Le devoir, 30 janvier 1912, mardi 30 janvier 1912
TROISIEME ANNEE-No.24 MONTREAL.MARDI 30 JANVIER.1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA BT ETATS-UNIS .g3.O0 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire: „ $1.00 ETATS-UNIS.$1.50 onion postale .g^.oo CANADA LE DEVOIR Rédaction et AdminiftratioBM 71.RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHO* C>S: ADMINIS Ja.ION: Mais 74M REDACTIC ^ Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I L’élection de Renfrew-Sud Cette élection de Renfrew-Sud ne relèvera le prestige d’aucun parti.On connaît les faits : un certain nombre de conservateurs et de libéraux de la circonscription firent une sorte de contrat par lequel ils se promettaient mutuellement de laisser élire par acclamation M.Mc-(tarry, candidat conservateur aux dernières élections provinciales, et M.George P.Graham, l’ancien ministre des chemins de fer, dont les libéraux désiraient particulièrement la présence à la 'Chambre des Communes.M.MéGarry bénéficia de l’entente et détient actuellement un mandat provincial.M.Graham, au contraire, devra se battre et enlever son mandat de haute lutte.Nombre de conservateurs estiment qu’ils ne peuvent être liés par le contrat auquel participèrent quelques-uns d.e leurs chefs ; ils paraissent fortifiés dans ce dessein par la rancune d’un député conservateur fort riche qui prétend avoir de vieux comptes à régler avec M.Graham.Ce n’est du reste qu’à l’élection de M.Graham que l’on semble en vouloir, car on offre de laisser réélire par acclamation M.Low, le député libéral qui abandonna son mandat pour faire place à l’ancien ministre.Le ministère, par la présence dans la circonscription de deux ou trois de ses membres, a formellement approuvé l’opposition faite à M.Graham.Nous ne croyons pas qu’il y trouve grand avantage.* * * Il est fort possible que M.Graham soit élu en dépit de l’opposition gouvernementale.La circonscription a donné une forte majorité à M.Lowr, M.Graham y est né et y compte, affirme-t-on, beaucoup d’amis.Il est probable que le prestige du pouvoir attirera au candidat ministériel des partisans que n’a pas eus, au 21 septembre, l’adversaire de M.Low ; par contre, il est un certain nombre de conservateurs qui devront être quelque peu gênés de voter contre M.Graham après l’entente dont profite M.McGarry.Il en est d’autres qui pourront se dire: Après tout, le gouvernement a près de cinquante voix de majorité.L’élection de Graham ne le mettra pas en danger, et il n’est pas mal qu’un homme de cette valeur soit à la Chambre pour surveiller le gouvernement.On nous a toujours dit que les oppositions vigilantes faisaient les gouvernements forts.Si M.Graham est élu, le parti libéral cHera naturellement à la revanche et saluera dans la victoire de son futur chef, le commencement d’une ère nouvelle.M.Laurier est trop rompu aux tactiques politiques pour ne pas tirer grand effet d’une pareille situation.Si M.Graham est défait, la victoire n’ajoutera que peu au prestige du gouvernement.On trouvera assez naturel que, dans les circonstances, il l’ait emporté.Par contre, le caractère de cette lutte marquera M.Graham, aux regards de ses amis, comme un homme particulièrement redoutable.Quelle que soit l’issue de la bataille, il ne nous paraît point, que M.Graham ait grand’chose à perdi’e ; et-c’est poiurquoi il nous semble que les libéraux ont tort de tant insister sur le respect du prétendu contrat.Ils devraient envoyer promener toutes les paperasses et crier: Allons-y gaiement! Nous allons élire notre homme quand même! * * # Tout ce gâchis est un bel exemple des résultats que produisent presque nécessairerdent les compromis négociés dans la coulisse, entre politiqueuns.Si l’entente avait été respectée, M.McGarry et M.Graham seraient tous deux entrés au parlement dans des conditions assez peu brillantes.Elle a été violée, les partis se jettent à la face des accusations de duplicité et le gouvernement se trouve acculé à une querelle qui ne lui rapportera ni profit ni honneur.Les belles luttes d idées, en plein soleil, valent mieux que cela.Orner HEROUX.BILLET DU SOIR Les Archives Nationales Le département des Archives passe sous la juridiction du Premier Ministre.Le travail de collection est fait en partie.-Aurons-nous un historien national ?Encore quelques jours et le département des Archives aura passé du ministère de l’Agriculture sous le contrôle du premier ministre.Nous n’avions pas osé souhaiter une aussi grande amélioration dans ce service administratif, il nous arrive comme une très heureuse nouvelle et tous les vrais amis de l’histoire canadienne se réjouiront grandement du projet que vient de soumettre aux Chambres.M.Borden.Nous avions bien espéré que le nouveau gouvernement accomplira it une réforme,que tout le monde, intéressé aux archives nationales, souhaitait depuis longtemps.Tl avait d’abord été question, croyons-nous — e était une rumeur assez courante — de confier ce département an Secrétaire d’Etat.Le cabinet fédéral a fait mieux encore, il a décidé de remettre ce service de tout premier ordre au chef même du gouvernement.La réforme est complète et ses auteurs ont été merveilleusement bien inspirés.C est avec un réel plaisir que nous avons appris eette heu reuse nouvelle que notre ami, M.Georges Pelletier annonçait l’autre jour dans sa lettre parlementaire.“Comme préliminaires h la besogne quotidienne, disait-il, ]a -.u-mbre étudie.cet après-midi, une mesure de M.Borden, relative à nos archives nationales.tl y a quelques années, le cabinet Laurier (1) créait un bureau chargé de retracer et de ras-aembler à Ottawa tous les documents relatifs à l'histoire du Canada.Le docteur Doughty et è® «h Kdmond Roy.(2) deux chercheurs et érudits distingués, curieux de l'histoire nationale, prirent, la direction de ce» archives et accomplirent, malgré le peu de fond» mis à leur disposition, un travailAjjjmirable.Us ont déjà réuni dans i «uTiflec des archives, rue Sussex, des documents inédits de la plu* haute importance pour 1p.» annalistes et les historiens; mais, comme on l'avait mis (1) En fait ce département existe depuis 1S72 et le gouvernement Laurier l'a installé dans un local séparé vers lf)06 (2) Nous devons à la vérité de dire que le docteur Doughty seul fut chargé d'organiser et de diriger le département des archives et d'y collectionner les documents.M.Roy vint quelques années après s'occuper de la elasisiflca-tioa des documents.sons la surveillance du ministre de l'A gricuilture, ou ne saura jamais pourquoi cette partie du service publie, qui devait relever ou du secrétaire d’Etat ou du premier ministre, M.R.L.Bor deu a cru, avec raisou, qu’il y avait là une anomalie à faire disparaître.Il veut faire des archives canadiennes un sous-ministère particulier, dont M Doughty sera désormais le titulaire au traitement annuel de cinq miilie p:as très.Le premier ministre lui-même, en qualité de président du Conseil Privé, aura droit de surveuanee et de direc tion de ce sous-ministère où l'on garde ra désormais, non pas seulement les do cuments relatifs à notre histoire, mais aussi toutes les pièces relativepp pppu aussi toutes les pièces importantes des ministères, dont on n’aura pas besoin journellement dans les divers bureaux d’Ottawa.L'opposition n'a pas protes té contre cette réforme, dont elle recon uaît le bien-fondé.’’ Dans le ministère de l'Agriculture, cette collection de vieux pa piers paraissait à plusieurs n’être pas à sa place, et ce sera sans dou te avec quelque soulagement que l’on verra s’éloigner eette longue file do bouquins du temps passé qui n’avaient rien de commun avec les bonnes races et les gros légumes.M.Borden leur fera sans doute bon accueil, comme à de vieux amis qui s’en viennent lui dire l’his-toire du passé et.lui parler do es prédécesseurs, qui ont, fait la patrie canadienne dont il doit maintenant orienter les destinées.Sous la direction élevée de l’hon.premier ministre, le département des Archives devrait prendre une importance qu'il aurait dû avoir depuis longtemps.Ce sera un département qui comptera parmi nos services publics les plus utiles et les plus nécessaires.Le gouvernement aura fuit sa part, il mira fait le travail de collection des documents historiques de toutes sortes et dont la réunion n’était possible qu’à lui seul.On ne soupçonnera jamais le travail de recherches qui s’est fait aux Archives depuis 1872, époque où.fut fondé le département.La direction actuelle, qui date de sept ou huit ans.a dirigé dans ce sens ses énergies et ses influences.Nous croyons savoir qu’elle se propose de continuer dans cette voie d’inves- Le règne de la violence.-Vous vivons évidemment à une époque de progrès.L’individ-u a atteint toute sa puissance, U réclame des son jeune âge la somme nécessaire de liberté pour s’épanouir à sa guise, et gare à ceux qui cherchent à l'empêcher de vivre sa vie à son gré! Le moi est roi, et il ne s’accom-t mode de l’ordre et de la discipline qu’en tant que la discipline et l’ordre favorisent son but ou flattent ses goûts.On n’expose plus ses idées, mai n tenant ; on les impose par tous les moyens, et les plus violents sont les meilleurs.L’autre jour, un journal, américain ne partageait pas les vîtes de certains meneurs ouvriers; ceux ci employèrent un genre de persuasion sans réplique : la dynam ite.Il ne serait pas étonnant que, de nos jours, l’on prit au pied de la lettre cette anecdote qui fit rire autrefois.Un monsieur reçoit un beau matin, de son riva1, un billet ainsi conçu: “Nous aimons la même femme; l’un de nous deux est de trop sur la terre: c’est vous.Il faut que vous disparaissiez.” Et le malheureux tombait mort avant que d’avoir pu déchiffrer la signature.L’enveloppe contenait une poudre dont la plus légère as-piration tuait raide.A notre époque, c’est la scéléra tesse qui n’attend pas le nombre des années.De jeunes élèves du College StC' Croix, à Farnham, qui n’aimaient pas l’étude et voulaient aussi sc venger des professeurs qui les avaient punis, ont incendié de fond en comble la maison.Le coup était prémédité par une bande d’incendiaires bien organisée.Une sexde chose manquait à ces jeunes criminels déjà si accomplis: la prudence.La police est entrée en possession d’une lettre contenant cette phrase sans équivoque et d’une terrible simplicité: “Le collège sera brûlé le 25.’ ’ .Voilà au moins des gamins qui ne sont pas “des fils soumis et obéissants!” Léon LORRAIN.LETTRE DE QUÉBEC LA RESPONSABILITE DES COMPAGNIES DE CHEMIN DE FER EN MATIERE DE FEU.— DROITS FEDERAUX ET DROIT CIVIL.— REMARQUES DE MM.GOUIN, TASCHEREAU, TELLIER ET BOURASSA.— LAVERGNE A LA CHAMBRE.LETTRE D’OTTAWA LE PORT DE L’EST.— IMMIGRATION ET PUBLICITE.— NEGLIGE T ON t.rk VIEILLES PROVINCES ?— LEUR RENDRA-T-ON ENFIN JUSTICE ?— L’UNGAVA ET M.GOUIN.— DANS RENFREW SUD.— UNE ENQUETE SUR LA COMMISSION DU HAVRE DE MONTREAL.— M.BROWN TOUJOURS MUET.Québec, 29.—Séance courte, et cependant intéressante.I» peu de discussion qui s’est fait concerne la responsabilité des compagnies de chemins de fer en matière d'incendies causés par leurs locomotives.Depuis que le Conseil Privé a refusé, par sa décision, dans la cause de Roy vs le C.P.R., d’accorder des dommages en pareil cas, la loi fédérale a été amendée de façon à établir la responsabilité, même lorsque la compagnie a pourvu ses locomotives de tous les appareils exigés par le statut.Le gouvernement provincial propose de faire de même en ajoutant à la loi relative aux chemins de fer, l'article suivant; “6541a.Une compagnie de chemin de fer, qu’elle soit ou non coupable de négligence, est responsable des dommages causés par un incendie allumé par une locomotive sous son contrôle.'Cependant, s’il est démontré que la compagnie a employé des appareils modernes et efficaces, et que l’incendie allumé n ’a pas été causé par sa négligence, ia somme d’indemnité recouvrable de la compagnie en vertu du présent article, à la suite d’une ou de plusieurs réclamations pour dommages causés par un ou des incendies allumés par la même locomotive et dans la même occasion, ne doit pas dépasser cinq mille piastres.“Quand il existe quelque assurance sur les biens détruits ou endommagés, le chiffre total des dommages subis par un réclamant, à raison de la destruction de ces biens ou des dommages à iceux, doit, poulies fins du présent article, être réduit dans la proportion du montant accepté ou reçu et provenant de l’assurance, et aucune action ne peut être intentée à la compagnie, à raison de quoi que ce soit qui peut être inscrit dans la police ou à raison du versement de quelque indemnité en vertu de la police.“Nonobstant les dispositions du paragraphe 1 de l’article 6642, le délai des douze mois pour intenter l'action en indemnité ne doit commencer à courir, quand l’assuré a d’abord poursuivi l’assureur pour recouvrer son indemnité, que de la date du jugement définitif, et, dans le cas de règlement, que de la date du paiement de l’indemnité par l’assureur.” “L’indemnité, dans les cas où la somme totale qui est recouvrée est moindre que les réclamations établies, est répartie entre les parties qui ont subi la perte, ainsi que le tribunal peut l’ordonner.” tigation à travers les milieux où la masse de nos richesses historiques vieillissent inconnues, inappréciées et parfois même dédaignées.Le chef du département, M.Arthur G.Doughty, en devient le sous-ministre.Comme 'tel, il jouira d’une plus grande liberté d’action et de moyens plus étendus.L’oeuvre qu’il est chargé de mener bien ne pourra qu’en bénéficier.Le travail de collection se fera presque d’une manière parfaite, grâce à.la grande impulsion qui vient de lui être donnée.Il restera celui des historiens.Les chercheurs laborieux, les travailleurs sur pièces authentiques ne sont pas encore nombreux.Il s’en trouve mais pas en assez grand nombre.Il faut bien le dire, nous ne sommes pas assez difficiles en histoire du Canada.On se contente de légendes heureuses, de traditions mal établies de dictons populaires et de critiques flatteuses.Nous ne sommes pas encore allés au fond vrai, so lide, inattaquable.Aussi, voit-on certains monuments élevés par des anciens et que nous avions cru solides et véridiques, crouler sur leurs bases mal assises.On avait fait de beaux plaidoyers historiques que le prestige de leur auteur avait seul rendus acceptables, et ce même prestige est tombé dans la poussière des ruines.Il reste donc à travailler ferme et dur puisque nous avons maintenant à peu près ce qu’il faut pour écrire notre histoire nationale, telle qu’elle est et non pas telle que l’ont cru voir certains historiens canadiens, sincères — c’est possible — mais très mal informés.Nous avons la documentation vraie de ce qu’ont fait nos anciens, n’inventons plus de patriotiques légendes qui ne soutiennent pas la grande lumière de la vérité; il nous faut de l’histoire vraie, sans faiblesse comme sans passion.La patrie canadienne n'a pas besoin de mensonge pour apparaître grande et belle.Les archives canadiennes nous révéleront de grandes choses sur les hommes d’autrefois.JEAN PICARD.La lutte municipale à Québec A première vue, cela peut paraître juste, mais M.Tellier ne pense pas ainsi.Il trouve dans ce texte une restriction des droits du citoyen, tels que les lui confère le code civil qui dit que toute personne est res pensable “non seulement du dommage qu’elle cause par sa propre faute, mais encore de celui causé par la faute de ceux dont elle a le contrôle, et par les choses qu’elle a sous sa garde.” Par le droit commun, le possesseur d’une propriété incendiée par une locomotive a donc droit au plein montant des dommages qu’il subit, tandis que cette loi met son plein recours en danger.M.Taschereau remarque que son amendement à la loi garantit toujours un certain dommage, qu’il y ait négligence ou non; c’est une loi de compromis.M, Tellier :r.:ffc voit pas du même oeil, et répond qu’il ne peut y avoir compromis qu’en autant qu’il y a transaction.Or, quand une compagnie traverse la propriété d’un particulier, celui-ci ne reçoit rien pour les dommages auxquels l’expose pour L’avenir, la circulation de ce chemin de fer.Il est d’avis qu’il vaut mieux amender le code civil si l’article 1054 n’est pas assez clair.Et c’est à ce .propos que revient le cas de Roy vs le C.P.R.M.Bourassa le résume comme suit d’après ses souvenirs, que le .premier ministre semble trouver exacts.Le .Conseil Privé, dit-il, a décidé contre Roy parce qu’il a considéré que les droits conférés à une compagnie par l’autorité fédérale dans l’intérêt général devaient primer les droits provinciaux quand les deux viennent en conflit.Dans le cas actuel il s’agit de compagnies soumises à la juridiction provinciale, et par conséquent, ne pouvant invoquer la supériorité de leurs droits sur le droit civil de cette province et par l’amendement projeté on se trouverait à restreindre nous-même celui-ci.De plus, il est très dangereux de baser cette restriction sur l'existence des appareils modernes, car si les locomotives sont presque toutes pourvues d’un tamis destiné à empêcher l’émanation des tisons qui causent le feu, en pratique, le mécanicien fait souvent jouer ce tamis pour donner plus d’impulsion à sa machine, et comment voulez-vous prouver ee fait qui constitue l’aveu de culpabilité de l’employé de la défenderesse ?M.Gouin était l’avocat de Roy.et il est encore d’opinion que le jugement du Conseil Privé était mauvais.Seulement, en face d’un mauvais jugement qui établit une jurisprudence équivalente à la loi, il fallait faire quelque chose.C’est ce quelque chose que le projet de loi contient.Même s’il s’agissait d’une compagnie purement provinciale, il croit que le Conseil Privé trouverait encore des raisons pour conclure que les compagnies s’étant conformées aux exigences de la loi, quant à la protection contre le feu et possédant des droits d’un certain intérêt général, les victimes n’ont rien à.réclamer.Mais non.intervient M.Tellier: l'article du code est assez clair sur ce point.Le premier ministre arrête là son argument a tion pour rappeler qu’on l’a accusé à tort, — et M.Bourassa était un de ceux-là, — d’avoir compromis la cause de Roy par des admissions.Je n’ai rien admis.Je n'admets jamais rien, déclare le premier ministre.Même en politique, demande en souriant M.Bourassa.M.Gouin ne répond pas.M.Bourassa ne croit pas avoir rien imputé de déshonorant pour l'honneur professionnel de M.Gouin.Ce qu’il a dit,—et il le, tenait d’un ami politique du premier ministre, devenu depuis ministre dans le gouvernement Laurier,—ce qu'il a dit, c'est que Roy ayant été dédommagé par le C.P.R.après Je jugement de la.Cour d’Appel, il ne restait plus qu'une question de droit à décider.Les choses en restent là.Or reprendra, l’étude du projet de loi un autre jour.M.Tellier répondra demain au discours du trésorier.M.Lavergne a fait cet avant-midi, une courte apparition à la Chambre.En attendant qu’il y vienne régulièrement, il fait inscrire à l'ordre du jour une série de molions et d’interpellations qui prouve qu’il ne se désintéresse pas des travaux législatifs.Jean OUMONT.Ottawa, 29.—La nouvelle administration se propose-t-elle de faire plus large aux provinces de l’est la part d’immigration et de publicité à l’étranger à laquelle elles ont droit, et que le régime Laurier ne leur a pas donnée?Les députés des Provinces .Maritimes, sans distinction de partis politiques, ont tous admis l’opportunité d’une réforme sur ce point; et ils ont discuté ce sujet, une partie de la journée parlementaire d aujourd’hui.Le ministère a répondu qu’il verrait à donner justice aux nouvelles provinces, et l’affaire en est restée là, pour le moment.La discussion n’a guère offert d’intérêt à la Chambre, non pins qu'aux journalistes, car il y a là matière à des débats périodiques, et qui, depuis 1908, ont déjà eu lieu maintes fois.Les mêmes arguments servent toujours, les gouvernants répondent chaque fois qu’ils feront tout leur devoir à l’égard des Provinces Maritimes; cette fois-ci, le dernier recensement donnait un peu plus d’actualité à la question, et l’entente Tat't-Fieldmg aussi.Le reste de la journée, différents sujets, quelques-uns d’intérêt secondaire, d’autres, fort actuels, ont absorbé l’attention de quelques députés, mais la séance fut paisible.