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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 9 août 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1930-08-09, Collections de BAnQ.

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/ Volume XXI - Numéro 183 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA .$ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique 8.00 UNION POSTALE.’ 10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 DEVOIR Montréal, samedi 9 août 1930 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME , MONTREAL TELEPHONE: .» * * HArbour 1241* SERVICE DE NUITS Administration HArbour T243 Rédaction s m m HArbour 3679 Gérant i * w n * HArbour 4897 e nouveau ministère Voici M.Bennett en selle.Rarement chef de parti a trouvé lîuccès si prompt et si facile.Il n’y a pas trois ans qu’il dirige l’opposition.11 est arrivé à ce poste en passant sur le corps de son prédécesseur, M.Meighen, d’un suppléant, M.Guthrie, et d’au moins deux conservateurs redoutables, M.Ferguson et M.Caban.D’ordinaire, ces bousculades laissent des plaies et des bosses difficiles à guérir.M.Benpett a conservé l’appui actif de la plupart de ceux qu’il a écartés de son chemin.Deux au moins deviennent ses subordonnés.Au parlement, il a fait au ministère libéral une opposition diversement appréciée, même dans son parti.Nombreux étaient les députés conservateurs qui le jugeaient inférieur à M.Meighen; — opinion fausse, du reste: il y a, entre le cerveau des deux hommes, toute la différence d’envergure que présentent leurs personnes.Tranchant comme une lame de couteau, M.Meighen ne voyait qu’une question à la fois et n’en voyait qu’un côté.En dépit de sa verbosité un peu charlatane, M.Bennett perd rarement le sens des généralités et des contingences actuelles ou possibles.Il sait prévoir, ce qui est, paraît-il, le premier mot de la science du gouvernement.Dans le pays, le triomphe de M.Bennett n’est pas moins complet ni moins décisif.Admirablement servi par les circonstances, il a su en tirer parti.Aux fautes réelles du ministère, à ses erreurs de tactique, avant et pendant l’élection, s’ajoutait le poids lourd du malaise général, dans les campagnes surtout.En dépit du chômage dans les villes, c’est le vote rural qui a renversé M.King et sa politique de préférence impériale, accrue si mal à propos.Souhaitons que les conservateurs s’en souviennent .et les libéraux aussi.Ÿ * «» Particulièrement heureux jusqu’ici, M.Bennett ne l’est guère moins dans ses chances d’avenir, s’il sait et veut en faire profiter le pays.Il y a longtemps, si jamais, qu’un chef de parti a reçu de la nation tout entière un mandat aussi large.Il a, pour ainsi dire, carte blanche.Sans doute, il a fait beaucoup de promesses, dont quelques-unes fort téméraires, sinon irréalisables.Mais les raisons ou les prétextes ne lui feront pas défaut pour éluder les unes et atténuer les autres.L’opinion populaire est indulgente en ces matières, surtout à l’égard d’un pouvoir nouveau et fort.Naturellement, beaucoup dépendra de la durée et de l’évolution de la crise économique.Ici encore les circonstances favorisent M.Bennett et son parti.Normalement, la période aiguë devra durer encore un an ou dix-huit mois: les conservateurs ne manqueront pas d’en charger la mémoire de leurs prédécesseurs et de prendre à leur compte le renouveau de prospérité qui suivra.C’est ainsi que leurs ancêtres vécurent, de 1878 à 1891.du souvenir des années noires qui avaient coïncidé avec la fin du régime libéral antérieur.De même, les libéraux ne manquèrent pas de s’attribuer toute la gloire du renouveau de 1896.La véritable pierre de touche du gouvernement canadien, quel que soit le parti au pouvoir, n’est pas la solution empirique ou savante d'une crise à ia fois mondiale et transitoire.La question, la double question de fond, c’est l’établissement de l’unité nationale, particulièrement entre l’Est et l’Ouest, et la délimitation graduelle des rapports, soit politiques, soit économiques, du Canada avec les autres pays britanniques ou étrangers.Sur ces deux points vitaux, le parti conservateur a une tâche impérieuse mais difficile à remplir: difficile surtout à cause des tendances étroites et arriérées d’un groupe jusqu’ici dominant, depuis la mort de Macdonald, heureusement affaibli par l’évolution de M.Ferguson (au moins sur la question des races et des langues).D’aucuns semblent croire que le problème de l’Ouest est résolu par la quasi-disparition du parti progressiste de 1921.C’est une erreur profonde.La population de l’Ouest pense et vit au jour le jour, en politique comme en toutes choses.Elle a massacré le parti progressiste sans revenir au parti libéral, parce qu’elle est mécontente de l’un et de l’autre.Si le gouvernement conservateur manque de lui donner ce qu’elle exige, elle réagira contre lui avec la même violence.Le devoir du ministère actuel reste, comme celui du précédent, de faire droit aux légitimes revendications de l’Ouest et de persuader l’Est que l'unité nationale tient à un juste équilibre entre les deux régions trop précairement associées en 1867.De même, dans l’ordre extérieur.Si M.Bennett comprend son rôle d’homme d’Etat et si ses partisans lui permettent de le jouer, — qu’au besoin ils l’y forcent, — il devra combiner sa politique de Canada first, si sottement abandonnée par les libéraux, avec la politique d’expansion commerciale poursuivie avec raison par M.King.Politique comme charité bien ordonnée commence par soi-même mais ne finit pas avec soi-même.Souhaitons que les conservateurs au pouvoir résistent à leur tendance, déjà trop marquée, d’imiter servilement les Américains et leur attitude d’exclusivisme outrancier.Pour le Canada, ce serait le suicide.Nous devons tout faire pour soustraire notre agriculture et notre commerce aux représailles que les pays d’Europe commencent à faire subir aux Etats-Unis.* * «r Dans l’ordre des relations constitutionnelles ou diplomatiques, soit avec les pays d’empire, soit avec l’étranger, il n’y a pas lieu, je pense, d’appréhender de réaction trop marquée.En dépit de son fond d’impérialisme à la fois juvénile et désuet, M.Bennett a suffisamment de bon sens pour accepter les faits acquis.Il ne se donnera pas le ridicule, à Londres, de réclamer le maintien du Colonial Laws Validity Act, des vieilles lois maritimes, du droit de désaveu et autres toiles d’araignées déchirées en 1926 et en 1928.Il ne poussera peut-être pas à de nouvelles conquêtes d’autonomie, mais il ne rendra pas celles du passé.Le temps fera le reste.Supprimera-t-il les légations canadiennes à l’étranger?Celles de Washington et de Paris, sûrement non.Celle de Tokio, c’est douteux.Sans compter l’avantage d’avoir de jolis postes à offrir à ses amis, il fera sans doute son profit de la réflexion de sir Austen Chamberlain — bon modèle impérial — à propos de la rupture entre l’Angleterre et la Russie soviétique: il n’y avait peut-être pas lieu d’établir les relations; il est encore plus inopportun de les rompre.Le point noir reste la possibilité d’aventures de guerre.Si une crise grave éclatait, en Europe ou en Asie, nul doute qu’il se trouverait, dans le parti conservateur et autour de lui, plus de tendances belliqueuses que chez les libéraux.El malheureusement, le ministère libéral n’a pas su ou n’a pas voulu profiter de son long passage aux affaires pour asseoir solidement les garanties de paix.Il s’eat contenté de suivre le remous d’après-guerre, comme il avait suivi le courant de la guerre.Les partisans résolus de la paix doivent donc continuer leur travail de propagande et d’éducation populaire.* * * En ces matières vitales — équilibre interne et paix extérieure — les représentants de la province de Québec dans le ministère ont une tâche à la fois difficile et facile à remplir.Ils »e glorifient et se réjouissent d’avoir démoli le “bloc solide" des libéraux québécois.L’avenir dira si cela est bon ou mauvais pour le pays, pour la province.En tout état de cause, et quels que soient les aléas de la politique ou du vote populaire, la province de Québec occupe dans la Confédération une situation, je ne dirai pas privilégiée, mais particulière.Elle ne peut ni ne doit s’imposer; pas davantage s’avilir, abdiquer ni trahir sa mission.Forte de l’exemple qu’elle donne ch^z elle depuis plus d’un siècle, elle doit, par tous les moyens et sur tous les terrains, travailler à la coordination de toutes les forces vives du pays, et non à leur antagonisme, à la conciliation des races et des provinces dans un juste équilibre économique et social.Elle doit aussi s’appliquer à favoriser toutes les oeuvres de paix extérieure, d’accord avec l’Angleterre quand l’Angleterre travaille pour la paix, mais sans crainte de contrecarrer ses manoeuvres quand elles mènent à la guerre.C’est à cette oeuvrp de consolidation interne et de paix générale que les ministres canadiens-français doivent s’attaquer et s’attacher.Pour y réussir, il leur faudra déployer beaucoup de tact et d’énergie, une persévérance inlassable, de l’esprit de corps surtout; ce qui ne veut pas dire un esprit factieux, mais, tout au contraire, de l’ordre et du doigté dans la manoeuvre.Pour suffire à cette tâche et la mener à bonne fin, ils ne doivent pas s’attarder et s’user dans les petites questions de patronage.Sans doute, ils devront remplir consciencieusement et diligemment les devoirs ordinaires de leurs charges administratives et faire la juste part des besoins de leur province, voire des exigences de leurs “amis’’.Mais sur ce dernier point, qu’ils sachent s’arrêter à temps et opposer les résistances nécessaires.On a beaucoup glosé sur le défaut d’influence des Canadiens français dans la plupart des ministères qui se sont succédé à Ottawa, depuis 1867.On a souvent exagéré; mais ce qui reste vrai, c’est que si les représentants de la province de Québec n’ont pas toujours exercé sur la grande politique du pays une influence sérieuse et durable, cela tient surtout à la prédominance des petites préoccupations de patronage.Durham avait prédit qu’avec l’appât des honneurs et des places, on mènerait les Canadiens français où l’on voudrait.Ce fut trop souvent vrai; non pas qu’ils aient eu plus que leur part de places, tout au contraire, mais parce qu’ils y pensent trop, ce qui n’est pas toujours le meilleur moyen d’en avoir.Les collègues français de M.Bennett sont des hommes nouveaux, jeunes, peu ou point compromis.Leurs compatriotes leur ont fait largement confiance.Leurs alliés politiques leur ménagent un accueil de curiosité sympathique.La Chambre leur sera indulgente, an moins pour commencer.A eux de profiter de tous ces avantages pour asseoir solidement leur influence et en faire profiter la province et le pays.Henri BOURASSA L’actualité Souvenirs Il y a onze ans M, King était choisi chef de son parti.On le porta an poste suprême sur un grand souffle d'espoir.Le parti s’était acoquiné, dans le fameux ministère de guerre, avec le vieux parti tory.Quelques-uns des complices de cette alliance contre nature jouaient un rôle de premier plan à la convention.lis avaient cet air de supériorité et cet aplomb des gens qui ont régné.On les regardait passer portant haut la tête; on les vogait prendre, à cause de leurs litres exécrables, les premières places dans les assemblées.Ils empoisonnaient l’atmosphère.Et les gens de la province de Québec, aux premières heures de la convention, doutaient de leur succès et doutaient de leur force.(Douter de sa force, ça ton-jours été la faiblesse du bloc québécois qui fut souvent un bloc de beurre, meme avant de fondre comme l’antre jour).Pourraient-ils se débarrasser de ces pestiférés?Tons les gens soi-disant bien informés vous déclaraient: le chef, ce sera Fielding.Ainsi en avait d’ailleurs décrété la galerie de la presse parlementaire.Ces messieurs sont de la maison du gouvernement.Ils ont leur entrée dans les édifices où s’apprête la politique du pays et prétendent en régenter le menu.Si, par hasard, les intrus de Vextérieur qui avaient été envoyés pour prêter main-forte aux courriéristes réguliers osaient hasarder une opinion, émettre l’avis que tout de meme King avait des chances, ils se faisaient retourner à l’instant: King! un enfant.Fielding peut le mettre dans sa poche comme un mouchoir.C’est le plus roué des roués, que Fielding! Il y a longtemps qu’il tient entre les mains tous les fits de la convention.D'ailleurs, qui peut avoir confiance dans Filly King?Ce n’est pas un politicien.C’est un faiseur de gros livres et de gros rêves.Les anglophones ajoutaient: He has never even played foot ball.Je confesse qu’avant d’arriver â Dttmva, je ne m’étais pas figuré que le fait de n’avoir jamais joué au rugby pût si nettement déqualifier son homme pour la politique.En contact avec la délégation de Québec depuis le début, j'étais sûr et certain, aux airs entendus que prenaient les délégués, qu’ils se proposaient pourtant de faire tout leur possible pour rouler une fois pour tontes les impérialistes qui figuraient dans le congrès ci pour purger le parti des miasmes guerriers.Mais à force d'entendre dire de King qu’il n'avait jamais joué au foot hall, que, par conséquent, il n’était pas tin real boy, mu conviction commençait ù s’emnuvoir.Et les sarcasmes réguliers de ces messieurs de la galerie de ia presse commençaient à m’émouvoir.Après foui, me disais-je, c’est le métier de ces gcns-lét de connailre les politiciens.Ils leur tâtent le pouls tous les jours.Mais il arriva ce qui devait arriver.On oubliait que les politiciens professionnels ne formaient pas la majorité de ta convention, mais que bon nombre de délégués étaient des amateurs capables de gâcher les savantes combinaisons des premiers.D’heure en heure montaient, d’après les journauT, les chances de M.Fielding.On annonçait A un moment quç sir T.omer Gnuin lui donnait son appui; l’instant d’après qu’il ralliait les suffrages de M.Taschereau.Pn/s c’était M.'Mit- chell qui se serait déclaré en sa faveur.Enfin, on affirmait que le sénateur Dandurand ne cachait pas ses sympathies pour lui.Mais il avait contre lui M.Lapointe qui ne dissimulait pas non plus la façon dont il voterait.Qu’était M, Lapointe, qui n’avait jamais alors siégé dans un ministère, en comparaison de ces augures?Ceux qui comme moi continuaient donc à soutenir les chances de M.King passaient pour plus opiniâtres que clairvoyants.Au reste le bruit courait dans la province de Québec, que l’on considère toujours priest ridden ou chief ridden dans les provinces anglaises, allait se faire cuisiner d’importance à un de ces caucus.De fait la réunion eut lieu.Un caucus, on le sait, est non seulement une réunion secrète, mais encore une réunion dont on doit tenir secrètes, quand elle est terminée, les délibérations.Les journalistes voudraient bien ne pas le savoir; mais iis le savent par expérience.Comme, mon ami A.V.et moi nous voyions les députés du Québec se faufiler dans une salie d’exposition d’Ottawa oà l’on groupe d’ordinaire les volailles ou les moutons, nous les suivîmes et nous primes place sur une des dernières rangées de sièges en nous enfonçant le pins possible, pour passer inaperçus.Décidément, ce que nous voyions et ce que nous entendions était tellement intéressant que nous oubliâmes la prudence pour étirer le cou.et \ les oreilles afin de ne rien perdre.Vn dépoté, sanguin d’avance, était tellement rouge que c’était miracle que le sang ne lui jaillît pas des yeux et des oreilles.Ce qu’il en servait aux sénateurs et aux magnats de la finance qui voulaient faire passer cet ancien conscrip-tionniste de Fielding! Les applaudissements hachaient son discours.Malheureusement, nous nous étions stupidement isolés du "bloc”, seuls, en arrière, nous étions trop visibles.Nous fûmes repérés tous les deux et un monsieur, très excité, vint nous prier de sortir, après avoir vérifié que nos insignes portaient Press au lieu de delegate.Ces applaudissements nous restaient dans les oreilles et pour nos journaux respectifs nous rédigeâmes à la hâte une dépêche d’une ligne car l’heure d’aller sons presse était proche: "Ce sera King", disait cette dépêche.Le vole devait avoir lien le soir.Mon confrère, qui, lui, était de cette galerie de la presse dont les oracles ne peuvent pas faillir, entrait en coup de vent un instant après au bureau de télégraphe que j’avais quitté et déposait à son tour sa dépêche: “Ce sera Fielding”, disait-elle.Grand émoi du chef du service des nouvelles quand lui tombent entre les mains les deux dépêches contradictoires.Laquelle choisir?Il est trop tard pour communiquer avec Ottawa.Déjà au sous-sol les presses s’apprêtent à ronfler.Il hésite comme l’âne de Uurtdan.D’un geste désespéré mais décisif, il jette les deux dépêches au panier.Et voilà comme quoi nous fûmes privés d’une superbe primeur pour en avoir envoyé deux à ia fols.Vous voyez d’ici la joie de l’un des deux correspondants en constatant le sofr an reru du journal que sa dépêche n’avait pas passé et le désespoir de l’autre.Car on savait alors que ce n’était pas Fielding, mais King.Il venait d’être élu.Paul ANGER Bloc-notes Retour politique En 1908, M.Sauvé entre à l’assemblée législative.11 est à la gauche du président, aux bancs de l’opposition.Il y reste vingt-deux ans sans approcher du pouvoir.Le plus loin qu’il va, c’est au poste de chef de la gauche.Pcurtant, aux banquettes ministérielles, d’autres, moins capables qu’il ne l’est, montent, montent.En 1929, il quitte le poste de chef de son groupe.Il rentre dans les rangs.L’on se dit: “La chance ne l’a pas servi; son heure est passée”.Erreur.En juin 1930, il décide de quitter le champ provincial, d’entrer dans la politique fédérale.Qu’a-t-ü à perdre?Rien du tout.11 change de direction, se porte candidat dans Laval-Deux-Montagnes, bat son adversaire, son parti arrive à la tète des affaires; et lui, qui, pendant vingt-deux ans a siégé h la gauche d’un président, devient, après deux mois, ministre, lui qui n’a Jamais eu que des amis autour de lui, il aura, il a déjà des courtisans.Imprévu de la vie, caprices de la politique.Cherche* le- pouvoir, il vous fuit, ne le cherche* plus, il se précipite sur vous.Tel est le sort de M.Sauvé, parti de Saint-Hermas pour Québec.et tout d’un coup rendu à Ottawa.Un million De Régina, Saskatchewan, un quotidien sympathique à M.Bennett, le Star, prétend que le nouveau premier ministre a dépensé un million de dollars de son propre argent pendant la derniere campagne électorale.“Il a ainsi préféré faire ses frais d’élections à même sa fortune personnelle plutôt que d’accepter des souscriptions de compagnies et d autres donateurs qui auraient verst de l’argent à la caisse électorale, pour en exiger plus tard quelque chose en retour”, écrit ce quotidien qui dit tenir l’information de quelqu’un en mesure de savoir ce qui s’est passé.Si cette information est fondée, tant mieux; mais il n’y a guère de chefs de partis assez riches pour y aller aussi largement et de cette manière.Ministres Il y en a de tous les âges, dans le cabinet Bennett, où les hommes relativement jeunes prédominent.Un candidat de la Nouvelle-Ecosse s’est vu écarté parce qu i avait quatre-vingts ans.A pareil âge on ne doit plus rechercher les portefeuilles.Ce candidat, du meme coup, a fait écarter un concurrent de talent qui n’en avait pas trente-cinq et qui a, lui, le temps voulu pour se reprendre.M.Rogers, du Manitoba, doit à son âge avancé de ne pas entrer dans le cabinet.C’est du moins le prétexte commode dont l’on s’est servi pour lui faire entendre qu’il n’y avait pas de place pour lui.M.Du pré est le plus jeune membre du cabinet, il a quarante-deux ans, tandis que le plus âgé, M.Perley, en a soixante-treize.Celui-ci ne devait pas être ministre, en fait il l’est, mais sans portefeuille.Quant à la profession des nouveaux ministres, neuf sur dix-neuf sont avocats, trois sont médecins, un est marchand, un est courtier, un autre, commerçant de bois, un autre pharmacien et agriculteur, un fut journaliste, — M.Sauvé, — un autre est exportateur et le dernier est fonctionnaire d’un grand syndicat travailliste.Trois des ministres sont de langue française, les seize autres parlent l’anglais.Il y a quatorze protestants et cinq catholiques: MM.Sauvé, Duranleau, Dupré, Manion et Macdonald.Ce qu'ils ont fait Un journal de Test qui a toujours dénoncé les députés agraires à Ottawa se réjouit de leur disparition apparente et demande ce qu’ils ont jamais fait de bon dans la capitale.A cela, la Free Press de Winnipeg répond: le progressisme a fuit à l’Ouest un bien incalculable et il a ouvert à l’Est les yeux sur les besoins de TOuest, ce qui est à l’avantage de tout le Canada.L’Ouest doit aux progressistes le remaniement des taux de chemins de fer d’après l’accord de la Crows Nest Pass, — soit une économie de 30 millions de dollars par an pour l’Ouest.Le Canada leur doit le parachèvement et l’ouverture prochaine du chemin de fer de la baie d’Hudson, nouveau débouché commercial.Et puis le mouvement agraire a élargi les horizons des deux grands partis politiques, il les a influencés l’un et l’autre.Compte-t-on tout cela pour rien?G.P.M.Drury est beau-frère de lord Beaverbrooke Un rapprochement pourrait s’établir entre sa nomination projetée comme ministre des finances du cabinet Bennett et les futures relations interimpériales et commerciales du Canada -Lutte possible entre les influences de l’“International Paper Company’’ et de la “Canada Pulp and Power Company M.l.