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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1984-10-31, Collections de BAnQ.

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Le Devoir, mercredi 31 octobre 1984 Selon un document du Conseil des affaires sociales et de la famille, la santé est plus affaire de conditions socio-économiques que de pathologie CAROLE BEAULIEU Quinze ans après l’entrée en vigueur de la gratuité des soins, le Québec doit se tourner vers une approche plus « écologique » s’il veut améliorer l’état de santé des québécois.Dans un rapport de 200 pages qu’il rendait public hier, le Conseil des affaires sociales et de la famille (CASF) indique en effet que les grandes causes des maladies qui affectent aujourd’hui la « bonne santé » des Québécois ne sont pas des facteurs sur lesquels la médecine, seule, peut désormais avoir une incidence.« Il nous apparaît irréaliste d’affirmer que l’état de santé de la population s’améliore, du seul fait que la durée de vie s’allonge, sans tenir compte de l’augmentation des maladies chroniques et de leurs conséquences invalidantes sur une population qui vit de plus en plus longtemps», déclare la présidente du CASF, Mme Madeleine Blanchet.Selon les auteurs du rapport Ob- jectif: santé, la politique de santé du Québec ne doit plus seulement viser à prolonger la vie d’un individu.Elle doit tenter « d’améliorer son autonomie et d’assurer son fonctionnement dans son milieu naturel».Pour répondre à ces nouveaux défis de santé, le comité d’étude propose un nouveau concept de santé basé sur « la capacité de l’individu à fonctionner dans son environnement naturel • et fixe une dizaine d’objectifs à atteindre au cours des prochaines années.L’amélioration de l’autonomie des personnes âgées, la réduction des problèmes de santé mentale — particulièrement chez les jeunes de 15-24 ans — la réduction du nombre de grossesses non désirées chez les adolescentes, la diminution des morts par accidents, la réduction de l’impact des cancers, ne sont que quelques uns d’entre eux.Plus des deux tiers de la trentaine de recommandations que le rapport fait à cet effet sont à caractère plus «social» que «médical».On y trouve entre autres l’assainissement des milieux de travail, l’accroissement des efforts de réadaptation des personnes âgées, un meilleur contrôle des substances toxiques et l’adoption d’un permis de conduire « ^duel », selon l’âge et le sexe.Selon le rapport Objectif: santé, les écarts de « bonne santé » entre les groupes sociaux ne font que s’accentuer, les défavorisés sont toujours enfermés dans un cercle vicieux pauvreté santé, les travailleurs des industries primaires souffrent toujours plus « d’usure précoce » que les cadres administratifs, bref l’amélioration de la santé est plus aujourd’hui affaire de conditions socioéconomiques que de pathologie.Le ministre des Affaires sociales, M.Camille Laurin, a qualifié la publication de ce rapport « d’événement majeur» pour le Québec.Il a déclaré que son ministère « épousait entièrement la philosophie » du rapport et déterminerait ses priorités en fonction de ses recommandations.Une équipe du mi- nistère se penche déjà sur la question et des démarches seront faites auprès d Berri -de Montigny aT-.Sainte c • SI Taschereau^ Curé-Poirier option 3 ; prolongement du métro et voie exclusive aux autobus Carrefour -de-Transports ^ Curé-Poirier Berri -de Montigny Carrefour-de-Transports ^ Berri -de Montigny option 4 : prolongement du métro et réseau de métro léger métro actuel option 5 : réseau de métro léger prolongement du métro autobus en voie réservée sur le pont Champlain autobus en voie exclusive sur i'estacade »•¦¦¦ métro iéger Les quatre options principales du plan Léonard vont du statu quo (option 1) au prolongement du métro souterrain à partir de la station Longueuil (options 3 et 4) et à l’établissement d’un réseau de métro de surface partiel (option 4) ou complet (option 5) qui relierait la Place Bonaventure à la station Berri-de-Montigny empruntant le tunnel déjà existant sous le Saint-Laurent.d’étude sur la promotion de la santé, formé il y a un peu plus d’un an par le CASF.Le comité regroupait non seulement des membres du CASF mais également des représentants du monde universitaire, médical, gouvernemental, syndical et patronal Le rapport est di^nible chez l’Éditeur officiel du Québec.Mesures de