Le devoir, 7 août 1930, jeudi 7 août 1930
Volume XXI - Numéro 181 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA $ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE 10.00 Edition hebdomadaire CANADA 2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Montréal, Jeudi 7 août 1930 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 43Q EST NOTRE-DAME d MONTREAL, TELEPHONE: .», » HArbour Î241* SERVICE DE NUIT K Administration* M HArbour 1243 Rédaction I HArbour 3679 Gérant 4 ™ HArbour 4897 Sur le “bloc” québécois Il y a eu l’ontarien, et d’autres aussi L’on a beaucoup parlé, en ces derniers temps, du bloc québécois.Le Mail de Toronto, la Gazette de Montréal, d’autres quotidiens, un peu partout, se sont réjouis du fait qu’à l’élection du 28 juillet il s’est disjoint.Une partie est allée aux conservateurs, qui n’ont jamais eu tant de députés dans notre province depuis 1911; et le reste, — une quarantaine sur soixante-cinq, — est allée aux libéraux.Fait notable, les 25 conservateurs québécois élus donnent à M.Bennett la majorité absolue et considérable qu’il n’aurait pas sans cela; déduisons en effet les 21 comtés nouveaux qu’il a gagnés dans le Québec, des 138 qu’il compte et il ne lui reste que 117, soit six voix de moins que la majorité absolue.Et des 87 députés libéraux, près de la moitié viennent de notre province.Cela prouve que le bloc québécois s’est divisé d’une façon tout à fait stratégique, si l’on peut dire, puisque dans chaque parti il'tient une place des plus importantes.* * * Ce bloc québécois, il n’a pas toujours existé.Si l’on se reporte aux statistiques électorales depuis la Confédération, qu’y voit-on?Qu’en 1874 les conservateurs eurent dans notre province 32 comtés contre 33 aux libéraux; qu’en 1882 sir John Macdonald eut 48 députés québécois contre 17 aux libéraux; qu’èn 1887 notre province, pour la deuxième fois en treize ans, se partagea également entre les partis, élisant 33 conservateurs et 32 libéraux, — les chiffres intervertis de 1874; et, enfin, qu’en 1891 le Québec donna 30 députés à sir John Macdonald contre 35 aux libéraux.Jusqu’en 1896, donc, notre province tint assez bien l’équilibre entre les deux partis, élisant en 22 ans un total de 143 députés conservateurs contre 117 libéraux.Elle ne rompit cet équilibre qu’en 1896, où elle donna 49 voix à M.Laurier contre 16 à sir Charles Tupper.De 1896 à 1911, elle pencha net du côté libéral, donnant à celui-ci jusqu’à 58 députés en 1900.Aux élections de 1911, elle élut 27 conservateurs, contre 37 libéraux et 1 indépendant de nom, passé tout de suite du côté libéral.En 1917 seulement, à la suite de la campagne odieuse menée contre lui par les unionistes, le Québec fit bloc, élisant 62 libéraux contre 3 partisans du ministère Borden; en 1921, il forma bloc intégral pour chasser du pouvoir un régime déconsidéré, répudié jusque par l’Ontario, qui élut lui-même une majorité de députés antimeighenistes, — soit 45 candidats antiministériels contre 37 conservateurs; et il y eut, cette année-là, 65 députés libéraux québécois, — toute la députation.En 1925, M.Meighen revenait devant les électeurs; le Québec ne lui donna que.4 députés, tout comme en 1926 M.Meighen n’y sut faire élire que les mêmes quatre.En résumé, de 1874 à 1896, la province donna plutôt ses préférences aux conservateurs; de 1896 à 1911, elle opta pour les libéraux, mais en élisant un assez bon nombre de conservateurs; de 1911 à 1917, elle eut une assez nombreuse députation conservatrice.Pris à partie en 1917, tandis que les élections se font contre lui, le Québec forme bloc, maintient cette attitude à toutes les élections subséquentes où le chef conservateur, c’est le même, M.Meighen.Le bloc se rompt, l’apaisement venu, M.Meighen disparu, et avec lui ceux qui tentèrent de berner la province en 1925 et en 1926.La lutte posée sur un terrain plus dégagé, plus libre, en 1930, et menée plus franchement, le Québec donne à M.Bennett plus qu’il ne lui a demandé, et cela, malgré les cris: “Au loup!” poussés par l’imbécile Guillot de la Presse.Voilà comment s’est formé le bloc, comment il a tenu, de décembre 1917 à juillet 1930, soit treize des soixante-trois ans que dure la Confédération.Il a son importance, mais cela ne doit pas masquer le fait que, pendant cinquante de ces soixante-trois ans, il n’y a pas eu de bloc dans notre province.Ceux qui représentent le Québec comme ayant presque toujours fait bloc mutilent la vérité.Ils oublient aussi que l’apparence brutale des chiffres de 60 à 65 qu’il compta, la réalité la corrigeait, puisqu’aux élections générales il y eut toujours un fort contingent d’électeurs conservateurs québécois.Si ceux-ci n’eurent pas un nombre de députés proportionnés à leur total, la faute en est au régime présent de la représentation.* * * Tandis que l’on parle fort de ce bloc de chez nous, on oublie qu’il n’y a pas eu bloc que dans notre province, et pendant moins de quinze ans.Il y a eu le petit, mais important bloc de Toronto, ville qui, de 1897 à 1930, n’a jamais élu un seul député libéral, alors que ses journaux, à maintes reprises, reprochaient au Québec de faire bloc, de 1917 à 1930.En 1917, les Provinces Maritimes donnaient plus des deux tiers de leur députation aux unionistes; en 1921, la Nouvelle-Ecosse donnait tous ses 16 députés aux liberaux; en 1925, les Provinces Maritimes donnaient 23 députés aux conservateurs contre 6 aux libéraux; et, aux élections du 28 juillet dernier, elles ont voté de la même façon.Mais, tandis que les Provinces Maritimes formaient presque bloc, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, recherchant le parti qui pouvait le mieux servir leurs intérêts, la ville de Toronto, elle, pendant plus de trente ans, a refusé d’élire un seul libéral de la cinquantaine qu’elle désigna pendant toute cette période, aux différentes élections générales.Si ce n’est pas là un bloc, comment cela devrait-il s’appeler?Et l'Ontario lui-même?L’on n’entend guère parler du bloc ontarien, si l’on a beaucoup et souvent parlé du bloc québécois.Pourtant, il y a eu le bloc ontarien.En 1911, l’Ontario élisait 72 conservateurs, sur un total de 86 députés.C’était 7 de plus que le Québec n’a élu de libéraux, en 1917.En 1917, l'Ontario a fait derechef bloc, il a élu 74 conservateurs sur un total de 82 députés; en 1925 également, l’Ontario a fait bloc, donnant 68 députés aux conservateurs.Et, cette année, M.Ferguson est déçu parce qu’il n’a pas fait élire les 70 députés qu’il avait promis à M.Bennett; il lui en a tout de même donné 59; cela n’est-il pas plus près du bloc que ne l’est la députation libérale