-W.KILLAM ENTRERAIT EN LIGNE M.Victor M.Drury, dont U est question dans les milieux politiques d’Ottawa, comme ministre des finances dans le cabinet Bennett, e-st le beau-frère de lord Beaverbrooke, magnat de la presse britannique et actuellement associé ù lord Rolhcrin erc, autre magnat de la presse britannique, dans une campagne pour rétablissement de relations commerciales plus étroites entre les diverses parties de l’Empire (Empire free trade).M.Drury est président de la compagnie W.M.Aitken qui administre les intérêts Beaverbrooke au Canada.M.Bennett est personnellement, dit-on, en excellentes relations avec lord Beaverbrooke et lord Hother-merc, ce qui ne saurait le desservir en Angleterre, puisque lord Beaverbrooke et lord R other mere touchent à eux deux le clavier des grandes orgues de la publicité dans le Royaume-Uni.La rumeur de la nomination de M.Drury ne manquera pas de provoquer des protestations à Ottawra de la part des amis et allliés, nombreux sans le moindre doute, du groupe Holt-Gundy, qui vient à son tour, par l’achat de VAnglo-Amer-ican Pulp, de nouer des relations avec lord Rolhermcre.M.Drury liasse, en effet, pour être le représentant de \’International Paper au Canada, laquelle compagnie aurait, par l’entremise du meme M.Drury qui en est directeur, acquis les intérêts tie M.Bennett dans la compagnie E.B.Eddy, Tim portante allu-inière et pulperle de HullL On sait que .la Canada Power and Paper, compagnie dominée par le groupe Holt et Gundy, et Vint emotioned Paper se livrent, depuis quelques années, une guerre mortelle.On n’a pas été sans remarquer que Ÿintcrnatinnal, qui importe du bois de pulpe de Russell, a fermé quelques-unes de ses installations aux Etats-Unis, depuis l’élection de M.Bennett, au bénéfice île ses fabriques de la région des Trois-Rivières.Aurait-elle reçu l’assurance que le bois de pulpe russe serait admis au Canada comme il vient d’être décidé de l’admettre aux Etats-Unis?Cela ne cadrerait guère avec les engagements protectionnistes de M.Bennett.Mais les compagnies de papier essaient de se procurer leur bois de pulpe au meilleur compte possible, dans la guerre des prix qui règne à l’heure actuelle; et 1s transport du bois nasse aux Trois-Rivières serait bien moins coûteux qu’au centre des Etats-Unis.M.Killam en ligne Un concurrent de M.Drury atf poste de ministre des finances esl M- Killam, avec lequel fut associé M.Drury à la Royal Securities.M.Killam est le propriétaire d’un journal nettement impérialiste da Toronto, le Mail and Empire, qui a appuyé à fond M.Bennett dans la dernière campagne électorale et qui a fait un sort à la fameuse bombe conscription niste de la Presse, qu’il a reproduite en la surmontant à son tour d’une manchette sur huit colonnes.M.Killam passe pour Tun des aï de la finance canadienne.On le classe, comme habileté, avec sir Herbert Holt, sir Joseph Flavelle et M.Gundy.Protectionniste militant, il a fait beaucoup pour le développement au Canada de l’industrie judéo-américaine du film.Il y a cueilli une grosse part de sa colos-salle fortune, estimée à un nombre respectable de millions.Il a été, dans cette entreprise, momentanément associé avec sir Herbert Holti Mais celui-ci a quitté la Famous Players il y a près d’un an, à la suite d’un désaccord entre Nathan-son et M.KlKlam, désaccord qui a de fréquents échos dans la presse des Etats-Unis et du Canada.Quelques réflexions d’un éducateur Paresse intellectuelle — Le manuel et renseignement livresque — L etude de la nature — Ses bienfaits M.Boucher est élu dans Yamaska Après le recomptnge des votes du 28 juillet dans Yamaska, présidé par le juge Coderre, à Saint-François-du-Lac, on annonce que M.Aimé Boucher, candidat libéral contre M.Paul Comtois, conservateur, est élu par une voix de majorité.La situation des partis dans la province est maintenant comme suit: 40 libéraux, 24 conservateurs et un indépendant.M.l’abbé Albert Tessier, préfet des études au séminaire des Trois-Rivières, qui fut l’un des premiers à encourager, et de façon très pratique, notre concours de botanique, veut bien nous adresser cet important article (les titres sont de nous): "Voir res choses snr le vif, c’est guérir d’un seul coup ions les maux de la pédagogie”.Cette assertion du grand naturaliste Fabre est peut-être excessive, mais elle contient une assez large part de juste vérité pour qu’on s’y arrête.Il y a longtemps que l’on gémit sur le manque d’enthousiasme des nôtres pour les choses de l’esprit.Les pédagogues et les professeurs s’évertuent A perfectionner les manuels, à transformer les programmes, A multiplier les moyens d’é rnulation, sans obtenir les résultats d’ensemble qu’ils visent.La masse des élèves reste obstinément sur ses positions, sc gardant de viser plus haut et plus loin que le résul-tat officiel qui autorisera un diplôme ou un certificat d’études convenable.Etudier pour s’instruire, pour se donner la salubre “joie de connaître”, reste un luxe rare.Au collège ou ù l’école, les cerveaux restent sur la défensive; dans le monde, lire ou étudier paraissent une perte de temps.Les causes de ce mal?Elles sont certes multiples.La curiosité intellectuelle n’est pas inexistante chez nous.Au début, chez les tout jeunes enfants, elle sc traduit par des flots de questions de toute nature.Ce besoin juvénile de savoir le pourquoi des choses est le cauchemar des papas et des mamans.Aussi les enfants sont vite rebutés et ils ont tôt fait de passer A d’autres préoccupations.L’âge scolaire venu, ce qui reste d’appétit de savoir ne trouve pas toujours Tali-ment qu’il faudrait dans les manuels, et dans les méthodes d’enseignement auxquelles on soumet les jeunes cerveaux.Ce sont les objets et les êtres de leur petit coin de pays qui ont provoqué les premières curiosités des enfants.Les animaux, les plantes, les fleurs, les phénomènes naturels ont posé toutes sortes de problèmes A leur cerveaux neufs e! IG en désiraient la solution.On la leur a souvent refusée et, lorsque l’heure de s’instruire est venue, c’est pour une large part, snr dos textes abstraits, secs et sans vie, qu’on les courbe tusqu’A ce qu’ils les sachent sylla->c par syllabe.L’étude purement livresque, p*» rail bien être la grande responsable du manque déplorable de vitalité et de curiosité intellectuelles qu’il nous faut bien constater chez la masse des nôtres.Je sais combien il est difficile d’amener les élèves, même les plus avancés, à fouiller un texte do manuel afin d’en exlraire plus que le mot à mot requis pour être bien coté aux répétitions ou aux examens.Il leur suffit d’apprendre sans compren-dre et, en vertu de la loi universelle du moindre effort, ils s’en tiennent IA.Les professeurs essaient de réagir et ceux qui ont l’habileté et la ténacité voulues réussissent partiellement, mais il reste énormément A faire.Le but de ces quelques notes n’est pas de trouver une solution A ce problème pédagogique.La citation de Fabre, donnée au début, suggère un remède que Ton peut du moins appliquer aux matières de renseignement qui s’y prêtent le mieux: les sciences naturelles.Fabre a été professeur et il a fait la guerre A renseignement sec et stérile des manuels: "Il faut enseigner au moyen des choses.Alors la vie remonte dans l’âme.— Je me suis rabattu sur P enseignement de la nature, qui est accueillante À lous et qui, nans sa familiarité profonde, est à ia fois une science, une poésie, une religion." Je continue de citer Fabre: "L’étude de la nature rapproche de Dieu.L’objet de cette science est une récapitulation de ta Création et cette récapitulation se fait chaque année sons l’action du soleil par lequel se manifestent tontes les gloires de la puissance créatrice.La terre cha tant le poème des saisons apprend A l’homme le retour éternel, la loi de succession des événements, le duel de la vie et de la mort, les rapports de notre être avec le grand Etre: c'est tonte P histoire, toute la science, tonte la poésie." La nature, notre nature canadienne plus que toute autre, fournit un champ Inépuisable aux investigations de l’esprit.Notre indifférence A Tégard de ses beautés, notre Ignorance presque absolue des éléments propres qui la composent, des lois qui la régissent et des êtres qui Tai-ment constituent la charge la plus forte contre la façon impersonnelle et presque exclusivement livresque dont nous menons nos études.Il est inconcevable, du simple aspect littéraire ou artistique, par exemple, iqu si longtempA et si que nous ayons (Suite à la page 2} 2 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 9 AOUT 1930 VOLUME XXI — No 183 Lf’âiiiijilifiCiition Lofberniudes Ses qualités — La basse-fréquence à résistance, ses * avantages et ennuis Lorsque les ingénieurs américains Loftin et White ont lancé leur circuit basse - fréquence à couplage direct, nous disions que c'était la plus grande découverte de la T.S.F.depuis de nombreuses années.Et nous u’exagérions pas.Depuis lors l’amplification Lof-tin-White est à l’ordre du jour.Elle a remplacé les basse-fréquence à transformateurs, dans les appareils de grande qualité, et les postes de l’année prochaine devront incorporer cette grande amélioration.On peut môme se demander pour quelles raisons les postes de 1930-31 qui ont été lancés sur le marché n’ont pas adopté l’amplification Loftin-White dont la supériorité est écrasante.C’est urté nouvelle preuve que les postes manufacturés ne sont pas toujours le nec-plus-ultra ou le dernier cri en radiophonie.L’amplification Loftin - White c’est en résumé la basse-fréquence à résistance que l’on a débarrassée de tous ses défauts.L’amplification à transformateurs a fait de grands .progrès depuis quelques années au point de donner une reproduction très réaliste.Mais il se trouve que chaque enroulement dans un transformateur a une certaine induction shuntée d’un peu de capacité, autrement dit forme en quelque sorte un circuit syntonisé qui répond mieux à certaines fréquences qu’aux autres.Car toute variation de voltage dans une bobine d’induction modifie la fréquence, et il arrive nécessairement que les transformateurs amplifient certaines fréquences mieux que les autres.La basse-fréquence à résistances au contraire offre une amplification égale qui peut aller de lô, à au-dessus de 10,000 cycles.Malheureusement une telle amplification offrait un inconvénient sérieux.Pour coupler les étages au moyen de résistances, il fallait isoler le courant de plaque du courant de grille.Le moyen le plus pratique était de placer un condensateur de jetite capacité qui laissait passer es variations de voltage, mais non le milliampérage.Mais il arrivait ceci: Dès que le signal augmentait ert intensité, le condensateur se chargeait d’électrons qui se dissipaient par le shunt de grille et de là au filament.Mais lorsque le signal était puissant, le condensateur prenait trop de temps à se décharger, et le signal était étranglé.Si par ailleurs la résistance de grille était basise, alors l’amplification de la lampe se trouvait diminuée du fait de la charge trop positive sur la grille.Ce grave inconvénient se trouve éliminé dans l’amplification Loftin-White du fait que les voltages se trouvent automatiquement distribués sur les plaques par rap-ort aux grilles.La basse-fréquence à couplage irect permet donc d’obtenir toute ’amplification et la puissance dé-jirée, tout en gardant les excellentes caractéristiques du circuit à résistances.Cependant, étant donné l’énorme amplification que ce système permet.i] faut des lampes de puissance de plusieurs watts pour attacher une haute-fréquence au Loftin->Vhite, car le signal est trop puis- sant pour la capacité de la lampe, celle-ci sera paralysée.Aussi est-il recommandable d’employer une lampe 250 au lieu d’une lampe 245.Elle permettra de prendre l’amplification d’une haute-fréquence sans distorsion.Les amplificateurs Loftin-White se couplent assez facilement avec un transformateur de basse-fréquence ordinaire.Le haut du primaire est relié à la plaque de la détectrice et le bas au 45 volts ou plus suivant la lampe utilisée.La grille ou le haut du secondaire est reliée à la grille de la première lampe de la basse-fréquence Loftin-White, tandis que le bas du secondaire est relié généralement à la cathode.Il sera bon de relier les deux bornes du secondaire par une résistance de 500,000 ohms afin de diminuer suffisamment le ration du transformateuer pour ne pas laisser surcharger la lampe de puissance.La première lampe du Loftin-White constitue un excellent détecteur et l’on peut recevoir directement sur une basse-fréquence Lof-lin-White les émissions de radio.De même le Loftin-White peut former une excellente haute-fréquence.Il est même probable qu’un grand avenir lui est réservé dans ce domaine.MARC ONI Chez les Soeurs de Ste-Marthe le Avis de décès BERNIER — A Montréal, décédée à Tï ans.Mme Aldéric Bemter.mère de M.l'abbé Bernier, curé & St-Jean-Baptiste Vtan-ney.Funérailles le lundi 11 courant à 8 heures 39 à St-Jean-Baptlste Vlanney.Et de là au cimetière de la Côte des Neigea, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre Invitation.Pas de fleurs.Saint-Hyacinthe, 7.(D.N.C.) — Une double cérémonie, de vèture et de profession, a eu lieu hier chez les RH.SS.de Saint-Marthe, dans la chapelle du séminaire de cette ville, présidée par Mgr Philippe Desranleau, P.A., vicaire général du diocèse.Le sermon de circonstance fut prononcé par le R.P.Joseph Fortin, des Frères de Saint-Vincent-de-Paul, du Patronage de Lévis.Au choeur, on remarquait MM.les chanoines Léon Pratte, supérieur du séminaire; P.-A.Saint-Pierre, aumônier des Soeurs de Sainte-Marthe; le R.P.Chouinard, des Missionnaires de La Salette, de Enfield, N.lf.; MM.les abbés Henri Jeannotte, de North Adams, Mass.; J.-B.-O.Archambault, préfet des études au séminaire; Philippe Auger, Euclide Théberge, Aimé Lan-glais, Henri Mongeau, Rosario Martin, Raoul Martin, Lucien Beauregard, professeurs au Séminaire, ainsi que plusieurs autres.Ont pris le saint habit de l’Institut: Mlles Bella Gauthier, en religion Soeur Lucile, de Saint-Théodore d’Acton; Thérèse Bouffard, en religion Sr Saint-Edmond, de Winooski, Vt; Laura Caisse, en religion Sr Marie-Marthe, de Milbury, Mass.; Ida Cusson, en religion Sr Saint-François, de Roxton Falls; Liliane Saint-Amant, en religion Sr Saintee-Agathe, de (iranby.Ont fait profession: Mlles Rose de Lima Racine, en religion Sr Sainte-tmeJda, de Sainte-Sabine; Adrienne Plante, en religion Sr Saint-Gustave, de Saint-Pie-de-Ba-got; Alice Lemoine, en religion Sr Saint-Jean-Baptiste, de Sainte-Vic-loiree de Richelieu; Simone Houle, en religion Sr Saint-Laurent, de Earlton, Ont.; Yvonne Deguire, en religion Sr Saint-Etienne, de Sorel; Lucette Carpentier, en religion Sr Sainte-Lucie, de Sorel; Marie Fournier, en religion Sr Saint-Albert, de Gaspé; Lumina Boulny, en religion Sr Saint-Joseph, également de Gaspé; Yvonne Sabourin, en religion Sr Marie-de-la-Salette, de Fitchburg, Mass.; Blanche Potvin, en religion Sr Saint-Camille, de Holyoke, Mass., qui a prononcé ses voeux perpétuels.paradis continuel pour les touristes.Climat idéal, paix et tranquillité.Tous sports en plein air VOYAGEZ PAR les magnifiques bateaux très rapides et stables de la MUNSON LINE Réservations d’hôtels, billets, excursions, etc., Les Voyages Hone Suite 103 “University Tower" 6C0 rue Ste-Catherine ouest, angle Université.HArbour 3284.Le tennis Nécrologie 73 BODARD — A Montréal, le 7.à 28 ans, Raymond Bodard.époux de Clara Bolduc, et fils de Jean Bodard.BIUSEBOIS — A Montréal, le 6, à 28 ans.M.Joseph Brlsebois.fils de Mme veuve D.Bnsebots, 3973 rue Berrt.ITUC H ARME — A Montreal, le 6.& 37 ans.Allred Ducharme.fils d'Arthur Du-charme et d'Ellmlna Carrière.DUPUIS — A Montréal, le 7, à 18 ans, Gabrlelle Dupuis, fille d’Alexandre Dupuis.DURAND — A Montréal, le 7.à 72 sua.Paul Durand, époux de feu Alphonstne Aubin.GAONON — A Montréal, le 8.à 48 ans, M, Adjutor Gagnon, epoux de Marie Har- UAMONTAGNE — A Montréal, le 7, à ans.Marie-Emilie Lamontagne, fille de et} Leandre Lamontagne et de feu Marle-'nlllle Bayard.LARIVIERE — A St-Benolt, le 6.à 77 ns, Albert Larlvlère, époux de feu Euphé-le Lebuls, dit Lavergne.LATOUR — A St-Hubert, le 6.fl 39 ans, me André Latour, née Ma'.vlna Boileau.MONGEAU — A Montréal, le 7, A 23 s, Mlle Antoinette Mongeau.fille de I.et Mme Damien Mongeau.née Rose-An-La traverse.MOREL — A Montréal, le 7, à 86 ans.sa résidence.3230 Hutchison, Edmond L.'orel, époux d Eulalle Granger.ROCHETTE — A Montréal, le 7.A 63 ans, Florida Bratnvüle, épouse de feu L -D.Rochette, médecin, autrefois de Terre-bonne ROY — A Montréal, le 7.à 57 ans, Fiorina Duquette, épouse de Joseph Roy.SEN AY — A Montréal, le 8, & 85 ans.François-Xavier Senay.époux de feu Marie Ménard, et en aecondes noces, de Her-mlnie Bruneau.TROIE — A Montréal, le 7.A 72 ans, Rose Dumoulin, épouse d’Alfred Troie.Directeur de funérailles Geo.VANDELAC Service d’ambulance Bélair 1203 120 Rachel Eat L'Ecole des sciences sociales, de Montréal LES DIPLOMES DE L’ECOLE DEPUIS DIX ANS.Société Coopérative DB FRAIS FUNERAIRES preneurs de Pompes Funèbre» m Assurances Funéraire» HArbour 5555 RUE SAINTE-CATHERINE EST Cotte Ecole dont M.Edouard Montpetit, secrétaire général de l’Université de Montréal, est le directeur et l'animateur, est une école du soir.Un groupe de profes-seurs recrutés chez les specie- i listes canadiens - français et parmi lesquels nous tenons a nommer, en passant, MM, Léon-Mercier Gouin, Georges Pelletier, Guv Yanier, Victor Doré, le Dr J.A.Rraudouin.le R.P.Ceslas Forest, le R.P.A.Lamarche.MM.Arthur Saint -Pierre, Noël Fauteux, Adélard Leduc, Anatole Désy, Jean Bruchési, Yves Tessier l.avign", François Vézina, Hector Perrier — assure avec le directeur, quatre soirs par semaine, l’enseignement aux élèves qui suivent les cours.Depuis l’automne 1920, plus de 350 élèves se sont inscrits, dont un certain nombre à titre d'auditeurs libres.Plus de 125 élèves ont mené leurs études jusqu'à la licence ès-sciences sociales, économiques et politiques ou jusqu’au diplôme en journalisme.Deux élèves ont de plus présenté une thèse pour l’obtention du doctorat.Plusieurs nouvelles inscriptions pour la saison de 1930-31 sont déjà prises.Les jeunes gens qui veulent se faire inscrire à titre d’élèves dans l'une des deux sections feront bien de s’adresser au plus tôt par écrit au directeur de l’Ecole.1265 rue Saint-Denis.Les cours de la section économique et politique durent deux nns, ceux de i la section journalisme un an.(Communiqué) ; IOURGIE ampagnie d’Asaurance Funéraire L BOURGIE LIMITEE mr» de Pompe» FXinébr»» el iMurtmc» Funêralr» Wtlbank 7119 fmpatble» Service , Notre-Dame Ouest Mme Naidu apprend l’art culinaire Poona, Inde, 9 (S.P.A.).— Mme Sarojini Naidu, la poétesse qui est à faire de la prison pour avoir violé la loi du sel.apprend Part culinaire dans ses moments de loisir.Mme Naidu a uni mari et plusieurs enfants, mois (Vie ne s’est jamais intéressée à Part culinaire, probablement parce que les familles ri-chesfmix Indes ont toujours un grand nombre de serviteurs.Tournoi intermédiaire Le tournoi intermédiaire de la province de Québec a suivi son cours pendant toute cette semaine sur les terrains du club de tennis de Notre-Dame-de-Grâce.Chaque année, cette épreuve est fertile en surprises et au cours des joutes de cette semaine on a été à même de constater cette caractéristique.On y a vu d’anciens bous Joueurs revenir à leur forme d’autrefois, des inconnus se sont révélés de redoutables aspirants aux championnats; enfin, des favoris se sont vus éliminés impitoyablement par des jeunes gens considérés jusque üà comme des quantités négligeables.J’ai toujours eu un certain penchant pour ce tournoi intermédiaire; il me rappelle certaines courses sur des pistes houleuses alors que tous pronostics semblent d’une parfaite inutilité.Il me fait l’impression d’un baromètre qui indique le niveau du tennis dans notre province et laisse entrevoir ce que l’avenir nous réserve comme joueurs.La qualité du jeu y est presque aussi relevée que dans le tournoi de® aînés; de fait, on y voit plusieurs des figures qui se firent remarquer lors des joutes des aînés au Westward et les parties sont peut-être plus intéressantes parce que plus contestées.A mon avis, la personnalité la plus saillante du tournoi intermédiaire est Emile Durand, du parc La Fontaine et du e.lub Outremont.Durand est la plus bel exemple du joueur aux prises avec la guigne.Doué d’une agilité et d’une souplesse surprenantes, si l’on considère ses cheveux grisonnants, cet athlète toujours jeune possède des coups d’une précision et d’une, force rares.11 est essentiellement joueur de fond et on le voit retourner invariablement les balf es les plus ardues de son coup méthodique et bien placé.On pourrait le surnommer le semi-finaliste: dans presque tous les tournois où il prit part, que l’entrée fût forte ou faible, qu’il eût à faire face aux meilleurs joueurs ou au moins forts.Durand se rendait toujours à la semi-finale et, rendu là, le mauvais sort qui.s’acharne sur lui lui faisait perdre dans des rencontres de cinq membres des titres qui semblaient en toute justice devoir lui revenir.Celte année, le génie malveillant qui le poursuit de ses maléfices se logea dans la raquette de Jerry Wayland, son camarade du club Outremont.Jerry, il y a quelques années, étonnait les gens par son jeu accompli et son jeune âge laissait orésager une briiilante carrière dans le tennis international.Malheureusement, le manque d’entraînement ou je ne sais quoi l’empêcha de poursuivre la série de ses premiers succès et, depuis trois ans, il descendait peu à peu des hauteurs où il s’était hissé.Ne voità-t-il pas que, cette armée, il semble vouloir revenir aux jours d’autrefois?Ronde par ronde, il a éliminé de bons joueurs du tournoi.Hayes, champion du M.A.A.A., et Emile Durand, succombant devant ses coups impeccables.J’espère bien le voir poursuivre cette rénovation de son jeu, arriver au but qu’il aurait dû atteindre plus Aimé DcsROSlERS Vient de paraître Le curé Labelle par l’abbé Elle J.Auclair.Beau volume de 270 pages, format 7 t-4 x 10 3-4, avec portrait du curé Labelle, illustrations.Edition brochée, $1.00; édition reliée.$1.50.Service de librairie du Devoir, 430, Notre-Dame est .Montréal.Chez les Dominicains Saint-Hyacinthe, 9 (D.N.C.).—-Deux imposantes cèréniojui£s.l’une de profession religieuse et l’autre de vèture, ont eu lieu au couvent des Dominicains de cette ville, à l’occasion de la fête de saint Dominique.fondateur et patron de l’ordre, sous la présidence du T.B.P.A.