Le devoir, 4 novembre 1911, samedi 4 novembre 1911
DEUXIEME ANNEE—No.258 MONTREAL.SAMEDI 4 NOVEMBRE, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: W* W*Î*WYHFW%> Rédaction et A^ini^tio., Edition Quotidienne î |H ® i|| B ÈÊji ||Ë 71a RUE SAl* ^CX^UES CAIÏAZA ET ETATS-UNIS.SS.OO B BËf ^ jW MONTRE A UNION POSTALE.$6.00 rjgj M SMB 0 .JLd.itior‘.Hebdomadaire8i.00 S | B | H W H1! üf 111 PH.TELEPHONES: % S‘"“E '¦ • *V •' •': aMJ JLA ÆUr MJk m A sM» w 74“ Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l A QUELLES CONDITIONS ?Les journaux annoncent qu'à la suite de demandes faites par certains acquéreurs possibles, le ministère des Terres va mettre aux enchères quelques forces hydrauliques.Lesquelles—et dans quelles conditions?Nous sommes payés pour nous méfier des desseins du gouvernement provincial.Après avoir pendant longtemps entendu qualifier de fous et de démagogues les malheureux nationalistes qui osaient réclamer la location aux enchères publiques de nos merveilleuses chûtes, nous ayons vu le gouvernement se rallier ostensiblement à cette théorie, mais la pratiquer de la plus hypocrite façon.Nous ayons vu, comme dans i affaire du Rapide des Quinze, les enchères faites dans des conditions qui devaient nécessairement exclure et qui de fait ont exclu toute concurrence réelle.En sera-t-il ainsi cette fois, ou assisterons-nous à une opération conduite loyalement, dans l’intérêt public?* * « .•/ 'tÇ'• •"y ' Pour que la mise aux enchères soit justifiable et recommandable, il faut d abord qu’elle soit réellement exigée par les nécessités du développement économique.Il faut ensuite qu’elle soit entourée de conditions qui sauvegardent 1 intérêt public et qui assurent une véritable concurrence.Conditions d’exploitation d’abord, qui protègent le public et le garantissent contre les spéculateurs qui veulent simplement s’empa rer des forces hydrauliques pour empoeherlaplus-value que leur donne le développement du pays.onditions de publicité ensuite, qui fassent pénétrer la nouvelle chez tous les intéressés et qui mettent en oeuvre toutes les énergies.On n ’achète pas une force hydraulique comme une paire de gants.Il faut le temps d’en faire examiner la puissance, d’étudier son utilisation possible, de grouper les capitaux nécessaires à sa mise en valeur.Si 1 on ne donné pas de délais convenables, il arrivera ce -qui est arrivé maintes fois depuis dix ans dans les enchères du ministère des Terres: ceux-là seuls qui d’avance avaient fait examiner les terres ou les chutes seront, en état d’enchérir, tons les autres seront écartés, et nous assisterons, sous couleur d’enchères publiques, à une simple transaction privée.Le gouvernement se propose-t-il d'accorder des délais suffisants pour que sa marchandise soit connue et appréciée?Se propose-t-il do faire une publicité assez grande et assez intelligente pour atteindre un grand nombre d’acquéreurs possibles?Nous ne tarderons pas à le savoir; mais cela dépendra peut-être, dans une large mesure, de l’opinion publique.Si celle-ci reste inerte, le gouvernement pourra être tenté de suivre ses errements anciens.Si elle s’affirme, il y regardera à deux fois avant de heurter le courant populaire.Nous sommes à la veille d’une nouvelle campagne électorale et le sort du cabinet Laurier peut inspirer à d’autres les plus salutaires réflexions.Orner HEROUX.LES IDEES D’UN CAPITAINE M.le 'capitaine d’Hellencourt, autrefois de l’armée française, — et maintenant directeur du Soleil de Québec, — est plein de sollici-ture à l’égard de la défense générale de l’Empire.M.D’Hellencourt est un brave garçon, qui gagne son salaire à se payer la tête des Canadiens qui lisent le Soleil et croient que c’est vrai, parce que c’est imprimé.Au fond, le capitaine se gausse de ses lecteurs comme du premier coup de hache qu’il a jadis donné dans les bois de l’Ouest, à l’époque où il y débutait comme colon.Et, tandis que, dans toute la presse ex-ministérielle, les rédacteurs se plaignent du silencif que gardent les ministres à l’endroit de la marine canadienne, M.d'Hel lencourt, lui, a découvert que le cabinet Borden a formulé une non velle politique.M.d’Hellencourt est tant et si bien dans le secret des dieux qu’il sait même tous les détails du nouveau programme naval.Il fait bon parfois lire la prose de M.d’Hellencourt; elle n’est pas fatiguante, et puis, M.d’Hellencourt a une plume si souple, — aussi souple qu’il avait l’échine, au temps de M.Laurier, et qu’il l’a encore, probablement, — que c’est un vrai plaisir de lui voir aligner des lignes et des lignes de mots absolument vides de bon sens.En voici un échantillon: “Eh bien! ils l’ont trouvée la solution du problème marinier, et vous pouvez m’en croire, clic n’est pas “dans un musette”, celle-là! Savez-vous ce qu’ils ont imaginé, en fait de marine de guerre capable de défendre le Camé a et de sauver l’Empire: d’utiliser les paquebots transatlantiques des compagnies desservant le St-Laurent.Ne riez pas: c’est authentique, c’est officiel et h preuve en est que, déjà, les "pianola” du cabinet tory suent l’encre à grosse goutte pour démontrer combien géniale et mirifique, combien to-tonomistc autant qu’impériale, combien effective autant que peu coûteuse, est la proposition lamée par le cabinet Borden.Bien de plus simple: le gouvernement accorderait une subvention annuelle pour tout nouveau paquebot transatlantique lancé par les compagnies de navigation, du moment qu’ils répondraient à certaines conditions, savoir: une vitesse donnée et l’obligation en temps de guerre de passer sous le contrôle du gouvernement, pour être employés comme croiseurs.” M.d’Hellencourt serait excellent garçon, s’il prenait la peine de nous dire où il a déterré cette nouvelle.Car personne, sauf les journaux ex-ministériels, n’a jamais entendu parler de ce projet, que nous no discuterons pas, tout simplement parce qu’il n’en est pas question.Certains journaux ont bien lancé un potin à ce propos, et, si nous avons bonne souvenance, le Herald de Montréal, a dit que ce pour rait bien être la solution de la difficulté où le gouvernement Borden s’attarderait à l’heure actuelle.Mais, si les journalistes ex-ministériels ont raison de se plaindre du silence des nouveaux ministres, sur cette question, nous ne voyons pas comment M.d’Hellencourt peut avoir su ce dont il parle aujourd’hui en connaisseur, et qu’il appelle “une marine de papier mâché.” L’amour de la pointe est cher à M.d’Hellencourt.Mais au lieu de faire des pointes, il eût dû songer que les gouvernements n’ont pas l’habitude de faire quoi que ce soit, à propos de la défense générale de l’empire, sans consulter au préalable l’Amirauté, (quitte en-sute à ne pas suivre son opinion, si elle ne leur convient pas.Nous croyons, nous, — et notre opinion doit bien valoir celle de M.d’Hellencourt, quoique nous soyons du pays,—que le ministère Borden ne fera rien, sur la question de la marine, avant d'avoir au préalable consulté l’Amirauté, puis soumis la question au peuple canadien, daus des élections générales ou dans un appel au peuple.L’Amirauté nous conseillera, sur le côté technique de l’affaire, et puis les Canadiens diront s’ils acceptent ou non le principe de la contribution du Canada à la défense générale de l’empire.Si la majorité y est favorable, force sera bien à la minorité de s’y soumettre.Mais elle aura exprimé sa libre opinion à ce sujet.Et déjà des journaux,.ministériels avant le vingt-un septembre, croient, — telle la Free Press d’Ottawa, — que l’appel au peuple pourrait bien ajourner indéfiniment l’entrée du Canada dans les guerres impériales./ M.d’Hellencourt nous dira peut-être que nous avons tort, et qu’il connaît tout cela mieux que nous.Il nous répétera peut-être cette phrase de son article sur “la marine de papier mâché’’: “Ces bons tories ont un génie tout particulier pour se moquer du public.Ce sont les plus fameux pince-sans-rire qui se puissent imaginer.” Mais il ne nous ôtera pas de l’esprit cette idée que le directeur actuel du Soleü est le maître des pince-sans-rire, et que nul ne s'entend mieux que lui dans l’art de vouloir berner le public.Seulement, le règne des berneurs de l’espèce de ceux que M.Laurier qualifiait un jour de “foreigners” nous semble bel et bien fini.Et M.d’Hellenoourt, s’il veut continuer ses manoeuvres habituelles, ferait bien mieux d’émigrer par le prochain paquebot vers la Champagne qui l'a vu naître et l’attend anxieusement.Georges PELLETIER BILLET DU SOIR ÉLÈVE DE GRAINDORGE.Ce soir-là, le Cercle des Artistes Canadiens tenait une grande séance.Il avait invité le critique d'art du “Canada” à lui parler d’esthétique.Et, tandis que les artistes, assis à cheval sur leurs chaises, grillaient des cigarettes odorantes, le jeune et imberbe invité pérorait comme un paon qui fait la roue.D’une voix aigrelette, il tanga soudain cette longue tirade: “Non, messieurs, il n’est pas dans le monde artistique de toile qui vaille l’étonnant Léonard de Vinci de cette femme illustre, madame Jocondc.Molière a bien prétendu, dans son étude sur la vie du fameux sculpteur moderne Wagner, que la Fornarina de ce grand Italien vaut, comme oeuvre d’art, infiniment mieux (que toutes les toiles anciennes et modernes; il a bien osé prétendre, dans sa critique dit Dernier des Abcucérages, de L’illustre statuaire Chateaubriand, que le sourire de la Fornarina vaut cent fois plus que la pose hiératique et mystérieusement calme de Léonard de Vinci; mais Molière ne s’y connaissait guère, en art véritable, au dire de ce maître de l’esthétique contemporaine, Sainte-Beuve.Et quand celui-ci nous cite l’exemple de Nietzchc, cct auteur exquis de la Walkyrie tant admirée au Musée d’art du Square Phillips, qui contemplait des heures durant, au '‘Art Caller y” de Londres, la toile de madame Jocondc, il nous rappelle comment, au dire des plus grands artistes du monde, Léonard de Vinci vaut toutes les Fornarina de l’univers.J “Il y a plus, messieurs.Nul chef-d’oeuvre de l’antiquité grecque, fût-ce l’Acropole qui rendit célèbre le fameux, architecte Piece, fût-ce même la Vénus du grand sculpteur Milo, dont on se demande pourquoi elle n’a pas de bras, — et c’est peut-être parce que le modèle de Milo était manchot,—nul chef-d’oeuvre de la vieille Rome, fût-ce.même le hardi Télémaque de l’artiste gaulois Fénelon, ne vaut cette toile de madame Jocondc dont tout le monde artiste déplore amèrement la vente au fameux millionnaire Chante-clcr, de Paris, et la disparition delà Pinacothèque de Berlin.J’ai vu, messieurs, dans cette ville d’artistes qu’est Piltsburg, une réplique admirable, par le fameux statuaire Ingres, de la Fornarina de Wagner.Et, six mois plus tôt, j’avais longuement médité, dans le silence d’une claire matinée de Berlin, devant le chef-d’oeuvre de cette illustre peintre, la Joconde.Mon impression cadre harmonieu-sefnent avec celle d’un éminent critique d’art, M.Adélard Lanctôt, le peintre national sarclais; et je puis, ce soir, vous dire, entre artistes, (que je n’ai de ma vie admiré de plus grand chef-d’oeuvre, nu point de vue esthétique, que l’ouvrage si merveilleusement colorié de madame Jocondc.Pour moi, c’est la synthèse admirable du génie latin, le plus artistique de tous, messieurs, que cette toile splendide, malheureusement inaccessible aujourd’hui à nos yeux si purs d’artistes épris de la beaulé, qu’elle, sc révèle sous les traits mélancoliques de l’eiïfqioise Ursule M iron et.du grand maître Salam-bo-Flaubcrt, ou sous le masque merveilleusement tragique de l’Aiglon, du statuaire grec Gainsborough, devant lequel nous avons tous versé, messieurs, j’en suis certain, des larmes de profonde admiration et de connaisseurs mortellement atteints par les flèches de ce Cupidon qu’est l’art immortel, éternel et maître du monde, ainsi que l’écrivait hier encore ce maître de la critique d’art, Georges Sand.” Pas un applaudissement ne salua ce credo d’artiste.A peine si, dans un coin de la salle, un vieux rapin, dégoûte, semblait-il, du conférencier, cracha méprisam-ment et mumura : “Ce type-là doit être un élève de Graindorge: je le reconnais à sa Vénus du sculpteur Milo.” JEAN-PAUL MILEAU.Sur le Pont d’Avignon.Sur fcent-vingt-huit colonnes, In ‘‘Presse” on donnait hier quatre-vingt-onze à l’annonce.Il en restait trente-sept pour le lecteur.Le “Devoir”, sur quarante-deux colonnes, en donnait autant au lecteur que la “Presse”.Lequel des deux journaux respecte plus l’nbonné ?Il parait qu’il est encore question do creuser un tunnel sous la Manche.Pourvu que quelque bon jingo n’aille pas s’imaginer que les Allemands vont entrer en Angleterre par là ! Ça doit être la crainte de M.Graham, du "Star”.