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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 24 juillet 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1930-07-24, Collections de BAnQ.

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Volume XXI - Numéro 169 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA .$6.00 Buts-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS! Directeur: HENRI BOURASSA Montréal, jeudi 24 juillet 1939 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL 1 TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT: Administration: » HArbour 1243 Rédaction * ^ > HArbour 3679 Gérant .HArbour 4897 M.King, M.Bennett et les électeurs La campagne électorale s’achève.Dans quarante-huit heures, les partis tireront leurs derniers projectiles; puis il» attendront que se dissipe la fumée pour voir quel drapeau flotte au sommet de la colline d’Ottawa, quels sont les gens dispersés dans la plaine de l’opposition.Vivement entré dans la campagne, M.Bennett a parcouru d’un bout à l’autre le pays, ses fameux *7 pledge myself.’ à la bouche, dès Winnipeg, des promesses de réforme de tout genre aux lèvres, partout; il ne pouvait parler assez vite pour dire en deux heures tout ce qu’il avait à dire, tout ce qu’il voulait promettre.Il a mené sa campagne avec une prdeur enlevante dès le début, il a communiqué de l’entrain à ses troupes, elles se battent cette fois-ci comme on ne les a vues se battre ni en 1921,ni en 1925, ni en 1926.La combativité persiste, l’attaque tient, si l'intérêt a fléchi quelque peu et si M.Bennett paraît enfin avoir épuisé toutes ses promises .Ce diable d’homme en a tant prodigué que si par hasard il allait prendre le pouvoir, ses adversaires en auront à lui rappeler pendant des années.Comment croire en effet qu’en deux ou trois sessions il pourrait toutes les racheter?Et avec quel argent, si ce n’est celui des impôts dont il a une fois seulement parlé, — à Maisonneuve, — pour n’y plus revenir, s’étant avisé trop tard que parler d’impôts au contribuable auquel on vient de dire qu’il y a crise, cela équivaut à faire entrevoir à un homme qu’on affirme malade une série de remèdes et de traitements si coûteux qu’il se demande s’il ne serait pas mieux de chercher un autre médecin, — ou de se laisser mourir?Parti plus tard, M.King a dû remonter un courant adverse nettement formé.Ni en 1921, ni en 1925, encore moins en 1926, il ne s’était heurté à des adversaires aussi fermes, aussi bien organisés, aussi entêtés à vaincre et convaincus qu’ils vaincront.M.King a paru mettre en branle avec difficulté sa machine électorale, rencontrer de-ci de-là des obstacles imprévus, hésiter sur le déploiement de ses troupes; c’est ce qui a fait, pour une part, croire longue la campagne à des gens qui l’ont superficiellement observée, la trouver terne à d’autres qui, plus justement, ont remarqué qu’au lieu de porter sur un terrain bien circonscrit, elle s’est éparpillée un peu partout.Gomment avoir une juste vision d’ensemble d’un champ de bataille coupé de bosquets, de lacs, de rivières, de collines, où se perdent les troupes?Ce n’est plus la guerre; c’est la guerilla, série d’escarmouches insaisissables et dont on ne voit que la poussière, dont on n’entend que les coups affaiblis et perdus.A mesure que la campagne s’est développée, l’on a mieux saisi la vigueur du premier ministre, l’esprit d’attaque de ses compagnons, leurs ressources devant les traquenards et les embûches de M.Bennett.Les deux adversaires ont paru plus égaux; c’est que ^1.Bennett, lancé d’abord à l’attaque, avait besogne plus facile que M.King, mis sur la défensive.L’un s’est lassé et l’autre, affermi.Dans l’Ontario, la semaime dernière, à Montréal avant-hier soir, M.King a nettement foncé, à son tour.Et ceux qui, prétendant connaître bien le premier ministre, ont déjà dit que, pour le voir tel qu’il est, — maître de toutes ses facultés, en usant au maximum, — il faut le voir à l’heure dangereuse où son adversaire croit le tenir, veut l’acculer, ceux-là ont raison.On l’a vu à l’hallali du ministère Meighen, en 1926.Et le discours de M, King à VArena mardi soir rend un son vigoureux.Avec quel esprit agressif et impitoyable M.King s’est lancé sur le Star de lord Atholstan, a ridiculisé le double jeu de ce pair du Royaume-Uni qui, là-bas, se fait un argument du budget Dunning en faveur de la publicité payante dans le Star et, d’ici, le désapprouve, le dénonce, le combat! De quelle poigne assurée M.King a planté le trait de la critique aux endroits les plus faibles du programme gigantesque de M.Bennett, le piquant ici pour faire voir comme il est, sur ce point, de peu de consistance, l’égratignant là pour en montrer tout le superficiel, allant jusqu’au fond ailleurs, pour le vider de tout sens, le faire s’effondrer! A Montréal, M.King a certes été plus orateur, meilleur dialecticien qu’à Brantford, plus convaincant et plus persuasif.Et s’il n’avait, à la fin de son discours, eu des tirades plus ou moins inopportunes sur la nécessité d’aider à la consolidation, au maintien et au développement économiques de l’Empire, il eût incomparablement dépassé le M.Bennett de Maisonneuve.Tel quel, M.King a néanmoins fait mardi le discours de la campagne.Maintenant, les deux chefs ont passé chez nous, leurs lieutenants et leurs partisans recueillent leurs paroles, se les renvoient.les derniers coups s’échangent, l’électeur réfléchit.Est-il plus et mieux informé qu’il l’était le 1er juin; ou ce flot de raisonnements, de discours, de statistiques et d’appels de tout genre l’a-t-il simplement noyé à ne plus savoir comment s’y retrouver?Les conservateurs ont confiance qu’ils auront avec eux la niasse, que dans notre province même, où l’on n’a presque plus parlé de 1914, ni des années noires qui suivirent, ils feront cette fois des gains sensibles.Pour les autres, toutes leur paraissent acquises, gagnées à leur cause.C’est à voir; et quels organisateurs, les mieux informés même, savent au juste comment votera lundi l’électeur, comment l’Ouest réagira devant l’Est et le Centre?Les libéraux, eux, ont bien senti frémir d’aise, sous les paroles de M.Bennett, prometteuses autant que torrentueuses, les sans-travail, ceux qui ne vendent pas leur blé, ceux qui auraient voulu plus cher de leur beurre, les mécontents et les inquiets, ceux qui disent toujours: “Ça irait peut-être mieux, si nous changions de gouvernement”, et, souvent, votent d’accord avec cette impulsion.Mais combien sont-ils au juste, tous ceux-là, ajoutés aux adversaires constants et déterminés, parfois affaiblis, jamais découragés, du parti et du régime libéraux, et qui cette fois-ci, s’étant touché les coudes, ont soudain vu qu’ils forment avec ces nouvelles recrues plus qu’une mince phalange battue dès le départ?Et seront-ils assez pour culbuter un ministère dont la conduite, de 1921 à 1930.fut exempte de scandales, de malhonnêtetés et qui a su diriger, malgré quelques explicables erreurs de jugement, le Canada vers une plus large et plus libre destinée que celle qu’on pouvait entrevoir pour lui dès le lendemain de la grande guerre?Georges PELLETIER le satisfont pas.S’il ne s’était pourvu devant les tribunaux, l’affaire marchait sans son consentement; cor bien qu’il soit le plus fort actionnaire individuel, la direction de la compagnie est contrôlée par un syndicat d’intéressés.Ayant donc institué des procédures, M, Cyrus Eaton (non! mais il y a des noms qui ont des affinités pour les milliunsl) par l'entremise de ses avocats a donc obtenu que la Bethlehem produisit, de très mauvais coeur d'ailleurs, la liste de paye de ses officiers supérieurs.Cette liste ne révélait pas grand’-chose, mais après quelques passes d'armes légales, on réussit à y adjoindre celle des bonis payés annuellement aux hauts fonctionnaires en plus de leur salaire.La révélation de cette liste est Intéressante non seulement pour M.Eaton, mais pour tous les actionnaires de la Bethlehem Steel comme