Le devoir, 22 octobre 1984, lundi 22 octobre 1984
^-^ancôis eiçYUS et Hnr TABLE D’HÔTE déjeûner et souper •ÊÊf rhtnmliam 843-4088 complexe Desjardins Basiliaire I «MidniiaMal madl afrttin LXXV — No 245 Eclaircies avec possibilité d'averses.Max.: 15 (détail page 16) Montréal, lundi 22 octobre 1984 CÔM-Nord, A&ttibt à G—P*»» 45 C*nl*.Nouveâu-Bruntwtck 50 C4ntt.Toronto 50 conts 35 CENTS 46 nouveaux CLSC d’ici 18 mois Le réseau sera complet d’ici avril 1986, promet Laurin RENEE ROWAN QUKBEC — Le ministre des Affaires sociales, M.Camille Laurin, a annoncé hier que le parachèvement et la consolidation du réseau des 166 centres locaux de services communautaires (CLSC) seront chose faite au cours de l’exercice financier 1985-1986.C’est donc dire que 46 nouveaux CLSC verront le jour d’ici le 31 mars 1986 dans autant de territoires qui ne sont toujours pas desservis par le réseau.De plus, la mise en place de 25 à 30 François Truffant meurt à 52 ans PARIS (AFP et AP) — François Truffaut, le cinéaste à la fois le plus français et le plus reconnu dans le monde, est décédé d’un cancer, hier à Neuilly, près de Paris.Il avait été hospitalisé il y a une dizaine de jours.Depuis, il n’était que rarement sorti du coma, indique-t-on de source hospitalière.Depuis plusieurs mois sa santé donnait des inquiétudes à son entourage, et le cinéaste vivait retiré, voyant peu de monde.Critique redouté, comédien, ^ t « * producteur, scé- '"'^anÇOis Truffaut nariste, François Truffaut est l’un des rares réalisateurs issus de la « Nouvelle vague » qui, tout en ne reniant rien de ses exigences et en faisant un cinéma de qualité, a rencontré un large public, collectionnant les lauriers dans tous les fesivals du monde.Cinéaste français le plus célèbre, son domaine était celui de la sensibilité et des sentiments.Ses préoccupations portent surtout sur ses personnages, leurs difficultés de vivre, leurs conflits intérieurs et leurs déchirures.Le cinéma de François Truffaut est celui de l’apprentissage, de la difficulté de devenir adulte et de s’assumer.Et si la métaphysique et la politique le concernent peu, la morale, l’exigence personnelle y sont constamment sous-jacentes.En même temps, François Truffaut aura été un excellent peintre de la vie quotidienne française.Aucun cinéaste plus que lui n’aura parcouru l’Hexagone, montrant ses personnages dans leurs habitudes, leur environnement, que ce soit à Paris où a vécu son héros favori: Antoine Doi-nel, ou en province.p]n fait tous les films de Truffaut ressemblent à Truffaut lui-même, qu’ils soient franchement autobiographiques, comme le cycle « Antoine Doinel » : cinq films de 1959 à 1979: des 400 coups à L’amour en fuite interprétés par son alter ego Jean-Pierre Léaud, ou qu’ils soient des adaptations romanesques.Son style demeure toujours élégant et classique.II n’y a point comme chez Godard, un des autres grands cinéastes qu’aura révélés la Nouvelle vague, de provocations.L’art de Truffaut passe par un récit et des personnages.Né à Paris en 1932, il connaît une jeunesse difficile et abandonne à quinze ans ses études pour exercer divers petits métiers.En 1953, il collabore aux Cahiers du cinéma où, dans des articles virulents, il éreintera le conformisme du cinéma français d’après-guerre.Assistant de Roberto Rossellini pendant deux ans, il se fait connaître en 1958 avec son second court-métrage, Les Misions, puis Tannée suivante, en collaboration avec Jean-Luc Godard, Histoire d’eau.En 1959, il réalise Les 400 coups, grand prix de la mise en scene au Festival de Cannes, qui marque également les débuts de Jean-Pierre Léaud, son acteur fétiche que Ton retrouve sous Voir page 10: Truffaut d’entre eux sera entreprise dès Te-xercice courant, soit avant la fin du mois de mars prochain.M.Laurin a fait ces promesses aux quelque 700 membres de la Fédération des CLSC du Québec, au terme de leur 10e congrès annuel.Il s’agit d’une des priorités majeures du ministère, a déclaré M.Camille Laurin: «Il s’agit d’un impératif à court terme», a-t-il affirme.L’implantation des 46 nouveaux CLSC représente des déboursés de Tordre de {10 à $15 millions.On ne connaît pas encore le budget de consolidation: ce dernier fait encore l’objet de tractations du ministère avec le comité des priorités.Le partage en cours concernant le transfert des ressources des centres de services sociaux (CSS) au profit des CLSC pour répondre au nouveau partage des responsabilités des uns et des autres, a fait l’objet de recommandations lors de la plénière hier.La Fédération demande au ministre Laurin de réitérer clairement et fermement sa décision du mois de juin dernier à l’effet de transférer 32 % des effectifs du CSS vers les CLSC, soit 1,655 postes.En dépit des engagements qu’il a déjà pris, la rumeur veut que M.Laurin s’apprêterait à négocier à la baisse la quantité d’effectifs à transférer suite à un nouveau blocage du dossier par les CSS.Les centres de services sociaux regagneréiient ainsi entre 100 à 500 postes dans les secteurs de la petite enfance, des personnes âgées et des adultes.Le président de la Fédération, M.Marcel Sénéchal, qui vient d’être réélu pour un troisième mandat de deux ans, reproche au MAS d’avoir réouvert les négociations sans que Autres informations en page 2 les CLSC soient consultés.M.Laurin a assuré les CLSC qu’il ne saurait etre question de reconsidérer le cadre de partage déjà établi en juin dernier, parce qu’en matière de dispensation de services socio-com- Camilie Laurin munautaires, il estime toujours aussi Voir page 10: 46 CLSC Le deuxième débat: un Reagan plus à l’aise mais encore sur la défensive Le président Reagan plaisante avec M.Mondale au terme du débat télévisé qui a opposé les deux hommes, hier soir, sur la politique étrangère des États-Unis.Les candidats à la présidence s'entretiennent avec Dorothy Ridings, la présidente de la League of Women Voters, qui a organisé la rencontre, et le modérateur du débat d’hier, Edw/in Newman.(Photolaser AP) MICHEL ARSENEAULT Dans un rude deuxième round portant sur la politique étrangère des États-Unis, le candidat dmo-crate Walter Mondale a lancé, hier soir, une offensive sur plusieurs fronts — Liban, Amérique centrale, « guerre des étoiles » — contre le président Ronald Reagan.Dès le début du débat télévisé, qui se déroulait à Kansas City (Missouri), Mondale est passé à l’attaque en accusant le chef de la Maison-Blanche de ne pas avoir su prendre en main la politique extérieure des États-Unis.Le candidat démocrate a également mis Tac-cent sur les capacités de M.Reagan à diriger le pays et ses connaissances générales.Expliquant que le chef de la Maison-Blanche n’aurait pas le temps de convoquer des comités d’études lorsqu’il s’agirait de prendre la décision de lancer ou non une attaque nucléaire, M.Mondale a déclaré : « Choisissez un président qui sait ce qu’il doit savoir.» M.Mondale, qui avait des poches très visibles sous les yeux et semblait quelque peu fatigué, a toutefois ajouté qu’il était encore plus important d’élire un président qui saurait éviter d’avoir a prendre une telle décision.M.Reagan, qui semblait plus à Taise que lors du débat présidentiel du 7 octobre dernier, a souvent été contraint d’adopter des positions défensives.Le leader démocrate a signalé Voir page 10: Un Reagan AU SOMMAIRE Le chef du NPD de l’Alberta perd la vie Le chef du NPD de l'Alberta, M.Grant Notley, a perdu la vie vendredi soir dans l’écrasement d'un avion non loin d'Edmonton.M.Notley était à la tête du NPD de TAIberta depuis 1968.Page 2 Les doués Un colloque sur les enfants doués a réunis 775 personnes au cours du week-end et il a été convenu qu'il fallait offrir des services spécialisés à ces enfants.Page 3 L’art Italien Le marché de Tart traverse une période difficile en ce moment en Italie.Pour les grands maîtres, tout semble aller pour le mieux.Pour les jeunes, la situation est fort différente.Cela serait attribuable à leur type de peinture mais aussi à la perte de pouvoir d’achat de la classe moyenne.Page 11 La Chine prend le virage La République populaire de Chine vient de mettre en vigueur un important plan destiné à modifier la structure économique chinoise.Dans certains milieux chinois, on parle de ce plan comme étant la troisième grande étape de l'histoire chinoise, après celle de 1911 et 1949.Peu de détails précis ont cependant pu être recueillis par les différentes agences de presse installées là-bas.Page 15 La famille Beaudoin accueille avec amertume l’acquittement des policiers MAURICE GIRARD SHERBROOKE (PC) - La famille de Serge Beaudoin, tué par erreur le 23 décembre dernier lors d’une descente au motel Le Chatillon de Rock Forest, a mal réagi au verdict de non-culpabilité prononcé samedi après-midi par un jury de sept hommes et de cinq femmes.« Y’a pas de justice, c’est une meurtre par vengeance », s’est exclamée Mme Yolande Beaudoin, femme d’un des frères de la victime, Gilles, en descendant les marches de l’escalier menant à la salle de la Cour supérieure où le procès contre les policiers André Castonguay et Roger Dion avait débuté le 1er octobre.« Les policiers ont des balles pour tuer, c’est légal, c’est approuvé par vous tous », a-t-elle ajouté en poursuivant son chemin en larmes, révoltée contre la presse et un peu tout le monde.« Pourquoi André Castonguay a-t-il change sa version, qiU’il n’a pas donné ici au procès la même version qu’à Tenquete du coroner », a demandé son mari qui, une fois la famille descendue, est monté avec son frère Réjean dans l’ascenseur qu’empruntent normalement les po- liciers pour se présenter en cour.Les agents de sécurité ayant flairé les intentions des frères de la victime, ont fait dégager l’ascenseur, qu’un d’entre eux a continué de garder jusqu’à ce que tout le monde soit parti.Le jury composé de sept hommes et de cinq femmes a rendu samedi, vers 15hl5, cinq verdicts unanimes de non-culpabilité à l’endroit des deux policiers locaux poursuivis au criminel par le Procureur général.Les enquêteurs André Castonguay et Roger Dion n’ont donc aucune responsabilité criminelle dans la mort du poseur de tapis Serge Beaudoin et des blessures infligées à son compagnon Jean-Paul Beaumont, le 23 décembre dernier au motel Le Chatillon de Rock Forest.Il n’aura fallu qu’une dizaine d’heures au jury pour s’entendre et convoquer une nouvelle séance du tribunal présidée par le juge Gérald Ryan, de la Cour supérieure, pour faire part de leur verdict unanime qui aura sans doute été inspiré par la plaidoirie de légitime défense présentée par l’avocat des policiers.Devant une salle tendue, le président du jury a répété, sans hésitation et sur un ton ferme, « non coupable » aux quatres chefs d’accusations por- tées contre les deux policiers de Sherbrooke.Comme s’ils ne se rendaient pas compte de ce qui leur arrivait, les deux accusés n’ont pas réagi immédiatement.C’est Roger Dion, sur qui pesait les moindres accusations, qui réalise le premier la signification de ce qui vient de se passer.Après le cinquième « non coupable », il se penche en avant et commence doucement à pleurer, la main sur le visage.Assis à côté dans le box des accusés, son partenaire André Castonguay, accusé d’homicide involontaire, ne résiste plus.Lui aussi se penche pour cacher les larmes qui coulent sur ses joues.Pendant que Dion tente de se contenir, les épaules toujours secouées par les sanglots, Castonguay se redresse.Mais, tout aussi impuissant à se maîtriser, il détourne brusquement son visage vers la fenêtre, près de laquelle le cerveau de l’opération « surprise », Michel Salvaü, est assis, imperturbable.F]t Castonguay continue de pleurer, tout en se plaçant la main sur la bouche pour arrêter les sanglots.Quelques minutes plus tard, il sera le premier à tendre la main à son avocat Michel Proulx pour le remercier Voir page 10: La famille LE WEEK-END SPORTIF ¦ Le Canadien impeccable Le premier match de la saison entre le Canadien et les Nordiques de Québec, demain au Colisée, s'annonce passionnant à la lumière des résultats du week-end.Le Canadien a en effet disputé un match impeccable contre les North Stars du Minnesota, vaincus 4-2 au Forum, cependant que les Nordiques ont démontré une force de frappe explosive contre les Maple Leafs de Toronto qu’ils ont humiliés 12-3 dans la Ville-Reine.Page 18.¦ Niki Lauda champion du monde L'Autrichien Niki Lauda a été sacré champion du monde des conducteurs, hier, à la suite de sa deuxième place au Grand Prix du Portugal remporté par son coéquiper Alain Prost.Celui-ci termine à la deuxième place, un demi-point derrière Lauda, qui enlève ainsi son 3e titre en carrière.Page 19.¦ Les Concordes ratent une chance Déjà assurés d’une participation aux éliminatoires de la LCF, les Concordes ont laissé filer une belle occasion de raffermir leur emprise sur le deuxième rang en subissant un revers de 17-14 contre les Argonauts de Toronto, hier au stade Olympique.Les arbitres n’ont toutefois pas aidé.Page 18 représentants R-5 TL 85 à partir de 6 359$ ÉCHANGE ACCEPTÉ ( ENTRK-VII.LK MON I REAE 1824 ouest, Ste-Catherine 2085 ouest, Ste-Catherine 937-7785 937-9551 Le Devoir, lundi 22 octobre 1984 Le patrimoine québécois de demain A Fédération des sociétés ^d’histoire du Québec (^FSHQ) heme Le D -¦—•entreprend sous le thé patrimoine québécois de demain une série de colloques régionaux desquels elle espère tirer un état de la situation et quelques perspectives d’action, autant pour elle-même que pour ses sociétés membres.Un fort nombre de sociétés d’histoire ont, outre leurs travaux de recherche et de diffusion des connaissances, participé à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine de leur collectivité.Certaines d’entre elles possèdent des propriétés patrimoniales, administrent des centres d’archives ouverts au public et interviennent fréquemment auprès des administrations municipales ou régionales.Elles ont donc une expérience vécue de démarches et d’initiatives en vue d’obtenir le reconnaissance ou le classement de sites et de biens historiques.Un bilan, au moment où la Fédération des sociétés d’histoire se prépare à célébrer ses 20 ans, a sans doute son utilité et sa pertinence d’autant plus que, dans les régions, la confection et l’adoption d’un schéma d’aménagement préparé par les municipalités régionales de comté comprend un volet patrimonial.Dans son dernier rapport annuel, la Commission des biens culturels invitait le ministère des Affaires culturelles à valoriser le statut de reconnaissance des biens et à amplifier les classements.«Dans le contexte des nouvelles législations, la Commission est d’opinion que, loin de freiner les classements, il y aurait lieu d’en amplifier la mesure.» Par comparaison à des pays de taille semblable, le Québec a un modeste inventaire de biens culturels protégés: quelque 500 monuments et une douzaine d’arrondissements.Le Danemark a classé 3,000 monuments et 60 sites; la Belgique a classé 3,500 monuments et 189 sites et la Hollande, 40,000.«Comment prévoir pour l’avenir, lit-on encore dans le rapport annuel, la conservation des immeubles, oeuvres modestes ou oeuvres d’auteur, qui méritent une place dans l’histoire du Québec.N’est-ce pas la responsabilité de l’État?Qu’il soit aidé et qu’il soit conseillé par les autorités municipales, tant mieux, on ne peut que s’en réjouir.Mais c’est sans compromis que l’État doit se doter d’un parc légal grant d’une pérennité réelle.» La loi des biens culturels, malgré ses imperfections, reste encore un excellent outil bien la modestie des moyens et de la volonté du ministère des Affaires culturelles ne permettent pas de l’utiliser à fond.L’an dernier, le ministères des Affaires culturelles a publié un programme d’action, inspiré d’une tournée des régions à laquelle plusieurs sociétés d’histoire et organismes préoccupés de patrimoine avaient participé.Le ministre des Affaires culturelles, M.Clément Richard, remettait à plus tard la présentation d’une nouvelle loi sur les biens culturels et traitait fort peu du patrimoine bâti.L’état de la situation du patrimoine que dressera la Fédération des sociétés d’histoire devrait sans doute indiquer dans quelle direction les organismes locaux perçoivent l’avenir.PATRIMOINE ET AMÉNAGEMENT — Hydro-Québec, avec le concours de la faculté d’Aménagement de l’université de Montréal, offre au public une série de conférences sur le thème du patrimoine et de l’aménagement.«Conscients de l’intérêt croissant du public pour le patrimoine physique et culturel, tous deux se sont associés pour répondre aux nombreuses interrogations portant sur LE PATRIMOINE ALAIN DUHAMEL le patrimoine et sur la place qu’il convient de lui réserver dans la conception et l’exécution des aménagements d’aujourd’hui» affirme la société d’État en présentant, pour la seconde année, les jeudis d’H ydro-aménagement.Pour cette série de conférences, les organisateurs ont constitué une liste de conférenciers québécois et étrangers de grande renommée, notamment Marcel Évrard, don-dateur de l’écomusée Le Creusot, Ricardo Bofill, architecte parisien, Raymond Lemaire, de la faculté d’architecture de Louvain, Jean-Claude Marsan, de la faculté d’aménagement de Montréal, Alexandre Gaudieri, directeur du musée des Beaux-Arts de Montréal.Le ministre des Affaires culturelles, M, Clément Richard, inaugurera la série, jeudi le 25 octobre, en exposant la politique québécoise de conservation du patrimoine.Les conférences ont lieu tous les jeudis, entre le 25 octobre et le 21 février, au centre des conférences du complexe Guy-Favreau, boulevard Dorchester, à 18 heures.Hydro-Québec, qui célèbre cette année ses 40 ans, a, avec ses grands travaux, modifié le paysage qué- bécois.Depuis quelques années, la 1 d’Etat a pris conscience à Société ( la fois du patrimoine des collectivités où elle bâtissait et du patrimoine dont elle est le conservateur puisque l’électricité joue un rôle déterminant dans le développement du pays depuis un siècle.Laurent Girouard, archéologue, et Jean-François Larose, chargé du projet Shawinigan, exposeront au cours de la série les entreprises récentes d’Hydro-Québec à cet égard.ARCHÉOLOGIE — La Société d’archéologie de Nouvelle-France vient de publier le premier numéro de son bulletin, intitulé Archéologie et présenté au public dans la facture d’un magazine.Il s’agit d’une première au Québec qui, espérons-le, aura longue vie.Dans le premier numéro, la rédaction a privilégié l’archéologie historique.«L’archéologie historique paraissait moins bien servie» affirme l’un de ses rédacteurs, M.Lucien Guimond.«Déjà l’archéologie préhistorique avait ses entrées dans un périodique québécois qui survécu pendant plus d’une décade toujours en améliorant le produit.Quant à l’archéologie classique, elle trouvait son droit à l’expression dans des revues universitaires qui faisaient état des fouilles archéologiques canadiennes à l’étranger.Seule l’archéologie euroquébécoise n’avait pu créer son moyen de diffusion, bien que certains projets ait été déjà présentés et subventionnés, la lacune n’était toujours pas comblée.» Archéologie fait état des fouilles du moulin à tabac au Jardin zoologique de Québec et des travaux sur le site du premier palais de l’intendant dans le quartier des voûtes Jean Talon, à Québec.On y relate aussi des expériences vécues aux Grondines et en France.La Société d’archéologie de Nouvelle-France regroupe des professionnels et des amateurs qui souhaitent contribuer à la diffusion des connaissances et à la mise en valeur du patrimoine archéologique québécois.On peut se procurer ce premier numéro de la revue Archéologie pour la somme de $3.25 ( plus $1 de manutention) en écrivant à la Société d’archéologie de Nouvelle-France, C.P.55, Haute-Ville, Québec, GIR 4M8.Une autre Superfrancofête guérin JULIETTE (PC) ueb l'éditeur Présentement à la reliure Mathématique Soleil III Madeleine Drolet, Hélène Rochette Manuel de l'élève — 15,95$ L’Office franco-québécois entend souligner en 1985 l’Année internationale de la jeunesse.A l’issue de la réunion annuelle du conseil d’administration tenue samedi à Joliette, les ministres responsables, M.Alain Kalmat, de En vente dans toutes les librai ^ .ries -i Cette collection couvre programmes d'études de la mathématique au secondaire, premier et deuxième cycles.Pour chacun des niveaux, il y a un manuel pour l'élève, un guide du maître et deux cahiers d’activités.4560 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél.(514) 849-1112 En vente dans les librairies: Station Métro-Longueuil Longueuil, Québec Tél.; (514) 677-6525 166 est, tue 4440 rue Sainte-Catherine Saint-Denis Montréal, Québec Montréal, Québec Tél : (514) 861-5647 Tél : (514) 84S-6241 Grant Notley, le leader du NPD en Alberta, périt dans un accident d’avion France, et M.Guy Chevrette, du Québec, ont annoncé la création de deux activités spéciales.Un programme d’échange axé sur la découverte de la technologie sera mis sur pied, et le Québec sera l'hôte, l’été EDMONTON (PC) — Le chef du Nouveau Parti démocratique de l’Alberta, M.Grant Notley, a perdu la vie avec cinq autres personnes vendredi soir dans l’écrasement d’un appareil bimoteur dans le Nord de l’Alberta.Un des quatre survivants de l’accident, le ministre de l’Habitation de l’Alberta, M.Larry Shaben, a été transporté à l’hôpital du lac de l’Esclave, en Alberta, où il a été soigné pour de légères blessures.Il a pu quitter l’institution deux heures plus lard.Les autres rescapés ont été conduits à Pldmonton à bord d’un appareil Hercule des P'orces armées canadiennes.L’avion, un Twin Piper PA-31 Chieftain, de la compagnie Wapiti Aviation, s’est écrasé dans le brouillard près de High Prairie, en Alberta, au cours d’un vol de 400 kilomètres reliant Peace River à Edmonton.Les équipes de secours de la base des Forces armées canadiennes d’Edmonton n’ont pu atteindre le lieu de l’accident que vers le milieu de la matinée samedi en raison de la mauvaise température.Le retard de l’appareil avait été signalé tard vendredi soir.Des secouristes de la Gendarmerie royale du Canada ont également tenté de se rendre sur les lieux samedi peu avant l’aube, à l’aide d’un buldozer, mais plusieurs kilomètres les séparaient encore de l’appareil, epe^ri lorsqu’un hélicoptère a repéré les survivants, regroupés autour d’un feu de camp.M.Notley, âgé de 45 ans, dirigeait le NPD provincial depuis 1968.Il laisse dans le deuil son épouse et trois enfants.MM.Notley et Shaben s’en retournaient dans leurs circonscriptions respectives de Spirit River-Fairview et Lesser Slave Lake, dans le nord de la province, pour le week-end.Selon le porte-parole du ministère des Transports Bill Almolky, il faudra sans doute attendre plusieurs semaines, et peut-être même plusieurs mois, avant que l’enquête sur l’écrasement de l’appareil dans lequel M.Notley avait pns place soit terminée.