-E.Lan gl ai s, O.P.provincial de l’ordre des Dominicains au Canada, du couvent de Notrc-Dume-dc-Grûce.Ont fait profession: MM.Louis-Bertrand Goulet.Louis-Georges Bruneau, Etienne-Marie Laporte.Paul-Marie Bédard, Arcade-Marie Mouette, Pierre-Marie Tremblay.Marie-Maurice Lebrun, Jean l>u-faui't.Henri-Dominique Fournier, Paul-Albert Thibault, Clrmcnt-Ma-rie Pàquet, Marie-Antonin Pelletier.Ont pris l'habit de l’ordre: MM.Donat Dubois, du Séminaire de Ni-colet, en religion Frère Vincent-Marie; Albert Courteinnnche, du Séminaire de Sainte-Thérèse, en reüigion Fr Albert-Marie; Raymond Hébert, du Séminaire de Joleiette, en religion Fr Raymond-Marie; Roger Hébert, du Séminaire de Saint-Hyacinthe, en religion Fr.Hyacinthe; Edmond Cossetteè du Séminaire de Saint-Hyacinthe, en religion Fr.Jean-Paul; Bernard Trahan, du Séminaire de Nicolet, en religion Fr.BeernardriMarie; Jean-Jacques Nault, du Collège Sainte-Marie, en religion Fr.Jean-Jacques; Noël Mailloux, du Collège Sainte-Marie, en religion Fr.Noël-Marie; Jean-Paul Lecourt, du Séminaire de Saint-Hyacinthe, en religion Fr.Antonin; François Faribault, du Collège Sainte-Mairie, en religion Fr.François-Marie; Marie-Louis Gay, du Collège Saint-Alexandre, en religion Fr.Louis-Marie; Louis-Philippe Fortin, du Séminaire de Lévis, en religion Fr.Fernand-Dominique; Laurier Lussier, du Collège de Rigaud, en religion Fr.Gabriel-Marie; Arthur Forget, du Séminaire de Sainte-Thérèse, en religion Fr.Alphonse-Marie; Edmond Gagné, du Séminaire de Chicoutimi, en religion Fr.Augustin.Quelques réflexions d’un éducateur (Suite de la 1ère page) totalement négligé la seule source qui aurait pu développer au pays une forte ei originale culture littéraire ou artistique.Les déclarations faites à l’occasion du concours de botanique du Devoir sont assez éloquentes.De l’aveu d’autorités compétentes, ils sont l’exception, même parmi les lettrés, ceux qui peuvent identifier avec un peu de maîtrise nos plantes et nos arbres.Que dire des autres sections des sciences naturelles, surtout si on les envisage du point de vue canadien?Pourtant la nature reste l’incomparable éducatrice.F.lle parle à tout l’être, elle est accueillante à tous, ses leçons s’adressent aux plus humbles comme aux plus riches.Il suffit de savoir la regarder, de se laisser prendre à ses beautés, de scruter, avec la volonté de les comprendre, les multiples problèmes qu’elle pose, de tenir son esprit en éveil pour saisir les multiples leçons qu’elle donne: leçons d’ordre, d’harmonie, de beauté, d’inlassable activité.L’observation attentive nous fait dérouvrir partout dans le monde les lois merveilleuses de la vie qui se manifeste dans tous les | êtres, met partout son empreinte et conditionne Je perpétuel recommencement des choses.La vie, souffle divin qui anime tout, soutient tout, transforme tout et qui, plus que tout autre phénomène créé, nous révèle Dieu! La nature captive si impérieusement toutes les facultés de l’homme qu’une fois pris à son charme son appétit de savoir devient insatiable.En tournant davantage l’intelligence et les sens des enfants vers l’étude directe de la nature, il semble qu’on réveillerait chez eux l’appétit de l’intelligence, ce besoin de savoir, de comprendre le pourquoi des choses qui constitue la destination fondamentale des facultés intellectuelles.Une fois amorcés les cerveaux s’élanceraient d’eux-mê-mes, à la conquête des vastes domaines ouverts aux activités de | l’esprit et les maîtres auraient moins cette impression déprimante d’inertie ou de rétivité que leur donnent trop souvent les groupes d’élèves soumis à leurs leçons.Il ne s’ensuit pas qu'il faille mettre les manuels de côté.Au contraire.Les manuels sont indispensables dans la très grande majorité des cas, mais leur efficacité dépend du rapport que l'imagination et l’intelligence rétablissent entre les textes et les choses, entre les mots et les objets qu’ils évoquent.Gette méthode d’enseignement est d’application facile dans les sciences naturelles, et les résultats qu’elle donne peuvent inciter à en tirer profit, dans la mesure du possible, pour les autres branches de l’enseignement.Quelques maisons d’éducation classique ont institué dans les premières classes du cours des leco' de choses qui initient les élèves aux problèmes élémentaires de la chimie, de la botanique, de la zoologie, de la géologie, etc, 1,’entrain que les élèves mettent à ces leçons de choses indique qu’il y aurait grand profit à les généraliser.Elles piquent la curiosité des jeunes, stimulent leur activité intellectuelle et prédisposent les cerveaux à mieux recevoir les autres leçons.Il semble qu’elles ne rendent pas seulement le service d’initier les jeunes aux problèmes de la nature mais qu’elles constituent en même temps une discipline intellectuelle et un entraînement au travail dont bénéficie l’ensemble des éludes.L’étude le la nature élève l'esprit, élargit les horizons, fait mieux comprendre la beauté et les grandeurs de la vie.Elle familiarise celui qui s’y adonne avec la physionomie physique de son pays et elle l’aide à mieux l’aimer et è mieux le servir.Elle lui donne davantage conscience de ses responsabilités.En développant son sens d’observation elle le pousse à mieux se rendre compte des choses, à saisir davantage la portée des faits qui se déroulent devant lui, à juger avec plus de sens critique les événements et les hommes et à en tirfr meilleur parti.Elle met dans la vie la joie du travail conscient, la noble jouis- Après'un dîner à votre goût.après un coup chanceux .• • quand la fortune vous sourit et que la vie vous semble douce.il n’est rien de tel qu’un bon cigare.LA PALINA “Le cigare qui a fait sa marque” 2 pour 25c.(•n enveloppe» d'étain) Au prix fixe de 10c.(en enveloppe» d'étain) Au prix fixe de 15c.ADOUCI PAR PROCÉDÉS MODERNES sance de connaître les vérités dont tout esprit est avide.Toute l’oeuvre de Fabre vibre d’enthousiasme et à la fin de sa féconde carrière il disait à des étudiants: “Travaillons afin d’entretenir en nous cette divine intuition grâce à laquelle nous laissons notre empreinte originale sur la nature; travaillons, afin d'apporter notre faible concours à l'harmonie générale des choses, afin de nous associer à Dieu, .de participer à sa création, d’embellir la terre et de l'environner de merveilles.’' Je ne puis mieux terminer ces quelques réflexions.Elis n’ont pas la prétention d’apporter quoi que ce soit de nouveau aux problèmes pédagogiques qui préoccupent les é-ducateurs.Tout au plus pourront- PÉRODEAU 15 ANS % COGNAC elles attirer une nouvelle fois l’at-1 échanges de vues et des initiatives tention sur des vérités admises de utiles.tous et provoquer peut-être des I Albert TESSIER, ptre.SPECIALISTE AL.BENOIT-BENOIT DocrrtTR fn omqu* nn pHn.ADFi.PHiR 1817 St-Drnll - Montrf.l - Tél.HA.«7» Fn fac» 6u théâtre.Dr J.D.FAQUIN CHIRURGIEN-DENTISTE Synonyme Prix raisonnAblcn Rayon* X Rayon* Violets Anesthésie nu gax 1297 St-Denis, coin Ste-Cstherlne Tél.LAn.83«1 3 croisières de luxe à prix populaires à NEW-YORK Par le PLEUVE et le GOLF ST-LA.UPCNT et IWPLANTICUE EXCURSION AU SAGUENAY — ESCALE A HALIFAX Départ de Montréal les samedis 9 et 23 août et 6 sept A bord du paquebot ARCADIAN de la Royal Mail A) Retour par l’Atlantique et le St-Laurcnt à bord de l’Ar-cadian — lit et repas compris— 2 jours à New-York, chambre avec bain à l’hôtel — Voyage de 13 jours.Cabines extérieures *140.*165.à trois, chacun à deux, chacun B) Retour par l’Hudson et les lacs Georges et Champlain, deux jours à New-York, chambre avec bain à l’hôtel; cabine à deux sur l’Hudson — Lit et relias compris sur l’Arcadian.— Voyage de huit jours.Sur l’Arcadian, cabines extérieures.à trois, chacun .à deux, chacun .*120.*140.F C) Retour par chemin de fer, pullman — 3 jours à New-York, chambre avec bain à l’hotel — lit du bas en Pullman — lit et repas compris sur l’Arcadian «— Voyage de 9 jours.Sur 1’Arcadian, cabines extérieures, à trois, chacun à deux, chacun .*125.*145.D) Retour en autocar via les rives de l’Hudson et les Montagnes —- 2 jours à New-York, chambre avec bain à l’hôtel — Siège réservé dans l’autocar — Lit et repas compris sur l’Ar-cadian — Voyages de 8 jours.Sur l’Arcadian, cabines extérieures, *115.*135.à trois, chacun è deux, chacun Les prix ci-dessus comprennent le voyage complet; aller et retour.Billet Montréal à New-York seulement • Cabines à 3, chacun $80.— Cabines à 2, chacun $105.Un dépôt de $?5 (chèque au pair) doit accompagner chaque inscription; adresser LE DEVOIR SERVICE DES VOYAGES 430, Notre-Dame est Tél.HArbour 1241 cabines extérieures.- Cabines seul, $100.et $125.Montréal Assurance-bagage:—10 jours, $200, prime $1.00; $399, $1.20; 15 jours $200, $1.50; $300, $1.80—plus au prorntu.Assurance-accident: $5,000 — 10 jours, $2; 12 jours, $2.50; 15 jours, $2.75—plus au prorata.CHEQUES de VOYAGE:—Le seul moyen pratique et prudent pour emporter des fonds.Coût: .50 par $100.S'adresser pour le tout au Service des Voyages LE DEVOIR.Voyage* à Atlantic City, Philadelphie, Waahington.etc.Faire le* arrangement» en a'Inaertrant.Le prix comprend: Le transport: paquebot, bateaux, autocars et chemin de fer suivant le cas; logement: chambre à deux avec bain, lit dans cabine à trois et deux sur l’Ar-cadian, et cabine à deux sur l'Hudson; tous les repas sur l’Ar-cadlan.Le prix ne comprend pas: Les repas en dehors de l’Arca-dian; le transfert du voyageur et de son bagage aux arrivées et départs; les pourboires, $8.00 par billet Head Tax américaine, remboursée nu retour. -CALENDRIER - VOLUME XXI — No 183 DERNIEK^E E E EJ E E Montréal, samedi 9 août 1930 - DEMAIN - Demain: DIMANCHE, 10 AOUT 1930.DC Pente.Saint Laurent, diacre, martyr.Lever du soleil, 4 h.S3.Coucher du soleil, 7 h.1*.Lever de la lune, 8 h.2S.Coucher de la lune, S h.33.Premier quar.le 1er, A 7 h.32 m.du matin Pleine lune, le 9, à 8 h.4 m.du Demler qiixrt 17, A R h.37 m 4,, mattu LE DEVOIR BEAU — PLUS FRAIS MAXIMUM XT MINIMUM Aujourd’hui maximum 10.Même date l’an dernier 79.Minimum aujourd'hui 52.Même date l'an dernier 53.BAROMETRE 10 heure# a.tn.29.83.11 heures a.m.28.82.Midi: 20.81.Nouvelle lune, le 23.A 10 h.48 m.du soir.Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de (’“A.B.C.” el de la “C.D.N.A.” Chiffre# fournil par m Maison M -R.do MeslO.1610 St-Denis.Montréal.Les nouveaux ministres préparent la session Le départ du R* 100 de septembre îîs tiennent une seconde réunion et font connaissance avec leurs subalternes - M.Rhodes manque - MM.Weir et MacDonald assermentés LE DIRIGEABLE QUITTERA PROBABLEMENT LE MAT DE SAINT-HUBERT ENTRE CINQ ET SIX HEURES DEMAIN-APRES-MIDI POUR SE RENDRE A OTTAWA.TORONTO, HAMILTON ET NIAGARA FALLS — DE RETOUR LUNDI SOIR Election prochaine dans Huntingdon On dit dans les cercles politiques que l’élection de Huntingdon pour élire un remplaçant à feu M.Andrew Filps, doit avoir lieu incessamment.Ordre aurait été donné à (’organisation libérale de Montréal de se tenir prête.Les libéraux, réunis en caucus, discutent sur les élections complémentaires et la session du chômage (Par Emile BENOIST) Ottawa, 9 — Les ministres du nouveau gouvernement conservateur ont pris contact hier avec les fonctionnaires de leurs départe» ments respectifs.Il ne leur avait pas été loisible de le faire, jeudi, la cérémonie de la prestation du serment et de leur présentation au gouverneur général s’étant terminées bien après l’heure de la fermeture des bureaux.Tous les membres du cabinet, moins un, M.E.N.Rhodes, ancien président de la Chambre des Communes et qui cessera d’ètre premier ministre de la Nouvelle-Ecosse pour revenir à Ottawa comme ministre des pêcheries, sont maintenant dans la capitale.MM.Robert Weir, de Melfort, Saskatchewan, ministre de l’agriculture, et M.John A.MacDonald, de nie-du-Prince-Edouard, ministre sans portefeuille, sont arrivés ici hier.Us ont été présentés l’un et l’autre au gouverneur général.En la présence de celui-ci, M.Ernest Lemaire, secrétaire du Conseil Privé, leur a fait prêter serment.Hier après-midi, ils ont assisté à la seconde réunion du cabinet.On ne croit pas que M.Rhodes vienne à Ottawa avant la semaine prochaine.Avant d’abandonner la direction du gouvernement provincial de la Nouvelle-Ecosse, il voudra évidemment mettre ordre à certaines affaires.On dit ici que c’est le colonel Gordon Sydney Harrington, ministre des travaux publics et des mines dans le gouvernement de M.Rhodes, qui succédera à ce dernier.Il manquait deux ministres, hier après-midi, au conseil que présidait M.Bennett.Le nouveau solliciteur général, M.Maurice Dupré, était parti pour Québec dès le matin.ILS PREPARENT LA SESSION M.Bennett et ses collègues, en plus d’expédier les affaires de routine, s’occupent évidemment de préparer la session prochaine, convoquée spécialement pour trouver une solution à la crise du chômage.Il n’y a pas de temps à perdre pour cela car il reste à peine trois semaines d’ici la date que l'on indique comme probable, le 2 septembre, pour l’ouverture du Parlement.De plus, les ministres doivent penser à leur réélection.On ne prévoit pas qu’aucun d’entre eux subisse d’opposition de 'a part des libéraux.Mais sait-on Jamais?A tout événement, il faudra bien que les ministres soient dans leurs comtés respectifs le jour de l’appel nominal.Dans le cas de M.Bennett, de M.Stevens, de M.Weir.de M.Murphy, représentant du Manitoba dans le cabinet, cela signifie une assez longue absence d’Ottawa.Le conseil des ministres va probablement se réunir quotidiennement la semaine prochaine.Le programme de la session sera arrêté.Les ministres partiront ensuite pour aller se faire réélire.M.STEVENS CHOISIRA M.Stevens, défait au scrutin du 28 juillet, dans une circonscription de la ville de Vancouver, mais que M.Bennett, a choisi quand même comme ministre de l’industrie et du commerce, a maintenant le clioix entre deux comtés de Colombie britannique pour se faire réélire.M.M.C.McLean, de Kootenay-est, et M.J.Barber, de Fraser Valley, sont prêts à démissionner en sa faveur.Il parait que M.Stevens choisira le comté de Kootenay Est.Quant è JVI.Rhodes, on ne sait pas encore quelles dispositions il entend prendre.Pour le savoir, il faut attendre sa venue à Ottawa.Il n’y a pas de doute cependant qu’un député conservateur veuille lui céder son siège.Le parti de M.Bennett est maintenant en mesure de récompenser les gens qui se sacrifient sur l’autel du parti.UN CAUCUS LIBERAL Les anciens ministres libéraux ont tenu un caucus également dans le bureau de M.Mackenzie King, au Parlement.Le Sénateur Andrew Hayden, organisateur en chef du parti, et M.William H.Moore, ancien président de la Commission Consultative du Tarif, qui vient d’être élu député dans le comté d’Ontario, assistaient aussi à cette réunion qui a pris fin un peu après Ih.30.M.Mackenzie King a alors déclaré aux journalistes qu’il avait été surtout question de d’attitude que prendra d’opposition libérale à l’occasion des élections qui s’en viennent et ensuite au cours de la session du mois de septembre.Il n’a pas dit si une décision a été prise dans l’un ou dans l’autre cas.LE SORT DES MINISTRES DEFAITS Le chef libéral espère que MM.Grerar, Dunning, Kay, MacMillan et Cannon, ministre défaits le 28 juillet, a-uront bientôt d’occasion de se faire élire et de se faire entendre dans la Chambre des Communes.M.Dunning, de son côté, a déclaré qu’il n’a encore pris aucune décision, qu’il n’a même pas de projet pour l’avenir.Dans les milieux politiques on entend dire que M.Dunning rentrera pour quelques années du mois dans la vie privée.Deux députés libéraux de la région de Québec auraient offert de démissionner pour permettre à M.Cannon de se présenter de nouveau.L’ancien solliciteur général n’aurait pas encore pris de décision.UNE NOMINATION QUI FAIT PARLER Chez des libéraux, on dance déjà un premier blâme au gouvernement de M.Bennett à cause de la nomination du sénateur Robertson comme ministre du travail.On trouve étrange que le ministre du travail soit choisi au Sénat, Chambre, qui n’est pas responsable directement au peuple, précisément à la veille d’une session au cours de laquelle les députés seront appelés à s’occuper de la crise du chômage, à trouver s'il se peut des moyens d’y remédier.LA CONFERENCE IMPERIALE Si la session de septembre peut finir assez tôt pour que le Canada soit représenté à la Conférence impériale, M.Bennett se ferait accompagner à Londres par MM.H.H.Stevens, Alfred Duranlean, Maurice Dtinre, ainsi que par le général MacRae.II n’est cependant pas question nue celui-ci cherche à se faire réélire.L'élection de Prince-Rupert Vancouver, 9 (S.P.C.) — A en croire une dépêche que la Province a publiée, on commencera incessamment des procédures pour annuler l'élection fédérale du 28 juillet dans Prince-Rupert.Scion cette dépêche, des citoyens de Prince-Rupert ont déclaré sous serment que des personnes, non domiciliées dans Prince-Rupert, ont voté dans cette circonscription illégalement, après faux serments.Agissant sur la foi de ces déclarations, continue la dépêche, le procureur général Poolev a nommé M.G.G.Beeston, de Vancouver, comme procureur extraordinaire pour cette affaire.M.Beeston se rend immédiatement à Prince-Rupert.Si le tribunal constate que res accusations de parjure sont fondées, le candidat conservateur défait, M.j, C.Brady, demandera immédiatement l’annulation de l’élection de M.Olaf Hanson, député libéral, et une nouvelle élection.On demande une session provinciale sur le chômage Québec, 9.(D.N.C.) — Un groupe d’ouvriers est actuellement à faire signer des requêtes dans le but de demander au gouvernement provincial la convocation d’une session spéciale pour étudier la question du chômage.D’autre part, on sait que les autorités municipales de Montréal viennent de décider de faire la même demande au nom des ouvriers.Réception à M.Dupré Québec.9.(D.N.C.) — La population de Québec a fait une réception enthousiaste hier soir à M.Maurice Dupré, récemment élu député de Québec-ouest, et qui vient d'être nommé solliciteur général pour le Dominion, poste occupé autrefois par M.Lucien Cannon.Los autorités municipales se sont rendues à la gare où des milliers de partisans attendaient le nouveau ministre.Lorsque ce dernier descendit du train, il fut porté en riomphe jusqu’à l’automobile qui levait le transporter.Une longue file d’autos a escorté le nouveau solliciteur général.Des fleurs ont été présentées à Madame Dupré.M.Bennett1 n’aura pas d'opposition Calgary, 9 (S.P.C.) — D’après des libéraux notables de cette ville, le premier ministre Bennett sera élu pur acclamation à la mise en nomination nécessitée par la réélection des ministres, le 25 pro-chain.___ Le pont de Caughnawaga M.Honoré Mercier, ministre des terres et forêts dans le gouvernement provincial, et M.J.-N.Fran-coeur, le nouveau ministre provincial des travaux publics, ont annoncé hier que le pont de Caughnawaga serait construit, aussitôt que les plans actuellement en préparation seront complétés.Aérodrome de Saint-Hubert, 9 (S.P.C.) — La Presse canadienne apprend de bonne source que le R-100 après avoir survolé Ottawa et Toronto, survolera Hamilton et Niagara Falls, lundi, si le temps le permet.Le dirigeable suivra le bord du lac, après avoir quitté Toronto, et passera au-dessus d’autant de villes et de villages que possible.On ne sait pas encore exactement à -quelle heure le R-100 quittera Saint-Hubert dimanche, pour Ottawa, si toutefois le temps lui permet de partir, mais on croit que ce sera entre cinq et six heures le soir.L’itinéraire exact du dirigeable sera annoncé juste avant son départ.Il est probable qu’il évoluera au-dessus de Montréal dix minutes ou un quart d’heure.Le R-100 arrivera au-dessus d’Ottawa deux ou trois heures après avoir quitté Montréal.Après avoir survolé quelque temps la capitale et ses environs, il partira pour Toronto, qu’il atteindre au jour, lundi matin.D’après le projet actuel, le R-100 sera de retour à Saint-Hubert lundi soir.Après son retour au mât d’ancrage, on préparera promptement son retour en Angleterre.D’abord, le grand dirigeable ne devait quitter le Canada que le 15 août, mais il paraît que l’Amirauté désire étudier attentivement toutes les données de son voyage et que cela nécessite son départ avant le 15.D’autre part on dit qu'il est possible que le dirigeable ne puisse pas partir avant le 15.En tout cas, la température comptera pour beaucoup dans la date de son départ du Canada.D’après un communiqué officiel le R-100 prendra comme passagers pour son voyage au-dessus de l’Ontario, plusieurs officiers canadiens de milice, de marine et d’aviation: le major général McNaughton, le commodore Hose, le capitaine de groupe Gordon, le capitaine de groupe Steadman, le commandant d’aile Breadner, le chef d’escadrille Tudhope, le major Steele, le capitaine Laurie, le commandant C.-P.Edwards, le capitaine F.-C.Bad-gley, directeur du bureau d’aviation du gouvernement canadien; un photographe; un représentant de Pagence de nouvelles Presse canadienne, un représentant de l’agence Reuter et M.W.-A.Lawrence, chargé de la liaison avec les journaux.LA VISITE DU DIRIGEABLE M.J.-A.Wilson, contrôleur de l’aviation civile, a émis le communiqué officiel suivant au sujet de la visite du dirigeable: Il a été réglé que la visite du R-100 par le public sera définiti-venient terminée samedi soir, 9 août.Dimanche matin, entre 10 heures et midi, en vertu d’un arrangement spécial avec.le comman-' dant Booth, un petit groupe d’invités des quartiers généraux de la Défense nationale sera admis à bord du dirigeable.Cette visile devra se terminer à midi, dimanche, et ensuite on n’admettra aucun visiteur à bord, sauf sur permission d'un des officiers du dirigeable.On n’émettra plus aucun permis de visiter à l’aéroport, sauf pour des cas tout à fait exceptionnels.HIER Parmi les nombreux visiteurs d’hier il y a eu le commandant I,.-J.Fiennes, attaché d’aviation britannique à Washington, et M.A.