Le devoir, 29 janvier 1912, lundi 29 janvier 1912
TROISIEME ANNEE—No.23 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ST ETATS-UNIS.OVION POSTALE .Edition Hebdomadaire : CANADA.ETATS UNIS.OKZON POSTALE MONTREAL.LUNDI 29 JANVIER, 1912 $3.00 $6.00 $1.00 $1.50 $2.00 Diredteur : HENRI BOURASSA DEVOIR UN SOU LE NUMERO Rédaction et Admini&ratio&î 71a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.V T- ^\°HONES: MINISTRATION : M,m 74M % TriON: M.in 7460 FAIS CE QUE DOt i / v v LE CONCOURS DU PARLER FRANÇAIS Le “Devoir” donnait samedi les noms des lauréats du concours organisé par la Société du Parler français; nous sommes heureux de publier aujourd'hui un extrait du beau poème de M.Charles Gill, le Cap Eternité, qui a remporté le dernier pr"% de Ja section poésie.CHANT Ville AVE MARIA Sur le premier degré du grand cap Trinité, La mère de Jésus se dressait dans l’aurore.Cependant que ma voix troublait l'écho sonore, Le cri silencieux de mon coeur est monté ’his haut que le sommet du grand cap Trinité.—4 * Ave ! Je vous salue, ô Vierge immaculée! Ave! Je vous salue, ô Mère du bon Dieu! Reine qui triomphez dans le royaume bleu Dont vous portez au front la couronne étoilée, Ave! Je vous salue, ô Vierge immaculée !.Mais j’ai perdu le droit de contempler le ciel, Bt je suis trop méchant pour prier, Vierge Sainte; J’hésite à vous parler; je m’approche avec crainte De ce vertigineux et formidable autel, Car j ai perdu le droit de contempler le ciel.Pourtant, des aifligés vous êtes l’espérance, Et vous tendez les bras au pécheur repentant; Son soupir étouffé, votre oreille l’entend Comme les chants joyeux de la tendre innocence, Puisque des affligés vous êtes l’espérance.0 Reine des Martyrs, Mère du Rédempteur, Venez à mon secours au bord du précipice !.Votre âme est un Miroir de céleste Justice, Et votre corps sans tache est l’Urne de l’Honneur.O Reine des Martyrs, Mère du Rédempteur! T Je veux guérir ma peine en chantant ma patrie.Faites qu’au rêve bleu de votre doux regard Descende sur mon oeuvre un rayon du grand art ! Donnez plus de noblesse à ma lyre attendrie ; J-e veux guérir ma peine en chantant ma patrie.Laissez venir a moi le choeur des Séraphins.Faites qu’aux harpes d’or il accorde ma lyre, Pour que les beaux yeux purs toujours puissent me lire, Et qu’il berce mon rêve avec ses chants divins.Laissez venir à moi le choeur des Séraphins.Etoile du Matin, donnez-moi la lumière ! Pour chanter dignement les martyrs et les preux, Pour qu en un style clair, sonore et généreux, J’évoque ces grands morts couchés dans leur poussière, Etoile du Matin, donnez-moi la lumière! Devant votre Infini je vous aime à genoux.L’amour qui monte à vous, monte jusqu’à Dieu même; Vous aimer, c’est lui dire avec l’esprit: Je t’aime; -C’est l’adorer deux fois que l’adorer en vous! Souffrez qu’un malheureux vous adore à genoux.Oui, certes, je le sais, Dieu seul est adorable.Mais puisqu’un sang divin en vous a palpité, Et qu’en vous se complait la Sainte Trinité, Votre nom douloureux est plus q-ue vénérable; Par le sang de Jésus vous êtes adorable! Tant que sur les linceuls les mères pleureront, Et tant que la candeur souffrira pour le crime, Jamais croyant, épris d’un idéal sublime, Vers un culte plus beau ne lèvera son front, Tant que sur les linceuls les mères pleureront! i Je viens vous implorer au saint nom du Calvaire.Osant, malgré ma honte et mon indignité, Comparer aux- douleurs de la Divinité Le juste châtiment d’un pécheur sur la terre, Je viens vous implorer au saint nom du Calvaire.Au gibet de la Vie on m’a crucifié! J ai ployé sous le faix et j’ai subi l’injure; Une tourbe odieuse a raillé ma torture.Quand, trahi, sans espoir, éperdu, j'ai crié.) V Au gibet de la Vie on m’a emeifi é! Refuge des Pécheurs, Rose Mystérieuse, Lumière qui montrez la rive aux naufragés Et la porte du ciel aux pauvres affligés.Ne m’abandonnez pas dans la tourmente affreuse! Refuge des pécheurs, Rose mystérieuse! * Daignez vous rappeler l’enfant qui vous aimait! Celui qui maintenant affronte lès orages.Vous cherchait du regard au milieu des nuages Que son illusion en anges transformait.Daignez vous rappeler l’enfant qui vous aimait! Il vous voyait, sourire au fond de l’Empyrée.Tl vous priait tout bas, mains jointes et tremblant ; Et quand il s’endormait dans son petit lit blanc En pressant sur son coeur votre image sacrée, 11 vous voyait sourire au fond de l‘Empyrée.Front sublime, incliné sur l’aurore de Dieu, Ne.vous détournez plus de ma longue agonie, Pour qu’au rayonnement de la grâce infinie Le repentir me vienne à l’heure de l’adieu.Front sublime, incliné sur l’aurore de Dieu! Ave !.par un sanglot ma prière s’achève.Mais l’âme à votre coeur parle mieux que la voix.Quand je m’endormirai pour la dernière fois.Comme au temps du lit blanc daignez bénir mon rêve! Ave!.par un sanglot ma -prière s’achève.CHAULES GILL.BILLET DU SOIR LE CHÂTIMENT.M.Lemieux a abandonné son emploi lucratif de commis-voyageur en diplomatie, ü a bridé la politesse au Mikado, cessé ses visites au palais de Windsor et rompu avec Oku.Il a vu disparaître avec la défaite ses chances au sirage et tout à coup, vraie coincidence, ü est devenu le plus bouillant défenseur des Canadiens-français.Il siège dans ‘des froides régions” de l’opposition, et cc séjour forcé fait naître en lui un amour incomparable pour ses frères.Son esprit de famille/ 1res développé prend subitement des proper lions considérables : scs compatriotes qu’il avait jusque là sur l’cs-tomae ont trouvé place dans son coeur.Simple changement de viscère, dit Cyrano.Non, changement de milieu, du fameux milieu.Aristocrate et plus anglais que le roi, la veille du 21 septembre, Rodolphe s’éveille, le lendemain, sans-culotte et plus patriote que le patriotisme même.Ses vieilles idées d’indépendance du Canada qu’il avait clamées puis reniées un jour d’appétit, reviennent maintenant hanter |;on cerveau.Les droits de la langue française, qu’il avait oubliés, lui deviennent sacres.Il veut encenser ce qu’il a brûlé.U crie, hurle, trépigne, frappe dans le vide, à droite et à gauche.Le peuple étonné sc demande : Est-ce le repentir?Et