Le devoir, 1 octobre 1930, mercredi 1 octobre 1930
Volume XXI — Niiméro 227 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.'Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE .10.00 Edition Hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 DEVOIR Montréal, mere.1er octobre 1930 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: HArbour 124 P Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 White contre Thomas A propos du “droit de sécession” — Où l’on voit comment s’opposent un ministre anglais et l’ancien ministre canadien - Conséquences des deux thèses— Sir Thomas et la guerre civile américaine Les dépêches de Toronto nous apportent ce matin un texte qu’il faut tout de suite marquer d’un trait rapide, quitte à y revenir un peu plus tard.On sait que l’un des problèmes qu’auront à traiter les membres de la Conférence impériale est celui du droit de sécession — en d’autres termes, celui du droit des membres de la communauté britannique à se retirer du groupe, si le coeur leur en dit.M.Hertzog tient à ce que la Conférence se prononce là-dessus d’une façon qui ne laisse place à aucune équivoque.Il a pour cela ses raisons, qui sont nombreuses.Ce n’est point que le vieux juriste qui préside aux destinées de l’Union sud-africaine entende présentement user de ce droit; mais il prétend réserver l’avenir.Dès le lendemain de la Conférence de 1926, M.Hertzog a pris ce point de vue que la déclaration de co-équa-lité équivalait à la reconnaissance de l’indépendance virtuelle des Dominions.Or, que serait cette indépendance si elle n’impliquait le droit de sécession?Le très subtil M.Smuts, ancien premieç ministre et chef qctuel de l’Opposition en Afrique-Sud, a prétendu qu’il n’en était rien, que la fameuse déclaration constituait une sorte d’acte de société dont les termes seraient beaucoup plus rigides, beaucoup plus liants, que ne le disait M.Hertzog.Celui-ci veut en avoir le coeur net.Il a fait proclamer le droit de sécession par sa majorité parlementaire; il veut le faire reconnaître et déclarer par la prochaine Conférence.Nous avons déjà dit certains des embarras que suscite cette attitude.Derrière l’Afrique-Sud, il y a TEtat libre d’Irlande, qui aura peut-être demain pour premier ministre M.de Valera, lequel a pour objectif final et hautement avoué l’indépendance (et l’indépendance au sens absolu) de son pays.Il y a les Indes.Mais la thèse Hertzog n’est pas neuve.Elle a été soutenue par des juristes éminents, en Angleterre comme chez nous.L’un des ministres britanniques, M.Thomas, qui fut jadis secrétaire d’Etat pour les Dominions, vient même de déclarer que ce droit de sécession, personne ne le conteste le moins du monde.— Nobody questions, in the least, the right to secede, aurait-il affirmé à un groupe de journalistes.Et c’est précisément ce qui vient d’irriter un Torontonien de grande réputation, un non moindre personnage que sir Thomas White, l’ancien ministre des Finances du cabinet Borden.M.White, dans une lettre au Mail and Empire dont le télégraphe nous apporte la substance, s'attaque au fond même de la thèse de M.Thomas.Il la conteste comme exposé de fait; il la contesle comme théorie juridique.Et l’on notera d’abord qu’il est assez intéressant que ce soit un ministre anglais qui affirme ainsi, et très carrément, que personne ne met en doute le droit de sécession des Dominions, alors qu’un ancien ministre canadien s’efforce de démontrer que son pays et les autres Dominions sont liés à la métropole par des attaches telles qu’il est hors de leur pouvoir de s’en dégager.Mais il faut remarquer autre chose et c'est la conséquence logique — très clairement indiquée par lui-même d’ailleurs — de la thèse de sir Thomas White.“// // a des gens comme le premier ministre de l’Afrique-Sud qui prétendent, écrit sir Thomas, que ta déclaration de la Conférence impériale de 1026 affirmant T égalité de status des Parties autonomes (self-governing members) de l’Empire implique le droit de sécession.Non seulement l’égalité de status n’implique rien de tel, mais la condition de tout Etat souverain implique exactement le contraire, — c’est-à-dire, la perpétuation de la souveraineté, qu'il s'agisse d’une monarchie, d’une république ou d'une organisation de caractère différent et composée de jxirties répandues sur un vaste territoire comme l’Empire britannique, avec tes constitutions de ses parties composantes autonomes dérivées de l'autorité législative centrale du parlement impérial,” (‘‘There are those like the Prime Minister of South Africa who claim that the declaration of the Imperial Conference of 1926, asserting equality of status of the self-governing members of the Empire, implies the right to secede.Not only is there no such implication from equality of status, hut in any sovereign state there is the very opposite implication, vi?„ that of continuing sovereignty, whether it be of a monarchy, a republic or a widely-spread and diverse organizations such as the British Empire, with the constitutions of its self-governing component parts derived from the central legislative authority of the Imperial Parliament.”) “L'égalité de status, continue sir Thomas, ne çlonnait point aux Etats méridionaux de l’Union américaine le droit de se séparer de l’Union fédérale, et la guerre de 1861-65 a proclamé l’Union une et indivisible.” (“Equality of status”, continues Sir Thomas, “gave the southern states of the American Union no right to secede from the federal Union, and the war of 1861-65 proclaimed the Union one and indivisible”) On voit ici l’aboutissement des deux thèses, leurs conclusions logiques: Si le ministre britannique a raison, le départ de l’un des Dominions pourra être une chose regrettable et, pour lui-même, une grande erreur politique; mai.s l'Angleterre et les autres Dominions n’auront qu’à s’incliner devant la volonté de celui qui s’en ira; Si c’est au contraire, l’ancien ministre canadien qui a raison et que l’Empire «oit "un et indivisible”, ce sera le droit — et peut-être faudrait-il écrire le devoir — de tous les autres de contraindre le récalcitrant à demeurer dans la maison commune.Et ce ne doit pas être sans intention que sir Thomas, à ce propos, invoque l’exemple, non seulement de l’unité américaine, mais de la guerre qui, au prix d’effroyables sacrifices, en a fait reconnaître l'infrangibilité.Par où l’on aperçoit que le débat sur le droit de sécession peut être bien autre chose qu’une querelle de mots ou un amusement de juristes.Il est fort possible d'ailleurs que l’intervention de sir Thomas White le fasse rebondir et lui donne un éclat considérable, alors qu’en Angleterre on paraissait vouloir l’étouffer à la douce.v.Orner HEROUX L’actualité Concours de jeux En recevant cette lettre d’une écriture gracile, j’ai deviné qu'elle était d’un collégien.De fait, elle me vient de /’Alma Mater et me demande d’annoncer le concours des jeux qui a lieu le 2 et te 7 octobre au collège de l’Assomption.On y verra jeux de balle au camp, marathon, combats aériens (probablement un nom moderne pour designer un jeu antique), bataille de Coqs (ici on se reconnaît)) et encore un grand nombre de jeux de toute sorte.Plus de deux cents beaux prix seront donnés à l’occasion de ce concours.Mais je suppose, ami lecteur, qu’on n aurait pas la moindre objection à porter le nombre à deux cent un on deux, même plus, si tel est voire désir.Mon juvénile correspondant voudrait que je parle du * concours.Rien de plus aisé.L’infortuné vient de tourner le robinet aux réminiscences.S’il en coule trop, qu’on s’en prenne à l’imprudent professeur, l’un de mes contemporains, qui a révélé mon nom à ce collégien.Il est, en effet, invraisemblable vue celni-ci n eût pensé .de lui-même.