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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 10 novembre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-11-10, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE-No.263 MONTREAL, VENDREDI 10 NOVEMBRE.191i UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .$3 00 UNION POSTALE .Edition Hebdomadaire : CANADA jpj 00 ETATS-UNIS .« .Sl'.SO UNION POSTALE .$2.00 IE DEVOIR Rédaction et Administration: 71 a RUE SAINT-JACQUES MONTRE/' .TELEPHONES : "A, ADMINISTRATION : % 7461 REDACTION : Main 7- % Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! ML CAHAN ET LTMPERIAUSME Pas de partage, pas de contribution Tout le discours de M.Caban, on Ta vu, n’est que le développement et le commentaire de cet axiome: le partage des charges de l'Empire comporte le partage de l’autorité impériale.Il n’est pas sans intérêt de rapprocher de la thèse de M.Cahan, !’im des paragraphes principaux des résolutions de Saint-Eustaehe : Confiants dans la grandeur et l’efficacité des principes de décentralisation et d’autonomie, solennellement proclamés et reconnus, depuis plus d’un demi-siècle, par les autorités de la Grande-Bretagne et celles du Canada, nous sommes opposés à toute politique nouvelle qui nous entraînerait dans des guerres lointaines, étrangères au Canada, aussi longtemps surtout que les colonies autonomes de l’Empire ne partageront pas avec la mère-patrie, et sur un pied d’égalité, l’autorité souveraine dont relèvent l’armée et la flotte impériales, les traités de paix et d’alliance, les relations étrangères, le gouvernement des Indes et des possessions de la Couronne.Ce rapprochement indique nettement le terrain sur lequel peuvent se rencontrer ceux des impérialistes et des nationalistes qui sont sincères, logiques et -d’une suffisante largeur de vues.Ils partent de deux points différents, opposés même si Ton veut: les impérialistes se préoccupent surtout de l’unité de l’empire et les nationalistes du développement de la nation canadienne.Il y a cependant entre eux un point de contact essentiel : les impérialistes réservent tous les droits des colonies dans les questions locales; et les nationalistes limitent le développement des libertés coloniales aux exigences de l’unité impériale.Les uns disent: “Nous sommes prêts à prendre notre part du fardeau général de l’Empire,’’ et les autres: “Nous voulons concentrer tous nos efforts sur le développement de la seule partie de l’Empire dont nous sommes responsables.’’ Mais les uns et les autres tombent d’accord sur le point essentiel: Le Canada n’acceptera aucune charge nouvelle, ne fera aucune contribution, même volontaire et accidentelle, à la défense extérieure de l’Empire, à moins que la Grande-Bretagne ne partage son autorité avec lui.# # # D’autres impérialistes, également sincères, avaient déjà reconnu la justesse de ce principe.Mais aucun, que je sache, ne l’avait posé avec tant de vigueur.Et surtout aucun n’avait acculé avec une aussi implacable logique les hommes d’Etat anglais à formuler eux-mêmes leurs'demandes et les avantages correspondants qu’ils sont prêts à offrir aux colonies.M.Cahan met au service de ses idées sa longue expérience des affaires et sa clairvoyante circonspection d’Irlando-Ecossais, qui connaît bien son John Bull.Il a traité avec beaucoup d’hommes et de pouvoirs publics.Il sait à merveille que dans la négociation d’un traité, celui qui engage ses biens ou sa personne aurait tort de parler le premier: c’est à celui qui en a besoin de dire ce qu’il veut et de présenter ce qu ’il offre en échange.C’est pourquoi 31.Cahan écarte sans réticences les engagements par le fait—telle l’offre des vingt millions de M.Borden—et toutes les promesses indéfinies de secours “en cas de danger’’, refuge facile des opportunistes qui n’aiment pas les situations tranchées et des poli ticiens craintifs qui se ménagent volontiers des issues commodes.“Les Canadiens, d’origine britannique ou français®, dit-il, préfèrent poursuivre leur destinée en restant dans l’Empire; mais ce qu’ils attendent avant tout de ceux qui les représentent dans leur propre gouvernement et leur propre parlement, c’est qu’ils s’assurent, par des négociations diplomatiques avec le gouvernement britannique- et dans des termes définis, si le peuple anglais a la volonté de partager ses responsabilités impériales avec ceux qu’il appelle des colons, qui habitent aujourd’hui la moitié septentrionale de ce continent et qui vont contribuer à la développer jusqu’à ce qu’elle soit devenue la patrie de millions de citoyens prospères et vigoureux.” Telles sont les dernières paroles de M.Cahan.Mais sa conclusion véritable, il faut la tirer d’autres passages et de l’ensemble de sa thèse.Par une habile manoeuvre d’orateur et d’avocat rompu aux tactiques de la parole, il laisse à l’auditeur et au lecteur avertis le soin de la deviner.Essayons de le faire.* * # Ce partage de l’autorité suprême, condition essentielle et préalable de la contribution des colonies à la défense extérieure de l’Empire, le peuple et les hommes d’Etat de la Grande-Bretagne sont-ils prêts à l’effectuer?Il n’y paraît guère encore.En faisant, l’analyse des délibérations de la dernière conférence impériale, j’ai cité sur ce point les paroles non équivoques que prononça le premier ministre de Sa Majesté, M.Asquith, lorsqu’il fit rejeter le projet de constitution d’un conseil de l’Empire: “Ce projet, déclara-t-il, amoindrirait, s’il ne détruisait entièrement 1 ’autorité du gouvernement du Royaume-Uni dans ces graves matières: la direction de la politique étrangère, la conclusion des traités, la déclaration ou le maintien de la paix, la déclaration de la guerre et, en réalité, toutes les relations avec les puissances étrangères, nécessairement de la nature la plus délicate, lesquelles sont aujourd’hui confiées à l’autorité du gouvernement impérial et sujettes à la responsabilité de ce gouvernement au parlement impérial.CETTE AUTORITE NE PEUT ETRE PARTAGEE.(1) Ces sentiments sont-ils ceux de la majorité du peuple de la Grande-Bretagne?Existe-t-il véritablement une opinion ou une école contraire?M.Caban ne semble guère s’illusionner sur ce point.Des observateurs intelligents de l’opinion publique en Angleterre, affir-me-t-il, doutent sérieusement que les autorités britanniques soient disposées à inviter les colonies autonomes à participer à la direction de la politique impériale, même à la condition que ces colonies supportent leur part proportionnelle des charges de l’Empire- Je n'ai pas encore rencontré en An- gleterre un seul Anglais qui parût désireux de recevoir à ces conditions des contributions des colonies, et d’autre part Je ne crois pas que les Canadiens consentent, pour aucune autre considération, (UPON ANY OTHER BASIS) à autoriser leur gouvernement fédéral à payer des contributions.Donc, tant que les autorités impériales ne nous appelleront pas au partage du gouvernement de l’Empire- et c’est, à elles à formuler leurs demandes et leurs offres—aucune contribution, directe ou imli recte, permanente ou accidentelle! Telle est la conclusion de fond, la résultante logique et irréfutable de ce remarquable plaidoyer.Avons-nous jamais affirmé ou réclamé davantage et dans des ter->mes plus explicites?- __ 1 Henri BOURASSA.(1) “La conférence impériale et le rôle de M.Laurier”, (Imprimerie du Devoir, 1911), page 17.J’ai corrigé la traduction d’après le texte du Rapport complet do la Conférence (livre bleu anglais, page 71) qui n’avait pas encore été distribué au Canada lorsque je publiai cette brochure.H nV a du reste, qu’uno très légère variante do mots.' ’ LE TRAMWAY “ JE M’Y ATTENDAIS ” Laconique, M.l’éehevin Lapointe formule en deux mots son avis sur le jugement de la Commission des services d.’utilité publique dans l’affaire du Tramway: Je m’y attendais! Tl est beaucoup d’autres choses auxquelles il faudra s'attendre, si les moeurs d’aujourd’hui persistent à l’Hôtel de Ville et à Québec.La Comission ira pas tranché le débat élevé entre la Ville et la Compagnie sur le caractère du contrat actuel ; elle n ’a pas décidé s’il est temporaire, comme le di-“*ut les avocats de.la Ville, ou per- pétuel, subordonné à une simple possibilité d'expropriation par les autorités municipales, comme le prétend la Compagnie.Mais si le Tramway l’emporte, nous n’aurons guère lieu d'en être étonnés, car, dès le printemps dernier, on nous a répété sur tous les tons qu'ainsi se terminerait le débat.Et si, par hasard, la Compagnie est défaite sur ce point, M.La-pointe devra être l’homme le moins surpris du monde de la voir se raccrocher au fameux article 14 de la loi de 1911 qui, de l’avis d’avocats éminents, confère M Tramway une nouvelle franchise de 42 ans, quoi que puisse dire ou faire la Ville.Car, cet article il en fut le père, ou tout au moins le parrain.