Le devoir, 7 décembre 1984, vendredi 7 décembre 1984
Depuis 25 ans.1280 bout.Laurwitian Saint-Laurent Tél.: 336-9233 Vol.LXXV — No 285 Généralement ensoleillé avec vents modérés.Max.: -4 (détail page 14) Montréal, vendredi 7 décembre 1984 Côte-Nord Abitibi ê Gaspeste 45 cents.Nouveau-BrunsMnek $0 cents.Toronto 50 cents 35 CENTS La création de 18 CLSC suscite une participation inattendue CAROLE BEAULIEU I.a formation des « comités aviseurs» à l’implantation des 18 CLSC encore manquant sur le territoire de Montréal donne actuellement lieu à de véritables minicampagnes électorales, au cours desquelles on distribue des tracts et ont fait littéralement « sortir le vote » dans la plus pure tradition politique.Dans certains quartiers montréalais plus de 1500 personnes se sont rendues voter pour « leurs » quatre citoyens, à la grande surprise du Conseil régional de la santé et des services sociaux de Montréal (CRSSS) qui s’attendait à des assemblées d’à peine 100 personnes.« Nous sommes étonnés de la réponse du pubUc, explique André Ci-mon, responsable de l’implantation des services de première ligne auprès du CRSSMM.Cette utilisation de mécanismes électoraux pour élire quatre personnes sur un comité qui n’a même pas les pouvoirs d’un conseil d’administration montre que les citoyens ont encore beaucoup d’intérêt pour les CLSC et cela en dépit du fait que ces C I.SC disposeront de peu de ressources, du moins au début.» A Verdun il y a deux jours, la section locale d’Alliance-Québec s’est procuré un autobus pour transporter au lieu de votation des partisans de nie des Soeurs.Quelques jours plus tôt le même groupe avait fait paraître une annonce dans le journal local rappelant aux anglophones qu’ils se devaient de voter pour assurer « la défense de leurs intérêts».Les sections locales d’Alliance-Québec, l’organisme-parapluie voué à la défense de droits de des anglophones, se sont d’ailleurs fortement impliqué dans ce processus de formation des comités aviseurs.Voir page 8: CLSC Téhéran : les pirates abattent 4 otages TÉHÉRAN (AÉP) — Les quatre pirates de l’air qui détiennent depuis lundi un Airbus koweïtien à l’aéroport de Téhéran ont exécuté hier quatre — ou peut-être cinq — de leurs otages.Un premier otage avait été tué mardi, peu après l’arrivée de l’appareil assurant la liaison Dubaï-Karachi (Pakistan).Malgré l’arrivée d’un haut fonctionnaire koweïtien venu participer aux négociations, la journée d’hier est rapidement devenue un cauchemar avec le début de la tuerie des passagers détenus.Moins de dix minutes après qu’un dialogue se fut engagé entre le haut fonctionnaire koweïtien et les quatre pirates qui se disent Palestiniens, et pourraient être Libanais, un passager était amené dans le poste de pilotage, selon de très bonnes sources.« .le suis un musulman.Je suis un musulman », suppliait celui-ci dans la radio en communication avec la lourde contrôle.Une détonation : un passager koweïtien venait d’être tué.Moins de deux heures plus tard, un Pakistanais était conduit à la porte de l’appareil.« Quand j’ai senti qu’ils allaient me tuer, j’ai agi instinctivement en me disant que je n’avais plus rien à perdre », a raconté aux journalistes M.Dil Dar, 28 ans, qui a réussi à s’échapper, bousculant les pirates et s’enfuyant sous leur feu.Dix minutes plus tard, un autre passager, probablement de nationalité américaine, était abattu devant la porte de l’avion.Un photographe iranien était alors requis par les pirates pour photographier les cadavres dont Voir page 8; Téhéran Cadillac Fairview entend défendre son projet de salle de concert C’est à Montréal de décider, dit Richard ALAIN DUHAMEL Le gouvernement du Québec tient en disponibilité les $30 millions qu’il avait résolu d’engager dans la construction d’une salle de concert à Montréal, avenue McGill College ou ailleurs.«Il appartient aux Montréalais de décider où localiser la salle de concert» a déclaré hier au DEVOIR le ministre des Affaires culturelles, M.Clément Richard.«Les $30 millions sont disponibles pourvu que ce soit dans des conditions analogues.Mais nous n’avons reçu au- cun autre projet» ajoute le mini.stre, surpris comme plusieurs autres du changement de cap de l’administration municipale.De son côté, La société Cadillac Fair-view n’a pas l’intention de renoncer à son projet et a sollicité des rendez-vous auprès du maire de Montréal, M.Jean Drapeau, et du ministre des Affaires culturelles.«Nous allons nous battre pour ce projet, a déclaré M.Allan Saskin, de la société Cadillac Fairview, responsable du projet.Nous sommes partenaires avec l’Orchestre symphonique de Montréal.Il nous a appuyé depuis le début et nous restons loyal l’un à l’autre.» La direction de l’üSM ne pouvait toujours pas s’expliquer la tournure des événements d’autant plus qu’elle tient le maire de Montréal pour un ardent promoteur et défenseur de l’orchestre sur toutes les tribunes.Jamais, Tadmimstra-tion municipale n’a sollicité son avis à propos du site compris entre les rues Bern, Sainte-Catherine, Saint-Hubert et le boulevard De Maisonneuve.Hier, au conseil municipal, le maire de Montréal n’a rien voulu ajouter à ses propos de la veille.M.Drapeau n’a pas voulu identifier les auteurs des opinions divergentes auxquelles il faisait aUusion dans sa déclaration, pas plus qu’il n’a voulu déposer le rapport du Service d’urbanisme sur le projet définitif de la société Cadillac Fairview.«Ce rapport est au Service d’urbanisme et non au comité exécutif parce que nous le considérons comme non terminés car il y a des questions sans réponse» a dit M.Drapeau.Auprès du gouvernement du Québec, la société Cadillac Fairview entend faire valoir que son projet, et seulement son projet, avait reçu une garantie formelle d’une contribution.Elle s’appuie en cela sur une lettre du ministre des Finances, M.lacques Parizeau, qui Tan dernier lui Voir page 8: Salle de concert M.Clément Richard Premier tête-à-tête cordial marqué par la prudence Pas d’autres pourparlers avant Pâques GILLES LESAGE QUÉBEC — C’est en prenant bien garde de ne pas écraser des oeufs que les deux premiers ministres ont fait état de leur discussion de « quelques minutes » sur le dossier constitutionnel, hier, au terme d’un tête-à-tête de deux heures qui a principalement porté sur des questions économiques.Le premier ministre fédéral n’avait que les termes de prudence et de circonspection à la bouche, en réponse aux questions des journalistes.M.Brian Mulroney fait état du calendrier chargé des premiers ministres et e.stime qu’autour de Pâques, ils pourraient entreprendre des pourparlers plus intensifs.MM.Brian Mulroney et René Lévesque étaient d’excellente humeur à l’issue de leur premier tête-à-tête à Québec.L’entente-cadre signée dans quelques jours MARIE-AGNÈS THELLIER QUÉBEC — L’entente-cadre fédérale-provin-ciale sur le développement économique sera signée dans les prochains jours, certainement dès la semaine prochaine.Le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, M.Pierre-Marc Johnson, a précisé hier après-midi que les derniers obstacles avaient été levés mercredi soir.Il n’y aurait plus qu’à fixer la date de la rencontre officielle avec son homologue, le ministre de l’Expansion in-dustrieUe régionale, M.Sinclair Stevens.On ne sait toutetois pas encore si le gouvernement du Québec a obtenu entièrement la maîtrise d’oeuvre du développement économique et le seul financement conjoint des projets, comme c’était le cas dans la précédente entente-cadre.Le Québec est la seule province à n’avoir pas encore renouvelé Tentente-cadre de développement économique, estimant que la philosophie des nouvelles ententes imposée par le gouvernement Trudeau aurait restreint son rôle à la simple mise en oeuvre du développement économique et aurait exigé la gestion conjointe des projets.Il semble par ailleurs que deux ou trois ententes sectorielles (dites «auxiliaires» à l’entente-cadre) seront signées d’ici Noël afin d’utiliser des crédits de l’ann^ budgétaire 1984-85.Selon des renseignements obtenus par Le Devoir, l’entente-cadre sera accompagnée d’une programmation pour le reste de l’année financière 1984-85 et d’un plan d’action encadrant les ententes auxiliaires qui pourraient être signées au cours de Tannée qui vient.Lors de la conférence de presse clôturant leurs entretiens hier après-midi, les deux premiers ministres, MM.René Lévesque et Brian Mulroney, ont assuré que la signature de Tentente-cadre n’é-Voir page 8: L’entente-cadre Le premier ministre du Québec est aussi évasif que son homologue fédéral.Non seulement il appuie les propos de M.Mulroney, mais il insiste sur le fait que la balle est dans le camp du Québec et qu’il lui appartient de bien préparer son « kit ».« Autour, je ne sais pas, de Pâques ou la Trinité, on devrait pouvoir entrer dans la viande constitutionnelle », lance M.René Lévesque, un peu agacé par l’insistance des reporters massés autour de lui, après le départ de M.Mulroney, en route pour son comté de Manicouagan.loint à Toronto, où il entreprenait hier une tournée pan-canadienne, M.Robert Bourassa estime que M.Mulroney a servi à M.Lévesque une « mise en garde » sur le plan constitutionnel et une « leçon de réalisme économique ».Le chef libéral nie qu’il ait atténué l’importance du droit de veto pour le Québec, l’estimant au contraire essentiel.Arrivé à THôtel du Parlement sur le coup de midi, M.Mqlroney a dû attendre son hôte pendant quelques minutes; son ascenseur particulier ayant été bloqué pour des questions de sécurité, M.Lévesque a dû emprunter comme le commun des mortels le long tunnel qui sépare le « bunker » de l’Assemblée nationale.Seuls dans un petit salon attenant au Salon rouge, les deux hommes se sont fait servir de la truite fumée, du filet de boeuf en croûte et un panier de roses avec mousse de framboises.Comme Voir page 8; Pourparlers LA NOUVELLE-CALÉDONIE EN ÉBULLITION La France devant le spectre d’une dernière guerre coloniale Fragile détente en Nouvelle-Calédonie : les indépendantistes canaques ont commencé à lever les barrages routiers qu’ils avaient érigés, en dépit de la fusillade qui, la veille, a fait parmi eux dix morts et deux blessés gra ves, a-t-on appris hier de source officielle à Nouméa.Notre collabora teur spécial en France, Bernard Giansetto, explique les origines du conflit.BERNARD GIANSETTO collaboration spéciale PARIS — C’était en 1979, à Metz, en Lorraine.Wallaï, étudiant à la peau noire, aux cheveux crépus et au visage carré, parlait parfois de son pays, si loin des brumes fantomatiques de Test de la France.À 17,000 km de là, la Nouvelle-Calédonie, le ciel bleu, l’insouciance, la douceur, le Pacifique.La discussion, bien souvent, ne portait pas sur cette réalité de carte postale.Si on l’interrogeait plus longuement, Wallaï nous décrivait un pays, à tous points de vue, aux antipodes de l’Europe et de l’Occident ; vie collective régie par des grands chefs et par la « coutume » ; une société sans propriété privée où l’individu ne s’appartient pas en propre, où tout se met et se fait en commun, une civilisation où, en définitive, la solitude n’existe pas.À moins de transgresser les règles de la communauté et de risquer ainsi le bannissement.C’est ce pays dont la plupart des Français ignoraient tout jusqu’à ce qu’il entre en ébullition il y a environ trois semaines.L’archipel calédonien a été colonisé par la France avec un tel succès que les Mélanésiens canaques, c’est-à-dire les autochtones, ont fini par se retrouver en situation de minorité dans leur propre pays.Et quand Wallaï parlait de son intention de lutter pour la libération de son pays, c’était bien entendu de la société canaque (ou kanake selon la transcription adoptée par les indépendantistes) qu’il s’agissait.Car, il y a bien deux sociétés distinctes en Nouvelle-Calédonie : les 62,000 Mélanésiens (42.5 % de la population) d’un côté, qui, malgré des divisions certaines (28 dialectes, organisation en clans) sont répartis dans toutes les régions de cette grande île de 400 km de long, sauf dans la capitale, Nouméa.Et c’est dans cette ville et ses environs, ainsi que dans quelques ranches isolés en brousse, que vivent la majorité des 54,000 Européens (les « caldoches ») — 37 % de la population — ainsi que 29,000 personnes — 20 % — originaires d’Asie, de Polynésie et surtout des îles voisines de Wallis et Futuna, autre territoire français d’outre-mer.Au sein de cette mosaïque, les Ca- Volr page 8: La Nouvelle-Calédonie « -4 V ¥ K rr Deux indépendantistes Canaques gardant un barrage routier à l’entrée du viliage de Thio.O 29e SALON EœS MEHERS D’ART DU QUEB UVRE SES PORTES AUJOURD’HUI À MHS HALL D’EXPOSITION OUEST PLACE BONAVENTURE Le Devoir, vendredi 7 décembre 1984 Pétro-Canada Ottawa a investi $ 1.6 milliard sans aucune étude BERNARD DESCOTEAUX OTTAWA (Le Devoir-CP) — La curiosité manifestée par le vérificateur général du Canada à l’égard du dossier Pétrofina apparaît de plus en plus fondée alors que se confirme l’impression que le gouvernement canadien a investi $ 1.6 milliard sans faire d’études.Ainsi hier l’ancien président de Pétrofina, M.Pierre Nadeau, assurait dans une entrevue au quotidien La Presse que le gouvernement fédéral a bâclé l’affaire en trois jours sans jamais interroger la direction de Pétrofina pour connaître les actifs réels de cette entreprise.M.Nadeau qualifie de « folie » le geste du gouvernement.Selon l’homme d’affaires, Pétrofina n’avait jamais eu vent de l’intérêt du gouvernement canadien pour cette société avant que le président de Pétro-Canada, Maurice Strong, ne se présente au siège social de la compagnie à Bruxelles avec « un prix de fou ».En trois jours de discussions, tout a été réglé, soutient M.Nadeau qui assure qu’à sa connaissance Ottawa n’avait procédé à aucune évaluation financière ni analyse de la valeur réelle de la compagnie.Personne n’est venue s’informer des actifs réels de la compagnie, vérifier les réserves potentielles de pétrole, dit-il.Ces déclarations vont dans le même sens que le témoignage plus tôt cette semaine de fonctionnaires du ministère de l’Énergie et des Ressources.Devant un comité des Communes cette semaine, ils ont assuré qu’en aucun moment le gouvernement ne leur avait demandé de faire des études et analyse sur Pétrofina.Quelques jours avant la transaction les actions de Pétrofina se transigeaient à $90.Le gouvernement a offert $120.Si des études et analyses ont été faîtes malgré tout, c’est uniquement Pétro-Canada qui aurait pu les faire.De l’avis du vérificateur général, Kenneth Dye, cela est tout a fait anormal qu’un gouvernement laisse à une société de la couronne le soin de faire de telles évaluations alors que les sommes en cause sont si importantes.Le fait que Pétro-Canada ait réalisé de telles études n’est toutefois pas encore démontré puisque depuis plus de deux ans le vérificateur général se voit refuser tout accès aux documents entourant la transaction.Un tel geste ne peut qu’amener un vérificateur à se poser des questions, souligne-t-il.Tous les documents entourant cette transaction sont en effet classés comme documents confidentiels du conseil des ministres.Qu’il soient dans les filières du Conseil privé ou dans les classeurs de Pétro-Canada, la tradition veut que personne n’y ait accès que les membres du gouvernement concerné.Par cette façon de procéder, le gouvernement Trudeau a pu refuser à M.Dye l’accès aux documents qui l’intéressaient.Le gouvernement Mulroney, tout comme le bref gouvernement Turner, ne pouvait le lui permettre en dépit de ses engagements électoraux puisque la tradition veut que personne n’a le droit d’aller fouiller dans les documents des gouvernements précédents.M.Dye ne contéste pas le principe du secret des documents du cabinet mais il trouve que la notion de confidentialité a pris depuis deux ans une ampleur inconnue jusque là.Ainsi il trouve anormal qu’on lui refuse même l’accès à la liste des documents du cabinet qui est aussi confidentielle.Avant qu’il ne mette le nez dans le dossier Pétrofina, il n’avait eu aucune difficulté du genre, assure-t-il.Devant l’attitude prise par le gouvernement Trudeau, M.Dye avait décidé de s’adresser à la Cour fédérale pour obtenir raison.La cause doit être entendue le 6 février et il entend la maintenir car de plus en plus souvent il constate que l’information dont il a besoin pour son travail se trouve justement dans les dossiers confidentiels du cabinet.Le premier ministre Mulroney avait tenté de contourner la difficulté en confiant à un groupe de consultant le soin de mener une enquête et de déterminer si le prix payé pour Pétrofina était juste.M.Dve, tout comme l’opposition néodémocrate, ont jugé cette solution inacceptable si bien que cette semaine on donnait le mandat au comité des comptes publics de faire son enquête.Membre d’office de ce comité parlementaire, M.Dye pourra interroger le président de Pétro-Canada, Bill Hopper, qui sera entendu.Il est question que d’anciens ministres libéraux comme Marc Lalonde soient convoqués.M.Pierre Nadeau pour sa part s’est dit prêt à venir témoigner.Cette solution laisse M.Dye un peu insatisfait car il estime que le travail du Vérificateur général doit se faire sur la base des documents et non à partir de témoignages.Une conversation téléphonique avec le premier ministre Mulroney mercredi soir l’a convaincu que le gouvernement actuel était sincère dans ses efforts pour dénouer l’impasse du dossier Pétrofina.M.Dye a rencontré hier la ministre de l’Énergie, Pat Carney, avec qui il a discuté de solutions.L’une d’elle serait de lui permettre d’étudier au préalable les dossiers que le président de Pétro-Canada apportera lors de son témoignage.Depuis plusieurs jours le gouvernement est constamment interro^ par l’opposition néo-démocrate sur les moyens de mener à bien l’enquête sur la transaction de Pétrofina.Le député lan Waddell notait hier que de plus en plus on peut penser que cette transaction fut faîte sur la gueule.Les libéraux eux se tiennent cois.Ainsi hier l’ex ministre libéral Jean Chrétien disait ignorer s’il y avait eu évaluation financière lors de l’achat de Pétrofina.Même s’il le savait, il ne le dirait pas, a-t-il ajouté, se disant lié par le secret du cabinet.M.Chrétien était ministre de la Justice lors de cette transaction et il a refusé hier de dire à quel moment il fut avisé des projets du gouvernement.Il était cependant ministre de l’Énergie lorsque un peu plus tard Pétro-Canada se porta acquéreur d’une partie des actifs de BP.Son ministère fut impliqué dans la transaction, a-t-il indiqué mais sans vouloir dire si des évaluations financières furent faites à cette occasion.L’Ontario et le droit de veto du Québec William Davis laissera son successeur régler la question TORONTO (PC) - Le leader libéral, M.Robert Bourassa et le premier ministre sortant d’Ontario, M.William Davis se sont contentés de déclarations plutôt vagues à l’issue de leur entretien d’une heure, hier à Toronto.Ni l’un ni l’autre n’ont voulu spécifier quelle serait l’attitude de l’Ontario devant la position de M.Bourassa sur l’inscription du droit de veto du Québec dans la Constitution.M.Bourassa s’est prononcé en faveur d’une formule qui accorderait notamment au (Québec un droit de veto en matière d’amendements constitutionnels.Mais M.Davis, qui mettra fin sous peu à sa carrière de premier ministre, lors du congrès à la direction du Parti conservateur ontarien, le 26 janvier prochain, a refusé de dire aux journalistes s’il appuyait les vues de M.Bourassa.