québécoise?Donc, à prendre les chiffres officiels, s’il y a eu bloc québécois de 1917 à 1930, il y a eu bloc ontarien de 1911 à 1925, soit quatorze ans, et recommencement de bloc en 1930.La presse conservatrice torontoise n’a guère de reproches à lancer à notre province, puisque la sienne, qui forma jadis bloc, fait mine de vouloir le reconstituer.La pelle n’a pas à se moquer du fourgon.If, Jf, %, Le vrai, c’est qu’il y a bloc et bloc.Une province insultée, calomniée, traitée d’inférieure, aux heures où elle a droit tout comme les autres de faire entendre son avis, a le devoir de faire bloc afin de se faire écouter, de faire sentir son influence, de porter à la réflexion ses adversaires, de montrer que sans elle, puisqu’on veut la proscrire, tout l'organisme politique est faussé.Il est des moments où le bloc s’impose; et quand 11 sc forme sous la poussée de circonstances qui l’exigent, il ne saurait sc disjoindre, se fondre tant que les conséquences de celles-ci pèsent sur la vie nationale.Le jour où les équivoques se dissi- Le ministère Bennett Des incidents en retardent la formation M.Bennett aurait offert les finances à M.Neil, de la Banque Royale, qui ne les a pas prises - Le cas de M.Cahan M.KING REÇOIT LES JOURNALISTES Ottawa, 6.— L’attente se prolonge, On prévoyait, ce matin, que M.Bennett pourrait annoncer dès ce soir la formation de son cabinet.A la fin de l’après-midi, il était évident que la chose serait impossible.De fait, elle ne s’est pas produite.Il y a des incidents qui retardent l’événement.A six heures, ce soir, le chef conservateur n’avait pas encore pu conférer avec tous ceux qu’il a mandés de$ différentes provinces et que l’on désigne comme ses ministres probables.Les conciliabules ont dû se poursuivre fort avant dans la soirée.Il a eu aussi avec M.Cahan uae brève entrevue, assez tendue.Au moment où paraîtront ’ces lignes, M.Bennett n’aura pas encore publié la liste de ses ministres, mais il sera vraisemblablement à la veille de le faire.On s’attend en effet à ce que M.Mackenzie King se présente chez le gouverneur général au commencement de l’après-midi de jeudi pour offrir sa démission et celle de ses collègues de l’administration qui s’en va.Immédiatement après, M.Bennett présenterait les membres de son gouvernement à Son Excel-Icn ce.A moins que d’ici là il ne survienne des inconvénients.La chose n’est peut-être pas probable, elle n’en est pas moins possible, vu le heurt de M.Bennett avec M.Caban.Comme le faisait remarquer quelqu’un qui suit de près les choses de la politique, M.Bennett dispose de tous les éléments qu’il faut pour se constituer un solide ministère.Mais de ces éléments, M.Bennett n’en aurait-il pas en surabondance et ne se trouverait-il pas embarrassé dans son choix?En tout cas, ce ne sont pas les aspirants ministres qui manquent.Quelques-uns., sans avoir été appelés et sans avoir aucune chance, sont venus en grande hâte relancer leur chef à Ottawa.D’autres tâchent d’exercer une pression en leur faveur en faisant intervenir des amis.C’est ainsi que le bureau de M.Bennett est surencombré, inondé de lettres et de dépêches.Le cas de M.Cahan Des conservateurs en vue de la province de Québec ont, paraît-il représenté à M.Bennett que le se crétariat «l’Etat ne convient guère à M.Cahan, qui a droit à un portefeuille plus important.M.Cahan, du Teste, ne paraît pas désirer le secrétariat.La finance, la justice, les chemins de fer, cela ferait.Mais serait-il disposé à accepter l’offre de la présidence?Cela signifierait qu’il ne pourra plus participer aux débats.Dans le cas d’un jouteur comme M.Cahan, la présidence équivaudrait à une mise à la retraite, enviable sans doute, mais à une mise à lia retraite quand même.Si M.Cahan ne devient pas ministre, — il a eu 24 heures pour donner une réponse, — il s’agira de trouver un autre représentant tlans le cabinet à l’élément anglo-protestant de la province de.Québec.Serail-ce alors le Dr Piekel, nouveau député de Brome-Missis-quoi, ou M.Leslie Bell, député de Saint-Antoine?Ce dernier, qui est avocat, pourrait être secrétaire d’Etat.Le ministère des finances M.Bennett a l’intention de.garder pour lui, pendant quelques semaines, les finances, dont il a déjà eu la direction pendant la brève administration de M.Meighen, en 1926, C’est qu’il désire trouver un ministre des Finance* tout à fait à sa convenance.Vendredi dernier, M.Bennett a fait un voyage incognito à Montréal.On dit qu’il a rencontré alors M.C.E.Neil, directeur général de la Banque Royale, et qu’il lui a offert le portefeuille dos Finances.M.Neil, qui n’a pas d’ambition politique, aurait refusé tout de suite.Le gouvernement qui s’en va Pendant que le chef conservateur et ses futurs ministres tenaient d'interminables conciliabules dans l’édifice central du Parlement, cet après-midi, le gouvernement qui s’en va avait, dans la salle du conseil privé, édifice de l’Est, sa dernière réunion.Tous les ministres y assistaient, y compris M.Ian Mackenzie, ministre de l'Immigration, arrivé de Vancouver depuis quelques heures seulement.M.MaeKemie est un homme jeune, dépassant à peine la quarantaine, et de haute stature.La réunion de ceux qui jeudi ne seront plus ministres a duré trois bonne* heures.M.Mackenzie King et ses collègues, selon une vieille coutume, se sont d’abord fait photographier sur la place du Parlement.Une autre photographie a été prise à l’intérieur de la salle du conseil.Et dans la salle le photographe aurait même tourné quelques Centaines de pieds de pellicule cinématographique.C’est ainsi qu’à l’avenir les gouvernements défunts, grâce au celluloïd, pourront revivre par l’image animée.Après la séance, le premier ministre a consenti de bonne grâce à l’interview.li n’avait pas grand’-chose à dire cependant, si ce n’est que son cabinet venait de tenir sa dernière séance et que tous les ministres sont d’excellente humeur (in the best of spirit).