Le devoir, 11 octobre 1930, samedi 11 octobre 1930
Volume XXI—No 236 Abonnements par la poste: Editton quotidienne CANADA .„ .w; $ 6.00 E>Unls et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE •* fe’ •' •* Edition hebdomadaire CANADA., 2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 EVOIR Montréal, samedi 11 octobre 1930 TROIS SOUS LE NUMERO Directeur*.HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .^ HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : ^ » HArbour 3679 Gérant : l.!.t.,.HArbour 4897 Les directeurs du “C.N.R.T-'—111 1 - r!S- La “Gazette” donne des conseils sages-Il y a double raison de les suivre dans la nomination .des directeurs canadiens-français La Gazette jette le cri d’alarme au sujet du conseil d’administration du chemin de fer National du Canada.Chacun des membres qui doivent faire partie de ce corps, •dit-elle, assume une très lourde responsabilité.Le réseau du C.N.R.représente un énorme placement des fonds de l’Etat et son administration touche aux intérêts du public à un millier de points divers.Il est donc important que Ton désignerdes directeurs compétents.Ils ne doivent être nommés qu’à raison de celte compétence et non pas à raison de services politiques d’une utilité douteuse dans bien des cas.En agir autrement, ce serait méconnaître l’intérêt public, priver les administrés des sauvegardes auxquelles ils ont droit et, enfin, négliger de donner à sir Henry Thornton les conseillers qu’il doit avoir dans l’administration de cette colossale entreprise.Les nominations ne doivent pas attendre sans doute le retour du premier ministre; mais c’est une raison de plus pour qu’elles soient faites avec soin si elles sont faites sans son concours.Le public commence à s’émouvoir des délais et se demande s’ils ne sont pas l’indice que l’on est en train de subir l’emprise des chercheurs de places.Nous avons résumé là l’article de la Gazette qui reflète assez fidèlement le sentiment populaire.On commence en effet à s’inquiéter des délais.On avait d’abord parlé d’une réorganisation du conseil d’administration qui paraît avoir été abandonnée.Elle tendait, quoi qu’il en soit, à priver la province de Québec, ou l’élément majoritaire de la province de Québec, de sa juste part de représentation.Celle-ci n’a eu jusqu’ici que deux directeurs sur un total d’une quinzaine, et aucun des officiers supérieurs.Il va de soi que cette part ne pouvait être réduite.Des deux directeurs nommés pour représenter la province de Québec, l’un, M.le colonel Talbot, a joué un rôle assez effacé; l’autre, par contre, M.le notaire Ernest Décary, paraît avoir pris une part plus large, voire importante, dans les affaires du C.N.R.Sauf erreur, il faisait partie du comité exécutif auquel le conseil d’administration délègue ses fonctions quand il ne siège pas lui-même.En nommant M.Décary, à supposer qu’il reste un homme très discuté comme il le fut au temps de sa présidence du bureau des commissaires nommés, le gouvernement King avait eu le choix heureux.M.Décary est quelqu’un, il a accompli du travail.Nous espérons que le gouvernement actuel tiendra compte des conseils de la Gazette pour le recrutement des directeurs de langue anglaise et qu’il en tiendra compte pour celui des directeurs de langue française.La province de Québec a, en effet, doublement intérêt à ce qu’il en soit ainsi.Elle y a intérêt d’abord parce qu’elle est associée avec toutes les autres provinces dans la colossale entreprise ferroviaire qui lui a coûté plus cher qu’aux autres, puisqu’elle a payé sa quote part sans avoir assumé aucun engagement au temps de MM.McKenzie et Mann et sans avoir obtenu sa juste proportion de l’installation du réseau; elle y a intérêt ensuite, parce que c’est sur ces hommes-là qu’on la jugera.Que le gouvernement choisisse chez les Anglais des candidats totalement incompétents, l’administration du chemin de fer en souffrira sûrement, comme le marque la Gazette; mais la réputation du monde financier anglais n’en sera pas affectée.On pensera simplement: Voilà l’un des méfaits de la politique! Il y a des hommes d’affaires anglais par douzaines et par centaines qui valent mieux que ceux-là.Mais que le gouvernement nomme chez les Canadiens français des incompétents, non seulement l’administration du chemin de fer en souffrira dans tout le pays et particulièrement dans la province de Québec, qui a présentement besoin de grandes améliorations, mais c’est la réputation même des Canadiens français qui est compromise.Voilà, dira-t-on, tout ce qu’on a pu trouver chez eux.Et ces gens, sans influence et sans prestige, seront relégués dans un coin obscur, leur influence ne sera pas plus sensible que celle de la corniche de tôle sur la solidité de la maison.11 ne faut pas même, comme on dit, prendre de chances.II ne s’agit pas de désigner des candidats qui pourront faire leur marque, mais des candidats qui l’ont déjà faite et dont le monde des affaires reconnaîtra d’emblée les qualifications.Ici l’intérêt même du gouvernement s’identifie avec l’intérêt général.Celui-là doit, en effet, souhaiter une bonne administration et il ne l’aura qçi’en nommant de bons directeur^; il doit souhaiter, aussi, ménager les justes susceptibilités de la province de Québec.L’un des plus éminents avocats de la province de Québec, français de langue, libéral de politique et quant à lui gâté par son parti, nous confessait un jour que le plus fort grief de la province contre sir Wilfrid Laurier, c’était d’avoir désigne presque toujours des politiciens sans valeur, chez les Canadiens français, pour remplir dans les divers postes les plus hautes fonctions de l’Etat.“Comment peut-on espérer, disait-il, que les Anglais, qui ne pénètrent pas dans notre milieu, qui sont contraints de nous juger par ceux qui émergent au-dessus des autres, puissent faire autrement que de croire que nous sommes la race inférieure que certains d’entre eux ont intérêt à dire que nous sommes?” Ce ne sont pas les ministres canadiens-français qui font seuls les nominations; mais le cabinet, s’ils le veulent, ne nommera que ceux qui seront désignés par eux.A eux donc de les bien choisir et aux députés de ne leur désigner que des candidats dont la valeur éclate.Et il y a de grandes chances que ceux-ci ne soient pas parmi ceux qui courent à la recherche des places.C’est glissant, un parquet cJr.e{ Et elle avait des souliers fins a talons hauts.Pense donc: si elle avait tombé, avec toi dan$ ses brasl Mais, elle n’a pas tombé.On a marché loin, loin.marche, marche.jusques derrière la chapelle.C’est là qu’on baptise les petits enfants.La soeur sacristine a sorti de son armoire de l’eau, de l’huile, du sel, un cierge qu'elle a allumé, un petit bonnet blanc, enfin tout ce qu’il faut.Puis, j’ai passé un surplis, avec beaucoup de dentelles autour.Et, sur mes épaules j’ai mis une étole à deux couleurs: d’un côté, c’était violet, de l’autre, c’était blanc.Tu as été bien sage durant tout le baptême.Tu n’as même pas fait la grimace quand j’ai placé une pincée de sel sur ta langue, ni pleuré comme font les vilains bébés criards.Ton papa y était.Deux religieuses y étaient.Et ton parrain et ta marraine.Monsieur l’avocat Lalonde y était, mais il est arrivé en retard.Ta maman n’y était pas, à cause qu’elle était malade.Ta marraine t’a appelée Thérèse, Marie, Renée.Alors, j’ai écrit ces noms-là dans un grand livre, et chacun a signé son nom en-dessous.Puis, nous sommes tous revenus en procession par le même chemin.La religieuse qui marchait devant avait une cloche qui sonnait boum! boum!.Puis, on t’a remise à ta maman à qui on a raconté ce qui s’était passé.Parrain, il nous a fait des beaux cadeaux.Et il y avait un tiroir plein de belles affaires pour Renée: des camisoles, des chaussettes en soie, des édredons, des bavettes, des dentelles, des rubans; je n’en ai jamais tant vu! Tout le monde était bien content.On riait, on dansait, on se disait bonjour, on mangeait du chocolat! Puis, la garde-malade t’a emportée dans la pouponnière.Car, il j/ avait nn gros méchant docteur Verschelden qui ne voulait pas te laisser avec maman, ni que personne t'embrasse.Et la garde elle avait peur du gros docteur; elle lui obéissait.C’était la garde Messier.Et puis, on s’est dit bonjour encore une fois.Et puis, on est allé souper., Ton oncle, ABBE MELANÇON 7 octobre 1930.Bloc-notes Louis DUPIRE Chronique Le baptême de ma nièce Renée Ma nièce Renée, J’écris ceci pour toi quand tu sauras lire.C’esl le.7 octobre de l’année 1929 que tu es venue au monde.Ce jour-là, les sauvages t’avaient déposée sons les feuilles d’un gros chou d’automne qui se trouvait dans le jardin de l'hôpital des Soeurs de la Miséricorde où ta maman était justement malade depuis quelque temps.Deux jours plus lard, c’est mol, ton oncle, qui Val bautiséc.Comme ton oncle Sylvain et ta tante Juliette étaient venus voir ta maman dans son lit, elle les a demandés pour être ton parrain et ta marraine.Ils ont dit oui.C’est pour cela que tu es leur filleule.Il y avait aussi deux fées qui se chicanaient pour te porter dans leurs bras au baptême.Car, lu étais un trêg joli bébé: tu ressemblais à une grosse cerise de France.Les fées elles avalent des belles robes en or et en argent et des cheveux en or, et des yeux bleus.Alors, la grande cousine Marcelle est arrivée.Et elle a dit: "Pas de fées! Les fées, elles pourraient partir avec.On ne sait jamais!’’ Alors c’est elle qui Vas prise dans ses bras.Elle avait bien peur de tomber sur le parquet ciré de l’hô- Sans-travail L’autre Jour, le président de la grande compagnie Price, de Chicoutimi, déclarait à M.Taschereau qu’il avait en vain tenté d’engager 75 hommes pour les travaux d’hiver dans la forêt, car il ne s’en était présenté aucun, à Chicoutimi; d’où il déduisait qu’ii n’v a pas là de chômeurs.M.Taschereau prit au pied de la lettre cette déclaration et la rendit publique, pour démontrer que le nombre des sans-travail dans la région du Saguenay est négligeable, quoi qu’on dise.A cela le président du syndicat national catholique des ouvriers de la région riposta que si M.Price n’a pas trouvé de bûcherons, c’est qu’il est reconnu que sa compagnie paie des salaires de famine à ce type d’hommes et que le temps de l’esclavage économique est fini, au Saguenay comme ailleurs.Le directeur du Progrès du Saguenay, M.L’Heureux, ajoute à titre de commentaire: “M.Taschereau n’a pas eu l’intention de mentir, c’est évident.Il a tout simplement laissé surprendre sa bonne foi, au cours de quelqu’une de ces conversations à la fois amicales, sérieuses et décisives que nos hommes politiques ont plus souvent avec les chefs de la grande industrie qu’avec les ouvriers, les cultivateurs et tous ceux qui constituent véritablement notre peuple.Quand il s’agit d’examiner une situation économique, il ne suffit pas d’avoir la version de quelques chefs industriels.11 faut entendre différents sons de cloches.L’influence excessive des compagnies dans la gestion de la chose publique s’exerce toujours au detriment du peuple, car il n’est pas un seul de ces immenses corps sans âme qui puisse s’empêcher de verser dans ce défaut bien humain qui s’appelle l'égoïsme”.Après le sinistre Les funérailles de t’équinage du /MOI ont eu lieu hier en Angleterre.Il n’y a pas nue semaine, ces hommes partaient pour l’Inde disant, avec lord Thomson, qu’ils seraient de retour à Londres pour le 20 de ce mois-ci; l’on sait quel sort ils ont eu, dans le voisinage de Beauvais, quelques heures après un départ à vrai dire imprudemment précipité.L’enquête sur les causes du désastre va maintenant se poursuivre; mais qu’en sortira-t-il de pratique?Vraisemblablement