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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 23 septembre 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1930-09-23, Collections de BAnQ.

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Volume XXI Numéro 220 Abonnements par la poste.EdiHon quotidienne CANADA.S 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.J0.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Directeur; HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Montreal, mar.23 aeptembre 1930 TROIS SOUS UE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .H Arbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 Le service de transport entre Montréal et la rive sud Le 13 courant nous suggérions aux commissaires du port, nouvellement entrés en fonctions, de résoudre le problème de l’établissement d’un service de transport sur le pont Jacques-Cartier (officiellement: le pont de la Commission du port).Nous sommes au 23, et la Gazelle de ce matin mande que M.Rainville, président de la Commission du port, a eu une entrevue de deux heures avec le président et les hauts fonctionnaires de la Compagnie des tramways, hier, au sujet de l'organisation de ce service.Il doit, selon le même journal, avoir une entrevue aujourd’hui avec les autorités du chemin de fer National du Canada et, probablement, les autorités de la ville de Montréal.Comme on le voit, M.Rainville n’a pas perdu son temps.Sa nomination, qui a si fort déplu au Star, offre pourtant des avantages positifs et qui ressortent bien dans cette occurrence.Plus homme d’affaires qu’avocat, il a l’habitude des promptes décisions; par ailleurs, depuis longtemps, au courant des besoins de la rive sud et des difficultés de transport que la population de cette région a eu à subir, il est plus porté que qui que ce soit à chercher une solution rapide.A raison également de sa pratique des affaires, il est impressionné par l’énorme capital—tout près de Vingt millions!— immobilisé dans la construction du pont et sur lequel la Commission, avec le concours de la ville et de la province, doit payer intérêt et amortissement.Il est singulier que l’ancien président, qui était pourtant, selon le Star, un homme d’affaires bien plus considérable que M.Rainville, ne se soit pas rendu compte que, comme d’une part, les charges de la Commission étaient sensiblement accrues par la construction du pont et que, d’autre part, ses revenus fléchissaient sensiblement à le suite de la mévente du blé, il était urgent d’extraire du pont lui-même tout le revenu qu’il pouvait donner.Or, il est évident, comme le marque M.Rainville, que ce revenu peut devenir très intéressant si on canalise vers le pont la migration quotidienne du sud au nord et vice versa et si, en outre, on accroît sensiblement le développement du sud en établissant des moyens de communication rapides et économiques.On ne peut guère se faire d’avance une idée des transformations que la rive sud subira de ce fait.On connaît bien Lon-gueuil et Saint-Lambert; mais dans l’axe même du pont une municipalité qui n’avait jusqu’ici qu’une importance très relative, Montréal-Sud, a subi un réveil considérable.Et que sera-ce quand existera un service de communications régulières conduisant au coeur même du district des affaires de Montréal?Depuis la construction du pont, en effet, Longueuil, nous dit un voyageur quotidien (qui a son automobile) ne se trouve plus qu’à treize minutes de l’Université de Montréal.II va de soi que l’on pourra, en améliorant les communications pour les usagers dès tramways, créer un développement très prospère et qui devrait, soit dit en passant, être dès maintenant réglementé, afin que ne se reproduisent pas les erreurs nue l’on a eu à déplorer dans l’organisation ou la désorganisation de la périphérie montréalaise.* * *¦ Mais quelle forme donnera-t-on à ce service de transport?Recourra-t-on à l’autobus ou au tramway?On sait que la Compagnie dçs tramways, qui exploite les voitures des deux genres, tient mordicus au tramway pour deux raisons: en cas d’expropriation, les rails sont un actif.De plus, en tout temps, ses rails sont comme des tentacules qui attachent la compagnie au sol.Il est fort difficile de lui signifier son congé, quelle que soit la durée du contrat, tant que ses rails resent là.Deuxièmement, les tramways consomment de l’énergie électrique vendue à Montréal par la M.L.H.et produite par la Shawinigan Wafer & Power Co.Or les deux compagnies contrôlent le tramway.M.Rainville paraît incliner également pour l’établissement d’un service de voitures électriques.Comment ne voit-il pas l’obstacle qui se présente immédiatement?La pose des vpies, qui serait faite san* doute par la compagnie, exigerait une dépense do $250,000.confesse-t-il.Il n’en serait pas ainsi avec l’autobus; ce service représenterait tout juste—et encore ce n’est pas certain — l’achat de quelques voitures additionnelles au prix d’une dizaine de mille dollars l’une.Avec le tramway, au contraire, on doit compter l’achat de voitures additionnelles également — et ces voitures sont beaucoup plus coûteuses que les autobus — plus la pose des voies.La solution la plus économique, c’est donc l’emploi des autobus.C’est aussi la plus rapide.La pose des voies exigerait au moins quelques semaines de délai.On pourrait inaugurer dans un délai de 24 ou de 48 heures un service d'autobus adéquat.Il ne s'agit pas, en cette affaire, de desservir seulement la rive sud; l’ile Sainte-Hélène compte pour beaucoup pendant les mois d’été et pour donner un service de tramways convenable en cet endroit, il faudrait construire dans l’île des voies de garage et de chargement qui seraient un encombrement et une laideur.Bref, le service d’autobus, plus rapide à établir, plus économique à exploiter, est celui auquel on devrait recourir.D’autant plus que si la compagnie du chemin de fer National du Canada cède ses franchises à la Compagnie des tramways, il sera possible de supprimer les tramways du pont Victoria et d’accélérer le passage des voitures automobiles sur ce pont.Une fois le tramway supprimé, on aurait, en effet, deux belles voies pavées à sens unique.La compagnie ferroviaire et le public voyageur y trouveraient leur avantage mutuel.Avec l’ouverture annoncée des chemins d’hiver par le gouvernement provincial — tenu de donner quelque chose en retour des lourdes licences qu’il perçoit — le principal obstacle disparaît.La ville peut intervenir, en sa qualité d’intéressée pour un tiers dans la construction du pont, en faveur du projet que nous préconisons.4 * * Quelle que soit la solution à laquelle on doive s’arrêter, il est certain que la population de la rive sud et la population de Montréal — particulièrement la population infantile attirée par le charme de l’Ile Sainte-Hélène — seront reconnaissants à la Commission du port d’avoir entrepris de leur fournir un service de transport pratique dont le besoin se fait vivement sentir.ou is DUPIRE —.¦ ¦ Chroniqut Photos Comment te fcdt-il que toutes les photographies qui figurent sur tes passeports donnent aux gens qa’el-les représentent figures de criminels ou tnmbielles?A se fier aux passeports tout seuls, on croirait que l’humanité est d'une laideur générale et sans exception, A tel point que même les plus belles femmes du monde, sitôt qu’elles illustrent un passeport, prennent des mines vieillies, défraîchies, ont l'atr malade, ennuyées, dégoûtées de la vie.D'oit vient cela?L'objec- tif du photographe à passeports est-il muni de lentilles spéciales, destinées à contrefaire ou à enlaidir qui parait devant elles?Serait-ce simplement vengeance des photographes qui, ne pouvant enlever à ceux qui vont voyager l’argent qu’ils iront dépenser à l’étranger, se rattrapent en les traitant avec un sans-gêne abasourdissant?Il U a de ces belles dames qui, plutôt que de se voir torturer par cette catégorie de photographes, préfèrent simplement rester chez elles, et renoncer à tout voyage qui comporte passeport.Elles ont leur orgueil, que diable! La directrice de la chronique féminine, dans un quotidien américain, sollicitée par une jeune fille amoureuse et aussi soupçonneuse, de lui indiquer comment s'assurer de la fidélité de son fiancé, lui donna cette ingénieuse réponse: “Envoyez-lui la photo de votre passeport; s'il subit le choc sans broncher, c’est qu'il sera épris pour tout de bon”.L’épreuve, en effet, dut être péremptoire., Des gens un tant soit peu mis en méfiance contre les photos destinées aux passeports ont parfois recours à un photographe dont la réputation est excellente, —ce qui veut d’ordinaire dire qu’il réussit à merveille à faire d’un visage sans originalité et sans beauté une contrefaçon artistique méconnaissable, tant elle donne de charme, à celui, et surtout à celle qui a posé devant l objectif.Précaution vaine.Dès que le photographe a vent qu'il s’agit de photo pour passeport, il perd ses moyens, oublie ses trucs.Quel diable rend alors la lentille impitoyable, lui fait décupler le volume de la plus petite verrue au bord de l oreille, rendre torve le regard