“Les photographies qui viennent d’être prises”, dit-il, “nous resteront comme un bon souvenir des années où nous avons été appelés à administrer le pays.Ce cabinet qui s'en va était un excellent groupe d’hommes, d’hommes tels que le parti libéral peut en produire.Nous disparaissons comme gouvernement, mais nous demeurons comme opposition et l’opposition libérale dans le prochain parlement sera très forte.” M.Mackenzie King est d’avis que M.Bennett pourra dès jeudi, s’il veut, prendre en mains les rênes du gouvernement.Pour sa jjart, il est prêt à démissionner n’importe quand, dès que le chef conservateur sera prêt à le remplacer.En terminant l’entrevue, M.Mackenzie King remarque que s’il démissionne jeudi comme premier ministre, ça sera précisément le jour du onzième anniversaire de son élection comme chef du parti libéral.C’est ce que le Devoir a noté hier même.C’est en effet le 7 août 1919 qu’une grande convention nationale du parti libéraL réunie à Ottawa, faisait le choix de M.Mackenzie King pour succéder à Laurier.Deux ans plus tard, le nouveau chef prenait le pouvoir et, ie 29 décembre 1921, il formait son premier gouvernement.Depuis lors, à l’exception des quelques semaines qu’a duré le gouvernement fantôme de M.Meighen en 1926, M.Mackenzie King a toujours été à la direction des affaires du pays.La prochaine session Si M.Bennett prend le pouvoir jeudi, il ne lui aura fallu que dix jours pour former son gouvernement.On n’avait pas prévu que cela se ferait aussi vite.Au lendemain des élections, il était question d’un délai de quinze jours ou de trois semaines.Si maintenant les nouveaux ministres sont tous réélus par acclamation, — cela sera probablement je paSi — la session spéciale du chômage pourrait s’ouvrir dès la première semaine de septembre, peut-être le 2 du mois prochain.Emile BENOIST Chronique Cacouna An rrireil, par les fenêtres du sud de la petite maison devenue la nôtre, nous avons aperçu la mer.Non plus la mer sans bornes des êtes enfuis, mais une mer encadrée d’un côté par un croissant de falaise boisée, de Vautre, par Vile, —presqu'île à marée basse,— de Cacounn, et limitée au large par une ligne lointaine d'inormes et belles montagnes.Notre maison se trouve dans une petite rue qui descend du village, —étendu sur la colline,— jusqu’à la grève.Et celle roule, bifurquant au pied de la câ/e abrupte, va rejoindre le quai, appuyé bizarrement à une arête de terre rocheuse qut dentelle davantage la rive.Le quai, nous le voyons fort bien de nos fenêtres: une équerre ouverte, dont la ligne longue est parallèle an village, et dont, seule, la ligne courte avance vers le large.Aussi, Veau étant à marée basse le laisse honteusement nu.C'est un quai dû à la politique, dit-on ici.Il en a l’air.Pendant que sur le ronronnant poêle à bois cnit lentement le dé jeuner, les enfants ravis courent explorer.En attendant de sortir à mon tour, je vais d’une vitre d Vautre.Sur la colline, parmi les arbres, des toits rouges, des toits verts sourient.Un pen d’anxiété me serre te coeur.C’est encore Vin-connu, et cette maison proprette et luisante, c’est après tout une étrangère .Plus tard, je vais dit bas de la côte en haut, le long de.cette rue de la grève, où presque toutes les mat- pent, où la pacification fait son oeuvre, où la nécessité «lu bloc s'abolit, lui aussi doit disparaître.Et si le bloc politique n’est pas toujours bon, parfois il est excellent qu’il sc constitue, barrant la route à des hommes publics mal orientés.Le bloc québécois s’est forme pour faire oeuvre utile, quand il avait devant lui le bloc unioniste, le bloc ontarien.Maintenant il se fragmente.Il se reformera si jamais l'exigent le libre jeu de nos institutions parlementaires, les droits menacés de notre province, la sécurité du Cant^da.Georges PELLETIER sons, poltronnes ou frileuses, tournent le dos à la mer.Ne l’aiment elles pas?Boudent-elles?La mer est-elle triste ou méchante?Sinon, pourquoi ne veulent-elles pas la voir?En haut, te village s’étire, cossu.Beaucoup de longues maisons jaunes, crème ou beiges, à toits garnis de lucarnes, le premier étage cerné d’une galerie.Du côté de l’église, c'est le vidage d hiver et d’été; vers le sud, c’est le village d’été; de belles villas cachées par des masses d’arbres, et qui dominent la mer sur ce croissaid de falaise boisée que je vois de chez nous; des villas qui appartiennent à des Anglais, des Ecossais.On vit au creux de ces parcs fleuris./ soir, d’une grande maison couleur olive, aux fenêtres étroites et ogivales, entre les arbres, les lumières vous attirent.'Mais on dirait l’illustration d’un roman puritain Par contraste, ici et là, une maison claire au visage bien ouvert regorge d'enfants heureux.Et les cris, les jeux sont les nôtres.Mieux que ces villas, j’aime fèé-glise ravissante.Eglise de pierre, qui n’a pas tout à fait son siècle, mais qui caractérise merveilleuse ment le style des premières églises du pays.A l’intérieur, entière ment blanche et or; sa voûte ni romane, ni gothique, arrondie comme le dos d’un arc, est tonie en bois sculpté.C’est un plaisir de l’admirer en détail.Nul apôtre bariolé ne pose sur ses murs, ornés de belles toiles.Quelques-unes de Hamel, dont un Saint-Georges monté sur un fougueux cheval blanc.Au sortir de l’église, le presbytère qui était autrefois le manoir; maison gris-bleu, au toit classique flanqué de doubles cheminées, maison solide comme une forteresse en moellons des champs.A voir ses mars qui descendent en obliquant légèrement du toit aux fondations, on reconnaît la plus ancienne façon de construire.Quel âge a-t-elle, celte maison qui, lorsqu’elle était seule sur la colline, dut voir la mer sous tant d’aspects changeants, et dont les yeux devaient chaque soir reinire aux feux du couchant splendide?Aujourd’hui, elle ne sc plaint pas; mais nn peu plus bas, en face, an hôtel lut barre en partie l’horizon.Par bonheur, cet hôtel, à toit pointu, et à lucarnes, a tout de même, lai aussi, la jolie ligne des vieilles maisons de chez nous.Michelle LE NORMAND Cacouna, 3 août 1930.Bloc-notes De mal en pis C’est du chômage en Angleterre qu’il s’agit: il semble bien que la situation s’y aggrave de mois en mois.Au 28 juillet dernier, les chiffres officiels accusaient un total de 1,257,928 personnes totalement inemployées, plus 659,685 chômeurs temporaires et 93,800 personnes qui, normalement, ont de temps à autre quelque ouvrage.Cela fait un total de 2,011,467, qui dépasse de 900,000, en chiffres ronds, le total «tes chômeurs au moment de l’arrivée au pouvoir du cabinet MacDo nald.On comprend qu’un tel état de choses soit singulièrement décevant pour ceux qui voyaient dans l’avènement du cabinet travailliste l’aurore d’une ère meilleure.la?problème domine toute la vie intérieure de l’Angleterre.11 en sera forcément beaucoup question à la prochaine conférence économique impériale.Ces cours La campagne électorale a passablement masqué les cours de français pour professeurs ontariens qui se poursuivent actuellement à Québec.Comme le fait est maintenant à peu près dépouillé de l'élément de nouveauté, il est assez naturel aussi qu’il sollicite moins l’attention publique.Il n’en garde pas moins sa grande importance.Importance immédiate d’abord en ce qu’il permet à un certain nombre d’Ontariens et d'üntarien-nes cultivés do prendre contact avec les gens et les