* * * Le concours des jeux se présente aux premiers frimas d’automne.De mon temps on se rendait an Coteau, emplacement de la tabagie (pavillon où les grands allaient fumer trois fois la semaine), par un sentier qui serpentait dans la ferme, dont un apercevait les épis de mais superbes argentés de frimas et les grappes de raisin vert pendant, couvertes de buée, de leur échalas.Et cela nous donnait le goût du vol; car il ne paraissait sur la table austère du collège, ni une grappe de ce fruit délicieux, ni un épi de ce maïs pour comices agricoles.Le ciel était généralement bleu; mais il soufflait une petite brise aigre qui fouettait les athlètes.Les jeux ne manquaient pas d’entrain, mais seuls les as y prenaient part.Le reste du collège formait la galerie.Pour les élèves de première année d’internat, c’était une bien triste fête qui donnait d l’ennui l’occasion de les mordre à son aise.La retraite venait de finir qid avait étiré tout le long d’une semaine ses longs exercices, ses chapelets monotones et ses méditations austères.Ce qui veut dire que les "petits nouveaux” avaient eu huit longues journées pour ronger leur frein, pour s’évader vers le toit , paternel et établir les comparai-I sons entre la rudesse qui les accueillait au collège, avec sa forma-1 lion en série, ses attentions col-I lectines et les soins individuels, personnels, qu’ils recevaient à la maison.La cuisine de il.le procureur était sévèrement jugée, quand l’imagination travaillant à l’aise, dans la paix et le silence, faisait frémir les narines an souvenir des bons plats que préparait maman.Mais on n’est nouveau qu’un an.Dès la deuxième année on prenait un intérêt profond au concours des jenx.On avait ses favoris parmi les concurrents pour qui on aurait volontiers parié si les règlements du collège l'eussent permis.On riait des nouveaux dont le jugement s’égarail, qui croyaient que c’était ce gros qui allait gagner le concours du lancement de disques, alors que les anciens savaient bien que c’élail le simiesque Gosse, maigre, sec, nerveux el agile, qui prendrait tous les prix.Puis, le soir, e’etatt la proclamation des vainqueurs, précédée d’un de ces discours ronflants, calqués sur ceux des héros de Tile Live et qui est le genre de l’éloquence des collèges (hélas! que de politiques et de prédicateurs sont, sous ce rapport, tonte leur vie collégiens!) Mais il me semble que de mon temps on s'occupait trop de mettre en relief les athlètes, les étoiles.Il y avait, dans chaque classe, des gens qui ne jouaient pas.On les appelait les mauvais esprits et on se contentait de les prévenir plusieurs fois Van qu'ils devaient jouer comme les autres.C'étaient plutôt des gauches ou des timides dont on aurait dû s’occuper davantage.S'ils avaient obtempéré à cet ordre, il y aurait eu un encombrement tel, aux jeux de paume et aux trapèzes, que personne n'aurait plus joué.Il me semble que ce que l’on aurait dû développer, et que l’on a peut-être développé depuis, ce sont des jeux auxquels peut prendre part toute une classe.C'est ce à quoi s'applique le scoutisme, dont les enseignements deviennent suivis.* * * En pensant à ceux qui ne jouent jamais, l’image me revient de Marcel Dugas, qui était de ceux-là.Les journaux de ce matin rapportent qu'il est l’un des lauréats du prix l David.Il n'a jamais été lauréat ' d’un concours de jeux! Ses amis se réjouiront de cetté reconnaissance officielle accordée à son mérite; car Dugas est méritant, bizarre, il l’était dès le collège et il le restera toute sa vie, Mais alors, (U était de la classe du supérieur de VAssomption et l’ami de cet élève en tous points modèle) il n’avatt pas adopté ce style torturé et st flou qid a longtemps déconcerté ses lecteurs.Ce qui frappait chez lut, c’est une grande curiosité d’esprit qui portait sur tous les domaines de l’esprit, sauf les mathématiques! Il fut Vintroducteur clandestin de l’ancien Nationaliste de 1904 an collège.Une petite bande d’initiés %e retiraient au fond de la rmq- et, Les missions En marge de l’exposition L'Exposition missionnaire prend fin aujourd'hui.On peut dire sans crainte que le succès qu’elte a remporté dépasse, et de beaucoup, les espérances de ceux qui l’ont organisée.En une dizaine de jours, plusieurs centaines de milliers de ! personnes l’auront visitée.Au pays de l’I'ncle Sam ou ne 1 laisserait pas échapper l’occasion de faire valoir et de vanter l'amplitude .de pareil succès.On irait peut-être jusqu’à l’expression cli-chée et qui peut s’appliquer à n’importe quoi: the greatest in the world.Gomme nous ne sommes pas citoyens des Etats-Unis, il n’est cependant pas nécessaire d’exagérer ainsi, de recourir à l’hyperbole.Il suffit de constater que le succès de l’Exposition missionnaire ne pouvait, dans les circonstances, être plus grand, plus complet.En fait, aucune exposition tenue à Montréal Les rapports de divers comités furent ensuite adoptés, puis M.Martin-Boucher, qui est allé représenter la Confédération à Genève le printemps dernier, fil rapport de sa délégation; il parla entre autres choses de la célébration de la fête du travail à Paris, organisée par les syndicats chrélit'ns; il exprime sa reconnaissance à l’organisation pour lui avoir permis de faire la connaissance des chefs ouvriers en France et surtout à Genève, et il croit que l’on ‘peut tirer beaucoup de bien de ce contact.Taupier sera pendu le 5 décembre Rdmouski, 1er.— .Albert Tau-pier, coupable du meurtre de Kenneth Burke, à Métis, sera pendu le f* décembre.Tirage d'un $100 en or Le tirage d’un flÜÜ en or au bénéfice du coilège de Saint-Césai-re, don du Dr C.A.Bernard, qui devait se faire lors de la bénédiction du nouveau collège, mardi dernier, n’a pu avoir Meu.Il se fera le dimanche, 5 octobre courant.Toutes les personnes qui ont des biltlets à remettre voudront bien le faire immédiatement en les adressant au supérieur du collège, à St-Césaire._ M.Parent entre en ronctions M.Honoré Parent, le nouveau directeur des services municipaux, est entré en fonctions hier, et il a siégé avec le comité exécutif.Les funérailles de M.Jean-Charles Dion Hier matin, en l'église Notre-Dame-dt* Grâce ont eu lieu les lunèrailles de M, J.-C.Dion, chirurgien-dentiste.Le convoi funèbre, précédé de deux landaus de Heurs, est parti de la demeure du père du défunt, 4394.rue Girouard.pour se rendre â l’église paroissiale.Le Père M.-G.Ferras, curé de Notre-Dame de Grâce, a fait la levée du corps.Le chanoine Léon-N Pratte a chanté le service, assisté des RR.PP.P.-H Dussault.O.P.et P.