santé (C.B.)Avantages fiscaux aux entreprises qui assainiront leur milieu de travail hausse des prix du tabac et interdiction de fumer dans les lieux pubUcs, soutien financier aux familles s’occupant de personnes âgées en autonomie réduite, permis de conduire graduel selon l’âge et le sexe, tels sont quelques unes des mesures concrètes recommandées par le Conseil des affaires sociales et de la famille (CASF) pour amé-üorer l’état de santé des Québécois.Dans un rapport qu’il rendait public hier, le CASF fait le bilan des principaux problèmes dç santé des Québécois et suggère une trentaine ' de moyens à privilégier pour améliorer leur état de santé.Ces moyens découlent directement de dix objectifs de promotion de la santé que le Conseil priorise pour les années à venir.Ces objectifs sont les suivants: ¦ diminuer le nombre de naissances présentant de graves anomalies ainsi que l’impact de ces anomaUes pour l’enfant et sa famille; ¦ favoriser le développement affectif et social des enfants âgés de 0 à 5 ans; ¦ diminuer les morts par accidents de la route chez les jeunes de 6 à 24 ans; ¦ réduire le nombre de grossesses non désirées et leur impact che^ le adolescents; ¦ diminuer l’incidence et la gravité des problèmes de santé mentale chez les jeunes de 15 à 24 ans; ¦ diminuer l’incidence, la gravité et l’impact des problèmes de santé physique et mentale en milieu de travail; ¦ diminuer l’incidence et l’impact des maladies cardio-vasculaires; ¦ diminuer l’incidence, la gravité et l’impact des maladies dusystème ostéo-articulaire (arthrite, rhumatisme, ostéréopose etc qui sont les premières causes de restrictions d’activités chez les Québécois); ¦ diminuer l’incidence et l’impact des cancers; ¦ favoriser l’autonomie des personnes âgées.Selon les auteurs de l’étude, les concepts d’incidence, de gravité et d’impact sont particuUèrement importants puisqu’ils font chacun appel à des ressources différentes.Si le système de soins peut intervenir pour réduire la gravité d’une maladie, c’est aux ressources de prévention qu’U incombe de réduire l’incidence et à tous les intervenants sociaux de travailler à réduire les impacts psychologiques, affectifs et matériels de la maladie.Pour le MAS, l’hôpital de Saint-Ferdinand a agi dans le meilleur intérêt des malades Le seul point d’accro( jar le maire Finet dans la“s< rçu rie de P' huit principes mis de l’avant par le ministre pour réaüser l’intégration tarifaire concerne le «redressement des tarifs» pour les résidents du Vieux-Longueuil.«Ça fait 70 ans que les gens de Longueuil paient les mêmes taux qu’à Montréal; ils sont d’ailleurs plus proches de ta Place Ville-Marie que ne le sont les gens de Rivière-des-Prairies.Il s’agit donc d’un droit acquis que les six autres municipalités de la Rive-Sud ont reconnu et il n’est pas question de toucher à ça», a ajouté le maire de Longueuil.Il demeure confiant que la proposition de la Rive-Sud a de fortes chances de dominer les discussions qui auront üeu avec les autres partenaires de l’intégration tarifaire.Laval et Montréal d’ici la fin de l’année.POUR OBTENIR DES CANDIDAT(E)S DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR 844-3361 RENÉE ROWAN Le ministère des Affaires sociales nie qu’un médiateur a été nommé par le ministère du Travail dans le dossier de l’hôpital psychiatrique Saint-Julien de Saint-Ferdinand, petit village de 1,500 habitants situe à quelque 25 km de Thet-ford Mines où 706 employés ont débrayé illégalement le 10 octobre dernier.« Il n’est pas question d’un médiateur au cours d’une grève illégale », affirme-t-on dans un communiqué émis hier par le cabinet du ministre Laurin.Le ministère répondait ainsi à une dépêche de la Presse canadienne à l’effet que le ministère du Travail venait de nommer M.Raymond Leboeuf à titre de conciüateur.Rappelons que les ar- rêts de travail illégaux ont débuté parce que le syndicat affiUé à la CSN a contesté la décision de l’hôpital de remplacer 12 préposés aux bénéficiaires par autant d’infirmières-auxiliaires.Il s’agit là d’employés plus qualifiés et par conséquent mieux rémunérés.Cette décision de l’hôpital, note la mise au point du MAS, s’inscrit dans une volonté d’accroître les quaüfications du personnel oeuvrant directement auprès des malades.C’est aussi pour cette raison, rap-pelle-t-on, que 11 postes d’éducateurs à mi-temps ont été créés pour mieux rejoindre les malades incapables de participer aux activités de groupe.