Le devoir, 16 septembre 1930, mardi 16 septembre 1930
Volume XXI — Numéro 214 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA .S 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E -UNIS ET UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Directeur.HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, mar.16 septembre 1930 TROIS SOUS "TË NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : ., .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 51 Le Congrès des Médecins de langue française Où il se devra taire plus de besogne que de bruit Aujourd’hui s’ouvre à Montréal un congrès qui ne fera peut-être pas grand bruit, mais qui n’en devrait pas moins avoir une portée considérable.Il s’agit du Congrès des Médecins de Langue française de l’Amérique du Nord.Nous prévoyons qu’on en parlera beaucoup moins que de nombre d’autres, parce que ses travaux seront d’ordre presque exclusivement scientifique et que cela ne prête pas beaucoup au récit détaillé, sauf dans les revues spéciales.Mais l’intérêt de la réunion n’en subsiste pas moins, et il faut le signaler.Pour ce caractère scientifique d’abord.Il est remarquable que cinq ou six cents*médecins se réunissent de toutes les parties de l’Amérique du Nord pour entendre des communications, pour assister à des cliniques qui se rattachent à leurs études et à leur pratique courante.Cela témoigne d’un souci de perfectionnement qui fait honneur au corps médical; cela devrait assurer aussi à ce corps un nouvel élan vers le progrès.Dans ccs communications, dans ces cliniques, dans les échanges de vues qui les accompagneront nécessairement, les congressistes acquerront des informations nouvelles, le fruit des dernières recherches médicales, le résultat de telle ou telle experience pratiquée par un confrère et qui peut ouvrir des voies bienfaisantes.C’est déjà beaucoup.Mais il y a plus: le Congrès stimulera dans la profession le goût de la recherche, de l’observation, de l’étude.Il devra insuffler aux différentes sociétés médicales locales une vie nouvelle.Et cela lui promet un retentissement prolongé.Grand avantage pour le corps médical et pour les médecins pris individuellement; mais grand avantage aussi pour le pays tout entier.Car tout ce qui est acquis par le corps médical vaut pour la santé générale, pour l’amélioration de nos conditions de vie, pour la préservation, comme disent les économistes, de notre capital humain.Et cela suffirait seul à marquer l’importance du Congrès actuel.* * * Mais il faut noter un autre de ses traits.Ce Congrès n’est pas simplement un congrès médical; il est un congrès de médecins de langue française.Et c’est probablement l’une des causes de son succès depuis trente ans.La communauté de langue facilite la discussion, les échanges de vues.Elle attire sûrement beaucoup de congressistes qui ne se rendraient point en d’autres réunions où la langue d’usage ne serait pas celle qui leur est la plus familière.Par leur groupement, les médecins soulignent directement aussi l’importance du groupe français d’Amérique.Ils mettent en relief l'importance de nos hôpitaux et de nos maisons d'enseignement.Et cela comptera tôt ou tard dans l’opinion qu’on se fait de nous à l’étranger.« 3: x On a récemment annoncé que le prochain Congrès des Médecins de langue française aura lieu à Ottawa.C’est la première fois, croyons-nous, que pareille réunion se tiendra en dehors des limites de notre province.Du point de vue scientifique, le choix est sans doute justifié par plus d’une raison; du point de vue national, il y a bien des motifs aussi d’y applaudir.En allant à Ottawa, les congressistes, qui ont déjà fait place dans leur état-major à des représentants des groupes français extra-québécois, affirmeront de la plus éclatante façon qui soit que la race française n’est pas cantonnée dans la réserve de Québec et que la majorité québécoise entend traiter avec le respect qu’ils méritent les groupes qui vivent et travaillent en dehors de ses frontières.Elle apprendra peut-être aussi à les mieux connaître, et ceux-ci trouveront dans ce témoignage de sympathie un puissant motif d’encouragement.Ce sera profit pour tout le monde.Orner HEROUX L’actualité Les Américains à Haïti /I son retour d’Haïti.M.Elle Vé-zina racontait que les natifs du pays sont bons enfants en somme; mais qu'il faut, pour le savoir, tes comprendre.Le gouvernement américain avait eu le.grand tort de leur adresser des gens qui ne pointaient pénétrer leurs idées et s’adapter à leurs moeurs, jusqu’à ce qu'il sc décidât à envoyer sa commission de ministres plénipotentiaires dont faisait partie le secrétaire général de l’Union Saint-Jean-Baptistc d’Amérique.La commission avait été transportée sur un navire de guerre.Avant te débarquer, les commissaires avaient fait des frais de toilette.Ayant endossé la redingote et coiffé le tube, ils amient tout à fait l’air d’entrepreneurs de pompes funèbres.Ils n’avaient pas plutôt mis pied à terre qu’Hs s'aperçurent qu'ils pourraient très bien sortir du rôle que leur assignait leur accoutrement pour faire les frais principaux des funérailles, au lieu de prendre la tète du cortège ou d’en avoir la direction, comme on dit aujourd’hui, depuis que les croque-morts ont jugé plus noble et moins funèbre de se muer en “directeurs de funérailles’’.I*a foute s'était portée au quai, en •ffet, et ali-dessus des têtes chocolat, coiffées de madras ou de chapeaux fatigués, on pouvait tire d’aimables écriteaux: A bas les tyrans/ A mort les délégués! Le président de la délégation, qui avait de l’humonr, se tourne vers Vézina et lui dit: "Je crois qu’en votre qualité de.francophone, c'est vous qut pouvez mieux comprendre ces affiches et y répondre.Je vous avoue, quant à mot, que, si l'avais su le sort qui nous attendait, V n’aurais pas fait tant de frais de toilette.’’ Et il indiquait du doigt ta sueur qui perlait à son front.Ce n'était pas uniquement la peur qui la provoquait : le thermomètre marquait, à l’ombre, 90 degrés.Le ton comminatoire des affiches fut pour M.Vézina, si on nous per met un américanisme, une.inspiration.“Je crois, confessait-il, que je n’ai jamais été si éloquent de ma vie.’’ Puis, il corrigeait, car il a le sourire: "Je crois que si je.fus jamais éloquent durant ma vie, ce fut celte fois-là.D’ailleurs, la cause A défendre en valait la peine.J’expliquai brièvement à cette brave population le but de notre visite; mais je passai vite aux liens qui, personnellement.m'unissaient à l’âme haïtienne, liens puissants, qui jaillissent du plus profond du coeur humain : la foi et la langue." ¦En se sauvant lui-même, M.Vézi-na savait bien qu’il sauvait les autres délégués.Il est évident que l’ex-ministre plénipotentiaire dramatisait à plaisir et que, sous la protection des fusiliers américains, la vie de ses collègues et la sienne n'étaient pas en danger; mais ce qui lui tenait à coeur — et ce qu’il obtint, scs collègues lui en ont rendu de magnifiques témoignages—c'était le succès de la mission.Cette éloquence française ou franco-américaine — peut-être, insinuait M.Vézina, un peu parente à l’éloquence nègre — fit si forte impression que l’on porta en triomphe ceux que les affiches menaçaient de mort.La délégation s’employa dès Ion à comprendre les aspirations haïtiennes, à pénétrer fame des noirs, qui n’est pas si noire que le laissaient entendre les écriteaux.Ces souvenirs ont afflué à ma mémoire, en relisant des notes extraites de niluslration qux m'adresse mon excellent ami J.-F.P.Elles indiquent que les ingénieurs américains ont emboîté le pas aux plénipotentiaires, après le départ de ceux-ci, qu’ils essaient, à leur tour, de comprendre les nègres.Les ingénieurs américains sont secondés d’une manière pittores-«m© par la main-d’oeuvre indigène.Le paysan haïtien n’est pas plus indolent que les habitants d’autres régions tropicales; mais il ne travaille bien qu’en chantant; et l’on n’en tire un bon rendement qu’en adjoignant à chaque équipe des joueurs de tam-tam, coutume qu’illustre un de nos instantanés.“La scène se situe dans un district montagneux, près de Trou-Bonbon (remarquons en passant que nos colons du dix-huitième siècle choisirent des noms bien curieux aux villages qu’ils fondèrent dans l’intérieur de Saint-Domingue, tels: Marmelade ou Cochon-Gras).Cinq nègres en corvée manient laborieusement la pioche, et l’on peut remarquer qu’ils chantent à tue-tête.Or, leurs chants et mouvements sont réglés par un orchestre qui compte au moins quatre musiciens.Et les tam-tams absents ont été remplacés par des tubes de bambou que les instrumentistes frappent en cadence, de la lame de leurs machetes (sabres d’a-batis).