuil de paille.A l’entrée du visiteur, elle tourna péniblement la tête vers lui et d’une voix chevrotante : —Que d mandez-vous, mon bon monsieur ?l’illon hésita un instant, puis : —Mademoiselle Garday n’est pas ici?—Que qu’vous lui voulez ?grogna la paysanne, soudain défiante.—On m'a dit.qu’elle brodait à merveille.et.j'eusse désiré.—Autrefois.oui.ma p’tite bro dait comme un ange, interrompit la dont le visage s’était brusquement assombri, mais à présent.—A présent?interrogea fiévreusement le rebouteux.— .A présent.a n’peut plus.al est estropiée, acheva la mère daus un sanglot.Fillon frémit de tout son être.—Estropiée!.redit-il comme un écho.—Oui, monsieur! estropiée! reprit la pauvre femme, empressée à conter sa peine.Sa main droite est comme qui dirait soudée à, son bras.C’est son poignet qu’a s’avait démis en tombant.Un guérisseux d’là ville qu’ai avait été trouver — un sans coeur! monsieur, un mauvais homme! — n’a pas voulu y ranger pasque à n'pouvr.it point l’payer d’avance!.C’est sa faute, à c’misérable, si ma p’tiote est infirme.“Et personne n'a consenti à nous v’nir en aide, à nous prêter l’argent qu’on avait besoin.Persoune n’a eu pitié de ma Jeannine si méritante pourtant !si courageuse! si honnête! En proie à une indescriptible émotion, le vieillard s’enquit: —Quels sont vos moyens d’existence, maintenant que votre enfant est in capable de travailler?—Oh! à travaille, monsieur ! Faut ben! Comment qu’on vivrait, sans ça?—Que fait-elle?—À mèuc paître les moutons.et pis a garde les p’tiots que leurs mères vont aux champs.et pis a plume dos volailles.A gagne encore ben sa pièce de cinq francs dans sa sunainc.Incapable de céler plus longtemps l’immense douleur qui lui peignait l’âme, en présence de cette misère qu’il avait créée, Fillon sortit en hâte de l’humble maisonnette.Four la première fois depuis bien des années, de grosses larmes brillantes glissaient lentement do scs yeux.«• •••••••••••«•• Deux jours plus tard, à Jeannine étonnée, le facteur remettait une largo enveloppe scellée de cire noire et contenant une somme de dix mille francs.A la liasse de billets bleus était, éplinglé un feuillet blanc, sur lequel elle lut ce seul mot: “Pardon!.’’ .Mais lorsqu’un rais de soleil vient, au travers des persiennes mi-elo-ses, se jouer sur le bureau du vieux rebouteux, c’est en vain qu’il cherche, pour s’y mirer, le sphinx d’argent ciselé au dos duquel est enchâssée une si merveilleuse émeraude: Le sphinx d’argent u’est plus là.,.NIKITA.(Le “Soleil”, Paris).SPORT Roller lutte bravement Feu Mlle P.Biron SxiS FUNERAILLES ONT LIEU CE MATIN A LA CHAPELLE DE L’HOTEL DIEU.Ce matin ont eu lieu à la cha|elle de 1 Hôtel-Dieu les funérailFes de Made-i moiselle Philomèno Biron, décédée le Sur la Passerelle RAYMOND CAZEAUX SE MONTRE CEPENDANT SUPERIEUR A L'ATHLETE DE SEATTLE ET IL GAGNE LES DEUX CHUTES.Raymond ('a/eaux, le lutteur de Bordeaux.France a pris deux chutes sur sou adversaire le docteur B.F.Roller, de Seattle, dans un match au style gréco-romain, au l’are Solimef hier soir.Le Béarnais, toutefois, eut à faire n un rude adversaire.Plusieurs fois Roller le mit en danger et Cazeaux ue parvint à sauver ses épaules du tapis que grâce à la puissance de ses muscles.Les [irises favorites de- Cazeaux étaient la [irise île tête debout et à terre la douille prise d’épaules.Mais Roller, attentif, déjouait les prises du Français et les brisait souvent avec succès.L'arbitre, M.J.Bourque dut même intervenir deux ou trois fois pour imposer à l'américain le respect des règlements et lui rappeler que les prises de jambes sont interdites en greco-romaiiie, le match