* « * La décision do la Commission soulève des questions extrêmement intéressantes sur la capitalisation des franchises et la constitution même de la Commission.Nous y reviendrons, mais il n’est pas mauvais de rappeler une fois de plus que, si nous risquons d’être victimes d’un texte obscur datant de 1892, la majorité du parlement provincial, d’accord avec la majorité de ces messieurs de l’Hôtel de Ville, nous a délibérément dotés d’un autre texte qui, si le contrat de 1892 n’est pas suffisant, fournira au Tramway un nouveau terrain de lutte.Les uns et les autres ont fait cela après avoir été maintes fois prévenus des conséquences de leur conduite, après qu’une campagne de presse et de tribune eût exposé la situation sous toutes ses faces.Notre journal et nos amis ont pris à cette latte pour le bien public une part assez considérable, pour que nous ayons le droit d’en reparler.À dix reprises différentes, par exemple, M.Bourassa et M.Tel-lier ont répété à la majorité : Cette clause comporte au moins un doute, pourquoi ne la faites-vous pas disparaître?A l’Hôtel de Ville, nous avons nous même dit aux autorités municipales: Ou ce texte ne confère à la Compagnie aucun droit nouveau, et alors pourquoi le mettre dans la loi?on il confère quelque droit, et pourquoi concéder cet avantage sans compensation ?Délibérément, on a laissé subsister l’équivoque.Le jour où elle sera invoquée contre nous, comme l’est aujourd'hui celle de 1892, il faudra savoir où marquer les responsabilités.* 4» * La Ville garde contre le Tramway des armes sérieuses.Pour ne citer qu’un cas, la Compagnie trouve fort ennuyeuse l’augmentation automatique du pourcentage de ses recettes attribuables à la ville, prévue par le contrat de 1892.Elle a cherché à s’en libérer le printemps dernier en faisant briser ce contrat par le parlement provincial.On sait qu’elle dût reculer devant la clameur de l’indignation publique et nous avons fait notre.part dans la bataille.Mais les hommes d’affaires qui sont derrière cette compagnie et les hommes politiques qui les aident dans la coulisse ne sont pas gens à lâcher prise.On peut s’attendre, si l’Hôtel de Ville ne leur donne pas complète satisfaction, à quelque nouvelle manoeuvre devant l’Assemblée.Ce jour-là, les citoyens de Montréal feront bien de suivre de très près ce qui sc passera chez eux et à Québec.Et, comme l'an dernier, nous saurons les y aider, dans la pleine mesure de nos forces.OMER HEROUX.Documents provinciaux 11 est évident que M.Gouin lit le Devoir assidûment.Deux ou trois jours après avoir signalé le retard dans la publication des documents sessionnels, nous en recevions une série, assez considérable.Merci.Mais pourquoi ces pièces officiel-lesont-ellesde si chétive apparence ?L'impression laisse beaucoup à désirer, elles n’ont pas de couverture, et la mati.re est disposée dans un désordre qui n’a rien de gracieux.Le No 52, par exemple, qui comprend la correspondance échangée au sujet du pont projeté entre St-Jean et Iberville commence par la fin.On nous donne d’abord l’approbation de 31.l’ingénieur Vallée, puis les lettres de 3131.Baul-ne et 3tereier demandant la dite approbation et enfin les délibérations des municipalités intéressées.Pour avoir l’histoire de ces négociations, il faut donc lire ce document en commençant, par la fin.On retrouve cette classification ridicule dans presque tous les documents provinciaux et elle a été signalée souvent au secrétaire provincial, de qui relève le service des impressions publiques par l’intermédiaire de l’Imprimeur du Roi.Absorbé sans doute par d’autres préoccupations, 31.Décarie n’a pas le temps de voir à ees détails.31.Gouin ne pourrait-il pas lui venir en aide en donnant avis aux imprimeurs du Roi ou du Soleil de procéder avec un peu plus d’intelligence?J.D.BILLET DU SOIR SILHOUETTE.Vow le contwisisez; vous l’avez vu partout.Bon nom?Il voies échappe, mais sa figure vous est familière comme l’enseigne de la hou tique du coin, où vous passez quatre fois par jour.Il va, le nez en l’air, et son flair développé par un long entraînement le conduit infailliblement aux endroits où ü sera vu.Au théâtre, dans les cortèges funèbres, aux meetings politiques, dans les manifestations patriotiques, on le voit toujours en avant ,préoccupé, affairé, indispensable, comme s’il était l’auteur de la pièce ou, le plus proche parent du mort, l’orateur principal, un important délégué.A force de se montrer partout où ü y a foule, ü se fait remarquer, le public s’habitue à lui, au point que beaucoup de gens finissent par le saluer dans la rue et lui parler sur la place publique.Son nom?Ils ne le savent, et ils ne se rappellent plus où ils ont fait sa connaissance.Il a la voix forte, assurée, convaincante.Il n’ouvre la bouche qu’à bon escient: quand il est entouré et que scs voisins font silence.Alors, il règle en mots décisifs les questions du jour.S’il s’agit de matières importantes, il cite la meilleure autorité dans l’occurrence: un ministre, l’archevêque ou autre personnage qui n’est pas là pour le démentir; ü rapporte les propos familiers qu’il a échangés avec eux, et les bonnes gens sont ébahis de rencontrer un petit monsieur si jeune et déjà intime avec les grands, dont il remplace, familièrement les titres ou le nom de monsieur par un affectueux et intime le père.Parle-t-il du gouvernement, d’un parti politique, d’un club, il dit tout simplement nous ou nous autres, et chacun comprend parce que chacun sait qu’il est quelqu’un ou quelque chose.Son nom?On l’a oublié depuis longtemps, mais qu’importe! On le saurait que cela n’augmenterait aucunement sa popularité.D’ailleurs, a-t-on besoin de son influence, (l>.on avis, on sait où le prendre.Son adresse est nulle part, parce qu’il est partout; il est attaché aux basques de tous les hommes connus qui sc hasardent en public, et il leur prodigue très ostensiblement force conseils.Il exerce un obscur métier et ses clients seuls connaissent son nom.Sa besogne faite, il se précipite dans le domaine public, et il perd le nom de l’auteur de ses jours.On l’appelle Chose, et cette designation, quand elle lui est appliquée, prend tout de suite une valeur inattendue.Il raconte, sans qu’on l’en prie bien longtemps, les étonnantes aventures dont il a été le héros et ü invoque à Vappui de son récit le témoignage d’hommes si respectables qu’il serait malhonnêk de contester même U moindre détail de ce qu’il rapporte avec un scrupuleux souci de l’exactitude circonstanciée.D’ailleurs, personne ne serait assez cruel pour le désabuser: du jour où il ne croirait plus à ce qu’il invente, sa santé serait compromise, car c’est là l’illusion qui alimente sa vie creuse.C’est un merveilleux improvisateur ; la première version de ce qui lui est arrivé, et qui n’est déjà pas si mauvaise, est bientôt suivie d’éditions successives considérablement augmentées, cl il croit d’autant plus énergiquement à la vérité de scs propos qu’il est seul à y croire.Son nom, qui vous échappe, mais que vous connaissez bien — c’est l’Imbécile.LEON LORRAIN.Nos gouvernants et l’Amirauté Le Canada tend d’établir aujourd'hui que iM.Bordon “n’d pas à consulter de nouveau l’Amirauté” sur la question de la marine de guerre canadienne.“.4 la conférence de 1910 (sic) il a été admis par tout le monde que la création de marines militaires locales était la meilleure solution du problème,” écrit la feuille ex-ministérielle.D'abord, il n’y a pas eu de conférence de 1910.Il y en a eu en 1909 et en 1911.Et nous avons un compte rendu incomplet de celle de 1909.Nous défions le Canada de trouver dans tous les documents que nous avons à ce sujet un texte qui dise que TA mirauté était entièrement satisfaite de la marine canadienne.L’Amirauté a fait dos réserves, et quoique la marine de M.Laurier fût organisée dans le but de prendre part aux guerres futures de l’Empire, elle l’a été de telle sorte, au pays, qu’elle ne pouvait donner qu ’un piètre résultat.Elle s'annonçait comme fort coûteuse, et inutile.L’Amirauté, comme nous pouvons le lire entre les li- gnes du rapport incomplet de 1909, a accepté le projet de 31.Fielding et de 31.Laurier, parce que eeux-ei déclaraient ne pouvoir faire davantage pour le moment.Ils admettaient néanmoins le principe de la participation du Canada aux guerres générales de l’Empire; et c’est à cause de cette admission surtout que l’Amirauté anglaise accepta ce projet bâtard ; il posait un jalon sur la route de l’impérialisme colonial, et, à ce titre, il était précieux.Mais, au point de vue effectif, notre marine ne valait rien, tout en nous coûtant beaucoup d’argent.Nous n’admettons pas l’obligation du Canada do participer à la défense générale de l’Empire.Nous concevons qu’il entreprenne de fortifier ses ports de mer, de réformer sa milice, et de pourvoir à sa simple défense territoriale.3Iais nous prétendons que si la majorité des Canadiens ne sont pas de cet avis, veulent la contribution du Canada aux guerres impériales, et le disent nettement, dans un plébiscite ou dans une appel au peuple, le gouvernement devra de nouveau consulter l’Amirauté.Au