Le devoir, 3 février 1912, samedi 3 février 1912
V » À Y t \ \ y i / ! ?# r TROISIEME ANNEE—No.28 MONTREAL.SAMEDI 3 FEVRIER.1912 UN SOU LE NUMEru ABONNEMENTS: Edition Quotidienne: CANADA BT ETATS-UNIS.93 00 UNION POSTALE.$&00 Edition Hebdomadaire : CANADA .91.00 ETATS-UNIS.» 91 50 UNION POSTALE $2.00 DEVOIR Rédaction et AdminiftratioBM 7 U RUE SAINT-JACQUES MONr REAL.(A TELEPHOx ADMINIST?P REDACTION • v : Man 7461 *M60 Direcfteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! POUR L'UNION Ainsi que le Devoir l'annonçait hier, les Aeadiens tiendront à Bouetoiuîhe, tes 16 et 17 juillet prochain, leur second congrès pédagogique.On sait que le premier, qui se réunit Tan dernier à Saint-Louis de Kent, obtint un succès considérable.Tous ceux de uos amis qui y ont assisté en ont gardé le plus vivant souvenir.Comme Tan dernier, les Aeadiens ont invité à ce congrès un certain nombre de Canadiens-français.On nous annonçait en même tem-ps qu'une grande société canadienne-fraucaise se propose de souscrire au monument que les anciens élèves du Père Lefebvre veulent élever à sa mémoire.Il faut accueillir avec une joie particulière tous ces témoignages de plus cordiales et plus intimes relations.Mgr Roy le disait Tautre soir, au Monument National : La province de Québec n’a pas toujours fait tout son devoir envers les groupes français des autres provinces et des Etats-Unis.D'autre part—et nous avons récemment publié à ce propos un document fort significatif—il existe dans certains milieux français de l’extérieur un sentiment d’amertume et de méfiance à notre endroit.Il faut dissiper ce malaise.Nous aurons tous ensemble à repousser de tels assauts que nous avons le strict devoir de ne laisser perdre aucune de nos forces.Le meilleur remède à tous les malentendus—entre braves gens— c est de se mieux (Connaître, et voilà pourquoi nous insistons si fortement.sur la nécessité de créer entre tous las groupes français des relations constantes.Dans la mesure où nous le pouvons, nous favoriserons énergiquement ce mouvement.» Nous avons donné aux affaires de T'Ontario, par exemple, une large publicité.Que nos amis de cette province, que nos amis de tous les groupes franco-américains sachent bien que nous sommes à leur service.Par-dessus toutes les querelles politiques ,ou personnelles, par-dessus les frontières même—et sans que personne puisse s’en offusquer— nous avons des intérêts communs qu'il faut sauvegarder.Sachons ne pas l’oublier./ Orner HEROUX.LETTRE DE QUÉBEC LA CHAMBRE PRESQUE DESERTE.— ON DEPOSE DES “BILLS".___ L’INCIDENT AU SUJET.DE L’“ACTION SOCIALE”.— LAVERGNE NI PEUREUX, NI DELOYAL.— LA REMUNERATION DES JURES.— M.GOUIN N’AIME PAS LES NATIONALISTES (!) — .CHEQUES ET SUBVENTIONS.— LE VOYAGE DE M.GOUIN DANS LE NORD.— PETITE PASSE D’ARME, — M.MERCIER ZELE POUR LES.SIENS.Québec, 2.— Très maigre assistance, aujourd'hui.M.xTessier soumet un bill pour défiinir les pouvoirs des margufilers de la Longue-Pointe iau sujet d’un emprunt.M.Taschereau soumet le bill pour ratifier la vente des ponts Viau et Lachapelle.Le ministre annonce que le prix de $140,000 payé pour ees ponts fait disparaître le péage sur une distance de 17 milles.Le premier ministre dépose un bill pour abolir les frais dans les clauses de moins de $25.M.Robert soumet un projet de loi pour réduire à deux le nombre des licences dans Marieville.M.Taschereau ranime de nouveau l’incident d’avant-hier pour se plaindre du rapport de ‘D’Action Sociale” qu’il accuse de mauvaise foi à l'égard des députés libéraux.M.(Jousineau en profite pour déclarer 1o que le document imprimé est fait d’une façon ridicule, toutes les pièces étant mêlées; 2o que, bien que les pièces qu’il a mentionnées Tautre jour se trouvent dans le document imprimé, mais non à la place qu’elles de-vraiom occuper, il manque encore une pièce importante, le plan de la prison qui était dans le document original ; 3o que le document, original parti d’ici scellé revient en quatre parti,"s sans aucune preuve fi 'authenticité.M.Lavergne ajoute que si M.Taschereau a eu à souffrir de Tin-cident, il n’n, qu’à s’en prendre à ses imprimeurs qui envoient à la Chambre des documents où il est impossible de se retrouver.Tout de même, n'étant ni peureux ni déloyal, il n’a pas d’objection à faire excuse au ministre des Travaux Publies.M.Taschereau, rapetissant aussitôt le débat, proteste contre la déclaration de M.Cousineau.“Je n’ai pas de leçons à recevoir de vous,” réplique M, Cousineau, et l’incident est clos.On passe aux mesures du gouvernement.Le premier ministre soumet la résolution portant à $2 par jour la rémunération des jurés.M.Lavergne remarque que le gouvernement reconnaît peu à peu la justesse des demandes de l'opposition ; mais ajoute que l’augmentation n ’est pas énorme, et il demande si Ton ne pourrait pas permettre aux jurés de suivre l’exemple de certains fonctionnaires du département du Procuireur-Générail, ©t se faire payer $2 par le gouvernement, $2 par les accusés, en un mot se faire payer par les deux côtés.Le premier ministre ne veut pas.Reconnaît-il enfin, que se faire payer par les deux parties est immoral?M.Sauvé remet «mis les yeux du premier ministre le vote qu ’il donnait et faisait donner A ses partisans contre la proposition d’augmenter le salaire des jurés.Tan dernier, sous le prétexte que c’était une manoeuvre électorale.Est-ce que le premier ministre pense aux élections?Alors qu TT accorde au moins $4 par jour, ce qui n ’est pas trop dédommager ira cultivateur, par exemple, qui est obligé de se faire remplacer à son travail et de payer plus de $2.M.Plante appuie fortement, cette demande.Il y a aujourd’hui beaucoup de citoyens, cultivateurs ou ouvriers, qui gagnent plus de $2 par jour et pour qui c ’est un grand sacrifice que de s’absenter pendant des quinze jours.M.Cousineau parle dans le même sens et proteste surtout, contre la façon indigne et même brutale avec laquelle les jurés sont traités à Montréal en particulier.Le peu d’égards que l’on a pour les jurés est, une des raisons du discrédit dans lequel tombe cette institution vénérable du jury.Visiblement piqué par les remarques de l’opposition, M.Gouin dit qu’il ne se contente pas de se lamenter sur le sort des jurés, mais qu’il leur donne quelque chose de tangible.Il y a vingt ans, on ne les payait que 50 cents par jour.Si Ton n'est pas satisfait, qu’on les fasse payer davantage par le gouvernement d'Ottawa ! Quelques interruptions aigrissent le premier ministre, qui finit par dire que s’il respecte les conservateurs, il respecte (beaucoup moins les nationalistes.Quant, aux jurés de Montréal, M.Gouin est sûr qu’ils sont satisfaits, parce qu’il n eu a jamais entendu (parler.En réplique, M.Lavergne dit au premier ministre que le gouvernement, qui a donné une indemnité au jury n’était pas un gouvernement libéral, mais un gouvernement national, le gouvernement que Mercier lui-même appelait national, qui renfermait deux bleus, Georges Duhamel et Pierre Garneau, et ne se soutenait que par le vote du groupe national bleu, comprenant M.Pelletier, actuellement ministre bleu à Ottawa, Sans doute, Ottawa, devrait payer les frais dos jurés.Mais comment se fait-il que le gouvernement, dont les propres amis ont été au pouvoir à Ottawa pendant quinze ans, n’a rien fait en ce sens?Prenant, ensuite le vote de Tan dernier, M.Lavergne montre que la motion au sujet de l’indemnité des jurés n’était pas une motion de censure, mais une invitation au gouvernement, invitation qu’il a repoussée.€e qui fait dire à, M.Sauvé que les jurés conclueront qu’ils n’auraient pas eu cette aug-mentation, si le vote du 21 septembre dernier n ’avait pas donné à réfléchir aux députés ministériels.Rur la résolution 2 qui dit: “En sus de ,l’indemnité cDdetwus, le juré qui demeure à plus de qun're milles du Palais de Justice où est tenue la cour aura droit, an rem-( Suite à la 36me p.) BILLET DV SOIR Nouvelle Supplique.Le vieil instituteur n’a pas encore été fait maître de poste, mais il est au nueux avec Us facteurs.Et voici l’authentique lettre qu’il recevait hier de son ami Pat : "Tu veux finir dans les postes! Je ne t’en blâme point, puisque tu n’ambitionnes point le bonnet du facteur.Mais, si tu réussis à te faire entendre du ministre, porte-lui donc une autre supplique.I'‘ Conte-lui que, depuis vingt ans, je bats le pavé d’Ottawa pour la plus grande joie des amoureux et des créanciers; qu’hiver et été, par le vent et par la pluie, je porte lettres, paquets et journaux.C’est un rude métier, qui brise les jambes et qui massacre pas mal les Iras, arec les journaux d’aujourd’hui! C’est un métier où l’on vieillit vite, et qui ne convient pas beaucoup aux têtes grises."Je ne suis pas plaignard, mais je commence à trouver le fardeau lourd et les routes longues.Dis donc au minisire de songer à nous quand il fera la réforme de ses bureaux de poste.“ Tu .seras un maître de poste modèle, mais ne crais-lu pas qu’à faire pendant vingt ans ce métier de facteur, je me suis suffisamment formé à la besogne! "Vieux maîtres d’école, vieux facteurs, quel meilleur bois pour faire de bons maîtres de poste! "Tiens! le ministre parle à Ottawa samedi.On le dit facile, accueillant au pauvre monde.Colle-lui donc délicatement ma supplique.” Le.vieil instituteur ne sera pas à Ottawa ce soir.Il confie sa lettre à la poste du “Devoir.” F.LECLERC.CONFERENCES LA FEMME BYZANTINE M.Charles Diehl, professeur à 1 université de Paris, parlait hier soir, sous les auspices de T Alliance française, de la Femme byzantine.Après qu'il eût été présenté en termes heureux par M.Gonzaive Desaulniers, président de l’Alliance.M.Diehl aborda son sujet et le traita -fort spirituellement; car.tout en étant un savant, voire un savant byzantin, M.Diehl a beaucoup d’esprit, et c’est ce qui lui permet, de faire goûter sa science aux profanes que nous sommes.Autrefois, débute-t-il, il était de la plus grande témérité de parler de l’empire byzantin; si, aujourd’hui, on peut le faire sans trop de risques, ce n'est pas dû à nos gros livres, ni à nos .petits, mais bien plutôt à une puissance beaucoup plus considérable: la.mode.Evidemment, il serait exagéré de dire’que Byzance fait fureur, mais elle a été le théâtre de la Theodora, de Sandou, pleine d’inexactitude historique, mais cela n’a aucune importance; le plus grand poète lyrique de l’Italie contemporaine, Gabriele d’Annunzio, y a situé l’une de ses tragédies; Massenet, dans lié radia,de, a prétendu écrire quelque musique byzantine, sans plus d'exactitude que Bardou dans sa.pièce, mais cela a, encore moins d’importance; Benjamin Constant a peint un portrait de Theodora, dont il ne s.e trouve plus personne pour garantir la ressemblance, et un tableau fort connu représente un dîner chez l’empereur Constantin.C’était assez pour lancer Byzance.Devant la beauté de ce décor reconstitué, on a eu la curiosité des gens qui y ont vécu et, particulièrement, de la femme byzantine.Ce n’était pas les femmes musulmanes qu’on rencontre de nos jours, 'a figure voilée, entre Galata et Stamboul; non, à Byzance, les femmes étaient bien plus mêlées au monde qu ’on serait enclin à le croire; et il faudrait, pour donner à cette époque l’apparence de k vie, joindre à la mise en scène de Sardou le charme infini des livres de Pierre Loti.Si la naissance de la petite fille d’alors ne différait pas sensiblement, du moins dans ce qu’elle avait d’essentiel, de celle de la fille contemporaine, les cérémonies qui y présidaient variaient, alors comme aujourd’hui, selon le rang et la fortune des parents.Quand Tim-pératriee mettait au monde une princesse, l’événement comportait tout, un cérémonial.Quelques jours après T accouchement, tout ce qui comptait à la cour se présentait, au palais impérial et.chacun, à Tap-pcl de son nom, s’inclinait devant l’impératrice, puis devant le berceau, et offrait un présent au petit être nouveau-né.Dans le peuple—Byzance était très superstitieuse — on s’imaginait qu’un mauvais génie flottait autour des nourrissons et, pour le conjurer, on implorait le secoure des jeteuses de bons sorts et Ton accrochait des amulettes au cou des bébés.Les prénoms qu’on leur donnait étaient, pleins de sens: ceux d’Irène, qui signifie la paix, et de Sophie, qui vent dire la sagesse, étaient très répandus.Il ne se trouvait pas à Byzance de Fénelon pour réglementer l’Education des filles; on leur apprenait à broder, tisser et à filer la laine, et Ton s'efforcait pour qu’elles n'eussent pas trop développé le goût du momie et de la toilette.Ce n’était déjà pas si mal.Mais les hiles aristocratiques parfaisaient leur formation: telle prin cesse impériale avait lu Homère et Pindare, Aristophane et Sophocle, étudié la poésie, la médecine, Té-loquence et d’autres choses encore ; elle savait tout et elle était, comme bien souvent les personnes qui savent tout, un peu insupportable.La jeune fille byzantine, lorsqu'elle était jolie, pouvait aspirer et prétendre à tout, sans excepter le trône impérial.Dans les contes de Perrault, les rcis épousent des bergères, les empereurs byzantins en faisaient parfois autant, quand les bergères étaient belles.On n ’avait cure de la lignée et le Botha n’existait pas encore.L’empereur ou un prince impérial avait-il Tâge du mariage, des ambassadeurs partaient en campagne et ramenaient au palais les Byzantines les plus attrayantes.Ces émissaires, qui avaient eu, en Mésopotamie, des ancêtres chargés de la même délicate mission, recevaient quelques indications pour préciser leurs recherches: Tâge, la taille, la pointure désirés par leur maître;, celui-ci exigeait encore que les prétendantes à son trône et à sa main n 'eussent point trop d'esprit, et fussent plutôt modestes.Aussi humble que jolie, lelle devait être la future impératrice ou princesse.C’était peut-être demander beaucoup, vouloir concilier deux choses inconciliables, mais quand on offre une couronne!.Toutes les Byzantines n’épousaient pas l’empereur, ni même un prince; dans le commun, les mariages.comme aujourd’hui, comme toujours, se partageaient en deux grandes catégories: le mariage d’inclination et te mariage de raison.Les parents recherchaient gé néralemeut pour leur fille un homme tranquille, sans trop d’imagina tion.ne parlant pas beaucoup à celle d’une jeune fille romanesque, mais plaisant à ses père et mère, un mari de tout repos dont le fonctionnaire — déjà ! — incarnait le plus exact spécimen.& la; type physique de la Byzantine était, comme n’importe où ailleurs, très divers: Si Théodo-'ra n'était pas très grande, mais bien prise et élégante, avait les cheveux noirs et les yeux noirs et profonds, une autre impératrice du (XJc siècle fut une grande blonde au nez aquilin et un peu.très bien prise.La vie mondaine était, à Byzance, très développée: les grands dîners, suivis de divertissements où des bouffonneries plutôt grossières tenaient beaucoup de place, les soirées, les réceptions et surtout le cirque créaient une vie luxueuse et, élégante.Va sans dire que la toilette s’imposait constamment aux préoccupations des Byzantines.Theodora, quoique brune, était par fois rousse, convaincue que cette couleur allait mieux à son teint, et grâce à un procédé dont on use encore, dit-on, de nos jours; ces dames, suivant en cela l’exemple de l’impératrice, se faisaient la figure et les yeux; elles avaient un gout très vif pour les bijoux, qu’elles portaient au cou, dans les cheveux, aux bras et aux poignets.Celles qui avaient dû à leur seule beauté leur avènement — les bergères — cultivaient soigneusement leur puissance.plasàque, à Tai-de de bains, de parfums et cosmétiques; une impératrice, Zoé.blonde un peu boulotte, changeait volontiers ses habits 'de cour pour une toilette aux étoffes plus flottantes qui, paraît-il, dégageait mieux sa ligne.On cite une femme qui scandalisa Venise, dont elle devint dogaresse, par ses raffinements de toilette, qui lui avaient d’ailleurs valu sa fortune ou, si J’on préfère, sa grande bonne fortune.Elle poussait ses habitudes de luxe jusqu’à faire usage, pour manger, d’une fourchette; elle se lavait les mains avec de la rosée et—insolente élégance—portait des gants ! A côté de cette splendeur, ou plutôt, en bas, vivaient les bourgeoises dont la vie se partageaient entre trois préoccupations: ordonner la maison, s’occuper du mari, élever leurs enfants.Elles par latent souvent haut, soulignaient parfois de la verge leurs bons conseils, mais elles avaient de Tes-prit.d’ordre et d’économie et le coeur rempli des meilleurs sentiments.La.société byzantine produisit aussi — rien de mm veau sous le soleil — des femmes de lettres, qui se groupaient dans ides cercles de poètes, prenaient contact dans les salons littéraires.Et toutes les femmes étaient pieuses et charitables, assistaient les pauvres, soignaient les malades, sans répugner aux maux les plus affreux, Tépilepsie, la lèpre.Elles étaient très religieuse» aussi, et les moines exerçaient sur leur esprit une grande influence.Enfin, on faisait sur les tomk» CHINOISERIE Après avoir été annoncée, puis contredite bien des fois, il semblé que l’abdication de l'Empereur de Chine soit maintenant un fait accompli.L’Impératrice et les princes ont dû, finalement, s’incliner devant les idées révolutionnaires qui gagnent tous les jours du terrain.Ceci ne veut pas dire que tout 1e monde est.content.La preuve en est que les soldats mandfchous ne parlent de rien moins que de mettre à mort les membres de la famille impériale, qu ’ils accusent de les avoir lâchés.Le fait est que ees derniers se retirent avec de grasses prébendes et tes honneurs de la guerre, tandis que eeux qui se sont battu au sens “sanglant” du mot, n’ont récolté, jusqu’à présent, que des coups et ils ont >'a perspective d être traités eu vaincus, après avoir été les maîtres pendant des siècles.En ce qui concerne le nommé î uang Shi Kai, il a su ménager la chèvre impériale et le loup révolutionnaire.En effet, la dynastie tombe, mais le premier ministre de l’Empire va probablement passer à la présidence de la république.