indécis, creuser la bouche, jeter entre le nez et le menton des plis qui accusent l’âge, orner le coin des paupières de pattes-d’oie, dégarnir le crâne, malgré le soin qu’on a pris d’y ramener les mèches rares, exagérer la grandeur des oreilles, la courbure du nez?Le photographe lui-même l’ignore; mais ce diable, en tout cas, travaille sur le vif, et, à tout coup, fait d’une face qui n’est pas laide, presque une hideur.Et l’Etat estampille cela, et cela traverse les mers, et les douaniers, les gendarmes l,es percepteurs de taxes, aux quais de débarquement, partout, ont peine à déguiser, derrière leur air blasé, leur étonnement de découvrir que la laideur humaine n’a pas de bornes, à en croire robjeetif du photographe à passeports.Et ils ont Veffronterie de vous faire sentir que cela est en effet très ressemblant.Cela rappelle le mot cruel d’un parvenu.Il avait coqduit sa femme, assez quelconque, chez un photographe qui se piquait de ne travailler que pour les gens arrivés depuis longtemps, pour les “grandes familles”.Un assistant du photographe renommé fit de son mieux pour faire pire que nature.Venu à la porte de l’atelier dans sa Ro’ds-Royce, le parvenu se fit apporter les épreuves, les lorgna et, bondissant hors de la voiture, pénétra en coup de vent dans le cabinet même du maître photographe.Il tvi jeta à la face les épreuves, vociférant: Je ne les prends pas: elles sont trop ressemblantes!” Cet homme avait du tact.Pierre KIROUL Bloc-notes Ce permis M.Savignac.membre du comité exécutif, une couple d'autres éche-vins ont tenu à protester formellement contre la permission accordée aux Juifs d’ouvrir leurs magasins dimanche l’après-midi.En fait, cette permission apparaît aussi absurde qu’injustifiable.Nous ne faisons point ici profession d’antisémitisme, mais il faut bien voir les choses telles qu’elles sont.Or, que s’est-il passé?C’était hier le Jour de l’An des Juifs et c’est sous ce prétexte, parait-il, qu'on les a autorisés à ouvrir leurs magasins le dimanche.Mais leur fête ne commençait qu’au coucher du soleil et tout le monde a pu voir, hier l’après-midi, les magasins juifs ouverts et achalandés.On ne pouvait donc même prétendre que la fermeture des magasins dimanche l’après-midi gênerait les Juifs: ils avaient toute la journée du lundi pour s'approvisionner.Le résultat le plus clair de l’affaire a dû êlre de permettre à un certain nombre de marchands juifs de faire des affaires dimanche, et avec tout le monde, alors que leurs concurrents chrétiens étaient contraints de fermer leurs boutiques.Il est assez probable qu’un autre résultat fut d’obliger un certain nombre de chrétiens, employés chez les Juifs, à travailler cet après-midi-là.L’on serait curieux, par ailleurs, de savoir en vertu de quel principe de droit le comité exécutif a pu autoriser une pareille dérogation à la loi générale.Ajoutons que les Juifs qui ont dû demander cette dérogation — car nous n’imaginons pas que le comité ait pris, sans y être formellement invité, une pareille initiative, — se sont probablement rendu un mauvais service.Ils ont, sans que rien ne les y oblige réellement, irrité grand nombre de gens.Naturellement, il peut leur être désagréable de chômer le dimanche et les jours de fête Israélites, alors que pendant ces iours de fête les chrétiens peuvent faire des affaires.Mais leur cas est exactement celui des marchands catholiques, appartenant à la religion de la majorité, ici et dans la province, oui fermeront leurs magasins le jour de la Toussaint et le jour de ITm-maculée-Conception (en pleine période de grande activité commerciale pour ce dernier cas), alors qu’eux, les Juifs, feront des affaires comme si de rien n’était.Dans le tramway Un ouvrier canadien-français nous signale une scène de désordre qui se serait produite la semaine dernière dans un tramway de l’Est.Un groupe de jeunes gens y aurait chanté des chansons grossières, au scandale des autres voyageurs et voyageuses.Notre correspondant se demande si les autorités compétentes ne pourraient assurer en pareil cas le maintien de l’ordre et le respect des voyageurs et voyageuses.11 suffira sans doute de signaler le cas à la Compagnie des Tramways pour qu’elle redonne à son personnel des instructions rigoureuses à ce propos.Un cas topique Le Sun, de Newr-York, dans son numéro de samedi, note qu’on a récemment fait une expédition de cha.bon de la Colombie britannique à Callao, au Pérou.11 ajoute, après avoir cité un texte d’où il ressort que l’Angleterre fournissait jusqu’ici 75% du charbon consumé par le Pérou: Le charbon est l'une des grandes industries de la Grande-Bretagne; sa crise (prostration) est l’une des principales causes de la détresse du pays.Le commerce avec le Pérou ne représente qu’une fraction relativement petite de l’ensemble de la production.L'empiètement canadien sur ce marché n’est pas en soi une chose d’importance capitale.On peut le comparer cependant à une expérience de laboratoire; il révèle clairement la complexité des problèmes que doivent discuter à la prochaine conférence de Londres les gouvernements de la Grande-Bretagne et des Dominions.Au fur et à mesure que les Dominions étendront leur commerce extérieur, leur lutte avec les industries de la Grande-Bretagne deviendra plus vive.Aucun système politique présentement applicable ne peut empêcher cela.Il y a une couple de cents ans la Grande-Bretagne pouvait essayer de paralyser le développement des industries dans ses colonies; elle ne peut essayer cela avec ses Dominions.On a rêvé d'une sorte de partage; niais il est une chose certaine, c’est que les marchands et les industriels anglais des Dominions ne feront point de sacrifices pour leurs congénères de la Grande-Bretagne.Ni le loyalisme ni le sentiment de race ne les poussent jusque là.0.H.Dans la vallée du St-Maurice DU BARRAGE DE LA LOUTRE AU RETOUR Le barrage de la Loutre commence en 1915 fut terminé en 1917 au La Tuque, Grand’Mère et Shawini-gan.A titre de chroniqueur scientifique, qui a eu l’occasion de gratter bien des vernis de techniciens de carton, je dois reconnaître que M.Lefebvre en est un véritable.Les faits, les chiffres et les principes sont si bien ordonnés dans son cerveau, qu’il explique les systèmes les plus délicats et les plus compliqués avec une lucidité telle qu’on croirait écouter les explications les plus élémentaires du monde.Car rien n’est plus vrai que le vers de Boileau : Ce qui se conçoit bien s'énonce [clairement.* Ÿ Ÿ Nos pécheurs, qui se promettaient d’embrocher tous les brochets et les truites de la rivière, étaient allés souper à un camp de la Brown Corporation.Le menu était si appétissant que nous l’avons dévoré comme des loups.Personne aussi ne s’est avisé d’allen pêcher.H* H* H* Les courriéristes sont allés veiller chez M.le Dr Eugène Prud’homme, de la Brown Corporation.Nous y étions allés dès l’arrivée au barrage.Nous nous imaginions, dans la simplicité de notre coeur, que nous allions entrer dans une maison des bois.La veillée se passerait autour d’un poêle à trois ponts, comme au bon temps jadis; et le bon docteur s’attelant du joug antique s’en irait à la rivière puiser les seaux d’eau nécessaires à la cuisine et aux ablutions.Ahl ouicl\e, alley-y voir! Ces messieurs du barrage à la Loutre feraient pâlir d’epvie les pauvres citadins si fiers.Ces messieurs ont naturellement l’éclairage à l’électricité, et puis le téléphone.Certes, il n’y a pas le gaz d’éclairage pour détruire la senteur pénétrante des cèdres et des sapins.Mais ils ont mieux: le chauffage à l’électricité, rêvé par notre concitoyen Véron-neau.Et ils ont l'aqueduc, l'eau chaude à profusion, tout ce qui s’ensuit.Il y a même la radio, et d’excellents appareils.M.le Dr Prud'homme, qui est un lettré, a une belle bibliothèque et il a ses journaux apportés chaque jour.Il fallait monter dans le fin fond des bois pour trouver des résidences de ce genre-lâ.Aussi, dans la quinzaine de bâtisses qui composent ce petit village, on trouve des touristes américains.Us ne pourraient mieux choisir.On y peut chasser tout le gibier de la création; les poissons ne demandent qu’à aller dans la poêle; un lac splendide pour le canotage et le yachting; des La session d’urgence M.Bennett s'embarque à Québec, sa session d'urgence étant close Elle a duré quinze jours — La gauche réitère ses objections aux changements tarifaires et M, Bennett le reconnaît - Nos délégués à Londres comprennent un Canadien français, M.Dupré, solliciteur général M.PERLEY AGIRA COMME PREMIER MINISTRE PROVISOIRE (Par Emile BENOIST) Ottawa, 23 — La prorogation s’est faite hier après-midi, un peu plus tard cependant qu’on ne l’avait prévu dans la matinée à la Chambre des Communes.On comptait que tout le travail sessionnel des députés serait terminé à 1 heure.Les Communes ne se sont ajournées qu’à 3h.30.Une heure plus tard, le gouverneur général est venu présider la cérémonie d’apparat qui mettait fin à la session d’urgence.Son Excellence s’était rendue au Parlement, comme elle le fait d’habitude en pareille circonstance, c’est à-dire en grande pompe.Une brillante escorte de