“On propose à la ville qu’elle suive un cours de natation”, écrit la “Presse”.n’est pas plutôt à la vieille LE MÉLANGE Une pensée humide a tremblé dans vos yeux.Qui fait de votre coeur une blanche victime! Ditcs-moi la raison de cette peine intime De votre mal, nous nous consolerons tous deux.Mais vous ne savez pas pourquoi vous êtes triste.Rien ne vous a blessée et tout vous a souri.Interrogez un peu votre âme, votre esprit?Vous ignorez encore.et le chagrin, persiste.C’est ainsi.Nul ne sait le secret de son coeur.Une larme, parfois, nous monte à la prunelle, Qui vient du fond de l’amertume originelle! Car tout bonheur humain est mêlé de douleur.ALBERT LOZEAU.LE COUT DE LA MARINE Une lettre de M.le sénateur Legris Nous recevons de M.le sénateur Legris la lettre suivante: .Monsieur le Directeur.Vous avez reproduit mardi un article de la Gazette sur le coût probable de la marine de guerre du cabinet Laurier.L’article de la Gazette est basé sur les déclarations faites à la Jeune Lorette, après sa réélection comme ministre, par l’hon.Ixmis-Philippe Pelletier.La Gazette ne met en doute ni l’exactitude ni le bien-fondé des paroles du ministre, mais elle s’étonne des sommes énormes qu’aurait coûté notre marine.Ce coût était pourtant facile à prévoir: il suffisait d’observer un peu/¦e qui se passe dans ies autres pays du monde et de quelle façon s’y gonflent les budgets de la marine de guerre.t>' Et la Gazette ne doit pas ignorer non plus qu’en présentant aux Communes son projet de loi navale, M.Laurier en portait le coût annuel à $3,000,000, et qu’un peu plus tard, lors de la deuxième lecture, il haussait ce chiffre à $4,253, 000.L’amiral Kingsmill venait ensuite, dans un rapport officiel, évaluer à 7 ou 8 millions les sommes qu’engouffrerait chaque année notre marine de guerre.Mais, chez les ministériels et Ls impérialistes, on voulait évidemment diminuer la dose et dorer la pilule pour la faire mieux avaler par le peuple, car, en dépit de, toutes ces déclarations, sir Wilfrid Laurier affirmait ensuite dans les réunions publiques (et je l’ai moi-même entendu), que cette marine ne coûterait chaque année que la bagatelle de trois millions, abaissant ainsi du million et quart son propre estimé.Je crois sincèrement que j’étais dans le vrai quand je disais au Sénat qu’avant longtemps cette marine nous coûterait entre quinze et vingt millions par année.Et si l’ex-gouvernement avait été maintenu au pouvoir, les choses auraient tout de suite marché pour atteindre ces chiffres avant dix ans.A la Gazelle qui qualifie pareil lenient d’extrémistes ceux qui veulent que le Canada ait une marine de guerre sans s’occuper de ce qu’elle coûtera et ceux qui n’en veulent pas du tout, je rappellerai que sir John Macdonald invoquait comme un des principaux arguments en faveur du Pacifique les services que ce chemin de fer pourrait rendre à l’Angleterre pour le transport de ses troupes e cas de guerre.D’autres ont fait du reste les mêmes déclarations, mais sir Wilfrid Laurier les a dépassés.J’en apporte tout de suite la preuve par cet extrait de son discours prononcé à la Chambre des Communes le 15 avril 1902: “Je n’hésite pas à dire que je “ -partage absolument les vues qui “ ont été exprimées plus d'une “ fois par sir Charles Tupper, à “ savoir que le Canada a fait pour “la défense de l’Empire anglais “ par la construction du chemin “ de fer Intercolonial et le che-“ min de fer Canadien du Paci-“ fique, plus qu'il n’aurait pu “ faire en dépensant cet argent “ pour des armements.” Sans doute nous avons vu chez les politiciens et chez les journaux qui dépendent d’eux d’extraordinaires changements d’opinion (des revirements dit plus simplement le peuple), mais appuyé sur de telles autorités et j’en jourrais citer bien d’autres, je persiste à croire qu’il vaut mieux pour les intérêts •de l’Empire et pour ceux du Canada surtout dépenser nos millions à l’accomplissement des immenses travaux que commandent le développement de notre pays et la mise en valeur de nos ressources de toute sorte que de nous jeter dans l’incertain, dans l’inconnu, comme écrivait en 1905 mon honorable collègue M.le sénateur L.-O.David.J.H.IiECtBIS Louiseville, lo 2 novembre 1911.qu’on a proposé le cours?Elle en aurait besoin, elle qui veut naviguer entre deux eaux politiques.Le “Brantford Expositor” écrit : Des seize membres du ministère Laurier, MM.Tcmpleman, King, Fielding, Oliver, et Graham étaient des journalistes ou d’anciens journalistes.Il n’y en a pas un dans le ministère Borden.” Ça n’est pas tout à fait exact.M.Pelletier fut longtemps rédacteur de la “Justice” et collabora ensuite à ‘l’Evénement”, de façon suivie, M.Monk a souvent donné des articles au ‘ Canadien”, puis au "Devoir”, M.Mantel a dirigé la “Nation” do Suint-Jérôme, M.White, le ministre des finances, fut jadis à l’emploi d’un grand journal de Toronto.Et il y en a encore d’autres.Saint-Laurent, afin de déterminer le juifs à voler contre M.Johnson, le candidat conservateur, le représentaient comme lo candidat des prêtres, — M.Johnson est méthodiste, —- et comme “le beau-frère de M.Bourassa”.Pendez-vous, braves gens du “Canada”, et vous aussi, pompeux Rodolphe, vous n’aviez pas trouvé celles-là! M.Goulu ne peut ai corder de dimi- ! nution de taxes.Et il a dû reconnaître hier (pie, n’était la subvention de six cent, mille piastres qu’il reçoit annuellement d’Ottawa, les finances de notre province ne seraient pas brillantes.Et c’esi cet homme-là qui passe pour un homme pratique.En homme pra-1 tique ?Mais le “Gaulois” nous a déjà dit que c’est "Un piraie Normand.” Il paraît,—c’est le “Herald” qui nous l’annonce,—qu’un rochon va figurer dans la représentation de la “Bohemian Girl”, au “Princess”.On dit que les aspirants sont nombreux.Ça se comprend : ça n’est pas tous les jours que l’artimal cher à Monsclet monte vivant sur les plan- Un journal écrit : "Los Polonais semblent avoir juré depuis quelque temps de rivaliser avec les Italiens pour mettre un peu en vedette dans notre cosmopolitan»- ville ( sic ) leur présence parmi nous.” Le type qui a écrit cela se serait cru déshonoré s’il eût écrit “dans notre ville cosmopolite.” Ça aurait eu trop l’air français.M.Laurier tient évidemment à son siège de Soulangos, puisque ses amis ont fait faire par un rouge du comté une demande en invalidation d’élection.C’est une manœuvre habile qui permettra de garder pendant quelques mois de plus cette division, dans les rangs de la gauche, parce qu’un député dont on demande l’annulation do l’élection ne peut démissionner.Mais puisque les amis de M.Laurier ont voulu user de ce subterfuge, nous pouvons bien dire que le vernis du grands homme s’écaille fortement.On voit déjà le politicien rusé et peu scrupuleux, sous la couche de peinture Lanctôt.Les troupes chinoises, dans le bi de reconnaître les Mandchous, Ici font prononcer en chinois le chiffre si: II paraît que les Mandchous ne le poi vent dire correctement.On les pasi alors au fil de l’épée.Si l’on faisait crier à la “Presse” "Vive Laurier ! ” on verrait bien qu’c le n’a plus d’attrait de ce côté-là, d puis qu’il n’a plus le pouvoir.Un jeune avocat israélite écrit dans la "Gazette” que, lors des dernières élections, las mcucurs libéraux d»no Un conseil vient de siéger à îa lueur d’un fanal, dit la “Presse”.Ce conseil-là n’avait évidemment a lire que le numéro de jeudi de la "Presse”, où il n’y avait rien à lire.EN DEUXIÈME PAGE : M.Rodolphe Lemieux et la défaite, par Léon Trudeau.Une interview sur la crise chinoise, par M.Bertrand.UNE OPINION ANGLAISE SUR LA CRISE FRANCO-ALLEMANDE Les revues et la presse françaises ne sont pas seules à.se préoccuper de la crise (franco-allemande.La presse anglaise y trouve ainsi matière à articles.Et si l’on réfléchit que, depuis l'entente cordiale, la Grande-Bretagne prend aux choses du continent un intérêt de plus en plus considerable, et que, dans cette crise, elle voit son alliée de la dernière heure, la France, aux prises avec la rivale la plus dangereuse de la G rande-Bretagne, présentement, l’on conviendra qu'il est tout à fait légitime que le public anglais essaie de voir clair dans cette affaire du Maroc.Les revues de Londres ont commencé depuis quelques semaines à exposer à leur public les conséquences de la politique que suit l’Allemagne, à l’heure présente, envers la France.Ht c’est ainsi que, tout récemment, l’un des grands périodiques de Londres, la “National Review”, publiait nue étude anonyme, mais fort intéressante, sur les développements du conflit marocain et ses résultats probables.Cet article; écrit, au point de vue anglais, renferme des théories auxquelles ne souscriraient pas les Français.Mais il est tout de même à noter, parmi ceux que Les Anglais lisent dans leurs journaux et leurs revues.