à moins qu’il ne se pose en dictateur, et la concentration des troupes opérée en ce moment à Pékin, pourrait bien avoir pour but d’appuyer ses desiderata.Si les révolutionnaires avaient échoué, Tarai Yuang aurait accepté* te petit marquisat que lui offrait l’Impératrice.On peut dire que c’est .une fine mouche, et nos diplomates d’Occident ne sont, auprès de lui, que des enfants d'école.Parce que les souverains s'en vont, on pourrait croire que tout va maintenant être pour le mieux dans la meilleure des républiques du Milieu, puisque la révolution visait à renverser les Mandchous.Il faut malheureusement déchan ter.La Chine est loin de constituer un tout homogène; c’est un pays immense et les peuples disparates qui la composent oui des intérêts très variés; une mesure excellente pour le marchand de Canton fera grand tort au pasteur nomade de la Mongolie et ce qui convient à un batelier du Yang Tsé Kiang ruinera peut-être le propriétaire de rizières du Yun-Nan.Il en résultera donc inévitablement des conflits très sérieux.Bien des nattes tomberont et aussi bien des têtes, avant que l’évolution soit, complète, avant que ces peuplades aient apprit à jouir en paix de cette liberté qui leur est.inconnue.A la faveur des guerres intestines et, sous prétexte de rétablir Tordre, les grandes puissances mondiales vont, semble-t-il.se tailler, 'là comme dans les Balkans, de larges parts.Hier, les dépêches annonçaient que les Japonais avaient envoyé des troupes à Moukden.Tour qui a quelque peu étudié la question, cela, signifie l'occupation, à brève échéance, de la Mandchourie pro-prement dite, par les Nippons.Vers l’ouest, il y a déjà plusieurs semaines que l’Ours du nord a mis sa lourde patte sur la Mongolie et l’indépendance qn’il y a fait proclamé ne sera jamais que fictive.La proximité de Tlndo Chine est aussi bien tentante pour la France.Quant aux Etats-Unis, ils sont “business” avant tout.Leurs financiers offrent de prêter à la nouvelle république 1e quart de milliard dont elle a besoin, en échange du droit de monopole sur les richesses minières de la Chine.Tous cos pays et quelques autres encore ont maintenant beau jeu pour y planter leur épingle, puisque la Grande-Bretagne vient de déclarer qu’à l’avenir, elle laissera brûler ce qui ne cuit pas pour elle.Les Anglais ne seraient d’ailleurs pas les derniers à se lancer à la curée et il ne ferait pas km que le Thibet y allât de son petit soulèvement.Los troupes de Tln-de auraient tôt fait d’y établir Tordre.à la façon des Japs à Moukden.Joseph CHABALLE.des éloges funèbres et l’on récitait parfois des lamentations d'e circonstance.Chose étrange, dans cette société chrétienne, on espérait en des Champs EJyeéee tout païens ! M.Diehl s’efforce, en termittuant, de réhabiliter 1c mot byzantin, qui a pris un sens désobligeant.La capitale n 'est pas tout l’empire, il y a la province, qui .est le nombre et la force vive d’un pays.PR il ne faut pas juger de la femme byzantine par un type extraordinaire, excentrique; car, à côté de Théodora, que ses charmes ont hissée du cirque au trône impérial, il y a la foule des femmes qui, irréprochables.n’ont pas fait parler d’elles, et dont, cependant, les vertus domestiques méritent d’être connues.Léon LORRAIN.LETTRE D’OTTAWA JOURNEE CALME.— ONZE MILLIONS DESTINES AU GRAND-TRONC-PACIFIQUE.— QUESTION D’INTERPRETATION D’UNE CLAUSE DE CONTRAT.— LE CONSEIL PRIVE DONNE DROIT AU G.T.P.— LE GOUVERNEMENT PAIERA.— UNE AVANCE DE SIX MILLIONS A LA COMMISSION DU PORT DE MONTREAL.— POUR LA SEMAINE PROCHAINE : ETUDE DU BILL DE LA COMMISSION DU TARIF.— LES FRONTIERES MANITOBAINES.— DU GRABUGE EN PERSPECTIVE.Ottawa, 2.—Journée superlativement calnne.Le ministère fait adopter une couple de résolutions relatives à des emprunte, plusieurs clauses du bill des grains, et finit la soirée on obtenant /autorisation de dépenser une somme d’argent assez considérable pour travaux publics dans tes Provinces Maritimes.Nul incident, désagréable, comme il en survînt deux ou trois, vendredi dernier, grâce à la mauvaise humeur de M.Rodolphe Lemieux.M.White, h* ministre des finances, en quelques mots, explique une résolution autorisant le paiement par le pays à la compagnie du Grand-Tronc-Pacifique, de onze millions de piastres.En 1903, le ministers Laurier signait le 23 juillet, avec les autorités du GramLTronc-Pacifi-que, un cont rat relatif à, la (construction du nouveau Transcontinental.Il devait Retendre dui Pacifique a 1 Atlantique.Le gouvernement construisait aux irais de l'Etat la section1 de Moncton à Winnipeg.La compagnie construisait à ses frais celle de Winnipeg au Pacifique.Puis elle prenait tout ce chemin de fer à loyer et l’outillait .afin de l’exploiter.Il était entendu entre les deux parties que le gouvernement canadien garantissait les obligations du Grand-Tronc-Pacifique.Une clause du contrat, restée obscure, prêtait à double interprétation.Le gouvernement canadien estimait, qu’il ue s'était engagé à garantir les obligations que jusqu a concurrence du montant qu’elles rapporteraient sur le marché.D'autre part, te Grand-TroncPacifique prétendit que le gouvernement les garantissait au pair et.que si elles ne rapportaient pas leur valeur nominale, c’était à l’Etal de combler de déficit.Liquidée sur le marché, une grande partie de ees obligations se vendit à •un prix moindre que le pair.Le Grand'-Trone-Pacifique voulut faire payer la difference au trésor fédéral.Celui-ci affirmait ne rien devoir, et soumit sa cause à la Cour Suprême qui maintint cette prétention, anais, finalement, un arrêt du Conseil Privé décida en faveur du Grand-iTrone-Pacifique.L’Etat condamné A solder la différence entre la valeur au pair et la valeur réalisée sur le marché, doit aujourd’hui payer une somme de près die ©inq millions, pour ,1e lot d’obligations déjà’négociées à perte, et, dans quelques mois, devra payer aussi une somma approximative de six millions pour d'autres obligations négociables aux mêmes termes.T'est pour faire autoriser le ministère des finances à rembourser à même le capital de TEtat cette somme au Grand-Tronc-iPacifique que M.White soumettait sa résolution à.la Chambre, cet après-midi.Elle T autorisa sans débat.Mais il est probable que, lois de 1 adoption du bill, il y aura quelque discussion à ce propos.La .Chambre autorise aussi le ministère à avancer six millions à la commission du havre de Montréal, afin qu’elle complète certains travaux d urgence, et rembourse certains emprunts qu’elle fit il y a quelques années.Le Devoir publiait hier le texte même de cette' résolution.11 est inutile d’y revenir.Le reste de la séance, M.M.MacDonald, de Piéton, entretient ,1a Chambre, «réduite à sa plus simple expression,—-ils sont à.peine trente députés au poste,—de la nécessité d'une entente avec, les autres colonies et lu, métropole, quant à la naturalisation impériale, qu’il voudrait .uniforme dans tous les pays britanniques.Puis M.Monk fait voter des crédits pour construction do quais, de jetées et de brise-lames dans les ports et les havres de l'Est.La semaine se termine aussi calmement, qu'elle a commencé.La semaine prochaine, on croit que le ministère mettra à ]’étude te hill de la commission du tarif.Comme tes textes de .cotte mesure ne satisfont pas la gauche, tout laisse prévoir que te débat se prolongera pendant quelques séances.Mais te cabinet, entend presser 1 ’adoption de ses mesures au plus tôt, et.à compter de lundi, douze février, les projets de loi des députés resteront, sur te carreau.lies ordres du gouvernement.auront, alors préséance.Le bill relatif aux frontières manitobairies reviendra devant la Chambre Tira de ces jours prochains.Les journaux ministériels anglais accréditent d’avantage, depuis quelque vingt-quatre heures la nouvelle qu’il ne renferme aucun texte relatif à la situation scolaire du “Keewatin".“11 n'y aura donc pas matière à embarras pour le ministère”, disent ces feuilles.Elles font erreur.C’est justement si ce bill ignore la situation actuelle qu’il y aura grabuge, et grabuge considérable, à compter que le texte primitif du bill ne subisse pas sur ce point de modifications importantes.Georges PELLETIER.Les mutualités scolaires en Belgique On trouvera dans une autre page une étude de l'un de nos collaborateurs sur les mutualités scolaires en Belgique.Nous la recommandons à l’attention de tous eeux de nos amis que préoccupent les questions scolaires et économiques.Nous avons l'intention de donner ainsi, aussi souvent que nous 1e pourrons, des indications claires et précises sur les travaux et les progrès réalisés à l’étranger.Nos amis y trouveront matière à réflexion, souvent aussi d’instructifs exemples.- i — ¦ Sur te Pont d’Avignon.Le jeune Béïquc, dit le “Canada’’, “étudie rapidement l'attitude des eré-ehards depuis leur avènement à la.erô-che et il flagelle d'importance l’endormi M.Monk.’’ Tout eela est bien beau, sans doute, pour un jeune homme; mais le confrère oublie le meilleur titre de ce mignon: il est le fils de son papa, gros actionnaire du “Canada” et ce qni ne gâte rien, sénateur.Et ee pauvre gros Rodolphe Lemieux en est réduit, après «voir conversé avec un empereur et passé pour un général, à “causer de politique devant des jeunes libéraux avides d’entendre.” Ah! qu’ils sont loin les discours à GOO la paire!.,.Voilà maintenant qu'on lance des bombes à Tétraultvillo.Décidément Montréal s’agrandit ra pidement et ne le cédera bientôt en rien aux capitales européenne».Ce brave sir Edward Carson, qui menace de mettre Belfast à feu et à sang, si Winston Churchill ose y parler, doit avoir lu les numéros do la “Vigie” et du “Soleil” publiés avant l'assemblée de Saint-Roch.Peut-être cependant s’est il contenté do feuilleter les “Souvenirs politiques” de M.Charles Langelier.Le Canada, devra verser au Grand-Trône, Pacifique $10,000,000 de plus qu’on no s’y attendait parce que les ministres so sont trompés sur la portée du contrat qu’ils signaient.La leçon est rude._M.Gouin s’est laissé aller hier, à déclarer qu’il n’aime pas les nationalistes.Qui l’eût cm?M.Perley de retour UN VOYAGE D’AGREMENT, PAS AUTRE CHOSE.— SIR HILBERT TUPPER DIT QUE SON PERE EST MIEUX.Halifax, 3.— L’hon.George E.Per-ley est arrivé d’Europe a bord de l’“Empress of Britain”.Aux journalistes il ne s’est pas montré communicatif.—Que pense l’Amirauté de ia situation navale canadienne'?lui fut-il demandé.—île ne suis pas allé en Europe par affaire et je n’en sais rien.J’ai passé mes vacances à Cannes, dans le sud de la Franco.” M.Perley nie qu’il soit allé à Home pour entrer en pourparlers avec le Vatican.Sir Charles Hibbert Tupper arrivé en môme temps que ju.JVrrley a dit que la santé de son père s'était sensiblement améliorée!.-»- La Chantdeleur à Rome Rome, 3.— Conformément à usie vieille tradition, tous les chefs des ordres religieux, des basiliques romaines et des collèges présenteront de magnifiques cierges à Sa Sainteté, à l'ocea-sion de la fête de la purification de la Vierge. LE DEVOIR, Samedi, 3 Février 1912 QUESTIONS SOCIALES Les mutualités pour enfants en Belgique La Musique à Montréal Résu,tat du PETITES ANNONCES referendum situations vacantes C’est en 1896 que fut fondée en Belgique la première Mutualité pour enfants.Depuis lors cette oeuvre s’est développée dans des proportions extraordinaires, au point que deux ans plus tard (1898) la seule province du Uai-naut comptait 127 mutuelles scolaires.On avait saisi, en effet, l'extrême importance de eette participation de la jeunesse aux avantages de la mutualité.Les 35,471 enfants affiliés aux sociétés de secours mutuels, en France, démontraient péremptoirement la possibilité de ees oeuvres, et on eu avait, d’ailleurs, une autre preuve dans le pays même où la puissance d’épargne des enfants se manifestait dans le lait de la concession île 85,083 livrets d’e-pargne qu’on venait de leur attribuer en 1894.Cette affiliation des eufants à la mutualité n’aurait-elle d’autre effet que de l’initier à la prévoyance et à l’épargne et de forcer ainsi des ouvriers doués de ees deux vertus.son rôle serait déjà assez considérable pour attirer 1 attention.TI est.difficile de corriger chez les adultes l'imprévoyance et le manque d’esprit d'épargne: ou se trouve en face d’habitudes acquises dif-Hciles à déraciner et- les sacrifices qu'impose ee.tte nouvelle orientation de la vie se font durement sentir, à l'âge où la prodigalité et le luxe ont enchaîné l’ouvrier à des nécessités souvent créées de toutes pièces, sans doute, mais impérieuses et.inévitables.C’est donc à l’enfance et à la jeunesse qu’il faut s’adresser surtout si l’on veut créer une action solide et durable.A ee même point de vue de la portée éducative des mutualités scolaires, notons aussi que le .sacrifice exigé de l’enfant pour le versement de sa cotisation contribue à tremper son caractère, et le dispose ainsi à l’acquisition des vertus u- lui un chrétien ré-n iiiodclc.Il en viendra à se convaincre de plus en .,i d y aller de sa ])< veut conquérir sa pla- ce nu soleil ; tout: en profitant de l’appui de ses voisins dans la pratique de la mutualité, il acquerra peu à peu l’aptitude à sc tirer d’affaire lui-même et à attendre le succès du développement de ses ressources personnelles.Quant aux avantages individuels ci familiaux, ils sont toul aussi appréciables: la maladie menace les enfants comme les grandes personnes, et d'autre part, plusieurs [l'outre, eux rapportent déjà au logis un salaire plus ou moins élevé; l’enfance est donc exposée à des risques contre lesquels la mutualité l’assurera sagement et effi-cacement.Ces quelques considérations suffisent pour montrer le but poursuivi par les organisateurs de .Mutualités pour enfants et les résultats qu’on est en droit d'attendre de eette oeuvre de régénération sociale.Prémunir les enfants contre les conséquences de la maladie en leur accordant les secours médicaux et pharmaceutiques, les indemniser à l’occasion pour les pertes de salaire et leur assurer une pension de retraite pour la vieillesse, voilà donc le but immédiat poursuivi par ees mutualités.D'après le but spécial à atteindre, les membres sont ou bien uniquement des écoliers, et dans ee cas la Mutualité ne pourvoit qu’aux frais de maladie, ou bien des jeunes gens qui travaillent déjà et gagnent des salaires, associés aux enfants fréquentant l’école.Dans ce dernier cas, les membres plus figés, jeunes ouvriers, paient une cotisation double destinée à leur obtenir outre les soins du médecin, une indemnité pécuniaire.D'autres sociétés mutualistes ont uniquement pour but l’affiliation de.leurs membres à la caisse de pension et de retraite sous la garantie de l’Etat.D’après la loi, l’enfant âgé de moins de 18 ans, ne peut être membre d’une mutuelle sans le consentement de .son père ou de son tuteur.Fe consentement doit être donné par écrit, ou reçu par le délégué de l'administration de la société en présence de deux témoins qui signent, avec lui.Le minimum d’âge a beaucoup varié: 11 ans, 10 an^, 6 ans.6 ans est l'Age minimum pour l’affiliation à la Caisse Générale.L'âge de 10 ans paraît préférable, étant don ué surtout le but moral poursuivi par les mutuelles, but qui ne peut être sérieusement poursuivi et atteint que chez des enfants dont l'adhésion est suffisamment libre et raisonnée.Le.montant de la cotisation exigée varie nécessairement d'après le but de la Mutuelle.S'il ne s'agit que d'affilier les membres à la caisse de pension et de retraite, la cotisation minima est de cinq centimes (un centin) par dimanche, soit 2 fr.60 par an (52 eentins.) Si la mutuelle veut assurer à 25 membres les secours en cas de maladie, l’ensemble des cotisations doit égaler le risque assuré; la moyenne des frais médicaux étant de 2 fr.73 par membre, la cotisation de 30 centimes (6 confins) par mois couvre abondamment ces frais, en assurant en outre une réserve suffisante.Quand la .Mutuelle veut en outre accorder l’indemnité quotidienne en cas de chômage, elle exige une cotisation proportionnelle à cette indemnité, ( ne cotisation de 10 centimes par semaine donnaient 5 fr.25 par an; la société accordant I fr.par jour à ses membres pour perte de salaire et la moyenne de la dépense par membre étant de 4 1rs, par an; il resterait un excédent de 1 fr.20 pour la réserve.Les conseils provinciaux et les administrations municipales encouragent puissamment les Mutualités pour enfants, soit en leur accordant îles subsides, soit en substituant des livrets de retraite aux récompenses ordinaires.Aussi peut-on constater les merveilleux progrès de l’épargne parmi les en fants.En 1894 on créait.1215 livrets de retraite, en faveur d’enfants mineurs; en 1901, ce chiffre monte à 66,979 dont 21.210 pour enfants de 6 à 9 ans.Les sociétés scolaires de retraite était en 1896 au nombre, de 5 et le versement global s’élevait à .181 frs en 1902 il y avait 651 sociétés et le versement global était de 478,-239 frs.Avant, de terminer cette étude forcément incomplète, nous donnerons dans ses grandes lignes l’organisation de la mutuelle de -Mac kelcn fondée en 1896, au sein du catéchisme de persévérance.La mutuelle a pour but: lot de procurer les soins du médecin et les médicaments à ses membres effectifs malades ou blessés ; 2o.de faciliter leur affiliation à la Caisse d’épargne et de retraite sous la garantie, de - l’Etat; 3o.d’intervenir dans les trais des funérailles religieuses.Les membres ne peuvent être admis qu’après 11 ans accomplis et cessent de faire partie de l’association dès qu'ils ont atteinf l'âge df .18 ans.La cotisation est de 6 centimes pat.' semaine; elle sert à assurer les services médicaux et pharmaceutiques.Ceux qui veulent se consti tuer une rente viagère pour la viei lex>o versent en outre des cotisations facultatives, au minimum de 10 centimes.Si Fou veut en outre s’assurer d'une indemnité, en vie des frais funéraires, il suffit de payer 20 centimes au décès de chaque membre effectif.Les membres effectifs malades ou blessés reçoivent aux frais de la société, les soins du médecin et les médicaments pendant un mois; le bureau décide alors dans quelle mesure il pourra encore intervenir.