l’histoire lui répond-.Non, c’est le châtiment! Rappelle-toi l’autre, son crime consommé, il rend les trente deniers.et va sc pendre.NAP.TELLIER, Sur une enquête On.annonce que l’enquête sur la construction du Transcontinental sera dirigée par M.Gutelius.Le choix paraît heureux, M.Gutelius étant l’un des chefs de service de la compagnie du Pacifique et partant l’un des hommes de ce pays qui doivent être le mieux renseignés sur les questions de chemin de fer.On ajoute que M.Gutelius sera assisté d’un avocat dont le choix ne semble pas définitivement fixé.Nous ignorons si M.Gutelius comprend le français; ne serait-il pas juste que l’avocat au moins comprît et parlât les deux langues?Le Transcontinental traverse notre province et un certain nombre de témoins devront être des Canadiens-français.11 doit y avoir, parmi les avocats canadiens-français, quelque homme compétent pour ce travail.0.H.MISE AU POINT On nous informe de Québec que la bonne foi de l’un de nos correspondants a été surprise, que la nouvelle prédisant une “faillite qui ferait sensation”, dans le monde des affaires québecquois est heureusement non fondée.Nous nous en réjouissons et nous nous empressons de mettre les choses au point.Sur le Pont d’Avig non.Les commissaires recommandent, l’établissement de cinq chalets de nécessité.au coût de $175.000.Notre oncle d'Amérique (!) Meur-1 ng ne nous en paiera même pas la moitié du quart u un.Le parti républicain, aux Etats Unis, jefttera paraît-il les yeux sur Roosevelt.Celui-ci accept era-t-il î II est probable que si on le prend de force.Un nommé Barney Newman a été pincé au moment où il volait des victuailles Que ne lançait il plutôt une affaire financière?.On a lynché, à Guyaqui], lc3 généraux Kloy Alfaro, Fia vio Alfaro, Me dardo Alfaro, Ulpiano Palü et Manuel Serrano.Doux pays.Nous avons dû expédie- cinquante de nos prisonniers il Québec; nous n’avions pas de prace pour les loger.Que nos amis les Québécois ne.se plaignent pas; quand la somptueuse prison de Bordeaux si.a habitable, nous y logerons tous leurs ma’faitenrs—s’ils en ont! Un homme est mort d’indigestion dans un restaurant de la vilile.Ahl queue réclame! LETTRE DE QUÉBEC LETTRE D'OTTAWA John McRae vient de mo- ir à Grenville, comté d’Argenteuil, à l’Age de 103 ans.M.McRae n’était pas journalist^.LE CAS DE M.LANCTOT.— SON SALAIRE.— LE SYSTEME QU'ON LUI ATTRIBUE.— UN SEUL HOMME PEUT IL SURVEILLER TANT D’INTERETS DIVERS?Québec, 28.—L'importance du principe soulevé par M.Prévost à propos du cas Lanetot mérité que nous revenions sur le sujet.D abord, le député de Terrebonne était en verve.Son attaque contre le système et sa réplique à M.Taschereau comptent parmi ses bonnes contributions aux débats.La question des faits, qui formait le corps de 1 attaque, est restée intacte, et les développements de sa réplique, piqués d’esprit et de figures oratoires peignaient si bien le système dont on se plaint depuis dix ans au moins, que nombre de députés ministériels ne songeaient même pas à cacher leur satisfaction.Ils se dédommageaient, ainsi des quelques applaudissements qu’ils s’étaient crus obligés de donner au premier ministre pour conserver ses bonnes grâces.M.Lanctôt peut être un excellent citoyen et un bon fonctionnaire, mais il est très impopulaire parmi la députation de toute nuance et les fonctionnaires publics.On le dit autoritaire, étroit, accapareur, absolument dans l’esprit de son maître.Chose remarquable cependant, il a joui et jouit encore de la considération de tous ceux qui ont passé à la tête du ministère provincial de la justice.Cela s’explique, dit-on.par un incontestable talent d’adaptation à toutes les situations.Quoi qu 'il en soit, il a trouvé moyen de faire fortune sous tous les gouvernements, alors que beaucoup d’autres excellents fonctionnaires éprouvent toutes les peines du monde à obtenir justice, même de leurs propres amis politiques.il n'y a guère de mal à cela, en somme, tant que les intérêts de la province ne doivent pas en souffrir.Non pas que nous admettions la convenance d’un fonctionnaire public plaidant pour un particulier, parce qu’il est avocat.D'après ce principe, il faudrait admettre que tous les arpenteurs fonctionnaires au ministère des Terres ont également le droit de pratiquer pour des particuliers.Et on voit ce qui pourrait résulter de cet état de choses.M.Prévost a très bien dit que l’esprit de la loi permettant aux officiers en loi de pratiquer leur profession a simplement pour but- de leur autoriser l’accès au tribunal dans le cas où les intérêts de la province demandent qu’ils la représentent eux-mêmes.Il est arrivé à M.Lanctôt de plaider pour la province moyennant rémunération supplémentaire et, si l’on a pu trouver celle-ci élevée, personne n’a trouvé à redire au principe.Cc que M.Prévost dénonce, ce que M.Gouin défend mal, ce que la Chambre devrait condamner,—et ce qu’elle condamnerait si ses membres agissaient comme ils parlent—c’est cette pratique que l’on attribue à l’assistant-Proeureur-Géncral de se louer à ton! venant.M.Gouin a parlé comme si Le cas de Montréal était le seul en question.Le serait-il que le principe n’en serait pas moins condamnable, puisque la plias grande partie de la législation sollicitée par Montréal, vient en dispute avec les intérêts provinciaux.Tout juste, intelligent, génial que puisse être M.Lanctôt, l’on croira difficilement qu’il soit de taille à manoeuvrer tous ces intérêts divergents sans en léser quelques-uns.Mais M.Prévost affirme, et personne à la Chambre n’a osé le contredire,—au contraire, tout ce qui s’est dit à ce propos, a été pour confirmer l’assertion du député de Terrebonne.