Le devoir, 15 octobre 1930, mercredi 15 octobre 1930
nHMPI * Volume XXI — Ne 239 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3 00 DEVOIR Montreal, mere.15 octobre 1930 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .SERVICE DE NUIT Administration : Rédaction : .« Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Gérant • *: 1 • .HArbour 1241* K .HArbour 1243 , .HArbour 3679 .HArbour 4897 Le projet de M.Laurent Barré I! faut l’examiner, même si l’homme ne nous plaît pas Une amicale La branche canadienne de l’Association franco-écossaise Elle a été fondée, hier soir, à l’occasion d’un dîner offert à M.Auguste Desclos, au ‘ Cercle Universitaire” - Au Canada, T’Auld Alliance” n’est pas un souvenir mais une réalité M.Laurent Barré est revenu dimanche sur une idée qu il ne faut point laisser noyer dans l’ordinaire flot des querelles électorales.Car elle mérite mieux que cela.Fille mérite, en fait, d’être examinée de très près.Que propose, en deux mots, l’ancien président de 11 mon catholique des Cultivaiteursl De pousser plus loin la formation générale des jeunes gens de la campagne, de rapprocher de la foule de ces jeunes gens l’enseignement de la profession qui sera la leur; d’utiliser au maximum des années qui, pour eux, sont à l’heure présente par-Mellement perdues.Nous avons quelques écoles d’agriculture, que l’on pourrait qualifier de supérieures, plus une, assez récente, qui s’intitule moyenne.M.Barré n’en conteste point la nécessité.Elles ont leur rôle.Mais elles ne peuvent satisfaire aux besoins de tous les enfants de la campagne.M.Barré veut une école qui soit accessible à tous, qui n’exige des parents aucun sacrifice excessif, ni comme temps des enfants, ni comme argent.A un certain âge, dit-il (nous croyons, sans le citer textuellement, résumer assez exactement sa pensée), vers les quatorze ans, l’enfant de la campagne quitte l’école primaire.A ce moment, et pendant les périodes de grande activité agricole, il peut rendre à ses parents d’assez importants services sur la terre.Mais, pour le reste du temps, pendant les mois d’automne et d’hiver, il n’a plus qu’un minimum de travail utile à faire.Pourquoi ne pas profiter de ces mois, pendant les trois ou quatre années qui suivent le moment où il sort actuellement de l’école, pour compléter son instruction générale et perfectionner sa formation agricole?Pourquoi ne pas faire des écoles dirigées par des maîtres qui auront sur ces grands garçons plus d’autorité que les jeunes institutrices, des écoles relativement peut nombreuses au reste, parce que les élèves y seront en beaucoup moindre nombre qu’à l’école primaire proprement dite et pourront s’imposer des marches beaucoup plus longues?Pourquoi ne pas faire des écoles dont le temps de scolarité et les heures de classe seront adaptées aux conditions de la vie agricole ?Dans ces écoles, l’élève encore une fois, pourrait continuer sa formation générale, en la ruralâsant, comme on dit, aussi profondément que possible; il pourrait recevoir des notions d’agriculture dont la terre paternelle serait le naturel terrain d’application.Il se développerait dans sa ligne normale, sans rompre avec son milieu.Ceci n’empêcherait point ceux qui veulent pousser plus loin leurs études de fréquenter les écoles actuelles, ou même le type d’école régionale que veulent depuis longtemps fonder, par exemple, les agriculteurs de Portneuf.Le dessein de M.Barré, c’est de créer une école pour tous, avpc laquelle ils ont été accueillis une école qui prolonge, avec les conditions particulières qn’exi- J Un gent la vie rurale et 1 age des enfants, la besogne actuelle de l’école primaire.La question, sans doute, pose des problèmes importants, quant à la formation et au recrutement dps maîtres, par exemple.Mais quelle est la reforme qui n’en suscite point?En tout cas, il nous paraît évident que le projet vaut la peine d’être étudié.Qu’on oublie, pour l’examiner avec le soin nécessaire, qu’il est formulé par un homme dont l’attitude et les relations politiques actuelles ne conviennent pas à tous.Qu’on le prenne pour ce qu’il est essentiellement: l'avis d’un cultivateur remarquablement intelligent, qui connaît bien son milieu, qui a des garçons qui grandissent et dont il se demande comment il pourra le mieux les former et les garder à la vie rurale.Il est trop rare qu’on puisse entendre la voix d’hommes de ce type.Il faut l’écouter, il faut peser les réflexions qu’elle apporte, même si l’homme qui parle ne nous plaît point.» Orner HEROUX L'actualité La journée cTun dollar Une.voix gracieuse vient me demander un article pour la journée l’un dollar, /.es lecteurs le savent, le savent trop peut-être, j'ai beaucoup parte de Sainte-Justine, il n’est pas pennts de refuser cependant; car il parait que le Devoir doit réparation ù Sainte-Justine.C'est ainsi qu'on esi parfois desservi par ses meilleurs amis.Sur la foi d’une information parue dans la Gazette, qui l’a puisée je ne sais où, un nouvelliste a déclaré que cinq salles restaient fermées à l’hôpital des enfants.Or, en réalité, toutes les salles sont ouvertes; non seulement sont-elles ouvertes, mais elles débordent et si on avait tes moyens d’en ouvrir cinq autres, on les remplirait, celles-là aussi, sans la moindre difficulté.Ce n’est pas notre seul tort.Une secrétaire, qui avait soigné sa copie, a demandé qu’on insérât une notice sur deux colonnes sur la journée d’un dollar.Le tgpo a écrit un dollard et ce d n épouvanté la rédactrice qui en est sans doute à sa première coquille.Il était moins regardant qu’elle, cet Israélite qui s'extasiait quand fut célébrée, pour la première fois, la fête de Dollard.'’Quelle trouvaille! dé-rlarait-il en se frottant les mains Une vente d’un dollar qui s’étend à tonte la province et dont on a fait une fêle nationale/’' Ce Juif, peu familier avec le français, n'avait pas remarqué le d malencontreux.Il avait là cependant une excellente idée qu'il faudrait populariser.Sous fêtons dans toute la province la fête de Dollard des Ormeaux; nous devrions, avec la même unité de coeur et le même enthousiasme, célébrer, dans toute la province, la journée d'un dollar.Pollard a saavé la cité, au sacrifice de sa vie, du péril Iroquois; Sainte-Justine sauve tous les ans des centaines de petits, grâce au sacrifice plu* modeste, mais qui n’a pas de cesse, de ses dame* pa-troewesses, de see reJigieuses.de ses infirmière* ~ et de ses médecins aussi sans doute; mais II est iuste d’insister ici sur le rôle prépondérant que jouent les femmes dans l'institution.Sainte-Justine est, en effet, l’école parfaite du féminisme qui recueille, celui-là, tous les suffrages.Comme elles ont bien et noblement travaillé! Fadette rappelait hier l’évolution de l insti-tniion qui a en des débuis si étriqués et qui est devenue aujourd’hui l’une des maisons de santé les plus intéressantes de Montréal et du Canada.I.e bien qu’elle a fait n’apparait pas seulement dans les statistiques.On peut le toucher des peux tous les jours.Vous est-il arrivé d’assister à la grand’messe dans une vieille église de campagne blapche et or?Les vitraux modestes, à peine coloriés, laissent entrer la lumière à flots: les plâtres de la voûte en sont comme saturés.' Vous examinez les fidèles.Chaque paroisse parait avoir un assortiment pareil de maltraités.Il y a le goitreux, le boiteux qui se balance sur ses hautes béquilles, te bossu et le paralytique.Ces tristesses blessent vos yeux.Quand le prêtre monte eji chaire et Ut l’Evangile où il arrive toujours que Jésus ait rencontré quelque misère, quelque douleur ou quelque infirmité qu’il a guéries, vous vous prenez à regrftler que l’époque biblique soit révolue, que le fils de Dieu ne pas- (Par Emile BENOIST) La branche canadienne de l’.4s-sociation franco-écossaise est maintenant fondée.Ainsi que nous l’avions annoncé, la chose s’est produite, hier soir, à l’occasion d’un dîner qye l’on offrait, au Cercle Universitaire, à M.Auguste Desclos, directeur-adjoint de l’Office des Universités, à Paris, et secrétaire-général de la branche française, qui existe depuis 1896, de l’Association franco-écossaise.11 reste cependant à entreprendre tout un travail d’organisation avant que l’on se mette pour de bon à recruter des membres.Dès hier soir, un comité provisoire a été désigné pour rédiger les statuts, dresser une liste des officiers et des membres du premier conseil, étudier les moyens les plus propres à atteindre l’objet de la branche canadienne et préparer enfin un rapport qui sera soumis à une première assemblée générale de ceux qui deviendront membres de l’Association.Ce comité se compose de MM.J.