« Tous ces changements, poursuit le MAS, se font dans le respect intégral des dispositions de la convention collec-tive des employés et n’entraînent aucune mise à pied.La sécurité d’emploi après deux ans de services dans un établissement est acquise pour tous les employés des affaires sociales.D’autre part, le directeur général de l’hôpital Saint-Julien, M.René Houle, affirme que la situation, dans son établis-sement,demeure « sous contrôle complet ».Les services aux malades sont assurés par les infirmières, les bénévoles.les médecins et les cadres oeuvrant déjà dans rétablissement auxquels sont venus s’ajouter quelque 150 nouveaux employés temporaires.Parmi ces derniers, on compte environ 50 professionnels de la santé (infirmiers, infirmières ücencié(es), auxUiaires, éducateurs et éducatrices.Au total, précise M.Houle, environ 300 personnes assurent maintenant les services à raison d’un quart et demi de travail par jour.Le directeur de l’établissement déplore que le président de la Fédération des affaires sociales (F AS) de la CSN, M.Yves Lessard, continue déduire la population elierreur en laissant cmre par ses propos que ce nouveau personnel est inapte à procurer de bons soins.« Tous sont très motivés et donnent un excellent rendement», affirme M.Houle qui tient à ras- surer la population et les familles des bénéficiaires sur la qualité et la quantité des services offerts même si la situation est toujours anormale et irrei^ère.Le programme d’em-baucne se poursuivra jusqu’au niveau nécessaire, ajoute-t-U, souhaitant toutefois que le personnel du centre hospitalier respecte les lois édictées par le Parlement et rentre au travail immédiatement.en librairie l’ETAT DU MONDE 1884 Un panorama complet, précis et accessible des grands événements économiques et politiques mondiaux de l’année écoulée.Caractéristiques des 167 États de la planète.42 cartes des communautés ethniques et culturelles.120 articles de fond, 80 bibliographies, 1442 adresses utiles (France, Canada, Belgique, Suisse).BorDalExpress NOVEMBRE ¦ ËLECTK)NmRnELLEB4 SalntJâaïues am À l’occasion de l’élection partielle qui aura lieu le 26 novembre prochain dans la circonscription électorale de Saint-Jacques, le Directeur général des élections du Québec rappelle que selon l’article 33 de la Loi régissant le finance- àtontB personne désireuse déposer sa candidature ••• ment des partis politiques: «Tout parti politique, toute association ou tout candidat indépendant qui désire solliciter ou recueillir des contributions ou effectuer des dépenses doit détenir ime autorisation du directeLiT général».Pour plna de rcnsalgnamanta, oomposas BAXB FHAXBi 1-800-468-4B78 (de 9h à ÜZh, du lundi au dimanche Inclusivement).parce QUvn¥t3ts:çacampÊe SS&nMti OBCBOnMP IL« OtrociBwr général déé eiecWene tfu Ouétoéc P*8rr8-P COlé C R 1636 6 Le Devoir, mercredi 31 octobre 1984 EN BREF.¦ Bébé Fae a mangé LOMA LINDA, Calif (AP) — Bébé Fae, la petite fille au coeur de babouin, était considérée hier comme sortie de la phase critique : elle a pu être alimentée et selon les médecins «elle se porte bien».Le nourisson, âgé de 18 jours, est le premier à survivre aussi longtemps après avoir reçu le coeur d’un animal.Quatre jours après son opération, elle a pu hier prendre le sein.«Je suis très heureux mais c’est un bonheur prudent», a toutefois déclaré le Dr David Hinshaw,, du Centre médical de l’Université de Loma Linda où bébé Fae est hospitalisée.¦ Claude la citrouille De nouveau cette année, la police de Laval met en place un dispositif extraordinaire de prévention et de surveillance pour la soirée de l’hallo-ween.Depuis quelques jours, déjà, avec le concours de Parents secours et l’unité d’urgence Montréal métropolitain, elle a sensibilisé le grand public et les écoliers aux règles de sécurité.L’opération, nommée Claude la citrouille, a reçu l’approbation de l’administration municipale bien que le maire de la ville n’ait pas jugé son appellation particulièrement judicieuse.Certains songent, pour l’an prochain, à la rebaptiser Ulysse la citrouille.