—M.Prévost affirme que l’assistant-Procureur-GénéraLest ainsi payé par maintes municipalités et corporations commerciales pour surveiller leurs intérêts.Et cette pratique, ajoute-t-il, constitue un véritable système de péage auquel l’on se croit à tort ou à raison, tenu de payer contribution.11 précise même au point d’affirmer qu’une fois au moins un avocat de réputation lui a dit que le moyen de se faire considérer était de payer quelques centaines de piastres.Et il va, encore plus loin.Donnez-moi une enquête, et je vous prouverai que l’assistant-Procureur-Général est subventionné ainsi par nombre do corporations publiques et privées, dit il.Personne n’a jamais souffert, parce qu’il n’aurait pas payé pour la législation qu’il sollicitait, se contente de répondre M.Gouin.Réponse facile, mais peu satisfaisante.M.Gouin disait la même chose dans le cas d’Asselin et de Fournier, et n’empêche que l’un et l’autre ont été traités contrairement à la loi et à tous les usages respectés en pays civilisés.A notre sens, M.Cousineau résume parfaitement la situation, lorsqu’il dit: même si ce système n’a pas encore amené d’abus, il n’en ¦est pas moins reprehensible, parce qu'il en entraînera nécessairement.Et cela est indéniable.Ne suffit-il pas que l'on croie que le pourboire est d’usage pour se croire tenu de s’y conformer?Et si le .sous-ministre de la Justice peut recevoir de l’argent d’intéressés privés pour s'occuper de leur législation, pourquoi le sous-ministre (les Terres ne se ferait-il pas payer pour surveiller les intérêts des marchands de bois, et le sous-secrétaire de la province pour hâter par exemple, l'émission des lettres patentes que les particuliers sollicitent de son département ?Alors, dit M.Gouin, il faudra payer davantage le sous-Procumir Général qui est l’un des avocats les plus éminents de la province.Oui, s’il n’est pas assez payé.Or, il est le mieux payé des fonctionnaires provinciaux.Pour la même raison que l’on donne aujourd'hui, le.salaire de cet officier fut porté à $3,000 lorsque M.Gannon, juge maintenant, fut nommé.Depuis, l’on a ajouté $1,000 à son traitement, sous prétexte de services spéciaux et on lui alloue de gros frais de voyage, lorsqu’il se déplace, dans l’intérêt de la province.Enfin, il est de toutes les commissions qui touchent à l’administration de la justice.De ce chef, il reçoit encore des milliers de piastres.En fait, le salaire de M.Lanctôt,, depuis cinq ans, a été de cinq à six et peut-être sept mille piastres.C’est la moyenne, la grosse moyenne du revenu de la plupart des avocats de même valeur que M.Lanctôt.Quinze, à vingt, ans de service ont dû donner à celui-ci beaucoup d’expérience dans la routine du département, mais eu fait d’érudition légale, de jugement et d’autorité, ce n’est pas le déprécier que île dire qu’il y a au moins dans la province cent avocats qui le valent et qui seraient heureux de recevoir le salaire que la province lui paye sous différentes formes.Enfin quel-qu’intelligent, actif et travailleur qu’il soit.M.Lanctôt n’est toujours bien qu’un homme sujet aux mêmes exigences de manger, d’exercice et de sommeil qu’un autre.Et quand il s’est acquitté dos fonctions que la, loi lui impose et qui doivent être exceptionnellement lourdes, puisqu’il reçoit un traitement exceptionnel, qu’il a révisé le code, donné les services spéciaux pour lesquels ou lui paye une rémunération spéciale de mille piastres, qu’il a couru l'ours mort avec M.Gouin.pointé le fusil de M.Taschereau et déroulé la ligne de M.Parent, je me demande comment il peut encore trouver le temps de s’occuper de mille autres choses.Et puis aurait-il ce don d’étudier cent questions et d'être partout à la fois, il resterait toujours la question de principe.Gom-vient-il estil prudent, comme le disait M.Tellier, qu’un homme serve deux maîtres à la lois?Jean DUMONT.AUTOUR DU SÉNAT La mairie à Québec UNE ASSEMBLEE TUMULTUEUSE A LA BOURSE DU TRAVAIL.(Service particulier) Québec, -’Ü.— Une circulaire distribuée hier aux portes des églises convoquait les contribuables de Québec à une assemblée qui a eu lieu hier soir à la Bourse du M'ravail pour décider do l'opposition A faire au maire Drouin et aux membres du conseil actuel.L'assemblée a pris une tournure quaai-désastreuse pour les organisateurs.Plusieurs orateurs ont adressé la parole pour combattre l’administration Drouin nous prétex- te que celle-ci n’avait rien fait pour Québec et le président invita à, parler ceux qui voulaient faire des propositions au sujet de l’opposition à faire au maire Drouin et aux éehevins.C’est alors que quelqu’un proposa de choisir de nouveau le maire Drouin comme candidat.lai sénateur Choquette .fut proposé ensuite et l’assemblée étant manifestement en faveur du maire Drouin, le président sauva la situation en disant qu’il serait préférable de ne pas prendre le vote et ajourna l'assemblée.On eroit généralement que In ma Drouin sera réélu par acclamation.DEMAIN: Une lettre de France, de M.Joseph Déliais, député de Paris.Ottawa.28.—De grands couloirs déserts, où le bruit des pas s'étouffe sur (tes tapis rouges veloutés; -des murs ornés de toiles toutes d< mêmes dimensions, portraits de personnages pour la plupart disparus; une vaste salle éclairée par des verrières rouges ,décorée tout en rouge, où siègent, dans la paix la plus profonde, une soixantaine da vieillards, quelques-uns droits, al cries, et verts, d'autres, perclus, qui marchent à l’aide de béquilles, et dont l’on -dirait qu’ils vont mourir demain,—il y a des années qu’ils tiennent bon;—une dizaine d’hommes jeunes encore, à la chevelure à peine grisonnante, et qui, -d’un mois à l’autre, craignent de vieillir d’un quart de siècle, tant l’atmosphère où ils vivent est chargée d’années; une ¦demi-douzaine d’huissiers au masque replet et glabre de chanoines du XVIIe siècle, l’air solennel, et qui parlent à voix basse, comme dans une chambre où quelqu’un agoniserait sempiternellement ; quelques tout jeunes pages, mais qui manquent d’agilité et de vivacité, enfants vieillis à quinze ans, et en apparence ankylosés, tellement ils mettent de lenteur à répondre aux gestes d’appel qu'on leur fait; c’est le Sénat.11 recommençait scs séances la semaine dernière, après des vacances d’un mois et demi.Dans les tribunes, personne.Le public pourtant.s’y entasse, parfois, lorsque le gouverneur-général vient, en grande pompe .ouvrir ou clore officiellement les sessions; en ces temps-là, sur le parquet, peu de vieillards, mais des tînmes, des jeunes filles, des membres du corps diplomatique, quelques hauts dignitaires dos clergés, des aides-de-camp aux éperons reluisants, des ministres en costumes chamarrés, toute une petite cour de principauté allemande, où l’on respire, pêle-mêle, des odeurs de poivre et de camphre dont s imprègnent des vêtements rarement» sortis de leurs armoires, et les parfums subtils dont les grandes élégantes d’Ottawa, de Montréal et du reste du pays embaument leurs toilettes.Mais d’habitude, les tribunes sont vides, les épaulettes et les galons dorés manquent et l’on remarque, tant toutes les tentures sont uniformes, les cordelettes dorées mêlées aux glands rouges suspendus au-dessus de la tête du président.