ayant eu lieu à cc genre.Après une lutte acharnée Cazeaux parvient à appliquer une prise de tête suivie d’une [irise d’épaule debout et plaque Roller sur les deux épaules.Temps : 1- minutes.La deuxième reprise fut beaucoup plus courte et c 'est exactement avec la même prise' qu’au bout de 15 minutes, Cazeaux coucha Roller au tapis.Les luttes préliminaires furent très intéressantes.Le match Kilonis-Lepage fut très mouvementé et les deux adversaires se talochèrent abondamment.Le résultat, cependant, fut nul.Kexton contre Loiscau; ce dernier fut.vainqueur.St-Louis contre Dionne ; St-Louis fut le gagnant.Duchêne contre Derry; chacun une chute.La représentation du match entre Haekensehmit et Gotch à Chicago par le cinématographe, fut également très admirée.La direction du Parc Delorimier On annonce que de grands changements se feront bieinût dans la direction du Parc Delorimier.v Les anciens propriétaires qui sont encore porteurs d’un nombre considérable d’actions MM.Lemay.Duquette, Richard et autres, ont exprimé leur désir de vendre leurs intérêts aux autres actionnaires, y compris M.Larry Wilson et ses amis.Cotte nouvelle transaction sera annoncée officiellement dans quelques jours, nous assurc-t-on.du octobre dernier.La chapelle avilit! revêtu ses plus beaux ornements de deuil; grand nombre de parents et d .i mis étaient venus rendre un dernier hommage à cette persoune de bien qu’était Mlle Biron.M.l'abbé J.M.Melançon, vicaire à Saint-Louis de France, officiait au service.11 était assisté do MM.les abbés Girot et Larue, comme diacre et sous-diacre.Un groupe de membres de ia chorale Saint-Louis de France, sous l’habile direct Ion du professeur Alex M.brairie sportive de Spalding.^ Le volume comprend également les règlements officiels qui ont été adoptés et révisés par 1’Intercollegiate Athletic Association ot L nited States, en même temps que des centaines de gravures Ot d’articles intéressants.La brochure sera envoyée à toute personne qui en fera la demande à l’A-mericau Sports L’ublishinsf ('ompaiiv, lîl rue ’Warren, New*York, sur réception de dix centius.Les funérailles de Joseph Pulitzer \oxv-York.2.Les funérailles de Joseph Pulitzer, propriétaire et éditeur du New -York World et du St-Louis Port Despatch, ont eu lieu hier a.^ 1 église St.Thomas’ Episcopal.En défunt a été inhumé au cimetière de YVoodl awn.Le temple était littéralement bondé d hommes marquants dans le journa-j lisme, le commerce et la finance et une foule considérable suivait le cortège funèbre.De partout des télégrammes de sympathie ont etc adresses à la famille du défunt.-f- LES RECETTES DES DOUANES Le; recettes des douanes à Montréal, pour le mois d'octobre, indiquent une augmentation de prè3 de $300.000.Les j recettes pour octobre 1P11 s'élevaient | à $1,420,66.8; elle se chiffrent à $1.689,-1 692 cette année.Albany.X.Y,, 2.— Le gouverneur Dix en faisant appel à l’électorat en faveur d?s candidats* démocrates a déclaré que lo parti démocrate remporterait une victoire décisive mardi prochain».“Lo succès du parti démocrate, a-t-il ajouté, veut dire progrès et honnêteté dans l’administration des affaires de l’Etat.” M.Dix condamne énergiquement les Démocrates qui favorisent la liste fusionnée dans la ville et le comté Ue New-York.19 oct .19 oct.19 oct.19 oct.» 20 oct.20 oct.21 oct.23 oct.23 .23 O' t.23 oct, 24 oct.26 oct.26 oct.26 oct.27 oct, 27 oct.28 oct.28 oct.28 oct.28 oct.28 oct, .31 oct.McGill à Ottawa L’équipe do rugby du McGill fera lo voyage par le chemin do fer Pacifique-Canadien, partant de la gare de la rue Windsor a 8.3.5 a.m.samedi, le 4 novembre.Pour que leurs patrons