« Je pense que c’est à mon successeur de s’occuper de ça », a-t-il expliqué.M.Davis a seulement consenti à préciser que l’Ontario s’efforcera d’amener le Québec à signer l’accord constitutionnel.Le chef libéral québécois, qui entamait hier une tournée de cinq jours au Canada anglais, a tenu à minimiser l’importance de propos échangés avec le premier ministre ontarien sur les questions constitutionnelles, affirmant que les sujets d’ordre économique avaient eu priorité.Sur la question du commerce extérieur, M.Davis abonde dans le même sens que M.Bourassa, a dit ce dernier: Ottawa et les provinces devraient collaborer pour promouvoir le commerce à l’étranger, « l’une des occasions pour le Canada d’améhorer son mveau de vie », a affirmé le leader libéral.Les deux hommes ont également abordé la possibilité d’une coopération entre les deux provinces dans les domaines de l’énergie et du changement technologique, a ajouté M.Bourassa.Broadbent préfère la compensation au droit de veto MAURICE GIRARD ( PC ) — Comme le premier ministre du Québec, le chef du Nouveau parti démocratique (NPD) estime qu’il « n’est pas souhaitable » qu’en retour de sa ratification de l’accord de 1981, le Québec obtienne un droit de veto sur toute modification constitutionnelle.Par contre, M.Ed Broadbent soutient que la seule province francophone du pays devrait jouir d’un droit de regard absolu sur toute modification constitutionnelle qui aurait pour conséquence de modifier sa spécificité propre.Et advenant son retrait de programmes fédéraux, le Québec devrait obtenir une compensation financière.« I,e Québec est une province pas comme les autres et devrait avoir le droit de protéger son identité propre », a déclaré hier M.Broadbent, qui était de passage à Montréal.« En ce sens, poursuit-il, tout changement à la constitution actuelle qui pourrait modifier cette identité en lui retirant des droits existants ne devrait relever que de sa seule compétence.Ainsi sa spécificité propre serait reconnue.» En somme, le chef national du NPD accepterait une sorte de droit de veto sectoriel pour le Québec, assorti d’un droit de retrait avec compensation financière.Cette position serait « très défendable » devant le Canada anglais, compte tenu qu’il « n’est pas souhaitable » que le Québec ait un droit de veto général « dans un système fédéral démocratique ».Hier, le chef néo-démocrate a précisé que la motion de son parti présentée au moment du débat sur le rapatriement aux Communes ne visait qu’à accorder un droit de veto au Québec dans les domaines qui pourraient affecter son caractère unique et non pas un droit de veto général.Indirectement, la déclaration de M.Broadbent se trouve à appuyer la thèse défendue par le premier ministre Lévesque qui a qualifié « d’absur- « La CEQ devra donner une portée politique à son action syndicale » CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ROBERT LEFEBVRE LE FOLKLORE DU TEMPS DES FÊTES ISBN-2-7601-0360-9 SAINTE-FOY (PC) -La Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ) devra donner une portée plus politique à son action syndicale, souhaite son président Yvon Charbonneau.11 a invité hier les militants de sa centrale, réunis en conseil général à Sainte-Foy, à analyser les gestes des En vente dans toutes les librai ries 228 pages^® 9,50 $ ^ deux gouvernements en place et à engager le dialogue avec les formations les plus progressistes.A l’ouverture de ces assises de trois jours, M.Charbonneau a déclaré qu’il faudrait « réinventer» l’action politique syndicale.« Ne conviendrait-il pas que nous fassions le débat, escamoté depuis bientôt 10 ans, de l’articulation politique à donner à notre action syndicale, en direction par exemple, de certaines organisations progressistes ou d’une coalition de celles-ci, lors des prochaines élections québécoises?», a demandé le président de la CEQ.Il a ajouté qu’à l’approche des prochaines élections, la CEQ devra faire bien sûr le bilan de la gestion péquiste et évaluer le programme libéral, mais qu’elle devrait en profiter pour « engager le dialogue avec des organisations politiques plus près de nous ».C’est dans cet esprit, a-t-il souligné, que la CEQ a délégué un observateur le week-end dernier au congrès du Mouvement socialiste dirigé par M.Marcel Pepin.C’est aussi pour démontrer cette préoccupation que sa centrale a accepte de recevoir aujourd’hui à ses assises le chef du Nouveau parti démocratique Ed Broadbent.« Nous n’avons pas le désir de nous associer à quelque formation politique que ce soit, mais nous sommes ouverts au dialogue avec les organisations politiques qui respectent les travailleurs.» est la seule formation politique qui est articulée pour le mouvement syndical et que bon nombre des éléments de son programme sont inspirés des revendications du mouvement syndical.L'esprit humain a un parti pris pour le symbolisme, et la période des Fêtes comporte'^ à travers le monde une infinité de traditions et suffisamment de matière pour alimenter notre imagination pendant encore des siècles et des siècles Le but de cet ouvrage fut de cataloguer tous ces éléments qui.une fois réunis (et mieux compris), font que les fêtes de Noël et du Jour de l'An deviennent chaque année des jours mémorables Afin de vous relater avec le plus d’exactitude possible toutes les composantes de ce merveilleux folklore, l'auteur a puisé dans de nombreuses sources, lu et relu des centaines de textes et récits sur le sujet, y joignant ses réflexions ou ses exp>ériences personnelles En vente dans les librairies: 4560 rue Station Saint-Denis Métro-Longueuil Montréal, Québec Longueuil, Québec Tél: (514) 849-1112 Tél: (514) 677-6525 168 est, rue Sainte-Catherine Montréal, Québec Tél: (514) 861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél: (514) 843-6241 Anna Les aventures de Si vis Pacem et de Para Betlum ^ Les grands iégumes céiestes vous partent ét Souvenir du San Chiquita une nouvelle aventure noire, drôle et dérangeante de Louis Gauthier VOYAGE EN IRLANDE A VEC UN PARAPLUIE vlb éditeur 9ième ANNIVERSAIRE Exposition d’hiver d'ANTIQUITÉS de Montréal 6-9 Décembre 1984 Place Bonaventure, Montréal Plus de 100 principaux antiquaires d’Amérique du Nord offrerrt une sélection des plus diverse d’antiquités jamais montrées au Canada.HEURES D’OUVERTURE; Jeudi, 6 décembre Uh - 22h Vendredi, 7 décembre llh - 22h Samedi, 8 décembre llh 22h Dimanche, 9 décembre llh - 18h Admission $3.00 enfants 75* Une rédlisalK)n “Obbcssion Antiquités Liée" (514) 933 6375 avis de demande d’un permis d’aicooi dité » un éventuel droit de veto général pour le Québec.A la longue, es-time-t-on, ce droit du Québec pourrait bloquer l’évolution du Canada anglais et vice-versa.Mais c’est probablement la seule opinion que partage de nos jours le chef du PND avec le président du Parti québécois.Avec un brin de sarcasme dans la voix, M.Broadbent s’est dit confondu devant les événements survenus à Québec depuis l’élection des conservateurs le 4 septembre dernier.« Comme fédéraliste, social-démocrate et anglophone du Canada, j’ai de la difficulté à comprendre M.Lévesque.11 est social-démocrate et il donne son appui pendant la campagne électorale fédérale aux conservateurs.11 ne veut plus du droit de veto pour sa province, se prononce pour le système fédéral alors qu’il défendait la souveraineté-association.C’est un défi de comprendre exactement les dires de M.Lévesque.» Devant ces changements radicaux à l’orientation du Parti québécois et de son chef, M.Broadbent propose au premier ministre Lévesque de faire frapper des écussons pour le congrès spécial du 19 janvier sur lesquels il serait inscrit: « Vive le Canada indépendant.Vive le Québec fédéraliste».De passage à Montréal, M.Broadbent a participé en matinée à une tribune téléphonique où il a derechef reconnu le caractère spécifique du Québec.Prudent, il n’a pas voulu donner son appui à toute formule éventuelle permettant la ratification de la constitution par le Québec.« 11 faut voir les mots.Après, on prendra une décision», a-t-il dit.La tournée de deux jours de Braod-bent l’a amené à rencontrer hier le chef du NPD-Québec, M.John Harney, puis les dirigeants de la Fédération des travailleurs du Québec.La question de la formation d’une aile provinciale du NPD devrait être abordée, mais M.Broadbent ne veut pas se prononcer, laissant les néo-démocrates québécois libres de leurs décisions.\SS()( Il s ¦\SS()( IA II s Fondée en 1892 Conseils en propriété Agents de brevets d'invention intellectuelle et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield Montréal, Canada, H3G 1X5 Tel (514)934-0272, Télex: 05-268656, Cable MARION 1 ¦rw Régie des permis d’alcool Toute personne, société visé dans l'art.60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s'opposer à une demande de permis Ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication, ou s'il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 jours de cette publication.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur, par poste recommandée, et être adressée à.La Régie des permis d'alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal, Québec, H2Y 1B6.Nom et adresse du requérant Nature de la demande Endroit d’exploitation 136040 CANADA INC Mont Bar 2176, Ste-Catherine Ouest Montréal 1 restaurant (DEMANDE AMENDÉE) 2176, Sle-Catherine Ouest Montréal ABRAHAM MAMANE & JACQUEINNOUI Café Ali Quartier Libre Enr 4621, St-Laurent, Montréal 1 Restaurant 4621.SI-LaurenI Montréal NGUYEN, Huu Quang Restaurant Le Colombier Enr 73,75 et 81 rue Prince Arthur, Montréal 1 Restaurant 73,75 et 81 rue Prince Arthur Montréal GESTION J ANDRÉ COUTU INC La Maisonnée 6500, Monk Montréal 1 Epicerie 6500, Monk Montréal LECOMTE.Denise Dépanneur de la Place 68^ boul des Laurentides, Laval 1 Epicerie 682, boul des Laurentides Laval 2310-5208 QUEBEC INC Le Prince Arthur de St-Lambert 221, Prince Arthur St-Lambert Autorisation spectacles dans 1 Restaurant (suite à une cession) 221, Prince Arthur St-Lambert NGO, Thi Loan La Papaye Cuisine Vietnamienne 3932 & 3936, St-Denis Montreal Permis additionnel 1 Restaurant (suite à une cession) 3932 S 3938.St-Denis Montréal LE GOBELET INC Le Gobelet Inc 8405, boul St-Laurent Montréal 1 Restaurant 8405, boul St-Laurent Montréal 134700 CANADA INC Restaurant Sorrento Enr 10, boul Mortagne Boucherville 1 Restaurant danse et spectacles 1 Bar danse et spectacles too, boul Mortagne Boucherville MARINACCI, Lino Bistro Elle-Ess 8757 rueHochelaga Montreal 1 Restaurant 8757,rue Hochelaga Montréal IMMEUBLES DELSO INTERMONDE INC Restaurant Dels 6400, Carré Lapiniére Brossard 1 Restaurant 6400, Carré Lapiniére Brossard LES ALIMENTS CANDIDOINC Restaurant Mikes Submarine 866, boul Décarie, St-Laurent 1 Restaurant 868, boul Décarie St-Laurent 2311-2253 QUÉBEC INC Taverne Milord Enr 615, boul de Maisonneuve ouest Montréal 1 Taverne 1 Taverne sur terrasse (suite a une cession) 615, boul de Maisonneuve ouest Montréal DÉPANNEUR & VARIÉTÉS CUVILLIER INC Dépanneur Et Variétés Gigil 201, Beaubien est, Montréal 1 Epicerie 20t.Beaubien est Montréal ZELLERS INC Café Fleur de Lys Les Galeries de Terrebonne 1125, Moody Terrebonne 1 Restaurant Les Galeries de Terrebonne 1125, Moody Terrebonne GROUPE MAGNAN LTÉE Magnan Les Galeries Kirkland 3636, St-Charles Kirkland 1 Restaurant Les Galeries Kirkland 3636, Sl-Charles Kirkland CAFÉCHERflIER INC Café Cherrier 3635, St-Denis Montréal Permis aditionnel 1 Restaurant 3635, St-Denis Montréal BEGIC, Vlado Restaurant Begic 5656, Hadley Montréal 1 Restaurant 5656, Hadley Montréal PIZZERIA DE LA REINE LTÉE Pizzeria de la Reine Ltée 11711, Letelher Montréal 1 Restaurant 11711, Lelollier Montréal CARAGHIAUR.Stefan La Bierrerie 3201*3207, Ste-Catherine est Montréal Changement de capacité de 1 Taverne spectacles 3201-3207 Ste-Catherine est Montréal 136660 CANADA INC Restaurant Diane 3435, Mont Joli Montréal nord 1 Restaurant 3435, Mont Joli Montréal Nord MILITELLO.Salvador Boulangerie Santa Lucia 4200,45e rue Montréal 1 Epicerie 4200,45e rue Montréal Le préildMl et dIrMHeur général 1 Qhlalafn K.-Laflamma, avocat Québec a a n n Le Devoir, vendredi 7 décembre 1984 EN BREF.¦ Outremont: surplus de $4 millions La Ville d’Outremont a terminé l’exercice financier 1984 avec un surplus budgétaire de plus de î 4 millions.Les contribuables bénéficieront l’an prochain d’une baisse de la taxe générale de $ 0.65 par 100, ce qui représente une diminution de 22 %.La taxe d’affaires passera de 13.93 % à 11.85 %.Le budget déposé par le maire d’Outremont, M.Jérôme Choquette, prévoit une diminution de 5 % des dépenses courantes propres de la Ville.De $ 23.5 millions qu’il était en 1984, le budget de la ville sera ramené à $ 20 millions au cours de la prochaine année.¦ Longueuil et le processus d’arbitrage Le maire de Longueuil, M.Jacques Finet, dénonce l’attitude générale des conseils d’arbitrage qui déterminent les salaires en comparant les travailleurs aux plus rémunérés de leur secteur, « sans tenir compte de l’ensemble des citoyens ».Dans un mémoire présenté à la Commission consultative sur le travail et les relations de travail, M.Finet recommande « la nomination de personnes indépendantes dans un tribunal permanent », la prise en considération du contexte économique général, et la possibilité de recours judiciaires pour les parties insatisfaites.• ¦ Pétro-Canada: Robinson s’excuse OTTAWA (PC) — Le député néo-démocrate Svend Robinson s’est excusé auprès de deux vice-présidents de Pétro-Canada qu’il avait faussement accusés, lundi, d’être à la solde des services de renseignement américains.M.Robinson a affirmé avoir écrit à MM.Robert Foulkes, ancien vice-président aux relations publiques de Petro-Canada, et Fred Rayer, vice-président à l’exploration internationale, pour s’excuser de les avoir ainsi identifiés publiquement avant de faire les vérifications qui s’imposaient.M.MacKay a d’ailleurs soutenu que le gouvernement canadien était au courant de toutes les activités de la Central Intelligence Agency (CIA) au pays et que ses agents n’avaient pas utilisé de moyens illégaux — comme l’écoute électronique — pour recueillir de l’information.« Je n’ai aucune indication qu’ils (les Américains) faisaient quoique ce soit dont nos .services de sécurité n’avaient pas été informés et avec lesquels ils étaient en plein accord », a soutenu le Solliciteur général.¦ Ottawa accepte l’invitation ( PC) — La lune de miel Québec-Ottawa a amène le gouvernement fédéral à accepter de participer à la dernière phase du sommet “Le Quebec dans le monde”, qui se tiendra les 10,11 et 12 décembre.Invité à la première partie de cette rencontre des principaux intervenants québécois, en mai dernier, Ottawa avait décliné l’offre de Québec.Plus de 130 propositions seront présentées à l’occasion de cette rencontre de trois jours qui sera diffusée sur les ondes de Radio-Québec.La coopération internationale, les échanges économiques internationaux et l’immigration seront le centre des discussions qui se sont poursuivies en comité restreint tout au long de l’automne.¦ Pour un meilleur système de formation OTTAWA (P(;) — Le ministre de l’Emploi, Mme Flora MacDonald, reconnaît dans un document de travail publié hier qu’il existe un besoin urgent d’un système de formation professionnelle plus étendu et de meilleur calibre au Canada.Mais, ajoute le document, tout financement supplémentaire doit venir des gouvernements provinciaux et du secteur privé.Le ministre énumère certaines solutions dont elle désire discuter au cours des prochains mois avec ses vis-à-vis provinciaux, les porte-parole du monde des affaires, du travail et d’autres milieux intéressés.Ces solutions veulent tenir compte du droit des travailleurs à des congés de perfectionnement, des ristournes monétaires pour les entreprises offrant des programmes de formation et des programmes d’épargne non imposable pour les individus souhaitant parfaire leur formation professionnelle.¦ Des de Jacques Offenbach.arrengements et m.en s.Philippe Grenier, du 26 nov.au 30 déc , mer.au ven.21h., sam 19h 30 et 22h.30.dim.20h.JARDIN BOTANIQUE: 4101 est Sherbrooke— Récital dé Vaselin Damianov, premier baryton de l'Opéra national de Sofia.Bulgarie, le ven.7 déc.a 20h LA CROISETTÊ: 1201 0.Dorchester {878-2000)— Lambert au piano dim I6h à21h.lun.au ven de 19h.00à 22h00 L’AIR DU TEMPS: 191 ouest St-Paul (842-2003)— Ouvert chaque jour à compter de 16h.du lun.au sam — Aroma, 7-8 déc LA LICORNE: 2075 St-Laurent (843-4166)— Le Théâtre de la Manufacture présente ¦ Variétés • de Gilbert Turp, m.en s.Daniel Simard.jusqu'au 15 déc., du mar.au dtm.20h.30 LE POURQUOI PAS: 500 est Rachel— Le groupe Flash Cube 7-8-9 déc L’IMPROMPTU: 1201 0 Dorchester (878-2000)— Lambert au piano de 17h.00 à 19h 00, Eddie Prophète de 21h.00 a 02h 00 du lun.au ven — Eddie Prophète de 21h à 02h.sam MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL; 1379 ouest Sherbrooke, Mtl (285-1600)— • Profite ot an artist Anna Ticho .documentaire sur la vie et l'oeuvre d'Anna Ticho, les mer et ven.à 12n jusqu'au 7 déc OF GALERIE: 3454 St-Denis (843-6615)- .Fin 123 .du groupe théâtral Opéra-Fèle, les 7-8-9 déc à 20h 30 PANTONAL: 737 ave Dollard, Ou-tremonl— Fête musicale de Pan-tonal, centre d'études musicales, le 7 déc a 20n.PLANÉTARIUM DOW: 1000 St-Jacques ouest, (872-4530)— .L'étoile des Mages.spectacle français mar au ven.14n 15 et 20h 30, sam.14h.l5, 16n 30 et 20h 30, drm.13n., 15h.30,16h.30 et 20n 30— spectacle anglais mar au ven, 13n , 19h.30, sam.— "Deu< oiseaux rares' 12 h 05, 15 h 55.19 h 45— “A la poursuite du diamant vert” 13 h 55.17 h 45, 21 h 35 COMPLEXE DESJARDINS III: — “Que c'est bon" 12 h 10.14 h 50, 17 h 30, 20 h 10 — "Viol sous les tropiques" 13 h 30, 16 h 10.18 h 50, 21 h 30 COMPLEXE DESJARDINS IV: — "Gayracula” 12 h 05, 13 h 40, 15 h 15.16 h 50, 18h 25, 20h, 21 h 35 CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (879-4349)- "Animation 11 ” 19 h— “An amërican In Paris" 21 h, CRÉMAZIE: (388-4210) - 'Le battant" 7 h 15, 9 h 30 DAUPHIN I: (721 -6060) — Mario” 7 h 30, 9 h 30 DAUPHIN II: "Un dimanche à la campagne" 8 h.10 h DORVAL I: (631-8587) — City beat " 7 h 30, 9 h 30 DORVAL II: 'Buckaroo Banzai" 7 h 10, 9 h 10.DORVAL III: "Oh God, you devil " 7 h 20, 9 h 20 DÉCARIE I; (341-3190) — ' Ninja 111" 7 h 20, 9 h 20.DÉCARIE II: - Soldier’s Story' 7 h , 9 h .ÉLYSÉE I; (842-6053) — El Norle " 6 h 45, 9 h 20 ÉLYSÉE II: - Un avocat al-lemand' 6 h 30.9 h 05 ESPACE 9:(272-1080)— “La Travlata” 7 h, "Led Zeppelin” 9 h 15.FAIRVIEW I: (697-8095) - 13h , 15h.30,19h,30, dtm.14h 15.19h 30 du 5 déc.auéjanv RESTAURANT LE COMMENSAL: 680 ouest Ste-Catherine (871-1480)—Concerts de luth et de guitare classique du jeu au dim.de18h.30à22h.30 LES RETROUVAILLES: 1709 St-Denis (849-9275)— John Bau-dine quartette (B&B) mer.au sam de 22h à Olh.