reste, le Canada a beau dire que cette nouvelle consultation est inutile, les faits et l’orientation nouvelle de la politique anglaise le démentent absolument.Nous pouvons à la rigueur comprendre qu'en 1909, alors que la panique allemande effrayait tout l’élément impérialiste et donnait le cauchemar même à des gens d’habitude plus calmes, l’Amirauté' ait tracé à toutes les colonies qui se sentaient elles aussi un peu prises de craintes imaginaires, — les évènements subséquents l’ont démontré — des programmes relatifs à la défense navale de l’empire.Mais la situation n’est plus la même.Et les esprits ont eu le temps de se ressaisir.Il n’apparaît pas que le prestige naval de l’Angleterre soit en danger.Nous avons, il n'y a pas longtemps, rappelé les termes d’un article de sir William White, à la revue Nineteenth Century de Londres, où il établit, dès le mois d’avril 1909, qu’il n’y a pas de péril allemand réel.Il faut croire que les idées et les convictions de sir William White ont, depuis, fait beaucoup de progrès dans les cercles politiques de la métropole, puisque, récemment, le ministère Asquith remplaçait à l’Amirauté anglaise 31.McKenna, partisan de fortes dépenses navales, par 31.W.S.Churchill, partisan de la réduction des dépenses navales, dans le Royaume-Uni.Hier soir, à un banquet tenu au Guildhall, à Londres, 31.Asquith, le premier ministre anglais, déclarait que “la Grande-Bretagne n’a aucune, cause de querelle avec n’importe quelle autre nation,” et 31.Churchill, aux termes des dépêches de l’agence Reuter, “promettait une réduction des dépenses anormales actuelles, qui ne compromettrait pas la sécurité nationale.” Voilà qui change particulièrement la position, et donne le coup de grâce aux arguments du Canada, qui ne veut plus de nouvelle consultation avec l’Amirauté.N’est-ce pas logique de déduire de ce discours que si la métropole entreprend de diminuer ses dépenses navales, nous n'avons pas, nous, à continuer les nôtres, et, à plus forte raison, à les accroître d’année en année, car le projet de 31.Laurier comporte une dépense de plus en plus grande?Devons-nous, à l’heure même où la Grande-Bretagne réduit son budget naval.grossir le nôtre?Poser la ques tion, c’est démontrer du coup l’absurdité de la thèse du Canada.Avant de faire quoi que ce soit, quant à la question de la défense impériale, 31.R.h.Borden devra donc consulter l’Amirauté, afin (pi’elle établisse un nouveau programme.Si la majorité du peuple canadien veut que nous en entreprenions l'accomplissement, elle le dira, sans ambages.31ais il faut de toute nécessité une nouvelle conférence impériale, où nous apprendrons, entre autres choses, cette fois-là, si la Grande-Bretagne entend diminuer ses dépenses navales dans le sim-plebut de nous en imposer une plus large part, et.de la sorte, se décharger sur les épaules des “co-lonials” d’un peu du fardeau qui lui pèse d’une manière écrasante.Georges PELLETIER.La récolte de la glace 31.E.P.BeTnier, de la “Dominion lee Company”, est venu hier à nos bureaux me dire qu’il n'a jamais déclaré au “Herald” qu’il est impraticable d’aller chercher de la glace au lac Saint-François.Comme je me suis servi de cet interview dans mon article d’hier.“A propos de la glace, je tiens à faire part à ceux qui ont lu ees commentaires de la dénégation de 31.Bernier.'red.PELLETIER.La colonisation dans l’Abitibi De l’Abitibi comme région- de colonisation, l’on nous donne pour la deuxième ou la troisième fois les meilleures nouvelles.Le rapport de 31.l’abbé Caron confirme, en effet, l’impression qu’en rapportait la mission envoyée déjà dans cette région à la demande de ce syndicat belge dont le projet finit par un scandale.Le sol est avantageux, le pays est très salubre, il y a là des sites enchanteurs, le Grand-Tronc-Paci-fique y fournit un accès relativement facile: bref, les perspectives d’avenir ne sauraient être meilleures, et telles sont les espérances des autorités religieuses, encouragées par les bonnes dispositions de l’autorité civile, que des croix s’élèvent là-bas, fixant autant de sites de paroisses.Tant mieux si ees espérances se réalisent! Nous ne demandons pas mieux que la colonisation se fasse rapidement et dans des conditions si avantageuses que le succès frappe enfin l’imagination de nos jeunes gens et les retienne à la terre.31ais il nous faut bien avouer que le récit de M.l’abbé Caron ne nous satisfait pas pleinement.Exception faite du compte rendu de ses impressions et de la description détaillée de certains coins de l’Abitibi, qu’y trouve-t-on?L’annonce qu’un M.Turgeon sera l’agent des Terres pour cette région, qu’une excursion de colons sera organisée pour le printemps prochain et l’espoir emprun té à Y Action Sociale que “les terrains seront vraisemblablement mis sans retard par le gouvernement à la disposition des colons.” D’abord qui est ce 31.Turgeon et d’où vient-il?31.l’abbé Caron ne donne pas de prénom, mais dans la liste officielle des agents des terres on trouve le nom de 31.L.J.Turgeon, agent à StPhilémon, Bellechasse.Est-ce le même?Dans ce cas le choix ne serait pas des plus heureux.Les démêlés de 31.Turgeon avec les colons ont été assez fréquents.Ferait-il mieux dans l’Abitibi?C’est douteux.En tout cas il nous semble de très mauvaise politique de transplanter là un homme dont la protection pour le colon n’est pas indiscutable.Quant à l’excursion, il sera temps d'en parler quand elle se fera.3Iais la disposition sans retard des terres aux colons, est-elle aussi vraisemblable que cela?D’après le récit de 31.l’abbé Caron, nous comprenons que les nouvelles paroisses en dehors desquelles les colons ne pourront s’établir, sont si tuées dans le voisinage immédiat du Grand-Tronc-Pacii'ique.Or, si nous ne nous trompons pas, là comme ailleurs, le gouvernement s’est empressé de concéder la coupe du bois aux entrepreneurs du Grand-Tronc-Pacifique.Ceux-ci vont-ils céder immédiatement des lots aux colons et dans quelles conditions ?3roilà autant de points qu’il faudrait bien éclaircir avant d’amener nos gens là car il importe de ne pas entreprendre un mouvement donc l’échec paralyserait pour longtemps la colonisation de ee territoire.JEAN DUMONT.Sur le Pont d’Avignon.Le “Canada” sc plaint quo nous relevions les coquilles qui sc.font nombreuses dans hps colonnes.Graindorge nous dira peut-être si citait une coquille, “la Vénus du sculpteur Mile” ?La “Presse”, dans seize pages, donnait hier vingt-huit colonnes de matière à lire, à ses lecteurs.Et encore, il y en avait, là dedans, deux ou trois où elle parlait de la cuisine en papillottes.Le “Devoir”, lui, dans huit pages, donnait quarante colonnes de lecture, y compris la page féminine, qui est certes de beaucoup supérieure à celle des autres .journaux canadiens-'français.M.Rodolphe Lemieux a dû parler, au-jourd ’hui même, devant le Canadian Club des femmes de Montréal, de son voyage au Sud-Africain.Espérons que, pour les amuser un peu, il leur a raconté sa traversée de i ne: St-Louis, 1087 lo soir, 926.Le mouvement immobilier dans Saint-Denis LE LIEUTENANT - GOUVERNEUR 3IR FRANÇOIS LANGELIER EST L' OBJET D UNE MAGNIFIQUE RECEPTION CHEZ LES SOEURS DES SAINTS NOMS DE JESUS ET DE MARIE.A HOCHELAGA.Hier, de bonne heure, les drapeaux flottaient, eu signe de joie, sur le Couvent d'Hoclielaga.à l'occasion de la visite du Lieutenant-Gouverneur.Sir François Langelier.A 2 h.30 précises, Son Honneur, ainsi que Lady cl Mademoiselle Langelier, accompagnés du capitaine V.Pelletier, de M.et de Mme U.H.Panduratid, descendaient à cet établissement, où ils furent cordialement accueillis au grand vestibule par M.l'abbé Geo.Chartier, chapelain, pur Mère Marie de l'Ascension, Supérieure Générale et scs Conseillères.Plus de 230 élèves, et un grand nombre do religieuses.les attendaient dans la grande salle de réception.Pu duo d’entrée.