* * * L’auteur anonyme de la “National Review” commence par expliquer à ses lecteurs l’origine de la crise actuelle.Le port d’Agadir, où s’est passé l’incident qui a déterminé le conflit international, es*t fermé au commerce européen.Cependant quelques Allemands y ont débarqué et se sont rendus agréables aux indigènes en leur faisant des cadeaux nombreux.Leur but, d après la “National Revit w”, — et il senqbJe que tous les journaux français bien informés confirment cette information, — c'est d’accaparer en fait, au bénéfice d’une riche famille d’industriels westphalie us,lesMannesmaun, tous les terrains miniers marocains, surtout ceux de la vallée du Souss.Et c’est pourquoi, depuis quelques années, la ligue panger-maniste de Berlin, publie des cartes de cette régie it, tandis que la presse allemande demande l’ouverture du port d’Agadir au commerce européen, sous la tutelle de l’Allemagne.Une fois déjà, les chauvins de Berlin tentèrent d’intervenir au Maroc, à propos d’Agadir.Ce fut eu décembre 1910.A cette époque, le commandant du croiseur français le Dit Chayla, en croisière dans cette région, où il voulait empêcher la contrebande des armes, avait mis pied à terre à Agadir afin de conférer avec le caïd de l’endroit, à ce propos.Dès le douze décembre, au Reichstag, des députés interpellèrent M.de Ki-derlin Wacchter, à ce sujet, mais il répondit que le gouvernement français n’ayant aucune intention sur Agadir, il ne pouvait conseiller à l’Allemagne d’intervenir dans cette région.Ce n’était toutefois que partie remise.Un peu plus tard, — en avril dernier, — le gouvernement français décidait, à la requête de Mou-lay-Hafid lui-même, Wl’intervenir afin de faire lever le siège de Fez, bloquée par des tribus insurgées.Le général Moinier rétablit l’ordre dans la région de Fez, mata les insurgés, nettoya les abords de la ville, et fit, ensuite retraiter sa colonne dans la Chaouia, sans bisser te drapeau de France sur les monuments de Fez.Les Allemands avaient compté sur cette expédition pour trouver prétexte à leur intervention, mais les troupes françaises agirent si prudemment qu’elles respectèrent toutes les clauses do l’entente d’ALgésirns, et, une fois do plus, l’Allemagne, prise au dépourvu, dut garder la paix.Scs gouvernants, toutefois, veillaient, et cherchaient une ombre de raison de pénétrer officiellement au Maroc.Le premier juillet dernier, M.de Schoen, ambassadeur , 14 et 15, jusqu’à l’ouverture du Parlement.1 n édit a été publié aujourd’hui qui confirme l’acceptation par le trône, de la constitution telle qu'elle est établie par l’Assemblée Nationale.L’empereur promet de jurer fidélité à la constitution qui sera annoncée par voix de circulaire dans tout l’empire.¦-f- Vaisseaux arrêtés au canal Cardinal Huit vapeurs et neuf barges chargées de grains sont actuellement à l’ancre à l’entrée du canal Cardinal.L’eau est tellement basso qu’ils ne peuvent continuer leur route.Ce matin il n’y avilit dans le canal que quatorze pied's d’eau.La ‘‘Inland Land Limited” et le “Montreal Transportation” se trouvent particulièrement affectées.Le gérant de cette dernière compagnie a déclaré que si une crue ne se produisait il ici ilcux ou trois jours, lias moins d un demi million de boisseaux de grains seraient immobilisés à la tête du canal.-+- Crédit Foncier Franco-Canadien Depuis quelques jours do nombrourx articles paraissent dans les journaux au sujet d’une société Américaine qui s’intitule Crédit Foncier ou Crédit Foncier Canadien et dont le siège est à Providence, Rhode Island.Cette société n’a rien de commun ni aucun rapport avec le CREDIT FONCIER Franco-Canadien, dont le siège est, à Montréal, 35 rue St-Jacqucs.i NOMMER La Société d’administration Générale votre exécuteur testamentaire, c’est .nsssurer à vos héritiers des revenus réguliers ou mémo temps que la conservation et l’augmentation de leur fortune.LE SOCIETE D’ADMINISTRATION GENERALE 35, rue St-Jacques, Montréal, Edifice du Crédit Foncier.DERNIERES NOUVEAUTES DANS LES Chapeaux d’Automne FEUTRES ET CASQUETTES Notre assortiment comprend tout ce qu’il y a de mieux et de plus à la mode.FOURRURES Un Grand Choix REPARATIONS FAITES AVEC SOIN ET PROMPTITUDE ARMA1VD DOTN 76 rue NOTRE-DAME Est.*-XVJTAX En face du Palais de Justice Mi Les Clubs libéraux-conservateurs ' de la division Maisonneuve Connue on l’a vu dernièrement, M.E.W.Villeneuve a complété l’organisation des clubs libéraux-conservateurs de la division Maisonneuve, qui sont destinés à servir de modèles à toute une série de clubs semblables qui seront formés dans les différentes circonscriptions électorales do la province.L’élan est maintenant donné.Il n’y a pas de doute que le mouvement so contiouera sous la poussée énergique que lui ont imprimée M.Villeneuve et ses amis.La division électorale de Maisonneuve comprend 38,000 voleurs : elle est la plus populeuse de l’empire britannique.L’installation dos officiers aura lieu au Monument National jeudi, le 9 novembre, an cours d’une grande assemblée publique à laquelle plusieurs chefs du parti et d’autres orateurs distingués adresseront la parole.Voici la liste des officiers des douze clubs de la division Maisonneuve qui seront solennellement installés ce jour-là : EXECUTIF DE LA FEDERATION DF.S DOUZE CLUBS LIBERAUX- CONSERVATEURS DE LA DIVISION MAISONNEUVE.Patrons de la Fédération : lion.R.L.Borden, lion, F.D.Monk, hon.L.P.Pelletier, bon.C.J.Doherty, hon.IV, B.Nantel, bon.Geo.¦ Perley, M.¦T.M.Tellier, C.R.Président honoraire.E.IV, Villeneuve ; Président générai, C.A.Pariseault.Vice-Présidents : MAI.E.TT.T.nn- thier.Rod.Monty, C.R., Geof E.Baril, M.D.C.A.Duranloau, Pierre Bé-dard, Nap.Couvrette, David Dos-champs, J.A.Roussin.Aid.Lavergnc, ex-éch.Denis Tansey, Eudore Cadieux.Secrétaire général.Horace J.Gagné; Trésorier général, Ech.Robert Fraser.Commissaires ordonnateurs; James Deslauriers, Geo.V.Kneen.CLUB LIBERAL-CONSERVATEUR DU QUARTIER DELORIMIER Président, Rod.Monty, C.R.Vipe-présidents : C.M.Guindon, Dr J.G.Bourgouin, L.I).Latour, J.R.Brien, Sec., Chs.Guérin, Très., J.Lafranco.CLUB LIB.-CONSERVATEUR DU QUARTIER DüVERNAY Président, Nap.Couvrette ; Vice-pré-, sidents : Abond.Gagnon, J.Leclerc, J.Lalonde, H.Corboil, Sec.C.A.Fi-liatrault.Trésorier, Arthur Dubé.CLUB LIB.-CONSERVATEUR DU QUARTIER D’HOCHELAGA Président, Dr G.E.Baril ; Vice-présidents : ex-éch.John Bumiiray, J.IV.Moreau, Jos.Drigon, Dr D.Chouinard Sec.-conjoints : Dr Leprohon, H.Do- guise ; Très., S.Girouard.CLUB T.IB.-CONSERVATEUR DU QUARTIER LAURIER Président, C.A.Duranleau ; Vice-présidents : A.Beaudoin, D.Tansey, If.Forgues, «J.H.Hnrte ; Secrétaire, Horace J.Gagné; Trésorier, J.Girard.CLUB LTB.-CONSERVATEUR DE | LA VILLE DE MAISONNEUVE i j Président, E.II.Lanthier ; Vice-présidents : Ex-maire Desjardins ; ech.Fraser, ex-éch.J.Trudel, J.Taylor: Sec., Arthur Murleau ; Très., Dr Go-yetto.CLUB LTB.-CONSERVATEUR DU ! QUARTIER ROSEMONT Président, A.Lavergnc ; Vice-présidents : Ech.J.N.Drummond, O.Belanger, J.Ycarsley, P.H.Boaudette ; Bcc., H.A.Brodeur : Très., J.O.Massé.! CLUB LIB.-CONS.DU QUARTIER ST-DENIS (Ouest) Président, C.A.Pariseault ; Vice-présidents : N.Charron, A.Deguire, Frank Meagher, Jos Robert : Sec., B.Charbonneau ; Très., J.G.Mousseau.CLUB LIB.-CONS.DU QUARTIER ST-DENIS (Est) Président.David Deschamps; Vice-' présidents : J.Collette, U.M.Cor- ; ncllier, O.Lafrance, !.T.Lanouette; Sec., Armand Sigouin ; Très., L.Lusignan.CLUB LIB.-CONS.DU QUARTIER ST-DENIS BOULEVARD ST-DENIS Président, J.A.Roussin ; Vice-présidents : C.A.Lecavalier, T.I .arose, E.Dagenais, R.Germain ; Sec., IL S.M.Caron ; Très., M.D.Provost.CLUB LIB.-CONS.DU QUARTIER ST-JEAN-BAPTISTE Président, Pierre Bédard ; Vice-présidents : Dr C.Berflier, F, A, Jackson, J.Briard, J.A.Ouimet ; See., J.A.Prud’homme ; Très., IV.H.Gravel.CLUB LIB.-CONS.DU QUARTIER S TE-MARIE ET DU PARC FRONTENAC Président, Eudore Cadieux ; Vice-présidents : Joseph Harel, J.Hamelin, A.S.Duhamel, E.Lapointe; Sec., J.Martel ; Très., À.Caillé.CLUB IJB.-CONS.ANGLAIS DE LA DIVISION MAISONNEUVE Président, Ex-éch.Denis Tansey ; Vi- ! cc-présidents : IV.E.Burgess, J.A.; Adams, L.Moore, Thos.Markey ; Se- ; crétaires-eonjoints : Geo.V.Kneen, IV m.J.Brown ; Très., F.J.Truaisch.: Dans le Monde Ouvrier MINEURS DE L’OUEST Lethbrige, 4.— Bien qu’aucune nouvelle officie.-e n’ait été lancée annonçant la chose il est rumeur dans la ville que les mines de l’Ouest fermées depuis 6 mois seront de nouveau en activité lundi.On apprend de source très autorisée que dans les districts Nos 3 et 6 tout est prêt pour reprendre le travail lundi.M.P.L.Naismith, géraut de la compagnie a été appelé à Frank pour assister à la réunion des patrons et il doit revenir cette semaine.Les mineurs arrivent en ville par groupes pour se mettre à l’oeuvre.Fernio, C.A., 4.— Quelques mineurs ayant repris le travail avant que les négociations soient terminées, cela a causé du mécontentent chez, leurs confrères qui leur ont fait une réception très antipathique.La police dût protéger les mineurs qui revenaient de Coal Creek.Le maire Bleasdell, en face de cotte émeute a lu la loi concernant les émeutes et la foule des manifestants s'est disperséo.Auparavant elle avait suivi les mineurs jusqu’à la basse ville où elle vociféra toutes sortes de menaces.ON MANQUE DE CHARBON Regina, Bask., 4.— La jeune province de la Saskatchewan possède un bureau de statistiques et d’informations qui rend déjà de bons services.C’est grâce à co bureau des statistiques que l’on vient d’établir que dans les districts reculés do la province, l’on n’a guère plug do 20 pour cent de la provision do charbon pour l’hiver.M.T.(,'romb'o a visité surtout le long du Pacifique et du Grand-Tronc-Facifique.Quollo no doit pas être la situation dans les territoires du nord de la province?LOCAL 170 L’Union Typographique 376 aura une réunion importante ce soir à huit heures, à la salle des Oddfellows, rue 8t-Jacques.On demande à tous les intéressés d’être présents.PARTI OUVRIER Le comité général du Parti ouvrier se réunira demain au Temple du Travail à 10 heures du matin.On nous dit qu’il s’y fera de la discussion intéressante.-.»- Un candidat israélite La “United Hebrew Association” a choisi M.Louis Rubinstein comme candidat à l'échevinage dans le quartier 8t Laurent.M.Rubinstein a accepté.le» candidat est le chef de la maison Rubinstein Frères, fondeurs et doreurs.Il est tréa.connu duns le monde du sport.Le tunnel sous la Manche Paris, 4.— De nouveau, ce projet j déjà vieux, est remis à l’ordre du jour ; et cette fois les chances de réalisation ; paraissent excellentes.L'opinion anglaise qui était défavorable à ce projet est maintenant mieux disposée.Ce changement est dû à l’entente cordiale qui existe entre l’Angleterre et la France, entente qui a été confirmée récemment lors de l’affaire d’Agadir.Les financiers ont aussi beaucoup contribué à rendre le projet d’un tunnel possible en faisant connaître aux deux pays intéressés les avantages considérables, tant commerciaux que financiers qui résulteraient de la réalisation de ce projet.Les plans sont prêts et.les capita a;: nécessaires à l'entreprise sont souscrits; il ne reste qu'à avoir le consentement des deux gouvernements.Incidemment, il est entendu que le ’’Inter-Continental Railway”, la (propriété d’un syndicat anglais, établira un service de traversier de trains Irans-Manchc entre Newhaven et Dieppe.-4- ¦ Le Quatuor à Cordes Dubois La vente des billets pour le concert du 35 novembre, se fait très rapidement et nous prévoyons eu ce concert, un des plus grands événements de la saison 1911-1912.Les répétitions vont leur train et tout semble certain que les artistes désormais célébrés du Quatuor Dubois remporteront, le 15 novembre, un succès sans précédent dans les annales musicales de notre ville.Les abonnés sont toujours de plus en plus nombreux pour la série des six concerts de la saison, et nous remettons à la semaine prochaine la publication complète des noms des souscripteurs.Toute personne qui désirerait s’abonner peut le faire en s’adressant, chez F,d.Archambault et Gaston Labelle, rue Ste-Catherine-Kst, ainsi que chez Hurteau, marchand de pianos, -4.- Nouveau chemin de fer électrique Lindsay, Ont., 4.