Le devoir, 16 octobre 1930, jeudi 16 octobre 1930
' Velum* XXI—Mo 240 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.?6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE .10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 * \ Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, Jeudi 16 octobre 1930 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration t 430 EST NOTRE-DAME MONTBEAX.TELEPHONE: .« * HArbour 1241* SERVICE DE NUIT: Administration :>*"*„ HArbour 1243 , Rédaction : M ^ HArbour 3679 Gérant : „ n w HArbour 4897 M.Bennett réitère ses offres à Londres Les délégués des Dominions et les représentants du Royau-Stne-Uni continuent de délibérer à Londres.Ils y traitent de questions économiques et politiques.Ces conversations durent depuis quinze jours, mais il n’y a rien eu de plus saillant que les discours de MM.Bennett et Thomas, sinon la réponse de M.Snowden.Il ne paraît pas que celui-ci veuille céder à celui-là.M.Bennett a de son côté la volubilité, l’éloquence, les vastes et ambitieux projets; M.Snowden a pour lui la froide raison, la lôgique déterminée, la conviction profonde que les plans de M.Bennett n’agréent pas au peuple anglais, quoi que dise 3d.Baldwin, à l’extérieur.M.Bennett hier encore, à la radio, est revenu sur son offre.“Hâtez-vous”, a-t-il dit en somme à ^’Angleterre, “car si vous ne profitez pas de notre bon vouloir, J>eut-être céda ne se retrouvera-t-il jamais.” Là-bas comme ici, M.Bennett est brusque, péremptoire, décisionnaire.Il pose des conditions, veut que tout marche aaussi vite qu’il le souhaite, hâte les solutions, sollicite les réponses.L’occasion échéant, il n’hésite pas tancer les ministres de la Grande-Bretagne.C’est le correspondant du Citizen d’Ottawa à Londres qui câble à celui-ci qu’à l’issue d’un banquet offert aux délégués par Y Empire Marketing Board, la semaine dernière, — banquet où il n’y avait aù menu que des produits des différentes parties de l’Empire, — M.Bennett se leva et s’adressant à M.Thomas, président de la réunion, dit: “A quoi servent toute cette publicité, toute cette propagande, si vous permettez à l’étranger d’envahir votre marché?” Pour ^appuyer ce qu’il disait, M.Bennett rappela que le blé russe, parce qu’il s’y vend à vil prix, déplace sur le marché britannique le blé canadien.M.Thomas accepta le coup de boutoir sans broncher.Il eût bien pu rappeler à M.Bennett que ce blé russe, il est semé et récolté au moyen de machines aratoires de fabrication canadienne et que M.Bennett n’en devrait pas parler, puisque le Canada, lui aussi, trouve son profit à commercer avec la Russie.Ce qui est bon pour le Canada est-il mauvais pour Londres?M.Thomas recevait M.Bennett, et rhô te ne put secouer son invité, même si celui-ci ne se comportait pas tout à fait comme il l’aurait dû.M.Thomas s’en tint à l’étiquette.Il y a quelques heures, M.Thomas s’est expliqué, répondant à M.Bennett de façon détournée.C’était mardi soâr, à Londres, à un autre banquet, où les délégués ont rencontré d’importante hommes d’affaires du Royaume-Uni.M.Thomas y était, à titre de Secrétaire d’Etat pour les colonies.H y eut des discours, — onze discours, — ce qui fit incidemment dire à M.Thomas que “si la conférence impériale doit réussir, ce ne sera pas simplement en votant des résolutions, ni même en écoutant les onze discours qu’il lui faut par malheur entendre ce soir même.” M.Thomas alla plus loin.“Il n’y a rien de plus périlleux en temps de dépression que de se servir de remèdes qui tiennent du charlatanisme.Et des mesures dictées par la panique ne nous aideront ixis.” Mais M.Thomas voulait, ce soir-là., être clair et précis jusqu’au bout, faire entendre que le sentiment et les affaires ne se doivent pas confondre.Il ajouta: “Chaque premier ministre des Dominions, interprète de son propre, pays, a déclaré que son premier devoir est envers son pays.Qui pourrait dire le con-\ traire?Mais si telle est leur politique à tous, qui pourra condamner le gouvernement britannique de proclamer lui aussi, aussi haut, qu’il doit d’abord envisager l’intérêt de son pays?Le problème, c’est de trouver moyen, sans exclure l’étranger et nuire à nos obligations envers lui, de développer dans l'empire un commerce plus étendu.Ce problème, ce ne sont pas des orateurs d’après-dîner, comme moi, ni des phrases ou des résolutions, qui peuvent le résoudre.Nous n’y réussirons que si nous travaillons tous vers le même but.Et nous devons tous considérer d’abord les intérêts de notbe pays à chacun, mettant au deuxième plan ceux de