de la Sheet and Tube; elle l’est également pour tous ceux qui ont fait le placement de leurs épargnes dans les grosses corporations.Il est à présumer, en effet, que ce qui se passe dans une compagnie importante est inspiré ou imité par les autres de même taille.Les méthodes de la haute finance ne varient guère d’une industrie à l’autre.La production de ta liste des bonis a démontré qu’en 1929 les six vice-présidents de la compagnie Bethlehem ont touché $1.432,032, et qu’ils ont touché jusqu’à maintenant, en 1930, $517,775.C’est ce qu’on appelle dans le jargon de la compagnie des bonis stimulateurs.Ces chiffres sont sans préjudice pour le million de dollars payé annuellement en moyenne depuis cinq ans à M.Eugene G.Grace, président de la compagnie, en plus de son traitement annuel de $12,000.On admettra que la haute protection chère à M.Bennett permet à des compagnies de faire de jolis profits; mais tous les actionnaires ne seront pas d’accord sur l’équité de leur répartition.On savait déjà que quand MM.du Pont et Raskob prirent, par hasard, [a direction de la General Motors, ils appliquèrent celte même méthode des bonis stimulateurs et firent 22 millionnaires parmi des chefs de service de la gigantesque entreprise.Il n’est pas douteux que la méthode a du bon et qu’elle a été éprouvée par la pratique; mais il semble bien y avoir des exagérations considérables.Les directeurs qui ne sont que les délégués des actionnaires pour administrer en leur nom sont tenus de les protéger et non pas de les plumer.Ce sont les actionnaires après tout qm fournissent le capital.Mais, en pratique, par une pente naturelle et très généralement suivie, ceux qui administrent sont enclins à s’identifier tellement étroitement avec la compagnie qu’ils s’accoutument rapidement à la croire leur et à se croire tous les droits de la traire à leur fantaisie.Et des faits comme ceux-là révèlent que ce ne sont pas les compagnies qui maltraitent leurs actionnaires, mais au contraire celles qui leur donnent le plus en dividendes bonis et fractionnement d’actions qui sont le moins à l’abri des administrateurs entreprenants.Un million de dollars par année en bonis, fût-ce pour le président de la Bethlehem Steel, c’est un joli denier, surtout quand on considère que les vice-présidents qui l’entourent reçoivent une fois et demie cette somme, sans compter leur traitement.Il serait intéressant chez nous que quelque procès révélât si Von traite les actionnaires avec la même désinvolture.Nous sommes convaincu pour notre part que l’enquête révélerait des faits identiques.Du choc des intérêts jaillit la lumière.Les abus sont plus considérables encore qu’aux Etats-Unis.On voit ici des compagnies très importantes se contenter de publier un compte rendu de leurs opérations qui tient en quelques lignes et à refuser de répondre à tontes les demandes de renseignements supplémentaires.Ces compagnies, lien qu’elles appartiennent en réalité à un grand nombre d'actionnaires sont la chose d’un seul homme en pratique qui accumule et dissimule les profits et amène ainsi des actionnaires à se débarrasser de leurs actions au moment précis où Us devraient les garder.Les administrateurs sont officiellement les protecteurs des actionnaires, mais ceux-ci ne sont réellement bien sauvegardés que lorsque enfin ils forment un syndicat d’ac-lionnaires en dehors même du bureau d’administration et réussissent à faire ouvrir les coffres secrets et les livres qui ne le sont pas moins.Paul ANGER Bloc-notes L'actualité Lei magnats se servent bien Le hante finance a ses archives écrites.Elle ne tient pas à les ou-irlr; mais parfois le coffre-fort tôle en éclats sous le choc de circonstances fortuites.Bien peu de gens aux Etats-Unis ont au courant de la régie Interne te la Bethlehem Steel, la deurlè-ne eh importance des aciéries amê-icaines.On sait que la première tiare est occupée par la U.S.Steel.'/est précisément dans l’Idée de se tisser près de sa rivale dans la liasse des "billion dollars corpo-attons”, de compagnies dont le ca- pital atteint le milliard, que la Bethlehem s’est mise en tête ou, plutôt, que certains de ses hauts fonctionnaires te sont mis en tite d'absorber la Sheet and Tube, autre aciérie Importante, mais n’opérant pas dans le même domaine.Il y avait, disait-on, à cette combinaison des avantages appréciables pour les actionnaires de l’une et l’autre compagnie, notamment une épargne considérable des frais de transports, les usines des deux compagnies se trouvant très distantes l’une de l’autre et capables, conséquemment, de faire dans des territoires éloignés la distribution des produits à meilleur compte.Un certain Cyrus S.Eaton, qui est le plus fort actionnaire de la Sheet and Tube, vient de s’opposer à la combine dont les conditions ns L’autre aspect Nous avons /donné hier le communiqué officiel qui résume le dernier exercice, financier de la province.On aura remarqué que les revenus de.la Commission des liqueur» figurent pour $8,500,791 dans le total des recettes ordinaires de la province, qui sont de $43,581,-984.51, soit, en chiffres ronds, un cinquième de Pen.vomible.Pour faire le total de ce qui vient directement ou indirectement du commerce de» liqueurs, il faudrait ajouter à ce premier $8,500,791 le $1,849,-781.551 qui, dans l’article Licences: Hôtels, magasins, est spécifié, en note, comme provenant de la Commission des liqueurs.Ces chiffres sont Intéressant en soi et mis en regard des frais généraux de la province.Mais ils incitent à des réflexions qui dépassent la question proprement financière.$8,500,000 de bénéfice, cela correspond à une dépense probable quatre ou cinq fois supérieure.Quelle que puisse être là-dedans la part des touristes, n’est-ce point un chiffre qui excède de beaucoup une consommation normale?D’après la Gazette de ce matin, les bénéfices de la Commission dépasseraient de près de deux millions ceux de l’an dernier.Si l’on tient compte du fait que, pour mesurer le surplus de consommation, il doit falioir multiplier aussi par quatre ou cinq ce dernier ebiftre, cette hausse n’est-elle pas singulièrement inquiétante?Nous ne voulons pas chercher de querelle au gouvernement provincial, mais U serait intéressant qu’on examinât, non seulement du point de vue chiffres, mais du point tie vue social, les conséquences de cette hausse et de ces vastes recettes.L’un des résultats naturels du monopole gouvernemental en matière de ventes d’alcool a été de distraire du problème alcoolique l’attention de beaucoup de gens, qui ont cru que tout irait bien, parce que les débits ordinaires étaient clos.D’autre part, les amis du gouvernement sont naturellement enclins à envisager et à présenter sous l’aspect le plus favorable les conséquences du régime.Une critique qui, au temps de la vente par les particuliers, n’eût froissé que ceux qui en étaient l’objet immédiat, risque aujourd’hui de prendre l’allure d’une attaque contre le gouvernement.Les amis du ministère sont assez portés à la considérer comme telle et à la traiter en conséquence.D’autrç part, certains hésitent probablement — et .pour la même raison, pour n’avoir pas l’air de s’attaquer au gouvernement — à mani* 1 fester les inquiétudes que leur ins-I pirent ces chiffres fort gros et qui vont grossissant.Il conviendrait tout de même d’examiner la question froidement, sans esprit d’hostilité envers qui que ce soit, simplement du point de vue de ses conséquences pour le bien commun.De prime abord, il semble difficile d’admettre qu’il n’y aurait pas lieu de diminuer, dans une mesure assez sensible, des chiffres qui paraissent formidables.TchitchérfÀf Tchitchérine, le ministre des Affaires étrangères des Soviets, a donné sa démission.On le disait depuis longtemps fort malade.Tchitchérine était un aristocrate et un diplomate de carrière, alors que la plupart des hauts fonctionnaires soviétiques se sont installés sans préparation antérieure dans leurs fonctions nouvelles.