-L.Masson, O.P.comme diacre et sous-dlacre.Dans le choeur, on remarquait M.l'abbé Hector Morin, de Saint-Hyacinthe; les Pères L.Côté, A.Laïuon, O.P ; Casa- vant, O.P.La chorale, sous Va direction de M.E.Breton a rendu la messe de Perosi.M.Paul Doyon touchait l'orgue.Parmi les solistes, on remarquait MM.J.Lefebvre, M.Morency.C.Laporte.E Richer, Dr Hamel, M Cusson, E.Gerville, E.Gour, A.Dufresne, P.Lévesque et H.Bouré.Les porteurs étaient les docteurs: O.Pa- Seau.J.Tétrault, A Mageau, E Gaboury, .Bouillon et F.Leroux.Conduisaient le deuil: M J.-A.-E.Dion, avocat, père du défunt: l'avocat Marin Dion, frère du défunt; MM Hormtsdas Dion.J.-H.Morin.N.P.a.Méthè.O.Ua-lipeau, oncle, Paul Méthê.Henri Morin, Armand Marin, avocat, Emile Charette.François Morin.Orner Dion.W Clermont.Joseph Dion, I.Campbell.V.Dion A Dion.A.Clermont, J Dion.Ovide Brouillard, Adrien Brouillard.Ludger Gauthier, Jos Ménard, M.LévelUé, tous cousins du défunt.Le comité «e régie des étudiants do la faculté de chirurgie dentaire de l'unlver-stté de Montréal, était représenté par MM L.Doyon, F.Leroux, P Lajeuncsse.P Jeannotte, P.Marin, S.Lynch et L L&rochelle.On remarquait dans le cortège: MM.le Juge J.-B.Archambault, D.-D.Desbols.S-D.Valllères.J.-B Lefebvre.J.Létourueux.J.Pursell.le notaire A.-H.Rivet.A La-rerdure.J.-A, Laporte.J.-C.Lussier.J.Boutin.T.Turcot.O.Brouillard, J.Dion, E.Raymond.Dr H.Oarlépy.J.-W Léves-sue.J.-A.Guay.C.Tessier, J.-P.Robert.N.-H Lageller.O Brlére.Dr T.Brault, L -O.Delage.J.-H.Neault, fils.E.Plante, V.-A, Delage, A.Lalonde, J.-H.Nault, ex-éche-vln; Cha Duquette, ancien maire de Montréal; F.Gucrtln.J.Mercure, ancien éche-vln: J.Beauregard.A.-P.Landry.F.-B Décarte, P.-S.Vlau.L.-A.Géllnas, F, Deslauriers, L.-B Bourbeau.A.Poupart, A.Duouette, J.Beauregard.L.Choquette.E.Dufort.Dr L.Tremblay, J.-H Beaudry, P.-S.Viens.Dr L.Viens, Dr M.Monat, Me L.Blsaonnet.Dr C.Nantel, le notaire C.Archambault.Paul Lafontaine, A.Chabot, E.-N.Marreau.M.Quenneville.A Chabot.F Chaussé.P.Labelle.Dr A.Surprenant, M.Manger.Dr H.Charette.Dr C.Mauger.Granby; Dr G.Rheault.Dr A Hébert.E Lefebvre, Gaston Archambault.E.Trottler.R.-A.Lamarre.C.-E.Berthtau-me, Dr R.Renaud, Dr J.-R.Dufresne, L.Larochell», L.-B.Jeannotte, M.Surprenant, L.Rov.Dr J.-R.Lazure, A.Rivet, D.Delfoaeee.J-B.Btssonnette.A Bergevln, B-D.Berthlaume.Dr T, Chagnon, A.-R Normandtn, G.Bégin, L.Jeannotte.O.Surprenant.E Blason nette, A, Plnson-neault, Dr J.-N.L'Heureux.A.Rloux, V Dion.J.Oareau.J.-E.Blais, A Vézina, A.Bélanger, le notaire J.-A.Paquln.l'avocat A.Laramée, le notaire A.Ecrément, H Deafosaéa.H.Blaaonnet, E.Berthlaume.A.Bergevln.L.Vlau.Dr D.-T Chagnon.P.Chagnon.A.-H.Cadloux.A.Deamural*.J.-A.Huot J.-E.Drouin, M, Ouay, L.-A.Bouchard.M.et Mme W.la» Balle, l'avocat B.Benoit.J.-O.Desmaral», J.-A.Desrochers et autres.Bélisle condamné à mort LE MEURTRIER DU CONSTABLE PELLETIER SERA PENDU LE 19 DECEMBRE Paul Bélisle, le meurtrier «lu constable Dollard Pelletier, a été condamné û être pendu dans la prison de Montréal, Je 19 décembre prochain.Après 35 minutes de délibération tard, hier après-midi, le jury de la Cour du Banc du roi a rendu un verdict de culpabilité et le président du tribunal, le juge Wilson, a prononcé la sentence de mort contre l’accusé qui s’est évanoui.Le juge, les avocats de la défense et ceux de la Couronne ont fait l’éloge du constable Pelletier frappé à mort dans l’exercice de ses devoirs par la balle de Bélisle.Me Antonin Lepage, qui défendait l’accusé, a tenté d’attendrir les jurés en leur représentant que son client avait cherché à voler par nécessité, parce que sa femme et son enfant de six mois avaient faim, et qu’il avait tiré un coup de feu dans un moment d’énervement lorsqu’il s’était vu surpris dans l’arrière d’un magasin par le constable qui faisait sa ronde.Le juge Wilson, dans ses remarques aux jurés, a fait des compliments au jeune constable Dela-niello pour sa conduite dans cette affaire.Le substitut du procureur général, Mc Gérald Fauteux, a fait une revue des faits tels qu’ils s’étaient passés d’après les témoins entendus en Cour.Il a raconté que le constable Pelletier, en faisant sa ronde de nuit, avait surpris l’accusé à l’arrière d’un magasin et que lui ayant demandé ce qu’il faisait là, il avait reçu pour toute réponse une balle dans l’abdomen.Il a termi-né-jen disant qu’il ne voyait pas comment un jury pourrait acquitter un accusé comme celui-là.IL T A QUINZE ANS LE DEVOIR DU VENDREDI, 1er OCTOBRE 1915 D’après des statistiques du Dr Boucher, Montréal a enregistré depuis le début de Tannée jusqu’à la fin de septembre, une diminution de 342 décès d'enfants, par rapport à la période correspondante de Tannée dernière et une diminution de G(i8 relativement à 1913.Le Dr Boucher attribue ce progrès aux gouttes-de-lail.Ÿ flb Les dépêches signalent des gains français en Artois et une avance anglaise près de La Bassée.2ft L’ouragan qui a fait rage sur les bords du Mississipi il y a plu-seurs heures a lue environ 65 personnes et en a blessé près de 275.Convention libérale en Ontario Les étudiants du 'Summer School sont émerveillés i»» Toronto, 1er.(S.P.C.) — Pour la première fois depuis huit ans.Tas-sociation libérale d’Ontario tiendra une convention.La nouvelle a été annoncée après une réunion à laquelle ont pris pari le comité de direction de l’association, les membres libéraux du Sénat, des Communes, de la législature ontarienne et les officiers de Tassociation des femmes libérales d’Ontario.La dale précise n’est pas révélée : on a simplement annoncé que la convention aura lieu au cours des trois premières semaines de décembre.UNE VJSITB AU JARDIN BOTA- NIQUE DES FRERES DE L INSTRUCTION CHRETIENNE A LA- PRAIRIE Les étudiants du “ Summer School” de l'Ecole Normale de Plattsburg, accompagnés de leur professeur, ont visité à la fin de leurs cours de vacances, le jardin uotanique des Frères de l’Instruction chrétienne, de Laprairie.A leur retour, ils ont publié dans le Plattsburg Daily Republican la relation de leurs différentes promenades scientifiques; nous donnons ici seulement ce qui concerne Tex-cursion qui fut dirigée vers le Canada.Les jardins botaniques de Laprairie, Canada, furent ensuite Tob-jet d’une visite des plus instructives.Ces jardins appartenant aux Frères de l’Instruction chrétienne ont été créés et sont entretenus par eux-mêmes.Le jardin taxonomique comprend plusieurs plates-bandes circulaires concentriques; chaque famille y a son espace réservé.Les sujets sont désignés par leurs noms latin, français et anglais.Dans le jardin écologique, la relation des plantes avec leurs conditions naturelles est admirablement mise en évidence.Un ordre parfait préside à la distribution des différentes plantes, et chacune d’flles s’y développe dans les conditions propres a sa variété.Les visiteurs ont pu constater les trois habitats des plantes: Thydrophytique, ou plantes qui vivent dans Teau; le méso-phytique, ou celles des terrains humides; le zérophytique, ou celles des terrains secs.Ce jardin montre bien l'effet de la lumière, de la température et de l'humidité sur la vie des plantes.Il y a plus d’un millier de plantes du pays dans les jardins botaniques de Laprairie.Les élèves ont été très surpris de cette abondance.C’est aussi le refuge d’innombrables oiseaux; ou en compte plus de cinquante espèces différentes qui y voltigent en toute sécurité.Tout ici favorise la vie naturelle des oiseaux, des insectes et des plantes.La promenade a été très instructive, car notre