et leurs amis jinissent les accompagner, la Compagnie du Pacifique Canadien a fixé le prix au taux d'un passage simple, savoir $3.35 pour l’excursion aller et retour, les bii.ets permettant de partir par tous les trains samedi le 4 novembre et de revenir jusqu’au lundi suivant, 6 novembre.Un tru’n spécial partira de la gare de la rue Spark, Ottawa pour Montréal, le 4 novembre.Les billets sont en vente au bureau des billets de la ville, 2l8 rue St-Jac-ques, à la gare do la rue Windsor, à la, gare de la Place Viger et à l’hôtel Windsor.Trains spéciaux pour i’Empress Se raccordant vendredi le 3 now, avec P “Empress of Britain”, à Québec.TRAIN SPECIAL POUR VAPEUR DE MALLE EMPRESS, composé de wagons pour colons et de première classe et wagons-lits spéciaux, laissera la gare de la rue Windsor, jeudi, 2 nov., à 8.30 p.m.TRAIN SPECIAL POUR VAPEUR DE MALLE EMPRESS, composé de wagons de jour, wagons-restaurants de wagons-salon, laissera ia gare de la rue Windsor, vendredi soir, à 9.45 a.m., se rendant directement à l’embarcadère du paquebot à Québec.Déjeuner prêt à 9 b.15 a.m.Montfort.Anvers .lunishhowen Head.Fowcy Manchester Spinner., Cairntorr.Iteikaia.Jaeona.Sardinian.ffamore Head.Manchester Exchange.Manchester .Sokoto.Mexique.Bonguela.Sierra Leone .Hurona.Middlesboro.Mount Temple.Anvers .Manxman.Avonmout h.Pisa.Rotterdam .Victorian.Liverpool .Montreal.Londres .Hesperian.Glasgow .Corinthian.Havre .Megantlc.Liverpool .Salaria.Glasgow .Lake Manitoba.Liverpool Ausonia.Southampton .PORT DE MONTREAL Lake Champlain, C.P.R , de Londres et Anvers.Sargasso, Thompson, Demcvara.Tunisian, Allan, de Glasgow.Manchester Corporation, de Manchester.Canada, Whic-Star-Doniinion, de Liverpool.Scottion, Allan, de Glasgow.Albania,Allan, de Glasgow.Saturn'a, Donaldson, do Londres.Monmouth, C.P.R., de Bristol.Bonavista, Black Diamond, de St-Jean.Terre-neuve.NAVIGATION INTERIEURE Sault Sce-Marie, Ont., 1 nov.— Mou-tout: Canadian, 1.50 a.m.; Hizguln, Mo-hegan, 6.10 a.m.; Algonquin, 8.55 a.m.; Keewatin, 10.35 a.m.; Geo.W.Perkins, 12.35 p.m.; Townsend, 6.15 p.m.Descendent.— «Stormount, .45 p.m.; Superior City, 12.50 a.m.; Chas.W.Kot rhum, J.G.Brower, 2.55 a.m.; Clifford F.Moll.3.45 a.m.; Geo.F’.Baker, Jn-mokee, 5 30 a.m.; H.H.Rogers, 7.3.0 a.m.; Phillip Minch, 11.10 a.m.; D.Norton, 12 p.m.; .Tas.H.Reed, Pontiac, l.25 p.m.; T).J.Morrell, 3 p.m.; Gego- bie, Glenellah, 4.35 p.m.; Fairmount, 5.30 p.m.Port Colborne, Ont., 1 Nov.— Mon -4000: Marchai!, 8.15 p.m.; Saskatoon, 11; Georgetown, Rutland, 7 a.m.; Key West, Port Colborne, 9; Argosy, 5 p.m.Descendent: Srtathcona, II hier soir; Bennington, 2.40 p.m.aujourd’hui; Port Colborne, 7.ARRIVAGES LF PACIFIQUE CANADIEN SERVICE DE TORONTO 10.45 P.M., TOUS LES JOURS A LA GARK YONGK TORONTO NORD Sans contredit le plus rapide de tous les trains entre les deux villes Magnifiques chars à compartiments et spacieux wagons-dortoirs à 8.45 ».m., et 10.OU p.m., tous les jours, ù la gare Union.Wagon-salon pour Portland, Mo.attaché au train do 9.0(J a.m., tous les jours.Trains Spéciaux pour l’Empress Sc raccordant vendredi 1«* B nov ombre, avec 1*“Empress of Britain’\ h Québec.TRAIN SP EfT AL POUR VAPEUR DE MALLE EMPRESS, composé de wagons pour colons et de.première classe et wagons-lits spéc iaux, partira de la gare de la rue Wind hor.jeudi, 2 novembre, ù s.30 p.ni.Tli.WN SPECIAL POUR A’APKUR DK AT ALLE EMPRESS, composé de wagons-salons, partira de la gare de la rue Windsor, vendredi, 3 novembre, ft 1>.4T> a.m., se ren dant directement a P embarcadère, du paquebot à Québec.Déjeûner prêt ft 9.1o a.m.CALEDONIA SPRINGS Villégiaturn de fin do semaine.TAUX