nas grand chose, puisque ceux qui eussent pu éclairer un peu la situation sont morts, écrasés ou brûlés à leur poste, et qu’il reste à peine trois ou quatre survivants, dont aucun ne fut officier à bord du dirigeable.I^ei /M00 H le /MOI ont coûté à la nation anglaise au delà de quatre millions et demi de dollars.Lancé le premier, le /MOI n’a pas donné les résultats qu’on en attendait; il a fallu le reconstruire en partie, à grands frais.Kt tandis qu’il subissait des réparations, le W-100 est venu au Canada, et il est retourné en Angleterre, sans grave incident, sauf qu’il «-t rentre à Cardington ayant besoin qu’on renouvelle son enveloppe extérieure, outre mesure endommagée.Le /MOI est parti, lui aussi,— mais il n'est pas revenu.La double expérience de ces dirigeables j anglais reste fort coûteuse et plutôt décourageante, puisque l’un des deux a péri et que l’autre nç sortira pas de sitôt de son abri.Après la perte du üixmude, aux derniers jours de 1923, la France a renoncé aux dirigeables, elle a porté tout son effort sur le terrain du plus lourd que l’air, avec la série de réussites mémorables qu’elle y a obtenues.Londres se résoudra peut-être comme Paris à ajourner de nouvelles constructions de dirigeables, tout en continuant ses recherches dans ce domaine, pour devoir aboutir plus tard à de nouvelles et plus rassurantes initiatives.Survivance Dans un récent article à Figaro sur “le combat pour la culture française au Canada”, M.Robert La-roque de Roquebrune, après avoir constaté comme notre pays s’américanise de toutes façons, — même notre province, — écrit: “Ce danger a été aperçu par les Canadiens français et ils ne se laisseront pas surprendre”.A son sens, “tant que les collèges à l’ancienne mode subsisteront dans la province de Québec, le vieil esprit français y survivra.Dès le dix-septième siècle, les Jésuites et les Sulpiciens enseignaient les humanités aux fils des premiers colons.Fit tous les Canadiens français ont été élevés depuis cette époque dans des collèges de religieux humanistes.Certains, comme le collège de l’Assomption, le collège de Rigaud, le petit séminaire de Québec, le collège de Montréal, le collège Sainte-Marie, etc., sont célèbres.Tout ce que le Canada français a compté de notable est passé par ces vieux collèges un peu poussiéreux, un peu stationnaires, mais si fidèles gardiens d’une antique et noble tradition intellectuelle.lis sont encore les plus sûrs défenseurs de la culture française au Canada.Ils l’ont été contre les anciens ennemis anglais, et pourraient l’être encore contre le nouvel ennemi américain”.Il y a eu, il est vrai, des remaniements de programmes; et il sort de nos collèges classiques peut-être moins d’hommes de profession qu’ils n’en donnèrent jadis, si les vocations religieuses ou ecclésiastiques y restent encore assez nombreuses, quoique en baisse, malheureusement.Ce qu’il faut aussi, c’est que nous ayons maintenant plus d’hommes d’affaires, d’industriels, de banquiers, d’hommes pratiques instruits et cultivés.Le besoin s’en impose, il est urgent, il faut que notre armature économique soit plus solidement étayée que jamais.Or, nous n’avons pas tout ce qu’il faut .à l’heure présente pour l’appuyer comme elle devrait être.Et nous ne nous en rendons pas compte (comme il le faudrait.1 Cî.R.L apostolat franciscain CLORÏEUX; SOUVENIRS — VAS- ™ ESPOms — LE BOLE DU CANADA — UN APPEL (Par le P.JEAN-JOSEPH) Le R.P Jean-Joseph, ancien pro-vincial des franciscains d’ici, qui va bientôt s'en retourner an Japon poursuivre son oeuvre d’apostolat, veut bien nous confier Vappel sut-vaut (M.Henri Kieffer, syndic apostolique des Franciscains, 5137.avenue Esplanade, Montréal, reçoit les .offrandes pour cette oeuvre).Sur 1 Italie du XlIIe siècle, enté-nébrée par les passions, le luxe, la mollesse, la guerre et la cupidité, saint François s’est levé comme un soleil mystique, irradiant, de tout son corps stigmatisé, la foi, la pureté, la douceur et la pauvreté.Assise contemple les premiers feux de cette aurore franciscaine.si belle et si empourprée d’amour que le Dante s’écria: “Non! que ceux qui veulent parler de ce lieu ne l’appellent plus Assise, mais Orient!” Bientôt, de cet Orient symbolique, le mystique soleil monta.Comme l’astre généreux qui verse sa lumière à tous les peuples, François rêva d’illuminer toute la terre tic 1 évangélique clarté.et scs fils alors, comme autant de rayons sortis de son coeur, se dispersèrent par le monde.Or, voici l’histoire de ce rayonnement franciscain sur le pays japonais.Après de brillantes aurores et de resplendissants midis, vinrent les soirs sanglants et les nuits sans étoiles, puis enfin une aurore nouvelle.LES PREMIERS RAYONS C’est en 1548 que la lumière franciscaine brilla pour la première fois sur le Japon, (.e grand Franciscain Albuquerque, archevêque de Goa, y baptisait, à cette date.les trois premiers Japonais______ ceux-là mêmes qui furent, l’année suivante, remis à saint François Xavier comme ses compagnons de voyage et ses meilleurs interprètes.En 1583.un autre franciscain, le Fr.Jean Pobre, passait de la Chine au Japon et y ravivait ces premières clarté* chrétiennes.LE PLEIN SOLEIL Le plein soleil de la foi allait bientôt monter dans le ciel japonais.De nouveaux ouvriers fran-riscains reprirent avec ardeur l’oeuvre de leurs prédécesseurs.Pendant trois ans, ils prêchent, ils catéchisent, ils baptisent et confirment.Chapelles, écoles, hôpitaux, dispensaires s’élèvent par leurs soins et rayonnent de charité chrétienne.M.Houde répond aux accusations d M.Tremblay et l’attaque (Voir pages 2 et 3) Un peu d’histoire contemporaine.et de géographie Ces païens convertis deviennent bientôt de fervents tertiaires et nos Pères trouvent dans leurs rangs, infirmiers et catéchistes, de nombreux auxiliaires intelligents et dévoués.des compagnons pour le martyre.SOIR SANGLANT Cette brillante journée chrétienne déclinait vers le soir.un soir sombre et pourpré de sang.En octobre 1596, un navire de guerre espagnol échouait sur les côtes nippones.Pour en empêcher la saisie, le capitaine menaça sévèrement les insulaires de la vengeance du roi d’Espagne, “puissant partout, disait-il, par ses missionnaires”.Cette incidente inutile et fausse allait voiler pour deux siècles sur le sol japonais la lumière de l’Evangile.Trompé par cette jactance mensongère, Taicosama porte un édit de proscription et de mort contre missionnaires et chrétiens.Et l’on vit, un soir de février 1597, sur une colline en face de Nagasaki, 26 croix dressées sur deux lignes et auxquelles mouraient, sanglants, 6 frères mineurs et 17 tertiaires japonais.Un peu assouvie par cette hécatombe, la rage du tyran se raviva derechef quelque temps après, et ce fut alors une persécution de 16 années, persécution terrible, qui fit des milliers de martyrs dont le nom même, hélas, est ignoré.Nous comptons parmi eux 27 tertiaires et 18 religieux du premier ordre.LA NUIT SANS ETOILES Après cette période de sang et de mort, au pays du soleil levant, dans son ciel surnaturel, pendant deux siècles, c’est une nuit sans étoiles, nuit féconde pourtant: la nuit du sillon où germe le froment.La chrétienté naissante n’était point morte totalement.Plus de soleil extérieur sans doute, plus d’enseignement sacerdotal; mais dans le secret, des âmes conservaient, avec amour, leur acquêt de foi et d’évangélique clarté.L’AURORE NOUVELLE Au XIXe siècle, à 200 ans d’intervalle, des missionnaires (les prêtres des Missions Etrangères de Paris) revinrent vers ce pays abandonné.Quel n’est pas leur étonnement de retrouver en ces lieux une statue de la Vierge et dans les coeurs, ô prodige, la foi chrétienne encore allumée! Sans prêtres, sans autels, on s’est transmis, de génération en génération, l’étincelle sacrée.Ces petits-fils de nos saints martyrs du XVlle siècle adoraient encore, en esprit et en vérité, le Dieu un en trois personnes.Ils continuaient de croire au Christ et à sa Mère Immaculée, à l’Flglise catholique, à ses prêtres et à son chef suprême! On s’était légué aussi de mémoire les principales prières chrétiennes .ajoutant toujours dans le “confileor”, selon l’usage franciscain, le nom de saint François.La découverte de cette chrétienté franciscaine, ainsi miraculeusement perpétuée, fut l’occasion du retour de nos Pères en ces contrées.De nobles âmes firent bien vite tentées de renouer cette chaîne apostolique deux fois brisée de nos missions du Vers.le Stad.- La Bolivie de 1920 à 1930 Quelques-unes de ses industries Japon.Dès 1906, un héroïque missionnaire franciscain quittait notre vieille cité de Québec et allait se fixer nu nord du Japon, dans la Hokkaido, où le rejoignaient, l’année suivante, deux nouveaux apôtres canadiens.En 1921, on assignait à nos missionnaires un nouveau champ d’action, au sud.précisément dans le diocèse de Nagazaki où furent retrouvés en plus grand nombre ces descendants de nos chrétiens et de nos martyrs du XVITc siècle.Et depuis lors chaque année voit partir du Canada quelque apôtre franciscain vers ces chers Japonais.On rêve déjà de la brillante journée chrétienne d’autrefois.VERS LA PLEINE LUMIERE L’un de nos amis, qui a longtemps vécu au Pérou et en Bolivie, nous adresse à propos des récents événements les notes et commentaires suivants: Il y a quelques mois, nous apprenions la déposition du président de la Bolivie.Son terme était révolu, d’ailleurs.Depuis lors, les nouvelles sont plutôt laconiques.Les ondes aériennes ne nous transmettent que faiblement l’écho des troubles qui agitent le pays.Sans doute, c’est voulu: la censure empêche les bruits de se répandre, jusqu’à ce que l’un ou l’autre des partis aux prises ait réussi à mettre sur pied un président constitutionnel, capable de se maintenir au pouvoir pour un temps.toujours indéterminable! Le Pérou s’est ressenti du mouvement sismique-politique de la Bolivie.Le gouvernement fut renversé.La loi martiale y sévit encore.Par ailleurs, le Brésil est présentement dans les affres de la guerre civile; le Chili est fortement travaillé par des agents révolutionnaires; l’Equateur est à peine pacifié, et la Colombie et le Vénézuela entrent en lice de temps à autre.Ces peuples semblent voués à de perpétuelles convulsions.La violence de leurs dissensions politiques les affaiblit en sub-divisant leurs forces, déjà assez restreintes, et leur tempérament ne trouve que trop son compte à ces fréquents changements.Cent ans d’indépendance ne les ont guère assagis, sous ce rapport.Dispersés sur de très vastes territoires pas assez riches en voies ferrées, les insurgés ont beau jeu là-bas, et l’armée n’est pas toujours assez forte, même si elle le voulait, pour maintenir l’ordre dans tous les départements à la fois.11 n’est pas rare que l’on voie des détachements énfiers, partis du chef-lieu pour étouffer une insurrection, se déclarer, chemin faisant, en faveur MONTES ET SAAVEDRA Le coup d'état peut cependant s’effectuer d’une manière très ha bile et relativement paisible.U récent exemple intéresserait peut être le lecteur peu familier avec c genre d’exploits.Vers 1920, les destinées de la livie étaient régies par un chef cé lèbre, libéral avancé, M.Ismaë Montes.Son idéal était celui de ce tains gouvernants français contem porains.Candidat de l’aristocrati bolivienne, en général, et franc maçon authentique, il fit quelqu bien à son pays, matériellement mais bien davantage lui fit-il d mal.Il laïcisa l’enseignement d l’Université et des Fkoles supérieu res, “important” d’Flurope des pr fesseurs à sa convenance pour rem plir plusieurs chaires.Il présent aux Chambres un projet de lo pour la séparation de l’Eglise et d l’Etat.11 ne réussit pas à le fair passer.De son temps date, aussi la loi autorisant “la liberté des cul tes”.Depuis lors, des ministre protestants de toutes dénomina lions inondent le pays et font d prosélytisme à outrance parmi le Indiens.