l'Empire” (Câblogramme aux quotidiens d’hier, notamment à la Gazette et au Star), Cela confirme ce que le Devoir a toujours prétendu, ce qu’à maintes reprises son directeur a déclaré aux Communes et ailleurs: à savoir que la politique anglaise s’appuie d’abord sur le sens des intérêts anglais.Si l’intérêt et le sentiment concordent, Londres achète du Canada.Si l’intérêt va à rencontre du sentiment, l’Anglais achète où cela le paie d’acheter.On l’a mille fois vu, — encore ces deux années-ci, où notre blé est resté dans nos entrepôts parce que Londres en a trouvé à meilleur compte en Argentine, ou qu’on lui en envoie à très bas prix de la Russie même.Le credo politique de M.Thomas, — “We must consider the interest of our people first and those of the Empire second", •— c’est l’énonciation d’une vérité fondamentale de la politique anglaise.Tous les partis ont fondé sur cette vérité leurs actes, qu’ils aient été conservateurs, libéraux ou travaillistes.Les ministères changent, les hommes passent, l’intérêt britannique seul reste la mesure des actes de chaque gouvernement anglais.Et c’est pour cela que le ministère MacDonald, pas plus que les précédents, ne fera aux Dominions de concessions qui nécessitent l’abandon d’une parcelle de la liberté fiscale et économique de l’Angleterre.Aux reproches voilés de M.Bennett disant: “When l see the opportunities you have lost in Canada, 1 wish I had the power to arouse you to the possibilities of conducting a productive and profitable trade with us”, M.Thomas a répondu d’avance: “Nous devons considérer d’abord tes intérêts de notre nation, ceux de l’Empire ensuite." Et M.Snowden a fait entendre que dans ce cas-ci Londres ne voit pas les choses du même oeil qu’Ottawa.Cela ne paraît guère laisser de chance de réussite aux impérieuses offres de notre premier ministre.Georges PELLETIER qu’on veut se payer sa tête.Pourtant ces enfants turbulents, insubordonnés, têtus et batailleurs, car “se battre et s’aimer, c’est la vie entre frCres", apparaissent au dehors comme transformés.Ils sont bien plus insupportables à la maison que l’enfant unique; mais celui-ci ne peut se chamailler seul, ne peut chahuter seul, ne peut courir seul.C’est là toute l’explication de sa sagesse inquiète.Produisez en deux entités séparées l’enfant unique et le groupe de la famille nombreuse et le contraste sera frappant neuf fois sur dix; neuf fois sur dix aussi, il sera en faveur de la forte nichée.C’est ce que note dans une délicieuse chronique que je dédie aux mères de familles nombreuses, Pierre Souliane, l’un des collaborateurs de Figaro.Il est allé diner dans un hôtel de modeste plage.U constate que dans presque toutes les familles bourgeoises, qui encombrent cet hôtel, on tient ferine ment au principe de l’enfant unique.Presque toutes les tables se composent de monsieur, madame et bébé.La mère fait montre d’une tendresse nerveuse “qui oscille entre l’adoration et la fureur selon l’état de sa sensibilité?” Laissonsde raconter ce qu’il a vu: ¦ ¦.A peine avions-nous goûté les hors-d’œuvre que des cris déchirants s'élevaient à la table voisine.U,ne .petite fille blonde exigeait de la salade de pommes de terre, contraire à son hygiène pensonineLLe.mère résistait.L’enfant éclata en sanglots convulsifs.L'instant d’après, ce fut, à l’autre bout de la salle, un petit garçon de trois ou quatre ans qui refill sait, dans une véritable explosion de douleur, de manger du saucisson.Dès lors, dans toute la pièce, des hurlements s’élevèrent.Parfois, la porte claquait.Un délinquant étant emmené par sa mère à bout de force, pour rafraîchir dans de jardin son humeur irritée.Mais il laissait assez de ses semblables pour entretenir dans la salle à manger une atmosphère d’orage incessante.Dans tout ce tumulte, un Mot de tranquillité.Autour d’une grande table, au milieu de la pièce, était installée une de ces familles nombreuses devenues si rares.La mère et quatre enfants, de sexes agréablement variés.Ceux-là déjeunaient avec un appétit excité par l’air marin.Je compris, à écouter les quelques paroles qu’ils échangeaient, que “Bébé”, là haut, était en train de dormir après avoir mangé son oeuf à la coque.De temps en temps, la soeur aînée, qui pouvait bien avoir dam les neuf ans, aillait voir si faut allait bien.Elle redescendait sereine, et le repas continuait.Si le plus petit des garçons tapait sa cuiller un peu fort, son frêne plus âgé placé près de lui faisait voix basse les observations nécessaires.¦Quelle admirable mu-ufalité!