— Tl est.question de construire un chemin de for électrique entre Dort Hope, l’eterboro, Ome-mos, Lindsay et.Orillis.On propose de relier cette ligne à une antre voie de Montréal-Toronto.Le courant serait fourni par les chu tes Niagara et passerait par les rails.On dit que les travaux commenceront effectivement dès le printemps prochain.FOURRURES Mouton « Ferse Nos Manteaux en Mouton de Perse sont absolument ce qu’il y a de mieux sur le marché, et cependant nous pouvons les vendre à beaucoup meilleur marché que u'im-porte quelle autre maison.Vous pourrez vous en convaincre en venant voir nos marchandises avant de compléter vos achats ailleurs, quelque avantageux qu’ils puissent paraître.Vous épargnerez ainsi un joli montant et vous aurez un manteau absolument de première qualité.VISON CANADIEN Magnifiques Etoles et Manchons du dernier goû+ en Vison Canadiei.et Labrador, à des prix qui vous surprendront et qui vous convaincront si vous n’avez pas encore vu les valeurs que nous offrons en fait de Fourrures.SEAL ALASKA Nos Manteaux en Seal Alaska, sur commandes sont absolument insurpassables, quant à la qualité, Coupe, Fini, etc.Nous vous invitons à voir nos marchandises et comparer nos prix.AUSSI Renard, Hermine, Alaska, Near Seal, Hudson Seal, Rat musqué.Etc.COMPAREZ NOS PRIX Laberge, Chevalier & Cie 516 RUE St-PAUL FOURRURES EN GROS Le Froid est arrivé et vous n'avez pas encore de Pardessus d’Hiver Ne tardez plus.Venez voir nos TWEEDS les plus nouveaux, les plus chauds et les plus durables.Aussi nos TISSUS ET COMPLETS C’est ce qu’il y a de mieux.Vous y trouverez ce que vous désirez.OSCAR LOISELLE & GIE 128 RUE ST-DENIS TRI, Esl 446 CHASSEVKS expédlez-nous vos FOVRRUEES et nous vous donnerons les plus hauts Prix du Marché.REVILLUN FRÈRES LIMITED 134-136 RUE McGILL MONTREAL, P.Q.Nous donnerons gratis à tou* les chasseurs qui nou» feront un envoi de fourrures, notre livre “Lo Pidèls CoRtpajgnon du Chasseur”, F'ISM v.:-^Sàé Complets Semi-ready pour $15 Des hommes qui n’ont jamais acheté de vêtements Semi-ready nous font le plus beau compliment.“ Vos vêtements sont de trop haute qualité pour moi ! ” dit un monsieur.Il s’en rapportait au jugement que l’on porte généralement et qui, bien que flatteur pour nous, l’avait trompé.Haute qualité ne signifie pas nécessairement prix élevé.Le meilleur est le moins cher.Les vêtements Semi-ready représentent la plus grande valeur pour votre argent.$ 15 est le prix plus bas pour un complet ou un pardessus de confection Semi-ready parce qu'aucun complet ne peut être fait pour moins, “ Haute classe " pour nous signifie bonne qualité, bonne valeur, bon partout, au-dedans et au-dehors.Absolument bon, par chacune de ces cinq caractéristiques essentielles.Marque de Commerce EUGENE BOURASSA & CIE 63 I Rue Sainte-Catherine Eft.Rodrigue Sangler, Jr.Riley Hern, 256-258 rue St-Jacque».505 rue Ste-Catherine Oueit, prèi Peel AVIS PUBLIC Nous avons le plaisir d’annoncer à nos clients et au public en général, que nous avons été autorisés par le Département de l’Agriculture à Ottawa : de manufacturer, offrir en vente et de vendre la Poudre à balayer Désinfectant “ANTI-DUST”, seule poudre à balayer à base de Tar-Ko “Dérivé du Goudron” Désinfectant et Germicide le plus puissant et aromatisée à l’huile de cèdre ; Insecticide sans égal qui tue instantanément les mites et autres insectes.Nous prions nos clients et le public en général de nous informer si quelqu’un ou quelques Compagni is manufacturant, ou vendant une poudre à balu, .quelconque, essaient parleurs menaces ou autrement, d’empêcher nos clients et le public en général d’employer la poudre à balayer “Désinfectant Anti Dust”.Signé : THE SAPH0 MANUFACTURING Co., Limited, Montréal Seuls manufacturiers de la poudre à balayer Désinfectant Anti Dust.La première compagnie d'assurance anglaise établie en Canada, A.D.1804 feu PHOENIX ASSURANCE COMPANY Limited, vie FONDEE EN 1782.DE LONDRES, ANGLETERRE.CAPITAL ET ACTIF.$78,500,000 Sinistres payés depuis la fondation de la Compagnie.350,000,000 Dépôt au gouvernement fédéral et placements en Canada pour la garantie des assurés en Canada.2.500.000 Directeurs pour lo Canada.R.MacD.PATERSON et J.B.PATERSON, No.100 rut St-François-Xavier.Montréal, T.y.Agents pour la ville.—Arthur Simard, E.Lamontagne, O.R.Blache, A.U.Mail* loux, C.Galibert, F.X.Lanthier, C.JJ.Routh H.Joseph, E.A.Whitehead, Co.t Limited.Agents demandés dans les villes et villages où nous ne sommes pas représentés._______________________________________ Un Montréalais voit son Salaire porté à $10,000 G'était un homme do valeur, depuis iongte’nps au service de ses patrons, très compétent et tout désigné pour occuper les postes les plus rémunérateurs, n’eût été la boisson.Et la boisson était la seule barrière qui l’empêchait d’obtenir une promotion.Il le savait et ses amis le savaient aussi, à la suits?d’une crise prolongée, on lui conseilla (l’aller à l’Institut Neal de Montréal, 226 rue Sherbrooke Est, et de suivre le traitement Neal contre l’habitude de la boisson 11 rut sa promotion lo mois suivant.Le traitement offre un avantage tout souciai aux hommes d’affaires et de profession, à ceux di la haute classe de la société, dont le temps esi précieux, vu qu’il suffit; de trois jours pour compléter la traitement.On ne donne pas d’injection hypodermique, il n’y a pas do ro sultat fâcheux, au contraire, le système entier acquiert force et vigueur, et la santé se trouve g ni element améliorée.Pour retenir une chambre, avant d’aller à l’Institut, il vous faut venir, écrire, télégraphier ou téléphoner Esl 159 et vous entendre avec M.Ilep-burn, le gérant, parce que l’institut est bien rempli tout le temps et qu’il y a m e liste de patients qui attendent.Offre de mille dollars à n’importe quelle Institution de Charité Cette compagnie qui possède cinquante-deux instituts aux Etats-Unis et U au Canada, où l’on a fait subir le traitem.Jt à près de 20,007 buveurs l'an dernier, sans éprouver d'échec dans un seul cas, donnera la somme ci-dessus à n’importe qu’elle institution de charité de Montréal, que ce journal lui désignera, si le traitement Neal contre l’habitude de la boisson ne réussit pas à faire disparaître chez le buveur tout penchant, désir soif et appétit pour la liqueur, et ce dans l'espace de trois Jours, dans n’im* porte quel cas qui sera traité à l’Institut Neal de Montréal. LE DEVUIR, samedi, 4 Novembre, 1911' Notre Littéraire LA PETITE MARCHANDE DE FLEURS Lr.soleil froid donnait un ton rose au grésil.Et le ciel de novembre avait des airs d’avril.¦Vous voulions profiler de la belle gelée.Moi chaudement vêtu, toi bien emmitouflée Sous le manteau, sous la voilette et sous les gants, .Vous franchissions, parmi les couples élégants, La porte de 1-a blanche et joyeuse avenue, Quand soudain jusqu’à nous une enfant presque nue El livide, tenant des fleurettes en main, Accourut, sc frayant à la hâte un chemin Entre h s beaux habits et les riches toilettes, h ous offrir un petit bouquet de violettes.Elle avail; deviné que nous étions heureux « dans doute, et s’était dit: “Ils seront généreux.” Elle nous proposa ses fleurs d’une voix douce, En souriant avec ce sourire qui tousse.El c’était monstrueux, cette infant de sept ans Qui mourait de l’hiver en offrant le printemps, des pauvres petits doigts étaient pleins d’engelures Moi, je sentais le fin parfum de tes fourrures, Je voyais ton cou rose et blanc sous la fanchon, Et je touchais ta main chaude dans Ion manchon.\ous fîmes notre offrande, amie, et nous pas âmes; Mais la gaîté s’était envolée, et nos âmes Gardèrent jusqu’au soir un souvenir amer.Mignonne, nous ferons l’aumône cet hiver, FRANÇOIS COPPER.Ap rès la Jeanne d’Arc de M.Hanotaux Uni' nouvelle édition de ce be,nu livre vient de paraître, .le voudrais saisir "ette occasion pour revenir sur l’étude de cette teuvro si originale et si forte et pour en bien déterminer la portée.Car tout de su‘te le livre a piqué la curiosité du publie.et a été placé très haut dans J’estime des lettrés.On a loué la gravité de l’émotion du récit.On s’est plu à, reinuiquer qu’aux qualités pro- \ promeut dites de .l’historien, M.liane-taux on joigna t une autre, celle de la fois de large intelligence et de hardiesse.Doue, et dès le début, il pose nette* ment, la question.La vie du Jeanne d Are, sa mission, sa mort forment un des drames les plus surprenants qui su soient passés dans le inonde.“Ce sont là des événements tellement extraordinaires qu’ils accablent l'intelligence humaine.A tes sommets, l’humain et le divin se rapprochent d’ans une collaboration mystérieuse pour travailler à, une œuvre commune.” Tel le .l’homme d’Etat, qui a p.wé par les af- ,M 0:st '!'¦e, directrice du livre et qui faires.qui a manié les hommes, qui qui phases de la en fait qua- Car c’est une dérision, si ce n’est un sacrilège, de la mettre en cotuimraifcon avec des visionnaires de bas • tages et de vagues thaum-U i • ;?s, comme on lofait quelquefois.FJ!.ne fut, d't < n, que l’une des innombrables “inspi.ées” que suscitèrent alors les malheurs di pays et une ajmosphèr: surchargée, d’attente mystique.Kde n’on diffère que par un peu .dus d • chant» et ) or une gloire, effet lu li.vmrd, qui eût pu échoir à.une autre.t’ueUe absurdité! C’est entre une sainte Cclherino de Sienne, une sainte Brigitte, une sainte * olette de Corbie, qu’il faut situer Jeanne d’Arc pour éclairer sa figure par le rapprochement.; es mêmes j hé-nomènes psychologiques se OM-siiiieut a nous, visions, révélations : et non pas chez des esprits faible», rna’S dans des natures vigoureuses, sain, s.f.gis-santes, chez d(>s “âmes maîtresses”.‘‘Sainte Catherine de Sienne et sainte Brigitte, écrit M.Hanotaux, furent les véritables inspiratrices de la politique pontificale dans la crise qui devait ramener le Pape à Home et mettre fin nu grand schisme.Sainte Colette do Corbie fut une fondatrice et une rénovatrice, un des esprits recteurs de cette époque désorbitée.Elle fut la contemporaine de Jeanne d’Arc, et, parfois, les lignes de leur action respective se sont rencontrées.” Telle est l’étude de ‘‘psychologie transcendante” qui seule peut nous apporter quelque clarté sur un problème, qui dépasse de si loin et de si haut notre entendement.! Af.Hanotaux est persuadé que l’histoire de Jeanne d’Arc.n’en est qu’à ses débuts.D’abord il s’en faut que nous soyons en possession do tous les documents relatifs à son passage merveilleux parmi les hommes.Beaucoup, et d'importants, ont été découverts dans ces derniers temps.D’autres ne sont pas encore sortis d’archives mal explorées ou jalouses.Mais surtout cette histoire est, comme on dit, une ‘‘histoire qui sc fait”, à mesure que se développent dans l’humanité les consequences de l’oeu-| vre de Jeanne.Peu à peu le travail des j siècles nous en découvre le sens.I.a ’Contribution de M.Hanotaux aura été ici de montrer que, comme ailleurs, entre l’ordre de la science et celui de la foi, il n’y a pas antagonisme mais souveraine harmonie.Cette histoire de Jeanne d’Are ne manquera pas d’influer sur notre conception môme de l’Histoire.L’horizon s’en trouvera élargi; un autre air y circulera.Après elle, il y a quelque chose de changé.Au lieu de professer une méfiance dédaigneuse à l’égard de tout ce qui ne tombe pas sous les mesures étroites de l'observation et du raisonnement, avouons que le mystère est partout autour de nous et qu’il est en nous.Il n’est pas seulement l’inconnu qui nous enveloppe : il nous pénètre, il se mêle à ce que notre courte sagesse appelle logique et naturel.Il ne nous est.donné de saisir que quelques parcelles de la vérité : à quoi bon nier celles que nous n’atteigno.