“Certes, ce n’est pas là du taylorisme! Mais, en adoptant ce système, qui jure pourtant avec leurs conceptions habituelles, les ingénieurs américains ont fait preuve indubitablement de patience et de sagesse.” * * Ÿ N’est-ce pas d’ailleurs là tout le secret du gouvernement des peuples: comprendre ceux que l’on veuf diriger?A Ottawa, c’est ce oui a manqué à plus d'un politicien pour en faire un politique et c’est ce qui a cimenté, si longtemps, le bloc solide.Paul ANGER Bloc - notes Cette affirmation L’affirmation de M.Bennett, que les journaux en général ont tronqué les comptes rendus de sey discours électoraux a déplu même à ses amis qui sont dans les journaux.Ainsi, il y a peu d’heures, le Journal d’Ottawa, tout près de lui, a vertement relevé ses paroles et l’a taxé d’injustice.La Tribune, de Winnipeg, elle aussi feuille conservatrice, écrit: “Quant à ses discours, s’il peut citer un seul cas où l’un d’eux a été mal rapporté par des jowrnalistes, il y en a pour le moins une douzaine dont les comptes rendus valaient mieux que les discours mêmes”.Cela n’est pas tout à fait flatteur pour l’auteur de la critique.Le Globe, lui» est d’avis que “dans nul autre pays on ne rapporte avec autant de fidélité et de souci d’exactitude les discours politiques.Même en Angleterre, où il en coûte moins cher pour recueillir l’information, les journaux n’ont pas l’habitude de donner aux discours politiques autant d’espace que les quotidiens canadiens.Il y a de très rares exceptions, chez nous, à cette règle générale.Mais la condamnation en bloc, par M.Bennett, de la presse canadienne est un autre exemple éclatant de celte sorte d’assertions sans fondement que tout homme public qui les fait doit regretter, quand il les voit imprimées en noir sur blanc”.En fait, les quotidiens du pays rnt pris un soin particulier, pendant la dernière bataille électorale, de rapporter avec le plus de fidélité et d’exactitude possibles les discours des chefs, surtout de MM.Bennett et King, dont les paroles avaient le plus d’importance.L’attitude de M.Bennett à leur endroit démontre quel cas il a fait de leur attention à tout ce qu’il a dit.Il est vrai qu’ils n’ont pas encouru pour lui les frais que cela leur a occasionnés.Ils l’ont fait pour renseigner leurs lecteurs d’abord, et ensuite par esprit de justice, — témoignant ainsi qu’ils en ont une plus haute conception que celle du premier ministre.Son dossier?Un étranger qui vit au Canada depuis quelques années vient de reconnaître, dans une déposition S rise sous serment, avoir été mêlé une affaire de contrefaçon de monnaie, en Europe continentale, et aussi à uqe conspiration aux détails plus ou moins connus.Il n’em-pêohe qu’il a pu entrer au Canada, depuis ce temps, comme immigrant, sous la protection d’une société qui s’emploie à amener ici toutes sortes de gens et qui a de fortes influences, en hauts lieux.A-t-on pris connaissance du casier judiciaire de cet homme?Car il en a un, il l’a lui-même reconnu?Et dans ce cas, comment se fait-il que l’on ait passé outre à ce que l’on a pu y apprendre?Si l’on n’a pas tenu compte de ce que l’on savait, cela ne démontre-t-il pas la négligence de nos services d’immigrnlion, à ton! le moins leur manque de surveillance?De pareils faits expliquent comment l’on peut retracer chez nous la présence de quantités d’immigrants phis ou moins désirables, établis au Canada malgré tout et qu’il faudrait déporter le plus tôt possible?Horreur! D’après l’Association québécoise des éleveurs de lapins, des fournisseurs sans scrupule ont mis en vente, sur 'le marché montréalais, 7,00(1 livres de viande de chat, qu’ils ont donnée pour du lapin.Les amateurs de civets en auront un frisson de dégoût.Et la coupable dans toute l’affaire, ce serait une société fondée récemment pour faire le commerce de la chair de lapin; — on sait maintenant où elle se ravitaillait: dans les gouttières et les ruelles.Si cette révélation ne rrée-Tpas une crise chez les restaurateurs qui inscrivent du lapin sur leurs menus, c’est que la clientèle a le coeur bon, — ou qu’elle a trouvé succulent le civet de lapin de ruelles.Il y a des inspecteurs d’aliments, au service deia ville de Montréal.Faudrait-il croire qu’ils sont peu qualifiés au point d’avoir confondu chats et lapins, ou qu’ils ont fermé trop indulgemment les yeux sur la fraude commise au détriment du consommateur, — si souvent attrapé?Anciens ministres U y eut jadis, pendant quelques mois, sous le régime Laurier, une loi attribuant une pension aux anciens ministre» qui pouvaient justifier de leur manque de ressources suffisantes pour se protéger contre la gêne extrême.Votée aux Communes et au Sénat, elle fut rappelée à la session suivante, si nous ne faisons erreur, pour des raisons d’ordre electoral, à la suite de l’entrée dans le cabinet de M.Ayles-worth, qui l’avait dénoncée pour se faire élire.Le Journal d’Ottawa reprend l’idée.“Si l’on repasse la liste des ministres depuis une quinzaine d’années, l’on y trouve les noms d’une demi-douzaine d’hommes qui, ayant donné le meilleur d’eux-mêmes au service de l’Etat, sont aujourd’hui dans la gêne.L’élection du 2 juillet dernier a ajouté à cette liste de noms.Ce n’est pas reluisant pour la démocratie.Nous pensionnons nos fonctionnaires et nos magistrats; il n’y a pas de bonne raison de refuser le même traitement à des hommes qui, ayant fait de la vie publique active, ont servi fidèlement leur pays.Ou il faudra y venir, ou bien Ton devra bientôt verser à ceux qui sont ministres des traitements plus en rapport avec leurs devoirs et leurs responsabilités.Si l’on ne s’y résout, une chose, immanquablement, se produira: le gouvernement des pays .passera peu à peu aux mains de la ploutocraHe et seuls des hommes d’argent, plte ou moins pourvus d’intelligence, dirigeront les nations”, conclut le Journal.La loi votée par le ministère Laurier était loin d’être mauvaise; et ce n’est pas parce qu’elle était l’application d’un principe faux qu’on l’abrogea.L’on ne devrait pas être surpris de la voir ressusciter.Dans la vallée dû St-Maurice A la Tuque Nous repartons, ayant déjeuné, vers La Tuque.La route se conti-| nue aussi belle dans la délicate fraîcheur des bois chargés de rosée et de senteurs subtiles.Le midi.MM.Brown, propriétaires de la Brown Corporation nous reçoivent à dîner.Auparavant nous étions allés rendre visite à M.le curé Corbeil, missionnaire colonisateur qui vit naître La Tuque.La rude vie de prêtre colonisateur n’a fait que délier un esprit naturellement très vif, curieux de ! toutes choses et qu’une longue ex-j périence des hommes a rendu pé-, nétrant.Doué avec cela d’jjn véritable don de l’éloquence, fin causeur à la verve pétillante, d’une malice tempérée par une grande charité.M.le curé Corbeil nous a tenus sous le charme.Cet homme qui a les qualités susceptibles d’assurer les plus ! grands succès dans le monde, a .voulu, avant tout, être missionnaire 'et pasteur d’âmes.On nous racon-1 tait qu’un jour, il décida de cons-Itruire un hôpital.Les fonds n’étaient pas considérables et M.Brown lui offrit son concours.M.le curé ne dit ni oui ni non, mais le lendemain, monté sur une voiture, il s’en fut aux chantiers de la compagnie et chargea sa voiture de matériaux.II continua ainsi de jour en jour, jusqu'à la fin des travaux.Cela fait il s’en fut trouver M.Brown.Ce dernier aussitôt lui renouvela ses offres obligeantes pour aider à la construction de Phôpital.M.le curé Corbeil répondit en souriant qu'il serait fort heureux d’avoir une quittance pour les maté-I riaux employés; M.Brown la signa sur-le-champ avec un sourire.L’industrie du papier qui fait la richesse de La Tuque offre ce caractère particulier et aujourd’hui presque unique, d’une entreprise famaliale.La Brown Corporation appartient totalement à la famille Brown, de Portland: ce sont l‘s neveux des propriétaires qui dirigent les usines de La Tuque.Cette modalité de la finance est d’une belle supériorité.L’ouvrier n’a plus affaire à un organisme sans nom, sans conscience et le plus souvent sans coeur et sans entrailles; il est en relations quotidiennes avec 1» véritable patron qui connaît sa vie, ses besoins et aussi ses misères, un patron qui aussi a du coeur, ainsi que le prouve le récit émouvant fait par M.Corbeil, au banquet.Chaque année, raconte M.le curé Corbeil.la famille Brown se réunit à Portland où se trouve l’industrie centrale de la compagnie.Et les neveux, que les exigences des affaires de la compagnie obligent à rester toute l’année à l’étranger, viennent embrasser les vieux parents et revivre pour quelques jours la vie de famille.Or la grand'mère des MM.Brown de La Tuque, après avoir embrassé ses petits-enfants, songeait déjà à l’heure du retour, car mieux que les jeunes, les vieillards savent que les joies sont tôt finies.Elle pensait que l’heure élait prochaine où ja famille s’éparpillerait aussitôt pour une longue année, et que la Noël prochai- ne laisserait des places vides à la table.Et la bonne grand’maman disait: “Pourquoi ne pas incorporer l’entreprise en compagnie à actions?Nous pourrions toucher nos capitaux, les laisser profiter, et j nous pourrions vivre tous ici, tout I près les uns des autres.” Le propriétaire de la Brown se leva et d’une voix grave dit: “Dieu! nous a confié des biens, nous avons le devoir de les faire fructifier afin que les autres puissent en bénéficier.Car nous avons des ouvriers qui ont mis leur confiance en nous, à qui nous donnons le pain et l’aisance, et nous n’avons pas le droit de les abandonner.” Et la grand’maman, les fils, les petits-fils et les neveux approuvèrent.Les Brown se sont montrés à la hauteur de leur tâche.Ils paient leurs ouvriers, de dix à vingt sous plus cher que la plupart des autres compagnies, non par défaut de main-d’oeuvre, car ils sont là des centaines qui attendent la faveur d’entrer dans leurs usines, mais pour assurer du bien-être à leurs ouvriers.Et ces salaires plus élevés, ils les maintiennent, môme en temps de crise.La Brown Corporation est prospère malgré la crise dangereuse que traverse l’industrie du papier.C’est que les Brown n’en sont pas restés uniquement à l’industrie de la*pulpe et du papier à journal.Ils l'ont même délaissée pour se tourner vers la spécialisation.Actuellement, les usines fabriquent le papier-chiffon, c’est-à-dire les papiers de luxe et cela, avec la pâte ordinaire de bois de pulpe.Cette pâte, grâce à des patientes recherenes des laboratoires Brown, a pu être débarrassée des éléments dissolvants qui, laissés dans le papier à journal ordinaire, le détruisent si rapidement.Cette pâte, traitée spécialement et par des machines ultra-perfection-nées, sort blanche comme neige des rouleaux, et taillée en cartons, est empaquetée et vendue en Europe au prix de $150.la tonne, où elle servira à faire les papiers-toiles, les pa-1 piers de luxe.Ce papier est d’une telle qualité que le Bureau of Standards de Washington a déclaré que les échantillons soumis par les Browns sont aussi résistants, flexibles, et d’aussi bonne qualité que les meilleurs papiers fabriqués avec les chiffons.On y fait aussi les serviettes pour salles de toilettes, pour essuyage des mains.On fait la tuyauterie de carton, d’une résistance extraordinaire.Enfin on y fabrique avec la pulpe, du cuir artificiel de grande valeur.Comme le marché pour ces articles est considérable et n’est pas encombré, la compagnie fait donc de belles affaires et payantes.Le succès en a été tel que d’autres compagnies ont déjà commencé & suivre cet exemple.La Brown Corporation emploie d'ailleurs toute la main-d’oeuvre possible.Elle fait exécuter par les ouvriers de La Tuque tous les travaux d’installation, de fabrication d'appareils, qu’il lui est passible de donner.