choses de chez nous, de se mieux renseigner sur notre histoire, notre littérature et notre vie; importance médiate, mais considérable, par l’Influence qu’exercent dans leurs milieux d’origine ceux et celles qui ont suivi ces cours.Ceux-ci apparaissent ainsi, non seulement comme une oeuvre de haut enseignement, mais comme nn instrument de paix et de concorde nationale.Aux Indes Quelques nouvelles continuent de< filtrer à travers la censure anglaise.L’une d’elles parait indiquer un nouvel effort vers la conciliation.On sait que le vice-roi avait autorisé deux des chefs du parti libéral, plus disposé à collaborer avec les autorités britanniques, à visiter, sous Unir responsabilité propre, Gandhi (qui est.comme l'on sait, en prison depuis des mois).Ceux-ci virent ensuite, en prison toujours, les deux Nehru, ! , x 8rc?uPts ue sts '1 1 * riale universelle.Plusieurs pays L,.n^ en.fran?ai!5>.jme autre en an-d’Europe éprouver» de grandes dif- I *,aJS et u,,e troisième en allemand, ficultés, notamment l'Allemagne, /, >',.aura ensuite la profession l’Italie et la Grande-Bretagne, et.! d obéissance du cierge du nouveau selon ldi, le Canada est favorisé de ! diocèse à son premier évêque, pouvoir traverser cette crise mon- lendemain, jeudi, 18 septem- diale avec aussi peu de difficultés.bre> a ,0 heures a.m., Mgr Ville-Certains ofif peur, parlent de rédui- neuve chantera dans sa cathédrale re les salaires et le personnel; ne ! sa première messe pontificale.Il faites pas cela, dit M.Laffoley, car ' y aura sermon en français et en la situation va s’amé'-'orer.anglais.Les autres orateurs furent les A midi, un banquet réunira le échevins Weldon ot Gildav, MM.G.j clergé diocésain et d’autres invités.S.Hougham WW.L.McQuirrie, J.- Le soir, à 8 heures 30, il y aura A.Boivin; M.Rosario Messier, se- réception civique, crétaire local et provincial de l'Association, a présenté la santé de la presse; M.Orner Langlois v a répondu.soulignant le fait que le Journal est sans aucun doute l'arti- tiennent pas à risquer de faire endommager le R-100 maintenant quelques cents milles au sud.nous pourrions, je crois, garantir un service régulier soit à cette base du sud ou à Montréal, avec un chemin de fer qui relierait les deux bases.Personnellement, je crois que le .temps est venu pour marcher de LF DU RAPPROCHEMENT DES I ’'«''F"1 «Z' sur une «rande échel.,ej DIVERSES PARTIES DE L’EM- S'r Burney racon e comment le PIRE PAH DES SERVICES AE- H1‘)° el ,,e H*,0i onJ é,5 c°n|truits BIENS - LF.H-130 MILLE 11 Par,e e.nsu,,e du Graf Zeppe-DOLLARS PAR PASSAGER - l,n '1 parle avec admiration du I NF I If.NF DK tu y VSPORT comte Hugo hckener qui veut établir AERIEN ANGLETERBE-CANA- J1.0 service régulier entre les Etats-D y l ms et 1 Allemagne.______ , “Maintenant je suis venu au Ca- Le lieutenant-commandant sir nada pour demander au Canada, si Dennistoun Burney, constructeur après avoir étudié la situation, il du dirigeable R-100.a prononc ' une veut coopérer pour établir un ser-causerie.hier midi, au Club de Pu- vice transatlantique britannique blicité, au Mont-Royal.; entre l’Angleterre et le Canada, II déclare que l’idée du R-100 lui avant que la ligne allemande soit est venue au Canada.Il se trouvait établie.à Toronto lors du désastre du R-38.“Bien que nous soyons, en Gran-qui entraîna 44 hommes dans la ( de.Bretagne.fort intéressés à Péta- ! blissement de ce service transatlan- Si nous voulons que la structure politique et économique de l’Empire soit une réalité, dit sir Burney, nous devons diminuer la dis- qu’il est en bonne condition pour j tance qui nous sépare.La distance effectuer le voyage de retour.Les visiteurs ont pris plaisir hier à regarder les experts travailler l'aileron endommagé au cours de.la tempête essuyée au-dessus du Saint-Laurent.La toile spéciale est en place et l'enduit qui la solidifiera a été posé hier.Dans quelques heures.Paileron sera tout aussi bon qu’auparavant.Le lieutenant-commandant, sir Dennistoun Barney, sera l’invité d’honneur aujourd’hui à un déjeuner du Canadian Club de Toronto et à un dîner au Canadian Club de Hamilton, ce soir.Les officiers du dirigeable seront les invités d’honneur de la Royal Empire Society, tique, nous devons aussi nous occuper des autres parties de" l’Empire.l’Inde.l'Australie et la Nouvelle-Zélande, et travailler au développement de l’Empire comme un tout.Il est en conséquence aussi important de relier le Royaume-Uni à ces a disparu pour la parole grAce à la radiotéléphonie, pour l'écriture par la télégraphie et la radio-télégra-, - ., „ , , „„„ phie, mais nous n’avons pas encore j Dominions qu au Canada.Le V r9* de moyens-pratiques pour transpor- j bleme d'établir un service de din-ter les gens et la noste.geables à l’est est différent toutefois, “L’Empire est épars sur toute la au point de vue conimorcial et teen-surface du globe et les sections qui nique p SèeUcÀ* Eau da Vichy pure, aromatisée, au citronI C'est ua purgatif effervescent dont le goût est absolument sembla ble à celui de la limonade — un verre à vin — plein chaque matin vous m alntlendra en bonne santé.Réclamez-la chez votre pharmacien.AGENT GENERAL POUR LE CANADA J.ALFRED OUIMET.84, EST, RUE ST-PAUL, MONTREAL le composent sont séparées par des milliers de milles d’océan.Si nous voulons abolir les distances, il nous faut faire surgir nos navires des flots si lourds de l’océan, oour les faire naviguer dans les airs qui n’offrent que le millième de résistance de l’eau.Je crois que le dirigeable ne transportera jamais de grandes quantités de marchandises, mais je à l’hôtel Windsor, alors que sir suis d’avis que le fait a peu d’im- Thomas Tait présidera.Le soir, ils dîneront à l’University Club, les invités de l’Institut des ingénieurs.UN SERVICE REGULIER Toronto, 7.(S.P.C.) — Le major G.-H.Scott, du dirigeable R-lOrt, a conseillé aux voyageurs qui feront, dans quelques années, la traversée de l’Atlantique en dirigeable, de ne pas oublier d’emporter avec eux des cartes à jouer et un livre afin de passer agréablement les deux jours et demi que durera la traversée."Le dirigeable, a dit le major Scott, a fait disparaître les émotions qu’il y avait à voler dans les airs.Traverser l’océan en dirigeable, c'est entreprendre un voyage paisible.Aussi, dans quelques années, lorsqu'un service régulier reliera l’Angleterre au Canada, un homme d’affaires pourra atteindre la mère-patrie en trois jours et recevoir en moins d’une semaine une réponse à la lettre qu’il aura écrite”.Le major Scott, qui parlait à la suite d’un déjeuner à l’Empire Club, a refusé d’admettre que le R-100 avait accompli un exploit tout en acceptant les félicitations portance, car le besoin de précipiter le transport de ces marchandises n’est pas très grand Mais tout est différent s'il s’agit de transporter l'homme d'affaires ou le courrier.