-B.Thompson, président de la St.James Literary Society, Edouard Montpetit, du colonel Hugues Lemoyne de Martigny, de MM.William Fraser, Emile Vaillancourt, J.-A.Gray, Charles-Henri Marin.D’ici quelques mois la nouvelle société sera vraisemblablement en pleine activité.De la discussion qui s’est faite entre les convives d’hier soir, il semble ressortir que cette activité se manifestera bientôt de deux façons également pratiques et intéressantes: encouragement de l’étude historique des relations entre Canadiens d’origine écossaise et d’origine française; fondation d’une bourse pour envoyer un étudiant de l’Université de Montréal parachever ses études dans une université d’Ecosse.Ce ne sont là évidemment que des projets dont ridée a été suggérée mais la faveur l et l’autre facilement réalisables M.Edouard Montpetit, qui avait accepté de présider la réunion, a donné lecture de lettres de plusieurs personnes s’excusant de ne pouvoir accepter l’invitation qu’on leur avait faite mais promettant en même temps leur adhésion à la nouvelle société.Il v avait entre autres une lettre du premier vice-président de la St.Andrew's Society of Montreal, M.Andrew Fleming.au nom des membres et de l’exécutif de la société nationale des Ecossais de Montréal.Trois brèves allocutions ont été prononcées, par l’hôte d’honneur, M.Desclos, M.W.-D.Lighthall, M.le juge Surveyer.Après avoir dit quelques mots en français, M.Desclos a parlé on anglais.langue qu’il manie avec aisance et qu’il prononce avec un léger accent écossais.M.Desclos a voulu souligner principalement que VAuld Alliance — la vieille alliance franco-écossaise — qui n’est plus qu’un souvenir en Europe, refleurit ici en action, comme quotidiennement.Elle revit au Canada, où l’élément de langue française et celui de langue anglaise sont en contact constant.C’est une curieuse sorte de société que la nôtre, remarque M.missent plus! Non seulement il soulage les victimes* mais encore la guérison les a réhabilitées, leur a permis de gagner leur vie honorablement.C'est par centaines chaque année que des petits accidentés entrent à l’hôpital et en ressortent sans traces d’accident, grâce aux soins diligents, minutieux, attentifs qu’ils ont reçus dans une maison faite exprès pour eux.Et c’est à cette thaumaturgie que Von nous invite à nous associer pour la journée d’un dollar.Nous ne voudrons pas refuser cette collaboration, si nous nous arrêtons à songer à tout le bien qui eut déjà au crédit de l’hôpital Sainte-Justine et ù tout le bien qu’il pourrait accomplir encore s'il avait des fonds.Nos concitoyens anglais ont des institutions admirablement organisées, richement dotées.C’est par centaines de milliers de dollars qu’elles reçoivent les dons.Nous nous extasions et nous nous ré- crions que jamais il ne nous sera se plus avec les mains pleines de | possible de les égaler.Nous nom- faveurs parmi les malheureux Mais ne sommes-nous pas encore aux temps bibliques?Le Sauveur a délégué ses pouvoirs à la charité.C'est notre peu de foi et notre peu de réflexion qui nous empêchent de les voir, ces prodiges.et peut-être aussi de nous y associer.Pourquoi le contraste si net entre la ville et la campagne?Pourquoi, dans la grande ville où il y a tant et tant de monde, volt-an une proportion si faible d’infirmes sur-tonl parmi les jeunes?Est-ce parce qu'ils te terrent?Pas du tout.Il y en avait autrefois beaucoup, beaucoup plus proportionnellement qu'à la campagne.Mais petit à petit Vhâpital a répandu ses bienfaits.Que d’infirmités de toutes sortes il a radicalement guéries ou redressées au point qu’elles ne pa-, mes, nous, le nombre et nous ne voyons pas assez la force du nombre.Pour cette journée d’un dollar.que tons ceux qui peuvent donner un dollar le donnent, que tous ceux qui peuvent donner cinq dollars ou dix fassent de même, et le résultat sera fabuleux.Ne négligeons pas, sous prétexte que cet effort serait futile, de faire ce que nous pouvons.De la sorte nous accomplirons des prodiges.Les proverbes ne se trompent pas quand Us affirment que les petits ruisseaux font les grandes rivières.La plupart des gens peuvent non seulement donner tnais faire donner les autres.Soyons des prosé’ lytes de Sainte-Justine et nous doublerons la recette.I.D.Desclos.Elle n’a pas d’objet matériel, à cette époque pourtant si matérialiste.C’est un trésor spirituel qu’elle s’efforce de conserver: l’amitié entre nations.L’amitié franco-britannique d’abord.Le peuple français garde dans son coeur le souvenir impé-risable de son fidèle allié.‘‘Les morts britanniques sont nos morts”.Mais c’est plus spécialement l’amitié franco-écossaise qui intéresse l’Association, amitié qui est d’ailleurs bien plus ancienne.L’Auld Alliance représente trois siècles de vie étroitement associée.L’Ecosse et la France, pendant tout ce temps-là eurent d’étroites relations commerciales, universitaires, militaires.L’armée de Jeanne d’Arc comprenait des soldats d’Ecosse.C’est au son de la marche de Robert Bruce que la sainte héroïne fit son entrée dans Orléans.Sa bannière avait été dessinée par l’Ecossais James Polwarth.Au temps de VAuld Alliance, un jeune Ecossais bien né allait nécessairement compléter ses études dans les universités de France.Encore aujourd’hui on retrouve d’intéressants vestiges de cela dans le vocabulaire écossais.Une ménagère d’Ecosse qui ouvre sa fenêtre pour vider un baquet avertit le passant: Garde à Veau! On dit encore à un visiteur: Hang up your coat in the armoury (1’armoire).L’Ecossais ne mapge pas dans une plate mais dans pschiette.Si 1’on demande à un Ecossais combien il d’enfants, il ne faut pas être surpris d’une réponse comme celle-ci : Two yarçouns and three damsells.Un fait que l’on a constaté au cours de la dernière guerre, c’est que paysans et paysannes français avaient une sympathie particulière pour les soldats écossais.Le colonel Hugues de Martigny avait lait une observation de ce genre lors de irf visite de lord Stair à Montréal.G’est avec les régiments écossais que les Canadiens français du 22e régiment s’entendaient le mieux.Les gars du 22e étaient prêts à se sacrifier pour les Ecossais et réciproquement les Ecossais pour les gars du 22e, sympathie d’atavisme pour ainsi dire.C’est comme une dette intellectuelle et sentimentale que la France a contractée envers l’Ecosse.Ce pays représente pour elle tout ce qu’il y a de chevaleresque et de sentimental.M.Desclos évoque la Figure du roi John de Baliol, celles de Marie Stuart, de son poète Ronsard, de Bonnie King Charlie, de Walter Scott.Le Canada ajoutera une note spéciale par les souvenirs émouvants qu’il éveille.VAuld Alliance est en Europe une chose du souvenir.Elle est ici une chose redevenue vivante, qui appelle la coopération amicale de deux races extraordinairement fortes, vigoureuses, indomptables: Le Canadien d’origine écossaise, qu’attire surtout la finance et l’industrie, et le Canadien français, admirable paysan, ont collaboré à la grandeur de leur pays et leur collaboration n’a jamais cessé d’être amicale.Nul terrain ne saurait être plus fertile que le Canada, où les deux races vivent en contact quotidien, pour le développement de l’atnitié par les souvenirs communs.L'amitié des Canadiens d’origine écossaise et d’origine fmnçaise est un bel exemple donné au monde.M.Desclos termine en exprimant le désir que l’an prochain la branche canadienne soit représentée de même que la branche écossaise à la réunion de la branche française, qui aura lieu à Paris.En invitant le juge Surveyer à parler, M.Montpetit rappelle un mot de feu M.Fabre, qui fut le premier commissaire du Canada à Paris: “Le Canada s’est fait par la ténacité paysanne du Canadien français, par le courage anglais, par l’énergie créatrice des Ecossais".Y a-t-il intérêt, demande M.le juge Surveyer, pour les Canadiens d’origine française et pour les Canadiens d’origine écossaise, à constituer une branche de l’Association franco-écossaise?Oui, quand bien même cela n’aurait pour résultat que de nous amener à mieux connaître notre histoire.Le premier gouverneur du Canada, après la conquête, fut un Ecossais, James Murray.On a dit que cela avait été un bienfait pour Tunité du Canada.Murray comprenait les Canadiens