“Vous savez, nous disait M.Brown, il faut que nos hommes travaillent et vivent.” Aux usines on y récupère, au moyen de catalyseurs, tous les gaz utilisables, ce qui se traduit par un profit net.Après la visite des usines, nous sommes allés visiter le camp de chasse et de pêche du lac Wayaga-mac.L’endroit est de toute beauté.Le soir, nous avons été les invités de la ville de La Tuque.Nos amphitryons ont été des plus charmants.M.Je maire Hardy, MM.Grant, Frigon et autres nous ont fait connaître l’historique de leur jolie ville.M.le curé Corbeil a prononcé une allocution charmante, MM.Hardy, Edmond Chassé et Donovan ont répondu au nom des journalistes.M.Chassé, chargé de la réponse, a fait un bijou de discours d’après-dîner.M.Ernest Desbiens a profilé de la présence du ministre des Terres et Forêts pour discuter un aperçu des plus importants de l’industrie forestière dans notre province.Il estime que la solution de la crise du papier serai! plus rapide, si les compagnies achetaient le bois de pulpe préparé par les colons et cultivateurs au lieu de le laisser aller aux Etats-Unis.Nos voisins n’ayant plus de matière première pour leurs usines, seraient obligés de nous acheter pour autant de papier.Or ce surplus serait suffisant pour remettre les moulins en plein fonc-tionnemenl, cl grandement alléger la crise.Car, dit-il, il ne faut nas s’illusionner sur nos réserves inépuisables.Elles sont épuisableus et même elles s'épuisent assez rapidement, ainsi que le prouve la nécessité où s’est trouvée la Wayagamack d’aller chercher du bois à Anticosti et V Internat tonal d’acheter du bois de Russie, D’ailleurs, ajoute M.Desbiens, vous constaterez en remontant la rivière, qu’il ne reste guère de bois à papier.Dans ces conditions, les compagnies qui, d’ailleurs.*onour les marchandises canadiennes au Canada.'fai* qu’est-ce que c’est que lé juste prix?Des libéraux se sont mil] tout de suite à poser des questions u M.Ryckman.Le ministre du revenu national a donné une définition tellement vague que la 'discussion sur ce seul point, sans qu'on puisse le régler, s’est continuée pendant des heures et des heures.M.'Ryckman a dit que le dumping est un mal tellement grand que le : parlement doit donner au gouvernement le moyen d'y remédier, l^es libéraux non plus que les progressistes ne sont pas de cet avis.Ils voudraient que le parlement exerçât son pouvoir de contrôle.M.Ryckman dit que les metteurs 1 en conserves canadiens sont pro-] bablcmenl ceux qui se plaindront le plus des mesures contre 1«| dumping parce qu’ils devront cesser de s’approvisionner de fruits ef de légumes aux Etats-Unis.Mais ils devraient être satisfaits de pouvoir se procurer des produits canadiens à des prix raisonnables.L’un des députés travaillistes d«] Winnipeg.M.Woodsworth, demande si le gouvernement a pensé a«! consommateur.Le député progrès-1 siste de Wetaskiwin, M.Mirvine,j pose la même question.L’ancien j ministre du revenu national insiste ] sur le même point.Ni les uns ni les j autres n’obiienncnl de réponses satisfaisantes.1 Le ministre du revenu national est le seul à répondre aux questions j de l'opposition e» ses réponses sont : d’ailleurs aussi brèves que possible.M.Euler fait observer que le gou»| vernement était déjà autorisé à amender, par arrêtés ministériels, les droits sur certains produits nationaux.Le gouvernement veut non seulement étendre son droit de contrôle à tous les produits naturels, mais à tous les produits manu» | facturés.M.Euler remarque que le nouveau gouvernement semble ne vouloir accepter aucune limite A1 ses pouvoirs.Ce qui paraît le plus clair à pro-1 pos des amendements à la loi de«j douanes, c’est que le nouveau gouvernement tient à avoir ses cou- 1 dées franches.Il veut pouvoir agir comme il 'l’entend, sans «voir à subir d’embarras d’aucune sorte.Il ne veut même pas avoir à rendre de compte au parlement.C'est môme une chose étrange de la part du nouveau gouvernement que son Intention constnntp de vouloir èchap- | per au contrôle du parlement.Est-ce que cela ne sera pas le commencement de sa perte?Pa* de congé mercredi Le premier ministre a fait adopt j ter cet après-midi un règlemeni | # flirt* A Kv dame Rose-Alma Delage, dit Lavlgueur.FLEAU.— A Montréal, le 14, A 48 ans, Arthu* S.Pleau.PROVOST — A Boucherville, le 14.A 2 ans, Mme veuve Isaïe Provost QUE3NEL — A Montréal, le 15.A 74 ans, hHorum Quesnel, époux de Darclna Bar-ette SEGUIN — A Bordeaux, le 13.A 60 ans.me Napoléon Séguin, née Candide La-onté, épouse de M.Napoléon Séguin, gou-emeur de la prison do Montréal.SMITH — A Montréal, le 14.à 20 an*, arguer!te-Phoébé Smith, fille de Mme aney Smith, nce Alice Ledoux.ÎTEBEN — A Montréal, le 13, A 16 ans.ger Steben.ST-JEAN — A Montréal.A 57 an*.Ada lletler, épouse d'Albert St-Joan.TEBBLTT — Le 14.A sa résidence.135.ve Lavlolette, Trois-Rivières.Québec, KU-beth Cllpson, épouse de John-T.Teb-utt.VADEBONCOEÜR — A Montréal, le 14.60 ans.Mme A.-E.Vadeboncoeur.nés éllna Dépocas.tes les solutions” et.de leur soumission à l’Eglise, “c’est trop peu dire qu’elle est loyale: elle est avide.” Sur ces deux principes de vie pratique, citons deux extraits.Chercher toute solution dans l’Evangile.“Ils entrevoient dès lors quelles ruptures seront le fruit de cette option et qu’un christianisme prudent habile, sophistiqué, vicié par les compromis mondains, ne peut être le leur (n’oublions pas que ce langage s’adresse a une élite, non pas à des pusillanimes).Le paganisme des moeurs qu’il couvre de ses couleurs leur apparaîtra bientôt dans sa vérité, poison des âmes.” Aimer l’Eglise.“Se sentant unis à tous ceux qui prient dans le monde, à ceux qui souffrent et se sanctifient, leurs yeux se plairont aux grands horizons découverts oui par delà les égoïsmes,fussent-ils nationaux, leur développent la grande unite où l’Univers respire d’un même amour, les hommes étant un dans le même Esprit.Le zèle missionnaire, l’union du peuple chrétien se couronnent de l’amour du Pape, synthèse harmonieuse où s’annonce le règne de Dieu, toute chose se plaçant en son ordre, se soumettant à ses lois, tandis que la grâce mûrira le beau fruit-de Ta Rédemption universelle”.ifc * "fc Maintenant, le P.Doncoeur descend dans le concret; il veut, pour ses cadets, élucider un grand problème, il veut aller jusqu’au bout et dissiper toute équivoque.Quelle conduite tenir dans la vie réelle?Que faul-il aimer?ou que peut-on aimer?“Intolérable à leur sincérité leur est apparu ce dualisme médiocre qui développait d’une part un ordre de sainteté, coupé de toute attache avec le réel et d’autre part, un ordre d’expansiop naturelle tout profane et comme excommunié”.Le P.Doncoeur, dans des pages saisissantes, montre comment il faut aimer la vie et pourquoi ou moment de la quitter l’envisager comme ayant été bonne.Aimer la Création qui vient de Dieu en se souvenant que l’oeuvre rédemptrice n’était que “la réparation magnifique, la délivr.ance, le couronnement de l’oeuvre créatrice”.Aimer.“Le coeur empli par l’amour de la sainte Trinité, ayant rompu toute compromission païçn-ne, fortement discipliné et secouru par la grâce, comprenant le caractère sacré des affections humaines, répudierait avec horreur tout jeu avec l’amour et conserverait toutes ses tendresses et toute son ardeur pour la femme d’élection qui, sanctifiée par Dieu, ferait un jour le charme, la force et la fécondité de leur foyer”.Aimer, rechercher ce que le P.Doncoeur appelle “la splendeur humaine".Il explique comment on peut se passionner pour la conquête de l’Everest ou des records de vitesse aérienne.Il parle du “bel effort du corps, outil parfait de l’esprit”, tout en re’etant “les orgueils brutaux des sports Inhumains”.L’énumération continue.Le pays ou la patrie qu’il faut aimer en répudiant “le paganisme national”.Enfin, le P.Doncoeur termine en commentant la formule qui résume son travail: “Splendeur de la vie humaine par un christianisme intégral”.XXX Pour le chemin de fer de la Caspésie RESOLUTION DES ACADIENS DE MONTREAL A leur réunion de dimanche, le 14, les Acadiens assomptionnistes de Montréal, sous la présidence de M.Timothée Aucoin.ont adopté les voeux suivants inspirés ppr le magnifique article de M.Esdras Min-ville.président des Çaspésiens de Montréal, publié dans le Devoir de samedi : “La section montréalaise Abbé-Casgroin de la Société mutuelle Acadienne de l’Assomption est heureuse de donner tout son appui au projet d'un chemin de fer en Gas-pésie.“Elle demande aux honorables ministres et députés fédéraux et provinciaux de construire au plus tôt une ligne directe partant de Snyabec ou de Causapscal et aboutissant à Gaspé.“Elle demande aussi qu’on ouvre les terres du plateau central gaspé-sien à la colonisation; qu’on développe les pouvoirs hydrauliques de la Cascapédia, de la Bonaventure, de la Madeleine et des autres rivières de façon à créer des industries qui puissent faire vivre la jeunesse i gaspésienne chez elle et remédier au chômage; qu'on ouvre le port île mer de Gaspé, si bien préparé par la nature et si avantageux pour tout le Canada."Les Acadiens de Montréal s’unissent à leurs frères de la Gaspé-sie dans leurs réclamations, et ils espèrent qu’on ne forcera plus les descendants des anciens réfugiés de la déportation à s’exiler encore pour trouver à vivre.