cavalerie entou-iait son carrosse et une salve d'artillerie a salué son arrivée.La cérémonie dans la salle du sénat a été de courte durée.Le discours du trône de la fin était encore plus court que celui de l'ouverture de la session.La session d’urgence a duré exactement quinze jours.Elle s’est ouverte le lundi, 8 septembre.Eh ce court espace de temps, le parlement a opéré d’importants changements à notre régime tarifaire.Environ 130 articles du tarif ont été modifiés par en haut.Les droits compensateurs qui avaient été établis par le budget Dunning ont été abolis.La loi des douanes a été amendée relativement aux mesures contre le dumping.Une somme de $20,000,000 a été votée pour remédier à la crise du chômage.Il faut dire que le Parlement a laissé au gouvernement liberté rapid*, d, toile «SiKlEÏ idWoVSn'dl s.p, ce,," per le, dont le,Icelle me pouVTSculIra * blanches ailes se confondent avec l’écume neigeuse des flots.Nous avons causé littérature, politique, finances, pêche, chasse, marine, radio avec M.Prud’homme.Le lendemain matin, nous dormions paisiblement, quand notre camarade Potvin arrive, nous racontant que les brochets lui ont enlevé l’hameçon et la virole de sa ligne, et que même une autre ligne qu’il a trouvée par hasard a subi le même sort.Devant cet assaut brochétique, nous nous vêtons en hâte et partons vers la rivière alors que le soleil dore la brume matinale.Les goélands ont abandonné leur retraite et .survolent les flots.Notre arrivée a sans doute Impressionné défavorablement les brochets, car seul notre ami Masson réussit à en attraper un alors qu'il croyait avoir fort mal lancé coût d’n,n million .5 ‘ i, 1 M1* ** croyau avoir ion mal aucé met* malmeSneloSer1 enPt^ 1 88 ^ne' Le é,ait (,e bel,'‘ rement l’apport d’un bassin de drainage de 3,650 milles cacrés.La ca-pacite de ce réservoir est de 160 billions de pieds cubes, ce qui en fait le plus grand réservoir artificiel du monde.L’étendue des lacs , ., , .et rivières affectés par le barrage j dc ^acht sur ,0 lac- A Plusieurs en-qui était de 209 milles carrés dans dro,ts- ,?n «Perçoit des Ironcs taille; à nous trois, nous revînmes avec quelque dignité après avoir mangé quelques mvrtilles perlées de rosée.Au cours de l’avant-midi, les voyageurs sont allés faire un tour milles carrés dans les conditions naturelles, forme maintenant une immense nappe d’eau qui dépasse 300 milles carres en superficie et qui s’étend sur une distance de 135 milles en amont du barrage.Par le système du réservoir Gouin (à la 1.outre) et des réservoirs de la rivière Manouane, la commission contrôle un emniaga-sinement total de 176 billions de pieds cubes d’eau et garantit un débit minimum d’au moins 12,000 pieds cubes d’eau-seconde à Shawi-nigan.Même par un contrôle rigoureux, ce débit peut être augmenté à 17,000 pieds cubes d’eau-secondr.Ce qui veut dire que le débit utile constant de la rivière a été ainsi porté de moins de 6,000 pieds cubes-seconde à 17,000 pieds cubes-seconde.Comme l’eau prend dix jours à descendre à Shawinigan, soit à une vitesse d’un mille à l’heure, le débit doit être régularisé de dix jours à l’avance, ce qui exige naturellement des calculs assez compliqués.I.es portes du barrage, hautes de 12 pieds et larges de 7 pieds, laissent passer 45 pieds cubes d’eau par seconde.Sur la nappe d’eau bouillonnait* j te qui gronde en bas du barrage, tes goélands volent par centaines et se nourrissent des truites succulentes qui se jouent dans les rapides.La présence de ces oiseaux de mer et d’eau salée paraît étonnante dans cette région; M.le Dr Eugène Prud’homme, de la Brown Corporation, nous explique que ces oiseaux pêcheurs viennent de la baie d’Hudson.en suivant le cours des rivières et des lacs.M.Olivier Lefebvre, qui nous a fourni tous ces renseignements sur le barrage de la Loutre, est le type accompli de l’ingénieur épris dé sa profession.Je le vois encore, debout sur la crête de la formidable maçonnerie en plein soleil couchant, le regard brillant de fierté et tout frémissant devant l’oeuvre magnifique, en face de cette mer que l’homme a fait surgir et qui, brusquement lancée, pourrait anéantir sous ses masses énormes morts, dépouillés de leur écorce, dont la cime seule émerge.On n l’impression d'un cimetière marin; et en plein soleil, ces pointes blanches à demi-inclinées sont lugubres.Ces Irons d’arbres que nous voyons, explique M.Lefebvre, sont ce qui reste des forêts qui couvraient des îles noyées par l’inondation due au barrage.Chaque printemps, les glaces en déracinent et ils s’en vont échouer au bas du déversoir.Voici maintenant le retour après le goûter : une heure et demie dc wagonnet et trois heures de bateau.Nous soupons à Manouan.dans une maison de la Commission des Eaux courantes.On nous a annoncé officiellement du veau et du rosbif.Ils étaient délicieux, et chacun en a repris deux fois: mais je ne parierais pas sur l’authenticité du boeuf et du veau officiellement annoncés.Ces deux animaux doivent avoir porté panache.En face de la maison de la Commission.l’on voit un poste de la Compagnie de la Baie d'Hudson; car de l’antre côté il v a une bourgade de sauvages dont on aperçoit les tentes blanches et la petite chapelle.Et le tràin nous ramène à Montréal.pendant la nuit.Alexi^ GAGNON M.C.-H.Caban se rendra en Allemagne Ottawa, 23.(D.N.C.) — Quatre ministres viennent juste de quitter la capitale pour se rendre à Québec où ils s’embarqueront à bord de VEmprtit of Australia pour l’An-glnetcrre et un autre membre du ministère fédéral s’apprête à partir.M.C.H.Cahan, secrétaire d’Etat, partira cette semaine pour l’Allemagne où, nu cours du mois d’octobre, il aura des conférences avec les autorités de Berlin pour régler ceratincs réclamations de guerre.A son retour il s’arrêtera à Londres où il se joindra à la délégation canadienne.certains travaux d’ordre public dû d ordre privé.II est entendu toutefois que le gouvernement ne pour-,,isP°ser «près le 31 mars A™ d!aucune Partie des «20,000.-(R)U qui n’aura pas été appropriée et dépensée.Dans une brève réponse qu’il faisait cet après-midi à l’interpellation d un oppositionniste, le ure-nucr ministre a déclaré qu’il ne peut encore se rendre compte de 1 effet que pourront avoir sur le rc-venu du pays les nouveaux chau-gements au tarif.Il pourra fourni’* cette information lors de la présentation du premier budget réguli-r de son gouvernement.Nous avons déjà rendu compte de la seance de ce matin.Dès 2 h, 15 cet après-midi, la Ubambre se remettait au travail.Un grand nombre de modifications ont été votées aussi vite que le président du comité des voies et moyens, M.Armand l^avergne, pouvait en donner lecture.M.Lavcrgne, qui est devenu un peu myope sans doute,s’aidait d’une loupe pour précipiter encore sa lecture.Les carried succédaient à I énumération des nouveaux articles avec la rapidité des balles d une mitrailleuse.C’est d’ailleurs ainsi que d’ordinaire se votent les millions aux dernières heures d’une session ou encore que se votent les dernières mesures.A la suite de remarques de dépu lés de la gauche, M.Bennett, devenu très conciliant, a consenti à (pielques modifications de ses modifications.Un amendement a.par exemple, été accepté â la résolution no 5.de façon que le nouveau tarif ne s’applique pas aux commandes qui ont été données de bonne foi avant le 16 septembre, à condition toutefois que ces commandes soient livrées avant le 30 novembre.Lus dernières résolutions ayant éié adoptées, les derniers articles du nouveau tarif voté, un bill fondé sur celles-là et sur ceux-ci a subi sans encombre ia formalité des trois lectures.A la troisième secture cependant M.J.L.Ralston, l’ancien ministre de la Défense nationale, a dit qu’il ne renouvelle pas un amendement déjà présenté au moment de l’adoption d’un article sur l’essence, l’huile it la gnzoline simplement pour ne pas retarder le départ du premier ministre.I! tient cependant à ce qu’il soit bien compris que cela ne doit pas être interprété comme un acquiescement de la part de l’opposition libérale aux nouvelles mesures du gouvernement.L’amendement auquel M.Ralston faisait allusion avait trait à l’essence employée par les bateaux de pêche.M.Ralston, qui est de la Nouvelle-Ecosse, province de pêcheurs.Considère que cette essence devrait être exempte de tout droit.M.Neil, indépendant, dont la circonscription de Comox-Alberni est siiué sur l’Ile de VancoiMwr, représente aussi une population de pêcheurs.U parle dans le même sens que M.Ralston.De* députés de l’Ouest agricole réclament pareille exemption de droit sur reMe nbondammen't illustré.75 cents franco.Service de librairie du Devoir, Un nommé Yvon Laurendeau a avoué sa culpabilité ce matin devant .le juge Perrault sous l’accusation d’avoir volé une automobile et d’avoir été trouvé en possession d’un révolver.Il a été condamné à 12 mois de prison sur la première offense et à $35 d’amende ou deux autres mois sur la deuxième accusation.L’individu a été arrêté ce matin à Tangle de la rue Saint-Denis et du boulevard Saint-Joseph où il avail frappé un sedan Ford avec Tauto-mobile qu’il avait volée à un M.Lalonde.M.Charbonneau proteste M.Bruno Charbonneau, échevin de Villeray, tient à protester contre l’ouverture des établissements de comnierce juifs dimanche dernier.Il déclare qu’il proteste énergiquement contre cette action du comité exécutif et demande à ce dernier de déclarer publiquement que pareille erreur ne se répétera plus.Une enquête sur les travaux du C.N.R.Genève, Suisse, 23.