français et il les estimait.C’est d’ailleurs pour avoir protégé quelques-uns d’entre eux qu’il fut rappelé en Angleterre.Un autre Ecossais, Adam Maba-ne, dans un rapport qu’il était chargé de rédiger, en 1775, fait l’éloge des Canadiens français.L’abbé Bois a publié une notice biographique de ce Mabane, qui savait le français et pouvait même l’écrire.Des lettres en français>de Mabane sont conservées au McCord Muséum.On y relève juste assez de fautes pour se rendre compte ‘que Mabane n’avait pas demandé à quelqu’un de langue française de les écrire pour lui.1 Dans un article que nous pu- bliions hier, à propos de IMssocfa-tion franco-écossaise, nous indi-qqions un certain nombre de mariages contractés entre des Ecossais et des Canadiennes françaises, dans le monde de la pelleterie, au cours des années qui suivirent la conquête.M.le juge Surveyer veut, de mémoire, en indiquer, quelques autres.James McGill avait épousé une Canadienne française, Charlotte Guillemet.On croit généralement que le gros de sa fortune avait été légué pour l’établissement de l’Université McGill.C’est absolument inexact.Ce sont des Canadiens français, ses beaux-fils, les des Rivières, qui héritèrent de la plus grande partie de ses biens.Le testament de McGill léguait des sommes à peu près équivalentes, si l’on excepte le legs à l’Université McGill, aux institutions de charité protestantes et catholiques de Montréal.On ignore généralement que William Grant, Ecossais, qui se disait seigneur de Saint-Roch, a été le grand conseiller de Mgr Plessis à propos de choses d’ordre temporel.Ce William Grant, tout grand-maître qu’il fût d’une loge maçonnique, signait volontiers à la française : Guillaume Legrand.C’est un de ses neveux qui épousa la baronne de Longueuil, ce qui explique que la seigneurie de Longueuil soit passée à l’une des branches de la famille Grant.En continuant cette revue de l’histoire on verrait qu’à toutes les (Suite à la page 3) Bloc-notes Incomprise L’ironie n’est pas toujours comprise.M.Guertin, député conservateur de Hull à Québec, vient à son tour d’en faire l’expérience.Lundi, “Je sourire sardonique aux lèvres”, selon Je Droit, M.Guertin disait à ce quotidien: “Le mouvement pour un nouveau chef de l’Opposition existe et est des pius sérieux.Je l’appuie fortement parce qu’il est réclamé par toutes les parties de la province.Le nouveau chef en remplacement du maire Ca-millien Houde de Montréal est déjà tout désigné.Il s’impose par ses connaissances approfondies de la politique provinciale et sa longue expérience.Nous l’élirons à ce _ poste aux prochaines élections pro-ï vtnctales alors que M.Alexandre Taschereau deviendra chef de l’opposition et devra céder sa place de premier ministre an chef du parti conservateur".Les italiques sont de nous.Le sens ironique de cette déclaration était visible et parfaitement intelligible: M.Guertin proposait de remplacer M.Houde par M.Taschereau dès les prochaines élections générales.“Je soutien» encore aujourd’hui que le chef idéal de l’opposition est l’Hon.L.-A.Taschereau”.déclarait de nouveau hier soir au Droit M.Guertin.Le plus singulier de l’histoire, c’est que Je Canada signale et cite ce matin la déclaration de M.Guertin lundi soir, en l’amputant de ia phrase que nous avons mise en italiques; et il met en tête du texte qu’il a ainsi tronqué ce titre: “M.Aimé Guertin, que le maire rêclamaii pour lui, abandonne son chef.H faut un nouveau chef de l’opposition, déclare M.Guertin’’.Beautés de la politique.honnêteté des citations.Si le Canada n’a pas volontairement mutilé le texte du Droit, c’est qu’il ne l’aurait pas compris, 11 n’y a pas d’autre alternative: ou ranail-lerie, ou sottise.Or le Canada n’est pas sot.S’il a amputé le texte de sa phrase principale, c’est qu’il a bien voulu le faire.Quoi qu’il en soit, M, Guertin constate devant tout le tapage que fait sa déclaration ironique au Droit, que l’Ironie, même la plus claire, ne pénètre pas les cerveaux obtus.Bois russe Ces jours-ci, le ministère fédéra] a décrété l’embargo sur le charbon de prnvcnaincc russe dont U s’im-portait ici une certaine quantité, depuis deux ou trois ams.Celte mesure ne manquera pas d’avoir des conséquences de toute sorte.D’autre part, voici que surgit la question du passage edi transit, par le Canada, de bois à papier russe à destination des Etats-Unis.Arrimé sur des paquebots oui viennent d’Arkhangel, Russie du nord, ce bois arrive aux Trois-Rivières ou à Sorel, iJ y est mis sur des wagons de chemins de fer.il est envoyé par mil dans l’Etat de New-York, à un prix de transport moindre, de ces deux ports à Ja frontière américaine, parait-iJ.que celui 'qu’il faut payer pour du bois canadien, le bois russe serait transporté de Sorel ou des Trois-Rivières au taux de Il sous, rontre 19 sous pour du bois canadien expédié à In même destination, des mêmes endroits.Quoi qu’il en soit, déjà plusieurs industriels américains achètent et emploient de préférence le bois russe; il est d’un prix de revient moindre oue Je canadien, parce qu’iJ est abattu là-bas par des prisonniers politiques, arrimé dans les navires par des écoliers conscrits à cette Un et aussi parce qu’il est de qualité supérieure.Le ministère québécois s’en est ému.Et M.Piché, chef du service forestier, vient de mener à ce sujet une enquête et de faire des démarches importantes.C> qu’il conviendrait d’apprendre, c’est la raison pour laquelle le bois russe paie moins cher sir les chemins de fer canadiens que le bois coupé dans noire province.Quelle entente y «urait-il à ce sujet entre nos chemins de fer et les consignataires Huiérira.ins.ou les représentants du gouvernement russe?L’affaire est d’importance.M.Chapais et les minorités Texte du discours prononcé par le délégué du Canada à la Société des Nations Nos lecteurs nous saurons sûrement gré de publier le texte même du discours tout récemment prononcé ù la Société 'dés Nations par M.Chapais, sénateur et membre de la Délégation canadienne: M.CHAPAIS (Canada): Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, ce n’est pas sans une certaine hésitation que je me risque à adresser la parole pour la première fois à une assemblée aussi importante que l'Assemblée de la Société des Nations.Je le ferai très brièvement, rassurez-vous, car le moment n’est pas aux longs discours et je n’ai à faire que quelques observations suggérées par le magnifique rapport de l’honomble délégué de lia Suisse, M.Mot ta.J’ai écouté avec un très vif intérêt et, j’ajoute, avec une réelle émotion, le rapport de cet éminent délégué, parce que ce rapport touche à une question extrêmement délicate, on pourrait presque dire à une question brûlante, la question des minorités, qui a causé dans le pays dont j’ai l’honneur d’être ici l’un des représentants, dos perturbations réelles et des conflits aigus.Dieu merci, je crois pouvoir dire immédiatement que ces penturba-tiorus et ces conflits, sont amtour-d’hui, au moins dans une large moisture, des choses du passé.Cependant, il m’a semblé qu’il n’était peut-être pas inutile d’apporter à cette tribune quelques réflexions et* quelques réminiscences sur le problème des minorités tel qu’il s’est présenté au Canada.Car — aucun des membres de cette Assemblée ne l’ignore — le Canada est un pays mixte comme la Suisse, la Belgique, et comme plusieurs pays d’Europe.Il est une ancienne colonie française fondée au XVllème siècle par un groupe de vaillants pionniers, d’hommes héroïques et fortement trempés, qui ont jeté sur les bords de notre fleuve gigantesque, le Saint-Lauront, les germes d’une civilisation chrétienne et française.Après un siècle et demi, le,s circonstances ont voulu que le Canada, fondé par la France, devînt possession britannique.Et vous voyez quel fut le problème qui sc posa immédiatement.Il y ®wii là une civilisation française, une petite nation, française, une petite nation catholique, soumise à la domination d’une puissance anglaise et protestante.Je dois vous dire.Mesdames el Messieurs, que de prime abord la situation fut très difficile pour la race et pour le groupe ethnique auxquels j’appartiens.H y eut une assez longue période de discordes et de luttes.Au début de la domination anglaise au Canada et longtemps après la population était en majorité française, et oette majorité ne pouvait pas obtenir les franchises qui lui paraissaient dues à son antériorité, à son droit de première occupation, de