—Sylvain L'Heureux, chansonnier, du dim au mar de22h à 01 h LE RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine, Mtl— Ebony Affair, musique des Iles, 6 au 8 déc SALLE FRED BARRY: 4353 est Ste-Catherine (253-8974)— « Enfin duchesses! > spectacle théâtral présenté par Les Folles Alliées, m ens.Jacques Girard du 14 nov au 9 déc du mar au sam 20h 30.dim.15h SALLE GABRIEL CUSSON; 100 est Notre-Dame (873-4031)-Récital de piano de la classe de piano de Lise Boucher, 7 déc 20h SALLE GERMAINE MALÉ-PART: 100 est Notre-Dame (873-4031)— Concert-midi de Oaniela Giudice, Élaine Doyon et Sophia Masson, classe de piano de Anisia Campos, le 7 déc.à 12h.SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA (842-2112)— L'Opéra de Montréal présente < La Traviata » de Verdi, les 8 et 11 déc.à 20h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke.Mtl— Orchestre Symphonique de McGill, dir, Richard Hoenich, 7-8 déc.20h.STUDIO-THÉATRE ALFRED LALIBERTÉ: 405 est Ste-Cathe-rine (282-3451)- Les étudiantes à l'option Danse baccalauréat de rUOAM présentent une comédie musicale intitulée • L Opéra-Sport • les 6-8-9 déc à 20h , le 7 déc I3h et20h.TANGENTE: 3655 St-Laurent.ste 303 (842-3532)— Tangente Danse Actuelle présente « Blanche tomate » chorégraphies de Linda Mancini et Sylvie Labelle.6 au 9 déc.20h 30 THÉÂTRE CENTAUR: 453 St “Body double” 7 h 15, 9 h 20 FAIRVIEW II: — Beverly Hills cop” 7 h 05.9 h 05.FLEUR DE LYS: (849-0041): “Lets make love” 12 h 30.2 h 40.4 h 50.7 h.9 h 10.GREENFIELD 1: (671-6129)— “Indiana Jones et le temple maudit” 7 h.9 h 10 GREENFIELD 2: - “Beverly Hills cop” 6 h 05.8 h 25 GREENFIELD 3:- Beverly Hills cop” 7 h 15, 9 h 30 IMPÉRIAL: (288-7102) — “2010” 12h20.2h35.4h 50.7 h 05.9 h 20 ven.dern.spect.11 h 40 JEAN-TALON:(725-7000) -“Une histoire de Noël” 7 h — “Le Seigneur des Anneaux” 8 h 45 KENT l:(489-9707) - "City heat” 7 h 30.9 h 30, KENT II:— Beverly Hills cop " 7 h.9 h CINÉMA DU PARC 1:(844-9470) — "Beverly Hills cop” 7 h 20,9 h 20, CINÉMA DU PARC 11:- “Beverly Hills cop” 6 h 40.8 h 40 CINÉMA DU PARC III: -“Beverly Hills cop” 6 h, 8 h.L'AUTRE CINÉMA:(722-1451) — Les Dieux sont tombés sur la tête” 7 h — “Canne amère” 7 h 30— “La femme publique” 9 h 15— “L'amour à mort” 9 h 30.(7 au 13 déc.) LAVAL l:(688-7776) - “2010” 7 h 05, 9 h 20.François-Xavier (288-3161)— < Salt-water moon » de David French, m.en s.Steven Schipper, jusqu'au 16 déc., du mar.au ven.20h .dim 19h .matinée le sam.14h — « Brew » du 27 nov.au 16 THÉÂTRE FÉLIX LECLERC; 1450 est Ste-Catherine (521-4650)— « Le mariage secret • opéra-bouffe de Cimarosa, du 4 au 8 déc.20h.théâtre DE QUAT’SOUS: 100 est ave des Pins (845-7277)- < Circulations > de et avec Robert Lepage.François Beausoleil, Lise Castonguay et Bernard Bonnier, m en s.Robert Lepage, musique.Bernard Bonnier, du 13 nov au 15 déc.mar au sam 20h., dim.15h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis (844-1793)— « Al-bertine en cinq temps » de Michel Tremblay, m.en s André Brassard, du 13 nov.au 16déc THÉÂTRE DE LA VEILLÉE: 1371 est Ontario (Angle Panet et Plessis) (526-6582)-.L'idiot.de Dosîlevski.m.en s.Teo Spy-chalski, du 4 au 23 déc 20h.30, du mer au dim THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1091 Vî St-Jean.Québec (694-9631 )— * Monogamy » de Claude Meunier et Louis Saia, m.en s.Louis Saia et Claude Binet, en prolongation jusqu'au 8 déc., mar.au sam.20h 30 théâtre grand DÉRANGEMENT: 30 rue St-Stanislas, Vieux-Québec (692-3000)— « Vêtir ceux qui sont nus > de Luigi Pirandello, m ens André?Zaharia, du 20 nov au 15 déc.mar au sam.20h théâtre de L’ILE: 1 rue Wel lington, Hull (771-6669)— Spectacle € Ou es-tu Johnny Starr, Johnny Starr?» création collective m.en s Pierre Parisien, du 14 nov au 15 déc mar.au ven.20h.30.sam 19h.et22h.CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa— Salle Théâtre « New World • de John Murrell, m en s.Robin Phillips, du 29 nov au 25 déc.¦u.-mt.m Ce soir à 20li Qoire Lomwche et ses mvités(es) se.posent la question: “Le Gouvernement Lévesque a-t-il cessé de croire à la souveraineté?" Réalisation: Claude Caron m .-1, LAVAL II:- City heat” 6 h.7 h 50.9 h 45.LAVAL III: - Le garde du corps” 6 h.7 h 45, 9 h 30 LAVAL IV:— "Indiana Jones et le temple maudit" 7 h 15, 9 h 35 LAVAL V:- Beveriy Hiils cop" 7 h 25, 9 h 35.LAVAL-ODÉON t:(687-5207 )—"Histoire sans fin" 9 h 35— "Superman 111” 7 h 15 LAVAL-ODÉON il:— “J’ai rencontré le Père Noël" 7 h 20, 9 h LOEWS l:(861-7437) — "City heat”12h20, 2h10, 4h,6 h.7 h 50, 9 h 40 LOEWS II:— "American dreamer" 12 h 05, 2 h, 3 h 50, 5 h 50, 7 h 50.9 h 50 LOEWS III:- Theit of the hearts " 12 h 05, 2 h, 3 h 55, 5 h 50, 7 h 45, 9 h 45.LOEWS IV;- Indiana Jones: the temple of doom " 12 h 40.2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20.LOEWS V:- “Teachers” 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40.MERCIER:(255-6224)— “Une histoire de Noël" 7 h.— "Le Seigneur des anneaux” 8 h 45 OUIMETOSCOPE;(525-860 0) DIxa” 7 h .9h 30—"Le jour S" 7 h 15, 9 h 15 OUTREMONT:(277-4145)- La femme de l'hôtel" 7 h 30— "Métropolis” 9 h 30.PALACE l;(866-6991)-"Beverly Hills cop” 1 h 10.3 h 15, 5 h 20, 7 h 25.9 h 30 PALACE II;- Beverly Hills cop" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05, 9 h 10 PALACE III:- The key ” 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 PALACE IV;— Oh god you devil " 12 h , 1 h 50, 3 h 40, 5h30, 7h20, 9h10 PALACE V:— Jusl the way you are " 1 h15.3h15,5h 15, 7 h 15, 9 h 15 PALACE VI:- Body double 12 h 30, 2 h 40.4 h 50, 7 h.9h 10.PARADIS l;(866-6991) - “L'hlt-tolre sans fin” 8 h 05— “Cannon ball II” 6 h, 9 h 45.PARADIS II;— Purple rain” 6 h, 9 h 40, “Académie de police” 8 h.PARADIS III;- Splash 6 h , 9 h 30— "La foire des ténèbres " 7 h 50.CINÉMA PARALLÈLE; (843-6001)— Kobayashi: “Kasekl” 19 h 30 (6 au 14 déc.) PARISIEN l:(866-3e56)-"In- diana Jones et le temple maudit” 12 h 15, 2 h 30, 4 h 40.7 h, 9 h 20.PARISIEN II;- “Il était une lois l'Amérique” 2 h.8 h PARISIEN III;- "Le futur est femme" 12 h 15, 2 h 10, 4 h 05, 6 h, 7 h 55.9 h 55 PARISIEN IV:- "Le garde du corps” 12 h 40, 2 h 30, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 PARISIEN V;- "Attention une femme peut en cacher une autre” 1 h.3 h 10, 5 h 20, 7 h 30.9 h 40.PLACE LONGUEUIL l:(679-7451) — “L’histoire sans lin" 7 h 30— “Superman 111”9h 10 PLACE LONGUEUIL II:- La guerre des tuques" 7 h 30— "Le bombardier” 9 h.10 PLACE VILLE-MARIE l;(866-0689) — "Buckaroo banzai" 1 h.3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40.PLACE VILLE-MARIE II;-"Brother from another planet” 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h.9 h 10.PLACE ALEXIS NIHON l;(935-4246)— "Amadeus " 1 h 15.4h10, 7h, 9h45 PLACE ALEXIS NIHON II:-Nln|a111 "1 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON III;- "A Christman atory" 7 h, 9 h.PLACE DU CANADA:(861-4595) — "Ghoatbustar” 7 h 15,9h 15 SAINT-DENIS ll:(845-3222)-"Haute surveillance” 17 h 40, 21 h 15— “Echec au gang” 19 h 25.SAINT-DENIS III:- “Les guerriers du Bronx no.H" 17 h 45, 21 h 15— "Comment draguer toutes les tilles” 19 h 30.VERDUN:(768-2092)- L’histoire sans Un” 9 h 45— “Superman 111” 7 h 30 VERSAILLES l:(353-788a) -"Indiana Jones et le temple maudit" 7 h.9 h 10.VERSAILLES II:- " Un sondage très Intime” — “Jeunes belles et audacieuses” 6 h, 8 h 25 VERSAILLES III:- Amour et haine” — "Confidence d'une Jeune mariée” 6 h, 8 h 30 VILLERAY:(388-5577) - “L’histoire sans fin” 9 h 45— "Superman 111” 7 h 30 WESTMOUNT SQUARE:(931-2477) — "Little drummer girl” 6 h 50, 9 h 15.YORK:(937-8978) - "Choose me” 1 h.3 h, 5 h, 7 h.9 h.TELEVISION O CBFT 12.00 Première édition 12.22 Télex Arts 12.30 AllôBouBou 13.30 Au jour le jour 14.30 Telé-Feuilleton « Maîtres et valets > 15.30 Prince Noir 16.00 Bobino 16.30 Ulysse 31 17.00 Télé-5 18.00 Ce soir 18.28 Les nouvelles du sport 18.33 Avis de recherche 19.00 A plein temps 19.30 Vivre à trois 20.00 Hors-Série « Sara Dane » (lere partie) 21.00 Le mal acide 22.00 Le téléjournal 22.27 Le Point 23.00 La météo 23.04 Les nouvelles du sport 23.16 Télex Arts 23.25 Cinéma • Salut i'ami.adieu le trésor » it 81 avec Terence Hill, Bud Spencer et John Fujoka ® CFTM 12.00 Le dix vous informe 12.15 Ciné Quiz > Vanina Vanini > fr it 61 avec Sandra Milo, Laurent Terzieff, Martine Carol et Pâolo Stoppa 14.30 Forum 15.30 Drôle de monde 16.00 La bande animée 16.25 Au royaume du Père Noel - 16.30 Les satellipopettes 17.00 Montréal en direct 18.00 Le 18 heures 18.30 Odyssée 19.00 Cinéma du vendredi « C’est encore loin l'Amérique?» fr.79 avec Roger Coggio, Elisabeth Huppert et Alain Pralon 21.00 La parole est à vous 22.00 Video clip 22.45 Tirages de Loto-Québec 23.00 Les nouvelles TVA 23.25 Le dix vous informe 23.30 Les sports et la couleur du temps 23.45 Cinéma de fin de soirée « Electro-choc » amér 79 avec Linda Haynes.Geoffrey Lewis, Mercedes Shirley et Ellen Travolta 01.15 Cinéma de tin de soirée « Le transfuge • fr.76 avec Bertrand Alltmann, Michèle Perello et Thizou Durand CD RADIO-QUÉBEC 18.00 Passe-Partout 18.30 Téléservice plus 19.27 Tirage de la Quotidienne 19.30 Retraite-action 20.00 Droit de parole 23.00 Téléservice plus 21.00 Vendredi chaud: Les chérubins 22.30 Courts-Métrages Propriété privée 23.00 Téléservice plus 24.00 Formation médicale continue © TVFQ(Càble) 12.30 A renseigne de la gascon-nette 12.45 Rocking chair 13.15 Scoopitou 13.30 Jack de Nantes 14.45 L'Orchestre de l'ile de France: an dix 15.00 Casaques et bottes de cuir 15.30 Le théâtre de Bouvard 16.30 Le village dans les nuages 16.50 L'académie des neuf 17.30 Le Journal 18.00 La bouteille à la mer 18-30 Des chiffres et des lettres 18.55 Atout pic 19.00 Aujourd'hui la vie 20.00 A renseigne de la gascon-nette 20.15 Rocking chair 20.45 Scoopitou 21.00 Emmenez-moi au théâtre le préféré 23.05 Le Théâtre de Bouvard 23.20 Cocoricocoboy 23.35 Le Journal Q CBMT 12.00 Midday news 12.10 Midday 12.25 Community events 12.30 Parenting 12.58 Program highlights 13.00 All my children 5^4 U > Yi y téléviël Radio Québec 14.00 Dallas 15.00 Coronation street 15.30 All in the family 16.00 Do It for yourself 16.30 Kids of Degrassi street 16.59 Newswatch 6 17.00 Video hits 17.29 Newswatch 17.30 Three's company 18.00 Newswatch 19.00 Murder she wrote 20.00 Tommy Hunter show 21.00 Dallas 22.00 The National 22.25 The Journal 23.00 Newswatch 23.20 Newswatch headlines and the national update 23.27 Good rockin' tonight 00.57 Best of midnight special CD CFCF 12.00 Adventures in rainbow country 12.30 Pulse 13.00 The Don Harron Show 14.00 Another world 15.00 16.00 16.30 16.37 17.00 18.00 19.00 19.30 20.00 21.00 23.00 23.21 00.00 01.00 02.00 04.30 General hospital Soap Take a break with Matthew Cope Family feud The price is right Pulse Entertainment tonight Snowjob Billy (Braham Special Anchorage Alaska crusade CFCF Special Presentation « The night they saved Christmas > avec Art Carney.Paul Williams.Jacqueline Smith et Paul Le Mat CTV National news Pulse Nite Life Potpourri « Henry Chapin in concert • Cinema 12 « The big red one > dr.82 avec Lee Marvin, Mark Ha-mill et Robert Carradine Six million dollar man VOUDRIEZ-VOUS D’UN GARDE DU CORPS PENDANT VOTRE NUIT DE NOCESI JANE BIRKM GÉRARD JUGNOT SAM FREY DU CORPS POUR TOUS un l*n FRANÇOIS LETERRIER diOoguede DIOER KAMNMKA OOCRMAMINKA WANCOS JEAN-HCIWE •»_pO«_MAI^A • C"/|LYN^OOl ?NiCOlE JAMIT • DANCl LANOlET PARISIEN; 12.40, 2.30, 4.20, 6.10, 8.00, 9.50, SAM.DERNIER SPECTACLE 11.40 LAVAL: SAM.DIM.1.00, 2.40, 4.20, 6.00, 7.45, 9.30 SEM.6.00, 7.45, 9.30 SAM.DERNIER SPECTACLE 11.40 Le PARISIEN 4 LAVAL 3 HSOCT-CATHERINE 0 CENTRE LAVAL 666-77^ lEAN ZALOUM et LES PRODUCTIONS KARIM présentent ILS FUIRENT U TERREUR DE LEUR PAYS ET PRIRENT LA ROUTE PÉRILLEUSE VERS LA TERRE PROMISE: LE NORD orte^ I qaonantI ^ 'a ' .rpRix' I.meilleurJ FESTIVALS: , MONTRÉAL Il4t OOÉBEC"M POUR TOUS :iv('( ZAIDI SILVIAGurni RH( / I t(lAVII) VII I Al l’ANDO „ .-.yy,-, iiK (jni GOII, NAVA ÉLYSÉE; Sam.-DIm.: 1.30, 4.00, 6.45, 9.20.Sent.: 6.45,0.20.35 MILTON B42 60S.T VERSION , L3f' gjEFOIS AMÉRIQUE PARIS Le Devoir, vendredi 7 décembre 1984 ARTS ET SPECTACLES Trois nouvelles galeries à Montréal ARTS PLASTiaUES GILLES DAIGNEAULT' On ne sait toujours pas si la reprise a vraiment atteint le marché de l’art, mais trois nouvelles galeries ouvrent leurs portes cette semaine.D’abord, la galerie Daniel Beau-chesne (307, rue Sainte-Catherine ouest, juste au-dessus de chez Yajima), qui prétend s’occuper exclusivement d’art contemporain, inaugure discrètement sa carrière demain, de 12 h à 18 h, avec une exposition d’oeuvres sur papier des artistes de la maison en attendant son ouverture officielle, le 12 janvier 1985, avec l’artiste torontois Bruce Parsons.Ensuite, dans les anciens locaux de la prestigieuse galerie France Morin (42, avenue des Pins ouest), le courtier en art John A.Schweitzer, dont le stand avait été très remarqué au Salon national des galeries d’art en 1983 et 1984, inaugure son nouvel espace d’une manière spectaculaire avec une exposition de photographies de l’Américain Robert Mapplethorpe.Le vernissage aura lieu demain à 20 h.Enfin, dans un créneau plus traditionnel, la Galerie du Cygne (2050, rue Crescent), qui s’intéressera autant aux artistes canadiens que français, accueillait hier soir les amateurs avec une exposition de 14 peintres peu connus ici qui constitueraient la nouvelle « École de Paris».?Dans le cadre de la grande exposition Accents américains, présentée par la compagnie Rothmans au Musée d’art contemporain, la professeure Nicole Masked Figureune des photographies de Mapplethorpe.ipr prochain à 14 h 30, une conférence intitulée Un accent sur la modestie.Le propos de l’exposition elle-même n’étant pas toujours très clair, on ne saurait trop recommander aux visiteurs d’assister à cet exposé critique qui devrait situer ce corpus éclectique de 46 oeuvres dans l’histoire assez complexe de l’art américain récent. germanoph bissent un opéra chanté en italien, la chose ne manque certes pas d’intérêt.Ici, pour que le public s’y retrouve, on a jugé nécessaire de lui faire avaler, en français, un « digest » Mariage se cret.On a gardé de l’o- péra-bouffe de Cimarosa, juste ce qu’il fallait pour en faire une comédie musicale ou, si l’on préfère, une opérette style Robert Planquette (1848-1903, auteur des Cloches de Corneville).Comme si, à l’opéra, la lecture, pour être bonne, devait s’arrêter au premier degré.Ceci dit, cette production du Mariage secret d’après II matrimonio segreto de Cimarosa ne manque pas d’intérêt.Curieusement, la soirée se déroule sans temps mort grâce à la présence, a l’omniprésence devrait-on dire, de Louisette Dusseault, merveilleusement drôle.Elle dit les textes de liaison qui remplacent les récitatifs de l’opéra.D’un tableau à l’autre, elle conduit le spectateur dans le dédale d’une histoire « bouffonnement» compliquée.Face à une comédienne qui se taille la part du lion, les chanteurs ont très souvent du mal à imposer leurs personnages.À part le ténor (Paul Trépanier) qui, mercredi soir, ne montrait pas une très grande forme vocale, les autres voix convenaient fort bien aux différents personnages.La basse Pierre Charbonneau et le baryton Bruno Laplante possèdent en ou- tre une fort bonne présence en scène.Les décors réduits à presque rien, c’est à la mise en scène que revient la tâche d’occuper l’espace scénique.Habilement imaginée, Ro- land Laroche l’a voulue aussi vivante que poétique : de la comédie aux porcelaines du XVIIIe siècle.Sans mettre en cause le magnifique travail d’accompagnement de LE DEVOIR en collaboration avec CINÉMA INTERNATIONAL CANADA LTÉE invitent 300 personnes à la Première du film de FOLK N’BLUES Avec une "PLÉIADE ARTISTES GÉRARD DEPARDIEU CATHERINE DENEUVE PHILIPPE NOIRET* SOPHIE MARCEAU PÎJiaiJJal: Au Café-Théâtre Quartier Latin 4303, rue Saint-Denis, Montréal Supplénwnlalrat : Im faudl, ««nd., tam., Im 6,7 a( 8 déc.à 10 heures du soir Entrée 5,(X)$ Réservations: 843-4384 523-8621 le mercredi 12 décembre à 20 heures au cinéma Parisien Comment Participer - ECOUTEZ LA STATION C.F.G.L.-105 FM DU 1er AU 6 DECEMBRE.- LES TIRAGES DES LAISSER-PASSER AURONT LIEU DURANT LES EMISSIONS SUIVANTES: - LE 1er DECEMBRE DURANT L’EMISSION DE LYNE ROUILLE ENTRE MIDI ET 18:00 HEURES.- DU LUNDI 3 AU JEUDI 6 DECEMBRE, DURANT LES EMISSIONS DE JACQUES LEMIEUX ENTRE 9:00 HEURES ET 15:00 HEURES ET DE GEORGES POTHIER ENTRE 15:00 HEURES ET 18:00 HEURES.- LE TEXTE DES REGLEMENTS RELATIFS A CE CONCOURS EST DISPONIBLE AUX BUREAUX DE CINEMA INTERNATIONAL CANADA LTEE.- LA VALEUR DES PRIX OFFERTS EST D’ENVIRON 1,362$ L’Académie du disque français vient d’attribuer le Grand prix au-dio-visuel de l’Europe (dans la catégorie « Musique symphonique française) au chef d’orchestre Charles Dutoit pour son enregistrement de la Symphonie liturgique et de la Symphonie « Di Tre Re» d’Arthur Honegger, sur étiquette Erato.Le chef attitré de l’Orchestre symphonique de Montréal a remporté ce nouvel honneur (son 25e prix international) pour un disque qu’il a enregistré à Munich en dirigeant l’Orchestre symphonique de la Radio Bavaroise.Charles Dutoit a remporté à ce jour 13 récompenses avec roSM, et 12 avec différents orchestres à travers le monde.À plusieurs reprises, Dutoit a décroché des prix de l’Académie Charles-Cros, qui sont parmi les plus prestigieux dans le monde de la musique.Le prix de l’Académie du disque français a été remis mercredi au Théâtre musical de Paris, en l’absence de Me Dutoit qui dirige actuellement le Minnesota Symphony Orchestra.•Charles Dutoit ne sera de retour à Montréal que le 14 décembre pour le concert Esso du 16 et pour les répétitions du Messie de Haendel qui sera donné à trois reprises à l’église Notre-Dame, les 18,19 et 20 décembre.C’est la première fois que ce traditionnel Messie du temps de Noël sera dirigé par Dutoit.Une distribution imposante défendra l’oeuvre de Haendel, Maureen Forrester, Erie Mills, Alan Monk et Mark Du Bois.Rappelons que les ventes de l’enregistrement du Boléro de Ravel, le disque-fétiche de rOSM, atteignent 96,340 copies.À roSM, on espère atteindre le chiffre de 100,000 d’ici la fin 84, ce qui donnerait à l’orchestre le premier « disque platine » de l’histoire de la musique classique au Canada.Après un grand succès à l’Autre cinéma; Maintenant au Complexe Desjardins.«Rigourawtwnent construit ot impoccoblmont tourné.» Francine Laurendeau, Le Devoir «Il «St on trcrin do dovonir la surprit# d# la saito i.» tue Perreault, LA PRESSE «Touchant, effkaco, sensuel et drôle.» Ariane Emond, La Vie en Rose «Un des nteUleurt films québécois à prendre l'affiche cette saison-ci.» Richard Ccy, Radio-Canada UN FILM DE FRANÇOIS BOUVIER ET JEAN BEAUDRY Cinéma du COMPLEXE desjardins 110 12.45 — 14.25 — 16.05 19.25 — 21.05.BASILAIRE 1 la pianiste Danielle Boucher, il faut souligner qu’un piano, surtout quand il est faux, ne remplace jamais avantageusement l’orchestre fut-il celui, plutôt modeste, de Cimarosa.HK \V Oî { NK PROl KSSKî l N Sl‘l ( I un ( \PH\ ANK PI I IN D Ht MOI H 1)1 OKOIl KII S 1 1 1)1 II NDRFSSK.Prix de la mise en scène "CANNES 84 Si n:« ‘I lusiaull I $ l'nl SS) l N IKRKSISIIBII loi R DK KOR( K.S1\(.)ISM 1)1 \ Il / \ OIR (^l l N SI U I I! M l I I U lOMM .ri si I K B\1 oril I Al ! ( IIOISIR: Kn harri (,«> I I iTl \ DlK SF .