•Chaque année, en fin d'exercice, la société procède à une liquidation générale.Dans le cas d’insuffisance de fonds pour acquitter les trais médicaux et pharmaceutiques.chaque membre paie sur le champ un supplément pour combler le déficit.Si.au contraire, il y a excédent, après paiement des frais, cet excédent ne reste plus la propriété sociale, mais devient la propriété de chacun des membres.La part de chacun est inscrite au livret de la caisse d'épargne du propriétaire avec stipulation qu’il ne pourra la percevoir avant l'âge de 18 ans.époque où ils sortiront de la société.O.M.L’OPEKA LA SEMAINE PROCHAINE.— LA PREMIERE DE ‘MA-DAME CHKYSAJNTHEME".— UN JOLI ALBUM-SOUVENIR.— LE QUATUOR A CORDES DUBOIS.— LE TENOR DUFAULT.— LE CONCERT PLAMONDON MICHOT.— LE CONSERVATOIRE NATIONAL DE MUSIQUE.— VISITE DE LA SYMPHONIE DELON DRES.L’OPERA LA SEMAINE PRO CHAINE Les artistes de l'opéra nous reviendront demain matin de Québec où ils sont allés cueillir de nombreux lauriers.Le publie leur fait là-bas l’accueil qu’ils méritaient.Toute la semaine, les journaux de la Vieille Capitale n’ont cessé de décerner des éloges à ceux qui nous ont enchantés pendant, trois mois.Une semaine encore, et la saison sera close.Elle va se terminer glorieusement, si l'on en juge par le magnifique programme que nous nous empressons de soumettre à nos aimables lecteurs: Lundi: “Louise” avec Mmes De-reyne, Oôurso, l’awloska.Bowman, Choiseul et Rivière; MM.I Liberty, Darial et Stroesro, dans les principaux rôles.Mardi: “Le Chemineau”, avec MAI.Nieoletti, [Liberty, ('argue, Sterlin, Allan et Wainman; Mmes Dereyne, Pawloska et Choiseul.Alercredi: “Madame Butterfly” avec Mmes Ferrabini et Courso; MM.Colombini, Nieoletti et Htroes-co.Jeudi: “Le Jongleur de Notre-Dame.” C’est une heureuse idée qu ’a eue la direction dé remettre ee petit chef-d’oeuvre à l’affiche.On aura encore le plaisir d’applau dir MM.Sterlin, Bonafé, (’argue, Stroesco.Wainman, Carmes et Panneton, dans les principaux rôles.Vendredi: “Rigoletto” avec MAI Nieoletti.Colombini, Huiberty, Cervi, Alarti; Aimes Bowman, Cour so, Souey et Buck.Samedi: première à Alontréal de “Afadame Chrysanthème” qui a obtenu un succès phénoménal à Québec.Dans les rôles principaux nous remarquons Aimes La, Palme, Choiseul et Rivière; .MM.Sterlin, Bonafé, Stroesco et, Allan.“Ala-datné Chrysanthème” est.le charmant-ehef-d'oeuvre de Alessager et ne manquera pas de faire sensation à Alontréal.Samedi après-midi aura lieu le dernier concert d’orchestre 'de la saison.Nous donnerons prochainement le programme qui sera exécuté.ALBUM-SOUVENIR A moins d ’un contretemps, les amateurs d’opéra pourront se procurer, dès ilundi, un très joli album contenant, la photographie du gérant-général, des directeurs, des artistes et des principaux instrumentistes de l’Opéra de Alontréal.L’album contiendra en outre la biographie de chacun des personnages précités.Ce charmant souvenir, qu’on vendra quelques sous, est dû au travail de At.Robt.J.Quigley.L'innovation est Irès heureuse et nul doute qu’elle recevra beaucoup d’encouragement.P.G.O.LE QUATUOR A CORDES DUBOIS C'est le 1-1 février prochain qu’aura lieu lé 4ième concert du Quatuor Dubois h la salle Windsor, sous le patronage de Leurs Altesses Royales le due et la duchesse do Connaught.A ce concert, nous entendrons les quatuors de Beethoven, et de Vincent d’Indy.Le soliste sera le professeur ,1.B.Dubois, notre virtuose distingué.Qu'on se le dise, le concert sera un des plus beaux donnés par le Quatuor.Les billets sont en vente chez Ed.Archambault, G.Labelle, J.A.Hur-teau, et, H.Desjardins, ce dernier, au coin Mont-Roval et Saint Denis.nue le lundi soir dernier, on a fait quelques remarques qui intéressent ceux qui encouragent eette institution eanadiennefrançaise.Les examens généraux de cette an née, auront lieu à Montréal, au commencement de juin.Les institutions ou les professeurs éloignés qui auront un nombre d’élèves suffisant pourront obtenir, sur demande, à cet effet, des examinateurs délégués dans leur localité, afin de diminuer les dépenses des candidats.Los demandes d’inscription devront se faire au moins huit jours avant l’examen, afin que les candidats .heureux puissent recevoir leurs diplômes à temps pour la distribution des prix dans les collèges et les couvents.Les candidats qui s’inscriront le jour de l’examen seront exposés à recevoir leurs diplômes plus tard que les autres, et ne devront s’en prendre qu’à eux mêmes du retard.Jjes diplômes seront délivrés en rédaction nfnrançaise ou anglaise, au gré de ceux qui les auront mérités.A propos du manuel de Théorie, le Conservatoire recommande, sans toutefois l’imposer la “Théorie musicale spécialement dédiée aux jeunes pianistes, par Sr.de M.S.M., ouvrage nou veau, en vente chez tous les marchands de musique.Des programmes spéciaux, pour le chant et le violon ont été préparés avec beaucoup de soin.Le directeur du Conservatoire désire porter une attention particulière à ces deux branches de l’enseignement musical, et il recevra avec plaisir les communies lions que les professeurs intéressés voudront bien lui faire à ce sujet.M.Lavallée-Smith a informé le Bureau de direction qu’il a reçu jusqu’à présent de nombreuses demandes de renseignements, ee qui fait prévoir de nombreux candidats aux prochains examens.POUR L ABOLITION DE LA QUA LIFICATION FONCIERE CONTRE L’ABOLITION DE LA QUALIFICATION FONCIERE Résultat par quartier : EST:—Pour .Contre .Majorité pour CENTRE:—Pour .Contre .Majorité contre .OUEST:—Pour.Contre.361 10 81 39 125 126 1 176 Majorité contre .1S5 STE ANNE:—Pour .1,14+ Contre.'SS Majorité pour.411 ST JOSEPH:—Pour.807 Contre.484 ST-ANDRE: Majorité -Pour .Contre .pour.323 290 509 ASSOCIE O-i demande un ASSOCIE EN COMMANDITE pour entreprise payante à courte échéance ayant un capital de $2,000.S'adresser au Casier 49 “Le Devoir.” EMPLOI DEMANDE Une jeune dame désire pos tion comme assistant teneur de livres ou emploi dans un bureau de médecin.Pouvant parler les deux langues.S’adresser à Casier 112, “Le Devoir’’.HOMME DEMANDE On demande un homme d’expérience et recommandé pour prendre charge de la comptabilité et la correspondance d’un bureau d'agent de manufacture.Emploi de 5 à 7 heures p.m., le samedi, de 2 à 9 heures p.m.— Ecrire à Casier 45 Le “Devoir’’.PHOTOGRAPHIE Pour nos photographies extérieures soit à votre résidence privée ou ail-»|irs, quoique ce soit en tout lieu et en tout temps, même le dimanche, aux mêmes prix qu’à l’atelier, on ne charge rien pour ie déplacement, excepté en dehors de la ville.J.C.Audet, Uptown 3634; résidence, Ma n 3174i Majorité contre .219 ST-GEORGES:—Pour.268 Contre .493 Maj ST-LOUIS:—Pour .Contre .contre 225 1386 880 Majorité pour .506 ST-LAURENT:—Pour.846 Contre.852 Majorité contre 6 PAPINEAU:—Pour.2039 Contre.1169 Majorité pour STE MARIE:—Pour .^ .Contre .LA SYMPHONIE DE LONDRES Au printemps prochain, Montréal aura la visite du fameux orchestre symphonique de Londres, une des plus belles organisations musicales du monde.Ces musiciens entreprendront une courte tournée aux Etats-Unis et au Canada.M.Arthur Nikiseh est le chef de cet orchestre qui arrivera à New-York le 8 avril et donnera vingt concerts consécutifs.Trois villes canadienn.es seront visitées par les célèbres musiciens: Montréal, Toronto et Ottawa.C’est le 26 avril que Montréal les recevra.L’orchestre comprend cent instrumentistes dont plusieurs sont les favoris du roi George Y.Nous devrons à Madame E.G.Lawrence, l’aimable impressario, la bonne fortune d’applaudir, chez nous, des#r listes dont la réputation est mondiale.VENTE DE PRELARTS A BON MARCHE 500 grands coupons de pré-larts en rouleau, 2 verges de large à 19c, occasion splendide.Au Grand Magasin à Rayons VIAU, coin Ste-Cathe-rine et Dufresne.Grand Euchre Le 7 février prochain, à 8 h.30 p.m.aura lieu dans le soubassement de l’é-gfise Bt Joseph, un grand euchre au iproflt des enfants pauvres de la pu roisse.La fête promet d’être très joyeuse.LE CONCERT BOWMAN Aime Bowman donnera un concert sous les auspices de l’Université Settlement, mercredi le 10 février.Nous en donnons ci-après le programme.Mlle Mary Cracroft.pianiste anglaise prendra aussi part, à la.représentation.Soli de piano : (a) “Jardins’’ sous la pluie’’, Deussy.(b) Ballade.Deussy (c) Paraphrase de l’Opéra “Eugène”.Onéguine” Tschaikowsky.(Arrangé par Pabst) Mlle Mary Cracroft “ Ervani in volani”.Verdi MADAME BOWMAN (a) “Coucou (Cuckoo) .Daquin (b, Nocturne.Chopin (c) Saint François et les oiseaux, Liszt Miss Cracroft Solo.(a) My Lady’s Eyes .Pascal (b) Spring Song.Mrs.Grant (c) The Lass with the Delicate Air ( d) Er 1st’s.Wolf (e) Mandolin.De Bussy Madame Bowman Soli de piano.(a) La Pileuse .Raff (b) l'aise Badinage “Tabatière” à Musique ’ Lladoff Miss Cracroft Traviata Aria.Verdi Madame Bowman Polonaise Miss Cracroft Op.47 Chopin LE TENOR DUFAULT Notre compatriote, M.Paul Du- VINS et LIQUEURS de CHOIX Exigez les marques suivantes de votre fournisseur LIQUEURS FINES,—P.Garnier, Enghein les Bains.CLAIRETS ET SAUTERNES—A.Delor & Ci», Bordeaux.VIN DE BOURGOGNE—Oeil de Perdrix.VIN SHERRY—Favorite, Diez Hermauos, Jerez.VIN DE PORT—Br*gansa et Minerva.CHAMPAGNE — Cardinal, Epernay.LAPORTE, MARTIN & CIE, LIMITEE, Agents.- MONTREAL fault, qui vient, de remporter un succès vraiment remarquable à son concert au Carnegie-Hall à New-York, donnera une série de concerts au Canada au commencement de mars, et se rendra à Montréal au Windsor Hall le 5 mars.Dans cette courte tournée, ee parfait interprète do la chanson française sera secondé d’artistes de grand mérite qui viendront avec lui de New-York.M.Default est bien connu à Montréal, mais c’est un de ces raxes chanteurs que l’on ne se lasse pas d’entendre.La beauté captivante de sa voij, la chaleur de son timbre lui ont acquis une très grande popularité qui ne font quo s’accroître chaque fois qu’il paraît en public.CONCERT PLAMONDON La préparation des oeuvres nouvelles que doivent présenter M.et Mme Plnniondon à leur prochain concert est déjà commencée et nous promet, d'agréables surprises.D'un caractère tout, différent du premier concert donné le cinq janvier, celui dont nous parlons aujourd’hui a un programme qui ne ralliera pas moins tous les suffrages.En effet Jeunesse” de Georges Hiie, première édition en Amérique, laisse à l’orchestre aussi bien qu’aux solistes et, aux choeurs d'excellentes occasions de faire apprécier leurs qua lités respectives.Comme toujours M.et Mme Plamou-don eux-mêmes seront les principaux interprètes de ces oeuvres qui nous procureront cependant l'occasion d’entendre en outre, des talents nouveaux, cultivés par ces excellents professeurs.Avec “ Resurrection ” (de Georges Hiie également) seront données deux choeurs inédits, celui des Bouquetières, extrait, de ‘.‘Tabnrin”, opéra de Pessard, plein de mouvement et de grâce, et, le choeur des Bohémiens de .Schumann, version française.On peut retenir ses places poèir ce deuxième concert (17 février) e teelui du 9 mars aux maisons Willis et Ar chambault.RT JACQUES: Majorité —Pour ., pour 870 1213 678 535 920 Contre.488 Majorité pour LA FONTAINE:—Pour .Contre .HOCHELAGA Maj.pour -Pour .Contre .Maj.pour ST-J.-BAPTISTE:—Pour .Contre .Maj.ST-GABRIEL:—Pour .Contre .pour.432 1632 815 818 1296 745 551 1415 752 663 994 778 Majorité pour PHARMACIEN On demande un pharmacien, commis certifié ou élève d’expérience avec bonnes références, bonne position et bon 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Gendreau.NOLIN, Dr.JOSEPH, Chirurgien-dentiste, 308 Sherbrooke-Est.Consultations de 4 à C heures p.tn.Tél.Est 1162.Dr ARTHUR BEAUCHAMP, chirurgien-dentiste.Tél.Bell Est 3549, 16.> rue St-Denis, 4 portes de l’Université.ROUSSEL, EMERY A., chirurgien-dentiste.502 St,'-Catherine-Est, Montréal.Tél.Est 2971.A LOUER A LOUER CARTES D AFFAIRES De GASPE BEAUBIEN Ingénieur Conseil, Bâtisse Liverpool, London i! — nue en ses voiles d’airin”, c.toujours debout à vos côtés, comm si, dans vos rêves de lumière, quelque chose demeurait des brumes de la Seine, où se perdaient vos regards d’en fant.l’ai respiré les parfums du soir “qui s’exhalent de l’ombre avec la fin du jour” dans le jardin des rois, et s’il m’est arrivé, ayant avec vous long temps erré dans la “Cité des Eaux'' de m’asseoir un moment au bord De ees marches de marbre rose par où “venait le roi sans pareil”, n ’accusez de cette infidélité que i’attrait des vieillards pour les lieux où revivent leurs jeunes années.J’essaye, du moins, de ne m’y point attarder, et c’est ainsi qu’un soir de ce dernier automne, de la saison que vous avez nommée, “l’aïeule du printemps et la fille de l’été,” comme je rentrais, à travers le bois proche du logis, pensant à vous, Monsieur, et au plaisir de vous accueillir ici, j’ai surpris flans le feuillage le murmure du “petit roseau”, qui suffit “à faire chanter la forêt”, et, tout bas, car ce sont des choses qu’il faut dire sans bruit, j’ai répété la chanson du roseau: Ceux qui passent l’ont entendu Au fond du soir, en leurs pensées Dans le silence et dans le vent, Clair ou perdu, Proche ou lointain.Ceux qui passent en leurs pensées En écoutant, au fond d’eux mêmes, L’entendront -encore, et l’entendent Toujours qui chante J’ai fermé le livre, et je suis rentré, lentement, sous la futaie, percée des flèches d’or du soleil mourant, écoutant au fond de moi-même, et rêvant aux belles choses que m’avait dites le roseau de la foret.UN DESTIN SINGULIER J’ai rêvé.Que me demandez-vous davantage?Votre poésie u’est-elle pas, comme celle de votre précurseur Alal-larmé, un “merveilleux prétexte à rêveries?” Et n’est-co pas pour cela, bien plus que pour les hardiesses de votre prosodie, que vous fûtes vraiment le poète d’une génération?Car vous avez un destin singulier.La nom de José-Maria de Heredia est inséparable du vôtre.Vous avez tout à l’heure, eu un touchant et beau langage, offert le tribut de votre gratitude à ce grand ciseleur d’images somptueuses.Mais vous n ’avez pas tout dit.Pour savoir le reste, il faut vous demander le secret dn culte qui vous attache à Ronsard.Vous nous l’avez un jour confié.Si vous avez choisi Ronsard “pour patron et pour maître”, ce u’est pas seulement, parce qu’il fut, à son heure, le poète des sentiments subtils, c’est aussi parce qu’il fit intérêt de quiconque veut faire un bon marché de consulter de véritables spé- cialistes dans cette ^ ligne.i’ l'Tijl'* MM fl fl nous von Ifl Ë ¦ fl W moindre que celui l”1, I A RPR T.F i P Sommes Spécialistes, Importateurs et Manufacturiers.-Vous n’importons que les meilleures peaux et nous confectionnons nos manteaux dans nos propres ateliers.C est pourquoi vous garantissons une meilleure marchandise pour un prix beaucoup que vous vous exposez à payer ailleurs.LABERGE, CHEVALIER & CIE, FOURRURES EN GROS 516 ST-PAUL.PRES DE LA RUE ST-PIERRE moires illustres d’Hugo et d’Alfred de Vigny.Mais vous pensez un peu, je crois, comme ce AI.d’Amcrcoeur, dont vous avez conté l’histoire, que “tout hora me, à s’expliquer, se diminue”.Faut-il donc, pour x'ous bien comprendre, nous contenter de ce que vous avez dit un jour: “J’étais double, en quelque sorte, symboliste et réaliste.” A ce compte, nous pourrions répéter ici le dialogue des marionnettes de M.Miguel Zamacoïs: “Bonjour, qui donc es-tu?— Un symbole! — Un symbole?le nom no me dit rien: c’est anglais, elr.nois, belge?— Oh! non, c’est norvégien.— Un symbole! Ah! quel nom ravissant que le vôtre! C’est adorable, exquis.