•‘Polonais,, de Fête’’, de F.Kücken, fut brillamment exécuté, et suivi do la lecture de l’adresse à Son Honneur, par une élève graduée, Mlle Marguerite Gibc'ault.de Montréal.Cette adresse écrite sur parchemin et artistement.enluminée, portait les armes de la Provn-•c de Québec et celles de la Communauté.Vint ensuite une cantate extraite de a gracieuse idylle Xavière: “La Légende de Saint François”, par Th.Dubois, après laquelle cinq fillettes; Mlles Pauline Lacoste.Bernadette Ber nier, Jeanne Pion, Aline Delorme et Eileen McEvoy, récitèrent ù Lady Lan yelier un petit dialogue eu vers: "La Fleur du Couvent”, et lui offrirent un superbe bouquet de roses.Mlle Lucilc Labclle, avec un joli compliment, présenta une gerbe de roses à 3111e Lange-lior.Une autre fillette.Mlle Miérèse Perrier, ‘ ‘ C'est • avança et dit en vers que une grande fête, lorsque le Gouverneur est à Hoc helaga, mais qu'a-près.ce n 'est pas si joyeux, à moins d'avoir un grand congé".Elle fut applaudie par tout l’auditoire, et l0 lieutenant-gouverneur accorda, avec grand plaisir cette faveur, qui fut accueillie avec enthousiasme par toutes les élèves.Le Lieutenant-Gouverneur répondit en termes très aimables à l'adresse qui lui avait été présentée, et se retira, au eliant de “O Canada''.Assistaient à cet,to belle réception: Lady Lacoste, Mme I).Rolland Mme L.D.Migneault, Mlle Migneault, Mine O.F.Mercier, Mme L.Lacoste.Mme O.Généreux, Mlle Généreux.M.et Mme Camille Bourdon, Mlle Lonorgati.Mme J.P.Landry, Mme L.Beaubien, Dr J.H.Garceau, éehevin et Mme Garceau, Mme DuChastel de Montrouge, Mlle B.Lacoste, Mme R.Beaudry, Mlle J.Dan-sereau, Mlle P.Dansereau.On a remarqué, entre autres membres du clergé, le Rév.Père Jodoin.le Rév.Père Mcîaneon, S.J., M.l'abbé J.Bro-phy, Rév.Père Simard, Kédemptoriste: M.l'abbé Bouhier, P.H.S., M.l'abbé Charpentier, etc.Le Lieutenant-Gouverneur et sa suite turent invites à visiter les principales pièces de l'établissement et la.cita pelle, où l’orgue fit entendre une mar cbe brillante.Cn goûter fui ensuite servi par les élèves graduées: Mlles M.G.Lapierro.M.Gibeault.L.Rivet, A.Jacquelin, V.Hayes, I,.Smith et R.Jones.IMPORTANTE OBSERVATION SUR UN ARTICLE PARU DANS LE ‘ DEVOIR” DU 27 OCTOBRE.On lisait le 27 octobre dans le '•Devoir.’' à propos d’une statistique parue dans le “Real Estate Record”: “Ainsi, dans le.s deux mois d août et de septembre, il y a eu dans le quartier Saint-Denis 273 transactions immobilières, contre 187 pour le quartier Laurier, qui vient ensuite et U6 | pour Notre-Dame do Grâces qui vient après le quartier Laurier.‘ ' Le chiffre des ventes est plus élevé dans d’autres quartiers, mats cma est évidemment dû à ce que Saint-Denis est avant tout un quartier d’habitation, où l’immeuble a une valeur moyenne moins considérable.” Le gérant du Crédit Métropolitain (limitée) nous prie de faire observer que le fameux Plateau Bon-Air, propriété de cette compagnie, est situé dans le quartier Saint-Denis, à proximité du tramway de la rue Papineau (descendre à.la rue Saint-Zotiquel, par où l’on atteint toutes les parties de ia ville.C’est un détail qui a cou iinpofrance, et qui devrait arrêter j’attention dos spéculateurs sur immeubles.Pékin, 10.— On s’attend d’un jour à l’autre à l’attaque de Pékin par les révolutionnaires.Les Princes, les hauts fonctionnaires et tous ceux qui en ont l’accès se sont réfugiés dans la ville Sainte.De grandes quantités de, provisions et de munitions y ont etc transportées et la garde nombreuse, est prête à soutenir un siège.Dans le monde dos étrangers, on est à pou près certain que la dynastie des Mandchous a fini de régner.Quoique rebelles et impériaux assurent que les blancs n’ont rien à craindre, l’expérience les a rendus défiants, car on sait qu'il n’est pas facile de contrôler les Chinois, lorsque la révolution gronde.La marche vers le nord, par l’armée révolutionnaire, so continue lentement et aver toutes les précautions possibles.On signale de nombreuses defections dans les rangs des impériaux.11 y a tout de même plusieurs régiments sur lesquels le gouvernement peut compter en toutes circonstances.A NabMin, les rebelles sont cinq contre un.Leurs adversaires se sont retranchés sur la “montagne pourpre” D’autres villes de la province de Hunan sont tombées aux mains des ennemis des Mandchous.Fu-Chow, la capitale de ia province, de Fo-Kien, appartient aujourd'hui aux révolutionnaires et l’incendie menace de la détruire complètement.C’est une ville do 700,000 habitants.Tien-Tsin, 9.— La menace des rebelles d’occuper la ville de Tien-Tsin u n pas été mise encore à execution.Le général Chang Shaw-Tsen s’avance sur Tien Tsin ù la tête de la vingtième division.11 espère que cette ville se rendra sans opposer de résistance, dans le cas contraire elle sera prise de force.T.e general a sous ses ordres 20,000 soldats.Un croiseur français est arrve à Tien-Tsin pour protéger la mission catholique.Les consuls étrangers ont avisé le général Chang qu’ils s’opposeraient formellement à l’entrée de ses troupes sur le territoire interdit.Cette demande avait été formulée par le chef de la troupe révolutionnaire auprès des consuls hier.Sur la ligne de Pékin à Hanfccw.le service ne se fait qu’à lo condition que les employés soient payés en argent.1 II GOUVERNEMENT V PERDE TOI T ESPOIR Pékin.10.Tous les rapports des La Banque “ Union ” dans TOuest consuls montrent que le gouvernement est convaincu du fait que l’esprit révolutionnaire a gagné la Chine entière, à l’exception de la Mandchourie.Les légations ont pris toutes les précautions possible pour la protection de leurs nationaux.Les Anglais se préparent à exercer leurs droits sur la ligne do chemin de fer de Pékin a Tien-Tsin.On redoute surtout que les soldats mandchous ne deviennent incontrôlables et no se livrent au massacre comme à Han-Kow.Et s Chinois se préparent vivement a cette éventualité.LES CONDITIONS A SHANGHAI Shanghai, 10.— A Shanghai, la situation est des plus critiques.Le gouvernement impérial a complètement disparu et les consuls n ont pas reçu d’instructions de leurs gouvernements respectifs, quant à la conduite à prendre vis-à-vis les révolutionnaires.Ceux-ci maintiennent d’ailleurs assez bien l’ordre, sauf de l’autre côté de ia rivière où se trouvent les entrepôts anglais.Ces derniers ont été pillés la nuit dernière.La police fuit a 1 approche des mutins.Si les chefs des rebelles ne font pas absolument respecter l’ordre partout, les légations seront obligées de faire débarquer l’infanterie de marine.LE SENTIMENT ANTI-ETRANGER SE MANIFESTE DE PLUS EN PLUS Shanghai, 10.— En dépit de tous les efforts, le ' sentiment anti-étranger sc manifeste de plus en plus parmi les rebelles chinois.On entend dire de tous côtés quo les blancs montrent une partialité très grande pour les Impérialistes et qu’ils vont s’attirer des représailles de la part des révolutionnaires, s’ils n’observent pas exactement la neutralité.A Tien-Tsin, particulièrement la.situation est des plus tendues.L’insistance que le corps consulaire met à exiger que les forces du Général Chang Bhao-Tsens restent cn dehors des limites de la ville, excite l’ire des rebelles.Car, on assure quo le général, qui, jusqu’ici a toujours été un Impérialiste convaincu, serait prêt à sympathiser avec les rebelles.Ceux-ci sont furieux de voir que les légations empêchent son armée d’établir ses quartiers généraux dans Tien-Tsin.Pékin, 10.— Des cartouches a balles ont été distribuées aux soldats de l’armée internationale, en prévision des troubles qui pourraient éclater contre les étrangers.MEUBLES ET TAPIS Quiconque désire acheter par versement: tapis, rideaux, meubles, go-carts vêtements de dames et messieurs, peut s’adresser 29 Avenue du Parc.Commandes prises par téléphone, Est 3272.Lunettes ajustées sur tous les yeux une spécialité.MEUBLES A vendre à grand sacrifice, un lot do meubles complètement neufs: poêles et fournaises.S’adresser entre midi et 2 heures ou 5 et 8 heures, le soir, à Ben Globensky, 552 Sanguinct.CHEVAUX TONDUS Allez faire clipper vos chevaux à VS» lectrieité en 30 minutes, chez J.L.Gau-det, 540 rue Amherst, coin Ontario.Ouvrage garanti.Tél.Est 1306.POELE EN ACIER I Assortiment complet de poêles en acier, fournaises — Moffatt — ainsi que poêles à gaz, Ustensiles do 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au minis tro qu'il a appelé l’ami sincère et dévoué de tous ceux qui avaient affaire à lui.M.Doherty a répondu qu’assistant à une fête de famille il n’avait pas l’in tention de faire un discours.Il a exprimé son plaisir que la première fois qu'il prenait la parole cn publie depuis sa nomination fut clans la bonne vieille paroisse de rite-Anne.C’est clans cette il avait paru la première fois en public; c'est aussi dans cette salle qu’on 1881 il avait reçu sa première nomina tion n un emploi public.M.Doherty dit qu'il appréciait d’autant plus cette tète qu’elle n'avait pas pour inspiration le sentiment de parti.“Cependant.ajouta-t-il.il y -, du bou dans In politique de parti; malgré toutes les critiques, la politique bien entendue est le patriotisme de tous les jours.Le parti n'est que l’instrument dont se servent les patriotes pour faire, dans l'intérêt du pays, les aetrs que le patriotisme leur inspire.N'ayez donc pas pour do mettre en action co patriotisme de tous les jour».” (Spécial au “Devoir”) Québec.9.— Par suite du develop-! peinent considérable des affaires de la banque “Union” dans l’Ouest, le bureau de direction de cotte institution s,, propose de transporter le bureau chef de la banque à Winnipeg.L’hon.John Sharpies, président de la banque, a fait parvenir une circulaire à tous les actionnaires à co sujet et.