«Il s’agit d’un événement triste et tragique dans l’histoire de notre province», a déclaré samedi aux journalistes le premier ministre Peter Lougheed.À Ottawa, le leader du Nouveau Parti démocratique, M.Ed Broad-bent, l’un des premiers à réagir à la nouvelle, a rendu hommage à M.Notley, et a déclaré que ce dernier avait «consacré sa vie entière à l’amélioration des conditions de vie de ceux qu’il savait si bien représenter».Selon le chef néo-démocrate et expremier ministre de la Saskatchewan, M.Allan Blakeney, M.Notley était un homme passionné qui a fait preuve de persévérance et d’une extraordinaire détermination dans la mise sur pied, «dans des conditions extrêmement difficiles», de l’aile al-bertaine du NPD.La mort de M.Notley, qui dirigeait Cette phato, qui date des élections albertaines de 1982, montre le chef du NPD de l’Alberta, M.Grant Notley, avec sa femme Sandy et son fils cadet Stepehn.M.Notley a perdu la vie vendredi soir dans l’écrasement d'un avion.(Photolaser CP) le NPD albertain depuis 16 ans, idu] plonge 1 organisation du parti dans l’incertitude.Plusieurs observateurs et hommes politiques accordent à M.Notley le mérite d’avoir, à lui seul, assuré la viabilité du parti néo-démocrate sur la scène politique de l’Alberta.Il était, avec M.Ray Martin, l’un des deux députés néo-démocrate à la législature albertaine.Le CLSC doit se rapprocher de ceux qu’il dessert RENÉE ROWAN tion.» QUÉBEC - Le CLSC est-il vraiment «près de vous», comme le suggère le thème du 10e congrès de la Fédération des CLSC du Québec qui a réuni à Québec en fin de semaine quelques 700 participants?Non, a répondu le chercheur Jacques Godbout, de l’Institut national de recherche scientifique (INRS) Urbanisation de l’Université du Québec qui, dès l’ouverture de la rencontre, a posé un jugement sévère sur les CLSC et lancé le défi d’un véritable réseau d’affaires locales à créer.Une enquête récente dans des quartiers de Montréal montre que le centre principal du réseau des groupes de quartiers n’est pas le CLSC, mais la paroisse.Jusqu’à maintenant, constate M.Godbout, les CLSC n’ont pas été dérangés; ils ont pu vivre un narcissisme autogestionnaire, à l’abri de la communauté locale et des contrôles bureaucratiques.Par rapport aux objectifs de départ, ils ont manqué le bateau; «C’est une expérience qui a d’abord été favorable aux permanents, aux membres de l’organisa- La véritable chance des CLSC pour l’avenir, estime M.Godbout, ce n’est pas le nouvel apport de ressources, qui constitue plutôt un nouveau danger.C’est la diminution des ressources centrales, la crise économique et l’obligation de recourir de nouveau au milieu pour régler les .¦ sibilif ¦ problèmes, l’impossibilité d’engager un nouveau spécialiste à chaque fois qu’un nouveau problème se pose.Pour la première fois, a-t-il poursuivi, les permanents professionnels auront un intérêt à modifier leur relation avec les usagers et à faire l’essai de la démocratie.Ils auront besoin d’eux, ils auront besoin d’établir des alliances avec eux contre le ministère des Affaires sociales.Ils seront obligés de leur concéder du pouvoir, de les reconnaître , comme agents actifs, de reconnaître ' ce lieu d’intervention comme un système local, comme un réseau d’affaires locales.Ce que M.Godbout propose, c’est l’essaie de la démocratie.Les employés permanents du CLSC, a-t-il poursuivi, n’auront plus le choix entre une absence de contrôle , une autonomie laissée par l’État et le contrôle partagé avec les usagers.Ils auront le choix entre un contrôle bureaucratique de plus en plus rigide, inefficace mais combien embêtant, et un pouvoir partagé avec les usagers qui seront responsables de l’évaluation des services dispensés par le CLSC.Cela conduit à la nécessité d’accroître le pouvoir du conseil d’administration des CLSC, c’est-à-dire en faire un véritable conseil d’administration et non pas une instance d’application des mandats du ministère avec très peu d’initiative.Cela signifie aussi accroître le pouvoir des usagers au sein du conseil d’administration; qu’ils soient majoritaires constitue un minimum, affirme-t-il.Le chanoine Jacques de Grand-Maison, autre conférencier samedi, n’a guère été plus tendre pour les CLSC à qui il a reproché leur manque de cohésion, leur lourdeur, leur rigidité.«Comment le CLSC saura-t-il rejoindre ou inspirer ou faire naître des solidarités communautaires dans le milieu s’il n’a même jamais expérimenté une véritable communauté de travail sur son propre terrain?» A la veille du transfert des effectifs de première ligne des services de santé et des services sociaux des CSS vers les CLSC, le chanoine de GrandMaison a mis les deux partis en garde contre les batailles de corporations: «nous nous sommes épuisé comme société dans une enfilade de luttes à finir.» Tout au long de son intervention, il a mis l’accent sur la démarche communautaire qui, selon lui, non seulement s’impose, mais commence à être voulue, sinon désirée.Parents contestés L’UNESCO et la Fédération internationale pour l’éducation des parents tiendront à Montréal en avril 1985 une conférence de deux jours traitant des difficultés entre les jeunes et leurs parents.Placée sous le thème: « Parents contestés, jeunesse rejetée » la conférence est organisée dans le cadre de l’Année in-ternatinale de la jeunesse et comptera sur quelque $47 000 de subventions du gouvernement québécois.UNE IDÉE D'AVANCE «L'HYPOTHÈQUE ÂL'ABRI» prochain, d’une Superfrancofête.Par ailleurs, traçant le bilan des activités réalisées cette année par l’organisme, le ministre Kalmat s’est montré particulièrement réjoui par les résultats de la traversée Cap sur l’avenir k laquelle ont participé 600 jeunes québécois et français.C'est en innovant que Desjardins a toujours eu une bonne longueur d’avance dans le domaine du prêt hypothécaire.Desjardins vous offre aujourd'hui ce que les autres vous offriront peut-être un jour.l’hypothèque à l’abri.Avec l'hypothèque à l’abri, le montant de vos remboursements est protégé contre les hausses souvent imprévisibles des taux d’intérêt.Le montant de vos remboursements sera désormais établi en tenant compte du taux d’inflation.Voilà l’idée d’avance qui fait toute la différence.Pour en savoir plus long sur hypothèque à l’abri, renseignez-vous auprès du personnel de votre caisse populaire ou de votre caisse d’économie.Desjardins Une ressource naturelle Le Devoir, lundi 22 octobre 1984 Les commissaires d’écoles de Montréal s’opposent toujours au projet de loi 40 révisé JEAN-PIERRE PROULX Les éléments majeurs du projet de loi 40 sur la restructuration scolaire, tel que révisé par le ministre de l’Éducation, M.Yves Bé-rubé, n’ont toujours pas trouvé grâce aux yeux des 65 commissaires d’écoles de l’île de Montréal (sur 106) qui ont participé vendredi soir et samedi à une journée d’étude sur la question : on s’y oppose toujours aussi fermement.Le ministre de l’Éducation devrait déposer le projet de loi révisé cette semaine à l’Assemblée nationale mais une version officieuse circule depuis le 15 septembre dans le milieu de l’Éducation Aux termes de leurs délibérations, les commissaires ont pris quatre votes- ¦ 75 % se sont prononcés en faveur des commissions scolaires confessionnelles (pour le statu quo, donc) et 25 % pour le régime des commissions scolaires linguistiques proposé par le projet de loi.¦ 92 % se sont prononcés pour la formule actuelle d’élection au suffrage universel et 8 % pour la formule mixte du projet de loi.¦ 80 % se sont déclarés en désaccord avec le partage des responsabilités entre les commissions scolaires et les écoles.¦ 100 % se sont opposés à la pro-• position ministérielle concernant l’étendue des pouvoirs accordés au ministre de l’Éducation et au gouvernement La réaction des commissaires de l’île de Montréal ne constitue toutefois pas une surprise.La CÉCM et la CÉPGM mènent la lutte depuis toujours pour le maintien intégral des commissions scolaires confessionnelles: la CÉCM se bat d’abord au nom d’une idéologie religieuse tandis que la CÉGPM le fait pour des motifs avant tout culturel et politique: abasourdis par la loi 101, les leaders politiques de la com-munauté scolaire anglophone non-catholique cherchent par tous les moyens à maintenir son identité.Or, rappellaient samedi en conférence de presse et MM.Joel Hartt, président de la commission scolaire Lakeshore, et son collègue Allan Butler, président de la CEPGM, aucune garantie constitutionnelle n’est attachée aux commissions scolaires linguistiques.Kn outre, on s’inquiète de l’association aux anglo-catholi-ques qu’implique le nouveau régime.M Hartt, qui est juif, a évoqué samedi «le droit, à l’approche éclectique de l’éducation» que constitue la tradition protestante.Pour le président du Conseil scolaire, M.Jacques Mongeau, «laisser tomber les garanties constitutionnelles pour une formule qui n’en comporte pas, est chose embêtante».S’il est communément admis que la CÉCM et la CÉPGM bénéficient de ces garanties, les autres commissions scolaires cherchent actuellement à prouver qu’elles en jouissent aussi.La Cour d’appel du Québec leur a d’ailleurs donné raison à propos du pouvoir de taxation.L’affaire est actuellement pendante en Cour suprême.Bref, les commissions scolaires n’ont aucun intérêt stratégique à appuyer la formule linguistique alors qu’elles pourraient voir bientôt la Cour suprême leur accorder des garanties constitutionnelles.M.Mongeau a été fort clair là-des-sus.La première de ces garanties, affirme M Mongeau, c’est l’existence même des commissions scolaires M.Mongeau y tient d’autant qu’il est convaincu que le gouvernement du Québec a comme objectif à long terme d’abolir les commissions scolaires.Libéral lui-même (il a fait la lutte à M Jacques-Y van Monn en 981), M Mongeau ne fait pas plus confiance là-dessus à un prochain gouvernement dirigé par M.Bou-rassa.La seconde garantie a trait aux pouvoirs de gestion des commissions scolaires : les commissions scolaires protestantes tentent actuellement en Cour supérieure, au nom encore de la Constitution, de faire casser le règlement ministériel sur le régime pédagogique Il contrevient, prétendent-elles, à leurs pouvoirs constitutionnels de déterminer eux-mêmes le programme d’études de leurs écoles.Compte tenu des impératifs de la loi 101, le régime actuel a, comme conséquence directe de confier aux commissions scolaires protestantes, donc de tradition anglaise, la scolarisation en français des enfants immigrants non-catholiques.Depuis 1977, le secteur franco-protestant de la CÉPGM est passé de 1,600 enfants à quelques 7,000 et il atteindra 10,000 enfants en 1988.M.Mongeau reconnaît d’emblée à cet égard que cette situation n’est «ni normale ni souhaitable» dans le cadre d’un Québec qui se définit dorénavant comme français mais, ajoute-t-il, la solution n’est pas nécessairement la commission scolaire hnguistique.Il voit plutôt une formule permettant l’autonomie administrative de la minorité au sein de commission scolaire confess’ion-neUe comme cela se pratique à la commission scolaire Baldwin-Cartier (dont il est aussi prési dent) au bénéfice des anglo-ca-thohques.M.Hartt, lui, a une approche «individuabste» à cette question.«Des non-catholiques frappent à notre porte pour y recevoir l’enseignement en français, dit-il.Nous respectons ce choix.S’ils voulaient s’inscrire à la commission scolaire catholique Baldwin-Cartier, (qui recouvre le même territoire) nous respecterions aussi ce choix en concluant une entente de fréquentation scolaire».Par ailleurs, M.Mongeau soutient mordicus que la formule du projet de loi pour l’élection des commissions scolaires contredit le principe du «gouvernement local».Cette formule prévoit l’élection d’un tiers des commissaires parmi les parents membres des conseils d’école, un nouvel organisme que créerait aussi le projet de loi et des deux autres tiers au suffrage umversel.Même si une autre théorie veut qu’un gouvernement se définisse comme «local» dans la mesure où ses membres sont d’abord élus localement, (ce qui demeure le cas de la formule Bérubé), M.Mongeau n’en démord pas: un gouvernement est local uniquement si ses membres sont élus au suffrage umversel.Pour ce qui est enfin du partage des pouvoirs entre commissions scolaires et les écoles et entre le ministère et les commissions scolaires, M.Mongeau et ses collègues ne sont pas satisfaits mais ICI leur motif d’insatisfaction sont plus vagues.On n’aime pas, par exemple, que le projet de loi confie certains pouvoirs décisionnels aux enseignants.On dénonce aussi les pouvoirs que s’arroge le ministre concernant la vente des immeubles scolaires.Pour tout dire, on ne voit pas de progrès dans ce projet de loi pour les commissions scolaires, mais un recul.Directement de Rome Un repas complet à votre choix rés.: Ouvert tous les jours de 17 h à 24 h : 271-3133 5316 ave Park stationnement gratuit chez Petro-Canada (Park et Fairmont) Bébé Saumon frais ou Escaloppe de veau «Picata al limone» 9,95$ Table d’hôte italienne (repas compiet) égaie- 9,95$ Une nouvelle aventure chez Fellinis APPORTEZ VOTRE VIN ment offerte à partir de INVESTISSEZ AVEC MESURE: ANNONCEZ DANS LE DEVOIR 775 participants au colloque sur la douanes Les enfants «doués» doivent pouvoir bénéficier de services spécialisés CAROLE BEAULIEU La nécessité d’offrir des services spéciabsés aux enfants « doués » fait de plus en plus consensus dans le milieu scolaire québécois, hier encore réfractaire à èette idée.Un premier colloque provincial sur la « douance », tenu en fin de semaine à Montréal, a attiré plus de 775 participants, le double du nombre attendu par les organisateurs.Knseignants, parents, professionnels, administrateurs scolaires, ils sont venus de tous les coins de la province pour prendre part à ce colloque de deux jours organisé conjom-tement par la Commission des écoles cathohques de Montréal (CÉCM) et la faculté des sciences de l’éducation de l’Umversité de Montréal.Réfutant les « mythes » selon lesquels parler de douance est « anti-dé-mocratiqüe » et équivaut à vouloir « former une élite », ils se sont penchés sur les besoins des enfants doués qu’ils côtoient, des enfants dont le système d’éducation québécois a jusqu’ici, selon eux, « nié les besoins particuliers ».« Nous avons montré au ministère, simplement par le nombre de participants, que la question des services aux enfants doués est là pour rester, que c’est un mouvement irréversible », dit M.Georges Ouellet, psychologue au sem de l’équipe responsable à la CÉCM du développement des services aux doués.Irréversible en effet.Au cours des deux dernières années, près d’une quarantame d’expénences ont vu le joim aux quatre coins de la province.À la CECM, où le débat se poursuit déjà depuis cinq ans, sept écoles offrent déjà des programmes particuliers aux enfants doués.Une douzaine songeraient à en mettre en place dès septembre prochain.Les organisateurs du colloque prévoient que ces deux jours de réflexion et d’mformation aguont comme un véritable catalyseur, renvoyant dans tous les coins de la province des «agents multipbcateurs».« Nous sommes évidemment encore loin du milieu anglophone, qui travaille là-dessus depuis 10 ou 15 ans et peut facilement adapter ce qui se fait aux États-Unis.Mais je dnai que nous sommes parmi les chefs de file de la francophonie », soutient Mme Marcienne Lévesque, l’une des or-ganisatnces.Cours primaire sans degré, cours du samedi, classes d’été, tutorat individuel, mentorat par des retraités de la communauté.le sous-ministre de l’Éducation, M.André Rousseau, a laissé grandes ouvertes les portes de l’expérimentation dans son exposé aux congressistes.Le MEQ s’engage à assurer des services spéciaux pour les «doués» (C.B.) Le ministère de l’Éducation du Québec (MEQ) accordera un appui financier et professionnel à « la mesure de ses moyens » aux intervenants du milieu scolaire qui souhaitent mettre en place des services spéciaux aux enfants doués et talentueux ou faire de la recherche dans ce domame.C’est ce qu’a indiqué en fin de semaine à Montréal le sous-ministre à l’Éducation, M.André Rousseau, alors qu’il s’adressait à quelque 750 personnes réunies dans le cadre du premier colloque provincial sur la douance.Pour les organisateurs du colloque, cet engagement du ministère constitue un « pas majeur » dans le dossier de la douance au Québec, dossier qui a longtemps selon eux été bloqué par les valeurs traditionnelles québécoises et un certam nombre de mythes entourant la douance.Le sous-mmistre Rousseau a indiqué que le MEQ reconnaissit dé- sormais d’une façon « non équivoque » la présence à l’école d’enfants aux capacités exceptionnelles et la quasi inexistence de services adaptés à leurs besoins.Il a convié tous les mtervenants du milieu scolame à s’engager dans une « phase exploratoire » au cours de laquelle toute latitude sera laissée aux milieux scolaires dans le choix des moyens et des modèles d’mtervention.Le ministère considère en effet qu’il serait prématuré de mettre en place des services, tant que le milieu ne se sera pas entendu sur des orientations fermes et sur un certain nombre de modèles d’organisation.Au cours de cette phase, le MEQ agira comme instrument de coordination, de support et de transmission de l’information.Il ne fait toutefois pas de doute, a indiqué le sous-ministre, que le MEQ s’oriente graduellement vers le développement de services.Pour ce faire, le ministère mdique trois grande voies de développement : repérer les élèves doués, pré-vilégier l’enrichissement au sein du cadre scolaire régulier et miser sur les ressources humaines (scolaires et communautaires) existantes.• Une tel programme respecte, selon M.Rousseau, les grandes orientations de l’école québécoise : respect des besoins différents des élèves et droit pour chacun de bénéficier d’une éducation favorisant l’épanouissement de sa personnalité.Le ministère refuse toutefois de voir recr^r des « ghettos » du même type que ceux qui ont déjà existé pour les élèves en difficulté d’apprentissage.L’important, a indiqué le sous-ministre, c’est d’éyiter aux jeunes doués la « frustration d’un automobiliste coincé dans un embouteillage » tout en faisant de lui un individu capable de respecter la différence et de vivre en société.Les organisateurs du colloque se réjouissaient d’ailleurs que le ministère de l’Éducation ait indiqué en fin de semaine son intention de laisser les expériences suivre leur cours sans tenter d’imposer « par le haut » des modèles uniques.Même s’il rappeUe qu’il ne favorisera pas la création de « ghettos > d’enfants doués, le ministère se dit prêt à soutenir les recherches du mi-heu et invite même à une telle phase exploratoire.En dépit de ce consensus, il reste encore, selon M.Ouellet, énormément de « déblayage » à faire pour définir le type de services et meme Identifier «qui sont les doués».Deux tendances majeures se dessinent en effet au sein des tenants des services spécialisés aux enfants doués: les partisans de la « ségrégation » et ceux de « l’intégration ».Même si les partisans de l’intégration semblent plus nombreux — le MEQ s’est déjà placé dans ce camp et la CÉCM s’apprêterait à émettre un document d’orientation en ce sens — bon nombre d’initiatives déjà réalisas sont de types « ségrégationnistes».Ainsi on retrouve des classes spéciales dans les écoles primaires Chnst-Roi (nord de Montréal) et Ste-Colette, et à l’école secondaire Sophie-Barat.Dans d’autres établissements secondaires — Benjamin de Montigny et Charles Lemoyne — les élèves doués sont regroupés pour des activités hors de leurs heures de classe habituelles.Le concept même de la «douance» — néologisme désormais consacré dans le milieu — est encore en flottement dans le milieu québécois.Entre les 3 % de « surdoués » et les 20 % de « talentueux », qui sont les doues?La douance n’est-elle qu’affaire de capacité intellectuelle?De là, selon le ministère de l’Éducation, qui favorise le concept d’une douance « globale, embrassant tout le potentiel humain » la nécessité de poursuivre la période d’expérimentation pour en « venir à un meilleur consensus ».Les négociations reprennent à la CTCUM ANGÈLE DAGENAIS Comme prévu, le week-end a été lout-à-fait calme du côté négociations entre la Fraternité des 4000 chauffeurs d’autobus en grève depuis jeudi matin et la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM).Ce calme olympien offrait un contraste saisissant avec la circulation particulièremertt dense de la journée de samedi où automobilistes, bicyclettes, «pouceux» et véhicules en stationnement se disputaient la largeur de la chaussée aux quatre coins de la ville.Les grandes artères de la métropole ont connu une circulation très dense jusqu’à tard dans la nuit.Hier par contre, le temps pluvieux d’automne a encouragé les promeneurs du dimanche à refaire tranquillement chez eux leurs forces et la tolérance de leur système nerveux pour affronter la semaine qui commence.Le service de police de la CUM n’avait pas compilé hier le nombre «record» d’accidents qui ont dû inévitablement accompagner cet achalandage hors de l’ordinaire des rues de la métropole.Les négociations doivent reprendre aujourd’hui entre les chauffeurs et la Commission de transport.La La eSN accepterait la proposition de Clair (PC) — Le Comité de coordination des négociations du secteur public de la eSN a proposé à ses membres d’accepter la réouverture des décrets et la révision du régime de négociations.C’est ce qu’a révélé samedi en conférence de presse la vice-présidente de la eSN, Mme Monique Simard, en réponse à une proposition du président du Conseil du trésor Michel Clair datée du 9 octobre dernier.Mme Simard a toutefois ajouté que la CSN refusait de rencontrer M.Clair avant d’avoir consulté toutes les instances fédératives im-phquées.Environ 600 délégués de la Fédération des affaires sociales se réuniront dans une dizaine de jours à Québec pour discuter de la proposition du Comité de coordination.Le Conseil fédéral de la Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec fera de même le 27 octobre.Les deux autres instances impliquées, la Fédération des employés du secteur public et la Fédération des professionnels salariés et cadres du Québec ont déjà adopté la position du Comité.