— Vous en ôtes un autre!” QuV n’est pas, en effet, symboliste à ses heures?Qui peut, dans le mystère universel de la nature, so dérober à la vie symbolique?Votre grand et pervers ancêtre Baudelaire l’a dit, en des vers c élèbres : La nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses pa roles.L’homme y passe à travers des forêts de symboles, Qui l’observent avec des regards lami- lier.J'ai regardé mourir cette rose enlacée A ce beau cyprès noir.bleu résonner aux échos de gueuil Le doux uom de Alarie.Bour- Nul mieux qu’un catholique, ne peut so reconnaître lui-même en ce voyageur de la forêt.Sa rel’gion tout entière, quoi qu’eu dise mou cher et aimable confrère Emile Faguet, l’invite à penser et l’exerce à méditer sur le sens profond des choses Depuis le lever du jour jusqu’à son déclin, jusqu’aux heures mêmes de la nuit, marquées par la prière liturgique, il marche vers sa fin, environné de symboles Tout les rappelle à son esprit, la splendeur des images bibliques, et la leçon vivante des paraboles évangéliques, et la forme de ses églises, et le vêtement de ses prêtres, et les cérémonies de son cuite.Alais ce symbolisme-là est à l’usage des profanes.Ce n'est pas le bon.Les initiés, que j’ai consultés, m’ont dit que le vrai symbolisme, ayant sa source dans la conscience immédiate et non réfléchie, cherchait avant tout à rendre des états d’âme, ce qui explique pourquoi sa langue est volontaire ment imprécise, comme les .mpressions qu’elle exprime.J’ai voulu, je l’avoue, en savoir un peu davantage, et j ’ai cru que le meilleur moyeu était d’interroger une de vos admiratrices.Vous en avez beaucoup, Monsieur, vous ne demandais Prenez garde ! Cet air de rose et de cyprès est fatal à ceux qui le empirent, et la langueur qu’il répand ressemble à l’attrait de l’arbre perfide, dont l’ombrage verse la mort dans l’ivresse du sommeil.Je sais, Monsieur, un de vos livres où l’amour de deux jeunes coeurs, im puissant à vaincre l’hésitation qui les sépare, demeure entre eux.muet et douloureux, pendant qu’à la fenêtre du logis une colombe bat en vain la vitre fermée.C’est l’image des âmes déçues que vous appeliez à l’Idéal.U flotte derrière la vitre.Que ne l’avez-vous brisée?Le livre qui m’a fait ainsi rêver est un de vos romans, le meilleur à mon gré, “la Peur de l’Amour.” Et me voilà doue en face de ces romaus qui forment, avec vos contes et vos nouvelles, la seconde p>art de votre oeuvre, non la moins importante.Ah! Monsieur, comme je suis embarrassé! Je les ai lus, ees romans, je les ai lus tous, et jusqu’au bout! Car j’ai été capitaine de cuirassiers.Vous y brossez, à ravir, des jardins ombreux, des boudoirs discrets et des ciels enchanteurs.Vos personnages sont pleins do vie.On les voit au naturel, en leur vêtement quotidien, avec leur expression, leurs gestes et jusqu à leurs manies.On les entend parler, on les sent ressemblants comme dans les pastels do Quentin aL Tour, gentilshommes, financiers, jeunes gens et : vieillards, jeunes femmes et douairiè- 1 res, tous très libertins et tous très im- i pies, même, j ’allais dire surtout, les i précise et des règles absolues.Plus d’un, plus d’un peut être, me trouvera bien “vieux jeu”.Aucun sujet, pour tant, n’est d’une plus saisissante actualité.Car il ne s’agit pas ici d’une fantaisie d’artiste ou de littérateur C’est une doctrine qui se cache sous votre indifférence pour le -destin de vos livres.Vous l’avez un jour formulée avec une entière précision dans i’une des chroniques théâtrales que vous donniez au “Journal des Débats” : “L’art disiez-vous, n’a point à ctre moral et ne risque jamais d’être immoral quand il demeure strictement objeetifr-gt impersonnel, c’est-à-dire quand il ne pren-d pas parti.” Souffrez que je vous arrête ici.Ne pas prendre parti, c’est justement ce que je crois interdit à l’écrivain.L’art est, à mes yeux, la parure des idées; s’il n’est pas cela, s’il se borne au seul souci de la forme, au culte de la beauté pour elle-même, et quels que soient les actes ou les pensées qu’elle recouvre, il ne me paraît plus que le vain effort d’une stérile habileté.L’image d’Eugène-Melchior de Vogue s’est offerte à moi durant tout le chemin que je viens, Monsieur, de parcourir à vos côtés.Elle m’apparaît encore ici, et je me réfugie derrière elle pour abriter la présomption de mon jugement.Nul, assurément, ne saurait refuser l’intelligence de la passion a celui dont la main noue a conduits, sur les pas de Jean d’Argr.ève, au rivage étincelant des Iles d’Or, parmi la pourpre sanglante des glaïeuls.Comment donc parlait-il de l’art d’écrire ?“Sans doute, disait-il, chacun cle nous cède quelquefois à la tentation Que ne suis-je Rossard, pour [aire aussi résonner aux échos de la coupole le nom, deux fois marqué pour la gloire, cle celle qui porte, avgj une grâce légère, on ses chants harmonieux ! gnorez pas.Donc, comme je comme en sa prose limpide etf superbe, * " “ “ 1 le lourd héritage du vers paternel ?Mais nous n’avions, Monsieur, qu’un fauteuil à vous offrir.Et voilà, paradoxe imprévu, que vous y paraissez comme l’envoyé d’une génération lassée des splendeurs du Parnasse.L’ESPRIT D’UNE GENERATION mande si les générations présentes peuvent s'étonner do, 1 effet qu che produisit sur les intelligences.“GESTA DEI PER FRANCOS!” Vous avez parié, Monsieur, de la “religiosité” de Vogiié.Ce n est pas assez : c’est sa religion qu iaut dire, et, si je voulais mieux définir, sans pénétrer plus avant d'ans le se-secret de son âme, les inspirations qu’il en lirait, je demanderais a, M.Emile Boutroux la permission d emprunter ryn langage.Do la relimon, dit notre éminent confrère, procèdent les conceptions idéales de la vio humaine, les enthousiasmes «généreux, les élans vers l’inconnu, les énergies profondes et inlassables.Conceptions idéales, enthousiasme goncreux, clan vers l’inconnu, inlassable énersrie, il semble que tout A ogüe revive dans ce tableau rapide., Demeuré soldat, sous son vetemen, d’homme de lettres, par la double vertu du souvenir et du sang, il laissait déborder, dans sa passion pour la grandeur nationale, cet idéalisme et cet enthousiasme dont son âme enfermait la source.Entre tant de pages où ils s’échappent en mots superbes, il en est, une qui vibre, comme la trompette sonne aux champs pour l’étendard.C’e-tait le jour de la revue navale de Spit-head, où l’Angleterre voulut, à la face du monde, affirmer sa maîtrise de la mer.Ah! comme il parla, ce jour-là, de l’émotion qui étreignait sa gorge, quand l’étamine aux trois couleurs “se fit reconnaître à son claquement plus vif, plus léger, à un je ne sais quoi de plus ardent et de plus fier, dans sa façon de baiser la vague et de capter l’air.” De toute sa courtoise admiration, il salue, ce fils des vieux Français, le grand pavillon de l’Angleterre, mais, le nôtre, il sent ” que c’est faiblesse de l’incliner trop bas, péché do douter de lui, et qu’il peut remonter, frissonner à de meilleurs vents, flotter ’/ comme autrefois j>ar-dessus tous les ao- zi/s-» r.! 1 f A n rrl o î a n r»n a 1^} bons chrétiens, et tous, aussi, très êlé- ! fj'éerire pour se divertir, mais il est gants.Car “l’impiété la mieux éta- ! jnccmcGVable qu’on érige en doctrine ce blie, dit l’un d’eux, n’oblige pas à I C)Uj joip ^ster une exception, un démanger goulûment”, non plus que le ! las sement momentané au devoir hu-übertinage le plus osé à porter des ha-1 ma;n c]„ poète.Si c’est là de la litté-bits malpropres.Il ne manque enfin à | rature demande pour l’autre un tout cet aimable monde que les ülus; Lom moins exposé aux usurpations Je j'Angiais nous sigu.Dations de Frago.Vous le voyez, J a* n’entends point ici déclasser toi ou tel | ,confère le .commande'-tout lu et c’est presque une confies-1 répUt6 léger ; un roman, une | l décret antérieur et sion Mais pour parler davantage en-, comédic peuvent être plus utiles aux | ’ ^ leg des H,.tre les graves images qui gardent no-1 hommes qu’un traité de theodicee.Je A monde.” Entendez-vous tre coupole ,des aventures de vos “A- m élève seulement contre le parti pris L mants singuliers”, et dos '•xiencos- (ic n’v mettre eu aucun cas une inten-tres de M.de Bréot”, et des tentations p;011 morale.” Quand Vogiié formulait ees hautes pensées, il songeait au réalisme.Qu eût il dit en face du symbolisme, qui nous avait promis la revanche do 1 Idéal ?L’ESPRIT D’UNE GENERATION de “M.Nicolas de Galaudot”, convenez, Monsieur, que je ne suis plus as- cmrassier.LE DIX-HUITIEME SIECLE Je m’apparus en toi comme une ombre lointaine.Votre poème est le dialogue émouvant d’un héros, fatigué des longues aventures, avec la gardienne du foyer qui évoque en son âme les images du passé.Il souleva des orages, allumés sans doute par la forme nouvelle, dont on vos vers, s'enveloppaient les pontées, plus encore, je le crois, parla réaction, unissante contre le naturalisme tout puissant, que promettait aux esprits attentifs, cette nostalgie d’un coeur, lassé des spectacles humains.La “Gardienne” fut applaudie avec transport, sifflée avec passion.Ainsi s’annonce la gloire.LES VERS DE M.DE REGNIER à une femme, d’esprit à la fois pénétrant et rêveur, ses raisons de vous admirer, elle me répondit: “Il me fait penser à des choses que j’aune.” G’est la meilleure définition que j’aie trou vée du symbolisme, et elle n’est pas, j’imagine, pour vous déplaire.Rendre les mouvements spontanés Qu’est-ce donc que vous nous ap- (k’s lc portez, en son nom ?Je l’ai connu, idc la pensee, c est, en deux mots, ten-cette génération, qui arrivait à l'&ge d*'6 vcrs 1 Ideal, et tel fut bien, peu d’homme, quand s’effaçaient les 'ima- j être à son insu, le noble effort du sym-ges de la grande guerre.Elle sem-' holisme primitif.Alais la subtile re-blah plutôt chercher son chtnfln dans cherche des impressions intimes ne l’ombre du crépuscule, que frayer 4 peut satisfaire que les esprits exerces route dans les lueurs do l’aurore.Fi 1 à se scruter eux-mêmes.Elle demeure incomprise de la foule, oui sans art et sans loisirs suffisants pour an:* .h ser ses émotions, sait, bien mieux cependant que les raffinés, avertie par un secret instinct, reconr.a't’.o enive imites la voix de l’Idéal et vio rer à sen appel.C’est là.pour le poète, pour l'orateur, pour l’écrivain, qu’est 1 inspiration féconde, dans 1 es âmes simples que tourmente le besoin ne minière et d’air pur, d’espéran’e et de foi., non dans les cerveaux compliqués qu amusent des rêves imprécis.Hors des cénacles où le s- aibonsme s’admire et des salons dont il herco l’indolence, il y a le peuple h-.-um-brable, je ne dis pas seuloinc.ut ceux peinent et qui souffrent.On a dit, éloge ou reproche, que vous aviez voulu, dans vos livres, faire revivre pour nous les grâces légères du dix huitième siècle et sa libre har di use.Je ne suis point l'avocat d’office de ce temps, plus funeste encore que frivole, qui vit périr, dans les esprits et dans les moeurs, les vieilles traditions de la France chrétienne; et je serais, pourtant, presque tenté de protester.Car vous avez, ce me sem Car c’est le grand débat qui, par delà les disputes littéraires, anime ici notre controverse ; et c’cst le même qui passionnait les esprits, il y a un quart de siècle, à l’heure où Vogiié dissipait l’air pesant du matérialisme, par le souffle nouveau qu il rapportait des stoppes orientaux.11 faut avoir connu la jeunesse de ce temps, déjà lointain, pour comprendre l’effet ble, traité le dix-huitième siècle un que produisit, au milieu d’elle, l'appa peu comme l’Antiquité où vous écou- ! rition du “Roman russe”, pelle d’aur tez plus souvent la flûte de Marsyas 1 jourd’hui no le sait plus.On aime à que la lyre d’Apollon, et les chansons 1 vingt ans à renverser les idoles, cl’Bros que les discours de Pallas.Sous Ce fut, dans les âmes incertaines et do la défaite invengée, elle n’av; if plus au cœur l’âpre tourment de la re vnnehe.L’espoir brûlant des relèv* monts glorieux, ne hantait plus s j pensée.Etrangère aux enthousiasmes chrétiens, au rêve do rénovation sociale qui, à ses côtés, passionnaient la jeunesse croyante, elle vivait dans l’at tente.La voyant errante parmi les ruines où il reposait sa Vieillesse, comme, après l’ouvrage terminé, le démolisseur s'asseoit sur les décombres, Renan lui tétait, parmi les sourires mondains, l’ironique appel de la jouissance.La foi ne soutena 1 plus son âme ; et.ne croyant plus, pourquoi eût-elle atri?Ainsi, cueillant, pour orner son front, au lieu du laurier trop pesant, des fleurs aux couleurs éteintes, olio marchait, penchée vers la décadence, comme un voyageur sur le vide, or- croient, qui agissent, et sont ainsi gueillouso de son audace mortelle.Al ai s qui courbés sur la terre ou captifs de » usine, mais de tous ceux qui travaillent, qui la sève de la nation.Ce peuple n des aspirations profondes, qui ne se peuvent exprimer qu’en une langue inte.ngibîe "à tous.Ce n est pas seulement.comm c il y a vingt-cinq ans, quand A ogüe écrivait le “Roman russe”, la jeunesse lettrée qui attend un libérateur.Partout,dans eetto foule, dont la marche posante fait palpiter la terre, partout il y a des Ames, semblables à celles que_ A o-güé discernait autour de lui, des Ames Tl m’a pin de placer ainsi, comme nno sauvegarde pour moi-même, le nom de ce maître du métier littéraire, au «euil de ce discours, où je dois parler ties Belles-Lettres à l'un do leurs serviteurs les plus exercés, devant tant d’hommes habitués à leur commerce, l’ambition de ce haut personnage Je u'aurai pas.Monsieur, l’impertinence do juger votre art poétique.Un de vos distingués biographes, célébrant votre entrée prochaine à l’Aca démie comme l’effet “ du consentement unanime de tous ceux qui font profession d'aimer les vers”, assurait, qu'il ne fallait pas moins, pour vous ouvrir nos portes, que cotte sommation de la renommée.Car, “il est notoire, disait-il, que les distingués prosateurs qui s’assemblent sous la Coupole donnent trop fréquemment l’occasion do déplorer, sinon leur complète ignorance, du moins leur indifférence coupable et leur médiocre entendement en ce qui touche l’art des vers.” Jo ne me flatte point d'échapper à la commune infirmité.Pourtant, un peu étourdi, je l'avoue, pur tant do .nlupté, et par tant de nudité, rebelle u.ssi, vous vous en doutez bien, à vo-re paganisme, j’ai fait «e que j’ai -11 pour suivre partout vos pas cnpri-1 -loux, haletant quelquefois parmi les détours do votre imagination, toujours (¦pendant charmé par la musique de 1 os chants.H me suffirait, presque, pour noter j mes impressions, de nommer vos re J cuoils de vers.Car vous avez l’art des cet orgueil cachait une misère, coption de la vie, ("est bien la (pire peine De 110 savoir pourquoi Sans amour et sans haine Mon cœur a tant- de peine.Combien j'en sais qui.le regard ïo-,.r né vers l’Horizon muet, répétaient tout bas l’inquiète lamentation du pauvre Verlaine ! »•— - , », Eugèmo-Molchior de Vogiié parut en ! Oui n appartiennent a personne, r’1 'j'1 eetto détresse.D’un mot inflexible, il à monter, par delà les deserts nuits, dit la source du mal : “\r pessi-] vers celui qui les appellera d un nn.nri misme est sorti du matérialisme acep- rri de son coeur”.des Ames, un*, sui-tique.comme le ver du fruit pourri.” - vant sa forte parole, “qui rôdent uu-“i,’Avant-propos” du "Roman russe” tour de la vérité .révélait ainsi à la jeunesse étonnée , QU ^ CRI DU COEUR?OU LA PA- sa poudre et son rouge, le siècle de l’Encyclopédie remuait des idées qui allaient bouleverser le monde.Tl cachait aussi des vertus, dont l’explosion meurtrière de ces idées nouvelles devait bientôt révéler la persistante énergie: et, s’il fallait absolument y chercher des héros ,on en trouverait, après tout, d’autres que “l’immortel” Casanova de Steingalt, comme parle le collectionneur de votre “Passé vivant”.Mais je n’insisterai pas sur cette pauvre querelle.Il m’en reste assez d‘autres.Vous n’avez pas besoin, pour trouver à vos romans un cadre approprié, de remonter si haut.A'ous écrivez en un temps où l'élite à qui vous parlez so pique de mépriser la morale, et vous lui donnez ce qu'elle aime, des livres amoraux.LA MORALITE DES OEUVRES Oh! je vous entends bien.A’ous n’écrivez pas pour les autres, mais peus vous-même, pour satisfaire “un goût, qui vous est naturel, de vous divertir à des évènements et à des personnages”.C’est l’avertissement que vous donnez à vos lecteurs, dans la préface d'un autre de vos livrçs, qui est aussi l’un des plus agréables: “Les vacances d’un jeune homme sage”.Et vous avez dit à l’un de vos biographes Une fois Je livre imprimé, publié, il troublées, comme un ébranlement.Des mots oubliés les firent tressaillir.^ On vit des jeunes hommes, qui s’ignoraient la veille, se chorqher du regard par-dessus la barrière des opinions, se grouper autour de celui dont la voix donnait un sens à leurs aspirations communes, et lui demander d’unir leurs volontés dans un même effort d’esprit- et de pensée.H ne leur offrait ni l'affirmation d’une croyance positive, ni la précision d’une doctrine absolue ; et ce fut sans doute la faiblesse d'une action qui.par là, devait être nécessairement éphémère.Alais, i-c qu il apportait, e’éiait cependant une parole de vie, l’expression d’une idee fondamentale, à laquelle se pourrait rapporter l’œuvre de Vogiié presque tout entière, je veux dire l'idée religieuse.Ce fut la raison profonde de son influence.Elle apparaîtra de plus en plus à mesure que le recul du temps permettra de ia mieux saisir.La langue magnifique d'ans laquelle il écrivait, l’éloquence naturelle qui Saillissait de sa pensée, qui, dans les événements ou dans la contemplation de l’histoire, découvrait le mystère du monde, toute cette richesse de l’écrivain vaudra moins (pic la conceprion du philosophe pour imposer sa gloire à la postérité.Le jour où, cans eet “Avant-propos d-u Roman russe” que je ne me lasse l’âjne religieuse?