Çon passage aux révolutionnaires n’avait point incité Tchitchérine à l’oubli du passé de sa.propre famille.On raconte même à ce propos un incident assez amusant.Lord Gurzon, le ministre des Affaires étrangères d’Angleterre, avait, parait-il, reçu d’assez hautaine façon Je diplomate bolohéviste.11 avait attendu pour lui .adresser la parole d’avoir terminé une lettre, puis, simplement, lui avait dit: Vous auiez affaire à moi, Monsieur?— Non, non/ aurait répondu Tchitché-rine, fentrais comme cela, en passant, pour vous dire que les Tchitchérine sont de meilleure famille que les Curzon.Le travail du dimanche On trouvera en page 4 aujourd’hui le texte de la deuxième lettre de M.Taschereau, avec la liste des poursuites autorisées en ces derniers temps.L’un de nos correspondants nous écrit: J’ai eu l’occasion, dimanche dernier, le 20 juillet, de visiter le barrage de la rivière du Lièvre, à High Falls, 25 milles en haut de Buckingham.J’y al vu, Monsieur, de mes yeux, ce qui s’appelle vu.une équipe d'hommes — une vingtaine environ — occupés à pelleter du sable non loin de l’usine.Je me suis alors dirigé vers l’usine, et, chemin faisant, j’ai rencontré encore quelques hommes, pelle sur l'épaule, — des retardataires, sans doute.Dans l'usine qui n’est pas encore terminée, j’ai pu constater que des hommes travaillaient à l’installation des générateurs; je me suis alors aventuré à questionner l’un de ees employés, et II m’a avoué qu’il en était ainsi tous les dimanches.Nous signalons respectueusement à l’honorable procureur général ce cas nouveau, qui devrait mériter enquête.O.H.-m i » - Aviateurs allemands en route pour Croydon Berlin, 24.(S.P.A.) — Wold Hirth et Oscar Weller, aviateurs allemands, sont partis ce matin de Staakeu pour Croydon, Angleterre: ce sera la première étape de leur envolée aux Etats-Unis.Les aviateur* suivront une route qui passera par les Orcades.Hirth est avantageusement connu comme aviateur; il se voyait décerner le 8 mars lu coupe d’aviation Hindenburg pour 15)29 pour son envolée autour de l’Europe dans un avion léger et pour une envolée de l’Allemagne à l’Ue de Man daus lu mer d’Irlande.Nos entrevues Le tremblement de terre a causé Les Islandais Près de 2>°00 morts en Italie en Amérique DES IMMIGRES QUI VOULAIENT ETABLIR UNE NOUVELLE-ISLANDE SUR CB CONTINENT—.LES ISLANDAIS AU MANITOBA — UN CANADA FRANCOPHONE ET ANGLOPHONE — LES IMMIGRANTS D’AUTRES RACES Dans un article précédent, grâce à l’excellente documentation qui nous est fournie par M.J.T.Thorson, député de Winnipeg, à propos des premiers Islandais immigrés en Amérique, nous avons vu comment ces gens «‘étaient expatriés mais avec le ferme espoir de fonder une Islande nouvelle.Leurs établissements du début ne furent guère encourageants tout de même.Pas plus à Rosseau et Kinmount, en Ontario, qu’à Milwaukee, dans l'Etat du Wisconsin, les Islandais n’avaient d’abord trouvé la terre promise ou simplement rêvée.Des émissaires étaiént même allés explorer jusqu’en Alaska, devenue territoire des Etats-Unis, mais sans grand succès.Au printemps de 1875, les choses apparaissent si mal que les Islandais déjà rendus en Amérique écrivaient à leurs parents et à leurs amis demeurés au pays natal de ne pas songer à venir les retrouver avant que l’on ait trouvé un site convenable pour rétablissement de la colonie.Vers le même temps, le gouvernement fédéral canadien, que préoccupait déjà le peuplement de la nouvelle province du Manitoba, offrait aux Islandais de leur réserver des homesteads taillés à même un vaste territoire de 50 milles par 12 milles, sur la rive occidentale du lac W’innipeg, même plus que cela, de les y transporter gratuitement.Trois émissaires furent choisis pour aller explorer cette terre nouvelle.A Winnipeg trois autres Islandais les rejoignirent et le groupe partit pour le lac Winnipeg, en descendant la rivière Rouge.Ils abordèrent à l’endroit qui se nomme maintenant Gimli.Le pays n’était pas aussi densément boisé qu’en Ontario.II y avait de belles prairies couvertes de foin sauvage.A proximité un immense lac poissonneux.Tout cela leur plut.Les émissaires rapportèrent la bonne nouvelle de leur découverte aux colonies ontariennes.Cette deuxième migration fut entreprise sans retard, dès l’automne de la même année.Comme le chemin de fer du Pacifique Canadien n’était pas encore construit jusqu’à Winnipeg, les deux cent cinquante Islandais et Islandaises qui se trouvaient encore en Ontario se rendirent d’abord à Duluth.Un autre groupe, venu de Milwaukee, les y rejoignit.Le chemin de fer les conduisit jusqu’à la source de la rivière Rouge.Ils naviguèrent ensuite jusqu’à Winnipeg.A cet endroit il fallut s’arrêter, car les migrations en masse présentent bien de* inconvénients, il faut aller lentement, par étape.Les Israélites ne prirent-ils pas quarante ans à traverser le désert?En se rendant à Winnipeg cependant nos Islandais avaient fait le choix d’un nom pour leur nouveau pays: la Nouvelle-Islande.Mais le principal village de ce pays, ironie, du sort, devait être Gimli.“Ceux qui connaissent la mythologie norse, écrit M.Thorson, sa-vent peut-être que, s-eJon rKctda, après la mort il y a trois séjours distincts pour les hommes: Hel, qui reçoit ceux qui ont démérité et ceux qui sont morts de maladie; Valhalla, où les guerriers qui sont morts sur le champ de bataille reçoivent la récompense qui leur est due; Gimli, l’abri des dieux, le séjour des bénis, le plus heureux des trois séjours, où les sages, les élus des dieux trouvent aussi les joies paradisiaques.” Le village de Gimli ne devait pas être, dans les commencements, un heu de telles béatitudes.Le premier hiver fut particulièrement dur.Le gouvernement s’était engagé à envoyer au lac Winnipeg du foin pour les vaches.Octobre était venu mais le foin n’était pas arrivé.Comment faire, pendant tout un hiver, sans lait pour les enfants?D’autant plus que la plupart de ces immigrés n’avalent pas le sou.Il ne pouvait être question d’hiverner à Winnipeg, un bourg de quelques centaines .d’habitants, n’ayant pas assez de ressources pour tous ces nouveaux venus.En Nouvelle-Islande du moins .il y aurait ,du gibier et du poisson.Un certain nombre d’islandais demeurèrent a Winnipeg, ceux qui purent trouver du travail.Tous les autres du groupe, nu nombre d’environ deux cents, partirent pour le nord.Le voyage se fit, au mois d’octobre, en gros bateaux plats, 16 pieds de large par 32 de long, n’offrant aucun abri.Sur le pont s’entassaient des baluchons et les quelques ballot» de marchandises que l’on avait pu se procurer avec l’aide du gouvernement.En octobre, les nuits sont fraîches dans le nord du Manitoba.Que l’on se figure, à la dérive, cette troupe d'hommes, de femmes et d'enfants à la recherche d’une patrie, les bateaux s’enlisant parfois dans les batturcs, se faisant secouer dans les rapides.Le dimanche, l’escadre s’arrêtait pour le service, car ces luthériens, attendant tout de la Providence, n’entendaient pas, par une hâte impie, profaner le jour du Seigneur.L’on atteignit enfin lu bouche de U rivière.Un bateau de la compa- On compte plus de 4,000 blessés, 3,188 nuisons détruites et 2,757 autres endommagées - Les drapeaux flottent à mi-mât dans la région de Naples ROME, 24 (S.P.A.) — Les rapports compilés par les officiers» du gouvernement à venir à 11 hres ce matin parlent de 1,788 mort* et de 4,264 blessés à la suite du tremblement de terre de mardi.Ces chiffres montent sans cesse à mesure qu’arrivent les rapport* des régions dévastées où l’on retire sans cesse des cadavres de sou» les ruines.Les statistiques du gouvernement indiquent encortf que 3,188 maisons ont été détruites et 2,757 autres endommagées.C’est le ministre de l’intérieur qui a donné ces chiffres; il a eu beaucoup de difficulté à les obtenir des préfets des provinces» qui ne voulaient même pas donner de chiffres approximatifs et qui s’indignaient des exagérations publiées dans les journaux étrangers.Les fonctionnaires du ministère de l’intérieur réunissent