“C’est justement ce fonctionnement démocratique qui assure des bases solides aux orientations et aux décisions qui sont prises”, a-t-elle déclaré, défendant ce processus de consultation.CTCUM indiquait vendredi qu’elle espérait que des négociations intensives puissent faire avancer le contentieux d’une trentaine de clauses restant encore à régler entre les parties.Les chauffeurs ont indiqué que la réduction de la semaine de 42 heures et demie (à 37 heures et demi) et de la disponibilité de 13 heures (à 12 heures) par jour exigée d’eux, leur tient particulièrement à coeur.La CTCUM n’est pas prête par aUleurs à offrir aux chauffeurs des augmentations salariales plus importantes que celles qu’ont acceptées les employés de bureau et d’entretien cette année, soit 3.6% en 1984 et le coût de la vie en 1985 et 1986.Les services essentiels doivent reprendre aujourd’hui, les deux parties ayant clairement indiqué leur intention de respecter à la lettre les engagements qu’ils ont pris devant le Conseil des services essentiels avant le déclenchement du conflit.Rappelons que les périodes où un service de métro complet est offert aux usagers sont de 6 h 30 à 9 h 30 le matin, de 15 h lOà 18 h 15 et de 23hàlhde la nuit.Les autobus fonctionneront par ailleurs de6hl5à9hl5,del5h 30 à 18 h 30 et de 23 h 15 à 1 h 15 sur tous les circuits mis à part les 21 cir- cuits mineurs annulés qui ont fait l’objet de différents messages publicitaires dans les journaux de la semaine dernière et du week-end.Les journaux d’hier donnaient également le détail des premiers et derniers départs pour chacune des 57 stations de métro.La CTCUM souhaite que la panne d’électricité qui a perturbé sérieusement le service de métro entre les stations Lionel-Groulx et du Collège vendredi à l’heure de 17 h ne se reproduise pas cette semaine.Cette panne d’électricité sur les disjoncteurs de 25,000 volts du poste d’alimentation Snowdon de la CTCUM a forcé l’évacuation de tous les passagers à la station Lionel-Groulx.Une réparation temporaire a permis aux trains de redémarrer à 17 h 50 à la fin de la période de service de fin d’après-midi.La Station radiophonique CKAC/73 offre par ailleurs depuis le début de la grève du transport en commun à Montréal un service «Urgence-Transport» visant à faciliter le co-voiturage entre ceux qui désirent offrir leur voiture à de telles fins et ceux qui veulent en profiter.Le numéro à composer pour ce service est le 790-0231.I" ABONNEMENT AU DEVOIR | ¦ Pour recevoir LE DEVOIR à votre porte tous les ¦ jours du lundi au samedi, vous n'avez qu’à ¦ I remplir et nous retourner le coupon-réponse.| ¦ Cochez le tarif choisi: | ¦ ?32$ (13 semaines) CI 62$ (26 semâmes) Cl 120$ (52 semaines) I (Ces tards ne sont valables que pour la livraison par camelot | ou poste surface au Canada) _ Nom .Prénom.Adresse .Vüle Code postal .Tel Retournez avec votre chèque ou mandat-poste à je "’¦« LE DEVOIR — Abonnements 211 rue du St-Saciement Montreal, Québec H2Y 1X1 N'attendez plus: c'est le moment d'investir dans un Réa 4181 549 574® .q 5223 668 bo“ul .281° lîfF-S-".coffp'® c(;3-681’ , SOO-^'Ci 1640- fi-666’ Vous pouvez réduire sensiblement votre impôt provincial en achetant des actions d'entreprises québécoises admissibles dans le cadre d'un régime d'épargne-actions.Mais si vous voulez profiter au maximum des avantages qu'offre ce régime, il faut y penser dès maintenant.A cette époque de l'année, vous bénéficiez d'un meilleur choix de titres de qualité et évitez l'affluence de dernière minute.Pour connaître en détail les caractéristiques et les modalités du régime sur le plan fiscal, procurez-vous le Gwde du régime d'épargne-'actions offert gratuitement dans toutes les succursales de la Fiducie du Québec.Renseignez-vous davantage en communiquant avec l'un de nos conseillars.Et rappelez-vous que nous pouvons vous aider en matière de financement, de services fiduciaires et de placement.Fiducie du Québec Le rendement, c'est important; ie service i'est tout autant.^ desjardins Le Devoir, lundi 22 octobre 1984 INFORMATIONS INTERNATIONALES La campagne américaine L’art de Geraldine LISE BISSONNETTE AMHERST (Massachusetts) — Sur le bout des orteils, en se tordant le cou pour trouver un angle entre les têtes et les bébés perchés sur les épaules de leurs parents, on pensait apercevoir un petit point, gris et blanc, surmonte de cheveux blonds.Quand on se joint à 20,000 personnes pour rencontrer Geraldine, on se contente du possible.D’ailleurs il suffisait, pour baigner dans le contentement général, de savoir que du petit point onginait la voix solide et parfaitement ampüfiée qui se riait si magnifiquement de l’intellect des Reagan-Bush.C’était samedi matin, sous un soleil miraculeux qui avait permis aux premiers arrivés, trois heures plus tôt, de transformer en fête champêtre l’événement du passage de la candidate à la vice-présidence américaine, Geraldine Ferraro, sur le campus du State University of Massachusetts, à Amherst.Vers 10h30, toute vie s’était arrêtée dans l’immense université, de la bibliothèque à la cafeteria.Même les savants du American Council of Quebec Studies, qui nous disséquaient aimablement, avaient révisé l’horaire de leur conférence.Geraldine venait.Qu’à cela ne tienne, les démocrates sont de la même école que les péquistes, et ont tout leur temps pour les discours.Écolo, féministe, pacifiste, te campus avait une ration inépuisable de jeunes orateurs dans la force de l’âge de l’hyperbole.« Un nuage de désespoir s’abat sur nous en permanence », se plaignait le président du Caucus tiers-monde.Pire encore, venait en écho sa collègue d’un club démocrate, « Ronald Reagan veut détruire l’enseignement sujjérieur dans ce pays afin de créer une classe de non-instruits pour fabriquer des bombes dans ses usmes.» Oubliez ce que vous avez vu à la télévision, cette femme un peu trop préoccupée par ses notes, attendant trop visiblement le bon moment pour s’indigner, agacée par la comédie imposée.En rallye, elle maîtrise le temps, l’espace, et les attentes de son monde.Tout y passe : l’appui au mouvement du gel nucléaire, l’écrasant budget de la défense, les dangers de la guerre de l’espace, le soutien républicain à des régimes répressifs, le nouveau Vietnam qui menace en Amérique centrale, l’imbroglio américain au Moyen-Orient.Le discours démocrate le plus prévisible, le plus orthodoxe, le plus ordinaire, en somme.Mais ce qui le fait porter, c’est son talent pour l’image qui frappe, la formule qui ramasse.Elle est la championne des « one liners », ceux qu’elle ne peut se permettre à la télévision, mais sans lesquels il n’y a pas de véritable orateur, dans la tradition américaine.Ils en mangent, et elle leur laisse toutes les pauses pour le faire.Sur l’irrationnel de l’establishment militaire : «On me dit qu’au printemps, pour célébrer avant les examens, vous avez l’habitude de construire de petits canots en ciment et de faire un concours de flotte.J’ai une nouvelle pour vous : le Pentagone va les acheter $7 millions chacun.» Sur la passivité de Reagan dans les négociations pour le désarmement ; « L’administration actuelle dépense, pour ses travaux sur le désarmement, un cinquième seulement du budget alloué aux fanfares militaires.J’aime bien les fanfares, mais.» Sur la course aux armements : « Le président veut porter la course aux armements jusque dans l’espace ; nous vous disons simplement que nous voulons l’arrêter sur la terre.» Sur les droits de la personne dans des pays à régime répressif : « Si vous aviez pu entendre George Bush, récemment, féliciter le président Marcos pour son adhesion aux valeurs démocratiques.» Elle ne fait pas de sermon, laisse porter chaque phrase, et sa démonstration s’additionne morceau par morceau, sans lien didactique.Cela fait un peu peinture à numéros mais les rhétoriques complexes n’ont jamais mis de feu dans les grands rassemblements.Elle cabotine aussi, ne perdant jamais une occasion de flatter un groupe qui aime bien gloser sur l’inteUect hmité de Ronald Reagan.Tout cela en vingt minutes.Elle termine en leur rappelant d’aller voter.Les parterres se vident au son de la fanfare en marche.Ils ramassent leurs bébés, leurs bicyclettes, leurs livres, totalement calmés.Ils savent que, sauf miracle, c’est perdu d’avance.Mais ils sont d’une génération qui a plus de curiosité que d’émotion politique.Ils sont contents d’avoir été là, d’avoir participé, si peu soit-il, à cette grande première américaine qu’elle mène si bien, Geraldine.Une vive émotion s’empare de la Pologne Un prêtre pro-Solidarité est kidnappé par des inconnus VARSOVIE (AFP) - Le prix Nobel de la paix Lech Walesa a affirmé hier matin à Varsovie que lui et ses partisans mettraient tout en oeuvre pour obtenir la libération du Père Jerzy Popieluszko, enlevé vendredi soir par des inconnus près de Torun, dans le nord de la Pologne.L’enlèvement de ce prêtre de 37 ans, très connu en Pologne pour son engagement en faveur du syndicat dissous Solidarité, a suscité une vive émotion dans le pays, après son annonce laconique samedi soir par la télévision polonaise.M.Walesa, qui se trouvait à une centaine de kilomètres de Varsovie, est venu spécialement dimanche avec sa famille dans la capitale pour se joindre aux milliers de fidèles venus assister à la messe dans l’église Saint-Stanislas, la paroisse du Père PopieluszJco, aumônier des aciéries de Varsovie (Iluta Warszawa).À la fin de la messe, célébrée dans une atmosphère de grande gravité, M.Walesa a affirmé que cet enlèvement était « la suite de la violation des accords de Gdansk d’août 1980 ».« Nous ne nous laisserons pas intimider et nous trouverons les moyens d’obtenir la libération du Père Popieluszko », a-t-il ajouté, en soulignant « la terrible responsabilité que prendrait celui qui touchera à un seul cheveu» de l'ecclésiastique.L’ancien président de Solidarité a toutefois appelé les fidèles à garder leur calme et à ne pas céder à l’émotion.De son côté, Seweryn Jaworski, l’ancien responsable de Solidarité à Huta Warszawa, a demandé au début de la messe que des veillées de prières soient organisées sans discontinuer à Saint-Stanislas./\ucun élément nouveau n’est intervenu dans l’enquête depuis Tan-nonce faite par la télévision, selon laquelle le Père Popieluszko a été enlevé par des inconnus, dont un habillé en miUcien, qui avaient arrêté sa voi-ture vendredi soir dans un village Le Père Jerzy Popieluszko proche de Torun en prétextant un contrôle d’ivresse au volant.Le chauffeur du Père Popieuszko, Waldemar Chrostowski, qui avait réussi à échapper aux ravisseurs en sautant de leur voiture en marche, a été admis à l’hôpital militaire de Torun, où des ouvriers des aciéries de Varsovie devaient tenter de lui rendre visite dimanche.M.Chrostowski a été entendu par le parquet de Torun, mais aucun détail n’a filtré de ces auditions.Les ravisseurs du prêtre ne s’étaient toujours pas manifestés hier matin.Dans les milieux de l’opposition, on se garde pour l’instant d’accuser qui que ce soit, tout en soulignant que chacun connaît les ennemis du Père Popieluszko.L’abbé, Golfe : lourdes pertes irakiennes TÉHÉRAN(AFP) -Les troupes irakiennes ont eu un millier de tués et blessés au cours d’une contre-attaque infructueuse hier matin sur le front central, dans la région de Meimak, à une centaine de kilomètres à Test de Bagdad, indique un communiqué du poste de commandement régional cité par la télévision iranienne.Trente chars et 20 transports de troupes blindes ont été détruits dimanche, soit autant que depuis le déclenchement des combats dans Quatre pays exigent des modifications au plan de Contadora TEGUCIGALPA (Honduras) (d’après AFP, Reuter) — Les ministres des Affaires étrangères de quatre pays d’Amérique centrale ont souhaité samedi que le plan de paix du groupe de Contadora prévoie un dispositif de vérification et de contrôle.Réunis depuis vendredi à l’initiative du Honduras, les ministres des Affaires étrangères du Costa-Rica, du Guatemala, du Honduras et du Salvador — le Nicaragua a refusé de participer à la rencontre — ont souligné au cours d’une conférence de presse que ce dispositif de vérification devraient avoir « une autorité suffisante » pour que les accords soient appliqués de façon efficace.Ces organismes auraient notamment pour mission de vérifier la réduction de l’armement, des effectifs des armées et du nombre des conseillers militaires, ainsi que l’arrêt du trafic illégal d’armes.Ils auraient également la tâche de contrôler l’utilisation des territoires des pays de la région comme bases offensives contre des pays voisins.Selon le ministre sal-vadorien des Affaires étrangères, Jorge Te-norio, le plan de paix serait « une déclaration lyrique et ne permettrait pas d’avancer vers la paix » sans un dispositif de ce genre.Dans un communiqué conjoint, les ministres ont réaffirmé « l’importance fondamentale » que revêt la participation des pays d’Amérique centrale dans la négociation et la rédaction définitive du texte du plan de paix du groupe de Contadora (Colombie, Mexique, Panama, Venezuela) pour que les cinq pays d’Amérique centrale concernés puissent « conci- lier leurs points de vue ».Ils ont déploré l’absence du Nicaragua et ont émis l’espoir que celui-ci se joigne à leurs efforts pour « l’établissement de conditions de sécurité et de bonne entente dans le respect mutuel de chaque pays ».Le plan du groupe de Contadora prévoit notamment le désarmement, la fin des manoeuvres militaires et le retrait des conseillers mi- litaires étrangers de la région.Après avoir donné leur aval au plan de paix, plusieurs pays cen-traméricains ont émis des réserves quant à la possibilité de vérifier le respect de ces clauses.C’est également le point du vue du département d’État qui estime que le projet de paix est trop favorable au Nicaragua.Le gouvernement de Managua a accepté le plan, ajou- tant qu’il reviendrait toutefois sur sa décision si le projet subissait des modifications majeures.Le texte de l’initiative de paix envisage la fermeture des bases militaires et centres d’entraînement étrangers dans un délai de six mois et n’accorde que trente jours aux pays de la région pour fournir des informations sur les conseillers militaires ou « les éléments étrangers participant à des acti- régulièrement vilipendé par la presse officielle, a été poursuivi pour « abus de sacerdoce à des fins politiques » jusqu’à l’amnistie de juillet dernier et, selon ses propres déclarations, il recevait de « nombreuses lettres de menaces».L’épiscopat a été prévenu relativement tardivement de l’enlèvement samedi en début de soirée, et le cardinal-primat de Pologne, Mgr Jozef Glemp, qui se trouvait à Slupsk (extrême nord) avec ses plus proches collaborateurs, ne Ta appris lui-même qu’après l’annonce télévisée.Hier matin, mgr Glemp devait célébrer une messe à Kolobrzeg, puis se rendre à Szczecin (nord) d’où il aurait dû gagner Berlin-Est.Il y est attendu à partir du 22 octobre à l’invitation de Mgr Meissner, évêque de Berlin.On ignore encore si Mgr Glemp a l’intention de reporter sa visite en raison des récents événements.L’enlèvement d’un ecclésiastique n’a pas de précédent connu en Pologne.En revanche, en 1956, le fils de Boleslaw Piasecki, alors président de Pax (association catholique progouvernementale), avait été victime d’un enlèvement non revendiqué.Il n’a jamais été retrouvé.LE DEVOIR vous OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 844-3361 Résultats 0 Hlotoquèbec 6/36# gKosioT[>i_iogmggI n9-10-84 wfin 10 12 204 6 372 15 18 29 32 21 46,172.20$ 814.80$ 72.40$ VtiHMtoMlcil 2 028,014.00^1 MISE-TOT 4 20 31 34 GagnantsL 476 I ,,l $105.80 I la nuit de mercredi à jeudi, suivant ce communiqué.Un héücoptère aurait également été abattu.Au total, depuis quatre jours, les troupes irakiennes ont eu 3,600 tués ou blessés, selon Téhéran.Mini 000$ l/ll 5 000$ 003 Ul H 50$ 0003 9 250$ 03 O 5^ Provincial.I 3672843 >500 oom DM 1 19-10-84 I 2843 M 1555 672843 g 50 000$ 843 g 25$ 72843 § 1 oooi 43 3 10$ La Quotidienne 0 A L MM Semaine du 1 15-10-84 J V s 720 531 035 617 975 123 1 1100 7338 4830 4790 7552 7278 vités militaires».Le projet de traité a recueilli le soutien du Canada et de douze pays d’Europe occidentale.Pour Washington, le Front sandinisto de libération nationale (au pouvoir à Managua) est le principal responsable de l’agitation dans la région et toute solution aux conflits d’Amérique centrale sera très difficile tant que l’actuel gouvernement du Nicaragua restera en place.^«^LOTDfMOO,000.00$ 20-10-84 m 576+ 57Ï 4/6 3/6 10 11 28 41 44 172 12,035 226,226 1,591,941.90$ 120,280.00$ 2,673.80$ 73.50$ joi 19 VCWtMtOWIW 12,888,686.00$ Rencontre des Champions VALLEYFIELD 28 octobre (.et KiodMMi d’cnoMtcfflcnt an WHctf sKSiMiMs pwMicm M vtno dn biHct*.vEn CM 4c düpamt «me cetM NM* CM iMMitro» sagnann et I* Httt emcIcHc, ccncdcralCicapriotWt.' COURS DE LANGUES FRANÇAISE et ANGLAISE La session débute la semaine du 5 novembre Tous les niveaux ET RÉDACTION ADMINISTRA TIVE Test de classement gratuit: les 23, 25, 30 et 31 octobre — de 12h00 à 2h00, de 4h30 à 7h00 (de 9 à 15 participants par groupe) ESPAGNOL, GREC, ITALIEN, PORTUGAIS, ALLEMAND 7 semaines — 42 hres — $140.7 semaines — 84 hres — $280.Jour, soir ou fin de semaine Tarifs spéciaux applicables au 3e Age et aux bénéficiaires de l’Assurance-chômage.Veuillez communiquer avec nous pour voue ren-eetgner sur nos programmes d’ordinateurs.Inscription; 6\i 22 octobre au 1er novembre.Renseignements; 849-8393 postes 713,719 ou 740.Centre d'éducation permanente 1450 rue Stanley Montréal, Qué.A I Centre ville Prèe de la sortie du Métro Stanley Fondé en 1S51 k V-V V- ¦' i.'-^ t-V , -.mw s i.-i‘ >î'Ml.ibec.' ' H ¦ -rT?< ¦ INFORMATIONS INTERNATIONALES Le Devoir, lundi 22 octobre 1984 Quatre agents de la CIA périssent dans un accident d’avion au Salvador WASHINGTON (AFP)-Quatre civils américains appartenant à la CIA sont morts vendredi au Salvador dans un accident d’avion dû au mauvais temps, a indioué vendredi soir le porte-parole du departement d’État, Brian Carlson.Auparavant, le porte-parole de la Maison-Blanche, Larry Speakes, qui avait révélé cette information, avait souligné que le gouvernement américain reconnaissait la nationalité des victimes mais qu’il ne disait pas pour autant qu’il s’agissait d’agents de la (HA ou d’employés du gouvernement.Un haut fonctionnaire de l’agence fédérale de renseignements avait pour sa part admis connaître l’identité des victimes mais avait dit ne pas être prêt à donner leurs noms ni à dire s’ils travaillaient effectivement pour les services de renseignement américains.Selon M.Speakes, la mission des occupants de l’appareil consistait à avertir le gouvernement salvadorien des offensives menées par la guérilla et à repérer les livraisons d’armes et de munitions effectuées par le Nicaragua aux ^érilleros salvadoriens.L’appareil à bord duquel se trouvaient les quatre agents de la CIA était équipé d’appareils photographiques permettant d’opérer la nuit, a précisé M.Speakes.Le porte-parole du président Ronald Reagan a ajouté qu’au moment de l’accident, l’avion suivait un autre appareil soupçonné de transporter des armes à destination de la guérilla salvadorienne.Selon M.Speakes, cette opération était effectuée conformément aux procédures américaines qui stipulent notamment que le Congrès en soit tenu informé.De telles missions sont en cours depuis près de deux UMVERSITE LAVAL Admission d’hiver Depuis ses origines, l’Université Laval n’a jamais cessé d’évoluer.Aujourd’hui, forte de ses 132 ans d’existence, elle contribue à l’avancement de la société québécoise par le biais de 16 centres de recherche, de 12 facultés et de 9 écoles.Environ 30 000 personnes choisissent chaque année de poursuivre des études et des recherches dans le cadre de l’un ou l’autre de ses quelque 315 programmes de certificat, de diplôme, de baccalauréat, de maîtrise ou de doctorat.Vous voudriez être de ce nombre?Renseignez-vous dès maintenant sur les possibilités d’études offertes au trimestre d’hiver.1 .X Dates limites de demande d’admission: • Programmes de 1®L 2® et 3® cycles: 1®'' NOVEMBRE • Étudiants libres: 20 NOVEMBRE Renseignements et demandes d’admission: Bureau du registraire Pavillon Bonenfant (2440) Université Laval Québec G1K 7P4 Tél.: (418) 656-3080 V PROGRES N(.)TR[ ¦fT)R(J‘ mois, a-t-il ajouté.L’accident est intervenu un jour apres le déclenchement par l’armée salvadorienne d’une offensive importante contre la guérilla.Un haut fonctionnaire de la CIA a cependant indiqué que le vol n’était pas relié à l’opération militaire lancée par le gouvernement .salvadorien.À San Salvador vendredi soir, un haut fonctionnaire de l’ambassade américaine a déclaré que les familles ont été informées de la mort des quatre victimes, sans toutefois révéler leur identité.Le seul Américain officiellement déclaré tué au Salvador en relation avec la guerre qui s’y déroule depuis 5 ans est le commandant (lieutenant-commander) Albert Schaufelberger, adjoint au responsable des conseillers américains exerçant dans ce pays.Il a été tué le 25 mai 1983 dans la capitale.Le gouvernement américain déclare fournir au Salvador une aide financière et technique destinée à aider le régime de M.Najxileon Duarte à lutter contre les insurgés.Il accuse par ailleurs le régime sandiniste du Nicaragua de fournir des armes aux rebelles salvadoriens mais Managua dément formellement ces accusations.¦ Action directe revendique deux attentats PARIS (Reuter) — Le groupe clandestin Action directe a revendiqué deux attentats à la bombe commis pendant la nuit de samedi à dimanche dans la région parisienne.Les deux explosions étaient dirigés contre des sociétés travaillant pour le ministère de la Défense.La première a fait deux blessés et des dégâts matériels très importants dans un immeuble de Montrouge, dans le sud de Paris, qui abrite le siège de la société Messier-Hispano-Bugatti, spécialisée dans les trains d’atterrissage d’avions.Le deuxième attentat a eu lieu hier matin.Il était dirigé contre les locaux de la société Marcel Dassault, à Saint-Cloud.L’explosion a fait des dégâts matériels.Action directe l’a revendiquée par téléphone auprès d’une agence de presse.Il s’agit du septième attentat perpétré par le groupe depuis le début de l’année.