- pas?Ne bouchons pas nous-mêmes les avenues qui s’ouvrent sur de lointaines et idéales perspectives ! Au lieu de fermer les fenêtres, ouvrons-les sur l’infini.C’est une sorte de libération de l’histoire; et M.Hanotaux nous en donne excellemment cette formule : ‘‘S’il est des choses que la raison ne peut atteindre, on s’inclinera devant le mystère, car il est de l’intelligence humaine de connaître elle-même ses limites.RENE DOUMIC.de l’Académie Française.(Le Gaulois).| ou violon, entre un instrument qui sert I à faire danser et un instrument qm 'empêche assurément d’entrer en dan-jse?Antiphrase?Ironie?Peut-être ; I nais elle esc obscure.Mais que sait-on?Pourquoi les me ! uottes que les agents de police mettent à leurs prisonniers s'appellent el-’ les un “eabriolet Me le direz-vous?j Parce qu’elles empêchent le captif de ! "aire des cabrioles?Antifhrase?Ironie?Peut-être encore; mais elle est va gus.lo “D’autres ont dit” (écrit Lit tré) que le “violon” était un local de la Conciergerie où l’or enfermait les perturbateurs pendant les audiences, “en 'leur laissant la liberté de jouer du violon.” Je vous vois rire.Quels sont ces “autres” qui ont pu dire une chose si drôle?Voyez-vous cette bonne justice, maternelle jusqu’à une sorte d’a vouglcmcnt, qui emprisonne des per lurbateurs et qui, du reste, h'» autorise à égayer leur lieu de réclusion par d’agréables symphonies! Evidemment, Littré lui-même ne rapporte cette opinion que pour mémoire.Aussi bien, L n’y insiste pas et il écrit néglige ni nient: “D’autres ont dit.” Eh bien, M.Angcrot, de l’“Intermédiaire des chercheurs et curieux,” apporte un texte (qui ort peut-être celui qu’avait lu Littré; mais Littré avait négligé de le mentionner) qui est l’une certaine précision, d’u» certain détail et qui donne une certaine cou sistanee à cotte opinion no 4.Char.os lîozan dit dans les “Petites ignorances de la conversation’ : “La prison du bailliage du Palais servait spécialement à enfermer les pages, valets, etc., qui troublaient trop souvent par leurs cris et leurs jeux les audiences du Parlement.Dans cette prison, il y avait un violon destiné à charmer les loisirs forcés des pages et des laquais qu ’on y enfermait pendant quelques heures.Ce violon devait être fourni, par stipulation de bail, par 'e Intbier des galeries du Palais.C’est de cet usage, qui remonte au temps de Louis XI, qu’on a appelé violou les prisons temporaires annexées' à chaque corps de garde de la ville.” La chose paraît authentique: Char les Rozan donne ses conférences, il ir.cs lu Palais qui est un ou- trop docilement accephé la gêne.C’est prédit, et ses prédictions sur le'sort'de ce côté de l’oeuvre qu'il no me paraît la France ou sur son propre sort se rW-do fa;ro ««swLr aujour- lisent.D’autres prédictions, moins u.v portantes, se réalisent, également.Elle pas inutil0 il ’hui.VIOLONS annonce à Robert de Bnudricourt la Rappelons-nous quelle a été la forma- -nlrr L'l'i8.• * * ‘ ',|”!r8 ’ .OUr'*la Prochai' scront reliées par un service ininterrompu de bateaux traversiers.Il n’y.AVENIR BRILLANT J.pas de doute que l'honorable M.F.Vll, 1).Monk, accordera la construction' ne saurait contester que nous Tun quai de protection contre les gla- asS| ons a la mise en valeur de tou-cs à l’extrémité sud do “la batture’’.e a V1"a baignée par le St-Maurice.Ce quai sein relié à celui de St-Angèle -cMc region renferme d’incroyables et nous aurons ainsi un quai à eau ressources forestières.Ses pouvoirs profonde.Un traversier de fort ton- hydrauliques peuvent fournir une force nage sera affecté au transport du fret m°trice presque illimitée à un prix aime par voie du Çraml Tronc ct du relativement minime.Notre vi“ m wmmï.mmzm mm» WA LES COMMUNICATIONS Delaware & Hudson.Avec de telles conuminieaticiis.l'ix-ploitation de la matière brute et l’exploitation des produits manufacturés deviennent d'une étonnante facilité.LE TRAMWAY L.es citoyens ont décidé, dernièrement, malgré une violente opposition faile dans un but évidemment politique, la construction d’une ligne de tramway qui établira des communications plus rapides entre le quartier manufacturier do l’est et le quartier ouvrier résidentiel de l’ouest.Lo servi- , , -ille est son débouche naturel.Nos voies ferrées permettent le transport des produits dans toute TA mérique.lft beauté do notre havre et ses facilite!?favorisent à un degré qu’on ne saurait retrouver ailleurs, le chargement des navires et l’expédition en Europe.Notre ville domine toute la région qui s’étend entre Québec et Montréal: elle ne saurait avoir de rivale.Sous la poussée du capital français elle doit nécessairement devenir un im portant centre manufacturier et je serai grandement surpris si au prochain recensement elle n’est pas, par Sellers-Gough La plus Grande Maison faisant le Commerce Exclusif de Fourrures dans l’Empire Britannique FOURRURES D’une Qualité et d’un Style tout à fait Exclusifs poURRURE SELLERS-A GOUGH - ce nom eét synonyme de tout ce qu’on peut trouver de mieux en fait de belles fourrures — étyles — qualité et valeur.Vêtements d’une coupe impeccable — faits des meilleurs tissus—et d’une confedtion qui eü une garantie de leur durée.Fourrures distin&es à toutes les phases de leur fabrication —elles excellent sous tous rapports — d’un ftyle exclusif — mais combinant toutes les dernières créations la mode.Les modèles de Paris ont été modifiés de façon à répondre aux besoins du commerce canadien — tous sont très pratiques.Les Fourrures Seîlers-Gough sont d’une si bonne qualité que leur nom seul eét une garantie de satisfaction, et vous pouvez les acheter pour moins d’argent et avec plus de confiance que celles de n’importe quel autre établissement.mm.1 V l Marque de commerce mmi mm Wf/M fAêàxwmim ; desservant les sa production industrielle et sa popu-„„ „„,:i .lation, la troisième ville de notre pro- vince.ETIENNE DLSFORGES.-*- VISON CANADIEN 500 peaux de Vison naturel canadien sont en vente à moitié prix, 99c, $1.95, $2.95.EUGENE VIAU, magasin départemental de l’Est, 1321 à 1329 Ste-Catherine Est, coin Dufresne.te sera d’abord local grandes usines mais on croit qu’il ne tardera guère à relier le Cap de la Madeleine ct les paroisses avoisinan-'.es.LE PORT Notre ville possède un magnifique havre naturel qui peut recevoir les plus gros transatlantiques.Actuellement, l’on construit de nou-reaux quais et nous ne doutons point quo le nouveau gouvernement nous en iccordera d’autres.Le site des îles à l’embouchure du 'aint-Maurice, permettra à la Waya-ïarar.c de construire des quais qui pro-îureront 1e chargement direct do ses Toduiis et épargnèrent les frais de naaipulations si souvent onéreux.LES FILATURES Notre ville sera avant peu l'un des plus grands centres de l'industrie tex-;ile au Canada.Déjà la Wabasso qui n a termine qu une partie de ses usines unploir- plus de quatre cents ouvriers, les produits sont renommés par’ leur olanchcvir et leur solihité.L’un des oins remarquables est une imitation le la soie faite avec du coton, et si bien réussie que presque tous s’y trompent.Les débuts de la Wabasso ont été si mcourngeants que ses promoteurs se proposent do parfaire le plan initial ni doublant l'usine.Je dois vous faire remarquer que de cette compagnie dépend la Shawinigan des ouvrages de dames” vient d’être Cotton Co, qui n'est en réalité qu’une da,ls h' Fédération Nationale Ht- Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste COMITE DES ARTS FEMININS, OU DES OUVRAGES DE DAMES.Le comité des ‘‘Arts féminins, ou mccursale de la première.Toute la matière brute est reçue ici Jean-Baptiste, pour provoquer l’encouragement du travail féminin à domici Rues Ste-Catherine Ouest et St-Aiexandre MONTREAL - - TORONTO J 1.é—-—— ies a.m.Prix d’entrée, 25c.Menu: L Potage Je rognons aux tomates; If, poulet sauté à la Fermière; lit, Gâteau à l'impératrice.Mardi,, 3 lirs p.m.—Cours de cuis'-ne particulier aux sociétés fédérées (Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste).Jeudi, à 10 heures a.m.— Cours de cuisine.Prix d’entrée, 25c.Jeudi soir, à 7 heures 30.— Cours de cuisine.Prix d’entrée, 10c.Menu: Perdrix aux choux.Pamplemousse glacée; Sucre à la noix de coco.Coupe, couture et lingerie.— Lundi soir, h T heures 30.Mercredi matin, à 10 heures, 6 leçons $1.00.Broderie, ouvrages d’agrément.— Mardi, à 2 heures p.m.Prix: 6 leçons $1.00 (Sur demande).Vendredi soir.— Cours dos gardes-malades de l'Hôtel-Dieu.Table à extension, (J pieds, avec 6 pattes.Valeur $10, pour Porte-chapeaux en chêne solide, Pour.’ Chaises berçantes avec bras, fini doré, de $2.85, Association Professionnelle DES EMPLOYEES DE MANUFACTURES Couchettes en fer émaillé,notre’’Spécial ” do $3.75 pour }**> (>!) Som™’f'r’ (sI!riDg)> un Fois, avec feujiports, double monture.De .$2.1î) $2.85, pour Grande réduction sur tout 5l Ton on distrait In partie nécessaire ^ ll0ur faciliter la vente de tous les V Tusinc de Shawinigan.Une fois le j°Fs travaux confectionnés à l’aigun- produit manufacturé, on le renvoie ici T où il est expédié aux clients.Voulant utiliser ici même les pro-duits de la Wabasso, ses promoteurs le, au crochet, etc., par d'habiles ’ ar 'listes”.Il est bien entendu que ce comité est fondé dans le but d’ouvrir nn dé- 'ondèrent la Dominion Whitcwear Co., bouché au travail féminin fait à lu Cette dernière compagnie s’occupe de maison,et qu'il n’admettra à l’exposi-la confection des sous-vêtements, d'on-11'°11 et à la vente de décembre pro-i rages en linon, rte.Elle emploie '’huin, que des articles préparés par des 200 ouvriers : 160 jeunes filles et 40' femmes qui sont e-i dehors du commer- ce, afin do remplir exactement l’idée de sa fondation.Tous ces travaux féminin comprennent les plus fines broderies, les plus délicates dentelles, les coutures les plus compliquées, comme les plus simples, et même les racommodages; nombre de nos femmes empêchées par leurs de voirs sociaux ou par leurs devoirs de famille, sont désireuses de connaître une bonne ’‘raccommodeuse” qui sur-veillcraitt pour elles, ces détails du linge, etc.Aussi voulons-nou profiter nommes.L - même syndicat annonce pour 1913 la construction d’usines plus vastes que colles de la Wabasso sous lo nom de St-Maurice Valley Cotton Co.Kilos fabriqueront les cotonnades, croton nos, etc., et emploieront de 1,200 k 1,600 ouvriers, "LA CANADA IRON CO.” Quelques étrangers, experts en ouvrages do fonderie, que j’accompagnais dans une visite aux usines de la Ca- de l’occasion de cette vente pour opérer un rapprochement entre employeuses et employées, et faciliter à nos'travailleuses, l'occasion si souvent clier-chée en vain do se créer des petits revenus, sans pour cola abandonner Tin-teneur ovt leur présence est, requise.Nombre de dames et do jeunes filles seraient désireuses aussi $îî4,90 • $8,45 Set de salon,5 morceaux; fini acajou.De $60 pour Sofa lit, couvert cn velours de $12.75 pour .Wà LJ DESROSIERS & BOUSQUET, 815-619 ave Mont-Royal LES ECOLES MENAGERES VIN CI A LE S (Incorporées par acte do la Lcgisla- séguin turc TrovinciiUc, 1996), 14 run Church, ’ b'ée.Mesdames Ls.Demuy, jirés'dente 80nt maintenant en vente à 50 contins; *‘h’Cdes dames patronnesses de cette sec- on pourra s’en procurer en s’adressant à la présidente.No.71 rue Lagauchc-tière Ouest.tion; C.Lachapelle, vice-présdente; O.H.Garceau; A.Cool, trésorièro A.,, • ., .