(S.P.A.) — Mlle Susan Lawrence, secrétaire du ministère de l’hygiène dans le cabinet MacDonald, a demandé aujourd'hui à l’Assemblée de la Société des Nations d’instituer une enquête scientifique à travers le monde afin de déterminer les causes fondamentales de la dépression économique dont se plaignent tous les pays du monde.“Nous siégeons ici depuis des jours et des jours, dit-elle, et nous écoutons les délégués des différents pays qui viennent nous dire les uns après les autres à quel misérable état leurs compatriotes sont réduits.On n’a pas entendu un mot d’espoir, pas une seule suggestion concrète pour remédier à cet état de choses.Je vous demande de donner votre appui à cette résolution qui réclame une telle enquête comme une mesure de première importance pour la population de toute cette planète.” Le Dr Riddell, délégué canadien, a insisté devant le comité économique sur les résultats désastreux d’une dépression économique dans un pays hautement industrialisé comme ie Canada ou les Etats-Unis.Lorsque l’agriculture est ain- i industrialisée, le producteur doit endre son produit avec profit, ou ndetter et finir par abandonner .a terre.Le Dr Riddell s’est fortement opposé au projet de réunir une conférence pour étudier un système de taux préférentiels sur les produits agricoles entre les différents pays d’Europe.“On nous demande de venir ici, dit-il, et au sein d'une organisation mondiale de consentir à un projet qui va enlever à nos produits la libre concurrence sur les marchés du monde.Voilà, sans vernis, la vérité sur la question.” Menace de crise ministérielle en Espagne Madrid, 23 (S.P.A.) — Le gouvernement espagnol se voit menacé d’une crise ministérielle à la veille d’élections mouvementées, les premières qui soient tenues en Espagne depuis l’établissement de la dictature du général Primo de Rivera en 1923.Le duc d’Albe, ministre d’Etat ou ministre des affaires étrangères est, dit-on, décidé à démissionner à la suite de la campagne conduite contre lui par le journal El Debate qui lui reproche ses fréquents voyages à l’étranger.Le duc est attendu aujourd’hui à Saint-Sébastien et on croit que le roi Va tout mettre en oeuvre pour qu’il reste dans le cabinet Beren-guer.Dans l’Equateur Quito, Enuateur, 23 (S.P.A.) — Le président Ayora, de l’Equateur, a déclaré au cours d’une entrevue donnée au représentant de TAsso-ciated Press que c’est à la propagande communiste qu’il faut attribuer les rumeurs qui parlent d’un mouvement révolutionnaire en Equateur.La situation politique en Equateur, dit-il, est tout à fait normale., Le comité exécutif fait enquête sur les travaux du G.N.R.sur un certain rapport que Ton emploie aux chantiers des nouveaux travaux des camions de Hull et de Toronto.Théâtre fermé M.Allan Bray, président du comité exécutif, a déclaré ce matin lue le comité exécutif avait donné instruction à la police de fermer le théâtre Gapety, à la suite d’un rapport de M.Filion, censeur municipal des théâtres.______ Cadavre identifié Québec.23 (D.IT C.) - La icu-ne fille qui a été trouvée noyée dans le lac des Aulnaies a été identifiée par les détectives qui n’ont pas voulu divulguer son nom pour e présent.Le “Columbia” part Charlottetown, t.P.-E., 23.— Le Columbia vient de partir pour Ha-vrc-de-Grâee, Terre-Neuve.Av«s-vou> besoin de boni livres?Adreises-vou* au Service de librairie du “Devoir”.430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: H Arbour 124l,,, Au Pérou Lima, Pérou, 23 (S.P.A.) —- Le tribunal national des sanctions a décrété que MM.Arturo Rubio et Jesus M.Salazar, ministres sous le regime Leguia, subiront leur procès comme des accusés ordinaires.Salazar a cherché refuge â l’ambassade de l’Uruguay au début de la revolution, ce qui a amené la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays.Il s’es' maintenant réfugié à la légation cubai-nc._______ La démission de M.Greenfield Edmonton, Alberta, 23 (S.P.A.) — M.Herbert Greenfield, ancien premier ministre de l’Alberta et agent général de cette dernière province à Londres, a démissionne.Il représentera, en Alberta, à son retour, certains intérêts anglais dans le développement des ressources pétrolières.La Commission des assurances sociales Québec, 23 (D.N.C.).— Une sc an ce du> cabinet ptcvincial aura ! lieu demain et le gouvernement provincial nommera les membres de la Commission des assurances sociales, demi 1] a été question lors de la dernière session.Dans le discours du trône, il était fait mention u un ‘projet de loi créant une corn-mission composée d’économistes pour étudier les divers systèmes d assurance sociale, de placement familial, de pension de vieillesse et de certains autres problèmes sociaux de cet ordre”.S.G.Mgr Courchesne représenterait ie clergé dans la nouvelle commission.On mentionne aussi les noms de MM.Montpetit et Tremblay, de MontréaL Communications interrompues au Chili Buenos Aires, 23.(S.P.A.) — Les communications téléphoniques et télégraphiques sont interrompues au Chili entre Santiago et Valparai-son et la ville de Concepcio dans le sud où Ton a tenté dimanche de lancer un mouvement révolutionnaire contre le gouvernement chilien.Les trains ne circulent plus au sud de Santiago.DES MILLIERS D’ECOLIERES SE SONT RENDUES AU MANEGE MILITA!RE, CE MATIN — MESSE A SAINT-HENRI - CONFERENCE A SAINT-SULPICK, CE SOIR ______________ Plusieurs milliers d’écolières de la partie est de la ville ont visité l’exposition missionnaire ce matin.Cet après-midi et ce soir, les paroisses de la partie ouest sont spécialement invitées à l’exposition .La partie religieuse du programme pour ce matin comprenait une messe à Saint-Henri, par le R.P.de la Chapelle, S.M.et sermon par le R.P.Albert Lortie, O.M.L Ce soir, après une causerie du R.P.Eustache Gagnon, à la radio.M.Acgedius Fauteux inaugurera la cinquième des grandes conférences missiologiques, à la salle Saint-Sulpicc, à 8 heures.Celte conférence sera suivie de la projection d’un film missionnaire de l’Oeuvre de Saint-Pierre-Apôtre.Demain, il y aura mese dans la paroisse de langue anglaise St.Michael.C’est M.le chanoine Luke Callaghan qui officiera.L’après-midi, il y aura conférences dans les écoles de eete paroisse.Le soir, soeur Marie-Evangéline, des Franciscaines Missionnaires de Marie, fera la causerie à la radio,, puis, à 8 heures, le R.P.Paul Doncoeur, Jésuite, donnera sa première conférence, salle Saint-Sulpice.Pour la visite de l’exposition, ce sont les paroisses du nord-ouest de la ville qu’on invite plus particulièrement demain après-midi et demain soir, et les écoliers de Touest, le matin.Les conférenciers des salles latérales de l’exposition demain après-midi el demain soir sont: à quatre heures, Soeur Bénédicte, des Soeurs de la Providence, à huit heures, le R.P.Eucharistc, Capucin, et le R.P.Raymond-Marie, Franciscain.Une représentation illustrera la conférence de Sr Bénédicte.Le R.P.Raymond-Marie parlera de la Terre-Sainte et le R.P.Euchariste, de l’Ethiopie.Ces deux conférences seront illustrées de projections cinématographiques.L’entrée aux conférences des salles latérales est gratuite.D’après une information de M.Paul-É.Gingras, du Pacifique Canadien, on peut prévoir que plusieurs groupes de visiteurs de centres éloignés viendront à l’exposition en trains spéciaux demain et les jours suivants.Hier, un train spécial du Pacifique Canadien a transporté environ cinq cents visiteurs de Dalhousie Mills, de Saint-Télesphore, de Saint-Clet, etc.M.Bennett passe par Montréal LE WAGON DÏTPREMIER MINISTRE, EN ROUTE POUR QUEBEC ET LONDRES.A ETE ATTACHE AU CONVOI SPECIAL DE 9H.30, DU C.P.R.M.R.B.Bennett, premier ministre du Canada, est passé par Montréal ce matin en route pour Gué-bec d’où il s’embarque cet après-midi à bord de YEmpress of Australia, avec MM.Stevens, Guthrie et Dupré, pour la conférence impériale de Londres.Son wagon spécial est arrivé à la gare Windsor à Oh.45 et a été attaché au train spécial du C.P.R.qui conduit les passagers à VEm-press, à Québec.Ce convoi est parti A 9h.30, heure solaire.Un groupe de personnes s’étaient rendues à la gare, dont plusieurs journalistes et des photographes, pour saluer M.Bennett.On remarquait à la gare lord Atholstan, le sénateur Webster, M.F.E.Meredith, et MM.George Stephens et C.P.Foster, du Pacifique Canadien.Les journalistes et les photogin-phes n’ont pu voir M.Bennett qui est resté dans son wagon.Le wagon spécial de M.Ferguson, premier ministre d’Ontario, a été également attelé au train spécial.L’Empress of Australia partira de Québec à 4h.30, cet après-midi.Le convoi spécial du Pacifique Canadien arrivera â Québec à 3h.15.Le maître du port de Québe :, le capitaine Landry, recevra M.Bennett nu train et le conduira ft bord du paquebot où le capitaine Latia recevra le premier ministre et ses collègues.MM.Guthrie, Stevens et Dupré.qui accompagnent M.Bennett â Londres, sont arrivés à Québec ce matin._ M.René Guénctfe M, René Guénctte vient d’être noirané rédacteur en chef «le Y Ecole canadienne, revue pédago gique officieUe de la Commission «les Ecoles catholiques de Montréal; c’est une revue technique destinée aux professeurs de -ses nombreuses écoles.I*a nomiination de M, Guénette a été faite le 10 septembre à la réunion de la rom-mission pédagogique.M.Guénette était jusque là attaché à TEcole supérieure «ni Plateau à titre «le professeur de fronçais.Ses nouvelles fonctions ne (l’em.pêcJieront cependant pas de donner quelques heures à l’enseignement.M.Guénette a fait ses études classiques au collège Sainte-Marie.En 1923.le gouvernement provincial l’envoyait parfaire ses études en Europe.C’est un ancien élève «les Ecoles normales «TAutcuil et de Saint-Cloud, un diplômé de la Sorbonne et un bachelier en pédagogie de l’Université de Montréal.La révolution an Chili ARRESTATION DE CENTAINES DE PERSONNES DANS LE SUD - - SITUATION GRAVE A CON-C EPCI O N Mendoza, Argentine, 23 (S.P.A.).