¦ Le Brésii extrade Firmenich BUENOS AIRFIS (Reuter) — Mario Firmenich, chef du groupe clandestin argentin Montoneros, a été extradé du Brésil vers l’Argentine où il doit être jugé pour meurtre, tentative de meurtre, enlèvement et extortion de fonds, a annoncé l’agence de presse semi-officielle Telam.L’opération de transfert a eu lieu dans le plus grand secret pour protéger M.Firmenich d’une éventuelle attaque de l’extrême-droite argentine qui a promis de l’exécuter dès qu’il mettrait le pied sur le sol argentin, précise Telam.Les Montoneros, l’aile militante du mouvement pé-roniste, ont été, pendant des années, le principal groupe de résistance armée à la dictature militaire argentine.À son arrivée au pouvoir en décembre 1983, le président Raul Alfonsin avait déclaré qu’il était nécessaire de juger tous ceux, militaires ou guérilleros, « qui ont semé la terreur, la souffrance et la mort dans la société argentine ».¦ Chaiutier espagnoi mitraiiié BARCh:L()NF; (AFP) — Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Fernando Moran, a déclaré samedi soir à Barcelone qu’il n’était pas en possession des données pouvant déterminer d’éventuelles actions diplomatiques après le mitraillage d’un chalutier espagnol par la marine irlandaise.Au cours d’une conférence de presse à l’issue du quatrième séminaire ministériel franco-espagnol, M.Moran, interrogé sur l’incident, a déclaré que les Espagnols devaient, comme les autres, accepter les conventions internationales.Le gouvernement espagnol protège ses ressortissants, a ajouté M.Moran, mais dans le même temps, il a l’obligation de respecter et de faire respecter les règlements internationaux.Le ministre français des Affaires européennes, Roland Dumas, a pour sa part estimé que l’incident ne portera nullement atteinte aux bonnes relations entre la CEE et l’Espagne mais qu’il permet de toucher du doigt combien e.st délicat le problème de la pêche.Kaboul condamne Abouchar à 18 ans de prison PARIS (AFP) — L’énormité de la peine infligée en Afghanistan au journaliste français Jacques Abouchar et sa disproportion avec l’accusation retenue contre lui — franchissement illégal de la frontière afghane — ont scandalisé l’opinion française et déclenché de vives réactions des milieux politiques, diplomatiques et syndicaux ainsi que des médias.A la démesure de ce verdict — 18 ans de prison — s’ajoute également le fait que le procès de l’envoyé spécial de la chaîne de télévision Antenne 2, capturé le 17 -septembre par les forces soviéto-afghanes, et maintenu au secret depuis lors, s’est déroulé à la sauvette, sans que les avocats français choisis par sa famille aient pu se rendre à Kaboul et hors de la présence d’un représentant de l’amba.ssade de France.Prononcée à l’issue d’une parodie de procès, selon la direction d’Antenne 2, d’une caricature de justice selon l’ancien président Valery Gi-scard d’Estaing, cette condamnation qualifiée de provocation, scandaleuse et révoltante, a été quasi-unanimement interprétée comme une mesure d’intimidation destinée à dissuader les journalistes occidentaux de continuer à informer le monde sur la -Situation en Afghanistan.Le gouvernement français a au-ssitôt fait faire par son chargé d’affaires à Kaboul, Roland Barraux, une démarche auprès des autorités de Kaboul pour demander la libération et le retour immédiat de J acques Abouchar en France.Le ministre des Relations ex-téneures, Claude Cheysson, a fait convoquer le charge d’affaires d’Afghanistan à Paris, Abdullah Keshtmand, qui doit être reçu par le secrétaire général du Quai d’Orsay, Francis Gutmann.Il a d’autre part rencontré hier matin, a-t-on appris au ministère, l’ambassadeur d’URSS en France, Youli Vorontsov.Cet entretien était prévu de longue date.Georges Marchais, secrétaire général du'Parti communiste français a également indiqué être intervenu auprès du gouvernement afghan.À Kaboul, M.Barraux a pu voir M.Abouchar hier et s’entretenir avec lui.Le ministère français des Relations extérieures a appris que le journaliste, auquel M.Barraux a fait part des démarches entreprises en France pour obtenir sa libération, lui a paru en bonne santé, précise-t-on.C’est la première fois depuis l’arrestation de M.Abouchar te 17 septembre que ce droit de visite est accordé, au lendemain de la condamnation du journaliste.Grenade : révélations sur les pertes américaines WASHINGTON (AFP) — Les pertes américaines lors de l’intervention militaire des États-Unis à la Grenade, il y a un an, ont été plus importantes que ce qu’avait indiqué le Pentagone, a affirmé hier la chaîne de télévision NBC.Selon NBC, une opération menée la veille de l'intervention se serait soldée par un cuisant échec, six soldats ayant été tués et 16 autres bles-sés.Le Pentagone a démenti cette information.-soulignant qu’il mettait au défi qui que ce soit de produire les noms de soldats dont la mort à la Grenade n’aurait pas été officiellement annoncée.NBC a précisé que cette opération menée par 35 commandos avait pour but de s’assurer le contrôle des pistes de l’aéroport de Pointe Salines.Le commando a cependant été encerclé par une unité cubaine supérieure en nombre, a ajouté NBC, en affirmant que son échec avait contraint des unités de Rangers améri- cains à effectuer au cours de l’invasion un lâcher de parachutistes à une altitude dangereusement basse.Les pertes américaines officiellement annoncées le 27 octobre par le département de la Défense pour l’opération de la Grenade s’élevait à huit morts, huit disparus et 39 blessés.La chaîne de télévision américaine a .fait ces révélations quelques heures avant le débat télévisé Reagan-Mondale sur des questions de politique étrangère.Tchad : la réconciliation Habré-Oueddeï s’annonce difficile BRAZZAVILLE (Congo) (AFP) — Le Gouvernement d’union nationale de transition (GUNT) tchadien a finalement annoncé hier qu’il participerait aujourd’hui à la réunion préparatoire de réconciliation de Brazzaville, ouverte officiellement samedi, après avoir refusé d’assister à la'pre-mière séance de travail hier matin.Le GUNT du dirigeant Goukouni Oueddeî exigeait, comme préa- lable à la tenue de la réunion, que celle-ci se déroule sous l’égide de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), en présence d’un émissaire de l’organisation panafricaine.Il réclamait en outre que seules sa délégation et celle de N’Djamena — cette dernière n’étant à ses yeux qu’une tendance — y soient représentées.Dimanche, le chef de la délégation du GUNT, Adoum Yacoub, a affirmé qu’il serait pré- sent aujourd’hui à la reprise des travaux, les autorités congolaises lui ayant affirmé, a-t-il dit, qu’elles bénéficiaient d’un mandat du président en exercice de r0UA,le chef de l’Etat éthiopien, Mengistu Hailé Mariam, pour organiser la réunion.En outre, faisant état d’une correspondance écrite du secrétariat gé-néral de l’OUA au Congo, le représentant de M.Oueddeî a ajouté que roUA sera physi- quement présente à une éventuelle réunion tcha-dierme au sommet.L’incertitude persistait toutefois dimanche sur l’avenir de la rencontre, un représentant du gouvernement de N’Djamena ayant fait aussitôt savoir qu’il n’avait jamais été question que la réunion soit placée sous les auspices de TOU A, et que sa délégation allait étudier la situation ainsi nouvellement créée.À propos de l’exigence du GUNT de limiter la discussion à ses représentants et à ceux de N’Djamena, M.Yacoub a simplement déclaré : « Chaque problème trouvera sa solution en temps opportun.» Par ailleurs, Thiam Tidjani, qui représente la fraction du Conseil démocratique et révolutionnaire (CDR), qui a récemment pris ses distances avec M.Oueddeî, a expliqué qu’il n’avait pas voulu prendre part hier à une réunion où tous les participants n’étaient pas représentés.Il a souligné que la « contradiction principale» se situait entre N’Djamena et ses opposants, et que les contra-dictions entre son groupe et le GUNT étaient secondaires.Le GUNT n’est plus rien après les scissions et les dissensions qu’il a connues, estimait, au cours d’une conversation de couloirs, un dé-.légué de N’Djamena, qui n’excluait pas qu’un arrangement puisse être trouvé entre le gouvernement du president tchadien Hissene Habré et d’autres opposants.Un représentant du GUNT affirmait pour sa part que le Hissène Habré d’aujourd’hui — sans l’opération « Manta » (le nom de code du retrait des troupes franco-libyennes du Tchad)— n’était plus le Hissène Habré d’hier, ajoutant que M.Habré avait été sérieusement affaibli par les récents combats dans le sud.Votre rêve d^une super émission de variétés je le vivrai avec vous ce soir à 20h30 Une émission commanditée par SPÉCIAL VOYAGES Chez-nous les meilleurs prix Pas de carte de membre requise.Avion seulement à partir: Porto Rico, Cancun, Accapulco, Santo Domin 299$ Ixtapa, Puerto Vallarta 360$ Floride 159$ Calltomie 330$ Séjours de 3,4,6 semaines, frais additionnels Europe — alier simple Paris 285$ Bruxelles, Madrid 179$U8 Forfaits vacances de dernière minute.Pour toute destination, appelez (514) 282-1022 La Billetterie ______________2021 rue Peel Permis du Québec Pour recevoir LE DEVOIR à domicile composez sans frais l’un des numéros suivants: À Montréal; À Québec: 332-3891 687-2022 Extérieur: Code régional: (514): 1-800-361-6059 (819): 1-800-361-5699 (418): 1-800-463-4748 (613): 1-800-361-5699 Le Devoir, lundi 22 octobre 1984 Du neuf aux Evénements du Neuf MARIE LAURIER Les Événements du Neuf ne manquent pas d’originalité et d’imagination.Pour leur 7e saison qui commence évidemment le 9 novembre, ils ont inscrit au programme une oeuvre d’une durée de trois heures et cinquante minutes qui sera donnée en deux parties à la salle Redpath de l’université McGill.Il s’agira d’une première audition au Canada de la pièce pour piano Opus Clavicemba-listicum (1929-1930) du compositeur Kaikosru Sorabji interprété par le spéciaUste de cette oeuvre Geoffrey Douglas Madge.Cette oeuvre est en partie dédiée « à la gloire éternelle des rares hommes bénis et sanctifiés par les malédictions et imprécations de ceux dont la louange est la damnation étemelle » nous apprennent les notes explicatives de cette oeuvre de 248 pages.On souligne aussi qu’elle demeure l’oeuvre la plus im^sante et la plus provocante de tout le répertoire pianistique publié à ce jour.Le pianiste-compositeur Sorabji est né en Angleterre en 1892 et il habite présentement en Hollande.Malgré son grand âge, il continue d’enseigner le piano au Conservatoire royal de La Haye.Son premier titre de gloire est d’avoir composé les oeuvres les plus longues et les plus Lévesque remet demain les Prix du Québec 1984 M.René Lévesque présidera demain la remise des six Prix du Québec 1984.En compagnie de M.Clément Richard et de M.Gilbert Paquette, respectivement ministre des Affaires culturelles et de la Science-Technologie, le premier ministre remettra à chacun des six lauréats une médaille d’argent ainsi qu’une bourse de $15,000.Les médailles qui seront remises à cette occasion sont des créations exclusives d’artistes québécois choisis à la suite d’un concours organisé par le ministère des,Affaires culturelles au printemps dernier.Les cinq créateurs qui ont été sélectionnés sont Mmes Danielle Thibeault et Catherine Villeneuve ainsi que MM.Jean-Jacques Hofstetter, Louis-Jacques Suzor et Carol Grenon.complexes de tout le répertoire musical.Sa plus longue partition pour piano dure plus de dix heures.Plusieurs de ses compositions comptent plus de 200 pages.Quant au piamste-compositeur-professeur de réputation international G.D, Madge, il s’est spécialisé dans l’interprétation des oeuvres de Sorajbi et son enregistrement de l’O-pus Clavicembalisücum lui a valu le prix du disque allemand en 1983.Sorabji en avait interdit toute exécution depuis 1930 et plus de cinquante ans plus tard, en 1982, il permettait à Madge de l’interpréter.« Ce sera sans doute un événement dans le milieu musical montréalais que ce concert Sorabji-Madge, commente Léon Bernier, membre des Événements du Neuf.» Ce groupe fait connaître depuis déjà sept ans la musique actueUe par le biais de concerts et de rencontres de mélomanes intéressés à ce genre de musique.Les cinq concerts de la série ont lieu le 9 du mois dans des salles différentes à chaque fois, pour échapper à la routine et demeurer dans l’esprit d’innovation des membres du groupe: Lorraine Vaillancourt, John Rea, Denis Gougeon, Rémi Lapointe et Léon Bemier.Les Événements du Neuf ont comme vocation d’exécuter et de faire connaître la musique contemporaine et actuelle.Le groupe s’acquitte de cette tâche ayec enthousiasme: le dimanche précédent cha-.cun des concerts, le public peut se familiariser avec le programme en compagnie de Robert Leonard, hôte d’un brunch au restaurant Le 'Tatou du boulevard Saint-Laurent.Soulignons que Les Événements du Neuf ont pris une part active aux Journées mondiales de la musique qui ont eu lieu à Montréal et à "To-ronto fin septembre et début octobre.Les autres concerts de la saison 84-85 auront lieu le dimanche 9 décembre sous le thème Jazz de Stravinsky avec l’ensemble de Guy Na-don, le samedi 9 février où Ton présentera des vidéos de créateurs québécois et américains dont Laurie Anderson, Philip Glass, Claude Vivier, le samedi 9 mars il y aura concert-animation de Jeux sonores dirigé par Robert Léonard, les 9,10 et 11 avril Pauline Vaillancourt créera une composition multiple de Myke Roy et au même programme des récitations mettront en vedette des musiques pour voix seule de George Aperghis.?Concerts gratuits — Ils sont nom- déridez-vous ! avec MICHEL DESROCHERS de 6h à 9h du lundi au vendredi Commentaires: Sports: Information: Circulation: Météo: Économie LM: Éditorial: Mise en ondes: Recherche musicale: Michel Desrochers Jacques Vanasse Pierre Gravel Alain Labelle Prof Lebrun Richard Johnson Léo Ménard Robert Souliére Daniel “Big Ben’’ Poirier breux les concerts gratuits offerts à Montréal dans des salles, des églises et les maisons de la culture.Ainsi l’École préparatoire de musique de TUQAM présentera dans la série de ses concerts intimes, le samedi 27 octobre à 14 h un récital de chant, de piano, de flûte traversière au Pavillon de musique de l’UQAM, 1600 Berri.¦ Le mardi 30 octobre, il y aura un récital de piano à 20 h à la salle Gabriel-Cusson du Conservatoire de musique de Montréal, au 100 est rue Notre-Dame.Denise Panneton, Monique de Margerie et Francine Plouffe, élèves de Mme Anisia Campos présenteront des oeuvres de Bach, Chopin, Rachmaninoff, Bee thoven, Bartok, Haydn, Liszt et Du-tilleux.¦ Le samedi 3 novembre l’Orchestre de chambre de Concordia inaugure sa 7e saison à 20 h à la Chapelle Loyola, 7141 ouest Sherbrooke (métro Vendôme).¦ Dans le cadre de Symphonia ’84, l’Orchestre symphonique de Montréal donnera deux concerts gratuits au Complexe Desjardins les samedi et dimanche, 3 et 4 novembre à 14 h.?Quintessence est le nom d’un ensemble de cinq musiciennes du regroupement pour jeunes artistes « Début ¦> qui vient d’entreprendre une deuxième saison de sept concerts à la salle Pollack de la rue Sherbrooke.Il a été fondé il y a deux ans par Danièle Bourget, Marie-Line Ross, Marie Picard, Andrée Lehoux et Michèle Gagnon, toutes gagnantes de nombreux prix dont ceux du Conservatoire, du concours de TOSM, des concours de musique du Québec et du Canada.Ces jeunes artistes se spécialisent dans le répertoire clas.sique pour quintette à vent.?Le Regroupement musique de TL-QAM fondé en 1979 compte mainte nant 18 professeurs dont Gaston Rochon, un des plus fidèles collaborateurs de Gilles Vigneault depuis vingt ans.Au cours de la saison le Regroupement présentera des concerts Musiquam selon une formule originale présentant en un même spectacle professeurs et étudiants de l’Atelier d’opéra.Ce dernier offre un apprentissage de la scène lyrique ainsi qu’une expérience en interprétation et en communication.?Dutoit le magicien — L’article du magazine américain Newsweek sur l’Orchestre symphonique de Montréal, dans la dernière livraison, présente Charles Dutoit comme un magicien de la musique qui a donné à TOSM une sonorité, une élégance et un parfum bien français.Conscient de la réputation toujours plus prestigieuse de l’orchestre, son directeur artistique confie à la rédactrice Annalyn Swan que cette excellence rend encore plus exigeant le défi des musiciens et de leur chef qui doivent demeurer à la hauteur de cette réputation.Taiveia est remplacé — La basse Marti Talvela, qui devait être le soliste invité à TOSM dans la Symphonie no 13 de Shostakovich (aux concerts galas des 23 et 24 octobre), ainsi qu’à Carnegie Hall lors du voyage de l’orchestre à New York le 27, a du annuler sa participation pour cause de maladie.L’OSM le remplace par la basse bulgare Dimiter Petkov.M.Petkov apparait dans le film de Wemer Herzoz, Fitzcarraldo.QUEBEC RECENSEMENTi Travailleurs! Étudiants! Personnes hospitalisées! Oi vous êtes un travailleur, un étudiant ou une personne hospitalisée (^ui avez quitté temporairement votre domicile pour résider dans une autre localité à cause de votre travail, vos études ou votre hospitalisation, vous devez, pour avoir droit de vote à tout scrutin provincial (qu’il s’agisse d’une élection générale, partielle ou d’un référendum), être inscrit sur la liste électorale de la section de vote de votre domicile permanent ou sur la liste électorale de la section de vote de votre résidence temporaire.Cette inscription doit se faire au moment de la révision des listes électorales, du 22 au 27 octobre.Vous n’avez qu’à vous rendre au bureau de dépôt le plus près de votre résidence temporaire (certains sont accessibles aux personnes handicapées) ou chez votre réviseur rural.Du 22 au 27octobre, c’est la révision.Voyez-y! PoTir plus de renseignements, composez SUINS FRAIS: 1-800-463-4378.parce qu’un vote, çaconvxe carte Sectorale nnancememoes parta pottùques Le Oirecteur genersl des elections .» du Quebec_______________ pierre F Côte C R TOUSLES EVENEMENTS DU MONDE MOMS DE 40 PAR JOUR! Seul le câble vous offre le plus grand choix d’émissions et une réception d’une qualité incomparable.De la télé américaine à la chaîne française; des réseaux nationaux aux canaux spécialisés en film, sport ou musique; des émissions communautaires aux grandes séries de prestige.Ne choisissez que le meilleur.Abonnez-vous sans tarder au câble.?Taxes et frais d'installation en sus.Cablevision Vidéotron (514) 281-9850 Téiécàble Vidéotron, consultez votre annuaire régional.Le Groupe Vidéotron Tout le meilleur de la télévision Le Devoir, lundi 22 octobre 1984 ARTS ET SPECTACLES Moment’homme: des talents inconnus qui sortent de Fombre LE FESTIVAL INTERNATIONAL DU NOUVEAU CINÉMA Aimer au-delà de la mort?K MATHIEU ALBERT Jean-Rémi Arsenault Festival de chorégraphes masculins Moment ’homme.Premier programme : Horse, Sans titre et Oh no de Rodrigue Jean et Claude Godin.Baie de chaleur 6e Jean-Rémi Arsenault avec Daniel Boisclair, Hal Walton et Martine Carrière.We never know de Pierre-Paul Savoie avec Jeff Hall.Second programme: Mes notes à moi de Micheal Montanaro avec Jennifer Dressier, Alain Thompson et Alain Gaumond.Wild-catsde Gregory Louden avec Tony Sara Pma-s.Stalking, Voices from golden stones,Fascination et Shake-down de Christopher Gillis.À Tangente de jeudi à dimanche.Lors du second volet du Festival de chorégraphes masculins Momen-t'homme qui se tenait à Tangente le week-end dernier, six danseurs-chorégraphes répartis à travers deux programmes différends se sont relayés sous la bannière de l’art d’a-vant-garde.Cette fin de semaine chargée a comme premier mérite d’avoir sorti de l’ombre une foule de talents inconnus.Premier en piste, le duo formé par Rodrigue Jean et Claude Godin nous amène sans détour dans les replis secrets de leur univers.Univers profond et âp|re où se croisent tendresse, mélancolie et violence.Avec eux, on redécouvre les vertus oubliées du langage du coeur.Mais à travers un langage nouveau, dépouillé de ses trémolos habituels et du falbala d’une mise en scène complexe.Après seulement quelques minutes on se prend à s’émouvoir devant ce dialogue des corps déroulés sur le ton de la confidence.Et par une magie mexplicable, nous comprenons que si une image vaut mille mots, le geste, le leur, en vaut bien dix mille.Les trois courtes pièces présentées se révèlent absolument remarquables.Jean-Rémi Arsenault, lui, ne l’entend pas de cette oreille.Il préfère s’entourer d’un fatras d’objets, qui à l’usage lui seront parfaitement inutiles.Prisonnier de sa cage, le jeune fauve a beau se débattre, torturer son corps à travers des phrasés exigeants, peine perdue, aucun barreau ne fléchit.Ses excès de mise en scène ont raison de sa fougue.Sa gestuelle diluée dans cet encombrement ne rend pas justice au talent qui, indéniablement, l’habite.Pour l’originalité, voyez du côté de Christopher Gillis Pierre-Paul Savoie et de Jeff HaU.À la manière un peu gauche de Laurel et Hardy ou de Mutt et Jeff, le tandem érige ce pas de deux comme une partie de farces et attrapes.Simplicité, charme et drôlerie se nouent chez ces danseurs-cascadeurs qui tiennent la foule en haleine comme dans un «thriller».Si l’oeuvre dans ses détails demeurent un peu brouillonne, Savoie, qui en est l’auteur, montre un talent certain pour l’invention.Il s’agirait pour lui, de laisser mûrir.Second programme.Une constatation: Christopher Gillis, à l’instar de sa célèbre soeur Margie, attire les foules.Nous étions près de 140 «fans» agglutinés sur les gradins samedi soir, à résister contre la chaleur pour voir à l’oeuvre le danseur surdoué, attaché à la Paul Taylor Dance Company de N.Y.Seul en scène, Gillis apprivoise patiemment l’espace.Comme un féun.