christianisation et de civilisation sur nette terre d’Amarque.La situation des Canadiens français s’aggrava encore lorsque les espaces immenses de notre territoire furent occupés et défrichés par un afflux de populations vcnines en grande partie de la République voisine, qui, en 1775, avait secoué le joug de la métropole britannique.Enfin, la contribution de l’immigration anglaise acheva de constituer dans ce pays du Canada une majorité anglaise et protestante.Je glisse rapidement sur les i-nci-dcoLs qui eurent lieu, sur les luttes qui se livrèrent.Ce que je désire surtout venir déclarer devant cette Assemblée, c’est qu’après un grand nombre d’années, pendant lesquelles il y eut des conflits et d’âpres •combats, un meilleur esprit finit par prévaloir.Les Canadiens fronçais.qui sont surtout les occupants de la province portant actuellement dans la Confédération canadienne le nom de province de Québec, ces Canadiens qui étaient de- Pournture Il se vend de ce temps-ci dans certains petits théâtres montréalais une publication imprimée à Cleveland, Ohio, qui est bien une des pires saletés répandues à Montréal.On se demande comment cette publication, aux illustrations obscènes et au texte licencieux, peut passer en douane à la frontière.Cela ne viendrait-il pas au Canada en fraude des lois, en contrebande?Nous préférons le croire, jusqu’à preuve du contraire.Autrement, il faiwlra.it penser que certains de nos douaniers ont des veux pour ne point voir, ou que cette pourriture ne les dégoûte pas.M.Bourassa, ici même et aux Communes, a maintes fois demandé au ministre des douanes, sous l’ancien régime, de prohiber l’importation de cette sorte d’imprimés.Nous renouvelons la demande au nouveau ministère.Puisque nos deux partis se sont accordés pour légiférer contre l’exportation des alcools canadiens aux Etats-Unis, il est grand temps que Washington s’avise de nous rendre la politesse en frappant d’embargo un certain nombre de publications «jmêricaines a destination du Canada.Si M.Hoover veut que la population voisine se salisse l'esprit et se corrompe les moeurs avec cette sorte d'illustrés, c’est son affaire.La nôtre, c’est de protester contre de pareilles importations et d’insister pour que notre gouvernement y imite ordre.Il y a urgence.C.P.t venus dans le Canada une minorité et une minorité s’accentuant de jour en jour, tout en conistltuant l’immense majorité de leur province, finirent par obtenir du Gouvernement britannique, de la métropole, les pins larges franchises et une autonomie presque absolue.Mai* alors il arriva ceci : le problème devint multiple.U y eut dans la province de Québec, àn grande majorité française, une minorité britannique.Et, des essaims de Canadiens français étant allés formes* des centres français dans les autres provinces, on eut cette situation : minorité anglaise dans la province de Québec, minorités françaises dans les provinces d’Ontario et de l’Ouest.Donc, multiplication des problèmes et difficulté accrue pour trouver des solutions.Cette complexité engendra des repercussions, des phénomènes d'ocMon et de réaction, et tout cela s’est produit, avec plus ou moins d'intensité, pendant près d’un demi-siècle de notre histoire.Il serait oiseux de retracer ici ks phases de ces conflits.Mais ce qui est essentiel, ce sur quoi je désirais attirer votre attention, c’est que, grâce aux efforts d’hommes animés d'un eaprit de tolérance et d’équité, il y aè l’heure actuelle une meilleure entente entre les deux races.Le très honorable sir Robert Borden pourrait en ren dre témoignage, car bien peu d’hommes ont plus cootmibué que lui, dans mon pays, à la solution pnmique, heureuse, harmonieuse, de ces difficultés ethniques.Dans la provinc» de Québec, au nom de laquelle je puis parler plus spécialement eoi ce moment, il y a, à l’heure qu’il est, une petite minorité britannique en.face d’une grande majorité canadien ne-française.Le Canada, vous le savez, est une immense confédération, s'étendant de l'Atlantique au Pacifique, et les législatures des différentes provinces ont des pouvoirs complets, une autonomie presque absolue.dans les limites de leurs attributions.Eh bien, dans cette province de Québec, la minorité britannique a toutes le® garanties et toutes les franchise» qu’elle peut désirer.(- est ainsi que sur la question d’éducation, par exemple, on a établi ce régime, satisfaisant et juste pour toutes les nationalité*: un Conseil de ^instruction publique, qui a un pouvoir presque souverain en matière d'éducation, comprend deux comités, i’un.français et catholique, ràutre anglais et protestant, chacun possédant une plénitude de droits pour ce qui relève de l’éducation publique.IjC résultat en est une harmonie complète.i’üiMKfice de conflits et le respect de tous les droits des minorités.Dans la province d’Ontario, il V a eu, il n’y a pas très longtemps, une difficulté regrettable -sur cette question d’éducation.Elle a f ini par être réglée pacifiquement, après plusieurs années, d’une manière équitable, par la Vecounaiis-snncc dans une large mesure, de la part du Gouvernement d’Ontario, des droits éducationnels de la minorité cnnadiemme-frainçaiise de cette province.Dans mon pays de Québec, Dieu merci, nous jouissons de la paix sociale et de la paix nationale.Tous nous avons un idéal commun: la grandeur, la prospérité et le bonheur du Canada.Notre pays est petit sans doute par Ja population, mais il est immense, plus grand que l’Europe entière par son territoire.Et grâce à l’esprit d’équité dont je viens de vous parler, nous y voyons régner la paix et la satisfaction' le» plus complètes.Nous avons eu au Canada toute une série de constitutions: celle de 1775, au début de la domination anglaise; celle de 1791, qui nous a accordé pour la première fois les franchises parlementaire*.Nous avons eu ensuite la constitution de 1840 qui entr’ouvrait la porte asi self-qowrnment.Enfin nous avons ou la constitution de 1867, créant la Confédération canadienne, avec ses différentes provinoes, dotées elles-mêmes d’institutions législati-V£S.H convient de remarquer que dans ces constitutions, surtout dams celle de 1867.figuraient des articles qui stipulaient une protection pour tes minorités; or, je suis force de l’admettre, ces articles ont été quelquefois violés.Cela arrive, vous te savez aussi bien que moi.Messieurs, que tes constitutions soiémt violées.Un humoriste a dit un jour: “Les constitutions sont faites pour qu’on les viole!” C’est arrivé au Canada.La constitution canadienne a été quelquefois violée, mais, malgré tout, te bon esprit des nationalités diverses a prévalu.Et c'est par ceci que je veux terminer.Au-dessus des constitution,s.au-dessus de* traités, au-dessus de ces morceaux de papier, qui ont une grande valeur sans doute, qui ont la valeur d’un pacte souscrit par des parties contrac-tantes, au-dessus de tout cela, H Y a ce que J’apoe.lle la bonne volonté, le désir sincère d’être juste, te désir sincère d’être généreux, le désir sincère d’accorder aux autre* ce que l’on voudrait que les autres nous accordassent, te désir sincère de voir dominer la justice, 1* concorde et ta pal*.Cela, c’est l’écho ao et 890 34 et 35 AVIS Thomson, success'on Marv I •ni-33, Vlnev Franco1»-R*«tls et Dufresne.H.! | syndic à faillite de Louis Bsatntry 212-9 *t 10 Vlnet.Jean-Bantiste et dame Kits.93-330 Ans est par les présente» donné que les exécuteur» testamentaire» de la succession de feu ARTHUR ROY.en son vivant gentilhomme d* la Cité d Outre-mont, s'adre seront à la Législature de, la Province de Québec, à sa prochaine ssa-slon, pour obtenir la passation d une loi, aux fins de définir et augmenter leure j pouvoir» comme exécuteurs testamentaire* ; de ladite nuccteelon et pour «>uto* .autre» fins concernant le testament dudit fsu ARTHUR ROY 8T-OKRMAIN Si.8T-CISHMAIN Avocate de* Requérant* Montréal.7 betoore 193/ I «.ut,.uv»n*»Bpii»ie et dame Elle.promettant acquéreur .Vlnet.Tear-Baptiste et Mlle Candllah, j promettant acquéreur | Vlnet.Jean-Bantlste, et dame Rosalie I Dents, épouse de Raoul Lafrance, i promettant acquéreur Valtquette.dame veuve Wilfrid 93-315 93-314 93-184.185 ét 186 93-29 Par lot Taxes municipales Ordln.Spéc.Int, Taxes seol.Taxe» Int.Total g 10.44 $ 3.60 $ 3.21 » .87 $ 2.72 g .24 $ 10.4 17.90 12.04 44.96 5.15 9.03 .72 71 0 3.13 1.60 .02 .19 1.20 .12 3.1 88 14 16.80 51.26 6.52 12.60 .86 88.1 28.88 7 68 12.94 200 5.76 .48 28.8 .78 60 .02 .16 .t .7 5.83 1.20 3.18 .43 .92 .10 40.8 1.19 .60 .08 .45 .00 U 7.62 4.00 .05 .37 3.00 .20 108.6 7 93 4.16 .08 .39 3.12 .20 7.1 6 56 3.44 .05 .31 2 60 .10 6.5 902 4.72 .06 .42 3.56 .26 9.0 9.76 5.12 .07 .47 3.84 .26 19.5 11.14 5.84 .08 .52 4.40 .30 n.i 7.73 4.04 .06 38 3.04 .21 7.7 6 98 3.68 .05 .32 2.76 .17 6.9 6 36 3.32 .05 .31 2.52 16 6.3 6.07 320 .20 .04 240 .17 78.8 .20 .08 .01 .02 .08 .01 2.2 7.56 3.96 .05 .34 3.00 .21 7.: 5.96 3.12 .04 .28 2.38 .18 5.