“Le R-100 peut atteindre à une vitesse de 81 milles à l’heure, mais à cette vitesse la dépense d’essence est considérable, environ une tonne et demie à l’heure, alors qu’à une vitesse de 60 milles à l'heure, la dépense est d’un tiers de ‘ -mne à l’heure.Or.comme le dirigeable n'emporte que 35 tonnes de carburant, il est clair qu’à une vitesse de 81 milles à l’heure, la quantité d’essence serait insuffisante.“Cependant il faut compter avec les vents contraires que l’on peut chiffrer à une moyenne permanente et générale de 25 milles à l’heure, ce qui diminue d’autant la vitesse du navire aérien.Aussi les futurs dirigeables devront-ils faire une vitesse de 85 milles à l’heure afin de garder une vitesse pratique de 60 milles à l’heure.En même temps si l’on veut transporter les voyageurs, dix tonnes de malle, il faudra un navire de 10,000,000 de pieds cubes, soit un déplacement double de celui du R-100.Sir Burney annonce qu’il est prêt à entreprendre la construction d’un pour le succès remporte.11 a ex- navire aérien qui aura une vitesse pnque que 1 Angleterre n’avait de 85 milles à l’heure, emportera voulu que se rapprocher de son Do-1 100 passagers, 10 tonnes de malle, minion., suffisamment de combustible pour Il a fait l'élnge des ingénieurs ! une randonnée sans arrêt, de 6,000 qui ont présidé à la construction ! milles.La traversée d’Europe au ou mât d’ancrage de Saint-Hubert i Canada prendrait deux jours et de- | Dennistoun Burney pour établir un ; service aérien transatlantique entre l'Angleterre et le Canada, il reoeva j l’appui moral des principaux hom-I mes d'affaires de Toronto.On dé- -— - , cidera Par >a «nte jusqu’où cet choias d’Ahuntsic où le service sera céié- appui pourra aller apres que des *eUEtn^ 't a^uHuî^rVa^^ttea^ pl^S âUr0nt t lé s0Unlis- eont priés d’y assister sans autre Invitation.Avis de décès DUPUIS —- A Montréal, le T août 1630, décédée à ta ans Qabrlelle Dupuis, fille d'Alexandre Dupuis Funérailles le samedi, 9 courant.Le convoi funèbre partira du No 37J boulevard Gouin est A S h.15 du matin, pour se rendre à l'église st-Nl- ; après avoir rappelé que le R-100 n a jamais été amarré aussi rapidement à Cardington même.Il a laissé entendre que des dirigeables plus gros que le R-100 feront régulièrement le service entre le Canada et l'Angleterre d'ici quelques années.Il a réclamé en terminant 1 appui moral du Canada plus encore que son appui financier.Le premier ministre Ferguson, d' ntano, a souhaité-la bienvenue aüx visiteurs.II a promis la coopé-1 • 1 de son gouvernement au projet d'établir un service régulier de ; dirigeables avec l’Angleterre.Ford critiqué .U.U.HU.r.w _ Si le rv%£n’Æf"J-.(S’ P: A-> ~ HertJ, gouvernement du Dominion accor- jj n ir * —Çar" de son appui à la proposition de sir viceîprésideii^ de " ‘ tro,s,emp mi, et le retour un jour et demi.“Je ne veux pas vous induire en erreur, dit sir Burney, ou vous laisser sous l’impression que nous pourrions envoyer nos dirigeables chaque jour A Montréal, mais si nous avions une base d'urgence à Je crois que dans les débuts du service de transport aérien sur l’Atlantique, nous pourrons charger environ S1.000 par passager, pour une distance d’un peu plus de 3,000 milles.De ce mille dollars, $600 seraient mis au compte du coût de construction du dirigeable.11 est évident qu’avec la construction en série, le coût initial pourrait être de beaucoup diminué.Maintenant voici en quelques mots ce que je veux savoir: Les intérêts commerciaux canadiens sont-ils suffisamment intéressés dans le projet d’établir une ligne de transport aérien entre le Canada et la Grande-Bretagne?Pourriez-vous d’ici quelques jours former un comité de vos principaux hommes d’affaires, étudier la situation et me dire de façon définitive si vous êtes intéressés ou non dans le projet?Il est clair qu’une aussi grande entreprise ne peut être exécutée que par la coopération de plusieurs intérêts.Je suis allé le plus loin que j’ai pu sans être aidé.Si donc après enquête vous êtes intéressés dans l’affaire, vous pourriez peut-être m’indiquer jusqu'à qtiel point vous êtes prêts à coopérer, afin qu'à mon retour en Angleterre, je puisse proposer quelque chose de concret aux intérêts commerciaux anglais et au gouvernement britannique".Sir Burney dit qu’il faut se bâter d’agir et qu’il y a urgence.Le jour n'est plus où l’Angleterre était la plus grande nation manufacturière du monde entier et pouvait, grâce à son indépendance, porter presque seule le fardeau financier de la défense de l'Empire comme un tout.“Aujourd’hui, dit sir Burney, l'Angleterre traverse des temps difficiles, et à moins de prendre des mesures définies et concrètes pour utiliser à leur plei- re, il pourra arriver que nos concurrents commerciaux nous enlèvent la suprématie dont nous avons si longtemps joui.11 n’est pas besoin d’être pessimiste: tout fait prévoir un avenir plus brillant pour l’Empire britannique.Nous avons quatre fois plus de population, de matières brutes, et une plus grande variété de conditions climatériques que toute autre nation industriel!! du monde.11 nous suffit de rationaliser et d’organiser notre commerce et notre industrie sur des bases impériales.“En terminant je vous rappellerai le mot d’un grand homme d’Etat pour lequel j’ai une profonde admiration, Cecil Rhodes.A la fin d’un discours Cecil Rhodes disait: “Je veux que vous emportiez une pensée de cette assemblée”.Je suis humblement son exemple, et je vous demande d’emporter avec vous cette pensée: Est-il possible de concevoir notre Empire lié par des liens économiques et politiques, à moins que nous n’ayons un moyen de relier cet Empire de façon à ce que les hommes d’affaires, les hommes d’Etat et les chefs puissent échanger fréquemment leurs vues?’