“Uesta Dei per Francos!” A’oilà le décret supérieur.Vo güé le portait en lui comme l’appel mystérieux de sa race.'C’est à lui qu’il obéit instinctivement, quand, à l’heure du partage,des mondes, son ardente imagination suit avec amour, aux extrémités de l’Asie, les soldats qui vont y chercher la trace des héros, premiers et prodigieux conquérants du Tonkin, quand elle so jette, au coeur de l'Afrique, sur les pas des missionnaires annonciateurs do la civilisation, des explorateurs grands comme des faiseurs de légendes, des combattants, pareils aux personnages d’une vision d’épopée, qui, dans le mystère de la brousse, parmi les rencontres sauvages, font “claquer l'étamine aux trois couleurs”, et donnent à la France, au prix de leur sang, un empire dont nulle abdication n’empêchera jamais qu’il n’ait été, par rile, par elle seule, arrachée à la barbarie.“Tl faut à la France, dit-il un jour, autre chose que les luttes des partis ( Suite à la Sème —+- i)o.s;e; UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR * '-’•“VJ j-vio .1(3 i*t IU -> ULIJl 1 HiVs « IHlUIlc, JI .,-l ?ne m’intéresse plus Je l’oublie.” C’est : P11* (lfl clU‘r’ Pfnr®e fP', (7a ni.montrait, dans ce binon, dans ce mot mage, toujours la même de scs vête- fl«\ 110 DfW pi contredit rien .monts divers, de la sensualité, tantôt! ?Prcmmrs tressaillements de lama-«.«LtoccAcx -Pr.;™ litîre humld'o ou s est lentement for- COLLETS POUR DAMES ET DEMOISELLES Voici une R^rie de collets parmi lesquell n’importe quelle- femme peut trouver ce qu’i lui faut et dans le style désiré, vu que 1< patron comprend les formes carrée, ronde oi en pointe.Tous ces collets peuvent être faits en per de temps en linon, broderie ull-over ou dentelle.Pour les collets de toutes grandeurs, mndft-les ronds ou carrés, il faut U-8 de, verge d’ali-over de 18 notices ou de tissu de J16 ponces; pour le modèle en pointe, 1 2 verge do dm cnn.Pour le collet en pointe, U verges o-P d’entre-deux; pour le collet carré 1 vergt ]-\ d’entre-deux.Pour le premier il faut 5 verges et pour le second 1 verge 1-2 de bro dorie.On peut obtenir le patron No.5,720 en envoyant 10 cents au bureau do ce .journal.Le* lectrices du "Devoir” peuvent obtenil ces patrons aux conditions suivante* î Remplir le coupon cl-dessous et retournes-le au DEPARTEMENT DES PATRONS AU ‘DEVOIR”.73a rue St Jacaues Montréal.fuyante et tantôt embrassée, faire ; mé» In série des organismes'*, et ül eon- titros qui font rôver.Ainsi mêlé, ‘ ‘Toi i de vous lire* jo me suis demandé si VOUR f’ni»un subtil parfum de volup- „.' LJ-.—A M.4 < m.A» .!.A,4 , •.ni* n 4*vii4- I.i ‘ * .* • CCI .qu'm Songe”, à vo» “Jeux runtique» voim n’ôt-es pas, au fond, tout simple et divins”, j'ai admiré la frappe de j ment romantique, et si vous ne vous vos “Médailles d'argile”, et j'ni j connaissez pas très bien vous même, compté le» “Heures'’, tombées de leur : quand vous cachiez votre gloire rais “Corbeille”, dans lo “Miroir” uû santé sou* lo nom de Hugues Vignix, vous faitos Baiser leUM images, tour à j pour marquer votre dévotion eux nié- té.doucement agité par le Souffle triste des arbres fiinébpc».Et sans que rien rie plus occupât m-.pensée Tout le jour jusqu’au soir chanter aux oreilles, répétée par des j timiai,, ’.-La formation pAr U.lèvres multiple», sa musique, au thô-j m0I) (.w tout ce qw pout connaître me invariable, au rythme tour à tourj ]a g0;0nee experiment nie, le champ où ardent et lassé.j a0n pouvoir do découverte est indéfini.Vous n avez point, dites-vous, souci I Mai» il y a autre chose que la science de co lendemain.Le pouvez-vous?expérimentale.Le limon ly- suffit pas L’homme de lettres, dans l'ivresse do accomplir le mystère do la vie.11 son propre travail, peut il oublier que faut compléter la furmulo, et r'est d'autres viendront s abreuver à sa pourquoi lo texte ajoute : “Et il lui coupe?l’eut il secouer dédaigneusement ; inspira un sosuWle de vie, et (’homme sur les esprits qu’il a.visités, la" pous fut une créature vivante.” On dirait sièro de son oeuvre, comme ferait, do la page écrite au plafond de la sixri-sa.sami-ale.sur un seuil inconnu, un ne, oi^ le doigt tendu du Créateur jot-hôte do passage?Je ne le crois point.*e à 1 homme 1 etineollo de vie.Vogué La responsabilité de l’écrivain m'appa-mit plue lourde, plus haute aussi, far deau sans doute, ma s honneur en même temps, et qui grau-dit jusqu’à l’exercice d’une mir-sion sociale, sa noble profession.Je sais quo jo heurte en co discours les goûta d'un temps, pour qui la mora- oonelut par ees mois : “Ce souffle, puisé à la source d'e la vie universelle, c’est l’esprit, l’élément certain et impénétrable qui nous meut, nous enveloppa et déconcerte toutes nos explications.” -le prie qu'on s’arrête sur cette parole, qu’on songe à l'heure où elle fut écrite, en faon des orgueilleuses victoires de la science, ors négations COUPON Département des Patrons su eolr .Ecrivez lisiblement.PATRON No.5,720 ¦De- Nom No.Ville Rue Mesure du butte * eps-sié d'avoir une signification i atiiét-a, du doute rationaliste, et je do- De taille.Quand voue désires un patron soit Îioitr fHotte ou enfant, ne mentionnes amats la mesure; meutlonnes l'Ago sou-emeut.Envoyés co coupon nni-ss quo vous t'aurel rempli nu UEf AllTtiMENT DES PATRONS, AU “DEVOIR”, avec 10 cents, suit en timbres ou en argent st lo patron ci-dessus voua sera envoyé quclquea joues eptéa. *jW f i 1 IE DEVOIR, Samedi, 3 Février 1912 é A l’Académie Française L’automobilisme et les bonnes routes (Suite de la 4e page) Usés sur les bancs des assemblées.Il I lui faut uae des grandes oeuvres doit elle est coutumière, une de ces oeuvres i universelles, qui ont toujours été sa ! raison de primer dans le monde, l’excuse de ses folies, la consolation de ses anal heurs.’ "‘Gesta Dai per Franc oi»! ” Ces hommes, ces soldats dont l’audace le ravit, il envie leur action salu ore et vivifiante: il les appelle des ’¦retrempés'’, parce qup, “au contact de la réalité, ils se décrassent des formules vieillies, ils apprennent l’initiative, 1 indifférence à la phrase, le maniement rapide et vigoureux du fait,” parce qu’ils reçoivent, comme dit Toûr-noel à sou général dans le saisissant dialogue du “Maître de a mer, ce livre où Vogüé s’ast imprime tout entier, parce qu’ils re grAee eff eace du sacre ment, 1 indefectible vertu de l’épée, du commandement, de la discipline mUi-( taire .Il les salue du grand nom de reconstructeurs”.Car C’est le rêve *}“: le Passionne, reconstru re, sinon l’édifice extérieur de l'ancienne France, du moins dans la structure sociale, contuse et chancelante, qu’il voit grandir sur le vieux sol de la patrie, l’âme qui peut seule lui donner l’harmonie et la duree’.-OUES DE TRISTESSE ET D’ANGOISSE I f1 a des jours de tristesse et d’angoisse.Qui n pu connu depuis quarante ans?Il discerne autour de lui ce qu appelle “le nombre mal des siè-| '•les de décadence”, et la tentation le prend alors de se réfugier dans le seul! '•u,te des lettres, où peuvent se rencon-j '1er, écrit-il à son ami, “ceux qui veu-! lent jeter encore sur la terre qui nous échappé, quelques beaux livres, chaut du cygne.” Mais toute son énergie se refuse à ce dilettantisme.Lui aussi, il veut être un reconstructeur.Et, quand la voix (lu pays natal, auquel, malgré les séparations do la vie, il reste attaché par toutes les fibres du coeur, vient le presser d’entrer dans la vie publique, il écoute, il lui répond, parce qu’il en-¦ end.en elle, l'aine de sa terre, de la trre “nerveuse” qui a porté son berceau, et dout le sein robuste garde ses morts, a lui, qui lui parlent.L âme de sa terre! On sourit, parmi les réali.stes de la politique, quaud il annonça que cette “âme de l’Ardèche” entrait a la Chambre avec lui, comme souriaient les bourgeois de 1835 quand I hiers, fli.sait, en voyant entrer Laniar-tine au Palais Bourbon: “Voilà le par-1 social!” C’était bien l’idée sociale, en effet, qu’il voulait servir au Parlement, après l’avoir servie dans lés lettres, marquant ainsi que son regard de voyant, comme celui du poète, allait bien au delà de l’horizon borné, où tournent, dans le va n bruit de leurs intérêts et de leurs passions, les satisfaits de tous les temps.Car ce gentilhomme, ce traditionnel, marchait les yeux vers l’avenir, atten-t f à l'ascension démocratique, et.suivant une image, un jour tombée de sa plume, à “l’instinctive poussée des arbres qui, dans la forêt, prennent le dessus sur les autres.” Poète, il l’était assurément, et autant que peut l’être un prosateur, mais poète comme Lamartine, de qui Sainte-Beuve écrivait “qu’il agissait avec cette divination de la pensée publique qu’ont les poètes, et que n’eurent jamais les doctrinaires).” Comprendre les événements qui passent, entendre ceux qui s’approchent, lel fut le perpétuel effort d’Eugène-i 'Melchior de Vogué.Effort douloureux I à ceux qui s’y soumettent, dont l’liom-| me de vieille race sentait à certaines^ heures la pesante amertume, et dont i il n si bien dit l’angoisse dans le “Tes-’ tament de ce Sylvanus, fatigué de toujours “flotter dans le vide du temqis, avec une moitié entraînée vers l’avenir;.” M.Jules Lemaître a eu raison aa„at,a>a i mcnt toutes mines, droits de mines et terres, P Xi ®ton1** »£?*"'“•• et tous intérêts en iceux.les explorer, trs de la route canadienne TsiIl„ e„rcer> ^^icpp.r et mettre s pro Aureis av^c accessoire* sur tous nos bateaux 1 fit, extraire, fondre, épurer, préparer, appré- i- w- la .* ^ - rché le ter.amalgamer et prépj ! minerai, métal et *udi arer pour le march De Halifax 6 Mars 20 Mars pour la célébration de la Sainte Messe HALIFAX N.E.A BRISTOL 'toute sorte, et le roc.argile et pierre, et fai DEPART • re tùUte* autres opérations qui peuvent paraî Tia wri.ini 1 *re à aucun des objets de la compagnie; ¦o/wat Acheter, vendre, manufacturer et faire le AIj GEOROE -0 Mari ! commerce de minéraur, appareils, machines._____________ .3 Avril I outils, commodités, provisions et choses ca- * i , * i* • » • *AYrü, ROYAL GEORGE 17 Avril tables d’étre employés en rapport avec cea tes tendant a taire croire C[Ue les cire'J- j 17 Avril ROYAL EDWARD 1 Mai j opérations, ou requis par les ouvriers et au- laires que nous avons fait publier, j Houe et Rivet.9 Boulevard St-Lsurent.: tr*s employés de la compagnie ; Pont été sans notre consentement -t Thomas Cook A Son., 530 Ste-Catherine-O.! x Construire, faire, maintenir, améliorer, eon- .,, vvmxvajq ix* a .r, .i dinre.travailler, contrôler et surveiller tous notre connaissance.7 | ou a !a tmnpagrnie de Navigation du Canadien j chemins, routes, ponts, réaervoirs, cours a ord Limitée.î d’eau, aqueducs, quais, fournaises, moulina.Edifice du Canadien Xord.’-“I— * L ~ J-,!- * 226-230 rue St-Jacquès.Montréal.vons les déclarations qui ont été fai- i 3 Avril GEORGES R.BRUNET, jack McClelland.Comment expliquer cette conduite ; contradictoire à quatre jours d’inter- j valle î La question est plus sérieuse qu’on semble le vouloir croire chez quelques uns et si le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal veut conserver le prestige qu’il s’attribue, il ferait bien de séparer au plus vite sa cause de celle des gens qui semblent se don ner le triste plaisir de la compromettre irrémédiablement.Ce n’est pas avec des paroles lar moyantes et des actes de lâches compromis qu’il conservera la confiance des gens sincères qui voudraient bien lui conserver leur loyauté et tout leur appui.LEANCE SPECIALE.Les charpentiers en fer auront une réunion spéciale dimanche après-midi à deux heures au Temple du Travail, 301 St-Dominique.i de* l’Union Internationale ee rSfour | LES PIANOS ARTISTIQUES DE LA CELEBRE d’hui en ville et il adressera la parole I à eette assemblée.m I queurs.Je n‘ai pas, pour ma part, la, témérité d'affirmer que c'est là sou intention; mais .pratiquement, c'est tout comme! Quels sont ceux, pensez-vous, maintenant, qui jubilent de votre initiative?L’histoire du passé peut vous l’indiquer.Si la Chambre de Commerce a la prétention de croire que eette idée, d’un commissariat de licences à la campagne est son idée propre, elle se trompe étrangement.Qu’elle consulte les annales parlementaires de 1903, elle verra, qu'à cette époque, tous lesbu-vetiers de la Province se sont unis pour tenter auprès de la Législature la même démarche que tente actuellement la Chambre de Commerce de.Montréal.A'otre but, enfin, dites-vous, dans votre communication à la presse, est d'enrayer le mal dont on se plaint et non do le propager.“Notre but est d’indiquer le mal et les abus.” Admirable tâche, mais très tardive, Monsieur le Président.Il a déjà été publié, sur ia question, sans compter des centaines d’autres de moindre importance, un immense volume de 800 pages qui a pour titre “Le Premier Congrès de Tempérance (le Québec”, où toutes ces questions d’hôtels mal tenus et de bars à la campagne sont traitées en mains de maîtres, par des spécialistes reconnus.M’est avis, et c'est aussi l’avis de tous ceux qui savent lire, que votre but est encore d’indiquer le remède, et le reproche que nous vous faisons comme citoyens et patriotes, sinon comme médecins, c’est de vouloir faire avaler, comme spécifique, à l’immense majorité des gens qui n’en ont.pas besoin, une tout à fait mauvaise pilule.Agréez, monsieur le Président, l’expression de mes hommages respectueux.Votre serviteur dévoué, DR.J.GAUVüLAJ.Tous les membres sont priés d'être présents à cette assemblée.CHEZ LES TYPOS.L’union typographique Jacques-Cartier aura son assemblée régulière ce soir, à 8 heures p.m., dans la salle de l’Alliance Nationale, rue Beaudry.On procédera à la nomination des officiers.L’assistance à cette assemblée est de rigueur.LE PARTI OUVRIER.Le comité général du parti ouvrier, dont les séances ont lieu régulièrement chaque premier du mois, se réunira demain, à 10 heures 30 a mi., au Temple du Travail.CORDONNIERS.Aujourd'hui, à 1 heure p.m., à la salle .Dionne, tous les cordonniers de la B.and S.W.U., sont convoqués pour procéder à l’élection d’un agent d'affaires.Le scrutin sera ouvert de 1 heure p.m., à 10 heures p.m.Qu'on se le dise.LIBERTE DU TRAVAIL.A Manchester, la situation ne semble pas s'améliorer sensiblement, bien que les ouvriers soient retournés au travail.La lutte se continue entre unionistes et non-unionistes pour la liberté du travail.Les unions fédérées ou “amalgamées” comme on les appelle.là-bas veulent exclure les ouvriers non organisés.Les catholiques romains se sont organisés en une union séparée et distincte; nous les “amalgamés” refusent de les reconnaître.Des troubles se sont produits déjà en plusieurs localités et l’on croit qu’un nouvelle grève des tisserands du Lancashire éclatera vers le 5 février.Les ouvriers ont demandé une augmentation de salaires qui leur a été refusée, jusqu’à ce que la question du principe unioniste ait été réglée.FABRIQUE PRATTE se trouvent exclusivement chez ED.ARCHAMBAULT 312-314 STE-CATHERINE EST Tél.Bell Est 1842 - - - - - Près St-Denis.La plut précieuse nour nuire pour conserver la santé DES BEBES est sans contredit LA PEPT0NINE C’est une nourriture saine et riche en aliments forti-fiants,sans rivale sous ce rapport.La Librairie Saint-Louis change de propriétaire Il nous fait plaisir d'apprendre que no tre ami,M.Norbert Faribault, qui s’est porté, il y a quelque temps, acquéreur de la Librairie Saint-Louis, située No 288 de la rue Sainte-Catherine Est, coin de !a rue Saint-Denis, a maintenant terminé les améliorations consi dérables qu’il a fait subir à son non veau magasin.Il a renouvelé entièrement le département de la librairie, et y a ajouté un grand nombre de jolis livres nouveaux et instructifs.Il a aussi installé un stock complet de pa peterie de luxe et de fournitures de bureaux de toutes sortes, qui sera très certainement d’un avantage considéra ble pour toutes les familles et les marchands de la partie Est de la ville qui trouveront maintenant chez lui tout ce dont ils peuvent avoir besoin.Travailleur infatigable, M.Faribault est un jeune homme d’expérience et d’une grande énergie.Nous sommes convaincus que tous ceux qui ont à coeur le “succès des jeunes”, lui donneront tout l’encouragement qu’il attend et qui est dû à son mérite.Nous sommes persuadés que ce succès ne se fera pas attendre.