( elui-ci.grave sur son fauteuil, sis un peu en avant du trône où le gouverneur-général s'assied, aux jours de grand apparat, porte sut sa tête mi tricorne noir, disparaît presque sous les plis d’une ample toge de soie, mais il a l'air, de tous, l’un des plus jeunes.A sa voix forte, sonore et qui vibre dans le silence profond de l’enceinte, l’on devine un homme énergique, un lutteur tenace et franc.C’est le sénateur Landry.A sa droite, debout près d’une petite table encomlbrée de documents, sanglé (huis sa redingote, une mèche de cheveux lissée sur le crâne, de manière à dissimuler une calvitie assez prononcée, un orateur discute chaudement, en anglais, avec l'accent français indéniable,le texte d’une mesure quelconque; sa voix de fausset perce les oreilles, mais il va, va, parle plus vite, s’embarrasse dans sa phrase, tant il est convaincu, perd le fil de son discours, le retrouve et poursuit à perte d’haleine, (“est .M.le sénateur David.Assis confortablement dans sa chaise, et la main dans une touffe de cheveux poivre et sel, les yeux vifs, le sénateur Choquette suit l 'argument de son collègue, lui passe un volume, sourit, s’agite, sc lève, sort, et revient deux secondes plus tard, d’une démarche encore preste de jeune homme souple.A la première rangée, la tête calée au dossier de son fauteuil, les jambes allongées sons sa table, yeux clos, mains étendues sur son gilet, l’air béat, un vieux sénateur anglais somnole, mais d’un sommeil courtois, pacifique et muet, comme enfin l’on doit dormir dans une enceinte aussi respectable.Deux sièges plus loin, un petit vieillard, à, la barbe blanehe qui ruisselle comme un fleuve sur les revers de sa redingote, écoute, les yeux perdus dans le vague, la dissertation de .son collègue.C’est M.le sénateur Ellis, de Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, vieux journaliste, propriétaire du Globe depuis cinquante ans, libéral, mais indépendant, et qui fit jadis de la prison pour avoir parlé trop librement des tribunaux.Ceci l’a conduit au Sénat.Asselin et Fourniel n’ont donc pas à désespérer d’y parvenir un jour, encore lointain.Un colosse à la tête plutôt petite,.nu visage poupin, et qui porte sur des jambes solides encore un torse immense, quitte son siège, passe derrière h-s barres de cuivre étincelant dressées entre le public et les sénateurs, et disparaît sous la porte où il doit presque courtier la tête pour ne pas si* frapper le front.G est M.Derbyshire, de Brockvillp, Vers le milieu de la salle ,1e teint rose et blanc, le visage tout rasé, un gros homme à l’air gai, et dont les petits yeux perçants décèlent qu’il est homme d’affaires avisé, écoute distraitement, la main sur la.bouche, afin de dissimuler qu’il bâille, la discussion sc poursuivre, puis y place un mot et sc rassied, souriant.G’est le sénateur O wens, grand amateur d'animaux de race, “gentleman farmer”, et dont, l’un des grands plaisirs, c’est d’assister aux expositions agricoles, où il discute avec les cultivai'-urs (-1 les ''Itabilanis' des qualités de telle ou telle race de vaches laitières.Les deux mains aux poches de ses pantalons, une grosse breloque battant sur son gilet, une boucle noire presque perdue sous les poils do sa.barbe touffue, la démarche un peu hésitante, voici que passe entre les pupitres, afin de regagner le sien, le sénateur J affray, président actuel cl propriétaire presqu’unique du Globe, de Toronto; à quatre-vingts ans.il est encore alerte, dirige plusieurs compagnies industrielles considérables d’Ontario cl c'est l'un des soutiens du parti libéral canadien.Ses adversaires, dédaigneusement, 1 appellent “le vieux marchand de chqrbon.” Mais il n'en a cure, ear il s est enrichi sans noircir sa réputation, ce que n’ont pas fait une foule d’hommes d’affaires, trafic» ni s de denrées et de produits pourtant moins poussiéreux.Le sénateur Jaffray pourrait répéter à scs ennemis, s’il avait lu Rostand, ce vers ch- Cyrano ; “Moi, c’est morale ment envoi de conférenciers dans 'e constater, voyez les chiffres fournis nos cajmpagneS.a la ]iage l.i et suivantes du rapport paire dps lois condamnant le sunne-de la Commission Royale sur la Tuber- dans jes ateliers> ctc.eu ose, publie Tau dernier.| Nos m0yens de lutte dans la provin- La découverte de son bacille fut ; ce de Qu=bcCi sont .faite par K.Koch en 1883, alors qu’on i .m-ht-x-cj » lor-i- ix-miTr-m.'i?croyait à son hérérité, et à sa seule loeali- „, * ^ j,’- ' ‘ Ration, aux poumons et à sou incurabilité CULELX.tn a Quebec sous la direc-et depuis cette grande découverte a tlon ,du Dr ‘Sava™- blen pa8 la troupe des artistes dr partir deuva i n à 9 hrs 45 a.m.Mlle Driffield ne put que crier au se- ' Il y a une quinzaine d’années, la encours.Son appel fut entendu par un I ciété avait acheté cette propriété pour ! agent qui en surgissant mit le bandit ! 812,000.Le bureau de direction fera construire d’ainros bureaux au coût total de 8109,000.M.