£ 6 28 3.28 .05 .28 2.48 .17 62 7.48 3.92 .05 .34 2.96 .21 7.4 8 45 4.44 .06 .39 3.32 .24 8.4 6.49 3.40 .05 .31 2.50 .17 12.1 6.89 3.60 .03 .33 2.72 .19 20 < 5.79 3.04 .04 .27 2.28 ,10 5.7 745 3.88 .05 .37 2.92 23 44.; 6.38 3.36 .05 .28 2.52 .17 140.: 6.68 3.52 .05 .28 2.64 .19 187 ( 15.37 5.60 4.25 96 4.20 .36 301 78.19 11.92 50.75 5.84 8.96 .72 78 1 72.73 12.04 4552 5.42 9.03 .72 72.1 18 39 9.60 .12 93 6 20 .54 18.: 21.47 11.20 .14 1.07 8.40 .66 21.4 71.35 12.04 44.51 5 10 9.03 .67 142 ; 5.12 80 3.17 43 60 .12 10J 5 45 2.80 .04 .31 2.12 .18 5.4 5.09 .90 3.16 .36 60 .07 10.1 7 60 96 1.S0 .18 .72 .04 15'.139.01 24.92 79.90 9.90 22 4$ 1.84 139.( 109 28 19.20 62.47 8.83 18 00 1.08 109.2 79.02 17.60 38.13 5.77 16.50 1.02 79 ( 89.93 11.92 59.03 6.82 11.20 .96 269.1 15 30 3.60 3.23 .82 $.25 .40 70J 6.13 1.60 3.18 .49 .60 .06 8.1 7.61 1.84 3.67 .55 1.40 .15 7.1 17 60 4.00 8.98 1 38 3.00 .24 17.1 8 91 2.64 3 48 61 2.00 .18 8.1 88 19 17.32 50.62 6.22 13.01 1.02 88 3.86 2.00 .03 .19 1.52 .12 3 1 77.87 11.92 50.75 6Qi 8.51 .64 77.1 3.88 2.00 .03 .19 1.52 .12 27» 5.59 .88 3 42 .49 .68 .12 22.: 5 59 .88 3.42 .49 .68 .12 il: 13.05 4 80 3.50 .33 3,60 .30 131 11.34 3 92 3.49 .73 2 96 .24 il : 16.79 5.36 6.03 1.05 4.04 .31 33.: 29 09 15.20 .19 1.40 11.40 .90 29.1 38.22 20.00 .25 1 83 15.00 1.14 38; 7 03 3.60 05 .38 2.72 .28 141 4 86 .80 3.17 .43 40 .00 ».10 32 4,20 2.37 .42 3.15 .18 20.1 6 36 3 60 .05 .37 2.16 .18 12.' 7.01 4.00 05 .38 2 40 .18 28< 9.18 3.44 2 33 .61 2.56 .24 9.7 71 1.15 4.64 .84 .90 .18 i: 7.56 1.15 4 34 .79 90 .18 7, 7 25 1.10 4.44 .71 .85 .15 TJ 7 25 1.10 4 44 .71 .85 .15 V 7 15 uo 4 39 .58 85 ,15 35.5.8* 1 Î0 3 18 43 .92 .11 IM 3 21 1 91 .18 1.00 .12 }J 25 «3 9 00 7.13 .87 5.40 .42 41.3 88 2 00 .03 19 1 52 .12 3; 3.13 1 00 .02 19 l 20 .12 IM .86 40 .01 .08 32 .05 El 304 M 137.60 39.68 16.04 103.20 7.80 304.i 5 84 .92 3.68 .41 .72 10 5.- 44 80 11 72 2011 2.96 8 79 72 44.1 47.34 12 48 21 48 3.18 9 36 84 47.1 238.17 14 72 191 39 20.18 11.04 .84 233 .88 71.10 40 1912 s?1 3i ta .07 4.02 32 14.30 .00 1 08 11.71.16.50 6 48 3.73 1.03 4 88 .38 16 i 10 02 ' 3.00 4.00 .50 2 28 18 10 3 45 ,88 3 58 .49 .44 .06 S 5.62 .92 3 66 .49 .48 07 115 1.14 60 .02 .16 30 .00 3.21 04 11.40 00 8 35 .43 42 j 13.19 3 00 6,70 .97 2.78 .18 13 ! 13 20 3.00 6 76 M 2 28 .18 13 1 13.20 3.00 8,76 .08 2.28 18 13 43 05 7 28 27 19 3.74 5 48 36 129 1 140 53 41.40 50.52 9 19 3108 2.34 140 Les immeubles susdit* sont tou* du cadastre de la parois so de la Rointe-aux-Trembles et HtuJ dan» la ville de la Pointè-aux-Trembies.Donné en la ville de lu Folnte-aüx-Treniblos, ce trentième jour du mois de septembre mil neuf ce| '"¦iiti Le secrétaire-trénorier.J.-C.-V.ROI VOLUME XXI ~ No 239 •Ça Page Féminine 'f 1 -«ri*1 rî'fF#ffY£i:ÏJIi'rfK{•rl MAsraJu 15 octobre 1930.Je viens d’entendre deux jeunes filles accuser presque de tyrannie leurs parents parce que, disent-elles, ils les élèvent à la manière d’il y a un siècle.Savent-elles seulement ce que les convenances exigeaient des jeunes filles de 1830?Un traité de bienséance de ce temps-là dit, entre autre, qu’une jeune fille devra marcher toujours avec un visage grave, les yeux modestement baissés; le bal, le théâtre, les jeux d’argent lui sont formellement interdits; c’est d’une immodestie intolérable de se mettre du blanc et du rouge au visage; il va sans dire que c’eût été une abomination de fumer la cigarette dans ce temps-là.De plus, on entourait d’un soin scrupuleux le choix des lectures des jeunes filles.Figurex-vous que mes deux jeu nés filles s’en allaient au cinéma, avaient du rouge aux joues et aux lèvres, et l’une d’elle, sur ses genoux, un roman d’Alexandre Dumas, père, je me demande ce qu’ellea entendent par la sévérité des parents .DEUX MODELES SEYANTS (tl LY A) FAITS ET GLANES BONNE REPLIQUE Monsieur — Marie, expliquez-moi donc ceci : Votre catéchisme enseigne que Jésus est mort pour purifier le monde du péché.Or, Jésus était l’innocence même.Pourquoi donc fallait-il à Dieu une victime innocente?La bonne — Monsieur admettrait-il que, pour laver son linge, je me serve d’eau sale?LE VOLEUR ET LE JOURNALISTE Un journaliste américain dort _ aisiblement; un léger bruit le réveille.Un voleur a pénétré dans la n J paisiblement; un léger bruit le ré p * chambre.Le journaliste saute à la gorge du filou, le revolver au poing.— De grâce, ne me tuez point.Je n’ai rien pris.— Et tu crois que je vais te laisser partir comme ça?Pas du Unit.Je vais te tuer, ça me fera un fait divers sensationnel.— Oh ! vous avez tort, car c’est aujourd’hui mardi, et vous ne paraissez que samedi, tandis que les journaux de demain auraient la nouvelle avant vous.— Tiens, c’est vrai, et je te remercie de me l’avoir rappelé.Pour ta récompense, je te laisse aller.Quant au bijoutier que tu croyais^ sans doute trouver ici, c’est la première porte à fauche.Au revoir! L’ETERNUEMENT FATAL Le général chinois Hang-hang donna des ordres: — You-chi! Cela voulait dire: — Sur le 12e escadron du 60e régiment, formez la masse! Ce commandement fut aussitôt répété par l’état-major et vola de bouche en bouche, jusqu’àj dernier pioupiou, et, en quelques minutes, le mouvement fut exécuté.Le général Hang-hang commanda de nouveau: — Mao tchinl Cela voulait dire: — Sur la gauche de la cavalerie mongole, formez-vous en bataille! Ce qui s’exécuta en trois minutes.A ce moment, un malencontreux grain de poussière pénétra dans la narine du général Hang-hang et fit sortir de son gosier un formidable: Ha-tchiml Cela veut dire: — Mouvement tournant de l’aile gauche, face à l’ennemi! Mais Hang-hang n’avait pas du tout voulu dire cela.En vain il essaya de donner un ordre contraire, toute l’armée avait déjà répété: Ha-t'chim, et exécuté le mouvement tournant qui l’amenait sous l’action directe des canons japonais.En moins d’une minute, 35,000 Chinois jonchèrent le sol.Beau travail à l’Institut Bruchési Les infirmières du service social de l’Institut Bruchés: visitent ré gulièrement les patients qui ont été diagnostiqués tuberculeux au dispensaire, et surveiMent les contacts adultes et enfants.Les famâiles ou il y eut un décès par tuberculose reçoivent également leurs conseils de prophylaxie.Extrait du rapport du mois de septembre 1930: Familles sous sur-verltlance, 1403, formant un total de personnes sous surveillance 7692.Nouvelles familles de tuberculeux durant le mois, 36.Patients T.B.sous surveillance, adultes 1040; enfants 369.Nouveuax patients T.B.durant ]e mois, adultes 40; enfants 5.Patients décédés durant le mois, adultes 19; enfants 1.Personnes vivant en contact de T.B, sous surveillance, adultes 3543; enfants 2742.Nouveaux contacts durant le mois, adultes 99; enfants 59.Patients référés au dispensaire par médecin de famille, 21.Patients référés au dispensaire par Institutions ou organisations, 14.Visites faites par les infirmières du service social dans l»s familles tuberculeuses, 998.Demande d’hospitalisation.34.Patients hospitalisés, 26, Bébés nés dans les familles tuberculeuses, 3.Bébés immuinsés par B.C.G., 3.Placements famil-liaux, 2.' Partie de cartes Les dames dont les noms suivent ont formé des tables pour la partie de cartes qui aura lieu le vendredi, 17 courant, au couvent de Mevie-Réparatrice, au profit des oeuvres de cette institution: Mmes Charles Duquette, J.H.Ethier, H.A.Ekers, J.H.Demers, J.O.Du-charme, Ë.Abel, J.O.Beaubien, Armand Besner, Joseph Daoust, J.H.Lamarche, Arthur Ste-Marie, Jos.Moquin, Alf.Mercure, Georges La-tourelle, Arthur Lemieux, G.La-violette, François Desjardins, J.J.Joubert, Odessa Jarry, E.Elie, J.Hiirtubise, A.A.Gauthier, R.A.Girard, Mlle O.Cousineau, Mmes Hector Cypihot, Ulric Boileau.L.E.Courtois, E.Daoust, J.A, Bru-neau, A.R.Bernier, O.Lefebvre, J, Arcand.