-n—-, secrétaire, etc., etc.Lire 1 rovinoiulc, 1008), 14 run Cntireh, RAFLE DU $5.00 EN OR lélepiiono de 1 ,-,olc: Est 3703; télé-| L’A.P.E.M a fait le tirage du phono de Ja dinctuco: Est 444,.'cinq piastres en or, lundi le 30 no vent- 6 Vcon» *1 ni'° ,!0Ul!, do lire.L'heureuse gagnante est Mlle Ma- ’ i rie Cardinal, résidant au No 152 rue praire des cours: | Murray, elle est pr éc de se présenter Cours Je Cuisine, u .10 hou-! à la prochaine assemblée mensuelle le Mardi.A NOS AMIS Le "Devoir” est outillé cour fair» des impressions dans tous les genres.Ouvrage garanti.Allez chez Jean Hudon, marchand tailleur, 29 rue Ste=Cathe= rine Ouest pour un magnifique Complet ou Pardessus ; vous aurez satisfaction.Hôpital Sainte-Justine Dispensaire au no 1107 avenue Do-Lovimier, tous les jours à lu heures a, m.Tous les jours: médecine.Lundi et vendredi: yeux, nez, gorge, oreilles.Mardi: indu lies de la peau.Mercredi et vendredi; chirurgie.Jeudi : dentiste.Gout to de lait, distribution à 10 h.Dispensaire Saint-Pierre, no 217 rua Visitation.Consultations lo mercredi à 3 heures.Hôpital Notre-Dame Les Dames Patronner ses do Thôpltal Notre-Dame sont priées d'assister à Ce Journal est Imprimé, nu No 7U, .- - rus Namt-Jnequcs, à Montréal par 1 aR»embléxi qui aura lion .v l'hôpital “La Publicité’’ ( à responsabilité Limi- Notro-Damo.le mercredi, Imit du cou- tco).Henri Bourassn.f1irpntcur*"A»%nt.ran^ ^ ^ro1® heures do l’après-midi. G LE DEVOIR, Samedi, 4 Novembre, 1911 LA VIE SPORTIVE SOYONS PRATIQUES L’assemblée annuelle du National sera émouvante, déclarent certaines personnes. National, un letups suffisant, pour la bonne gouverne de l'Association.Il faudra se demander si en confiant la présidence de I "Association à un homme dont l’entourage n'aura à offrir au National qu’un peu de renommée ,on ne s’exposera pas à voir les destinées de l’Association livrées au sort d’un seul homme.Que les membres à vie du National étudient à loisir les qualités en essayant de lutter contre les éléments, et avec une machine nouvelle il est peut-être plus exposé que plusieurs.Tous ceux qui out examiné la machine, maintenant qu’elle est pourvue de roues, la trouvent digne de figurer avec avantage auprès des meilleures.Ce n est rien moins qu’un Blériot auquel on a mis trois poires d’ailes au lieu d’une, de manière à imiter plus parfaitement le corps de la ’’demoiselle”.Le moteur est de la fumeuse fabrique française Viaîe, de Boulogne-sur-Mer.Il faudra se porter en masse aux expérience:, «le demain après-midi.Le temps du PLATEAU BON-AIR est généralement celui du reste de la ville; pour savoir si M.Vaux tentera de voler, l’on n’aura qu’à observer le soleil et les nuages.C’est peut-être la dernière occasion que l’on aura cette année d'assister à des expériences publiques «l’aviation.Bien entendu, pendant que l’oa tiendra un oeil sur l’aéroplane, on pourra promener l’autre sur le PLATEAU BON-AIR.Les choses uo l’air sont belles, mais il ne faut pas non plus oublier celles do la terre, (' est la terre qui produit les grandes fortunes et qui assure le plus promp- tement l’aisance à l’ouvrier.Ls mon-tralais feront hoir grand possible, do sorte qu’on peut s’attendre à une rencontre émouvante à TOval d’Ottawa col après-midi.Le programme du rugby aujourd’hui Los joutes de rugby, les plus importantes de la journée d’aujourd'hui, seront les suivantes : Ai'gox-Tigers, Quoen’s-Var.sit y et Ottawa-Montreal.8i les Argonauts triomphaient cet jprès-miili, le championnat Interprovincial serait décidé «•( le championnat canadien serait décidé, plus à bonne heure «pie d’habitude.La joute locale entre les Ottawa et les Montiénl ei-éé leaucnup «l'intérêt.Les équipiers |o-’nu x comptent, sur une vjctoh'o certaine.\ ««ici la liste des parties «pii seront Yx lignes «lu pays ; 1 nion Intel collégiale : Senior — Ijuecn's vs Varsity.McGill vs Ottawa College.I ninn Intei-provineialc Senior — Argonauts \.- Hamilton : Ottawa vs MootréaL Interniédiaire : \ l'n'ns II 1-s Tigei's II.Rough Hid ers vs Capitals.Lnion d’Ontaiio : Senior — I.A.A.C.\> lit Michael's ; Uci ts «.s Dundas.Junior.- Sarnia )'s London.(jui'bec.Intermédiaire : Montréal II \s Westmount.Junior —- TVostrnount vs St-Lam bert 's.La ligue de hockey de l’Ouest L’état de Ridpath i Toronto, 4.— Le docteur Walter Mc Kcown, qui soigne Bruce Ridpath, l’athlète bien connu, qui a été renver-; «é par l’automobile de Colin Campbell ; jeudi soir, a déclaré hier soir qu’il ne ] pouvait se prononcer sur le cas de | son patient.Les blessures que Ridpath a reçues au crâne sont très dangereuses, et l’état de faiblesse du blessé ne permet aucune opération.ON PRETEND (JE K PLUSIEURS JOUEURS MONTREALAIS EN FERONT PARTIE.La nouvelle ligue de hockey ib l'Ouest, organisée, par Frank Patrick, comprendra trois clubs, dont deux do Vancouver et le troisième do Victoi-ia.(Vite information u été communi-qneo a Arthur Ross dans une lettre que j lui a adressée Frank Patrick lui-même.On assure o-¦’s >o'jt déterminés, il r.’est pas permis d'intervertir eet ordre ni de remplacer par d’autres les textes indiqués, ni de les omettre en tout ou en partie, à moins toutefois que les rubriques liturgiques ne permettent de suppléer avec orque, quelques versets du texte, pondant que ceux-ci sont simplement réci-tés au choeur.Il est seulement permis, s don la coutume de l’Eglise romaine,de chanter un motet au Saint-Sacrement a]très le Bonedietus, de la messe solcn-netle.De mène, apres le ehant de l'offertoire, on peut exécuter, pendant le temps qui demeure, un court motet sur ¦ les paroles approuvées par l’Eglise.Pour aider les lionnes volontés en quête parfois d'informations précises sur la liturgie musicale, il a semblé utile de résumer ici les prescriptions de l’autorité ecclésiastique à ce sujet. esprit chrétien refleurir partout et demeurer chez tous les fidèles”.LA GEANT)’MESSE I o.—Entrée.Avant l’arrivée du Célébrant, il est permis d’exécuter, en forme d’entrée, ;ia cantique en langue populaire.De mi au si à in i.ii de la messe après ”‘‘Ite misa est”.2o.—“Asperges” ou “Yidi aquam”.L'asperges—ou, de Pâques à ia Trinité le “Yidi Aquam”—est de rigueur le dimanche avant la messe solennelle chantée (1.33'f).II se compose d’une antienne “Asperges”, du verset ‘‘Miserere Mei” et du ‘‘Gloria Patri”, lequel s’omet depuis le dimanche de la Passion jusqu’à Pâques.On répète “Asperges” jusqu’au verset, apres quoi le.choeur chante les répons et l’amen de l'oraison.• ¦o.— I ntro'it.Les chantres ne doivent l’entonner quo ! :’çquï le célébrant aant déposé la cha-V • "t i n’ers'-le chasuble, commence au pied de I ‘autel les prières de la messe (L’Idt:.Do la même façon que l’Asper-.0 1 ' i i an ie‘, d’un verset de psaume et du “Gloria Patri ” (omis aussi au temps do la Pas-don).Ti'antienne doit être reprise et ¦hantée intégralement.ce doit nas s'omettre (21)59); s'il est impossible de 1 •'exécuter on chant grégorien, alors on le psalmodie à haute voix.Remarquons à ce sujet la.direction i générale fournie par le Motu Proprio, >lans le passage cité on tête du présent article.En parlant des textes liturgiques, il y est dit : “Il est interdit de ‘les omettre en tout ou ou partie, à “moins que les rubriques liturgiques ne “permettent qu’on supplée avec l’or-“guc quelques versets, pendant que ‘‘ceux-ci sont récités au choeur”.Cette récitation peut se faire en forme de psalmodie (avec intonation mé-diaute et finale), ou comme une simple lecture “à haute et intelligente voix”, lin ce dernier cas, sur la note de rémita-tion, l’orgue fait entendre quelques accords pour soutenir la voix du lecteur.4o—Kyrie.LTutroit achevé et répété, le choeur attaque aussitôt le Kyrie, composé com-ma on le voit dans les messes en ehant grégorien de trois invocations grecques Gi’liste Eleison, Kyrie eleison”, répétées chacune trop fois de suite.Celte triple invocation ternaire, comme Je triple Hanctus qui suit la préface et commence J’acte réel du sacrifice, évoque puissamment au début des saiuts mystères, le dogme auguste et fondamental de la.divine triuitê, hase de tous les aut res mystères.Mais l’admirable symbolisme qui res-sort de celte disposition semble avoir échappé ii maints compositeurs.En fait, il disparait sous la répétition indiscrète et parfois même le mélange .des invocations que prodiguent les messes dramatiques du répertoire moderne.Do là des pièces d’une longueur démesurée dont l’auteur paraît avoir été plus préoccupé do capter la faveur du public ou les suffrages des amateurs que d'implorer la céleste miséricorde.'iu.Gloria.S'il est prescrit par la rubrique on ne peut l’omettre, non plus que l’ajouter.dans le cas contraire, hors le fait l'un concours imposant do fidèles,pour plus de solennité (242d).Jl ne saurait être simplement récité ni remplacé par une pièce d'orgue.mais il doit cire chanté, (970), (3(i‘2-l), l 1228 ).I.es paroles de l’intonation (la direction vaut pour le Credo) sont réservées à l’officiant, et, ne doivent pas ’•Ire reprises par les chantres ni sépa- rées du texte suivant par un long prelude d'orgue.Quelques accords destinés à établir la tonalité, et le choeur poursuit : “Et in ii-rra”, etc.G’est au maître de chapelle à veiller à l’exécution de ces lois et à pratiquer au besoin les coupures et ajustements nécessaires dans les œuvres qu’il met à l’étude.Quelques puristes opposent à cela des scrupules d’ordre musical : “il ne faut, pas toucher aux œuvre de maîtres ”, etc.C’est d’un excellent naturel, mais quand il s’agit d’offices chantés à l'église, les caprices et les volontés de compositeurs éloignés parfois de louto pratique religieuse, n'ont absolument aucune valeur en face des prescriptions Mturgiques.C'est surtout quand les paroles initiales reviennent au cours du morceau — le cas est fréquent dans les “Gloria” de l’école française — que toute retouche devient difficile et même impraticable.Alors s’impose la mise au rancart pure et simple de l’œuvre.6o.— Graduel.I.e Gloria terminé, le célébrant chante les oraisons, puis vient l’épitre, ne saurait omettre ni remplacer par un morceau d’orgue.On peut le psali-modïer de la façon décrite au numéro trois de ce travail.Il existe, en diverses combinaisons de voix, des recueils de graduels et aussi d’offertoires psalmodiés : Tozer, â deux voix égales ou 4 voix mixtes, Koenen à quatre voix d’hommes.7o.—Alleluia (ou trait).Après le Graduel, chanté ou psalmodié, vient l'Alléluia — ou le trait do la septuagésime à Pâques.— Il faut les chanter ou du moins les psalmodier ou réciter soit à l’unisson, soio harmonisés (3365, 3621).8o.—Séquence ou prose.Quand elle est au Missel la prose ou séquence doit être chantée en entier (2595), spécialement le “Dies irae”, (3365, 3624, 3767).Elle ne saurait être reléguée â l’offertoire.I.es proses qui sont restées sont le “Victimae paschali”, le “Veni Sancte Spiritus”, le “t.auda Sion”, le “Sta-but” et le “Dies irae”.9o.