\V.F.Tyo succède à M.C.H.Rust, comme président de la société.en fuite.L’état de Mlle Driffield n’est pas grave.La Guignolée dans la paroisse St-Georges La conférence Sainté-George do la société Snint-Vineent de al’ul a fait la quête de la guignolée dans la paroisse de Saint-Vincent de aPul, samedi soir.Le résultat dépassa toutes les prévisions et atteignit la jalie somme le 1(1105.68.UNE Société peut administrer bien plus économiquement que les particuliers, parce que scs frais, se répartissant sur une grande somme d'affaires, sont réduits à un minimum.Les propriétaires désireux d'avoir quelques loisirs eu do s’affranchir des ennuis de l’administration do leurs propriétés pourront la confier à La Société d’Administration Générale 35 RUE ST-JACQUES MONTREAL VOTEZ Pour le Docteur J.C.POISSANT —CANDID AT- Dans le Quartier Lafontaine COMITE: 476 ONTARIO EST TELEPHONE BELL 170 Les électeurs du quartier qui n’ont pas reçu de cartes sont priés de nous en donner avis.Grande Assemblée CE SOIR En Faveur de l’ECHEVIN A.N.BRODEUR A L’ECOLE MONTCALM, coin Saint-Christophe et Demcntigny Le controleur Ainey, MM.Léon Garneau, Arthur Geoffrion, Tancrède Pagnuelo, E.Courre, Bouthillette et autres orateurs adresseront la parole.Electeurs du Quartier St-Jacques Venez entendre l’exposé éloquent du programme de l’Echevin BRODEUR pour assurer le progrès et l’embellissement du Quartier Saint-Jacques RfTMP LES HOTELS DU GRAND-TRONC Los plans du Gram! Tronc pour la construction do scs hôtels en 1912 soit presque terminés.Les édifices seront faits d’après les hôtels Laurier d’Ottawa et Fort Gorry, de Winnipeg.Les principaux sont construits il Regina, Edmonton, Miette Ilot Springs, Mount Robson, Prince Rupert, etc.UN VOTE POUR MARCIL EST UN VOTE CONTRE LES 23 MAIRIE DEFI A LECHEVIN LAVALLEE lech.GEORGES MARCIL attire l'attention de M.Lavallée, ses amis et des électeurs sur le fait que bien que M.Lavallée n’ait pas encore relevé le défi de l’échevin Geo.Mar-cil de le rencontrer en assemblée contradictoire, ce défi subsiste pour toutes les assemblées que tiendra l’échevin Geo.Marcil d’ici à la fin de la campagne électorale.— M.Lavallée devant signifier dans un délai CONVENABLE SON INTENTION D’V VENIR.LUNDI, CE SOIR.A S P.M.ST-JOSEPH, SALLE It A BY, Coin St-J»c-qucs et Fui-ford.ECOLE BELMONT, 245 ru© Guy, près St-Antolne.ST-HENRI, Hôtel de Ville, près l’église, rue St-Jacques.DEMAIN, MARDI A 8 P.M.ST-LAURENT, Auditorium, 17 rue Berthelet.ST-LAURENT, 318 Boulevard St-Laurent.LAFONTAINE, Urole .Snlnberrj-, 26 rue Beiudry.Hnbin, près GEORGES MARCIL Echevin et Candidat du peuple S la mairie L’Erhevin Georjtrs Msri-il rxposrrn lui-nif-mr son programinr.et aura l'assis tance des orateurs distingués suivants : Hnn.Chns.Mareil, O.1’.M.P., L.T.Gauthier, M.P., Geo.Brunet et, .1.Me-Clelland.(Prés, et Vire T.C.M.T.) Aehillo Latreille A.David, Thdodul» Hhénunir, R.L.Oalder, Léon Garneau, I,.Drguirc, A.Bapineau Mathieu, L.Loranger, J.Masse, etc.FAITES-VOUS UN DEVOIR D’Y ALLER ET D’ENTENDRE M.MARCIL EXPLIQUER SON PROGRAMME Taxation proportionnelle assurant des taxes plus légères aux petits propriétaires “Construction d’un pont libre reliant la partie Est de Montréal à.la rive Sud ’ * • une vin0 propre”, “L'abolition do la Qualification Foncière”, “Un homme un vote”, “.luetic© pour tous”, **Uno bonne ©t honnête administration , Itcprésen-tation proportionnelle**, “Plan complet de la ville et do 1 Ile .10 Billets pour 25c avec Correspondances.I.F.S SAULES DE COMITES CENTRAL, 180 St Jacques Main 3791.“ 485 Ste-Catherine-Est, Kst 5467.NORD, Salle Murray.2650 St-Hubert.“ 1406 St-Laurent, St-Louifi 6242.SUD, 185 Rue Wellington, Main 7729.“ (St-Gabriel) 420 Centre, Main 7702.EST.1050 Ste-Oatherine-Est, Est 198.OUEST, 509 Ste Catherine-Ouest.“ 1994 St-Jacques, St-Henri.UN VOTE POUR MARCIL EST UN VOTE CONTRE LES 23 LA MAIRIE Candidature de l’Echevin L.A.Lavallée, C.R.Trois grandes assemblées auront lieu ce soir & 8 heures aux endroits suivants:— QUARTIER ST-GABRIEL: - Salle Quintal, 450 Charlevoix.QUARTIER ST-PAUL—Ancien Hotel de Ville, 72 rue Church.QUARTIERS ST-GEORGES et ST ANDRE, Salle Auditorium, Rue Berthelet.Le candidat, accompagné de citoyens marquants, d’orateurs distingués et éloquents, adressera la parole â chacune d'elles.Que tous ceux qui s’intéressent à la présente lutte municipale Viennent en fouie entendre l’exposé clair et précis d’un programme sérieux.Deux autres assemblées pour mardi le 30 Janvier A 8 heures p.w.QUARTIER ST-DENIS-1279 Berri QUARTIER PAPINEAU-Ecole Plessis, rue Maisonneuve er haut de la rue Ontario.A ces assemblées M.Lavallée adressera la parole ainsi que plu-sieurs orateurs connus.COMITES: Quartier- Baint-Henri, 1845 Notre-Dame Ouest, Quartier Salnte-Cunégonde, 1342 Notre-Dame Ouest, Tél.Westmount 6942.Quartier Saint-Gabriel, 404 Charlevoix.Quartier Delorimier, 1333 Mont-Royal Est.St-Louis 6328.Quartier Saint-Laurent, 608 Saint-Laurent.Est 2264.Quartier St-Denis, 1279 Berri.____ , t .MAIN 3071 COMITE CENTRAL.- .main 3071 , f .MAIN 3073 88 et 90 St-Jacques J .MAIN 3074 MORT D'INDIGESTION !.Kara ire Têtu, 35 ans, demeurant rue Ontario No 5(5, est mort subitement hier soir an Grand Hfitel, angle des rues Sainf-Gabriel et Saint-Jacques, d'une indigestion.La voiture d’ambulance de l'Hôpital Notre-Dame l'a transporté à la morgue Les enfants font, un tapage épouvau-table, et tel que leur papa sort furieux de so ncabinot de travail, et, d’une voix terrible: —Quel tapage, garnements! Je vous tire les oreilles.Quel est celui qui crie le plus fort?—Mais, c'est toi, papal Dédié à la nouvelle Soeiété de* Amil de Vincennes.Un père montre la grande porte du fort A son jeune flle: —Tu vois, elle a été construite soul Philippe le Bel.Le fils (e accessit -dliistoir-e;.—Ahl oui, l’inventeur du fusil Lebel! 2721 4 LE DEVOIR, Lundi, 29 Janvier 1912 LA VIE SPORTIVE Résultats des courses a Charlestown Le Canadien triomphe du Chez nos Québec, samedi soir Raquetteurs Il reprend de nouveau la tête de la ligue nationale.L’équipe québécoise a bien joué I.ps Canadiens cm défaii le Québec j saniifli soir par un s.orc de 5 à et ! •jette victoire leur donne de nouveau la ] première place dan- In éjue Nationale.Les Québécois ont, joué la partie de ’ leur vie et s’il n’ont pas gagné c’cst •|Ue la défense clés Canadiens-français a été infranchissable dans la troisième période.La joute a été* rapide du commencement à la fin et les deux clubs ont DEUX I KM K PEKIODE - Les joueurs des deux équipes nous paraissent décidés à faire du bon travail car le deuxième vingt minutes débute à grande allure.Le trio Vézina lluheau et Laviolette répond à toute h s charges furieuses des ailes de l’an-cicnne capitale, par contre l’attaque du Canadien a plus de chance.Après un hors jeu sur le côté ouest.Glass *uve et passe à Didier, lequel passe exeellé dans le ’’checking”.Les con-, |a rondelle entre les jambes de Moran.Canadien fi, Québec 1.La défense du Québec est assiégée naisseurs assurent que l'équipo de la • vieille Capitale n'a jamais eu d1 meilleur alignement que celui de cette an- ! née.Dans la première période le Canadien eut Davantage et se relira de la glace avec un score rie - à I à la fin de ce premier “vingt".suivante les hommes unieurs de .1 oe Hall honneurs.