-F.Dupont, fils du célèbre financier américain, qui est venu de son camp d’été de Portland, Maine, à bord d’un rapide biplan.LES OFFICIERS N’IRONT PAS A LAKEHURST Hier soir, une dépêche de Washington laissait entendre que, d’après la légation canadienne dans la capitale des Etats-Unis, les principaux officiers du dirigeable visiteraient l’aéroport de Lake-hurst, New-Jersey, aujourd’hui.Interrogé à ce sujet au cours du banquet offert par la ville, le commandant Colmore a dit que les officiers du dirigeable n’ont pas le temps de faire ce voyage.La majorité de M.Sullivan est de 287 A 2 heures hier après-midi, M.le juge Philippe Demers a donné le résultat du recomptage des votes donnés le 28 juillet dans la division SainJc-Anne, et a proclamé M.John Alexander Sullivan élu.Les chiffres officiels se trouvent maintenant 11.384 pour Sullivan, et 11,097 pour le Dr Guerin, ancien député el candidat libéral dans cette élection.Le juge a donc déclaré M.Sullivan élu par 287 voix de majorité, ce qui constitue une diminution de 25 de la majorité, selon les chiffres de l’officier-ranporteur.D’autre part on annonce chez les conservateurs qu’un pointage complet des bulletins donne comme résultat: Sullivan 11.380; Guérin 10,017, soit une majorité de 309.Le roAt du rerornptage sera payé par le requérant George En* trick Wilson.Réception aux ministres UNE FOULE CONSIDERABLE SALUE MM.SAUVE, DURANLEAII ET CAI 1 AN A LEUR ARRIVEE A MONTREAL, HIER SOIR — BELLE FETE AU NOUVEAU MINISTRE DE LA MARINE A LONGUEUIL 11 y avait foule à la gare Windsor hier soir bien avant l’arrivée du train d’Ottawa qui devait ramener de la capitale nos nouveaux ministres de Québec.L’Asso*iation des jeunes conservateurs était représentée par un bon nombre de ses membres qui agitaient des pancartes portant des légendes appropriées: “Vive Bennett! Bienvenue à l’honorable Arthur Sauvé!”.Lors-aue le train entra enfin en gare, plusieurs centaines de personnes se pressaient contre le grillage.M.J.H.Rainville reçut une ovation lorsqu’il traversa la foule pour se rendre au-devant des arrivants.MM.Arthur Sauvé, ministre des postes, Alfred Duranlean, ministre de la marine, et C.H.Caban, secrétaire d’Etat, sont descendus du train ensemble.Us ont reçu alors les félicitations d'un bon nombre de conservateurs on vue, entre autres M.Rainville, M.le notaire Laurin, député de Jacques-Cartier, M.John Sullivan député de Ste-Anne, M.Leslie Bell, député de St-Antoi-ne, M.Allan Bray, président du comité exécutif, le maire Dalbé Vian de Lachine, M.J.E.Ladouceur, de Joliette, M.Armand Crépeau, député provincial de Sherbrooke.M.Gédéon Gravel.M.Frank Curran.Les ministres franchirent ensuite la grille et se trouvè'’ent au milieu de la foule qui remplissait presque le hall de la gare.Ils furent là plusieurs minutes à distribuer des poignées de mains et à recevoir des acclamations.Le nom de M.Arthur Sauvé était particulièrement acclamé; des enthousiastes l’épelaient sans se lasser.Les nouveaux ministres se dirigèrent alors vers leurs demeures en compagnie des membres de leur famille qui étaient à l’arrivée du train Pour les recevoir.Des réceptions les attendaient dans leurs comtés respectifs.Longueuil a fait ime réception particulièrement enthousiaste à M.Duranleau.C’est le maire Brais qui lui a souhaite la bienvenue.MM.Duranleau et Rainville, organisateur en chef du parti conservateur pour Québec et ancien député du comté, ont ensuite tour à tour adressé la parole pour remercier les électeurs de l’appui qu’ils ont donné au parti conservateur qui saura se montrer digne de leur confiance.Lindbergh parle au microphone New-York, 9.— Le colonel Charles Lindbergh a parlé hier après-midi et hier soir à la radio, par une station à ondes courtes.L’émission de 3 heures et demie dans l’après-midi, devait relier tous les pays civilisés dans un seul circuit, mais la tentative n’a pas réussi à cause d’un violent orage sur l’océan Atlantique.Le colonel Lindbergh a parlé 8 minutes et insisté sur la nécessité d’une conférence internationale pour établir des règlements identiques dans tous les pays, pour l’aviation, afin d’éviter les multiples ennuis qui surgissent aujourd’hui par le fait des restrictions diverses apportées par chaque pays.Trop bruyantes M.Allan Brav, président du comité exécutif, a déclaré que les motocyclettes sont fort peu pratiques pour les agents de police.Elles font un tel vacarme que n'importe quel apache en train de commettre un coup est prévenu de l'arrivée de l’agent, et peut s’enfuir.M.Brav déclare que les motocyclettes seront remplacées par des Ford.Les motocyclettes ne serviront nue pour les officiers de vitesse et pour les parades.Délégués de Québec Québec, 9.Le Comité exécutif de la ville a délégué au congrès du Barreau canadien qui sera tenu cette année à Toronto, Mtre J.-E.Chapleau, conseiller legal de la cité.Le capitaine Lawrence Donneley, chef de la brigade du feu, asssistera au congrès international des chefs de pompiers à Winnipeg.Ouvrages de l’abbé Bethléem LES DEUX VOLUMES POUR $2.00 OU $1.50 CHACUN ROMANS A LIRE ET A PROSCRIRE, volume 5 x 7Vi, 472 pages, relié pleine toile (année 1928).LES PIECES DE THEATRE, volume 5 x 7Vi, 400 pages, relié pleine toile (année 1924).SERVICE DE LIBRAIRIE DU ‘ DEVOIR”, 430 Noire-Dame est.Montréal.Le banquet Démission prochaine de M.Perron du R'100 LE MAIFfc HOUDE PRESIDE — LE COMMANDANT COLMORE ET LE MAJOR SCOTT REMERCIENT LA VILLE — ALLOCU-DE L’ABBE LEONIDAS DERO-ME.DE M.CARDIN ET DE M.J.A.WILSON Iæ ville de Montréal a offert, hier soir, à l’hôtel Windsor, un magnifique banquet aux officiers et aux menubres de l’équipage du dirigeable anglais R -100 qui a effectué avec tant de succès la traversée transaitlantique d’Angleterre au Canada, 11 y avait au moins quatre cents convives réunis dans la salle du Princexle-G ailles de l’hôtel Windsor, pour fêler les audacieux navigateurs aériens qui ont inauguré le trajet Cardington-Sadnt-Hu-bert.Le maire Canwlüen Monde présidait le banquet et il s’est acquitté de sa tâche avec grande verve et bonhomie.On remarquait à la table d’honneur en plus des officiers du dirigeable anglais: Le maire Monde, 9e brigadier général C.A.Smart, S.F.Rutherford, W.H.Biggar, leader du conseil de ville; Allan Bray, président du comité exécutif; J.-ü.Renaud, M.P.P.; C.-E.Gault, Geo.G.Wakeman, P.-J.-A.Cardin, ex-ministre de la marine; J.A, Wilson, Leslie Bell, député de St-Antoine; Tancrède Fortin, échevin; Henry Miles, H.II.Hoisery, J.-P.-B.Casgrain, M.A.Giblett, le sénateur C.-P.Beaubien, C.P.Meager, M.l’abbé Derome, F.-L.Béique, F.McWade, le juge Lane, le juge E.-F.Surveyor, Charles Duquette, John Sullivan, député de Ste-Anne; S.W.Jacobs, le commandant Mulock, le brigadier généra] W.B.King, Paul Mercier, député de St-Henri; W.S.Wilson et autres.Le maire de Montréal a souhaité la bienvenue aux distingués visiteurs.Il leur a dit combien la ville de Montréal et le Canada tout entier sont heureux qu’ils aient mené à bonne fin leur dangereuse entreprise qui n’est en somme que Je prélude de nombreuses autres traversées aériennes.H a mentionné les uns après les autres les noms des principaux officiers du dirigeable.A chaque nom, l’oficier se levait et recevait de la part des convives une ovation.Le maire Boude a dit qu’il n’y avait pas de danger, au point de vue militaire, de souhaiter la bienvenue au dirigeable anglais, quoi qu’en ait pu dire un certan journal qu’il n’a pas voulu nommer.Tous les convives ont compris l’allusion habWe et s’en sont fort amusés.Le major Scott a remercié la ville (te Montréal au nom du ministère anglais de 9’aviation, de la magni-fique réception dont les officiers et les membres de l’équipage du B-100 étaient l’objet.Il a dit qu’il n’avait jamais pensé que tant d’enthousiasme pourrait accueillir une traversée transatlantique heureuse bien qu’il ait entendu vanter en plus d’une circonstance l’hospitalité proverbiale des Canadiens français.“Puisque vous nous avez si bien accueillis, j’espère nue nous aurons l’avantage de evenir bientôt.Je regrette que nous n’ayons pu faire visiter le dirigeable à tous ceux qui se sont présentés à Saint-Hubert.Nous aurions aimé pouvoir le faire mais les citoyens de Montréal comprendront que c’est absolument impossible.A ceux qui n’ont pu pénétrer à l’intérieur de ce mastodonte des airs, nous présentons nos excuses.Peut-être dans un avenir rapproché d’autres dirigeables pourront-ils demeurer plus longtemps à St-Hubert et donner à tous ceux qui le désireront l’avantage de les visiter.“Le maire de Montréal m’a averti que je devrais limiter mon discours à cinq minutes et qu’à l’expiration de ce temps, il me tirerait par le pan de mon habit pour m’avertir que je dois terminer.Je crois que ma limite est expirée.Je vous remercie, mesdames et messieurs.” Le commandant Colmore, après avoir dit en français quelques mots de remerciements, a fait l’éloge de la Métropole.11 a dit au maire de Montréal toute sa reconnaissance pour la magnifique réception dont il était l’objet, en même temps que les officiers et les membres de l’équipage du R-100.Le maire de Montréal a déclaré au cours de son discours de présentation que la visite du R-100 vaut à Montréal un million de dollars en publicité.M.l’abbé Léonidas Deromo, chancelier du diocèse de Montréal, a souhaité la bienvenue à l’équipage du R-100 au nom de S.G.Mgr Gauthier.M.P.-J.-A.Cardin a dit quelques mots pour signaler la bonne entente qui existe au Canada et entre l’élément anglais et l'élément français.M.J.-A.Wilson, contrôleur de l’aviation civile, a souhaité, à son tour, la bienvenue aux officiers du dirigeable et remercié la ville de Montréal de sa belle réception.Au cours de la soirée, un orchestre, sous la direction de M.Gerald Shea, a fait de l'excellente musique.Le quatuor Sylva, composé de MM.Sylva Alarie.Jos.Audeile, Jos.Lefebvre et Paul Valade, a chanté plusieurs de nos vieilles chansons canadiennes.Mlle Léonide Letourneux était aussi au programme.Ce banquet offert par la ville était organisé par M.Jules Crépeau, directeur des aervices municipaux.Le ministre provincial de l’agriculture abandonnerait la politique, sur l’avis de ses médecins — M.Georges Bouchard le remplacerait — M.Lucien Cannon dans Kamouraska OTTAWA.8.(DN.C.) — Plusieurs députés libéraux de la province de Québec sont à Ottawa aujourd'hui.Ils parlent comme d'une chose probable de la démission prochaine de M.Perron, ministre de l’agriculture dans le gouvernement Taschereau.Très malade, M.Perron, prendrait cette décision sur l’avis de ses médecins.Le nom de M.Georges Bouchard, député fédéral de Kamouraska, est mentionné à la succession de M.Perron.Ce serait en même temps une occasion propice pour M.Cannon, ancien solliciteur général, défait le 28 juillet dans Dorchester, de chercher une réélection.Aux portes de Peshawar Le prochain dirigeable DE CINQ A DIX MILLE GUER HIERS AFRIDIS SE PREPARENT A ATTAQUER LA VILLE Peshawar, 9.— De cinq à dix mille guerriers afridis, qui ont quitté la’vallée de la Bara hier matin, étaient rendus à environ trois milles de Peshawar il y a quelques heures et se préparaient, semble-t-il, à attaquer cette ville.Mercredi et jeudi, des avions britanniques ont bombardé des groupements d’Afridis dans la vallée de la Bara.Des avant-postes de la Bara ont eu plusieurs engagements avec des bandes d’Afridis qui s’infiltraient dans des villages entre les collines et Peshawar.Hier après-midi.la cavalerie a poursuivi des Afridis aux alentours du fort de la Bara.D’après un rapport de Simla, les chefs de clans afridis ont concerté un pian d’attaque de Peshawar.On attribue l'incursion des Afridis sous les murs de Peshawar à la propagande menée par la ligue de la jeunesse afghane, et aussi à la nouvelle ligue de la jeunesse de Peshawar.On affirme que ces deux ligues ont des attaches communistes.Les Afridis forment la plus puissante des tribus de Pathans, qui vivent dans les montagnes de la frontière près du défilé de Kyber, conduisant à Kaboul.Les autorités militaires britanniques de Peshawar ont à leur disposition une cinquantaine d’avions de bambardement.On ne croit pas que la ville soit en danger.Au sud-ouest, dans les districts de Karachi, il y a eu hier des bagarres entre Musulmans et Hindous.Deux personnes ont été tuées au cours fie ces bagarres, sept autres ont été blessées.Une procession hindoue a déclanché l’émeute par le fait qu’elle passait devant une mosquée musulmane.Un nouveau poste anglais de T.S.F.Londres, 9.(S.P.C.) — La British Broadcastinq Corporation construira une puissante station émettrice de T.S.F.sur ondes courtes, près de la station actuelle érigée à Da-ventry.Le coût d’installation, rapporte le N e ws-Chronicle, sera rencontré par le Colonial Office et par les colonies elles-mêmes.A la prochaine conférence impériale, on demandera aux Dominions de contribuer à la construction de ce poste.Le gouvernement fournira $100,-000 pour la construction et la B.B.C.fournira gratuitement les programmes.Les travaux commenceront d’ici trois mois.Attributions administratives M.Allan Bray, président du comité exécutif, a déclaré hier que le comité exécutif se partageait la besogne administrative comme suit : M.J.-M.Savignac s’occupe des questions d’expropriations, M.Mathieu, des travaux publics, M.Weldon s'intéresse aux règlements de la circulation et M.Tancrède Fortin s'occupe du secrétariat municipal.• Mouvement des paquebots L'Alhertic, de la Cit.White Star, parti de Liverpool, est arrivé à Montréal ce matin.L'Andania, de la Cie Cunard.par-fi de Liverpool, arrivera à Montréal dimanche.Le Minnednsa, du Pacifique Canadien.parti de Glasgow, arrivera à Montréal demain.L’Auranta, de la Cie Cunard, parti de Southampton, arrivera à Montréal lundi prochain.Le Melita, du Pacifique Canadien, parti de Montréal, arrivera à Glasgow dimanche.UEmpress of France, du Pacifique Canadien, parti de Québec arrivera à Southampton mardi.Le Duchett of York du Pacifique Canadien, parti de Montréal, arrivera à Liverpool mercredi.Le Montcalm, du Pacifique Canadien, parti de Montréal, arrivera à Southampton jeudi.L’Ausonia, de la Cie Cunard, parti de Montréal, arrivera à Plymouth vendredi.Le Bêtifia, de la Cie Anchor-Do-naldson.parti de Montréal, arrivera à Glasgow dimanche.Nouveaux juges de paix Québec, 9.(dTnT C.) — LVxé-cutif provincial vient de nommer deux nouveaux juges de paix à Montréal.Ce sont MM.Alfred Chgr-land et Paul Larose.IL CONSTITUERA UN GRAND PROGRES SUR LE R-100, ANNONCE LE CAPITAINE COLMORE.Ottawa, 9.(S.P.C.) — Dans une causerie devant r“Engineering Institute of Canada” et le “United Service Institute” de cette ville, le capitaine de groupe Colmore, directeur du service de développement de l’aéronautique de Grande-Bretagne, avant dit que le prochain dirigeable anglais constituera par rapport au “R-100” un progrès plus •grand que ce dirigeable n’en constitue par rapport au “R-34’’, a ajouté: Nous espérons que le Canada prendra part encore plus intensément à l’étude de la question au cours de la prochaine conférence impériale, et s’il le fait, nous pourrons construire un autre dirigeable qui fera la traversée de l’Atlantique un problème plus facile.Parlant du développement de l’aéronautique en Angleterre depuis 1924, le capitaine Colmore a fait observer: Tout ce qui nous reste à faire pour compléter le programme qui nous a été tracé c’est de ramener le “R-100” en Angleterre, puis de conduire le "R-101” à Karachi, aux Indes, et de le ramener.Le major Scott a aussi donné une causerie.Il a surtout parlé de la raversée du “R-100”._____ L’égout Saint-Pierre Le comité a ouvert les soumissions pour la construction de quatre sections de l’égout de la petite rivière St-Pierre, en présence des délégués des municipalités inlcrcs- 1.—Egout du trop-plein à Rock-field, $45,737; 2.—De la rue St-Jacques entre les rues de Courcelles et Minto, $330,-900; „ ., 3.—De la rue St-Jacques entre les rues Minio et Clifton, $256,860; 4.—De la rue de Courcelles entre les rues St-Ambroise et St-Jacques, $462,801., Le tout forme une somme de $1,-095.398.La ville de Montréal attend maintenant la réponse officielle des municipalités intéressées pour accorder les contrats.Les municipalités intéressées sont West mount, Mont-réal-Ouest, St-Laurent.Côte-de-Liesse; St-Luc, Lachine, Ville La-Salle et Montréal.Les délais legaux expirent le 22 août prochain.Hommage à M.McDougald La Uffue maritime et coloniale française a présenté hier le diplôme d’honneur et la médaille de la Ligue à M.McDougald, président de la Commission du port de Montréal.Cette présentation a eu lieu au cours d’une réception a bord du Sir Hugh Allan.Des billets pour aller voir le “R-100” Ceux qui désirent se rendre à Saint-Hubert, où séjourné le dirigeable R-100» peuvent se procurer des billets au Devoir.AUTOBUS SPECIAUX Autobus spéciaux par voie du pont Jacques-Cartier, le chemin de Chambly.retour par Boucherville e» le même pont.Les voyageurs descendent dans un endroit réservé sur le terrain môme de l’aéroport.Arrêt d’une heure.Biltet, aller et retour, $1.50.Départ à 10 h.du matin.2 b.p.m.et 7 h.du soir, heure avancée.PAR TRAIN DU C.N.R.Par trains spéciaux du Canadien National, aller et retour, — adultes, 50 sous; enfants, 12 ans et moins, 25 sous.Départs fréquents, tous les jours, depuis 10 heures du matin—heure avancée—gare temporaire rue Guy, entre Notre-Dame et Saint-Jacques.Dernier départ de Saint-Hubert.ou retour, à 10 heures du soir, heure avancée.POUR LES AUTOS Par voie des ponts, billets valides sur les deux ponts: Victoria et Jacques-Cartier.Coupé ou routière, (roadster), voyageurs compris, aller et retour .60 Coach.• sedan ou touring, voyageurs compris, aller et retour .75 S’adresser nu Service des Voyages, le Devoir, 430, Notre-Dame est, Montréal.« LI DE y®!LR- MONTREAL, SAMEDI 9 AOUT 1930 VOLUME XXI — No 183 La page des PETITS TRAITS DE PLUME Le$ nôtres et ceux des autres ___ Samedi, 9 août 1930 ""LES “COURTES” M, Noulan Cauchon, le sympathique et populaire urMniste de la capitale, mène une campafii.e personnelle en faveur du port de la culotte courte par les hommes.Il prétend que la petite culotte de toile, se terminant au haut du fienoux, est le seul article nécessaire durant les mois de chaleur.Se culotter autrement, c’est de la tyrannie inutile."Cette mode des culottes courtes pour les hommes ne «aune pas beaucoup de terrain, dit notre confrère le Droit.Nous avons eu l'a semaine dernière le bonheur de voir quelques hardis pionniers se promener les genoux découverts, bravant les regards étonnés des hommes et les oeillades moqueuses des demoiselles.Depuis dimanche les héros sont redevenus des Sancho Pança tout simplement.L’humidité de l’air, le vent frais, cette température transie.Bref, même les véritables héros sont revenus à la culotte longue et bien chaude.” Si M.Cauchon a de la difficulté à faire admettre les culottes courtes par les frileux, il n’en dit pas moins qu’il ne veut pas du tout être pris pour un de ces extravagants qui lancent des modes telles que celle du pyjama dans la rue.Il croit que l’accessoire vestimentaire qu’il préconise est un remède efficace pour la plus grande prospérité des centres urbains, amélioration aussi importante que n’importe quelle modification apportée à la construction des villes en général.A-t-il raison?Aux hommes braves de répondre i.par leurs gestes éloquents.ETERNUEMENT COUTEUX Un simple éternuement a valu à Thomas Kavanagh, de Toronto, une apparition en Cour de police et une accusation de conduite négligente de son auto.L’incident s’est ainsi produit.Kavanagh roulait sur le chemin du roi.Forcé tout à coup il’éternue'-, il perdit le contrôle de sa machine et alla en frapper une autre.Dans la collision, Mme George Neely qui se trouvait dans l’autre machine fut blessée grièvement.Kavanagh sera sentencié sous peu.Le pauvre! II avait éternué: “Dieu le bénisse!’’ n* ÿ BOULET DE CANON A Kingston, des cantonniers ont mis à jour un boulet de canon mie l’on croit avoir été tiré pendant la guerre de 1812.Il ne s’agit donc nas du coup de canon tiré par la Pr&je au sujet de sa propre euerre.électorale.Il ne faut pas confond-e.La Presse croyait, en vérité, tirer un gros boulet, alors qu'elle se le mettait aux pieds.ATTENTION! Des directeurs de funérailles, au nombre de 150, sonl réunis en congrès à Ottawa.Les vivants n’ont qu’à se bien tejnir! Ÿ Ÿ ¥ BALLONS Les ballons captivent depuis quelque temps toute l’attention publique.Depuis deux mois, c’étaient des ballons électoraux qui viennent à peine de se dessouffler et que le public, par intérêt pour sa bourse, craint fort de voir se transformer en réalité.Ce ballon-!à était canadien.H vient de nous arriver d'Angleterre un autre ballon qui s’est emparé de l’intérêt du public et qui a monopolisé les colonnes des premières pages de tous les journaux.On ne pouvait pas photographier les ballons électoraux.Celui-là, on peut le photographier d’en l’air, d’en bas, de côté, de profil, dans son vol et amarré à Saint-Hubert.Mais il ne vaut pas le fameux ballon de la Presse.telle qu'établi par.CHAUVIN ES’?CHAUVE! mans et les préservera contre toute atteinte du tigre.Belle confiance!.LA SCIENCE' PROGRESSE La science a maintenant fait de tels progrèis qu’elle peut calculer le poids de la chaleur et de la lumière irradiées du soleil.Voici une poignée d’autres succès récents qui lui sont aussi dus.On a trouvé que de l’encre dans lequelle quelques gouttes d’une certaine solution sont placées, devient lumineuse sous l'effet de rayons ultra- olet.,.De nouveaux travaux ont fait découvrir que les régions arctiques ont déjà été des régions tempérées, mais non des régions de chaleur tropicale.Un savant autrichien vient de découvrir un appareil électrique qui permettra de constater les fraudes dans les peintures attribuées à de vieux maîtres.Le professeur Bridgman, de l’université Harvard, a produit de la glace “chaude" au moyen d’une pression portée à 29Ü.tonnes par pouce carré.Au Canada, le Dr Howard T.Barnes, a imaginé un appas-eil qui signalerait la présence de banquises sur une distance de 6 milles.Un vaisseau muni de deux ou trois de ces appareils pourrait voyager en sûreté contre Jes banquises, même à travers les plus épais brouillards.Enfin, .VL Eugène Lapierre, di recteur du Conservatoire National de musique, a inventé un nouvel instrument métronomique, le ryth-iruographe, qui rendra de précieux services dans ll’enseigneinent musical.Et puis.la science vient de nous faire voir le R -100.11 était temps, parce que noms ne croyions presque plus à l’existence de ce majestueux dirigeable.VRAIE TOUR DE BABEL Une modification des plans- de r“Empire State Building”, en cons-truction à New-York, lui donnera une hauteur de 102 étages au lieu de 84.et en outre une tour d’observation.Le bâtiment s’élèvera 1,248 pieds au-dessus du niveau de la 5ème ave-'nue, soit 200 pieds de plus que le plan original prévoyait, et seulement 72 pieds de moins qu’un quart de mille de hauteur.M.Al Smith, l’ex-gouverneur, qui dirige cette construction vient d’annoncer ces ajoutés.11 était necessaire de pourvoir un mât d’atterrissage et une station terminale de dirigeables où les passagers des lignes de transport transocéaniques de l’avenir pourront, on l’espère, emlbarqiier et débarquer au coeur de la viBe.UN AUTRE GROS OISEAU Le DO-X, hydraviop géant, » établi un nouveau record pour le nombre de passagers transportés, quand il a survolé le lac de Constance, avec 169 personnes.Il est actionné par 12 moteurs placés sur les ailes.L’aéropiane pèse 30,-000 livres et il a été construit pour porter 22 tonnes.Mais ü a réussi à décoller du lac de Constance en 65 secondes, sans aucun vent, et avec une charge totale de 105.821 livres.Cet hydroplane doit tenter prochainement de Survoler l’Atlantique par voie des Açores.