* LETTRES JU DEVOIR Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, svec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique.Plus de lumière dans nos petites rues DAN’S DE LA LUMIERE RUELLES NOS Montréal, le 4 août 1930 Monsieur le directeur.Les constables font, deux à deux.Dans mon quartier, et sur ce point beaucoup d'autres ne peu* vent se compter plus heureux, let rues "nord-sud” et quelques autret "est-ouest” non commerciales sont mal éclairées.Les ruelles, toutes les ruelles,—à quelques exceptions près, — ne sont pas éclairées, y compris les ruelles situées à /’arriére des rues commerciales.C’est dans l’une de ces dernières que les constables Pelletier et De-, naliello faisaient leur tournée nocturne.Tout autour du malheureux è’ndroit, c'était la paix.Chacun dans sa maison dormait, sans inquiétude, car "nos constables veillaient” et veillent encore cette nuit alors que je trace pour eux ces pauvres .lignes.Ils passaient allant leur train-train.Pourquoi se méfier?Ne sont-ils pas déjà passés plusieurs fois d cet endroit et tout était normal?Donc ce soir il en sera de même.Voici un arrière de magasin ouvert, peut-être un garage.Est-ce un retardataire?Un "veilleux”?Voyons! L’un entre et tombe sans avoir eu le temps d’ouvrir la bouche.Deux balles l'ont étendu à terre., Si l’on doit avoir quelque pitié pour la famille d’un malheureux bandit, combien plus ne doit-on pas avoir de sympathie pour les familles de nos constables?Protéger les constables c'est çn définitive protéger leurs familles et les nôtres.C’est au nom des constables qui ne craignent pas la tâche ingrate de se dévouer "pour autrui”, au nom aussi de l’humanité que je vous supplie d'obtenir par l’intermédiaire de votre journal dévoué à toutes les nobles causes, plus de lumières pour nos petites rues, surtout là où les arbres voilent les rayons des lampes 60 watts usées et jaunies, et de la lumière pour nos ruelles.Je vous en ai mille obligations et vous prie d’agréer l’assurance de ta tournée des rues et des ruelles le soir.Il n’y aurait là rien d’ex-1 mnn entier dévouement, traordinaire n'étaient les derniers ’ Gustave SIGNORf.ne valeur ies ressources de l’Empi- mots "le soir”.2033, rue Aytwin, Montréal.Ce projet de service aérien transatlantique Toronto.7.(S.P, C.) HILLMAN — A Montréal le 2 août 1930 au No 9964 boulevard de* Ormes, est décédé à ST ana.Mme veuve E W HHtman, née Edwidge Richer, Les funérailles ont eu Ueu A SWeaa-Baptiste, lundi le 4.oil, troisième ! .U* fédération américaine du travail.Woll a accusé Ford de manufacturer des tracteurs en Irlande e» d’importer ensuite ces tracteur^ aux États-Unis.Dr J.D.FAQUIN CHIRURGIEN-DENTISTE Synonyme Prix raisonnables Rayons X — Rayons Violets Anesthésie au gaz 1297 St-Denis, coin Ste-Catherine Tel.LAn.8361 Nécrologie Parmi ceux qui ont promis d’ap-puyer le projet se trouve M.C.L.Burton, président de Simpson’s Limited.qui a déclaré que les marchands et les citoyens appuieraient tout gouvernement qui entreprendrait de collaborer à l’établissement d’un tel service, ('.’est au gouvernement cependant de prendre i l’initiative de la chose.Le premier ministre de l’Ontario, M Ferguson; M.W.H.Price, procureur général, et nombre de proprietaires de maisons de commerce à Toronto, se sont montrés très! enthousiastes lorsqu’ils ont appris ce projet.BEAUDOIN — A Montréal le 5.chez «a nièce, Mme Honoré Morel, Azarle Beaudoin.époux de feu Victoria Bégin DESAULNIERS — A Montréal, le «, & 57 ans.Ernest Désaulniers, époux de Ma-rle-Rose Chai-est.GOSSELIN — A SULeurent.le 3, A 20 , ., ans.Louis GoeseUn, fils de Mme Raoul Voyage de la chorale Gosselin.' ° GUEHTIN — A Montréal autrefois des 1 Trois-Rivières, k 79 ans.Antoine Guertln.i époux d’Anna Gauthier.LEBRUN — A Roxton Pond, le 6, fc 68 ans M Jean-Baptiste Lebrun, époux d O- | Sf-Vinccnt de Paul Ivmpe Bachand.L ECUYER-BRUNELLE — A St-Luc.le 5.Marie-Eve Brun elle, épouse de John L’Ecuyer.L’HEUREUX — A Coatlcook, le 4.A 89 ane.Loula-Arthur L’Haureux.epoux de Céllna Cauchon.LOCAS — A Ste-Rose.le 4.à 78 ans, Trefflé Loea*.époux de feu Evelina FUla-trault.MONOIN — A Montréal, le 4.à 35 ane.Mme A Mongln, née Bernadette Brouület-te.OTÏS — A Montréal, le 5, à 43 an*.Her-ménégllde Otls, vétéran, fil* de feu Philibert Otls et de feu Adélaïde Gagné.PAUZE — Au Sault au Récollet, le 4, Alphonslne Spénard.épouse de J.-X.Pau- boy — A Montréal, le 3.à 80 an*, Da-maee Roy.SABOURIN — A St-Herma*.à 22 an*.Irène Sabourln.TOUGAS — A Montréal, le S, à S3 ans, Joseph Tougaa.TREMBLAY — A Iberville, le 3, k 49 ans.Albertina Tremblay, épouse de Oeor-ges-E.Tremblay.VXAU — A Valleyfield.le 3, k 38 an».Edgar Vlau, fil» de Ben J.Vlan, garagiste.VIOEANT — A Montréal, le 3.i 89 ans, Eliza Martin, épouse de feu Léontsla* VI- 8*VIONEAULT -*¦ A Cartlervllle, hôpital du Bacré-Coeur, le 4.Madeleine Vlgneault et de Roea Oiümont.Société Coopérative BB FRAIS FUNERAIRES ireneure de Pompes Funèbre* •» Assurance* Funéraire» HArbour 5555 HUE SAINTE-CATHERINE EST ¦ ill '¦ - Les membres ia-Madeleine M.le juge Cousineau a téé chargé par sir François Lemieux, juge en chef de la Cour Supérieure, pour la province de Québec, de présider le terme annuel de la Cour aux Iies-de-la-Madeleine, qui doit s'ouvrir le 13 août courant.M.Eugène Leroux, avocat de Mijn-tréal, et M.Alaurice Brasset, avocat et député, de Gaspé, doivent être présents.M.J.A.Towner, comptable du Bureau des affaires municipales à Québec, doit aussi assister à ce ternm de la Cour.A l'Ile Sainte-Hélène Les ingénieurs municipaux sonl allés, hier, à Tile Sainte-Hélène pour étudier le projel de construire une chaussée qui relierait l’Ile Sainte-Hélène et Tfle Ronde, afin de dévier le courant qui entraîne les eaux d’égnût, et éviter ainsi qu’il ne vienne contaminer les eaux de la plage de bain.Ce mur que Ton ferait entre les deux îles, servirait aussi à exhausser le sol pour éviter l’inondation du printemps.Les résidus de l'incinérateur seront jetés pour hausser le sol «le Tile Ronde.L’ile a été très fréquentée cette année.Dimanche, il y a 15 jours, plus de 30,000 personnes y sont allées par le nouveau pont Pour diminuer la fumée La Commission échevinale chargée d’étudier des mesure» pour parer aux ennui.s de la, fumée, tiendra une réunion demain matin.On projette de demander à la Législature d’abandonner à la ville de Montréal l'inspection et le contrôle des système de chauffage à basse ou haute pression dans les édifices publics.De la sorte Aiontréal pourra jiren-dre les mesures efficaces pour diminuer la fumée.Paul Bélisle tenu responsable Paul Bélisle a été tenu criminellement responsable, ce matin, par un jury du Coroner, de la mort fin constable Dollard Pelletier, survenue hier soir à l’hôpital Notre-Dame et résultant de blessures faites par des balles de revolver (calibre 38) dimanche dernier, alors que celui-ci, faisant sa ronde nocturne, surprit Bélisle dans un magasin de l'est de la ville.Trois ans de pénitencier Le juge Marchildon, des Trois-Rivières.a condamné ce matin Kenneth Berthiaume à trois ans de pénitencier pour un vol main armée commis la semaine dernière flans un restaurant.Le prévenu avait avoué sa culpabilité.Mort de Mme Lucillc Angers Delâge Québec, 7 (D.N.C.) Mme Lucille Angers-Delàge.chanteuse bien connue, est décédée ici la nuit dernière après une longue maladie, à l'hôpital de l’Enfant-Jésus.Chemin d»* la Canardière.Elle s’était fait entendre plusieurs fois l’hiver dernier au cours des concerts du Canadien National à la radio.M.Savignac propose une session sur le chômage M.J.