¦ Carrière en expansion Kn revendant à une carrière un terrain acquis dans un échange, l’administration lavalloise, aux yeux de l’opposition, vient de prolonger la vie utile d’une carrière, au détriment de la qualité de vie et des efforts déployés depuis plusieurs années pour limiter ce genre d’exploitation dans l’île Jésus.Le terrain en question, situé boulevard Saint-Martin près du centre-ville, avait été acquis de la compagnie SOFIC en échange d’un terrain industriel.L’opposition soutenait que Laval venait d’acquérir un terrain invendable et inexploitable.Les entreprises Lagacé ont fait une offre d’achat récemment pour y exploiter, conformément au zonage, une carrière.«La qualité de la vie des citoyens, affirme M.Raymond Fortin, conseiller municipal, le souci écologique et environnementaL la vision d’un développement harmonieux et rationneL enfin le simple de bon sens exigent qu’aucune nouvelle exploitation de carrière ne soit permise au centre de la ville et que l’exploitation de celles existantes soit contrôlée et limitée si elle ne peut être discontinuée.¦ Tribunal du travail Pour le district de Montréal, le Tribunal du travail pourra compter désormais sur un nouveau juge; Me Louise Ménard qui, depuis son admission au Barreau, pratiquait le droit du travail pour une firme privée.La nomination, sur recommendation du ministre québécois de la Justice, a été approuvée par le Conseil des ministres.Ce tribunal est présidé par le juge Jean-Paul Geoffroy.¦ Dangers de l’amiante Un comité informel auquel participent syndicalistes, fonctionnaires, médecins, scientifiques et industriels existe depuis novembre 1982, en France, pour informer travailleurs et grand public sur les « dangers de l’amiante », sur le procédé du flocage notamment.Le comité a rendu récemment compte de ses travaux et publié deux brochures; L’amiante et votre santé, principalement destinée aux 7,500 travailleurs français de l’amiante, et L’amiante et la santé: ce que vous devez savoir et faire savoir portant sur le flocage, procédé utilisé dans le bâtiment et consistant à projeter de l’amiante sur les équipements de protection du feu.¦ Mme Sauvé en Saskatchewan REGINA (PC) — C’est par un froid mordant que le gouverneur général Mme Jeanne Sauvé est arrivée hier à l’Assemblée législative de Saskatchewan, où elle a été reçue par le premier ministre, M.Grant Devine, et sa femme, Chantel.Mme Sauvé a d’abord eu droit à une salve de 21 coups de canon.U ne garde d’honneur de 100 soldats et des centaines d’écoliers agitant des drapeaux ont également assisté à son arrivée.Mme Sauvé entamait hier sa première visite officielle dans sa province natale depuis sa nomination au poste de gouverneur général.¦ Achat au Québec (PC) — Les administrations publiques québécoises achètent de plus en plus au Québec et le réflexe d’achat chez-nous s’intégre lentement dans les attitudes d’un nombre croissant d’entrepreneurs du secteur privé.Mais des efforts restent à faire et la Commission permanente et interministérielle des achats du gouvernement a accueilli plus de 500 personnes de divers milieux socio-économiques de la région de Montréal, dans le cadre d’un colloque portant sur la politique ainsi que sur les pratiques d’achat des divers corps publics actifs au Québec.Sous le thème de «Faites-en votre profit», le colloque a exposé les possibilités nombreuses qu’offrent un marché de 89 milbards, constitué par les achats de biens et services effectués au Québec par l’ensemble des organismes pubUcs et parapubUcs.¦ Le procès Morgentaler TORONTO (PC) — La directrice médicale d’une clinique d’avortement du Minnesota a révélé, mardi, que le nombre des patientes canadiennes augmente sans cesse, à cause de la difficulté d’obtenir un avortement au Canada.Témoignant au procès du Dr Henry Morgentaler et de deux collègues, accusés de conspiration pour procurer un avortement, le Dr Jane Hodgson a précisé que la plupart de ses patientes canadiennes viennent du nord-ouest de l’Ontario.Le Women’s Health Centre de Duluth, a raconté la gynécologue, a été fondé en 1981.Cette année-là, 12 patientes canadiennes ont été admises.En 1982, a-t-elle poursuivi, il y en a eu 32.En 1983,60.Et jusqu’ici cette année, 59.Ces patientes s’étaient vu refuser un avortement par le comité thérapeutique de l’hôpital où eUes s’étaient adressées ou elles trouvaient la période d’attente trop longue pour leur admission à l’hôpital.Un autre témoin, le Dr Hughes Chasse, a déclaré qu’il pratiquait des avortements dans une cUnique de Hull, au Québec, et que 20 pour cent des patientes venaient d’Ottawa, en Ontario.il pourrait en recevoir plusieurs autres de l’Ontario, s’il ne devait pas donner la priorité aux Québécoises.C’est pourquoi il dirigeait alors ces Ontariennes vers une clinique de Montréal.Les deux autres inculpés, avec le Dr Morgentaler, sont les docteurs Robert Scott, de Ste-Anne-de-Prescott en Ontario, et LesUe Smoling, de Toronto.