* * * RECIT D’UN DUEL —Comment finit cette querelle?—Trois fois chacun ils ont tiré: Ne visant qu’à la cervelle.Les balles n’ont rien rencontré.¥ ¥ ¥ COQUILLES On a relevé dans une chronique de la Société des Gens de Lettres cette coquille de taille: “Le cinquième centenaire de la mort, à Lyon, de Jean Gerson, a qui l’on attribue 1TNVITATION de Jésus-Christ.” La mode est de jouer sur les noms.Ainsi on dira: demain.ROI ET PECHEUR Le roi d’Italie Victor-Emmanuel III est un passionné de la pèche à la ligne, mais il réussit médiocrement dans ce sport.Un jour, il avait été à la pèche et revenait à pied au château, suivi d’un seul garde; il portait enfilés, trois pauvres petits poissons.Passe par là, avec un filet plein de belles truites, un paysan, qui regarde l’inconnu et lui dit d’un ton railleur: — Vous ne semblez pas vous connaître beaucoup à la pêche.A voir votre prise, on pourrait "vous prendre pour le roi! Victor-Emmanuel rougit à ce compliment à brûle-pourpoint et répond : — Pourquoi donc?— Oh! réplique le paysan, il se croit très fort, mais c’est un gringalet qui est bien plus fait pour être roi que pêcheur.•f» iff PHILOSOPHIE A une leçon de philosophie sur Descartes, un écolier semblait distrait: — Vous ne suivez pas, monsieur, fit le professeur.A quoi pensez-vous?— Puisque vous dites que je pense, Monsieur, c’est que je suis.Tf.RENSEIGNEMENT Un jeune homme timide se présente dans une maison de commerce dirigée par deux frères associés.Il entre dans le bureau de l’un, et, tout interdit: - Pardon, monsieur, balbutie-t-il, est-ce à vous ou à monsieur votre frère que j’ai l’honneur de parler?L’autre froidement: —C’est à mon frère, monsieur.¥ ¥ ¥ UN CHAPEAU SIMPLE Une dame, très comme il faut, entre chez une modiste pour acheter un chapeau.Aussitôt celle-ci d’étaler les coiffures les plus extravagantes: * Je voudrais, dit la cliente, quelque chose de plus simple, de moins tapageur.Alors, la modiste d’un ton sec et avec un sourire pincé: — Bon! je vois ce que veut madame: un chapeau pour sortir avec son mari! , # * * UN ECOSSAIS On demandait â un Ecossais ce qu’il tenait dans sa main.Il répondit: “Le râtelier de ma femme — elle mangeait entre les repas.” ^ ___ SIVEL Pour la valise du voyageur ou de la voyageuse L’AME DE LA FEMME, par Gina Lombroso (édition entièrement refondue et considérablement augmentée).Au comptoir et par la poste.90s.DIVERTISSEMENTS DEVANT L’ARCHE, par Henri Brémond.de l’Académie Française.(Pas d mettre entre toutes les mains).Au comptoir et par la poste, 75s.MOSCOU SANS VOILES, par Joseph Douillet, Au comptoir et par la poste, 75s.EVANGILE D’UNE GRAND’MERE, par Madame la Comtesse de Sé-gur (pour les enfants).Au comptoir et par la poste, 50s.LES ACTES DES APOTRES D’UNE GRAND’MERE, par Madame la Comtesse de Ségur (pour les enfants).Au comptoir et par la poste, 50s.UNE AME D’ENFANT, par Guy de Fontgailand (pour les enfants et les éducateurs).Au comptoir et par la poste, 15s.Service de Librairie du DEVOIR, 430 Notre-Dame est, Montréal.Un roman psychologique LEUR AME, le roman du jeune auteur canadien Jean-Chauveau Hurtubise, est un intéressant ouvrage de psychologie et de philosophie sociale.M.Jean-Chauveau Hurtubise est le petit-fils de l’honorable P.-J.-O.Chauveau, et il semble qu’il ait le talent de son grand-père.En vente au Service de librairie du Devoir, au prix de .75s.JARRY FRERES 4450 SAINT-DENIS Tel.BEIair 2442 6460 SAINT-LAURENT Tel.CRescent 3141 to ^1, Maurice Donnay : Le quartier De \ieu\ pan electoral qui exige i]0tjn Joseph Delteil: Morceaux Choisv.L’abbé Bremond : L’aigle de Pau.Louis Bertrand : Scorpion l’Africain.Abel Hermant: Le Platon de Service.Mtre Campincbi: Laehnud à que le vaincu promène le vainqueur dans une brouette par les rues de la ville, n’est rien si on le compare à celui qu’a fait M.François-X.Chauvin, vieux pilier Jibéra! du comté d'Essex-Est.M.Chauvin avait parié qu’il se couperait la barbe si son parti était 1 froid.vaincu.Cette barbe très décorati-j Cécile Sorel: La centenaire de ve et très caractéristique donnait à | l’Algérie.M.Chauvin une apparence impo-i Henry Bordeaux: Octave Ef-sante.M.Chauvin a tenu promesse [ fcuillé.et on Je rencontre maintenant, im- J Raymond Poincaré: Le Franc herbe, dans les mes de la ville-[du Collier, frontière.Ses amis ne le reconnais- ! Le Goffic: Don Chouan, sent plus! Pierre Taintinger: La suite à de C’est la rançon d'une gageure Mun.* électorale! I ¥ ¥ ¥ EN PAYS DE DIVORCE AUX ILES COOK La boisson exerce de véritables rayages parmi la population masculine de Pile d’Atiu.Pour triompher enfin de l’ivrognerie, les chefs on» eu l’excellente idée d’en confier officiellement la répression aux femmes.Celles-ci ont pris aussitôt leur rôle très au sérieux et font la police impitoyablement.Aussi bien sont-elles sûres que jamais un homme ne se permettra de les toucher, encore moins de les frapper.De fait aucun d’eux ne leur résiste, même quand l’une d'elle va, jusqu’à mettre le nez dans sa bouche pour sentir s’il a bu.Elles partent en patrouille de deux ou trois femmes et guettent les hommes qui se cachent dans les vallées pour s’y griser de jus d’orange.S'ils peuvent s'échapper, ils s’enfuient.Mais, s’ils sont pris, ils se rendent sans résistance et livrent même leur boisson, que les femmes versent à terre sans qu’ils protestent, UN TALISMAN Les Javanais ont une peur terrible -et justifiée — du Hgre, qu’ils appellent le "Gj^nd Seigneur”.Pour tout l’or di» inonde, ils ne s’aventureraient pas dans un cantor qu’ils regardent comme le territoire de chasse du grand fauve.Mais, si on leur donne à porter un pli officiel, ils traverseront sans crainte la forêt la plus épaisse.Le nKqpksajle dont ils sont porteurs est à leur yeux le plus sûr des talls- Dialogue entre deux femmes du monde: — Et votre divorce?— Ah! quant à notre divorce, je crains que tout ne doive sc passer dans l’intimité, en raison d’un deuil survenu dans la famille de mon mari.BON* VENDEUR La ménagère exaspérée: — Dites donc, existe-t-il un moyen de se débarrasser de vous autres, les colporteurs de brosses^ Le vendeur infatigable: — Ah! madame, voici justement l'article 1 Voyez ce remarquable modèle, emmanché d’un solide gourdin, que nous vendons la bagatelle de $1.98.Ofi 9f$ STYLE F.P1STOLAIRE Lettre d’un garçon boucher à ses parents: Mon cher per et ma chère mer.Faut que je vous annonce tout de suite une bonne nouvelle.Vous savez qui n’y a encore que quinze jours que je suis entré en apprentissage.Eh bien, mon patron est si content de moi qu’il a commencé ù me faire saigner hier et qu’il va me faire écorcher cet après-midi.A dimanche pour vous en dire plus long.Votre fils qui vous ème.Zidor BOUVET Poste-escrlpthomme.— Ni aurait rien d'étonnant qui me fasse tuer VENDEURS AUTORISES DES AUTOS FORD ¥ ¥ ¥ Toujours en vente: Chars Usagés EN PARFAIT ORDRE — CONDITIONS FACILES Chrysler 62—1928 Chrysler 70—1927 Chrysler 52 Chrysler 50 Tudor 1928-1929 Sedan de ville, 4 portes 1929 Nash coupé 1928 Routière 1928-1929 Chevrolet.Camion Ford 1928-1929 Camion 1 tonne Federal 1928 Camion 1 t.National 1925 Camion H tonne Dodge 6 cylindres 1928 Camion Vt tonne Ford 1929 Aussi quantité de modèles T.Ford.¥ ¥ ¥ Nous offrons ces chars à des prix excessivement bas.— Une visite à nos TERRAINS vous convaincra de nos aubaines.* * * TERRAIN: Angle Henri-julien et Mont-Royal.TERRAIN: Angle Beaubien et St-Laurent.LES NOUVEAUX VERRES “Tait-Favreau” Correcteurs et protecteurs de la vue Un examen de vos yeux par un de nos SPECIALISTES et une explication précise de ces merveilleux verres vous permettront de juger de leur qualité et exactitude.Ces verres sont faits exclusivement dans nos laboratoires TAIT-FAVREAU, Ltée SPECIALISTES Optométristes Opticiens Licenciés 265, Ste-Cath«rin« Est Tél.LAn.6703 m MT 1 Cloches d’églises Carlllona, cloche» neuves i»' et d’occMlon, de différents poids et prix.Bcrlre ou voir Z.-O.TOURANGEAU IMS, Boul.St-Joseph (EU) Appt e - 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Dans trois jours, ses oreilles recommenceraient de s’emplir de l’infernal bruit de la ville, au lieu d’écouter la chanson fascinante de la mer: son regard ne pourrait plus lire avidement l’âpre poésie de la nature gas-pésienne: il se heurterait de nouveau à T asphalte, aux affiches de cinémas, aux gratte-ciel; au lieu de humer délicieusement lair pur et salin, ses narines iTaspireraient plus que de la poussière noire.Finies les longues flâneries à la plage et les ascensions dans les montagnes: dans trois jours, elle aurait réintégré sa chaise dure dans le sombre bureau qu'elle occupe a Montréal, et cela pour cinquante longues semaines., .Mais Marthe essaya de réagir et elle eut vite fait de secouer cette tristesse, déprimante.A quoi bon se chagriner d’avance?Xe valait-il pas mieux jouir sans arrière-pensee de la dernière journée qu’il lui restait n nasser an milieu de ce décor merveilleux?Quand, une fois reinstallée à son travail, elle serait tentée dp se décourager, elle revivrait par la pensée chaque instant de son premier séjour en Gaspésie, a partir du soir où elle descendait à Perce et prenait le taxi qui devait fa conduire à sa maison de pension, située à sept milles de la gare.Elle éfa’t un peu dérue, ce soir-là.de ne nas apercevoir tout de suite le fameux rocher dont on lui avait tant parlé et, ayant fait part de son impatience an propriétaire de la voiture le bonhomme lui avait répondu en ang’ais, chauvin comme pas un- “Où est le rocher, Miss?nh; je ne 'veux pas vous le dire, vous le verrez bien mas-meme.C est une grande surprise.Tout ce que je peux vous dire, c est que c est une merveille, et à laquelle la main de l’homme n’a pas touche: c esf /e travail de la nature seulement.Ahl Miss, ce que vous voyez ici n est pas Percé.Attendez quelques minutes, et je vous assure que vous allez sauter (.you will jump)!” Ce Gaspésicn parlait de son pays avec une verve et un enthousiasme qui menaient l’eau a ta bouche.Mais Marthe ne voyait toujours que l'immense plaine liquide a droit;' et, à gauche, des montagnes, ht l’auto filait toujours sur la route accidentée où une rôle n'attendait pas l’autre.Marthe- sautait.mais ce n’était pas encore d’admiration.Voici enfin la dernière côte; d’un élan, la voiture en atteignit le sommet: 6 merveUle indescriptible! Le prestigieux rocher Percé, que le couchant plaquait d’or, surgit de la mer comme d’un liquide écrin et, en même temps, tout le village avec ses petites maisons à coiffes pointues.Marthe, comme suffoquée, ne bougeait pas plus qu'elle ne parlait et le bonhomme la regardait du coin de l’oeil, visiblement déçu de ce qu’elle ne criait pas son admiration., Ensuite, Marthe était allée de surprises en surprises, de joies en joies.Tous les jours, elle, était descendue à la plage, elle avait goûte sur ses lèvres le sel de l’air marin et s’était laissée rouler par la vague, grelottant sous sa caresse froide, elle se faisait ensuite brûler par le soleil en cherchant des agates, hile était allée un jour, avec son amie, voir la crevasse et avait gravi la Côte du Découragement, et elle s’était enivrée du parfum des pins et des fleurs de trefle.Elle aurait voulu monter encore, toujours.Marthe a l'amour des sommets, au sens propre et figuré; mm s il avait bien fallu redescendre meme avant d’avoir atteint le ha'lt,J,ufrrJ‘ ont Blanc, parce qu il se faisait tard.Oui Marthe commençait déjà de revivre tout cela et elfe se trouva bien ingrate et égoïste d avoir, tout à l’heure, donné sa premiere pensee au regret parce que le temps était déjà venu de la fin de ses vaoanxes."Pardonnez-moi, mon Dfeu, de ne pas vous avoir remercie d avoir créé toute ceite magnificence.V ous m'avez permis d’en jouir, duun" tant d’autres, oui vous servent bien plus fidèlement que moi, en sont privés.’’ Ainsi pria Marthe.Un gros nuage commençait de s’épancher.Marthe se leva brusque-ment, grimpa en courant J* J*** 1' monticule où se trouvait sa maison, et arriva à sa chambre, les mèche?brunes collées au uisage.Elle sortit son carnet de sa poche, les feuill h en étaient immaculés.us w rcs feront probablement longtemps en- core! JE ANSE UNE TOILETTE DE SOIR Vêture à Sherbrooke (De notre correspondant) Sherbrooke.8.— Mardi, le .août, avait lieu, dans la chapelle de la nouvelle maison-mère des Feu les Soeurs de la Sainte-Famille, une cérémonie de vêture et de profession religieuses.M.l’abbé L.-M.Lemay, aumônier de la communauté, officiait, assisté de M.l’abbé E.Bellehumeur, curé de Saint-Fortunat de \Volfe, et de M.l’abbé A.Fortin vicaire à Sherbrooke-Est.Le Reverend ^ j.-N.Dozois, prédicateur de la retraite, donna le sermon.Parmi les personnes présentés, on remarquait: M.le chanoine S.Gervais, curé de Weedon, M- >e chanoine J .-A.Bussiere curé de l’Immaculée-Conception, le R.lere V-A.Weber, S.M.supérieur au “Marist’s College” de Brookland, M.l’abbé A.Chassé, curé de Sainte-Jeanne d’Arc, M.l’abbe P.Pelletier, curé de Saint-Adalbert de 1 Islet, M.l’abbé JcA.Godbout, cure de Aa: ter ville, M.l’abbé .T .-F.Genest, cure de Sainte-Marguerite-M., de Magog, M.l'abbé J.-S.Cain, supérieur du séminaire, M.l’abbé R.l’abbé E.Rousseau, de 1 eveche, MM.les abbés H.-.J.Beaudry, F.-A.Gui mont, M.Couture.H.-E.Caron, J.-R.Côté, L.-P- Camirand, J.-A.Tremblav.J.-H.Dubuc.el le R.Fr.Sulpice.des RR.FF.Maristes.27 postulantes ont revetu 1 habit religieux: Sr Saint-Jean-Baptiste, Rose-Anna Collin, de Rimouski; Sr Saint-Clément de Rome, Anita Girard, de Saint-Fortunat de Wolfe; Sr Sainte-Agnès des Anges.Edvvina Corbin, de Fille.Maine; Sr Sainte-Sylvie, Yvonne Lainesse, de Victo-riavilie; Sr Saint-Roland, Claire Pineau, de Val-Brillant; Sr Marie-Blanche, Marie-Anne Gamache, de Saint-Pamphile; Sr Marie de la Providence, Simone Lacombe, de Saint-Thomas de Montmagny; Sr Saint-Antoine-Daniel, Rachel Lemay, de Warwick; Sr Saint-Sylvestre.Thérèse Desjardins, de Montréal; Sr Saint-Bernard de Rodez, Régina Comeau, de Meteghan, N.-E.; Sr Sainte-Germaine Cousin, Marie-Louise Viens, de Drummondvil-le; Sr Bernadette de Lourdes, Clara Saint-Onge, de Notre-Dame du Mt-Carmel de Kamouraska; Sr Saint-Gabriel-Lalemant, Béatrice Métayer, de Drummondville; Sr Sainte-Fran-coise-Romaine, Bernadette Blanchette, de Drummondville; Sr Ste-Callista, M.-Blanche Bouffard, de Lac Mégantir; Sr Saint-Joseph du Rédempteur, Gertrude Parent, de Bedford Mass.; Sr Saint-Jean de la Lande.Cécile Levasseur, de Lille, Maine; Sr Saint-Jean de Brébeuf, Bertha Heins, de Rimouski; Sr Marie-Stella.Fva Gareau, d’Alfred, Ont.; Sr Saint-Noël Chabanel, Irène Paquette, de Sainte-Angèle de Monnaie; Sr Saint-Félix de Valois, Emé- Quelques règles bien simples pour faciliter la dentition Surveillez bien l’alimentation de votre bébé au moment critique où il fait ses dents.Ne le suralimentez pas.Au contraire, mettez-le à la diète et voyez à ce que son estomac et ses intestins fonctionnent bien.Au premier symptôme de constipa-! tion, de gaz ou de mauvaise digev j tion, donnez-lui quelques gouttes de 1 Castoria.C’est uài remède inoffensif et agréable à prendre.Ces quelques conseils, si simples pourtant, ont fait que pour des millions de bébés—et de mères, par conséquent — l’époque de la dentition n’a rien de pénible ni d’épuisant.11 y a au delà de trente ans que le Castoria, devenu le vade-mecum de toutes' les mères, leur rend cet inestimable service de rendre paisible et réparateur le sommeil du plus agité des bébés.C’est un remède ex-| cîusivement végétal; vous pouvez donc en donner au bébé aussi sou-vent que ses cris ie réclamer:* Il agit tout comme l'huile de ricin, mais avec moûts de violence et plus d’efficacité.C'est pour votre protection que toutes les bouteilles de vrai Castoria portent l’autographe du Dr Chas H.Flecher.________________ g'' Robe™™"di~nuance pèche dont le seul ^"*m,e,ntline*t à la ceinture.A droite, la bourse est en broché petit fermoir en bijoux.Au-dessous, un escarpin du genre P .qui sera populaire cet automne.- journée qu’ils le sont une autre.Il est mieux, cependant, que l’enfant se couche à une heure régulière, car il s’habitue ainsi à dormir à la même heure chaque nuit, et si sa mère le laisse dormir jusqu’à ce qu’il s’éveille, il aura ainsi la quantité de sommeil dont il a besoin pour se maintenir en santé et pour atteindre son plein développement physique et moral.Pour questions au sujet de lo santé en générale, écrire à l’Association médicale canadienne, 184, rue Collège, Toronto.Une réponse personnelle sera envoyée par écrit.Au club Laurier DEUXIEME EXCURSION ANNUELLE DU CLUB LAURIER DES FEMMES DE MONTREAL INCORPORE.lia Cloutier, de Magog; Sr Sainte-Madeleine du Crucifix, Lucienne Dovon, de Saint-Joseph de Beauce; Sr Sainte-Céline, Bernadette Bol-duc, de Magog; Sr Marie-Alexis.Argentine Saucier, de Shawinigan; Sr Sainte-Donate, Irène Rondeau, de Pawtucket, - R.L; Sr Sainte-Marthe de Jésus, Julie Castonguay, de Saint-Adalbert de ITslet; Sr Ste-Julienne de l’Eucharistie, Laurette Benoît, de Shawinigan.Ont fait leur profession temporaire: Sr Saint-Aubin, Simone de Moras, de Lawrence, Mass.; Sr Ma-rie-Fidélis, Adrienne Bédard, de New Bedford; Sr St-Martial, Carmel Morin, de Sanford; Sr Sainte-Patricia, Elsie Morley, de Sanford; Sr Saint-Didace, Jeanne Rodrigue, de l’Islet; Sr Sainte-Georgette, Ma-,rie-Ange Marcotte, de Saint-Georges de Windsor; Sr Saint-Léon de Rome, Marie-Anne Guay, de Saint-Bernard de Dorchester; Sr Sainte-Félicité, Eva Blier, de Saint-Alexandre de Kamouraska; Sr Sainte-Clara, Berthe Michaud, de Kamouraska; Sr Saint-Pierre-Damien, Louise-Anna Dubé, de Rimouski.Ont fait leur profession perpétuelle: Sr Saint-Calixte, Flora Dupuis, de White’s Settlement, N.-B.; Sr Sainte-Camilla, Blanche Beau-lieu, de Saint-Rosaire d’Arthabas-ka; Sr Sainte-Zita des Anges, Evan* géline Leblanc, de Mernramcook, N.B.; Sr Marie des Vertus, Rosa Lainesse, de Warwick; Sr Saint-Sylvain.Almina Bariault, de Centre-Acadie, N.-B.; Sr Saint-Aurélien, Juliette Labrecque, de Bishop’s Crossing; Sr Sainte-Catherine de Gènes, Florine Leblanc, de Mem-ramcook, N.-B.; Sr Sainte-Thérèse de la Réparation.Léonide Ouellette, de Danville; Sr Sainte-Angèle de Foligno, Dorina Comeau.de Petite Aboujagane, N.-B.; Sr Saint-Léon le Grand, Maria Henry, de Bonaventu-re; Sr Sainte-Louise de Savoie, Berthe Dupuis, de Hull; Sr Saint-Thomas de Jésus, Anna Gaillardetz, de Saint-Wenceslas de Nicolet.MICHELLE LK^VORMÀND (Madame Léo-Pi f Desrosiers) : Autour de la Maison.(Illustrations de Madame Lionel de Bellefeullle).l/n des plus grands succès de librairie du Canada français, ce livre dont la troisième édition vient de paraître en est à son sixième mille.“Livre immortel, chef-d’oeuvre du terroir”, ainsi le qualifiait notre poète Albert Lozeau à sa parution.Rempli d’originalité, de talent, d’émotion, ce livre intéresse tous les âges.Au comptoir.fl.OO; franco.$1.05.Librairie de Devoir.Service d’hygierse de l’Âss.Médicale Canadienne LE SOMMEIL ET LE REPOS Le sommeil et le repos sont indispensables aux enfants.La raison pour laquelle bon nombre d enfants n’augmentent ni de poids ni de hauteur c’est qu’ils n’ont pas le repos dont ils ont besoin.De plus, ils manquent d’appétit et ils sont irritables.Le manque de repos est la cause la plus fréquente d’une nutrition défectueuse chez les enfants.L’enfant pré-scolaire est celui qui en souffre le plus.C’est l’âge le plus intéressant, et la mere Per met à l’enfant de rester debout pour souper avec le père.L’enfant trouve bons les jeux avec son père, mais il s’excite en prenant ses ébats, et lorsqu’il est mis au lit, il ne dort pas longtemps.L’enfant de deux ou trois ans doit se coucher avant l’heure du souper de la famille, et l’enfant de quatre ou cinq ans immédiatement après le souper, et on ne doit pas les laisser jouer avant de les mettre au lit.Nous n’avons pas besoin de nous inquiéter si l’enfant semble trop dormir.Jusqu’à six ans, l’enfant doit dormir pendant douze heures la nuit, et, de plus, prendre une petite sieste pendant une heure ou deux dans l’après-midi.On doit laisser dormir l’enfant le matin jusqu’à ce qu’il s’éveille naturelle ment.L’enfant qui a moins de six ans a plus besoin de se reposer que l’écolier, vu qu’il est très actif et qu’il passe par une période où son développement physique et menta* se fait très rapidement.On doit continuer la sieste pendant les années pré-scolaires.Si la chose est possible, l’enfant doit dormir; si non, il faut l’accoutumer à rester couché pour qu’il se repose.Il ne faut pas le gronder s’il ne vaut pas dormir.Nous devons nous rappeler que même l’enfant bien fatigué ne veut jamais l’admettre.Les parents semblent croire, si l’enfant dit qu’il ne s’endort pas, qu’il n’a pas besoin de se coucher.On a prouvé cependant que souvent les enfants dont le poids n’augmente pas, ou ceux qu’on appelle des enfants “nerveux”, ne veulent pas dire qu’ils sont fatigués.L’activité des enfants est variable, donc ils sont plus fatigués une SOUS LA PRESIDENCE DE MME ARTHUR FRENETTE Voyage au parc Otterburn dimanche le 24 août prochain, par convoi spécial du Canadien National.Départ de la gare Bonaven-ture à 10 heures a.m.