à rassemblée annuelle, la.question sera discutée.H est certain que Québec perdra le bureau-chef de cette banque, car les intérêt* de celle-ci rendent nécessaire co changement.Les déclarations de M.Asquith Au banquet du Lord-maire, le premier ministre parle de la conférence impériale et de la politique du cabinet L’échevin Lamoureux Un groupe nombreux d'électeurs du quartier St-l.ouis s’est réuni hier soir à la Snllo St-Joseph et n choisi l'ê* chcvin Lamoureux rommo candidat nôme salle, qu’à l'âge de 8 ou 9 ans, aux prochaines élections municipales.La Guignolée à Ste-Brigitte A nue assemblée de la Société St-\ incent de Paul de cette paroisse tenue dimanche le 5 novembre, il a été résolu unanimement qu’un comité soit nommé pour l’organisation do la Gui-gnolco pour venir cn aide aux pauvres de la paroisse.M.Julien Thorrien a été nommé président et il a été décidé que les 26, 28 et.30 décembre, des voitures décorés I passeront dans toutes les mes do la paroisse : il y aura costumes, musique et- clmntH de circonstance, organisé par lo chœur do chant de la paroisse.- .4—- LA DECORATION DU MERITE Los commissaires ont demandé aux chefs Tremblay.Uampean et Carpenter la liste do leurs officiers et hommes qui auraient droit à l'étoile et aux chevrons de service de la ville.L'étoile et le chevron entraînent dans tous les cas une augmentatiou de salaire de 10 »ous par jour.Londres.10.— Le banquet du Lord-maire a ou Hou hier soir au Guildhall avec la pompe traditionnelle.Lo premier-ministre Asquith a fait un discours d’une grande importance sur la politique impériale et étrangère.11 a commencé son discours pn1 un éloge chaleureux do 51.Balfour, puis il a parlé des cérémonies grandioses du couronnement.La démonstration do l’ab'bayo do Vest min (ter a etc un exemple de co que l'union qui existe dans un grand empire peut faire.Leurs Majestés partent ees jours-ci pour 1 Inde et c’est la première fois que cela sc voit.Par une heureuse coincidence, la première conférence impériale a eu lien l’année du couronnement.Pour la première fois les représentants (les grands dominions ont joui de la confidence entière des projets do l'Angleterre concernant sa politique étrangère.Nous nous sommes, dit M.Asquith, complètement accordés sur la part que chacun doit prendre ù ia défense militaire.Los décisions de la conférence ont été remarquables pour le progrès décidé d’une politique do coopération sans centralisation, politique qu’on estime do plus ou plus être celle qui sauvegarder n le mieux l'unité et la puissance do l’Empire.M.Asquith a ensuite parlé dos eon-flits do l’année entre In capital et lo travail.Il croit que dans tous les cas on aurait pu recourir, à un arbitrage raisonnable.f.e gouvernement n'a pas échappé aux critiques, mnis M.Asquith affirme que l’attitu- NOTAIPES BELANGER & BELANGER, r.a-aU res (Léandre Bélanger et Adrien Bélan» ger(, 30 St-Jacç .es.Tél.Main 1859.Résidence, 240 A’isitation.Argent à prêter sur hppotêque à bonne condition, ej achats de créances.de do l’Etat doit être l’impartialité, la neutralité, mais jamais l'indifférence.I/o gouvernement doit tout épuiser pour aider à la conciliation, il doit aussi maintenir le bon ordre, empêcher ou punir la violence, protéger le public rentre tout l’arrêt dos approvi-sionneincnt ot In suspension des services indispensables.A l’étranger, il y a beaucoup de causes d’anxiété.La Chine est en révolution.Quel qu'on soit le résultat, il no semble pas qu’on doive entretenir dos craintes pour la sûreté dos sujets britanniques.1,’Angleterre a d’ailleurs pris ses précautions pour cela.Au sujet do la guerre itnlo-turquc, le cabinet à l'intention do garder une stricte neutralité.Al.Asquith parie de la convention franco-allemande concernant le Maroc.Le gouvernement est d'autant plus heureux de voir tout danger éloigné de ce côté qu'on l’avait soupçonné on certains quartiers d’essayer d’enqjM'her les négociations de réussir."Rien, dit-il.n’est plus faux.Nous nous réjouissons sincèrement de tout arrangement honorable qui survient entre deux nations.” M.Winston Spencer Churchill a fait son premier discours comme ministre do la Marine (premier lord do l'Amirauté) 11 a promis une réduction dans les dépenses actuelles, sans toutefois mettre en péril la sécurité de la nation.11 serait insensé de prétendre, dit-il, que l'augmentation rapide et soudaine de la marine allemande n’est pas le principal facteur des dé.penses énormes de la Grande-Bretagne.ATELIER A LOUER Plancher du bas bien éclairé.16Ü0 pieds carrés; bâtisse neuve en brique solide, convenable pour atelier rie machineries.S’adresser à Jos.Lacroix 143 Wellington.CHAMBRES A LOUER 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Shcrbroke-Est.Consultations de 4 à 6 heures p.m.Tél.Est 1162.j DIVERS EUCHRE Grand Kuchro co soir, à la Salle Stanley, donné par le Cercle Jeanne d’Are de l’Alliance Nationale, sous le patronage de Ai.J.E.Brassard.A encz en foule.ON DEMANDE A ACHETER pour poney, une voiture d'hiver de-o-condo main, en bon ordre, s’adresser 688 Atwater.Tél.Bell West 1037.ON DEMANDE A ACHETER On demande de 25 à 50 arpents de terre jaune pour jardinage, verger et (levage de ta volaille, pris de Montréal et du chemin do fer.H’adresser à Lucien Hébert, Brloeil, Que.CARTES D AFFAIRES be GASPE BEAUBIEN Ingénieur Conseil.Bâtisse Liverpool London & Globe, Montréal.Tél.Main, 3814.ARGENT A FRETES Nous réglerons toutes vos dettes,vous transigerez seulement_ avec nous, paiements faciles, sou» intérêts, entrevus personnelle seulement.Demers et Moreau, Banque Nationale, 99 St-J aequo* ACHIMÆ DAVID Entrepreueur électricien, 2-jU Uua Saint-l’a [il.Tél.Bell Main, 929.J'.ési-dence: Tél.Est 2782.RODOLPHE BEDARD 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parfaire l’organisation du comité du monument Cartier.Sir.ALEXANDRE LACOSTE ' Sir —lexandre Lacoste présidait.Il ouvrit l'assemblée par un bref d scours où il f licita M.Villeneuve d’avoir continué à travailler après la grande victoire du 21 septembre.L’organisation des clubs fédérés, di't-il, donnera plus de force au mouvement qui s’est r anifes-té déjà avec tant de pu ssanee, et si une élection avait lieu maintenant le résultat dans ia division Maisoni"- serait tout fférent de ce qu’il a été pour M.Villeneuve.Les douze clubs de Ma son-neuve ne manqueront pas de provoquer un réveil du sent ment conservateur dans la division.Sir Alexandre ajoute que l’idée d’ériger un monument à sir Georges-Etienne Cart er est excellente.Il est du devoir de tous les Canadiens, mais particulièrement des conservateurs de contribuer à ren-'dre au grand homme d’Etat cet hommage posthume.Cartier fut un grand homme d'Etat et un homme de parti.11 a toujours appartenu au parti conseri ateur et il approuve l’esprit de parti; il ne voit pas que l’on pu sse gouverner constitutionnellement un - pays comme le Canada sans le séjours des partis polit'ques.Il comprend l’attitude de ceux qu: se tiennent en dehors des partis; ils peuvent obtenir de* résultats partiels, mais ils ne sll-u' raient réussir dans le gouvernement.i' esprit de parti implique la d1 poltiques de ce pays, e t pline et l’abandon, jusqu’à un certain j, Sl(;0ire, * point, des opinions individuelles.C’est un inconvénient qui existe dans tous les pays dotés d’institutions représentatives.Le parti n'en est pas moi: s le .eu! moyen d’arriver à un but.Les .ne r ,énj.ts qui en résultent sont îonp usé par do grands avantages rt par l'autorité des hommes importants qui les dirigent.Il faut compter [lie ces hommes suivront les prescrip-.ions de leur conscience et qu'il s’ar-•êteront avant de commettre de gran-Ics fautes.C ’est comme à la guerre, la guerre a ses dangers, mais qui ose-ait prétendre que les armées ne sont ms nécessaires pour assurer la paix?Sir Alexandre félicite Igs électeurs mnadiens d'avoir accordé leur eon-.iance au parti conservateur, dont la iago pol'tique a réellement édifié le lanada.Il rappelle la 'formation de ce mrti à la voix de Lafontaine, vers SIO, les crises qu’il a traversées et les lervices qu’il a rendus au pays sous ’.'artier et Macdonald.C’est encore le >arti conservateur qui a été appelé à renir au secours du pays dans la cri-le qui s’est terminée le 21 septembre :t il saura continuer les traditions qui mt fait sa grandeur et sa force.Sir Alexandre termine en invitant M.C A.Pariseault, président de la fédération des clubs conservateurs de Maisonneuve, à occuper le fauteuil ) résidentiel.L'HON.M.DOHERTY M.Pariseault présente l’honorable VI.Doherty qui, avant de se rendre à in banquet dans la division Sainte-Vnne, est venu féliciter M.Villeneuve lu travail qu’il a fait et donner son entière adhésion à l’idée d’ériger un monument à Sir Georges Etienne Carder.Cartier, dit-il, a été avec Sir M.VILLENEUVE M.Viiieneuve, prés'dent du comité du monument Cartier, est alors invité à adresser la parole.L’organisateur des clubs de la division Maisonneuve parle de la valeur effective d’une bonne organisation en temps de lutte électorale “Si, dit 1, nous avons, sans organisation, lors des dernières élections, conquis près de trente sièges, ne nous est-il pas permis de prédire qu’avec la forte organisation que nous sommes à préparer, nous placerons sur la forteresse de Québec le drapeau Tellier urassa.?L'orateur donne ensuite les noms des membres du com té du monument Cartier et lit des télégrammes des personnages suivants: Lord