— On a appris ici «me des centaines de personnes ont été arrêtées dans le sud du Chili où le gouvernement s’efforce d’étouffer pour de bon le mouvement révolutionnaire qui a failli éclater dimanche à Concepcion, troisième ville de la république.Alors que.le gouvernement multiplie les déclarations à l’effet que le pays est calme et que le gouvernement est maître de la situation, on entend dire un peu partout que la situation est plus grave qu’on veut bien Tavouer.Le président, le colonel Carlos Ibanez, se tient en communication constante avec Concepcion par téléphone.En dehors des officiers du gouvernement, personne ne peut communiquer par téléphone avec la région de Concepcion.Les nouvelles qu’on vient de recevoir de Concepcion disent que ce n’est que par un heureux hasard que les «leux militaires et les trois politiciens qui sont venus d’Argentine dimanche pour inciter à la révolte les soldats du régiment de Chacabu-co ont échoué dans leurs projets.Alors qu’ils étaient à discuter le coup d’Etat avec quelques officiers du régiment, le général José Maria Lira entra dans la pièce où ils s’étaient réunis.Il comprit aussitôt la situation et fit feu sur le colonel Grove, un ries conspirateurs.Les révolutionnaires échangèrent quelques coups de feu, puis se barricadèrent dans une des pièces de la garnison.Mais le général Barcelo pointa une pièce d’artillerie sur leur asile et ils se rendirent aussitôt._______ a Réunion du cabinet fédéral LES MINISTRES ONT TENU DEUX REUNIONS HIER Ottawa, 23 (D.N.C.) — Hier le cabinet s’est réuni deux fois, la première immédiatement après la prorogation officielle de la session et la seconde après le souper.Cette dernjère ne se termina qu’à dix heures.Le premier ministre n’a fait aucune déclaration à la presse.Cet après-midi, sous la présidence de sir George Perlcv, le conseil privé se réunira de nouveau.Aujourd’hui la colline parlementaire est déserte.Les sénateurs et les députés se sont hâtés de quitter la capitale immédiatement après la fin de la session.Seuls les ministres sont demeurés à leurs postes.Ils ne pourront probablement pas prendre leurs vacances d’ici quelques jours.Fendant la session le travail départemental s’est accumulé et ils devront s’occuper d’une foule de détails avant de songer à se reposer.Mort accidentelle du constable Nadon Le coroner a rendu un verdict de mort accidentelle dans la cause du constable Nation, qui s’est tué hier dans un accident de motocyclette.D’après les témoins entendus, le constable allait très vite, probablement à 50 milles à l’heure, sur le Chemin de la Reine Marie lorsqu’il vint en collision avec un camion qui traversait la rue pour entrer dans une cour.Le constable enfila avec sa motocyclette sous le camion.Il est mort presque instantanément.Le Dr J.-E.Dussault serait nommé gérant Québec.23 (D N.C.).— Une rumeur veut que le Dr J.-E.Dussault, ancien député de Lévis, soit nommé gérant du magasin de la Commission des liqueurs, à Lévis, pour succéder à M.Alfred Biouin, décédé ces jours derniers.Conspiration antisoviétique LES COMPLOTEURS AURAIENT VOULU AFFAMER LA POPULATION RUSSE AFIN D’ETABLIR UNE DEMOCRATIE BOURGEOISE Moscou-, 23 (S.P.A.).— Le gouvernement soviétique a annoncé hier que la police secrète avait découvert l’existence d’un puissant mouvement contre-révolutionnaire au sein des organisations qui dirigent les industries de la viande, du poisson, des légumes ainsi qu’au sein du commissariat du commerce.Le but de cette conspiration aurait été de créer la famine dans le pays pour monter le peuple contre le gouvernement soviétique et réussir ainsi à renverser la dictature prolétarienne.Le but ultime de la conspiration, d’aprèa les autorités, était rétablissement d’une démocratie bourgeoise.Le chef de la conspiration est le professeur Alexandre Hyazantsev, président du commissariat, section des viandes.I! était autrefois grand propriétaire et général dans Tarniée du tsar.Ses complices seraient pour la plupart d’anciens officiers de T armée impériale, d«ss nobles, d’an-cien>s manufacturiers.La police secrète prétend avoir obtenu une confession selon laquelle la conspiration aurait été suscitée et subventionnée par une entreprise anglaise de viandes en conserve dont le représentant porterait le nom de Fothergil’l.Ryazantsev aurait reçu 10,000 livres pour sa part.Les contre-révoliêtionnaires suhi-r«mt leur procès devant un tribunal de policiers et non devant la Cour suprême.____ Au Mexique L’ARMEE MEXICAINE SERA REDUITE DE 8,000 HOMMES — L’ARMEE PERMANENTE NE COPTERA QUE 47,000 SOLDATS.Mexico, 23.(s7p.A.) — Le ministère de la guerre n annoncé aujourd’hui que l’armée mexicaine serait réduite de 8,000 hommes conformément aux nouvelles restrictions budgétaires qui entrent en vigueur le 1er janvier.L’armée permanente ne comptera plus que 47,-000 hommes.C’est surtout dans les rangs de la cavalerie que l’on a taillé.Les milliers de chevaux qui deviendront par le fait même inutiles seront distribués aux paysans.Le gouvernement s’était déjà engagé il y a quelque temps à réduire l’armée en raison du calme qui règne dans le pays.DECRET Mexico, 23.(S.P.A ).— Un décret présidentiel publié aujourd’hui demande qu’on étudie une résolution à l’effet d’obliger les compagnies qui ont obtenu des concessions pour tenir des courses de chevaux à Tiajuana, Basse-Californie, d’utiliser le réseau dps Chemins de fer nationaux du Mexique lorsqu’ils ont à communiquer avec les Etats-Unis; ils auraient aussi à employer des télégraphistes mexicains.Le procèa de Taupier i Rimouski Québec, 23 (dTn.C.).Les assises de Rimouski et de Beauce se sont ouvertes ce matin.A Rimouski, le tribunal est présidé par M.ie juge Sévigny et à Saint-Joseph par M.le juge Pouliot.La cause la plus importante de ces deux termes est celle d’Albéric Taupier, accusé du meurtre de Kenneth Burke, à Métis, en juin dernier.Le prévenu répondra aussi à l’accusation d’avoir blessé à coups de revolver Mme, Richard Dawes.La vente de la Cie de la Traverse Québec, 23 (D.N.C.).— Depuis quelques jours, une nouvelle circule à l’effet que la Cie de la Traverse serait vendue à une puissante compagnie de Québec.Le futur président serait le bâtonnier Louis Saint-Laurent, c.r.M.Taschereau à Montréal LE PREMIER MINISTRE REÇOIT UNE DELEGATION DE HULL QUI DEMANDE DU TRAVAIL POUR SES CHOMEURS — LE SUCCESSEUR DE FEU J.-E.CARON SERA UN QUEBECOIS — LA PERMISSION AUX JUIFS DE VENDRE LE DIMANCHE M.L.-A.Taschereau, premier ministre de la province, était aux bureaux du gouvernement, ce matin.M.Taschereau a reçu une forte délégation de citoyens de Hull venue lui demander de venir en aide aux chômeurs.D’après lc président «le la délégation, il y aurait 1600 chômeurs a Hull.Les délégués demandèrent au premier ministre de faire ordonner par son gouvernement la construction d’une prison à Hull et d’un pont sur la rivière Gatineau.M.Taschereau a dit qu’il prendrait la chose en-considération.Mais, naturellement, il ne saurait être question de cés travaux avant la réunion de la Chambre, Aucune date n’a encore été fixée pour les élections partielles.M.Taschereau a aussi déclaré que rien n’a encore été décidé au sujet du choix d’un successeur à feu M, Caron, ancien vice-président de la Commission des liqueurs de Québec; mais, ce choix, dit-il, se fera avant la session, et le titulaire de cette vice-présidence sera un Québécois.Au sujet des rumeurs voulant que M.Bennett demande, lors de la con.férence impériale, des amendements à la constitution du Canada.M.Taschereau assure qu’il n’en a pas entendu parler, mais il considère que M.Bennett ne peut pas demander de tels amendements sans consulter, au préalable, les provinces.M.Taschereau n’a pas encore eu de nouvelles au sujet des $20,000.