(La méthode est si pre nnnte: abondamment pourvus pa ceux qui les envoient, ces propa gateurs d’erreurs paient tous les in digènes qui assistent à leurs réu nions.) Montés est tenu responsa ble de l’introduction du spiritism à La Paz, ce qui eut pour résulta néfaste un nombre considérable d cas d’aliénation mentale.Duran son administration se produisit éga lement la disparition mystérieus du général Pando, homme de va leur et chef de parti redouté de libéraux avancés.Après bien de recherches, le corps du général fu retrouvé, et il devint clair qu’l n’était pas mort de mort naturelle Lorsque les Républicains prirent I pouvoir, Saavedra fit introduit cette affaire en Cour de justice.L procès dura deux ans et eut u grand retentissement.Les preuve HnÆ11™ nn rC!Ld"e à 1,CUr de8' concluaient à un délit politique, qu t na on, pour en grossir le nom- jmpjiqUait bon nombre de haut .personnages du précédent régime Le rayonnement de l’Alverne dans le ciel japonais va-t-il bientôt revoir son antique splendeur?L'aurore nouvelle annonce un bien beau jour! Puissent nos tertiaires et les amis de saint François hâter par leur concours, ce rayonnement franeis-caln, sur l’Extrême Orierd.afin qu’au jiays du Soleil Levant resplendisse enfin la lumière de l’Evangile! Que In prière, l'aumône et le sacrifice fécondent l’action missionnaire et prolongent à travers les masses païennes son invincible activité! Depuis mars 1930, les Franciscains du Canada ont fondé un noviciat pour les indigènes dans la banlieue de Tokyo.Bientôt vous verrez s'élever un monastère sur une colline entre Yokohama et Tokyo.Modeste ce couvent prêchera l'Evangile aux cinq millions de païens de la grande ville de Tokyo.Voir les moines, entendre leur psalmodie et leurs chants, touchera res âmes orientales, amies de la méditation.Quel catholique du Canada ne voudrait avoir son nom dans ce monastère franciscain?Qui ne brûlerait de donner au Christ-Bol.â sa Mère Immaculée, un nouveau sanctuaire, en pays de missions?Comment ne pas désirer collaborer à celte oeuvre d’évangélisation,' bre.C’est pourquoi les gouvernants ne peuvent pas compter indé-fcctiblement sur l’armée.En principe, elle doit être neutre et soutenir le gouvernement établi; en pratique, elle prend fait et cause pour qui elle veut.Alors c’est le coup d’état.L’opposition devient à peu près inutile: on en est quitte à se reprendre plus tard.Si l’armée est divisée, comme il arrive souvent, la lutte se prolonge jusqu’à ce que l’un des partis prenne définitivement le dessus.Comme presque toutes les hautes positions dans le pays dépendent du bon vouloir des gouvernants et de la faveur du parti au pouvoir, il va sans dire que ces fréquentes commotions causent de petites révolutions dans les affaires, et font un tort incalculable à la nation.Le commerce se trouve presque paralysé, la circulation devenant dangereuse.Il y a des groupes embusqués sur les toits ou ailleurs, qui guettent leurs ennemis; les mitrailleuses sont installées dans les rues et les places pour disperser les manifestants; ces moments de trouble sont même choisis parfois pour H quider des vieux comptes de ven geanco personnelle; la fusillade est plus ou moins dense dans certains quartiers, et les balles errantes sont partout à redouter.Les gens désintéressés et libres barricadent leurs portes et se réfugient dans les caves.Dans les campagnes, c’est pis encore.Les fermes se voient envahies par une soldatesque affamée qui vit au petit bonheur, pillant et ruinant tout.Ainsi, de mille manières, la vie et les intérêts des citadins et des villageois sont compromis.Et c’est à perpétuité.Heureux le pays lorsque 1 autorité a le bras assez fort pour réduire ces émeutes au minimum.Lt plus heureux encore quand les partis, exaspérés, ne songent pas à soulever en masse les Indiens, car alors, les désordres sont indescriptibles.Cela est le cauchemar des blancs.A vrai dire, la majeure partie des fonds de l’Etat va à l'armée, qui passe avant tout, et à payer un réseau entier d’espions qui couvrent le pays, avec fonction de flairer les projets de révolte.Le nombre des insurrections étouffées sous tous les régimes, prouve évidemment que cette mesure est tout à fait indispensable.Mais le trésor public en souffre, et les progrès matériels aussi.spéciale, par la prière, par Je sacrifice, par î’aumdne?L’heure est favorable.Par votre charité, allumez à Tokyo un nouveau phare, qui projettera la lumière évangélique, sur cette terre du Soleil Levant, et fera resplendir, dans des millions d’âmes, les clartés de l’Evangile et cette divine Lumière qui éclaire tout homme, le “Vecbe Incarné!" P.JEAN-JOSEPH, F'ranciscain.Les “cholos” —- métis — soudoyé, pour perpétrer ce crime étaient e prison, mais les autres, les princi paux surtout, avaient fui, et échap pèrent ainsi à la justice humaine Le peuple aimait le général Pand et aurait volontiers vengé sa mort dont il faisait grief à Montés.Ans si, celui-ci, expédié hors du pay par mesure politique, se gard; bien d’y rentrer.Les esprits son peut-être calmés à l’heure qu’il est Montés projetait l’introduction d la loi du divorce et l’expulsion de communautés religieuses.Les ca tholiques se lassèrent enfin; le peu pie s’agitait aussi et Montés senti que son pouvoir chancelait.Il cru prudent de faciliter des élections d’où sortirait élu — c’était chos décidée — une de ses créatures Billinghurst, qui, sous prétext d’une politique plus modérée, d vait cependant poursuivre toute ses fins.Montés fut expatrié.1 demeura dix ans en exil.Mais son “substitut”, accepté l’essai, ne put se tenir à la hautcu de sa position.Il était inepte, san caractère, et adonné au jeu.L parti catholique s’organisa pour 1 renverser.Tout se fit dans 1 plus grand secret.L’armée, gagnée à la cause, appuya le mouvement.Il s’agissait de prendre possession de tous les postes à la fois, à un moment convenu, et sans faire feu.Un beau matin, à deux heures, le président fut fait prisonnier dans sa maison de campagne à Obragès banlieue de La Paz.où il jouait aux cartes.Au même moment, dans toutes les villes du pays, on mettait sous séquestre, en les tirant du lit, sans bruit ni fanfare, toutes les autorités, et le parti républicain, victorieux, entrait au pouvoir sans coup férir.Ce fut une passe habilement combinée.Restait l’élection du président.Après quelques hésitations, le choix se fixa sur M.Jean-Baptiste Saavedra.II fut proclamé le jour de la mort de Son Excellence Mgr Rodolphe Carol!, internonce du Saint-Siège, surnommé.pour son zèle, "l’Apôtre de la Bolivie”.Le nouvel élu fut mandé au chevet du vénéré mourant, qui le bénit et sollicita sa bienveillante protection pour le clergé et l’Eglise de Bolivie.M.Saavedra la promit et tint parole.Il eut la joie, en dépit de certaines circonstances critiques, de termine^ son terme.Il fit même quelques mois de plus pour se rendre au centenaire.Saavedra est un homme du peuple, et fut le candidat du peuple, qui le porta au pouvoir.Pour cela, il ne fut jamais bien vu de la haute société.Il est avocat de profession.Il remplit pendant quelques années la charge de ministre de Bolivie au Pérou, durant le premier terme de présidence de Léguia.Il était alors pratiquement athée, mais son séjour au Pérou changea complètement ses idées et il devint catholique pratiquant.Sa femme est une parfaite chrétienne.Saavedra fut (Suite â la page 3) r e LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 11 OCTOBRE 1930 VOLUME XXI — No 236 L< cours de M.Tabbé Groulx question des Ecoles du NouveaU'Brunswick Voici le résumé dtf cours prononcé jeudi soir à l’Université par M.l’abbé Groulx: La NouveHe-Ecowe était entrée dans la Confédération traînant déjà derrière aMe une minorité meurtrie.En 1864, le Dr Tupper, alors chef du gouvernement d Halifax, avait substitué à l’ancien régime scolaire de la province^ le régime de l’école publique.L’Ecole catholique y perdit, pour une grande part, son autonomie confessionnelle.Les catholiques néo-écossais firent quelques tentatives pour améliorer leur sort, obtenir même des écoles séparées avant la conclusion du pacte fédératif.Chaque fois ils se heurtèrent & une opposition fougueuse du Dr Tupper, prêt à briser sa carrière politique, disait-il,, plutôt que d’accorder aux catholiques cette loi de liberté.Ce qui venait de se passer de l’autre côté de la baie de Fundy éveillerait-il les inquiétudes des catholiques du Nouveau-Brunswick?Saisiraient-ils l’opportunité de nettement définir, de fortifier leur condition scolaire afin de .bénéficier des sauvegardes constitutionnelles de la prochaine charte canadienne?L’Evéque de Chatham s’associera à une démarche d’ailleurs (restés vaine de Mgr Connolly, auprès de la conférence de Londres.A cela s'arrêtera, à ce qu’il semble bien, le soucil du péril scolaire."Le réveil serait dur et prompt.Le 17 mai 1871, après avoir été rejeté une première fois en 1869, puis une seconde en 1870, l’“Acte des Ecoles communes” passait à la législature (je Frédéricton.Comme la loi de 1864 en Nouvelle-Ecosse, celle de 1871 faisait table rase des privilèges de la minorité catholique.Elle n’admettait qu’un seul type d’école, un .seul ayant droit à l’aide législative: l’école publique, non confessionnelle.Les catholiques du Nouveau-Brunswick n’avaient donc, devant eux, que cette douloureuse alternative: ou Avis de décès FARIBAULT — A I/AMomptlon, le 10 octobre 1930, décédée A 70 ans, Laetitia Léveaque, épouse de J.-E.Faribault.C.R.Funéralllea le lundi 13 courant A 10 heures IS a m.A l’église paroissiale.Et de IA au cimetière parolsalal, Heu de sépulture.Parents et amie sont priée d’y assister sans autre invitation.Nécrofogie BAYARD — A Montréal, le 9, A 64 ans, Mathilda Pesant, épouse d'Athanase Bayard.BEAUCHAMP — A Montréal, le 9, k 82 ans.Marie Laurin, épouse de feu Pierre Beauchamp, BEDARD — A Montréal, le 9, à 39 ans, Pierre-Lucien Bédard BESSE — A Montréal, le 9.A 77 ans, Eugène Besse.époux d'AUce Valois.BRACONNIER — A Montréal, le 8, à 84 ans.Marie Deechènes, épouse de Napoléon Braconnier.CHAPERON — A Longueull.le 8.A 65 ans.Mme veuve Wilfrid Chaperon, née Oeorglanna Carmel.CHARTRE — A Montréal, le 9.A 29 ans Harris Chartré, époux d'Antoinette Bou-tbot.CHOQUETTE — A Montréal, le 8, Berthe, enfant de M.et Mme Roméo Choquette, née Antonia Lamer.DAGENAIS — A Cartlervllle.hôpital du Sacré-Cœur, A 67 ans, Mlle Georgians Da-genals.DEG HIRE — A Montréal, le 9, A 46 ans, Mme H.-Arthur Degulre, née Yvonne Lavoie, DE TONNANCOÜR — Montréal, le 9, à 61 ans.le lt-eol.L.G.de Tonnancour.FARIBAULT — A L’Assomption, le 10.A 70 ans.LeatlUa Lévesque, épouse de J.-E, Parlbault, avocat CR.OOUGEON — A Montréal, le 8.A 48 ans.Arthur Gïmgeon, époux d’Albertlne Marteau.LAFORTUNE — A l’hôpital du Sacré-Coeur, le 9, A 70 ans.Orner Infortuné, épuox d’Ernestlne Mlreau.en premières noces et de Laura Dubois.LATRANCE — A St-Baslle-le-Grand, le 10 A 44 ans, Alice Dulude, épouse de Ho-norlus Lafrance.LEFEBVRE — A Montréal, la 9.à 90 ans, Mme Joseph Lefebvre, née Zoé Archambault, épouse en premières noces de M Olivier Hébert et en secondes noces de M Joseph Lefebvre, décédé LEGER — A Montréal, le 10.A 79 ans.Mlle Antoinette Léger.LEVASSEUR — A Montréal, le 8, à 55 ans.A l’hôpital Ste-Jeanne-d'Arc, Mme Wallace Levasseur, née Llla Deladuran-taye LORD-BEAUDOIN — A Montréal, le 9, A 80 an».Dame veuve Joseph Lord, née Odile Beaudoin.MARANGER — A Montréal, le 9.A 74 ans, F -X.Maranger, d’Ottawa.FAQUIN — A St-EusUche.le 8.