“Que l'on rende la Gaspésie, toute la terre fertile de la Gaspésie, habitable aux jeunes gens qui y grandissent, afin qu’ils puissent s'établir chez eux sans avoir à toujours émigrer aux villes et aux Etats-Unis”.Le zecrétaire de la section, J.BU OTE.Coite veut rendre viiite aux Canadiens français Springfield, Mass., 16 (S.P.A.)— L’aviateur français Coste désire visiter particulièrement les centres français du Canada avant de retourner dans son pays.DECLARATION i LE M.BRADETTE “MIREILLE’ LE DEPUTE LIBERAL DE TEMIS-CAMINGUE-NOKD REPOND A M.McCKEA, MINISTRE ONTARIEN DES MINES Ottawa, 16.— M.J.-A.Bradette, député libéral de Témiscamiugue-Nord, a lait la déclaration suivante aux courriéristes parlementaires: Dans la déclaration qu il a faite aux journaux, M.Un.ucCrea, ministre des mines de I Ontario, m attribue des paroles que je n ai jamais prononcées.C’est la meilleure preuve qu il ne peut nier ce que j’ai avancé.On lui fait dire, dans la presse: “Nonobstant l’opinion de M.Bradette, le gouvernement provincial doit poursuivre la construction de routes dans le nord de la province, quon soit en campagne electorate ledérale ou non.J’ai toujours cru de mon devoir, en ma qualité de ministre du Nord ontarien, d’indiquer les travaux que le gouvernement doit exécuter uans cette partie de la province.C’est ainsi qu il me sem-ole nécessaire d’aider les colons du Nord par la construction des routes et c’est à quoi je me suis appliqué.M.Bradette dit que te gouvernement ne doit pas remplir ces tâches, dans l’intérêt du Nord, au cours d’une campagne électorale fédérale.Je ne partage pas cet avis”.En réponse à ces affirmations, j’affirme carrément que je comprends qu’il est du devoir de tout gouvernement provincial de remplir sa tâche, en tout temps, même à la veille d élections générales et que les gens l’exigent.Ce que j’ai dit, sur le parquet de la Chambre des communes, jeudi soir dernier, comme il est imprimé à la page 138 du hansard, est ceci: “Durant la dernière campagne électorale fédérale, nous avons eu le spectacle disgracieux de ministres provinciaux de l’Ontario distribuant des faveurs po-litiquéte afin d’influencer des électeurs”, et je maintiens cette affirmation.A mon sens, notre constitution définit parfaitement la portée administrative des activités des divers départements de l’administration provinciale.Le ministre des Mines aura beaucoup de peine à expliquer certaine distribution de fonds qui appartenaient au Service du Développement du Nord, dont l’administration relève directement du ministère des Terres et Forêts, et dont les fonctionnaires sont directement responsables à ce ministère de la direction et de la surveillance des travaux, non moins que de la façon dont sont déboursés les crédits.Quant à la dernière partie de la déclaration, laquelle se lit ainsi : “M.McCrea a dit que le principal motif des récriminations du député libéral vient de ce que le ministre des mines a pris une part active à la campagne électorale, mais 11 maintient qu’il avait parfaitement le droit d’en agir de la sorte”.Le ministre sait très bien que je ne me suis jamais opposé à ce qu’il parle dans des réunions électorales, au cours de la dernière campagne.C’est un droit qui appartient naturellement, non seulement à un ministre, mais à tout citoyen du pays.Durant la dernière campagne, l’hon.M.Ferguson a passé près d’une semaine dans le comté de Té-miscamingue-Nord et je serais certes le dernier à le lui reprocher, je crois, et j’avoue en toute franchise que sa présence n’était pas un honneur négligeable pour notre région.M.McCrea a parlé en public contre moi, avant les élections générales de 1925 et de 1926, et il ne m’est sûrement jamais venu à l’esprit de i’en blâmer, car, je le répète, il usait simplement d’un droit naturel, mais je m'élèverai toujours avec la plus grande force contre des agissements tels que ceux dont j’ai parlé et qui, à ma connaissance, se sont produits durant la dernière campagne électorale.Je formulerai de nouveau cette objection dans les termes mêmes dont je me suis servi à la Chambre des communes.“I^e vote d’une personne, tout comme La Société Canadienne d'Opèrette a célébré, hier soir, le centenaire de la naissance de Frédéric Mistral en donnant, avec grand succès, Mi-I reille, l’opéra de Gounod tiré du poème provençal de Mistral.La Société pouvait difficilement faire un meilleur choix pour le spectacle de début de sa saison artistique 1930-31.Mireille est en effet l’un des opéras les plus intéressants de Gounod.On a appelé Gounod le "grand musicien d’amour”, et l’on avait raison.Dans nulles autres oeuvres plus que dans Faust, Roméo et Ju- ' dette, et Mireille.Gounod ne s’est montré plus "musicien d’amour”, i Dans Mireille, cet amour est plein | de soleil, plein de lumière; c’est un amour d’été qui éclate au grand jour et partout; dans les chansons joyeuses des magnarelles travaillant sous les mûriers, dans l’air embaumé des bois de Provence, dans la Nous vous verserons $100 par mois - Une Rente Viagère! Vous n’aurez qu’A endosser et A encaisser un chèque tous les mois.Le marasme des alfalres ou les fluctuations de la Bourse ne pourront Jamais vous Inquiéter, car Us ne sauraient Influencer cette rente de quelque manière que ce soit.Vous pourrez "prendre le temps comme 11 vient” si vous le voulez, plus tard; ou si voué êtes obligé de prendre une retraite prématurée — vous Jouirez néanmoins d'une certaine aisance—quoi qu'il advienne! Et dans l'intervalle— s’il arrive que vous soyez frappé d'incapacité absolue de travail, par suite de rbumatlsme, de tuberculose, de cécité ou d’invalidité similaire, le fonds de cette rente continuera automatiquement A se constituer.Et en outre vous recevrez une Indemnité de »100 par mois tant que durera l’Incapacité en question.La constitution d'une rente de ce genre est A la portée de la moyenne des hommes.Elle est appuyée, soutenue, par une Compagnie ayant plus d’un milliard de dollars d'assurance en vigueur.Brochure explicative.Ce mode d'assurance est exposé tout au long dans une brochure particulière qui sera envoyée A quiconque en fera la demande.ENVOYEZ CE COUPON ET VOUS RECEVREZ LA BROCHURE PAR LA POSTE! A la CANADA LIFE ASSURANCE COMPANY, Toronto.Sans m’engager A nen.veuillez avoir l'obligeance de m'envoyer la brochure (Monsieur, Madame ou Mademoiselle) Date exacte de la naissance 58-2 Dr J.D.FAQUIN CHIRURGIEN-DENTISTE Synonyme Prix raisonnables Rayons X — Rayons Violets Anesthésie au gaz 1297 St-Denis, coin Ste-Catherine Tel.LAn.8361 cain, à cause de sa campagne contre le “péril anglais” et de ses activités pour l’augmentation du nombre des dreadnoughts et sous-marins.farandole des Artésiennes.Mais i expliquant comment Je dois m’y prendre pour avoir une rente viagère de *100 par malgré ce soleil, malgré cette lu- mo*s- j'aimerais qu’elle commence A l'âge de.ans.mière, malgré ces chansons, il y a dans Mireille des larmes, beaucoup Nom .de larmes; et ces larmes permettent : à Gounod de créer des contrastes | très heureux.La musique de Miretl- \ Adresse le est captivante et elle atteint sou- j vent en grâce, en harmonie, à la! occupation., perfection de celle de Faust.Quant au libretto, il est assez connu.Mireille, fille de maître Ramon, est courtisée par Ourrias, riche bouvier de la Camargue, mais elle a donné son coeur à un pauvre vannier, Vincent.Malgré leur amour, Mireille et Vincent sont forcés de se séparer; ils se donnent rendezvous au sanctuaire des Saintes-Ma-ries.En se rendant là Vincent rencontre son rival Ourrias et celui-ci le frappe gravement, mais une vieille sorcière, Taven, lui sauve la vie.De son côté, Mireille est frappée d’insolation et arrive, mourante, aux Saintes-Màries.Les deux fiancés tombent aux pieds des saintes et leur demandent la guérison de Mireille.Les Saintes font un miracle et Mireille guérit.Le père Ramon, touché de l’amour des jeunes gens, accorde enfin sa fille à Vincent, et tout finit pour le mieux, sous le soleil de Provence.* * * Mireille a été donnée hiér soir avec l’une des meilleures distributions jamais faites à la Société Canadienne d’Opèrette.Mmes Jeanne Maubourg-Roberval, Caro Lamou-reux et M.Lionel Daunais se sont partagé les honneurs de la soirée.Mme Maubourg n’a plus besoin de présentation.Directrice artistique de la Société Canadienne d’O-pérette, avec M.Honoré Vaillan-court, depuis sa fondation, Mme Maubourg en est réellement l’ame, et on conçoit avec peine la Société d’Opèrette sans elle.Mme Maubourg, dans le rôle de la vieille sor-sorcière Taven, s’est montrée meilleure artiste que iamais et elle a prouvé, dans son grand air; “Voici la saison, Mignonne.” que sa voix a toujours la souplesse, la fraîcheur et la pureté qu’on lui a La pluie interrompt la moisson toujours connues.Mlle Caro Lamoureux, jeune première de la Société Canadienne d’Opèrette, a incarné une Mireille fort sympathique.Mlle Lamoureux fait des progrès toujours constants.Elle s’est tirée de son rôle avec une aisance et une grâce parfaites.Elle a chanté avec une tendresse touchante : “Mon coeur ne peut changer.” et la chanson de Magali; mais, c’est certainement dans: “Légère Hirondelle, messagère fidèle.” qu’elle a le mieux démontré toute la souplesse du bel organe ou'elle possède.Mlle Lamoureux doit continuer son travail persévérant à la Société Canadienne d’Opé-rette, car, elle peut aspirer à une remarquable carrière artistique, La session d’urgence (Suite de la 1ère page) pour abroger temporairement le règlement qui accorde un congé aux députés le mercredi soir.Les députés siégeront mercredi soir prochain.M.Bennett n’a pas insisté cependant pour faire adopter deux autres résolutions, l’une pour faire suspendre le règlement d’ajournement à 11 heures du soir et l’autre pour faire décider que la Chambre siégerait samedi prochain.Au train où vont les choses d’ailleurs, il ne sera pas nécessaire de siéger après 11 heures du soir pour que la session soit finie avant la fin de la semaine.Il ne sera pas non plus urgent de suspendre le règlement qui décrète que la Chambre ne siège pas le samedi.L'affaire s.Canadien fort, 80 Ibs.27s.Canadien fort, morceau.28s.Kraft, boîte de 5 Ibs.31s.Kraft, boite de 1 livre.33s.OEUFS Prix fournis par la Maison Z.Limoges et Cie.Oeufs frais: Chantecler .48s.Extras .44s.Premiers .38s.Seconds.30s.Ces prix sont pour Montréal POMMES DE TERRE Prix fournis par la Maison A.La-Ion de.Les patates se vendent $1.15 le sac de 80 lives pour les nouvelles.Bourse de New-York Cou» ixornis par la maison GEOFFRION il CIE.courtiers 231 ouest, rue Notre-Dame, Montréal Ouv Midi Air Reduction.123T/s 121 Allied Chemical.267 266 Am.Bosch Magnéto .31 Va Am.Can.128Vt, 128 Am.and Foreign Power .691, Am.Locomotive.40V4 Am.Power and Light .82 Am.Smelting.65V4 Am.Water Work».97V4 Am.Tel.and Tel.214V» Anaconda.45V» Atchison.220 Atlantic Refining.33 Baldwin Loco .Sïty Baltimore and Ohio.99'» Bethlehem Steel.88 88 Can.Pacific.184 V4 185 Commercial Solvents.2526 Un gros salarié BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée (Comoilation de la maison L.