\ Heureuse famille nombreuse, dans le chagrin déchaîné des enfants uniques! La fabrication en série a décidément du bon.La fabricatron en série a du bon .et non seulement au point de vue moral.C'est fabuleux ce qu’une famille qui compte plusieurs garçons peut faire durer une paire de-culottes.Celle-ci doit être savante à la fin, car elle retourne bien souvent à l’école, même si elle double ses classes.Les prodiges d’économie dg la famille nombreuse restent le plus souvent inconnus.Elle ne jouit d’aucune sympathie, d’aucune faveur, d’aucun dégrèvement et, à ce point de vue-là, elle est devenue un luxe .un luxe que beaucoup de gens refuseront de se payer, si on ne prend garde aux avis du bon P.LeM qui prêche à temps et à contre-temps le sursalaire familial.Dam ce monde qu’elles sentent ennemi cl railleur, les familles nombreuses se terrent et ont presque honte.C'est là le malheur.Que ne s’unissent-elles pour imiriser leur force, puisqu’elles ont désormais un champion hardi?Paul ANGER Bloc- notes L'actualité La fabrication d'enfants en série L’éducation des fils uniques n’est pas facile.La tendresse parentale fait d’eux le centre, du microcosme familial.Ils baignent dans une atmosphère d'égoïsme et prennent Infailliblement l’habitude de tout rapporter à sol.Les benjamins, quand les aînés sont beaucoup plus égès qu’eux, sont, à tous égards, comme des fils uniques qui au lieu d’un père et d’une mère en auraient plusieurs.C’est pour ces enfants que le pensionnat a été créé, oui contraint leurs caprices et leurs exigences au frottement salutaire aVec les autres enfants.Malheureusement, c’est plus souvent les enfants de familles nombreuses qui tâtent de l’Internat que les uniques.Les familles nombreuses sont à toutes fins un véritable pensionnat, ayant en plus une supériorité: c’est un internat géminé qui oblige d une délicatesse dans l’éducation que ne donne pas le collège.Les mères ne savent pas cela.Il faut souvent être au dehors pour bien juger d’une situation.Elles pestent tout le jour contre leurs enfants turbulents, surtout depiis que notre triste mode de construction moderne les entasse dans des chenils ou des pigeonniers.Elles distribuent les taloches et la menace d’internement dans une rude maison d’éducation est sans cesse suspendue au-dessus des têtes comme une épée de Damoclès.C’est heureusement un fil de laiton qui retient celle-ci.Dites à une mire de famille nombreuse que ses enfants sont bien élevés.Elle rougira d’aise, de prime abord; mais elle continuera de rougir, et, cette fois, c’est la confusion qui en sera cauie.Elle croit Idc raconter un Cette exemption Nous avons suggéré au gouvernement provincial, lors de la dernière Semaine missionnaire, de profiter de la prochaine réunion des Chambres pour donner un nouveau et louable coup de pouce à sa loi des successions.Il l’a considérablement améliorée le printemps dernier; il pourrait, en rayant trois ou quatre mots de l’un de ses paragraphes, lui faire faire un nouveau progrès.U s’agirait d’étendre aux oeuvres de religion, de charité et d’enseignement poursuivies par nos institutions, même en dehors de In province, l’exemption dont bénéficient les oeuvres de chez nous.Cela ne coûterait pas grnnd’cho-se au gouvernement et permettrait à une congrégation comme les Soeurs de l’Immaculée-Conception, par exemple, de ne rien payer du tout sur les dons qui pourraient lui être faits pour sa léproserie de Shck-lung.Tous ces legs ne bénéficient présentement que de l'exemption sur le premier millier de dollars dont, profitent tous les legs faits à quelque titre que ce soit.Un exemple A ce propos, on nous permettra petit fait qui com- Nos entrevues S.G.Mgr Roche Le premier évêque indien à visiter le Canada - Sa Grandeur, qui appartient à la caste des pêcheurs de perles, est devenue pêcheur d ames — Le catholicisme aux Indes et dans le diocèse de Tuti-corin — Les Indes et le status de Dominion — Une croix à Mahatma Gandhi Les élections partielles fixées au 4 novembre Dans Deux-Montagnes, Huntingdon et Maskinongé QUEBEC, 16.