à 59 ans.Alphonse Paquln.époux de Sophie Cousineau PAYMENT — A Montréal, le 8, A 70 ans, Alfred Payment, époux de Marie Thé-riault.QUINTAL — A Montréal-Est, le 9.A 58 ans, r-n-rtii'a Léveaque, épouse d'Hor-m'sdas Quintal.RAYMOND — A Ste-Scholastique.le 9, A 83 ans, Evariste Raymond, époux de Virginie Charbonneau.RIVEST — A Montréal, le 9.A 86 ans, l’époux de feu Marie Brosseau.8ENBSAC.— Mme Jacques Snéaac.A Swanton.Vermont, le 8.A 82 ans.TRUDEAU — A Montréal, le 7, A 51 ans.Marte-Réglna Rivet, épouse de Valmore Trudeau, lieutenant de police.envoyer leurs enfants à des écoles réprouvées par leur conscience, ou se donner eux-mêmes des écoles confessionnelles, au prix coûteux de la double taxe.La lutte s’annonça tout de suite ardente et pénible.En beaucoup d'endroits, ( trop fiers pour se soumettre à l’arbitraire, trop pauvres pour soutenir un régime scolaire indépendant, les catholiques se résignèrent, l’amertume dans l’âme, à la fermeture de leurs écoles.Ailleurs, le retrait soudain de t’aide de TEtat plonge il des corporations en d’inextricables embarras finançiers.Au surplus, les pouvoirs publics ne s’épar-gnaienl iFoint le mauvais plaisir de brimer les minorités.La cotisation scolaire fut durement exigée.Les esprits s'échauffant, un commencement d’émeute éclata même à Caraquet en 1875.Pendant ce tenipHà, de la petite province, l’agitation grandissante s’étendait â tout Je pays.Dès l’été de 1871, les opprimes sollicitaient des gouvernants d’Ottawa, le désaveu dé la loi spoliatrice.Its se croyaient forts de leur loi de 1858 et de la pratique qui.sous sa tutelle, s’était établie.N'avaient-ils pas joui, demis plus de vingt ans, d’un véritable système d'écoles confessionnelles et même séparées?Des juristes de haute valeur les fortifiaient dans cette conviction.Puis, iis se souvenaient des prophéties de Cartier sur l'infaillible réprobation promise aux persécuteurs des minorités, sous le régime de la Confédération.Au gouvernement fédéral, suprême .protecteur des minorités, ils demandent donc le désaveu de la loi spoliatrice, pour ce motif qu’ils la jugent attentatoire à leurs droits constitutionnels.tout comme à l’esprit du pacte de 1867.En ianvier 1872, une réponse leur venait d’Ottawa et cette réponse était un refus a in-tervenir.La loi de 1871, disait John A.MacDonald, étant une loi des écoles communes, n’affectait aucunement les écoles confessionnelles: au reste, pareille categorie décotes ne se pouvait prévaloir de l’existence légale mi Nouveau-Brunswick.Donc, le gouvernement d’Ottawa n’avait ni sujet d’intervenir ni juridiction pour le faire.Cette réponse ne pouvait satisfaire ni l’opinion catholique, ni surtout les opprimés.Ceux-ci s’adressèrent au parlement fédéral.Leur but était d’appeler à leur aide le plus haut pouvoir du pays et, par lui, de fléchir, si possible, les gouvernants d'Ottawa sur la question du désaveu.Pour la première fois, le parlement canadien aurait à exercer sa haute fonction tutélaire, â faire voir, en tout cas, selon quel esprit il entendait l’assumer.Verrait-on se réaliser, autour de la résolution Costigan-Renaud, — les deux défenseurs de la minorité — l’unanimité si robustement rêvée par Cartier et Lanvegin?Hélas! s’il a manqué quelque chose au désaccord ce ne fut point d'être incomplet.On vit les résolutions les plus adverses se bousculer l’une l'autre, et l’arène parlementaire transformée en forum.La grande bataille s’engagea autour de la résolution Chauveau qui, déjà, s’en prend aux insuffisances de l’Acte de l’Amérique du Nord et veut, sans plus, le faire amender par le parlement impérial.Le gouvernement avait d’abord accepté, dit-on, sinon même rédigé cette résolution.Mais dans l’intervalle, la désunion éclatait au sein du cabinet.Tilley, du Nouveau-Brunswick.Tupper, de la Nouvelle-Ecosse, menaçaient de s’insurger.Les élections générales approchaient.Le cabinet lâcha pied pour se rallier aux résolutions Colby et MacKenzie: simple invite à la législature de Frédéricton de faire disparaître le sujet de mécontentement, consultation des légistes de la Couronne et, si possible, du Conseil privé d’Angleterre, sur Ja constitutionnalité de la loi de 1871.d’élaborer un jugement, estimant plus commode et plus prompt de s'approprier à peu de chose près, celui du juge Fisher de la Cour suprême du Nouveau-Brunswick.Cunanimitc des juristes se trouvait donc complète contre les revendications de la minorité.D’une ténacité peu commune.M.Costigan ramena ce grand débat scolaire devant la Chambre d’Ottawa.Pour ce coup, il s’était emparé de l’ancienne résolution Chauveau légèrement modifiée.Les libéraux étaient alors au pouvoir; maintes fois ils avaient manifesté leur sympathie aux opprimés.Mais, hélas! il fut prouvé qu’aux banquettes ministérielles les hommes changent plus facilement que le langage officiel.Au lieu d’une intervention du parlement impérial, Mackenzie fit agréer par la Chambre une intervention personnelle de Sa Majeilé, laquelle serait priée “d’user de son influence” auprès de la législature de Frédéricton, pour en obtenir une correction de la loi de 1871.“C’était un leurre", avait-on dit.Lord Carnarvon refusa d’aviser Sa Majesté dans le sens d’une intervention.Pour la minorité, le cycle des épreuves est complet.Prétoires et parlements, tous, depuis les plus humbles jusqu’aux plus élevés, ont refusé de redresser ses griefs ou confessé leur impuissance à le faire.Malheureusement, ce n’étaient pas là les seules tristesses.Cette question des écoles n’avait pu faire l’unaniniité tactique, ni parrnilés catholiques, ni même dans l’épiscopat.Dans l’ordre politique et national une grande illusion venait de mourir.L’on avait dit et redit qu’avec le nouveau régime politique prendraient fin les vieilles querelles du pays.Dès sa première épreuve, pour la protection d’une minorité, ia constitution canadienne s’avérait bouclier de carton.Le parlement canadien institué gardien des droits minoritaires se montrait impuissant à tenir sa fonction.En même temps que l’illusion sur la valeur du pacte fédératif s’ébranlait, s’ébranlait aussi la confiance aux alliés et partenaires de 1867.Sauf quelques nobles esprits, l’opinion anglo-protestante s’était pratiquement solidarisée avec les persécuteurs.Il n’est pas excessif de dire qu’entre les années 1871 et 1875 fut commise l’une des plus lourdes, l’une des plus fatales erreurs politiques.L’historien qui voudra expliquer la lenteur à se former d’un sentiment largement canadien, devra remonter, comme à la cause lointaine, à cette malheureuse affaire des écoles du Nouveau-Brunswick.digne frère d’armes du triste Cal- ; * » T1 ___ lès — avec un peu plus de formes lyi I r£IT1[)|HV peut-être — mais les membres des > J Directeur de funérailles Geo.VANDELAC Service d’ambulance Bélair 1203 120 Rachel Est La Soeictû (Coopérative DE FRAIS FUNERAIRES ênUipreneur» de Pompe* Funèbre» «4 Assurances Funéraire» HArbour 5555 S02.RUE SAINTE-CATHERINE EST B O U R G I E La Compagnie d’Assuranc* Funéraire URGFX BOU RG IB LIMITEE Entrepreneur» de Pompe# Funèbre# et Aaauranre Funéraire WTlbank 7119 Sympathies Service 2630, Notre-Dtme Ouest J.BRUNET Limitée — MONUMENTS — Tél.WEshneant 2640 675 CèN-des Neiges MONTREAL T Mais c’était là beaucoup moins la fin d’une bataille qu’un armistice.Au lieu de.faire disparaître le sujet de mécontentement, le gouvernement de Frédéricton protestait de son innocence, puis, à sa session de 1872, la législature du Nouveau-Brunswick forgeait un arsenal de lois et de règlements pour aggraver la législation de 1871, en presser l’impitoyable exécution.En 1873, M.Costigan ramenait donc devant les Communes d’Ottawa la cause de ses coreligionnaires.Les évêques avaient parlé; l’opinion publique s’était evaitlée; Cartier n’était plus là; l’atmosphère de la Chambre avait changé.Costigan demandait le désaveu des dernières lois passées par la législature de sa province, en 1872.H obtint une résolution en ce sens.Malgré les efforts désespérés de Macdonald et de Langevin, le gouvernement se trouvait mis en minorité par .35 voix.Il s’en tira par une habileté.Comme il s'agissait de désavouer des amendements à une loi jugée constitutionnelle, Son Excellence, avant d’agir, exprimait le désir d’aller demander à Londres de nouvelles instructions.En même temps, Macdonald priait le parlement de faciliter, par un subside, l’appel de ia minorité nu comité judiciaire du Conseil prive d'Angleterre.11 faut ici faire un retour en arrière, revenir, dans l’histoire des Ecoles du Nouveau-Brunswick, à la phase judiciaire, laquelle s’ouvre au lendemain de 1871, avant même la phase parlementaire.Après la banale promenade à travers les prétoires inférieurs, les opprimés aboutissaient à la Cour suprême de leur province.Celle-ci rendit jugement le 17 juin 187.3.Des écoles confessionnelles existaient au Nouveau-Brunswick, avant 1867, déclara le haut tribunal; mais ces écoles ne possédaient aucun droit ni privilège légal.La loi des écoles communes de 1871 était constitutionnelle.La minorité ne pouvait donc avoir souffert que des griefs ou dommages appelés en droit: damnum absque injuria, pour lesquels le recours en justice n’extste point.Un seul espoir restait aux opprimés: l’appel au Conseil privé.Le Conseil entendit la cause en 1874.Il la discuta de façon sommaire et brêÿve, ne se donna guère la peine Un peu d'histoire contemporaine.(Suite de la 1ère page) un bon président.11 est très nerveux cependant et réputé pour sa ténacité.Les gens disent qu’il a le bras dur.mais les plus francs admettent volontiers que ce n’est pas sans besoin.Pour réaliser sa promesse faite à Mgr Caroli.Saavedra facilita la création de trois nouveaux diocèses: ceux d’Oruro, de Tarijn et de Potosi.11 faut là-bas l’autorisation du gouvernement pour cela, et ce n’est pas toujours facile à obtenir.Il comprit qu’en envoyant ainsi des évêques dans les parlies lointaines et peu peuplées du pays, il créait des centres de colonisation, d’éducation et de religion.Il ne se trompait pas, et son pays lui doit de la reconnaissance.Il fit don, lui-même, de la crosse et de l’anneau pastoral aux trois nouveaux élus: Nos Seigneurs Font, Loayza et Antezana, ainsi qu’à deux autres évêques sacrés le même jour pour pourvoir à deux sièges laissés vacants par la mort de leur titulaire.La période de l’administration de Saavedra se termina sous un rayon de gloire.Les Boliviens célébraient en 1925, le centenaire de leur indépendance, conquise par le général Sucré, lieutenant de Bolivar.Il y eut de splendides manifestations religieuses et patriotiques, dont la toute première fut le couronnement de la statue séculaire de Notre-Dame de Copacabàna.Je parlerai de ce sanctuaire dans une autre occasion.La foi du peuple avait fait ériger sur les hauteurs qui dominent La Paz — appelées El Alto" — une magnifique statue du Sacré-Coeur.Le 12 août 1925, devant une foule Immense assemblée pour la messe en plein air, Saavedra lut.du ton décidé qui le caractérise, la formule de la consécration officielle de la Bolivie au Divin-Coeur.M.Saavedra a ce fait et maints autres bons actes à son crédit.Ijcs élections suivantes mirent un libéral modéré au pouvoir: M.Si-les.C’est un homme distingué et ami de la paix.Saavedra fut délégué comme représentant de son pays quelque part en Europe.