cependant ces statistiques afin de diminuer par des chiffres exacts les inquiétudes des 10,000,000 d’Italiens d’Amérique dont une bonne parti* compte des parents dans la région éprouvée.Ce sont les rapport» de la province d’Avellino où l'on compte 1,391 morts qui a ainsi augmenté la liste des victimes que l’on fixait non officiellement à 679.Parmi les édifices endommagés, on remarque le palais royal à Casesta.A Naples et dans les environs, le drapeau flotte partout à mi-mât.On croit que cet exemple sera suivi partout en Italie.Le premier ministre Mussolini a l’intention de convoquer I* conseil des ministres afin de prendre les mesures qu’exige la si« tuation.UN RAZ DE MAREE A NAPLES NAPLES, 24 (S.P.A.) — Une tempête qui prenait par moments les proportions d’un raz de marée s’est abattue sur Naples entre huit et neuf heures, alors que les Napolitains se réjouissaient d’avoir échappé au tremblement de terre de mardi.Une vague plus forte que les autres a franchi la digue et inondé la route qui longe la mer.Le vent a jeté par terre un bon nombre d’arbres et de cabanes le long de la côte.Les barques de pêche ont dû se diriger en toute hâte vers la côte pour échapper au danger.La tempête s’est arrêtée aussi vite quelle a commencé; seule, une pluie fine et triste a continué de tomber.On a fait d’imposantes funérailles aux quatre victimes de Naples ainsi qu’aux deux victimes de Salerne et à celle de Tiani.A l’issue de la cérémonie, le cardinal Ascalesi, archevêque de Naples, a fait porter le buste d’argent de saint Janvier, le patron de Naples, sur les degrés de la cathédrale et il a donné sa bénédiction à la foule énorme qui assistait aux funérailles.COMMUNICATIONS DIFFICILES ROME, 24 (S.P.A.) — Les expéditions de secours qu’on a dirigées sur les régions éprouvées par le récent tremblement de terre éprouvent de nombreuses difficultés à atteindre quelques-uns des villages dévastés.Ce sont surtout les villages retirés dans les montagnes, inaccessibles presque, en temps ordinaire, à cause de l'altitude et de l'absence de route, qui ont souffert.Maintenant que les lignes de chemins de fer sont coupées et que les communications télégraphiques sont interrompues, il est doublement difficile d’atteindre ces villages.- —.— - -— M.Anderson se plaint de la propagande qu’on fait contre lui dans Québec REGINA, Saskatchewan, 24.(S.P.C.) — M.J.T.M.Anderson, premier ministre de la Saskatchewan, parlant hier soir devant I Association conservatrice d’Oxbow, a défendu son administration et condamné le premier ministre King qui n’a pas protesté contre la campagne de propagande fausse qu'on mène contre lui dans Québec où on le décrit comme un “destructeur d’écoles".Dans Québec actuellement, dit-il, une littérature électorale où on le calomnie comme on a calomnié M.Meighen il y a quelques années est distribuée partout.Une caricature entre autres a été distribuée dans la province canadienne-française par des jeunes libéraux de Québec: on le voit qui vient de mettre le feu à une école dont les enfants sont en train de se sauver avec leurs professeurs.‘M.King n’a pas eu un mot pour protester contre ce» procédés".gnie de la baie d’Hudson devait remorquer les barges jusqu’au lieu choisi pour rétablissement de la colonie, plus exactement jusqu’à l’emplacement du village de Gimli.La nuit qui suivit le débarquement — M.Thorson a ainsi pris la peine de noter jusque dans ses moindres détails les misères des premiers Islando-Canadiens — fut marquée par une bordée de neige et une gelée très forte.La colonie gîtait sous des tentes de fortune.Il fallut entreprendre sans tarder la construction de huttes en billes.Les colons n’avaient pourtant ni chevaux, ni boeufs.II fallait traîner les billes à force de bras.Tout de même, au cours de ce premier hiver, quarante huttes furent édifiées, dont une plus grande que les autres: l’école.Emile BENOIST Démission du cabinet péruvien Lima, Pérou, 24.(S.P.A.) — Le cabinet péruvien a démissionné comme c’est la coutume à l’approche d’une session, afin de permettre au président de choisir plus librement ses ministres.Très souvent, après cette démission en bloc, les mêmes ministres sont choisis de nouveau mais on rapporte que, cette fois-ct, le cabinet sera entièrement renouvelé.Deux nouveaux conseils du Roi Québec, 24' (D.N.C.) — Une courte séance du cabinet provincial a eu lieu ce matin sous lu présidence de M.L.-A.Taschereau.A l'Issue de la séance, le premier ministre a annoncé la nomination de deux nouveaux conseils du Roi, MM.Paul Ranger et August*, Angers, tous deux de Montréal.¦ Nouvelle-Zélande et Canada LANDAIS N’ACCORDE PAS D PREFERENCE AU CANADA • LE PREMIER MINISTRE FOI B ES ANNONCE UNE CONF1 HENCE AVEC LES AUTORITI CANADIENNES Auckland, Nouvelle-Zélande, 2^ (S.P.C.) — On est tout surpris dan< le monde des affaires de constater que le nouveau tarif ne parle pas de préférence canadienne.On fait remarquer que le fait de ne pag accorder la préférence au bois canadien va désappointer la délégation qui s’est rendue récemment eq Nouvelle-Zélande.Les marchands de bois sont d’avis que la préférence canadienne a été omise sur U budget afin d’obtenir un tarif plus luis sur le beurre de la Nouvelle-Zélande.En ce qui concerne la préférencs canadienne, le premier ministre W.Forbes a déclaré: “Nos deux gouvernements ont discuté la chose et ont arrangé une conférence entre les représentants des deux pays aussi vite que possible.La gouvernement de fa Nouvelle-Zélande s’est efforcé d’obtenir du Canada qu'il n’impose pas un tarif plus élevé avant qu’un nouvel accord tarifaire soit conclu et ait obtenu force de loi ici.“A cause des élections au Canada, il n’a pas été facile de régler ca point de façon satisfaisante.A mon avis cependant, il est très important que les négociations entre les deux gouvernements commencent sous peu.l'ai tout arrangé pour que le Dr Craig, contrôleur des douanes, s'embarque pour le Canada le 12 août afin dengager la discussion avec les autorités canadiennes et de mener les choses aussi loin que possible avant la conférence impériale.’' LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 24 IUILLET 1930 VOLUME XXI — No 169 'n discours de M.Lemieux ANCIEN PRESIDENT DES COM-MUNES S’ADRESSE PARTICULIEREMENT AUX ELECTEURS DE QUEBEC-EST — IL REFAIT L’HISTOIRE POLITIQUE DU CANADA DEPUIS 1896 Québec, le 24 — M- le sénateur odolphe Lemieux est entré dans lutte électorale hier soir en vent prêter main-forte à M.Erst Lapointe, ministre de la justi-et candidat dans Québec-Est.Il voulu parler des choses dont M.pointe ne voudrait pas parler i-même par modestie.Son disons a été irradié à travers la pro-nce par les postes CHYC, Montai, et CKVC, Québec.M.Lemieux refait pour ses auditeurs toute istoire politique du Canada de-is 1896.Laurier, dit-il, a apporté la pros-"rité au pays.En 1911, le parti lirai était défait et plusieurs de s auditeurs ont dû verser des lares en voyant tomber Laurier et ielding qui nous avaient trouvé a marché aux Etats-Unis.Une mpagne de calomnie fut condui-contre le parti libéral qui pro sait la réciprocité avec les Etats-nis.Pour la première fois dans istoire, on a invoqué la prospé-té du pays pour défaire l’admis istration libérale et c’est une his-•ire qui se répète aujourd’hui.En 911, sir Rooert Bordén s’emparait es rênes du pouvoir et Laurier de-enait plus grand dans l’opposi-on qu’il ne l’avait été au pouvoir, groupait autour de lui de mcil-urs hommes qu’en 1896.Le parti onservateur se maintenait ensuite u pouvoir en 1917 grâce aux moy-ns que tout le monde connaît.Qui de vous oubliera la présence e troupes dans les rues de Saint-och?Je n’ai vu pleurer Laurier u’une fois dans ma vie: c’est uand un régiment de Toronto est enu établir le régime de la ter-eur à Québec.J’ai ensuite vu Lau-er aux Communes supplier le ouvernement de rendre justice à minorité française d’Ontario.A mort de Laurier, William Lyon ackenzie King a été choisi com-e son successeur et le peuple de uébec a placé sur les épaules de Ernest Lapointe le manteau de "r Wilfrid Laurier.M.Lapointe a ercé une grande influence aux ornmunes à cause de sa franchi-, de son éloquence et de sa pro-ité inattaquable.Prendra-t-on la parole du doyen e la Chambre qui y a siégé de-uis dix ans sans faire de politi-ue?Le gouvernement King-La-cinte a bien gouverné le pays de-uis neuf ans.MM.King et Lapoin-se sont montrés de dignes suc-esseurs de sir Wilfrid Laurier.Ils ’ont pas commis un seul acte u’on puisse leur reprocher.Il est rai que leurs adversaires les ac-sent de difficultés qui ont leur rigine dans la mévente du blé, ’ils parlent de chômage, alors ue le chômage règne en Angleter-aux Etats-Unis et un peu parut dans le monde.Nous aussi, nous sommes eq fa-cur de la protection.Il n’v a en-e les deux partis qu’une différrn-e de degré.Nous ne sommes pas es libre-échangistes, mais des’ pro-ctionnistes modérés.La protec-’on est une nécessité dans un leu-e pavs comme le Canada.Nous royoris aussi en la préférence bn-nhique.MM.King et Lapointe ont le mé-ite d’avoir abaissé la dette de 262,000,000 et les taxes de S118.