«T ETTORE SCOLA l/xjlsDucreux-SdbincA/cmû GiloTcn'crnicr-Bcrtrand ravernier JEAN CLAUDE PENCMCNAT Lun.a Ven.: 8.00 -10.00 Sam.¦ Dim.: BEAUBIEN PRES O IBEBVILLE 721 «160 j ^ ® °° LE DAUPHIN 2 Vus.une le VLAOlMtn COSMA GIOMCIO SILVACNI Tous les jours: 12:30, 2:40,4:50, 7:10,9:20 6.¦ BERRI 2 ST-OENIS STE-CATHERINE 268-2115 ¦¦ fila d« ANDRÉ MELANÇON Bem tous les fours 1230 - 2.20 - 4.10 6.00-7.80-9.40 è.BE 1»^^ 2e film aux Car- __fier et Lon- ST-DENIS STE-CATHERINE ~2U-2) 15 9ueuil CARTIER-LAVAL lés LONGUEUIL 2 228 BOUL DES LAURENTIDES 663-5124 PLACE L0N6UEUIL |lE plus grand succès DE LA SAISON.1É1 MAINTENANT AU BERRI! / /// IQ I O I lie \/i\/n Li i \/ iL."Uv Ullmonn et Kiefer Sutherland convaincants dans "Le Printemps sous la Neige".‘ Pierre Leroux, Journal de Montréol "Le Printemps sous la Neige" est plus personnel que tous mes outres films." • Daniel Perrie Déchiré entre l'amour, et la peur, Donald Campbell devro foire son choix.m F a M CE i i i~i U 'J L i'zLi BERRI 3 ST DENIS , STE CATHERINE tBB.2115 EN SOIREE SEULEMENT 7.20-9.35 LE PUBLIC ET LA CRITIQUE SONT UNANIMES! Tout le monde aime : (MARIO) une perle à ne pas manger LE DAUPHIN 1 IBERVILLE 7214060 -VOILA UNE OEUVRE QUI M'A PROFONDEMENT APPRIVOISEE OUI NOUS FAIT BASCULER DANS UN UNIVERS D'EMOTIVITE D'UNE INTENSITE RARE ET C'EST INTERPRETE PAR UNE DISTRIBUTION PARFAITE - FEMMES DE PERSONNE Tout iei foun 12.40-2.4$-4.50 ST-OENIS STE-CATNERINE 288-2115 700-9.0$ BERRI 5 PRINTEMPS SOUS LA NEIGE V.F.d* ITHI lAYOOYI DENIS HEROUX JOHN KEMENY Production A DANIEL PETRIE Filrr LIV ULLMANN |NIATHIEU CARRIERE PETER DONAT ISABELLE MEJIAS THOMAS PEACOCKE ALALN SCAREE.CHRIS WIGGINS KIEFER SUTHERLAND Bern, tous les jours: 1.30 - 3.30 ¦ S.30 - 7.30 ¦ 9.30 Brosserd, Lun.à Ven.: 7.00.9.00 Sem.- Dim.: 1.00 ¦ 3.00 ¦ 5.00 - 7.00 ¦ 9.00 BERRI 4 BROSSARO 1 ST OEmS .STECXTNEmilE 2BtFtll5 MAIL CNAMPIAIA 05 5900 s ¦ Le Devoir, vendredi 7 décembre 1984 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur Jean-Louis Roy Rédactrice en chef.Lise Bissonnette Rédacteur en chef adjoint: Jean Francoeur Directeur de l'information Jean-Guy Duguay Directeurs adjoints Denis Lord, Jacques Chabot Directeur des services administratifs.Michel Paradis LA VERTU COÛTEUSE E MAIRE de Montréal, M.Jean Drapeau, a on de vouloir extraire du projet CadUlac-^Fairview la future salle de concert de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), et d’en ir^oir plutôt la construction au coeur de la ville, dans le quadrilatère Berri - Sainte-Catherine -Saint-Hubert - Maisonneuve.Là s’arrête, toutefois, sa vertu.Encore une fois, d’une saute d’humeur à l’autre, dans l’arbitraire et le secret, il aura réussi à plonger dans le chaos et l’incertitude un projet qui serait déjà presqu^n chantier s’il l’avait planifié comme le comnWi des mortels, avec un minimum de transparence et de logique.Dès le moment, il y a plus d’un an, où il fut question de donner sa « maison » à l’OSM, le maire aurait pu s’interroger plus avant sur le choix du site.Il semble bien, par ailleurs, qu’il était à l’époque lui-même favorable à l’intégration de la saUe dans le complexe Cadillac-Fairview, avenue McGifl-CoUege, dans l’Ouest.Le président du comité ere-cutif, M.Yvon Lamarre, a en effet déjà déclaré au conseil municipal que la Ville avait elle-même • forcé » les promoteurs du futur centre commercial à y ajouter cette salle.La discussion, durant les mois suivants, a dérivé vers les défauts de design du projet, notamment les fameuses passerelles qui auraient bloqué la perspective sur le mont Royal.M.Drapeau n’a jamais pardonné à la société Cadillac-Fairview d’avoir alors cédé aux pressions pubhques et reconsidéré une architecture à laquelle il avait donné le feu vert.Cette insulte à ses méthodes autocratiques devait se payer.Il vient d’indiquer comment : en leur retirant la salle de l’OSM, l’élément le plus prestigieux du projet, et en imposant des delais bureaucratiques à l’approbation définitive du centre commercial.Plus encore, M.Lamarre fait savoir qu’on ne leur fera pas de traitement de faveur; il faut entendre que la Ville remettra en question l’expropriation de certains terrains, dont elle avait convenu jusqu’à maintenant.C’est donc tout le projet d’investissement qui, finalement, est compromis.On ne saurait évaluer les dommages qu’infligent pareilles méthodes capricieuses a la crédibilité de Montréal.Le seul avantage de ce vaudeville municipal à un personnage, c’est d’avoir pu-Uicisé la nécessité de cet important équipement culturel.Si bien qu’aujourd’hui nul n’oserait plus le mettre en question.Le ministère des Affaires culturelles maintient sa subvention de $ 30 millions pour la construction, quel que soit le site final.C’est aux Montréalais, dit le ministre, de décider où ils veulent entendre leur musique.Les Montréalais, évidemment, n’ont jamais été consultés et ne le seront pas plus aujourd’hui.Mais la vengeance de leur maire semble au moins devoir atterrir au bon endroit.Le site Berri -Sainte-Catherine, vaste, central, accessible, sera beaucoup plus prestigieux pour l’OSM, qui pourra s’y déployer à l’aise, dans un immeuble qui devrait d’abord être conçu pour ses besoins propres, Ïlutôt qu’à l’intérieur d’un centre commercial, 'ardivement, M.Drapeau aura peut-être aussi pensé à la démocratisation de la culture.Car s’il est vrai que s’efface progressivement la barrière psychologique Est-Ouest entre le Montréal francophone et anglophone, l’Est reste toujours le lieu de rassemblement plus naturel de la majorité et il est singulièrement dépourvu d’équipements culturels de grande envergure.Sise littCTalement sur la station centrale du métro, la salle invitera toute la population.Mais le nouveau goût du maire pourrait nous réserver des surprises.D’abord d’argent, qui est toujours son moindre souci, mais qui n’importe pas moins.Les promoteurs du projet Cadillac-Fairview avaient promis de se charger d’une souscription de $ 12 millions pour créer une fondation de roSM, et garnir mieux son budget de fonctionnement.Qui prendra la relève de cette heureuse initiative ?Au surplus, un bâtiment réservé à roSM coûtera plus cher qu’une salle intégrée à un complexe, dont l’infrastructure serait déjà,assurée.Les experts évaluent la différence à quelque $ 15 ou $ 20 millions supplémentaires.Or le gouvernement du Québec n’entend pas accroître sa contribution.Même s’il propose pour l’instant de flanquer la maison de l’OSM d’un parc, une idée bucolique bienvenue dans ce coin plutôt sans grâce et sans verdure, certains soupçonnent M.Drapeau de vouloir finalement en arriver à un projet analogue à celui de Cadillac-Fairview, un autre ensemble commercial.On pourrait toutefois, si les choses se passaient moins secrètement, envisager d’autres solutions.Ce coin de la ville, par la présence de l’Université du Québec à Montréal et, non loin de là, de la Place des arts et du futur Musée d’art contemporain, possède déjà les bases d’une cité culturelle dans la Cité.C’est en ce sens qu’on doit le développer.Montréal sera à la recherche, d’ici quelques années, d’autres espaces pour des équipements culturels.Le plus important, celui dont la nécessité est déjà reconnue, est la relocalisation de la Bibliothèque nationale et des Archives.Il serait possible de hâter ce projet en l’accolant à celui de la maison de l’OSM, pour créer un ensemble culturel encore plus dynamique au centre-ville.Ce n’est là qu’un exemple de ce qu’un peu d’exploration pourrait produire, d’autant que certains terrains adjacents pourraient facilement devenir disponibles.Le problème, et il demeure entier, c’est l’impossibilité d’obtenir des principaux intervenants qu’ils s’astreignent à un processus un peu normal de planification urbaine.Le gouvernement du Quebec tremble devant M.Drapeau; si les autorités provinciales tentent de promouvoir un peu trop ouvertement un concept particulier pour un projet qu’elles paient après tout de fonds publics, celui-ci peut rétorquer en bloquant une autre initiative provinciale, quelque part, n’importe où, dans SA ville.Personne n’ose l’affronter et tout, dans ces dossiers cruciaux, n’est que ruses, trocs et marchandages à huis clos.On ne peut guère attendre d’un gouvernement en bout de course qu’il s’attaque à ce mythe, qu’il aurait dû casser au début, dès l’époque post-olympique.Mais si les groupes qui se sont mobilisés avec succès contre le projet originel de l’avenue McGill-College acceptent de ravaler leur déception, il y a peut-être espoir de forcer un projet intelligent rue Berri.— LISE BISSONNETTE La catastrophe de Bhopal LA TRAGÉDIE qui secoue l’Inde, alors que le bilan s’alourdit de jour en jour à Bhopal, ne peut porter le nom d’accident.Même l’usine la plus moderne ne saurait tourner en toute sécurité si les règles de production ou d’entretien ne sont pas respectées consciencieusement, si les inspections sont trop espacées, si les effets médicaux d’une fuite chimique sont presque inconnus, et surtout si une population dense habite dans les environs.Ces éléments de la catastrophe étaient, semble-t-il, réums à Bhopal.Dans combien d’autres villes de combien de pays sont-ils également présents ?Non seulement les entreprises et les gouvernements se révèlent-ils incapables de prévenir semblables tragédies, mais surtout les hôpitaux, même les mieux équipés, sont impuissants à intervenir à réchelle des catastrophes.Les autorités du Madya-Pradesh ont décrété la fermeture « définitive • de l’usine fatale d’Union Carbide India Ltd.Mais on avait promis de déménager l’usine de gaz qui a tué plus de 30 personnes à New Delhi l’an passé : les mstallationc sont toujours en opération à la même place.Les pohciers auraient saisi les registres de la filiale indienne d’Union Carbide, dont les dirigeants ont été mis en accusation.Mais la compagnie-mère, aux États-Ums, n’a-t-elle pas été récemment condamnée pour avoir négligé ses registres et avoir laissé échapper dans l’atmosphère des quantités interdites d’émissions dangereuses ?Certes, la multinationale serait bien couverte par les assurances, et son président, M.Warren Anderson, a promis que la firme verserait des compensations et contribuerait à soulager les maux des victimes.Nul ne sait, à vrai dire, quelles seront les conséquences du gaz mortel qui a frappé la ville de 900,000 habitants et dont les retombées s’étendent à des kilomètres carrés autour de l’usine.La compagnie vient tout juste de fermer, à Institute en Virginie, des installations semblables.La décision vise sans doute à diminuer les crain- tes des employés et surtout des habitants de la vallée de la rivière Kanawha.Car normalement, ce genre de fermeture entraîne des coûts considérables, et aucune compagnie n’accepte ces pertes de gaieté de coeur.Reste à vérifier, dans le cas de Bhopal, SI la filiale indienne, elle, fonctionnait à perte, et comment les systèmes de sécurité de l’usine ont tous flanché.L’enquête confiée aux tnbunaux par les autorités mdiennes devrait permettre d’en savoir davantage.Mais déjà le bilan mondial de ces « accidents » parle par lui-même.La menace est universelle, dans toutes les régions fortement industrialisées et le moindrement peuplées; Union Carbide n’est pas la seule entreprise en cause.Récemment, une explosion rasait un quartier de Mexico.En 1981, l’éclatement d’un pipeline au Venezuela fauchait une vingtaine de personnes.Chaque année, aux Êtats-Ums et maintenant au Canada, des milieux densément peuplés flôlent la catastrophe Combien d’hécatombes faudra-t-il pour qu’on cesse de parler d’accident et qu’un sévère code de prévention soit imposé à l’mdustne chimique ?La question sera débattue prochainement à une commission des Nations unies, qui tentera d’établir un code d’éthique pour les multinationales.Celles-ci, en effet, sont de plus en plus tentées d’éviter les milieux où l’environnement est «chaud », pour s’installer dans les pays où la pollution, moins redoutée que la misère, est mimmisée ou tolérée.En matière de déchets toxiques et de produits dangereux, aucune région de la planète ne devrait servir d’exutoire ni de dépotoir.Des produits radioactifs, rejetés des États-Unis au Mexique, revenaient récemment sur le marché sous forme de biens de consommation divers ! Le moment approche où les entreprises et les gouvernements devront rompre avec le chantage aux emplois, avec la faux dilemme des coûts de production et du pnx de l’environnement, et avec la triste pratique des règlements laxistes, des inspections symbohques, voire des pots-de-vm à la tolérance, car rien n’excuse ces crimes contre la santé publique.Certes, il ne s’agit pas de répudier globalement l’industrie chimique.Tous ses produits ne sont pas des gadgets plus ou moins utiles a la consommation.Dans le cas des insecticides et des pesticides, il est possible que des dommages sérieux soient causés à long terme au potentiel agricole et au milieu naturel des régions qui en font un usage mtensif.Ici même, des chercheurs sont à mettre au point des produits moins dangereux et probablement plus efficaces.Dans le cas de l’Inde, cependant, où la course entre la population et la production alimentaire est dramatique, pouvait-on tourner le dos à ces techniques de production accrue ?L’agnculture scientifique n’est pas la seule m peut-être la meilleure : mais les nations populeuses ont-elles le choix d’élever le rendement des cultures vivnères ?Aussi longtemps que ces produits dangereux seront manufacturés, stockés, transportés d’une région à l’autre, des mesures plus sévères et plus complètes que les procédés en usage devront être mises en vigueur.On gagne de peine et de misère que la santé et la sécurité des travailleurs d’usme soient mieux protégées.Mais la pohtique doit être globale.Cette politique devra d’abord briser le mythe du « système parfaitement sécutaire » cher aux scientifiques et aux producteurs.Aucun système n’est parfaitement sécuntaire, et même si on en trouvait un, il sera toujours à la merci de l’erreur hu-mame ou de l’attentat cnmmel.Chaque pays devrait donc interdire à ses nationaux d’exporter des déchets toxiques et de fabriquer en zone urbanisée des produits dangereux.Il est redevenu à la mode de tout sacrifier au progrès immédiat et aux entreprises qui le font miroiter.Cette faiblesse prépare des reculs dont le tiers monde ne sera pas la seule victime.— JEAN-CLAUDE LECLERC LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'imprimerie Populaire.société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rua du Saint-Sacrement.Montréal M2Y 1X1 Il est composé et Imprimé par l'imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc .dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boi- vin.Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc .située à 775 boulevard Lebeau.Ville Saint-Laurent H4N 1S5 Tél 332-0680 LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR Édition quotidienne 2,50$ par semaine Le samedi seulement 75* Pour inlormation à MontréaUU-38gi.à Québec 687-2022 ABONNEMENT Édition quotidienne 120$ par année.6 mois 62$.3 mois 32$ A l'étranger 225$ par année.6 mois 115$, 3 mois 60$, édition du samedi 65$ par année Postez votre chèque ou mandat-poste à LE DEVOIR.211 rue St-Sacrement, Montréal Québec H2Y 1X1 Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour information (514)844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 DépOt légal Bibliothèque nationale du Québec Culte des hommes illustres BILLET ALBERT BRIE DE TOUT TEMPS, l’humanité s’est employée à se créer des héros dans la cohorte des hommes illustres.Des hommes — en de rares occasions des femmes — plus grands que grands.Des colosses, quoi ! Ils s’appellent Alexandre, César, Attila, Napoléon, Hitler, conquérants gémaux et diabohques.Ils se nomment aussi Jeanne d’Arc, Bolivar, Garibaldi, Castro, grands libérateurs.Et des supergrands, de stature divine : Bouddha, Jésus, Mahomet.Le culte dont on les entoure immortalise leur nom, et parfois les divinise.* De nos jours, les héros et les demi-dieux de cette taille se font rares.L’espnt du temps ne se prête guère au culte de la personnalité.Et pourtant, on n’a jamais tant senti le besoin de personnages exemplaires.Alors sont apparus ceux et celles qu’on qualifie de vedettes, de stars, de monstres sacrés.Oscar Wilde a eu un mot, qui rend bien compte de la mentalité idolâtre des temps modernes ; « Jadis, écnvait-il, nous étions dans l’usage de canoniser nos grands hommes; aujourd’hui nous les vulgarisons.» On aura remarqué que dans la liste des grands noms, je n’ai cité personne d’ici.Serait-ce que nous n’avons pas produit de grands hommes dignes de vénération ?J’hésite à me prononcer.Des grands de grands, sans doute pas.Ne serait-ce pas un peu ce qui justifiait Durham d’écrire que nous sommes un peuple sans histoire ?Pierre Baillargeon, qui nous a admirablement bien percés à jour, porte ce jugement dans Le Scandale est nécessaire : « Nous avons tous les cultes, sauf celui des grands hommes, qui, en France, contrebalance l’envie.» L’essayiste n’en dit pas plus.Je suppose qu’il voulait faire comprendre que le Canada français n’a pas engendré des géants plus grands que nature.Il ne fait cependant pas de doute que nous avons eu notre part de grands petits hommes et femmes qu’une histoire un peu trop apologétique a, dans plusieurs cas, magnifiés sans y regarder d’assez près.Citons pêle-mêle Champlain, Marguerite Bourgeoys, d’Iberville, Frontenac, Madeleine de Verchè-res, la Vérendrye, Louis-Joseph Papineau, Georges-Étienne Cartier.Qu’avons-nous fait d’eux ?Au cours de l’époque de la table rase, nous les avons, avec un courage plus masochiste que sagace, jetés à bas de leur piédestal.Par ailleurs, nous n’avons pas osé et nous n’osons toujours pas mettre en doute la valeur de nos glorieux athlètes.On peut se permettre de ridiculiser le frère André ou le cardinal Léger, mais Yvon Robert, Maurice Richard et même Louis Cyr, cela s’appelle « touchez-y pas ».Surtout, ne vous avisez pas de toucher à un cheveu de Gilles Villeneuve, de Gaétan Boucher, moins encore de Guy Lafleur : vous courez le risque de vous faire lyncher.•lUn p’tit gars de chez-nous» Tous les petits patelins donnent naissance a une gloire locale.S’ils ne l’ont pas fait encore, cela ne peut manquer de venir.Il en faut un SI la petite localité veut être « mise sur la carte », comme on dit.Pensons, par exemple, à Emma Lajeunesse surnommée «l’Al-bani ».De la grande cantatrice du début du siècle, on n’a pas dit qu’elle était canadienne ou québécoise.Non ! Elle a été d’abord et avant tout de Chambly.Nos fils et filles illustres dans tous les domaines de l’activité publique, chaque paroisse ou chaque quartier les réclament comme un produit, un fruit, une pousse indigène.C’est le sol même du terreau qui rendait possible l’apparition de la célébrité.Sir Wilfrid Laurier n’aurait pas été l’un des grands mages de la politique canadienne s’il n’avait vu le jour à Saint-Lin.Laurier, c’est le p’tit gars de Samt-Lin.! « Boom Boom • Geoffrion n’est pas d’abord un Montréalais; c’est «le p’tit gars de l’immaculée„ Conception».Que pensez-vous, qu’est Jean Béliveau : un fils de la ‘ ville de Québec ?Pardon ! C’est « le p’tit gars de Victoriaville » et de nulle part ailleurs.De MontréaL il est tout banalement « le gros Bill».Maunce Duplessis, les historiens disent qu’il est du Québec.