—Credo.On ne peut l’ometere quand il est prescrit (3624) ).b’alternance ax'cc l’orgue y est prohibée, et il' doit être, chanté en entier, ( 3108 ).C’est une pratique lounble et dont il faut souhaiter la diffusion que de le chanter en plain-chant et non en musique.C’est le seul moyen de faciliter l’exécution si imposante du symbole de la foi catholique par toules les voix.C’est en se limitant à une seule formule simple et toujours la mémo que dans certaine paroisses on a pu obtenir ce louabl» résultat.Dans les messes en musique il faut, comme au Gloria, s’interdire de redire les paroles de l’intonation, mais poursuivre aussitôt ; “Patrem omnipoten-tens, etc.Les intercalations du mot “Credo’’ entre chaque article sont prohibées comme répétitions indues.1 Oo—Offertoire.Voici encore un texte qui, comme le Graduel, est le plus souvent amis, remplacé qu'il est par un mot-1 quelconque ou une pièce d'orgue.Jl doit être chanté en entier (2959), ou tout au moins psalmodié (2994), mais jamais omis (3365), fut-ce à 4a messe des morts (3050).Ce n'est qu’après s'être mis en règle avec ces prescriptions qu'on peut chanter un motet ou jouer une pièce d'orgue de style convenable et de durée moyenne.Les chants en langue nationale sont absolument interdits (3413).Au sujet des motets à exécuter â co moment, il faut avoir so:u que le texte en soit approuvé par l’Eglise et tiré de la liturgie.De plus ce texte doit, avoir rapport â ia fête du jour, ou tout au moins aux mystères de la vie do Notre-Seigneur honorés dans ia saison de l’année liturgique où l’on est.Ainsi ne peut-on chanter un “Ave Maria” en dehors d’une fête de la Très Sainte Vierge et à défaut d ’autre pièce.Encore moins doit-on faire exécuter le Pater, fût-il de Niedermrycr, puisque cette prière a sa place au canon de la messe, étant chantée par le célébrant entre le Sauctus et 1 ’Agnus.1 lo—Préface.Sous aucun prétexte l’orgue ne doit accompagner la voix de l'ofticiant à la Préface non plus qu’au Pater.12o—Sa netii s.Le chant de la Préface sc termine invariablement par le mot “dieentes” qui amène la triple invocation: “Sanç-tus, Sanetus, Sauctus Dominas, etc.”, que le choeur doit entonuer dans lo plus bref délai.Sont déplacés ici les longs et bruyants préludes d’orgue ou d’orchestre.Pour n ’avoir pas saisi le caractère vrai de ee chant sublime, bien dos compositeurs en ont dénaturé la physionomie.En général les Sanetus ont, le défaut d’être, ou trop tapageurs ou trop prolangés.La musique doit se garder, à ce moment, solennel de tout déchaînement choral ou instrumental.13o—Elévation.Au moment de l’Elévation tout chant doit cesser (3827).Après la Préface, est-il dit au Cérémonial des Evêques, “le choeur chante le Sanc-tus jusqu’au Benedietus exclusivement.Le ehant fini, et pas avant, on fait l'élévation.En ee moment le 1 choeur se tait et adore le Baint Sacra» j ment avec les autres fidèles.” (Liv.Ef.Ch.8).Cela n'est toutefois possible qu'à deux conditions, dont la première est que.selon la recommandation même de Pie X, le célébrant ait égard, auxehan-tres, la deuxième que la musique choisie soit de proportions restreintes et n’excède guère quarante à cinquante mesures.Lo Sanetus fini, l'orgue, quand il est permis seul, — il ne l’est pas aux messes de l’Avent, du Carême et des défunts — peut alors se faire entendre; mais “il faut le jouer “graviori et dul-ciori sono”.(Cérém.Ep.I, ch.28).Les registres doivent être pins doux et la musique plus grave.14o—Benedietus.Dans les messes en musique, il ne doit être exécuté qu'après l’élévation et ne saurait être omis ni remplacé (3365).D’après une décision toute récente, dans les messes en citant grégorien, il peut être chanté sans interrupt’on après le Sanetus avant la consécration.En ce cas après l’élévation, il est loisible de faire entendre un motet aux conditions suivantes; Que re soit un motet au T.S.Sacrement (3827); qu’il soit de facture sérieuse et de d'nteu-sions modestes pour ne pas suspendre le sacrifiée.Ces prescriptions valent pour les messes de “Requiem”.15o.—L ’Agnus.II doit suivre immédiatement la réponse au “Pax Domini” saus interruption.Comme le Sanetus qu'il soit plutôt bref et sans intercalation fantaisiste de textes tels que “Domine non sum dignus”, etc.Autrement il arrive que, ie temps faisant défaut, ou omet le chant de la Communion.ICo — Communion.Il faut qu’elle soit chantée (33651, ou du moins psalmodiée ou bien récitée (2994).Elle s’entonne à la deuxième ablution quand le prêtre sc dirige du côté do l’épitre.Quand les fidèles s’approchent nombreux de la sainte table, il serait louable de chanter un psaume approprié, v.g.“Laudate pueri Dominum”, ‘‘Quant dilectu” etc, mais non pas des cantiques en langue populaire.Inutile d’ajouter que la communion doit être chantée au moment désigné.17o — “Ite missa est”.Quand la Préface de la nativité est prescrite, le célébrant doit chanter “l’Ité Missa est” des messes do la T.-Ste-Vierge.ISo.— Après le chant de “l’Tte mis-sa est”, au cours du dernier Evangile on peut chanter un cantique en langue nationale en forme de sortie et ce serait une pratique à recommander.| 19o.— “Libera”.| Aux messes des morts, le Libéra qui suit la grand’messe se chante par le chœur, mais il ne doit pas commencer : avant que le célébrant et le sous-dta-! ere avec la croix n’aient pris leur place (3108) .Le célébrant ne chante rien avant le “Pater noster” (3110).Ces dispositions sont obligatoires dans l’Eglise universelle, indépendamment de toute sanction on promulgation locale, extraites qu’elies sont, de, documents authentiques en vigueur dans tout l’univers catholique.Dans un prochain article, nous poursuivrons cette étude en l'appliquant aux lèpres.Bénédictions, Processions, etc.C.H.LEFEBVRE, S.J.Maître de chapelle au Gésu.Un discours de Lord Grey L EX-GOUVERNEUR-GENERAI, DU CANADA DECLARE QU IL CONSACRERA DIX ANNEES DE SA VIE L’AMELIORATION DU SORT DES TRAVAILLEURS.VISON CANADIEN Peaux de Vison canadien à moitié prix.800 peaux de Vison naturel pour Manchons, Collets, Etoles, Manteaux, Doublures, etc.Valeurs de $5,00, $8.00, $10.00, offertes à $3.95, $4.95.EUGENE VIAU, 1321 à 1329 Ste-Catherine Est, coin Dufresne.->- A riinion Catholique Il y aura séance à l’Union Catholique, dimanche 5 novembre.Le conférencier sera le Révérend Père Stanislas Loiseau, S.1.Sujet: La responsabilité et les circonstances atténuantes comme suite â la récente conférence de M.Bonrbon-nière sur la responsabilité crimincil.Il y aura discussion sur ce sujet important.Le “ Monttort ” fait une rude traversée Le “Montfort.” est arrivé à Montréal, hier, après une traversée exeessi-vement mouvementée.Ce paquebot du C.P.R., était eu retard de quatre jours; ses ponts étaient couverts de glace et ses plaques étaient rouillêes.Maintes et maintes^ fois le navire fut balayé par une mer 'furieuse et les soixante-cinq passagers d’entrepont qu’il avait à son bord offraient un spectacle pénible à voir.La tempête s’éleva immédiatement après que le “Montfort” eut laissé les côtes et dura pendant toute la traversée.“Ce fut épouvantable, déclara le capitaine, on avait, à lutter contre nu \ é-ritable cyclone”.Londres, 3.— Lord Grey a causé du désappointement à ceux qui comptaient j le voir figurer aux premiers rangs de la politique impériale ici.11 n'a pas I l’intention de prendre place parmi 1rs anciens gouverneurs généraux qui font do la politique de parti.Ces personnages sout.lords Curzon, M iner, Laus-downe, Aberdeen, Minto, Belboume et Cromer.Lord Grey annonce qu’il consacrera les dix prochaines années à aider les travailleurs dans l’évolution naturelle qui fait de l'ouvrier un patron.Dans son discours au banquet qui lui a été offert dans son comté natal de Northumberland, lord Grey a dit quo l’"-en':r de l’Empire est en danger non pas tant par suite des agressions extérieures que du fait que l’esprit impérial digne de ce nom fait défaut chez les nations autonomes do l’Empire, par.mi lesquelles il faut compter le peuple anglais.L’Angleterre, dit lord Grey, doit donner l’exemple d’une sage et vertueuse démocratie en permettant aux populations de langue anglaise de race anglo-celtique d’atteindre le degré de vie nationale le plus élevé qu’un peuple puisse atteindre.Il a terminé, en disant que son intention était d’aider â la réalisation de cet idéal et d’en faire le but de sa vie.La saison d’Opéra ELLE S’OUVRIRA LUNDI SOIR PAR UN GRAND GALA.Lundi soir prochain s'ouvrira au théâtre ”Uis Majesty’s” la seconde saison d'opéra sous ia direction générale do M.Albert Jeannette.Ce sera une soirée mémorable.La salle sera remplie, car jusqu’ici presque tous les bidets sont vendus.On fera sans doute une chaude réception au maestro Jac-chia, à Mme Ferrabini, à Colombini, à Mme Rivière, à Cervi et aux nouveaux arrivés Nicoletti et Stroosco.A tous nous souhaitons bon succès.Voici maintenant le programme de toute la semaine: LUNDI, 6 Nov.MANON LESCAULT de PUCCINI, Mmes Ferrabini et Rivière, MM.Colombini, Nicoletti, Cervi, Stroeseo.MARDI, 7 Nov.— FAUST.Mmes Aida.Course, Choisettl; MM.D’Aria!.Iluberty, Bonafe, Wainman.JEUDI, 9 Nov._ GARMENT, Mmes Dereytic, Pawloska, Choiseul; MM.Clément, (largue.Carmes, Allan, Stroeseo, Wainman.VENDREDI, .10 Nov.— MANON LESCAULT de PUCCINI, avec la même troupe que celle do lundi.SAMEDI, I l Nov.— FAUST, Mmes Dereyne, Cours», Choiseul, MM.d’A-rial, Hubertv, Bonafe, Wainman.SAMEDI APRES-MIDI, à 3 p.m.Concert par l’orchestre de l'opéra.La comtesse Thamara de Swirsky Ce soir, â Ja salle Windsor, la comtesse Thamara de Swirsky donnera une représentation des fameuses danses russes et de plusieurs autres dan ses de fantaisie.8'il faut en croire la vente rapide des billets, la représentation de Mme de Swirsky sera suivie par une foule de spectateurs.Les amateurs de piano feraient bien de ne pas manquer cette soirée.Tha nuira de Swirsky est non seulement une danseuse de première force; c’es.aussi une pianiste virtuose de grand talent.LE LAIT DU XXeme SIECLE Le lait qui répond à toutes les ob j ce liions, qui convient à tous les este-iiiaes, qui ne contient ni microbes et dont la conservation est assurée par un procédé exclusivement mécanique, voilà ce que représente le “Lait Lauren-tia”, le favori de la Profession Médicale.C’est le type du lait complet, naturel et pur, à l’épreuve des fraudeurs et des microbes.11 se conserve indéfi nintent on bouteilles cachetées hernié tiquement, â toutes les températures et sous tous les climats.C'est le lait idéal! parfait.Votre épicier vous le procurera.C'est la Cic Canadienne de Produits Agricoles Limitée, 23 rue Saint-Pierre, Montréal, qui possède et.concède les droits d'exploitation du pro-( édé au Canada.L’EMPOIS — DE — Facilite le 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Quelle idée vous avez eue do venir par un temps pareil.1., Vous vous êtes égaré, je pâlie t.* (loquet avait encore un reste do folie dans le regard.—J’avais eru que je n’étais pas comme les autres, Ilourmel; je suis heureux: je n’ai jais de quoi vivre!,.—Ni ’ayez pas peur! répondait io bouclier, en faisant signe de se taire à son ami; n’a' pas peur: tant qu’il y aura.du pa n die/, moi, vous n ’en manquerez pas.Restez tranquille ; vous ôtes déjà mieux.La femme eutrait sur ces mots.1311e no B’expliqait poiut (‘e qui était arrivé.Mais, bien mieux que son mari, elle devinait que la misère n’était là qu'un petit, personnage.Kllc dit, à voix prudente —Dommage que tu partes demain, HourmeL Il faudrait le consoler, cet homme iô.C’est lo coeur qui est m*.Inde.Tu devrais renoncer fc oiler à l Faytt —Jo ferai mieux! —Quoi doue?—Jo l’emmènerai., —.11 ne voudra pas?—Femme, Gilbert ('loquet est notre ami.Si on pouvait le remettre dnus lo chemin ?¦—Ainsi soi il, dit !n femme.Le lendemain, samedi, Gilbert se leva aussi tard que s’il avait trop bu ia veille.11 voulut, prendre congé de llour-mcl.Mais oelu’ ci le retint, il lui de manda: —Je vais eu voyage ce soir.C'est convenu depuis longtemps.Puisque vous dites que je suis votre ami, ch bien! ne nous séparons pas.aceompa gnez-moi f —Oà —A Fayt-Manage, qui n'est jais bien loin de Quiêvra'n.