REDUITS DEPART VENDREDI ET SAMEDI.RETOUR JUSQU’AU LUNDI CflAND TRUNK rs4y'sltweamv Seule double voie ferrée entre Montréal, Toronto, Hamilton, Niagara Fall», Détroit et Chicago.'TORONTO en 7L HEURES par “¦’International Limité” Lo train le plus beau et le plus rapide do Canada.Quitte Montréal à 9 n.m., tous les jours.QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR MONTREAL, TORONTO ET 9.00 a.m., 9.45 a.m., 7.30 p.m., W iigorih buffet, Rtilnn et biblinthftquc sut les trains du jour, wagons lits Pullman éclaires a l’électricité avec lampes pour lire, dans les lit et éventails électriques sur les traîna do nuit.MONTREAL - NEW YORK vin D.& If.Co.uH.35 a.m., bü.OO p.ni., n7.2f> p.m.MONTREAL — BOSTON—SPRINGFIELD vifi t’.Y.Ky,—a8.31 n, m.aS.no p.in MONTREAL OTTAWA — a«.30 a.m., b3.'>5 p.m., aS.OO p.ni.MONTREAL SHERBROOKE — LEN-NOXVILLE — a8.00 a.m.f b4.HI p.ni.a8.1.ri p.m.a Tous les jours.bTous les jours oicep-té le dimanche.BUKEAUX DES BILLETS EN VILLE 130 rue St-Jaequos.T«I.Main 8906 Ou garo Bonaveutur* L’OUEST 10.30 p.m.EXCURSIONS DE CHASSEURS DE MONTHEAL A Mattawa ft Témiscamingue et Kipawa, Ironsides & Maniwaki, Qué.Aylmer, Qué., ft Waltham Qué.Ste-Adèle, Qué., ft Duhamel, Qué, Rivière ft Pierre, Jet., ft Chicoutimi, Qué., incluant les embranchements pour La Tuque et Robervul viû Ouébeo.Morin Flats jt Huberdeau.Qué.AU PRIX D’UN BILLET SIMPLE DR PREMIERE CLASSE ET UN TIERS.Bon pour départ, juuqu’au 8 novembre.Retour jusqu'au 2 décembre 1911.BUREAU DES BILLETS 218 me St-Jacques.Téléphone Main 8782-3733 ou aux gares Viger uu da la rue Windsor.Cie Cental! Transatlanliqiu DE NEW-YORK AU HAVRE PARIS (Franc») Dépar'.s tous le« jcuùi» i 10 a.m.LA LORRAIN B.9 nov.LA BKKTAGNK.16 nov.LA PROVKNGE .23 Nov.LA FAYOTK.30 Nov.LA LOKKATNK.7 déc.LA TOTJRA1NK.14 déc.Départe supplémentaires lo samedi.CHICAGO.il Nov.ROI'IlA,\l BEAU.25 nov.Renseignements, OENIN.TRUDEAU 5 CIE., agente généraux pour le Canada.22,ru( Not eu Dame-Ouest.Montréal.Paquebot Kronprinz Wilhelm.Oceania., Oceanic.Welshman.i Oampana.Ascania.Whakatno.Dominion.C.F.Tietgen i Virginie.j Calabria.Berlin.Ultonia.A .New-York .Xow-York .New-York .Liverpool Liverpool .Londres ., .Auckland .Qucentown.Copenhague .Havre ., .Naples .Naples .?.Fiumo .» Do .* .Brême .Naples Southampton .Montréal • New-York , .Montreal .Montreal .Philadelphie .New-York .New-York .New-York .Ney-York • Xew-York Lo Ministère des Travail v Public s roi rvra jusqu’il 1.00 p.m.mercredi le 15 novembre, K)11, dos BOumisHio s pour la fourniture do six mille barils do ciment, à la gare, du éh* min do fer.à ToroUkaming.Que., lesquelles soumissions devront être cachetées, iidn-sscoK nu soussigné, et porter sur leur enveloppe en sus do l’adrespe, les mots : ‘‘Houinissimi pour fourniture, de ciment n TomiRkaming, Qué.” On peut consulter les devis et formules do contrat et se procurer des formules de soumission au Ministère des Travaux Publics, ft Ottawa et aux bureaux do M.J.L.Michaud ingénieur do district, bâtisse de la Banque des Marchands, rue .St-docques, Montréal; M.d.G.Sing, ingénieur de district, bûtisso do “Lu Confederation Life*’, Toronto.Lcr soumissionnaires ne doivent pas oublier qu’on no tiendra compte que des soumissions faites sur les formules imprimée» fournies, dûment libellées, signées de la main des concurrente, avec désignation do la nature do leurs occupations et du lieu do leurs résidences; s’il s’agit do sociétés, chaque membre devra signer de ru main la soumission et y inscrire lu désignation précitée.Un chèque égal ft 10 pour cent du montant de la soumission, fait à l’ordre de l’Honora-ble Ministre des Travail* Publics et accepté par une banque à charte devra accompagner chaque soumission, Co chèque sera confisqué si l'entrepreneur dont la soumission aura été acceptée refuse do, signer ïe contrat d’entreprise ou n'cxécuto, pas intégralement co contrat.Les chèques dont on aura accompagné les soumieaionR qui n’auront pas été acceptées seront remis.Le Ministère ne s’engage ft.accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Par ordre, R.C.DESH0CHER8, Secrétaire.Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 30 Octobre 1911.N.B.— Le ministère ne reconnaîtra aucune note pour lu publication de l’avis ci-dessus, lorsqu’il n’aura pas expressément autorise cette publication.AViS est, donné au publie qu’en vertu do la première partie du chapitre 79 des Sir - .tuts révisés, du (.’anada 190H, désigné “Loi ‘ «les roinpagnieR’il a été délivré, sous le : seeau du Secrétaire d’Etat du c'annda, des lettres patentes eu date du 23c jour de mai 1911, constituant en corporation Onmille Pierre Lefdbvre, agent manufacturier, Joseph * Pelebvre, eut repreneur.Alexandre [Jlrio Mailloux, courtier, I.ouis Annulée Dumesnil, * notaire, tous de la cité de Montréal, et Philé- , mon (’«msineau, avocat, de la ville St Laurent, dans la province do Québec, pour les • fins su i vantes, savoir : —f(a) Agir commo, entrepreneurs-plâtriers et entrepreneurs généraux dans tous genres de construction et uti* * liscr tous matArinux nécessaires à ces fins ; < 0) Acheter vendre, exploiter, louer les propriété; mobilières ou immobilières de tout* nature; ( r) Manufacturer et vendre tou» ma-tériaux nécessaires ft.la construction de toute espèce: (d) Acheter tout commerce et tout» exploitation d’une nature semblable à cell» des requérants et payer en parts acquittée» 1 ou autrement, et spécialement d’acquérir et d’acheter l'exploitation et le commerce de Monsieur J.Lefebvre, entrepreneur-plâtrier, des cité et district de Montreal, et payer le» propriétaires de cette exploitation en parta de la présente compagnie ; (e) Exercer, tous autres genre# d'affaires soit comme manufacturier, a Kent ou autrement que la compagnie jugera pouvoir exercer convenablement en rapport avec scs affaires et qui pourraient • directement ou indirectement rendre rcr affaires profitables et augmenter la valeur des ’ biens ou des droits de la, compagnie.La compagnie exercera son industrie par tout lo Oa* ‘ nudn et ailleurs koun le non; de “J.Lefeb vre.Limitée' ’, avec un capital actions de.cent mille dollars, divisé on 2,000 actions de .cinquante dollars chacune, et Ic^ principal lien d’affaires de bi dite compagnie sera en lu.* cite de Montréal, dans la province de Québec.Daté du bureau du Secrétaire d’Etat du, Canada, cc 26o jour dn mai 1911.THOMAS MÜLVEY, Sous-secrétairc d’Etat.Co journal est Imprimé, au No 71a, rue Saint-Jacques, à Montréal, par * La Publicité ' ( à responsabilité Limitée).Henri Pm»v - '• '-.nt.V y FEUILLETON DU “DEVOIR” Le Blé qui Lève Y pu RENÉ BAZIN De l’ActOait Frutuu.r 50 f SuiiaV Non.cp n'était pas le chagrin rapporté Je chez lui qui tournait la tête à Gilbert, c’était le voisinage de cette belle jeunesse reneontréc dans la ferme, et : l’éloignement des choses familières, qui retiennent l’esprit tenté et la chair qui faiblit.Comme Hs étaient loin, tous 1rs témoins de la chair qui faiblit.Gomme ils étaiout loin, tous les témoins de la vie honnête, tous ceux qui auraient pu se moquer, reprendre, conseiller! l’his rien ne rappelait la mèro Cloque!, ni l'enfance enveloppée dans sim regard et protégée par lui.ni les année?d’amour, ni la longue période où Gilbert était resté fidèle à la maison, su jardin, au