-000 que le gouvernement fédéral vient de voter pour venir en aide aux chômeurs, ri il ne sait aucune-inent quelle sera la part de la pro-vl»Se~e Criébcc* dans ce cadeau.M.Taschereau annonce qu’il attend une délégation de la Ligue du Dimanche, à Québec, vendredi.Comme nous lui demandions si le comité exécutif ou le conseil municipal de Montréal a le droit de permettre aux Juifs l’ouverture de leurs magasins le dimanche, comme il l’a fait dimanche dernier, M.Taschereau déclare que le Comité exécutif «le Montréal, pas plus que n importe quel autre corp* public n a le pouvoir de permettre une in fraction à la loi fédérale du dimanche.Le congrès eucharistique d’Omaha LES SEANCES D’ETUDE COMMENCENT — GRAND ’ MESSE PONTIFICALE — HEURE D’ADORATION.Omaha, Nebraska, 23.(S.P.A.) — Les séances d’études du sixième Congrès eucharistique national se sont ouvertes aujourd’hui.Des centaine d’archevêque, d’évêques et «Je prêtres • ont assisté à la première séance à Tissue de la grand’messe pontificale qui a été chantée à la cathédrale par le délégué apostolique, Mgr Fumasondi-Biondi; c’est au cours de cette cérémonie que Mgr Fumasondi-Biondi a donné lecture du message officiel du Pape aux congressistes.il y aura ce soir une heure d’adoration solennelle à la cathédrale pour les membres du clergé et «les heures d’adoration dans toutes les autres églises de la ville pour les fidèles.______ _ Un an de prison pour vol d’auto Le juge Lacroix a trouvé ce matin Wilfrid Lecours coupable d’avoir voli* un automobile sur ie pare LaFontaine, le 18 juillet dernier.Cet automobile appartenait à M.Urge) Lacombe.II a condamne le coupable à douze mois d’emprisor-nement.A L’EXPOSITION MISSIONNAIRE mi m i "S, « > ¦ pg % fp:-i mi Les gouaches qui ornent le kiosque des Oblats de Marie-Immaculée à l’exposition missionnaire évoquent remarquablement les nombreuses missions de cette congrégation.(Cliché du Pacifique CanaïUen^ h t* jii«rii|iki>i»it')aidWf|)|n'|”'8'«»11 i1* «iwêuwuw Lt DiVOIR, MONTREAL.MARDI 23 SEPTEMBRE 1930 VOLUME XXI — No 220 ^LA PADIC^ A l'heure avancée Tous les programmes sont k l’heure d’été CONCERTS DE MARDI Postes extérieurs WEAF 6h.15 p.m.The SAVANNAH LINERS.— Marche militaire, de Schubert; Extrait (Dixiana) de Tierney; Danse pastorale (Suite Nell Gwyn) de German; Hiko (Sho-Gun) de Luders; What’s the Lse?de Jones; Alt Wien, de Godowsky; I’m Yours (Leave it to Lester) de Coslow; Patrouille des Balkans, de Trinkhaus; Roses of Picardy, de WOOd.mi_.7h.15 p.m.Programme THREE MUSTACHIOS.— (James Haupt, ténor; Paul Simons, baryton, Peter de Rose, pianiste).— Good Evening, d’Hoffman; Dreary Night, de De Rose; Garden of Roses, de De Rose; Estrellita, de Ponce; Feeling Like I Do, de De Rose._ 8h.p.m.L’orchestre PURE OIL (Direction Wayne King), La belle endormie, valse, de Tschaikowsky; Basin Street Blues, de Williams; Little White lies de Donaldson; I Ain’t Got Nobody, de Williams; Good Evening, de Hoffman; Black Maria, de De Rose.lOh.p.m.THE KDKA LITTLE SYMPHONY ORCHESTRA avec LA FANFARE WESTINGHOUSE (Direction T.J.Vastine et Victor Sau-dek).— La Marseillaises de De Usie; Baker's Boy, d’Herbert; Chimney Sweep, d’Herbert; Extraits (Blue Paradise) de Friml.WJZ 6h.05 p.ni.L’ORCHESTRE NOIR ET OR.— (Direction Ludwig Laurier) Danse Cocoanut, d’Herman; Ouverture (La Norma) de Bellini; Tesoro Mio, de Becucci; Chanson ciu matin', d’Elgar; Chanson de nuit, d’Elgar; Extraits (Babes in Toyland) d’Herbert; Vénitienne, de Godard; Petite suite de concert, de Coleridge-Tayior.8h.p.in.TROIKA BELLS.— (Direction Alexander Kirilloff).— Pot pourri d’airs ukrainiens; Inter-raeiio russe, de Franke; Mon étoile.de Vertinsky; Moskva, folklore; Le rouet de Schmoll; Boite musicale.de Nivolaevsky; Le long du chemin, de Wailainoff; Parade des soldats de bois, de Jessel.9h.30 p.m.THE HAPPY WON DER BAKERS.— (Direction Frank Black).— Eating My Heart Out, de Pollock; Chant d’amour vénitien, de Ne vin; Extrait (Rolling Down the River, de Waller; Love and the Moon, de Kern; Extraits (The Rogue Song) de Stothart; Sérénade de mon amie, de Ravel.L’HEURE PROVINCIALE Programme de l’heure provinciale donnée au poste C.K.A.C., mardi soir le 23.de 8h.à 9h.: 1— “Le Barbier de Séville”, Rossini.(Extraits des 1er, 2ème.Sème et éème actes).Avec accompagnement d’orchestre sous la direction d’Albert Roberval.Distribution: Le comte Almaviva.Dr Paul Tré-panier; Bartholo, MM.Hercule Lavoie; Figaro, Charles Goulet; Basile, Armand Gauthier; Rosine.Mlle Caro Lamoureux.a) Ouverture, orchestre; b) Air d’Alma viva • premier acte); c> Air de Figaro; d> Duo de Figaro et d’Alniaviva.2— Causerie: Sujet: “Conservons nos enfants", par le Dr Paul Lc-tondal.2-“Le Barbier de Séville" (3ème acte): a' Air de Rosine » Les cretonnes “Doulton Prix spécial, mercredi, OC la verge .aUv Elles sont exclusives à nos Magasins à Montréal.Celles offertes mercredi conviennent parfaitement pour égayer la salle à manger, avec leurs grands dessins fleuris, leurs petits bouquets, motifs géométriques ou modernes, sur fond naturel, fauve, vert, noir, etc.34 à 36 pouces de largeur.Rideaux de marquisette inaltérable 1.15 Prix spécial, mercredi, la paire.Nuance écrue avec ruche sur un cdté et au bas, et embrasses.De jolis rideaux pour les fenêtres de la salle à manger.VA verges de longueur.Quatrième étage — Eire Université T.EATON C?LIMITED DE MO NT R EAU nal, s’oublia — parce que ses collègues manifestaient peu d’empressement â adopter une de ses propositions—jusqu’à crier: “La moitié des membres de c,ette asse n-blée sont des idiots!” Tumulte, protestations, cris.Rappelé à l’ordre, le bouillant fermier dut promettre de se rétracter par écrit.Puis la séance continua.Le lendemain, on pouvait lire, fdacardée sur le mur de la mairie, ’affiche suivante: “Je tiens à déclarer que la moitié des membres du conseil municipal ne sont pas des idiots.” On ne dit pas quelle tête firent les représentants de l’autre moitié.* ¥ * Les mystificateurs ne respectent personne.Un jour, l’un d’eux entra chez un concierge; il prit sans façon une chaise et se mit à entrer en conversation.Il lui avait déjà parlé de la pluie et du beau temps, demandé s’il était marié, s’il avait des enfants, et bien l’uu-tres choses, lorsque le digne homme se retournant toul â coup lui dit : — Mais, monsieur, voilà longtemps que vous me parlez sans rien dire.Que diable me voulez-vous?— Concierge, vous êtes un ingrat, vous écrivez au-dessus de votre porte: “Parlez au concierge”.Je m’imagine que vous vous er_ nuyez dans votre loge noire.J’en] tre pour causer avec vous et vuill comment vous me recevez! Puid qu’il en est ainsi, adieu, je voul quitte.L'Ecole d'hygiène sociale appliqué^ L’Ecole est heureuse d’avertil les nombreux médecins, gardes-mî lades, et parents qui veulent utill ser le vaccin contre la tubercules! en faveur des nouveau-nés que l| service du “BCG” est maintenât repris à la rentrée des vacances., Ceux qui veulent se procurer H vaccin pourront, comme par l| passé, s’adresser à l’Ecole d’Hygia ne sociale appliquée de l’Uni vers! lé de Montréal, 1231, rue de Montl gny est.Tel.: Cherrler 8720, qui si fera un plaisir de le mettre à leul disposition.Ce service reste toujours gratus comme il l’a été depuis son inau| ration, Margaret Rose Londres, 23 (S.P.A.).— La ni ère née du duc et de la duck d’York portera le nom de Mar* Rose.Feuilleton du “Devoir” LE VOEU DE ZABETH par PIERRE ALCIETTE '•S (Suite) En hâte, elle se lève; l’humidité la pénètre toute, elle a froid, elle a peur.Peur! Quelle sottise! Mais elle ne peut maîtriser cet effroi qui, brusquement l’étreint et, très vite, elle s'enfuit vers sa demeure.Un soir, elle rencontre Stéphane mr la route.Il vient de rapporter i Mme d’Arthou les dernières rerues qu’elle lui a prêtées.Accoudé au pont de pierre, il s’attarde à regarder par delà l'eau moirée de la petite mare et des prés fleuris de colchiques où paissent de belles vaches tranquilles, la masse sombre du château qu’incendient les derniers feux du soleil couchant.Le pas eadeneé de la jeune fille résonnant sur la terre sèche l’a, soudain, tiré de sa rêverie.Machinalement, il a tourné la tête.Son chapeau à la main, le visage grave, Elisabeth marche vite, les yeux à terre, sans rien regarder.— Bonsoir, Zabeth! — Stéphane! Elle pensait à lui.Dans son émoi, elle a négligé de l’appeler “monsieur’’, comme elle le fait d’ordinaire.et ses joues ont subitement perdu leurs couleurs.Le peintre ne le remarque pas.Elle lui tend la main.Il la retient un peu dans la sienne, et, atliiant la jeune filJe à côté de lui contre le parapet du pont: —- Je pensais à vous, Zabeth.— A moi?