* * * M.Rhodes, un jeune député conservateur de la Nouvelle-Ecosse, homme d’affaires, riche et influent dans sa province, et bien vu des deux côtés de la Chambre, a soulevé eette fois-ci la question d’un meilleur traitement des Provinces Maritimes par le gouvernement fédéral.Ce que M.Rhodes veut surtout, e’est que l’administration actuelle inaugure et mette à exécution, sans retard, “un programme de publicité et d’immigration de nature à favoriser le développement plus rapide de ces provinces.” Tous les députés des «Provinces Maritimes sont de cet avis.11 se trouve néanmoins que, à gauche, l’on fait beaucoup allusion à la défaite de la réciprocité, si avantageuse pour les provinces de l’Est, au dire des oppositionnistes, tandis que, à droite, on se plaint surtout de l’attitude du ministère Laurier, négligent à l’égard de eette région, au temps où il dirigea le pays.Les députés de la droite disent avec ensemble que l’ancienne administration n'a eu qu'un souci, dans sa politique d’immigration; peupler l’Ouest, sans s’occuper de l’Est.Tous les immigrants prenaient la route des nouvelles provinces, et, il n’y en avait que pour elles; les brochures de propagande du ministère Laurier ne parlaient que de l’Ouest, des champs de blé et des vastes terrains fertiles de l’Ouest, des avantages de ces territoires, et ne mentionnaient guère l’Est, à tel point que l’étranger non averti s’imaginait, à lire cette littérature, que le Canada, c’était l’Ouest, et l’Ouest seul.A maintes reprises, les nationalistes, sur la tribune et dans leurs journaux, ont noté cette tendance de la politique d'immigration et, de publicité du ministère Laurier, qui concentrait tous ses efforts à remplir l’Ouest, se servant pour cela de l’argent versé au trésor fédéral par les vieilles provinces.L’ancienne administration a dépensé, à prôner les avantages de l’Ouest, plus de soixante-quinze pour eenl des fonds destinés’à faire confia ître le Canada à l’étranger, et n’a pas mentionné raisonnablement les anciennes provinces.La gauche, elle, estime que le ministère actuel doit, s’efforcer do favoriser également, au point de.vue de la publicité et de l'immigration, toutes les provinces du pays; mais il n’y manque pas de députés pour dire que les électeurs ont tué la poule aux oeufs d’or destinée à enrichir les Provinces Maritimes et à leur permettre de développer leur population et d’accroître leur prospérité.La poule aux oeufs d’or, ici, c'est la réciprocité.Il est vrai que ee volatile n’avait pas encore donné d’oeufs merveilleux; mais, à l’autopsie, prétendent les libéraux, l’on l’on a constaté, comme le disent les aviculteurs, que la malheureuse poule avait, “une masse d’oeufs extraordinairement riche.” Des sceptiques prétendent que ceci n’est pas vrai ; mais, pour les besoins de l'argument, les oppositionnistes persistent à dire que ees gens ne voient pas clair.Le gouvernement, à tout événement, promet, eette fois-ci, d’être juste envers toutes les régions du pays.(Service particulier) Québec, 30.— Le major Luc.Bou-thier.manufacturier, se présentera contre l’échevin Verrct aux élections municipales.M.G.A.Vandry, président de la compagnie Paquet, limitée, sera candidat dans le quartier St-Louis.Sur le Pont d’Avignon.Dit Graimlortfc : “lit ils sont vingt-deux comme cria— toute la clique nationaliste”.M aïs, mon pauvre Milophile, il fau-drnit tout de même s’entendre : Il y a un mois, on ne comptait pas un nationaliste « Ottawa, et maintenant ils sont vingt-deux ?Comment, expliquez-vous toutes ccs conversions ?“Mais le patronage'.ça vaut bien qu’otx sc démène un peu”.Inutile de dire que oola vient, du “Canada” : chacun l’aurait deviné.Une fcuïïlc gouinistc annonce que l’hon.M.J.-E.Caron fera une conférence pour “expliquer aux orateurs libéraux la politique du gouvernement Gouin.” I.C* malheureux ne la comprennent pa» encore ! Ijcs astrologues russes, ont observé que la lune exécute des cabrioles.Serait-oe enfin l'explication des voltc-fanp et.des vire-voiles de AI.Rodolphe Lemieux ?Los marchands de viandes en gros, de Chicago, prétendent que (H' sont les détaillonrs qui nous font, la vie chère.Vous verrez qu'on finira par établir que le coupable dans tout ecla, c’est le consommateur.Un sculpteur new-yorkais vient de se suicider dans la crainte que sa (1er.ni ère oeuvre ne le rendrait pas célèbre.Si le pauvre homme s'était raté, il serait, devenu connu, illustre par tout les Etats-Unis.Caucus ministériel Ottawa, 30.— Un caucus ministé riel aura lieu den.-.in matin.On y in diquera aux députés iss projet.» du jqi-niatère et L’ouvrage qu’il reste à compléter durant la session.M.Gouin ne .semble [tas devoir réussir lout de suite, dans ses projets d’annexion de l’Ungava, si l’on en croit, la réponse que M.Borden donnait cet après-midi à une question de M.Lemieux.M.Lemieux voulait savoir si M.Gouin est, en négociation avec le ministère actuel, à ce sujet.Al.Borden répond que, de fait, M.Gouin a commencé avec M.Laurier une correspondance relative à l'annexion de l’Ungava, qu’il l’a continuée avec la nouvelle; niais pour le moment toutes ces démarches non! encore donné aucun résultat positif.Il semble, par ailleurs, acquis que les élections de Renfrew-Sud n’auront pas lieu pendant la session actuelle.A Al.Laurier, M.Borden disait tantôt que les nouvelles listes d’électeurs ne seront pas prêtes avant mars, qu’il faut un avis de soixante jours avant le scrutin, choses qui prolongeront encore les délais.Nous serons rendus à la mi-avril avant que le sort de M.Graham se décide, semble-t-il.On prête, en certains quartiers, à la gauche, l’intention de donner beaucoup de tintouin au ministère, s'il ne se résout pas à agir plus vite qu'il n'a l’air de le vouloir.Et plusieurs pensent que ce retard n’est pas de nature à améliorer la situation ministérielle dans Renfrew-Sud, où nombre de conservateurs désirent l'élection de M.Graham, dût 1s ministère s’en trouver embarrassé.L’avenir politique des commissaires du havre île Montréal suscite toujours des commentaires.La presse d’opposition a parlé de révolts chez les députés eanadiens-français conservateurs.Des Anglais dg Québec sont hostiles, eux aussi, à, la commission actuelle.Il semble, à vrai dire, que le gouvernement n'a pas l’intention d’agir vite, dans toute cette affaire, et qu’il a eu quelque embarras à.trouver la solution de la situation difficile actuelle.Mais il a pris aujourd'hui une décision qui pourrait bien calmer, pour l’heure, tout le tapage fait autour de la commission.Cet après-midi, M.Hazen, le ministre de la Navigation, disait à AI.Ames qui voulait savoir si le ministère a l'intention de maintenir les commissaires actuels à leur poste, cette année encore: “Ce n’est pas l’intention dit ministère de faire, pour lu moment, des changements dans cette commission.Mais la commission générale d’enquête AIorine-Ducharme-Lake a reçu du ministère pleins pouvoirs et autorisation de faire sans délai une enquête sur l’administration de la commission du havre de Montréal, et de faire tenir au plus tôt au cabinet son rapport à ce sujet.” Ceci, évidemment, satisfera pour un temps les adversaires de AIM.Stephens, Ballnntync et Geof-frion.Plusieurs d’entre eux ont toute confiance dans le résultat de cette enquête.Elle prouverait, à leur dire, des actes de partisannerie politique de quelques-uns des commissaires.Et il se pourrait que, sous peu, un compromis intervienne entre les différentes factions, et qu'il satisfasse les députés anglais et canadicns-français de Québec.9 « « Nous avons souvent fait allusion à l’affaire de contrebande où des rapports du ministère des douanes impliqueraient un député, Al.Brown, de Châteauguay.Cet après-midi, pour la première fois, la Chambre en a entendu parler à mots couverts.Car M.Baker, député conservateur de Brome, demandait à AT.Reed, ministre des douanes, “s'il avait eu connaissance d’un article de journal mentionnant le nom d’un député, quant à un cas de contrebande, et, dans l’affirmative, si les faits communiqué# au ministère des douanes justifient les dires do la presse.” A ceci, le ministre des douanes a répondu dans l’affirmative.Ceci met, M.Brown dans une singulière posture.Parlera-t-il, pour expliquer comment il se fait que la presse l’implique dans toute cetts histoire, à tort ou à raison?ou préfère-t-il attendre que la Chambra ordonne une enquête où certains de ses amis affirment qu’il se justifierait, établissant qu’il s’agit d’un fait dont, il ne connaissait rien?On ne sait.Mais plusieurs trouvent que M.Brown est, singulièrement lent à prendre une décision et à la faire connaître au publie.neorqes PELLETIER. LE DEVOIR, Mardi, 30 Janvier 1912 LETTRE DE FRANCE ^ LA CRISE MTMTRTTVRIKT.T.F., SON RAPIDE DENOUEMENT.— LE CA BINET A-T-IL DES PROMESSES DE LONGUE V3E?— DEFAUT DE SOLIDARITE MINISTERIELLE.— DEUX MINISTRES JUXTAPO SES.— PEU D'ESPOIR AU POINT Ç>E VUE CATHOLIQUE- — LA REVOLTE DU SENTIMENT PUBLIC.— EST-CE.,LA CRISE DU RE MME?