guide, le Frère Julien, nous a tout expliqué avec une amabilité charmante; il nous a vivement intéressés par les explications savantes qu’il nous a fournies sur les habitudes de certaines plantes curieuses; nous nous sentions en présence d’un homme d’une science peu commune et d’une haute intelligence, d’un maître pour qui la botanique n’a guère de secrets.Nous sommes partis enchantés d’avoir entendu à loisir un Frère si versé dans la science.Ces études partielles de la vallée du lac Champlain qui datent des dernières années deviendront sans doute, dans un avenir très rapproché une étude méthodique de la région elle-même.Bref, cette année, la classe de sciences a constaté que notre vallée du lac Champlain, si riche en souvenirs historiques, Test tout autant en spécimens géologiques et bielogiqne&v Taxes municipales La trésorerie municipale a reçu lundi $1,300,000, et hier $2.000,000 pour taxes foncières et scolaires et taxes d’eau en retard.Le plus gros chèque a été remis hier par le Chemin de fer National, pour une somme de $458,000.Population de 127,332 à Ottawa Ottawa, 1er (S.P.C.) — La population de la capitale du Canada est de 127,332, soit une augmentation de 1836 sur Tannée dernière, d’a- ; près un rapport reçu par le bureau de contrôle.Les propriétés imposables forment une somme de $159,242,271, soit une augmentation de $4,917,758 sur Tannée précédente.’ .Le “Devoir" commencera tout prochainement la publication d'un nouveau feuilleton.UN LAIT QUI EST SAIN ET PUR ZJ Borden's Le lait avec ce goût doux et naturel.pasteurisé pour plus de sûreté DES fermes laitières à votre porte, le lait Borden est entouré de tout un système de garanties.Celles-ci ont donné du lait Borden un degré plus élevé de pureté.Elles ont fait que le nom “Borden” est une garantie reconnue non seulement par les mères, mais aussi par les médecins, les hôpitaux et les nourrices.Un appel téléphonique ou un mot au livreur de votre quartier vous assurera le service immédiat de Borden.BORDEN’S FARM PRODUCTS COMPANY, LTD.215, RUE MURRAY, MONTREAL Téléphone: Wilbank 1188 DISTRIBUTEURS DE MERCROFT FARMS LAIT CERTIFIE OMMANDEZ DÈS MAINTENANT! 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qui lui fera de fortes convictions ¦eligieuscs capable d’assurer ki dignité de sa vie uersonnelle et le bonheur de son foyer; c’est à la aai'disse, au tribun al de la'pénitcn-:e, que dans ses doutes il viendra chercher les conseils dont il a besoin pour orienter, sans crainte d'erreur, sa marche dans la vie.il] faut remercier iiiieu d’avoir établi, à notre portée, au milieu même de nos demeures, ce foyer de vérité qu’est la paroisse où tous les âges de la vie peuvent venir chercher les lumières que la science humaine est bien impuissante à leur donner.Si la paroisse est un foyer de lumière, elle est pareillement une source de vie, de cette vie surnaturelle qui nous élève si liaut.C’est d’abord à la paroisse que nous l’avons reçue.Enfants de quelques jours, on nous a portés à l’église; le prêtre a répandu sur notre’ front l’eau régénératrice; et dès cet instant, avec l’amitié divine, tous les trésors du ciel, perdus par le premier péché, nous ont été rendus.Et quand, par notre faute, cette grâce nous est enlevée, c’esl à la paroisse, pour l’ordinaire du moins, que nous la recouvrons.Nous allons nous agenouiller aux pieds du prêtre; nous y faisons l’humble aveu de nos fautes, et lorsque, le coeur "contrit, nous courbons le front sous la main «mi nous absout, eussions-nous commis tous les crimes du monde, nous sommes par-donnés et la grâce perdue nous est restituée.C’est à la paraisse encore que par les sacrements, et spécialement par l'Eucharistie, la vie surnaturelle est augmentée et fortifiée en nous.Le prophète avait vu jadis une eau mystérieuse sortir du côté droit du temple et aller parler au loin la vio et la fécondité.N’est-ce pas une ressemblante image de cette vie de la grâce qui sort de l’ég’iïse paroissiale pour se répandre dans les âmes et les sanctifier?Mais ces bienfaits dont nous sommes redevables à notre paroisse doivent nous inspirer à son égard un doubie sentiment: latta-caement et le dévouement.Il taut anner notre paroisse.Des coeurs bien nés ne peuvent se détendre u’aimer qui leur fait du bien.Les églises de toutes les paroisses doivent nous être cherex.Toutes sont, ainsi que ues appelle la liturgie, les maisons de Dieu et la porte au ciel.Mais l'église paroissiale, c’esl la demeure ue la famille avec son loyer et sa table commune ou tous les enfants on le droit de venir s asseoir.il y a là des traditions vin-gt fois séculaires qui rattachent les memibres actuels aux generations disparues et qui seront par eux jalousement transmises à ceux qui viendront apres eux.“Oh! qu’il est pon et agréable, s’écriait Je roi-pru-phete, de vivre ensemble comme ues frères!’’ Le spectacle de la lamille paroissiale, où tous, fidèles et pasteur, savent comprendre leur devoir, pourrait nous arracher le même cri d’admiration et de reconnaissance envers Dieu, l’auteur de tout bien.S’il est une église que nous devions aimer, c’est celle dont Dieu a fait la nôtre.Mais prenons garde que cet attachement que nous j aurons pour notre paroisse ne soit pas une affection stérile.11 doit pratiquement se traduire en actes.Nous aurons à coeur d’abord de fréquenter notre église préférablement aux autres.La paraisse est une famille ; ne nous éloignons pas de notre famille qui est notre foyer familial.Nous devons nous intéresser aux oeuvres de notre paroisse, les aider de notre concours personnel, si nous le pouvons, en nous occupant par exemple de ses patronages, en favonisant ses écoles, en nous faisant les catéchistes volontaires de ces enfants que le prêtre a parfais de la peine à atteindre.11 faut pour Je moins, dans la mesure de nos moyens, donner à nos prêtres pour les besoins nombreux auxquels ils ont à faire face.Et de ces brèves considérations il ressort xine double conclusion à laquelle nul ne peut se soustraire.Si, par le passé, nous avons méconnu notre paroisse, si nous l’avons délaissée, revenons à elle comme l’enfant prodigue revenait au toit paternel; reprenons-y notre place; reconnaissons notre pasteur; soyons de la famille paroissiale; c’est notre droit et notre devoir.Si nous avons le bonheur de lui appartenir effectivement, avivons encore ces sentiments.Plus atttachés, plus dévoués à notre curé, qui ne meurt pas, car à celui d’hier en succède un autre demain, enseignant la même doctrine, dispensant la même grâce; suivons ses directions; travaillons avec lui pour les âmes et pour Dieu.Ainsi unis dans la foi, la discipline et la charité chrétiennes, nous mériterons que nous bénisse Jésus, le Pasteur suprême.(Semaine religieuse de Bayeur).Les vraies teintures donnent les «s \ meilleurs résultats BON k SAVOIR Saucisson de volaille.— Avant de-mettre la poule au pot, retirez-en le foie, le gésier, le coeur, les poumons, et hachez le^lout ensemble.Ajoutez-y alors un oeuf entier et de la mie de pain autant qu’il est nécessaire pour faire du tout une pâte consistante; salez et poivrez.Roulez ensuite votre pâte dans une feuille de chou en donnant la forme d’un saucisson et attachez^ Mettez le saucisson dans la marmite où cuit la poule, une demi-heure avant que celle-ci soit cuite.Ce saucisson peut se manger chaud, mais il est meilleur froid.Queues d’épinards.