« Excusez, messieurs, « c’est le p’tit gars des Trois-Rivières ».Quant à Jean Chrétien, c’est le « p’tit gars de Sha-wmigan » et Brian Mulroney, avant qu’on dise de lui qu’il est un grand Canadien, c’est un fleuron éclatant , qui ne pouvait surgir d’ailleurs que sous le ciel de Baie-Comeau.Nous n’en finirions pas d’énumérer ces célébrités insignes qui ne seraient pas souvent internationalement connues et applaudies si l’étoile qui a présidé à leur naissance n’avait pas brillé au-dessus , de leur maison natale.Gabrielle Roy, il est lom d’être sûr qu’elle eût été la gloire littéraire incontestée que l’on sait, si Samt-Boniface ne la réclamait pas pour la petite füle de la place.Qu’on le veuille ou non, Roger Lemeün, c’est moins un vague Québécois qu’un « p’tit gars d’au pied de la pente douce».Camilien Houde n’a jamais été rien d’autre que le « p’tit gars de Samte-Marie ».Monique Leyrac, c’est toujours la petite fille de Rosemont; Réal Caouette, « le p’tit gars de Rouyn », et Gilles Vigneault, « le p’tit gars de Natashquan ».Ce chauvinisme n’en est pas un.Si « le p’tit gars de chez-nous » ou « la p’tite fille » dépassent les frontières de leur village, leur notoriété rejaillit sur le paletm, c’est justice.Ils ne sortent pas de la cuisse de -Jupiter, mais plus naturellement du ventre de leur terre nourricière.¦ OÙ est notre maturité ?APRÈS avoir lu les lettres au sujet de la pièce de Jovette Mar-chessault, j’en viens à la conclusion décevante qu’il reste encore du travail à faire dans les con sciences pour atteindre réellement un niveau de société mature.Nous aspirons à la liberté mais nous sommes toujours au stade de l’adolescence boutonneuse qui rêve d’indépendance mais se laisse vivre en attendant les yeux fermés que les boutons éclatent.Et on s’engloutit dans un sentimentalisme qui nous empêche de porter un regard critique sur ce qu’on nous présente.Alors là, toutes les raisons sont bonnes pour justifier une incapacité innée à accepter la critique qui, d’ailleurs, nous ferait avancer bien plus vite et non pas reculer comme on veut bien nous le laisser entendre.Je tiens à rappeler à tous ceux qui semblent ignorer le sens même du fait théâtral que seule la représentation et la mise en scène qu’on en propose donnent toute sa raison d’etre au texte dramatique.— LISE GAOOURY Montréal, 2 décembre.¦ Vulgarité et mauvais goût LA SEMAINE dermère, les Presses de la Cité distribuaient CTatui-tement aux enfants des écoles primaires plusieurs exemplaires de la revue de bandes dessinées Circus, au Salon du hvre de Montréal.Cette revue, vulgaire et de mauvais goût, utilise des personnages de bandes dessmées connus des enfants (Fantasio, Bob Mo-rane) dans des images de violence (meurtres, viols, femmes nues, battues, enchaînées, etc.) et de pornographie.Certains textes font la promotion de la violence et du plaisir qu’on peut en tirer, notamment envers des gens de race noire.Nous avons fait une plainte au Salon du livre, le vendredi 23 novembre et on a cessé de distribuer cette revue.Cependant, depuis l’ouverture du Salon, le mardi précédent, elle a été remise à plusieurs groupes d’éco-liers Combien d’enfants en ont reçues ?Combien en ont lues ?Combien ont pu en parler ?Il est inconcevable que les responsables des Pre.sses de la Cité aient permis la distribution de cette revue.Chaque année, les écoles organisent pour leurs élèves des sorties à ce Salon, afin de .sensibiliser les jeunes au monde du livre.Devraient-elles le boycotter l’année prochaine afin d’éviter que les enfants soient encore confrontés à ce genre de consommation forcée ?La direction du Salon devrait s’informer auprès de chaque dis- tributeur sur ce qu’il a l’intention d’offrir aux visiteurs et en particulier aux enfants, et exiger que les sections pour enfants soient exemptes de pubhcations racistes et pornographiques.Nous invitons les parents d’enfants qui auraient visité le Salon du livre à être vigilants : de l’extérieur, ces revues semblent inoffensives alors qu’elles font l’éloge de la domination et de la dégradation à l’endroit des femmes (et des hommes par la même occasion).Il serait intéressant que chacun porte immédiatement plainte aux Presses de la Cité et fasse des pressions au Salon du livre pour qu’on interdise ultérieurement la distribution ou la vente de telles revues.— LYSE CHARTRAND Fédération des unions de familles.— LOUISE DESLAURIERS Fédération des associations de familles monoparentales du Québec Montréal, 29 novembre.¦ La souveraineté et les autres questions AVOIR des idées, c’est important et essentiel II faut les défendre avec sincérité et conviction.Mais quand il s’agit de construire un pays, il faut être prêt à remettre en question ses idées personnelles, participer à la réflexion commune, être à l’écoute dans ces lieux où se tient le grand nombre, pour dégager ensemble une idée partagée du pays réel.Le pays n’est pas une idée abstraite ni le seul territoire ou la géographie .Ce sont les citoyens et citoyennes, ces personnes concrètes, comme vous et moi, qui ont des aspirations, des besoins, des espoirs, une vie à réaliser.C’est avec une patience inouïe que nos ancêtres ont « semé des villages le long du fleuve », selon l’expression du poète.De même en est-il de nous, qui, jour après jour, relevons déjà les défis de l’avenir.Ce qui importe d’abord et avant tout, ce n’est pas d’épuiser sa vie à défendre des idées mais de les placer au service de la vie.Quant à l’idée d’indépendance, gardons-là comme LA question primordiale.Poser la question de l’indépendance, c’est .se donner le temps de po.ser toutes les autres questions.Nous posons la question de l’indépendance précisément pour nous donner le temps de poser toutes les autres.Cette que.stion primordiale est la garantie que les autres que.stions recevront (le vraies réponses, une fi nalité, un but, une orientation C’est avec sérieux et audace, mais aussi avec réalisme et discernement, qu’il faut penser notre avenir et chercher à placer notre idéal dans le moment présent.Je fais miennes les paroles de M René Lévesque qui, dans sa mise au point parue dans LE DEVOIR du 29 novembre, recommande que l’article 1 du programme du l’arti québécois se lise comme suit ' « Le Parti québécois a pour objectif fondamen tal de réaliser la souveraineté du Québec » Puis, que nous fassions une lec; ture du Québec proche « des préoccupations actuelles des Québécois».Fil que nous tenions compte du fait qu’« entre notre objectif et son aboutissement, il ÿ a.le peuple du Québec qui, seul; décide .» « Il faut respecter le cheminement des Québécois eqx-, mêmes » / Partant de là, comme militanL je me crois autorisé à parler, à chercher à convaincre mes concitoyens et concitoyennes que s’appartenir pleinement est l’ast' piration la plus fondamentale d’un, peuple digne de ce nom.Ceci dit, le congrès national du 19 janvier prochain devra décider SI la question « primordiale » doit devenir la question « préalable » portée au jugement populaire lors des élections générales.Quant à moi, j’ai le sentiment que le peuple québécois ne désire pas, dans l’immédiat, avoir à se prononcer sur la question de la •souveraineté Si nous forçons spn choix, le risque est grand qu’il dise NON ' Telle n’est pas la rér ponse que je souhaite — MARCEL SOUCY Longueuil, 28 novembre.¦ Pour une information adéquate l.('llic.((/;e.s.sée à Mme Pierrette liinilhilliei.à projios desn pétition lontie /es eiilèiement', (t'eiifants NOUS, du Service de préparation à la vie (SPV), avons suivi de près votre campagne concernant les enlèvements d’enfants par des inconnus.Notre organisme regroupe quelque 1.30 équipes de jeunes, réparties dans 12 régions du Québec.Nous cherchons ensemble à bâtir une terre qui sera plus heureuse, plus J uste et plus respirable Nos jeunes sont donc appelés à se questionner sur leur milieu de vie, sur la quabté de leur vie et sur les gestes qu’ils ont à poser pour transformer notre monde en vue d’une paix bien réelle et de l’épanouissement de tous, en particulier des laissés pour compte.^ La mort du petit Viens a touché certains de nos jeunes qui habitaient le secteur, et perturbé© vie de certaines équipes qui IJp peuvent plus .se rencontrer le so*c par crainte qu’il .se pas.se un événement .semblable.Nous voulons vous donner ni)?tre appui dans cette campagne gg vue d’une information claire «i précise pour que les jeunes évl^ tent (le tels événements.Mais nous voulons aussi manifester l’importance que cette publicité ou Infor rnation ne soit pas faite de Idle .sorte que les jeunes .se met-tenl à craindre toutes les personnes qui leur sont étrangères.Et nous espérons bien qu’il ne sere lias (juestion de reprendre les pi8-jiigés traditionnels contre tout ce qui esl différent ' immigrants, clochards, ex-détenu.s.Nous vous redisons donc notre préoccupation pour une information adéquate qui respecte aussi nos inquiétudes — JEAN-MARC ST-JACQUES président général, Service de préparation à la vie.Moniréal, 4 décembre L'EDITEUR NE PEUT FOURNIR UNE MEILLEURE IMPRESSION DES IDEES, DES EVENEMENTS LE NOUVEAU PARADIGME QUÉBÉCOIS II—L’image nouvelle de la liberté à conquérir JEAN COUTURE GILLES BARIL SYLVAIN VAUGEOIS ROBERT FILION La crise profonde qui secoue, ces jours-ci, le gouvernement du Parti québécois, les démissions des députés et ministres qui ont été identifies à la thèse indépendantiste radicale du parti sont le signe assez spectaculaire de l’éclatement de l’ancien paradigme québécois.« Well, it seems that the Universe is unfolding.», déclarait laconiquement, la semaine dernière, le premier ministre René Lévesque aux journalistes anglophones du Canada.Ce n’est pas un hasard, non plus, si la plupart de ceux et celles qui choisissent de quitter le gouvernement font presque tous partie de cette génération « canadienne-française » de l’après-guerre — dont nous parlions hier - qui a misé toute son espérance dans la conquête des pouvoirs étatiques du Québec.L’un de ceux qui ne cessera, cependant, de nous surprendre — tant il appartient apparemment à cette « jeunesse sans âge » —, c’est le premier ministre lui-même qui, malgré son âge « numérique », démontre une fois de plus sa lucidité, son ouverture d’esprit et sa grande capacité de s’adapter à cette histoire québécoise en mouvement.Il aura sans doute été de ceux et celles qui, comme nous, avons pressenti la naissance et l’émergence de ce nouveau paradigme quéWcois, de cette image nouvelle de la liberté à conquérir pour le Québec.Le nouveau paradigme Au cours des dernières années, certains membres de l’élite québécoise appartenant à l’ancien paradigme philosophique s’en sont donné à coeur joie contre la prétendue démobilisation et dépolitisation de la jeunesse québécoise d’aujourd’hui.Étant donné que celle-ci a choisi, à un certain moment — surtout après l’échec du référendum —, de prendre une certaine distance et un certain recul vis-à-vis du combat indépendantiste de ses aînés, on a été rapide à conclure que les jeunes Québécoises et Québécois avaient perdu leur foi dans le Québec lui-meme et son avenir.On a été vite, dans certains milieux, à dire que ce rêve de la « libération nationale » n’intéressait plus les membres de la génération montante.Nous pensons que cette interprétation demeure tout à fait incomplète et limitée, car elle est basée sur une certaine image ou une certaine définition de ce que doit normalement constituer la liberté, pour un individu ou pour une collectivité.L’ancien paradigme québécois, nous l’avons dit hier, est basé sur une conception essentiellement matérialiste de la liberté, conception héritée de cette civilisation industrielle de la deuxième vague, qui valorise bien davantage le développement quantitatif de la société que le développement qualitatif des personnes ou des individus qui en font partie.Le nouveau paradigme québécois, auquel s’identifie désormais en grand nombre la jeunesse du Québec, s’inscrit, pour sa part, dans le mouvement dynamique et progressif de l’histoire humaine, puisqu’il est fondé sur une image de la liberté qui prend acte de la force profonde de la conscience individuelle et collective de l’homme.Nul ne sait exactement ce que l’avenir nous réserve, mais il apparaît, d’ores et déjà, que cette civilisation dans laquelle nous entrons sera, dans son essence, une civilisation profondément axée sur le développement des capacités psychologiques de l’individu.Une pareille affirmation provoque parfois la surprise et la crainte chez certains de nos mnés, dans la mesure où ceux-ci s’imaginent mal comment on peut bien réussir à marier deux mots aussi étrangers et opposés, dans le jargon de la culture industrielle moderne, que « politique » et « psychologique ».On a beaucoup parlé, ces derniers temps, du virage « technologique » à prendre, mais nous croyons que la grande mutation qui s’annonce, tant au Québec qu’ailleurs dans le monde, c’est le virage « psychologique ».Il nous faut désormais parler de ce que nos amis américains — adhérents au nouveau paradigme — ont appelé « the new politics » : « la nouvelle politique », politique qui accepterait eUe-même, de son propre chef, de relativiser sa position dans la société.Car si nous avons raison de dire que nous nous acheminons vers une plus grande responsabilisation des personnes, vers une volonté des individus de parvenir à une plus grande autonomie, donc vers un certains sens de leur propre identité et de leur propre destinée, alors il est également vrai que nous nous diri- geons vraisemblablement vers une société au sein de laquelle ceî État « national » et l’élite politique qui le gouverne vont accepter dorénavant de partager une partie de leurs pouvoirs, à la fois vers le ha ut, avec des structures qui pourraient être dites « supra nationales » et vers le bas, avec ces structures qui sont déjà appelés « régionales » et « municipa les».Mais non seulement cet État national doit-il relativiser sa position par rapport aux structures «atiques supérieures ou inférieures : il doit en faire de même vis-à-vis de ces structures non étatiques qui sont présentes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la société.Autrement dit, cette « nouvelle po-Utique » — à laquelle les jeunes d’aujourd’hui voudront bientôt participer, selon nous — nous amène à transformer, de façon profonde, notre conception du rôle de l’État et des politiques eux-mêmes, dans la société.Nous pourrions donc prédire, sans trop de peine, que cette mutation à laquelle nous assistons, ce virage « psychologique » qui s’annonce à l’échelle de toute la planète, se traduisent politiquement par cette idée que nous passons désormais d’une ère de dépendance ou d’indépendance à rechercherpour le Québec et son État national, à une ère d’interdépendance à souhaiter, tant au niveau interne qu’externe de la société.En terminant, nous pensons que les événements politiques récents indiquent le début d’un nouveau chapitre de l’histoire québécoise.Il semble que nous sortons de cette longue période de confronta- tion entre le Québec et le Canada, dans le sens où nous prenons tous davantage conscience — et de nombreux jeunes sont déjà parvenus à cette réalisation — de la nature véritable de cette liberté collective à laquelle nous aspirons.En mettant sincèrement les appareils étatiques québécois et canadiens à notre disposition, en exploitant au maximum les ressources politiques existantes, tant à Québec qu’à Ottawa, ceux-ci nous auront permis d’atteindre un degré de prospérité matérielle fort appréciable, et pour cela, nous devons leur en être reconnaissants.Mais il arrive un moment, pour un individu comme pour un groupe, où une telle image ou un tel paradigme de la liberté débouche inévitablement sur une démarche conflictuelle.Au cours des dernières années, nous en étions arrivés à ce point.Nos élites politiques ont offert au reste du Canada le spectacle d’une guerre tribale entre des « frères ennemis » : entre frères, parce qu’ils partageaient, au fond, le même but — soit l’amélioration de notre condition collective d’existence — mais aussi entre ennemis, parce qu’ils divergeaient radicalement sur les moyens politiques à prendre pour arriver à ce but.Nous entrons maintenant dans une nouvelle phase de notre histoire, puisque nous commençons à réaliser qu’il existe une liberté collective beaucoup plus profonde que celle qui consiste seulement à vouloir parvenir à un plus haut niveau de vie.En ce sens, nous sortons de l’âge du « conflit constitutionnel » entre le Québec et le reste du Canada et nous entrons de plain-pied dans un âge nouveau : celui du consensus à chercher et de l’interdépendance à trouver.Il nous faut désormais définir ce que nous serions tentés d’appeler, en tant que membres de la génération montante, les éléments d’un « rêve québécois » fondé non plus sur l’idée que notre liberté dépend de notre simple capacité d’améliorer davantage encore notre condition économique et matérielle, en exploitant jusqu’à la dernière limite les resi-sources étatiques à notre disposition^ mais bien plus sur la conscience profonde que notre véritable liberté réside dans notre volonté de trouver un sens à notre existence, en tant que peuple.L’ancien paradigme québécois a amené le conflit au Québec et au Cîv nada, parce qu’il accordait à l’État* donc à l’élite politique qui le gouvecf nait, tant à Québec qu’à Ottawa, unç place centrale et déterminante dans la marche du peuple vers la conj-quête de sa liberté.' Le nouveau paradigme québécoiâ amènera, nous l’espérons sincèrel ment, le consensus politique tant sout haité, parce qu’il accorde à l’État un rôle relatif, et à chaque individu» donc au peuple tout entier, un rôle dç premier plan.Car, pour ceux et celles qui adhè^ rent déjà à ce nouveau paradigme en train naître, c’est au peuple québécois lui-même que revient, en dernière analyse, la responsabilité d’avoir en tete, dans cette étape importante de son histoire, une certaine image de son identité et de sa destinée collectives.FIN Universités : gel des frais de scolarité ou gel de Taccessibilité ?LIBRE OPINION MARCO de NICOLINI L'auteur est professeur d'économie au cégep de Sainte-Foy.Les sous-titres sont du DEVOiR.LES TRAVAUX de la commission parlementaire sur le financement des universités laissent l’impression que le Québec est écartelé entre la poursuite de la rationalisation budgétaire, d’une part, et celle de l’accessibilité aux études, d’autre part.L’équation semble implacable : comment limiter les subventions aux institutions sans compromettre ni l’accessibilité, ni la qualité des études ?Ce serait là un cruel dilemme s’il ne s’agissait pas d’un leurre.Car si la rationalisation signifie une utilisation optimale des sommes disponibles en vue d’atteindre les objectifs choisis, on peut soutenir le contraire : l’accessibilité à l’université passe par la rationalisation budgétaire.Cette proposition, qui peut sembler incendiaire, découle pourtant de considérations fort simples.La première repose sur un constat : depuis une quinzaine d’années, les frais de scolarité sont gelés au Québec, en termes nominaux.Il s’établissent autour de $ 500 par année.