— LA SITUATION INTE RNATIONALE.Paris, le 19 janvier 1912.I.a crise ministérielle, brusquement ouverte dans les conditions que je vous écrivis dans ma dernière lettre, a reçu le dénouement Ici plus rapide qui mît jamais fin à pareil incident.Après une journée de conversations avec quelques pommes politiques de premier plan — les présidents des deux ( harribres, puis 51.Léon Bourgeois, puis M.Pelcassé.pirs 51.Poincaré le chef de l'Etat confie, samedi matin, 13 janvier, à ce dernier, personnage le soin de former le cabinet.Dix heures après, le.nouveau ministère était constitué.De cette hâte, qui .surprit fort ^énéralemen! les milieux politiques, la meilleure expiration est certainement celle-ci que la situation extérieure a corrmKimdé impérieusement aux part is de'faire trêve à leurs dissensions, et-que l'accord s’est fait aussitôt, sous la pression de l’intérêt 'national, comme il se réalise drvarit l'assiégeant entre les chefs des*diverses troupes qui composent ur»e garnison.Personne, parmi les thommes dont 51.Ponearé a sollicité le concours.n'a voulu, par un refus, prolonger la crise et risquer ainsi de nous affaiblir devant l'étranger.Cela nous a donné, à la vérité, un ministère assez bizarrement composé.dans lequel on ne rencontre pas moins, en dehors do sou chef, de cinq hommes susceptibles de former eux-mêmes un cabinet: 5151.Briand, 51illerand, Léon Bourgeois, Jean Dupuv.Del cassé.Et l'on croit assez généralement que potfp réunion d'hommes-nécessaire-ment indépendants ne constitue peut-être pas une promesse de longue vie pour le ministère dans lequel chacun apporte des habitudes d 'indépendance et des vues per sonnelles, peu compatibles.avec une stricte discipline.Vous avons, en effet, ce défaut— que 51.Poincaré a lui-même très finement analysé, dans un article donné à la Revue, Hchdomurfmrc— de ne pas former de véritables gouvernements, ayant une pensée commune et une action cohérente.Cela ne, va pas toujours, en.pratique.jusqu’aux heurts qui ontumar-qué la collaboration de 5151.¦ Cailla ux et de Selves ; mais cela emlrni-ne.à l'habitude, des divergences et des singularités assez nia remuées, pour que les observateurs les tpi us superficiels soient fondés à considérer les ministères non pomme.un tout mais comme un agrégat momentané d'individualités distinctes.Les ministres s'occupent bien, chacun on son part huilier, de la gestion du départemenit qui lui a été confié; mais ils m'ont ' entre eux que le trop ra rivet superficiel contact de conseils, dont le temps est absorbé par l’expédition des affaires eourantes et surtout par la nomination aux principaux emplois.De pensée commune, d'impulsion d’ensemble, on n'aprrçoit généralement pas trace.De là, les indépendances excessives prises par un ministre des affaires étrangères comme 51.Delcassé, qui engagea maintes l’ois la signature de la France, sans eonsuMer ni même prévenir ses collègues.De là, le caractère superficiel et mesquin de la plupart des remnniements ministériels, hormis le ministre tion3 de la loi gé-* de régler la cé- , .mariage entre certaines ca- (egones do personnes que la loi autorise a contracter cette unionf H est évident que, st nous n’avons pas le droit — et nous no l’avons point en réalité — de H'glor le mode de célébration du maria-go, nous ne saurions non plus donner ef-n notre déclaration donnant légale-ment le droit à deux personnes de contracter manago, C’est à la législature * n , i néralo en refusant Ldi,; UMUI etc In penseü des lébrati du délégués, il taudrait autant dire que 1 les lois civiles ne seront pas un des attributs do notre législature locale.et que oos mots : “la propriété et les droits civils” ont été placés par Ironie dans In 15ême section de la -Mémo clause du projet.Mais j’étais sVir (l’avance qu’il ne pouvait pas m ôtr0 ainsi, lorsque l’honorable solliciteur-général du Bas-Canada a déclaré Tau-ire que projet ¦jour, au nom du gouvernement, locale de rendre possible, d’une m-aniè , 0 mot .,nBr'.W ’- 'V'r ° ™ ou trunp >mtrp- «« ‘lue le parlement ojet y exprime 1 intent .ou de donner fédéral a déclaré conforme t.m ,n .nu parlement fédéral le pouvoir de dé- a peuEôtro dâS Spvr JTrXZZ «S"8 ’’ST*""»** 3AS lois de cotte province, vaudront legale- j « ( R 1 ®.s*' POiit-etre inutile la juridiction -en matière matrimonial.mont dans toutes les autres.” Alors ’ * *r lJp ces difficultés tant qu’elles Dams les résolutions de la Conference dois-je comprendre que la partie de la ' !,e *.0 de Québec (1864), qui servirent de base à l’Acte do 1867, l'article 29, sous-section 3j, contenait les dispositions qui devaient devenir, avec quelques j teur-gém rnl, et sera restreinte nu cas ogie, cel- i nommé”.Ces paroles de M.Cauchon constitution, en rapport avec eetio question, sera rédigée dans le sens do la déclaration de l'honorable sollici- , «Mont pas présentées.Nous avons à décider la question de changements dans la, phraséologie, les de l’article 91, sous section 26, de la Constitution fédérale, cité plus haut.Dans le discours qu’il prononça le 16 février 1865, au cours du débat sur les résolutions, l’honorable Antoine Aimé Dorion demanda ce que signifiait dans cet article 29 le mot “mariage”.Nous citons ses paroles : “Je puis comprendre, disait-il, ce que Ton veut dire lorsque Ton parle du faire régler par le gouvernement général ee qui con concerne le divorce, mais que veut-on dire par le règlement de la question | SU1.lesquels le bill ou du mariage ?Le gouvernement général j confédération sera baser doit-il avoir la faculté de mettre de | pUjs nssurer à 1 ’honorable membre côte tout ce que nous avons 1 habitu- j (|Uf, |,.s explicavions que j’ai donné de de fwire dans le Bas-Canada sous, T autre «oir.relativement à la ques-ce rapport ?Toutes ces questions se- ; tion du mariage, sont parfaitement ex-ront-elles laissées nu gouvernement ! actes et quo Particle de T acte inqié- , - .savoir où ré- side 1 autorité, et je prétends que c'est empiéter sur les droits des législatures locales d essayer à prescrire dos dispo-s.tions relatives h la célébration du ma nage ou à ses préliminaires”.(Débats des Communes, 1880, voi.I, p.297 ) Une autre autorité en droit constitutionnel .,.honorable David Mills, so prononça ration que vient de mentionner 1 nono-; aussi contre le proviso, pour cette rai-rabln députe, de Montmorency, et qui son: “La forme dans laquelle -les ma-avait trait e la question du manage, t ria(?eR célébr6, oit ^ Jà , L interpretation donnée par moi en contrôle, c’est doue une question è\ eet-te occasion est exactement «lie îationa!-Ind ( 3 | Désourdy Buts Couture Johnson Points Chapleau W.Fl va Couverts Raeetfe Bethune Avants l.aviolette C.Kva ( omeau Allan Lafleur J.Arnold Delaronde ?Iug-PK : Morrison et Laferrrère.( hronométreur.-lice.Bethune et I.ama- Pénitencier : ] Valin.Arbitres dark .Marshall et Art.Bernier.1ère Période 1.Baillargeon, Allan .1.00 2.Baillargeon.J i.P va .14.00 3.Baillargeon, W.Eva .2.00 2èime Période J.Baillargeon, W.Ev-a .2.00 5.National-Ind , Patenaude .3.00 6.Baillargeon, .1 ohrison .2.30 7.N’ational-lnd .Lafleur .1.10 S.Baillargeon, 1.Arnold .3.05 U.\ational-lnd .Laviolethe .J.00 10.Baillargeon, W.Ev-a .i.00 Joueurs punis J ère période - Flethune - minutes.Racetto 2 et 2 2ièune période - - Johnson.2 minutes.J.Arnold 2.I.avioletfo 2 et 2.3èm< PARTIE Carnets ( 5 i Astor-Can.I 1 ) Brown Bdts Loblanc Kirl in l’oints Kelly J ohnston < ouverts Hacàla Turner Avants Lockwood Saint-Yves courra à New-York (Service particulier; New York, 30.—William Queel, le meilleur coureur actuel de demi-fond en Amérique qui fut récemment battu dans une course de 10 milles avec relais par Henri St-Y.ves le champion français, et A.t.Baines, le professionnel de New-York.va avoir l’occasion de prendre sa revanche contre l’équipe sur la même distance.La rencontre aura lieu demain soir, 31 janvier, au Metropolitan Boiler Rink, au coin du Broadway et de la 52me rue.Grosse surprise dans la Ligue Canadienne de 1’Est POUR LA PREMIERE FOIS LE SO-KEL A.A.A.SE FAIT BATTRE .-iR LE VIGER Les courses à Charlestown L’exposition d’automobiles L’OUVERTURE OFFICIELLE AURA LIEU SAMEDI PROCHAIN.O’Grady “ Robert Wane “ Abrahams Bréard “ Farley Juges — Nulty et Prudhomme.Chronométreurs Dunn et Lalonde.Pénitencier — Talbot.Arbitres — Jack Marshall et Art.Bernier.1ère Période I.Astor-Can., Farley.1.00 Garnets, Bréard.4.00 3.( rantots, Turner.1.00 4.Garnets, Turner.9.0(* 2ème Période 5.Garnets, Kirlin .12.00 fi.Garnets, Johnston.] .00 Le Boucanier à Vaudreuil I e club de raquet tours le Boucanier a été prendre hier, un.diner d’halbitant è Vaudreuil.Au dire de tous,ce voyu go a été l’un des mieux réussis.Tous , les membées du Tub avaient répondu à l’appel des organisateurs et l’assis-i tance très nombreuse formait tin cor-j tège des plus imposants.Parti de Montréal par le train de j 8.50 a.m.les Boucaniers arrivèrent, drapeaux et clairons en të'te.à.\ au dreuil assez tén pour aller entendre la messe en l’église de ce village, j où des places leurs avaient été réser-i véos.Pendant la messe, la quête fut , faite par MM.J.’i.Emont et G.Lc-vac, membres du duo.Après la messe, il y eut parade dans le village et le Boucanier se rendit en la demeure de M.Chénier, père de leur camarade, Ai.F.Chénier; M.Chénier ( fit une sympathique mvpt ion aux gais visiteurs et leur servit un excellent goûter.Après quelques minutes* d amusements tous chaussèrent la raquette et se rendirent à travers les champs à la “Petite Côte”, distance de t milles, chez AI.Wilfrid Tessier, où les ut tondait une table couverte des mets les plus savoureux.Tous firent honneur au fri.cot et mangèrent avec beaucoup d'appétit.M.et Mme Tessier et Mlle V.Tessier se sont montrés d’une rare amabilité et ont fait une cordiale réception aux joyeux excursionnistes.Comme toujours les Bouenn'iers se sont fait entendre dans leurs gais r frains et loin's chansons nouvelles pleines d’entrain» lour ont valu des applaudissements.Ont pris pari à ce voyage : MAI.A.Charbonneau.J.B.Emond, A.Emond, L.Lagacé, J.Alorrier, Eug.Morrior, Geo.Levac, X.Levac, A.Levac, A.Hébert, A.Meunier, A.Boismemi, (’.Boismenu, A.Dolboc, A.Chevalier.K.Paquette, C.Sninf-Onpo.O.Besner.Al.Grenier.P.Tremblay, B.Corbett, P.C.Paiement, H.Brabant, A.Surprenant, A.Tremblay, etc.; Mmes X.Le-vaè, G.Levac.J.Alorrier.K.Alorrier.!.Lagacé, A.Surprenant.Mlles Laga-;é, T/evac.Le boxeur nègre Johnson manque à sa parole ( Service particulier.) Londres, 30—La "Afaenaghten Vau deville Circuit" a intenté une poursuite à -lack Johnson, le champion boxeur, en reclamation de 83,000, pour bris de contrat.La demanderesse prétend que •Johnson avait signé un contrat avec elle et devait s’exiber dans les tilles de Bradford, Burnley et Blackpool moyennant un traitement de 81.000 par semaine.l»> nègre ne rempli! pas son contrat et partit pour Paris.Is1 procès a été ajourné pour permettre à la poursuite de produire l’original .du contrat.La Compagnie Cole présente un cadeau à Henry J.Habich Un reconnaissance des victoires remportées dans la course do l'Est.le président M.J.J.