(Ceci est une lactique assez générale pour éviter que les présidents déposés puissent nuire a ceux qui entrent en charge.) Qui maintenant prendra les rênes du pouvoir en Bolivie?Dernièrement, Montés a été rappelé par ses partisans; Saavedra est également de retour nu pays.La lutte est probablement entre les deux.Si Montés l’emporte, et s’il ne s’est pas bonifié en vieillissant, il deviendra facilement le Docteurs, Consultes ! ! ! ETABLISSEMENTS GAIEFE, GAI,LOT & PILON 34, Blvd de Vaugitard — Pari* XVAme Rayons X Diathermies Electrothérapic GALLOIS * CIE 54.Chemin Villon.Lyon (Rhône) Ultra-violet», infra-rouges Lampes «sciatique* pour salles d’opérations et dentistes Electrodes de quartz.Prix et eondttto&ri*# plu» avanta**u* Devis et cataloirues »ur demande Service d’un Insenteur ôlectrlcten-radlologlate.Agence ftnêrale pour 1* Canada: Paul CARDINAUX, D.S.’’PRECISION FRANÇAISE” 3458, st-l>enl* .HA.2357 MONTREAL communautés religieuses, les révérends Pênes Jésuites en tète, pourront préparer leur départ.Les Universitaires, autrement dit, les étudiants — pas plus drôles à La Paz qu’à Lima — appuieront ce gouvernement.N’ont-ils pas écrit une lettre de félicitations à Galles, il y a de cela six ou sept ans, au sujet de ses Méthodes modernes de gouvernement?Ils se sont promis, aussi, de faire sauter le monument du Sacré-Cœur à La Paz, mais cette prouesse leur reste à exécuter.QUELQUES DETAILS SUR LA BOLIVIE La Bolivie possède les trois zones à la fois.Ses plus hautes mofi-tagnes, comme J’illimani qui surmonte La Paz, sont coiffées de neige à perpétuité.Sur ses nombreux plateaux, situés à une altitude considérable, croissent les produits des zones tempérées, et dans les forêts vierges et les vallées de l’intérieur éclosent toutes les fleurs et mûrissent tous les fruits tropicaux.Cependant les moyens de communication entre ces régions si richement dotées, et les grands centres habités, sont inadéquats.Les transports se font encore à dos d’âne, avec des difficultés inouïes, augmentées par les rivières sa,ms pont qu’il faut traverser.Bien que pas très profondes parfois, ces rivières sont sujettes.à centaines saisons, à des crues qui les rendent dangereuses, à ••causer du courant.“Sou vesrt cavalier et monture y perdent la vie.C’est pourquoi les habitants des villes jouissent peu des produits de leur propre pays., et doivent faire venir le .nécessaire de la côte, c’est-à-dire de Lima, d’Antofogasta, de Mollendo ou du Brésil, etc.La cause de cette anomalie a été indiquée.Le gouvernement, toujours surchargé de dépenses, n’a plus suffisamment de ressources pour entreprendre la construction des chemins de fer, sur une si grande étendue.A peine a-t-on réussi dernièrement à relier Sucré —- la capitale— à La Paz, ville la plus importante du pays.Le parlement s'y ouvre, comme (le droit, mais les sessions se continuent souvent à La Paz.à cause des ennuis du voyage.La Bolivie est un pays minier.Ses plus grands centres sont autour des mines, La Paz, Oruro et Potosi.A Potosi, on exploite des mines d’argent depuis bientôt deux siècles, et elles semblent inépuisables.A Oruro, c’est de l’êtain, et une riche mine fut vendue à une corporation chilienne.A cet endroit règne le muîti-millioninoire bolivien Patino, roi de l’étain.A cause de.son influence, il est souvent condamné par ses ennemis politiques à vivre à l’étranger — il préfère les Etats-Unis — mais son avocat.Maître Loavza, protège ses intérêts, et ses gérants administrent ses affaires.II s’est fait construire une luxueuse résidence, un vrai palais, entouré de parcs et de lacs artificiels du style Versailles Dans le département du Béni, région presque inaccessible encore, se fait ^exploitation du hévé, ou arbre à caoutchouc.I/C hévé croît dans l’eau, et il faut en recueillir la sève — comme on fait de l’eau d’érable —mais en se tenant dans l’eau jusqu aux genoux.Ce travail est très malsain et on force les Indiens à l’exécuter, parce que les blancs ne veulent pas s’y astreindre.Ces régions étant isolées et hors de l’atteinte de la justice humaine, il s’y produit des abus déplorables.Un .service de vaehts à moteur électrique assure le Iran,sport du matériel nécessaire à cette exploitation.A l’autre extrémité du pays se trouve le département .de Santa-Cruz où la végétation est exubérante aussi, mais il faut trois semaines de voyagé à dos d’âne pour y parvenir.Le pétrole est si abondant à certains endroits de ce département que la terre en est saturée, et il coule même en petites veines.Mais comment transporter tout le nécessaire à une exploitation en règle, jusque là?Les aéroplanes font un service de voyageurs, mais ce n’est pas pratique pour tout.Ce coin de la Bolivie — et plusieurs autres lieux miniers — sont convoités des Américains qui s’en empareraient volontiers à n’importe quel prix.Mais le gouvernement se défie des étrangers — les “gringos" — comme on nous appelle par là.et refuse de vendre le terrain.U aime mieux le voir inutilisé que d’introduire dans le pays un nouvel élément de discorde, dans la personne de ces puissants capitalistes ou compagnies.Dans la guerre de 1879, la Bolivie perdit la partie de son territoire dit le “Littoral” aboutissant à la mer Pacifique, et le pays se trouve donc sans port prnnre.Ceci lui nuit grandement, T^e Chili lui concède l’usage du port d’Antofogastn en tonte franchise, mais cette question tient les deux pays en relations précaires.C’est un terrain épineux, qui.selon les négociations entreprises par les divers partis politiques.donne ou enlève la popularité.Une autre question délicate, souvent soulevée, est celle de la delimitation des terres entre le département du Chaco et le Paraguay.fes intéressés ne peuvent s’entendre, et il sp produit des rencontres de troupes et des escarmouches de temps à autre.T/an dernier, il v eut des désordres qui faillirent déclencher une guerre véritable.Ce serait un désastre, vu la situation économique du pays.Malgré tant de ressources naturelles, la Bolivie ne peut donc pas progresser rapidement, voire meme normalement, dans de telles conditions.Ce qui, entue temps, avance à grands pas.c’est la propagande étrangère.Si l’achat des grandes terres a été tenu en échec jusqu’ici, les émissaires soviétiques H autres ne sont pas réduits au silence.Ils parcourent le pays eu tous sens et divisent les esprits, en attendant le partage des terres.L’ivraie croit à foison, préparant une surprenante.Il y aurait champs immenses ouverts au zèle des missionnaires, mais reux-ci sont en nombre infime, en égard aux besoins, et il est bien à craindre que ces peuples passent un jour de la lumière de la vérité aux ténèbres de l’erreur ci du mensonge.ambitionnait.(Suite de la troisième page) MM.Crépeau et Terreault dehors de l’hôtel de ville.•— C’est une bonne affaire, déclare un auditeur.M.Tremblay affirme que nous avons voté une pension de $7,500 à M.Crépeau.C’est faux, car c’est le gouvernement de Québec qui doit la lui voter.Deux tunnels En plus de vous procurer les travaux publics dont on vous a parlé, nous avons approché le gouvernement fédéral pour construire deux tunnels sous le canal Lachine.Nous avons obtenu un tiers du coût dë construction pour le tunnel de la rue Wellington, et nous espérons obtenir les mêmes avantages pour le tunnel de la rue Church.Encore des travaux pour cet hiver, au coût de $5,000,000, car ces travaux doivent être exécutés au cours de l’hiver pendant que le canal est vide.M.Trépanier s’indigne L’autre jour au conseil municipal, M.Trépanier était indigne.11 est redevnu le Chatouilleux d’autrefois, et rien qu’à le voir, j’étais ponté à me gratter.Imaginez-vous que nous avions eu l’audace d’ihs-crine le nom du successeur de M.Crépeau .sur l’oroie du jour.M.Trépanier s’est levé pour protester avec force et va conviction qu’on lui connaît.Je lui ai dit Jans le temps qu’il avah déjà vu des choses pires que cell‘-là.Lorsque M.Bro-deijr a préseau pour la première fois au conseil m projet d’aenat de la Montreal Water and Power, l’échevin Trépanier s’est levé et a demandé de suspendre toutes les régies du conseil, même celle qui défendait de suspendre, le tout pour faire passer en cinq minutes un achat de 14 millions de dollars.M.Trépanier, allez donc voir M.Tremblay.Vous êtes faits pour vous enten dre.Maintenant, parlons du Canada.—Chou, la Suce.Pour le “Canada'’ “Cette suce nationale qu’on trouve à chaque page ou presque dans les comptes publics, car quand il n’est pas question du Canada, il s’agit du Journal d’Agriculture qu’on trouve dans la cave du Canada, comme le céleri qui aime l'obscurité pour grandir.Le Canada affirme qu’il n’y avait pas de maison rhal famée, pas de jeu de dé, etc., dans la ville de Montréal avant notre arrivée au pouvoir.C’était l’âge d’or et ces gens vertueux étaient même sur |e point de recommander au clergé de partir pour l’Afrique pour y ouvrir des missions, car la population de Montréal était trop bonne.Mais nous nous souvenons d’tine enquête de la police où il fut prouvé qu’il existait autre chose à part des églises et des chapelles, dans la ville de Montréal, sous l’ancienne administration.Mais le Canada, dams le temps, ne voulait pas d’enquête royale.Aujourd’hui il en demande une.Si le Canada veut absolument une enquête royale, qu’il commence donc par accepter la demande d’enquête royale faite par un juré, sur le département du procureur général, où il trouvera à souhait quelque chose de pourri.Ou’il fasse donc une enquête dans ce département sur la police provinciale qui est si pourrie qu’on s’en va chercher des repris de justice au pénitencier pour en, faire des agents de police chargés de veiller sur .vos intérêts.Le Canada pourrait aussi faire une autre petite enquête sur les travaux au palais de justice de Québec, qui ont duré sept ans et sept quarantaines et qui seraient responsables de l’élévation plus juridique que judicieuse d’un certain ministre.Une autre petite enquête qui s’imposerait serait l’examen des livres de la police provinciale, au temps du chef Lorrain, pour savoir quel était le déficit, l’argent qui a été volé et qui en a profité.Le Canada qui vient nous donner en public des leçons de vertu aurait pu s’aviser de ces petites enquêtes plus tôt.Car on trouve souvent autre chose que des .pupitres dans les comptes publics.La presse et M.Houde Save®-vous pourquoi nous somme^ critiqués dans certains quartiers?C’est parce qu’il n’y a pas un seul journal de n’importe quel genre d’opinion pour nous appuyer.La Presse rapportera bien nos discours assez souvent, mais jamais elle ne fera un éditorial pour nous féliciter de quelque chose.Le Canada nous fait du bien, mais il ne nous défend pas.Le Devoir a de la misère à nous avaler.11 est vrai qu’il est plus difficile que bien d’autres.La Patrie, tant qu’on ne saura pas à qui elle appartient, on ne saura pas s’il faut compter dessus.Pour le “Coglu” — Pour la commodité de nos clients nous venons d’ouvrir à Montréal un DÉPÔT DE PRIMES au numéro 4214, rue St-Denis (angle Rachel), où vous pourrez venir en personne vous procurer des cadeaux utiles en échange des coupons empaquetés avec les tabacs ALOUETTE - RUGBY - VOYAGEUR et autres marques populaires.LA COMPAGNIE B.HOUDE Limitée A noter particulièrement • te» conpons envoyés par poste devront encore être adressé» exclusive* ment à notre Département des Primes.Botte Postale 280.Québec, F.Q.PÉRODEAU 15 ANS COGNAC bien remplie quand il n’y a plus à manger sur la première.J’ai une âme bien simple qu“ vous aurez bien de la misère à résoudre.M.Arcand, et je crains bien que vous ne soyez obligé de revenir manger dans ma main.Mais dans ma paroisse, chez nous, ces procédés-là, s’appellent du chantage.Or je ne chante pas ouand on veut, mais rien que quand ça me niait et je ne chante que pour le peuple.Vous avez pris le parti de M.William Tremblay.Vous voulez qu’il remplace le chef choisi par la population.Si tel est votre but, faites comme moi.Présentez-vous non par une convention secrète, comme celle qui se prépare