— Oui, je pensais qu’il y a une grande douceur à .avoir, comme vous, un clocher natal, une vieille demeure où l’on est né, où vous ont précédée vos parents, vos ancêtres, et qui s’enrichit, comme la vôtre, de tout un long passé de souvenirs.Nous, pauvres Parisiens, ne connaissons pas cela.Une rue, une maison banale comme toutes les autres où nous ont précédés des étrangers dont nous ne savons rien et ne désirons d’ailleurs rien savoir, est-ce que ça existe?Comme vous devez aimer ces pierres! Elisabeth est soudain émue et ne répond pas.Le peintre continue:' — Comme vous devez aimer aussi ces grands vieux arbres qui entourent votre château! Que de jolies choses ils ont dû vous conter, quand leurs feuillages frissonnent et murmurent sous la brise! Et ces grands prés verts qui s'étalent partout, jusqu'aux collines non fnoins vertes, d’un vert si lumineux sous le soleil de votre pays.Quelle fraîcheur en émane à cette heure crépusculaire! Comme ces belles vaches rousses, d’un roux si clair presque blond, symbolisent bien, dans la tranquillité de leur pacage, la paix, la grande paix ensoleillée qu’on respire sur votre terre natale! Vraiment, je n’ai jamais mieux compris que ce soir, Zabeth, tout le charme qui en émane.Et j’ai regret de m’en aller; vraiment, j'ai du regret.La lèvre un peu tremblotante, et détournant ses yeux qui ont d’inquiétants picotements, Elisabeth murmure: .—• Pourquoi vous en aller?Stéphane soupire.— On ne fait pas toujours ce qu’on veut, dans la vie! Il faut bien que nous rentrions à Paris, pour cette exposition.Mais je ne vous quitterai pas sans regret.Elle a haussé les épaules.—- Vous ne me rroyez pas?Je suis pourtant sincère.Tenez, je me rappelle, comme un ties meilleurs souvenirs de mon séjour Ici, notre première visite au château.Vous êtes venue nous rejoindre sur ce pont, où j’admirais la beauté de votre vieille demeure dans son cadre de verdure printanière.Un éclat de rire, quelques mots simples très gentils.C’était vous.Franche, impétueuse, avec des réserves subites et de délicieux abandons, vous m’avez très vite conquis.Le pays basque est beaucoup en nuances contrastantes.Vous lui ressemblez.Zabeth.Je ne pourrai plus penser à lui désormais, sans penser à vous.Mais votre souvenir dominera.Elisabeth écoute Stéphane.11 parait presque ému.Un émoi bien plus grand fait battre le coeur de la jeune fille.Mon Dieu! Si elle s'était trompée I Si tout ce qu’elle a souffert n’était qu’une preuve d’où devait surgir, radieux, le bonheur! Stéphane poursuit: — Vous avez été ma Muse, Zabeth, car il y a une Muse pour les peintres comme pour les poètes.Tous les jolis coins de ce pays, c’est par vous que je les al connus; le pays basque c’est vous, surtout, qui me l'avez fait aimer; vous avez été pour moi la gracieuse interprète de sa langue rude, de ses moeurs austères, de ses coutumes.Et ne vous ai-je pas mise mninlcs fois sur mes toiles?Vos paysages de montagnes, agrestes et doux, me semblaient avoir plus de lumière et de vie quand vous en faisiez partie! Je vous dois beaucoup de gratitude.Le peintre s’interrompt.Elisabeth qui fermait un peu les yeux derrière l’écran de sa main posée sur son front, les rouvre brusquement.Alors, c'est tout?L'aveu que la jeune fille attendait n’a pas été prononcé.La gratitude de l’artiste, que lui importe! C’est son amour qu’elle souhaitait.Toute l’amertume de son chagrin lui remonte aux lèvres.Elle ricane: — Je vous amusais.J’ai le don d’amuser tout le monde, moi! 11 la regarde, surpris.Elle a ftiit volte-face.Adossée, maintenant, contre le parapet du pont, ses deux mains agrippées en arrière contre la pierre, le corps en avant et la tête inclinée, elle gratte avcÆ rage, du bout du pied que chausse l'ex padrille blanche, la poussière de Ij route.Son caractère fantasque le dè concerte toujours un peu.Quel st fret se cache sous le mystère d< yeux noirs, des yeux d’ange ou d, démon, selon l'humeur du moment] des yeux limpides et doux qi brusquement, s’assombrissent coi me un ciel de tempête?Il riposte: — Quelle idée! Et pourquoi dites-vous cela?.Parce que vous vous moque de moi, comme toujours.Mon pay.ne vous plait guère, puisque voul le quittez.Et moi, mol.— Votre pays est sujet à bout, rasques, comme vous.Pendant il mauvaise saison, ce doit être rible.( Les peintre a bien envie de rit devant le visage d'enfant boudei dont il observe, amusé, l’expressk rageuse.Mais il voit poindre des 1 mes au bord des prunelles sorabr.Et, tout de suite, il se rétracte: (A suivra) Oe journal mt imprime au No «ml l’otre-Dsm» Est, t Montréal, par ti ) il IM ERIE POPÜLAiaa (S Imitée), o Et'.to 15a n- Otntrate-jr et twsrttaira.•Le Voeu «le Zabeth'* ¦ _______.volume cartonné, dns toile, rnt es P'Tvh-e de Librairie du de 75 sou» franco.^ r , ri-'.jMntn, y-, vyr -, .fi.¦•-af, m LE DEVOIR.MONTREAL.MARDI 23 SEPTEMBRE 1930 VOLUME XXI — No 220 COMMERCE ET FINANCE Faits et potins Ploutocratie et démocratie L’ambassadeur des Etats-Unis en Allemagne durant la guerre, M.James W.Gerrard, écrivait en Angleterre il y a quelques semaines que, si l’on confiait l'exploitation ^ des richesses économiques de la Grande-Bretagne et de ses colonies aux quelque quarante financiers ou industriels qui dirigent les E'aiS-Unis, l’Empire deviendrait rapidement une puissance formidable.L’application du plan Beaverbrouk.dit-if, ferait des Britanniques »e peuple le plus riche du monde.Prié de fournir les noms de ses quarante titans, M.Gerrard, reflexion faite, en a désigné nommément cinquante-neuf qui, selon lui, conduisent sou pays à leur guise, imposant leur direction à la politique aussi bien qu’aux affaires.Il fallait s’attendre à ce que pareille déclaration fût mal accueillie de ceux-là qui, par conviction ou par nécessité, prétendent que l’Amérique est la terre bénie de la démocratie.Dans certains milieux, on reproche surtout à M.Gerrard d’avoir fourni aux socialistes américains un magnifique argument à l’appui de leurs thèses, en affirmant que, si les rois de la finance et de l’industrie américaine "soûl trop pris pour remplir eux-mêmes des fonctions politiques, ils arrivent au même résultat en faisant élire leurs candidats”.D’autres lui rétorquent que le vote popular, e neutralise toujours l’influence des hommes d’affaires américains, lorsque les exigences de ces derniers deviennent par trop abusives.Mais comment ne pas pencher un peu pour la thèse de M.Gerrard quand la caisse électorale joue un si grand rôle en démocratie?Le bilan de la crise La National City Bank a compilé les bilans des grandes entreprises américaines; on y peut voir comment elles ont résisté à la dépression durant le premier semestre de 1930.En voici quelques extraits, qui se rapportent aux bénéfices réalisés par l’industrie durant la période envisagée (il s’agit des cas où raugmentalion ou la diminution sont particulièrement marquées) : LE MARCHE DES VIVRES LES ARRIVAGES Tableau indiquant les arrivages de beurre, de fromage et d’oeufs à Montréal, samedi et les jours correspondants de la semaine dernière et de l’année passée : 1930 1929 SEPTEMBRE 22 15 22 Beurre 530 236 587 Fromage 1204 1528 3673 Oeufs 1520 620 1164 LES PRIX DE GROS FARINES $5.90 Première patente tion d’agrandissements à la station génératrice à vapeur Sentinel pour la East Kootenay Power Company, Limited, à Sentinel, Alberta.La capacité présente est de 12,000 C.V.Cet établissement a été construit par la Power Corporation en 1928.E.V nOlRSE LOCALE Faible tendance à la hausse BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée (Compilation de la maison L.-C.Beaubien) i.d’entre- Industrie -f ou — prises sur 1929 a cinématographique *.+45.4 4 Chaussures .+12.6 14 P.pharmaceutiques .+11.3 19 Textiles .—77.1 20 Automobiles ,.—73.3 7 Houillères .70.4 11 Cuivre .—70.2 A peu près générale, la.baisse atteint 30.4% pour l’ensemble des â50 entreprises englobées par le N.C.B.hait à souligner: si l’on compare le premier semestre de 1930 avec celui de 1928, la conclusion n'est plus la même.De 30% la diminution tombe à 0%; ce qui est relativement peu, étant donné que U>28 fut une année remarquablement prospéré aux Etats-Unis, peut-être encore plus qu’au Cana-da.^ Les ventes d’immeubles besoin de boni livret?Adreiiei-vout eu Service de librairie du "Devoir”, 430 rue Notre-Dame est Montréal.(Téléphone: H Arbour 1241* UN NOUVEAU TYPE DE PERFECTION ï Fraîches, douces, odorantes,' aussi séduisantes après des mois qu’on a fait leur connaissance qu’au moment même de la première et délicieuse bouffée.Faites de feuilles virginiennes choisies— mélangées par des experts—bien roulées pour se bien fumer—délice du fumeur canadien—les cigarettes qui procurent un plaisir nouveau au fumeur.i&P'Z, ^ ÛS S0 pour 25e.12 " 15e.et en boîtes métalliques de 50 DIXIE LA CIGARETTE SUPERIEURE COLLECTIONNEZ LES “MAINS DE POKER Gaston et Georges LES GARÇONS de La DOW Na ¦femme D>’d i donbC' W briquerj pour ma te+e “ âeerçfisf a c'est un True! pour fe -faire J abandonner la i c i o arette.fiavtojlf Rien Si Tu devrais te h marier +0i ausii,) Te voi là encore | 'a me souhaiter J awee Hais on vu aussi ^ economiquemenf deux que seulf i?' Non, Non, Gaston je Uf^tere rester vieux garçon, — - tt mol je sais ce que les Jeunes L tÆ * i> s BPpP zrt U vie de men la ‘seule qui val lue ma àQe estlSI savais Mlle de trouver un£ Sais-tu qile ma CTemme comme ça ¦emme iw’encûuraçelje crois que je I, boire de la rme déciderais à j bière’ old n stockZ When good fellows get to-gether ¦p C’EST taire le çrdnd, saut i- Gas+ai'l Mi III Montréal, mardi JLE DEVOIR 23 septembre 193U' La conférence L’octroi des impériale vingt millions L’OUVERTURE EST RETARDEE AU 1er OCTOBRE, A CAUSE DE LA DELEGATION CANADIENNE Londres, 23 (S.P.C.).