-00,000.Ils ont cherché des mar-hés au Canada qui est un pays roducteur.Le budget Dunning ne ’inspire que de ce motif: on veut cpondre au tarif Hawlov-Smoot et ciliter les relations économiques vec la Grande-Bretagne.M.Ben-ett a dit aux Communes que M.unning avait volé son prograin- Avis de décès BOURGET — A Saint-Régis, le 23 Julî-t 1930 est décédé S 84 ans et 9 mois, erre Bourget, autrefois de Salnte-Ptu-méne.époux de feu Marie Bourcter en remières noces et de Pulchérle Brault en uxlèmes noces.Un premier service se-chanté à Saint-Régis, vendredi le 25 urant à 10 heures (heure solaire).Dans anrès-mldl le corps sera transporté chea n fils Pierre Bourget 4 Châteauguay ou n deuxième service sera chanté samedi 26 à 10 heures (heure solaire).Parent* amis sont priés d’y assister sans autre vltatlon.Nécrologie BERTHIAUME — A Montréal, le 19, » ans.Charlemagne Berthlaume.fUs d'Ar-ur Berthlaume.employé civique et de léa Drapeau.BINETTE — A Montréal, le 22.4 27 ans, enrletta Binette, fille de Ferdinand Blette et de Hermlnle Blssonnette BONNEVILLE — Mme Delphine Bonne-Ile autrefois de St-Remt, 4 Montréal, u No 563 Oounod.4 86 ans.CHEVRIER — A Montréal, le 21, Mlle erthe Chevrier, fille de Daniel Chevrier t d'Octavle Vandal CODERRE — A L'Epiphanie, le 22.4 63 ns.Arsène Coderre, époux de Mary Co-erre.CORBEAU — A Montréal, le 22.4 60 s, Arsène Coderre, époux de Mary Co- ecORBEAU — A Montréal, le 22.4 60 ns.Callxte Corbeau, époux d'Arxélle 8t- ean DAIGLE — A Montréal, le 22, Francis aigle, époux de Marie Déry.DANSEREAU — A Montréal, le 22 4 5 ans-, Cjoar Dansereau.époux de Serbe Dansereau DAOUST — A Montréal, le 22.4 37 ans, •artste Daoust, époux de Maria Léves- 'dÉNIS — COteau du Lac.le 22, 4 27 ans.drlenne Boyer, épouse de Georges Denis.FOIS Y — A Montréal, le 22, 4 65 ans, lias Folsy, Imprimeur.GAGNON — A St-Joachlm de la Plal-e, le 22, 4 73 ans, Damier Gagnon, époux e Céllna Forget.LACOMBE — A Montréal, le 22, 4 37 ans, J.-A.-8.Lacombe, époux de Charlotte Chrétien.LARAMEE — A Montréal, le 22.4 74 ans, Mme veuve Damaae Laramée, née Marie-Louise Champeau.LATOUR — A Leominster, Mas»., le 22.4 77 ans.Stéphanie Archambault, épouse de feu Mathias Latour.LEFRANÇOIS — A Montréal, le 21.4 60 ans.Malvina Ferras, épouse de feu Joseph Lefrançol» MASSE — A Montréal, le 22, 4 76 ans.Julie Laframbolse, épouse de Joseph Mas- sé.OUIMET — A l’hôpital Notre-Dame, le 22, 4 28 ans.Nolan Ouimet, fila de veuve T.Ouimet.QUIQUEMBERO — A Trois-Rivières, le 1», 4 87 ans.Emile Qulquemberg.La Société Coopérative DE FRAIS FUNERAIRES Entrepreneur» de Pompes Funèbres et .Assurances Funéraires HArbour 5555 102, RUE SAINTE-CATHERINE rST me: ce doit être que le budget est acceptable.MM.King et Lapointe se sont efforcés de nous obtenir une plus grande mesure d’autonomie.Le Canada signe maintenant ses traités, au nom du Roi, il est vaai.mais avec la connaissance et la sanction du gouvernement canadien.Ce droit n’appartenait jusqu’ici qu’à Londres seulement; il est maintenant divisé entre Londres et Ottawa et Ottawa devient lu capitale politique du Dominion.Nous avons maintenant des représentants à Paris, à Tokio et à Washington.Nous espérons avoir bientôt des représentants en Italie, en Allemagne et ailleurs.Si notre grand Laurier pouvait revenir, s’il pouvait faire entendre sa voix chaude dans Québec-Est, il dirait que King et Lapointe, ces deux champions de la tradition canadienne dans leurs relations avec la métropole, ont bien mérité de leur pays.Le 28 juillet, votez pour la politique de King et de Lapointe, une politique nationale, une politique canadienne._ M.King à Chesiey LE PREMIER MINISTRE ACCUSE TROIS PREMIERS MINISTRES CONSERVATEURS PROVINCIAUX DE SE LIVRER A DE VERITABLES ACTES DE CORRUPTION ELEC-iORALE EN RETARDANT DELIBEREMENT DES TRAVAUX DE VOIRIE M.Bennett à Dans Saint-Henri Owen Sound LE CHEF CONSERVATEUR PARLE DU TRAITE CANADIEN CUNEGONDE AVEC LA NOUVELLE ZLLAN’îl DE, DES DROITS COMPENSATEURS ET DU COMMERCE INTERIMPERIAL — LE PEUPLE CANADIEN EST RIEN RESOLU DE SE DONNER UN NOUVAU GOUVERNEMENT, DIT-IL A EXETER M.AUGUSTE BOYER, CANDIDAT CONSERVATEUR, PARLE A STE-CLOTHILDE ET A STE- Chesley, Ont., 24.(S.P.C.) —-M.Mackenzie King a tenue trois assemblées,, hier, dans la province d’Ontario, soit à Palmerston, Hanover et Chesiey.11 parlera cet après-midi à Tilbury et ce soir à Stratford, Hier soir, à Chesiey, M.King a parlé devant une foule de dix mille personnes.M.King accuse les trois premiers ministres conservateurs provinciaux de se livrer à des actes de véritable corruption électorale que les électeurs devront punir immédiatement, s’ils veulent éviter dans l'avenir de graves abus.I.æs gouvernements conserva»eurs dans trois provinces, l'Ontario, la Saskatchewan et le Nouveau-Brunswick, ont voté, lors des dernières sessions législatives, des sommes importantes pour les travaux de voirie.On- sait que les travaux de voirie se font durant l’été, surtout au début de la saison.Or, les premiers ministres n’ont pas encore dépense un sou de l'argent voté, afin de créer de la misère, du chômage, afin de faire souffrir les gens suffisamment pour les inciter à voter contre le gouvernement King.On Veut ainsi acheter les votes.On veut, dit M.King, mettre sur pied une gigantesque machine tory qui contrôlerait tout dans le$ municipalités et les provinces et aussi dans le pays.Voyons comment elle fonctionne: Cette année, la province d’Ontario a voté la somme de $10,000,-000 pour les travaux de voirie, travaux qui, normalement, s’exécutent à partir du printemps.Au lieu de dépenser l’argent vote, suivant le mode ordinaire, et ainsi donner à un grand nombre de gens, un travail régulier qu’lis avaient chaque été, pas un sou n'a été dépensé, et des milliers de gens sont restés ainsi sans travail.Pourquoi?Mais simplement pour employer cet argent à la veille de l’élection pour acheter les votes.Actuellement, le gouvernement J d’Ontario laisse sortir l’argent, non j pas à Toronto, où il y a du chô- j mage, mais dans le nord de la province ou l’on croit que ça sera ! plus effficace.Au Nouveau-Brunswick, on a fait la même chose et maintenant on va jusqu'à donner de l'ouvrage aux femmes et aux enfants afin de cap-j ter des votes.En Saskatchewan, le gouvernement a voté de l’argent, mais n’a pas accordé un seul conirat.sauf depuis un jour ou deux, c’est-à-dire ; juste avant l’élection.Que penser de ces gouvernements chargés d’administrer les fonds publics de leurs provinces et qui j s’en servent pour fins é’ectorales', : C’est la ruée au patronage, au pou-j voir.11 est temps que le peuple du Canada se lève et frappe les coupables, car nous sommes en pré-: sence de corruption pure et simple.les méthodes de Tammany, la plaie des États-Unis.Cette machine tory veut contrôler le pays avec î chcf-liou à Toronto.A Palmerston, M.Mackenzie King a parlé de l’arrière 'le son coqvoi particulier.Il a rappelé que j sous l'administration liberale ac-, tuelle, le Canada a atteint le cinquième rang parmi les nations du inonde, nour l'importance du com- ; merce.La dette a diminué, ainsi que les taxes; cependant, le gouvernement a enregistré de-, surplus chaque année depuis 8 ans.et il a fait de grands travaux pour le dé- ! velopjiement du nays.Le gouvernement a fait droit aux revendications des ouvriers, et aucun parti n’a autant donné aux ouvriers que le parti libéral.POUR MLLE MA CPH AIL Hanover, 24.