-C.Beaubien) A WALL STREET La plus récente photo de M.Charles M.Schwab, président du conseil de Bethlehem Steel, dont la fusion avec Youngstown Sheet and Tube pour former une compagnie capitalisée à un milliard de dollars est empêchée à la suite d’une action intentée par M.Cyrus S.Eaton, multimillionnaire de Ventes VALEURS 10 Abitibi .5 Do.préf.36 Beil Telephone.1080 Brazilian .130 B.C.Power “A” .130 B.C.Fishing.300 Can.Bronze .20 Can.Car préf.15 Canada Cement .25 Do.préf.675 Can.Pow.& Pap.5 Can.Steamship préf.30 Chs.Gurd .20 Con.Smelting .67 Dom.Bridge .235 Dom.Textile .10 Hamilton Bridge .400 Hollinger .2425 Int.Nickel .50 McColl .525 Massey-Harris .910 Mont.Power .300 Nat.Breweries.15 Nat.Steel Car .350 Power Corp.260 Price Bros.25 Quebec Power .225 Shawinigan .145 Steel of Canada .5 Do.préf.45 Winn.Electric.BANQUES 1 Montréal .Ouv.Haut Bas Ferm.21% 76 153% 154% 153% 154% 35% 36 35% 35% 39 5 41 21 Vi 18% 95 95 94 94 11% 11% 11% 11% 39% 32 190 Va 67 84% 25% 6.20 24% 24% 24% 24% 19 20% 20% 20 - 28 (55 65 64% 64% 32 32% 31% 32% 50 68 60 58 69 % 69% 69 69% 47 47 46% 46% 41% 38 38% 38 38% 317 307% 307% 307 307 Cleveland et diplômé de TUniversi-J l _ Canada au té McMaster, de Toronto.M., .congres minier Schwab a débuté comme simple ouvrier à un dollar par jour.Depuis quelques années, son salaire annuel dépasse un million.La pluie retarde la moisson 70 96% 46 220 V4 Chicago Rock Island.98 Chrysler Motors.2727V» Columbia Gas and Electric .62X, Cons Gas of New-York .107 V» Continental Can, Co.58 Corn Products.89% Commonwealtn Southern .13V'* 14 Dupont.117 mV* Electric Pow, and Light Corp.71% Par.Publlx .60‘i 59% Freeport Texas.45 4 Gen.Goods Corp.57% General Motors.44 44 Gillette.egVs Gen.Electric.71 70% Gen.Ry Signal.80 Hudson Motors.29% Int.Tel.and Tel.Co.42 42 Kennecott Copper .34% Mack Trucks.58 Montgomery and Ward .36% 36% Nash Car Co.34% National Biscuit.83% 83% New-York Central.162'» 162% Packard Motors.13 Pennsylvania R.R.73% Phtlllpps Pete.32 31% Pub Serv.New Persey .91% 91% Radio Corp.391, 39 Remington xtand.29% Sears Roebuck.71 70 Simmons Bed.27 Sinclair Oil.21% Southern Ry.85% 86% Standard Brand.20% 20% Standard Gas and Electric .103V, 103 Stand.Oil of New Jersey .62% 68% Standard Oil of New-York Southern Pacific.Studebaker .Union Pacific.United Oas Improvement U.S.Rubber.U.S.Industrial Alcohol Winnipeg, 16.— Les travaux de la moisson ont été temporairement interrompus dans diverses parties des provinces des Prairies au cours de la semaine dernière, par suite du temps incertain accompagné d’orages électriques et pluies torrentielles, suivant le rapport hebdomadaire sur les récoltes publié par le Service Agricole du Pacifique Canadien.En dépit de ce retard, la moisson est tout de même fort avancée et la coupe des grains terminée.Les battages se sont faits dans des conditions exceptionnelles et environ 67 pour cent du blé, 60 pour cent de l’avoine et 62 pour cent de l’orge sont déjà battus, a-lors que, par ailleurs, les travaux de la moisson sont pratiquement terminés.L’humidité causée par les pluies était grandement nécessitée et il en faudra encore plus pour les labours d’automne, et les pâturages en certains endroits ont souffert de cette pénurie de pluie.Les rendements des grains varient considérablement dans diverses régions, mais la qualité en est satisfaisante.Cependant les effets de la rouille et du temps sec qui a récemment prévalu, se font sentir sur j le rendement en certains endroits.$106,823,623; en 1920 il atteignait $227,859,665, et en 1928 il se chiffrait à $273,446,864.“Ce n’est qu’au cours de ces dernières années que le Canada s’est mis au rang des grands producteurs de minéraux.De 1886 à 1926 le Dominion s’est pratiquement as-“L’industrie minière canadienne suré la haute main sur les marchés s’est développée d’une façon rapide mondiaux du nickel qu’il approvi-et assez soutenue.Son histoire se PLACE OCCUPEE PAR LE PAYS DANS LA PRODUCTION MONDIALE réduit à la découverte des gisements et à leur exploitation se produisant parallèlement à la marche de l'exploration et du développement économique qui prennent, définitivement, semble-t-il, la direction des régions septentrionales du Dominion.D’immenses étendues à ressources minières latentes n’ont encore été ni explorées ni prospectées et il est dans l’ordre des choses que les richesses minérales qu’elles recèlent soient de beaucoup supérieures à celles qui ont été mises jusqu’ici en exploitation.Ces divers facteurs concourent à consolider la position du Canada comme pays producteur de minéraux et font prévoir pour ses industries minières un splendide avenir”.Telle est la conclusion de la Revue de l’Industrie minière au Canada, présentée par le Dr Charles Camsell, sous-ministre des mines et représentant du Dominion au troisième congrès impérial des mines sionne actuellement dans une pro portion de 90 pour cent.Notre pays fournit toujours à l’industrie mondiale la grosse part de l’amiante et il peut aussi être considéré comme le maître du marché du cobalt.Le rendement des mines de Porcupine et de Kirkland Lake en Ontario a fait prendre au Canada le troisième rang parmi les pays producteurs d’or.11 a également conquis la troisième place pour la production d’argent et la quatrième pour celle du plomb et du cuivre.Quant au zinc il approvisionne aussi les marchés dans une grande proportion.Les statistiques fédérales de la production minière comportent une liste de plus de quarante métaux et minéraux parmi lesquels, outre ceux déjà nommés, la houille, le gaz naturel, le pétrole, le gypse, le sel, le platine et le paladium occupent une place prépondérante^ La valeur globale de notre production minière dépassant maintenant de beaucoup le quart de milliard de dollars, on peut affirmer en toute Les baissiers l’emportent New-York, 16.— Stimulés par la faiblesse du marché du blé, les baissiers ont continué leur mouvement de vente et sont parvenus à déprimer le marché dans toutes les sections, les reculs s’étendant de 1 à 3 points avant qu’une légère reprise eût pu se manifester.L’activité a augmenté quelque peu avec la baisse des cours niais le marché semble être entièrement aux mains des professionnels.Auburn Auto, American Tobacco, Rad Silk Hosiery ont reculé chacun de 4 points.Allied Chemical, International Harvester, Eastman Kodak, Westinghouse, DuPont, North American, Western Union, Canadium et Stone and Webster de 2 à 3 points.Grigsby-Grunow a donné lieu à un mouvement de liquidation qui l’a fait tomber à 6 3-4, un recul de 4 pointy depuis hier.Son sommet de l’annee est de 28.L’argent à demande est à 2 1-2 pour cent.LE SPORT (Suite de la page sept) La seizième du Lasalle Le Lasalle a remporté sa seizième victoire de la saison en triomphant du Cercle Saint-Paul de La Croix par 6 à 5, dans une partie de$ plus contestées.Le St-Paul, qui a eu l’avantage sur ses adversaires pendant la majeure partie de la rencontre, s’est vu enlever la victoire à la suite d’un ralliment sensationnel de la part des gars de Maisonneuve, Martineau, du Lasalle.se distingua au bâton par un magnifique coup de circuit tandis que R.Carbonneau frappa au moins trois coups réussis.Théo- ret a l’bonneur d’avoir fait enregistrer le point décisif à la dernière manche par son coup de deux-buts alors que Uouil'iard occupait les buts.Le Saint-Paul de La Croix mérite des félicitations pour sa belle exhibition et son esprit sportif pendant toute la rencontre.Dimanche prochain, la direction du Lasalle offrira à ses partisans un programme double et recevra pour La circonstance la validante équipe de Jos.Choquette.La première joute commencera à 2 heures précises et le public aura l’occasion de voir évoluer des joueurs tels que Guillaume, Tartp, Gaudreau, Armand Mondou, Aurèle Joliat, Larochelle et autres.Les partisans du Lasalle sont invités à assister à ces deux rencontres qui seront certes un régal en fait de baseball indépendant.Dans la Ligue Internationale H H £ Buffalo .000 600 OOx— 6 1-0 1 Toronto .000 100 010 2 8 1 R.H.E.Bloomer et Munn; Samuels, Graham, Starnison et Phillips.Baltimore 10 30 114 1 2x—22 25 0 Reading .1 02 004 020— 9 12 5 Richmond, Koupal et Padden; Bell, Hermann, Woolfolk et Stock.R H E Jersey City .010 300 000— 4 5 2 Newark .010 10011— 5 7 1 Walsh, Breau et Schefflott; Man-gum et April.Harry Smith bat Bragan Ottawa, 16.