— Elles peuvent très bien être employées, après qu’on les a fait cuire dans l’eau des feuilles, comme des haricots sautés au beurre avec un peu d’of-gnons.L’analogie de goût avec les haricots est frappante.Eau des haricots.— Ne pas jeter l’eau de vos haricots quand vous les avez mis à tremper toute une nuit avant de les faire bouillir.Faire bouillir de nouveau cette eau et la verser peu à peu sur du linge essangé et savonné, comme on opère avec une autre lessive.Ne pas garder plus d’un jour cette lessive sans l’utiliser, car elle prend vite une mauvaise odeur.Le curé d’Ars U Derrière la scène’,(1) Art, divertissement et édification, telle est la formule qui caractérise la belle pièce de René des Granges: “Le Curé d’Ars’’.Production originale et véridique, elle résume en trois tableaux la pauvre, la sainte vie du plus grand ausculteur d’âmes du 19e siècle.I^ur une sr belle oeuvre, il a fallu le talent d’un artiste consommé, d’un dramaturge-historien au souffle puissant.Le Curé d’Ars est une des plus riches manifestations de la spiritualité contemporaine.Les âmes s’y baignent comme dans un lac du paradis.Non seulement “Le Curé d’Ars est unique par le choc psychologique qu’il produit sur les spectateurs, mais il s’adapte admirablement à notre vie canadienne si profondément religieuse.Le Cercle des Anciens du Patronage St-Georges s’honore de présenter “Le Curé d’Ars” au public ami qui, depuis sa fondation dans la paroisse du St-Enfant-Jésus, en 1900, n’a cessé de lui témoigner la plus flatteuse sympathie.Le Curé d’Ars sera joué cet automne sur la scène du Monument National au profit des Missions de Chine.Il y aura deux matinées pour enfants et deux représentations pour les adultes.Qu’on se le dise! (Communiqué) Chez les infirmières de Notre-Dame Mieux de Plusieurs Manières “J’ai pris le Composé Végétal de Lydia E.Plnkham, au retour de l’âge, après l’avoir vu annoncé dans une brochure.Il m’a beaucoup soulagée, surtout une douleur de côté.Mon appétit est meilleur, mes nerfs plus forts et je dors bien.Je fais mon ouvrage sans me coucher, comme j’étais forcée de faire avant.Je répondrai aux lettres.”— Mme.George Frotten, South Quinan, Nouvelle E-cosse.Les Teintures Diamond contiennent de trois à cinq fois plus d’aniline que les autres offertes en \ente.La prochaine fois que vous voudrez teindre, essayez les.Voyez comme l’emploi en est facile.Puis comparez les résultats.Remarquez comme le tissu ne parait pas reteinT .-r|.,, ,, ^ pj qu’ii n’y a ni stries, ni taches.Voyez comme les couleurs sont douces, brillantes, comme elles semblent neuves et ne changent pas.Si vous ne convenez pas que les leintures Diamond son les meilleures, votre marchand vous remboursera votre argent.Le paquet blanc de Teintures Diamond contient la teinture originale pour “toutes fins”, pour n’importe quelle sorte de tissu.Elle teint ou nuance la soie, la laine, le coton, la toile, le rayon ou tout autre mélange de tissus.Le paquet bleu est une teinture spéciale pour la soie ou la laine seulement.Vous pouvez vous en servir pour teindre vos onjets de valeur en soie ou en laine avec d’aussi bons résultats qu en peuvent obtenir les experts.Quand vous achetez, rappelez-vous cela.Ee paquet bleu ne teint que la soie ou la laine.Le paquet blanc teint toutes les sortes de tissus, y compris la soie et la laine.Votre marchand vend les deux.Teintures “Diamond ” D’emploi facile Résultats parfaits A TOUTES LES PHARMACIES (Quelques appréciations) A juger ces simples impressions fugaces pour ce qu’elles sont et ce qu’elles veulent être, elles dénotent un tempérament littéraire, et ce modeste coup d’essai peut annoncer des capacités plus larges et de plus sérieux achèvements.(Louis Dan-tin, 2 avril 1930) Ce qui plaira au profane et au connaisseur, c’est l’aisance habituelle d’un style qui s’en va mûrissant, c’est le talent d’observation, le souci du détail, et, par-dessus i tout, la tournure d’esprit.(Abbé Victorin Germain, L’Action Catholique, 25 février 1930).Véritable grain de philosophie à l’usage des petits.et des grands qui ont plus d’années que de sagesse.(R.P.Thomas Couet, O.P., 6 fév.1930).Ouvrage admirable pour tant de pensées justes, pratiques, éminemment utiles à méditer, avec le moins de “moi” possible et tout juste assez de sentimentalisme pour faire deviner une femme, si le livre n’était pas signé; livre vivifiant, bienfaisant, très original, correct en grammaire, bien écrit, sans fioritures et à mon goût, dans le genre “écrivain de métier”.(R.P.Paul V.Gharland, O.P., 8 janvier 1930).Recueil de billets, dont le thème inspiré au hasard des faits et des jours, est présenté, non dans une auréole de rêve, mais dans la grisaille de la vie quotidienne, pour que la leçon porte mieux, (Sr Saint-Casimir, a.s.v,).(1) En vente à la Librairie du Devoir, 75s.l’exemplaire.L’Association des Gardes-Malades Graduées de l’hôpital Notre-Dame reprendra la série de ses conférences mensuelles, vendredi, le 10 octobre.Les membres et toutes les graduées de l’hôpital sont instamment priées de faire parvenir leur adresse à la secrétaire, Mlle M.Pau-zé, 4234 rue St-Hubert.Petite vie des saints 1er OCTOBRE — SAINTE DOM ANE Recluse Domaine naquit au château de la Roche-Guyon, petite ville du département de Seine-et-Oise- Dès ses premières années, elle mantra une gra>nde modestie, un grand amour de Dieu et une soumission sans réserve aux volontés de ses parents.Dieu, qui bénit toujours la jeune fille humble et chaste, voulut que Domaine eût un saint pour époux.Mariée à Germer, seigneur de Var-des, et déjà puissant à la cour de Dagobert 1er, elle rivalisa d’ardeur et de zè]e avec ce vertueux chrétien dans la pratique de la loi de Dieu.Les pauvres, les églises et les monastères se partagèrent leurs libéralités.Elle eut trois enfants qui moururent en bas âge.Elle résolut alors de passer le reste de ses jours dans la solitude; et comme la voix de Dieu y appelait aussi son époux, ils se séparèrent pour ne plus s’occuper, l’un et l’autre, que des graves intérêts de l’éternité.Domane fonda à Gasny un religieux asile où elle vécut dans une parfaite solitude.Toute à Dieu et au salut de son âme, elle ne permit plus à aucun Fruit du dehors de pénétrer jusqu’à elle.Elle mourut en 058.Soixante années (Tapostolat UN PIONNIER DE CALGARY Dimanche dernier, la paroisse Sainte-F'amille de Calgary était en liesse; le R.P.Doucet, missionnaire oblat, le premier blanc à planter sa tente à Calgary, célébrait son soixantième anniversaire d’élévation au sacerdoce.Né en Auvergne, France, il y a maintenant 84 ans, le R.P.Doucet, oblat de Marie-Immaculée, recevait le sacerdoce à l’automne de 1870 des mains de S.G.Mgr Grandin.Une épidémie de choléra qui sévissait alors parmi les Indiens donnait surabondance de travail aux douze missionnaires qui étaient répandus dans les territoires du Nord-Ouest.Mgr Grandin dut lui-même entreprendre de se rendre dans les postes les plus reculés du Nord et, afin de ne pas laisser le district Saint-Albert sans prêtre, il ordonnait le R.P.Doucet, qui terminait ses études cléricales, et le laissait aux soins de ses ouailles.On peut