bois du lit, à la cuiller d'étain et au souvenir de la morte, h'kçnne -îustamoml n'avait pas écrit.Les nouvelles de Michel n'ét aient pas venues.Toutes les habitudes avaient été rompues, camaraderies, causeries, travail du bois, décor dê la forêt et des herbages.Et dans le vide, le mauvais désir avait grandi.Il était le maître à présent de cet homme presque vieux.Pas un mot ne l’encourageait, pas un regard.Gilbert avait bien vu que madame Hcilfiian se tenait sur ses gardes, évitait de lui parler, de lo rencontrer.1! en voulait au mari, ii l'obstacle, au chef.T'no jalousie insensée lui rendait odieux les ordres, la surveillance, la présence d'He Iman.Parfois il aurait voulu qu'une roue de chariot passât sur ,o corps de ce géant tranquille et jeune ; il souhaitait de le voir frappé par un cheval, ou écrasé pur un sac de grain tombé d'un grenier, ou qu'tt ne échelle se rompit sous les pieds du contre-maître.Si l’homme disparaissait, la femme deviendrait moins farouche.elle serait plus faible et moins bien gardée.Gilbert sentait que des idées voisines du crime le frôlaient.Quelquefois il se prenait d’horreur pour lui-même ; il apercevait sa folie ; il se rendait compte que l’âge était [lassé où il pouvait plaire à une femme, et alors le désespoir lo saisissait."Pourquoi vivre ?Quelle raison de travailler, quand personne ne fait seulement attention à moi ?Quand personne ne m’aimera plus jamais ?” Ses camarades disaient : “Qu’a-t-il en-| core ?” Il ne parlait à personne ; il ; se relevait le matin, sans avoir dormi, ; se demandant s’il n’allait pas "s»! faire disparaître”.Puis, une femme dos-j cendait le perron de la ferme ; une j voix appelait lu servante ; une main écartait le rideau do la grande salle : : et l’ardente convoitise su rallumait i dans les yeux du bouvier, et la fièvre dans son sang, et il avait ce plissement des paupières et ce tremblement furtif d'un chat (pii gui Ile un oiseau proche.Gomme il avait changé ! Où était e lice ?\ vrai dire, songe h I étendre tions d intérêt.Il u d’ailleurs : iI aimaiI la tentation avait vaincu tout de suite cet être abandonné Gilbert, labourant dans la tempête ¦n peu de temps ¦ son idée de jus-*! ai- il n’avait m delà des qites-rnisonmiit point, La nouveauté de de pluie, croyait voir devant lui.tant sa folio était souveraine, au-dessus du : guéret que ses bœufs allaient remuer, la femme grande, et rose, et coiffée en cheveux comme une dame, et ces yeux I calmes qui avaient ou pitié de lui, ho-, las ! les premiers jours.Il la voyait, et il lui parlait tout haut, si bien que j i les bœufs, n’entendant plus leurs noms, I s’étonnaient et perdaient de leur cou-! rage.| Après une heure, le bouvier eepen-: dant détela ses bêtes, et il revint à son tour.Quand il se fut occupé do ! ses bœufs, et qu’il les eut attachés devant leurs mangeoires pleines, il pensa à changer de linge et de vêtements.I ! Comme il n'avait que deux habits, ! pour toute garde-robe, il dut mettre sa veste à boutons de corne, son chapeau de feutra à grands bords, c, ses sabots étant trempés, il mit ses bottes qu’il ne chaussait que lo dimanche.Il rejoignit alors scs compagnons.Ceux-ci travu'illaicnt dans lu grange couverte qui était bâtie juste en face des bâtlimcnts d’habitation, dv: l’autre côté de la cour, et dans les magasins qui s’élevaient encore au-delà, ci qui formaient une troisième ligne de const ructions.Ifeilnmn avait donné l’ordre de nettoyer et de graisser les machines agricoles et- les chariots.i I es domestiques, mécontente, murmuraient.disant qu'on leur faisait faire : la besogne ou charron.Ils flânaient.