À travers des agilités surprenantes, son corps trace un réseau de lignes coulantes, fluides, finement ciselées.Chaque frémissement de muscles est minutieusement contrôlé, pas un frisson ne vient agiter son épiderme sans préalablement être passé au crible de sa sensibilité.Gillis connaît son corps comme le fond de sa poche.Des quatre chorégraphies présentées, la pièce Stalking se démarque : génial mélange de sensualité et d’introspection.Pour les feux d’artifice, il faut regarder la petite bande de danseurs enfiévrés que dirige Michael Montanaro.Sous la main de ce jeune chorégraphe, le geste devient un jeu de formes inusitées, une sorte de géométrie réglée avec une précision mértonomique.Seule faiblesse : les images videos et diapositives parviennent mal à former un tout homogène.FRANCINE LAURENDEAU Il n’est pas facile de rendre compte d’une manifestation qui se déroule dans six lieux différents.Dépourvue du don d’uniquité, je m’en suis donc tenue ces jours derniers aux trois salles des cinémas La Cité où, clairsemé le jour, le public s’est fait plus nombreux en soirée.J’ai très hâte de revoir L’Amour à mort, film étrange et envoûtant d’Alain Resnais, écrit par Jean Gruault et interprété par Sabine Azéma, Pierre Arditi, Fanny Ardant et André Dussolier.Peut-on aimer par delà la mort ?Et, surtout, que se passe-til après la mort ?Comme personne n’est jamais revenu pour nous le dire, ces questions fondamentales nous hanteront toujours.Déclaré cliniquement mort, un homme revient à la vie mais la vie ne sera plus la même pour lui non plus que pour celle qui l’aime.Ponctué de trous noirs habités par l’inquiétante et belle musique de Hans-Werner Henze, ce film smgulier ira sans concessions au bout de son obsession.Deux bons documentaires ce week-end.Zarico (de la chanson « Les haricots sont pas salés »), du cinéaste québécois André Gladu, nous fait connaître les créoles de Louisiane à travers leur musique trop longtemps méconnue parce que jugée trop noire par les blancs et trop française par les noirs américains.U n document sobre et classique qui évite les poncifs du genre pour atteindre un moment de véritable émotion quand une jeune poète militante, Debbie Cüfton, nous dit son Quadrille à maman mais, équivalent créole (toutes proportions gardées) du Speake White de Michèle Lalonde.Little People, de Jan Krawitz et Thomas OU, a l’occasion du congrès annuel des « Little People of America », se met à l’écoute des nains, de leurs problèmes et de leurs revendications.Quelques étonnants extraits d’archives viennent enrichir les témoignages courageux et souvent pathétiques de ces hommes, femmes et enfants au corps difforme dont On a eu la cruauté de faire des objets de cirque.Nous revenons à la fiction avec The Man without Memory, du Suisse allemand Kurt Gloor, en compétition officielle au dernier Festival de Berlin.La police ramasse sur la route un homme hagard, sans papiers, que rien ni personne n’arrivera à faire Une scène de la Présence réelle de Raul Ruiz.parler.A-t-il subi un choc ?Est-ce un simulateur qui fuirait ainsi la justice après avoir commis un crime ?Ou serait-ce plutôt, comme le suggère l’assistante sociale de la clinique psychiatrique où il est finalement interné, un homme qui a choisi le silence et l’oubli pour échapper à une psychose ?Un film qui se laisse voir avec intérêt mais dont la facture conventionnelle ne justifie pas sa présence dans un festival de « nouveau » cinéma.(La Cité, aujourd’hui, 18 h 10) Les films de Lothar Lambert, cinéaste allemand (RFA), traduisent tous la même fascination pour les amours insolites, les sexualités déviantes et particulièrement les travestis.Dans Drama in Blond, un timide employé de banque ose peu à peu réaliser ses fantasmes jusqu’à devenir la vedette d’une boite de travestis.Cela nous vaut quelques jolis numéros de travestis.Jamais vraiment audacieux et encore moins pervers, c’est un film bon enfant, assez réjouissant dans l’ensemble (La Cité, jeudi, 18 h 10).Du même réalisateur et dans les mêmes eaux, Paso Doble La Cité, mardi, 18 h 10) et Fraulein erlin ( La Cité, vendredi, 22 h 15 et dimanche 14 h 10).Tous les films de Paul Ruiz, cinéaste chilien réfugié en France, même les plus brouillons et les moins réussis, ont quelque chose quelque part qui captive l’intérêt.Le dernier que j’avais vu, Bérénice, était un exercice stylistique en noir et blanc sur la pièce de Racine.J’ai retrouvé dans La Présence réel/e cette prédilection pour Racine (une des protagonistes travaille Iphigénie) et pour U le théâtre en général.Tourné pendant le Festival d’Avignon, c’est un divertissement plus qu’une réflexion sur le jeu des a^iarences, sur le pouvoir de l’imagination, sur le paradoxe du comédien.(La Cité, vendredi, 18 h 10) Enfin, parmi les films à venir, un excellent premier long métrage québécois, Jacques et Novembre, de Jean Beaudry et François Bouvier.Un homme de 30 ans va mourir.Avec un ami, il décide de faire une sorte de bilan cinématographique de sa vie.Un film dense, rigoureusement structuré et fort bien tourné malgré un budget plus que modeste (Cinémathèque, vendredi, 18 h, La Cité, dimanche, 22 h 10).Il ne faudrait pas rater non plus Les Favoris de la lune, film français du réalisateur géorgien Otar losseliani.Prix spécial du jury au dernier Festival de Venise (mardi, La Cité, 20 h 10).(Comme on annonce déjà des changements au programme, il serait prudent de vérifier l’horaire en téléphonant au 281-0181) Mort de Pierre Kast PARIS (AFP) — Le cinéaste français Pierre Kast est mort samedi alors qu’il était rapatrié d’Italie en France par avion sanitaire.Pierre Kast, 63 ans, tournait à Rome le film L’herbe rouge, d’après le roman de Boris Vian, lorsqu’il est tombé malade.CINEMA ASTRE 1; (327.5001) — "L'étoHe des héros" 7 h 30 ASTRE II: — “Le crime d’Ovide PlouKe” 9 h 30 — “L’élé meurtrier" 7 h 10 ASTRE III: — "Ghostbusters" 6 h 05, 9 h 40— “Où sont les mecs” 8 h ASTRE IV: — “Il était une lois en Amérique” 7 h 30 BERRII: (288-2115) — ‘Le bal” 12 h 30, 2 h 40.4 h 50.7 h 10, 9 h 20 BERRI II: — "Femme de personne" 12 h 40.2 h 45.4 h 50.7 h, 9 h 05 BERRI ni: Le jour S 1 h 10.2 h 55, 4 h 35, 6 h 20, 8 h 05, 9 h 50 BERRI IV: — "La guerre des tuques ' 12 h 30, 2 h 20.4 h 10, 6 h.7 h 50, 9 h 40 BERRI V: — "Greystoke: la légende de Tarzan, Seigneur des singes" 1 h 15.3 h 45, 6 h 30, 9 h BONAVENTURE I: (861-2725) —' Places In the heart” 12 h.2 h, 4 h, 6 h, 8 h, lOh BONAVENTURE II: -'’Wild nie" 12 h 30.2 h 15, 4 h.5 h 45.7 h 30, 9 h 15 BROSSARO I: (465-5906) -“Greysioke, la légende de Tarzan, seigneur des singes” 7 h, 9 h 20 BROSSARO II: (465-5906)-Ghostbusters" 7 h 30, 9 h 30 BROSSARO III: Splash" 7 h.9h CARTIER-LAVAL:(663-5124) -La guerre des tuques” 7 h 30.9 h 30 CHAMPLAIN I: (271-1103) — “Moscou é New York” 7 h 10, 9 h 15 CHAMPLAIN II: - Splash” 7 h 20, 9 h 25 CINÉMA OE PARIS:(875-1882) — “House ol long shadows” 1 h 15.3 h 15.5 h 15, 7 h 15, 9 h 20 CINÉMA OU VILLAGE: 1220 est Ste-Calhenne, (523-3239) — “L.A.Tool and die” 1 h, 2 h 30, 4 h, 5 h 30, 7 h, 8 h 30, lOh CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9763)- 13e Festival international du nouveau cinema video de Montréal, 18 au 28 oct CINÉPLEX I: (849-4518) -‘Conlort and joy" 1 h 10, 3 h 15, 5 h 20, 7 h 30, 9 h40-CINÉPLEX II: — Country” 12 h,2h.4h, 6h.8h, lOh CINÉPLEX III: -« The big Chili ¦¦ 1 h 20, 3 h 25.5 h 30, 7 h 35, 9 h 40 CINÉPLEX IV: — Woman In red' 1 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 CINÉPLEX V:- Le bal' 1 h 10, 3 h 15, 5 h 20, 7 h 25, 9 h 30 CINÉPLEX VI: — "Muppets take Manhattan " 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30— “Bachelor party” 7 h 30, 9 h 30 CINÉPLEX VII: - ‘Country” 1 h, 3h.5h,7h,9h CINÉPLEX VIII: - Country' 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h CINÉPLEX IX: - Romancing the stone " 1 h 20, 3 h 25, 5 h 30, 7 h 25, 9 h 25 CINÉMA MONTRÉAL I: (521-7870)— Le crime d’Ovide Ploulle” 1 h 50, 5 h 35, 9 h — ”Le soldat” 12 h 10, 3 h 55, 7 h 40 CINÉMA MONTRÉAL II: -L’été meurtrier ” 12 h 55, 5 h 10.9 h 25 “Tchao pantin” 3 h 25, 7 h 40 COMPLEXE DESJARDINS l:(288-3141)- "Le Père Noël est une ordure” 12 h 05, 15 h 50, 19 h 35— "Les dieux sont tombés sur la tète” 13 h 55, 17 h 40, 21 h 25 COMPLEXE DESJARDINS II: — “L’étoile des héros” 12 h 15, 15 h 55, 19 h 35 COMPLEXE DESJARDINS III: — “La lemme qui Invenla l’amour” 12 h 10, 14 h 50, 17 h 30, 20 h 10.— “Cecllla ” 13 h 30.16 h 10, 18 h 50, 21 h 30 COMPLEXE DESJARDINS IV: — “L’éventreur de New York” 12 h 05, 15 h 45, 19 h 25— “El Condor” 14 h 05, 17 h 45, 21 h 25 CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (879-4349)- CRÉMAZIE: (388-4210) — 'Vlva la vie” 7 h 15, 9 h 25 DAUPHIN I: (721-6060)- Mario” 7 h 30, 9 h 30 DAUPHIN II: “Un dimanche à la campagne” 7 h 30, 9 h 30 DORVAL I: (631-8587) - "Teachers " 7 h 20, 9 h 20 DORVAL II: "Irreconclable dlllerences “ 7 h, 9 h 10 DORVAL III: The karate kid 6 h 30, 9 h DÉCARIE I:(341-3190)-"Allot me " 7 h 20, 9 h 20 DÉCARIE II: - House ot long shadows ” 7 h , 9 h ÉLYSÉE I: (842-6053) - "El norte” 6 h 45, 9 h 20 ÉLYSÉE II: — "Les nuits de la pleine lune" 7 h 05.9 h 05 ESPACE 9:(272-1080)— “La quatrième dimension” 7 h 30— “Genesis” 9 h 45 FAIRVIEW I: (697-8095) - “Indiana Jones: the temple ol doom” 7 h 30, 9 h 40 FAIRVIEW II: — The little drummer girl" 7 h 20, 9 h 35 FLEUR DE LYS: (849-0041) “Canicule” 1 h 55, 3 h 45, 5 h 35, 7 h 25, 9 h 15 GREENFIELD 1: (671-6129) - “Indiana Jones et le temple maudit” 7 h 15, 9 h 35 GREENFIELD 2: - “La jeune Lady Chatterly” “Des lilies libres” 6 h 15, 8 h GREENFIELD 3: - "Teachers 7h05,9h IMPÉRIAL: (288-7102) - “The little drummér girl” 12 h .2 h 20, 4 h 40, 7 h 05, 9 h 30 JEAN-TALON: (725-7000) -“Greystoke, la légende de Tarzan, seigneur des singes” 7 h, 9 h 20 KENT I: (489-9707) — “Teachers” 7 h, 9 h KENT II: — "Irreconcilable dlllerences " 7h10, 9h15 LA CITÉ I: (844-2829) - Festival international du nouveau cinéma LA CITÉ II: — Festival international du nouveau cinéma LA CITÉ III: — Festival international du nouveau cinéma L’AUTRE CINÉMA: (722-1451) — "Rusty James” 7 h — "Pas lou comme on le pense” 7 h 15— “Et vogue le navire” 9 h — “La lemme flambée” 9 h 30 (19 au 25 oct ) LAVAL I: (688-7776) - “Indiana Jones: le temple maudit” 7 h 15, 9 h 35 LAVAL II: — "Canicule” 6 h, 7 h 50, 9 h 45 LAVAL III: — "Pinot simple lllc” “Juste un peu d’a-mour”6 h 7 h 45 LAVAL IV: — "Palace en délire” 7 h 05, 9 h 10 LAVAL V: — "Il était une lois en Amérique” 7 h 40 LAVAL-ODÉON I: (687-5207-)—"Moscou A New York" 7 h 05, 9 h 15 LAVAL-ODÉON II: -"Splash” 7 h 10, 9 h 10 LOEWS I: (861-7437) — "Teachers " 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 LOEW’S II: — "Irreconcilable dlllerences” 12 h 30.2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 35 LOEW’S III: — "Indiana Jones: the temple ol doom " 12 h 40, 2 h 50, 5h, 7h 10, 9 h 20 LOEW’S IV: - "Gremlins ' 12 h 30, 2 h 30.4 h 45.7 h, 9 h 05 LOEW’S V: - Revenge ol the nerds " 12 h 30.2 h 20 4 h 10 6h, 7 h 50, 9 h 40 MERCIER: (255-6224)- “La guerre des tuques” 7 h 30, 9 h 15 OUIMETOSCOPE: (525-8600) — "Mort à Venise” 7 h .9 h 30 "La Travlata” 7 h 15.9 h 15 OUTREMONT: (277-4145)-"Barlln Alexanderplatz " (4e partie) 7 h PALACE I: (866-6991)- "Metropolis" 12 h 30.2 h 20.4 h 10, 6 h, 7 h 50, 9 h 40 PALACE II: - The evil that men do” 12 h 45, 2 h 30.4 h15, 6 h, 7 h 45, 9 h 30 PALACE III: — "SIeepaway camp” 12 h 40, 2 h 25, 4 h TELEVISION SUR SCENE LE BLUE NOTE: 40 est St-Paul (875-5126)— Denhy Christianson et son Big Band, 22 ocl à 22h 30 CAFÉ-CONCERT LA BELLE ÉPOQUE: 19 St-Laurenl, Sl-Ti-mothee (373-3262)— • Leslem-mes et l'amour > de Sacha Guitry collage s'appuyant sur cinq de ses pieces, m en s Philippe Grenier, du 11 oct au 30 déc |eu ven 21h sam 19h30et22h30 CAFÉ-CONCERT LA CHACONNE: 342 est Ontario (843-8620)— Concert de Younoussa Cissoko, 22 oct 21 h CAFÉ DE LA PLACE: PDA (842-2112)— « En attendant Go-dot » de Samuel Beckett, m en s Jean Salvy, du 5 sept au 27 oct, lun au sam 20 canadien 1973, 21h 30, le 22 ocl LES RETRQUVAILLES: 1709 St-Denis (849-9275)— John Bau-dine quartette (688) mer au sam de 22h à 01 h — Sylvain L'Heureux.chansonnier, du dim au mar de22h à 01 h RISING SUN: 286 ouest Sle-Ca-therine (861-0657)— Ebony Allair funk, reggae.25 au 28 oct SALLE FRED-BARRY: 4353 est Ste-Calherine (253-8974)—.Marie-Antoinette.Opus 1 • de Lise Vaillancourt, m en s Pol Pellelier, du 19 oct au 10 nov .du mar au sam 20b 30, dim 15h SALLE DE L’ÉGLISE ST-LQUIS-DE-FRANCE: 3767 Barri (845-5211)—.La noce » de Robert Duparc, m en s Lorraine Pintal, du 9 au 27 ocl, mar au ven 20h30, sam 17h et 21 h SALLE MQYSEt 853 ouest Sherbrooke (392-8926)— The McGill Drama présenle la pièce de John Murell I Waiting lor the parade • du 24 au 27 ocl 20h SALLE WILFRID PELLETIER: PDA (842-2112)- OSM Concerts Gala, chef d'orchestre, Charles Duloil, 23-24 ocl 20h SALLE PQLLACk: 555 ouest Sherbrooke— Soirée à la française avec L'Ensemble vocal Tudor de Montréal, le 22 oct à 20h SPECTRUM: 318 ouest Ste-Ca-thenne (861-5851)- The 1-Threes ar>dthe Wallers.19h et 22h le 22 oct TANGENTE: 3655 St-Laurent ste f 303 (842-3532)— « Momen-t'homme > festival de chorégraphes et performeurs masculins, jeu au dim , du 11 -oct au 4 nov — Il au 28 oct 20h 30.1 au 4 nov 21 h théâtre ARLEQUIN: 1004 est Ste-Catherme (288-4391)— Les Grands Explorateurs présentent « Étrange Sahara des Peuls » du 15 au 25 oct.lun mar mer 20h , jeu ven sam 19h et21h30, dim 13h30.16h et20h théâtre CENTAUR: 453 St-.François-Xavier (288-1229)— fl What is to be done ¦ de Mavis Gallant, du 11 oct au 4 nov.mar au ven 20h.dim 19h sam 14h THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA (842-2112)— Orchestre national de Lille, dir Jean-Claude Casadesus, 22 oct 20h théâtre de QUAT’SOUS: 100 est ave des Pins (845-7277)— « Aurore l'enfant martyre » de Léon Petitjean et Henri Rollin, montage du texte et m en s René Richard Cyr, du 25 sept au 28 oct, mar au sam 20h.dim 15h théâtre du rideau VERT: 4664 St-Denis (844-1793)- a La fille sur la banquette arriéré • de Bernard Slade, m en s François Cartier, du 2 au 28 oct.mar au ven 20h.sam 17h et21 h,dim 15h THÉÂTRE ZOOPSIE: 928 est Ste-Cathenne (288-5188)— < Smotte Smash Green > m en s Marie-Hélène Letendre et Dennis O'Sullivan, du 10 au 28 oct mer au dim 21 h 30 COLLÈGE DE GRANBY: 235 rue St-Jacques, Granby— 16e Festival de la chanson de Granby, du 18 oct au 2 nov — Différentes activités se dérouleront jusqu'au 2 nov THÉÂTRE DU PERCE-RÊVE: 9 rang Anctil.Victoriaville— La Troupe de théâtre à mitaine à mi-temps présente « Passer la nuit » de Claude Poissant, du 12 oct au 3 nov les jeu ven et sam théâtre DE L’ILE: 1 Wellington, Hull (771-6669)— « Le garçon d'appartement t comédie de Gérard Lauzier.m en s Pierre La-belle, du Mar au ven 20h 30.sam 19h et22h du 26 sept au 27 CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa (1-800-267-9038)—Salle Opéra Les Ballets jazz, 22 oct 20h 30— Salle Théâtre Philip Glass Ensemble, 22 oct 20h — Salle Studio • Albertine en cinq temps ¦ de Michel Tremblay.23 au 26 oct 20h O CBFT 12.00 Premiere edition 12.22 Telex Arts 12.30 Allô Bou Bou 13.30 Au jour le jour 14.30 ‘Cinema fl Le tatoue > fr it 68 avec Louis de Funes.Jean Ga-bin et Dominique Davray 16.00 Bobino 16.30 Le schtroumpfs 17.00 Quincy 16.00 Cesoir 18.28 Les nouvelles du Sport ' 18.33 Avis de recherche 19.00 Trouvez l'erreur 19.30- Poivre et sel 20 00 La bonne aventure 20.30 La vie promise 21.00 Tele-lundi Kennedey5e partie 22.00 Le Teléjournal 22.27 Le Point 23.00 La metéo 23.04 Les nouvelles du sport 23.16 Telex Arts 23.25 « La taupe • avec Alec Guinness.Béryl Reid et Michael Jayston CE) CFTM 12.00 Le dix vous informe 12.15 Cine-Ouiz « Le chevalier des sables » amér 65 avec Richard Burton, Elizabeth Taylor et Eva Marie Saint 14.30 Forum 15.30 Drôle de monde 16.00 La bande animée 16.30 Les satellipopettes 17.00 Montreal en direct 18.00 Le 18 heures 18.30 Odyssée 19.00 Les Moineau et tes Pinson 19.30 La croisière s'amuse 20.30 Entre chien et loup 21.00 Maroc'nroll 22.00 Dynastie 23.00 Les Nouvelles TVA 23.25 Le 10 vous informe 23.30 Les sports et la couleur du temps 23.45 Cinema de fin de soiree « Chantage a la drogue » brit 68 avec Michael York, Jeremy Kemp, Susan George et Jack Watson CD RADIO-QUÉBEC 18.00 Passe-Partout 18.30 T eléservice plus 19.27 Tirage de la quotidienne 19.30 Connaissance du milieu la grande couvée, l'eider à duvet 20.00 Nourrir le Québec 20.30 Variétés Michel Jasmin 22.00 Nova une histoire de bombe 23.00 Teléserviceplus m T VF Q (Câble) 12.40 L'académie des neufs 13.15 Galops 13.30 Rocking chair 14.00 Histoires naturelles les saumons de minuit 15.00 Intermede African turbo 15.30 II était une lois le Théâtre de Bouvard 15.45 Croque-vacances 16.30 Le village dans les nuages 16.50 L'academie des neuf 17.30 Le Journal 18.00 La bouteille â la mer 18.30 Des chiffres et des lettres 19.00 Bonjour bon appétit 19.30 Si l'ai bonne mémoire 20.45 Thalassa 21.30 Auto-moto 22.00 Telefoot 23.00 Le théâtre de Bouvard 23.13 Cocoricocoboy 23.27 Le Journal O 12.00 12.10 12.27 12.30 12.57 CBMT Midday news Midday Community Events Parenting Program highlights 13.00 All my children 14.00 Dallas 15.00 Coronation street 15.30 All in the family 16.00 Do It for yourself 16.30 Elephant show 16.59 Newswatch 6 17.00 Video hits 17.30 Three's company 18.00 Newswatch 19.00 Country report 10.30 Too close for comfort 20.00 Hangin" in 20.30 Danger Bay 21.00 Kate and Allie 21.30 Newhart 22.00 The national 22.25 The Journal 23.00 Newswatch 23.20 Newswatch headlines and the nahonal update 23.27 Barney Miller 00.00 CBC Late Night « The fighting 69th > t940 avec James Cagney ef Pat O'bnen (B CFCF 12.00 The Flintstones 12.30 Pulse 13.00 The Don Harron show 14.00 Another world 15.00 General Hospital 16.00 Soap 16.30 Take a Break with Matthew Cope 16.37 Family feud 17.00 The price IS right 16.00 Pulse 19.00 Entertainment tonight 10.30 Circus 20.00 Live It up 20.30 Bizarre 21.00 CTV Monday Night Special • Some kind ol ^ro > 1982 avec Richard Pryor, Margot Kidder et Ronny Cox 23.00 CTV National news 23.21 Pulse 00.00 Cinema 12 • Robin and Marian • 1975 avec Sean Connery.Audrey Hepburn el Robert Shaw 02.10 Solid Gold 03.10 The tall guy 10, 5 h 65, 7 h 40, 9 h 25.PALACE IV: - "Tightrope 12h30, 2h40, 4h50, 7h, 9h 10 PALACE V: - The Keraté kid" 1 h 30.4 h, 6 h 30, 9 h PALACE VI: - Purple rain 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 PARADIS I: (866-6991) - “Le meilleur” 9 h 10— “Krull” 7h PARADIS M: — "Gremlins” 9 h 10.“Quells attaire” 7 h 15 PARADIS III: - Académie de police “9 h 10— “Lassiter " 7 h 15.CINÉMA PARALLELE: (843-6001)— 13e Festival international du nouveau cinéma et vidéo de Montréal.18 au 28 oct PARISIEN I: (866-3856) - “Indiana Jones St le temple maudit” 12 h.2 h 15.2 h 30, 4 h 40, 7 h.9 h 20 PARISIEN II: - “Pinot simple tllc” 1 h 10.2 h 55, 4 h 40, 6 h 25.8 h 10, 9 h 55 PARISIEN III: - “Un amour de swan” 1 h, 3 h 05.5 h 15, 7 h 15, 9 h 25 PARISIEN IV: - “Il était une fols en Amérique” 2 h.8 h PARISIEN V: - “La femme publique” 12 h 40, 2 h 55.5 hlO, 7h25, 9h40 PLACE LQNGUEUIL I: (679-7451) — "La guerre des tuques" 7 h 30.9 h 30 PLACE LQNGUEUIL II: -"Moscou à New York” 7 h, 9h15 PLACE VILLE-MARIE I: (866- 0689) — "El norte” 1 h, 3 h 40, 7 h 9 h 35 PLACE VILLE-MARIE II: -"Never ending story" 12 h 20, 2 h 10, 4 h, 5 h 45, 7 h 30, 9 h 20 PLACE ALEXIS NIHQN I: (935-4246) - "Amadeus " 2 h 15, 5 h 15, 8 h 15 PLACE ALEXIS NIHQN II; -"SoMIar’e story” 1 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30, PLACE ALEXIS NIHQN III: -"Allot me” 7 h 15, 9 h 15 PLACE DU CANADA: (861-4595) — "Qhoalbustsr” 7 h 15, 9 h 15 SAINT-DENIS II: (845-3222) -"'L'étofle des héros” 19 h 45 SAINT-DENIS III: - “L'éven-Ireur de New York" 17 h 35, 21 h 15— “El Condor” 19 h 20 VERDUN; (768-2092)- "La guerre dea tuquas” 7 h 30, 9h 15 VERSAILLES I: (353-7880) — "Indiana Jones et la temple maudit” 7 h, 9 h 10 VERSAILLES II: - Pinot simple lllc” “Juste un peu d’amour” 6 h 10, 7 h 45 VERSAILLES III: - " Canicula " 7h15,9h15 VILLERAY: (388-5577) - “La guerre des tuques” 7 h 30, 9h 15 WESTMQUNT SQUARE: (931-2477) - “Careful he might hear you” 7 h 10, 9 h 20.YDRK: (937-8978) - "Choose me"1h,3h,5h,7h,9 Ûéci: X f k Va.wa ^ I Jovette Marchessault ^ VA I Miso en scène Michelle Rossignol " (V l/'vec 1 Michel Garneau • Louise Marleau J • Monique Mercure • Patricia Nolin ¦ • Julie Vincent DficOr ef éclairages' Louise Lemieux Costumes Mérédith Caron Musique: Joel Bienvenue ATELIER CONTINU 1200est, rue Laurier 270-1178 wssmm 35 MILTON 842-6053 MEILLEUR' FILM ^ FESTIVAL DE àg ÉLYSÉE: (V.^MONTRÉALAÏf Q.a.-l.frs-'SAu^ar^ nçala) Sem.fl.4S, 9.20.P.-V.MARIE (V.O.a.