______________ MICHELLE LE NORMAND (Madame Léo-Pol Desrosiers): Autour de la Maison, (illustrations de Madame Lionel de Bellefeuille).Un des plus grand succès de librairie du Canada français, ce livre, dont la troisième édition vient de paraître, en est à son sixième mille, “Livre immortel, chef-d’oeuvre du terroir”, ainsi le qualifiait notre poète Albert Lozeau à sa parution.Rempli d’originalité, de talent, d’émotion, ce livre intéresse tous les âges.Au comptoir, $1.00; franco.$1.05, Librairie du Demie La ligne de nos robes LE CORSAGE EST SOUVENT BLOUSANT — LES ROBES DE LAINAGE FIN OU DE SOIE LOURDE — IL FAUT ETUDIER LA LIGNE Bien que les corsages aient peu d ampleur et suivent d’assez près les lignes du corps, ils conservent a la taille une certaine aisance très favorable à la plupart des femmes.Seules, en effet, les tailles parfaites supportent sans dommage l’effet éprouvant d’un corsage très ajusté.Le corsage qui blouse est autrement seyant, à condition qu’il n’épaississe pas la silhouette.Pour cela le blousant doit rester presque plat et se détacher à peine au-dessus des hanches.Celles-ci, bien moulées dans la jupe, n’en paraissent que plus minces.La répartition de l’ampleur du corsage dans le montage de la jupe a de ce fait une grande importance.Ne l’égalisez pas tout autour.Groupez-la de préférence de chaque côté du milieu du devant et du dos: devant face à la poitrine, dans le dos, face aux omoplates.Si la taille est trèi campée, on peut étaler quelques fronces tout le long du dos, mais autant que possible, évitez de placer l’ampleur sous les bras, cela engonce inévitablement la taille.Le relief de ce blousé, qui généralement descend un peu dans le dos, suffit à équilibrer la silhouette; il s’alignera — si l’on peut dire — avec le saillant des rotondités que les jupes très ajustées dessinent dans le dos, et qui ainsi ne seront pas accusées.Pour obtenir ce même effet de.nivellement, l’accentuer au besoin, certains couturiers disposent deux pans libres dans le dos du corsage, partant de l’encolure et de la couture d’épaule et tombant tout droit jusqu’au point le plus saillant de la silhouette derrière.Retraites fermées MONASTÈRE DE MARIE-REPARA- TRICE, 1025, MONT-ROYAL OUEST, MONTREAL Du 31 octobre au 3 noveraibre, pour gardes-malades dans du service actif.Du 8 au 11 novembre, pour jeunes filles anglaises.Du 13 au 16 novembre, pour jeunes filles françaises.Du 24 au 27 novembre, pour dames anglaises.Du 1er au 4 décembre, pour dames françaises.TROIS-RIVIERES 117 SAINT-CHARLES Du 16 au 20 octobre, pour jeunes filles.Du 30 octobre au 3 novembre, pour jeunes filles.Du 7 au 11 novembre, pour jeu Faible Après l’Opération “Une opération m’avait bien affaiblie.Mes nerfa étaient ai affectés que je ne faisais que pleurer.Mon mari, ne voulant pas me laisser seule, ne sortait pas.Mes nerfs sont maintenant beaucoup mieux, grâce à une brochure trouvée sous ma porte.Le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham m’a certainement rétablie.J’en ai pris huit bouteilles.Mes amies disent que j’ai l’air bien.Ma soeur a aussi pris ce remède.’’—; Mme Annie Walton, 67 rue Stanley, Kingston, Ontario Enlève promptement I (sms verrues ¥ Durillons.Sfe,fm«CE,3AW3 DOULEUR- EHVEKTE PARTOUT 25^Fiac°ni FRANCO PAR wA POSTE nés filles de St-Philippc.Du 18 au 22 novembre, pour dames.Du 5 au 9 décembre, pour dames de Saint-Patrice.Prière de s’inscrire à l’avance et pour tous renseignements s’adresser à la directrice.____ 75e anniversaire du Pensionnat Ste-Catherine Les Religieuses du Pensionnat et de l’Académie Ste-Catherine invitent cordialement toutes leurs anciennes élèves aux Fêtes Jubilaires du 22 novembre prochain.Elles leur seraient reconnaissantes d’envoyer leur adresse le plus tôt possible à la secrétaire de l’Amicale.Madame LECLERC 2380, Ste-Catherine est.Pour la canonisation de Marguerite Bourgeoys A la réunion de la Catholic Women’s League, hier, la révérende Mère Baiute-Eliza, C.N.D., a fait le résumé de la vie de Marguerite Bourgeoys, fondatrice de J a Congrégation de Notne-Dmae, et morte en 1700 à l’âge de 80 ans.La conférencière .a aussi fait l’exposé des démarches faites jusqu’ici auprès du Saint-Siège en vue de la canonisation de cette première Instàtu,trace au Canada; la cause est actuellement étudiée par la Sacrée Congré-gation des Rite» et l’on peut espérer que la fondatrice de la C.N.D.montera sur les autels dans un avenir rapproché.'Les révérendes Soeurs Sainte-Marie du Cénacle, supérieure générale de la communauté, et Saiute-Anne-Marie, directrice du collège Marguenite-Bour-geoys, iront à Rome à cette fin.Partie de cartes Assisteront à la partie de cartes organisée par Mme P.-P.Boileau et qui aura Mau au couvent de Marie Réparatrice, le vendredi 17 octobre, Jors des journées de charité qui se tiendront au profit des oeuvres sociales de la communauté: Mmes Jos.Daoust, Ferdinand Prud'homme, Mlles Jeanine Daoust, Hélène Prud’homme, ,1.-0.Gagnon, J.-G.Gagnon, J.-A.Lamy, P.-E.Gagnon, Gustave Baudoin, Antonio Perrault, Alex.Saint-Mars, Paul Paquette, J.-H.-A.Bohemier, Ernest Rochon, Henri Chandler, J.-A.Paul h us, E.Abel, Geo.S anche, AV.Ch amber land, D.Racette, L.-E, Courtois, Albert Dumas, R.-O.Vi-geant, J.-H.Girard, Charles Duquette, F.-C.Laberge, Yvon Laurier, Mlle Françoise Laberge.CUT Essayez l’escarpin Mayfair; il vous donnera le plus grand confort et la plus grande durée.Ce sont des qualités que l’on s’attendrait de trouver dans des souliers de prix beaucoup plus élevé.En chevreau noir avec talon haut ou Louis XV.En suède noir ou brun avec talon haut.En cuir verni noir avec talon haut.7.50 L’oxford Mayfair en suède brun, au même prix, est aussi très élégant.Largeurs AAA à C.Pointures IVi à 8.Au deuxième éloge.T.EATON C?, LIMITED DE MONTREAL.UN LAIT OUI EST SAIN ET PUR Pen* Borden's Le lait avec ce goût doux et naturel.pasteurisé pour plus de sûreté DERRIERE chaque bouteille de Borden se trou~ vent les ressources et l’expérience d’une grande organisation .qui a passé beaucoup d’années à perfectionner la qualité du lait.qui a travaillé avec des grands savants à perfectionner les méthodes de pasteurisation .qui a dépensé des milliers de dollars en outillage spécial.une organisation qui, maintenant, dessert des milliers de familles à Montréal.Un appel téléphonique ou un mot au livreur de votre quartier vous assurera le service immédiat de Borden, BORDEN’S FARM PRODUCTS COMPANY, LTD.215, RUE MURRAY, MONTREAL Téléphone: Wilbank 1188 distributeurs de mercroft farms lait certifie Au pensionnat Notre-Dame du St-Rosaire Les religieuses du pensionnat prient les anciennes élèves de bien vouloir sc réunir à leur Alma Mater ie samedi, 18 octobre, à 2 heures.Elles espèrent une nombreu- se assistance.Les anciennes élèves qui ne font pas encore partie de I amicale seront toujours les bienvenues et chacune voudra bien considérer cette invitation comme personnelle.(Communique) besoin de bons Avez-vous livres?Adressez-vous au Service de 'ibrairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: H Arbour 1241* Feuilleton du “Devoir" Sur Plionneur Par José MYRE 4 (Suite) Dès le lendemain, après avoir consacré les premières heures du matin à installer dans sa chambre les quelques souvenirs qu’elle avait apportés pour qu’ils lui parlassent un peu du Castel Fleuri, Maud esquissa un tableau de travail, emploi du temps, et le remit au comte qui l’approuva totalement, faisant remarquer a la comtesse qu’il Je trouvait fort intelligemment compris et que d’ailleurs la conversation qu’il venait d’avoir avec la jeune fille lui avait fait constater qu’elle était bien supérieure en tout aux institutrices qu’ils avaient eues jusqu’alors.Mme d’Ormontal parcourut le programme et ne trouva non plus rien ù reprendre.— Et vous voilà rassurée, vous voyez qu’une heure a été réservée chaque jour au piano?— Oui.cela me parait bien organisé.— Elle m’a demandé vers quelle heurç dans la matinée elle pourrait vous soumettre l’emploi des heures réservées à Eva.— Bien.Je vais lire un peu sur la terrasse avec Eva.vous pourrez lui dire que nous l’ajtendrons là vers onze heures.A l’heure dite, Maud, accompagnée de Jacques, était au rendez-vous.La comlesst», après un rapide coup d’oeil, dut s’avouer que, tête uue aussi, elle était bien joli*.Elle approusra le programme conçu et il fut convenu qu’Kva reverrait toute la littérature française, que son instruction avait trop négligée en faveur des sporls.