( oie.de la Cole Motor Car Co, et M.Charles P.Henderson, président, do la Henderson Alotor Sales Co., ont présenté à AL Henry J.Habich, de l’agence Cole, de Bosion.une magnifique médaille en or lors de la deuxième réunion annuelle des agents de In compagnie Cole, division db l’Est.La médaille est avtaehé à une breloque.Sur un côté apparaît lo dessin d une voiture Cole et sur l’envers les mots suivants sont inscrits : ' Présentée à Henry J.Hafoioh, pour scs victoires par la Cole Motor Company, d'Indianapolis.-4- - Les élections au Jubilée Correspondance Réponse à un amateur de Saint-Cé-lestin : lo.Il n’y a aucune raison, c’est ce que l’on a toujours demandé mais on a refusé do nous donner justice.En-royez-nous une lettre ouverte signée de votre nom et nous nous ferons un plaisir dp la publier.2o.Didier Pitre a joué avec Michigan Soo en 1906, Shamrock 1907 et Î90S, en 1509 il passa I hiver au Sault SteMarie, s’occupant du commerce (Fautomobiles avec son beau frère, il joue avec le Canadien depuis 191(‘.Didier est aussi un excellent joueur de crosse et joue depuis plusieurs années avec le National.3o.Ernest Russell a débuté, avec le club Montréal et fait partie du Hub Wanderer depuis lOOfi, Il est un excellent joueur d’attaque.lo.Arthur Ross n joué avec Brandon en 1905 et 1906.avec Xenora en 1907, avec Wanderer en 1908 et 1909, avec Haileybury en 191(*.avec Wanderer on 1911.Cette année il est capitaine des Wanderers.Le record de M.Marcil LE RESULTAT EN SERA ANNONCE AUX SPECTATEURS DES PRO CHAINES PARTIES DE L’ASSOCIATION DE MONTREAL.Comme les prochaines parties de he"-key de l’Association de Montréal coïncident avec le soir des élections muni cipales, la direction de la ligue et M.Doran ont pris les arrangements nécessaires pour en communiquer le résultat aux spectateurs.Il y aura de la musique par la fanfare de Saint-Gérard.Les trois parties au programme sont les suivantes: 8 heures.—St-Louis vs National.9 heures.—Champêtre vs Voltigeur.10 heures.—Athlétique vs Hochelag», Simard, un “Chicoutimi Boy’’a fait sa première apparition è la pratique du club Hochelsga avant hier.C’est un solide gaillard, un rapide patineur et une force de plu» à la ligne d’attaque des leaders.M.Geo.Marcil a siégé au Conseil de Ville pendant près do deux ans.A-t-il jamais proposé que les billet» .le tramways soient réduits à dix billets pour vingt-cinq e-entsî A-t-il tenté de faire limiter les dividendes de la compagnie iï fi pour cent .’ A-t-il suggéré d ’amender la Charte à l’effet qu’un propriétaire ne puisse donner qu’un seul vote dans la ville?A-t-il fait motion pour l’abolition de la qualification foncière?Qu’a-t-il fait pour la propreté des rues?Qu’a t-il fait au sujet du pouvoir d’emprunt?Qu’a-t-il fait pour la taxe proper tionneüe?Qu'a fil fait pour la construction d’un pont sur le St Laurent?Rien, rien, rien.C’était alors le temps d’agir, de fai re des suggestions aux Commissaires et de soumettre ses projets.Aujourd’hui M.Marcil distribue des promesses de tout côté.A-t-il jamais demandé que la Charte fût amendée pour que la ATlIe fut autorisée à contracter des emprunts jusqu’à concurrence de 25 pour cent de la valeur des immeubles imposables?Non.A-t il jamais voté contra la décision unanime du Conseil i l’effet de demander la Législature que la charte fût amendée pour réduire le pouvoir d’emprunt de 15 à 12 pour cent.Non, il a voté pour.A-t-il jamais suggéré ou proposé que la Ville fût autorisée A contracter des emprunts pour construire ou aider A construire un pont destiné A relier la rive sud du fleuve St-Laurent A ITle de Montréal?Jamais.Promettre est facile, mais ne suffit pas A gagner la confiance populaire, surtout, quand on a eu dans le passé l’occasion de faire de» efforts pour accomplir tout ce que l’on promet main tenant, et que l’on n’en a rien fait.réc.L’ouverture de l’exposition d’automobiles samedi prochain, aura lieu dans la soirée.Cette exposition surpassera en ma gnifieence tout ce que nous avons vu dans ce genre à Montréal et elle va attirer en notre ville des centaines d’exposants et d’étrangers de toutes les parties du Canada et des Etats-Unis, des milliers d’acheteurs, d’amateurs d’automobilisme et de curieux.Ou calcule que les dépenses générales s'élèveront entre quinze A vingt mille dollars par jour.Les neuf-dixiè-m-es du coût énorme des frais seront dépensés en notre ville et profiteront aux charpentiers, plombiers, décorateurs, ébénistes, électriciens, afficheurs et ouvriers de divers métiers.Les personnes qui se rendront au salon d’autos, pourront admirer le merveilleux fonctionnement et le mécanisme au perfectionnement duquel les experts et les inventeurs ont rivalisé d’habileté.C’est une excellente occasion pour l’acheteur car il peut constater par lui-même de la qualité de l’automobile qu’il désire se procurer.Sur les allées du Canadien Le club de quilles Canadien a défait le Westmoun L par une majorité de 142 points.Wesl mount Ren .ifid 214 187 Holland.170 114 15F Brophy,.ISO 139 133 Hoir.166 144 156 Brown.159 217 202 Total.835 858 829 Moyenne d’équipe : 504.4.Canadien Desautel.197 191 159 Gaudfet.165 215 168 Cloutier.154 144 17'.’ Egan.185 176 178 Foueher.Ifis 204 178 Total.869 930 855 Moyenne d’équipe : 530.S.Voici les résultats des partlies d’hier soir : - ¦ • ¦ J as Strachan Dufresne.19.8 155 222- H.Strachan .124 127 134- Moran.126 118 114- Dupré.163 181 149 Hudon.125 153 90- Maio.153 1 11 121- -o.o -385 -358 -493 -36S -il 8 Ce fut sans contredit la plug belle |>artiè jamais .jouée à Sorel depuis longtemps.Une assistance de 1,000 personnes fut témoin de cette joute désormais mémorable dans les annales du sport de la ville de Sorel.Les paris se firent nombreux en fa veur de Viger, ils montèrent jusqu’à 5 contre 3 et 5 contre 1 par des par tisans du Sorel.Les joueurs du Viger menèrent la partie à une allure très vite du commen cernent à la fin de la partie.La ligne d’avant était en parfaite condition et était, composée comme suit: Lunu.E.Thomas, A.Thomas, Louis Lasnier.Disons aussi que la défense composée de Aug.Globensky, Laurin et J.D’Auray, dans les buts s’acquitta de sa tâche et les “rushs” du capitaine Globensky attirèrent souvent les applaudissements de la foule, mentionnons en passant la justesse du coup d’oeil du “p’tit” D’Auray, De son côté, l'entraîneur Henri Bernard, (avec son mégaphone) conduisit sou équipe à la victoire.1er TEMPS Les joueurs entrent sur la gla»: à 2 heures précises et le Viger mène la partie à une très vive allure et Lasnier sur une passe de A.Thomas, enregistre le premier point pour Viger.Viger, 1.:— Sorel, 0.La partie reprend et le public est tout surpris de voir les “Rushers” du géraut Aube, conduire la partie à uue si vive allure; le Sorel se lance à l’attaque, mais D’Auray est là qui repousse tous les “shotts” imaginables, fi nalement, sur des passes de Girard, Chrétien, Paulhus, le capitaine Paul égalise les .chances pour son club après 12 minutes.Viger, 1; — Sorel, J.Les deux clubs reprennent la partie et grâce à un tiré do A.Thomas, arrêté par la défense, nous remercions M.Trempe du Sorel qui enregistra le 2e point pour Viger, le premier temps se termine quelques minutes plus tard et Viger laisse la glace avec un avantage d’un point.Viger, 2; — Sorel, 1.2ième TEMPS Le Viger est le premier sur la glace et les joueurs ont confiance de remporter !*a victoire; ils se lancent de suite à l’attaque avec un sang-froid et une vitesse qui surprend toute l’assistance et après 5 minutes, A.Thomas réussit à enregistrer un autre point pour sou club.• Viger, 3; — Sorel, 1.Le disque est mis de nouveau en jeu et le Viger se lance de nouveau à l’attaque; les “Habitants” essaient souvent leurs combinaisons, mais inutile d’essayer, les avants du Viger sont toujours là pour les briser.George Dunn jusqu'à présent est l’étoile des deux clubs, et après 1Û minutes de jeu, prend encore le gardien des buts en défaut.Viger, 4; — Sorel.I.Le disque est au Sorel cette fois, et après une course Pauhus enregistre un nouveau point, Viger, 4; —Skill, 2.L'animation est grande lorsque le dis que est de nouÜeatt mis en jeu, mais inutile pour les “habitants”, les Viger «ont trop cites pour eux; quelques minutes après, l’arbitre Villandré croyant donner un avantage à son club, expulse Globensky pour le restant de la partie pour une offense qui ue mérite que 2 minutes, mais malgré tout cela Eddy Thomas prend le gardien des buts en défaut et passe le disque dans le filet, enregistrant le dernier point de cette partie mémorable.SOMMAIRE Viger (5) Sorel (2) D’Auray.buts.Fleury C Laurin .Points .Trempe Aug Globensky .Couverts .Paulhus Fl.Thomas .rovers .Crépeau G.Lunn .centres .Chrétien Lasnier.ailes .Girard A.Thomas .ailes.IT.Paul (1) Charlestown.C.du S., 36 — Les deux courses courues, hier après-midi, ont donné les résultats suivants : 1ère course — 1-4 de mille : 1, Pink Lady, 112; McTaggart, 4 à 1, 2 à 1, 7 à 1.2 - Miss Edith, 112, McCabe, 30 à 1, 10 à W, 5 à 1.3.Cedar Green, 112, Bailey, 40 à 1 12 à 1, et 6 à 1.Alice Ijee, Martha Allan.Gowell, Red Wirow, Veinasse, Ormanda, Spiœ, Mama Johnson, Spirella et Stanns, ont aussi couru.2ième course M 5 1-2 furlongs : 1.Al.Mueller, 111, Loftus, 2 à 5.2.Rose O’Neill, 106, Williams, 20 à 1, 7 a 1, et 5 à 1.3.Collette, Î05, Bauer, 10 à 1, 3 à 1, et 7 à 5.Temps — 1.09 3-5.Flying .Squirrel, l.'loe, Tackle, Cano-pian.Lady Orimar, Westbury, M.C'ambon et Penny Royal ont aussi couru.QUARTIER LAURIER ZZ JOS.GIRARD CANDIDAT DU PEUPLE GRANDES ASSEMBLEES Total .o,597 R.Mitchell Co, 1 i E.Aston.158 205 151—514 R.K.Sirona"k.135 183 152—471 H.Butler .168 112 169—479 ¦A.Westwood.132 132 156—120 D.Hollingsworth .154 148 156—15S E.Hay.170 169 162—501 Total.2,843 Maj.pour R.Mitchel Co., 246.J.W.Hughes & Son Fortier.129 134 155—418 Greening .178 181 138—197 Brooker .lfi( J U 103—108 Shields.133 145 106 3H McDonald.180 117 153-480 Courtney.163 146 143—452 Total.Canadian Boomer & H eanei Dunn.Rowles.I,ark in.Wheeler.Barker.Total.Maj.pour her, 36.117 142 177 172 118 148 .2,639 Bosher 136—379 147—428 179—508 174—511 109—422 121—427 .127 139 152 165 195 158 Canadian Boomer .2.07: & Bos- Cnnadian Boomer & Bosher Rowles.Heaney.Wheeler.Barker.Dunn.Larkin.130 114 141 98 16S 151 156 125 135 118 136 121 136—422 120—359 101-377 136- 352 116—420 1 IT 425 Trois-Rivières victorieux IL DEFAIT LE SHERBROOKE PAR 3 A 1 Trois-Rivière», 30.