— L’ouverture de la Conférence impériale a été remise du 3U septembre au 1er octobre pour la commodité de M.Bennett et des délégués canadiens: c’est la nouvelle qu’annonçait hier l’agence Reuter.La session d’urgen-çe du parlement canadien, tenue dans le but de remédier à la situation créée parle chômage, a retardé le départ de la délégation canadienne qui doit s’embarquer de Québec cet après-midi à bord de V km press of Australia.M.J.H.Thomas, secrétaire d'Etat pour les Dominions, a parlé hier de la prochaine Canférence impériale devant les comités consultatifs de l'Empire Marketing Hoard.“Nous n’aurons pas à nous plaindre, dit-il, si les hommes d’Etat des Dominions se disent que leurs premiers devoirs sont leurs devoirs envers leurs propres concitoyens, et ils ne devront pas se plaindre si nous en faisons autant dans le but de régler nos propres difficultés.” M.Thomas croit cependant que l’on retirera beaucoup de bien de -la Conférence si l’on en bannit la passion et las préjugés.Parmi les problèmes que les Dominions soumettront à la Conférence, se trouvent la malheureuse situation financière de l’Australie et la mévente du blé canadien.Lettre de M.Taschereau à M.Bennett LES AMENDEMENTS A LA CONSTITUTION CANADIENNE Québec, 23.— m7 L.-A.Taschereau, premier ministre de la province.vient d’adresser la lettre suivante au premier ministre du Canada.M.H.-B.Bennett: Québec, 19 septembre 1930.Au Très Hon.R.B.Bennett, premier ministre du Canada, Ottawa.Ont.Cher Monsieur, Je comprends que vous devez partir bientôt pour Londres où vous assisterez à la conférence impériale.Plusieurs problèmes auxquels les provinces ne sont pas intéressées seront probablement discutés, mais il y en a un qui est de la plus grande importance pour Quebec et les provinces-soeurs.Ce sont les amendements à l’Acte de l’Amérique britannique du Nord par le parlement impérial.Je ne sais pas si cette question est au programme, mais si elle l’était, j'espère fermement qu’avant qu’aucune suggestion soit faite et qu’aucune action soit prise, les provinces seront avisées et consultées La Confédération est un contrai qui a été agréé par les différentes provinces canadiennes après de longues discussions à des termes acceptables à toutes les parties contractantes.Je me demande comment un semblable contrat pourrait être modifié sans l’assentiment ue toutes les parties de la Confédération.Espérant que vous recevrez cette sugEiSÜmi avec le même esprit qu e.e est faite, je demeure votre très sincère.(Signe) L.-A.TASCHEREAU Les Dominions et la Grande-Bretagne Londres, 23 (S.P.A.) —La Grande-Bretagne ne devra pas se plaindre si les hommes d’Etat des Dominions, durant la prochaine conference impériale, sont d’opinion qu’ils doivent d’abord penseï à leur pays, a déclaré M.J.H.Thomas, secrétaire d’Etat pour les D >-mimons, parlant devant le comité des conseillers du commerce du bureau de ventes de l’Empire.M.Thomas ajoute que, d’un autre côté, les Dominions ne devront pas se plaindre si la Grande-Bretagne partage ce même point de vue relativement à ses problèmes domestiques.Mais quelles que soient nos difficultés mutuelles, déclare M.Thomas, si nous nous réunissons pour les résoudre, dans un esprit exempt de préjugé ou de passion, rien autre chose que du bon peut résulter de la conférence impériale.M.Ferguson et le “Toronto Daily Star” Toronto, 23 (S.P.A.) — M.Ferguson a ordonné, avant son départ pour l'Angleterre, que durant son absence, les ordres qu’il a donnés pour interdire au Toronto Daily Star de recevoir des renseignements du gouvernement, soient rigoureusement observés.M.Ferguson a défendu mercredi dernier de donner quelque nouvelle que ce soit au Toronto Star, journal libéral, après que ce journal eut refusé de rétracter un article, au sujet de la réorganisation du cabinet du premier ministre Ferguson.L’article, qui a déplu à M.Ferguson disait que M.Forbes Godfrey, ancien ministre de la .santé, avait dit à M.Ferguson qu’il refusait de démissionner, et que M.Ferguson avait donné 48 heures h ion ministre, pour envoyer sa démission.Car autrement il aurait convoqué une réunion du cabinet, et en aurait appelé au lieutenanl-(ouverneur pour demander la dé-nission du ministre.Le Star, en refusant de rétracter, lit qu’il croyait que l’article était uste, parce qu'il décrivait une si-uation politique embrouillée, sur la foi des renseignements qu’il avait pu obtenir.Le .S'far ne pourra pas obtenir de renseignements de la commission des liqueurs, de la commission hydro-électrique ni des autres bureaux du gouvernement.Feu M.John Wilson M.John Wilson, président rie Ja Thomas Robertson and Company, Limited, est décédé après une lon-ÿr>>« maladie, à l'âge de 47 ans.LE CABINET FEDERAL LE REGLEMENTERA D’ICI QUELQUES JOURS_________ Ottawa, 23 (S.P.C.).—Les règle- i ments qui régiront les octrois pour les travaux publics destinés à re-< médier au chômage seront soumis au cabinet d’ici quelques jours; les fonctionnaires du ministère du travail sont à y mettre la dernière main.Le ministre du travail, le sénateur Gideon Robertson, a déclaré qu’ils seront rendus publics dès que ie cabinet les aura adoptés.Le texte du bill que le Parlement a adopté et par lequel il a approprié une somme de $20,000,900 pour procurer du travail aux chômeurs ne va pas dans les détails: ces règlements viendront le compléter.Aussitôt qu’ils seront adoptés, on mettra à l’étude les différentes demandes qui ue cessent d’arriver au ministère du travail.Chaque cas sera étudié séparément et il faudra un ordre en conseil distinct pour chaque octroi qui sera consenti.Le sénateur Robertson a fait remarquer qu'il recevait un bon nombre de demandes impossibles.Lès règles qui seront suivies pour la distribution de ces octrois ne seront pas rigides.Le gouvernement fédéral fera -sa part avec la province et la municipalité dans les cas où il est impossible de procurer de l’ouvrage aux sans-travail et ou il faut en venir au secours direct.Mais cette règle selon laquelle le gouvernement fédérai se charge du 'tiers du coût ne sera pas suivie lorsqu’il s’agira des travaux publics.On s’efforcera d’encourager les travaux utiles qui seront véritablement un bienfait pour la municipalité ou la province.Qu'il s agisse, par exemple, d'un hôtel de ville: le fait que la municipalité doive en construire un plus tard dans tous les cas n’empêchera pas le gouvernement fédéral de consentir un octroi.On suggère cependant aux municipalités d’adresser leurs demandes au gouvernement de leur province: lorsque celui-ci aurait décidé de coopérer, le cabinet mettrait la demande à l’étude.Il semble bien que le gouveny ment fédéral veuille appliquer une partie de l’argent voté par le Parlement à l’éhmina-tion des passages à niveau.En Ontario NOUVELLES JURÜ PICT ION S POUR DIVERS MINISTERES Toronto, 23.(S.P.C.) — Le premier ministre Ferguson a annonce hier après-midi les changements apportés à l’administration des institutions publiques et du gouvernement d’Ontario.Ces changements ont été opérés à la suite du rapport de la commission Ross, qui avait critiqué l’administration de toutes les institutions, qui étaient autrefois sous la juridiction du secrétaire provincial et du ministère de la santé et du travail.Tous les hôpitaux seront maintenant sous la juridiction du ministère de la santé dirigé par le Dr J.-H.Robb.Le secrétaire provincial s’occupait auparavant de ces institutions.Les institutions pour la jeunesse sont placées sous la juridiction du ministère du bien-être public, dirigé par M.W.-G.Martin.Ce ministère s’occupera aussi des pensions du vieil âge, des allocations maternelles et de l’aide aux vétérans.Le secrétaire provincial aura encore juridiction sur les institutions pénitentiaires et les écoles de réforme sous la direction de M.Léopold Macaulay.Tous ces changements sont faits selon les recommandations de la commission Ross, qui avait trouvé que la secrétariat provincial était trop surcharge de travail._ __ Les cours publics de la Soc.St-Jean-Baptiste La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal accorde à l’instruction populaire un encouragement vraiment appréciable.Ltvs cours publics du Monument National continuent d’attirer de nombreux élèves qui y viennent suivre les cours suivants: grammaire française; langue anglaise, classe élémentaire et avancée; sténographie, classe élémentaire et avancée; dactylographie et tenue de bureau; langue française, classe élémentaire et avancée; diction française et bon langage.Nie J.-Albert Bariteau, notaire, directeur de ces cours, fait remarquer que Ue cours de mines a été supprimé et remplacé par un cours de comptabilité élémentaire.Les cours s'ouvriront le lundi, 29 septembre, mais d’imseription des élèves commencera le 22 septembre, à 8 heures du soir et se continuera tous les jours de la semaine à la même heure, au Monument National, 1182, rue Saint-Laurent.De plus, des conférences pirbli-ques sont données le dimanche au Monument National sur l'hygiène par le professeur C.-N.Val In, M.D.» et sur l'histoire le l’art par M.le professeur J.-B.Lagacé, L’entrée en est libre.Les conditions
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