Étant donné l’inflation, cela signifie qu’en termes réels, le taux de fréquentation universitaire des Québécois francophones à temps complet demeure inférieur à celui des Ontariens.Sur le plan de la démocratisation, la composition sociale de la population étudiante à temps complet des universités francophones, mesurée par l’occupation des parents, s’éloignait de 25 % de la population en général, en 1978, soit le même écart qu’en 1962 (1).Incidemment, on observe le même phénomène aux États-Unis, où les frais de scolarité s’élèvent à $ 5,000 dans les universités d’État et à plus de $ 9,000 dans les universités privées ($ 16,000 dans certains cas) (2).Faut-il en conclure que les associations étudiantes se trompent lorsqu’elles affirment que les droits de scolarité forment une barrière à l’accès aux universités ?Pas du tout.Elles ont parfaitement raison, et maintes études ont démontré cet impact.Seulement, elles font preuve de timidité et ne poussent pas leur raisonnement jusqu’au bout.En effet, quel que soit le niveau des frais de scolarité, ceux-ci constituent un mur plus élevé pour les jeunes issus de milieux modestes : $ 500 accaparent une part plus élevée du budget d’une famille a faibles revenus.On peut donc s’attendre à ce que les jeunes venant de ces ménages soient plus sensibles à cette variable lorsque vient le moment de décider d’entreprendre ou non des études universitaires.Au moins cinq études américaines ont confirmé cette précision et aucune ne l’a infirmée.Malheureusement, cette hypothèsq est difficile à vérifier au Québec, pour des raisons techniques.Mais elle n’en demeure pas moins parfaitement plausible.Dans ces conditions, il devient possible d’augmenter à la fois le nombre total d’étudiants dans les universités et la participation des jeunes issus de milieux défavorisés, sans qu’il en coûte plus cher à l’État.Il suffit pour cela de hausser le niveau des frais de scolarité, ce qui permettrait au gouvernement de réduire d’autant ses subventions aux institutions.Les sommes ainsi récupérées pourraient être distribuées aux étudiants démunis, sous forme de bourses qui feraient plus que les compenser pour la hausse des droits de scolarité.Il suffirait, en somme, de ne pas subventionner inutilement une population qui, de toutes manières, fréquenterait l’université, et d’aider suffisamment ceux qui requièrent un soutien plus substantiel pour être incités à poursuivre leurs études.Une aide sélective Certains pourraient souhaiter que cette aide financière accrue soit financée autrement que par une majoration des frais de scolarité.Ce serait là esquiver le problème : le Québec, comme les autres économies industrialisées, fait face à une croissance économique ralentie et à une opposition farouche à toute hausse du fardeau fiscal.Au même moment, comme le souligne une étude récente de l’OCDE (3), des exigences plus nombreuses sont adressées à l’État, en raison notamment du vieillissement de la population.Dans ces conditions, le maintien des services actuels et la capacité de répondre à de nouveaux besoins passent obligatoirement par une meilleure adéquation des moyens aux objectifs poursuivis.Et, en matière d’enseignement universitaire, une aide plus sélective permet une plus grande accessibilité, quelle que soit l’enveloppe budgétaire destinée à cette activité.Certains pourraient arguer qu’une telle poUtique serait inéquitable pour les ménages aisés, qui subissent déjà un fardeau fiscal plus élevé.Bien au contraire, une telle réforme aurait plutôt pour effet de corriger le caractère foncièrement inéquitable de la politique actuelle.En effet, C.Le-melin (4) a démontré qu’en 1975 au Québec, les contribuables ayant moins de neuf ans de scolarité écopaient, par la fiscalité, de 40 % du poids des dépenses gouvernementales consacrées aux universités, tandis que leurs enfants n’en formaient que 23 % de la clientèle à temps complet.Pendant ce temps, les contribuables ayant une formation universitaire (ou secondaire) défrayaient respectivement 15 % et 44 % de ces déboursés alors que leurs enfants comptaient pour 24 % et 53 % de cette population étudiante.Puisque le revenu d’un individu est largement tributaire de sa scolarité, on peut en déduire que la politique actuelle est loin d’être un modèle de justice distributive.Cela aide également à comprendre un paradoxe.Les organisations étudiantes, qui semblent gravement préoccupées par l’accessibilité lorsqu’il s’apt de justifier le gel des frais de scolarité, sont d’un mutisme éloquent à l’égard des autres barrières à l’accès ; puisque 77 % de leurs commettants sont des bénéficiaires nets de l’opération, cela n’a rien d’étonnant.Toutefois, une réforme des droits de scolarité ne résoudrait pas tout.Ajoutés au manque à gagner et au coût du matériel scolaire, ils contribuent à faire des études universitaires une activité fort coûteuse.Cela peut avoir pour effet, soit d’accroître la dépendance des étudiants à l’égard de leurs parents, soit de les inciter à consacrer trop de temps à un travail salarié, au détriment de leurs études.À moins qu’ils ne se retrouvent tout simplement dans une situation financière précaire.Mais le problème ne provient pas du coût élevé des études.L’achat d’une voiture exige aussi un déboursé important, et pourtant personne ne songe à demander à l’État de subventionner cette dépense, vu qu’elle peut facilement etre financée par emprunt.Un Investissement rentable Il en va tout autrement pour les études : celles-ci constituent un investissement rentable mais risqué.Dans ces conditions, un prêteur exigera une garantie avant de financer l’opération.Et c’est là que le bât K:!» blesse ; les études procurent des aptitudes et des compétences qui s’incarnent dans la personne de l’étudiant.Elles ne sont pas un bien qui, comme une résidence, peut être laissé en hypothèque.De plus, en raison de leur age, les étudiants ne peuvent pas avoir accumulé suffisamment de biens qui puissent constituer une garantie.11 existe donc un problème réel, qui en est un de financement et non pas de coût.Le régime de prêts et bourses aux étudiants ne le solutionne que partiellement, puisqu’il n’est pas accessible à tous les étudiants.La situation n’est pas sans issue ; onpourrait concevoir un système de prêts remboursables selon le revenu futur.Ainsi, les jeunes diplômés qui éprouveraient des difficultés temporaires à s’intégrer au marché du travail ne seraient pas tenus, durant cette période, de rembourser leur emprunt.Par la suite, les paiements seraient liés à leurs revenus.Ce qui signifie qu’aucun étudiant ne serait pris à la gorge par l’endettement.Cette solution ferait peut-être pousser des hauts cris à certains.Mais comment peut-on justifier que les étudiants, avec les frais de scolarité, ne défraient que 7 % des dépenses effectuées au titre de l’enseignement universitaire ?Certainement pas par la situation des jeunes diplômés sur le marché du travail.Que ce soit sur le plan des revenus, du chômage ou de la qualité des emplois, toutes les données disponibles, même les plus récentes, montrent que les diplômés des universités ont un sort enviable, comparativement aux jeunes moins scolarisés.On n’a qu’à consulter, entre autres, les relances effectuées par le ministère de l’Éducation pour le constater.De façon plus technique, on peut vérifier et mesurer la rentabilité des études universitaires.Pour le Québec, l’estimation la plus récente est celle de J.-M.Cousineau (5).Cette étude, effectuée en 1979, montre que la scolarité universitaire affiche une ren- Photo : Jocquot Qronlor tabilité très respectable, aussi bien pour l’individu que pour la société', Il n’existe aucune opposition entré l’accessibilité aux études et la rationalisation budgétaire, bien au contraire.S’il y a un dilemme, il se situe entre la poursuite de la politique actuelle d’une part et, d’autre part, la volonté de concevoir une réforme qui s’attaque au coeur du problème, mais qui pourrait soulever quelques vagues.(1) Desrosiers, J.-Y.Le financement des institutions et des activités universitaires, MÉQ, novembre 1981, (2) The Economist, 15 septembre 1984.1 (3) « Dépenses sociales : érosion où évolution ?» dans L'Observateur àé l’OCDE, no 126, janvier 1984.(4) Lemelin, C.La répartition des coûts de l’enseignement universitaire, Conseil des universités, 1980, , (5) Cousineau, J.-M.Le rendement de la scolarité universitaire au Québec, dans les cahiers de l’AC F AS, no 23 : « Les resi-sources humaines et la croissance économique », 1984.1 De la psychanalyse du message publicitaire LU GILBERT TARRAB ?Jean-Yves Roy et Doris-Louise Haineault, L’Inconscient qu’on affiche, Aubier éditeur, Paris, 1984.Deux psychanalystes québécois, Jean-Yves Roy et Doris Haineault, viennent de publier un ouvrage fascinant (ce n’est pas un hasard si le sous-titre du livre est : Un essai psychanalytique sur la fascination publicitaire) sur la lecture qu’ils font des affiches publicitaires.Fascinant et séduisant pour l’esprit.A tel point qu’on se demande légitimement, une fois le livre terminé, s’il n’y a pas un psychanalyste en dessous de tout message publicitaire qui « fonctionne » (c"est-à-dire qui produit l’effet escompté : la vente).Comment dire en quelques lignes tout le bien que je pense de ce volume, sans en traduire la réelle portée et la puissance d’évocation ?Aussi tâcherai-je de m’attacher à quelques aspects seulement de l’ouvrage, conscient d’être loin d’en épuiser toute la richesse.Les auteurs commencent pas systématiquement décortiquer au scalpel un certain nombre d’affiches fort connues du consommateur : d’abord celle de Solidarité {Solidarnosc en polonais), du Club Med, de la boisson Vittel, de la Banque nationale de Paris — et de l’échec de sa campagne publicitaire —, de Volkswagen et de la compagnie d’aviation israéUenne El Al, des films-spaghetti de Sergio l,eone, des pneus Goodyear, d’Avenir Publicité, des marques de cigarettes Pali Mall, de Camel, de Marlboro et de son cow-boy (à qui les auteurs font un traitement spécial, pages 45-47), de la montre Cellini (les auteurs montrent très bien comment une pub peut se faire par déni et par déplacement), etc.On le voit : il y a de tout dans ce livre.Nos psychanalystes, à chaque fois, font appel à leur savoir (non seulement analytique, mais également esthétique et culturel, au sens très large de l’acception) pour montrer, preuves indélébiles à l’appui, comment l’appel à nos défenses psychiques classiques (déplacement, dénégation, refoulement, identification, rationalisation) jouent pour nous faire passer à l’acte : c’est-à-dire acheferle produit publicisé.Partant des notions de désir et de besoin (ce n’est pas du tout la même chose : le désir, rappellent les auteurs, naît de l’écart entre besoin et demande, il naît d’une « béance incommensurable » ), ils en arrivent petit à petit à démontrer nos mécanismes de dé- fense et comment nos désirs (et nos défenses, que nous portons d’ailleurs alléjgrement sur nos T-shirts, sans toujours savoir qu’il s’agit bien d’eux) archaïques — qui sont au fondement même de notre vie psychique — alimentent en fait nos fantasmes.Or c’est seulement la pulsion qui se satisfait dans le concret ; aussi n’est-il pas étonnant que la publicité s’y intéresse bien davantage qu’au désir qui, lui, ne s’accomplit que dans le fantasme, dans le rêve, dans le mythe.Mais le publicitaire ne s’intéresse au rêve que dans la mesure où il nous lait consommer, c’est-à-dire acheter.Rien de surprenant à ce qu’il ne s’intéresse qu’à la pulsion, c’est-à-dire à ce qui nous pousse à l’acte.d’acheter.Je recommande notamment au lecteur de üre — que dis-je ! de savourer — l’analyse que les auteurs font de la célèbre affiche à’Easy Rider el de la façon dont Pe- ter Fonda, la vedette de ce film, est jugé sur sa moto, pour comprendre le phénomène du passage du désir au piège du réel.Ou encore de lire l’analyse magistrale de l’affiche (qui date pourtant de 1880, donc bien avant que Freud ait eu le temps de développer ses thèses) de Howe pour faire vendre son célèbre tricycle (page 73 et suivantes).Il faut lire cet ouvrage : pour savoir comment, subtilement, en publicité, le subversif (le désir) est récupéré, comment « le même arrive à tuer la différence », comment les vieUles notions sartriennes du « pour-soi » et de T« en-soi » — sans jamais être citées dans ce volume — sont aujourd’hui réactualisées par la psychanalyse contemporaine.On comprendra mieux pourquoi, après avoir refermé la dernière page de ce livre unique en son genre, u est dédié à Julia Kristeva (sémiologue célèbre), à Roland Barthes (cet autre décodeur de signes) et à Michel Serres (ce ponte du « parasitage », c’est-à-dire du « désordre »).Claude Lévi-Strauss n’est pas très loin non plus : les structures élémentaires de la parenté ont ici pour vis-à-vis les procédés élémentames de la figuration plastique.C’est ainsi qu’il faut interpréter le traitement qui est fait au tableau Orange et jaune (de Rothko) qui se trouve sur la page couverture), et qui est disséqué de main de maître (pages 61 à 64).Si je devais donner un autre titre à ce livre, ce serait sans conteste : la photographie du fantasme.En effet, chacun fabule son histoire à partir d’un tableau, d’un film, d’un roman, d’une pièce de théâtre.Chacun y projette sa propre symbolique, son propre imaginaire, ses propres rêves ; en un mot ; sa propre mythologie.Les publicitaires à succès ne s’y sont pas trompés. 8 Le Devoir, vendredi 7 décembre 1984 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Salle de l’OSM confirmait le concours financier du gouvernement québécois Auprès du maire de la ville, le promoteur immobilier entend lui démontrer Turgetice de mettre en chantier «C’est un grand risque que le maire prend» nous dit M Saskin.La préparation d'un nouveau projet demandera, estime-t-il, au moins une année de travail Nul ne peut dire SI la contribution québécoise demeurera disponible jusque là, ni même si elle proviendra du même gouvernement «Il y a peu d’entreprises qui puissent garantir une salle de concert pour $30 millions Notre projet et la salle de concert constituent un ensemble» a dit M Saskin Cadillac Kairview n’a pas, indique-t-il, un projet de rechange sans la salle de concert.I.e projet de l’avenue McGill College, dans sa version définitive, comprenait une salle de concert, avec son pignon sur rue distinct, une galerie de boutiques ayant front sur la rue Sainte-Catherine, une liaison avec le réseau piétonnier souterrain du centre-ville, des espaces de bureaux et des espaces de stationne ment.Il faisait l’objet, après plusieurs mois d’une controverse publique, d’un large consensus dans les milieux qui avaient dénoncé la première version du projet, le printemps dernier Dans les pourparlers que le promoteur immobilier a eus avec l’ad ministration municipale et le maire, Cadillac Fairview n’a jamais entendu parler d’un projet concurrent en préparation, bien que, de temps à autres, des rumeurs apparemment sans lendemain aient circulé M Drapeau a indiqué au conseil, mercredi, que l’administration municipale avait été saisie d’une offre écrite dès le mois d’avril, «avant le débat» a précisé le mau'e Ni le maire de Montréal, dans le compromis qu’il proposait l’été dernier, ni te comité consultatif pour le design urbain de l’avenue McGill College, constitué aux frais du promoteur immobilier avec la mission de tenir des audiences publiques, n’ont remis en cause le site Le Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM), prenant pour acquis que les décideurs dans cette affaire n’allaient pas changer de cap, avait appuyé la version définitive du projet de la société Cadillac Fairview, d’autant plus que, à la suite des audiences publiques, le promoteur immobilier s’é-tait rendu aux principales objections soulevées mise en valeur de la perspective sur le Mont-Royal, abandon des passerelles aériennes, études d’impact sur le commerce et la circulation, etc Hier, au conseil, le chef du RCM, M Jean Doré, a profité d’une question d’un conseiller indépendant, M Philippo Salvatore, pour exposer longuement la position de son parti La réponse de M Doré, qui ne croyait pas avoir une si belle occasion d’exposer son point de vue,a occupé une bonne part de la période des questions ^ L’entente-cadre tait plus qu’une question de jours Kn anglais, M Mulroney a même parlé de son espoir que MM Johnson et Stevens concluent «d’ici une couple de jours» une entente très significative pour le Québec «Ce sera la première entente depuis longtemps et ce sera, je pense, une entente importante», a dit le premier ministre du Canada M Lévesque a pour sa part rappelé que la signature d’une entente-cadre s’inscrivait dans l’effort d’harmonisation sur lequel M Mulroney a insisté «avant, pendant et après la campagne électorale» «Dans les jours qui viennent, j’espère, il va avoir quelques ministres qui sont particulièrement concernés qui vont se réunir et qui vont essayer justement d’arriver à cette harmonisation», a précisé le premier ministre du Québec II a aussi déclaré que cette harmonisation consistait «à essayer le plus possible de cesser le marchage sur lespieds» M Mulroney ajoutait qu’ils avaient toutes raisons de croire que «cela va se bâcler dans les prochains jours à l’avantage, bien sûr, du Québec et du gouvernement fédéral» «J’ai toujours pensé que le dialogue constructif devait passer d’abord et avant tout à travers le laboratoire d’une relance économique et nos discussions aujourd’hui ont essentiellement porté, mais pas exclusivement, sur les questions d’emplois et de création d’emplois», a précisé le premier ministre du Canada La précédente entente-cadre de dix ans, signée le 15 mars 1974 entre les gouvernements du Québec et du Canada, a permis l’injection de $1.8 milliards, provenant à 60% environ d’Ottawa et à 40% de Québec.Les dernières ententes auxiliaires ont été signées en 1978 (tourisme, équipements publics) Même s’il demeurait près de $200 millions, dont $115 millions venant du gouvernement fédéral, à dépenser d’ici 1988 dans le cadre de SIX anciennes ententes auxiliaires, l’entente-cadre prenait fin te 31 mars dernier Cela signifie qu’il devenait alors impossible de signer de nouvelles ententes auxiliaires, même si le Québec sollicitait le gouvernement fédéral sur une série de projets sectoriels Les pourparlers, menés alors par les ministres Marc Lalonde et Donald Johnston pour Ottawa et Jacques Parizeau et François Gendron, ont échoué sur des questions de pnn-cipe, le gouvernement fédéral réclamait notamment le droit de définir («conjointement») les objectifs du Québec en développement économique et régional à moyen et long terme et de partager les responsabi’-lités