-l.sn-glais) 1.00, 3.40, 7.00, 9.35.PLACE VILIE MARIE CINEMA-1 aee-oeae Meilleure actrice FESTIVAL de VENISE SEM.7.0S, 9.05 ERIC ROHMER 35 MILTON 642-6053 12.40.2.55.5.10, 7.25 â 9.40.' Le PARISIEN 5 jjN AMOUR DF.SWANN Le PARISIEN 3 480 ST-CATHgRINC O 666 3856 MCGILL 1.00.3.05, 5.15, 7.15 A 9.25.LiNOUVEMI SUKR-HfitOSOURmEl PARISIEN: 1.10, 2.55, 4.40, 6.25, 8.10.LAVAL: Sem.6.00, 7.45.VER-.SAILLES: Sem.Le PARISIEN 2 480 ST-CATHtmNC O 866-3858 McOHL LAVAL A VER-8AILLE8: «sAiôl» un pmt d’Amour» LAVAL 3 ¦ VERSAILLES 2 CENTRE LWkWL 668-7776 W.ACI VtHSAILltS 353 7880 RAOIS» 8 Le Devoir, lundi 22 octobre 1984 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur.Jean-Louis Roy Rédactrice en chef Lise Bissonnene Rédacteur en chef adjoint: Jean Francoeur Directeur de l’information: Jean-Guy Duguay Directeurs adjoints.Denis Lord, Jacques Chabot Directeur des services administratifs.Michel Paradis LA MORALE DE M.LASALLE , UAND le premier ministre, M.Brian Mul-ironey, a formé son premier cabinet, l’indul-^gence générale lui a permis de caser M.LaSalle aux Travaux publics.Tout le monde avait compris que la compétence n’avait rien à y vou-, et qu’il s’agissait uniquement de récompenser le seul «bleu» à avoir tenu le fort conservateur au Québec, depuis près d’une décennie.On croyait aussi que M.LaSalle, qui n’est pas né de la dernière pluie électorale, en était lui-même conscient, et qu’il aurait l’élégance de ne pas trop se mêler de gouverner.C’était trop demander a ce tenant de la vieille école.Il aura voulu être le premier à faire redescendre le gouvernement Mul-roney du piédestal où il prétend professer dignité, prudence, et équilibre.Sitôt nommé aux Travaux publics, M.LaSalle avait pourtant eu la bonne idée de déclarer un moratoire sur les activités de trois filiales de la Société immobilière du Canada (SIC) ; la SIC-Mira-bel, la SIC-Vieux-Port de Montréal, et la SIC-Vieux-Port de Québec.Dans ce dernier cas, on s’en souvient, LE DEVOIR avait dévoilé en août, dans une série d’articles dont persoime n’a jamais contesté la vérité, le système de favoritisme politique qui présidait à toutes ses activités.Nous allons faire enquête, de dire alors solennellement M.LaSalle, largement approuvé.On comprend aujourd’hui, par les déclarations qu’il vient de faire au réseau TVA, qu’il a commandé une enquête interne au ministère même qui avait cou* vert les activités de cette société depuis sa création en 1981.Non seulement n’y a-t-il rien trouvé, ce qui n’a rien de surprenant dans les circonstances, mais il offre le miel et l’encens aux patronaux du Vieux-Port avec le zèle d’une amitié aussi soudaine que susceptible à son tour d’enquête.Car le seul problème que consent aujourd’hui à voir le député de Juliette dans ce dossier pourtant chargé, c’est que, dans l’adjudication des contrats, peu de conservateurs ont été invités à soumettre des offres de service.Pour le reste, dit-il, les contrats ont été offerts au plus bas soumissionnaire.Ces «bas soumissionnaires» le seraient-ils restés SI d’autres que des libéraux avaient été rejoints pour travailler au Vieux-Port?Les questions de M.LaSalle ne sauraient aller plus loin que sa morale qui, comme on le sait et comme il l’a assez dit, consiste en politique à réclamer l’équité dans l’alternance partisane de l’assiette au beurre.Rappelons donc les questions principales, et beaucoup plus graves, que soulevaient les révélations sur la gestion du projet du Vieux-Port.1) Les administrateurs du Vieux-Port de Québec ont modifié le plan directeur d’aménagement de ce site, dont ils ont petit à petit diminué la vocation récréative et accru la vocation immobilière, créant ainsi les conditions de contrats plus lucratifs.2) Le coût prévu du projet était de $40 millions.Il atteignait pourtant $115 millions l’été dernier et ce n’était pas terminé.M.LaSalle parle d’un dépassement de $4 millions sur un budget de $100 millions.Non seulement ne sait-on où il prend pa- ' relis chiffres, mais ce n’est pas parce que ses prédécesseurs libéraux ont dégagé des crédits à volonté pour leurs amis qu’on doit s’interdire désormais d’exammer les raisons du gaspillage.3) Ce triplement des coûts s’est produit sans le momdre contrôle parlementaire puisque le Vérificateur général du Canada attendait toujours, l’été dernier, les rapports financiers de la Société du Vieux-Port de Québec.M.LaSalle, semble-t-il, s’en passe sans problème.4) Les admimstrateurs du Vieux-Port de Québec ont donné des contrats à des libéraux, certes, mais là n’est pas le plus scandaleux.Plusieurs d’entre eux se sont placés en conflit d’intérêts quand leurs propres firmes ont obtenu de plantureuses commandes.M.LaSalle, faut-il comprendre, est donc d’accord avec cette pratique, et son silence suppose une bénédiction gouvernementale dont on doit se féliciter à Québec.5) M.LaSalle se lave les mains des dérogations aux procédures d’embauche pour les emplois d’été sur le site, qui ont permis à la plupart des administrateurs de favoriser leurs enfants et des membres de leur famille.Cela relève d’un autre ministère, dit-il.Il est évident qu’une enquête autre qu’interne s’y serait intéressée.6) LE DEVOIR a posé d’autres questions sur des avantages personnels consentis aux administrateurs du Vieux-Port, des voyages en famille et des dépenses plutôt somptuaires.Elles sont restées sans réponse.En somme, pourvu que le conseil d’administration du Vieux-Port de Québec fasse amende et se tourne désormais vers des fournisseurs conservateurs, pourvu aussi que ceux-ci apprennent l’adresse de la caisse électorale conservatrice, M.LaSalle va laisser en paix tout ce beau monde.Ce n’est pas seulement la Société du Vieux-Port de Québec qu’on vient ici d’absoudre, en quelques phrases aussi ridicules qu’irresponsables.C’est toute la structure du système de patronage que les libéraux avaient mis en place au Québec, à partir de ce modèle qui utilise un tiers, société, corporation, groupe complaisant, poim lui refiler l’administration de fonds publics d’une façon qui échappe au contrôle.Il faut donc comprendre, si le cabinet se range du côté du ministre, ce qui paraît incroyable, que ce système est là pour rester.Ce qu’on espérait aussi de M.LaSalle, si tant est qu’on osait en attendre quelque chose, c’est qu’il s’interroge sérieusement sur l’utilité des SIC, dont le travail pourrait relever directement du ministère des Travaux publics.Les SIC sont en effet typiques de ces sociétés de la Couronne qui n’ont aucune raison d’être sauf celle du patronage, comme le laissait si clairement entendre le vérificateur général dans son rapport de 1982.Devant l’incompétence satisfaite qu’étale aujourd’hui le ministre, M.Mulroney n’a pas cinquante-six options.Ou il se dit d’accord avec l’alternance du favoritisme — après tout, il a déjà pensé de la même façon —, ou il explique à son ministre, tranquillement mais fermement, que le bon peuple n’a rien à faire de ses opinions, et qu’il attend toujours une enquête.Ou, plus simplement, il renvoie M.LaSalle à des fonctions plus innocentes, car ü vaut toujours mieux corriger l’erreur de fond, en l’occurrence ici celle de l’avoir nommé.Mais si le premier ministre ne bouge pas, il signalera lui-même, un peu plus tôt que prévu, que la vie continue.Comme avant.— LISE BISSONNETTE Un naufrage prévisible EN DÉPOSANT à l’Assemblée nationale le rapport de la Commission d’enquête sur Madelipêche et Pêcheurs unis du Québec (PUQ), le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation a qualifié l’événement de « marquant au double point de vue du droit des affaires et de la protection des individus».Il ne fait pas de doute que le juge .Xndré Marceau et les commissaires, MM.André Gauvin et Claude Beau-champ, ont accompli, avec des moyens modestes, une enciuête remarquable Ils ont réussi a ne pas éclabousser inutilement la réputation des personnes impliquées dans la déconfiture de la grande fédération coopérative La commission a aussi mis à nu le comportement d’une banque et d’une firme de comptables, qu’elle blâme avec courage et raison, car s’il fallait que la gestion des faillites emprunte aux abus longuement décrits au rapport, le détournement commode du bien d’autrui, non la loi et l’intégrité, deviendrait la norme dans le monde des affaires.Étant donné la position de force et les privilèges que la loi donne aux banques, et aussi le rôle tout à fait névralgique de vérificateur et de tuteur administratif souvent confié aux firmes de comptables, on ne saurait trop insister sur le resserrement des normes d’éthique et le stnct respect de la loi.La Banque nationale du Canada se tait, et la maison Raymond, Chabot, Martin, Paré médite le rapport d’enquête.Ces institutions privées, d’intérêt pubhc, devront s’expliquer plus franchement si elles veulent garder la confiance et le respect de la communauté On croyait que la BNC avait eu sa leçon après l’enquête de la CKCO sur certaines activités douteuses à la Banque Provinciale, et que la firme RCMP avait appris à éviter les conflits d’intérêts à l’Office de la construction du Québec.Apparemment, il faudra insister, et plus vigoureusement que ne le fait Québec, pour que le rapport Marceau ait des suites, notamment au ministère de la Justice, et n’aille pas moisir sur les tablettes, comme trop de documents d’importance embarrassante ! Mais on comprend M.Jean Garon de ne pas trop insister sur le passé, lamentable, de la faillite de PUQ.Le rôle de son gouvernement n’y est pas brillant non plus.La Commission d’enquête n’avait pas le mandat d’examiner le comportement de Québec ni le rôle joué par le ministère de M.Garon ou celui de l’Industrie et du Commerce.Les commissaires néanmoins signalent que les tergiversations du Conseil du Trésor et les querelles avec Ottawa ont causé leur part du malheur.Il saute aux yeux en effet que si Québec a su tirer son épingle du jeu au moment où la partie commençait à tourner au désastre, par contre les ministères en cause ont bien mal évalué la situation quand ils ont aé dans un sauvetage des pêches les-de-la-Madeleine et endossé à grands frais une solution qui avait toutes les chances de couler à pic.Ainsi, Québec a racheté les biens d’une entreprise qu’il eut sans doute mieux valu laisser fermer : l’État n’est pas obligé de verser des millions de dollars à une compagnie pour tenter de rescaper une indus-tne.Québec en confiant Madehpêche à PUQ fit aussi appel à un groupe qui avait d’autres projets, n’aimait guère l’association, se plaçait en conflit d’intérêts corporatif et, au surplus, n’était pas bien administré.Le gouvernement blâme la banoue et les comptables qui ont arraché le gréement du bâtiment avant qu’il ne coule.Mais on doit aussi blâmer les politiciens qui se sont lancés au large sans plus d’étude du marché ni des .pêcheurs » avec qui on embarquait.M.Garon était bien pressé de se lancer dans cette entreprise mixte, où les capitaux de l’État allaient se jomdre à l’expertise d’une grande société.Or, en promettant de combler les déficits avec des subventions, il encourageait la mauvaise gestion et le manque d’imagination et de dynamisme.En se rendant, avec la Société de développement industriel (SDI), actionnaire minoritaire sans grand pouvoir sur les opérations.Québec s’assurait de ne pouvoir re-^esser la barre.Quand la bisbille éclata entre son ministère et la direction de PUQ, et que les agitateurs fédéraux s’en mêlèrent — ajoutant quelques milhons au gaspillage des deniers publics— M.Garon passa du capitaüsme d’É-tat à la social-démocratie.Il ne jurait plus que par les coopératives de la base.Il fallait faire tomber les gestionnaires coupables d’avoir détourné une coopérative de son sens.Le rapport Marceau cite des'documents qui sont éloquents à cet égard et instructifs pour l’avenir.Il est inconcevanble qu’un ministre — provincial ou fédéral — dicte à une société, coopérative ou pas, en santé ou non, des conditions radicales et unilatérales, sous prétexte de préserver l’intérêt public.Il y a là un sévère avertissement au mouvement Desjardins et aux autres entrepnses : à moins de vouloir se faire imposer un avenir, voire un règlement de comptes à coup d’en-quetes publiques, on devra y songer à deux fois avant de s’associer avec l’État.Les « partenaires » risquent de subir le gros du blâme pour des échecs qui s’expliquent également par des lacunes dans l’expertise gouvernementale et des retards dans ta con-tnbution de l’État.Mais Québec ne ménte pas le gros du blâme.Le mouvement coopératif est humilié qu’un de ses dirigeants, M.Guy Bernier, ait été stigmatisé par la commission Marceau.Le régime de retraite de faveur dont parlé le rapport n’est rien, cependant, à côté de l’autopsie de l’entreprise coopérative.Car la grande question que soulève l’enquête sur le naufrage de PUQ porte sur la formule coopérative et sur le détournement qui risque d’en être fait, pas seulement dans les pêcheries, par les gestionnaires professionnels à l’emploi de Desjardins.Le mouvement coopératif devra hâter des révisions déchirantes s’il ne veut pas subu- d’autres déconfitures aussi démoralisantes.— JEAN-CLAUDE LECLERC LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par rimprimene Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l’imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc , dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boi- vin, Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVCIP LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc , située à 775 boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent, H4N 1S5 Tél 332-0680 LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR Édition quotidienne 2,50$ par semaine Le samedi seulement 75* Pour Information à Montréal 332-3891, è Québec 687-2022 ABONNEMENT Édition quotidienne 120$ par année, 6 mois 62$, 3 mois 32$ A l'étranger ?2s$ par année, 6 mois 115$, 3 mois 60$, édition du samedi 65$ par année Postez votre chèque ou mandat-poste à LE DEVOIR, 211 rue St-Sacrement, Montréal, Québec H2Y 1X1 Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour information (514)644-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 DépOt légal Bibliothèque nationale du Québec Chacun son heure LE MOT DU SILENCIEUX ALBERT BRIE NOVEMBRE approche .Avant que je l’oublie i « À tous, bon anniversaire ! » * Quand deux personnes se parlent et qu’une troisième s’introduit dans la conversation, elle arrive comme une parenthèse.« Quelle heure ave7-vous ?-2hl5.— Rien que ça ?— Que voulez-vous ?C’est la seule que j’ai.» ^ J’ai entendu celle-ci ; « Il n’y a plus d’espace vital dans les cimetières.» * La télé devait tuer le cinéma.C’est l’inverse qui se produit.De plus en plus on entend dire ; « A la télévision, je ne regarde que le cinéma.• * Il se commet tant de choses laides que d’un jour à l’autre, la beauté prend de plus en plus de rebel.« Quand j’entends dire par ce démographe ; « Dans 115 ans, en Tan 2100, nous serons 50 milUards d’habitants », je réponds ; « Nous serons personne, zéro.Ce seront d’autres, pas nous, qui feront les 50 mil-bards.» ?« Un homme averti, dit-on, en vaut deux.» Cela dépend.Averti contre qui, contre quoi ?Il lui faudrait parfois en valoir mille.Penser aux autres, c’est un peu s’éloigner de soi.Et il est essentiel de le faire, car on SE devient fréquemment insupportable.C'est malheureux de le constater : les gens qui ont souvent, comme on dit, une bonne nature, n’ont aucun e^rit.* On peut apprendre à parler à un perroquet, a danser à un ours et, à une belette, à se taper sur les cuisses.C’est vous dire combien ces ammaux-là sont stupides ! * On ne le voit pas assez : c’est la recherche inquiète de la sécurité d’argent qui gâche de plus en plus la sérénité de Tâme de mes contemporains.« On parle d’économie d’une façon outrancière, indécente.On dirait que les nouvelles générations ne sont pourvues de mains que pour « toucher » de l’argent, « toucher » des dividendes, « toucher » des profits.Triste siècle à poignées de mainmise et à doigts crochus, perclus d’avidité.• Il faut hurler avec les loups, me fait remarquer un charmant et doux camarade.« Facile de hurler, lui dis-je, nous sommes tous des loups.» Ne nous prenons pas pour d’autres, et surtout pour ce que nous pourrions être : des hommes.* Comme c’est un grand timide et qu’il dit ne pas se connaître, quand il s’aperçoit, il fait un détour pour ne pas se croiser.* Cet habile individu se croit fin comme une mouche, et il Test.Mais attendez ! Un jour, il rencontrera son Waterloo, sa toile d’araignée.* Aujourd’hui, être évolué, c’est être évalué.Nous sommes les aubaines d’une civilisation d’occasion, rouages accessoires de l’électroni- que, qui n’a pas besoin de nous pour penser, car c’est elle maintenant qui nous pense.• La peur va plus loin que le courage, et elle court plus vite.Elle ne transporte pas les montagnes, elle les enjambe.m Le courage est le désespoir de notre instinct de conservation « Les gens ont désappris à rire.Ce n’est pas au théâtre qu’ils le réap-prei^ont, c’est dans la vie, celle du quotidien, du plus plat au plus tragique.* C’est pure perte que de vouloir comprendre après coup, c’est avant qu’il faut savoir.C’est dans cette direction que Ton est porté.* L’argent est Dieu, on le sait.On va à la banque avant d’aller à Té-glise, où Ton prie avant tout pour le salut de sa place, ici-bas.* La terre n’est pas seulement une vallée de larmes; elle est aussi une montagne d’absurdités, ce qui est moins larmoyant, mais pas tres désopilant.* La liberté ne va pas sans responsabilités.Mais.elle oblige à tellement de responsabilités que sa liberté s’en trouve amputée.* Pour un couple marié, il est possible de vivre ensemble, à condition que ce soit chacun son tour.* La preuve que les animaux sont moins cruels que les hommes : ils n’ont jamais organisé de parties de chasse à Thomme.* Le parrain de la pègre fit venir son fils de 16 ans, lui imposa les mains et lui dit : « Maintenant, mon fils, va, tu es en âge de voler de tes propres mains.» ¦ Et vive l’automne ! I.ellie adressée à M Albert Brie JESUIS HEUREUSEde ne pas partager votre perception sur l’automne (LE DEVOIR du 12 octobre).Il se peut que je sois de ceux qui goûtent les vertus de la mélancolie et je conçois le bonheur de jouir d'un confort douillet au coin du feu quand il fait un temps de chien battu dehors, comme vous dites, mais je n’ai pas de cheminée et ne suis pas d’humeur mélancolique depuis que Tété a cédé le pas.Peut-être cet hiver, pendant les Fêtes, me rattrapera-t-elle comme cela m’est arrivé quelquefois dans le passé.Depuis de nombreuses années, je craignais le mois de septembre pour les mêmes raisons que vous (la fin de Tété, des vacances et du beau temps, la chute des feuilles, le froid et surtout la perspective d’un autre interminable hiver).J’ai voulu, cette année, accepter mieux le climat de mon pays qu’après tout je n’échangerais pour aucun autre.Dans de telles dispositions, J’étais ouverte à tout.J’ai fréquenté des Ubrairies, une maison de la culture et des cinémas.Je me SUIS replongée dans l’oeuvre de Marcel Proust et j’ai découvert la vraie nature de Gabrielle Roy à travers son autobiographie, au chaud dans des lainages doux et réconfortants.Je me suis permis le luxe de quelques sorties au restaurant avec mon mari et des camarades de travad, planifié notre petit jardin pour le pnntemps, planté des bulbes (je vois déjà Tor des jonquilles et, les yeux fermés, je hume le parfum suave des jacinthes).Des cinéraires argentés dressés autour du pommier nain pourpre encerclent des pensées qui n’ont jamais été aussi épanouies.Les rayons obUques ensoleillés pénètrent dans ma cuisine où les dernières tomates, vertes de froid, alignées sur le rebord de la fenêtre, mûrissent.Quand j’irai fermer les volets de notre chalet familial dans les Laurentides, j’écouterai le chant des oiseaux sédentaires, laisserai des arachides aux écureuils, marcherai dans les sentiers aérés et redécouvrirai la proximité des maisons.l,es Grands Explorateurs m’attendent au théâtre Arlequin pour me faire voyager dans Té-trange Sahara des Peuls.Jean-Luc Grondin me parlera de ses oiseaux à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal où j’aurai le plaisir de rencontrer le ^intre et de revoir ses magnifiques tableaux en attendant le deuxième Salon national des galeries d’art au Palais des congrès.Je n’écoute plus beaucoup les politiciens, du moins le plus superficiellement possible, juste ce qu’il faut pour ne pas perdre tout à fait de vue ce qui m’apparalt une tnste réaUté depuis plusieurs saisons déjà.Ce que vous appelez des surprises de leur part n’en sont plus pour moi.Le nouveau me fait penser à l’ancien, même pas apprêté.Les incidents de parcours ne me distraient plus.Je préfère d’autres évasions occa- sionnelles, lorsqu’eUes se présentent, comme la visite du pape, par exemple.Au moins, je ne conserve aucune illusion.L’automne est-il si mal situé que vous le dites ?La nature me semble sage, pourtant.Après les plaisirs propres à Tété, elle nous annonce doucement l’avenir.On a alors le temps de s’acclimater, de se blinder contre les mauvais jours et, graduellement, les moins craindre.Quelle catastrophe s’il fallait voir tout disparaître avant même d’avoir recueilli le fruit mûr ! Vous avez oublié une fête automnale qui accorde à plusieurs une fin de semaine prolongée : l’Action de grâces.Qui sont les plus mélancoliques ?Ceux qui regrettent le passé ou ceux qui s’accommodent au mieux de ce qui se présente ?L’automne peut être non pas un visiteur désagréable, mais une compagne apaisante ou stimulante, à moins qu’il ne soit les deux à la fois selon la disposition de chacun.Malgré la supposée loi de l’automne qui interdirait les distractions, j’ai bien l’intention de traverser ses trois mois sans camisole d’austérité.Je détournerai la tête (pour me réchauffer) sans craindre aucunement d’être changée en statue de glace, comme la femme de Loth.Mais, à votre place, je ferais attention.— CLAIRE HUNEAULT Montréal, 13 octobre.¦ Une école qui prépare à la vie I.et Ire adressée à M Yves Bérubé.nuni.sire de l'Éducation I.A FÉDÉRATION des unions de familles est du nombre des organismes pionniers qui ont contribué à divers projets de contenu pour un cours d’économie familiale, et revendiqué son instauration en milieu scolaire.À l’instar d’autres groupes québécois, elle s’inquiète actuellement d’une remise en question de ce cours, enfin obligatoire et ce, depuis une année seulement.C’est la volonté d’accroître Ten-seignement scientifique qui le remet en question.Il ne faudrait surtout pas croire que la Fédération ne reconnaît pas l’importance et l’ampleur du virage scientifique.Il y a là un conflit de droits entre un enseignement scientifique et un enseignement qui prépare à la vie.Ce serait peut-être plus crédible si on changeait l’appellation du cours d’« économie familiale » pour celle de « cours de sciences familiales ».Encore faut-il reconnaître à Técole la mission de préparer garçons et filles à leur réa-bté quotidiienne de demam.La Fédération est convaincue qu’un cours qui vise à famihariser les jeunes aux questions ayant trait à Talimentation, au vêtement, au logement, au budget et à la consommation est nécessaire à leur formation.Ce cours doit demeurer obligatoire.Il ne peut être facultatif alors que ce qu’il véhicule n’a rien de facultatif dans la vie de tous les jours.Si, comme société, nous croyons en l’importance d’acquérir, entre autres, de nouvelles habitudes abmentaires pour amébo-rer ta santé, de devenir des consommateurs avertis, de rendre non sexistes les tâches domestiques, nous devons trouver des ap plications concrètes à de tels objectifs; le cours d’économie fa- mihale nous en donne l’occasion.Réunie en conseil d’administration le 29 septembre dernier, la Fédération réitère le mamtien du cours obligatoire d’économie familiale.Parallèlement à ce cours, elle souhaite une démarche complémentaire pour faire soutenir son application dans la famille.À cette fin, les parents devraient être invités à y collaborer.La volonté populaire d’accroître la participation des parents à Técole ne doit-elle pas passer par de tels secteurs d’activités ! — JACQUES LIZÉE secrétaire généraL Fédération des unions de familles.Montréal, 2 octobre.¦ Le droit de travailler l.elire adressée à M René l,évesque.premier ministre du Québec JE VOUS ÉCRIS pour vous demander un conseil et pour que vous tâchiez de comprendre mon désespoir.Depuis deux ans, j’ai travaillé en plusieurs endroits comme menuisier, mais uniquement en Ontario parce que, paraît-il, au Québec je n’ai pas le droit de travailler ! Présentement, je suis prestataire de Tassurance-chomage, comble de stupidité.Je suis heureux de vous dire que je peux vous nommer au moins trois entrepreneurs québécois qui sont prêts et disposés à m’engager dès aujourd’hui à titre d’apprenti menuisier (puisque l’État me considère incompétent), et je peux en trouver d’autres.Mais il y a un hic : les entrepreneurs sont limités dans le nombre d’apprentis menuisiers par je ne sais quel règlement de l’Office de la con struction.Si l’un des entrepreneurs m’avait engagé quand même, il aurait pu être passible de milliers de dollars d’amende ! Imaginez : un employeur qui paie une amende pour avoir voulu engager un jeune ouvrier de 25 ans en pleine santé ! On m’a même dit que je devrais payer $500 d’amende si je travaillais ! Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ?Est-ce un « crime » de travailler dans la province de Québec ?Monsieur le premier ministre, j’ai reçu de vous une copie de la Charte des droits et libertés de la personne.Qu’entendez-vous par les articles 17 et 19 de votre charte ?Que dois-je faire avec ce texte qui a Tair si officiel (il porte votre signature) ; l’accrocher à mon mur, ou le jeter à la poubelle avec le junk-mai) ?Sur votre papier, il est écrit que la charte aura préséance sur toute loi québécoise ! Je SUIS Québécois d’origine et j’ai toujours demeuré au Québec.Je ne comprends pas que la seule façon de gagner ma vie serait de m’exiler dans une autre province .Dans le cas où je déciderais de ne pas m’exiler, j’aurais peut-être, un jour, à accepter les maigres prestations d’aide sociale, et dans ce cas j’aurais le choix ; être travailleur et être condamné, ou être criminel et être condamné.Conséquence pour conséquence, j’opterais probablement pour ce qui me ferait le mieux gagner ma vie.Législateurs, ne faites pas de moi un criminel ! — HENRI HÉTU Hull, Il octobre. DES IDEES, DES EVENEMENTS La diplomatie canadienne : comment engager la révision POLlTiaUE INTERNATIONALE PAUL PAINCHAUD LA SITUATION du Canada a ceci de particulier qu’elle permet aux Canadiens de débattre périodiquement des changements à apporter à l’orientation de la politique étrangère du pays sans que rien, substantiellement.ne soit changé.C’est qu’en effet les contraintes géopolitiques et les structures du système international Umitent considérablement les marges de manoeuvre de la diplomatie canadienne.C’est, d’ailleurs, l’une des raisons pour lesquelles les questions de ^litique étrangère font rarement l’objet de controverse en période électorale.Avec l’arrivée des conservateurs au pouvoir, on nous annonce pourtant un autre débat dont l’objectif serait la révision de la politique internationale canadienne.On peut donc, d’ores et déjà, s’interroger sur ce que devrait etre ce débat, et surtout sur ce qu’il ne devrait pas être.Le gouvernement, en effet, doit éviter de refaire l’exercice naïf et nullement fécond dans lequel le régime Trudeau s’est engagé au début des années ’70 et qui a conduit à ce faux livre blanc qu’on a appelé « Politique étrangère au service des Canadiens ».Ce document, rap-pelons-le, prétendait asseoir les relations extérieures du Canada sur un certain nombre de principes de base d’où découleraient, dans un bel ordre logique, les décisions du gouvernement en matière internationale.C’était la méthode déductive appliquée à la gestion diplomatique.Cette démarche était utopique pour deux raisons.Tout d’abord, la politique étrangère ne se prête pas a de grandes constructions abstraites.Non seulement la situation internationale ne cesse-t-elle d’évoluer, ce qui risque de mettre en cause les postulats retenus, mais dans la pratique, les gouvernements sont souvent amenés à faire des compromis contredisant les choix moroses et politiques qui, supposément, fondent leur diplomatie.La politique étrangère du régime Trudeau est truffée de contradictions de cette nature.La dernière en date est évidemment l’initiative de paix de l’ancien premier ministre, qui s’accommodait mal avec la décision d’autoriser les essais du missile Cruise en territoire canadien.Les deux politiques, prises isolément, sont parfaitement défendables.Mais, vues à la lumière d’une cohérence déductive, elles se contredisent.Il n’y a pourtant là rien d’anormal.Il est dans la nature de la diplomatie d’être contradictoire parce que le jeu international, qui est un jeu de puissance, y contraint tous les gouvernements.Mais c’est aussi une des raisons pour lesquelles les grandes planifications désincarnées sont de peu d’utilité dans ce domaine des affaires publiques.On donnera un autre exemple du caractère artificiel de cette démarche déductive.Le document « Politique étrangère au service des Canadiens > faisait du < maintien de l’harmonie du milieu naturel » l’une des six grandes orientations qui devaient conduire à des choix précis sur la scène internationale.Or qu’en fut-il en réalité ?Le ministère des Affaires extérieures, dans sa planification stratégique, n’a jamais considéré les problèmes de l’environnement comme l’une des priorités internationales du Canada.Tout au plus s’agissait-il d’un programme à maintenir.On peut discuter de ce choix, et il n’est pas nécessairement à condamner.Les options stratégiques sont toujours relatives et matière à débat.Mais il est bien sûr qu’il y avait là une incohérence qui discréditait la démarche initiale du gouvernement.Mais il y a une autre raison pour laquelle la démarche du gouvernement Trudeau était utopique : c’est la nature même des objectifs qui devaient servir à orienter la politique étrangère canadienne On trouve là.en effet, une accumula tion de platitudes, de lieux corn muns et de naïveté qui ont dû faire sourire passablement de chancelleries, et qui interdisaient, à toutes fins utiles, que ces principes servent de guide à l’action pratique du gouvernement.Affirmer, par exemple, que « le Canada maintiendra en toute sécurité son indépendance politique », ou que « le Canada et tous les Canadiens jouiront d’une prospérité générale et croissante », ne constitue qu’un rappel banal de la raison d’être même de l’État.De la même façon, quand le document fédéral déclare pompeusement que « la politique étrangère la plus appropnée dans l’avenir en sera une qui appuie et prolonge des politiques intérieures capables de résoudre les grands problèmes nationaux, » on s’enfonce dans la puérilité intellec tuelle tellement il va de soi que telle est, en effet, la fonction de toute poütique étrangère.Ces quelques exemples suffisent pour montrer que l’approche dé- ductive utilisée par le gouvernement Trudeau devrait etre écartée par le nouveau ministre des Affaires extérieures.Au lieu de s’enfermer dans une spéculation globalisante et prétentieuse, et d’essayer de réinventer la roue, le gouvernement conservateur pourra proposer aux Canadiens une démarche qui colle à deux questions essentielles : quels sont les intérêts précis du Canada, et quels sont les problèmes, dans la conjoncture actuelle, qui doivent être inscrits prioritairement à l’agenda de la politique étrangère canadienne ?Ensuite, quels moyens, quels instruments seront privilégiés ?De cette façon, la diplomatie canadienne ne cherchera pas à tout faire, mais elle aura une direction précise autour de laquelle les Canadiens pourront se mobiliser.Par conséquent, s’il doit y avoir une nouvelle doctrine de politique étrangère, elle devrait émaner de préoccupations concrètes, identifiées dans le temps, ressenties comme importantes par un large public.À partir de là, le débat pourra s’engager.QUINZE JOURS AU JAPON II — « S’il est un grand dessein propre au Japon contemporain, c’est bien celui d’être un modèle pour le monde .» LÉON DION Le .lAPON paraît très confiant d’avoir acquis une nouvelle vigueur et il ne fait pas mystère de son ambition de devenir bientôt la première super-puissance mondiale au plan économique.Aux yeux du monde, le .lapon apparaît comme l’une des sociétés les plus stables et en meilleure santé.Il n’en est pas moins vrai que de graves problèmes confrontent le Japon, que le pays n’est pas sans faiblesses et que, plus que d’autres peuples, son avenir apparaît aléatoire.Les .laponais sont conscients du fait que leur succès dépend d’un incessant labeur, collectif et concerté, dans tous les domaines d’activité.Ils ont relevé le défi du pluralisme international, mais ils .se savent dépendants du reste du monde bien plus que la plupart des autres nations.Les emprunts de l’étranger dans tous les domaines de la science, de la technique, de l’art, du sport et des modes courantes s’effectuant à des rythmes accélérés, parviendront-ils à effectuer les nécessaires assimilations-.sans y perdre leur identité?Les relations de travail fondées sur la déférence et la réciprocité de même que sur la loyauté envers l’entreprise persisteront-elles indéfiniment dans le cadre d’une société in-du.strielle qui polarise et oppose les acteurs économiques ?Leur économie étant dangereusement dépendante de l’extérieur (à 80% pour l’énergie, à plus de 50 % pour la plupart des ressources naturelles, à 20 % pour la nourriture, sans compter les céréales) et la sécurité militaire du Japon, lui qui, tout au long de son passé féodal et naguère encore, valorisait par-dessus tout les prouesses de guerre et qui, de tous côtés, est entouré d’ennemis poten-liel.s_, étant entièrement assurée par les Etats-Unis dont il doit, coûte que coûte, conserver l’amitié, les motifs d’incertitude qui découlent de ces conditions ne sont-ils pas trop angoissants pour ne pas engendrer l’insécurité individuelle et collective ?Une source supplémentaire d’inquiétude se décèle au regard attentif.Le Japon est peut-être le pays le plus homogène du monde au plan ethnique, plus de 95 % de la population étant de souche japonaise.Les étrangers qui y viennent sont fondus dans le tronc commun ou repartent.La langue japonaise constitue un syncrétisme d’autres langues asiatiques mais elle présente des caractéristiques uniques qui la rendent difficilement accessible aux autres peuples, surtout occidentaux.Les Japonais ne se soucient guère du fait qu’après des années de vie au pays, de nombreux étrangers ne savent pas encore lire, écrire et souvent même pas parler leur langue.Au contraire, outre les avantages pratiques qu’ils tirent de l’apprentissage des langues étrangères, ils se font une règle de politesse de parler la langue des étrangers du moment qu’ils en maîtrisent les rudiments.Quand vous vous retrouvez seul dans un cercle de plusieurs Japonais et que tous, pour vous être agréables, même entre eux, et avec un plaisir évident, s’expriment en anglais ou en français des heures durant, il n’y a pas de quoi se sentir supérieur.Toutefois, cette grande homogénéité ethnique et culturelle, premier principe de la sécurité collective ja-ponai.se pourrait bien être menacée.Des étrangers de plus en plus nombreux viennent au Japon — environ un million en 1978 —, 95 % d’entre eux étant asiatiques, surtout coréens.Et l’on estime que l’attrait pour le .lapon va grandir rapidement et que le nombre de ceux qui chercheront à émigrer dans ce pays s’accroîtra constamment au cours des années à venir.Aussi craint-on que le Japon ne devienne de plus en plus hétérogène, qu’il n’en résulte des tensions culturelles et sociales croissantes, et que des sentiments de plus en L’auteur en conférence durant son séjour au Japon.plus vifs d’insécurité n’envahissent les esprits.Le professeur Tsunéo Ayabe, de l’Université de Tsukaba, bien connu pour ses travaux sur les relations entre les groupes ethniques au États-Unis et au Canada, à qui je demandais pourquoi il s’intéressait à semblables recherches, m’a répondu qu’elles revêtaient à ses yeux une grande importance pratique parce que le Japon, dans les décennies à venir, allait être confronté au problème de la coexistence en un meme pays de groupes ethniques différents et qu’il lui importait d’enquêter sur les accommodements qui sont appliqués en Amérique du Nord afin d’être en mesure, le moment venu, de les adapter aux conditions de son pays.Bref, à mesure que les expériences se succédaient au cours de mon séjour au Japon, une question se posait de plus en plus clairement à mon esprit : à quoi tient cette exceptionnelle aptitude du Japon à emprunter virtuellement tout de l’étranger, tout en ayant la conviction d’être en mesure de tout absorber sans laisser se perdre son « âme millénaire », pour reprendre une expression fréquemment employée, et sans trop de crainte de voir sa culture devenir hétéroclite ?Le professeur Momoki Takemi m’a longuement expliqué l’importance pour les Japonais du concept du « centre ».Au Japon, m’a-t-eUe enseigné, quand surgissent de fortes tensions, voire des contradictions, la sagesse ne consiste pas à chercher à les résoudre, à les solutionner, mais plutôt à les surmonter par la recherche d’une position centrale qui des dissout.Le centre, en effet, explique-t-elle, sans être ni l’une ni l’autre des positions extrêmes, comprend une partie de chacune d’elle et c’est ainsi qu’il est apte à les réconcilier et à en effectuer une symbiose qui dépasse en possibilités et en excellence les positions extrêmes initiales.Ainsi, l’opposition très vive entre les partisans de la peinture traditionnelle {ni-honga) et ceux de la peinture occidentale moderne (yôga) s’épanouit, sous les pinceaux des grands maîtres Fujita et Tanaka, dans l’invention d’une troisième voie pour laquelle l’adoption de la technique de la peinture occidentale contribue à rendre la peinture japonaise traditionnelle plus envoûtante encore que par le passé.La constitution japonaise de 1946 offre un autre exemple du succès de la réconciliation des positions extrêmes dans la formulation d’une proposition qui agrée à tous les protagonistes.Les professeurs Fukase et Higuchi ont mis en évidence le fait que cette constitution, par ses principes fortement individualistes empruntés de l’Occident, heurte profondément la longue tradition communautariste du Japon.cuisine et les arts martiaux, que de très nombreux Japonais estiment non exportables, gagnent partout la faveur de publics de plus en plus nombreux, si mêmè les formes d’étiquette et un style de vie à prime abord déroutants sont rapidement l’objet d’une appréciation générale très favorable, il subsiste un obstacle redoutable : celui de la langue japonaise qui est fort difficile et dont les Japonais disent même volontiers qu’elle est inaccessible aux étrangers.Jusqu’ici, en effet, les communications se sont faites surtout dans le sens du Japon : les Japonais connaissant de mieux en mieux l’anglais, tout ce qui de l’étranger est jugé valable et vite importe, traduit et assimilé.Par contre, pour le reste du monde, exception faite de produits de consommation importes du Japon, ce pays demeure une énigme, un mystère.De la sorte, le Japon, certes, se protège contre un evahis-sement de modes étrangères susceptibles d’être corrosives de ses propres traditions.Il n’en reste pas moins que la pleine internationalisation du Japon suppose que les com- Québec, leur curiosité m’est apparue insatiable.Les centaines de personnes de tous rangs que j’ai rencontrées m’ont toutes parues fascinées par notre pays, sous tant d’aspects si différent du leur.Eux qui cherchent en tout la conciliation des extrêmes, ils se demandent comment nous nous en tirons avec nos froids hivers et nos chauds étés, sans bénéficier de la tiédeur d’un long printemps.Eux qui trouvent la sécurité dans l’homogénéité ethnique et culturelle, ils ne tarissent pas de questions à propos de notre fédéralisme, notre multilinguisme, notre multiculturalisme et notre bilinguisme officiel.Pour toutes sortes de raisons tenant pour l’essentiel à la nature des informations qui leur parviennent du Canada, les Japonais ignorent à peu près tout du Québec.Mais leur intérêt s’éveille au plus haut point dès lors qu’on les informe des caractères spécifiques qui lui sont propres et qu’il cherche à préserver.Leur attention se fixe sur deux aspects particuliers de la situation québécoise : d’une part, s’agissant de la question linguistique, le fait que le français y Or, écrivent les auteurs, ces deux humanismes opposés convergent dans un projet grandiose — dont l’attrait est irrésistible pour toutes les factions — d’une paix internationale permanente que le Japon, par son pacifisme constitutionnel, propose au monde.Le salut dans la visée d’universalité Je pense que la plupart des Japonais estiment qu’un Japon fermé sur lui-même ne pourrait plus survivre et même qu’il ne serait plus digne de survivre.Ils ne témoignent plus, s’ils l’on déjà fait, d’une admiration béate envers l’Occident.Au contraire, ils se montrent très fiers de ce qui est japonais.Toutefois, ils ne sont pas pour autant chauvins, ni ethnocentristes.L’un des concepts les plus utilisés par les Japonais est celui de koku-saika.Ce concept fait référence aux multiples interactions entre le Japon et le reste du monde, sous tous les plans : économique, culturel et politique.La recherche des moyens de préserver l’identité nationale passe désormais par l’acceptation du défi de l’« internationalisation » obligée du Japon.Mais leur plus grand motif de fierté, les Japonais ne le tirent pas d’abord du fait d’avoir rejoint et, à maints égards, surpassé l’Occident, mais plutôt du fait qu’ils deviennent un modèle pour l’ensemble du monde, et qu’ils réussissent ce « miracle», non pas au prix de leur « âme » ancestrale, mais, au contraire, en mettant à profit nombre de leurs anciennes traditions, et même en imprimant à celles-ci un nouvel épanouissement.S’il y a un grand dessein propre au Japon contemporain, c’est bien celui de s’ouvrir au monde, d’être un modèle pour le monde.Et il se pourrait bien que ce soit l’antique conviction que le Japon est au centre du monde qui, inconsciemment, sous-tende ce grand objectif.C’est ainsi que, dans des circonstances tragiques, le Japon a adopté le constitutionnalisme occidental.Mais, tout en l’assimilant, il cherche à le dépasser en mettant à profit des composantes essentielles de sa culture traditionnelle, par exemple en ce qui concerne le respect de la faune, de la flore et de tout environnement naturel, de même qu’en s’ouvrant au pacifisme.De la sorte, tout en mettant son nouveau constitutionnalisme au service de la civilisation, il cherche à lui infuser un supplément d’humanisme.Les Japonais sont très désireux de participer au leadership moral, culturel et économique du monde.Ils sont friands de s’associer avec les étrangers pour mener à bien toutes les entreprises imaginables.Mais leurs efforts se heurtent à un obstacle difficilement surmontable.Si les produits de l’industrie japonaise circulent partout dans le monde, si la llllliil Tokyo à perte de vue.munications se fassent dans les deux sens.Cette condition va requérir de bien meilleurs apprentissages du japonais que ce n’est le cas aujourd’hui, ou tout au moins l’éveil, chez les autres peuples, d’une curiosité suffisante envers le Japon pour qu’on se familiarise avec le savoir-faire et les arts japonais et que l’on procède à des traductions systématiques des productions littéraires et scientifiques japonaises.Le Japon et nous Le Japon est le second partenaire commercial du Canada, immédiatement après les États-Unis.Et pourtant, les Québécois et les Canadiens ignorent à peu près tout du Japon et ils ne semblent guère désireux d’apprendre à connaître un pays et un peuple dont ils envient pourtant l’extraordinaire réussite économique des vingt dernières années.Seuls certains universitaires et artistes de la côte du Pacifique ont des contacts relativement suivis avec leurs collègues japonais.Pour l’ensemble, ce sont les universitaires américains, surtout ceux de ta Californie, qui sont les plus présents et les plus actifs au Japon.Quant aux Japonais, leur soif de tout connaître du reste du monde est sans limite.Ils sont partout, comme touristes bien entendu, mais aussi en tant qu’artistes, étudiants et chercheurs.S’agissant du Canada et du (Photo : Monique Nuytemans) ait été si bien préservé, malgré un environnement si peu propice, force leur admiration, et en apprenant que l’Universilé ' .aval dispense des programmes (i ' o.-seignement du français comme langue seconde qui sont parmi les meilleurs au monde, ils témoignent d’un intérêt très vif dont on doit escompter de fortes retombées pratiques si les responsables québécois savent tirer profit de cette circonstance très favorable.D’autre part, les Japonais s’étonnent d’apprendre que les Québécois, tout comme eux, ont longtemps cherché la sécurité individuelle et collective dans l’homogénéité ethnique et culturelle, mais que, contrairement à eux, ils ne sont pas parvenus à surmonter leur insécurité séculaire.En apprenant, en outre, que désormais les Québécois n’ont plus d’autre choix que de relever le défi de l’hétérogénéité ethnique et culturelle et qu’ils attendent qu’elle leur procure enfin la sécurité, ils se montrent fort intrigués et les plus clairvoyants d’entre eux voient dans ce défi québécois comme une préfiguration t1('h''»Tlir de nous-mêmes ,, ¦' ¦.(( ¦ '.( icté originale dans le iiMdidc.I ICM ri(‘ nous empêche — au eoiiu .111 e, tout doit nous y inciter — de vouloir apprendre des Japonais comment ils sont parvenus à relever avec succès des défis analogues à ceux que nous esquivons depuis trop longtemps.FIN 10 Le Devoir, lundi 22 octobre 1984 SUITES APRÈS LA MARCHE POUR LA PAIX WISE poignée de militants poursuit sa vigile à Ottawa ^ 46 CLSC souhaitable, a-t-il dit, de rapprocher les services des populations à desservir.Les CSS et les CLSC devraient fonctionner en collaboration, a souhaité M.Laurin.«Un cadre est accepté, il reste à l’actualiser.Je voudrais que cela aille au-delà du jugement de Salomon où on tente de couper le bébé en deux.» Le ministre n’a pas exclu la possibilité qu’il soit nécessaire d’apporter quelques nuances: «cela est possible», a-t-il ajouté sans vouloir préciser davantage.Il a d’autre part réaffirmé que le délai qui s’écoulera entre l’adoption de la méthodologie et l’actualisation du plan de partage se conformera à l’échéancier déjà fixé, c’est-à-dire que les plans de réallocation des ressources devront être déposés le 15 novembre.Les transferts deviendront effectifs sur le plan budétaire le 1er avril pro-cham.La Fédération des CLSC demande au MAS de prendre en charge lui-même la conduite de l’opérationali-sation du transfert, estimant que la multiplication des niveaux et des lieux de discussions se prête trop facilement à l’abus des mesures dilatoires qui note-t-elle, ont constamment empoisonné ce dossier depuis quelques années.Les CLSC menacent de retirer totalement leur collaboration et les accords qu’ils ont déjà donnés s’il y a remise en question significative du nombre d’effectifs prévu dans les plans de réallocation transmis aux CRSSS le 13 septembre dernier par la direcion générale des services sociaux du MAS, soit 32 % Le conseil d’administration de la Fédération de la Fédération a été mandatée par rassemblée pour juger de ce qui est sigmficatif ou non.