maintenant pour le 17, avec des délégués choisis à l’avance.Faites comme j’ai fait, appelez la convention ouvertement, au grand jour, et laissez les délégués payer eux-mêmes leurs dépenses.Si les délégués sont obligés de prendre l’argent de quelqu’un, dites-le à la population de cette province.Et voilà notre situation.Pas de journaux pour nous défendre; un gouvernement à Québec qui peut tuer pour rester au pouvoir, puisqu’il engage des bagnards comme détectives.Vraiment la tà^he n’est pas facile.Il ne faut pas que nos fautes soient graves avant qu’on nous les jette à la face.Mais il nous reste quelque chose et c’est de venir devant le peuple et de demander à nos adversaires de nous attaquer carrément, en face, et non dans le dos et dans l'ombre.Là, c'est pourri Mes amis, pensez-vous que 23 hommes pourraient se tenir ensemble à l’hôtel de ville, dans le but de tromper le public?Est-ce que des jeunes gens d’avenir comme Lamarre, Dupuis, Deniers et les autres toléreraient des scandales partout pour l’amour du maire Houde ou de M.Bray, ou de M.Savignac?Non, il n’y a eu aucun scandale.Mais le Canada voudrait bien en avoir un.Mais s’il en veut, il n’a qu’à aller au gouvernement de Québec pour en trouver.Là, c’est pourri.Ils ont des bandits comme agents de police, mais ce ne sont pas les plus dangereux, car les pires sont les bandits inconnus, caches qui emploient les bandits connus.Mais l’avenir me donnera raison et je suis assez jeune pour attendre.Au cours de la dernière campagne, je vous ai dit que nous n’étions ni des phoénix, ni des génies, mais simplement d’honnêtes gens qui voulaient accomplir leur de- Dr J.D.FAQUIN CHIRURGIEN-DENTISTE Synonyme Prix raisonnables Rayons X — Rayons Violets Anesthésie au gaz 1297 St-Denis, coin Ste-Catherine Tél.LAn.8361 voir mieux que leurs prédécesseurs.Nous sommes restés les mêmes et ce n’est pas l’hostilité de la presse qui nous a changés.Nous reviendrons devant le peuple pour lui dire ce que nous avons fait et ce que nous voulons et nous n’hésiterons pas à demander un renouvellement de nos mandats.Je ne parle pas du mien.Car alors si ie suis à Québec, je ne serai pas à Montréal en même temps.La vie politique Vos applaudissements m’ont vivement touché.Les politiciens sont un peu comme de grands enfants qui rient pour peu de chose et pleurent pour encore moins.Ils mangent quand ils peuvent, mais ils font de leur mieux pour notre population.Nous ne vivons la vie de famille que lorsque nous le pouvons.Parfois, quand la bise souffle dans les vitres et que le feu du foyer réchauffe doucement, on aimerait rester an coin du feu, lire, tout près des siens.Mais les exigences de la population nous entraînent au dehors, nous forcent à aller expliquer notre attitude et à nous défendre.Et nous laissons le fover mais quand le peuple nous accueille/ nous encourage, nous applaudit, ça grise et nous oublions nos ennuis et nous sommes heureux.M.Renaud M.Joseph Renaud, député de La-xml, parle ensuite de l’attitude prise par M.Tremblay.11 déclare qu’à titre de député de l’opposition, il ne reconnaît que M.Houde comme chef, et il déplore profondément les déclarations de M.Tremblav, comme injustifiables et malheureuses.M.Renaud fait l’éloge de M.Houde, en qui il reconnaît un véritable chef.Les Métis à Québec Dans Deux-Montagnes La convention libérale dans le comté de Deux-Montagnes aura lieu le 14 octobre, à Sainte-Scholastique.Le Star veut des voies élevées pourvu qu’elles soient dans les parties françaises de la ville.Mais pas à Westmount, ça jamais! Quant au Gogtu, je pense qu’il ne fait pas ça tout seul.Je nie demande comment il vit, où il prend son argent et son inspiration.U y a à peine six mois, ce journal était rempli de caricatures où j’étais le héros: j’écrasais Taschereau par le milieu du corps d’une main, et de l’autre, je secouais Perron, comme ca (et M.Houde faisait le geste amusant de secouer un être imaginaire).Perron était emmanché comme vous Pavez vu.Et maintenant, je moisson i ne vaux rien du tout, et ils veulent là des me changer.“Comment en un plomb vil.l’or pur s’est-il changé”, disait Racine.Comment se fait-il que je ne sois plus rien après avoir été un héros?Mais je donne un avertissement au (ioglu que s’il ne publie pas In source de ses revenus et les motifs de son inspiration .je les nommerai.Qu’ils nous disent où Us prennent leur argent, sinon !e le dirai.M.Arcand.M.Emile Coglu, je n’ai pas plus peur de vous que j’ai peur des moineaux ou de ces êtres qui picorent V/Laalj //jj/Mimm TO V0 A.*' 1 ?! pmy M M / , d f ' ê .y X , / 618.dans une main, puis l’abandon-1 pour chercher une autre main I L’UN des plus Intéressants et en même temps des plus originaux numéro* au programme du Festival du Terroir de Québec, qui s’ouvrira le 18 octobre au Château Frontenac, sera sûrement celui des danseurs Métis de St-Paul-des Métis, Allterta, qui figureront dans plusieurs danses des anciens “voyageurs’’, leurs ancêtres, Ces Métis sont les descendants d’aventuriers français et écossais qui.autrefois, s'établirent dans les prairies immenses alors Inhabitées et qui y firent souche en con- tractant.dea unions avec des Indien- hes.Ije groupe des danseurs Métis, qui viennent à Québec, comprend douze personnes, hommes et femmes, et tous sont fiers de leurs origines et de leur titre de véritables “Canadiens", ! .'esquisse ci-dessus est l’oeuvre de l'artiste anglaise bien connue, Kathleen Slmrkleton : elle représente l’une des Métisses que l'on verra au Festival de Québec et donne une excellente idée du type Issu du mélan-, ge des races européenne eliaflla—t.V * CALENDRIER - VOLUME XXI «— No 136 GDlîKNIllS^I: HCUKC Montréal, «amed.11 octobre 1930 - DEMAIN - Demain: DIMANCHE, 1Z octobre ISM.XVIII Pente.Sol.4e Mint MichaL T T^Tr?T BEAU MAXIMUM ET tfTCTUUM Aujouid'hul maximum SS.Même date l’an dernier 48.Minimum aujourd'hui 39.Même date l’an dernier 40.BAROMETRE Lever 4n loleil, 6 h.11.Coucher du soleil, S h.23.Lever de U lune, 7 h.59.Coucher de U lune, 11 h.30.1 IB\/CBS ¦% Dernier quar.le 1S, a # n.It m.du matin.Pleine lune, le 7, à 2 h.2 m.du soir.M V ¦ m W B \é if JL JLV 10 heure* a.m.30.28.11 heures a.m.30.28.Midi: 30.27.Premier quar.le 29, à 4h.28m.du matin.Nouvelle lune, le 21, A 4 h.54 m.du soir.Le DEVOIR est membre de U “Canadian Press”, de l’“A.B.C.” et de la “C.D.N.A.” Chiffre* fournil par la Maison M -R.ds Meelé, 1810 St-Denis.Montréal.M.Tremblay .la place de M.Houde je I ai enduré pendant deux ans, déclare le maire de Montréal en parlant de son collègue de Maisonneuve, maintenant c’est fini” - Double mandat: président d’un club ouvrier et président de r'Eureka” - “Prouvez-nous jusqu’où notre administration a été néfaste; jusque là taisez-vous” - Suggestion au “Canada” - Avertissement au “Goglu” - Pour le peuple - Renouvellement de mandat l M.Carmillien Houde, chef de reposition provinciale, a répondu, ier soir, aux attarpies lancées jeudi soir nar M.William Tremblav au marché Maisonneuve.Le sous-sol de l’étflise Ste-Cécilp débordait d’une foule sympathique qui a acclamé M.Houde dès son apparition.Un millier de personne n’ont pu trouver place dans la salle et ont dû se contenter d’écouter les discours tels qu'irradiés par 'les haut-parleur* M.Houde avait de l’allant, de l’entrain et de l’humour et il a tenu son auditoire sous le charme pendant une heure.Les antres orateurs étaient: MM.Bruno Gharbonneau, échevin du quartier VMJeray; les commissaires Fortin et Saviffnac et M.J.Renaud, député de Laval.Discours de M.Houde Je tenais à être présent ici ce soir pour plusieurs raisons: la première pour remercier la population de ViHeray des nombreux témoignages de confiance qu’elle m’a accordés jusqu’ici; la seconde pour remercier l’échevin Gharbonneau de son concours si efficace à l’hôtel de ville.Vous avez en lui un représentant des plus dignes, des plus nobles, et il mérite votre confiance.Le troisième raison, dit en riant M.Houde.La foule mise en joie par le sujet qu’elle attendait avec impatience, éclate de rire et applaudit.— Donnes-y, crie un auditeur rempli d’une vive allégresse.“Je vois, dit M.Houde, que toute la foule la présume (la troisième raison), que dis-je, la connaît déjà.J’ai voulu, après certaines attaques toute récentes, vous montrer cet archi-oriminel qui a déchaîné les foudres de M.Tremblay.Ce criminel, c’est moi, votre humble serviteur, qui dans l’espace de six mois de héros public qu’il était est devenu un être dangereux, un être impossible, un homme que M.Tremblav refuse de suivre dans la vie publique.Jusqu’à aujourd’hui j’ai été suffisamment le souffre-douleurs de mon bon ami M.Tremblay, pour me permettre que j’en fasse un peu mon souffre-douleurs ce soir.— €hou Tremblay, crient les auditeurs avec un visible enthousiasme.“D'ailleurs, ma vengeance m’est particulièrement douce, car il a reçu des compliments du Canada, cette suce nationale.Je le répète, ia vengeance est douce et j'en ?oûte la douceur en lisant les compliments que le Canada a décernés à M.Tremblay.“Une autre vengeance a été d’ap-irenrire que les fauteurs de discorde d’Hochelaga qui ont failli tuer des amis de M.Tremblay, et M.Tremlbay lui-même il n’y a pas si longtemps, étaient là hier soir pour l’applaudir à tours de bras.Tl s’est plaint que le chef Langevin n'avait pas rempli son devoir lorsqu’il n'arrêtait p>asmceux qui avaient causé du troublo à son assemblée du printemps dernier.M us comment le chef Langevin peut-il les arrêter dors qu'ils applaudissent M.Tremblay?Ca ne se fait nas et il n’y a pas deux poids et deux mesures.Dn ne peut 'lev arrêter pour avoir voulu tuer M.Tremblay alors qu’Ms l’applaudissent.A partir de mainte-fiant, c’est à lui de les nrotèger.Farceur?M.Tremblay m’a demandé hier soir, de me retirer.Farceur! Lorsque j’étais employé autrefois à la Banque d’Hochelaga.je suis parti dans l’espoir d’améliorer mon sort, mais je suis parti content, de moi-même, sans m’en prendre aux autres.M.Tremblay, si vous n’êtes pas satisfait de moi et de mes amis dans la vie publique, si vous n’è-les pas content, allcz-vous-en, mais ne venez pas nous demander à nous qui sommes satisfaits de noire sort de nous en aller pour vous faire plaisir.Quoi! Je me retirerais après avoir été choisi unanimement par une convention régulière de toute la province comme chef d’opposition?M.Tremblav le veut, mais les 1000 délégués de la convention ne le veulent pas.Et puis il y a 83,000 électeurs de Montréal qui, le printemps dernier, m’ont demandé de rester.Je l’ai déjà dit et je le répète, je n’ai qu’un seul mandat, faire déguerpir la clique des exploiteurs partout où ils se trouvent.Parfois, si je reste à Montréal plus longtemps qu’il ne le faudrait, c’est parce qu’ils sont rendus à Montréal.De même, si dimanche ie vais à Lotiiseville.dans la province, c'est parce qu’ils sont rendus ailleurs.Je veux les chasser de la province partout où ils se trouveront.La mine “Eurêka” "M.Tremblav a parlé du double mandat.Mais à mon avis, le double mandat le plus faux, le plus perfide qui sol», c’est celui de M.Tremblay, président d'un club ou- vrier et président de la comoagnie de mine Eureka en faillite.Et ie le sais et mes collègues aussi, car on en a des parts là-dedans.Avant de nous quitter, M.Tremblay-devrait bien nous les racheter.“A la dernière session.M.Taschereau.— Hareng boucané, ponctue un électeur.M.Taschereau reprochait à M.Tremblay d’être conservateur et d’avoir ses amis dans le parti conservateur fédéral.Vous auriez dû voir M.Tremblay protester et avec quelle indignation, qu’il n’était conservateur nulle part.Mais voilà qu’à une assemblée d’un chef conservateur fédéral.M.Tremblav préside et que le lendemain il me reproche d’avoir été absent ce jour-là et de n’avoir point présidé.Il se défendait à Québec d’être conservateur et il condamne ceux qui n’assistent pas aux assemblées conservatrices.