— Ix* club de hoc key Sherbrooke nprès avoir remporté une éelatante victoire contre le Grand Mère, samedi dernier, a été défait hier soir par lo club local, par un score de 3 A L Les équipes étaient composées comme suit : Sherbrooke.Trois-Rivières Arguin .Buts .L.Lambert Springgius .Points.S.Malone Spafford .Couvi-ta .C.O.Baptist G.W.AViggett .Avants.Kiornan Baker .Avant» .F.Malone Molyneux .Avants.tjaeomlte *»tto.Avant» .L.Lambert Arbitre ; Tom Riddle.1er TEMPS 1.—A'iger—Lasnier.• 2 m.—Sorel—Paul .12 m.3.—Viger—Trempe.5 m.2ième TEMPS 4.—Viger.—A.Thomas.5 m.5.—Viger.—G.Lunn.10 m.6.—Sorel.—H.Paul.3 in.7.— Viger.—E.Thomas.2 ni.Arbitres: Elliott et Villandré; Chronométreurs, Aubé et Désy.Total.^.2,355 Gen.Fire Ex.Co.Cable.139 176 173 488 Mallace.121 124 1 33—378 Higginson.138 121 146 105 Picard.145 119 148- 112 Sullivan.127 169 135—131 Wilson.112 »9 90 291 Total.2,405 Maj.pour Gen.Fire Fix.Co.: 50.Hockey au Collège de Varennes (De noire correspondant) \ arenues, 30 ¦ l,es collégiens ont gagné dimanche dernier, deux parties.C est la troisième victoire de la saison.Nous leur souhaitons de continuer dans cette bonne voie.PREMIERE PARTIE Jeunes Can.iO) Collège (5) Lachapelle Buts Deguire Lagaeé Points Geoffrion Marpeau Couverts Boisseau Leblanc Avants Préfontaine Denis ” H.Asselin Baillargeon ” Du pré Dagenais “ Geoffroy Points — Préfontaine 5.Boisseau 4.Deguire 1, Geoffrion 1.Dupré 3, Asselin I.DEUXIEME PARTIE Anciens élèves (0) Collège! 8) Lachapelle Ruts Préfontaine Lagacé Points Geoffrion Deslauriers Couverts Boisseau Beauregard Kvants Deguire Goulet “ Mongeau Malepart-BIain “ Roch-Lajoie Sarrasin “ Dupré Points : Dupré 3, Préfontaine 3, Lajoie 1, Boisseau I.L’Association de la “ Casquette 99 Mardi soir, le chlb.de raquet leurs de 1 Association aura une sortie avec dames.départ ù S heures.Mercredi soir, il y aura partie de hockey entre notre'équipe et celle du Cercle Paroisslni sur notre patinoir (rond des Sourds-Muets).' Vendredi soir, une autre joute nu Jubilée à 10 p.m.avec le St-Jaeques II.Nous espérons voir là les nombreux amis des deux clubs.Des billets sont actuellement en vrn-te à la salle de l’Association, 808 Papineau.11 y n eu à une dernière assemblée du comité lies jeux, une décision de prise : ccile de former une seconde équipe de hockey qui portera le nom de “T,a casquette 11” Cette seconde équipe est prête A jouer avec tout, club dont les membres ne sont Agés de pas plus de 18 nns.Pour toute information, s’adresser au capitaine A.D.Lamothe, 80S avenue Papineau.Tél.Ht-L.5169.Voici la liste des inscrits dans les courses de mardi après-midi ; Tî-re Course, fi furlongs : Miss StanneH, 90; Billy Struve, Hèl; Ganadore, 100; Arbutus, 166; Demoness, 106; Jay P., 95; Aehmat, 97; Favin, 100; Carlisle, 118; Plain Anne 116; Miss Âlenatd, 95.2ième course, 6 furlongs ; V.Powers, 110; Cuban, 106 ; Emperor William, 109 : Jack Parker, 115; Nine Avondale, 105 ; Xgight Duck, 110; Caugh Hill, 113.3ième course, 5 1-2 furlongs : Tahoma.93 ; Arany, 101 ; Puck, 105; Lady Sapphire, 105: Sadie Sha piro, 107 ; Star Rose, 103 ; Efficiency, 107.Ponasitorum, 117.4ième course, 1-16 mille ; Robert Bruce.102 ; Golden Treasure 107'; Ramazn, 110; Bravite, 115 Sc-mi-Quaver, 102 ; Golconda, 107 ; Eddie Graney, 110.5ième course, 6 furlongs : Sureget, 107 ; Sir Cleges, 107 ; J.Barr, 106 : Lord Wells, 100 ; Miss Jonah.1)9 ; Camel, 105 ; Cuttyhunk, 100 ; Elizabeth Harwood.105.6ième course, 6 furlong's : Grief, 105 ; Wood Dove, 100 ; Jini Ray.102; Fantasque.116; Jaok Wall.121 ; Tahoma, 109 ; Heartstone 100 ; Motberkins, 95 : Joe Stern, 108; Col.Brown, 10ft; Bonnie Eloise, 111.Ligue Maisonneuve Ce soir aura lieu la reprise de la série des part'ies de la ligue Maisonneuve.La première joute mettra aux prises le Tricolore 11 et le Royal.La deuxième rencontre— l’événement principal de la soirée — se fera entre les clubs Princess et Beauchemin.La première partie commencera à S heures et la deuxième à 9 heures et seront jouées au patinoir Tricolore situé au coin de la première Avenue et de la rue Sainte-Catherine, à.Viau-ville.L’assistance promet d’être nombreuse et les joutes ne manqueront p„ d’intérêt.Mardi 30 janvier à 8 p .m.salie Dollard 2615 St-Urbain.Mercredi 31 janvier à 8 p.m.salle municipale coin St - Laurent et Laurier.— Plusieurs orateurs adresseront la parole.VENEZ EN FOULE COMITE, 2503 Boulevard St-Lauient Tel.St-Lcuis 5253 et 5332 POUR SOUTENIR La Ronne Administration DE LA VILLE \ FEVRIER PROCHAIN Le Saint-Jacqües Le club de raquetteurs St-Jacques organise, pour mercredi soir, une partie de glissoire, avec dames, au pied' de la montagne.Le club aura des traînes pour tous les membres.Donc en grand nombre demain soir.Ix départ se fera, des salles du club, à 8 hrs.précises.Pour l'Assistance Publique Le lundi soir.5 février, aura lieu l’ouverture des grandes fêtes de charité qui se donneront à l’Assistance Publique, sous le patronage du nouveau maire de Montréal et de Madame 'a mairesse.Le principal lot de cette vente de charité est le magnifique terrain offert par M.l’échevin Georges Mareil.Les tables abondamment garnies de jolies choses, seront présidées par Mesdames Tessier, Lamoureux, Brault (tables de lingerie et d’objets divers); par Madame Lambert, (rafraîchissements); Mes dames Allard et Barbier, (la pêche) ; Mademoiselle Chapleau, (loterie); Ma dame P.Chaput, (bonbons) ; Madame J.T.Marchand, (fleurs); Madame Fournier, (bureau de poste); Madame Itubreuil, (cartomancie); Mesdames Tarte, MacDonald.L.-J.Tarte, Lau renee, Dérome, Aumont, (cartes, euchres, thés).Le bénéfice de ees belles fêtes do charité servira à amortir la lourde dette contractée par l’oeuvre pour eons truire la magnifique maison qui s'est ouverte aux pauvres de Montréal, dès l’automne dernier.Tout le monde devra avoir à coeur de patronner généreusement eette Assistance Publique qui, depuis neuf ans, a eonsaeré toute son énergie et son dévouement à sauver les malheureux mendiants de nos nies et à e-lpôcher les pauvres d'aller en prison, faute d’asile pour les abriter.Cetasile, l'Assistance Publique l’a crée au prix de pénibles efforts et le devoir de tous est d’aider cette institution à poursuivre sa grande oeuvre humanitaire et sociale, oeuvre qui protège, relève et régénère.LE 1er Votezcontre Giroux dans St-Jacques Gallery dans Ste-Anne Lévesque dans Duvernay Séguin dans Ste-Marie Martin dans Papineau Marin dans Hochelaga Larivière dans Longue-Pointe Lamoureux dans St-Louis Sauvageau dans St-Joseph Judge dans St-Paul VOTEZ -POUR- E.Napoléon Hébert Candidat du peuple dans le quartier Notre-Dame de Grâces COMITE : No.68 RUE ST-JACQUES, Tél.Main 7303 Le Congrès de la Langue Française 1,0.» membres du comité régional se réunissaient hier soir, nu Monunien; National, sous la présidence de M.Edouard-Fabre Surveyor.Le but de In réunion était de compléter l’organisa tion dans la ville de Montréal.Le eo mité décida do convoquer dans toutes et chacune des paroisses importantes de la ville, des assemblées des paroissiens A qui des orateurs éminents adresseront la parole sur l'objet et la.nature du congrès qui aura lieu nu mois de juin A Québec.I^> comité n reçu nombre d’adhésion-précieuses de même que plusieurs sou-criptions, entre autres celle de la Coin | Lafontaine des Chevaliers de Colouil., i au montant dé $100.A eette réunie: .! on remarquait MM.E.Fabre Surveye .