-Al.Savignac serait d’avis que le gouvernement provincial devrait convoquer une session pour étudier les meilleurs moyens à prendre pour diminuer le chômage qui s’annonce très rude pour l’hiver prochain.M.Alfred Mathieu parta’c entièrement cette manière de voir.Argentine et Canada New-York, 7.(S.P.A.) — Un groupe de représentants de l’Argentine se rendra au Canada le mois prochain «fin d'améliorer les relations commerciales entre les deux pays.Emission des brefs cet après-midi Ottawa, 7.(S.P.C.) — Les brefs pour les élections complémentaires rendues nécessaires par l’entrée dans le cabinet des nouveaux mi* nistres seront émis sur la fin de l’après-midi.M.H.H.Stevens, qui sera ministre du commerce et qui fut défait dans Vancouver-centre aux récentes élections, se présentera probablement dans Keotenay-est, Colombie-Anglaise, bien qu’on lui ait aussi offert le comté de Fraser Valley.On parle du 2 septembre comme date de convocation de la session d’urgence.•4 WALL STREET Reculs nombreux à F ouverture New-York, 7.— Le mouvement de vente commencé hier s’est continué à l’ouverture et plusieurs titres ont reculé de 1 è 2 points.Les haussiers sont devenus plus actifs dans la jiremière heure avec ce résultat que le recul fut étendu jusqu’à quatre points dans quelques cas.Toutefois, vers 11 heures on constatait que îe support était plus vigoureux.Le mouvement de vente provenait visiblement des spéculateurs sur le parquet même de la Bourse et la liquidation publique était négligeable.Des baissiers ont même commencé à se couvrir dans certains cas, ce qui a fait avancer quelques titres de 1 point sur leur bas de la matinée.Au nombre des titres qui ont d’abord reculé de 3 à 4 points on remarque American Water Works, Case, Allied Chemical, Air Reduction, Atchison, Eastman, Corn Products, Auburn.Les principales vedettes ont été supportées avant que le recul se fût accentué.U.S.Steel n’a reculé que d’un point puis s’est repris.EN BOURSE LOCALE Le marché est irrégulier Les cours ont de nouveau manifesté des tendances irrégulières au cours de la matinée et presque toutes les vedettes ont fléchi.Brazilian a fléchi d’une fraction à 36 1-4, Nickel de 1-4 à 22 1-2.Alon-treal Power, d’une à 57 3-4, Power Corporation de 3-4 à 69, Shawini-gan de 5-8 à 66 1-8 et AlcGoll-Frontenac de 1 à 18, Dominion Bridge a avancé de 1-2 à 61 1-2, Dominion Textile de 1 à 75, Steel of Canada de 1-4 à 45 3-4 et National Breweries de 1-8 à 30 3-8.Bourse de New-York Coure tonmU par la maison GEOFFRION St CI*, courtiers 231 ouest, rue Notre-Dame, Montréal Ouv.Midi Air Réduction .n3>i 1131* Allied Chemical .263 American Can .126*,î 126^ American * Foreign Power .70Ü 70>i American locomotive .44V4 American Power Si Light .81'-, American Smelting .67 American Water Works .84>.i 86 American Tel.& Tel.-.210V.211% Anaconda .50% Atchison .214V, 213fi Atlantic Refining .se’/j, 37% Baldwin Locomotive .29 30Vi Baltimore & Ohio .103% 1031* Bethlehem Steel .82'ï Canadian Pacific .185V», Commercial Solvents .23% 33% Chicago Rock Island .973, 973, Chrysler Motors .29Vs 29% Columbia Oas & Blectrlc .62 62 Cons.Oas of New York .106 106 Continental Can.Co.56V', 5'% Com Products .90 90 Commonwealth Southern .13% Dupont .113 113% Electric Power Ac Light Corp.68 68V, Erie Railroad .40% Famous Players .57% 58 Freeport Texas .44% Ocneral Foods Corp.54‘ï 54% General Motors 46 46% Omette .79% 79% General Electric .70'^ 70% Hudson Motors .33 Int Tel.& Tel Co.45Vi Kennecott Copper .39 >, Mack Trucks .53 % 56% Missouri Pacific .64 Montgomery Ac Ward .34% 34Vi National Biscuit .84 New York Central .163% 163*% New Haven .103 Packard Motors .13 Pan American B.58% Peiinsylvanls R.R 743.Phllllpps Pete .33% 33% Pub.Service of New Jersey .90% 90 Radio Corporation .43% 43% Remington Rand .38% Sears Roebuck .35 Simmons Bed .34% 34% Slnolalr OH .24% 34% Southern Railway .84 Standard Brand 20 30 Standard Qas & Electric .94*4 94% Standard OH of New Jersey .71% 71% Standard OH of New York .32% Studebaker .31% Union Pacific .215% United Oaa Improvement 34% 34% U.S.Rubber 21% U.8.Industrial Alcohol 63% & S , Steel .188% 166 Wcstlnghoifw .144% i4g% Wlllyu Overland .8% Wool worth .gov* White Motors .31% Sur le Curb LES COURS DR LA MATINE! Coure fourni* par U maison BEAULIEU At DUNCAN, 220 ouest, rue Notre-Dame Valeuta Ouv.Haut Bas Midi Assoc Breweries 14 14 14 14 Brit.Am.Oil 17 17 16 % 17 Dint.Seagram ., 9 % 9Ü 8 ta Home Oil 3 20 3 20 3.20 320 Imperial OH 20% 29% 29% 29% Inter.Petroleum 19% 19 % 19 % 19% Mitchell Robert 20 20 20 20 Wslnwell Oil 2% 3% 2% 2% Walk Oooderham » 9 9 • UTILITE» PUB.Inter Util.A.MINES 4 41 41 41 Abena .32 .61 .53 .99 Amulet .53 AI .58 .57 Big Missouri 80 60 60 .60 Montreal Rouyn 1 1 1 1 Nosand a .SUko 33 23 23 25 23.28 23.25 .27 .27 .27 .27 Teck Hughes .630 6.55 8.50 8.50 Vipond Wright Hargraves 1 39 1.90 1.39 1J8 12 12 t 4 LE DEVOIR, MONTRE AL, JEU DI 7 AOUT 193C VOLUME XXI — No 181 La page des PETITS TRAITS DE PlUME Les nôtres et ceux des autres JEUDI 7 AOUT 1930 DALTONIENS Dans une conférence sur la “Couleur”, M.Charles Conquer-good.de Toronto, déclarait qu’“un homme sur sept est inapte à voir le rouge”.A la fin d’une campagne politique extrêmement chaude, plus d’un pensera que le daltonisme politique existe autant que le daltonisme physique.Bleu ou rouge, certaines gens ne peuvent voir ou l’un ou l’autre.LES SINGES PROTESTENT Les singes se feront enlever leur record de vie dans les arbres par Mme Edna Night, de New Jersey, qui, grimpée sur un arbre, a résolu de n’en descendre qu’en septembre.La crise du record est si grande dans le monde que les hommes en sont rendus à rivaliser avec les singes.En tout cas, ce sera le plus singe qui triomphera.Toutes ces entreprises prouvent que si l’homme ne descend pas du singe, il est bel et bien en train d’v remonter.ACTIVITES POLITIQUES Certaines gens se donnent beaucoup plus de mal que le premier ministre élu à former son ministère.A voir leurs activités politiques empressées, on pense, malgré soi, à l’histoire du coche et de la mouche du bon La Fontaine.Quel bourdonnement! SAUCISSONS On trouve de nombreux saucissons, ces jours-ci à Saint-Hubert.Le R-100 en est un de moyenne grandeur.et qui ne se vend pas 15 sous comme les autres.L’UNIQUE VOIX Dans le comté de Vamaska, M.P.Comtois, candidat conservateur, fut élu député fédéral par une seule voix de majorité.Ce n’est pas la première fois qu’un tel fait se présente dans notre province.Prenez-en la parole de Louis Fréchette.Dans ses anecdotes politiques et électorales, il raconte qu’en 1887 Charles Langelier — qui était candidat cette année-là comme les autres années — fut élu par une majorité si compacte que personne n’aurait pu la diviser.11 avait, lui aussi, gagné l’élection par une voix.Quand il fut bien certain de son coup, il télégraphia la bonne nouvelle à M.Blake, chef du parti libéral.Blake lui répondit: "/ heartilfi conijratnlate non on iiour unique majoritu.” Le soir de l’aventure, on voulut fêter le triomphateur.