“M.Tremblay a une imagination à lui.Pendant deux ans il m’a dénoncé, et depuis ce temps je l’endure.Je l’ai assez enduré pendant deux ans.Maintenant c’est fini.Je demande pardon à mes collègues et je ne l’endurerai pas plus longtemps.Historique “Je vais vous raconter Thistori-que de mes relations avec M.Tremblay.En 1927, je présidais la convention conservatrice de Maisonneuve pour le choix d’un candidat à l'élection provinciale.M.Alfred Mathieu, mon collègue du comité exécutif, me suppliait d’aider de tout mon pouvoir M.Tremblay, pour le faire choisir candidat officiel de l’opposition.Je me suis rendu à sa demande; je l’ai aidé et j’ai demandé à mes amis de l’aider, malgré qu’il ne fut pas reconnu comme conservateur, mais à titre d’ouvrier.Il a été choisi à la nomination et avec l’appui de mes amis, il a été élu.Un peu plus tard, je me présente à la mairie, et j’en fais part à M.Tremblay.Or M.Tremblay a fait des siennes pour m’empêcher de me présenter, afin de pouvoir se présenter lui-même.Il a réuni ses amis et m’a demandé de me retirer en sa faveur.Plus tard, il s’est agi de choisir un chef d’opposition.M.Tremblav a encore fait la même chose.Tl voulait être choisi à ma place.Je ne l’en blâme pas, d’ailleurs, car tout homme a droit à ses ambitions.Mais aux dernières élections municipales, M.Tremblay voulait se présenter dans Hochelaga, pourvu qu’il fût président du comité exécutif.Ainsi donc sa tactique d’hier n’est que la confirmation de ce que j’ai toujours pensé.Il avait le regret de voir un autre occuper les fonctions qu’il voulait avoir lui-même.Et lorsqu’il parle de l’administration municipale néfaste, c’est un soufflet non mérité appliqué à son meilleur ami, M.Mathieu, lui qui l’a mis au monde politique alors que je le tenais sur les fonts baptismaux.Lucifer Mais on trouve un cas semblable avant la création du monde.Il y avait alors dans les cieux le plus beau des anges et si merveilleuse était sa beauté qu’elle rayonnait dans les sphères célestes.Lucifer était le chef des Séraphins; les Archanges et les Chérubins lui obéissaient.Il était tout de lumière et de clarté immortelle; ses ailes étaient transparentes et quand il s’envolait elles glissaient sans bruit dans les célestes espaces.Il était le premier après son maître et tout lui obéissait.Mais un jour il se présenta devant le Maître, qui lui dit: — “Tu es le plus beau des anges, et tu commandes aux cohortes célestes, que veux-tu de plus?Lit Lucifer répondit: Ta place.Et M.Houde mit dans le mot “Ta place!!” une telle expression d’arrivisme tout matériel, que l’auditoire fut secoué par un rire fou qui convulsait les faces hilarantes.Et M.Houde termina ainsi le récit: “Et le maître souverain de répondre: Chez le Diable! Enthousiasmé, un auditeur s'écria: Tremblay, y en mange du sIph k! M.Houde.— Oui du steak de Rosenfieldt “M.Tremblay s’est proclamé hier soir le sauveur exclusif des droits du peuple.C’est un intermède dans sa chute du ciel chez le diable.Mais s’il avait pensé à sauver les fonds des actionnaires de la mine Eureka, il aurait été un sauveur parfait.M.Tremblay sait parfaitement que j’ai réclamé en Chambre une législation sociale plus parfaite plus appropriée aux besoins du peuple, une meilleure loi des accidents du travail qui ne ferait pas des parias, des hommes qui.à 40 ans ou plus, ne peuvent plus trouver d’ouvrage à cause de l'attitude des j compagnies d’assurance.Car les; restrictions des compagnies sont telles que l’employeur pour payer moins cher, se choisit une main-d’oeuvre plus jeune et moins coûteuse en cas d’accidents.Et c’était alors avant que M.Tremblay fût en Chambre.D’ailleurs, ne croyez pas que si M.Tremblay nous quitte il ne nous reste plus de représentant de l’ouvrier dans nos rangs.Car il reste M.Aimé Guertin, de Hull, un jeune homme de 30 ans, qui, par ses lectures, sa propre expérience, a acquis une profonde connaissance des problèmes sociaux et ouvriers.Il est en Chambre le plus fier revendicateur de vos droits et de vos privilèges.Ainsi donc, de ce côté il n’y a rien de perdu.M.Tremblay dit que notre administration est la plus néfaste qu’il ait encore vue à l’hôtel de ville.Je me demande de quel côté il regardait quand il a dit ça.—- Il regardait le Canada, la suce, crie un auditeur.Défi M.Tremblay, je vous somme ce soir de nous dire où, quand et comment notre administration a été néfaste.Et vous devrez ou cesser vos insinuations ou dire à la population en quoi l’administration a été néfaste.Quand vous serez prêt, dites-le nous.Jusque là, taisez-vous.Le peuple est confiant.Nous n’avons pas commis des scandales, nous n’avons pas fait payer à la ville de Montréal, $5,000,000 qu’elle ne devait pas payer.Et nous combattrons le groupe des gros intérêts «tu C.N.R.jusqu’à la dernière limite, pour les empêcher de s’emparer de notre ville et d’imposer à la population de Montréal des voies élevées au détriment de nos concitoyens.J’aime la population de ma ville, et pourquoi ne l’aimerais-je pas, elle qui m’a tout donné ce que j’ai?Pourquoi voudrais-je la tromper?— Envoyé, Camillien, envoyé! s’écrie un auditeur.Un autre auditeur affirme à ce moment qu'il aurait vendu un radio à M.Tremblay et n’aurait pas encore été payé.— Allez-y, conseille M.Houde, vous aurez des parts de mine.Sans doute tout n’est pas parfait à l’hôtel de ville.Mais il faut bien tenir compte que nous avons pris un régime pourri, archi-pourri, complètement pourri, pourri d’un bout à l’autre.Nous ne pouvons tout réparer en six mois et ce n’est pas l’échevin Trépanier qui va nous aider à le régénérer .“On dit dans certains quartiers que celui-ci est mauvais, qu’un autre ne vaut rien.Qu’on porte donc des accusations véridiques, appuyées sur des faits, et on y verra.Je ne tiens pas plus à mes amis politiques qui vont de travers qu’à mes ennemis.Et d’ailleurs je n’ai aucun intérêt à faire le contraire, car vous m’en tiendriez responsable et vous auriez raison.Il est vrai que nous ne pouvons tout refaire en six mois.Mais vous n’avez pas vu de scandales depuis la nouvelle administration, vos poches ne sont pas dégarnies.Vous ne nous avez pas vus gaspiller $5,000,000 de l’argent de la ville.Et nous avons exécuté en six mois pour $8,000,000 de travaux pour remédier au chômage.Quand avez-vous vu une administration faire autant en si peu de temps?Certes nous ne fuirons pas nos responsabilités et cet hiver, les gens qui n’ont pas à manger, mangeront quand même.Car ce n’est pas en niant la crise de chômage, comme fait M.Taschereau, que nous y apporterons une solution.M.Taschereau, vous êtes né avec une cuillère d’argent dans la bouche.Vous avez été élevé dans un beau berceau d'osier avec un beau ciel de lit pour bercer vos premiers efforts et calmer vos premiers vagissements.Mais le peuple souffre, et que M.Taschereau le nie ou non, il continue à souffrir.Et nous allons alléger ses souffrances, à Montréal, et avant peu à Québec.“Je suis déjà un criminel aux yeux de M.Tremblay, mais j’ai un autre crime à vous exposer.I! est si horrible que je devrais aller, un sac de cendres sur l’épaule, à la porte de l’église pendant que les fidèles pénètrent.Nous avons mis (Suite à la deuxième page) La découverte de 125 “slot machines'" Le capitaine Vaillanoourt qui était à la recherche de “slot machines” depuis quelque temps, a fini par apprendre qu’elles avaient été entreposées chez un gros entreposeur.Chez ce dernier, le capitaine Vaillancourt a appris que, par crainte des activités du département de police, le propriétaire avait jugé plus prudent de les expédier à la campagne., Le capitaine Vail-lancourt avertira la police provinciale et donnera le nom du propriétaire.Il s’agit de 125 “slot machines.” Viennent d'arriver L'Almanach du Pèlerin (128 paget) formai 7 x 10, illustrations en 2 couleurs.15 sons franco.Mon Almanach (96 pages) format 5x7 (Illustré).10 sous franco.Service de la librairie dn Dc- voir.La part de Québec LE MJNLSTRe'fEDERAL DU TRAVAIL OFFRE $2,850,000 A LA PROVINCE DE QUEBEC DANS ' LE PARTAGE DES $12,000,000 D’OTTAWA POUR LE CHOMAGE.LA PROVINCE POURRA, EN OUTRE, PARTICIPER AU FONDS DE $4,000,000 EN SECOURS IMMEDIATS Ottawa, 11.(S.P.C.) Le sénateur Robertson, ministre du travail, offre au Québec $2,850,000 comme part de celte province dans le partage des $12,000,000 que le gouvernement fédéral a décidé d’affecter à des travaux publics pour l’atténuation du chômage.Québec pourra en outre participer au fonds de $4,-000,000 que Je gouvernement fédéral a décidé d’affecter aux cas de “secours immédiats".M.Robertson a fait cette offre au cours d’une conférence avec le ministre des travaux publics de Québec, M.J.-H.Francocur, hier après-midi.Il parait que M.Francoeur a dit au cours de la conférence qu’il comprend maintenant le projet du gouvernement fédéral pour l’atténuation du chômage et qu’à son point de vue ce plan est acceptable.Il a exprimé le désir de soumettre cette offre de $2,850,000 à ses collègues et est parti pour .Québec à cette fin.LA SASKATCHEWAN SIGNE Au début de l'après-midi, deux représentants de la Saskatchewan, M.M.A.Macpherson, procureur général,‘et M.J.-A.Merkley, ministre des chemins de fer, du travail et de l’industrie, et le sénateur Robertson, agissant comme représentant du gouvernement fédéral, on signé une entente en vertu de laquelle la Saskatchewan recevra $1,000,0000 du fonds affecté à des travaux publics pour l’atténuation du chômage, plus $500,000 pour secours immédiats dans les régions affectées par la sécheresse.Dans une interview conjointe, MM.Macpherson et Merkley ont fait observer que la situation des affaires n’est pas brillante en Saskatchewan mais que le peuple de cette province envisage l’ayenir avec confiance.Ils ont dit que le peuple de leur province, sans distinction de partis, suit avec un profond intérêt les efforts que M.Bennett fait à Londres pour assurer la vente du blé canadien.Quels que soient les résultats de la conférence de Ix>n-dres, ont-ils ajouté, nos agriculteurs auront appris, au cours de cette période «ie dépression, la nécessité d’équilibrer leur programme de production agricole et de s’occuper davantage «le l’industrie laitière et des autres branches de production agricole.______________ Pour Sainte-Justine LA JOURNEE DU DOLLAR AURA LIEU LE 20 OCTOBRE Les dames patronnesses de l’Hôpital Sainte-Justine se sont réunies, hier après-midi, sous la présidence de Mme George Kent, en vue de préparer la campagne annuelle à un dollar.Le R.P.Roy, curé de Saint-Viateur, et M.L.Bouhier, curé de Notre-Dame, assistaient à cette réunion qui eut lieu à l’hôpital même.On a fixé au 20 octobre la journée du dollar et l’on espère égaler, sinon dépasser, les résultats obtenus les années précédentes.Les membres du clergé présents ont promis de faire tout en leur possible pour encourager l’oeuvre.Une brochure contenant d’inlé-ressantes statistiques a été distribuée au cours de l’assemblée.L’hôpital, d’après ces statistiques, a continuellement progressé mais il a maintenant besoin d’une somme de $85,708 pour rencontrer ses obligations.La journée du 20 octobre aura pour but de recueillir cette somme.II y a encore cinq salles qui ne sont pas ouvertes, faute de fonds, à l’hôpital Sainte-Justine.Les gardes-malades ont servi une collation après l'assemblée.Le comité en charge de la journée à un dollar se compose comme suit: Mme Beaudry-Leman, présidente, Mme George Kenl, vice-présidente, Mlle Gertrude Karch, secrétoire, Mlle K.Rolland, trésorière, Mlle Mimi Beaubien et Mlle Annette Doré, publicistes._ Blessés par un auto Mme A.Chiasson, 7872, rue de Gaspé, a été blessée, hier après-midi, à l’angle de la rue Gounod et du boulevard Saint-Laurent, alors qu’elle revenait du parc Jarry en compagnie de son mari et de ses deux jeunes enfants.La mère et l’un de ses enfants, Lilian, 3 ans, ont été envoyés à l’hôpital Général pour traitement.Jacqueline, deux ans, a été envoyée à l’hôpital Sainte-Justine, où l’on craint pour ses jours.Elle souffre d’une fracture du crâné et de blessures internes.On a appris que Mme Chiasson et son mari, le constable Chiasson, du poste de police de la rue Jarry, avaient passé l’après-midi au parc Jarry et rehnirnaient chez eux lors-«jue l’accident est arrivé.Le constable était en avant avec un bébé dan% une voiturette lorsque l’accident s'est produit.La mère et les deux enfants furent frappés par une automobile.Un impair M.Aldérlc Blaln, député de Horion.interrogé sur les déclarations de M.William Tremblay, député de Maisonneuve, estime qu’elles sont malheureuses.