—Harry Smith, boxeur “welterweight” de Montréal, a obtenu la décision sur “Red” Bragan.de Toronto, dans un combat de 10 rondes içi, hier soir.Ce combat fut un des meilleurs vus à Ottawa depuis plusieuns années.Un coup de gauche un peu bas lança Smith sur le matelas, irais un médecin qui l’examina déclara qu’il n’y avait pas eu d« “foui”.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS BREVETS D'INVENTION et de la métallurgie tenu en Afn-.confiance que l’industrie minière que-Sud.Le congrès a été inauguré > canadienne est solidement assise, à Capetown le 24 mars et des séan- .Dans le domaine de la métallur-ces ont eu heu egalement a Kimbei- | je je çanada continue de se tenir ey, Johannesburg, Bulawayo Dur- | Ja hauteur des progrès réalisés ban et la dernière a Lapctown le 9 par ses jndustrjes minières fonda-î-ü1.’ ! re.s„ ' e.mentales.L’augmentation de la pro- U.S Steel Western Union Westinghouse Wlllys Overland Woolworth 30% 118 30% 217% 36% 19 72 167% 169'3 148% 149 Les nouvelles compagnies 72% 167% Le marché des changes Cote des devises étrangères four-I nie pur la maison L.-G.Beaubien et Cie.banquiers et agents de change.Cours moyens le 16 sept.1930 i .Montréal ! Angleterre, 1.ster.$4.86 2-3 $4.85%, France, franc.Belgique, belga .j Italie, lire .| Suisse, franc.| Hollande, florin .Espagne, peseta .i Suède, couronne .Norvège, couronne.Danemark, couron.Rrésil, milreis .Etats-Unis, dollar .0392 .1390 .1930 .1930 .4020 .1930 .2680 .2680 .2680 .3200 .0393 .1395 .0526 .1939 .4925 .1067 .2686 .2675 .2673 .1020 11-64% esc.Allemagne, r.marks .2380 .2381 DANS 1^00,000 tfloo,«o 0 LA PRODUCTION DE L’OR ERIQUE SEPTENTRIONALE L’AMI üfx.dtfl ib?o ieaj Can ad, I0K» -UNIS Ottawa, 16.— La liste des nouvelles compagnies suivantes parait dans le dernier numéro de la Gazette Officielle du Canada: Lavbrooks Explorations, Ltd., Montréal, $500,000; Safeway Investments Limited, Régina, $100,000; Premier Manufacturing and Supplies Limited, Ottawa, $40,000; Chicopee Manufacturing Company of Canada, Ltd.Montréal, $20,000 ; Angus Robertson 'Limited, Montréal, $1,000,000; The Shoe Leather Products Limited, Winnipeg, 1,000 actions privilégiées de $100.et 300 actions ordinaires sans nominal ; Great Lakes Hoofing Co., Limited, Toronto, 500 actions sans nominal; Montreal Dredging Company, Limited, Montreal, 10,000 actions sans nominal; National Metal Company, Limited, Toronto, $50,000 ; W.Fearnebough (Canada) Limited, Toronto, $50,000; Alberta Clay Products Limited, Medecine Hat, 10,000 actions sans nominal; The Capital Investment Corporation of Montreal Limited, Montréal, $5-000,000; Auburn Stoker Corporation (Canada), Limited, 500 actions sans nominal; Crescent Drilling Contractors Limited, Vancouver, 500 actions privilégiées de $100 et 500.000 actions sans nominal; The Trusty House, Limited, Hamilton, 2,480 actions sans nominal; Baxter and Webber, Limited, Montréal, $100,000; F.W.D.Mo-! tor Trucks Western, Ltd., Win., | j $20,000; Electric Sign and Wood S Produels.Ltd., Toronto, $50,000; ! Dominion Periodical Sales Limited, Toronto, $40,000; Rolls and Darlington, Limited, Toronto.$100,-000; The Wolfe Cap Co., Limited, Montréal, $50,000, tant toutes les parties de l’Empire britannique y prenaient part.Des plans ont été formulés pour l’inventaire des ressources minières de l’Empire; les vues des représentants ont été échangées sur ce sujet, et la situation minière du sud-africain en particulier a été étudiée à fond.Plusieurs travaux sur la production minérale et le développement de l’industrie minière dans toutes les parties du Canada ont été préparés par des spécialistes et pré-s-entés au congrès par le Dr Camsell.Dans son introduction le sous-ministre des mines disait en substance : “Le développement des industries minière et métallurgique canadiennes est de date relativement récente.Pendant de nombreuses années l’expression de “Grenier de l’Empire” attirait l’attention sur la plus importante ressource du Dominion et ce n’est qu’au cours des vingt dernières années que l’exploitation minière et métallurgique est devenue un facteur de premier plan de la prospérité industrielle du pays.Durant cette période, le développement de l’exploitation minière et des industries connexes s’est constamment maintenu, non seulement sous le raoport de la production quantitative et de la variété des produits, mais aussi sous celui de l’amélioration des méthodes.Aujourd’hui, l’exploitation minière prend rang immédiatement après l’agriculture et l’exploitation forestière vient au troisième rang des grands facteurs économiques de la prospérité du Canada.“On peut se faire une idée de la marche ascendante et de l’importance actuelle de l’industrie minière canadienne d’après les statistiques suivantes.En 1900, le rende- H.Labrecque, I.C.O.Papineau, I.C.et Arpenteur.M.Cailloux, ro.Les Ingénieurs Associés LIMITEE INGENIEURS CONSEILS Béto.i armé — Arpentage — expertise EDIFICE THEMIS 10, St-Jacques ouest — H Arbour MK MONTREAL Raymond Beausoleil I.C.Spécialité : COMBUSTION CHAUFFAO* INDUSTRIEL ET DOMESTIQUE— INSTITUTIONS HOPITAUX — CONCIERO ERIKS 132, rue St-Jacques O.HA.1841 Chambre 526 mi Scmandei ce "manu et cette kmuteàejmmdl anooye» < ALBERT FOURNIER 934rue: STE CATHERINE EST r^l O PNg T” Ht fe ./** duction de métaux est due en grande partie à l’amélioration des procédés de broyage, des méthodes de concentration et de traitement des minerais et des procédés métallurgiques de réduction.L’extension si rapide de l’industrie hydroélectrique sur toute la surface du pays permet de pousser davantage l’exploitation minière et, les frais de tonnage étant réduits, de traiter et de réduire les minerais à des taux plus modiques, et de concurrencer d’autres pays pour la production de métaux électrolytiques affinés.Uhe proportion de plus en plus grande du rendement de nos mines est affinée au Canada.“On a constaté au cours des der-D ères années une augmentation marquée du nombre d’usines affectées à la fabrication de produits chimiques.Au Canada, comme dans tout pays progressif, on s’efforce de faire rendre au produit de la mine tout ce qu’il peut donner, de sorte que l’interdépendance des industries minière, métallurgique et chimique s'accentue de plus en plus.Ia\s procédés chimiques modernes fournissent actuellement aux industries des matières premières qui restaient autrefois inutilisées.Des quantités considérables de matériaux que les fonderies laissaient évacuer comme déchets sont maintenant affectés à des usages industriels et contribuent ainsi à grossir les revenus de ces , établissements.On trouve l’exemple le plus remarquable de ces récupérations en ce qui concerne le traitement des houilles dans lequel l’application des recherches scientifiques fait réaliser des progrès notoires vers la solution d’un des problèmes les plus urgents de l’heure actuelle.C’est aussi l’un des problèmes prin- AVOCATS BERTRAND, GUERIN GOUDRAULT & CARNEAU AVOCATS ET PROCUREURS Imm.ins.Exch., 276 ouest, rue St-Jacques Ernest Bertrand.C.R.Substitut Senior du Procureur Général.c-E Ouértn.C.R.Maur.Ooudrault, C R Antonio Oarneau.M.L.L.Hon.-N.Oarceau.Aldértc Blaln.L.L.L- M-A.L.Roger Pinard.L».L.,L.BLAIN & PINARD AVOCATS Imm.Du luth, chambre 22 84, rue Notre-Dame ouest LAn.4489 • Montréal Jacques Cartier, nx.r.TéL LAh.«299 Jean-Victor Cartier.L.L.L.L.J.Barcelo, L.L.B.J.-Eugêne Rivard.L.L.L.Cartier, Barcelo & Rivard AVOC4TS Chambre 920.-‘Trainwar» Bldg" 159 ouest, rue Craig - Montreal INVENTIONS MAMON'ft MARIOti UM ' em PnhwStlTMsNhM.COMPTABLES P.-A.GAGNON Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 Ouest rue Craig Téléphone : HArbour 5990 Maurice Dupre, L.L.L.C.R.AVOCAT ET PROCUREUR DE L’ETUDE FltepatricK.Dupré, Gagnon et Parent Immeuble Morin 1U COTE DE LA MONTAGNE Téléphones: 212 et 21J QUEBEC ment annuel global était évalué à cipaux auquel s’attaque le minis-$64,420,877; en 1910 il s’élevait à itère canadien des Mines à Ottawa.ST-GERMAIN & ST-GERMAIN AVOCATS Té!.HArb.9118-9117 - 10 St-Jacques E.P.8t-Oermaln, L.L.L.C B.Jean Bt-Oermaln.L.L.B.LARUE & TRUDEL COMPABLES AGRftftS CHARTERED ACCOUNTANTS Ooébec Montréal ¦J l^iRue, C.A.Funéne Tr\id»l.C.A.i' Boule*, c.A.Maurice Chartré, C.V A.Enule Beauvai», C.A.David Robillard, C.A.Maurice Boulanger, C.A.Jean-Paul Gauthier.O.t LAKUE TRUDEL & FICHER Fyndi™ et Liqtiidafeura Téléphone: HArbour 26'!8 ,.Montréal tdif.Banfjuo Canadien!* 721, Edit.Insurant -i Na‘,r-”»le Erohanr» < 1, rue St-Pierre.276.St-Jaequea (J.NOTAIRE Tel.HArbour 5390 ».OCI.mum, BA.U.B NOTAIRE 266, rua Saint-Jacques, Ouest Suite 203 Montréal ENCADREURS Immeuble général et Prêts hypothécaires 1985 rue Wellington Tél.YOrk 4791 PREVENEZ LES RISQUES Les biens que vous léguez i vos héritiers sont le fruit de toute une vie de travail.Sauvegardez-les.Confiez ’’exécution de votre testament à une société offrant les plus sérieuses garanties, JRUST 0ÉNém\J.DU (gKAPA.119 rue St-Jecqu«s ouest, MONTREAL Anatole Vanler.C.R Guy Vanler.C R.VANIER & VAN1ER AVOCaTB 51 onest, rue Satnt-Jacquea Tél.HArbour 2841 Tél.: HA.9116-9117 PAUL VIAU, IA,B.AVOCAT Ch.20 — 10.rue St-Jacquea Est, MONTREAL Morency Frères, Limitée 408 Sle-Catherlne E.HAr.6894 Encadrement - Dorura — Matériel d'artlatea.Choix d'oeuvree canadienne*.‘ tableaus, eaux-fortes, gravures sur bols.etc.EBENISTES-REMBOURREURS EBINISTE8 - REM BO U RRE U RS Louis PISTONO & Cie Atelier artistique d’ameublements et d ébénlsterte d'art.Meublee de styles.Fabrication de meubles de tou» genre# sur commande, almt que réparation» de toute# eortee.424#, RUE ST-DENIS - MONTREAL Tél.BElalr 079g LA PRODUCTION D’OR DE L’AMERIQUE DU NORD L’Amérique du Nord est, après l’Afrique, le continent le plus fort I producteur d’or, son rendement annuel équivalant d’ordinaire à peu près au quart de la production mondiale.Au cours des dix dernières années la production nord-américaine de ce métal a plutôt légèrement augmenté, mais cela est dû au fait que le rendement canadien a été suffisant pour contrebalancer les diminutions qui se sont produites aux Etats-Unis et au Mexique.Il y a une dizaine d'années, la production d’or des Etnts-Unis était trois fois plus forte que celle du Canada.Aujourd'hui les deux pays se trouvent à peu près au même niveau sous ce rapport.J.