(réc.) L.De LIMBOURG DE PAEIS Pédicure Spécialiste Attaché au service des Révérendes Soeurs de T Hôtel-Dieu et des Principales Communautés religieuses r machines à broyer, travaux hydrauliques tra vaux, manufactures, entrepôts et autres trn vaux et commodités qui peuvent paraître, directement ou indirectement, utiles à aucun 1 des objets de la compagnie.et contribuer, subventionner, ou autrement aider au pren-! dre part dans toutes telles opérations ; Acquérir, faire le commerce, vendre des i mines, minerais et métaux, et en disposer nuit renient; fondre, réduire, épurer, moudre et 1 traiter les minerais et disposer des produits ' de mines, minerais et métaux ; Acheter, acquérir, posséder, louer, condui-| re contrôler et mettre en opération, et ven-! dre, louer, en disposer, à telle personne ou personnes.corporation ou corporations et pour tel prix ou prix et c tels termes et conditions qui peuvent paraître propres à cette corporation, de l’eau, droits d’eau, pouvoir, privilèges et appropriations pour mine, moulin, agriculture, manufacture en général, usages domestiques et pour autres fins; et dévelop per, contrôler, faire le commerce en général en disposer, h telle personne ou personnes corporation ou corporations, et pour tel prix ou prix et h tels termes et conditions que cette compagnie peut juger à propos, pouvoir électrique et autre, pour la production, distribution et fourniture d’électricité pour éclairage chauffage et pouvoir dans les comtés de î’ontiac.Ottawa et Argenteuil, dans la province de Québec, et pour tous autres objets et fins auxquels ils sont adaptés ; En général acheter, prendre à bail ou en échange, louer ou acquérir autrement tous biens meubles et immeubles et tous droits ou privilèges que la compagnie peut juger nécessaires ou utiles pour les fins de ses affaires Faire toutes autres affaires qui peuvent paraître à la compagnie capables d’être con duites convenablement en rapport avec ou calculées directement ou indirectement h aug monter la valeur des bien» ou droits de la compagnie ; Emprunter de l’argent, faire et émettre des billots promissoiree, lettres de change, obligations.débentures et preuves de dettes de toute sorte, garantis par hypothèque, engagement ou autrement, et les garantir par hypothèque, engagement ou autrement ; Acheter, louer, échanger, donner à bail ou acquérir autrement nucun et tous droits, per mis.privilèges ou franchises propres ou uti les pour aucune deg fins de «es affaires : Eriger et construire, faire, améliorer aider ou souscrire à la construction, érection et amélioration de moulins, manufactures, entrepôts, bâtisses, chemins, bassins, jetées, quais, carrières, maisons pour employés et autres et travaux de toute sorte ; Et pour l’avancement et progrès des affaires et objets en général de la corporation, tels que ci-dessus décrits, cohsrruire, louer, posséder, mettre en opération ou vendre une ligne nu des lignes de transport autres que chemins de fer ; Payer pour toute propriété, droits ou objets requis par la compagnie ou utiles k icelle, ou pour services rendus à la compagnie après son incorporation ou antérieurs i\ icelle, uans : In préparation do ses incorporation et organi-| sation ou autrement, en obligations, débentu-res ou outres garanties on biens de la com-I pagnie ou par l’émission d’actions acquittées ! et non sujettes à appel de son capital actions ; j Employer nucun des fonds ou biens de la I compagnie pour l’achat ou acquisition ou pos ^ session autrement d’iceux ou les payer en ' obligations, débentures ou autres garanties de la compagnie, ou par l’émission de scs actions acquittées et non sujettes ft nppel, les R étions, obligations ou autres garanties ou biens de toute autre corporation faisant des affaires semblables ft celles de cette compagnie, et dan» le but d’y former, promouvoir et contribuer, subventionner ou autrement aider toutes personnes, sociétés, corporations, syndicats et associations ayant des objets semblables ft 1 ceux de cette compagnie, et durant lu posses I sion ou jouissance de toutes actions, obligations, garantie ou autres droits, exercer tous les droits et pouvoirs de propriété d'iceux, y compris les pouvoirs de voter ; Obtenir que la compagnie soit licenciée, en-régistrée et reconnue dans toute autre pro vince ou pays et y désigner les personnes pour faire tels actes et objets qui peuvent être ft propos en vertu des lois de telle autre province ou pays pour représenter In, compagnie ou l’autoriser efficacement ft y faire et mettre en opération ses affaires ; S’nmalgnmer ou entrer en société ou nr rangement pour le partage des profits ou union d’intérêts ou autrement avec toutes per sonnes ou corporations engagées ou intéres sées dans toutes affaires ou transactions con vennblos et acquérir ou garantir le paiement de toutes actions, obligations débentures ou autres garanties de toutes telles corporations ou de tous dividendes ou intérêt en icelles, i 1 et do les vendre ou émettre de nouveau avec f ou sans garantie ou en faire 1" — autrement RAHWAY SYSTEM Swi« doubla roia larréa, entra Montréal, Toronto, Hamilton, Niagara Falla, Détroit «• Chicago.- TORONTO en 7y, HEURES par “l’International Limité” La train la plua beau at la plua rapide du O a.nada quitta MONTREAL à 9.00 a.ta, tons les joura QUATRE TRAINS EXPRESS par JOUR MONTREAL, TORONTO ET L'OUEST 9 a.m., 9.45 a.m., 7.30 p.m., 10.50 p.ta.Wagons-buffet, salon et bibliothèque sur le» trains du jour : wagons-lits Pullman éclairés ft l’électricité, avec lampes pour lire dans les lits, sur les trains de nuit.CARNAVAL DU MARDI-GRAS Québec, 36 au 20 février.Excursion aller et retour de CéB AA MONTREAL.Départ jeudi 15 février ft mardi, 20 février inclusivement limite de retour.22 février.BUREAUX DES BILLETS EN VILLE 180 ru St Jacques.Tél.Main 6905.ot gare Bonsrerture.LE PACIFIQUE CANADIEN L'excellent aménagement des traîna du O.P R., est grandement apprécié du publie voyageur.La seule ligne qui fait circuler des wagons à compartiments entre Montréal et Toronto Les trains partent de Montréal à 10.45 p.oa.tous les jours, pour la garo Yonge, Toronto.Les trains pour la gare Union partent è 8.45 a.m., et à 10 p.m.CALEDONIA SPRINGS LA GRANDE VILLEGIATURE DE FIN DR SEMAINE ou l’on se procure la célèbre eau Magi.Excursions de fin do semaine.Taux réduits.MARDI-GRAS, QUEBEC Du 16 au 20 février.DE MONTREAL A QUEBEC ET £4 AA RETOUR.dW.SIU Bon pour départ 15 au 20 février.Limite de retour jusqu'au 22 février 1913.Service des trains : Départ Place Viger ’S.OO a.m.*1.30 p.nu ?11.30 p.m.fTous les jour».“Tous les jours excepté la dimanche.?Le dimanche seulement.CHANGEMENT D’HORAIRE Tie train No.454 arrêtera sur signal h Ste*Adèle le dimanche seulement, à 7.06 p.m., pour les passagers de Montréal.BUREAU DES BILLETS 218 rue St-Jacques.Téléphone Main 3732-3763, ou aax gares Viger ou de !.gare Windsor Gle Générale Transatlanliqm DE NEW YORK AU HAVRE PARIS Dlpar's tous les jeuùta à lu a.m.DA TOUR AI NB.S iév.LA PROVENCE.15 fév.ESPAGNE.22 fév.LA TOUU-.INE.29 Fév.LA SAVOIE.7 mari LA PROVENCE.14 man Départs supplémentaire» le samedi NIAGARA 3 30 Fév.CHICAGO.24 fév.Uensei(nements, GENIN', TRUiiisAU » CIE., ugents fiiuéraus pour 1, Csasttk, 2Z.ru, Notre-Ltsm.-Ouest.Montré,!.Traitement g a r n n ti de.Cars, Oignon* Ongles Incar nés, Pied» Plate, Trans plratlon des pieds.Massa g* MASQUE DEPOSEE 297 nie St-Déni» Phone Est 2109 Hygiène Dimanche après-midi à 2 heures 30 au Monument National, M.le docteur C.N, Valin fera sa conférence hebdomadaire sur l’hygiène, sous les auspices de l’Association Nationale Saint-J eaa-Raptiste.Invitation cordiale, entrée libre.Fatal résultat d’un accident M.Frank Lan "an, 78 rue Ste Famille, qui fut frappé par une voiture hier matin, est mort dans l’après-midi.L’accident s’est produit à l’encoignure des rues Avenue du Parc et Princo-Ar-tlhur.M.Langan, âgé de 6.3 ans laisse une femme et deux enfants, dont l’un dangereusement malade.Le défunt était employé aux doua ries et membre de plusieurs sociétés.Vendre l'entreprise de In compagnie, son actif, clientèle ou toute partie d’iceux pour telle considération que la compagnie jugera ft propos, ou en disposer autrement, y compris les actions, debenture et autres garanties de tonte autre corporation ayant les mêmes objets en tout, ou en partie, que (.eux do la compagnie, et distribuer parmi ses actionnaires l’argent, garanties ou autres considérations ainsi reçus ; Faire toutes telles autres choses qui peuvent être en rapport ou utiles ft l’acquisition des' susdits objets pour la mise en opération des projets de la compagnie ; Promouvoir toute compagnie dans le but d’acquérir toutes ou aucune des entreprises actifs, droits ou obligations do la compagnie : Acheter, ou acquérir autrement, posséder, louer, vendre, améliorer, conduire, développer, échanger ou en disposer autrement ou faire le commerce de tous immeubles, terres, liftlisseK au autres biens ou droits nécessaires ou utiles pour la mise en opération d’aucune des affaires de la compagnie Faire aucun des susdits objets comme patrons, agents, entrepreneurs ou autrement, soit seule nu en société avec autres, sous le nom de “The Minerals Investment Company.Limited’’, avec un capital total de, deux cent cent mille (200,000) actions d’une piastre ($1,00) chacune.La principale place d'affaires de la corporation, sera dans la cité de Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province, ce dix-neuvième jour de janvier 1912.JEREMIE DEÇA RIE.Secrétaire de la province.MacLENNAN k BAKER, Procureurs des Applicants.Toute personne se trouvant le ul chef d'une famille ou tout individu m&le de plus d« commerce j ia ans pourra prendre comme homestead u» I n II n l-f ails k a* i- f a ntl An I rt i- r» .1 .1 ' 13 é f A iatv^y^vUkla quart de section do terre de l'Etat disponible au Manitoba, ft lu Saskatchewan ou clans l'Alberta.Le postulant devra se pégenter à l’agence ou ft la Bous-ngence des terre* du Dominion pour le district.L’entrée par procuration pourra être faite à n’importe quelle agence ù ccr‘ incs conditions, par le père, la mers, le i.' la fille, lo frère ou la soeur du futul colon.Devoir.—Un séjour de « mois sur le terrais et la mise en culture d’icolui chaquo année au cours de trois uns.Un colon peut demeurer ft neuf milles de son homestead sur uns ferme d’au moins 80 acres possédée uniquement et occupée par lui ou par «on frôr® ou ca soeur.Dans certains district» un colon dont le* affaires vont bien, aura la préemption sur un quart do section so trouvant ft côté de son homestead.Prix $3.U0 l'Acre.Devoir.—Devra résider six mois chaque année au cours de six «ns ft partir de la date de l’entrée du homestead—y compris le temps requis pour ob tenir la patente du homestead, de cultiver cia* quante acres en plus.Un colon qui aurait forfait ses droits d» colon en ne pouvant obtenir sa préemption pourra acheter un homestead dans certains drtricts.Prix $3.00 l'acre.Devoir.-—Rester six mois dans chacun des trois ans, cultiver 50 sures et bâtir une maison valant $300.W.W.CORY, Sous ministre de l'Intérieur.N.B.—La publication non autorisé* dq cette annonce ne sera nas oarée.BENOIT FRERES 20 ST JACQUES, MAIN, 636 $7.500 Rue St-Denis, près rue Beau-bien, près de l’église, maison façade pierre artificielle, trois logements, six et sept appartements.Ecurie pour 3 chevaux, remise, terrain 25 x 120.bâtisse 25 x 45, ex tension 18 pieds.Q flflf) St-Hubert, près Duluth w I wjUUU maison neuve, façade pierre, trois logements sept et huit appartements, chauffage eau chaude, ga/.électricité, écurie pour 3 chevaux, belle remise.Conditions fn ciles.Terrain 27 n 110.Bfitisse 27 x 7 7.J.A.ROY AGENT D’IMMEUBLES 20.ST-JACQUES Chambres 28-29 Téléphone Main 1318.Rue Beaudry, près Ste-Catha-rine, t logements, avec terrain, 43 x HO.Peu de comptant.Balance facile, nnn Esplanade, 3 étages, façade en wwlUUU brique pressée, 3 logis de six chambres.$5,800 Ç£J A fl fl Rue St Germain, 3 ét ages, fa-wWfvMW çado brique blanche, 0 logements.Revenus $630.00.Rue St Vnlier, ci devant Hunt-^WjPUI# ley, près Beaubien, 2 étages façade en brique romaine, 3 logements.Revenus $384.00.onn ^ue Chateaubriand, ci-devant Labejle, 2 étages, façade en Faites uns pifrre, offre.logis de 7 chambres.{ % n FEUILLETON DU "DEVOIR1 La Petite Mademoiselle par HENRY BORDEAUX y 17 ( Suite) Avisant Jacqueline que tout le moule, sauf les jnlouses, aiiorait à Fnntni-ne-sous-Bo's, lu maîtresse maison en espéra le sa.lut.—(Minutez-mus quoique e Hanson île Prance, implora t-elle de la jeune fille —Je veux bien, dit la Petite Marte-moisel-le.Mme de Chevreuso la eonrtu sit au piano, Inévitable anachronisme.Elle chanta " Le roi Loys”t Le roi Loy» est sur son pont Tenant hh fille en son (rirnn-KH’ hit demande un cavalier Qui n'a pas vnillarl six rten'er*.—Six deniers, c'est trop peu.susur M la nouvel!» flnncéo à su confidente.Pierre Savernay, parvenu de i autre côté de l’étang, s'était arrêté pour regarder le château luminous que l'eau reflétait.C’était île palais féerique de sa princesse de légende.Par Jes fenêtres ouvertes, il entendait vaguement -n murmure de conversation, et voyait passer les eigneurs et le.» dames d'autrefois en habits de Kala colorés comme un parterre do fleurs.Psns te soir qui s’obs-urc.osait, un vot de notes s'échappa des croisées pour lo rejoindre à tire-d'aile.C’était une voix au timbre de cristal qui ne lui était pas inconnue Rapidement, il se rupiproclm et prêta l'oreille.—Ma fllle, il faut changer d'amour Ou vous entrerez dans 1a tour.-r.T!a.imo mieux entrer dans la tour, Mon pèr', qu» da changer d'amour.A distance,, Jacqueline ne l’exhor tait-elle pas à la patience, à.la fidélité?U mit lég deux mains sur sa poi trine, comme pour l’élargir; ne fallait-' il pa-s qu’elle aspirât toute la douceur i de cette soirée d’automne plus enivrante qu'un printemps?—J'aime mieux rester dans la tour.Mon pèr’, que de changer d'amour.('était lo couplet final.Des applaudissements éclatèrent.Aussitôt il gagna les boi» pour eacher son espoir qui res-semblait à une peine.VT LES OFFRES OU CODE On désigne sous le nom de "village de la Reine" ce hameau de quelques maisons aux toits de chaume que l’on trouve en bordure de la forêt de Fon-taine-sous-Bois, lorsqu'on suit, depuis le ehùteau, l'avenue des Chênes.C’est là.veut la légende, qu'un de nos anciens rois découvrit la jolie bergère qu’il installa plus commodément dans son pavillon de chasse.î,'histoire ajoute que c'était une bergère déguisée, venue là dans un secret dessein.Au bout de l’avenue, presque à l’endroit où.comme une rivière qui se perd, elle débouche dans ia campagne, un vieux banc, à demi encastré dans la mousse, offre le repos aux promeneurs.Deux jours après la fête de la Eronde.Pierre Savernay y vint s'as-aeoir avec un livre de format petit.mais très épais.Tl aimait ce lieu solitaire, et la matinée de septembre, même à l’ombre des arbres, était d'une chaleur douce et agréable.Enfin n a-vait-il pas rencontré ici même, quelques mois auparavant, la Petite Mademoiselle qui tenait un panier au bras?Il ne tarda pas à s'absorber dans sa lecture, et n’entendit point qu’on marchait vers lui dans l’allée.C'était, pour son excuse, un pas si léger et rapide qu’il ne laissait point de traces et que l'herbe sur son passage — les routes de la forêt sont, mal entretc nues, et l’herbe y pousse comme dans les champs — se relevait après une courte hésitation.Jacqueline portait au bras son petit panier.Elle rougit eu apercevant le jeune homme, voulut continuer son chemin, et puis s’arrêta à la hauteur du banc.Pierre ne bougeait pas plus qu'une borne.Il lisait avec fureur.Jamais elle ne i'nurnit.cru capable d'une telle faculté d’abstraction.Quoi, pas même un bonjour ! Pour un amoureux, c’était peu galant."Voilà bien les hommes ! songea-t-elle.Emppessés jusqu'à la fadeur et l'ennui quand ils vous voient, et dès que vous tournez les talons, ils s'ocru-|>ent d'autre chose ! Mais je n’y comprends goutte : ee chauffeur cacherait il un érudit ?” Bravement, avec une question elle le secoua : —Que faitos-veus encore ici ?Pierre sursauta, ôta son ohapeaus le remit, se rassit, se releva et murmura: Je.je.je pense à vous.—11 n'y paraît guère.Votre livre est si captivant que vous ne m’avrrz ni vue ni entendue venir.Penaud et déconfit, il protesta néanmoins : —C’est bien à voua que je pense.Mademoiselle, comme, toujours Quel aplomb ! —Je cherche mon délit.—Ah! vraiment ?—Tenez ('est le Code pénal.Il lui tendit son petit livre, court et massif, d’un maniement difficile.Elle put lire à la première, page : “Codes français et lois usuelles.Nul n’est censé ignorer la loi ?.il suffit d’apprendre par coeur deux ou trois n-.illr pages de texte serré.Je le connais, dit-elle en le lui rendant.Cherchant un secours, il la supplia: Consrlllcz-moï, ' puisque vous le connaissez.Je m’y débrouille fort mal.Manque d habitude : cela viendra.Croyez-vous ?j’ai peur que non.Je suis si gaucho, si embarrassé.—Mais il me semble que vous n’avez que l’embarras du choix quatre rent quatrc-vingbquatro articles.Il la regarda avec admiration : Vous les avez comptés ! Choisissez le vôtre nu (dus vite.Il parut se décider et tenta une démarche de coneiliaPion —Voyons, Mademoiselle : une eon- tifnvention pour excès do vitesse ne vous suffirait-elle pas ?Dès re soir, je puis me la procurer.Elle avança dédaigneusement les lèvres : Fi donc.Monsieur : une contra- vention ! —Et un délit de (basse ?- C'est à.la portée de tout le monde.—Vous n’étes pas généreuse.Il prit son gros volume et feuilleta le Code pénal in commençant par In l'in.Elle s'assit à côté d« lui, sur le banc, pour guider ses recherches, elle (pii avait plus de compétence.En solituats du bois les environnait, mais ils no s'en doutaient point, tant ils ils s'absorbaient dans leur travail.- Hier, lui expliqua-t-il, j’ai couru à Paris pour acheter eet affreux bouquin.F.llo no le suivit pas dans coite digression.Ne perdons pas de temps, déclara-t-elle.•le vous obéis.Là, j'y suis maintenant.Il y a tnt tas de délits et.de crimes inconnus.Comment rhoisir ?- Proposez-les et nous verrons.Faut-Il tloler des règlements rein tifs aux manufivrture», nu commerce et aux ails ?—C’est bien compliqué.- Dois-je apporter des entraves à la liberté des enchèrre ' Vous ne sauriez pas vous y prendre.