— M.Mackenzie King a parlé, hier, en faveur de ; Mlle MacPhail.dans South East Grey.Il a “'icité les libéraux de la division de ne pas avoir divisé ! leurs forces en suscitant un adversaire à Mlle MacPhail.Mlle MacPhail a Ue l'indépejfdan-' ce d’esprit, mais chaque fois que ! le gouvernement était en danger, elle l’a appuyé.M.King prévoit une éclatante victoire pour le gouvernement.M.Auguste Boyer, avocat, candidat conservateur dans St-Henri.a tenu deux assemblées en plein air, hier soir, l’une dans la paroisse Ste-Clothilde, rue Ste-Marie.l’autre dans la paroisse Ste-Cunégon-de, rue Vinet.Aux deux assemblées M.Boyer était accompagné des orateurs suivants: MM.S.-C.Demers, avocat, Henri Hunter, Damase St-Maurice, Léopold Doyon, P.Tré-panier.La première assemblée était présidée par M.Hervé Pri-meau, la seconde par M.W.David.M.DEMERS Le principal orateur, après le candidat, a été M.Demers qui, aux deux assemblées, a défendu la politique de M.Bennett et a dénoncé fortement l’administration de M.King et l’inaction de M.Mercier, candidat libéral dans le comté, M.Demers se demande pourquoi le Canada importe pour $29,000,000 de coton, alors que dans le comté de St-Henri, pour ne parler que de celui-là, les manufactures de coton ne marchent que 3 jours par semaine, et parfois pas du tout, faute d’ouvrage.Il parle ensuite des $4,000,000 de chapeaux anglais, qui entrent chez nous chaque année; il assure que M.Bennett promet d’imp.lanter au Canada des fabriques dé chapeaux et de les faire subsister.Il n’approuve pas le gouvernement King non plus parce qu’il importe de Russie 4.000,000 de tonnes de charbon alors que nous pourrions nous fournir amplement de charbon en Nouvelle-Ecosse et dans ITle du Cap-Breton; nous pourrions donner ainsi du travail à au moins 3,000 mineurs.Il donne ensuite comme principale cause du chômage actuel la politique d’immigration préconisée par le gouvernement King.En terminant, il demande aux électeurs de St-Henri de s’unir et de voter pour M.Boyer.M.SAINT-MAURICE Damase Assemblées de M.Fortier Owen-Sound, 24 (S.P.C.).—Un auditoire qu’on estime à huit ou neuf mille personnes a attendu pa-j tiemment pendant deux heures hier : soir l'arrivée de M.R.-B.Bennett, j qu’une série .de pannes d’automobi-j les avait retardé.On a fait une ova-! tion au chef de l'opposition.Celui-ci venait d’Exeter, où il avait parlé l’après-midi.Mlle Mildred Bennett, sa soeur, raccompagnait.L'auditorium était rempli à capacité, c’est-à-dire qu’il contenait sept mille auditeurs, et à l’extérieur il y avait peut-être deux mille autres auditeurs.Avant le discours du chef de l’opposition, Mlle Bennett a prononcé une brève allocution.Le peuple canadien a résolu de se débarrasser de l’administration King, a dît M- Bennett, en commençant son discours.Ce n’est pas qu’il déteste les candidats libéraux, mais c’est qu’il aime sa patrie.Le chef de l’opposition a ensuite dit qu’il venait de recevoir un télégramme l’informant qu’une des rai-sonsque M.King fournit maintenant pour excuser l’importation de quarante millions de livres de beurre de Nouvelle-Zélande par an, c’est que les touristes boivent le lait de beurre.Deux autres excuses de M.King à ce sujet, a ajouté M.Bennett, c’est que le peuple est prospère et que la Nouvelle-Zélande est une partie de l’Empire.>Lais il ne faut pas oublier qu’en dépit de ces belles raisons, le ministre des finances a annoncé que le traité avec la Nouvelle-Zélande sera abrogé.M.King, a continué le chef de l’opposition, a cru convaincre le peuple qu’il s’était comporté vraiment comme un homme actif en appliquant des droits compensateurs sur seize articles de la centaine que contient le tarif.Mais ces articles sont des commodités que nous n’importons pas.Et les libéraux ont cessé de parler des droits compensateurs, parce qu’ils se sont aperçus que les gens ridiculisent leurs assertions.Cherchant une paille à laquelle se raccrocher, les libéraux disent maintenant qu’ils sont favorables au commerce interimpérial.Mais ce n’est pas Je commerce interimpérial que vous voulez, ce n’est pas le commerce inter impérial qui va aider le Canada.M.Bennett a encore une fois reproché à M.King de brandir le dra; ¦-eau britannique, après avoir passé aux EtatsY.^>¦ ¦ ¦ i ininnf ¦ ¦¦ — ^ • if-| W"*Ê LES PHARMACIES BLEU ET ORANGE— LES PRIX SONT EN VIGUEUR JUSQU’A LA PROCHAINE ANNONCE — SERVICE PE LIVRAISON RAPIDE ET GRATUIT DANS TOUTES 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la période correspondante de 1929.Aux Etats-Unis même, la compagnie a livré à ses vendeurs 679,572 autos tandis que les ventes de ces derniers se sont élevées à un total de 657,829.L’an dernier, les ventes de la compagnie furent de 929,384 autos alors que le public en achetait un total de 847,751.De ces statistiques il ressort qu’à la fin des six premiers mois de 1929 les vendeurs avaient encore en magasin un total de 81,633 automobiles alors qu’à la fin de juin dernier les stocks des mêmes autos n’étaient que de 21,-743.La diminution apparente a donc été considérable.Elle est probablement plus grande encore en réalité.11 faut en effet tenir compte des chiffres d’inventaires au début de chacune de ces deux périodes.Quoique le rapport de General Motors n’en dise rien, nous pouvons supposer sans crainte de nous tromper beaucouo que les stocks en mains le premier janvier 1929 étaient plus considérables qu’au 1er janvier dernier parce qu’au début de 1929 la confiance était générale alors que la présente année débutait après une oériode de dépression déjà assez longue, période pendant laquelle les marchands au lieu de continuer d’acheter comme l’année précédente, ont probablement été induits à écouler ce qu'ils avaient en magasin avant de faire de nouveaux engagements.Pour ce qui est des opérations de la compagnie elle-même, les bénéfices nets pendant le second trimestre ont été de 53 1-3 millions, soit $1.17 par action comparativement à $2.01 pendant la période correspondante de 1929.Pour les premiers six mois de l’année, les bénéfices sont de $2.15 contre $3.38 l’an dernier.Si le recul pour les six premiers mois de l’année est assez considérable, on constate par contre que les affaires se sont améliorées pendant le second trimestre comparativement au premier.Et de plus, la situation financière de la compagnie est de beaucoup plus favorable.Son capital d'exploitation, qui était de,251 millions à la fin de 1929 était de 290 1-2 millions au 30 juin, soit une augmentation de pfès de 40 millions.Nouvelle revue commerciale La Chambre de commerce canadienne, qui est une fédération des chambres de commerce du pays, vient de transformer sa publication mensuelle en une revue dont le premier numéro est des plus intéressants.Publiée à 32 pages sous un format plus grand, la nouvelle revue, qui se nomme The Commerce of the Xation, contient plusieurs articles qui méritent d’être Uis par tous les gens d’affaires comme par tous ceux qui s’intéressent à la situation économique en général.La seule lacune constatée dans le premier numéro c’est mie la revue est exclusivement en anglais et qu’elle ne peut être très répandue chez les nôtres.< C.H.Le marché des changes Cote des devises étrangères fournie par la maison L.-G.Beaubien et Cie, banquiers et agents de change.Cours moyens le 24 juillet 1930 Montréal Angleterre, 1.ster.