- chaque point.Ce fut.dans lu défense fies Dans la period de Kennedy et le se partagèrent Ir club compta un lu dern'.rre manche que Canadiens si; révéla.Les Québécois s.' portèrent constamment à l’atta ïue, mais Jack et Dubeau étaient là, et que dire de ^ ézinn.si ce n’est qu’il prouva une fois de plus qu’il était l’égal des meilleurs gardiens de buts.D'un autre côté, les avants des futurs champions ne restèrent pas inne-t ifs et comptèrent deux autres points tandis que Québec n augmentait son score que par utl point.Il nous serait il l'.cile de dire lequel d un point, des joueurs se distingua le plus car tous sans exception se montrèrent à la hauteur de leur position.La durée de la joute est un record : la rondelle fut placée au jeu à s hrs.fit) et le gong annonça la fin do la partie àgIO heures 17- par les valeureux joueurs du capitaine I .aviolctte.Pud Glass joue sa partie.Il n’a jamais paru en aussi bonne forme ; Pitre et Puyan font des prodiges, et, sans l’expérience et- le coup d’oei! de Paddy Moran, le Canadien aurait déjà plusieurs points à son erédit.C’est au tour du Québec à prendre la défense du Canadien en faute.Malone, après une belle course, passe Dubeau et lance dans le filet.Canadien .'î, Québec 2.Le disque descend jusqu’aux buts du Québec, le moment est.pathétique, mais rien de fâcheux n’arrive.Le jeu est fies plus intéressants.Les deux équipes sc multiplient vainement.Lorsque la cloche sonne, les Canadiens ont sur Québec Davantage Les équipes s’alignèrent comme suit: A 8.30 les équipes s’alignèrent coin- me suit : < îtnaclien Québec A'ézinn Buts Moran Dubeau Points Jos Hall I,a violette ( 'ouverts Proclgors Glass ( ’entres Malone Fi t ro Ailes AIcDonuld l’a,van A iles ( lai man Arbitre, Jaok Marshall assistant, •Iqo Power.• luges des points E.C.St-Père et T.Lanctôt.P R EM I ERE PERIODE l e Canadien enlève au début et fait in" descente dangereuse, mais perd près des buts de Québec.Le jeu est très animé fies deux côtés.Vézina arrête tout ce qui se présente.Québec fait une tentative pour compter mais eu vain.Dubeau vole la rondelle à • Lie Hall et Pitre après avoir exécuté plusieurs combinaisons compte après minutes tic jeu.Canadien 1, Québec 0.Quelques passes s’effectuent de part et d’autres et Didier” enregistre le deuxième point de la partie.Canadien, ; Québec, 0.Les hommes fin Québec ne semblent pas se décourager par cet, avantage du Canadien car après quelques secondes de jeu doe Hall descendant avec Malone prend Vézina en défaut et lo go la rondelle dans le filet du Canadien.Canadien, 2; Québec, 1.Ee disque aussitôt mis en jeu.glis-e d'un bout à 1 autre de ( Arena, équipes québeequoises essayent User les chances.De l’autre côté les “gars” de Kennedy font un beau travail.Pitre et Laviolette à deux reprises différentes viennent.près de compter.La fin do cette période est annoncée par le gong et le score est do 2 à l en faveur du Canadien.i d’égtC- Canadien R, Québec 2.TROISIEME PERIODE LE MONTAGNARD Le club de raquetteurs le Montagnard recevait, samedi soir, la visite de leurs amis de Sherbrooke, le club ‘•La Tuque Rouge” et ils assistèrent ensemble à la joute Canadien-Québec, à 1’Arena.Dimanche matin ces deux clubs se rendirent à la gare Bonaventure pour souhaiter la bienvenu au club Champ'ain, de Saint-Jean.A L'arrivée de ces derniers, les -a-quetteurs se rendirent, en tramway spécial, au Bout dc-1’Ile, où un diner leur fut servi.Après le repas, nos gais lurons s’amusèrent ferme en prenant part à des jeux athlétiques dont voici les résul tats: Course eu raquettes, 1-2 mille.— 1, Léeuyer; 2, Clément; 3, Larocque.Course à pied ‘‘dans la neige’’.— Hommes gras: 1, Bissonnette, du Champlain; 2, T.Bélisle, du Tuque Rouge; .‘i, Couture.Hommes maigres.— 1, Bernier; 2, II.Olivier; 3, Ostiguy.Hommes extra-gras.— 1, Aimé Lussier, du Champlain; 2, Cormier; 3, Fau-teux.Souque à la corde.— 6 tireurs par équipe.— L’équipe du Tuque Rouge a failli tirer celles du Champlain et du Montagnard à l’eau.A [très ce tournoi mirobolant, nos raquetteurs sont revenus au Riendeau, où le banquet officiel les a réunis.M.Gernacy, du Montagnard, proposa la santé des hôtes de la journée.MM.Aimé Lussier, du Champlain, T.Delisle.du Tuque Rouge et W.N.Fetch y ré pondirent.Après le banquet, un concert impromptu a réuni tout le monde au salon où l’on s'est amusé jusqu’aux petites heures.La période débute furieusement, Québec vient près de compter, Vézina re-pousse.Pitre saisit la rondelle, fait une course et lance de côté Tuais Moran arrête.Oe dernier passe à Malone qui fait une descente inutile.La partie est rh s plus mouvementées.Les pu-tisans du Québec sont nombreux et applaudissent.Il va s’en dire que les ‘‘Canayens” ne ménagent pas leur encouragement.Les Québeequois redoublent d'ardeur tandis que les Canadiens les attendent de pied ferme.Comme cette période est remplie de faits saillants qui seraient trop long à relater ici, nous ferons mention cependant de la vertigineuse descente de ‘‘.lack” qui va compter.II tomba lui-même devant le filet et culbute Moran.Canadien, 4: Québec, 2.Le sang froid et le jugement de Vê-zina sauve nu point compté comme sûr par les partisans du Québec, mais c’est le contraire qui arriva lorsque Pitre descendit avec.Laviolette et d'une passe de l’un à l’autre, ‘‘Jack” compta.Canadien, ô; Québec, 2.Les hommes du Québec sont déjà vaincus.Il reste encore deux minutes de jeu.Après une descente fie toute l'équipe de Québec, Malone compte le fier nier point de la partie.Canadien, 5; Québec, 3.V jc le Canadien! SOMMAIRE 3.—Canadien—Pitre .2.—Canadien.—Pitre .3.—Québec.—Hall .2ièmc période 4.Canadien.—Pitre .ô.—Québec.—Malone .3ième période.0.—Canadien—Laviolette .7.-Canadien.