| M.l’abbé Perrier, J.B.Lagaeé, A.Ve ' nier, Hervé Rock, E.E.D., G.Laçasse ! E.E, M.; F,.Courtois, et autres.VENTE DE PRELARTS A BON MARCHE 500 grand* coupon* de pré-lart* en rouleau 2 verge* de lar ge, à 19c, occasion splendide Au grand magasin à rayons VIAU coin Ste-Cat fieri ne et Dufresne.1912 S1000.00 La “Hupmobile” Grand Modèle Voiture de tourisme à cinq passagers La plus Hante Valeur pour 1912 Le fini et l’aménagement sont les meilleurs.Prix $ 1000.Livrée à Windsor, frais de douane payés.On ne dispose que d’un nombre limité.Cela vous paiera de vous informer.The Motor Import Go.OF CANADA LIMITED EDIFICE DU FORUM Pierce-Arrow Franklin Hudson 33 Hupmobile V mMMMMNV C7D LE DEVOIR.Mardi, 30 Janvier 1912 / FORMATION PROFESSIONNELLE LTNSTITUTRICE Nous publions aujourd'hui la dernière partie du discours prononcé par M.C.J.Magnan, à la fête de la Fédération Nationale, dimanche soir IMPORTANCE DES ETUDES PEDAGOGIQUES La pédagogie, on s'en moquait autre fois.Aujourd’hui, les esprit les mieux cultivés reconnaissent en elle une science de première importance, celle qui apprend à développer narmoniqucment toutes les facultés qiîfe Dieu a données à l’homme : facultés morales, intellectuelles et physiques, qui fait connaître et les principes indispensables à ce dé-¦\ eloppement ou formation et les moyens qui doivent être employés.Différents facteurs, je le sais, concourent à assurer à l’institutrice une réelle influence éducative.Il est indispensable par exemple, qu’elle ait reçu eoe-méme une bonne education de famille, complétée et même redressée par celle qu ’elle aura reçue plus tard au couvent ou à l'école primaire, mais il n’en importe pas moins qu’elle se soit préparée spécialement à son rôle d’éducatrice, afin qu’elle puisse faire de son école une société bien réglée, que de tout son enseignement se dégage un parfum de moralité, tout en ne séparant jamais le côté pratique du côté spéculatif, car elle devra s’efforcer de préparer dès l’école la ruture ménagère, sinon la mère de famille, peut-être, la future jnsi.itutrice, et souhaitons-le, parfois aussi la future religieuse.Si des petits garçons lui son confiés, c’est à elle qu’incombe le grave devoir de jeter en leur âme les principes qui feront d’eux d’intelligents et honnêtes artisans, de courageux cultivateurs, de bons citoyens.L’institutrice ne doit pas seulement enseigner ou “montrer” comme 1 on dit parfois, mais elle doit moraliser, former, ELEVER enfin.Suivant une formule ancienne, “elle doit porter en elle la loi et la règle, être une conseillère, un guide et un exemple”.Les catholiques de France, que tant de malheurs ont rendus perspicaces, s'occupent activement à créer des écoles normales catholiques, afin de préparer le personnel enseignant des écoles libres.L’abbé Laude, dans le “Bulletin de la Société d’Education et d’Enseignement” de Paris, de novembre, 1011, réclame pour les futurs maîtres des écoles libres une formation spéciale, et recommande la multiplication des écoles normales catholiques.“Comme pour les Séminaristes, corn.tre part, présenter son enseignement avec une clarté telle, que les élèves à q ! roisae où cette personne désire ensei gner.Si nous ajoutons que la eominissiou scolaire, chez nous, composée de com- I missaires élus par les pères de famille, j le libre choix des instituteurs (article ; : 215 du Code scolaire); que le curé est ! de droit visiteur de toutes les écoles situées dans les limites de sa paroisse j (article 74 du code); que le prêtre a le ! droit de choisir les livres traitant de ’ religion ou de morale (article 215 du code), que les instituteurs et les insti-: tutrices catholiques ne peuvent mettre ; entre les mains des enfants d'autres li-j vres que ceux qui sont approuvés par le comité catholique (article 215 du eo- qui on s’adresse comprennent sans ef- (leK nous pouvons conclure que, la liber-fort.Ce dernier point n’est pas le plus ! té parents jans t,boix deg maîtres facile.La simplicité qui rend gnement fructueux ; l’art parents dans le choix des maîtres , , est suffisamment sauvegardée et que d intéresser ce9 maîtres offrent une garantie mo-ies enfants ; l’autorité en classe, tou- raje sérieuse.tes choses indispensables dans l'ensei-| Donc, nos, écoles normales catholi-gnement, sont des qualités difficiles a i (,ucs et ie Bureau central tels qu orga- ; Misés ne sauraient répugner à la conscience des parents chrétiens qui profi-Comptor uniquement sur 1 experience , lf,nt fj,, ^ institutions créées dans le li ne s’acquiert qu avec les années, but de prl-.pater des maitrps 0ompé- avec des ; .acquérir, si l'on n’a reçu une forma lion spéciale.lents ou tout au moins, c’est le cas du Bureau, de constater que les candidats : qui se présentent à ses examens sont inexperience de la maîtres- , probes et suffisamment instruits.qui ne s'acquiert qu sans étudier au préalable, maîtres experts dans la science péda gogique, c’est exposer les enfants souffrir de se.Le nombre des élèves qui ont su-bi d’irréparables dqmraages dans les j ^E BUREAU CENTRAL écoles mal dirigées, est plus considéra- ' Je vous ai dit, il y a un instant, ble qu’on ne le croit car H en est de Mesdames, ce que je pensais de nos l’esprit comme du corps : la nounitu- j écoles normales catholiques, qui doi-re n’est profitable que si elle est bien j vent tendre de plus en plus vers le per préparée pour celui qui la reçoit.VOCATION DE L’EDUCATEUR.— CHOIX DES MAITRES I.a formation pédagogique est chose si grave, si indispensable, que Mgr Louis-Adolphe Paquet, dans son admirable ouvrage "Droit public de l'Eglise : L’Eglise et l’Education” dit, page 175 : "La culture intellectuelle et les talents pédagogiques sont, à coup sûr, bien loin d’être l’apanage de tons.N’est pas éducateur qui veut.Pour remplir avec fruit uue mission, si noble, je dirai plus, pour avoir le droit d’en solliciter l’honneur ou d’en assumer les charges, doux qualités essentielles sont requises, la science et la probité qui lui apprend les graves devoirs de la vie.Sans ces titres de capacité, les maîtres sont des intrus, leur enseignement est une imposture.” impossible de mieux dire.Mais pour empêcher les “intrus” et les “imposteurs” d’arriver à ia direction dos écoles ; pour aider les parents dans le choix ries maîtres—choix qui leur revient de droit naturel—que faut-il faire, sans néanmoins méconnaître la liberté de l’enseignemer' ?Il faut le proclamer avec l’Eglise, le choix des maîtres appartient aux parents.Mais, il arrive souvent que ces derniers sont incapables de faire un choix judicieux ou n 'ont pas les loisirs de remplir ce devoir si toutefois ils en ont le souci.me pour les novices et juvénistes des:"6'01, .,, ,,,, ., instituts religieux, dit-il, les- exercices Provl,“ce de Quebec, l’Eglise et s ’ ’ l’Etat se sont entendus a ce sujet.Ce dernier a établi des Ecoles normales et de piété, les conseils professionnels, l’esprit général à inspirer réclament pour nos futurs éducateurs une direction très spéciale, qui ne conviendrait point à d’autres jeunes gens ou jeunes filles.La discipline sera plus familiale, l’attitude des Maîtres ne sera pas celle qu’ils observent à l’égard des élèves ordinaires.Cette direction se donne à propos de tout, non seulement en classe par l’esprit particulier des leçons, mais à la chapelle, au réfectoire, à l’étude, en promenade, aux récréations, etc.On en enlèvera le caractère essentiel, si on le distribue à tout le monde; on en atténuera tout au•.moins1 lès particularités et le prestige, si l’on doit agir et parler sous des yeux profane®.“L’enseignement publie ne réclame de ses jeunes maîtres que des aptitudes pédagogiques.A ce seui point de vue, il ne regarde pas comme suffisante une préparation faite hors d’une école normale; et il n’admet pas que ses normaliens soient mélangés à d’autres jeunes gens.A peine tolère-t-on, aux Cours, et par dispense difficile à obtenir, quelques “auditeurs” ou “auditrices” externes.Il y a quoi que,s années, on a parlé de remplacer l’éducation de l’école normale par l’éducation du lycée.On y voyait l’avantage de procurer aux futurs jiedagogues un esprit moins primaire.Quelque apprécié que serait, certes, ce progrès, on a dû reconnaître qu’il ne contrebalancerait pas l’avantage d’une formation à part.“Il en a toujours été de même pour toutes les carrières exigeant un esprit et des aptitudes professionnelles très spéciales.Dans l’armée, les différentes armes réclament même chacune une école particulière, de génie, de cavalerie.etc.Et pour les professions moins fermées, comme le commerce, les arts et métiers divers, le professionnel qui ait son apprentissage dans une école spéciale a toujours des vues plus larges, des données plus précises, pour conduire ses affaires.Or, dans ces écoles professionnelles, a-t-on jamais eu l’idée d’admettre des étudiants non professionnels qui désireraient simplement y poursuivre leur instruction générale '?“La profession d’instituteur, la conduite des âmes, des jeunes âmes surtout, qui est l’art des arts, serait-elle donc la seule à laquelle suffiraient les connaissances et les conseils que distribuent les pensionnats ordinaires, a-lors surtout que ce n’est pas seulement une autitude, mais une “mentalité supérieure” et tout à fait à part qu elle réclame ?” La conclusion de ce cui précède est facile à tirer : il faut aux instituteurs et aux institutrices une formation religieuse et pédagogique spéciale qui caractérise leur profession en la plaçant immédiatement après le sacerdoce.C’est le rôle de l’école normale catholique.Pour bien enseigner, deux conditions sont nécessaires : d’une part bien posséder ce que l’on veut enseigner : d au- un Bureau d’examinateurs qui seuls peuvent délivrer des diplômes et des brevets permettant d’enseigner dans les écoles de la province, les institp-teurs congréganistes peuvent néanmoins et ce n ’est que justice, enseigner sans diplôme.Les programmes et les règlements relatifs au cours normal et aux examens du Bureau relèvent du Conseil de l ’Instruction publique, où chaque comité statue pour la.dénomination qu’il représente.C’est ainsi que pour les catholiques, nul.ne peut-être admis comme élève, dans une école normale où à subir des examens devant le Bureau central, sans produire un certificat de moralité signé par le curé do sa paroisse (articles K10 et 19 des Règlements du Comité catholique^.Même dans le cas d’institutrices non diplômées, le Surintendant iiè peut autoriser l’engagement de ees personnes à moins que la commission scolaire produise au nom de chacune d ’elle, un certificat du curé de la paroisse où résiste Obstruction du Maire Le jeune Georges Maroil, dont i*ignorance ue la chante est tout à fait caractéristique, prétend avoir trouvé un moyen de forrer la Compagnie du Tramway à donner dix billets pour vingt-cinq cents.Tl fera de l'obstruction et apposera son veto 1 dit-il.Ignore-t-il que les Commissaires et les échevins, qui sont tous plus sages que lui, peuvent passer outre au veto du maire '?Ne sait-il pas que, d’après la charte, le Conseil peut adopter définitivement toute mesure à laquelle le maire aura mis son veto ?Do plus, comme la Compagnie a un contrat que la Ville est obligée Ile respecter, si le Conseil refusait sans raison de lui