— Maintenant, ajouta la comtesse, je dois vous dire que nous trouvons Jacques assez grand pour être à table avec nous au déjeuner de midi; vous le prendrez donc de même avec nous.Au repas du soir, il ne paraîtra pas, bien entendu; je pourrais vous donner votre liberté en vous faisant servir dans voire chambre, mais un vieil oncle à nous, passant les étés ici, a besoin de quelqu’un qui s'occupe de lui, car il n’a jamais eu l’usage du bras droit.Ce que je vous demande pour lui est d’ailleurs fort peu de chose,* seulement quelques petits services à table, mais il se trouve froissé lorsqu’on les lui fait rendre par un domestique.Et comme nous avons le plus souvent quelques invités, nous ne pouvons vraiment pas nous occuper personnellement de Igi.Je compte donc sur vous, Mademoiselle?Maud aurait de beaucoup préféré ses soirées de liberté, mais sachant bien que, dorénavant, sa volonté ne comptait plus, elle acquiesça aussitôt, en voyant cependant ses journées bien chargées.Et puis à quoi bon raisonner avec la nécessité?— Je ferai de mon mieux.Madame, dit-elle seulement.— Maman, dit tout à coup le petit Jacques, devinez comment elle s’appelle?Oh! c’est joli, son nom! —» Voyons, dts-nous., .— Maud.• — Maud?Seriez-vous anglaise?— Non, Madame, mais je porte le nom de ma grand’mère qui l’était.— Eh bien, nous vous appellerons miss Maud.Cela fait bien, n'cst-ce pas, Eva?Maud fut un peu froissée de la dernière réflexion; mais ne fallait-il pas qu'elic s'habituât à n’être plus que “l'institutrice”, c’est-à-dire la cinquième roue d’un carrosse?Et, en remontant'chez elle, toujours suivie de Jacques, elle se répétait tristement : “Miss Maud.Miss 'Maud.Il n’y a plus ici que miss Maud.L’au- tre Maud, celle qu’on fêtait, qu’on recherchait, qu’on invitait, n’existe plus.” Et comme elle ne parlait plus, l’enfant s’approcha et timidement lui dit: — Ton bon-papa, est-ce qu’il a pleuré quand tu es partie?— Oui, un peu.11 avait du chagrin.—- Et ton pays.c’est très loin?— Oui, très loin.Mais pourquoi ces questions, mon petit Jacques?Il la regarda bien en face, puis, rougissant: * Parce que les jeudis, si tu veux, j’irai avec toi voir ton bon-papa pour qu’il ne pleure plus.— Oh! chéri! chéri! dit Maud, très émue.Il so redressa tout heureux.— Et puis, ajouta-t-il, toi, ne pleure pas.Je t’aimerai bien.je travaillerai bien.je t’obéirai bien pour que tu m’aimes aussi: tu verras., tu verras!.Et il se jeta dans les bras de la jeune fille qui le serra contre elle.— Ah! cher petit! mais Je vous aime déjà.Et elle compril que le coeur de cet enfant privé de caresses serait toute sa joie à Ormontal et la payerait de toute sa peine.Voici bientôt un mois que Maud est à Ormontal, loin du grand-père chéri, loin du vieux prêtre qu’elle aime et vénère, loin de la bonne Marie-Jeanne qui l’a tant gâtée, loin du cher castel tout fleuri de mimosas où les jours coulaient si doux! Un mois bientôt qu’elle connaît ce “chez les mitres”, cette vie mixte dont elle n’avait Jamais soupçonné l’amertume.Certes, au point de vue matériel, elle jouissait d’un confort réel, mais qu’est donc cela en regard des affections dont elle était privée?Le comte, très satisfait des progrès surprenants de son fils à tous points de vue, témoignait A la jeune fille de l’estime et de la confiance.Le petit Jacques, très frêle, très délicat.assez triste aussi, semblait transformé.A cette nature aimante n’avaft-il pas manqué les chaudes et maternelles caresses d’un coeur de femme?La comtesse n’avait ja- mais aimé les enfants, sa coquetterie s’épouvantait de la maternité, et la naissance de Jacques ne lui avait apporté nulle joie.Bien au contraire, son égoïsme n’avait considéré l'événement que comme une complication pour ia vie mondaine à outrance qu’elle menait.I.’cnfant avait toujours passé de mains en mains, des femmes de chambre aux institutrices, sans que son petit'coeur aimant eût trouvé le moindre aliment d’affection.Cela avait fait de lui un enfant mélancolique, une sorte de “jeune vieux” dans un corps de cinq ans! On s’en était inquiété, les docteurs avaient prescrit des fortifiants, de la gymnastique, des bains de mer, mais le tout sans'grand résultat.Puis Maud était arrivée et, en quelques semaines, il s’était transformé.Etaient-ils bien de lui, ces éclats do rire jeunes et francs qu’on entendait de si loin?Et sur son visage, ces couleurs inconnues jusqu’alors?Et ces yeux brillant de joie quand Maud proposait un jeu qu’elle partageait toujours?fA aulvre) Oc |oum*t an imprime au No 430, ru* l'otrc-Dsm* Cet.k Montreal, parrn*.iRIMZREB TOPTTLAiaa (0 rccpotumMUtâ I mité*).OSCKOBS rajuvnn - atatt» aiatrouur «t mot*taira.jk»—» l 6 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 15 OCTOBRE 1930 VOLUME XXI — No 239 COMMERCE ET FINANCE Faits et potins Imperial Oil Le président de l’Imperial Oil, Limited, annonce que cette compagnie a décidé de se lancer dans le commerce des pneus et des chambres à air ei que ces produits, qui porteront le nom Atlas, seront garantis pour un an, non seulement contre toute défectuosité inhérente, mais aussi contre toute usure provenant de l’auto.Seuls les pneus sur lesquels on aura roulé sans les avoir soufflés n’auront pas droit à la garantie prévue.C’est la première fois qu’une telle garantie est offerte aux automobilistes.Jusqu’à maintenant les fabricants n’ont pas garanti pour une période déterminée mais bien pour une distance parcourue, environ 10,000 milles en moyenne.La différence n’est pas bien grande entre les deux garanties si on considère que la grande majorité des automobilistes parcourent rarement beaucoup plus que cette distance en douze mois.Là où le projet est intéressant pour les actionnaires, c’est que ce projet tend à diminuer les frais d’entretien des postes d’essence et donc à augmenter notablement leurs profits.D’autre part, l'automobiliste qui aura acheté ses pneus de l’impérial OU sera porté à fréquenter les postes d’essence de la compagnie et de s’y approvisionner, ce qui tendra à augmenter les ventes de cette dernière.Ce développement, those probable, induira les autres compagnies comme McColl-Frontenac, par exemple, à suivre le même exemple.C’est la suite logique de la concurrence qui existe entre les différents producteurs.La conséquence ultime sera, comme dans le cas de l’essence, de déplacer de nouveau le commerce et de l’enlever, au moins dans une certaine proportion, aux petits garagistes pour le donner à ces grandes organisations qui couvrent le pays tout entier.C’est un pas de plus dans le mouvement de concentration qui caractérise l’époque actuelle.I_i.il* Les travaux de la Bell Telephone UNE DEPENSE DE 27 MILLIONS Au 186e versement de dividende de la Bell Telephone Company of Canada est jointe une lettre du président, M.C.-F.Sise, qui met les ac tionnaircs au courant du programme de construction de la compa-nie; cette lettre se lit comme suit: “Le programme d’expansion et de modernisations que la compagnie s’était tracé pour 1930 avance d’une façon satisfaisante.Quelques projets destinés à donner une accommodation qui n’est pas requise immédiatement ont été différés, mais les principaux points du programme de l’année sont en voie d’accomplissement parce qu’il est économique de le faire maintenant et parce que les services de la compagnie doivent anticiper la demande croissante qui se manifestera certainement avec l’amélioration des conditions générales.“Un fil de longue distance entre Toronto et London est en voie d’installation; ce fil nécessite la construction de trois stations de répétition.11 sera mis en service au mois de mai prochain.“Le service entre Toronto et Hamilton est renforcé par un fil de longue distance de Hornby à Hamilton.“L’agrandissement de l’édifice Elgin à Toronto est presque terminé; il y sera installé, en plus des appareils actuels, un nouveau tableau pour les appels de longue distance, des télégraphes, des appareils additionnels à cadran.“Les travaux de construction d’un édifice à côté de la bâtisses de la rue Beaver-Hall, à Montréal, sont commencés.“Sur la rive nord du Saint-Laurent, de Montréal à Québec, la ligne de longue distance est en voie de reconstruction; on y installe des appareils spéciaux pour amplifier les facilités que donnent déjà les circuits physiques."Sur toute la distance de 970 milles de Sudbury à Winnipeg, la compagnie installe de nouveaux fils de cuivre pour améliorer le service.“Dans cinq villes, à savoir: Montréal, Toronto, Hamilton, Québec et Windsor, l’installation des appareils à cadran augmente constamment.“Les travaux effectués jusqu’ici laissent prévoir que le programme d’expansion et de modernisation entraînera une dépense de plus de $27,000,000 cette année.’’ La faillite de Pitblado and Co.LES CREANCIERS NE RECEVRAIENT QUE 50 P.C.DE LEUR CREANCE.D’après la déclaration d’un des liquidateurs de la maison J.Pit-blado and Co.l’actif total de cette maison, y compris les deux sièges à la Bourse de Montréal et les deux sièges au Curb, n’atteindrait que quelques $700,000.contre un passif de $1.150,000.Cela signifie qu’a-près paiement de tous les frais de la faillite les créanciers ne recevront qu’environ 50 sous par dollar qui leur est dû.La maison Pitblado date de 1902 lorsque le premier associé.M.John Pitblado, acheta son premier siège à la Bourse.Ce n’est qu’il y a quelques dix ans que la maison commença vraiment à prendre de l’ampleur et que M.Pitblado prit des associés.Au moment de la faillite, les associés de la maison sont MM.John Pitblado.Chs-B.Pitblado, soq HH, W.E.Morgan et J.R.m.LE MARCHE DES VIVRES LES ARRIVAGES Tableau indiquant les arrivages de beurre, de fromage et d’oeufs à Montréal hier et les jours correspondants de la semaine dernière el de l’année pissée: 1930 1929 OCTOBRE 14 7 15 Beurre .67 429 77 Fromage.4957 5522 5789 Oeufs .1013 3624 1204 LES PRIX DE GROS FARINE (Prix de gros cotés par la Maison (ELZEBÇRT TURGEON LTEE.) Première patente .5.60 Deuxième patente .5.00 Troisième patente .4.70 Première forte à pain.4.40 Deuxième forte à pain .3.90 Farine à pâtisserie.4 90 Farin ealimentaire, première .3.70 Farine alimentaiue, ordin., 3.30 ENGRAIS la tonne Gru blanc .29.00 Gru rouge .22.00 Son .21.00 GRAINS Blé no 5 .70 Blé no 6 .6?Blé d’alimentation .57 Orge no 3 .44 Orge no 4 .41 Orge no 5 C.W.40 Avoine no 1 d’alimentation.41 Vi Avoine no 2, d’alimentation.38 Avoine rejetée .32 BEURRE ET FROMAGE Prix de gros de la maison Gunn, Langlois et Cie.Beurre: De crémerie, la livre.i 33s.De crémerie, en blocs.34s.De cuisine .28s.Fromage : Québec, doux, meule 20 Ibs 15%s.Canadien fort, 80 Ibs.27s.Canadien fort, morceau.28s.Kraft, boite de 5 Ibs .31s.Kraft, boite de 1 livre.33s.OEUFS Prix fournis par la Maison Z.Li* Incgcs et Cie.Oeufs frais: Chanteclerc.52 Extras.48 Premiers.-42 Seconds.32 Oeufs d’entrepôt: Extras.Premiers.38 Seconds.•30 Ces prix sont pour Montréal POMMES DE TERRE Prix fournis par la Maison A.La-londe.Les patates se vendent $1.00 le sac de 80 livres pour les nouvelles.Sur Ve Curb I BS COORS UE LA MATINE» Cour* fournis par ta maison BEAULIEU A DUNCAN, 220 ouest, nie Notre-Dame Out.Haut Bas Valeurs B.A OU .Can.Vletters Dlst.Socgram Eastern Dairies imperial OH Inter.Petroleum Intern.Paint Mitchell Robert .Nat.Distilleries .Regent Knitting Walit Gooderham UTILITES PUB.Beauharnols Inter.Util.A.Inter.UtU.B MINES Abana .Amulet Big Missouri .Mining Corn.Mo I .real Roi Noranda Premier Gold Sisco Teck Hughes Vlpond Wright Hargraves Sherritt Otord.IS 3 8 20 18% 14 V« 12 15 1.00 3 5 Va 9 38 >4 8% 15 3 8 V* 20 17 14% 12 15 *1.00 3 5*4 ii 14 >4 3 8% 20 16% 14 V* 12 15 1.00 3 5% 9 38 '.4 8% ouyn .25 .25 .22 .27 .29 .26% .45 45 45 .70 70 .70 .01 •Ut 01 14 25 14 25 13.70 : .75 .75 .75 38 38 38 6,15 6.20 6 15 .92 93 92 1.74 1.74 1.74 1 03 1 03 .97 Midi 14% 3 8 Vs 20 18% 14% 12 15 1.00 3 5% 9 38 Yt 8% .24 .27 .45 .70 .01 13.75 .75 .38 8.20 93 1.74 98 pagnie ne permettent pas la distribution du dividende ordinaire à l’heure actuelle.Vos directeurs et l’administration ont donc jugé à propos de différer le paiement du dividende privilégié pour le trimestre se terminant le 30 septembre 1930.“Nous traversons une période de dépression financière universelle et bien que la situation ne soit que temporaire et va se remettre d’aplomb, il est de bonne politique de conserver l’actif de la compagnie.“Comme les actions privilégiées que vous détenez comportent un dividende de 7% cumulatif, bien qu’il ne sera pas payé pour le trimestre en question, il n’en constitue pas moins une charge sur les recettes futures.“L’industrie pétrolière, qui en est une de base, promet d’ètre une des premières à reprendre son ancienne position.Bien que vos directeurs et l’administration aient foi en l’avenir de l’industrie et de votre compagnie, ils ont cru sage de différer le paiement du dividende et cela dans l’intérêt des actionnaires/^_______ • Bourse de New-York Cours tournis par U maison GEOFFRION & CIE.courtiers 231 ouest, rue Notre-Dame, Montréal Ou» Midi Air Reduction .104 104% Allied Chemical .211 American Can 119% American 8c Foreign Power .42% American Locomotive .30% American Smelting .55% 55% American Water Works 80% 80% American Tel.& Tel.199% Anaconda .37 Atchison .202% 203% Atlantic Refining .24% Baldwin Locomotive .27% 27% Baltimore Sc Ohio .88 Bethlehem Steel .75% Canadian Pacific .48% Commercial Solvents .19% Chrysler Motors .18% Columbia Gas & Electric .47% Cons.Gas of New York .49% 49% Corn Products .78% Commonwealth Southern .10% Dupont .100% Davidson Chemical .22% Electric Power & Light Corp.52% Erie Railroad .36% Paramount .49 Freeport Texas .36 General Goods Corp.51% General Motors .37V* 37% Olllette .37 37% General Electric .57% 57% Hudson Motors .22% Int.Tel.& Tel.Co.28% 28% Kennecott Copper .27 Va 27% Mack Trucks .49 Montgomery & Ward .28% Nash Car Co.32 National Biscuit .78% 78% New York Central .144 New Haven .95% Packard Motors .10% 10% Pennsylvania R.R.68% Phllllpps Pete 22% Public Service ol New Jersey .85% 50 % Radio Corporation .24% Remington Rand .20 Republic Iron 8c Steel .1944 20 Sears Roebuck .57 Simmons Bed .16% Sinclair Oil .15% Southern Railway .71% Standard Brand.— 17 Standard Gas Si Electric .80 Standard Oil of New Jersey 57% Standard Oil of New York 27% Southern Pacific.106% Stuclebaker .26 Union Pacific 200 United Oaa Improvement .31V* 31% U.S.Rubber .13% U.8.Industrial Alcohol 60 61 U.S.Steel .149% 148% Western Union .144% Westinghouse .114-% 113% Wltlys Overland .4% 4% Woolworth .63% 6C White Motors .29 BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée (Compilation de la maison L.-C.Beaubien) Le marché £es changes Brésil, milrçis 0.32 pa* de marché Etats-Unis, dollar .9-64% etc.! Allemagne, R.marks 23.8 23.75 Ventes Valeurs 15 Abitibi préf.25 Alb.Grain .14U Bell Telepbo 12175 Brazilian .61Ü B.C.Power 25 Can.Bronze 100 Canada Cernent .22 Canada Cement préf.65 Cockshutt Plow .14% 85 Can.Ind.Alcohol .50 Can.Ind.Alcohol “B” .340 Can.Pow.and Pap.—.50 Can.Steamship préf.310 Chs.Gurd .300 Con.Smeltina .50 Dom.Glass 165 Dom.Textile 460 Fraser .35 Hamilton Bi 6625 Int.110 Massey-Harris 2775 Mont.Power 1175 Nat.Breweries 120 Nat.Steel Car 88 Ogilvie Flour 1260 Power Corp.400 Steel of Canada 5 Steel of Canada 330 Winn.Electric .BANQUES Ouv.Haut Bas Midi 11 — 11 47 — _ 47 7 Va — — 7 % 150 _ —- 150 23 y* 23 72 22% 22% 331 * 33 Va 33% 33% 33 Vi — —.33% 17% 17% 17% 17% 15% — — 15% 94 94 93 93 14% —1 — 14% 2% — — 2% 2 — 2 6% — 6% 32 — — 32 25 «— — 25 140 141 140 140 57 57 55% 55% 99 T,n —tt 99 76 —— — 76 3% .— 3% 16% » — 16%' 6.00 — — 6.00 18% 18% J7% 18 77 — 77 26 —, 26 15% 15% 15 15 14 14% 14 14 * 55% 55% 54% 55 25% 26 25% 25% 32 32 230 230 225 230 56% 56% 56% 56% 55 55 54% 54% 38 38 37% 37% 36% — — 36% 22 22 21 21 172 Va 172% 172 172 240 240 239 239 295 — •— 295 1ft N.-Ecosse .319% 51 Royale .295H 319 ^ 295% J.S.A.Ashby, notaire—1930 9e avenue et rue St-Louts.vacant; lot No partie 751-14; terrain 33.5 x 58 plede.L’Administration Immobilière Ltée vend à Dame N Lacroix, $1,200.J.S.A.Ashby, notaire—1930._ ., Ville Lasalle.— Rue du Trésor Caché, vacant: lot No partie 955; terrain 40 x 100 pieds, F.-X.Bélanger vend à H.Olguère, $1,000.J.S.A.Ashby, notaire—1930.Quartier Ahuntslc.— Rue Fullum.vacant, lot no 477-548; terrain 30 x ppds.Lady Leblanc vend A dame O.Balllar-geon, $350.J.-A.Pérodeau, notaire — 1930.Rue Papineau, vacant; lot no 482-409, terrain 25 x 95 pieds.J.Shugar vend à dame S.Gershberg, $1.00 et autres considérations.B.-A.Schwartz, notaire, — 1930.Ville Pointe-Claire.— Ave Valois et chemin du Bord du Lac, vacant; lot no partie 57-10.terrain 298 pieds.J.Le-gault Jr., vend À la Ville Pointe-Claire, $144.L.Leroux, notaire — 1930.VENTES DE L’APRES-MIDI Cité de Verdun.— 3éme avenue, bâtisses 176 A 186; lot no 4671-1085; terrain 40 x 93 pieds.H.Montpetlt vend A C Cardinal, $15,000.J.Ménard, notaire, — 1930.Quartier Ahuntslc.— Rue Laverdure.bâtisses; lot no 257-104: terrain 34 x 120 pieds.Dame H.Gagnon vend A H.Turcotte $8.500.E.Mondor, notaire, 1930.Qua'Vier Notre-Dame
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