—Merci, dit Charles Langelier modestement, je n’ose pas sortir ce soir.—Pourquoi?—Le temps est humide, et comme je suis déjà un peu enroué, je craindrais de perdre ma voix.Il y tenait à sa voix, naturellement; mais comme ce n’était pas à vrai dire matière à gloriole, il n’arrêtait point les passants pour leur en parler, Quand quelqu’un lui demandait si sa majorité avait été considérable, il trouvait le moyen de faire intervenir le nom de son frère François élu dans Québec-centre, et sur un ton de désinvolture parfaite: ¦—Mon frère et moi, disait-il, nous avons eu 301 voix de majori-lé.II se gardait bien d'ajouter que François en avait eu 300 à lui seul.Le plus ennuyeux, c’est que chacun de ses électeurs venait lui dire: —C’est pourtant à moi seul que vous devez votre élection.Si j’avais pas voté pour vous, vous étiez flambé! Ils arrivaient tous, comme cela, les uns après les autres; et naturellement chacun comptait sur la reconnaissance toute particulière de l’élu.Ce sera probablement la même chose pour ce pauvre M.Comtois.Un malin, le brave Charles rencontre sur le perron du palais de justice un homme qui l’arrête en lui disant: —Savez-vous, M.Langelier, que vous me devez votre élection?—A vous aussi?dit Charles.Je sais que je la dois à bien du monde; mais je n’aurais jamais supposé que je pouvais vous la devoir.Vous êtes un bleu, vous?—Oui.mais au moment où j’allais partir pour aller donner mon vote à M.Valin, il est survenu quelque chose qui m’a retenu à la maison.De sorte que.—Ma, foi, interrompit Langelier, c’est un comble.S’il faut que je doive mon élection non seulement à chacun de ceux qui ont voté pour moi, mais encore à ceux qui n’ont pas voté du tout, H ne me manque plus que de la devoir à ceux qui ont voté contre moi.—Pourquoi pas?fit un autre individu en s’approchant.J’ai vote contre vous, moi; et si vous a-vez gagné votre élection par une voix, c’est bien à moi que vous le devez.—Pour l’amour de Dieu, dit Charles, je voudrais bien savoir ce qui serait arrivé si vous n’aviez pas voté contre moi.—C’est bien simple, vous auriez gagné par deux voix! La conversation s’est terminé à l'hôtel Saint-Louis, conclut Louis Fréchette.LES REVENUS Notre dernière chronique parlait de plusieurs têtes de Sorel il y a trois semaines et fait l’examen des cargaisons de bois russe qui attendaient qu’on les transportât par carnaux dans le New-York ou la Pennsylvanie démontrent que ce bois sera vendu en toute probabilité beaucoup plus bas que le coût de revient.Même en supposant que les opérations de préparation de ce bois aient été exécutées sur les bords de la mer Blanche, en Russie, par du travail conscrit, le coût serait encore beaucoup plus élevé que le prix de vente du bois de pulpe canadien coupé sur les terres privées dans la province de Qtiélfrc et vendu aux pulperies américaines.Le seul travail de coupe du bois coûterait au moins la (nourriture et le vêtement des membres des équipes occupées à cette besogne de même que les haches et les scies.A cela il faudrait ajouter le transport du bois de pulpe au port et son chargement à bord des navires.Il reste ensuite à noliser un navire, à îcheter du charbon, à nourrir l’équipage.Enfin, il faudra encore payer quelque chose pour faire décharger ie bois et le faire transporter à sa destination dans ie New-York ou la Pennsylvanie.“Ce projet d’exportation russe peut bien n’ètre qu’un autre exemple de propagande soviétique, le bureau de l’Union soviétique à New-York a consulté les ingénieurs fo-•estiers américains et canadiens sur a mise en oeuvre des forêts russes, fl est question de se rendre compte ie l’étendue de ces forêts par des jbservations en avion et d’onérer ''nsuite sur une grande échelle.Comme il n’y a ni pulperies ni énergie électrique pour utiliser les immenses quantités de bois que l’on peut couper en Russie, on considère que l’Union soviétique pourrait bien devenir une concurrente sérieuse pour les pays Scandinaves mr le marché européens.” MORT DE D.PELLETIER LE POLICIER BLESSE D’UNE BALLE.PAR UN BANDIT EN TRAIN DE VOLER, A SUCCOMBE A SA BLESSURE HIER SOIR, A L’HOPITAL.Le constable Dollard Pelletier, blessé, lundi matin, par Paul Bé-lisle, un jeune bandit en train de dévaliser le magasin de la Great Atlantic and Pacific Tea Company Limited, No 3464, Ste-Cntherine-?st, est mort à 6 heures, hier soir, i î hôpital Notre-Dame, entouré de je.femme, du chef Langevin et Je quelques-uns de ses compagnons Depuis son entrée â l’hôpital, lundi matin, le constable Pelletier n’a repris connaissance que trois fois et chaque fois pour quelques mi-autes seulement.Les médecins appelés à son chevet ont jugé le cas désespéré dès le premier jour, plant donné que le blessé était trop faible pour supporter une o-pération, opération nécessitée pour l'extraction d’une balle qu’il avait reçue dans l’abdomen.Avant d’expirer, M.Pelletier a repris connaissance quelque temps.Il n reconnu sa femme et le chef Langevin, et leur a parlé."Vous êtes un brave, lui a dit le chef Langevin, si nous avions plus d’hommes de votre trempe, nous aurions un excellent département de police.Vous avez été la victime d’un acte lâche et de votre devoir.” Le constable Pelletier faisait partie du corps de police depuis le 6 mai 1914.En 1919, il recevait une promotion pour avoir o-péré une importante capture.Attaché pendant un certain temps au poste de police de la rue Craig-est, il faisait, au moment de sa mort, partie de l’escouade du poste de la rue Ste-Catherine-est.Le directeur Langevin a déclaré qu’il avait l’intention de promouvoir le constable Pelletier au grade le sergent, pour plusieurs actes le bravoure.La date des funérailles du cons-uble Pelletier n’a pas encore été ixée, mais on a décidé de lui ac-:order des funérailles municipa-es.Après l’enquête du Coroner, mi a eu lieu ce matin, et a laqurl-e Paul Bélisle aura à répondre de a mort du constable Pelletier, le orps de celui-ci a été transporté » exposé au poste de police N
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