accorder ne qu'elle a droit d’avoir, clin prendrait contre la Ville un bref de mandamus en vertu de l’article 992 du Code do Procédure Civile qui dit : “Il y a lieu au mandamus pour enjoindre l’accomplissement d’un devoir ou d’un acte dans les cas suivants : (1) lors- qu’une corporation ou corps publie omet, néglige ou refuse d'accomplir un devoir que la loi lui impose ou un acte auquel la loi l'oblige.” La majorité des édiles,' plus sages que le jeune Marcil, respecterait le contrat de la compagnie au lieu d'encourager une obstruction puérile qui multiplierait contre la Ville des procès dont les contribuables en fin de compte paieraient les frais.i.a Ville perd déjà assel d’argent devant les tribunaux sans que Ton fournisse aux compagnies des prétextes pour la poursuivre à tout propos.rec.fectionnemeut pédagogique et garder ; leur caractère franchement catholique, j Permettez-moi d'exprimer ma pensée au sujet du Bureau central.Le Bureau d’examinateurs, dont je suis l’un des membres fondateurs, a été établi en 1898 à la demande du Comité catholique.11 remplaça alors les vingt et quelques bureaux agissant indépendamment les uns des autres, et jouissant d’une autonomie particulière.Ce fut un grand progrès sur l’ancien état des choses.Avec le Bureau central, le niveau des examens monta et la correction des épreuves devint uniforme.Par l’institution de ce Bureau, le Comité catholique créa un véritable certificat d'études pour les trois degrés du programme d'études : élémentaire, intermédiaire et supérieur.Chaque année, un grand nombre de jeunes filles— en moyenne quinze cents — recherchent ie brevet du Bureau afin de l’offrir aux parents comme preuve, de leur application nu travail et du succès couronnant leurs efforts.Environ la moitié des brevetées du Bureau, cinquante pour cent, entrent dans l’enseignement chaque année.Les examens du Bureau central, il faut l'admettre, ont créé de l’émulation et.stimulé le zèle.Pour préparer les candidats à subir ces examens avec succès, il a fallu non seulement élever le niveau des études, mais aussi garder les élèves plus longtemps en classe.Ça n'a pas été le moindre bien qu’il faut mettre au crédit du Bureau.Malgré toute l'excellence de 1 organisation du Bureau et le sérieux de scs examens, il faut admettre, néanmoins, qu’il ne peut actuellement s’assurer de l'aptitude à l’enseignement de ceux ou celles qui se présentent devant lui.Ici, je réitère un vœu formulé il y a deux ans : Ton devrait permettre au Bureau et lui on fournir les moyens, d’accorder des certificats d’aptitude pédagogique, après examens spéciaux.Seules les personnes qui subiraient et l’examen de capacité et l’examen d’aptitude, recevraient un diplôme d’enseignement.Celles qui ne subiraient que l’examen de eapaeité ne recevraient que le brevet simple, ou eer tificat d’études.De cette façon, les commissions scolaires pourraient engager des institutrici ayant reçu une préparation préalable, car l’obligation de l’examen d’aptitude forcerait les maisons qui préparent aux différents brevets à s’occuper de la formation pédagogique des élèves aspirant au diplôme définitif.La réalisation de ce voeu compléterait l'organisation du bureau et donnerait à la science de l’enseignement l’importance qu’il convient de lui accorder.Ce ne serait pas encore l’école normale, mais la préparation à la pratique de l’enseignement initierait les aspirants, et les aspirantes à quelques-unes des difficultés inhérentes à la profession d institutrice.Avec nos écoles normales et le Bureau central réformé, tel que ci-dessus indiqué, nous pourrions espérer que dans un avenir très rapproché toutes les institutrices laïques catholiques de notre province auraient reçu une formation professionnelle avant d’entrer dans l’enseignement.CONCLUSION Dans la “Conduite des Ecoles”, St-Jean-Raptiste de la Salle consacre deux ans à la formation religieuse et pédagogique de ses disciples; il confie l’éducation pédagogique à l’un des maîtres les plus expérimentés qu ’il nomme formateur.Cet éducateur incomparable avait une haute idée de la science pédagogique mise au service de l’enseignement chrétien, l’emploi de l’instituteur n'est-il pas utile à la religion, à la société et aux familles.Et aujourd 'hui que le Vicaire de Jésus-Christ désire que tous les enfants en âge de raison fasse '.la Sainte Communion, u ’importe-t-il pas que toutes les institutrices soient d’excellentes catéchistes?Et n’est pas catéchiste qui veut.En 1907.Sa Sainteté Pie X,dans une lettre au Frère Bernard-Louis, des Ecoles Chrétiennes, l’éminent auteur du “Manuel du Catéchiste”, disait : “Tl ne suffit pas, en effet, pour être des Catéchistes au vrai sens du mot, de posséder amplement et profondément la Doctrine religieuse, soit dogmatique, soit morale; mais comme pour les autres sciences et même avec plus de raison, il est absolument nécessaire qu'à la connaissance de la doctrine s’unissent dans le Maître, la clarté et 1: sûreté de la méthode, afin qu'il pirtsse exposer cette doctrine de manière qu’elle pénétre et reste profondément gravée dans l'esprit dés jeunes gens." Aujouro’hui que de plus m plus l’on souhaite que T école prépare la jeune fille à la vie réelle, en lui donnant des notions d'enseignement ménager bien choisies qui fassent d’elle une f emme utile, une femme forte dont on pourra dire plus tard : " Elle est d,'un plus grand prix que lus choses rares qu’on apporte des extrémités de la terre ( 6 ),” ne convient-il pas de confier les écoles primaires ô des personnes compétentes ?Aujourd’hui que la race française au Canada subit de terrible assauts.n’im-porte-t-il pas que celles qui recevront pour mission d instruire les mères de demain, soient préparées à enseigner aussi l’histoire nationale, tous les gestes de la pairie, de telle sorte que la jeunesse canadienne-française se détermine à suivre avec enthousiasme, et hardiment, la route glorieuse tracée par les aïeux ?Notre histoire, cet "fvrin de perles ignorées", en révélant à nos enfants l’énergie tie la noble race à laquelle ils appartiennent, cl en leur montrant le triomphe persistant de Torore providentiel sur les bords dù Si-Laurent, l'histoire du Canada autorisera dans leurs jeunes âmes les plus consolants espoirs pour l’avenir.l'ai lu quelque pan qu’au moyen âge, quand Ton fondait une cloche les chrétiens de res temps de foi so faisaient un devoir, un très grandi honneur de venir jeter dans la fournaise audente des bijoux précieux, afin d’avoir quelque chose d’eux-mêmes dans cette voix de la cloche destinée à prier et à chanter parfois durant des siècles.Combien souvent, en collaborant à la grande œuvre oe l’éducation, n’ai-;e pas souhaité que tous, dans notre société canadienne, humbles et puissants, pauvres et riches, femmes et hommes, contribuassent à Taméliora-ratlon de notre système scolaire en jetant dans la fournaise de la lutte quotidienne ce quelque chose de soi-même, conseils ou encouragements, bons exemples ou protection, qui soutient et encourage ceux et celles qui se dévouent par vocation à l’œuvre de la formation de la jeunesse.Vous.Mesdames de la Fédération nationale, vous avez deviné, que seul le meilleur de votre âme, le dévouement, était digne de la cause dont j’ai le plaisir de vous entretenir ce soir.Depuis plusieurs années, vous donnez sans compter pour le soutien de l’œuvre dont la création vous honore.Dans un temps où il n’est plus permis de rester les bras croisés, vous avez compris que pour répondre à la vocation qui l’attend, il fallait que la femme canadienne eût une instruction sérieuse, qui fûv à la fois sa force et sa parure.De nouveau, Mesdames, soyez en félicitées et remerciées.Madame la Présidente, veuillez accepter ma vive gratitude pour le grand honneur que vous m’avez fait, en m’invitant à parler devant la section des Dames de T^esociation Sa'int-Jean-Baptiste.Cet honneur, je l’apprécie {dus que je ne saurais le dire.A vous, Monseigneur T Archevêque,un dernier mot : la presence dé votre Grandeur à oette réunion me touche profondément ; c’est un hommage délicat qui est tout à la fois pour moi une récompense et un encouragement.M.Lemieux et les destitutions M.1 Devoir”.le rédacteur du Cher monsieur, En réponse au défi de l’hon.M.Le mieux de lui donner d x noms d'employés qui avient été destitués eu 1H96, vous trouverez ei-inclus une liste des noms de ceux qui ont été destitués en 1896, le 30 décembre, par le gouvernement Laurier, dont Thon.Mi Lemieux éta t un des plus aétës amis à cette épo que, malgré qu'il ne fut que simple député de Gaspé.Le 30 décembre 1896, ces braves res de l'a mi Mes furent jetés sur le pavé la veille du Jour de l’Au.comme dirait 1 bon.p!én:potentia:re du .lapon, et de ce nombre était mon pauvre père.C’est pour cela que je parle avec connu nuance de cause.Ils furent renvoyés sans aucune ia jou.si ce n'est qu' la *ent b.cUS et que C étaient les traiter les minorais et disposer des produits de mines, minerais et mftaux ; Acheter, acquérir, posséder, louer, conduire contrôler et mettre en opération, et vendre.louer, en disposer, à toile personne ou personnes,corporation ou corporation a, et pour tel prix ou prix et c tels terme?et conditions qui peuvent paraître propres à cette corporation, de l’eau, droits d’eau, pouvoir, privilèges et appropriations pour mine, moulin, agriculture, manufacture en général, usages domestiques et pour autres fins; et développer, contrôler, faire le commerce en général en disposer, k telle personne ou personnes corporation ou corporations, et pour tel prix ou prix et à tels termes et conditions que cette compagnie peut juger à propos, pouvoir électrique et autre, pour la production, distribution et fourniture d’électricité pour éclairage chauffage et pouvoir dans les comtés de AVIS cat d* nué au public qu'en vert'» de la loi des ocmp.g&jcs de Quebec, il a
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