(heure avancée); Retour à 8.30 hres p.m.L’excursion aura lieu beau temps ou mauvais temps.Le programme sera donné sous peu.Plusieurs comités ont commencé les activités d’organisations et tout promet un succès.Déjà de magnifiques prix ont été recueillis pour les concours de la journée.Prendront part à ce voyage Chorale, différents clubs qui se joindront à ce groupe d’excursionnistes.Pour plus de renseignement s’adresser à Mme Arthur Frénette, présidente, Cherrier.4006; Mme E.David, organisatrice, H Arbour, 7222.(Communiqué), Nos chansons populaires La Société Saint - Jean Bapiiste de Montréal poursuivant sa campagne de patriotisme activée encore avec l’avénement à la présidence de M.Guy Vanicr, vient de (aire imprimer à 100,000 exemplaires un joli petit fascicule de nos chansons populaires.Le président nous déclare que la Société Saint-Jean-Baptiste fera distribuer ce petit cahier dans toutes les écoles de Montréal.Comme on le sait, il y a à Montréal 200 écoles catholiques et canadiennes-françaises, et la population écolière est d’à peu prés cent mille.Ce petit recueil de quatorze pages contient douze de nos chansons les plus populaires: “Alouet-le”; à la claire fontaine; en roulant ma boule; à Saint-Malo; Mal-brough s’en va-t-en guerre; il était un petit navire; Marianne s’en va-t-au moulin; savez-vous planter des choux?; il a gagné ses épaulettes; le petit mousse noir; bonsoir; vive la canadienne, sans oublier “O Canada”.Depuis Cannée dernière, la So-ciélé Saint-Jean-Baptiste poursuit activement une campagne de patriotisme chez tes jeunes.On se -appelle le succès obtenu par les festivals des chants patriotiques au Parc.Lafontaine, auxquels assistaient des centaines d’enfants de toutes les parties de la ville.Voulant atteindre tous les enfants, la Société a fait éditer un joli recueil de nos chansons populaires.C’est le commencement de toute une série.De format commode, le recueil porte en frontispice une jolie gravure représentant quatre e’Rants en train de s’abreuver A EATON JOE'S EATON CSm* DI MONTH CAi.une source limpide, dans les bois.Au reste, on lit cette inscription: “Abreuvons-nous à ia source jaillissante des chants de France et du Canada”.L’initiative de la Société Saint -Jean-Baptiste est digne d’être signalée.Les chansons étrangères, telles que celles inspirées par le jazz américain et les “blues” sont en train de s’infiltrer dans tous les foyers canadiens.La Société Saint-Jean - Baptiste a été la première à réagir avec vigueur en organisant la lutte contre cette infiltration étrangère.D’autre part, le Conseil National Canadien d’industrie Lailière vient de faire imprimer un pamphlet en couleur, intitulé “La Chanson du Lait’’.Ce livret est dédié aux enfants du Dominion.Les rimes et les gravures ont été préparées par Marjorie E.Douglass, du Conseil National d’industrie Laitière, et adaptés de l’anglais par C.E.Morturenx, du Ministère Fédéral de l’Agrirulture.Ce livre sera distribué gratuitement à tous les enfants.Pensées Le monde du mal est fort, mais Dieu le conduit; le monde du bien est faible, mais Dieu le soutient.Ls.VEUILLOT.L’homme se réhabilite par le rhamp de bataille, la femme par la maternité.Carmen SYLVA.Nous découvrons en nous-mêmes ce que les autres nous cachent, et nous reconnaissons dans les autres ce que nous nous cachons en nous-mêmes.„ VAUVENARGUES.Retraite fermée Une retraite fermée pour jeunes filles aura lieu du 29 août au 2 septembre, au Foyer Ste-Claire d’Assi-ce, 5045 rue St-Dominique, Montréal.Tél.BElair 8792.Les jeunes filles qui désirent y prendre part sont priées de se faire inscrire à l’avance.trOP fb PHILLIPS^ INOlO»*T’0*L -CD •TOM** MtAOAC«* Maintes deux heures après le» repas, souffrent d’indigestion, ainsi ou’ils désignent leur mal.Il l’agit d’un excès anormal d’acide.Remédiez-y à l’aide d’un alcali.Le meilleur moyen, rapide, inoffensif et efficace est le Lait de Magnésie Phillips, que les médecins considèrent depuis 50 ans comme le remède-type.Une cuillerée A thé dans de Veau neutralise plusieurs fois et instantanément son volume d’acide dans l’estomac.Les symptômes disparaissent en cinq minutes.d’ACIDE Von* ne recourrez jamais aux procédés violents quand vous connaîtrez la supériorité de celui-ci, (4 vous ne aouffrirez jamais d’excèa d’acide quand vous aurez éprouvé ce traitement facile.Assurez-vous que Ton vous daine le Lait de Magnésie Phillips authentique prescrit par les médecins depuis 50 nns pour remédier à l’excès d’acide.Cnaque bouteille contient un mode d’emploi complet A toutes les pharmacies.Feuilleton du “Devoir” LE VOEU DE ZABETH par PIERRE ALCIETTE 5 (Suitel Redoutant de son tempérament impulsif une brusque et désastreuse irruption dans le débat, la jeune fille s’efforce de ne plus entendre.Délaissant un instant son tricot, elle cherche à se distraire et concentre toute son attention sur un examen approfondi des lieux familiers.Ce salon, elle ne l’aime pas.Ses goûts vont aux couleurs claires, aux riantes peintures.Or, tout ici est sombre, sévère; les meubles de noyer recouverts de velours rouges, les portrait* d’aïeux qui surgissent, Uftir maussade, de leurs cadres noirs, le piano de palisym-i dre.Seule, une tapisserie que la lampe éclaire, ce soir, d’un rais de lumière blonde, jette dans la pièce austère une note de gaieté.On y voit des prés verts en bordure desquels court un ruisseau.Des bergères baignent dans l’eau leurs J pieds nus.Elisabeth regarde avidement ce 1 paisible tableau champêtre, tandis i que M.Larribat, qu’elle entend mal-i gré elle, menace des pires fléaux la France républicaine, i Pas plus que les meubles som-| bres, elle n’aime les pessimistes.| Quelque chose bouillonne en elle i à ces prophéties de mauvais augure.i — Tout cela, affirme à ce mo- ment M.Larribat, est de la faute des honnêtes gens.C’est triste à dire: le Français bien pensant, honnête homme, est désespérément inerte.Un exemple entre mille: J’entretenais M.le curé, l’autre jour, de toutes ces questions et lui demandais son avis.Savez-vous ce qu’il m’a répondu?— Je ne m’en doute pas.— Il m’a répondu (si èe n’avait été lui, je me serais fâché): “En ce temps de Noël, je préfère méditer l’Et in terra pax du Gloria que de me torturer l'esprit avec toutes ces choses.Elisabeth rit sous cape.L’amusante leçon! A l’inverse du notaire, qui se lamente, gesticule, s'agite dans le vide, l’abbé Berroua ne perd pas son temps en digressions inutiles.Il fait de son mieux pour conduire son petit peuple dans les “voies du Seigneur”.Il le rallie d'ailleurs assez facilement, en temps opportun, à ses désirs.— Semblable indifférence confina à la faiblesse, poursuit le notaire.11 y a des faiblesses que je n’hésiterais pas à qualifier de coupables., — L’abbé Berroua est un digne et saint homme, affirme Mme d'Ar-thou.— Oui, mais trop indulgent, répond vivement M.Larribat.Nous vivons à une époque où il faut savoir fustiger.Fustiger! Quel malicieux démon pousse tout à coup Elisabeth?Elle a lancé vers sa chienne étendue à ses pieds un imperceptible appel.Toujours aux aguets des volontés de sa maîtresse, l’intelligente bête s'est dressée.— Chasse-le, lui ordonne è voix basse la jeune fille, l’index tendu vers M.Larribat.Un bond.Arln-Arin est devant le notaire, au nez de qui elle aboie furieusement.Surpris et effrayé, M.Larribat est debout.— Ici, Artn-Arin! commande aussitôt Elisabeth.— Sale bête! bougonne le notaire en se rasseyant.Mme d’Arthou regarde tour à tour sa petite-fille et la chienne.Elles ont bien l’air de deux complices.Elisabeth penche vers Ariu-Arin un regard plein de malice.Consciente d’avoir fait son devoir, Arin-Arin, les lèvres relevées dans un amusant retroussis, montre toutes ses dents (ce qui est sa manière de rire) et quémande une caresse que sa maîtresse, d'ailleurs, ne lui refuse pas.— Ta chienne est décidément in-supportable, gronde Mme d’Arthou.Il va falloir, je crois, que je m’en débarrasse.Nous la donnerons à un métayer.A cette menace Elisabeth perd complètement possession d’elle-mème.Debout, le front plissé, le regard assombri, elle prononce rageuse: — Donner Arin-Arin.ça, jamais! Si elle s’en va, je partirai avec elle.Ce sera une solution.Comme cela, je ne m’ennuierai plus pendant des heures à tricoter ou à entendre débiter un tas de.Elle s’interrompt brusquement: — Un tas de quoi?demande Mme d’Arthou, courroucée.Ose le dire, petite fille ingrate et mal élevée.Non.Elisabeth ne dira rien.Suivie d'Arin-Arin, elle se sauve en courant vers la porte.Le vestibule, l’escalier noir.La voici dans sa chambre.Ecroulée sur un fauteuil, elle verse d’abon-1 dantes larmes, qu’Arin-Arin recueille tendrement au bout de sa langue ( tiède.Pourquoi pleure-f-elle?Redoute-t-elle que sa grand’nière mette à exécution sa terrible menace?Il s’agit bien de cela: Mme d’Arthou, quoique sévère, est bonne.Et puis, il y a si longtemps que pareille menace plane sur les jours paisibles d’Arin-Arin.Elisabeth pleure simplement sur la fragilité des résolutions humaines.TH Elisabeth est allée, dès le lendemain, conter sa mésaventure à l'abbé Berroua.Celui-ci n’a nullement été surpris.— Tant que nous portons ce corps fragile, mon enfant, c'est l’Imitation qui le dit, nous ne pouvons être sans péchés.Mais Dieu, dans sa miséricorde, lient surtout compte,' j’en suis certain, de notre bonne volonté.Continuez donc à faire effort sur vous-même.Il vous aidera à progresser dans le bien.Ces paroles ne satisfont pifs tout à fait la jeune fille, qui interroge: .Et le Bon Dieu exaucera ma prière, monsieur le curé?— Votre prière?, —- Oui.Vous ne vous rappelez pas?Le.raz de marée.L’abbé Berroua se souvient.Il sourit.— Le Bon Dieu récompense toujours les efforts que nous tentons pour Lui, dit-il.Je veux crqire qu’il vous rendra heureuse, ma petite Elisabeth.— Non, monsieur le curé, Za-both.Cela m’encourage.— Heureuse, Zabeth, selon vos désirs et le voeu de votre vieux pasteur.Réconfortée par ces bonnes paroles, Elisabeth d’Arthou a vaillamment repris sa tentative d’ascension dans les sentiers ardus de la soumission, du respect.Chaque soir, elle fait en conscience le bilan de ses victoires et de ses défaites.Parfois elle constate avec satisfaction qu’"ii y a progrès”.Sans sourciller, — le maudit châle étant expédié, — elle a reprisé du linge, ce jour-là, pendant deux heures d’horloge, auprès de sa grand’mère.Et elle s’est montrée envers M.Larribat d’une déférence dont le brave homme a dû être lui-même fort surpris.(A suivre) Ce Journal mt imprime au Mo 430 nia I ’otre-Dame Eat, S Montreal, psr 11X4- 1 RIMERIB POPÜLAIRR (à reepon»MHt» Imitée).OBO:a.vs d’aujourd’hui ont été divisés adis en petits Etats plus ou moins autonomes.Mais ce morcellement que notre esprit de particularisme a longtemps aggravé, tout en aidant à sauvegarder no* libertés locales, n’a Ci?inf empêché les populations de nos provinces d’obéir aux mêmes influences politiques, économiques et sociales, d’avoir des institutions analogues, et le même rythme dans leur dévelonpement.La Ner-vie, la Ménapie, l’Eburonie de l’antiquité, ce sont le Hainaut, les Filandres, le Brabant du Moyen-Age, et la facilité avec laquelle comme les facettes d’une même pierre taillée, ces provinces ont fait bloc à tdus les moments décisifs de notre existence, et notamment au XVle.siècle, puis à la fin du XVIIIe siècle contre Joseph II, puis en 1830, en 1848 en 1914, montre bien que leurs habitants sont d’un même esprit et d’une même volonté.On nous disait: “Votre pays est profondément varié”.Oui, mais ses productions sont complémentaires et forment un tout parfait.On nous disait: “Votre pays fut parfois dominé.” L’histoire répond: Les maîtres passent, et la race demeure.Et, d’ailleurs, tous nos maîtres ne furent point des étrangers, tant s’en faut, et bien peu furent des despotes.On nous disait: "Votre pays fut et est bilingue’'.L'histoire répond: Pas un peuple, en Europe, qui puisse se vanter d’être de race pure et de langue unique.La France, elle-même, a connu sa langue d'oïl et sa langue d’oc.La dualité des langues est, peut-être, une richesse.En tout cas, si la frontière linguistique qui divise notre pays de part en part, n’a guère changé, si nous parions, aujourd’hui, les deux langues que nous parlions 4ll y a dix siècles, et que nos princes du Moyen-Age employaient, sans qu’ils eussent pu dire, bien souvent, mieux que nous, s’ils étaient Wallons ou Flamands d’origine, n’est-ce point là une des conséquences de notre caractère national, respectueux des droits de chaque individu et de chaque canton?Pas d’unité géographique, pas d’unité politique, pas d’unité de langue.Soit.Mais communauté de vie sociale et religieuse, solidarité économique et morale, unité de besoins, d'intérêts, d’aspirations et d’épreuves, entre ces Belges dont le nom est plus ancien que celui de la plupart des nations d’Europe.Si l’on n’admet pas que la nation, en Belgique, a réellement préexisté à l’Etat, on ne peut rien comprendre au succès de notre Révolution de 1830, ni è l’essor que la Belgique a connu depuis cette date mémorable.Ÿ Qu’on fasse revivre, en un tableau d'ensemble, les grandes péripéties do notre histoire d’avant 11130, si émouvante et passionnée, où notre nationalité, survivant à in multiplicité des événements, à se* malheurs et è ses propres fautes, aurait pu, elle aussi, adopter la devise fameuse: Fluctuât nec mergitur.Cette nationalité s’affirme dans l’héroïque défense du sol contre la conquête romaine.Rlus tard, aux Jbeurcs de l’anémie impériale, elle accueillera, presque sans conflit, ces Francs qui s’attachent à notre sol, vite conquis à leur tour par la vigoureuse constitution de la propriété foncière, et dont les chefs d’armée vont devenir, à Tournay, puis au pays de Liège, les chefs des dynasties mérovingienne et carolingienne.Elle respirera plus largement, elle retrouvera ses lois et ses coutumes, tout au moins leurs principes et leur essence, dans les Capitulaires et les institutions de Charlemagne.Lorsque la féodalité s’établira chez elle, par la permanence, chez les individus, puis dans les familles, des fonctions instituées par les Carolingiens, notre nationalité paraîtra en sommeil.Cependant, c’est cette nationalité, — princes et peuples unis, — qui luttera contre l’autocratie impériale allemande, dont elle saluera le déclin, en 1288, à la bataille de Woeringen, puis contre l’absorption française, arrêtée, en 1302, par la journée des Eperons d’Or.Dans l’extraordinaire bouillonnement du Xlie siècle, le pays belge apparaît en quelque sorte, comme un “peuple conducteur”, épousant la pureté de l’idéal chrétien et chevaleresque et faisant de la Paix de Dieu la Paix du Comte.Il est parmi les premiers à se presser sur cette route du Saint-Sépulcre, qui devait être, suivant la prophétie d’Urbain II au Concile de Clermont, la voie du progrès.Il initie les autres nations à la vie politique, par ses chartes et ses constitutions communales qui traduisent le bel équilibre de toutes ses forces sociales.Tandis que ses cités se multiplient, que l’industrie du drap prospère au bassin de l’Escaut, et celle des métaux dans le bassin de la Meuse, que sa marine, capable de transporter en Orient des armées entières, échange les richesses de l’Occident, que ses routes de l’Est à l’Ouest s’encombrent d’un trafic dont l’illustre Jean 1er de Brabant lui assure la maîtrise, les cathédrales et les beffrois naissent de son sol comme des fleurs de pierre, parmi les vaillantes chansons des compagnons, matière et âmes exaltées au même diapason.Mais cette nationalité devait souffrir de sa propre exubérance.Si la journée des Eperons d’Or fut la journée héroïque de sa période communale, de quelles autres journées, — stériles et néfastes celles-là.— devait-elle être suivie! Au XlVe siècle, siècle d’orages, l’agitation est partout, l’autorité, nulle part.Le pouvoir devient la proie d’une oligarchie ou d’une démagogie qui en usent sans prudence et sans souci d’avenir, exagérant les faveurs commerciales, multipliant les privilèges économiques.En même temps que les grandes cités, dures aux petites villes, luttent entre elles, elles sont elles-mêmes le théâtre de collisions incessantes entre la bourgeoisie et les métiers, cependant que les campagnes sont sillonnées de pillards.Jacques Van Artevelde, “le sage homme” de Flandre, l’auteur du traité de 1339 qui renfermait en germe la confédération de toutes nos principautés, périt dans une émeute populaire.Epuisées par leurs dissensions et leurs excès, les communes voient leur particularisme mis à la raison par un Philippe le Bon.Celui-ci, eonditor Helgii, dira Jus-te-Lipse, réalise, non pas la confédération rêvée par Artevelde, mais l’union personnelle de nos Etats.C’est la période bourguignonne, é-tonnante de puissance, de prospérité et d’élégance.Les ducs créent les Etats Généraux el le Parlement de Matines.Comme les vainqueurs de Courtrai, ils empêchent l’absorption par la monarchie française.Mais, en même temps, leur règne marque la substitution, à nos constitutions d’esprit germanique, de la monarchie personnelle et latine.C’est malgré eux que l’égoïsme communal continue à contrarier notre progrès économique.Le port de l’Ecluse ensablé, Bruges songe, dès lors, mais en vain, à se créer une nouvelle voie maritime.Son énergie et sa bonne fortune l’ont abandonnée.Et lorsqu’elle fait appel pour son port, au nom de l’intérêt général, aux autres membres de la Flandre, Gand et Y près allèguent “qu’ils sont fondés sur métiers”, et les habitants du Franc répondent “que leurs terrains sont fondés sur labourage et nourrissent du bétail”.Mais l’autorité centrale voit plus clair.Elle nous donne un nouveau port: Anvers; une nouvelle capitale: Bruxelles.Charlea-Qulnt, dont l’impériale figure domine tout le XYIe siècle, fut, pour la Belgique, un souverain national.Les fautes du régime communal justifiaient le renforcement de l’autorité en ses mains fermes.Toutefois, comme van Praet l’a si bien défini, “il n’a point passé sur les institutions de nos provinces le niveau du despotisme.” Le pays est resté lui-même, l’aristocratie n’est point humiliée, ni le principe de la représentation nationale détruit.Jugé sans passion, il apparaît comme le continuateur, aux jours de la Renaissance et du césarisme, de l’oeuvre accomplie par nos premiers dynastes nationaux à une époque de liberté.Soutenu par nos finances, secondé par nos ministres, nos généraux, nos diplomates, il a, dans le sens de nos traditions, arrêté le flot de l'islamisme.enrayé le protestantisme, reconnu nos institutions essentielles.Son fils n’étnit pas de “chez nous”, et son ignorance de notre caractère national, — qui se manifesta, surtout, le jour où l’agitation d’une noblesse évincée se fit menaçante, — fut une des causes de cette tourmente tragique qui détruisit l’oeuvre de plusieurs siècles par la scission dos XVII provinces des Pays-Bas.La tourmente passée, la nationalité belge entre dans une longue phase de prostration politique, mais d’activité morale et artistique.Plus de ressort politique, mais des savants comme Ste-vin, Van Helmont, Bollandus, Jus-te-Lipse, des peintres comme Rubens, Van Dyck et Teniers.En dépit des sympathies que lui témoignèrent et lui inspirèrent Albert et Isabelle et le bon Charles de Lorraine, — bien que, sous ceux-ci, elle ait connu de beaux jours, — notre nationalité est condamnée, surtout au XVIIe siècle, à des guerres et à des invasions incessantes, victime des troupes étrangères, et même des soudards qui étaient censés la protéger.“Nous avions aux Pays-Bas, dit le feld-maréchal de Mérode, dix-huit misérables régiments d’infanterie et quatorze de cavalerie, qui, tous ensemble, ne faisaient pas six mille gueux ou voleurs.” Cette nationalité survivrait-elle à ces crises de langueur?Elle avait connu deux mécomptes bien graves: Charles le Téméraire n’avait laissé qu’une fille, Albert et Isabelle étaient morts sans héritier.On eût pu croire que le détestable Traité de la Barrière allait, comme la dalle d’un sépulcre, à jamais ensevelir cette Belgique que les Habsbourg étaient, désormais, prêts à troquer contre quelque autre domaine moins lointain.Mais la Révolution brabançonne fut une véritable réaction nationale.Réaction contre les envahissements multiples du gouvernement autrichien.Réaction contre l’oppression exercée sur nos croyances religieuses, au nom de la tolérance et de la philosophie, par cet étrange Joseph II, qui s’obstinait à nous trouver des maladies insoupçonnées.Telle, dans la comédie de Molière, Toinette démontrant à Ar-gan que sa jambe et son bras droit doivent être coupés, et que “c’est un mauvais signe quand le malade ne sent pas son mal.” Les représentations des Etats provinciaux valent à ceux-ci d’être cassés.Nos pères répondent par la fondation de ce Congrès national et de ces Etats-Belgiques-Unis de 1789-1790, qui rendent tangible à tous la patrie commune.Ce fut un admirable élan, bien que gâté ensuite par des maladresses et des fautes.La nationalité en sortit, avec le Congrès de la Haye, moins asservie qu’auparavant, mais pour un court moment.Vint la Révolution française, qui nous valut d’autres aspects, encore inédits, du despotisme.La Guerre des Paysans marqua une nouvelle protestation du sentiment commun.La formule imaginée par le Traité de Vienne était un très médiocre “mariage de raison”, et la politique de Guillaume 1er des Pays-Bas ne fit qu’en accentuer l’erreur.Et si la Révolution de 1830, d'une étonnante audace et d’un étonnant succès, nous a donné l’indépendance, ce fut non seulement parce qu’elle était justifiée par l’imposition arbitraire de la Loi fondamentale et par son exécution plus arbitraire encore; ce fut non seulement parce que les Puissances consentirent au fait accompli; ce fut non seulement parce qu’un souverain sage entre tous, — Léopold 1er, — consolida l’oeuvre encore chancelante, mais, surtout, parce que notre sève, dont tant de contradictions avaient pu refouler le flux sans jamais le tarir, exigeait enfin son plein épanouissement.