(S.P.C) — Le gouvernement provincial annonce que les élections complémentaires dans Deux-Montagnes, Huntingdon et Maskinongé auront lieu le 4 novembre.L’appel nominal des candidats se fera le 28 octobre.Un quart d’heure de Rabelais c’est, pour le journaliste, l’heure d’aller sous presse, la dernière heure, comme on dit en termes de métier.En dernière heiire, te journaliste n’écrit plus ce quhl veut et tout ce qu’il veut mais ce que le prote voudra bien composer, mettre en page et publier.Chose dont le journaliste doit forcément tenir compte, c’est que le prote n’est jamais disposé à retarder la mise sous presse.Une nouvelle intéressante qui survient à la dernière minute dans une salle de rédaction doit être rédigée en vitesse, être tassée, comprimée à l’extrême.Ainsi, nous n’avons pu, dans le journal d’hier, raconter aussi longuement qu’il aurait fallu une audience qu’avait bien voulu nous accorder, vers midi, Sa Grandeur Mgr François-Tiburce Roche, S.J., évêque indien de Tuticorin.Nous n’avons pu que signaler le bref séjour à Montréal de Sa Grandeur, annoncer une conférence qu’BUe allait donner devant l’Association des Anciens du Collège Ste-Marie et transmettre aux lecteurs du Devoir quelques renseignements sur le diocèse de Titucorin.Sa Grandeur avait toutefois facilité notre tâche d'interviewer.Sans attendre qu’on lui posât des questions, elle s’empressait devançant les désirs du journaliste, de fournir d’elle même les informations nécessaires.Autrement dit, c’est une interview-éclair que nous avons obtenue de Mgr l’évcque de Titucorin.Mais en moins de vingt minutes nous avions appris pas mal porte une utile leçon.Le printemps dernier, en discutant la loi des successions, nous avions bien noté, et peut-être marqué publiquement, l’insuffisance que nous rappelons aujourd'hui et dont nous demandons la correction.Mais, pris par bie» d’autres choses, nous n’y serions peut-être pas revenu dès cet autoUae si, à la veille de la Semaine missionnaire, l’un de nos bons amis — M.Wilfrid Guérin, pour ne pas le nommer — ne nous avait pas fait observer: — Mais ne serait-ce point, l’occasion de ramener cette question sur le tapis?Tout le monde va penser aux missions.Les esprits seront bien disposés.Nous profitâmes de l’avis, et nous espérons que les oeuvres en recueilleront plus tard le bénéfice.Le gouvernement et les députés aussi.Si nous rappelons le fait, c’est qu’il illustre bien les services que les amis du dehors pourraient, à l’occasion, rendre aux journaux et au public.Un mot placé en son temps peut être le principe d’une utile campagne.Certains, qui sont d’ailleurs fort bien — et peut-être, à certains égards, trop bien — disposés, paraissent croire que les journalistes peuvent tout savoir et penser à tout.En fait, les journalistes sont des gens comme les autres, très pris la plupart du temps et qui ne connaissent qu’un nombre de questions lifnitées.Combien de fois un ami qui touche du doigt un fait nouveau, qui connaît une réforme à faire, leur rendrait service en appelant simplement leur attention là-dessus, s’il ne peut faire l’article lui-même! Evidemment, le journaliste ne pourra pas toujours utiliser toutes ces indications, mais, souvent, il saura, et ce sera pour le plus grand bien de tous, en faire son profit.Gaspillage L’une des choses qui nous ont le plus frappé c'est l’emploi relativement peu considérable que font d’une presse sympathique nombre de très braves gens qui auraient d’utiles campagnes à poursuivre.Les journaux sont là, pas aussi répandus qu’on le voudrait, mais vivants tout de même et capables de beaucoup de bien.Combien savent utiliser cette force?Combien se donnent la peine d’appuyer les campagnes qui s’y mènent dans leur intérêt le plus direct souvent?Revenons sur cette question des successions.La réforme que nous demandions au printemps intéressait nombre de gens.Sauf quatre ou cinq amis qui d’eux-mêmes, ou sur demande, nous ont' fourni des indications utiles, des exemples qui illustraient la nécessité de la réforme, aucun des intéressés ne nous a écrit pour nous apporter un argument nouveau, pour nous inciter même à poursuivre une campagne dont iis devaient pourtant bénéficier.Pourquoi celle indifférence et ce véritable gaspillage?L’explication la plus simple est peut-être celle de l’un de nos vieux amis: Pour un Canadien, écrire dix mots sur un bout de papier, plier ce papier, le mettre sous enveloppe, adresser l'enveloppe, y coller un timbre, puis expédier le tout, c’est un acte d’héroïsme.En tout cas, le bien qui ne se fait point, à cause de ce manque de collaboration entre les Journaux et leurs amis, est chose énorme.de choses intéressantes.Le lecteur n’u qu’à en juger car le présent article a pour objet de complementer la brève nouvelle rédigée hier en dernière heure.UN VASTE PAYS DENSEMENT PEUPLE Avant de fournir des précisions sur son diocèse en particulier, Sa Grandeur parle des Indes en général.Les Indes sont non seulement un vaste continent; elle sont encore, selon toute vraisemblance, le continent le o'ius densément peuplé: 300,000,000 