en matière d’exécution, ce qui était inacceptable pour Québec Continuant la direction déjà prise, notamment avec les actions engagées dans des secteurs de compétence provinciale dans le cadre du plan de l’Flst du Québec, le gouvernement Trudeau décidait de se lancer seul dans le développement économique régional Le 4 juin 1984, il annonçait qu’en 1984-85 il consacrerait $109 millions dans les secteurs du tourisme, de l’agriculture, des mines, des communications, des transports et de la recherche-développement, sans accord avec Québec Avec l’arrivée des conservateurs à Ottawa, la discussion pouvait reprendre sur les bases du dernier document fourni par le gouvernement du Québec lors des pourparlers infructueux Il semble que l’accord trouvé avec M Stevens reprenne pour l’essentiel la philosophie défendue par le Québec lors des pourparlers avec le précédent gouvernement fédéral La principale difficulté qui reste maintenant à surmonter est que le gouvernement fédéral puisse dégager suffisamment de fonds pour que soient signées des ententes auxiliaires d’une importance significative ^ CLSC AUJOURD’HUI r.inlonâl, centre d études musicales \ ou.s lin Ile COI dialement a une fête mu sicale, à 20 h au 737 a\ Dollard a Outre mont Kntiée libre 273 1033 ¦ Ksposition «Les arts sacré.s au Qué Ik’C» ju.squ'au 6 jansier à la Mai.son de la cultuie de la ('ôte des Neiges 3290 ch delà Côle-des-Neiges (739 7195) ¦ Loiganisme Allô Mondial vous convie à ses soupei s [lour personnes seules 2S7 9719 ¦ M Serge Saucier, président et chef de la diiection du groupe Raymond Chabot Mai lin.Pré et a.ssociés, sera le conféren cier inv lté du Con.seil de l'industrie élec Ironique du (Juébec Le titre de la confé lence «Donnez moi de l’oxygène et je m’occu|)erai de l’amour» Rendez vous au club Mont .Stephen, 1440 rue Drummond à midi H61 299S ¦ Le ('entre interculturel Monchanin vous invite à une série ayant pour thème «Les nouvelles vagues de réfugiés» Ce vendredi, on échangera avec Kdward .Joseph, Tamoul du Sri-Lanka Rendez-vous à 20 h au centre, 4917, rue St Urbain 288 7‘229 ¦ «La voie bouddhique de la non-agres sion V ers une nouvelle compréhension politique», causerie publique donnée au Dhunniirihalu de Montréal, 5311, av du Parc, suite ’200 279-9115 ¦ Le Centre communautaire de loisirs de la Côte-des-Neiges orgapise une fin de semaine à la ba.se de plein air Marie-Paule de Sainle-Véronique, les 8,9 et 10 février On peut s’inscrire dès maintenant 733-1478 Des animateurs ont sollicité des candidatures, encouragé les anglophones à se prévalon de leur droit de vote et finalement fait élire des représentants dans la plupart des 15 quartiers où se sont jusqu’ici déroulé (les élections « Au début nous avons perdu parce que nous présentions trop de candidats anglophones et que nous divisions notre vote, explique une ani-matnee de l’Alliance Nous avons appris » Dans d’autres quartiers se sont des francophones, des groupes populaires ou des représentants de communautés ethniques qui ont formé des « listes », distribué des tracts, uti-hsé des chaînes téléphoniques Alors que la première élection à St-Léonard en janvier 1984 n’avait attiré que 50 votants, plus de 430 ont voté à LaSalle, 650 à Notre-Dame de Grâce, 1200 à Ville St-Laurent Créés en 1983 par le Conseil régional des service sociaux et de santé du Montréal métropolitain (CRSSSMM), les comités aviseurs ont entre autres mandats de développer les programmes qui seront offerts par les équipes de première ligne jusqu’à l’implantation dans le quartier d’un véntable CLSC.Ils sont formés de 15 membres, non rémunérés, la plupart des représentants des hôpitaux, centres hospitaliers, conseil de médeems, orga-msmes bénévoles du secteur.Quatre de ces membres sont des citoyens, élus au suffrage universel.« Je voulais m’assurer que le CLSC offrirait des services aux jeunes, explique l’une des 13 candidates défaites de l’élection de mercredi soir à Verdun Pour d’autres c’était les intérêts des personnes âgées, ceux des femmes, des communautés ethmques Le comité aviseur n’a encore jamais été utilisé ailleurs qu’à Montréal.Il devait, dans les objectifs du CRSSMM, favoriser l’implication de la communauté L’enthousiasme des candidats a toutefois, dans certains quartiers, créé des situations peu représentatives.Ainsi à ViUe-Emard, où les anglophones ne forment que 10,7% de la population, les quatre représentants élus sont de langue anglaise La situation est inversée à Notre-Dame de Grâce où, par cramte de ne pas être représentes, les francophones minoritaires se sont tellement bien organisés qu’ils ont réussi à faire élire quatre francophones dans un quartier à majonté anglophone Cette situation n’inquiète toutefois pas André Cimon Selon lui les fiduciaires chargés de nommer les autres représentants au comité, dont trois représentants de groupes communautaires et bénévoles, ont jusqu’ici fait preuve de bon sens et « rééquilibre » les comités.« Nos membres n’ont nulle part tenté d’occuper les quatre postes, précise le directeur des affaires sociales pour Alliance-Québec.M.Ross Williams.Simplement d’assurer une présence.La communauté anglophone ne s’est traditionnellement pas impliqué dans les CLSC qui ont fait de même vis-à-vis les anglophones.Aujourd’hui nous voulons nous impliquer.» Cette décision « d’mvestir les lieux de décisions des CLSC » ne signifie toutefois pas selon M.Williams que l’AUiance a abandonné tout espoir de forcer le gouvernement a ne pas transférer, comme prévu, 40% des ressources humaines des Services sociaux Ville-Marie, traditionnellement anglophone, (lans différents CLSC de Montréal.Les dernières élections de citoyens aux comités aviseurs doivent avoir lieu au cours des prochaines semâmes 4 Pourparlers vin, pour M Lévesque, la cuvée du Parlementaire Leur entretien a été prolongé d’une demi-heure pour permettre aux journalistes arrivant d’Ottawa de prendre part à la conférence de presse impromptue De fort bonne humeur, tes deux hommes pohtiques n’avaient rien de précis à annoncer, smon que leurs ministres responsables signeront incessamment une nouvelle entente-cadre de 10 ans sur le développement régional Sur le plan économique, l’objet principal de leur entretien, chacun avait son « menu » celui de M Lévesque portant surtout sur la péréquation, les paiements de transfert et les programmes d’emploi pour les jeunes, celui de M Mulroney ayant trait aux problèmes routiers de son vaste comté de Mamcouagan.Mais aucun ne s’est commis, du moins publiquement sur quoi que ce soit Surtout pas sur la constitution, qui a fait l’objet des questions répétées de la presse L’entretien, cordial, est prometteur pour l’avemir, assure M Mulroney.Mais M Lévesque est fort occupé en janvier, lui en février, avec la conférence des premiers ministres à Regina, de sorte que ce n’est qu’autour de Pâques, ou peu après, qu’ils pourront entreprendre des pourparlers plus intensifs sur la constitution II n’y a pas d’échéancier et il ne veut pas présumer des délais requis avant « de conclure dans l’honneur et l’enthousiasme ce processus » « C’est une situation complexe, poursuit le premier mimstre fédéral J’ai toujours pensé que, dans un dialogue constitutionnel, il fallait à tout prix éviter l’ambiguïté et l’improvisation.Il faut que les interlocuteurs sachent l’implication des termes et des enjeux, qu’il y ait une dimension de précision dans nos paroles et nos intentions C’est comme cela qu’on doit négocier Je pense que la prudence exige que l’on prenne le temps voulu M Lévesque et moi, nous allons nous voir sans aucun doute sur une base régulière pour en discuter » En anglais, M Mulroney insiste sur la circonspection nécessaire et se dit modérément optimiste II attend les propositions du Québec « Les Québécois cherchent des instruments et des exemples de collaboration également dans le domaine constitutionnel, mais on ne peut pas rater notre coup » « On n’a pas envie d’improviser d’aucune façon, ajoute M Lévesque pour sa part Donc, il va falloir se préparer Alors, on va se préparer.» Il a fait savoir à son vis-à-vis qu’au cours des prochains mois, le Québec présentera un dossier plus précis, la discussion d’hier n’étant qu’un tour d’horizon des options et des différen tes possibilités S’il y a eu des propositions spécifiques, elles portaient sur la relance économique, l’emploi et les investissements « La balle est dans notre camp, dit M Lévesque On va se revoir, le plus périodiquement possible, parce que cela aide souvent à faire travailler tout le monde, si l’on doit produire quelques résultats Cela permettrait de dégager une espèce de package possible Donc, autour, je ne sais pas, de Pâques ou la Trinité, on devrait pouvoir entrer dans la viande constitutionnelle » Entre Pâques et la Trinité, rappe-lons-le, il s’écoule huit semaines, ce qui porterait le début des vrais pourparlers au mois de juin seulement (Samedi dernier, pourtant, dans une entrevue à La Presse, M Lévesque disait' « Je SUIS prêt, lors de la rencontre de la semaine prochaine (d’hier) avec M Mulroney, à lui dire comment je VOIS cela Jevaisatten dre une première réaction de sa part Et puis, un peu avant ou après les Fêtes, je rendrai publiques, avec des détails, nos demandes ») Moins pressé hier, il expliquait • « Il faut se préparer et il faut sortir d’une série d’ambiguilés qui sont toujours là et qui ont été entretenues exprès.Dieu sait pas seulement par nous, depuis des années » Pendant que le Québec prépare son* kit » et précise la façon dont il veut aborder la discussion pour vrai, M Lévesque espère « qu’il se passe quelque chose un peu » du côté d’Ottawa et du Canada anglais Tout en admettant que son mimstre, M Johnson, a apporté mercredi des précisions à -ses propos de la veille, le premier ministre reste convaincu qu’en matière de partage de pouvoirs, le droit d’option véritable, tel qu’endossé par huit provinces en avril 1981, a plus de bon sens et est plus logique que le droit de veto «Un droit d’option, quant à moi, en tout cas depuis toujours, c’est préférable à une espèce d’instrument paralytique » D’autre part, concernant les paiements de transferts, M Lévesijue a fait part de ses inquiétudes, et M Mulroney s’est engagé à regarder ces préoccupations dans les meilleurs délais M Lévesque lui a fait valoir que le Québec perdra $200 millions en 1985-86, avec la formule fri cotée par l’ancien gouvernement libéral Au sujet des jeunes, les deux hommes politiques ont convenu de mieux harmoniser leurs programmes respectifs Quant à lui, interrogé à Toronto, M Rourassa comprend la prudence de M Mulroney concernant la loi fondamentale du pays, et il invite M Léves(iue à respecter ses engagements économiques.Il répète que le droit de veto (sur la base des quatre grandes régions, dont le Québec) est essentiel, ain.si que le stipule le livre Bérubé exclut la possibilité que les enfants fréquentent l’école à partir de cinq ans MARIE-AGNÈS THELLIER L’éternel problème de l’âge d’entrée à l’école a refait surface hier en commission parlementaire, où les élus étudiaient — lentement — les premiers articles du projet de loi 3 Le ministre de l’Éducation, M.Yves Bérubé, a une nouvelle fois exclu la possibilité que les enfants entrent en classe s’ils ont cinq ans dans l’année civile.Selon le mimstre de l’Éducation, il en coûterait $ 90 millions chaque année pendant 10 ans pour que les écoles acceptent les enfants qui ont cinq ans le 1er janvier plutôt que le 1er octobre.« Mais il n’est pas exclu que, dans des années de plus grande abondance, on puisse modifier la date, pour se rapprocher davantage de janvier que d’octobre », a cependant déclaré M.Bérubé Quelques minutes auparavant, le ministre de l’Éducation avait reconnu que le maintien du 1er octobre répond à des considérations budgétaires et non à des considérations p^agogiques Commençant l’étude détaillée du projet de loi 3 hier midi, après environ « 10 heures de « tataoui-nage », les députés ont concentré toutes leurs énergies sur l’article 14, définissant l’obligation de fréquenter l’école entre l’âge de cmq ans et celui de 15 ans.L’étude des premiers articles, allant de 1 à 13, a été retardée jusqu’à l’audition de l’Institut canadien d’éducation des adultes, qui pourrait avoir lieu mardi procham.M.Bérubé compte déposer dans les prochains jours la liste des amendements qu’il soumettra pour environ 200 articles du projet de loi.Par ailleurs, le projet de loi assure, par son article 1, qu’un étudiant peut recevoir les services scolaires jusqu’à ce qu’il ait fini son secondaire, ce droit était acquis dans les faits, même s’il n’était pas inscrit dans la loi jusqu’ici.M.Bérubé songe cependant à la possibilité de recourir à des kudes « en alternance » entrepnse-école après l’âge de 16 ans.Les députés hbéraux, menés par le porte-parole de l’opposition en matière d’Éducation, M.Claude Ryan, ont mené toute la journée d’hier une lutte sur l’article 14, réclamant notamment « que le ministre reconsidère sa décision de mamtemr l’âge d’admission à l’école au 1er octobre d’une année».Les travaux de la Commission parlementaire ont, dans les faits, été bloqués cette semame, depuis qu’elle s’est réume pour commencer l’étude article par article du projet de loi.Ce « filibuster » libéral pourrait amener le gouvernement à imposer la « guillotine » aux travaux de la Commission si le rythme actuel se poursuit : il y a en effet 683 article dans le projet de loi.Contrairement au projet de loi 42 sur les accidents de travail, où le ministre du Travail, M.Ray-nald Fréchette, a assuré hier matin que le gouvernement n’imposerait pas la guillotine à l’étude (lé-taillée en commission parlementaire, le gouvernement semble décidé à imposer s’il le faut la guil-lotme pour faire adopter le projet de loi 3.« Trop de gens attendent l’adoption de la loi 3 », a signalé un membre du cabinet du Leader du gouvernement.La loi 42 pourrait donc attendre la session du printemps 85; la loi 3 serait passée avant Noël, comme le veut le mmistre de l’Éducation.beige des libéraux du Québec, et que M Lévesque n’a pas le droit de corriger sa propre erreur en en faisant une autre Le chef hbéral estime que le premier ministre « essaie de se te-mr sur un cure-dents dans l’océan » Concernant la motion de censure que les libéraux présenteront la semaine prochaine contre le gouvernement, l’opposition veut s’employer à la rédiger de telle sorte que les pé-quistes orthodoxes, les dissidents et les indécis, soient forcés de l’appuyer ou de s’abstenir de voter Ce qui pourrait mettre le gouvernement en danger, si tel devait être le cas ^ La Nouvelle-Calédonie naques sont incontestablement les plus mal lotis .on a confisqué leurs terres et leurs révoltes (1878 et 1917) ont été noyées dans le sang.Ce pays, après avoir servi de colonie pémten-tiaire où l’on exilait bagnards et Communards, on a rêvé d’en faire une colonie de peuplement, une espèce de petite Australie française, à 1,500 km de cette dernière et à 1,700 km de la Nouvelle-Zélande Pour cela, on a relégué les Canaques dans des réserves et on a distri-bué leurs terres aux Européens.Mais c’est surtout le nickel qui a enrichi les Caldoches.Avant la crise qui a frappé ce minerai, la Nouvelle-Calédonie en était le troisième producteur mondial derrière le Canada Pendant que les Canaques vivaient en autarcie de pêche et d’agriculture, le nickel a attiré une main-d’oeuvre étrangère qui, alliée aux Européens, est ainsi devenue majo ritame dans les années 70 « Dans les vingt dermères années, au lieu d’ouvrir les emplois et la formation professionnelle aux Mélanésiens, on a ouvert ces emplois à des gens qu’on a fait venir de l’extérieur », explique le professeur Jean Guiart, directeur du laboratoire d’ethnologie au Musée de l’Homme à Pans Sous le septennat de Valéry Giscard d’Estamg, des mesures seront prises en faveur de la redistribution de terres aux Canaques.Mais comme le souhgnait, le 28 novembre, à l’Assemblée nationale le premier mimstre Laurent Fabius, « au cours de toutes ces années, on a toujours agi trop peu et trop tard ( .).Nous avons aujourd’hui deux communautés face à face » En 1979, les partis socialiste et commumste avaient signé une déclaration en faveur de l’autodétermination du peuple canaque avec le Front indépendantiste nouvellement créé.Une fois au pouvoir, la gauche s’est rendue compte de l’existence des caldoches et surtout qu’il fallait aussi compter avec eux.Or ceux-ci ne veulent rien savoir d’une quelconque séparation , ils ont meme fondé un parti dont le sigle en dit long sur leurs amitiés politiques : Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR, cousin du RPR, le Rassemblement — gaulliste — pour la République de Jacques Chirac).Pour tenter d’apaiser les deux communautés, un nouveau statut a été voté à Pans .selon le texte, l’archipel devait élire une assemblée territoriale et désigner un gouvernement autonome, première étape vers un référendum sur l’indépendance que le gouvernement fixait à 1989.Cela laissait, disait-il, le temps à l’admimstration de « se canaquiser » afin de donner plus de poids aux autochtones Mais pour certains indépendantistes, 1989 c’est trop loin, d’autant que les sondages sont lourds de menaces Craignant que les socialistes perdent les élections de 1986 et que tout le programme ne soit remis en cause par la di'oite une fois revenue au pouvoir, cette mise en oeuvre progressive de la décolonisation est maintenant combattue par une partie des indépendantistes réiinis sous la bannière du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS).Lors de l’élection de l’Assemblée temtorlale, le 18 novembre dernier, le FLNKS a refusé de prendre part au vote et a annoncé la formation d’un gouvernement provisoire.Les élections ont tout de même eu lieu mais 80 % des Canaques se sont abstenus.Résultat, le RPCR a obtenu plus de 70 % des suffrages mais le taux d’abstention a été de près de 50 % pour l’ensemble du territoire.Le FLNKS a décidé d’affmmer encore plus fortement son refus en barrant les routes et en organisant le blocus des villages de colons.Il a mis sur pied un gouvernement provisoire présidé par son leader, Jean-Marie Tjibaou, un ancien pasteur protestant de 48 ans, qm va jusqu’à délivrer des laissez-passer aux journalistes qui veulent circuler dans l’île.Les gendarmes ont reçu l’ordre de ne pas bouger, ce qui exaspère la population caldoche qui s’estime prise en otage.Face à la gravité de la situation, le fouvernement français a dépêché un missaire respecté par tous les partis pour ses qualités — Edgard Pi-sani, ancien ministre du général de Gaulle, rallié au Parti socialiste en 1974 — qui doit consulter les Néo-Calédoniens et élaborer dans les deux mois un plan d’action, tout en étant chargé (le maintenir l’ordre dans le temtoire.Quelles que soient les propositions à vemr, le gouvernement a d’ores et déjà décide d’avancer le référendum sur rautodétermmation.La question est maintenant de savoir sur quelles bases cette consultation pourra être organisée.Le FLNKS estime que seul le peuple kanak doit être consulté, une exigence qu’aucun parti politique français