-Paul Rpiioisl, C.P.A.COMPTABLE PUBLIC LICENCIE Spécialités: Vérifications municipales.scolaires, commerciales et industrielles 447 ni* St-PratKota-XaTler - Ch.205 Tél.MArquett* 5339 Maurio* Farga* Olltee Fargat Forget & Forget Membre» da la Bourse de Montréal Membres du Montreal Curb Market Succursale i Sl-Jsan, P.Q._ .61, rue St-Jeoquee, O., T4I.*u 17bl Montréal, P.Q.t ipagnic i Assurance sur làVie Satibrprbe It MONTREAL .NARCIKHE DUCHARME.pRSayDUMT \l VOLUME XXI — No 214 ut DEVOIR, MONTREAL, MARDI 16 SEPTEMBRE liaü La situation de l’Escrime (Par Maître Emmanuel BLAIN) D’abord, je n’aurai garde d’oublier mon cher ami et collègue M.Marcel Rondeau, titulaire de plusieurs championnats d'escrime au Canada.M.Ronde'au a consacré beaucoup de temps à soutenir notre cause, à faire de la propagande au sujet de l’escrime.Ses articles sportifs, mesurés, spirituels, ont soutenu efficacement notre sport.U serait banal de faire remarquer ce charmant camarade aussi droit que sa lame d’épée; logal comme tout champion et qu’il met à obliger aussi l’adresse et l’énergie même dont il fait preuve l’è-pèe à la main.* * * Voici mon opinion sur la situation de l’escrime au Canada: Laissez-moi vous dire qu’il manque de bons professeurs; il ne suffit pas de savoir faire un peu de l’escrime et vouloir donner des leçons.Je vois tel élève formé à cette école; non, je cris casse-cou, pas de bricoleurs dans l’enseignement de l’escrime.Combien de ces professeurs gâchent les talents physiques de ces élèves et quel mal font-ils à notre sport! La science de l’escrime, car c'en est une, ne peut s'acquérir sans bon professeur.L’assaut est l’image de ta leçon.Le professeur doit connaitre la science des trois armes : le fleuret, l’épée et le sabre.Pourquoi?Le maître qui dirige une salle, doit juger par son coup ü oeu de faire travailler ses élèves dans leurs propres moyens physiques.A lui de se rendre compte de la variété de tempéraments.Un tel peut faire de l’èpee et ne peut pas faire du fleuret, ou, d’autres demandent à faire du sabre.Voyez la tète des professeurs ne sachant pas, ou il donnera sa leçon comment?.D’une façon désastreuse pour l’élève.Que si l’élève a de bonnes leçons, il feralde même en assaut.Je ne cesserai jamais assez de le répéter.Occupons-nous des scolaires, et c’est de ce côté que nous devons porter tous nos efforts.Eux-mêmes ne demandent qu’à bien taire; il faut faire des rencontres entre collèges, faire des équipes au fleuret, epée et sabre; composer ces équipés de bons éléments; ils rivaliseront d’araeur pour la conquête au titre, et^bien fin qui pourrait prononcer un pronostic juste.Les Jeux Olympiques de 1932 ipprochent; rie perdons pas de temps au travail, bous grouper les meilleurs tireurs, que nous pms-uons arriver à faire plus fort.Un !>on esprit de camaraderie doit régner; pas de jalousies, pas de sentiments de nationalité, botre sport, pas de comedies; des victoires ou ues défaites nettes; pas de réclamation ou de mauvaise humeur.Vainqueur ou vaincu, ta main qè-lereusement et loyalement tendue; a loyauré n’est-elle pas le don complet de soi-même?ras ae critique d’un tel jeu d'un tireur; a vous ae le combattre par vos propres moyens, pur les leçons donees par voire professeur.Seule a louche compte au classement! har le travail nous aenons arriver; 'a race canadienne, forte, est habi tuée à travailler ses muscles près aue au sortir du berceau, est consi-lérablement plus soltue, plus sa.-ne, plus robuste, plus épanouie, oleine d’énergie et de volonté.Habitués à l’efjort musculaire depuis leur première enfance, pour cela nous avons les éléments à faire des champions.Travaillez à la bonne école, que le professeur vous donne la science; elle ne peut s’acquérir sans enseignement.Ce n’est qu’à ce nx que VESCRIME CANADIEN-E pourra faire figure honorable et luiter arme égale dans les compétitions mondiales.Croyez-moi, chers amis canadiens, je suis déjà des vôtres; j’admire votre belle race, groupons-nous; faisons une seule famille, et ayant une seule idée, faisons briller les couleurs canadiennes dans les rencontres internationales.Charlie Bélanger victorieux de Sekyra Toronto, 16 (S.P.C.) — Charlie Bélanger, champion mi-lourd du Canada, a signale son retour dans l’arène, apres une inactivité de Eiusieurs semaines causée par une lessure à la main, en remportant une décision unanime sur Joe Sekyra, un excellent boxeur mi-lourd de Dayton, Ohio.La rencontre a duré dix rondes.Cette rencontre n’a pas'été excitante bien que les deux hommes se soient bien battus du commencement jusqu’à la fin.Délanger s’est montré prudent, ne voulant pas prendre le risque de se blesser ue nouveau à la main.Son adversaire s’est servi d’un jab de gauche iort effectif.C’est surtout avec sa droite que Bélanger a compté.Virgil Kincaide, 157 3-4 Ibs.de Uuuaio, a remporté lu décision sur harry Sacks, 157 3-4, de Toronto.Matt Gifford, 121 3-4, a remporté la décision aux points sur Bobbv Crothers.123.Chuck Feldman.137 1-4, a mis Larry Jones, 137 1-2.hors de combat, dans la quatrième ronde.Willie McDonald, 128 1-2, a remporté une décision facile sur Johnny Grant,^125 1-2.Nouvelle ligue de hockey Bostom 15.— On a annoncé hier soir que les autorités de Jn fs'cw England Amateur Hockey Longue étaient en pourparlers ivoc celles de la Eastern Canada Hockev Association pour s'affilier cnsemole.La ligue de la Nouvelle-Angleterre comprend des clubs de Boston, Providence, Springfiel et New-Haven.L’assodniion canadienne comprend Ouébee, Trois-Rivières, Shawinigan-Fnlls et Latuque.La cédule comprendrait 20 parties et chaque club visiterait une fris les autres villes du circuit.« Complication gagne la 4ème à Delorimier CE CHEVAL CAUSE UNE SURPRISE AUX PARIEURS QUI L’AVAIENT NEGLIGE.— LES FAVORIS A L’HONNEUR.Un millier d’amateurs de courses ont assisté, hier après-midi, à un excellent programme donné au parc Delorimier en dépit de la pluie qui semble s’acharner sur cette piste, à l’instar de Mont Royal.Toutes les épreuves ont été fort contestées et en dépit de l’état de la piste, les favoris ont remporte la victoire dans la majorité des épreuves.Il n’y a eu q’une grosse surprise, Complication à la deuxième épreuve.Ce cheval appartenant à M.D.Brooks, avait été négligé par les parieurs.Il prit la tête presqu au lever du fil et gagna par trois longueurs, battant le favori Knave of Clubs.Il rapporta 122.05 pour la mise habituelle.L’une des ccgirses les plus con-' testées de l’après-midi a été la quatrième alors que Kosciusko 1 a emporté sur Lagrange par deux longueurs.Conduit par Gibson, le gagnant a fait une belle course.11 a laissé Lagrange mener au début pour s’avancer vers la fin et l’emporter par une marge confortable.Queen Emma a prouvé une fois de plus que la piste de Delorimier lui va à ravir.Elle a remporte la sixième épreuve, une affaire de 1 mille et 1-16, battant le favori Fretwell.Laurin a mené le gagnant qui a toujours eu les devants.C’est en vain qu’au dernier détour Barr a poussé Fretwell.Queen Emma avait assez de vitesse en réserve pour tenir et elle avait pres-qu’une longueur d’avance en passant sous le fil.PREMIERE COURSE, 5 furlongs.Bourse 8500.Crispie Seth, 112, Crucani.• Glory B, 112, Dubreuil.Dolly Dumbar, 113, Moore Fateful, 112, Taylor Noirette, 109, Tryon Top Cork, 112, McCray Beaumont, 118, Clements Yankee Rock, 113, Fator Temps 1.06 4-5.Piste lourde.Pari de $2.00 sur Crispie Seth a rapporté $5.40 en premier, $3.90 en deuxième et $3.90 en troisième.Glory B, $9.15 èn deuxième et $5.45 en troisième.Dolly Dumbar $4.85 en troisième.DEUXIEME COURSE, 5 furlongs.Bourse $400.Complication, 109, Barr Knave of Clubs, 106, Gibson U play, 103, Farrell Capitol, 107, Moore Florazetta, 103, Crucani Sport Hallahan, 112, Tryon.Illumine, 112, McQuay Hobson, 106, Murray.Temps 1.05 4-5.Piste lourde.Pari de $2.00 sur Complication a rapporté $22.05 en premier, $5.00 :n deuxième et $3.20 en troisième, vnove of Clubs $3.25 en deuxième t $3.00 en troisième.Uplay, $5.60 n troisième.TROISIEME COURSE, 6 1-2 fur-longs.Bourse $500.I Irish Sphere, 115, Farrell Wee Toddler II, 117, Tryon Pottery, 112, Gibson.Magna Charta, 1$5, Fator Sphere of Beauty, 111, Clements Rose Spot, 115, McQuay Temps 1.27 4-5.Piste lourde.Pari de $2.00 sur Irish Sphere a rapporté $5.70 en premier.$3.50 en deuxième et $2.50 en troisième.Wee Toddler II $4.30 en deuxième et $2.95 en troisième.Pottery $2.90 en troisième., QUATRIEME COURSE, 7 furlongs.Bourse $60ü.Kosciusko, 109, Gibson Lagrange, 113, Fator Buntaris, 115, Moore Mulligan’s Son, 106, Finley Rock Thorn, 115, Crucani Temps 1.35.Piste lourde.Pari de $2.00 sur Kosciusko » rapporté $6,80 en premier, $3.50 en deuxième et $2.60 en troisième.Lagrange $3.50 en deuxièm et $2.70 en troisième.Buntaris, $3.15 en troisième.CINQUIEME COURSE, 1 1-16 mille.Bourse $400.Staccado, 111, Fator High Player, 109, Moore Alloy, 109, Tryon Kai Lo, 106, Finley Non §top, 118, Feeney Powder, 109, Murray Temps 1.58 1-5.Piste lourde.Pari de $2.00 sur Staccado a rapporté $6.00 en premier, $4.10 en deuxième et $2.65 en troisième.High Player $5.00 en deuxième et $3.20 en troisième.Alloy, $2.70 en troisième.SIXIEME COURSE, 1 1-16 mille.Bourse $500.Queen Emma, 110, Laurin Fretwell, 102, Barr Ore, 110, Feeney Floss, 112, McQuay Hal Side Guy, 111, Moore Lily Cup, 104, Finley Martini, 104.Henderson.Temps 1.59 1-5.Piste lourde.Pari de $2.00 sur Queen Emma ¦i rapporté $10.90 en premier, $3.75 en deuxième et $3.30 en troisième.Fretwell $3.05 en deuxième et $2.70 en troisième.Ore $3.30 en troisième.SEPTIEME COURSE.1 1-16 mille.Bourse $400.Jonah, 109, Clements Peace Rock, 96, Bellini Davenport, 101.Laurin Captain Stevenson, 117, Tryon Knight of Mercy II, 106, Feeney Single Pip, 11, Gibson Vie, 109, Henderson * Temps 2.00 4-5.Piste lourde.Pari de $2.00 sur Jonah a rapporté $5.03 en premier, $3.75 en deuxième et $3.15 en troisième.Peace Rock $4.20 en deuxième et $3.10 en troisième.Davenport, $5.36 en troisième.L’Enterprise a gagné la 2ème épreuve Newport, R.I., 16.