le dire sans crainte; ce que fut le Père Lacombe pour le Canadien Pacifique, le R.P.Doucet le fut pour Calgary.C’est qu’en effet, je 18 mai 1875, le R.P.Doucet était le premier blanc à planter sa tente aux confins des rivières à l’Arc et au Coudre, endroit qui reçut six mois plus tard le nom de fort Bri-sebois, du nom du capitaine en charge du premier régiment de police montée qui établissait au même endroit un poste qui reçut définitivement, le printemps suivant, du Colonel MacLeod, le nom de Fort Calgary, en souvenir de sa ville natale en Flcosse.Il en a bien coulé de l’eau dans les rivières à l’Arc et au Coudre depuis lors; cependant, elles se rencontrent encore au même endroit et c’est aussi là que, dimanche dernier, en la paroisse Ste-Famille, la seule paroisse catholique française de Calgary, l’on célébrait les noces de diamant de prêtrise de celui qui, cinquante-cinq ans auparavant, était le premier blanc à y établir sa demeure.Calgary a donc aujourd’hui cinquante-cinq années d’existence, compte environ 100,000 âmes de population, possède de grandes institutions financières, des industries, des grands magasins et une population de langue française de six à sept cents personnes.Au point de vue catholique, il y a six paroisses, dont une française: la paroisse Ste-Famille de Calgary, fondée le 14 octobre 1928.La population de langue française ne fut jamais très nombreuse a Calgary, mais il en resta toujours un certain noyau, et ce fut pour eux et pour ceux qui viendront s’y adjoindre que Sa Grandeur Mgr Kidd, dans sa proverbiale bonté, leur donna en octobre 1928 la paroisse Ste-Famille.C’est pour elle que se poursuit dans le moment l’oeuvre du Bazar de la paroisse de Ste-F'amille que nous avons commencé il y a quelque temps et qui mérite la plus haute attention de tous.Chaque année, au commencement de juillet, depuis que Funivcrslté de Montréal1 organise ses > tournées dans l’Ouest, à nos compatriotes de l’Est que nous EATON â,0o0, J.Baudouin, notaire— ! 1030.on niv i Bue St-André, bâtisses 6381, lot No 7-a.UU ! say partie 7-607.terrain 25 x 87 pieds.P.22.00 : Di Fiübio vend à M.Sauro, $1,582.50.O.Son Ol on-i Cou tu, notaire—1930., • • • ;,U’AIW • * • ¦£,-uu! Quartier St-Louis Dominion Bridge Blé alimentation no 5.Blé alimentation no C.Blé alimentation (feed).Orge no 3 C.W.Orge no 4 C.W.Orge no 5 C.W.Avoine no 1, alimentation.Avoine no 2, alimentation.Avoine alimentation no 3.| Dominion Bridge est le titre en ; faveur à l’ouverture de la Bourse I ce matin.11 profite du fait que la I Maïs argenGn ! compagnie vient d'obtenir deux DIVERS importants contrats, un de l’Inter- ! Gruau roulé, en 90 Ibs.national Nickel pour l'armature d’une nouvelle usine, et l’autre du Canadien National pour la construction de deux tunnels aux rues Guy et de la Montagne.Il semble que la Dominion Bridge Company devrait pouvoir obtenir d’autres contrats très importants à 2.75 Gruau roulé, en 8ü Ibs, .2.45 l’a in de lin canadien.42.00 Moulée d’orge pure.24.00 Grains à volailles.43.00 BEURRE ET FROMAGE Rue Lagauchetlé-1 re, bâtisses 345; lot No 171; terrain 28 x 72'86 pieds.La Corporation Archiépiscopale eu i Catholique Romaine de Montréal vend à ' , i VHopltai St-Luc, $20,000.A.Courtois, no-.1)0 j taire—1930, ,44 Rue De Bullion, bâtisses 3543 à 3551.lot No 8/9.terrain 21 x 50 pieds.Strul Goldberg vend a B, W.Segal, $4,500 et autres considerations.E.Cholette, notaire—1930.Quartier St-Jacques.— Rues Labeue, Berrl, bâtisses 1195 Berrl et 1196 Labelle; lot No partie S.-E.462; terrain 20 pieds en front.Dame P.-A.Dulour et al vend a Mlle E.Mythyl, $13.750.E.Poirier, notaire—1930.Cité d Outrcmoot.— Ave Stuart, bâtisses 650, lot no 37-174, terrain 2,320 pieds.Beaubien Limitée vend â A.Brunet, $12,500.E.Poirier, notaire, 1930.Cité de Westmount.— Ave Arlington, bâtisses 33; lots Nos 230-30.partie a.-E.29; terrain 62 x 116 pieds.H.T.Macfar-lane vend â Dame H.W.Fowler, $i2,000.Ventes Valeurs Ouv.Haut Bas Midi 5 Abitibi .tou — — 16 % tâ Al b.(irain .10 .-w— 10 1U0 Atl.Sugar 5 Vs 5 5 83 Bell 1 elephone ' • » « • • 152 Va 152 152 2400 Brazilian .33% 34 33% 34 20 B.U.Power “A” .35% — _ 35% 75 B.U, Kiÿhing • • s • » • 4% r — 4% 10 (’.an.Brewing .7 V* — — 7% 10 Can.Bronze .• * • .38 r 38 945 Can.Car .20'.22'à 20 V4 22% 205 Can.Car préf .25 Vj 27'* 25% 27% 3üü Canada Cenient 18*4 17 18% 37 Canada Cernent préf.93 Va 93 Va 93 93 05 Cockshutt Plow 16 15% 16 45 Can.Ind, Alcohol .3 li — 3% 190 Can.Pow.and Pap.* .rr.9% 10 9% 9% • 100 Chs Curd .: .» , » » » .28 28'a 28 28% 185 Con.Smelting ' — 170 1340 Dorn.Bridge 64% 63 64 110 Hamilton Bridge .21 20 21 3475 Int.Nickel .20 V» 21% 20% 21 37 McColl : • a • • • s .16‘a 17 16% 16% 410 Massey-Harris 17% 16% 17% 3925 Mont.Power .61 •% 61 % 61% 61% 625 Nat.Breweries .29 29 Va 29 29% 445 Power Corp 60% 00 60 55 Quebec Power 52 Và 52 52 V4 104 Shawinigan 65% 65 "* 65% 255 Steel of Canada .42% 43% 42% 43% 225 Winn.Electric — — BANQUES 1 Commerce 240 1 N.-Ecosse — — 321 101 Rovate 306% 306 306 phie pour insolvabilité et, ce ma-1 tin, elle a présenté une requête ; pour faillite volontaire.On ne con- ! naît pas ie montant de l’actif et du | passif.La maison J.J.Loftus and Co.membre de la Bourse de New-i York, du Board of Trade de Chi-'• cago et de la Bourse de Californie, [ n’a pas ouvert ses portes hier, et a été immédiatement suspendue de PETITES AFFICHES - Tarif - cette dernière Bourse.Bourse de New-York ! J.A.Cameron, notaire—1930.Prix de gros de la maison Gunn, i Quartier VUleray.— Rue Berrl, bâtisses Langlois et Cie I 826ti à ü2iü- lots Nos 2643-1405, 1406; ter- Vo.„rr.0.raln 40 x 70 Pieds.R.Lafleur vend a murre.i Dame C.Gulmond, $10 250 E.Bourdon, De cremenc, la livre.35s.1 notaire—1930, Ave ter- , .-___ , t.i .„ _• — -¦ -vend à le chômage ! Fromage: ' a.-d.Quintin, $8,239.58 et autres cousi- La construction d’immeubles im-1 Q^bec doux meule 20 Ibs 15Vis.: dTve MayfSr,^ât^Æ lo^N^ue portants d autre part ne fait que j Dan a eu en tort, «U ibs.a/s.n.-o.149-232; terrain 30 x 115 pieds, j.mesure que sera réalisé le projet de „ - - - - - -, _ t „ , gare terminus et que d’autres tra- De crémerie, en blocs.3^- sÆ^Æ^TiVno^m-^ vaux seront entrepris pour réduire cuisine .28s.j ram 25 x 90 pieds, f.Marchand vé Cours lomnis par la maison C.EOFFRION & CIE, court.eré 231 ouest, rue Notre-Dame, Montreal Om Midi Air Reduction .J®*Ve Allied Chemical 236 American Bosch Magneto f2jg American Can 1i,,H American & Foreign Power 54 >1 American Locomotive .47 American Power & Light .tlj-, American Smelting .53‘2 American Water Works American Tel.& Tel.205i,2 Anaconda .Atlantic Refining .2dj.s Baldwin Locomotive .28 Baltimore & Ohio .91 Bethlehem Steel .ojHs Canadian Pacifia .43^a Commercial Solvents .20'j Chicago Rock Island.87 v* Chrysler Motors .ÿO's Bordo vend à W.Connolly, $4,350, H.B.McLean, notaire—1930, Quartier Hochelaga.— Rue St-Germaln.bâtisses 2101 à 2i05; lot No 50-150.A ______ _ , Poirier vend à F.Poirier, $7,500.L.-L, Prix fournis par la Maison Z.Li-1 c!?0ialr,e~1932; binoec et rio Quartier St-Paul.— Rue Beaulieu, bâ- moges et ue.tisses 6280 â 6296; lot No 3912-184.Dame Oeufs frais : ! a.Carrière’ vend à L.Morand, $4,800.L.- E.Hétu.notaire—1930.- - *- - .