À défaut d’une enquête, les gouveraements commandent une étude sur Québec 84 LAURENT SOUMIS Il n’y aura pas d’enquête pubUque sur le déficit de $14.6 millions enregistré par la Corporation Québec 1534-19M lors des fetes de la voile, tenues à Québec, l’été dernier.Les trois principaux bailleurs de fonds de la corporation, les gouvernements fédéraX provincial et sujH'a-municipal ont préféré opter pour une étude d’évaluation sur la gestion administrative et financière de l’organisme.C’est le président de la Communauté urbaine de Québec, M.Michel Rivard qui a confirmé la nouvelle, hier, à la Presse canadienne.L’étude a été confié à une firme comptable de Québec, dont l’identité est encore inconnue.Les gouvernements d’Ottawa et de Québec se partageront 80 % de la facture de l’étude qui s’élèvera entre $ 40,000 et $ 60,000; la Communauté urbaine assumera la différence.L’entreprise mandatée devra émettre une opinion sur les politiques et procédures administratives et comi^bles mises de l’avant par la Corporation, examiner ses systèmes comptables et d’appropriation budgétaire, et fournir tout autre élément d’information susceptible de permettre une évaluation de la qualité de la gestion administrative et financière de la Coiporatioa Selon M.Rivard, la firme retenue n’est associée à aucune des parties impliquées dans le dossier, pas même avec l’un ou l’autre des deux gouvernements.Le rapport devra être remis à la CUQ dans 30 jours et cette dernière s’est engagée à en pubUer le contenu dans les jours suivants.Depuis la fin de l’été, de nombreux intervenants et représentants de corps intermédiaires de la région de Quebec avaient réclamé la tenue d’une enquête publique.Hier, en fin de journée, nul ne semblait disposé à commenter la tenue de cette « étude d’évaluation ».Lui-même administrateur de la corporation et ardent partisan d’une enquête « afin que soient identifiés les vrais réalisables », le maire de Québec, M.Jean Pelletier ne pouvait être rejoint au téléphone.Le président de la corporation, M.Richard Drouin, ne retournait aucun appel.On se souviendra qu’il s’était finalement rallié à l’idée d’une enquête estimant « qu’elle n’était pas nécessaire, mais blanchirait la réputation des administrateurs et ferait taire les rumeurs de dépenses farfelues ».Jusqu’à maintenanL les deux gouvernements supérieurs ont refusé d’éponger tout nouveau déficiL après avoir injecté chacun $3.5 millions en août.Dans la Vieille capitale, hier, les spéculations allaient bon train sur les chances qu’ils reviennent maintenant sur leur décision.Mais, pour l’heure, ce revirement semble encore peu probable.Il y a une quinzaine de jours, le ministre des Affaires culturelles du Québec, M.Clément Richard, avait affirmé; « Jamais, nous ne paierons ».Rejoint hier, à ses bureaux, le ministre nous a réaffirmé que « cette aide additionnelle pour permettre à la Corporation de faire ses devoirs ne peut être interprétée d’aucune façon comme un engagement de notre part d’éponger le nouveau déficit ».Fidèle à son habitude depuis son entrée au cabinet fédéral le ministre responsable du dossier, M.Michel Côte, s’illustrait, hier encore, par son silence.Le Conseil des services essentiels étudie le service ambulancier Embâcle Place du Québec Les Parisiens ne peuvent s’empêcher de jeter un regard étonné sur la sculpture intitulée Embâcle qui orne la Place du Québec.Embâcle esX l’oeuvre du sculpteur montréalais Charles Daudelin.C’est l’église Saint-Ger-main-des-Prés qu'on aperçoit en arrière-plan.(Photolaser AP) Le président de la SODICC parle d’exportation des spectacles québécois RUDY LE COURS QUÉBEC (PC) — La création d’une société mixte vouée à la production de spectacles québécois a l’étranger permettrait à un plus grand nombre d’artistes de se faire connaître à l’extérieur.C’est ce qu’a soutenu hier M.Pierre-A.Deschênes, président de la SODICC, la Société de développement des industries de la culture et des communications, devant la commission parlementaire de la Culture qui étudiait les crédits de l’organisme.