d’habitants, soit trois fois plus que la population des Etats-Unis mais sur un territoire beaucoup moins grand.Un centième de la population indienne est catholique.Le nombre des protestants est un .peu moindre, 2,500,000.Au point de vue linguistique, les Indes s’offrent comme un bel exemple de diversité.Ce pays compte 200 langues différentes.Il n’y en a cependant que 23 qui soient parlées par au moins un million d’habitants.La diversité des langues n’est encore rien en comparaison de la diversité des castes.Au début, il y avait quatre castes.Elle se sont divisées et subdivisées, au point qu’aujourd’hui il y a 1.400 castes distinctes.En marge des castes, ü reste 60.000,000 de hors-caste, de parias.Cette diversité dans le langage et dans le groupement de la population rend extrêmement difficile, même pour le missionnaire indigène, l’oeuvre d’évangélisation.Le missionnaire catholique est en butte à une autre difficulté: la modicité de ses ressources matérielles.Une simple comparaison permettra de s’en faire une idée.Les protestants fournissent annuellement à leurs missionnaires des Indes une somme de $40,000,000 alors que la Propagation de la Foi ne dispose annuellement que de $3,000,000 pour toutes les missions du monde.La disproportion de ces moyens pécuniaires saute aux yeux.Pourtant, les missions catholiques sont en avance à peu près partout.Quels ne seraient pas les progrès du catholicisme si ses missionnaires ne voyaient pas leur oeuvre entravée par la pauvreté?Cinquante diorèses catholiques sont établis aux Indes, avec 3.300 prêtres (tent 2.000 environ sont Indigènes, Les autres sont des missionnaires européens ou américains.Huit évêques des Indes appartiennent à la Société de Jésus.Ce sont NN.SS.de Calcutta et de Ranchie (d’origine belge), de Bombay (d’origine portugaise), de Poona (d’origine allemande), de Trirhy (d’origine française), de Calicut (d’origine italienne), de Patna (d’origine américaine), de Tuticorin (d’origine indienne).La Société de Jésus est la communauté catholique qui a le plus grand nombre de sujets aux Indes: 525 prêtres indigènes ou européens.UN DIOCESE INDIGENE Le diocèse de S.G.Mgr Roche, Tuticorin, est le seul aux Indes qui soit entièrement confié à un clergé indigène.On lui a donné saint François Xavier comme patron parce que c'est ce saint qui a été le premier à évangéliser la Côte des Pêcheries, qui forme aujourd’hui la plus grande partie de ce diocèse.- Le territoire diocésain de Tutiro-rin est borné à l’est par la Côte des Pêcheries du rap Comorin jusqu’à Pile de Pamban, au nord; à l’ouest, les collines de Cardamon le séparent du diocèse de Quilon.La frontière du nord louche au diocèse de Trichi ou de Trichinopolis.Un million d'habitants peuplent le diocèse de Tuticorin qui compte 85,000 catholiques.Les conversions d’adultes sont d’à peu près un millier par an.Les missionnaires baptisent environ 2,000 enfants à l'article de la mort.Le clergé est entièrement indigène.S.G.Mgr Roche est indien, de la caste des pêcheurs de perles.Tous ses prêtres, 34 prêtres séculiers, sont aussi indiens, de même que 25 grands séminaristes et 24 petits séminaristes qui poursuivent leurs études.Religieuses, professeurs et catéchistes du diocèse sont aussi des indigènes.Les Soeurs indiennes appartiennent à quatre communautés: Soeurs de Notre-Da-me-dcs-Douleurs, Soeurs de Sainte-Anne, Soeurs de Sainte-Croix, Soeurs de Notre-Damc-du-Secours.L'enseignement catholique est fort bien organisé, de l’école primaire au High School, pour les gar- Sons et pour les filles.Il y a aussi es écoles industrielles et des orphelinats.La langue maternelle des Indiens de Tuticorin est le tamoul mais l'anglais est généralement enseigné.C’est la langue seconde.S.G.Mgr Roche parle non seulement le tamoul et l’anglais mais aussi le français.Son nom de famille, Roche, pourrait laisser croire que Sa Grandeur est d'origine française ou anglaise.Roche n’est sûrement pas un nom Indien comme, par exemple, Ghandi ou Tagore.Sa Grandeur nous ex-oliauc ou» sa famille a été conver- Le cabinet prussien obtient un vote de confiance La Diète prussienne rejette une motion communiste de blâme par 233 contre 198 BERLIN, 16.