—Laviolette s- Québec.—Malone .n.oo 6.00 5.00 .2.00 .8.00 12.00 .5.00 .1.00 Les Sénateurs sont défaits par les Wanderers Blériot viendra LE CHAMPETRE Environ cent cinquante convives se pressaient autour des tables décorées et illuminées pour le dîner d’habitant des Champêtres, à Montréal-Est, non moins d’un tiers ayant fait une bonne partie du trajet en raquettes.Avant de souper, on exécuta de bonnes vieilles danses do l’ancien temps, au son de l’accordéon et du violon.En se mettant à table, les convives purent constater que le menu était imprimé sur leurs serviettes, une idée originale du secrétaire Hurton.Inutile de dire que les susdites "serviettes furent emportées comme souvenirs.Le menu, composé exclusivement de mets ‘canayens”.ainsi qu’on pourra en juger, était le suivant: SOUPES:— Pois et Blé d’Inde essivé.— Vermicelle de campagne.PLATS CHAUDS:— Ragout de boulettes.Ragout de pattes.— Fèves au lard “saignantes”.-Tourquières de nos grand mères.—Saucisse en coiffe.— Boudin d’habitant.PLATS FROIDS: Porc frais, graisse de rôt — Tête on fromage — Guertous - Lard salé — Patates bouillies au four.DESSEIfrS: — Beignes — Tartes aux pommes—Tartes à la feriouche — Grands pères — Crêpes avec sirop ou mélasse.BREUVAGES:— Thé — Café aux croûtes de pain — Café naturel — Lait — “Etoffe du pays”.Pipes de plâtre et tabac canayen sans charge.A huit heures les danses commencèrent pour so prolonger jusqu'à minuit, alors que les convives se séparèrent emportant avec eux un gai souvenir de sa journée et de sa soirée.LE TRICOLORE Les membres du Tricolore assistèrent hier soir, à la pendaison de la crémaillère au châlet du club, à la la rivière des Prairies.Le souper était présidé par M.O.Dufour, président du club.Dans la soirée, il y eut chant, danse et feu d’artifice.Inutile de dire ce fut une joyeuse fête.que Charlestown, S.C., 29.— Iæs résul- ; tats des courses de samedi om été les 1 suivants : ;4rtr-:- ¦ t-e'».' - ¦ .PREMIERE COURSE Trois ans et plus, 6 1-2 furlongs bourse $400.Queen Bee, 91, Skirvin, 9 à 2, 7 à H*, premier.Rose of Jeddah, 102, Turner, 3 à 5 3 à 10, deuxième.Irishtown, 101, J.Williams, 39 à 1, 7 à 1 et 8 à 5, troisième.Temps — 1.09 4-5.Coo, Efficiency, Sadie Shapiro, et Grace Mac ont couru.DEUXIEME COURSE Quatre ans et plus, 5 1-2 furlongs, à réclamer.Bourse ?40f).Sure Get, 121, Moss, 7 à 10, 1 a 3, premier.Semi-Quaver 110, Fairbrother, 6 à 1, 7 à 5, 3à 5, deuxième.Rose O’Neil, ft)!), Williams, 50 à 1, 15 à 1 et 7 à 1, troisième.Temps — 1.01.Hannah Louise, Naughty Lad, Lord Wells, Barn Dance, Louise Descommets et Winning Smile ont couru.TROISIEME COURSE Trois ans et plus, 1 1-16 mille, handicap, bourse S001).J.Any Port, 102.Turner, 16 à 5.2.Lochiel, 110, Lof tus, 8 à 5, 3 à 5.3.Caucouo, 102, Diggins, 10 à 1, 5 à 2.Temps — 1.49 1 -5.QUATRTME COURSE Trois ans et plus, 7 furlongs, pour lo St.John’s Stakes, à réclamer, bourse SI ,000.1.Berkeley, 105, Forehand, 6 à 1, S à 5.2.Jack Parker, 105.Skirvin, 7 à 1, 2 à 1.3.Ella Bryson, 96, Schweibig, 13 à 7, 7 à 10.Temps — 1.30 3-5.CINQUIEME COURSE Quatre ans et plus, à réclamer, 5 1-2 furlongs, bourse, 8400.L -lack Xunnally 111, Peak, 6 à 1, 2 à L et 4 à 5.2.Al Mueller, 111, Loftus, 9 à 5.2 à 5.3.Jessup Burne, 121, Hopkins, 7 à 2, 8 à 5 et 7 à 10.Temps — 1.10 1 -5.Tom Shaw, .1.H.Barr.Premier, Union Jack, Rue, Bodkin, ont couru.SIXIEME COURSE Trois ans et plus, à réclamer, 1 mille, bourse 8401.-.L Feather Duster, 103, Skirvin, 2 à 1, 4 à 5.2.Duke of Bridgewater.101.J.Wil liarns, 5 à 1, 10 à I.1 à 1.3.Maromara, i*7.Ferguson, 10 à 1, 5 à 2, 4 à 5.Temps — 1.43 3-5.BOURSE DE MONTREAL MM, L.C.Beaubien ft Ole, courtiers, 104 rue S.-Françote-Xavlec.nous four Elssent le rapport suivant 4 12.30 hrs.p.m.eTOCKS Vend Ach.STOCK* Vend A= i M pfd Bell Téî.Co ut; 14H B.C.Pa.C.75 73 B.CPk.PA Ü4 “ B.99 B.I.ake.As.u pfd.E.Co.F.N.4' pfd.Can.Car .64 61 - pfd.Can- Cem.29 u pfd.90| 99 Can.Col.L.16} “ pfd.33* «J Ca.Conver 37 35 Can.e.Rub 86 “ pfd.Cau.G.13 Can.Pac.230 229| Crown Kes MO Dét.F.l Ry.60* 60* Di a.F.Gla.55 Doxn C.Co.oii 1.• i5 pfd.Dom.C.pd.Dom.I.pfcl Dom.S.Cor.Dom Park.Dom.T C.pfd.D.S 9.& A.“ pfd.Dul.Sup.K.C.P.&p.c C.M.C.Co.pfd.H.Elec.Ry «av.Elec.“ pfd.DI.Trac.pd In.C.Com.! pfd.Int.e.Aç c.1 Kaministi.L.oT.Wd.C.pfd i 112 104j 58] 67 102 30* 187 Ut 62* iio’ 58* éè 151 89* 136 Laur.Pap-.“ pfd.J Mack Cm.“ pfd.Mex.L.&P.“ pfd.M.& S.-P .“ pfd.M.L.H.&P.Mt.Cotton.Mt.L.fic M.Mt.^t.Rf.Mt.StM.Wk “ pfd.Mt.T’g’h.C.Kipisaing.Nor.Ohio.North W.L N.S S.&CL.“ pfd.Ogil.M.Co.u pfd.Ott.L.A P.Ptn.Mfg.C.Pen’» Ltd.“ pfd.Porto Rico Québec Ry 160 155 76 70 85 165] 63 93* 127 15 U 70 60 I?1 !212 1!2* 107* R.&O.N._ Rio Jan.L.K.C.Co.Cm ‘ pfd.Sao Paulo.Saw.M.Cm “ pfd.Sh.W.& p.Sherwin W “ pfd.! St.Co.ofC.' 44 pfd.Toledo Ry.iTor.Ry .jTri.City pf ' 'Twin City, i „ i “ pfd.w .India.- Winn.Ry.i 250* j Wind Ht'l.i 135 130| tas 50 146 93 125 193* ; 40 * 95* ; 126 j 37 ! l\ i 8J* I 133S iôô 151 52* Î9 76 50 121* 112 1924 39 94* !26 36* 33f 89 1331 104* 249 !2rs Cercle Indépendant Il y aura grand Euchre et.Bal an nucl du Cereio Indépendant donné sous la présidence d’honneur de monsieur L.A.Lapointe, M.P.président honoraire, jeudi 1er février 1912.à la salle Auditorium, rue Bcrtheki.Les prix sont magnifiques et nombreux.Ce soir au Jubilee Le public ne paraît pas être satisfait de la joute.été Fetoile du club visiteur Ross en I Blé m/.