•k ‘It it Cette permanence de la nationalité, se dégageant ainsi d’un drame plus que millénaire, au souffle de la critique historique, répond à notre vocation politique: servir de barrière aux impérialismes, d’où qu’ils viennent, et constituer le pivot nécessaire de l'équilibre européen.Eue se trouve aussi confirmée par la persistance de nos caractères particuliers.A chaque page de nos annales, l’historien retrouve, à défaut de ces sentiments de l’égalité formelle des citoyens et de la grandeur absolue de l’Etat qui s'affirment ailleurs, du moins un amour vivace de la liberté et le respect du droit individuel, qui s’opposent aux empiétements du pouvoir, favorisent l’autonomie locale et ne tolèrent point d’autres institutions que celles conformes aux goûts et aux traditions de la population.Ces traditions, le peuple belge y tient d’un attachement invincible H y persévère au point que nos cadres politiques, sociaux, judiciaires, administratifs, d’aujourd’hui conservent l’indélébile empreinte des institutions de jadis.Non seulement le principe du droit communal est demeuré chez nous plus vif que partout ailleurs, mais notre souveraineté constitutionnelle, née en 1831, rappelle, dans ses grandes lignes, certains principes de notre vie nationale la plus lointaine.Avant tout, le goût, la soif de la liberté.“Les libertés sont chair qui tient aux ongles des Belges”, érrivait le cardinal Grau-velle à Philippe II.Et Montalem-bert devait prendre un jour pour programme: “La liberté, comme en Belgique”.Le choix du souverain par la nation et la collaboration de celle-ci à la souveraineté se retcouvent dans le discours d’Ambiorix à César, comme dans les griefs des communes au roi de France, comme dans les récriminations des nobles sous Philippe II, comme dans les représentations des Etats sous Joseph II, comme dans les protestations de nos représentants à la Convention.L’idée du self-government n’a presque jamais cessé d’avoir une existence légale.Dans toutes nos provinces, se trouve la magistrature essentiellement belge de l’échevinat.Dès le Moyen-Age, la représentation du pays vote l’impôt et le contingent.A côté du contingent, à la disposition du prince pour de simples chevauchées ou des expéditions particulières, la milice, c’est-à-dire l’organisation en masse par sections ou quartiers, pour je ras oc nationale et dans les limite^ du pays, se perpétua au XIXe siècl*; dans notre garde civique, cotnmeN elle s’était réalisée, jadis, dans les serments, débris de nos anciennes gildes.Attaché à ses institutions civiles, notre peuple l’est, au moins autant, à ses convictions religieuses.Dès avant l’époque des croisades, le sentiment religieux est intense chez nous.“Il y était alors plus puissant, semble-t-il, écrit M.Henri Pi-renne, qu’en aucune partie de l’Europe.Il s’empare des âmes si complètement que, pendant tout le Moyen-Age, les populations des bassins de l’Escaut et de la Meuse ne cesseront plus de se distinguer par l’ardeur de leur foi et la sincérité de leur piété”.Les institutions monacales, si florissantes, en apparaissent comme un effet, plus encore que comme une cause.Les croisades, où nos soldats-pèlerins “furent vraiment et complètement, dit encore M.Pirenne, les soldats du Pape”, en furent déjà une ardente affirmation.De siècle en siècle, l'histoire nous dit la puissance de ce sentiment religieux.Ce sentiment est réfractaire au schisme et à l’hérêsie.1) suscite ces légions de religieux et de missionnaires que François-Xavier appelait~du fond de l’Inde: “Da mihi Belgas”.Il demeure manifeste dans la Révolution brabançonne et dans celle de 1830, comme dans notre histoire contemporaine.D’autres caractères nationaux, remis en lumière par l’histoire, font comprendre aussi tout ce qui nous relie aux anciens habitants de notre sol.Ne sont-ce point des fruits de notre terroir, cette preud’-homie belge, ce bon sens réfléchi, cette aptitude à s’organiser, à s’associer, dans le détail de la vie, dans les entreprises de l’industrie comme dans les oeuvres de la pensée; et cette bonhomie faite de goguenardise, de malice bon enfant, de l’amour des fêtes, du décor, — el aussi, pourquoi le cacher?de cette tendance à la goinfrerie qui faisait dire à Joseph II: “La Belgique est le cabaret de l’Europe”?Et partout, au cours des âges, la vaillance laborieuse, l’ardeur à la tache, le travail réfléchi, calme el opiniâtre.“Race d’accompüsseurs, [ésultee dit un critique français M.Charles Morice, de la constance dans 1 effort, et qui n’eut pas le temps d’apprendre à rêver, qui d abord et toujours, dut s'absorber dans les nécessités réalistes d’une existence menacée par le ciel, la mer et les hommes.Race qui n’eul guere de ressources que son propre courage, inépuisable comme le tré foneis meme du sol qu’elle habi Tous ces caractères s'exprimer! des investigations ou s’exerce d< plus en plus, la sollicitude atten u de "os avants et de nos cher chers.C est l’étude de son folklore si pittoresque; de sa littérature, en core trop peu connue, en dépit d« sa richesse au XHJe siècle et de sor rayonnement populaire au XVe siè cle, avec les chambres de rhétori que; de ses industries d’arûeuble nient, de vetement, de ferronnerie qui introduisirent l’art au foyer d< nos pères et en firent leur bon coin pagnon de chaque jour; de nos peintres, dont les glorieuses lignées se rattachant, l'une, plus intimiste aux frères Van Eyck l’autre, plu: decorative, à Pierre-Paul Rubens ont traduit, pour l’émerveililemen du monde, deux aspects de notn caractère national.Ainsi, grâce à l’étude du passé mais aussi et surtout, grâce à 1j grande épopée de la guerre, où noii! avons lufit/é, souffert et vainci pour notre patrimoine commun, nous avons appris à nous connaî tre, ce qui était tout le secret de la sagesse antique.Et, à mesure «ut nous avons appris à nous connaître s est formée, au-dessus de nos querelles intérieures, souvent trop ar dentes, avec le sentiment d< notre nationalité vingt fois séculai-re> — «ne conviction commune en sa force et sa beauté.Et s’il est vrai que La conscience de sol force la des- , tinée.n en sommes-nous pas mieux armés pour toutes les grandes entreprises qui nous sollicitent, et qui af firment, jusqu’au coeur de l’Afri que, l’expansion d’un pays qui n’a plus de petit que sa superficie?Emerson conte, en un de ses ouvrages, une saisissante parabole: Le charpentier, n’est-ce pas?s’il doit dégrossir une poutre, ‘ ne h place pas au-dessus de sa tête, mai.* sous ses pieds, et ainsi, à chaqm coup de hache qu’il donne, ce n’esl plus lui seul qui travaille.Ses forces musculaires sont insignifiantes Mais c’est la terre entière qui tra vaille avec lui.En se mettant dan* la position qu’il a prise, il appelk à son secours toute la force de 1s gravitation, et l’univers opprouvi et multiplie le moindre mouvemenl de ses muscles.” En travaillant, nous aussi, dam le sens de notre nature, c’esl-â-dirt de notre nationalité et de nos traditions, nous verrons chacun de no: efforts approuvé et multiplié pm tout le passé de notre race.Et ci passé, qui n’est une routine de morl que pour ceux qui prétendent co pier les choses caduques ou les per pétuer, nous en ferons ce qu’il doil être: un principe de vie.Tels sont les sentiments, telle1 sont les résolutions qui se mêlent à l’occasion de ce grand anniversaire, à la fierté que nous éprouvom en contemplant l’oeuvre accomplie pendant ce siècle de vie indé-pen dant-e, sous la clairvoyante direc Horn des trois rois qu’un destir providentiel a appelés à conduin nos destins.Ajouterai-je que, dé gagée par la grande guerre de cr statut de neutralité qui demcurail pour elle une dernière entrave, la Belgique de 1930 serait injuste el ingrate si elle n'affirmait, en un* Un thé vert “de luxe” pour un prix minime (VBRT) “Tout ftomJs dM plantations' SALADA gWSotiJAFOiry ¦ .gn(! FRANCO PA» LA PObTC rm .1 VACANCES ¦' I DANS LES - S K \ DANS LES ^ im Refilez damïEst cet élél.X-llsRez le Nouveau-Brunswick et ses verdoyants paysages ou la Nouvelle-Ecosse et ses sites historiques.Respirez les brises vivifiantes de ta mer.Tous les sports — golf, tennis, équitation, yachting.Visitez surtout le charmant pays d’Erangéllne, ai riche de souvenirs.A St.Andrew», “l'Algonquin1* —à Dlgby, le "New Pines'*.Communications commodes par chemins de fer Tour plus am phi rentalinemanta, nodrexter d: (Darefttix Billet*de Montrfel: 2D1 ouevt, rue St-J arque* ( H Arbour 4211 ) : édifice Dominion .Squ*r«."oue*t.rue 8te Catherine (M Arquette 6262) ; ou rijx cans* Wind •or.Plaee Viter, MU* Ü» PACIFIQUE CANADIEN £5^ âiSte^v fl; taries les plus ordinaires, 11 sait voir ce que les autres ne voient pas.Il profite de toute occasion, il n’est pas comme ces édiles des promenades publiques qui mettent souvent les bancs des terrasses tournant le dos à la montagne ou à la mer.Et ils font cela sans inconvénient, car les touristes, à leur tour, ne s’aperçoivent pas que le banc a été mis à l’envers.Regardons, regardons, ne nous lassons pas de contempler.3e GRAND PELERINAGE au SANCTUAIRE des SAINTS MARTYRS CANADIENS FORT STE-MAR1E, MIDLAND, ONTARIO Directeur spirituel: le R.P.Joseph Payne, S.J.Pèlerinage .^ w .$12.60 Pèlerinage avec excursion à Niagara et 1 C* 05 séjour à Toronto compris.^ ^ HJmXSïJ DEPART î Samedi soir le 23 août 1930, de la gare Windsor, à Montréal.LeGECUDE PIE X E>E LM.C.J.C.1985, rue Rachel Est, Montréal Tel.: AMhcrst 5748 Bureau ouvert tous tes jours de 9 h.30 a.m.h 10 h.p.m.î s le DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 9 AOUT 1930 VOLUME xxr — No 183 '] LES SYNDICATS PROVINCE DE QUÉBEC VILLE MONTRÉAL-NORD COMTÉ LAVAL ! Ville Montréal - Nord s Nom du propriétaire AVIS PUBLIC est, par le* présentes, donné par ART.-F «,HEVRIER, Secrétaire-Trésorier de la Ville Mon- 1 tréal-Nord, que les propriétés ci-dessus désignées seront vendues à l’enchère publique au bureau du Conseil, en \ The Montreal Island Investment Co.** « "TUAI l/M ICC 1 l’Hôtel de Ville de la Ville Montréal-Nord, jeudi, le (4) quatrième jour de septembre mil neuf cent trente (1930), V.A I nL/LI^UCD à (jo) dix heures de l’avant-midi (heure avancée), pour satisfaire au paiement des taxes municipales, spéciales, scolaires et autres, avec intérêt, mentionnés dans l’état ci-dessous, ainsi que des frais subséquemment encourus, à moins que ces taxes, intérêts et dépens ne soient payés avant la vente.AU CHANTIER MUNICIPAL La section des employés du chantier municipal du Syndicat catholique interprofessionnel aura mardi soir une assemolée très importante à la salle 2-3, édifice des Syndicats catholiques, 1231, rue Demontigny est.Le comité de la constitution donnera un nouveau rapport sur son travail.Il est annoncé officiellement que les employés du garage municipal formeront une section spéciale du Syndicat interprofessionnel, en attendant la formation d’un Syndicat proprement dit et autonome.Pour ces raisons, les employés du chantier municipal s’éliront à l’assemblée de mardi soir un bureau d’of-ficicrs temporaire.M.A.Charpentier, président du Syndicat catholique interprofessionnel, donnera rapport sur la réponse de l’exécutif municipal aux revendications déjà présentées par le Syndicat au cours d’une délégation qui s’est présentée, ces temps derniers, à l’hôtel de ville de Montréal.Les Syndicats catholiques ont reçu des promesses de la part des autorités municipales qui leur font espérer une amélioration prochaine pour les employés du chantier.Ce à quoi on tient le plus dans les circonstances, c’est le rétablissement d’une échelle de salaires de base pour chaque métier.Comme il a déjà été publiquement déclaré depuis 1921, on a établi jusqu’à 10 taux différents de salaires pour le même métier.Cette façon de procéder a été la ~ause d’un grand nombre d’injustices.Les employés toutefois reconnaissent que les hommes de très grande expérience, contremaîtres et assistants, ont droit à un meilleur traitement.Somme toute, ce que les employés désirent le plus, c’est la disparition d’un régime d’injustice qui existe depuis dix années, régime qui est favorisé par la possibilité de multiplier à l’infini les taux de salaires.Tous les employés du chantier sont priés d’assister à la réunion de mardi.Des décisions importantes seront prises après la présentation des rapports.Qu’on vienne en foule et qu’on se le dise.SYNDICAT DES BOULANGERS Ce soir, salle des syndicats catholiques, 1231, rue de Montigny est, assemblée importante du Syndicat ratholique des boulangers.On procédera à l’élection générale des officiers pour le prochain terme.Rapport sera donné des activités du mois.Cette assemblée étant la seule du mois d’aoùt, tous les membres doivent se faire un devoir pressant d’être présents.Le secrétaire-financier recevra aussi les contributions des membres.Qu’on vienne donc en foule.ASSEMBLEES SYNDICALES Lundi soir, auront lieu à l’édifice des syndicats catholiques les assemblées syndicales suivantes: Syndicat catholique des plombiers.Syndicat des pressiers de travaux de ville.Bureau exécutif général des cordonniers.Syndicat des journaliers.A Lachine, 15eme avenue, angle St-Louis, aura lieu l’assemblée du Conseil central des syndicats de l’endroit.IL Y A QUINZE ANS LE DEVOIR du lundi 9 août 1915 Sir Wilfria Laurier, ancien premier ministre, a été l’objet d’une enthousiaste manifestation dans sa ville natale.Saint - Lin des Lau-rentides.Dans son discours, le chef de l’opposition a réaffirmé son apmii au gouvernement en ce qui touche la participation à la guerre.A propos de la question ue conscription, sir Wilfrid a constaté que la conscription n’existe pas.* * * On mande de Berlin que les Russes, qui ont perdu Varsovie et Ivangorod ces jours derniers, sont en péril.* Ÿ * M.Honoré Gervais, ancien juge de la cour du Banc du Roi, est décédé il y a quelques heures.Pour assister au départ du R-100 Des milliers de personnes qui n’ont pas vu l’arrivée à St-Hubert du R-100 pourront assister, dimanche, à son départ pour Ottawa et une quantité de trains spéciaux à la disposition du public qui désirait se rendre à St-Hubert, a pris ses mesures pour transporter en fin de semaine tous ceux qui voudront se rendre à l’aéroport, déclare A.E.C.Elliott, agent général du service des voyageurs île la compagnie.Aujourd’hui et demain, des irains aussi fréquents que le nombre de voyageurs l’exigera partiront de la gare temporaire de la rue Guy, sans parler des trains réguliers qui partent de la gare Bona-venturr.Déjà le Canadien National a transporté pins de 50,000 personnes à St-Hubert pour voir le R-100.| _______ Les Mexicains aux Etats-Unis Washington, 6 — Le département d’Etat fait connaître que l’immigration des Mexicains aux Etats-Unis a été réduite à un tel point depuis seize mois qu’elle ne constitue plus un problème., Pendant les six premiers mois de 1930, 3,674 Mexicains ont immigré aux Etats-Unis, chiffre qui donnerait 7,348 pour un an contre une moyenne annuelle de 56,747 dans les cinq dernières années fiscales, Tirage au Croupe Pie X Les gagnants des trois billets de passage pour le 3e grand pèlerinage au Sanctuaire des Saints Martyrs •Canadiens sont les numéros suL vants: 3048,3367, 3897.Nom du propriétaire Cad.& Subd.Taxes et redevances municipales (chaque lot) Taxes * Scolaires (chaque lot) Intérêt (chaque lot) Montant dû — The Montreal Island Investment Co.30-36 29.17 8.22 3.41 40 80 — 31-31) ,, .30-37) 109.96 8 22 8.12 126.30 —, —— 31-112) — ¦ - 30-45) 78.61 6.96 6 43 92.00 „ T 31-113) ** - - 30-46) 66 73 9.30 5.57 81.60 - 31-123) 30-56) 62.81 6 96 5 23 75.00 — 30-77 P.13.31 3.72 1 37 18.40 * —— , - 30-88 28.80 4.08 2.32 35.20 — ¦ 30-93,95, * - ¦ 30-96, 99.100, ,, - 30-101 16 47 4.08 1 85 134.40 ¦ 30-104 15.71 4 08 1 81 21 60 T ¦_ 30-107 16.37 4 08 1 90 22.35 — , .30-112, 113 15.71 4.08 1.81 43 20 .30-115 14.77 3.72 1.71 20.20 —- - 30-116, 117 30-127.128 14 79 3.72 1.69 80 80 —• 30-129 14.77 3.72 1.71 20 20 — ¦ - 30-130.131, —• ., 30-132, 133, —— - 30-134, 135 14 79 3.72 1.69 121.20 —« .n 30-138 14.77 3.72 1.71 20 20 x -¦ 30-163/4/5 13 06 3.06 1.38 52.50 - 30-179 10.28 1.80 .86 13.00 30-180 10.26 1.86 .83 13.00 M , 30-181/2/3/4, , 30-185, 186 10.28 1.86 .86 78.00 —• 30-219, 220,1, — 30-222/3/4 7 93 1 20 .57 58.20 „ 30-225 7.91 1 20 .59 9.70 *— 30-226 7.93 1.20 .67 9.70 — 30-238/9, 240/1 7.55 1.20 .55 37.20 * - 30-255 à 262, , - 30-265 à 272, — 30-280 6.01 .84 .35 122 40 —» — 30-281 à 284 5.71 .66 .28 26 60 —— , — 30-301 4 95 .66 .26 5.87 «M , — 30-302/3 4.88 .66 .26 11.20 30-304 4.08 .66 26 5.00 —— , 31-61, 67/8/9 25.14 7.08 2.98 140 80 — 31-77, 78 60.15 7.56 4 99 145 40 : Pitt Real Estate —» 31-88 63.73 9.72 5.35 78.80 — 31-98, 99 35.63 6 48 3 19 90 60 — ¦ - 31-160/1 16.54 4 26 1 90 45.40 — ¦ - 31-172 18.75 4 86 2.09 25.70 — - 31-173/4 19.73 5 16 2.21 54 20 — - 31-180 à 185, 196 17.34 4 50 1.96 166 60 — 31-205 23.24 6.48 2.78 32.50 — * — 31-243/4/5 32 20 5.52 3.18 122.70 31-263 19 84 5.52 2 24 27 60 31-291/2 22.84 4.74 2.72 60.60 1 i- 31-303,304.311,312.315 & — r 316 28 22 3 96 3 02 211.20 — 31-328 A 329 19.75 5.16 2 19 54.20 — - 31-336, 343, 347, 348 A 349 28.19 3 96 3.05 176.00 The Montreal Isla 31-350 28.34 3.96 3.00 35.30 — , - 31-351 28.20 3.96 3.04 35.20 — „ ¦ 31-362.363, 373, 374, 377 A — 378 15.06 3.72 1.72 123 00 — .-I 31-385 15.66 3.72 1.72 21.10 — 31-386 à 388, 391 A 392, 395 A — 396, 399 à 403 13.06 3.06 1.38 210 00 — 31-423 à 427, 434 A 435 31.07 3.18 2.65 258 30 31-453 à 455, 463, 464, 465 A — 466 25.91 3 18 2.51 221.20 — .31-469 38 64 3 78 3 42 45 84 — _ 31-470 A 471 15.14 3.60 1.66 40.80 — 31-513 à 517, 525 A 526, 532 à 537 10.84 2.10 .96 180 70 — 31-538 31.45 2.10 3.25 36.80 — 31-542 à 545, 562 à 567, — 580 à 587, 590 A 591 22.77 1.98 1.75 530 00 — 31-609 à 618, 621 à 633 11 56 1.86 .83 327.75 — 31-647 à 650,655 9 21 1.20 .54 64.75 - — 31-666, 667, 668 8.83 1.20 .52 31.65 — — 31-682, 683.707 à 714, — 719 à 724 9.21 1 20 .54 175.20 — — 31-730 A 731 8 83 1.20 .52 21.10 —* — 31-739 A 743 9 23 1.32 .50 55.25 — — 31-750 à 753, 756 9.61 1.32 .52 57.25 — — 31-757 à 759 21.94 1.32 1.69 74.55 — — 31-778 à 782.791 à 795, 814, — 815, 829 à 834 7 41 .84 .40 155.70 Foucreau F ‘ 31-835, 837 8.83 1 20 .52 21.10 — — 31-838 à 844, 846 à 858 7 41 .84 .40 173.00 — — 31-880 à 889 8 01 1.20 .54 97.50 — — 31-898, 899 A 900 7 41 .84 .40 25.95 — — 31-901 8.83 1.20 .52 10.55 — — 31-925 à 927 6 41 .66 .33 22 20 — — 31-928 8.00 ,66 .34 9 00 — — 31-929 7.48 .90 .42 8 80 — — 31-931 6 41 .66 .33 7.40 — — 31-932 11.51 2.76 .93 15.20 — — 31-933 A 934.939 à 944, 946 A — 947, 964 à 968, 976 à 983 6.41 .66 .33 170 20 — — 31-984 7.10 .66 .34 8.10 — — 31-1012 6.41 .66 .33 7.40 — 31-1013 7.41 84 .40 8.65 — 38-865 25.57 9 24 3.49 38.30 — 38-871 68.91 8.16 5.88 82 95 — — 38-874 68.94 8.16 5 90 83.00 — 38-895 A 896 66 06 12.18 7.16 170.80 — — 38-898 60.62 8.94 5 84 75.40 — — 38-155 P.44 68 16 74 6.73 68.15 — — 38-928, 931 44 04 6.12 3.89 108.10 — — 38-932 44.66 6.12 3 87 54.65 — —> 38-936 31 44 7.08 3 83 42.35 — — 38-950 23.45 3 48 2 37 29.30 — —- 38-976 31.06 6.90 3.69 41.65 — — 38-977 31.03 6 90 3 67 41.60 — — 38-980 31.72 6 90 3.68 42.30 — — 38-981 42 95 5.88 4.47 53.30 —- — 38-982 39 74 4.98 4.18 48.90 — — 38-993 41.49 5.22 4.19 50.90 — 38-1024, 1025, 1028, 1029, — 1034 à 1038 25.33 4.68 2 89 230.30 — — 38-1043 29.92 7.14 4 04 41.10 — 38-1053 à 1056 26 34 4.98 2 43 135.00 — — 38-1085 à 1087, 1090 à 1092 38 46 4 20 4 04 280 20 — — 38-1093 A 1094 38 38 4 20 4 02 93 20 — 38-1108, 1109 22.28 3 60 2 52 56 80 — —- 38-1112 à 1114,1119 21.90 3 60 2 50 112 00 — — 38-1126 21 09 3 54 2 17 26 80 — — 38-1127 22.44 3 84 2 58 28 86 — — 38-1136 A 1138 23.34 4 02 2 69 90 15 — — 38-1139, 1142 à 1150 22.96 4 02 2 67 296 50 — 38-1151 A 1152 22.70 3 84 2 56 58.20 — — 38-1153 21.69 3 84 2 52 28 05 — — 38-1154 43.29 3 84 4 22 51.35 — — 38-1159 35-58 3 30 3.02 41.90 — — 38-ll«0 35.61 3.30 3 04 41.95 — — 38-1161 35 55 3.30 3 OO 41.85 —.— 38-1176 35.61 3.30 3 04 41.95 — 38-1177 35.55 3.30 3 00 41.85 — — 38-11S1 20 31 3.30 2 49 26 10 — — 38-1182 A 1183 19.44 3 12 2 34 49 80 — 38-1190 à 1197 19.44 2.76 2 20 195.20 — — 38-1202 11.04 2.70 1.65 15.35 — • 38-1203 à 1210 7 08 2 76 1 20 88 80 — — 38-1211 A 1212 6.66 2 58 1.21 20 90 — — 38 1226 à 1230 19.44 2 76 2 20 122 00 — — 38-1231 11.04 2 76 1.55 15.35 — — 38-1232 à 1234, 1237 à 1239 7.08 2 1 26 66 60 — — 38-1240 A 1241 6 66 2 58 1 21 20 90 — — 38-1242 19 41 3 12 2 37 24 90 — — 38 1243 A 1244 17.74 2.46 2 10 44 60 — — 38-1245 28.82 6.66 4.02 39.50 — 38-1246 18.66 2.64 2 20 23.50 — — 38-1247 33 66 9.S4 5.10 48 60 — — 38-1248 18 66 2 64 2 20 23.50 « — *— 38-1249 13 20 2 64 1 76 17,60 — 38-1250 à 1268 6 30 2 64 1 26 193.80 — — 38-1269 A 1270 5 86 2 46 1.18 19.00 — — 38-1271 7 16 3 00 1 44 11 60 — — 38-1272 5 56 2 28 1 00 8 90 — — 38-1273 5 86 2 28 l 16 9 30 — — 38-1274 A 1297 6 30 2.64 1 26 244 80 .38-1298 à 1300 5 88 2 46 1.18 28 50 — — 38-DIOl A 1302 4 96 1.92 92 15.60 * —.— 38-1303 A 1317 5 40 2 10 1 00 127 50 — — 38-1318 A 1326 5 10 1 92 .93 71 55 —* — 38-1327 A 1328 4 96 1 92 .92 1560 38-1329 5.2 40 1.18 9 50 — —• 38-1330 A 1331 4 40 1 92 .93 14.50 —• 38-1332, 1344 à 1333 5 (K) 2.10 1.OO 89.10 38-1357 4 ')6 1.02 .02 7.80 M» —• 88-1358 A 1359 3 80 1.56 .74 12 20 38-1360 à 1364, 1366 à 1370 4 40 1 74 .70 69 00 — «¦¦a 38-1301 A 1404 4 10 1 56 .74 89 60 .38-1405 A 1414 3 80 1 56 .74 61 OO 38-1484 A I48i 2 82 1 02 46 17.20 — 4.5-834, 836 33 69 7.98 4.03 - 91.40 «gB» 1 — 45-110 P.