(S.P.A.) — Par un vote de 233 à 198 la Diète prussienne a rejeté une motion de non-confiance présentée par les communistes contre le cabinet prussien.Les centristes ont voté en bloc en faveur de la coalition démocrate-centriste-démocratique, dont le chef est le premier ministre Braun A la suite des conférences tenues ces jours derniers entre le premier ministre socialiste, le chancelier Bruening et le présiden! Hindenburg, on s’attendait à ce que les démocrates-sociaux du Reichstag, sous l’influence du premier ministre Braun, sauvassent le cabinet Bruening de la défaite advenant la présentation d’une motion de non-confiance.tic au catholicisme du temps de saint François-Xavier au XVIe siècle.Elle a toujours été catholique depuis ce temps-là de même que la plupart des familles de la caste des Pécheurs de perles.Symbole aussi merveilleux que les légendes de l’Inde?Un fils d?pêcheurs de perles qui devient chef de pêcheurs d’âmes.Et ce fils de pêcheurs de perles est un descendant des premiers Indiens convertis par François Xavier il y a quatre siècles.La vie humaine est courte.Il est des vies humaines dont la salutaire inflœnce se prolonge bien au delà des limites que nous impose la mort.Du temps de saint François Xavier les convertis indiens prenaient non seulement le prénom du parrain ou de la marraine mais aussi son nom de famille.C’est ainsi qu’un ancêtre de S.G.Mgr Roche a pris ce nom patronymique.Le parrain était-il d’origine française, irlandaise un écossaise?Je n’ai pas eu le temps os le demander à Sa Grandeur.Celle-ci me dit toutefois que cette coutume de donner le nom et le prénom du parrain et de la marraine est tombée en désuétude.Le nom de famille de Mgr Roche s’offre toutefois comme une preuve manifeste de la conversion de sa famille à l’époque où saint François Xavier accomplissait ses courses apostoliques jusqu’aux confins de l’Asie.S.G.Mgr Roche est fier d’avoir deux de ses frères qui sont prêtres séculiers dans le clergé de son diocèse.L’un de ses neveux est scholastique jésuite et l'une de ses nièces est religieuse dans la.communauté de Notre-Dame des Douleurs.Sa Grandeur nous demande de signaler qu’elle a été.à Colombo, élève des Frères des Ecoles Chrétiennes, avant d’entrer au noviciat des Jésuites.Mgr de Tuticorin est actuellement le seul évêque indien.Il v en avait un deuxième qui est mort, l’été dernier, nu mois d’août, à Waterford, en Irlande, S.G.Mgr de Souza.Il était évêque de Mangalore.Deux autres êvèqnes indiens seront bientôt désignés, l’un au siège de Kottar et l’autre au siège de Kunibnkonam.S.G.Mgr Roche vient avec des recommandations de S.E.le cardinal van Rossum.Celui-ci connaît la générosité des Canadiens pour les missions et il n’a pas hésité à recommander à l’évêque missionnaire indien de faire appel à notre générosité.Notre Saint Père le Pape a d’ailleurs accordé sa bénédiction apostolique à tous ceux qui aideront l’oeuvre évangélisutrlce de Mgr Roche.“Je m’adresse avec d’autant plus de confiance à la générosité des catholiques du Canada”, dit Mgr Roche, “qu’en traversant la France je me suis arrêté à Lisieux.J’ai vu les soeurs de la petite sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.Mère Agnès m’a dit que la Petite Fleur me serait propire en Amérique.Je viens donc en toute confiance.” LA QUESTION DES INDES C’est Mgr Roche qui l’aborde de lui-même.Il se défend bien de vouloir faire de la politique dans le sens de prendre parti pour tel clan plutôt que pour tel autre.Ce qui t'intéresse c’est le sort de son pays en général.Il considère que la reconnaissance du droit de l’Inde au Dominion Status serait la solution la plus convenable à la crise politique qui sévit présentement.Il ne s'agit pas de tout accorder tout de suite.Mais pourquoi ne pas permettre un développement, une evolution naturelle et graduelle, naturelle parce que graduelle?L'autonomie complète ne serait pas désirable tout d’un coup.Il convient toutefois que l’Inde sache que le Dominion Status n’est pas hors de sa portée, qu’au contraire le Dominion Status sera l’aboutissant de l’évolution à laquelle elle est soumise.Mgr Roche se plaît à reconnaître que l’admlnistmion anglaise a fait beaucoup de bien à l’Inde.C’est un fait indéniable.Il n’en convient pas moins de tenir compte des légitimes aspirations des Indiens vers l’autonomie, fetit à petit ne devrait-on pas leur reconnaître un status égal à celui des autres Dominions?IVfahatma Ghandi?Mgr Roche nous dit qu'il le connaît bien.Ghandi est un homme remarquable, dont l’honnêteté et la pureté d’intention ne font aucun doute.C’est un lettré, un érudit.On ne saurait dire que Ghandi a des emportements de jeunesse: il est âgé de 61 ans.La dernière fois que S.G.Mgr Roche a rencontré Ghandi — c’était avant l’incarcération de celui-ci—il lui a donné une petite croix.Ghandi a dit qu’il la porterait.Puisse ce talisman chrétien et béni par la main dorée d’un Indien catholique, d’un successeur des apôtres, faire entrer dans son âme la lumière de la vraie foi.Emile BENOIST Aux Indes LA POLICE OPERE 250 NOUVELLES ARRESTATIONS A BOMBAY.