— Le yacht Enterprise a gagné la deuxième épreuve dans la course pour la défense de la coupe Amérioaine.Son temps pour la course de 30 milles a été de 4 heures une minute et 4 secondes.Les conditions atmosphériques était nt idéales pour une course de ce genres Le signal fut donné à 10.25 a.m.et TEnterprisr partit tout de suite à toute vitesse tandis que 4c Shamrock fut lent a démarrer.Sir Thomas Liptor.était de bonne heure à bord du vacht Erin surveillant tous les dé’ails avec anxiété.Sir Thomas et son pilule le capitaine Heard se sont hn-guement entretenus sur la possibilité d’augmenter la vitesse du yacht.Il es4 à peu près certain que les Américains garderont la coupe don* ils sont en possession depuis trois qaaits de siècle.Même les Anglais admettent que la victoire n’est plus possible, mais ils s’en consolent dans l’espérance de prendre une course ou deux.On remarquait parmi les nombreux spectateurs, probablement le seul qui ait été témoin des six dernières courses internationales, M.Thomas W.Ratsey, âgé de 80 ans, qui fit la traversée de l’océan pour voir chaque course depuis 1887, et qui peut donner tous les détails de la course de 1887 quand le “Thistle” fut défait par le “Volunteer”.LE BASEBALL LIGUE AMERICAINE St.Louis 3, Boston 1.Boston 2, St.Louis 1.New-York 5, Detroit 3.Washington 14, Chicago 9.LIGUE NATIONALE Brooklyn 13, Cincinnati 5.Philadelphie 12, Chicago 11.Chicago 6, Philadelphie 4.New-York 6, Pittsburg 1.POSITION DES CLUBS LIGUE INTERNATIONAL^ Rochester .103 59 6 .636 Baltimore.95 67 5 .567 11 MONTREAL.93 71 4 .567 11 Toronto.85 77 6 .525 18 Newark.76 86 6 .469 27 Buffalo.71 88 9.447 30Mi Reading.64 96 8 .400 38 Jersey City.58 101 9 .365 43^ LIGUE AMERICAINE Philadelphie 96 47 11 .671 Washington 89 54 11 .622 7 New-York.81 63 10 .563 14% Cleveland.79 69 9 .524 21 Detroit.70 74 10 .486 26% St.Louis.60 85 9 .414 37 Chicago .56 87 11 .392 40 Boston.• 47 96 11 .329 49 LIGUE NATIONALE Brooklyn.84 60 10 .583 St.Louis.82 60 12 .577 1 Chicago.„ 82 61 11 .573 1% New-York .78 65 11 .545 5% Pittsburg.74 68 12 .521 9 Boston.• 67 78 9 .462 17% Cincinnati .• 55 85 14 .388 27 Philadelphie • 49 94 11 .343 34% Combats d’hier Janesville, Wis, —- Sammy Man-dell ancien champion du monde, poids léger, a battu Mickey O’Neill, Milwaukee, 10.OKlahoma City.— Babe Hunt, Ponca City, Okla., a battu Johnny Risko, Cleveland, 10.Canton, O.— Gorilla Jones, Akron P., a battu Cowboy Jack Willis San F'rancisco, 10.Cincinnati.— Long Tom Hawkins, San Diego, Cal., a knockouté Jack Townsend, NewT-York, 10.Chicago.•— Edgar Norman, Norvège, a battu Frank Wine, Montana, 7: Eddie Ran, Pologne, a battu George Kerwin, Chicago, 8; Ray Tremblie, Rockford His, a battu Slev Hess, Chicago, 8; Benny Gold-blat, Chicago, a déclassé Al de Rose, Newark, N.-J., 6.Pittsburg, Kas.— Walter Dunham, Fort Scott, Kas., a knockouté Connie Grosso, Des Moines, la., 6; Milt Schooley, Wichita, Kas., a knockouté Babe Knapp, Chicago, 3.Des Moines, la.— Benny Bass, Philadelphie, a battu Eddie An derson, Casper.Wyo., 10.Sioux City, la.— Billy Vaugham.Omaha, a battu Urban Liberty, Minneapolis,______________ Sonnenberg vs Deglane Gus Sonnenberg.champion du monde des lutteurs poids-loprds, rencontrera lundi soir prochain Henri Deglane, le populaire lutteur français, dans une rencontre de deux dans trois à finir, à T Arena Mont-Royal.C’est ce que nous a appris hier soir le promoteur Lucien Riopel.Il venait de signer le contrat liant Sonnenbarg pour cette rencontre.Le champion du monde était présent aux rencontres d’hier soir, à TArena.Il est à Montréal depuis quelque temps et il restera au Canada jusqu’après sa rencontre avec Deglane.11 est en excellente condition et se propose de ne faire que de légers exercices en préparation à sa rencontre avec Deglane.H y a longtemps que les amateurs de lutte de Montréal souhaitent voir Sonnenberg aux prises avec Deglane.Ils auront cet avantage lundi soir prochain.Le promoteur a expliqué qu’il avait dû augmenter légèrement ses prix pour la circonstance.Les dames devront payer leur entrée pour cette rencontre.Elles comprendront, après avoir bénéficié toute l’année d’admissions gratuites, qu’elles doivent faire leur part surtout pour une rencontre aussi importante que celle-là, alors que le promoteur a dû donner au champion une forte garanti*.E.Johannsen a battu l’Allemand Cyclone Reese IL A PERDU LA PREMIERE CHUTE POUR PRENDRE ENSUITE LES DEUX AUTRES - STASIAK MALMENE PAR VASSELL Einar Johannsen, l’excellent lutteur Norvégien, a remporté la victoire sur l’Allemand Cyclone Reese dans la finale au programme du promoteur Lucien Riopel.Johannsen a perdu la première chute après 21 minutes de combat, puis il a pris les deux autres en 9 m.30 et en 4 m.La rencontre a été excellente et fort scientifique.Reese n’a pas eu le meilleur même pendant la première reprise.Il a eu la chance de saisir son adversaire par les jambes pour l’étourdir en le faisant tourner une dizaine de fois.Comme Johannsen ne savait plus exactement où il se trouvait, Reese en a profité pour lui coller les épaules au matelas.- Les deux autres chutes allèrent à Johannsen qui prit la première à la suite d’une série de prises de tète qui dura très longtemps.Reese ne put s’en défaire.Johannsen, le sentant très affaibli, le laissa aller pour lui appliquer un coup de tête dans le corps.Reese tomba sur le dos et Johannsen se jeta sur lui pour s’assurer la chute.La reprise finale se passa de façon toute différente.Heese se lança à l’attaque par une série de cravates russes.Johannsen attendit sa chance et lui donna un violent coup de tête dans le ventre pour l’étendre au matelas presque sans connaissance.7 Ge siak a été fort maltraité par George Vassell au grand amusement de la foule.Le gros Polonais avait devant lui un adversaire de sa force cpii le rencontra à son propre jeu.Chaque fois que Stasiak se permettait quelque brutalité, Vassell ne tardait pas à la lui remettre avec intérêts.L’arbitre eut fort à faire pour empêcher les deux hommes d’en venir aux coups.Il rendit une décision de nullité à la fin du combat.Jack Canson et Frank Brunowitcz ont décroché chacun une amende de $10 pour ne s’être pas conformés aux règlements de la lutte.Ils ont été trop brutaux et ils ont refusé en plusieurs circonstances d’obéir aux ordres de l’arbitre Tremblay qui dut les tirer par les pieds afin de leur faire lâcher prise.Brunowitcz surtout a fait des siennes.Il a frappé à coups de poings et 'Ganson, pour se protéger, a dû faire de même.Le spectacle a été enlevant et les spectateurs n’ont pas caché leur enthousiasme.Ganson a pris une chute en 20 m.45 s.Eugène Lcdoux, le populaire lutteur canadien-français, a remporté la décision sur Charley Novina à la fin d’une rencontre de trente minutes.Ledoux a été supérieur à son adversaire qui a cependant fait preuve d’une rare science.Novina concédait 20 livres au lutteur canadien-français et c’est un peu ce qui a été cause de sa défaite qui n’a rien d’humiliant.Bill Bath et Stanley Pinta ont fait partie nulle de 20 minutes dans la rencontre la plus brutale et la plus mouvementée de la soirée.Ils auraient certainement décroché une amende eux aussi mais le président de la Commission de Boxe, qui aime toujours agir dans ces circons-tances-là, n’était pas présent.Les deux hommes ont donné bien plus un combat de boxe qu’une rencontre de lutte.Il y avait autant de coups de poings que de prises de lutte au grand amusement des spectateurs qui sympathisaient avec Bath contre Pinta.La soirée, qui a fini un peu tard, a été fort goûtée des spectateurs qui sont tous retournés contents des spectacles auxquels ils avaient assisté._ ______ Georges Chabot battu à Québec Québec, 16.— Georges Chabot, de Montréal, a perdu la décision ici hier soir dans unt rencontre de dix rondes disputée à (’Arena contre Duquet.A la quatrième ronde, Duquet a pratiquement knockouté Chabot, mais comme il attendait sa chance pour porter le coup de grâce, il encaissa un direct de droite qui le mit en danger à son tour.La décision a été très impopulaire.Ralph McNaughton, de Québec, a causé une surprise en battant Joe Marcientc, de New-York, par décision à la fin d’un combat de dix rondes.L’italien a eu l’avantage de près mais au bout des poings McNaughton était supérieur.Harry Wills a knockouté Kid Morin, de Montréal, dans la première ronde de la préliminaire de quatre rondes.Morin est allé dsux fois au plancher avant d’être mis hors de combat.Boxeur transporté à l'hôpital Halifax, 16 (S.P C.) ~ Jack Thompford, de New-York, a été transporté â l’hôpital après avoir été mis hors de combat par Roy Mitchell, boxeur poida-lourd de éouleur, dans la première ronde d’un combat qut devait en durer dix.Thompford souffre d’une concussion du cerveau.(Suite à la eHtgc 6) COURSES au PARC DELORIMIER Du 13 au 20 ssptcmbrs 7 — Courses par Jour — 7 Admission $1.50 1ère course 2.46 ft.nl.(Heur* *»»ncén UN NOUVEAU TYPE DE PERFECTION Un plaisir nouveau pour tous les fumeurs—à fumer les Dixies, vous éprouverez la plus grande somme de satisfaction, parce que vous aurez un mélange parfait ¦ de tabacs virginiens choisis.Faites de tabacs virginiens doux, odorants, au meilleur de leur condition, elles sont bien roulées pour se bien fumer.Essayez la Dixie, les délices du fumer canadien.O! 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