“Ce que nous essayons plus particulièrement de faire, a expliqué M.Deschênes, c’est de créer une infrastructure permanente et universelle dans le sens que l’ensemble des artistes québécois pourraient y faire une demande et être aidés dans leur développement sur les marchés extérieurs.” Cette société de capital de risque réunirait un groupe die producteurs québécois et la SODICC: et financerait en tout ou en partie les tournées d’artistes québécois à l’étranger.Semblable tournée nécessite présentement une mise de fonds de quelque $250,000.Il faut compter trois ans ou même plus pour les récupérer.A l’heure actuelle, la SODICC mène quelques expériences avec des artistes dont le potentiel de réussite à l’étranger est jugé très bon.Ainsi, pour financer la percée de Jean Lapointe en France, la SODICC a acheté 50 p.c.du capital-action de $200,000 d’une société numérique chargée de la produire.Créée par Jean Lapointe et son producteur Jean-Claude L’Espérance, la société 2166-3430 Québec Inc.pourrait être rentabilisée après la prochaine tournée de l’artiste qui doit faire notamment l’Olympia de Paris au printemps.De par sa loi constitutive, la SODICC finance des entreprises et non des projets.La SODICC s’apprête à conclure un arrangement analogue avec un autre artiste dont elle ira pas voulu dévoiler le nom puisque rien n’est encore signé.La société à laquelle songe M.Deschênes serait constituée à même les dividendes que pourra réaliser la SODICC si ses quelques expériences pilotes comme celle avec Jean La-pointe réussissent.“Cela permettrait d’investir pour le développement de ce que i’appe-lerais les artistes de la relève ou d’autres artistes qui ont des difficultés financières à se présenter sur les marchés extérieurs”, croit M.Deschênes.Cette idée s’inscrit dans la nouvelle orientation que s’est donnée la SODICC dans son plan de développement à savoir devenir un catalyseur de développement et non une banque de risque.Assemblée de riATA (AFP) — La prochaine assemblée générale de l’IATA (Association du transport aérien international) aura lieu du 28 au 30 octobre 1985 à Hambourg f RFA), a-t-on annoncé hier à Montreal à l’issue de la 40e assemblée générale.Les compagnies aériennes, réunies lundi et hier à Montréal pour la 40e assemblée générale de l’association, qui regroupe 135 compagnies, ont désigné comme nouveau président annuel M.Heinz Ruhnau, président du conseil d’administration de la compagnie ouest-allemande Lufthansa.RENÉE ROWAN Le Conseil des services essentiels a convoqué en audience publique pour ce matin, 10 h, les associations syndicales membres du Regroupement des techniciens ambulanciers du Québec (RE-TAQ) dé même que les propriétaires d’ambulances sur le territoire de la région de Montréal métropolitain.Le but de cet exercice est d’examiner, en présence des parties, la situation qui prévaut dans le transport ambulancier à Montréal et à Laval.Même si aucun avis de grève n’a été expédié au Conseil des services essentiels, la plupart des syndicats impliqués en ont acquis le droit.Le Conseil estime qu’il est bien fondé d’intervenir si les activités syndicales constituent de fait une grève ou un ralentissement de travail tel que, même actuellement, des services qui devraient être considérés comme essentiels ne sont pas fournis.Plus tôt dans la journée d’hier, le Conseil de la santé et des services sociaux de la région de Montréal métropolitain (CSSSRMM) avait avise le Conseil des services essentiels de l’urgence d’être entendu en audience dans les plus brefs délais pour lui présenter un compte rendu exact de la situation actuelle.« Les moyens de pression exercés par la partie syndicale sont devenus inacceptables », affirme le CSSSRMM ajoutant que les services d’Urgences santé sont compromis.L’opération normale d’Urgences santé semble perturbée par divers actes de sabotage sur les véhicules ambulanciers et l’inexécution de divers procédures administratives.Rappelons que les associations syndicales membres du RETAQ de même que les propriétaires d’ambulance sont assujettis par décret du gouvernement du Québec au maintien des services essentiels durant une grève.Toute personne intéressée peut s’adresser au Conseil des services essentiels pour faire des représentations lors de l’audition publique de ce matin.Des spécialistes expriment des réserves sur le projet du MLCP de commercialiser le caribou CARTES D’AFFAIRES ASS()( Il s •\ss
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