Stratheona, l’honorable F.D.Monk, Whitney, McBride, C.J.Tanner, F.W.Hauitain, T.C.Casgraic, Roblin, Fleming, et de Sir max Aitken, député aux Comm .nés anglaises.Fuis l’orateur énumère quelques unes des oeuvres qui valent à Cart er l’érection d’un monument: le développement 11 termine en demandant à l’assem-de Montréal, la construction du Pacifique, etc.blée de voter une motion pour ériger le monument Cartier, et en annonçant une série de conférence,s dont l’une sera donnée par M.Henri Bourassa.L HONORABLE OUIMET s’exprime à p- près dans les termes suivants: “Ce m’est un plaisir de constater que l’esprit de Cartier n’est pas mort et qu’il vit encore dans ce pays.Je félicite M.A'illeneuve et ses amis d’a voir formé des clubs et du but qu’ils leur ont donné.Etudier les questions est étudier son Il y a eu division dans le parti.Quelques-uns le nos chefs ont dû succomber sous le fardeau de certaines accusations.Lafontaine et Cartier ont connu la défaite.Le secret du triomphe de Cartier fut de ne jamais se décourager et d’aff’rmer, qu’ayant raison, le peuple fin rait bien par venir à lui.Le monument que nous é—verons à Cartier sera uu monument national.Cartier est un héros national, québécois et montréalais.Héros national parce qu il a organisé tous les grands pou-vo'rs en notre pays, parce qu’il a été l’âme de tous les grands travaux.Cartier a été l’instrument principal de la Confédération.Par là, il a assuré l’existence du Canada et sa prospérité.Par là, il nous a donné une constitution garantissant notre liberté politique, re-l’gieuse et légale.La province de Québec est la patrie des Canadiens-français.C’est Cartier qui nous a assuré cela.Cartier a tout fait pour le développement de notre ville.C’est la réalisation de ses idées qui a fait de notre ville la grande métropole du Canada.L’exemfde des sacrifices de Cartier et son abnégation sont une leçon pour les lutteurs d’aujourd 'hui.Cartier a triomphé au milieuHes luttes intestines et de divisions de parti.Je suis venu ici comme un revenant pour entendre parler de ceux qui ont fait ce pays.Depuis 15 ans, dans le parti conservateur i’on semble douter qu’il fut un passé.Dans une lutte le succès ne doit pas revenir seulement à ceux qui ont combattu au dernier moment, mais aussi à| ceux qui ont conservé les traditions et guidé les chefs dans la défense du programme.Tout le pays doit ériger à Montréal diens-Français ont toujours protégé la minorité anglaise et jamais je n 'ai rencontré un Canadien-Français qui voulut me donner moins que ce qu'il réclamait pour lui.Québec est loyal au pays; Québec est loyal au trône.Nulle province n'a jamais montré plus de fidélité à la parole donnée que celle de Québec.Tout le fier discours de M.Caban fut haché d'enthousiastes applaudissements.M.CHS.BEAUBIEN L’orateur rappelle que le père de M.Villeneuve fut le grand ami de Cartier et qu’il est tout naturel que le fils ait hérité de l'amour du père.Puis il énumère les oeuvres de Cartier : La Confédération, le pont Victoria, 1’Intercolonial, le Grand-Tronc, les lignes de transatlantiques, le creusement de canaux et du Saint-Laurent, la décentralisation, l’abolition de la tenure seigneuriale, la codification des lois et la fondation d’écoles normales, l’acquisition des territoires de nord-ouest, l’admission du Manitoba et de la Colombie-Britannique dans la Confédération.JOHN BOYD Le 21 septembre n’a pas été seule meut une victoire conservatrice.C’est plus que cela, c’est une victoire cana dienne, c’est la victoire de tous ceux qui veulent rester fidèles à leur pays, Nous sommes réunis pour fêter un grand patriote qui uu témoignage de Sir John Macdonald fut l’édificateur de la Confédération canadienne et le grand avocat de l’union des races en ce pays et du respect mutuel.1914 sera le 4üième anniversaire de la mort de Cartier, mais il ne faut pas oublier que ce sera aussi le centenaire de la bataille de Chateauguay où 3U0 Canadiens-français sauvèrent la patrie canadienne.J’espère que cet anniversaire sera c lébré par une grande manifestation i sous le patronage de la société St-Jean Baptiste et à laquelle prendront part tous les Canadiens-anglais de ce pays.Je termine en souhaitant que la* sta tue de Cartier soit dévoilée par le vété raa de la p>olitique canadienne.RUPUS POPE Il défend éloquemment les Cana diens - français et déclare qu’on ne saurait trouver pius loyaux sujets qu ’eux.LE COMITE CARTIER Le comité du monument comprend 300 membres; les officiers élus par acclamation sont; président-honoraire.Sir dis Tupper; vice-présidents-honoraire, ho.io rable R.L.Borden, lord Stratheona lord Mount Stephen; président, E.w! Villeneuve; vice-président, les prési dents des clubs de la division de Maisonneuve; secrétaire, O.A.Pariseault John Boyd, Horace J.Gagné, ï.A.Jackson; trésoriers, Dr George Baril et A.Fraser.Comité : membres du gouvernement du Dominion, les sénateurs du Dominion, les premiers ministres provinciaux et les chefs d’opposition conservateur; les membres eonservateurc de la chambre des Communes, de l’assemblé législative de Québec, du consei.législatif, les président vice-présidents, secrétaires et trésoriers de chaque club conservateur du Dominion; la prééminence appartenant toujours aux officiers du club Cartier.Les puisards en béton On nous écrit : Si l’on^ croit les journaux, voici 9.'?.îlo'i * ommissaires pousseraient la ' ille fabriquer des puisards.en John A.Mîicdonald, le fondateur de ce j ce monument à Cartier qui dira les tra-grand Dominion, et nous, du parti con-1 ditions non-seulement du parti, mais de IVajourd 'hui, nous avons , toute la nation.Car Cartier n ’appartient pas seule- ment au parti conservateur,mais au pays tout entier.Trois figures dominent dans toute notre histoire : Papineau cher à tous (appl.) et dont «T'ilon + o e am i A nous le sénateur sonservé ce Dominion en dépit des attaques dos ennemis ou des descendants les ennemis contre lesquels Cartier et Macdonald ont combattu.M.H.J.Gagné, secrétaire do la fédération des clubs de Maisonneuve, lit des lettres d’excuses de la part q,3 ^’®loour l’oeuvre d’un monument à Sir George Etienne Cartier.Cartier fut le plus grand de nos canadiens et un jour Sir John Macdonald déclara que sans le courage do son coopérateur la Confédération ne se fut point faite.L’orateur fait ensuite un brillant éloge de l’homme d’Etat canadien-français pmis continue ainsi : Tous, canadiens de toute race et de béton Attendons-nous prochainement à entendre parler de puisards de carton.Cost bien plus léger, et cela coûte moms cher encore, ! Pour les nettoyer il suffira de les envoyer à l'incinération.Ce sont malheureusement des expé-nences qui entraînent de grands frais pour la municipalité, qui sera seule forcée de payer le compte.Que va-t-on faire de l’hygiène publique avec des puisards en béton ?Car ces puisards n’on ont pas pour deux hivers d existence, en considération des moyens utilisés pour les déglacer.On peut prédire l’arrivée de la peste et du choiera à Montréal pour l’un des prochains étés.T,es puisards sont devenus des appareils perfectionnés, plus compliqués qu on ne pense.Les faire en ciment, c’rst_ de la théorie ; et l’expérience a été jadis tentée, puis abandonnée.Il faut y mettre des soupapes pour empêcher les mauvaises odeurs des égoûts de remonter à la rue.Où va-t-on les fixer ?, Sait-on bien à l’Hôtel-de-Ville que l’entretien des mauvais puisards coûte annuellement quelque chose comme six cent mille piastres ( $000,000.00j qu’il transmise à est aussi facile de sauver que de cracher par terre.Avec ce procédé des puisards en béton, Montréal retourne certainement arrière, parce que, même un puisard en bon ciment, ne vaudra jamais rien, et coûtera bien plus cher à établir et tenir propre qu’un puisard en fonte bien compris et bien construit, qui ne coûte rien à entretenir.Faites le compte et vous verrez.Mais n oubliez pas que c’est ainsi que notre argent s’en va pour payer beaucoup de sottises.m I C NATIONAL Au temps des Philistins, Samson retrouva ses forces perdues en faisant tourner les lourdes meules à moudre le grain dont on le nourrissait ?Le Blé a Soulevé le Monde La Farine Pure Relevera THumanité en Développant des Muscles Robustes, en Soutenant les Nerfs, en Fortifiant le Cerveau, en Développant Flntelligence La Farine St.Lawrence représente ce qu'il y a de plus nouveau comme farine.Elle est fabriquée dans les moulins les plus modernes d’Amérique, avec du blé Canadien, le meilleur blé du monde, par des experts.QUATRE MARQUES D’EGALE PURETE REGAL JATIONAL LÂUBENTIi ~ Il_________________________ LAURENTIA The ST.LAWRENCE FLOUR MILLS COMPANY, LIMITED Téléphone Bell Main 7239 1110 Rue Notre-Dame Ouest, Montréal Ji DAILY BREAD Farine Lawrence Blanche comme MllT^ Dans le Monde Ouvrier La succession E.A.Généreux vaux qui so font ici ne peuvent être considérés comme étant d’intérêt local.Lo porc de Montréal est véritablement une entreprise nationale.Il est de première- nécessité de l’outiller