— UNE GREVE DE TROIS JOURS.Bombay, Indes, 16.(S.P.À.)—* Continuant son offensive contre le congrès national panindien la police aujoürd’hui a arrêté 250 personnes.Ce chiffre porte à 430 le nombre des arrestations de nationalistes que la police a effectuées en ces deux derniers jours.Parmi ceux ont été arrêtés aujourd’hui H y a Aziz Hussinbhoy Aiji, secrétaire du dernier conseil de guerre du congrès et fils du président de la municipalité de Bombay.Comme réponse aux arrestations Bombay a commencé une interruption de tout travail pour trois jours.Pour remplacer ceux qui ont été saisis hier les congressistes se sont procuré de nouveaux quartiers généraux, dans le quartier nnj$ul-man.M.Frsncoeur n’ira pas à Ottawa, aujourd’hui ’ Ottawa, 16.(D.N.C.) — La conférence qui devait avoir lieu aujourd’hui entre le sénateur Robertson, ministre du travail, et M, J.N.Francoeur, ministre du travail et des travaux publics de la province de Québec, a été remise à la semaine prochaine.La date de l’entrevue sera fixée au commencement de la semaine.L’offre que le gouvernement fédéral a faite à la province de Québec pour le chômage, comporte une somme de $2,850,000.M.Francoeur devait arriver à Ottawa aujourd’hui pour l’accepter, après avoir consulté ses collègues de Québec.M.Duranlcau est malade Ottawa, 16.— M.Alfred Duran-icau, ministre de la marine, est retenu à sa chambre par maladie depuis lundi soir.Mort de Mme S.-C.Riou Rivière-du-lvoup en bas, 16.(D.N.C.) — Madame S.-C.Riou, née Caroline Pelletier, veuve de Mtre S.-C.Riou, en son vivant avocat en vue de la région de Québec, mort des suites d’un accident J’an dernier, «s* morte subitement, ici, hier soir.Elle appartenait è Rime des familles les plus connues du bas de la province.C’était Ja (ante de M.Georges Pelletier, du Devoir, e* de Mgr Gnaindbois, de Regina.Elle n’a pas d’enfants.Nés funénailbes auront Jie.it en l’église de Saint-Pairies, le lundi.20 courant. LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 16 OCTOBRE 1930 VOLUME XXI — No 240 Le message de M.Bennett S’ADRESSANT AUX CITOYENS CANADIENS, LE PREMIER MINISTRE EXPRIME SA CONFIANCE ET SON' ESPOIR — AVER! ISSEMENT POUR LES AUTRES PAYS DE L'EMPIRÉ — COOPERATION ECONOMIQUE IMPERIALE^__________• • Londres, 16.(S.P.C.) — Des nilliers de personnes ont pu écouler hier soir le premier ministre du Canada, M.Bennett, qui envoyait à ses concitoyens canadiens un message d’espoir et de confiance, mais gui' constituait cependant un avertissement pour les autres membres de l’Empire.Il est confiant qu’il sera possible de mettre en vigueur un vaste système de coopération économique impériale.Le Canada est convaincu qu’il est de son intérêt, comme de l’intérêt des autres parties de l’Empire, d’établir des relations commerciales plus étroi-les: c’est pourquoi le Canada a proposé un projet de coopération au début de Ja présente Conférence impériale.M.Bennett ajoute alors ces paroles significatives: “Je ne ferai pas allusion à la réception que l’on a faite à notre proposition.D’ici peu de temps, elle sera ou acceptée ou refusée.Nous ne pouvons qu’attendre une décision.C’est une grave décision i prendre car je croîs, et le croyant je considère de mon devoir de le dire, que si on laisse échapper cette occasion de créer des relations économiques plus étroites elle ne se représentera plus.“Je n’ai pas besoin de vous dire que je n’ai aucunement l’intention de menacer.C’est plutôt une prédiction que malheureusement, je crois juste.Nous devons tous tenir compte en effet des modifications profondes qui s’opèrent dans les conditions du commerce mondial en cet âge d’industrialisation sur une haute échelle et de concurrencé féroce; les vieilles méthodes, qui pouvaient être d’excellentes méthodes en leur temps, pourraient bien n’être aujourd’hui que des poteaux-indicateurs conduisant au désastre.“Ce danger devrait stimuler â l’action, à une action puissante et immédiate qui balaierait tous les obstacles qui se dressent sur le chemin et pourraient vous priver de l’avenir auquel votre glorieux passé vous donnerait droit.” Tous les peuples de l’Empire, dit M.Bennett sont en butte à des difficultés plus ou moins grandes.“C’est pourquoi il semble bien qu’il serait sage de nous unir pour,chercher les moyens d’atteindre tous ensemble à une nouvelle et plus grande prospérité.