•-s Maîtres de la Musique (Marconi).11.00 Température, annonce de l’heure.PROGRAMMES DE JEUDI Posées locaux CKAC 8.00 Programme matinal Cherriff.10.30 L’ouverture de la bourse et rapport des conditions atmosphériques pour l’aviation.10.45 Disques.11.00 L’heure exacte et le menu quotidien dans les deux langues.11.15 Programme Tinlex.11.30 Nouvelles, température, disques.12.00 l.e concours Bordcn.12.30 Bourses de Montréal et de New-York.12.40 Récital d’orgue de la salle Tudor.3.45 Fermeture de la bourse, heu-rc exacte.5.00 Conservatoire National de Musique.6.00 Nouvelles, bourse, température, sommaire des émissions de la soirée.fi.00 Concours spécial Bordcn.0.30 Rapport fédéral sur le marché (bilingue).7.00 Programme MacDonald Blenders.8.00 Le programme Eveready.9.00 L’orchestre de la compagnie Neilson Chocolaté.10.00 L’heure du C.N.R.CFCF 11.00 Mélodies du matin.11.30 Programme Canadian Cela-nese.11.45 Programme Labranche.12.00 Dostert Musical Programm.12.15 Paul’s Sandwich Shop.12.30 Concert de I’orchcstrc Mont-Royal.1.00 Bourse.1.15 Theroncid Old rimers.3.00 Programme «le la salle Ross.4.00 Programme Better Service.5.00 Musique Hartney’s Eventide.5.55 Température, t-rovramme.6.00 L’heure du crépuscule.7.00 Fermeture de la bourse.7.10 Résultats du baseball.7.15 Programme Gerald’s Gown Shop, 7.30 Orchestre Luxor Inn.8.30 Récital d’orgue de la salle Tudor.9.30 Programme du club Kiwanis.10.00 L’orchestre de danse des Beaux-Arts.11.00 Température, annonce de l’heure.PROGRAMMES DE VENDREDI Po>;ct focaux C.K.A.C.8.00 a.m.— Programme matinal Sherri ff.10.30 Ouverture de la bourse et rapport des conditions atmosphériques pour l’aviation.11.00 L’heure -—Menu quotidien- causerie bilingue.11.45 Bourse — Nouvelles —Disques.12.00 Concert Archambault.1.00 Déjeuner de la Junior Red (fross; hôtesse d’honneur: Lady Willlngdon.9.00 Concert de l’orchestre Ritz- Carlton.C F.C.F.11.00 Chefs-d’oeuvre de la musique.Programme Canadian Cela-nese.Paul’s Sandwich Shop.Musique du déjeuner.Bourse.L’heure du radio Wilder.Programme de la salle Ross.Programme Relier Service.Musique Hartney’s Eventide.Température, annonce de l’heure.L’heure du crépuscule.Fermeture de la Bourse.Résultats de baseball.Réunion du Purple Circle (Protection des animaux) Concert de l’orchestre Mont-Royal.Réunion du club Kiwanis de Montréal 11.30 12.00 12.30 1,00 2.00 3.00 4.00 5.00 5.55 fi.00 7.00 7.10 7 IF.¦>t»«r m* *41» I « vu V» té» • l*tl I it'it A ! i « 'i ' tue- )t«» » i * Montréal, mercredi 1er octobre 1930 LE DEVOIR Au congrès de 11 C.T.C.C.Les résolutions adoptées Ces résolutions portent sur l’arbitrage obligatoire, le chômage, le travail du dimanche dans les boulangeries, le salaire minimum, l’enlèvement de la neige, l’établissement de musées du bois Nous avons publié hier plusieurs résolutions adoptées par les syndiqués catholiques et nationaux réunis en congrès à Montréal.Nous complétons aujourd’hui par les textes suivants: PREVENTION DES ACCIDENTS La résolution relative à la prévention des accidents présentée en 1928 et 1929 est présentée de nouveau en constatant avec regret que le gouvernement provincial ne semble pas saisir l’importance d’une prévention efficace contre les accidents.(TEXTE DE 1929) Attendu que la prévention des accidents est beaucoup plus importante que la réparation des accidents; 11 est résolu que le Bureau confédéral fasse les démarches auprès du gouvernement provincial pour que celui-ci organise au plus tôt un bureau préventif pratique des accidents et demande ^ qui de droit de faire la classification des établissements industriels suivant le degré de protection contre les accidents, par un abaissement des primes d’assurance pour les etablissements les mieux pourvus sous ce rapport.ARBITRAGE OBLIGATOIRE Que le Congrès prie encore une fois le gouvernement provincial d’amender sa loi d’arbitrage dans les conflits des pompiers et policiers, de manière à lui donner pour les conflits entre les employés municipaux attachés aux services d’u-tilite publique et les autorités municipales un arbitrage obligatoire à sanction obligatoire.DOUBLE EQUIPE Que le Congrès prie encore une fois le gouvernement provincial de présenter h nouveau une loi delà adoptée en seconde lecture, pour établir le régime de la double équipé pour les pompiers, dans les villes de 30,000 âmes.CHOMAGE Attendu que Je chômage est une question d’intérêt général, qui telle la perturbation dans notre système économique.Attendu que le chômage va toujours en s’accentuant et n’a pas encore atteint son point culminant.Attendu que cette crise découle de nombreuses causes entre autres une organisation économique fausse, un développement trop rapide et une application irrationnelle du machinisme, qui loin d’être devenu un soulagement pour 1 humani-é lui devient une lourde charge, encouragement incomplet pour 1 a-ïriculture, et insuffisant pour les colons.Le Congrès dénonce d’abord la coutume de l'embauchement d employés présentement occupés a la :uHure.par des promesses aussi alléchantes que fausses, pour ensuite les déverser dans les villes.Il est résolu, que des instances pressantes et immédiates soient faites auprès des gouvernements fédéral, provincial et municipaux, et autres corps publics, afin que tous prennent des mesures de nécessite urgentes pour parer à la crise aiguë du chômage, en continuant sans ralenti les travaux publics en cours, en en décrétant d’autres en quantités suffisantes, tout en taisant une obligation aux entrepreneurs de n'employer aucune machinerie, surtout pour fin d’excavation ou terrassement, à seule fin de hâter la terminaison des travaux.De plus prie le gouvernement provincial «le donner une aide plus complète aux cultivateurs, et n organiser la colonisation de maniéré à la rendre plus avantageuse pour les colons.JOURNEE DE 8 HEURES Que demande soit faite au gouvernement de reconnaître, comme remède au chômage, la journée de huit heures pour les employés civils et pour les employés travaillant sur les travaux publics du gouvernement.TENUE D’UN REGISTRE Que les entrepreneurs soient obligés de tenir vin registre dans le-quel seront inscrits les noms et pré-noms ainsi que l’adresse de leurs ouvriers.MASQUE PROTECTEUR Que le Bureau provincial d'hygiène force les entrepreneurs en excavation de munir à leurs frais les ouvriers préposés au creusage de masques protecteurs s’ils travaillent dans un sol d’où des gaz délétères peuvent s’échapper.OFFICIER DU TRAVAIL l’entrée dans notre province d’aucun immigrant, même ceux qui prétendent venir s’établir sur des terres.