*.04 3.06 1.15 12.25 Cad.A Subd.Taxes et redevances municipales (chaque lot) 1 Taxes Scolaires (chaque lot) Intérêt (chaque lot) Montant dû 4,5-843 18.50 6 72 2 58 27.80 45-850, 851, 857, 858 48 93 7.98 5 29 248 80 4.5-861 45-862, 864, 867, 868, 870 à 875, 42.98 7.98 4.74 55 70 879 à 881, 884 à 886 45-888, 895 à 898, 903, 904, 18.24 7.20 2.96 454 40 910, 911 44 01 6 12 3 97 486 90 45-912 44 66 6 12 3 92 54.70 45-917 à 930 14.62 5.58 2 30 315 00 45-931 2: 45-949 A 959 24 49 • 5 58 3 03 33 10 14.52 5 58 2 30 246 40 45-960 ».24 42 5.58 3 10 33 10 45-961 29 02 6 86 4.22 40 10 45-962 à 965 iï 45-973 A 29 31 7.05 4 34 162 t0 42 05 6 27 5.48 53 80 45-988 43.72 6 54 5.44 5,5 70 45-1000 à 1009 26 88 6.06 4 06 370 00 45-1015 à 1023 26 52 6.07 4 01 329 40 45-1033 26.87 6 07 4 06 37 00 45-1050 à 1052 26.26 6.08 4.06 109 20 45-1053, 1054 25.06 5.78 4 06 69.80 45-1069, 1070, 1073 40.32 5 37 4.71 151.20 45-1074 42 43 5 97 4 71 53.00 45-1092 à 1106 23 30 4.84 3.58 475.50 45-1118 à 1121, 1128 à 1130 22.88 4 83 3 49 218.40 45-1142 38.53 5 10 4.37 48.00 45-1143 35.61 4 05 4 04 43 70 45-1159 à 1164 37.26 4 31 4 13 274.20 45-1168 22 02 4 32 3.26 29 60 45-1169 20 97 4.05 3 08 28.10 45-1170 41 97 4.06 4 67 50.70 45-1176 A 1188 8 04 3 45 1.81 172.90 45-1189 A 1190 7.55 3.24 1.60 24.80 46-1191 31.04 4 60 4.81 40.45 4.5-1192 A 1193 7 10 3 24 1.60 24.00 45-1197 à 1213 7.68 3.47 1.85 221.00 45-1214 A 1215 7.16 3 24 1.60 24.00 45-1216 A 1217 20.02 3.46 2.62 «2.00 45-1220 A 1225 7.66 3.46 1.88 78.00 46—1226 18.68 7.66 4.01 30.36 45-1227 A 1238 7.68 3.47 1.80 165.40 45-1239 A 1240 7.16 3.24 1.60 24.00 45-1241 6 00 2 54 1.36 9 90 4.5-1252 A 1265 6.50 2 76 1.44 149.80 45-1266 A 1267 45-1271 A 1281,1286.6.00 2.65 1.35 19.80 1290 A 1296 6 10 2.76 1.44 195.70 4»>-12$7 5.44 2.54 1.37 9.35 45-1298, 1304 A 1321 6.10 2.76 1.44 195.70 45-1322 A 1323 6.44 2.54 1.37 18.70 45—1335 6 24 2.25 1.21 8.70 45-1392 A 1393 4.86 2.23 1.19 16 60 45-1403 A 1404 ; - 4 86 2.24 1.15 16.50 45-1419 8.72 3 80 1 88 14.40 97-62 P.45.60 22 50 9 00 77.10 97-229 A 230 48 10 10.56 6.24 129.80 97-464 4.50 2.34 1.01 7.85 97-491 A 492 5 70 3.06 1.34 20 20 97-493 6.20 2.82 1.23 9 25 97-675 A 576 113-132) 5.90 2.94 1.01 * • 19.70 114-6) 20.80 10.92 «33 87.05 114-64 37 94 11.76 6 30 56 00 114-65 37.44 11 52 6 14 55 10 114-115 151.44 65 52 28.00 244 96 114-127 P.166.50 81 00 33 40 280.90 114-128 P.22.00 11.10 4 70 37.80 114-132 P.21 50 10 86 4.64 37.00 30-229/231 7 93 1 20 .57 29.10 31-319/321 22 3 96 2 72 104 70 31-371 15.04 3.72 1.74 20 50 31-905 7 41 .84 .40 8.65 31-906/909 6 41 .66 .33 29 60 38-879 97 63 18.96 10.21 126.80 38-880 80 94 15 36 9.50 105.80 38-923/927 44.04 6.12 4 69 274 25 38-994 41 52 5 22 4.41 51 15 38-1140 22.96 4 02 2.67 29 65 38-1141 22 93 4 02 2.65 29 60 38-1371 A 1382 4.40 1 74 .81 83.40 38-1383 4 40 1.74 .86 7 00 38-1384 3 80 1.56 .74 6 10 38-1385 3 80 1 62 .73 6 15 45-833 33.72 7 98 3.50 45.20 45-846 59.69 10 50 6 41 76 60 45-887 135.96 32 46 16 48 184 90 4.5-938 A 939 27.00 5.58 3 32 71 80 45-1078/1080 40.32 5 37 4.81 151.50 45-1081 60 32 15.56 8.47 84 35 45-1082 A 1083 38.51 ' 5.09 4.55 96.30 4.5-1165 52.41 10 32 7.27 70 00 45-1166 A 1167 22.47 4.32 2 66 58.90 38-1123 21 90 3 60 1.90 27 40 38-1124/5 21 39 3 60 1.91 53 80 31-495 14.26 3.42 1.52 19 20 45-1367 4.86 2 25 1.19 8.30 63-12 85.42 2 40 3 75 91.57 63-13 313.02 14 40 3 75 331 17 63-16 92.83 2 40 3 75 98 98 63-17 75 60 2 40 3 75 81.75 63-18 A 20 75.58 2 40 3.77 163 50 63-21 A 23 75.60 2.40 3.75 163 50 63-24 98.61 3 00 3 75 105 36 63-35 77 13 2.35 3 75 83.23 63-42 77.50 2.35 3.75 83 60 63-43 74.68 2.35 3.75 80 78 63-53 43.64 1 90 3 77 49 31 63-54 43.66 1 90 3.75 49 31 63-55 43.64 1 90 3.77 49 31 63-57 34 04 .70 3.75 38.49 63-58 32 26 .25 3.75 36 26 63-69 26 44 .25 3.75 30 44 63-60 25.86 .10 3.75 29.71 63-61 21.94 .10 3.77 25.81 63-62 21.96 .10 3 75 25.81 63-63 19 54 .10 3.77 23 41 63-64 19.56 .10 3.75 23 41 63-65 18.54 .10 3.77 22.41 63-66 18 56 .10 3.75 22.41 63-67 18.54 .10 3.77 22.41 63-70 18.78 .10 3.75 22.63 63-72 39.14 2.15 3.75 45.04 63-73 38.74 1.90 3.75 44.39 63-79 32.44 .45 3.77 36.66 63-80 32.46 .45 3.75 36.66 63-81 26.04 .25 3.77 30.06 63-82 26 06 .25 3.75 30 06 63-83 23.44 .10 3.77 27.31 63-84 23.46 .10 3.75 27.31 63-85 21.54 .10 3.77 25.41 63-86 21 66 JO 3.75 25.41 63-87 21 54 .10 3.77 25.41 63-88 21.56 .10 3.75 25 41 63-89 22.86 .15 3.75 26.76 63-90 18.88 .10 3.75 22.73 63-91 18 86 .10 3.77 22.73 63-93 31 02 .30 3.75 35 07 63-94 A 95 26 68 ,25 3.75 61 36 63-96 29 26 .25 3.75 33.26 63-97 29 24 .25 3.77 33.26 63-98 36.86 .70 3.75 41.31 63-99 41 64 .70 3.77 46 11 63-100 41 66 .70 3.75 46.11 63-101 41 64 .70 3 77 46.11 63-102 42 66 .95 3 75 47.36 63-103 42 64 • .95 3.77 47.36 63-104 42.66 95 3.75 47.36 63-105 42.64 .95 3.77 47.36 63-106 42 66 .95 3.75 47 36 63-107 42 64 .95 3.77 47 36 63-108 42.66 .95 3.75 47.36 63-109 42.64 .95 3.77 47 36 63-110 42.66 .95 3.75 47.36 63-111 42.64 95 3.77 47.36 63-112 42.66 .95 3 75 47.30 63-115 85.29 1 15 3 75 90 19 63-116/7 70 58 .95 3.75 150.56 63-119/20 25.18 .10 3.75 59.06 63-121 29 74 .15 3.73 .64 63-122 26.36 .25 3.75 30 36 63-123 26 34 .25 3 77 30 36 03-124 34.66 .70 3 75 39 11 63-125 34 64 .70 3 77 39 11 63-126 36 56 .70 3 75 41 01 63-127 36 54 .70 3 77 41 01 63-128 42 26 .95 3 75 46 9C 63-129 42.24 .95 3.77 46 96 63-130 42 26 .95 3.75 46 9f 63-131 42 24 .95 3.77 46.96 63-132 42 26 .95 3 7* 46 96 63-133 42 24 .95 3 77 46 96 63-134 42 26 .95 3.75 46.96 63-135 42 24 3.77 46.96 63-136 42 26 .95 3.75 46 96 63-137 42 24 .95 3.77 46,96 03-138 42 26 .95 3.75 46.96 63-139 42.24 .95 3.77 46 96 63-140 42 26 .95 3.75 40.96 63-142 70 58 95 3.75 75.28 63-143 82 97 1 15 3.75 87.87 63-148 50 48 .70 8.75 «4.93 63-149 50 46 .70 3.77 «4.93 63-150 58 68 1.70 3.75 64.13 63-151 60.46 .70 3.75 64.91 63-156 43.22 .70 3 74 47,firt 63-157 43.1» (Sutte à ta page 9) .70 8.78 47j£â ; -S i VOLUME XXI — N» 183 LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 9 AOUT 1930 y Automobilisme - Tourisme Des allées pour les piétons aux intersections des rues Une mesure de protection pour les piétons contre l’envahissement des automobilistes est adoptée et mise en pratique par le comité de la circulation — Trois autres améliorations que devrait considérer le comité de M.Weldon Faire observer les règlements existants Le comité de circulation a fait tracer, aux intersections des nies, des allées qui serviront à guider les piétons et à les protéger contre l’envahissement des automobilistes.(.est une sage mesure copiée sur Westmount dont notre ville tirera probablement grand avantage.# .L’échevin Weldon, président du comité de la circulation, est bien décidé à donner des ordres pour que les officiers de police préposés à la surveillance de la circulation se montrent fort sévères pour les automobilistes qui empiéteront, ne fût-ce que de quelques pouces, sur ce terrain réservé.Un malin, qui n’est pas automobiliste, est allé jusqu’à dire “qu’il sera défendu aux automobilistes, de par ce règlement, de frapper les piétons dans cette zone en temps prohibé”.Il nous fait plaisir de constater que le comité de la circulation a fini par adopter et mettre en pratique une mesure qui a du bon.Qu’il ne s’endorme pas sur ses lauriers, cependant.Il lui reste beaucoup à faire et si l’échevin Weldon croit avoir résolu le problème de la circulation avec quelques lignes blanches aux intersections, il pourrait s’apercevoir qu’il s’est trompé.Qu’a fait le comité de la circulation pour les boulevards à arrêt obligatoire reconnus excellents?Depuis plus d’un an, les autorités ont constaté l’excellence de ce système.Elles n’ont pu trouver le temps de rédiger un règlement qui oblige les automobilistes à arrêter.Présentement, ceux qui veulent bien arrêter le font et les autres passent comme si rien n’était.Il en résulte une confusion dangereuse pour la sécurité des piétons et des automobilistes.L’adoption d’un tel règlement n’est pas chose si difficile qu’il faille des années pour l’obtenir.Que fait le comité de circulation?Qu’a fait le comité de circulation pour faire observer par les voitures à traction animale et les camions les règlements déjà adoptés?Comme auparavant, les voitures et les camions ne se gênent pas pour obstruer les rues en stationnant n’importe où, quittes à retarder les automobiles ordinaires qui les suivent.Comme autrefois, on voit des voitures lourdement chargées prendre le beau milieu de la rue sans se solicier des autres.Le comité de la circulation a-t-il pris la peine d’étudier ce détail?Qu’a fait le comité de la circulation pour protéger les bicyclistes contre leur propre imprudence et pour les forcer, eux aussi, à observer les règlements ordinaires de la circulation?Les bécanes, comme autrefois, circulent comme elles l’entendent.Il n’y a pour elles ni règlemepts, ni rien du tout.Elles se fichent de tout le monde; personne ne peut les poursuivre, puisqu’elles ne portent pas de numéros.Le comité de la circulation n’aurait-il pas pu recommander de doter les bicyclettes de numéros tout comme les autres véhicules et de les forcer au respect des règlements de la circulation?Voilà trois mesures, aussi importantes que les lignes blanches aux intersections, qui pourraient contribuer à l’amélioration de la circulation.Quand le comité de M.Weldon s’en occupera-t-il?Jean-Louis DUSSAULT serrés qu'ils ne devront l’être quand le rodage naturel aura fait son office.Nous nous trouvons donc en présence d’un moteur monté dur, dureté qu’on sent parfaitement lorsqu’on essaie de le tourner à la manivelle.Quelles sont les répercussions de ce fait sur sa marche?La principale est la difficulté de graissage.On se rend compte en effet que, si les différentes pièces frottantes présentent à froid une certaine dureté, la chaleur ne fera que l’augmenter, et le “film” d’huile qui existe entre elles sera mis à une rude épr- 've.Encore, nour les têtes de bielles, qui sont graissées sous pression, le renouvellement incessant du lubrifiant pare, dans une certaine mesure, à tout accident.Mais le graissage des parois des cylindres n'est assuré que par les projections d’huile s’échappant des tètes de bieiles; or, lorsqu’elles sont montées serré, elles gardent jalousement toute leur huile pour elles.11 s’ensuit que, pendant cette période de rodage au cours de laquelle les cylindres devraient recevoir un graissage particulièrement abondant, ils sont plus ou moins mis au régime sec, pour lequel ils ne manifestent aucun enthousiasme.Ces quelques remarques font saisir tout le danger qu’il y aurait à pousser un moteur neuf, et même a lui demander autre chose qu’un travail léger.Le clergé et l’Association des hôteliers Un communiqué qui nous est transmis par l’Association des hô-telliers de campagne, dit que la campagne qu’elle a entreprise à travers la province pour l’amélioration des hôtels a reçu l’approbation du ciergé en général.L RADIO A l’heure avancée Tous les programmes sont à l’heure d’été La période de rodage Lorsqu’on rend livraison d’unt voiture neuve, il vous est en général recommandé de n’en user qu’avec délicatesse pendant une première période, dite “période de rodage’ et fixée à un millier de kilomètres La vitesse que le constructeur indique comme ne devant pas être dépassée est environ les deux tiers, parfois la moitié, de la vitesse maximum dont est capable la voilure.11 est évident que pareille prescription a de quoi surprendre l’amateur, qui achète une voilure pour pouvoir s’en servir tout de suite et sans restrictions.Elle est aussi fort gênante pour celui qui, ayant revu sa voiture, l’inaugure sur un parcours assez long, et se voit forcé de limiter volontairement sa vitesse durant les premières étapes.Il n’est donc pas inutile d’exposer les raisons de cette limitation et les dangers qu'il y a à l’enfreindre.Ÿ * # Les précaution* à prendre pendant la période de rodage concernent uniquement la bonne conservation du moteur, dont toute l’existence dépend de leur observation.Il est connu qu’un moteur neuf est monté "serré’’ en ce qui concerne les paliers, le têtes de bielles, les pistons et les segments, malgré l’extrême précision dans rétablissement des différentes pièces.Il y a lieu, en effet, de s’enten- de lu tête de bielle avec les bou-ons du chapeau et au goupillage ies écrous; le montage est défini-if.Mais il y a encore quelque cho-jfc à prévoir.Quelle que soit la décision apportée à l’ajustage, on le peut obtenir par ce moyen une LER.CONCERTS DE SAMEDI Fostes extérieurs WEÀF 8.00 p.m.Le CONCERT POP.—-(Octette de voix d’hommes; orches tre Sodero).— Ouverture (Les joyeuses commères de Windsor) de Nicolai; The Blind Ploughman, de Clark; Marche des petits soldats, de Pierné.The White Dawn is stealing, de Cadman; Caprice italien, de Tschaikowsky; Menuet de Stair; Carillon (L’Arlésicnne) de Bizet; Choeur des chameliers, de Franck; Musique de ballet, (Rosamonde) de Schubert; Venez à la foire, de Martin; Marche des toréadors (Carmen) de Bizet.f 9.30 p.m.The GENERAL ELECTRIC BAND.(Direction Arthur PRYOR) — Marche du cadi, de Val-verde; The Arms of America, March, de Pryor —- Allegro Moderato, de Sibelius; The Evolution cf Dixie, de Lake; Marche des nains, de Grieg;'Extraits (Mademoiselle Mo diste) de Herbert; Marche (Suite Algérienne) de Saint-Saëns.11.00 p.m.— Programme des SOEURS PONCE.—Cheer Up, de üreer; Extraits (Garrick Gaieties, de Ruby; King of Jazz.— Musique populaire.WJZ 7.30 p.m.PROGRAMME FUL-(Orcheslre Don Voorhees).aortée absolument parfaite.D’au-re part, cet ajustage est une opè-ation très coûteuse, qu’on essaie d effectuer le plus rapidement posable.comme toutes celles qui dépendent uniquement de l’habileté manuelle.Donc, au fur et à mesure que le moteur tournera, la surface du métal antifriction qui garnit les coussinets se tassera, se moulera sur celle du vilebrequin.En somme, la portée se perfectionnera d’elle-même pendant les premiers temps de service du moteur, jusqu’au moment où, le contact étant parfait, aucune modification ne se fera plus, en admettant toutefois que La surface ait été ilarge-menf calculée et qu’il n’y ait pas de -nendo.Formule antique d’un art où M.Bremond exceUe.Francis CLERC Revue dei Auteurs et des livret, mal 1930.Volume de 270 pages, format 5 x 7 1*2.En vente au Service de Ll-1 bralrie du Devoir, 430, rue Notre-| Dame e»t, Montréal, au prix de .7£ franco.— Missi li major., — Eh bien! Qu’est-ce qu’il y a*?— Bungo supplie Ji venir vite à Mutojimba.— Est-il donc malade?— Non, pas li.— Oui, alors?Sa femme?Un de scs gosses?— Non, Missié li major.Nogi.Li déraciner un arbre et li blessé.li pouvoir plus labourer! Bungo Malheureux! — Qui est-ce, Nogi?— Eléphant à li.— Un éléphant!.Et c’est au major de Knlenga qu’on s’adresse! Mais ton Bungo est maboul! Je ne soigne que les hommes, moi! File en vitesse que j’achève mon article sur la maladie du sommeil dans le Congo français, article qui révolutionnera le monde médical, quoique tu ne t’en doutes point! Ce dialogue se tenait, il y a six ¦ans déjà, entre votre serviteur et son ordonnance; j’étais alors jeune médecin colonial, frais émoulu de l’Ecole de Bordeaux, et l'on m’avait envoyé sur les rives du Lombaya pour soigner les officiers et les soldats d’un poste important, Alébi, un brave Sénégalais, se retira sans mot dire, ei je restai seul sous ma tente, la tète dans les mains, essayant de formuler clairement la conclusion de mon article que je voulais expédier à Paris par le prochain courrier.Mais toutes mes idées s’étaient envolées et je ne pouvais plus les rassembler.Je ne décolérais pas d’avoir été si bêtement troublé.Bien que mon amour-propre m’assurât que j’avais eu raison d’agir comme je l’avais fait, des souvenirs qui me revenaient en foule à l’esprit essayaient de me prouver le contraire.Ce Bungo, c’est vrai, avait toutes les audaces, mais il n’était pas sans mérites.Bon élève des Pères missionnaires qui lui avaient appris à travailler [a terre et l’avaient marié de bonne heure avec une jeune convertie de l’orphelinat des Soeurs Blanches, il était maintenant le plus habile de tous les défricheurs, et nul mieux que lui n’avait su utiliser la force et 1 intelligence de l’éJé-phant.Ce Nogi, cause de l’accident, je l’avais vu, quelque temps auparavant.déraciner de gros baobabs pour pratiquer des pistes à travers la foret vierge; ensuite, il avait appris à la bourer, et, sans doute, il y réussissait mieux que n’importe quel attelage de boeufs ou de buffles.mais cette blessure allait l’immobiliser., Pour Bungo, c’était la ruine! J’essayai de reprendre mon travail; je secouai mon stylo et j’écrivis trois mots; mais, je dus m’arrêter aussitôt; je n’étais plus du tout à la maladie du sommeil; mon esprit continuait de vagabonder! — Au fond, me disais-je, mettons-nous à la place de ce pauvre Bun-go: il est complètement désaxé! Mais pourquoi n’en voie-t-il pas | chercher le sorcier cpii est si expert pour soigner gens et béte-s?Vraiment, s'adresser à un médecin de l’armée coloniale pour panser un éléphant, c'est une idée peu banale et la seule excuse du bonhomme, c’est qu’il n'a pas bien le sentiment des valeurs, n’étant, en somme, qu’un vulgaire Anioto, descendant de ceux qui se couvraient de peaux de léopard pour perpétrer leurs crimes.Et je passai la main duus mes cheveux en jetant un regard satisfait ver* une petite glace, suspendue en face de ma table pliante.A ce moment, la porte de ma tente se souleva de nouveau, et Alébi reparut : — Comment?Toi?.encore?.lui dis-je.— Oui, Missif li major; li messa; ger Bungo pas vouloir partir! Li vouloir emmener vous! — Mais pourquoi ne s’adresse-l-il pas au sorcier?— Sorcier parti.Li avoir père malade.Pourquoi pensai-je alors à ma pauvre mère qui m'avait dit un jour; “Mon fils, lorsque lu souffrance l’appellera, n’hésite jamais à aller vers elle, et cela, sans te préoccuper de savoir si le patient est riche ou pauvre, puissant ou obscur." Nogi, il est vrai, n’était pas un homme, mais, par lui, le pauvre Bungo souffrait.Et puis, enfin, un éléphant n’est-il pa* un gratul personnage! Sur cette boutade, je saisis mon casque.Alébi avait tout de suite compris, il courut prévenir le messager obstiné, et, bientôt, il revint la figure épanouie.Je lui commandai: - Prépare ma boite de pansement, mu trousse, du erésyl et ma motocyclette.Quelques minutes plus tard, je fl» une entrée bruyante h Muto-Jimbn.Bungo m'arcueiillit avec force salutations et exclamations de reconnaissance, Aussitôt, je fus conduit près du bk'fcsé : un éléphant de vingt ans.l'Age où le dressage est encore facile.Il semblait affaissé, ses yeux étaient mi-clos.Son maître m’indiqua le pied malade.Il était énorme.La peau grise et rude était tendue sous une ei.flure significative.L’examen me montra une solution de continuité dans les tissus.Le coup avait été violent pour entamer ainsi profondément l’épais épiderme.Je lavai la plaie au erésyl; le patient se laissa faire sans broncher; à peine, de temps en temps, se permettait-il de faibles barrissements, bientôt apaisés par les paroles mystérieuses que lui murmurait le noir.J’appliquai alors un vaste bandage, et, pour récompenser l’animal de sa sagesse, je lui offris des bananes, et surtout des mangues, dont U était particulièrement friand.Il me remercia par des clignements d’yeux.Pendant toute une semaine je soignai ainsi Nogi.Et, vous ne le croiriez peut-être pas d’après le début de l’aventure, cela m’intéressa fort; j’éprouvai même de la sympathie pour cette grosse bête, si douce et si patiente.Bientôt, la plaie cicatrisée, l’en-flure disparue, le pied reprit ses 'dimensions normales.* Et, à la grande joie de Rungo, Nogi put être attelé à la charrue.Deux mois passèrent là-dessus, sans grands incidents, si ce n’est l’envoi à Paris de mon article sur la maladie du sommeil.Après une de ces terribles journées où le sol brûlant vous donne l’impression que vous marchez sur du ter rouge, je sentis le besoin de quitter ma tente où j’étouffais.A pas de flânerie, je gagnai les bords du Ix>baya, et, à l’ombre d’un baobab, je m’étendis imprudemment sur l’herbe en écoutant les derniers cris des pélicans, des cigognes et des perroquets regagnant leurs nids.Mes artères battaient sous le coup d’un accès de fièvre.Je fermai les yeux.Je fus tiré de cette torpeur par une sensation très désagréable: un grand bras nerveux m’enserrait et me soulevait de terre.Saisi, j’ouvris les yeux.J’étais suspendu dans l’espace, à l’extrémité d’une trompe d’éléphant 1 Vite, je reconnus Nogi.Comment se trouvait-il lè?Et que me voulait-il?Lentement, avec précaution comme si j’étais en porcelaine, il me déposa sur un rocher; je le vis alors se précipiter à l’endroit où j’étais étendu quelques minutes auparavant.Sous son large pied droit, celui-là même que j’avais pansé.11 écrasa dans les hautes herbes “un je ne sais quoi” que je ne pouvais voir.D’un air vainqueur, ü revint vers moi.Je sautai à terre et je in approchai du baobab.Je compris ailors le danger auquel j’avais échappé: un énorme serpent boa gisait sur le sol, horriblement mutilé; il n’eût fait qu’une bouchée de votre serviteur! Nogi semblait radieux, ses petits yeux intelligents me disaient: .— J’avais une dette à te payer, nous sommes quittes à présent.Des froissements d’herbes me forcèrent à me retourner : -Un second boa!.pensai-je.Je fus vite rassuré.Ce n’était que Bungo qui courait après l’évadé.11 allait lui administrer une sérieuse correction, lorsque je 1 arrêtai du geste; et.de mon mieux, en petit nègre, je plaidai la cause de mon sauveur.Le noir se laissa toucher.— Oui.me dit-il.li bon, li reconnaissant.pas battre li.Ce fut ainsi que J’eus la vie sauve pour n’avoir pas dédaigné de soigner un éléphant! Pauvre chère maman! Elle ne se doutait pas de tout ce qui pourrait sortir de son précieux conseil.( Le Men — comme le mal — n a-t-il pas des répercussions indéfi- Michel DOKLYS -Magasins fermés à 6 heures aujourd’hui samedi: eh.® Saints mdt Rnes Sainte-Catherine Saint-Amlré — Saint-Christophe — Demontigny —— PLateau 5151 TISSUS NOIRS POUR ROBES D*ECOLIERES I SERGE BOTANY Une serge toujours appréciée à cause de sa parfaite tissure pure laine.Cette serge est importée de France.Largeur: 38”.Prix ordinaire 1.89.Spécial, la •« ^ verge.A ¦•TÎ# SANTOY NOIR Ce tissu est rajé et pure laine.On l’emploie pour robes ou costumes de pensionnaires à cause de son parfait noir jais.Largeur: 36”.Prix ord.1.00.Spécial, la ver-ge.aO%J HENRIETTA Etoffe très souple et résistante importée de FRANCE, Beau noir jais.Largeur: 38”.Prix ordinaire 1.89.Spécial, la ver-
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