«Nous devons compléter le plus tôt possible cette opération de transferts des services sociaux.mais pas à n’importe lesquelles des conditions», a mis en garde M.Sénéchal.4 Truffaut les traits d’Antoine Doinel, dans L’amour à vingt ans ( 1962), Baisers volés (1968), Domicile conjugal (1970) et L'amour en fuite (1978).En 22 films, l’ex-enfant terrible de la Nouvelle vague a renouvelé une tradition française, fondée à la fois sur le romanesque, l’étude des caractères et l’observation de la vie quotidienne.Les oeuvres les plus célèbres de celui que les critiques considèrent comme le maître du cinéma d’auteur: Jules et Jim (1961), La nuit américaine (1972), qui obtient à Hollywood l’Oscar du meilleur film étranger, et Le dernier métro (1980) qui fut couronné de douze Césars (l’équivalent français des Oscars américams).Grand spécialiste de Hitchcock, auquel il a consacré un livre, et admirateur du cinéma américain — il joue d’ailleurs dans Rencontre du troisième type, de Steven Spiellberg — 'Truffaut tourne plusieurs films tirés de polars de William Irish — La mariée était en now (1967), La sirène du Mississipi (1969) — et de David Goodis — Twez sur le pianiste (1960).« Le cinéma perd avec François ’Truffaut l’un de ses grands hommes, dont on n’est pas près de voir le remplaçant », a déclaré hier le directeur de la Cinémathèque française et metteur en scène Constantin Costa-Gavras.« C’est un week-end épouvantable pour le cinéma français, avec le décès de Pierre Kast », décédé, lui, samedi, alors qu’il était rapatrié d’Italie en France par avion samtaire.« Truffaut est un metteur en scène très jeune II aurait fait encore beaucoup d’autre films.C’est un metteur en scène irremplaçable ».« C’était un des grands supporters de la Cinémathèque française, surtout dans ses heures les plus difficiles, en 1968.C’était un ami personnel d’Henn Langlois».(PC,AFP,CP) — Au lendemain de la marche pour la paix qui a attiré à Montréal plus de 10,000 manifestants, une douzaine de militants pacifistes continuaient toujours hier à Ottawa, sur une colline parlementaire balayée par le vent et la pluie, de lire les noms des 400,000 canadiens signataires d’une pétition en faveur du désarmement.Amorcée samedi lors de l’arrivée à Ottawa des deux caravanes pour la paix — Tune partie de Terre-Neuve, l’autre de Colombie-Britannique — cette vigile doit se terminer aujourd’hui, premier jour de la semaine internationale pour le désarmement et la paix.Les organisateurs de la Caravane doivent rencontrer au cours des prochains jours le premier ministre du Canada, M.Brian Mulroney, de même que le chef du Parti hbérat M.John Turner et le chef du Nouveau parti démocratique, M.Ed Broad-bent.Les pétitions, recueillies dans plus de 70 villes, seront remise à différents députés fédéraux.C’est à Montréal que la «Marche pour la paix et la vie» de samedi a rencontré le plus de succès, en dépit de la grève des transports en commun.AUJOURD’HUI !,»¦ .secteur Culture personnelle du Collège Marie Victorin propose un programme l’elite enfance aux personnes qui s'occupent d'enfants de 0 a 6 ans Ce programme comprend cinq rencontres, on peut s'inscrire pour une activité ou pour la série l.a première rencontre est réservée aux messieurs et s'intitule « I,'homme et les enfants » Klle aura lieu de 19 h 30 à 22 h 30 325-0150 ¦ Conférence de M Truong, à 19 h 30.salle André Michaux du Pavillon administratif du .lardm botanique II y parlera de réussite de culture de légumes vietnamiens au Québec 252-1179 ¦ « l.e soutien à domicile, solution pour continuer à vivre chez soi ».C’est sous ce thème que le Forum des citoyens âgés invite ses membres et les personnes intéressées à venir discuter sur les services requis par une personne âgée pour continuer à vivre dans son logement Rendez-vous à 13 h 30 au Forum des citoyens âgés.1800 ouest, boul Dorchester 937-7401 ¦ Saul Friedlander.professeur de Sciences politiques et écnvain de réputation internationale, sera l’invité du Centre Hillel (1/Union des Ktudiants Juifs de rUniver-silé de Montréal) pour une conférence publique portant sur « Le nouveau discours sur le nazisme dans le roman et le cinéma contemporain » à 19 h 30 au Pavillon principal, entrées U-l ou M-4 à la hauteur du 2900 Kdouard Montpetit ¦ L'équipe petite enfance du CLSC Lon-gueuil-Ouest organise une séance de dépistage des problèmes auditifs, visuels, de langage, ce lundi en soirée Les parents d'enfants de 2 à 5 ans qui ont un doute au sujet du développement de leur enfant sont invités à prendre un rendez-vous en téléphonant au 651-9830, poste 319 A Toronto, à peine 2,000 personnes ont défilé dans les rues, aroorant des effigies en papier mâché de Brian Mulroney et Ronald Reagan échangeant des poignées de main au-dessus d’un missile Cruise.A Edmonton, 400 manifestants ont hué le député d’Edmonton-Sud, M.Jim Edwards, après qu’il ait rappelé rengagement du premier ministre conservateur d’accroître la participation du Canada à l’OTAN.A Saskatoon et St-John (Nouveau-Brunswick), où se tenaient aussi des manifestations, le nombre des participants oscillait entre 100 et Les mamfestants réclament l’arrêt des essais du missile Cruise au Canada, la proclamation du pays « zone libre d’armes nucléaires », Tu-tilisation des sommes consacrées aux armements pour combler les besoms sociaux et un vote libre au Parlement sur ces questions.A Montréal, la manifestation qui s’est ébranlée peu après 13 h 30 devant le complexe Guy-Favreau, était particulièrement haute en couleur: à travers la forêt de banderoles et de ballons, des pancartes du Parti communiste voisinaient celles de l’Eglise unie et l’anglais faisait bon ménage avec le français et TespapoL De son côté le premier ministre français Laurent Fabius a rendu hommage, dans un télégramme personnel de condoléances, à la veuve du cinéaste, Madeleme 'Truffaut.« (.)François 'Truffaut a imprimé de son génie le cinéma français des vingt-cinq dernières années et a largement contribué à son renouveau et à son rayonnement international.C’est une grande figure de la création cinématographique qui disparaît à laquelle je veux rendre un particulier hommage », a déclaré M.Laurent Fabius.M.Jack Lang, ministre de la Culture, a rendu hommage dimanche soir au cinéaste François Truffaut, décédé à 52 ans, en le qualifiant de « créateur le plus éblouissant du cinéma mondial».Voici le texte complet: « François 'Truffaut aimait à se comparer à Me Comille, le meunier de Daudet.Indifférent à la gloire, aux honneurs, et à l’esprit des temps, il continuait à moudre sa pellicule avec Tamour intense du travail bien fait.« Mais celui qui se rêvait un artisan modeste était devenu en 22 films un des créateurs les plus éblouissants du cinéma mondial.« François Truffaut était entré en cinéma comme on entre dans les ordres, il y avait choisi sa famille: les « Cahiers » d’André Bazin, la Cinémathèque d’Henri Langlois.Il y avait découvert ses maîtres, Jean Renoir et Alfred Hitchcock.« Et II rendra au cinéma deux merveilleux hommages: son « Hitchcock », un des plus beaux livres jamais imprimé sur le 7e Art, sa « Nuit améncame », sans doute le plus beau film sur le tournage d’un film.« Quant un homme surprend une femme dans son bain et qu’il lui dit « Pardon madame », c’est la politesse.S’il lui dit : « Pardon monsieur », c’est le tact.Cette réplique de Baisers volés définit pour moi François 'Truffaut, cinéaste de la délicatesse.Le petit garçon a atteint la mer, il court à la limite changeante du sable et de Teau.Son visage se fige à jamais sur l’écran.Adieu François 'Truffaut.» 4 Un Reagan que le président Reagan avait soutenu que des missiles nucléaires lancés à partir de sous-manns pouvaient être rappelés (ce qui est faux) ; M Reagan a rétorqué qu’il n’avait « jamais, jamais cru une telle chose.» « J’ai dit que les missiles (lancés à partir) de sous-manns n’é-taient pas aussi déstabilisants (que les missiles lancés à partir de la terre ferme) », a poursuivi M.Reagan.( U ne copie officielle de la conférence de presse que M.Reagan donnait le 13 mai 1982 indique que M.Reagan a effectivement laissé entendre que ces deux genres de missiles étaient différents l’un de l’autre : « Ceux (les missiles) qui sont à bord de bombardiers, d’embarcations d’un genre ou d’un autre, ou de submersibles, il s’agit là d'un genre d’arme ou d’in.strument conventionnel, et ces instruments peuvent être interceptés Ils peuvent être rappelés s’il y a eu erreur », indique la transcription de la conférence de presse.) Le président Reagan a accusé son adversaire démocrate de vouloir saper la puissance mibtaire des États-Unis , M MondaleTa accusé d’avoir réduit à néant l’autorité morale des États-Unis au sein de la communauté internationale.« Voulez-vous que les États-Unis retournent à TéjKique des politiques de faiblesse ?» a demandé M.Reagan à quelque 70 millions de téléspectateurs, faisant allusion à l’administration de Tex-président Jimmy Carter.M.Reagan qui a préconisé la poursuite du « renouveau » de l’Amérique — le thème de sa campagne électorale de 1980 — a cependant dû couper court au message qui devait clore sa prestation, le modérateur l’ayant interrompu pour lui rappeler que ses quatre minutes étaient écoulées.M Mondale a notamment insisté sur « Téchec » de la politique américaine en Amérique centrale et au Liban Il a répété que l’administration Reagan avait été prévenue à Ta-vance des menaces, qui pesaient contre le personnel de l’ambassade et contre les militaires en poste à Beyrouth, et que M.Reagan devrait assumer la responsabilité des trois attentats anti-US.M Mondale a d’autre part demandé à M Reagan de s’excuser En tête, un char allégorique illustrait de façon non équivoque les effets dévastateurs d’une guerre nucléaire, bruits apocalyptiques et blessé inclus.Les trois centrales syndicales québécoises, des partis politiques de toutes tendances, des associations d’étudiants, des groupes de femmes et de personnes âgées prenaient pas à la manifestation, avec la bénédiction de l’Assemblée des évêques du Québec et de l’Assemblée nationale.Les organisateurs espéraient toutefois beaucoup plus de participants à cette marche qui Tan dernier avait attiré plus de 30,000 personnes.Même en Allemagne Fédérale, bastion du mouvement pacifiste, la campagne pour le désarmement a attiré moins de militants que prévu pour les manifestations d’automne qui ont culminé samedi.Les écarts entre les mdications de la police et celles des organisateurs sont considérables.Les pacifistes affirment avoir attiré samedi 400,000 personnes à travers le pays alors que les services officiels, sans avancer de chiffre global, ont constaté une participation nettement plus faible.À Hambourg, 20,000 personnes, selon la police, et 100,00(), selon les pa- cifistes, ont défilé dans le centre-ville.Vingt mille personnes ont ma-mfesté à Stuttgart où on en attendait près de 70,000.Enfin, les protestataires étaient entre 40,000 et 50,000 à Bonn où les coordonateurs en prévoyaient 200,000.La chaîne humame qui devait s’étendre sur 210 km entre la ville de Duisbourg, dans la Ruhr, et la base américaine de Hasselsbach dans le sud-ouest, présentait de nombreux trous de plusieurs kilomètres et n’a pas pu être bouclée.Le mouvement pacifiste, toujours très vivant en RFA, un an après le déploiement des fusées américaines Pershing-2, n’a pas rempli son contrat pour cette journée.Sans pouvoir conclure à un essouflement général, cet échec semble dû à l’absence d’enjeu immédiat et à des erreurs tactiques, estiment les observateurs.À l’automne 1983, les pacifistes avaient pu rassembler jusqu’à 3 millions de personnes sur dix jours contre le déploiement prévu des Pers-hing-2.Cette année, les fusées américaines sont déjà là et leur déploiement est largement avancé.Le choix en 1984 d’un double thème — contre le réarmement et contre le chômage — a pu avoir un effet dé- pour les déclarations du vice-président George Bush sur le Liban.M.Bush avait affirmé lors du débat avec la candidate démocrate à la vice-présidence, Geraldine Ferraro, que les démocrates avaient laissé entendre que les victimes du dernier attentat contre l’ambassade des États-Unis à Beyrouth étaient « morts dans la honte ».M.Mondale a nié avoir tenu de tels propos.M.Reagan a choisi, hier soir, de ne pas tenir compte de la requête de M.Mondale Au sujet du Nicaragua, le leader démocrate a condamné la « guerre secrète » de l’administration Reagan dans la région.Mais M.Mondale, dont les positions ont déjà été plus « libérales », a précisé qu’il serait prêt à prendre des mesures contre le régime de Managua, dont la « mise en quarantaine » (blocus) du pays, si les sandinistes s’avéraient un danger à la sécurité de pays pro-américains de la région.La joute oratoire entre MM.Reagan et Mondale est intervenue au terme d’une semaine pendant laquelle les événements se sont précipités en Amérique centrale.Le président salvadorien, José Napoleon Duarte, a entrepris lundi des pourparlers avec la guérilla.Quatre agents de la CIA ont perdu la vie vendredi soir dans un présumé accident d’avion au Salvador dans des circonstances qui n’ont pas encore été élucidées.Mais c’est la publication, par la presse américain, d’un manuel de la CIA à Tintention des contras (contre-révolutionnaires) nicaraguayens, portant notamment sur l’assassinat de responsables sandinistes, qui a retenu l’attention.M.Reagan, qui a ordonné la tenue de deux enquêtes sur le sujet, a expliqué que seule une douzaine de manuels comprenant les pages controversées (qui comprenaient les instructions sur l’assassinat politique) était parvenue à des contras.Le chef de l’exécutif, qui a déclaré qu’il ne s’agissait pas la du « terrorisme d’État » dont on l’accusait, a toutefois laissé échapper que les services de renseignements améncains « contrôlaient » le mouvement d’opposition armée au régime sandmiste.« Je crains que je me suis mal exprimé » (« I’m afraid I misspoke »), a déclaré M.Reagan, ayant recours à un verbe que Tex-président Richard Nixon avait rendu à la mode à Té-poque du Watergate.En durcissant le ton hier soir à l’endroit des Soviétiques — « Je ne fais pas confiance aux Russes », a déclaré M.Mondale.« Je n’accepte pas le contrôle des Soviétiques sur l’Europe de TEst.» — le leader démocrate a donné raison aux observateurs qui prévoyaient que le candidat démocrate tenterait de séduire les électeurs conservateurs qui ont traditionnellement fait la force du Parti démocrate : les catholiques, les syndiqués et les démocrates du sud du pays, qui ont déserté les démocrates, lors des dermères élections présidentielles, pour se rallier au conservatisme de M.Reagan.Les stratèges démocrates ont tout particubèrement insisté sur l’importance pour leur parti d’effectuer une percée du côté de Télectorat masculin — les démocrates sont plus populaires auprès des femmes que des hommes — et des jeunes.Les derniers sondages réalisés avant le débat d’hier mdhquaient que le président Reagan continuait de détenir une confortable avance sur son adversaire démocrate.Un sondage du New York Timeset de la chaîne de télévision CBS, publié samedi, donne un avantage de 13 points à M.Reagan, qui dispose de 50 % des intentions de vote, contre 37 % à son rival.Une enquête similaire réabsée avant le premier débat présidentiel du 7 octobre accordait au président sortant une avance de 23 pomts.Selon une autre enquête, de l’institut Gallup cette fois, M.Reagan mènerait actuellement par 20 points (58%-38%).Une demi-douzaine de sondages pubhés ces derniers jours offrent des appréciations divergentes de Ta-vance du président, en grande partie en raison des différentes méthodologies utilisées.Mais les enquêtes s’accordent toutefois sur le fait que l’écart entre les deux hommes demeure substantiel.Les écarts vont de 9 points, selon un sondage I>ouis Harris, à 25 points, selon des enquêtes réalisées pour le compte de la chaîne de télévision mobilisateur.En outre, les manifestations pacifistes ont commencé très tôt, dès le début des manoeuvres d’automne de TOTAN, et s’achèveront le 3 novembre à Bonn par un rassemblement de solidarité avec l’Amérique centrale, à la veUle des élections au Nicaragua.Trop, c’est trop, reconnaissait samedi, en privé, le comité de coordination du mouvement pacifiste.Les organisateurs de la Caravane canadienne de la Paix estiment quant à eux que les effets de la Marche pour la paix et la vie ne seront visibles qu’à long terme : « Ça ne changera pas les choses concrètement dès demain matin », a-t-il expliqué.Selon lui la pression de Topinion publique finira bien par faire agir les gouvernements.La plupart des mamfestants semblaient du même avis.« Cette marche va conscientiser les gens, et c’est justement Topimon publique qui va changer les choses », a notamment commenté une participante venue du Nouveau-Brunswick, Mme Claudette Essiembre.« On voudrait que ça désarme partout dans le monde, parce que la survie de l’humanité est en jeu », a-t-elle exphqué.NBC et du quotidien USA Today.Certains, dont M.Hams, estiment que les débats télévisés joueront un rôle déterminant dans la campagne.Dans le camp républicain, en revanche, on affirme que M.Reagan a déjà remporté la campagne et que les débats télévisés ne peuvent avoir un grand impact sur Topinion.Les républicains font remarquer que la célèbre gaffe de Tex-président Gerald Ford qui avait dit, lors du débat qui Tavait opposé à Jimmy Carter, que la Pologne n’était pas sous domination soviétique n’avait coûté que 2 points au président sortant au scrutin de novembre 1976.Les stratèges démocrates affir-> ment pour leur part qu’il n’est pas impossible pour un candidat présidentiel de surmonter, en quelques jours, un handicap important.Ils notent que Hubert Humphrey avait réussi à gagner 15 points en 20 jours dans la course contre Richard Nixon en 1968.(M.Nixon avait finalement remporté le scrutin avec une avance de 0.7 % du vote populaire, soit environ un demi-million de votes.) 4 La famille de cette belle victoire.Dans le public, les membres de la famille Beaudoin ne réagissent pas tout de suite.Incrédules, interloqués, ils se regardent.C’est comme si les paroles du jury numéro 9 leur avait cou^ la parole.La scène est curieuse parce que souvent, dans le passé, un des frères de la victime, (Jilles, s’est montré agressif à l’endroit des accusés.En attendant le jury, Gilles semblait justement à bout de nerfs, serrant au bout d’un bras tendu la main de sa femme Yolande, qui fermait les yeux, tentant de rester calme.Le juge n’est pas aussitôt sorti que Gilles se lève et contourne lentement la table réservée aux journalistes et il se dirige vers les accusés.« Lais-sez-moi passer, je veux juste leur parler », dit-il trop calmement en s’approchant à quelques pas des policiers.Tout près, deux agents s’interposent.Son frère Réjean arrive et lui glisse doucement: « OK, c’est correct», tout en jetant un regard éploré vers les journalistes, un peu retournés par la tournure des événements.Tout de suite, quelqu’un intime Tordre à tout le monde de vider la salle.Les policiers ne lésinent pas.D’autant plus que le juge Ryan leur avait mentionné qu’ils étaient « libres d’intervenir » contre quiconque voudrait manifester ouvertement son opinion sur Tissue du procès.« I»es jurés n’ont pas à subir les réactions de qui que ce soit », avait dit le juge avant d’interdire aux came ramen de prendre des images des 12 jurfe.La signification du verdict de samedi après-midi est claire.Les deux principaux acteurs de l’opération « surprise » imaginée par le démotive Salvail ont agi de bonne foi.Présente à toutes les étapes des procédures judiciaires contre les policiers de Sherbrooke, Mme Cécile Beaudoin, mère de la victime, n’a pas caché sa déception: « Je ne peux pas croire ce qu’il y a dans la tête des policiers, qu’ils soient si peu éduqués que cela.« En plus de ça, ils meS4 211S4M v«.30-12-82 tmasco Ltés REAQ100% 114000 000$ 28% $ 40%$ 41%$ '' +%¦ 07-12-82 U.A.P.Inc REAQ100% 5170 000$ 22$ 31$ 31$ 07-12-82 * CaacadM Inc.REA0100% 5000000$ 2.60$(1) 9%$ 9%$ -% 16-03-83 * Guardian Trustee Inc.REAQ100% 1250 000$ 6Vj$ «%$ 6%$ -%- 22-03-83 Dufresnoy, société d’exptoraion minière Inc.REAQ100% 690000$ 60 38 08-06-83 Québécor Inc.REAQ 100% 13000 0(X)$ 13$(1) 20%$ »%$ -% 16-06-83 Mines Dumagami Inc.REAQ 100% 19053470$ 7%| 6%$ 6%$ 16-06-83 • Circuits Hellx Inc.REAQ 100% 7100 000$ 450 9%$ 10%$ -i-m 06-07-83 Sensormatic Canada Lhie REAQ 150% 2475000$ 8$ 5$ m 418 430 Satellite Canadien Inc.08-12-83 * Les Magasins Chfttaau du Canada Ltée Comterm Inc.REAQ 150% 10 126 000$ 11%$ 14%$ 14%$ — 08-12-83 ReAQ1«)% 28 482 500$ 8%$ 150 128 -24 08-12-83 Les Explorations Muscocho Limitée pr, conv.RE/^1S0% 4000000$ 8$ 10% $ 10%$ -% 12-12-83 * Tombée Inc.REAQ 100% 10050000$ .5K2) 376 388 +10 16-12-83 ?Amusecor me.REAQ 160% 2400000$ 200 116 106 -10 22-12-83 Guardian Trustco Inc.pr.conv.B REAQ 150% 8000 (K)0$ 10$ 8%$ 22-03-84 MonCeai Trustco REAQ 75% 27 500 000$ 12.50$ 10%$ 10%$ 4% 22-03-84 • CB Pak Inc.REAQ 75% 2700000$ 12%$ 12%$ 12%$ 4% 27-03-84 ?Morgan Trustco Inc.REAQ 100% 6000 000$ 6$ 380 388 45 09-04-84 * McNeil, Mantha Inc, REAQ 150% 3 000 000$ 300 270 260 -10 09-04-84 ‘ Aligro REAQ 150% 3500 000$ 5$ 6%$ 6%$ » 25-05-84 * Canam Manac Inc.A REAQ 100% 9 500 000$ 9.50$ 9%$ 9%$ 06-06-84 Papiers peints Bercley Inc.pr.conv.REAQ 150% 4 000 000$ 4.00$ 430 435 45 07-10-84 * Circo Craft Inc.REAQ 150% 23100 000 8.25$ 7%$ 7%$ — PROGRAMME DE RÉINVESTIBSEMENT ET D’ACHAT D’ACTIONS Prochaine date limite Emetteur RéchJcUon Montant trimestrtei maximal DMdsndt annuel Prix au 20-07-$4 meiché 27-07-$4 Var.15-12-84 Alcan REAQ 75% 2000$ 1.56$ 35%$ 36$ 42% 24-10-84 Banque de Montréal REAQ 75% 5000$ 1.96$ 23%$ 24%$ 4% 24-10-84 Banque Royale REAQ 75% 7500$ 2.00$ 28%$ 29$ 4% 15-11-84 Entreprises Bell Canada REAQ 75% 20 000$(3) 2.18$ 33%$ 34%$ 41 20-11-84 Dominion Textite REAQ 100% 4000$ 0.72$ 14%$ 15$ 4% 14-12-84 Domtar REAQ 75% 4 000$ 1.40$ ' 32%$ 33% f 41% (1) Lacoinpagni««wbdivMtoneaptMMirltbaM«l*2po«irt.(2) Bon d* •ousertpOon InchM.(3) Parexarcic» • : PrMnièr»
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