$4.86 2-3 $4.86^4 France, franc .0392 .0394 Belgique, belga .1390 .1399 ftalie, lire.1930 .0526 Suisse, franc .1930 .1945 Hollande, florin ^ .4020 .4024 Espagne, peseta .1930 .1146 Suede, couronne .2680 .2682 Sorvège, couronne .2680 .2680 Danemark, couron.2680 .2680 Brésil, milreis .3200 .1095i Etats-Unis, dollar 6-32% escompte Allemagne, r.marks .2380 .2388 J.-Paul Benoist, C.P.A.COMPTABLE PUBLIC LICENCIE Spécialités: Vérifications municipales, scolaires, commerciales et industrielles MI rue St-Françofc-Xevier - Ch.309 TéL MArquettn 933» LE MARCHE DES VIVRES LES ARRIVAGES Tableau indiquant les arrivages de beurre, de fromage et d’oeufs à Montréal, hier et les jours correspondants de la semaine dernière et de l’année passée: 1930 1929 Juillet 23 16 24 Beurre.79 374 514 Fromage .2564 3099 3092 Oeufs .1812 1520 2238 LES PRIX DE GROS EN FARINE Prix cotés par la maison KIzéberl Turgeon Première patente.$6.60 Deuxième patente.$6.20 Forte à boulanger.$5.80 Farine à pâtisserie.$5.80 ENGRAIS ALIMENTAIRES Gru blanc, tonne .t .$32.25 G ru rouge, tonne.$27.25 Son, la tonne.$26.55 BEURRE ET FROMAGE Prix de gros de la maison Gunn, Langlois et Cie.Beurre : De crémerie, la livre.30s.De crémerie, en blocs.31s.De cuisine .27s.Fromage: Québec, doux, meule de 20 Ibs.16 1-2 ?uébec, doux, au morceau .17s.anadien fort, 80 Ibs.26s.Canadien fort, morceau .27s.Kraft, boîte de 5 Ibs.31s.Kraft, boite de 1 livre.33s.OEUFS Prix fournis par la Maison Z.Limoges et Cie.Oeufs fiais: Chanteclerc .40s.Extras .37s.Premiers .33s.Seconds .29s.Ces prix sont pour Montréal POMMES DE TERRE Prix fournis par la Maison A.Lalonde.Les patates se vendent de $1.60 à $1.50 le sac de 80 livres pour les nouvelles.La situation agricole UNE ETUDE INTERESSANTE DE LA BANQUE ROYALE Le rapport du Bureau des statistiques du Dominion donne le chiffre de 96% pour In condition des récoltes à la date du 1er juin par comparaison avec li moyenne des dix années 1920-1929 à la même date.Si l’on tient compte que cette période comprend les grosses années de 1926, 1927 et 1928, il faut convenir que ce chiffre est excellent.Depuis, le vent, la gelée et les insectes ont fait certains dégâts, mais avec les bonnes pluies du mois de juin, on espérait que la chaleur ferait faire des progrès rapides.Les semences ont été complétées un peu plus tôt que l’année dernière et les premiers rapports indiquaient que tout allait bien.Les graines avaient bien pris mais la croissance avait été retardee par le temps frais du mois de mai, de sorte que vers le 10 juin, elle était à peu près au même point que la récolte de l’année dernière.Dans le district de la Rivière de la Paix tout a marché à souhait; les semences ont été finies de bonne heure, l’humidité a été suffisante et la croissance rapide.Dans les trois provinces des prairies, les pâturages et le foin ont fait d’excellents progrès.Il est encourageant de voir les stocks de grain de l’Ouest s’acheminer plus rapidement vers les marchés que pendant les mois précédents.En cinq semaines jusqu’au 6 juin, les stocxs visibles de blé canadien ont diminué de plus de 35 millions de boisseaux, ce qui fait environ sept millions de boisseaux par semaine.Depuis cette époque, de grosses ventes ont eu lieu.Si le mouvement continue de la sorte jusqu’à la fin de juillet, il ne restera plus guère que 100 millions de boisseaux et, si l’on considère que les étrangers s’attendaient à ce que nous dépassions ce chiffre d’au moins 50%, nous ne pouvons que nous féliciter des ventes accomplies ces derniers temps.L'an dernier, il nous restait 109 millions de boisseaux de la récolte précédente et à l’heure actuelle tout fait espérer que notre stock de l’année dernière sera au-dessous de ce chiffre.Dans l’est du Canada, les semences précoces ont fait d’excellents progrès.L'humidité u amélioré les prévisions pour le blé d’automne en Ontario et la récolte est maintenant estimée à 60% de la normale.Le blé de printemps s’annonce bien et les pâturages sont en excellente condition.Les semences dans les terres basses de Québec ont été retardées par la pluie mais le blé et les légumes semés de bonne heure ont poussé rapidement.Dans les Provinces Maritimes.les semences ont été complétées beaucoup plus tôt que d'habitude et une plus grande superficie consacrée à toutes les récoltes, principalement en Nouvelle-Ecosse.D’après les premiers rapports, les principales régions consacrées à la culture des pommes de terre ont généralement augmenté leurs semences d’environ 8%.L’augmentation est encore plus prononcée dans les provinces basses et on estime qu’elle atteindra 15% dans l’île du Prince-Edouard.La récolte des fruits s’annonce favorablement dans toutes les parties du Canada et le rendement égalera probablement celui de 1929.Le ministère de l’agriculture prévoit une récolte de pommes égale, ou légèrement supérieure, à la moyenne des cinq dernières années.Les cerises, les prunes, les pêches, les poires et le raisin s'an- noncent mieux que l’an dernier et le rendement variera probablement entre 9% de plus pour les cerises et 34% pour les prunes.Les fraises et les framboises ont souffert de la sécheresse et des rigueurs de l’hiver et leur rendement sera probablement diminué de 10%.La récolte des cantaloups sera meilleure.La fabrication de conserves de légumes a fait d’excellents progrès en Ontario et en Colombie-Britannique.La nouvelle la plus importante pour cette industrie est l’augmentation de 30% dans la culture des tomates et une augmentation est également signalée en Québec.Environ 80% des tomates se vendent par contrat aux fabriques de conserves.Dans le sud-ouest de l’Ontario, la culture des haricots pour la fabrication de conserves connues au Canada sous le nom de “fèves au lard’’ est une branche importante de l’agriculture et la superficie consacrée à ce légume est au moins aussi considérable que celle de la dernière saison.L’industrie laitière progresse Le dernier résumé des conditions de l’industoie laitière par la Division de l’innustrie laitière et de la réfrigération du Ministère fédéral de l’Agriculture présente quelques observations intéressantes: La quantité de beurre pasteurisé classé en juin cette année se chiffrait par 150,962 paquets, soit une augmentation de 18,162 i\i- 3nets sur la même période l’année ernière.Pour l’année actuelle jusqu’à date le chiffre est de 288,511, ce qui est 8,024 paquets de plus que l’année dernière.La quantité de fromage classé en juin cette année a été de 206,178 soit 17,384 fromages de moins que l’année dernière.Le total pour l’année jusqu’à date est de 317,435 fromages, ce qui est inférieur au chiffre de la même période l’année dernière, mais il y a une augmentation dans le nombre de fromages classés dans la catégorie “spéciale”.Au 1er juin 1930, la quantité de beurre de beurrerie entreposé au Canada était en augmentation de 245.66 pour cent sur la quantité entreposée l’année dernière à la même date et la quantité de beurre de laiterie ou de ferme entreposé avait augmenté de 439.87%.Au 1er juin 1930, la quantité de beurre de beurrerie était de 10,798,828 livres, et celle du beurre de laiterie de 361,035 livres.A la même date la quantité de fromage en entrepôt était de 6,-471,834 livres, soit 38.43 p.cent de moins que l’année dernière.Les exportations de lait et de crème aux Etats-Unis ont à peu près complètement cessé depuis que le tarif de 68 cents par gallon impérial sur la crème qui s’exportait autrefois est maintenant convertie en beurre.La production de beurre de beurrerie dans les Provinces des Prairies révèle une augmentation croissante sur l’année dernière.En mai l’augmentation était la suivante: Manitoba 20.5%; Saskatchewan 7.7 p.cent sur mai de l’année dernière.Statistiques de distribution au Canada L’économie politique n'était au début qu’une philosophie du commerce.mais l’étude de >a production changea bientôt ce point de vue.En théorie, les opérations commerciales cédèrent la pince aux procédés de production, et, excepté dans le cis du commerce extérieur, n’occupèrent plus qu’une place secondaire dans la littérature economique.Le génie inventif du monde entier a concentré son attention sur les méthodes de manufacture.La seconde partie du siècle dernier a vu naître la production en série et des améliorations considérables dans le rendement, mais, pour ainsi d'rc.le problème de la distribution des marchandises a été négligé.Mais un changements est en train de se produire et c’est justement ce problème de la vente qui préoccupe aujourd'hui l’industrie.Les principes et les méthode* de vente, tout en faisant l’objet d’une étude de plus en plus approfondie, sont loin d’être appuyés de documents aussi complets que les outres sujets.Il existe d'excellentes statistiques sur la population, la production, les prix, les importations et les exportations, etc., ainsi que des chiffres officiels concernant l’agriculture, les mine.