“Il serait étrange qu’il n’en fût pas ainsi.Nous poursuivons tous le même but.Nous avons tous la volonté d’y arriver.II est tant de choses qui constituent pour nous un héritage commun.Nous devrions considérer tout cela avec confiance comme les fondations sur Icsquel-les nous allons élever une nouvelle Avis de décès CHEVRETTE — A L'Assomption.J« 14 octofrr* 5930, déeéU4< A 23 ms.Il mois.Marte-Ann» BSesu.épouse d'Henri Chevrette, PuaArallies le vendredi 17 court-, t * 10 h 30 do metln à L’Assomption.Parent* ev amis sont priés d’v assister sans autre invitation, DAVID — A Longueutl.le 16 octobre 1930 décidé à sa ans Aimé David, époux - Aifeerttne Lalonde.Funérailles le samedi 13 courant.Le convoi funèbre narttra «tu No 178 rue Chemin Chaœbîy Lonrueult à 7 h 45 du matin, pour se rendre à fé-£Kee pirxssti e où le service -sera célébré.Et de la au cimetière de Longueull, Heu de sépulture.Parents et amis sont prié» d 7 aas.s-.tr safes autre invitation Nécrologie ACCLAtR — A Montréal, le 14.A 83 ans Marie Ouellette, épouse de feu Joseph Audi» îr.BEAUDOIN — Madame Dlnr Beaudoin, née Exilda Terrtauît, A 80 ans BISSON — A Montreal, le 1*.A 73 ans.Madame Antoine B «son née Leïeoee Crète ! CABON — A l’hôpital Sacré-Cœur, le 13.A 43 aas.Emérld* Baron, épouse de feu Albert Caron CHEVRETTE — A L’Assomption,, le 14.A 25 ans.Marte-Anne Bieau.épouse d'Henri Chevrette.CUDDlHY.John — A Dorvat, le 13.John ‘ Cuddlhy.époux de Mary Flynr.DAOEHAfS — A Vaudreult, le 13.A 74 ans Wiifnd Dagenaie époux de feu Marie Dumesni! DEGVIRF — A St-Laurent.le 13, 4 94 ans.Phnomène Major, épouse en premières noces de feu Raphaèl Desfor*es dit St-Maurice, et en deuxièmes noces.Loul -J • Degu tre, DIJJIS — A Montréal, le 15.A 71 an*.Mt *.B.Sullivan Dent», époux d'tda La-toede DCMA8 — A Montréal, le 14 A 72 ans, Amanda Lavallée, épouse de William Dumas , DCPDIS — A l’Hôtei-Dieu de Montréal, le 13.AogéUna Dupuis KCPFE — A Montréal, le 15.A 43 ans Arthur Huppé.180 Duquesne, époux de Blanche Brusseau.LAPLANTE — A Montréal, le 14, A 74 ans M.Jean-Baptiste Lep’.ante.epoux aUxilla Gascon MABCIL — A St-Michel de Naplervllle.le 13, A 13 ans.accidentellement Alfred Mardi, fila d’Alfred Mardi et d Hélène Tramblay NORMANDIN — A Montréal, le 15.A 56 ans.Emilia Lacoete, épouse de feu Alphon-ee Nomandln.PERRON A Montréal, le 14.A 54 ans.Edouard Perron, époux d’Annie Beauehe-mln QUEVTLLON — A Montréal, le 13.A 73 ans.Louis QuevUlon.époux de Marguerite Boisvert.ROY-LAROCQUE — En cette ville, le 14.A 85 ans.Emma Roy, veuve d* Chariee-Hector Larocque.SAÜVAOEAU — A Montréal, le 12.h 68 ans.A l'hôpital Victoria.M.Achille Sauvages u.SAVARIA A 8te-Julie, comté Verchè-rea.le 13, à 52 ans.Dame Orner Bavaria, née Maria Provost.THERIEN — A Montaéal.le 14.A 70 ans, J.-D.Thérien.époux d'Adlda Dufort, VANIER — A Montréal, le H.A 19 ans.Jeanne Vanler, fille de Mme veuve Omcr Vanler.Atructure économique de l’Empire qui sera forte de toute la force de l’assistance mutuelle et du bénéfice mutuel.Nous sommes unis par une commune allégeadce à la Couronne.Nous jouissons tous d’une entière liberté dans la conduite de nos propres affaires.Nous sommes tous héritiers d’une vaste réserve d’expérience acquise par des siècles de commerce mondial.“Nous reconnaissons tous comme des guides sûrs pour la conduite de notre vie sociale et politique ces principes de justice et de probité dans les affaires qui ont constitué les remparts de la grandeur britannique.” M.Bennett parle ensuite des richesses de nos ressources naturelles, de nos prairies, de nos forêts, de nos mines, de nos lacs et des mers qui baignent nos côtes.Nous voulons en disposer avec sagesse afin d’assurer à jamais le bien-être et le bonheur des Canadiens.M.Bennett continue en disant qu’il est manifeste que tout le monde veut une coopération économique entre les différentes parties de l'Empire.Tout le monde partage cette conviction qu’il faut faire quelque chose.Le problème est de trouver un système de coopération qui rende justice à tout le monde.“Un accord qui ne s’appuierait que sur le sentiment ne pourrait être un accord permanent.Si je demande à cette nation d’acheter notre blé canadien, que nous voulons vendre el que nous réussi ror: s à s en dre sur le marché le plus avantageux et le plus stable, et que je ne vous donne rien autre chose que des remerciements en échange, vous en aurez vite assez de cet accord.De meme, si le Canada vous accorde la préférence à vos marchandises sur son marché el que vous ne reconnaissiez cette préférence en aucune fan nve
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