| interpellaient l'un l’autre, et s’exei-i luitriç à quitter le trav ail, parlant as- sez haut pour r-tro entendus du contremaître qui inspectait les étables.Comme cela ne manque guère, quand il y en a plusieurs qui cherchent à ne pas travailler, deux des hommes sc prirent do querelle, dans la grange où Gilbert s’était mis à remuer et à réempiler des madriers.La querelle était à moitié sérieuse, et les hommes y voyaient, l'un et l’autre, un moyen do boire une bouteille de bière, pour sceller la réconciliation aux frais do M.Wnlmcry.Ils sc tenaient ô bras-le-corps.Gilbert intervint.Assez, dit-il, Galien, '.u lui feras du mal.Tu es le [vins fort : faut [tas être lâche ! .—Le plus fort ?Ixi petit Wall on Victor, devenu rouge comme une tuile, serra Galien â l’étouffer, et le jeta dans la poussière de la grange, contre une roue du chariot démonté.Il y eut un rri.Heilman entra par une porte de côté; jura par habitude ; sépara les combattants; mais comme il aimait secrètement le spectacle des luttes et des jeux de force.il flit : —Joli tout de même.Petit Wallon du diable ! .11 en rosserait deux à la fois.Parole ! Victor, essoufflé, couvert de poussière, remontait la ceinture d" rtiir qui teimil son pantalon, tournait lentement sa tête carrée où luisaient «les yeux étroits, bridés, jaunes et injectés de sang comme ceux d'un taureau.Il était debout sur le sol dégagé, entre i la caisse du chariot démonté et lui haute pile de madriers sur laquelle' Gillterl était debout.Cinq ou six hommes venus des étables, de la forge, fies magasins, l'observaient en riant.Ga-cicn haussait les épaules, et refaisait le nœud do sa cravate rouge.L’averse continuait dehors.La pluie tombait en murailles grises te long du hangar, qui était ouvert dans le sens de.la longueur, et que fermait, du côté de la cour, une cloison double en briques.Elle faisait un bruit de ruisseau.Le contremaître avait envie de s’offrir une distraction.I,’odeur turc de la poussière remuée excitait les' nerfs.—Je parie pour Victor !,reprit-il.| Râblé, le petit Wallon !.Première force !.Qu’est-ce que vous pariez?dit le forgeron, dans un coin.l'ne voix près de lui, celle d’un petit berger qui sc penchait en dehors, riposta : —Tiens, voilà madame Heilman qui vient : celui qui gagne embrasse la patronne! — ("est cela! dirent de grosses voix amusées.Qui est-ce qui tient le pari' Heilniau ne dit rier.H consentait, indulgent, comme toute la campagne, à ces familiarités consenties en publie.Il avait vu venir sa femuie, lui aussi.Kilo venait, courant.sautant d’une pierre sur l'autre, ehnussfe fie sabots à brides, et la tête, couverte d'un ehà le en tricot gris, qn'elie mettait le m„ tin.d ns les grands froids, pour allci surveiller la laiterie.Qu,-uni elle entra, sous le vaste toil deux hommes arrivèrent encore, dt écuries et des graviers, commo des p geons qui se laissent tomber du toil et \ ictor lui ayant dit: ¦'Patronne, e lui qui sera vainqueur à la lutte vou embrassera!” elle leva les épaules, à 1 manière des mères qui jugent qu’il y un grain de folio dans les.demande do leurs enfants, et elle dit., — J'étais venue, pour prévenir TIeil man que la bière est tirée.Elle s’assit, à l’écart-, sur un billo de chênp qui était placé contre le mu de brique.Et elle fronça les sourcils Elle venait de voir Gilbert, f ui avai sauté du haut de la pile do bois ter re, et qui se préparait à lutter.D’tli revers de main, il avait jeté sa vest sur le timon du chariot, et il s’nvar çuit jusqu’à deux pas du Victor.Je vous défie tous ! dit-il.Bravo, le vieux! cria une voix., Il est galant!.T'es pas
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