( Service particulier ) Ottawa.29 — Les Wanderers ont déclassé les Ottawa dans les deux dernières périodes, de la joute jouée ici samedi soir.La partie se termina par un score de 9 1 (> on faveur du club visiteur.Plusieurs centaines do spectateurs quittèrent l’Amin durant la troisième période, sous l’impression que les Sénateurs avaient joué pour- perdre la partie et crièrent au "fake”.Le beau travail d’Art.Ross a valu la victoire à son club.Dans la première période le club Ottawa compta trois points et le Wanderer n’en compta qu’un.Dans la manche suivante.les visiteurs égalisèrent le score et les clubs se retirèrent avec chacun cinq points.La dernière période fut toute à Davantage des hommes de Dicky Boon, t'eux-ci enregistrèrent quatre points contre un pour lo club local.Taylor était en uniforme mais les protestations, des directeurs du club montréalais, ]’empêchèrent de jouer.Voici la composition des équipé Ottau m Wanderers Losueur Buts B rough tou Shore Points Ross Lake i 'ouverts Roberts Darrngn ventres Russell Kerr (ranchos O.rieghorn \ Rouan.VAroitos S.Cleghorn xRrinplncP ytr Walsh.Arbitres Ttowie et ’Butterworth, PREMIERE PERIODE Le jeu commence rapide et promut fl’être rude.Lake et Roberts font de superbes courses.Ottawa compte son premier point en trois minutes, par Rouan sur un coup droit à dix pieds du filet.Trente se coudes plus tord, Darragh répète le même exploit après une course do toute la largeur de la glace.Ottawa s.Le courageux président s'assit an-près d’elle.Pierre Savêrnay prontait de ce mouvement de recul autorisé pour s’enfuir à la recherche de Galatée dont la privation affligeait ses yeux, lorsque Mme de Yavrette-Toziat l’interpella : —Ln mot.Monsieur lo chauffeur.Plu s près.Là, maintenant, écoutez.Et d’une voix maligne, elle lui glissa dans le tuyau doN’oroille : —Avec les femmes, il faut oser.Elles savent bien se défendre quand «dies en ont envie.Il rougit comme,une jeune fille dont une secrète inclination est divulguée.A quoi tendait 'ce conseil ?Ses yeux le savaient bien, «piL, inspectaient la société sans reconnaître personne.Observant ce manège, un bonnet à panache avisa un toque,;, de velours : Je vous avais prévenue, Mme de Vavreitu-Toziat entend marier Pierre Savêrnay ù la Petite Mademoiselle.T.e toquet s’agita.Les hommes ne s’emballent que sur affiches.• Cependant votre neveu.Mon neveu est un niai: .C’étnitnt Mmes Epinou/e et Hieliotn-me qui échangeaient leur mauvaise humeur.l une gris de more, l’autre gi'is de lin.toutes deux assez discrètes,Car les conspirateurs et les médisants redoutent les couleurs voyantes.Attendant sous l’orme l’heure ou diner «pii est agréable aux persomv s mûres, Mme* de Yavrette-Toziat et M.l.ugagnan voyaient de l«mr retraite iu chatoyant spectacle de la fête champêtre.—Je sais peu «l'histoire, dii-elle, et vous en savez, beaucoup, Voulez-vous que nous partagions ?i.l s’empressa de consentir.C’était, pour ses discours, un placement de père ti'o famille.Les jeux forains bordaient une avenue, au bout de la pelouse.H en ! sortait une musique barbare, et dans ! ce tumulte, les chevaux do bois tour-1 liaient en rond, les jongleurs len-«•aient leurs boules qui se poursuivaient en savantes ellipses, les danseuses de corde, balancier en main, cherchaient l'équilibre, tandis que le» dompteurs, moins favorisés, s'adressaient vain ment è la complaisance de leurs lions trop semblables à des descentes do lit.De l’ombre des feuillages, seigneurs et dames, en passant dans la zone lu- 1 mineuse, apparaissaient comme des taches éclatantes sur le fond vert «finir do la prairie et vert doré des bois qui commençaient de changer do teintes aux premiers souffles de l'automne, t'hoix do couleurs vives.— bleu don tre-mer, bleu de turquoise, bleu » roi, jaune isabelle, jnune citron, jaune orange, rouge ion.rouge aurore, muge cramoisi,— la diversité des étoffes! — velours, satin, soin moirée, sol» brochée, soie unie, taffetas, ca-melorine offrait de loin ce mélange disparate et fougueux de l‘as-emblée des perroquets au Jardin d’acclimatation.—Où dene est la Petite Mademoiselle?demanda Mme «le Vavrette Toziat.—Sans doute avec les enfants.C’est elle qui leur a seriné leurs rondes, au lieu de leur apprendre tout simplement la “eiiigne-innsette”, la “queue leu leu” ou le “eache-caclie Nicolas”.Car i! tenait pour les anciens jeux.Les groupes so rapprochaient, et l'on d’stinguait mieux les feutres à panaches.les uns bas, les autres à l’escalade, les manteaux de cour, les collets rabattus noués jutr de riches cravate», les pourpoints à jabots ouverts sur la chemisette, “car, disent “les Lois «le i!a galanterie”, il n’appartient qu’à quelque vieil pénard d'être boutonné tout du long”, les hauls-dechausses ou les rlbugraves qu'élargissaient les canons ornés de toile de Hollande et «le points «le Gènes, les bas de soie d’Angleterre, le, hottes mignonne* nu bec rehaussé ou les souliers ban Plus varié, plus élégant, plus fleuri était le bataillon des toilettes féminines: chapeaux de guerre ou de.rhaase à grands bords relevés et plumet?, bon ois plume», toquet» de velours, pe l its bonnet» sans paisse aux longues pattes voltigeant derrière les oreille»,guimpes nouées sous le menton que les Pré rieuses appelaient des “ténèbres”, jus tnueorps à cravate, hongrelincs, corsage on pointe, collerettes décolletée.-!, bouillons de gaz ou de linon entourés de fil «le perles ou d’un cordonnet d'or, cols «lo guipure, entrelacs des jupes rc troussées les unes sur les autres, la fri ponno sous la modeste, la secrète sous la friponne, mules dorées, mules argon bées, mules de satin.Et sur ees vêtements déjà compliqués dames et seigneurs à l’envi mul-t'pliaient, comme à l'étalage, les coques de rubans, les dentelles, les toiles d’argent et d’or, les passements enri obis de houppes, d'emboutissements.do cnnneti-lle, de pa'llettes, tout un clin quant défunt où* la clarté «Pi soleil mi roitait.comme sur l’onu morte de l’étang.Une ancienne France ressnsc t-ée dos enluminure» et «les gravures, des tapis series et des estampes, des vitraux et des plaques tombales, se promenait tri omplialem-ent sur les pelouses de Fou tnine sous Bois.Matthieu .olé.en personne passait la revue, pour Mme de Yavrette-Toziat, de tant de dames et do grands capitaines: prim esses, guerrière» et fille* de qualité, courtisans, pu ge* et soldats.—-Yo «n le prince de Comté: il ro vient sans poussière, mais non pas sansi panache.Ce vieux monsieur, vêtu de rouge qui nie fait concurrence.—M.d’Allégoryf —Justement, c ost le cardinal Maasarin.Tout à l'heure, il nous ouvrira Ici portes du temple de la Paix, je veux dire de la salle à manger.-Ht ce long escogriffe, qui se drape dans son manteau et dont la culotte & des franges?—Où donc?-Voyez.La main sur la rapière et le nez.au vent, il hume un air de bataille ou l'odeur d’un gâteau.•C'est mon cousin le capitaine Matamore.11 nous vient d’Espagne comme le
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