—Que ferez-vous là-bas?Le boucher hésita un temps à répondre, se mit à rire, malgré sa» inquiétude, et dit: -—Mon brave, nous serons pas mal de camarades belges, qui ferons la mémo chose.O'est une partie qu’on recoin-tnenco tous les ans, autant que possible.Yous ne connaissez pas cela, vous autre» do la Nièvre.Mais c'est justement ce qui vous manque.D'ailleurs, vous ne serez point obligé do faire eomnin nous.Veucz seulement, par amitié pour moi ?Promette;', le?Et Gilbert dit oui, Il était la» de bi vie; il avait peur d’ôtro seul.Et.il prit, le soir, le soir, avec Ilourmel, un train qui les amena d'abord à Mous, puis, vers sept heures, à la bouvière.Le temps s'était remis.Ils firent à pied le chemin qui sépare la Louvière d la colline de Fayt Manage.Mil FAYT Al FA AGI.Lu nuit était elniro.Ils suivaient une longue route, qui n’étuit ni do campagne, ni de village, ni de cille, , iantôt bordée par des baio< de chumps j tantôt par des maisons basses et rap-i prochéos, tantôt par des murs d’usines OU pur des grilles derrière lesquelles on devinait un bosquet, une petite futaie | i't le toit large ouvert d'un hôtel bourgeois.D'autres routes pareilles coupaient collo-lù, On montait, on descenonit.li y avait, dans les creux, des coulées de prairies qui se pordaiert dans la brume.Puis, des logements ouvriers, des becs de gaz - ¦ côte, va- peur rousse d’une salle de café nç se mouvaient des ombres, succédaient, a ces courts fragments Je bordures non bâties, Deux heures plus tôt.au inoniont où ils entraient dans |„ garo de Quiévruin, pour prendre leurs billet» de chemin de fer, Ilourmel avait dit « son Compagnon; •le ne veux pas vous emmener par surprise, mon pauvre Gilbert.Vous m'nver suiv i de confiance, mais je dois Voir- dire ce que je v ais faire à Fayt.Depuis le mois de mai, j'ai promis de m’y rendre.Moi et d’mdres, des ren-taines et- des milliers de camarades belges, nous avons l'habitude d'alicr, de temps en temps, passer trois jours dans une maison de retraite.File est (h- ne pas fui avoir demandé : ”Quo .'-est-il passé au Pain-Fendu ?Avez, vous été chassé V Ftcs-vous parti volontairement.et.pourquoi ?’’ Non ; ilourmel s’était contenté d’un mot va-] gin; ; “là aussi, j’ai eu de la miser' plus que j'- n'en peux porter''.belle, notre maison de Fayt; on y est Ils marc liaient donc, depuis me dé- bien : on vit ensemble, on entend par- mi-h( vire.En arrière un groupé 1er de religion ; on pense à autre cho- d’hommes venait .On j ouvait deviner se qu à rcs uifai iv- Moi, je n'ai Ja Qu’il élni ¦ut jeu nef., « lu joie le leurs mais n cœur si cou (eut que duns ces voix qui sonna ient dans lu nuit.jours- a.Mais si i;u vous fait peur, Horn mei i irfiqna du do tft, sur lu col- tout ( le même, il ne faut pus venir?lino.un e! ocher parmi les arbres dé- -Oi verra bien, avait répondu Gil- pouillés.bert.Quand j’ai di mné ma parole, jo —Y oilà l’églis v, dit- 1, la maison ne commence pas par reculer.n’est pas oin.Hou rinel avait nj mté en riant.A ¦o tno mont, les tro K tommes qui Vc us ne serez pas le premier Fnui- vena ont ot » |ui allaioi it ( épassor çais que l'aurai emmené avec moi.On Haut mol s’arrf lèrent, et l’un d’eux Vous •eoevra tiien.il Vous en coûtera dit : peu di monnaie.Kt puis, si Vous vou- / _ a h ! e.est to , vieux y lu II ’ns pas lez.nu >n avis, triste commn vous l’êtes, besoi n de dire où tu va » : j 'y vais vous avez besoin d v voir du nouveau.aussi t Il n vait raison p lus encore qu’il ne C'Y; (aient trois ouvrier < d e la région, croyait.Qu’importait à Gilbert, d’al- deux mêla 1 lirais tes (le la Loin ièrô çt 1er ici n\\ là?Sa | >lus grande crainte un v attmun de tramway.ils i va ient était de ko retrouv ¦r seul, d'etre res- une petit r* valise ou un hhc à la saisi par les pensée s d'abandon et de main .Al )l‘(’H le avoir nommé .Ilour- mort dont il sentait l'approche, nu mol lésigi a son rompu tflK m : moire: re moment de silence.•—F n l'Vançais de nu K ami 8 .‘ qui ( • V* t pourquoi, G ait h1 long do la vient voir comment i;u KO pas> e, chez l'Otite il avait paru presque gai, ne nous * cessai t d*inlrlTO£ ¦r son compagnon.*( pas secret répi mût le I n pf ¦u rie roronn aissanee Futtuclmit watt nmn • u ri an (.ruinai n H ou miel.Il lui savait gré, Quelques pas p lus loin , i S fil •rnt rr- non srnlpinont d*' l’avoir recueilli ri joint par quntr * mineur* du Itoriim soijjn , mai* d’une a ni i* uho»« atiaoïe, go, qui an •ivaien t du l'auti ç eût é de lu CRI DU COEUR A quel âge croyez-vous qu'une jeune fille devrait se marier?La question se discute actuellement dans les jour-rau x.I no .ciiiic fille (avec candeur) —A peu près à, mou âge.eo lline.La route, commençait A des- cendre.\ gmiche, dans le mur qui suivait la pente, un large portail était ouvert ;î di-UY battants.Les Belge» entrèrent en peloton, commo chez eux, an.attendre, encadrant Gilbert Clo-qunt qui regardait curieusement.Il s» trouvait dans un jardin montant.L'na allée, sablée tournait autour d’une pelouse ronde.Au delà, il y avait, barrant le jardin, un grand château d» pierre blanche, à double étage.Au bas du pma ru, des ombres s’agitaient, — sans doute des arrivants, — et en bunt, une autre ombre tenait à bout de bras une lampe que le vent faisait fumer terriblement.Par ici, Chcrmant !.Ah ! vous voilà, llenin.et vous, Derdael ! Bonjour ! Il fait froid, hein ?Entrez vite.Qui est celui-là, qui éclaire ?demanda ( Ülbert.lli Père jésuite : c'est eux qui prêchent, ici.• Je n’en avais jamais vu.Gn re»-semble aux autres curés.(A suivre)) ‘CiCJHB *1 9 Lt utVUlR.Samedi, 4 Novemnre, 191! COURROIESjLE FEU A ÉTÉ MIS PAR TANNEES AU CHENE GARANTIES.— Faites de matériaux ' de première qualité.UN ENFANT DE CHOEUR M.Gouin reçoit le grade de Docteur en Droit D.K.MCLAREN, Limitée Accidentellement, un garçonnet laisse tomber un charbon Le Premier Ministre de la Province de Québec honoré par 351 RUE ST-JACQUES ! enflammé et cause la perte de l’église St-Irénée l’Université McGill Le sacre de Mgr Mathieu Tout est prêt maintenhnt pour l’imposante cérémonie, à la Cathédrale de Québec.— Souvenirs historiques CALENDRIER DIMANCHE, LE 5 NOVEMBRE 3911 XXIIe après la Pentecôte.Lever du soleil: 6 h.44; coucher du soleil: 4 h.43; lever de la lune: 4 h.34 (s.); coucher de la lune: 5 h.18 (m.).Premier quartier.Lundi, 6 novembre 3911, 5c jour dans l’octave de la Toussaint.Lever du soleil: 6 h.45; coucher lu soleil: 4 h.41; lever de la lune: 4 h.38 (s)., coucher de la lune: 6 h.24 (m).Pleine lune, le 6, à 10 h.54 m.du matin.La “ Vérité 17 en Révision Nous avons annoncé hier que les propriétaires de la “Vérité’' en appelaient de la décision de M.le juge Weir qui les a condamnés à $1,000 de dommages-intérêts en! vers M.Rodolphe Girard.Une erreur de- rédaction laissait entendre que la “Vérité” aurait insinué que M.Girard avait des affinités avec les loges maçonniques.” Or c’est précisément l’interprétation que conteste la “Vérité.” Nos confrères ont assez à faire avec les tribunaux sans que nous les jugions nous-mêmes, et nous nous empressons de rectifier cette erreur.L’enquête tenue hier,par le com mi.ssaire Latulippe, au sujet de l’incendie qui a détruit l’église 8.-Irénée, a révélé que le feu avait été allumé accidentellement par un enfant de choeur.Le thuriféraire, un garçonnet de 11 ans, laissa tomber à l’endroit même où le feu s’est déclaré un morceau de charbon enflammé qu’il devait mettre dans l’encensoir.Deux de ses petits compagnons confirmèrent ces faits.M.l'abbé Deschènes, l’un des premiers témoins appelés fut chaleureusement félicité par le commissaire pour sa belle conduite au cours de l’incendie.M.l’abbé fit le récit de ce qu’il avait vu, puis il termina en faisant une importante suggestion.“L’on devrait, dit-il, installer dans toutes les églises, le système Ides portes s’ouvrant des deux cô-! tés.Les portes que nous avons ! actuellement ne s’ouvrent pas assez promptement et dans un cas de panique, cela serait funeste.” M.le chef Tremblay fut ensuite interrogé.Le chef déclare qu’il est arrivé 15 minutes après la première alar- S.G.Mgr Langevin L’Assomption, 4.— Monseigneur Langevin nous accordait jeudi, l’insigne honneur do sa visite.li descendit d’abord au collège où réception lui fut faite par les autorités, les professeurs, et les élèves.Comme toujours, le sympathique archevêque de Saint Boniface donna à la jeunesse de salutaires leçons de travail et cl ’énergie.Après le dîner Sa Grandeur visita nos différentes communautés religieuses.me.Les flammes perçaient la toiture à ce moment.La pression de 70 livres est une pression raisonnable, mais le chef déclare qu’elle n’est pas suffisante pour alimenter une de ses pompes, sur laquelle on peut à peine brancher 2 jets d'eau.Les bornes-fontaines de la rue Deüsle sont alimentées par un tuyau de 4 pouces; il est impossible qu’une pompe de 1000 gallons puisse l’alimenter sur ees tuyaux.A Montréal, au coin des rues Windsor et St-Jacques, il y a 155 livres de pression.Les matériaux employés à la construction de l’église St-Irénée étaient tout ce qu’il y a de plus inflammable.Le chef suggère que l’on établisse dans toutes les églises des prises d’eau qui montant jusqu’aux voûtes pourraient inonder les églises, les voûtes surtout, car fait à remarquer dans l’immense vaisseau que représente l’in térieur d’une église les flammes sont toujours attirées vers la voûte et les pompiers sont impuissants pour attaquer le feu à de semblables 'hauteurs.Le mieux serait encore, ajoute le chef, d’avoir dos églises à l’épreuve du feu.UNE INJONCTION PERMANENTE C'est ce que demande maintenant la Compagnie des Tramways contre le Bureau de Conciliation La contestation dans Deux-Montagnes Sainte-Scholastique, 4.— Ou a plaidé, hier après-midi, les objections préliminaires dans lu contestation de l’élection de M.Etliier.Mtre Taschereau représentait M.Ethier et Mtres Mi-gnault et Saint-Germain, le pétitionnaire Fautenx.Lo principal fait allégué pat la défense est que la copie de la pétition signifiée it M.Ethier était entachée d’irrégularités qui la rendent sans valeur.Cette copie n’était certifiée que sur l’affidavit qui l’accompagnait, et la défense prétend qu’elle aurai t dû être aussi certifiée au bas do la pétition.Jugement sera rendu plus tard sur ce point.Le juge Robidoux présidait le tribunal.La “Montreal Street Railway Co.” a déposé hier, en Cour Supérieure une requête par laquelle elle demande un bref d’injonction permanente contre le bureau de conciliation nommé par le ministre du Travail pour régler les difficultés qu’on dit exister entre elle et plusieurs de ses anciens employés.La compagnie a déjà obtenu une injonction temporaire.L’argument principal de la compagnie est la négation de la eons-titutionalité de la loi dite des “industrial Disputes,” en vertu de laquelle l’ancien ministre du Travail, M.Mackenzie King, avait nommé le bureau de conciliation.Elle prétend qu’en adoptant cette loi, le parlement avait outrepassé les droits que lui confère l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord.C’est une question de rapports entre maître et serviteur qui est spécialement du ressort des provinces.De plus la compagnie a une charte provinciale et ne fait
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