* 2o: De prier le gouvernement fédéral de faire cesser immédiatement toute immigration, même britannique, et de déporter aux frais des compagnies de transport tous les immigrants sans travail qui désirent retourner dans leurs pays, ou qui sont indésirables à cause de tares physiques ou morales.SEMAINE ANGLAISE Le congrès devra étudier l’opportunité de faire une pression auprès du gouvernement fédéral pour appuyer le mouvement qui s’accentue dans le dominion du Canada de-mendant un règlement fédéral pour la fermeture des magasins a une heure le samedi.C’est à dire nous demandons le 1-2 conge hebdomadaire.Que dans le but de ne pas nuire au commerce, ce congé soit accordé par voie de roulement a des groupes successifs d’employés; ou encore, que le congé désiré soit accordé lundi avant-midi.BOURSES D’ETUDE Attendu que le gouvernement provincial de Québec attribue chaque année des bourses qui permettent à des étudiants d’aller completer leurs études à l’étranger; Le Congrès, tout en félicitant le gouvernement provincial pour l’encouragement efficace qu’il donne par ce moyen aux arts et au commerce, constate cependant avec regret qu’aucune bourse n’est attribuée pour l’encouragement des métiers; En conséquence, il est résolu de prier le gouvernement provincial de Québec de donner aux métiers l’encouragement qu’ils méritent et qui leur est nécessaire en donnant des bourses chaque année aux élèves les'plus méritants des écoles techniques des différents centres de la province.APPRENTISSAGE Attendu qu’il n’existe dans notre I province aucune loi réglementant l’apprentissage; Attendu que ce manque de législation permet à certains patrons d’abuser des services de jeunes gens qu’ils ont pris en apprentissage en leur faisant faire nombre de travaux qui ne sont pas d’aucune sorte du métier; 11 est résolu que rlemande soit faite au gouvernement provincial de Québec d’adopter une loi réglementant l’apprentissage semblable à celle existant en France, afin de protéger le patron, l’apprenti et le métier.LA NEIGE Attendu que le Canadien Pacifique et le Canatiten National ont l’habitude de faire enlever leur neige eu payant des salaires plus bas que la moyenne ordinaire et qu’ils son prie uauopier u.re , imposent des conditions «le loge- établissant la semaine ne 46'heures ; nient souvent inacceptables, avec taux minimum de salaire de ; O® Congres prie le gouvernement .- * .— ! fédéral, par sa Commission des chemins de fer* ou autrement, de faire payer le salaire raisonnable courant et d’empêcher particulièrement que l’on loge les ouvriers dans des wagons quelconques, tenus sur les voies ferrées.NOTRE PART DE REPRESENTATION Attendu qu’il est un des articles de La plate-forme des revendications de la C.T.C.C.qui demande pour la C.T.C.C.sa part de représentation partout où les ouvriers sont représentés; Attendu que, récemment encore, la C.T.C.C.a appris qu’elle ne pouvait siéger à la conférence du chômage à Ottawa, et qu’au provincial comme au fédéral, les travailleurs catholiques sont loin d’obtenir leur part, Le congrès croit qu’il faut continuer avec une ardeur redoublée les instances entreprises pour obtenir i des corps publics la part de représentation qui revient au travail organisé catholique.CODE EN FRANÇAIS Que le congrès demande au gouvernement provincial de procurer aux électriciens de langue française de la province des copies françaises du code national électrique, sur lequel est basée la loi des électriciens «le la province.ECOLES INDUSTRIELLES Attendu que les ouvriers compétents dans les divers corps de métiers se font de plus en plus rares; Attendu que de nos jours il ne se fait presque plus d'apprentissage, ce qui est très préjudiciable à notre population ouvrière; Attendu que le gouvernement provincial a fait un heureux essai eu fondant des écoles techniques; Attendu que ces écoles techniques sont presque toutes situées uans les grands centres; Attendu que le gouvernement a commencé a établir dans les petits centres ouvriers des écoles dites industrielles, Le congrès prie, instamment le gouvernement provincial de continuer et de piTiectioiMicir ces écu*es dites industrielles, afin qu’elles répondent aux besoins des localités dans lesquelles elles sont situées.OCTROIS -Que les administrations publiques accordant des octrois pour constructions d’intérêt public obligent Je conseil il’admi lustrai ion de teüe construction à insérer dans ses devis la clause «les salaires raisonnables.SEMAINE DE 48 HEURES Que le gouvernenufflit provincial soit prie u adopter une législation Dupuis Jeudi Rues Sainte-Catherine -Saint-André - Demontigny - Saint-Christophe - PLateau 5151 VENTE ANNUELLE DE JOLIS CHANDAILS POUR FILLETTES AGEES DE 6 A 14 ANS La variété des modèles et leur haute qualité surpassent toutes nos ventes précédentes, même celle si parfaitement réussie de l’an dernier.Les fillettes, tout autant que les garçons, ont besoin d’un chandail et d'un gilet de laine, quand vient la saison froide.L’écolière, la pensionnaire seront mieux protégées contre les mauvais rhumes si dies portent un chaud vêtement de laine, qui peut être en harmonie avec le costume réglementaire.Les mamans prévoyantes profiteront de cette vente qui arrive à une date opportune.Vous serez servies rapidement et vous aurez plaisir à choisir parmi un vaste assortiment qui comprend toutes les variétés de tricots depuis le “zigzag” jusqu’au tricot de fin jersey uni dans les plus jolies combinaisons de nuances pour la saison: teintes pastelles ou foncées.Dix parmi les nombreux modèles ont été dessinés ici.Quelques-uns des modèles sont illustrés SPECIAL CHACUN Venex de bonne heure pour un meilleur choix.DUPUIS FRERES —au deuxième au sous ü© l'heure.MINISTERE DU TRAVAIL Attendu qu’il est dans l’intérêt des travailleurs que le département du 'travail de la province de Québec ait son ministre attitré pour ce seul departement.Il est résolu que des instances soient faites auprès du gouvernement provincial, afin que le ministère des Travaux publics et du Travail soit divisé, et qu un ministre soit nomme pour chaque département.INSTRUCTION DU SÏNDICALIS-,UL CATHOLIQUE TOURISTES OUVRIERS Attendu qu’un grand nombre d’Américains, la plupart des étudiants, viennent au Canada, sur billet «le touristes, travailler dans nos hôtels et prennent ainsi la place de nos Canadiens; Ce Congrès prie le gouvernement fédéral d’amender ses règlements d’immigration de façon à remédier à cet état de choses, qui prive les Canadiens d’un tel travail qui leur revient.MUSEE DU BOIS Attendu que nos différentes essences de bois indigènes, de même Attendu que l’Eglise catholique j que les bois exotiques ne sont pas estime le syndicalisme catholique , assez connus; nécessaire pour la paix sociale.i Attendu que les qualités et proll est résolu que le Conseil de i priétés respectives de ces diffe- .* > .1 A .- m J.4 r.V.• , , V J A il.«jue l’idée syndicale assez répandue dans le Attendu n’est pas peuple.Attendu que le programme d’étude ue nos ecoles catholiques ne comporte aucune notion de syndicalisme.Nettoyage — Teinturerie Mezzanine ouest PLateau 5151 — Local 21 Jt.-N.DUPUIS, pré*, honorait» A.-J.DÜQAL *-P *« dir.-gtr ALBERT DUPUIS, ptttideni ARMAND DUPUIS, amo.-Ut*.Lorsque vous ne pouvex venir au magasin Appelez notre service personnel PLateau 5151 — Local 21 Attendu que la majorité des officiers du ministère du travail sont d’anciens membres du Travail organisé; Attendu que ces officiers sont, de par leurs fonctions, appelés à rendre des services au Travail orga nisé; .Attendu que ces officiers, (département du Travail), ne jouissent pas des privilèges accordés aux autres employés du gouvernement provincial, tels que fonds de pension, assurance au décès, etc.; Pour oes considérations, le congrès prie l’honorable ministre des travaux publics et du travail de bien vouloir placer tous les employés du département du travail sur le même pied
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