* et les manufactures.On connaît le nombre de personnes dans chaque industrie ainsi que la quantité et la qualité de chaque produit, mais il n’existe pas de statistiques complètes de distribution et c’est là justement que le besoin de renseignements se fait le plus sentir.Les mérites relatifs des magasins à chaînes, des grands magasins à rnyor^ des maisons qui vendent fuir correpondanee et des magasins ocaux font depuis longtemps le sujet de discussions.On a souvent exprimé la crainte que le marchand indépendant finira par être acculé nu mur par scs gros concurrents.Mais pour juger la vraie situation, non seulement en ce qui concerne tout le commerce nu détail mais aussi chacune de ses branches, îl faut des renseignements complets.J^e besoin a poussé certaines maisons à se procurer ces renseignements, et elles ont fait tout ce qu’elles pouvaient dans ce but.Malheureusement, les résultats ont été insuffisants et la tentative démontre la nécessité de statistiques complètes.La première chose à faire pour obtenir une analyse de ee genre est de faire un recensement complet de toutes le.* manufactures ainsi que de tous les étnblissments de gros et de détail qui vendent des marchandises.Le Rureaa des statistiques du Dominion entreprendra cette besogne en même temps que le recensement de 193t.Les feuilles contiendront des questions sur le genre d’affaires.U nombre (Compilation de la maison L.-G.Beaubien) Ventes Valeurs Ouv.Haut Bas Midi 81 Bell Telephone » 150 — 150 660 Brazilian 397/â 39% 39 39% 30 Brompton 21% — — 27% 50 Clan.Brewing 7 — — 7 30 Can.Bronze 41 41% 41 41% 45 Can.Car 20 Mi — _ 20% 25 Canada Cernent 14 Va — _ 14% 10 Canada Cement préf 94 — — 94 40 Cockshut Plow 15*4 — 15% 20 Chs Gurd 3114 — 31% 70 Dom.Bridge 56 là 57 56% 57 110 Dryden 9 9 25 Donnacona Paper 20 — _ 20 447 Fraser 8 8% 8 8 45 Gypsum 19% 19% 19% 19% 410 Int.Nickel 25 25 24% 24% 10 Int.Power 12% — _ 12% 15 Int.Power préf 84 _ 84 10 Lake of the Woods 38 — 38 450 Massey-Harris 2614 26% 26 26% 25 McColl 19% 19% | 180 Mont.Power 58 — 58 I 200 Nat.Breweries 31 31 75 Mont.Power 18% 18% 18% 18% 20 Shawinigan 69 _ 69 50 Simon and Sons 31 - ¦ -r 31 20 Steel of Canada 44 44 50 Steel of Canada préf 38% — 38% 5 Winn.Electric 39 39 BANQUES Commerce »»•••••**-«,• 245 245 10 Montréal 296 .« 296 44 Rovale , 292 292 d’employés, les salaires, les inventaires.les dépenses générales et le capital engagé dans l’affaire.Ce recensement rendra les plus grand services à tous ceux qui voudront faire une étude intelligente des problèmes concernant la vente au Canada.Il fournira des statistiques fondamentales et donnera une idée des débouchés pour chaque marchandise.La proportion relative des ventes à crédit et au comptant y sera enregistrée.Les renseignements seront donnés sous forme de moyennes qui serviront de base à chaque manufacturier pour juger ses propres résultats.La consommation des marchandises et la demande dont elles jouissent seront indiquées pour chaque section du pays avec les voies par lesquelles on peut arriver aux consommateurs.Ces renseignements seront de la plus grande utilité dans la préparation des campagnes de publicité et de vente, et, quoique leur avantage soit apparent pour les manufacturiers et les distributeurs, il ne faut pas perdre de vue que les consommateurs bénéficieront également des économies qui en résulteront nécessairement.Le succès de cette étude dépendra en grande partie de la collaboration de ceux qui répondront au questionnaire.Le besoin d’information est devenu des plus urgents depuis que les méthodes de production ont rendu les problèmes de distribution plus difficiles et, quand on aura des renseignements plus complets, il sera plus facile de faire une réelle analyse des problèmes de distribution et d’en trouver la solution.-*.»—»- Sur le Curb LES COURS DE LA MATINEE Cours fournis par la maison BEAULIEU Si DUNCAN, 220 ouest, nie Notre-Dame Valeuis Imperial OU MINES Amo .Abana .Amulet .Big Missouri Montreal Rot Noranda Stsco Teck Hughes Vlpond .Ouv.Haut Bas Midi 17 1,4 17% 17 % 17 V, i7VS B % 3.70 9% 370 3.?8 20 >i 21 20 >/, 20 % 19 % 19 % 19 V, 19 >4 .03 .03 .03 .03 “Al 8:a éji 50 .53 .54 .53 .54 .60 .60 .60 .60 1 1 1 1 23.40 23.40 2335 2335 25 .25 .25 .25 6.50 6.55 6.45 6.45 1.24 1 24 1.22 1 22 1.86 1.67 1.86 1.87 1.40 1.40 1 40 1.40 Un service complet offrant les facilité* nécessaire* pour toutes opération* de Bourse et d« Placement GEOFFRION & CIE banquiers — «fente de change membres de le Bouree de Montréel 1231 oueet, rue Notre-Dame et Imm.Canada Cement MONTREAL.QuSbea Bourse de New Les Membres du DORVAL C,ub House 1 O C K E Y omet» au bureau Ch.•r _ _ __ _ I 123 Hôtel Windsor Jus- aj T 11 R qu'à midi et à la piste ^ w j après cette heure.XUTOMOBILES: VIA LE CHEMIN DE LACHINE $5,000.00—-LE DERBY DE QUEBEC Juillet le 26—$6,000.00 Char spécial pour les membres du club attaché au train de 2.10.LES ENFANTS NE SONT PAS ADMIS.QUATRIEME COURSE 1.1-16 mille, Bourse $700.Span, 109, Robertson Storm Queen, 109, McCray King Wave, 111, Seabo Ore, Wall Just in Fun, Mann Humberside, 111, Taylor Love’s Arow, 105, Feeney Sun of Araby, 109, Graver Pincher Creek, 92, O.Cooper Temps 1.47 4-5 Pari de $2.00 Bur Span a rapporté $7.60 en premier, $3.85 en deuxième et $3.30 en troisième; sur Storm Queen, $10.20 en deuxième et $6.75 en troisième; sur King Wave, $12.90 en troisième.CINQUIEME COURSE 1 mille 70 verges.Bourse $1,000.Sun Falcon, ilO, Curran Friar Cliff, 115, Dainty Black Diamond, 113, Baker Stern Chaser, 95, O’Hara Sun Blow, 105, Foden Mad Kiss, 107, Robertson Temps 1.42 4-5.Pari de $2.00 sur Sun Falcon a rapporté $7.95 en premier, $3.30 en deuxième et $2.55 en troisième; sur Friar Cliff, $3.60 en deuxième et $2.75 en triosième; Sur Black Diamond, $3.10 en troisième.SIXIEME COURSE 1 1-16 mille.Bourse $700, Plain Dealer, 105, Dainty Brother Johnson, 100, O.Cooper North Breeze, 108, Curran x-Cloud Idolizer, 111, Pernia x-Vie„ 103, Dawdy Noine, 105, Seabo Speedy Prince, 111, R.Cooper Vernon, 111, Robertson Union Jack, 106, Drake Eurnice Atwell, 109, Graver Madam Emelie, 101, O’Hara Temps 1.48.Pari de $2.00 sur Plain Dealer a rapporté $31.40 en premier,.$16.30 en deuxième et $10.40 en troisième; sur Brother Johnson, $12.55 en deuxième et $7.30 en troisième; sur North Breeze, $8.10 en troisième.SEPTIEME COURSE 1 1-16 mille Bourse $700.Imbros, 111, Mann Domineer, 112, Slate Cape Fear, 105, Wall ^ Catlettsburg, 111.Wilson King Charles.114, Mitchell Alloy, 111, McCray Dalila, 104, O.Cooper Fair Lad, 103, Drake Rancho, 105, Cleverly Où ils jouent aujourd'hui LIGUE INTERNATIONALE Toronto à Montréal (4 p.m.) Buffalo à Rochester.Baltimore à Reading.Jersey City à Newark (p.m.) Newark à Jersey Citv (soir).LIGUE AMERICAINE Washington à Chicago.Boston à Saint-Louis.New-York â Détroit.Philadelphie à Cleveland.LIGUE NATIONALE Saint-Louis à Boston.Cincinnati & Brooklyn.Pittsburg â New-York.Chicago à Philadelphie.ASSOCIATION AMERICAINE Indianapolis à Toledo.Columbus à Louisville.Minneapolis à Milwaukee.Saint-Paul 4 Kansas Citv, G.P.P.C.Rochester.M *s*#J •* *.62 39 .614 Baltimore.» „ rw>«: • 60 43 .583 Toronto .a.- __ 59 44 .573 MONTREAL „„ m !*„-dicnne.
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