“C’est, dit-il, un impair, à tous points de vue, que je considère un suicide.” Au Brésil LES TROUPES FEDERALES PRENNENT UNE VILLE IMPORTANTE — APPEL DU PRESIDENT Rio de Janeiro, 11.(S.P.A.) — On annonçait il y a quelques heures que les troupes fédérales avaient pris l’importante ville de Barbaee-na et qu’elles marchaient sur Bello Horizonte, capitale de l'Etat de Minas Geraes.«£• tjç Rio de Janeiro, 11.(S.P.A.) U y a quelques heures, 1 classe A.Ce changement ' la constitution serait sage; il n’est nas logique de faire des équipes de 8 dans un eclasse où les joueurs sont forcément plus rares que dans les autres, alors que pour les autres classes les équines sont de 6.Et si cette aunnit e" vont- effet jusqu’à l’an dernier d’empêcher plusieurs bons joueurs d’entrer dans la lutte pour le championnat inter-clubs de La ville, cette raison ne vaut plus maintenant que nous avons quatre équipes A.Et puisque nous avons dit que M.Brisebois jouera pour le Foyer, allons-y d’une indiscrétion additionnelle, et disons que M.le coroner Prince, rédacteur de la chronique d’échecs de la Patrie, jouera à la première table de l’émiipe B du Foyer durant la prochaine saison.La ligue compte sept clubs dûment enregistrés à date: le Montréal, le Foyer, 1’Harm ont a, le Téléphone, riberville, le Sun Life et le Y.M.H.A.Les rencontres interclubs comenceront vers la fin d’octobre.Le secrétaire donna lecture de deux lettres venant du champion du monde Alekhine et du maître L.Steiner manifestant le désir de venir à Montréal, donner des séances de parties simultanées; peut-être aurons-nous l’avantage de recevoir la visite de ces deux maîtres.Le champion du Canada, M Maurice Fox, sera probablement invité par la ligue d’une manière officielle à donner lut-inêrrçe une séance de parties simultanées pour le bénéfice des nombreux amateurs montréalais.M.Fox, bien que n’étant pas officiellement reconnu maître, possède toutes les qualifications requises pour l’être s’étant classé troisièr* au tournoi des maîtres tenu à Bradley Beach, l’an dernier, avant le champion des Etats-Unis, F.Marshall.Ÿ Tournoi de Scarborough; PARTIE FRANÇAISE C.Ahues A.Rubinstein 1.é4, éC; 2.d4, d5; 3.éxd, éxd; 4.Fd3, Fd6; 5.Cé2.Cé7; 6.0-0, 0-0; 7.Cg3, Cd7; 8.Cc3, c6; 9.Ccé2, Dc7; 10.f4, f5; 11.b3, Cf6; 12.c4, Dd8; 13.a3, Fé6; 14.Rhl, Cé4; 15.Dél.Rh8; 16, Cgi, Cg8; 17.PETITES AFFICHES - Tarif - TOÜTXS DKUANDES - location», maison*, chambre» magasin», etc.—A vendra.Perdu.Trouvé, etc.— 1 «ou le mot, minimum 39 eoue.— La même annoncer, uu «nota, ramies de !0 et les noirs perdirent.PD DEFENSE NIMZOWTTCH 11.Rubinstein IV.Winter 1.P4D, C.3FR; 2.P4FD, P3R; 3.C3FD, F5C: 4.P3R, FxC; 5.PxF, P3CD; 6.F3D, F2C; 7.P3F, 0-0; 8.C2B, P3D; 9.P4R, CD2D; 10.0-0, P4FD; 11.F3R, T1F; 12.C3C, T2F; 13.D2R.Tl F; 14.P4F, P3T; 15.T 1)1 F, CIR; 16.P5R.P4F; 17.TB II ), PxPD; 18.PFxF, PxP; 19.PDxP, C4F; 20.F2FI), C2C; 21.F4T, FxP; 22.TxF, TxF; 23.F7D, Abandonnent.•ff PROBLEMES W.-J.BAIRD Chess amateur Ville Saint-Laurent, entre le Bureau de Poste et 1» Côte de la Vertu: 20,000 pieds de terrain, don.a000 Boulevard MonK et 15,000.Avenue Ouimet.Site idéal pou» garage, entrepôt, cloa.etc.K.-O Crépeau 1422 Visitation, Tél.CHerrler 77M ou BY-water OOCO tJiA Avis légaux Dame CHRISTINA COLLINS veuve de feu JOHN COLLINS, en son vivant de la ville de Seattle, dans l'Etat de WaaMngtoa, un des Etata-TTnls d'Amérique.et JACKSON T.HAMMOND, dee cité et district de Montréal, et HENRY C OROAN.de la même place, en sa qualité de gardien de la succession dudit JACKSON T.HAMMOND, en banqueroute, ___ _ Défendeur* et TEUSSPHORE BRASSARD, des cité et district de Montréal, en sa qualité de Régts-trateur de la Division d'Enregtstrement de Montréal, Ml»-en-cause Province de Québec District de Montréal No C-88494 Cour Supérieure Du me ROSAMUND CELIA LITTLKépou-se de CLARENCE ARTHUR TUCKER, résidant à 8t-Vincent-de-Paul, dans le district de Montréal, dûment autorisée A ester en justice.^ Demanderesse ledit CLARENCE ARTHUR TUCKER Défendeur.Une action en séparation de .corps a été Instituée en cette cause le 15 Juillet 19J0.Montréal, le 9 octobre 1930 FOSTER.PLACE.HACKETT.MULVENA, HACKETT Si FOSTER, Procureur» de la demanderesse.La défenderesse Dame Christina Collin» est, par les présentes, requise de comparaître d’ici un mots.Montréal, le 10 octobre 1930.FOSTER.PLACE.HACKETT.________ MULVENA, HACKETT & FOSTER Procureur» de la demanderesse.J.-M.-Q.LAMOUREUX.Dép.P.C.a.Province de Québec District de Montréal No 27632 Cour de Circuit FRONTENAC OIL REFINERIES LIMI TED.un ayant sa r— - cité et district de Montréal, corps politique et Incorporé principale place d'affaires au» va Demanderesse F.E.WILLIAMS, autrefois des cité et district de Montréal, et maintenant d« lieux inconnus, Défendeur.Le défendeur est, par le* présente», re qui» de comparaître d'ici un mot».Montréal, le 10 octobre 1930 FOSTER PLACE, HACKETT.Min.,VENA.HACKETT «t FOSTER, Procureurs de la demanderesse H RIVEST.Dép.O.C, C Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS fâ.11 i il i H m m ill m.M//////* V///////; W/Æ/j Ætfo 'jc'À- ÆÊê.H.Labrecque, I.O.O.Papineau, I.O.et Arpenteur.M.Cailloux.I.O.Les Ingénieur» Associés LIMITEE INGENIEURS CONSEILS Béton armé - Arpentage — Expertise EDIFICE THEMIS 14, (t-Jacques ouest — H Arbour 0*91 MONTREAL 1, Cd5 et Mat au coup suivant.P.OSBORN ml m Wfflt W/?# m, m, m.BL J* !§I „ ¦ s mm.Raymond Beausoleil I.C.Spécialité : COMBUSTION CHAUFFAGE INDUSTRIEL BT DOMESTIQUE- INSTITUTIONa HOPITAUX — CONCIERGERIES 132, ru* St-Jacques O.HA.1841 Chambre IM BREVETS D'INVENTION ALBERT FOURNIER QtllRuc STI ( ATHiniNt EST «-«! O FWV vu ¦ ^a.*_ AVOCATS BERTRAND, GUERIN GOUDRAULT Cr CARNEAU AVOCATS ET PROCUREURS Imm.1ns.Exéh, 276 oueat, me Kt-Jacquas Ernest Bertrand.C.R., Substitut Senior du Procureur Général, r -E Guérin C.R.Maur.Goudrault.C.R aumuTo oarnea.M.h.L.Hon-N.tlarccau.L T5FR et mal au coup suivant.A.-J.BERMUTEZ Argentine Tourney Aldêrte Blaln, LJL., L„ M.A.L.Roger Pinard.L.L.L.BLALN & PINARD AVOCATS Imm.Dniuth, chambre 2* 81, me Notre-Dame ouest LAli.«If* Montréal m mm .wm.jyi *i mm U: M w, ÉêüW m mm m m um m m i ¦ RLIpr & b pÎÉHb8 5 V) 'f*!': Jacques Cartier, T,.n.x.Tél.LA».1208 I Jean-Victor Cartier, LIi.L.L.J.Barcelo.L.I>.B.J.-Eugène Rivard, L.L.L.Cartier, Barcelo & Rivunî avocat» Chambre no, «•Tramway» Bldg" 159 ouest, rue Craig - Montréal 1.Ceô et mat au coup suivant.U.-Puul SAURIOL Maurice Dupré, L.L.L.C.R.AVOCAT ET PROCUREUR DE L’ETUDE «tzpatrtck.Dupré, Gagnon et Pareni Immeuble Morin m COTE DE LA MONTAGNE Téléphones: 21* et 21* QUEBEC____________ pagande habile et acharnée de l’Allemagne en faveur de l’inventeur Rudolf Diesel, né, élevé, instruit à Paris.Le premier homme qui ait réalisé le moteur ù combustion avec introduction du combustible dans l’air comprimé est un Français nommé Gardie.D’autre part, il n’y a absolument rien de commun entre les moteurs dits Diesel construits aujourd’hui et les revendications fondamentales des brevets Diesel de 1892.Nous ne savons pas honorer nos grands hommes: même pour le cycle actuel de Beau de Hochas, ingénieur français, on parle toujours à l’étranger du cycle Otto.Or, l’antériorité de Beau de Rochas, qui a réduit à nullité les revendications postérieures, a été proclamée par un tribunal allemand.Nous avons donc tout ce qu’il faut pour notre propagande, mais nous ne savons pas nous en servir.Il y a au ministère des Affaires étrangères un service de propagande qui considère avoir fait son devoir quand il a envoyé en Amérique nos comédiens.nos conférenciers ou un joueur de tennis.C’est quelque chose; ce n’est pas tout.Quoi de surprenant si, dans le monde, en dépit d’une oeuvre prodigieuse, les Français prennent toujours figure d’amusants bavards?Qu’on veuille bien excuser cette parenthèse.J’énumère les avantages du cycle Diesel.Hé! oui, Je continue à dire “Diesel”, parce que je suis impuissant à rétablir la vérité.lo Pas d’équipement électrique fmagnétos, bougies, distributeurs et fils, etc.).2o Economie marquée, 35 pour cent en moins en poids, et d\in carburant qui coûte bon marché.Tout compte fait, le cheval-heure avec Diesel ne coûte guère plus d’un quart de prix du cheval-heure avec essence de tourisme suivant Revue Musicale Radiophonique du Pacifique Canadien ST-GERMAIN & ST-GERM At N AVOCAT» Té!.HArh.9H6-9ÎI7 - 10 St-Jacqoee B.P.Bt-Germaln, Li.L.C.R.Jean St-Oermaln, L.L .B.1 m mmm '>?¦ m m m M %.'l! %- m Anatole Vanler O R Guy Vanlw.O R VAN 1ER & VAN1ER AVGCSTS 87 on est, rue Saint-Jacques Tél.HArbour 2*41 MARION «TmARION U0» ,n COMPTABLES P.A.GAGNON Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 Ouest rue Craig Téléphone : HArbour 5990 LARTJE & TRUDEL COMPABl.ES AGRftltS CHARTER KD ACXWtlNTAVTS Oufbw Mort trial êÛ.t'P.I*Ru».C.A.Eu*rftM> TrutM, C.A.J.R ilirid Boulet, c.A, Mauri c* ChartrÀ, O, A.A.Ed}>!« Brauvau C, A.Dartd Robillard, O.A.Maunee Bouûn^ar, C.À.jean-Paul Qautliiur, Q LAKUB TRUDKl A PICHEK JSynrliea et Liquidateur» TéWrhooe: HArbour 2SSS .Oofbeo MnntrAal toil.Hanau» Canadienne 721, Edif.tnauram Nationale Exchange s 1.rue St-PiMT».ÏT8, St-Jacques S NOTAIRE Tél.HArbour 6390 mct.Paine, mu NOTAIRE 266, rua Saint-Jacques, Oue»l Suite 241 Montréal ENCADREURS Morency Frères, Limitée 458 Ste-Catherine E.HAr.6894 Encadrement — Dorure — Matériel d’artlitea.Tél.: HA.9116-9117 FALL VIAU» L.L.B.AVOCAT Ch.20 — 10, rue St-Jacque* Eat, MONTREAL Avex-vous besoin de bons livres?Adressex-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: HArbour 1241* Choix d'oeuvre» canadienne*, tableaux, Miut-fortea.gravures sur bol*, etc.EBENISTES-REMBOURREURS KUINI8IES-REMBOURREURS Louis PISTONO & Cie Atelier artletlque d'ameublement# et d'ébénisterte dTart.Meuble» de «tylsa.Fabrication de meuble* de tous genres sur commande, aine) que reparations d» toute* sorte», «16, RUE ST-DENIS - MONTREAL Tél.BElalr 67S* REMBOURREUR — MATELASSIER Maison Boyer SPECIALITES: Meubles et matelas tur commande ainsi que réparation».Estimés gratuits sur demande.5043-47 ST-DENIS : MONTREAL Tél.BE.8328 =¦ LES radtophlle» canadien* auront l’occasion, œt hiver, d'entendre de* audition* musicale* d'un genre tout & fait nouveau et préæntée* nous une forme originale chaque lundi *olr.de 9 à 9.30 heure*, sou» la rubrique “Melody Mike's Mu*ic Shop".Ce* concert* seront Irradiés sur tout le système radiophonique transcontinental de* Télégraphe* du Pacifique Canadien.Comme on le volt «ur la gravure ci-dessus.“Melody Mille” eat un Irlandais typique qui possède un tnagaaln de ttitiNlque à un point divisionnaire Imaglr tiro »ffra 01 .BO Kt Rafaa
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