- En (ffet.A(ot* abus de confiance.?banqueroute ou escroquerie ?vols sim-; files ou vols qualifiés ?Elle interrompit vivement eette nomenclature.Non.non.Pas de délits contre la j propriété.Décidément, subjugué par sa science, i il lui jeta un reagrd superstitieux et i presque effrayé : elle possédait le rode I jusque dans se?classifications.il me reste, reprit-il, tous ceux contre les personne» : faux témaigna-gc.infraction aux lois sur les inhumations, enlèvement do mineurs, séquestration de personnes, ait.11 tourna court brusquement et rougit comme une petite fille : ii arrivait aux chapitres drs attentats aux nnnurs.Bientôt remis de sa peur, il sauta par-dessus et continua son énumération : —Coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité de travail de plus de vingt jours.Meurtre, assassinat, parricide, infanticide, empoisonnement.— Assez ! assez ! A chaque nouveau crime il s animait, pris de la gaieté des collégiens (pli narguent leur professeur.Et il* rirent de eompngnie devant cette list* éloquente qui ne les tentait point.(A Buivrs) ia 556262 A LE DEVOIR.Samedi.3 Février 1812 Garnitures de Cardes ASSORTIMENT COMPLET Bubans d’importation anglaise de la meilleure qualité.0.K.McLAHEN, Imités, 351 RUE ST-JACQUES CALENDRIER DIMANCHE LE 4 FEVRIER Septuagésime.So.de la P.B.V.If.Lexer du Soleil, 7 h.18; Toucher du Soleil, 5 h.IL Ijever de ia Lu-ee, 7 h.23 ; coucher de la Lune, H h.51.LUNDI LE 5 FEVV1ER Ste Agathe, vierge et martye.Lever du Soleil, 7 h.17, coucher du Soleil, 5 h.12.Lever de la Lune, fi h.45 ; coucher de la Lune, 9 h.17.CE SOIR FETES ET CONCERTS:— Ouverture du Salon de l’Automobile au .Manège Militaire.Le “ Nationaliste ” Lire demain.- L’enfance crimi-nelle, Léon Lorrain ; Billet du dimanche — La Bopularilé, Simon Breval ; Poinu — Les Clochers, Englebert Gailèze; Après la bataille, Fred Pelletier ; La loi des compensations, J.-C.-O.Bertrand; La Politique à Québec, Grégoire; Après les discours, les actes, Paul G.Ouimet; A la bonne franquette, Guy Fnne; Macbeth-Lemieux, de Marehets.Notre page sportive : Le sahn de la locomotion automobile.Toutes les nouvelles.Nos ca-ricatures.M.Charles Albert Millette Le nouveau maire détient le record LE CALCUL DEFINITIF DES CHIFFRES DONNES PAR LES RAPPORTS DES ELECTIONS DONNE A M.LAVALLEE 12,432 VOIX.— QUELQUES CHANGEMENTS DANS LES QUARTIERS.Les comptables municipaux ont refait les calculs des majorités données jeudi, chiffres que dans la hâte on n’avait pas d’abord pu établir correctement.La majorité de M.Lavallée se trouve maintenant de 12,432 voix, ce qui est la plus forte majorité qu’on ait jamais vue à Montréal.La majorité de >! ’échevin O ’Connell tombe de 23 à 601.La majorité de l’é-edevin Stroud est de 60 aui lieu de 19.La majorité de l’échevin Séguin est de 738 au lieu de 718.Celle de l’échevin Gareeau est de 487.Celle de l’échevin Vandelac est de 596 au lieu de 600.L’échevin Clément a une majorité de 322 au lieu de 287.L’échevin Emard gagne par 223 voix au lieu de 216.L’écheviri Turcot perd deux voix et a une majorité de 845.Par une transposition de nom, nous avons dit hier, que M.Elie était élu échevin du quartier St-Gabriel.C’est M.P.Monahan .qui a remporté la victoire par une ¦majorité de 76 voix.La majorité officielle du Dr Poissant est de 488 voix, dans La-Fontaine.-—>•- La grève de Lawrence M.Charles Albert Milette, qui tle-puis la fondation du “Devoir”, faisait ia rédaction de nos annoncée, noue quitte aujourd’hui pour prendre à son compte une agence d’immeubles.L’expérience qu’il a acquise depuis qu’il s’est consacré au travail de publicité et ses nombreuses relations, lui permettront de réussir, nous n’en doutons pas.Nous sommes heureux de lui souhaiter tout le succès qu’il mérite.-4- Un suicide à Niagara Falls (Service particulier) Niagara Falls, 3.Mme Catherine Desroches est morte ce matin à son domicile, à, douse milles des chutes, ayant absorbé, une forte dose d’alcool méthylique.Plusieurs fois déjà, elle avait exprime ie désir d’en finir avec la vie, -4.- Un prêt de deux millions à la Perse l/ondres, 3.La Grande Bretagne et la Russie feront prochainement un prêt de $2,000,000 à.la Perse, afin de lui permettre de parer aux nécessités immédiates.-f- La population de Toronto ( Service particulier) Suivant le relevé de l'almanach dos adresses, la population de Toronto était, au premier janvier, de 443,761 -4- Grave accusation I,’échevin Martin dit qu’on a essavé de P acheter.On lui aurait offert $3,000 pour qu’il abandonne la lutte.MM.Perron, Taschereau et Rinfret, ont intenté une poursuite à la personne qui serait coupable.La charte déclare que cela constitue un délit passible d'une amende de $400.-> — Association Saint- Jean-Baptiste ONZIEME LEÇON Dimanche après-midi à 4 heures, salle No 0, Monument National, M.Humais donnera la onzième leçon de son cours de diction française.Les élèves termineront l’étude de “Comment naquit la poésie” d'Albert Delpit.Les anciens élèves sont priés de se rendre à trois heures trente.-+- On s y prend à l’avance Le maire Lavallée est à peine élu, que déjà l’on se préoccupe de trouver son successeur.Ce sera le tour, en 1014 de nos compatriotes de langue anglaise, à moins que s’autorisant du précédent créé pour M.Prétantaine, les Canadiens-français ne veuillent donner un deuxième terme à.M.Lavallée.Toujours est-il que, jeudi soir, M.Hal Brown.M.Allan et d’autres ont salué en l’érhevin Robinson le prochain maire do Montréal.-»- A l’Union Catholique 1.1 y aura séance à l’Union Catholique.le dimanche, le 4 du courant, à l’heure ordinaire, deux heures et demie.Le conférencier sera M.J.J.Grignon, avocat et Protonotairo du district de Terrebonne.Sujet: l’Alcool.Le talent littéraire bien connu du conférencier et le sujet, qu’il a choisi comme texte de son étude promettent de rendre cette séance particulièrement intéressante.Il y aura discussion par des orateurs qui s’occupant de la question d’alcoolisme.On compte sur une assistance nom breuse.-4- Bibliothèque Civique Bulletin Mensuel, janvier 1012 Nombre de visiteurs.1709 Nombre de livres échangés ., 135 Nombre de consultations télépho- niques .OS Nombre de lettres reçues .125 Nombre de lettres expédiées .101 Nouveaux dépfîts .19 Argent en caisse.$442 F.VILLENEUVE, Bibliothécaire en chef.Lawrence, Ma,ss., 3.— John J.Breen, accusé d’avoir déposé de la dynamite en certains endroits do la ville a comparu en cour hier et a été remis eu liberté, moyennant un fort cautionnement; 18 témoins ont été entendus pour la poursuite et pas un seul pour la défense.Breen avait donné sa parole au commissaire de la paix Cornelius F.Lynch d’user de son influence auprès des Syriens pour assurer la paix dans leur quartier durant la grève.Breen, affirme Lynch, aurait reçu une lettre anonyme disant qu’il trouverait de la dynamite à 294 rue Oak, 76 rue Lawrence et dans le cimetière.Le défenseur de Breen, après ce témoignage, dit que cela ne prouvait rien contre l’aceusé, et que celui-ci n’avait fait que son devoir en avertissant la police et.qu’on ne pouvait prouver par ce fait qu’il fut de complot avec les dyna-miturds.-4- Faits-Montréal DEPARTEMENT DE RESSOURCES Le Pacifique vient de créer un dé partement des ressources naturelles où I on verra deg exhibits de ses terres de l’Ouest, de ses propriétés minières, de ses essences forestières, des plans de ses travaux d’irrigation et de ses propriétés.PARI ELECTORAL La rue Ste Catherine a été témoin hier de l’exécution d’un pari électoral souvent fait en notre pays, mais prenant, un nouveau caractère à raison de l’hiver.Un partisan du vaincu dans le quar-t er Lafontaine promenait en brouette un électeur vainqueur,.Un flambeau précédait le groupe tandis que l’occupant du véhicule chantait son héros.IL PERD UN OEIL ET UN BRAS Joseph Vallée, âgé de 27 ans, demeurant à Tétraultville, a perdu un oeil et nn bras par suite de, l’explosion d’une cartouche de dynamite.Aveo d’autres jeunes gens, il célébrait te triomphe de l’échevin Larivière.L’état du malade est très grave.IL S'EN PREND AUX CENDRES L’inspoctewr en chef Na.ud du service des incendies déclare que les cendres chaudes furent ! ’an dernier cru-s-e d'un grand nombre d'incendies et quo les plombiers ne préservent pas suffisamment les planchers et les murs contre les fournaises.Durant le mois de janvier, les pompiers sortirent 355 fois, huit de ees alarmes nécessitèrent un second appel.L an dernier, durant le mois correspondant, le nombre d'appels fut de 133, ce qui justifie les plaintes du chef Tremblay sur l'insuffisance des brigades.ONCLE ET BILLET PERDUS.Le capitaine Riopel, du poste rue Chahoillez, a sous sa garde John Kran-ee, âgé de 13 ans.Le bambin demeure à Ilar.leton, l’a., et était venu en promenade chez un oncle de Montréal.II n ’a pu trouver sa résidence et pour comble de malheur perdit son billot do retour.Le capitaine Riopel s'occupera aujourd'hui de 1h recherche de cet oncle, ACADEMIE EN FETE L’Académie Siaint-Ubbain,, sous la direction des Soeurs de la Congrégation, célébrait hier la visite du couvent par Mgr Bruchési.On présenta des adresses en français et eu anglais auxquelles répondit- Mgr Bruchési.$325 POUR UNE CHUTE Le jury a accordé $325 de dommages à Chs.Harris pour une chute que fit sa femme sur la rue Saint-Georges.L’accident se produisit, le 22 janvier par suite du mauvais état du trottoir.LA COMPAGNIE ALLAN ACHETE LE ROMANIC La compagnie Alla nia’ acheté delà compagnie* White Star-Dominion pour le service entre Montréal et Glasgow.Il mesure 550 pieds de long, 59 pieds et 3 pouces do largo et a une profondeur do trente-cinq pieds et neuf pouces.C’est un navire à doubles hélices, pos sède huit cylindres et atteint une vitesse de seize noeuds.11 remplacera rtoniun.Son nom sera changé en celui de Scandinavian.Il fera son premier voyage vers le 15 mars.-*- 11 trouve trente mille piastres New-York, 3, — Un italien qui travaillait nu déblaiement des ruines de l ’édifice incendié de l’Equitable a trouvé une liasse de billets de banque an montant de $30,000.On s’empressa de les lui enlever et de loe remettre au j>ropriétaira« \ Six nouveaux députés pour notre district M.Wanklyn sa donne démission L’aviation durant le temps de guerre Les Puissances et l’occupation de la Chine X*LLE EST UNE DES CLAUSES DU BILL DE REDISTRIBUTION QUI SERA PRESENTE LA SEMAINE PROCHAINE A LA LEGISLATURE —WESTMOUNT SERA REPRE SENTE.Québec, 3.— Hier après-midi, on a appris de source à j>eu près certaine que dans le bill de redistribution qui sera présenté la semaine prochaine au parlement, il est fait mention de six nouveaux sièges pour File de Montréal, et qu’en tout neuf nouvelles divisions •seront créées.Les nouvelles frontières ne sont pas encore connues.On sait néanmoins qu’un siège sera créé pour Westmoimt.Les comtés d’Ottawa et de Pontiac seront aussi divisés et on créera une autre division dans un comté voisin de Québec.-4- M.R.Lemieux parle devant la jeunesse libérale LE PARTI DOIT SE CONSOLER D’ETRE DANS L’OPPOSITION, DIT L’EX-MINISTRE ET II VANTE LE REGIME CONSTITUTIONNEL ANGLAIS.M.Rodolphe Lemieux a parlé hier soir, à la salle St-Joseph devant la jeunesse libérale.M.Victor Béique présidait la réunion et présenta l’orateur aux jeunes libéraux réunis.M.Lemieux, parlant de la défaite du parti, le 21 septembre dernier, dit que ce fut peut-être un bien pour les libéraux.Cette alternative du pouvoir et de ’l’opposition a du bon pour tous les partis.C’est, sous le régime constitutionnel qui nous régit, la condition même de leur existence.Le libéralisme canadien qui symbolise toutes les réformes, doit de temps à autre toucher à la terx*e pour ,se fortifier dans son élan vers d’autres conquêtes, vers d’autres progrès.Cette oscillation inces santé constitue d’ailleurs la vie du monde comme elle est la vie de chaque parti.L’orateur parie ensuite-du régime constitutionnel anglais.Il ajoute que le Canada a emprunté ses institutions -à l’Angleterre.C’est d’elle que nous est venue la liberté.et si j'avais un conseil à offrir à la jeunesse libérale, ce serait de lire dans Macaulay et Brougham le récit des événements politiques qui, au dix-huitième siècle, ont jeté tant d’éclat sur le Parlement Britannique.La lutte .pour les libertés constitutionnelles du Canada, ne saurait vous laisser indifférents.Vous avez dans notre histoire même, un champ vaste et fertile où exercer vos facultés.Toute la période de 1840 à, 1867, depuis la conquête du gouvernement.responsable jusqu’à la confédération est d’un intérêt palpitant.M.Lemieux aborde ensuite la question du Manitoba qui demande l’annexion du territoire du nord, et la question du décret “Ne Temo-re’\ Dans l’un et l’autre cas, des droits constitutionnels sont eu jeu.M.Lemieux en profite pour vanter ie gouvernement, défunt et plaindre le cabinet Borden, qui selon lui, cherche des expédients pour éviter les écueils de ees questions politico-religieuses.En passant.M.Lemieux s’attaque à M.Monk qu’il accuse de faire des destitutions et de placer ses amis.L’orateur a été très écouté.-4- Les drames domestiques aux Etats-Unis Lawrence, Mass , 3.— Om a découvert nu No 137 roio Valley, les corps de deux femmes et de deux hommes qui ont été égorgé» Izes victimes sont Mme Annie, Denis, âgée de 35 ans, M et Mme Joseph Favia, âgés respectivement de 35 et 30 ans.et uni inconnu.Los gens demeurant à l'étage cn-des-sons entendirent bien du bruit, vers 3 heures du matin, mais comme le fait avait ou lieu quelquofois auparavant, à l’occasion de veillées joyeuses, person no ne soupçonna la sombrB tragédie qui s’y déroulait.L'inconnu avait la gorge tranc hée et portait d’autres blcsurcs sur le corps.l«os autres n ’avaient été frappés qu ’à la gorge.L'état et la position des victimes indiquent qu’ils ont énergiquement dé fendu leur vio.Tous, à part l’inconnu, étaient des Canadiens français.Cos meurtres n'ont aucun rapport avec la grève de Lawrence, car aucune dos victimes n ’était employée aux filatures.La police croit que le crime n été ¦ commis par un invité de la famillo, au cours d'une altercation à la fin do la veiuee.Il y aurait eu déjà des troubles dans cette maison, et on y aurait fait souvent usage excessif do boisson enivrante.Mademoiselle Ida Muslin prétend avoir vu un homme s’enfuir de la maison, à 3 heures du matin, et ayant à la main un objet qui semblait à un poignard.Le meurtrier se serait enfui par la porte d’arrière de la maison.-4- Sur le boulevard : —Quelle est votre opinion sur le ministère t —C’est un ministère qui ne manque pas de "brillant’’, qui est plus ‘‘bourgeois’’ quo socialiste et qui va faire ‘¦’chflmrr” las amateurs de crise, car ee sont des gens à se défendre de toute la Qerco de leurs “poing» carré»’’.Il l’avait décidé à la fin de l’année dernière pour des motifs purement personnels, mais il a attendu jusqu’à hier pour la remettre au maire, afin de ne pas nuire aux élections.LA PROCEDURE A SUIVRE POUR LE REMPLACER M.le commissaire Wanklyn a remis sa démission à M.le maire Guerin hier soir.\ enant tout de smite après les élections municipales, cet acte semblerait plein de signification, d’autant plus que dans sa lettre M.Wanklyn ne donne aucune raison et se contente de dire qu ’il le fait pour des motifs parements personnels.Mais, au cours d'u-ne interview, il a dissipé le malaise que cela aurait pu créer.“Ma démission, dit-U!, n’a rien à faire avec les élections et leur résultat.La vie sédentaire que la position de commissaire me force de mener et le traitement tout à fait insuffisant pour mes dépenses m 'ont seuls dicté ma résohition.J’avais décidé de me retirer il y a plusieurs semaines, mais je voulais attendre après les élections pour ne pas compliquer ]es affaire» A la fin de l’année j’étais décidé à donner ma démission et j’ai attendu pour le faire jusqu’après les élections.Depuis longtemps, mon médeein me conseillait de laisser cette position et de mener une vie plus active au dehors.En avril dernier, il m 'avait ordonné un repos et un voyage assez long, mais il y avait trop d'ouvrage à faire et je suis revenu après dix jours d’absence.J’ai cependant vu tout de suite que je nie surmenais et que si je continuais pendant deux an* encore, je serais mûr pour une maison de santé.“Je vais retourner à mon ancien tra vail de construction de chemins de fer, ce qui vaudra mieux pour ma.santé et pour ma bourse.J'ai donné ma émission au maire et j’espère qu'à la fin du mois je serai librer Si quelqu’un pense que je me sauve, qu’il essaie lui-même à faire ee que j’ai fait et il changera vite d’idée.“Je suis reconnaissant aux citoyens de la -confiance qu’ils m'ont témoignée en me nommant commissaire.Je continuerai à faire mon devoir comme citoyen loyal de Montréal, ma i g je ne puis pas continuer plus longtemps à être à la fois ingénieur, administrateur et debater général du bureau.’’ LA LETTRE UE DEMISSION Voici le texte de la lettre de M.Wanklyn au maire.“Je vous demande la permission do vous remettre ma déniisision comme commissaire de la Ville de Montréal!.Jo regrette d’être forcé à le faire, pour des raisons purement personnelles et pressantes, avant l’expiration du terme pour lequel les citoyens m’a-vaiient élu.“Permettez-moi, Monsieur le Maire, de vous remercier ainsi que mes collègues, les membres du Conseil et les ci toyens pour l’appui cordial qu’-ils m’ont donné depuis deux ans que j’ai fait tout mon possible pour donner à la vilUe une administration d’affaires, et d’exprimer l'espoir que le bon tra vali commencé se continue et pros-père.’’ M.Wanklyn a aussi é.crit au président de l’Association des Citoyens une lettre dans laquelle il lui annonce sa démission et il remercie l’Association pour le concours loyal qu'il en a reçu.Cette lettre est conçue dans presque les mêmes termes que celle qu'a reçue le maire.L’OPINION DU MAIRE M.le maire Gueein dit que le départ de M.Wanklyn est une très grande perte pour la Vilie de Montréal.“C’est, dit-il, un administrateur éminent et si le bureau des commissaires a réussi a faire quelque chose, c’est en grande partie grâce à son initiative.Quand nous prîmes lee rênes de l’administration.il fallait refaire tout, fusionner en une seule les anciennes commissions, et cela nous demanda un travail constant, une application et un travail qui a été tout à l’intérêt de la Ville.J’espère que les électeurs mettront à sa place un homme aussi capable que lui.“Avant d’accepter sa démission, je conférerai avec les avocats de la ville, pour que l’administration ne soit compromise en rien.” UNE NOUVELLE ELECTION La charte règle la façon dont sera remplacé un commissaire qui démissionnera ou qui mourra au cours de son terme d’office, à moins que la vacance n’arrive dans les six mois qui précèdent l'élection générale, alors que le Conseil Municipal a le droit de nommer le nouveau commissaire.Comme il y a encore deux ans avant les élections, voici comment on procédera.Dans les quinze jours qui suivront l’acception de la démission de M.Wanklyn, le maire fixera un jour pour la mise en nomination des candidats ainsi que pour l'élection en cas de contestation et cette élection devra avoir ïieu dans les trente jours qui suivront l’acceptation de la démission.Cette élection se fait comme celle du maire, le nouveau commissaire devant être élu par toute la ville.Aucune qualification foncière n’est requise des candidats qui sont cependant astreints au dépôt de ?200.Pour être éligible il faut être électeur, sujet britannique et, avoir résidé dans la ville durant tout le cours de l’année précédant immédiatement la mise en nomination.INTERESSANTE RUMEUR Dn dit que, dans le cas où la commission du Port serait réorganisée, M.Wanklyn serait nommé membre de la nouvelle administration.DANS LE MONDE P0URQUE UNE DECLARATION DE M.BURRELL.—UN NOUVEAU COMMISSAIRE DE COLONISATION.— CE QUE COUTE L’ARBITRAGE.—ON CRAINT LA FRAUDE DANS RENFREW.— IL FAUT ENCOURAGER L'INDUSTRIE DU FER.—LE MINISTRE DES DOUANES EST FETE.— M.SAM.HUGHES MILITARISE, — L’INSTRUCTION DES CADETS.— LE TELEPHONE AU MANITOBA.— L’ENTRAINEMENT MILITAIRE.CANADIENS DEMANDES Toronto, 3.— Il n y a pas longtemps lorsqu'un Canadien désirait recevoir des notions scientifiques d’A-griculture, il lui fallait, aller aux Etats-Unis,’’ a dit l’honorable Martin Burrell, ministre de l’agriculture, dans un discours prononcé hier à un dîner offert aux éleveurs de bestiaux par les éleveurs de chevaux du Canada”.Maintenant la situation est presque complètement renversée.Tous les jours je reçois des demandes d’hommes et d’institutions de l’autre côté des frontières qui me prient de leur envoyer des experts, car ils pensent maintenant qu’ils peuvent apprendre quelque chose des Canadiens.Rica ne me rend plus fier que le merveilleux système de nos collèges d’agriculture qui ont été fondés et développés dans toutes les parties du aCnada.Parlant d’agriculture générale, M.Burrell a déclaré que tout ce qui pouvait aider cette industrie, aidait également toute autre industrie dans la nation, directement ou indirectement “vit, par conséquent, l’agriculture devrait et doit être aidée” a-t-il déclaré.NOUVEAU PERCEPTEUR Toronto, 3.— Le poste vacant, de puis longtemps dans le bureau princi pal du Département do Colonisation et d’immigration d’Ontario a été rempli.Le nouveau percepteur est M.H.A.MaeDonncll, de Collingwood qui fut pendant quelque temps assistant de M.U.S.Calcock, dans le burea» Je London du gouvernement d’Ontario.C’est un homme qui possède des no tions du système d’immigration.ARBITRAGE DISPENDIEUX Ottawa, 3.— Dans le rapport annuel de l’auditeur général pour Fan née fiscale finissant le 31 mars 1911, il appert que le eoût du tribunal de La Haye qui a siégé pour régler la question des pêcheries du l»ord Atlnn tique, s’est élevé à plus d* $200,000.Los honoraires dos arbitres non-nationaux, accusent un total de $31,361.67 et ceux des arbitres nationaux, le juge Gray, des Etats Unis, et Sir vdiar-les Fitzpatrick,du Canada, une somme de $18,500.M.J.S.Ewart, C.H., comme avocat-conseil, a reçu $10,000.Et le rapport déclare que ce montant n'est qu’une partie du total.G.F.Shepley, de Toronto, a reçu $19,886.-67 et, M.N.Tilly, aussi de Toronto, $10,473.33.Le Très Honorable Sir Robert Findlay a coûté nu pays $47,758.06, et Sir Erie Richards, de London, $20,215.41.Les frais de voyage de Sir Allan Aylos-worth, s'élèvent à $4,022.58.ASSEMBLEE A ARNPRIOR Arnprior, 3.— Une assemblée qui a réuni un millier de personnes a en lien ici hier soir.L’hon.Dr.Roches, secrétaire d’Etat, M.Haughton Lennox, M.U.M.C.J.Foy et M.Maloney ont été les - principaux orateur».On â discuté la possibilité de fraude dans les élections du 22 février, la politique du tarif du nouveau gouvernement fédéral, la question des chemins de fer, etc.L'INDUSTRIE DU FER Ottawa, 3.— Le gouvernement a décidé d’accorder des bonus substantiels pour l’encouragement de l'industrie du fer au Canada.Les grandes industries de Sydney et de Soo ont fonctionné à Faido do bonus.Ceux-ci ont expiré en juin dernier.Le gouvernement les renouvellera.M.REID BANQUETE Kcmpstville, 3.— L’Association libérale conservatrice de notre ville a donné hier soir un grand banquet en l’honneur de l’hon.Dr.J.D.Reid, ministre des douanes, et de M.G.H.Ferguson, député do Grenville au parlement local.Le sénateur Pope, l’hon.Frank Cochrane et l’bon.J.D.Reid ont porté la parole.LE TRANSPORT DES MILITAIRES Ottawa, 3.— L’hon.Sam Hughes, ministre de la milice, a obtenu le consentement de Sir Thos.Shaughnessy,81r William Mackenzie, M.C.M.Hays et l’hon.Frank Cochrane, présidents des compagnies de chemin do fer du Canada, de.former un comité d’aviseur pour le transport des m'ilitsires sur les chemins de fer canadiens.Ces messieurs comme en Angleterre, auront le titre de coionel honoraire dans l’état-major des forces canadiennes.INSTRUCTEUR DE CADETS Ottawa, 3.— Ivaid Belton, le fameux soldat anglais, dont les aventures courageuses, no so comptent plus a été noéé par le Co.Sam Hughes, ministre de la milice, à la tète du corps des Cadets de l’Ouest-Ontario.Les quartiers généraux sont a London, Ont.LE TELEPHONE AU MANITOBA Winnipeg, 3.— Le comité chargé par le gouvernement provincial do s’occuper du système du téléphone s’est réu-n.hier.Les pouvoirs du comité sont considérables.11 aura à étudier les nouveaux taux imposés par la compagnie, et qui ont.vexé quatre cents souscripteurs.TOUS IRONT CAMPER Ottawa, 3.— Le département, de la milice a émis des ordres à l’effet que tous les bataillons des villes devront aller camper cette année.On a constaté un peu partout, que les volontaires surtout.n’avaient pus suifisamnient d’entrainement.-»- A St-Jacques l’Achigan Une coquille du typographe nous a fait dire que la quête en faveur du couvent de Saint-Jacques do l’Aohigan, avait produit un montant de $921.80.tandis que c’est la jolie somme de $9,.213.80.Nous non- emprevons de rectifier et félicitons de nouveau les citoyens de St- Jacques l'Achigau de leur générosité.CE SERVICE PRODUIT UNE TELLE TENSION NERVEUSE SUR LES AVIATEURS, QU’ILS SE RAIENT EN QUELQUE TEMPS, COMPLETEMENT DEPRIMES.L'armée italienne dispose en ee moment de 32 aéroplanes en Tri-poiitaine et en Cyrénaïque, avec, naturellement, autant d’aviateurs militaires.Plusieurs unités de cette nouvelle armée accompagnent l’expédition à l’intérieur du pays.On a construit pour les abriter, des hangars démontables qui son.transportés à dos de ehameau.Les autorités militaires ont trouvé que le service aérien en temps de guerre, produisait une telle tension nerveuse, que, si la guerre durait encore trois mois, tous les aviateurs seraient complètement déprimés.Afin de leur procurer le repos dont ils ont besoin, on a donné l’ordre d’établir un tour de rôle, et de ne voler qu’une semaine sur deux.Sir Edward Carson contre le Home Rule Londres, 2.— Sir Edward Carson, répondant à un dîner de la ligue impériale et constitutionnelle, au toast du vicomte Castlcreagh, déclara qu’Ulster voulait préserver la constitution méprisée par les radicaux et conserver les libertés héritées des ancêtres anglais et écossais.Geuix qui ont fait l’empire, s’écria Sir Edward Carson, sont ceux-là même qui, au-jourd'hui en Irlande sont déterminés à le maintenir ; ils ne croient pas que l’Angleterre en soit rendue à une telle décadence qu’elle consente à abattre ses défenseurs pour faire plaisir ù la brigade irlandaise qui dans l’Afrique du Sud fusilla les fils d’Albion.Six mille Australiens ont envoyé un message d’encouragemens à Sir Car-son.Londres, 3.— Quatre-vingt mille hommes se réuniront à Belfast, jeudi prochain, jour de la réunion en faveur du Home Rule.Trente mille, dit-on, seront armés de revolvers et une bonne majorité de bâtons plus longs que ceux des gendarmes.Les autorités de Dublin vont envoyer sept milles hommes de troupes sur les lieux.Toronto, 3.— Sir Edward Carson a répondit qu’il ne pourrait à son grand regret, assister aux assemblées anti-home-rulestes en eette ville.Courrier de Québec (Service particulier) SON PROCES Québec, ,3 février.— Joseph God-bout, accusé du meurtre d’un cultivateur du nom do Cadrin, ‘de Saint-Né-rée de Bellechasse, a été condamné hier par le magistrat Panet-Angers à subir son procès au prochain terme Je la cour criminelle, qui aura lieu eu mars.INCENDIE Québec, 3 février.— Le magasin général de Monsieur Alfred Audet, à Saint-Denis do Bellechasse, * été détruit de fond en comble hier par le feu.C’est une perte totale, partiellement couverts par les assurances qui se chiffrent 'à $2,000.L’orphelinat agricole do Saint-Damien a aussi été menacé de destruction, mais grâce au travail des pompiers volontaires, Fc-difice a pu être épargné.LE PONT DORCHESTER Québec, 3.— Le contrat pour la construction du nouveau pont Dorchester sur la rivière Saint-Charles a été adjugé hier soir par le conseil municipal, à la Cie J.H.Gignac, de Québec, le plus bas soumissionnaire au prix Je $145,000.L’adjudicataire devra è’eu-gager a poser à ses frais les appareils nécessaire pour permettre d’ouvrir le pont à bras, advenant le manque ale pouvoir électrique.EXPOSITION PROVINCIALE \ Québec, 3 — Une grande exposition provinciale aura lieu à Québec l’automne prochain.Le Conseil a voté hier soir $10,000 à eette lin et le gouvernement a promis une subvention égale à celle de ia Cité.Si la.législature autorise la Cité à municipaliser la Compagnie de l’Exposition, celilee.i se fera sous le contrôle de la Ville.Dans le cas contraire, l’Exposition sera faite par la compa gnio.Le bureau de direction se composera du maire et de deux échevins, d’un membre de l’Association des Eleveurs de la province de Québec, du représentant du gouvernement et des directeurs de la Compagnie de l’Exposition, comprenant en tout douze membres.CONDOLEANCES Québec, 3.— Le Conseil nimieipal a adopté hier soir une résolution Je sym pathies à S.A.R.le duc, de Connaught, à l’occasion de la mort du duc de Fife.Au musee de Barcelone Ohefs-d’oeuvre détruit par le soleil et la pluie.Barcelone, 3.— Le musée de eette ville est dans une situation scandaleuse.Plusieurs toiles célèbres ont été complètement détériorées par le soleil, même par la pluie, qui pénétra par les ouvertures du toit.Une crise de cabinet en Serbie Vienne.3.— On annonce que le Cabinet Sorbe a démissionné.La résolution du ministère est duc en partie, dit-on, à la découverte d'une récente conspiration militaire ayant pour but de forcer le roi Pierre, soit à dissoudre le Cabinet, soit à abdiquer («n faveur du prince héritier.D’un autre côté, on assure que le Prince Alexandre lui-même, veut donner sa démission d'inspecteur de l’armée, à la suite des menace» de la Main Noire, une société terroriste secrète que le gouvernement ne parvient pas à mât or.L’ALLEMAGNE PROPOSE QUE LES POUVOIRS S’ENGAGENT A N'AGIR EN EXTREME-ORIENT, QUE DE CONCERT ET EN CAS DE NECESSITE.Berlin, 3.— Les autorités allemandes sont d’avis et le disent, que ie moment est venu, pour les puissances, de conclure une entente par laquelle tous, y inclus le Japon et les Etats-Unis, s’engageraient a ne pas intervenir dans les affaires de Chine, si ce n’est en commun et seulement au cas où la chose serait nécessaire.La Russie, le Japon et les autres puissances, (lisez l'Angleterre) que Fou accusait de vouloir pêcher en eau trouble, pour leur propre avantage, ont, paraît-il carrément nié la chose, mais tout le monde admet que le danger d’u* ne intervention étrangère augmente à mesure que la révolution traîne en longueur.L’Allemagne n'est pas en faveur d’une action séparée, soit par un pays ou par uu groupe.Ces objections à ce sujet,s’expliquent facilement.Le Kaiser est d’avis qu'en faisant promettre aux puissances de n’intervenir que Je concert, on pourrait éviter la nécessité d’une occupation active, surtout si les pouvoirs donnent du poids à leur représentation à Pékin et à Shanghai, Quelques personnes bien au courant des affaires d’Extrême-Orient assurent que les Etats-Unis et l’Allemagne sont d'accord sur eette politique quoique, aux affaires étrangères, on dise que rien n’a été fait dans cette voie.LES TROUPES A PEKIN Pékin, 2.— Le premier Yuang Shi Kai continue à concentrer des troupes dans la capitale.Lorsqu’il y aura 20,-000 hommes rendus, on publiera, dit-on, le décret d’abdication.Un détachement révolutionnaire est arrivé en territoire neutre, près de Tsi-mo; les Allemands ont protesté contre cette façon de faire qui est, disent-ils, en contravention avec le traité de Kia-ehow.St-Pétersbourg, 2.— Une dépêche de Karbin dit que les Mongols ont attaqué hier la garnison chinoise de Lubin Fu-près et la station frontière de la Mandchourie.Le commandant des troupes russes envoya un détachement pour prévenir la violation de la neutralité du chemin de fer.Un officier russe a été tué et un soldat grièvement blessé.-4- Association d’incendiaires New-York, 3.— On dit qu'une association existe pour garantir ia destruction d’une propriété par le feu, ait taux de $250 par incendie, pour ceux qui désirent collecter le montant /la leur assurance.lie juge Swann, en rendant sa pfen-tenee contre Antonio Bertalino, l'épicier incendiaire, exprima l’opinion qua la plupart des 17,000 feux qui ont ni lieu à_ New-York, l’an dernier, ont été allumés par une main criminelle.“Nous savons, dit-il.bien que nous ne pouvions le prouver, que chaqua homme, qui désire un incendie dans Ig, cité de New-York, peut, pour une petite prime —$250 je crois— payée à ur* syndicat, avoir sa maison incendiéa do la manière Imbile .art particjièra aux membres de cette association.Des extincteurs chimiques remplis d'à "kerosene” et, d’éther furent trouvé» dans lu magasin do Bertalino, où de» marchandises évaluées à $000 se trouvaient assurés pour $5.000.-f- L’entrevue de Douvres (Service particulier) Londres, 3.— L’entrevue qui a eu lieu, mardi dernier, à Douvres, au Lord Warden Hotel, entre Manuel, roi détrôné de Portugal, et le prétendant au trône dom Miguel, semblo présager uu regain d’activité de la part du parti royaliste au Portugal.Il est toutefois absurde de prétendre que l’ancien roi et le prétendant se seraient rencontrés pour la première fois en cette circonstance pour signer entre eux une entente cordiale.Br.fait, dans une entrevue que loin Manuel et dom Miguel avaient eue à Londres il y a quelques mois, le prétendant avait promis de s'employer, félon tous ses moyens, au rétablissement du roi sur son trône.-4- Portrait de la reine Victoria Ottawa, 3.— Un cadeau intéressant a été.présenté, aujourd’hui, au gouverneur-général, par M.J.H.Mcljel-Inn, surintendant du canal de Trent.Il consiste en une rare gravure, sur acier, de la feue reine Victoria, et exécutée par un artiste belge, alors que la reine n'avait que dix-sept ans.Il y a quelque temps, M.Mcladlau avait comme hôte a» “Trent Valley Fanal”, le ministre des travaux publics de Belgique.En reconnaissance pour la courtoisie qui lui avait été témoignée, il fit cadeau au surintendant de cette gravure.M.McLellnn avait d’abord l’intention de donner cette gravure, d’un rare mérite historique, au Musée National ; mais à la suggestion du CoL Hughes, il la donna au gouverneur général et elle ornera maintenant! Rideau ÎTall.Son Altesse Royale ignorait l’existence de ce portrait et elle fut réellement intéressée.-4- Mariage prochain IjC mariage de Mlle Annoneiade Payette, fille de M.l’cx-mnire Louis Payette, avec M.Francis Fauteux, avocat de Montréal, aura lieu le mercredi, 1 février, à i’ôgiise de St-Louis de Frare ce, à 7 heures du matin.SERVICE ANNIVERSAIRE LAMOUREUX.— Jeudi, le 8 cot» rant, à 8 heures 15 a.m.à l’église St-Charles de Montréal, sera chanté un service anniversaire pour le repos dl ! 'âme de feu Hormisdas Lamouraux] parents et rntiis sont priés d’y assi» ter.Remerciements Madame Horace H.FJ hier, de Saint Lin, remercie bien sincèrement les père sonnes qui ont bien Voulu lui témoigner des marques de Sympathies à ]’occasion de la mort de ao» mari.
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