de façon à lui permettre de répondre aux besoins grandissants du commerce.Les travaux qui se fout actuellement sont peu do chose en comparaison de ce qui reste à iaire.M.Hazen ajoute qu’il est chargé par le premier ministre du Canada Je transmettre un message de sympathie aux promoteurs du projet d’élever ua monument à Sir Georges-Etienne Cartier, l’un des plus grands hommes que 10 Canada ait produits.Ce mouvement a la sympathie non seulement du gouvernement du Canada niais encore de chaque Gauadien digne de ce nom, Cartier a fait plus que tout autre pour Montréal, pour la province de Québec, pour le Canada tout entier.Il fut l’associé dos Macdonald et des Tupper ot 11 a contribué dans une grande mesure A 1 adoption de la politique nationale.M.Hazen ajoute qu’il ne doute pas que lo monument que l’on propose d’élever sera digne de Cartier, digne de la province de Québec, et digne du Canada.Il ajoute quelques remarques au Mijet du travail d’organisation qui >e poursuit, ici et il termine en adressant mix dames qui ornent les loges de leu-présence un compliment délicat.L’honorable M.Hazen a été accla-uê il ufusiwrs reprises.A l’heure actuelle des questions importantes demandent une solution: Des populations différentes vivent sur le sol canadien.Cartier disait que s’il y avait respect mutuel des droits et mêmes privilèges pour chaque race et chaque religion il serait possible de faire un pays fort, uni et prospère.J’ai, dans la dernière lutte, parcouru cette province d’une extrémité à l'autre et je déclare hautement que j'ai reçu un respect et un accueil des plus francs et des plus sincères de ceux qui ont des croyances autres que les miennes et qui parlent une autre langue.Soyons tous unis dans la croyance d'un avenir brillant pour notre pays.Soyons tous unis dans l’amour de notre pays, désiieux de maintenir son autonomie et.de préserver nos droits do sujets britanniques libres et loyaux au trône anglais.Je suis heureux de saluer l’honorable M.Hazen et de le voir venir dans la province de Québec et de lui dire que c’est sur Québec que le parti conservateur doit bâtir sa force.Si les conservateurs veulent rester fidèles à leurs traditions, ils se garderont bien le toucher le plus infinie des droits de la province de Québec mais ils les respecteront et les défendront sans trêve et sans reljâche.L’appui de la pensée et de l’esprit de Québec est indispensable à la conservation du parti conservateur.Cartier voulait pour tous mêmes droits et mêmes libertés.Les Cana- Un procès gros de conséquences pour les héritiers de fen E.-A.Généreux, en son vivant, médecin de Mont réal, s'instruit actuellement devant le juge Demers.L’une des petites filles du défunt, Mme Berthe Bruneau, épouse de M.Mastaï Pagnuelo, est en instance pour faire casser le testament de Mme* Généreux qui, apres la mort de son ma-i, hérita de tous ses biens.La deman le-resse prétend que les héritiers, les fils et beaux-fils de la défunte, devraient lui rendre un cinquième de la succès eion.Elle allègue de plus qu'à partir de la date du décès de M.Généreux ot de la mort de Mme Généreux, pas moins de $50,000 ont été partagées .'litre les défendeurs au détriment de ia demanderesse.Feu M.Généreux, on le sait, était riche.RUMEUR DE GREVE.M.J.A.Franklin, président des chaudronniers (ceux qui travaillent aux bouilloires) a, déclaré une générale de tous les unionistes à l’emploi de l’Aine- ican Locomotive Company.On dit que ette grève affectera les ouvriers de Dunkirk, Schenectady, Richmond, Pittsburg et Montréal.A Dunkirk la grève est déjà commencée et comprend 2,500 hommes.On refuse de travailler pour le compte du New York Central dont les chaudronniers se sont mis en grève en février dernier.L’American Locomplive Company fait construire une immense clôture autour de ses usines et on lui prête l’intention d’engager des briseurs de grève qui prendront les repas et le logement à l’intérieur des murs.On ne sait encore au juste dans quelle mesure la grève aura sa répercussion ici.Il n’y a pas ici, dit-on, de raison de cesser le travail autre que celle de la solidarité des membres d’une même union.Las développements pourraient être intéressants à suivre." POINT DE LOI ELUCIDE.M.le juge Charbonneau a rendu hier un jugement qui intéresse beaucoup les ouvriers à l’emploi de la ville, lorsque celles-ci fait des travaux en concurrence avec d’autres entrepreneurs.Se basant sur le fait qu’elle n’est pas obligée de faire ces travaux bien qu’ils soient d’utilité publique, faits en vue d’émoluments pécuniaires sous une forme ou sous une autre.La ville devient ainsi véritablement chef d’entreprise selon le texte de la loi et responsable des accidents de travail qui peuvent arriver.La ville dans ce cas est soumise à la loi des compensations.La ville n’est pas strictement obligée de faire elle-même les travaux d’égoûts d’aqueduc ou de pavage.Elle les fait elle-même dans le but d^économiser’ e’er* donc en vue de faire de l’argent’.De [dus, les travaux d’égoût ou de drainage sont spécifiquement mentionnés dans la loi comme tombant sous la loi et il n’est pas fait d’exception pour .—.les travauv accomplis par les corpora- dre le Temple du Travail.On deman |e tiens municipales.que tout le monde soit présent.Cette cause, la première demuV nue Ges Plâtriers se réuniront aussi ce a loi existe est celle de Bernier contre soir Pour régler une question importun a ville M.Bernier, le 5 septemDre Le soulevée cette semaine et que tous dermer travâdkut dans une excavation ont intérêt à entendre discuter.aussi : Qu’uue pétion soit envoyée au | gouvernement pour lui demander’de décréter l’inspection obligatoire des peaux vertes, que le gouvernement soit [trié de nommer un inspecteur compétent pour les échafaudages; que la convention félicite le gouvernement pour l’ô-tablisaement d’écoles techniques dans la province, et qu’il soit prié d’ajouter un ouvrier comme membre de la commission de l’école technique de Québec.G’ne résolution a été présentée pour enlever l’étiquette de l’Union Nationale à la manufacture de chaussures Mc-Keen, parce que les employés de cet établissement ont retiré leur allégeance à la Fédération.Cette résolutio” sera soumise, comme toutes les autres, au comité executif.Ge rapport des auditeurs a été adopté et les délégués ont accepté l’invitation de visiter l’Ecole Technique aujourd’hui.Hier soir, les délégués ont été banquetés a.l ’Hôtel St-Malo.AVIS AUX ACTIONNAIRES.Tous les intéressés sont priés d’assister à l’assemblée générale des action-1 naires du Gymnase ouvrier, limité, qui aura lieu dimanche le 12 novembre à 10 heures 30 au Gymnase ouvrier.G’on procédera à l’élection du Bureau de direction.Par ordre, GE BUREAU D’ADMINISTRATION.CONSEIL EN CONSTRUCTION Le Conseil en construction a siégé hier sous la présidence de M.Erasme Charbonneau.Ont été délégués à l’assemblée de propagande de Saint-Hyacinthe, M.E.Charbonneau et M.J.A.Renaud de l’union des peintres.L’on a aussi décidé de porter à la connaissance dos unions do construction le projet de nommer un agent d’affaires du Conseil qui représenterait d’office les intérêts des unions en cause.Le vote referendum a été demandé aux unions qui auront a décider en dernier ressort.CHEZ LES TISSERANDS Ge district No 3 des employés de filature Hochelaga et Sainte-/une out tenu leur assemblée hier.L’on s’est surtout occupé de recrutement et d autres questions que le manque d’espace nous oblige à remettre à plus tard.ASSEMBLEES IMPORTANTES Ce soir les briquetiers se réuniront pour discuter de l’opportunité de ven Presses à Vin et à Cidre Pour faire fioi-mêrue son propre vin ou cidre, en épargnant beaucoup d’argent.On peut faire une petite quantité ou plusieurs gallons de cidre ou de vin par jour.PRESSES A VIN.Prix.MOULINS A CIDRE .fi o.oo J $ir>.oo $15.00 ¦' $40.00 L.J.A.SURVEYER, IMPORTATEUR QUINCAILLIER 52 BOULEVARD ST-LAURENT, 2ème porte de la rue Craig.Toujours à vos Ordres POUR EXECUTER VOS TRAVAUX.La “Montreal Water and Power Co” A sa dernière séance, ja commission spéciale avait décidé de renvoyer au conseil la question de l’achat de la Montreal Water and Power Co.Hier tin, on a rappelé cette résolution et on a déc dé de recommander au eonse 1 de remettre toute l’affaire entre les mains des commissaires, avec instruction de prendre les moyens les plus profitables pour la ville d’exproprier la compagnie.La commission est d’avis que la situation actuelle ne peut durer.Le successeur du juge McMahon (Spécial au “Devoir”) Ottawa, 9.— On croit ici que M.II.T.Kelly, de Toronto, sera nommé juge de la Haute Cour, comme successeur de xeu le luge McMahon.lorsqu’il se produisit un déboulis de terre et de tuyaux qui le blessa sérieusement.De là, poursuite pour $2,000 do nommages.M.le juge Charbonneau dans ses remarques dit que la loi n’est ACTIVITE A MAQOO C’est demain soir et dimanche après-midi que les employés de la fila-f s ‘“ï0 d E R OK HEI.l-AWT, 1KLAKUK Vous aurez du plaisir à traiter vos amis.PETILLANT.PIQUANT, AGREABLEMENT STIMULANT.COMMANDEZ-LE A VOTRE FOURNISSEUR.LAPORTE, MARTIN & CIE, Limitée.Agents, Montréal y—j-n o.VETERANS CANADIENS Grande assemblée des Vétérans Canadiens de 65, 66, *0, pour ut faire importante, DIMANCHE.LE 12 NOVEMBRE, à 2 heures 30 de l'après-midi, à la salle Dionne, 7S1 rue Sainte-Catherine Ksf.pour signor une requête qui doit être pré sentée à l'ouverture du parlement.Signé), M.BEAUCHAMP, Secrétaire.GRAND TRUNK svstemv J.B.PtUZE & CIE Entrepreneurs Généraux HUUEAUX 70 Rue St-Jacaues mmiuas RENE CHARBONNEAU DiplAmé de l’A.A.P.Q.Architecte et Evaluateur.Tél.Muin 2615, Rés.West-mount 2860, 52 St- 1 'ntréal.Seule double voie ferrée, entre Monréal, To*.ronto, Hamilton, Niagara Falla, Détroit et Chicago.- TORONTO en T'J HEURES par “ITnternational Limité” Le train le plus beau et le plus rapide du uada quitte MONTREAL à 9.00 a.m., tous les jours QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR MONTREAL, TORONTO F,T I/OUE8T rt.i*.9.45 h.tu., 7.30 p.ni.10.30 p.in.| Wiigons-ljufiet, salon et bibliothèque sur les trains du jour; wagona-lits Pullman éclair6k à l'électricité, avec lampes pour lire dans leg lits, sur les trains de nuit.MONTREAL — NEW-YORK viâ P.& il, Co.—a8.35 a.m., bS.OO p.m., »7.‘25 p.m.MONTREAL — BOSTON—SPRINOFIEL0 viâ C.V.Ky.—ii8.3X a.m., a8.30 p.m.MONTREAL — OTTAWA—a8.30 a.m< b3.55 p.m., u8.00 p.m.MONTREAL — SHERBRO OKE — LENI NOXVILLE—a8.00 u.m., b4.lt> p.in., &8.la p.m.a Tous les jours.bTous les jours excepté U dimanche.BUREAUX DES BILLETS EN VILLE 130 rue St Jacques.Tél.Main 6905 Ou garo Bonavcnture VIN RESURRECTION Lo meilleur tonique du Jour.—EN VENTE PARTOUT— Seul agent au Canada C.HUSSENOT, 351 Ontario Est, Montreal.Tel.Est 3972.Arrivés: L’épreuve de six jours en bicycle Buffalo, 10.— Lorsque les coureurs quittèrent ia piste ce matin, après huit heures d’une course sensationnelle on bicycle, les cinq équipes étaient égales pour la première place avec un parcours do 732 milles.Ce sont : Root-Foglor.Medell-Re-Français, un état d’esprit qui était ce- dull, Ryan-Carslakc, Drobach-Pye et ini des Chinois depuis quelques milliers ( Clarke-Hill.L’équipe Palmw-Stain d’années et jusqu’à ccs derniers s’est retirée, temps.Un soldat chinois était, il y a bien peu d’années encore, un homme “anti-apèquo”, c’est-à-dire sans prix, sans valeur, un homme qui no vaut pas un «ou.Le mandarin militaire occupait le dernier échelon du “Tchin”; on le Hissait végéter misérabliment, “grattant” sur sa solde, quand, par hasard, die était payée, et, la plupart du temps •éduit à se faire ic courtisan, le complaisant, ic domestique de quelque haut mandarin civil.C’est le rôle que l’on roudrait donner à nos généraux qui La question du Maroc et les Espagnols Madrid, 10.— A uno séance du cabinet espagnol, le ministre de l’Extérieur a déclaré que l’Espagne no peut donner son consentement au traité Franco-Allemand, concernant le Maroc avant que les intérét.s et ses droits n’aient reçu les garanties nécessaires.est incomparable.Il s’amuse avec sa voix comme un jongleur avec des bd-, Bon’avista Fraser Charlottetown ; les d argent, vous ne perdez pas une Louisbur2.Holmes.Halifax, seule de scs paroles et chacun des ges tes de l’artiste est “à sa place”.Clément a ajouté hier soir à sa belle carrière un nouveau triomphe.Combien il a témoigné do tendresse lorsqu’il chanta le grand duo avec “Micaela”! C’est que ia mignonne enfant apporte à Don José une lettre de sa mère, et dans la lettre on fait allusion au retour au pays.A ce passage de la missiva.Clément et Béatrice La Palme ont eu la même pensée.Ouvrant tous deux les bras, ils ont paru vouloir serrer dans uno douce et cordiale étreinte, l’auditoire qu’ils avaient sous les yeux.Le moment fut pathétique, et la salle croula sous les applaudissements.J'ai mentionne le nom de Béatrice LaPalme.Notre gentille compatriote, que nous avions entendue en concert, est très consciencieuse à la scène.Elle a interprété son rôle avec beaucoup île grâce.Après le grand air du 3e acte, l’auditoire a fait à la diva une véritable ovation.M.Cargue est ur.e vieille connaissance que nous avons été ravi de saluer.Il a très bien rendu le rôle d’Escamilla.L’air du Toréador a provoqué une longue salve d’applaudissements.Mesdames Choiseul et Pawloska ont débuté avec grand succès dans les rôles de “Frasquita” et de “Mercedes”.La voix de Mme Choiseul est petite mais bien timbrée; celle de Mme Pawloska admirable de puissance et de velouté.A MM.Panneton, Wainman, Stroes-co, Allan et Marti, mes compliments sincères.En terminant, j'espère, comme beaucoup d’autres, qu’on reprendra “Car-' men” avec la même distribution.Co soir: “Manon Lescaut”, de Puccini.PAUL G.OUIMET.Louisburg, Holmes, Halifax Partis: — Blaekheath, Scott, Montréal; Wacousta, Mathesen, Wabana, Washis, Ritchey, Halifax, Stigstad, Kjerland, Montréal.NAVIGATION INTERIEURE Sault Sainte-Marie, 9 nov.— Montent: — C.A.Black, 9.25 p-m.; Houghton, 10.20 p.m.; Iroquois, Rochester, 11.30 p.m.; Midland King, 6.30 a.m.; Woxford, 8.50 a.m.; Alberta, 12.25 p.m.; Bickerdike, 5.25 p.m.Descendent: — Jas.Corrigan, S p.m.; Mary C.Elphicke, 8.4-5 p.m.; Winona, 10.55 p.m.; Buffington, 13.15 p.m.; J.E.Upton, 12.55 a.m.; Bessemer, 1.35 a.m.; H.H.Rogers, 2.30 a.m.; Crescent City, 3.15 a.m.; Shenango, 4.05 a.m.; A.E.McKinstry, Brazil, McKee, 5.15 p.m.; V.B.Hawgood, 8.30 a.m.; Sir Wm.Sieman, 9.30 a.m.; Colonel, 10.15 a.m.; J.F.Baker, 11.05 a.m.; The Harvester, 12; Mesaba, 10.15 a.m.; Harry Yates, 3.20 p.m.; Superior City, 5.55 p.m.; Wr.D.Rees, Saskatoon, 7 p.m.Pnvt Colbornc, Ont., 9 nov.— Descendent: — Eocene et consort, 8 a.m.; Kosemount.9; Wallace, 10; Sowe, 12; S.O.Co., Ko 6, 1 p.m.; Omaha, 4.Montent : — Wahcouda, Arabian, 7 p.m.; Imperial, 8; Conger Coal, 5 a.m.; Haddington, 11; Glenmount, 3 p.m/; Ogdensburg, Simla, 5.LES ARRIVAGES Paquebot A De La Savoie.Havre.New-York Jvernia.Liverpool.Boston Kronprins ¦ Québec.Sydney .New-York .Southampton AVIS DE DIVIDENDE BANQUE D’HOCHELAGA Olav.New-York.President Grant.Alice.Athenia.New-York .Hambourg .New-York .Trieste .New-York.Piréo Manitou.Philadelphie .Anvers Numidian,.Boston.Glasgow Adriatic.Queenstown .New-York DEUX NOUVEAUX EDIFICES Les constructeurs prédisent que l’année 1912 sera des plus actives dans la construction.Des plans pour la cons truction d’un édifice de dix étages et pour a construction d’une ma'son de rapport dans le haut de la ville, vien nent d’être terminés.L’édifice do dix étages sera érigé au coin des rues McGill et Notre-Dame; la maison de rapport sera plus grande que le “Lipton” et coûtera $700,000.LA COI.lMISSION DES LICENCES Un cocher de place qui demar it un transfer de licence, hier, n’a pas été J '£» AVIS est far les présentes donné qu'un dividende de deux et un quart pour cent (2J i p.c.), égal au taux do NEUF POU RCENT (9 p.c.), par an, sur lo Capital payé de cette institution, a été déclaré pour le trimestre finissant lo 30 novembre prochain, et sera payable, au Bureau-Chef do la Banque en cette Ville et à ses Succursales, LE ET APRES LE 1er DECEMBRE PROCHAIN aux actionnaires ins-wits au registre du 16 novembre prachniu.L’Assemblée annuelle des actionnaires aura lieu, au Bureau-Chef de lu Banque, à Montréal mercredi, le 2rt décembre prochain à midi.M.J.A.PRENDERGAST, Gérant-Général.IF PACIFIQUE CANADIEN SERVICE DE TORONTO 10.45 P.M.TOUS LES JOURS A U GARE YONGE TORONTO NORD Sans contredit le plus rapide de toui I* trains entre les doux villes Magnifiques chars à compartiments ft cieux wagons-dortoirs à 8.45 u.m., et 10.00 p.m.tous les jours, k lu garo Union.Wagon-salon pour Portland, Mp., attaelif au train de 9.00 a.m., tous les jours, except/ le dimanche.CALEDONIA SPRINGS Villégiature de fin de semaine.TAUX REDUITS DilPAUT VENDREDI ET SAMEDT.RETOUH JUSQU'AU LUNDI -i&ü.il BUREAU DES BILLETS 219 rue St Jacques.Téléphone Main 8783 8783 ou aux gares Viger ou de la rue Winél sor.Gle Générale Transatlantique AVIS est donné nu public qu'en vertu d< la première partie du chapitre 79 dos Stu-j LORTMTNR Loi tuts révisés, du Canada 190, désigné des compagnies”, il u été délivré, sous 1 sceau du Secrétaire d’Etat du Canada, dea lettres patentes en date du 23e jour de ma 1911, constituant en corporation Ciimilb Pierre Lefebvre, agent manufacturier, Joseph Lefebvre, entrepreneur, Alexandre U! rie Mailloux, courtier, Louis Amédée Pumesnil DE NEW YORK AU HAVRE PARIS (France* Départs tous les jeudis à 10 a.m.LA BRETAGNR.16 nov LA PROVENCE .23 Nov LA SAVOIR.30 Nov .7 Jéc I,A TOURAINE Vigor.M.Napoléon Mathieu présentait la demande.Les commissaires ont ré pondu qu’il y avait suffisamment d’hôtels dans ce quartier, et que d’ailleurs la rue St-LouA n’était pas une rue où l’on pouvait placer un hôtel.Une autre demande de transfert lai te par M.Mary Sabotsky qui veut acquérir une licence de M.Paul Turgeon, 439 rue St Laurent, a été combattue par Mire Perron.L’avocat présenta une .requête aux noms des résidents du ’
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