ne peut admettre et qui, de toute façon, serait mconstitutionnelle.Face à ce problème calédonien « inextricable », il faut trouver des solutions « ongmales », estime Lionel Jospin, le premier secrétaire du Parti socialiste.Sa solution ' une « indépendance pluri ethnique sur une base fédérale » en organisant deux référendums .un pour les Mélanésiens, l’autre pour les Européens.Cette proposition faite le 4 décembre devant l’Assemblée nationale a provoqué les haut-cris de l’opposition qui ne cramt pas d’agiter l’é-pouvantail de l’apartheid, en accusant le gouvernement de vouloir créer l’équivalent des bantoustans, ces micro-États noirs créés sous la férule de l’Afrique du Sud Une fois encore, les socialistes sont placés devant un choix très délicat et la droite rie laisse pas passer l’occasion de leur « plonger la tête sous l’eau », comme l’écrit le quotidien non conformiste Libération Elle reproche surtout au premier ministre de ne pas être capable de mamtemr l’ordre en Nouvelle-Calé-dome et de laisser « un groupuscule » dicter sa loi (le FLNKS).De son côté, le gouvernement soutient ^u’il a un double souci assurer l’ordre et maintenir le dialogue En fait, M.Fabius privilégie la seconde proposition car les socialistes qui étaient au pouvoir au moment du déclenchement de la guerre d’Algérie en 1954 (François Mitterrand était le mmistre responsable du mamtien de l’ordre) ne tiennent pas à retomber dans ce genre d’engrenage D’autant que l’électorat de gauche est profondément anticolomaliste « La France ne va pas se payer la dermère guerre coloniale de son histoire, ce serait vraiment absurde », s’est même exclamé l’ancien mmistre commumste Charles Fiterman.Bien entendu, personne ne s’oppose à l’autodétermination mais la droite répète à satiété qu’on ne doit pas imposer l’indépendance si celle-ci est rejetée par une majorité de Calédoniens.Or, elle sait très bien que les Canaques sont insuffisamment nombreux pour faire pencher la balance du côte de l’indépendance On entend amsi de drôles de discours ces jours-ci en France.Des discours que l'on croyait appartenir à un passé révolu Pierre Charpy, rédacteur du bul-letm quotidien d’mformation du RPR ne cramt pas d’expliquer sur les ondes que la France a « des intérêts » en Nouvelle-Calédonie, qu’elle n’a aucune raison de s’en aller, d’autant qu’elle y a apporté « le progrès et la civilisation ».L’envoyé spécial du journal conservateur Le Figaro dans son reportage du 29 novembre parle d’une « poignée de sauvages » a propos des mimants indépendantistes et dépeint sa rencontre avec eux comme « un film d’horreur sur l’âge de pierre ».Face à la difficile tâche de trouver des solutions, certains préfèrent jeter de l’huile sur le feu.Ils souhaitent peut-être que les caldoches imitent le Rhodésien lan Smith qui, en 1965, avait confisqué le pouvoir et décolonisé le pays au seul profit des Blancs.On n’en est certes pas là en Nouvelle-Calédome mais la situation est suffisamment explosive pour qu’à Pans on craigne les scénarios les plus sombres.Puisque l’on sait que les caldoches feront tout pour empêcher la naissance de ce nouvel État que le FLNKS a déjà baptisé Kansky.4 Téhéran seul le visage était visible, le corps caché par une couverture Au cours des fusillades survenues dans la matinée, une troisième personne pourrait avoir été tuée, mais cette information de bonnes sources n’a pas été confirmée officiellement.À chaque fois, le chantage était le même les pirates exigeaient la satisfaction de leur demande — la libération par le gouvernement koweïtien de militants islamiques arabes condamnés au Koweït — et menaçaient de tuer un otage.Devant le refus des autorités koweïtiennes, ils mettaient leurs menaces à exécution.L’après-midi avait débuté avec des préparatifs de départ de l’avion.Les véhicules qui lui barraient l’accès de la piste avaient été retirés.U ne équipe de nettoyage iranienne avait pu monter à bord pour fournir de l’eau et s’occuper des toilettes Des médeems étaient venus en aide à des passagers souffrant de troubles cardiaques.Les pirates avaient demandé en vain le remplacement du pilote, un Bntanmque, et du copilote, souffrants, par une nouvelle équipe.En début d’après-midi, on apprenait de très bonnes sources que les autontés koweïtiennes avaient cessé de négocier directement avec les pirates, laissant le soin aux responsables iraniens de trouver une issue au détournement.Vers la fin de l’après-midi, un nouveau passager était tué sur la passerelle où deux pirates négociaient avec un officiel iranien qui se trouvait au pied de l’avion.L’otage avait essayé de pousser l’un des pirates en bas de l’escalier et ce dernier avait alors vidé son revolver sur lui, le touchant de SIX balles, selon des témoms directs L’agence iranienne a mdmué que ce passager s’était présenté à l’aide d’un porte-voix comme le consul américain à Karachi.Un tel diplomate ne figure pas parmi les passagers, a-t-on assuré de source diplomatique à Téhéran II devrait en fait s’agir d’un fonctionnaire de TAID, l’organisme gouvernemental américain d’aide au tiers monde, en poste à Karachi et titulaire d’un passeport diplomatique Quelques minutes plus tard, un autre otage était conduit à la porte et abattu dans les mêmes conditions, selon des témoms dignes de foi.Ce dermer incident n’a toutefois pas été confirmé par les médias officiels ira-mens.Les pirates menaçaient une nouvelle fois de faire sauter l’avion D’importants moyens de secours étaient aussitôt achemmés auprès de l’Airbus Au tout début de la soirée, après une attente tendue de près d'une heure, un groupe de 30 passagers était libérés, en majonté des Pakistanais et des Koweïtiens, selon la télévision iranienne.On ignore ce qui a conduit les pirates à ce geste d’apaisement.Dans tous les milieux diplomatiques de Téhéran, on redoute une issue dramatique du détournement.Le chef des pirates est très intelligent, inquiétant, imprévisible et lunatique, a déclaré un Pakistanais libéré mercredi.Les pirates pourraient faire partie du groupe intégriste islamique libanais Hezbollah, selon certaines indications difficilement vérifiables.À Washington, le département d’État américain a indiqué hier soir que deux Américains, des fonctionnaires de l’Agence pour le développement mtemational (AID), avaient « apparemment » été assassinés par les pirates de l’air. Q LE DEVOIR mm CAHIER I Montreal, vendredi 7 décembre 1984 LES AFFAIRES .EN aUELfiLUES LIGNES SYLVAIN BLANCHARD ¦ Bénéfice de $54 millions pour Labatt Au cours des six derniers mois de son exercice financier s’étant terminé le 31 octobre dernier, la companie John Labatt a réussi à encaisser un bénéfice net de $ 54 millions, en hausse de 11 % par rapport aux résultats de la pénode correspondante de l’an dernier Le bénéfice par action de la compagnie se situe actuellement à $ 1 89,13 cents de plus qu’il y a un an Les ventes de John Labatt sont passées de 11 2 milliard qu’elles étaient au cours du premier semestre de 83 à $14 milhard au 31 octobre dernier, une augmentation de 19 % Entre les mois d’août et octobre, l’entreprise a réahsé un profit de $ 28 millions, une augmentation de 13 % en comparaison avec l’an dernier ¦ Baisse de profit aux Magasins Château Les magasins Château ont enregistré au cours des neuf derniers mois de l’année des ventes totahsant la somme de $ 58 milhons, soit $ 12 millions de plus que ce qu’ils avaient encaissé à ce chapitre il y a douze mois Le bénéfice net de la compagnie se chiffre à $ 3 6 millions, comparativement à $4 miUions l’an dernier ¦ L’action d’Union Carbide chute brutalement à Wall Street Sous l’effet d’une vague de bquidations suscitée par la crainte que ta société ait à payer des dommages considérables à la suite de la catastrophe de Bophal, l’action d’Union Carbide Corporation a chuté brutalement hier à Wall Street L’action de la société a en effet perdu 16, dégringolant en cours de séance à $ 381-8, comparativement à $ 44 3-8 à la fin de la journée de mercredi Selon certains analystes financiers, le montant total des indemnités que la compagnie aura à défrayer relativement à cette catastrophe-pourraient se chiffrer à des centaines de millions de dollars, et, éventuellement, menacer sa viabilité financière Les dirigeants d’Union Carbide ont pour leur part indiqué qu’ils ne pensaient pas que les dommages qu’ils auront à encourir seront d’une telle ampleur La société dispose d’avoirs totalisant plus de $10 milliards Les dirigeants de la compagnie ont rappelé qu’une importante société américaine, soit la Manvüle Corporation, était parvenue l’an dernier à invoquer l’article 13 de la loi sur les failhtes pour se soustraire à un grand nombre de poursuites L’article en question permet à une société en difficulté de se réorganiser, sous contrôle judiciaire, tout en restant à l’abri de ses créanciers ¦ Bénéfice de $ 25 millions pour Redpath Les Industries Redpath Limitée terminent leur exercice financier 83-84 avec un bénéfice net de $ 25 3 milhons, ou $ 5.43 par action, compara tivement à $ 14 8 milhons, ou $ 319 par action, l’an dernier Cette amého-ration traduit l’élimination de la part revenant à la société des pertes d’exploitation de Zymaize encourues en 1983, ainsi qu’une baisse générale de la provision pour déductions fiscales.Le revenu de la compagnie a été de $ 372 milhons, en baisse de $23 milhons par rapport aux résultats de 1983 Cette baisse est directement attnbuable à la chute mondiale des prix du sucre, laquelle s’est maintenue toute l’année Au cours de la réunion du Conseil d’administration tenue hier, il a été décidé de porter le dividende de la compagnie sur les actions ordinaires à un taux trimestriel de 37 5 cents par action Ce nouveau taux sera apphqué lors du paiement du 1er mars 1985 Le Conseil a également donné son approbation au fractionnement à trois contre une des actions ordinaires de la société ¦ Une autre perte pour la Baie d’Hudson Pour les neuf derniers mois de son exercice fmancier s’étant terminé le 31 octobre dernier, la compagnie de la Baie d’Hudson a enregistré une perte de $ 166 millions, ou $ 7 67 par action ordinaire, comparativement à une perte de $ 84 millions, ou $ 4 20 par action, lors de la période correspondante de 83 Les ventes de la compagnie, au cours de ces trois derniers trimestres, se sont chiffrées à $ 3 2 milliards, contre $ 2 9 milliards il y a un an ¦ Vente prochaine de 3.2 millions d’actions de CDC Life Sciences Quelque 3 2 millions d’actions de CDC Life Sciences seront mises en vente dans le public la semaine prochaine Selon un porte-parole de la Corporation, elles devraient s’acheter autour de $12 à $13 La société mère, qui est principalement un conglomérat pétrolier et mimer, sera également mise en vente par le gouvernement fédéral, lequel détient 87 % de ses actions ordinaires Le prix des titres de Life Sciences, qui consistent en une action ordinaire et un certificat d’achat d’une demi-action, sera annoncé la semaine prochaine La vente doit être approuvée par la commission ontarienne des valeurs mobihères Les souscripteurs seront Wood Gundy Inc, Burns l'ry Ltd et Dominion Securities Pitfield ¦ Coastal achète une raffinerie de Texaco au coût de $43 millions La direction de Coastal Corp a annoncé mercredi qu’elle avait acheté une raffinerie de la Texaco dans le New Jersey pour $42 5 millions en liquide D’autre part, elle fermera sa raffinerie d’Anvers en Belgique, ce qui entraînera le hcenciement défimtif de 200 travailleurs ¦ Injection de $ 325 millions pour le développement d’une mine du N-B La Banque Indosuez, un syndicat de 19 banques internationales, conjointement avec la Banque royale du Canada et la Deutsche Bank, a conclu hier à Toronto un plan de financement de $ 325 millions destiné au développement de la mine de potasse Demson-Potacan Potash Company, au Nouveau-Brunswick l,e groupe français nationalisé EMC (Entreprise minière et chimique) est l’un des trois partenaires de ce projet mimer La société canadienne Denison Mines assurera la production de la mine, laquelle devrait débuter aux allentours du troisième trimestre de l’an prochain Potacan, filiale commune de l’EMC et de Kali und Salz (groupe allemand BASF) sera chargée de commerciahser la potasse ¦ Nomination chez Loblaw Le président de Loblaw Compames Limited, M Richard Currie, vient de procéder à la nomination de M David Nichol au poste de vice-président directeur de Loblaw Compames et de président de Loblaw International Merchants, une société en propriété exclusive Cette nomination entrera officiellement en vigueur le premier janvier prochain M Nichol a rempli les fonctions de président de la division Loblaw de Loblaw Compames pendant plus de huit ans À titre de président de Loblaw International Merchants, M Nichol veiUera dorénavant à l’élaboration de nouvelles gammes de produits et à la création de programmes de commercialisation afin d’utihser au maximum les possibilités de marketing de Loblaw Compames Limitée, le plus important distributeur de produits ahmentaires du Canada Le dividende ne sera pas rétabli avant 2 ou 3 trimestres Le revenu net de la Mercantile chute JEAN CHARTIER « Le pire est derrière nous à la Banque mercantile Je ne fais jamais aucune prévision pour un trimestre mais je suis persuadé que nos résultats vont être meilleurs pour toute l’année 1985 Le dividende de 27 cents par action a été coupé au troisième trimestre et il ne va sûrement pas être rétabli avant un bout de temps D’ailleurs, personne n’anticipe que le dividende sera réé-tabh avant deux ou trois trimestres.Nous n’aurions pas procédé à cette coupure s’il n’y avait eu lieu de la faire que pour un seul trimestre » Telle est la déclaration qu’a faite au DEVOIR le vice-président aux Finances de la Banque mercantile, M Nathan Bossen Le revenu net pour l’exercice fmancier termmé le 31 octobre est de $ 12.3 millions en comparaison de $ 21 millions en 1983 II s’agit d’une chute de 34 % du revenu net , , .Aucun trimestre n a été carrément déficitaire en 1984 à la Banque mercantile comme c’avait été le cas VOICI trois ans à la Banque nationale, ce sont les 1er et 3e trimestres qui ont été les plus mauvais Les résultats du quatrième trimestre auront groçuré un revenu net de $ 2 9 mil-ons en comparaison de $ 4.7 milhons au quatrième trimestre de 1983 Par action, le bénéfice net pour le trimestre a été de 12 cents par rapport à 47 cents l’an dermer.Au total, pour l’année, le bénéfice net par action ordinaire s’est chiffré à 92 cents par rapport à $ 2 01 en 1983 M.Bossen estime que n’importe qui au fait de la situation de la banque cette année a réalisé que les résultats ne sont pas loin de ce qui était prévu à la fm du troisième tnmestre « C’est en octobre que nous avons coupé le dividende.C’était la pire période.Les prévisions pour le quatrième trimestre se sont à peu près réalisées.C’est en gros ce à quoi les marchés fmanciers s’attendaient» L’actif total de la Banque mercantile a crû de $ 800 milhons à $ 4 9 mil-hards, une hausse de 19 % Les prêts ont enregistré une hausse importante mais moins forte que l’actif, en l’occurence de 11.3 % à $ 3 9 milliards Le revenu net d’intérêt a régressé en raison de la réduction des écarts d’intérêt, de l’augmentation des coûts de financement de prêts en souffrance et de la dimmution du recouvrement des intérêts en souffrance C’est ce que précise le pré- 1»M 1983 Par 100$ AcW bénéfice net Par Par 100$ ^ X —.aae a D9fiVRv9 flW Par (milthmto) (mlHIene) action (TaciH (rnlMone) - Rcwon «raeW Banque Royale du Canada 88.0$ 450.0$ 3.87$ 0.52$ 480.0$ 4.58$ 0.55$ Banque de Montréal 76.5$ 283.4$ 3.37$ 0.42$ 282.6$ 3.87$ 0.44$ Banque Impériale de Commerce 68.1 $ 282.4$ 4.88$ 0.41 $ 314.9 $ 6.23$ 0.46$ Banque de Nouvelle-Écosse 59.1 $ 271.7$ 1.82$ 0.48$ 347.7$ 2.47$ 0.64$ Banque Toronto-Dominion 46.6$ 3^.8$ 2.64$ — 325.2$ 2.67$ 0.51$ Banque Nationale du Canada 193$ 114.2$ 2.68$ 0.62$ 89.0$ 2.61 $ sident du conseil, M Robert Davidson, dans son message aux actionnaires.Les prêts en souffrance totahsent $ 208 millions comparativement à $ 266 millions à la même date l’an dernier Plusieurs prêts sont redevenus productifs en 1983 étant donné que les taux d’intérêt ont baissé, il est possible également de vendre dans ces nouvelles conditions certains prêts non productifs à des compétiteurs Le vice-président aux fmances, M Bossen, souligne cependant que l’écart des taux d’intérêt est plus bas qu’historiquement.Le taux d’escompte a été fixé à 10 71 par la Ban- Seules trois des six plus grandes banques ont haussé leurs profits en 1984 JEAN CHARTIER et PAUL DURIVAGE Seulement trois des six grandes banques canadiennes ont augmenté leurs profits en 1984 la Banque Toronto-Dominion a augmenté ses profits de $ 30 millions, la Banque nationale de $ 25 millions et la Banque de Montréal de $ 1 million A l’inverse, c’est la Banque de Nouvelle-Écosse qui a subie la plus forte diminution de ses profits, une chute de $ 76 millions, la Banque de commerce était la sixième des grandes banques à annoncer ses résultats financiers hier, la chute de ses profits atteint $32 millions, la Banque royale a aussi vu ses profits glisser de $30 milhons en 1984 Bref, c’est une mauvaise année pour les banques canadiennes tandis que les mauvaises créances et la contraction des marges d’intérêt continuaient à peser sur leur exploitation La Banque nationale a augmenté son bénéfice net de 28 3 %, de $ 89 à $ 114 mil- lions Elle fait bande à part La Banque Toronto-Dominion a aug menté le sien de 9 4 %, de $ 325 à $ 355 millions L?hausse des profits est marginale, de 0 2 %, à la Banque de Montréal, le bénéfice net passant de $ 282 à $ 283 mil bons Seule la Banque nationale a haussé son bénéfice net par action en 1984 II est passé de $ 2 61 à $ 2 68 Le bénéfice net par action de la Banque Toronto Dominion a légèrement ghssé de $ 2 67 à $ 2 64 Le bénéfice net par action de la Banque de Montréal a diminué de manière importante, de $ 3 87 à $ 3 37, étant donné la forte augmentation du nombre d’actions émises sur le marché Le bénéfice par action de la Banque royale a dimmué de $ 4 58 à $ 3 87, celui de la Banque de commerce, de $ 6 23 à $ 4 88, quant à celui de la grande perdante, la Banque de Nouvelle-Écosse, il est tombé de $ 2 47 à $ 1 82 Toutes les banques ont connu un très mauvais sort en bourse durant l’année 1984 que du Canada hier midi et le taux préférentiel a été abaissé par les banques à 1175 %.« Ce n’est qu’un écart de 104 points, souhgne-t-ü, tandis que l’écart est habituellement de 125 points de base ».« Cependant, la baisse des taux d’mtéret rend moins lourd le fardeau des prêts non productifs depuis un mois et demi II y a dès lors possibi-hté de vendre certains actifs».Les pertes sur prêts ont été établies à $ 31 4 millions par rapport à $ 7.6 millions en 1983.C’est le plus mauvais poste au bilan en raison, notamment, de la majoration des réserves internationales « L’inspecteur général des banques nous force à inclure des pertes sur prêts dûs au nouveau poste de « réserve spécifique générale » C’est ce poste créé en 1983 qui fait si mal à toutes les banques canadiennes en 1984».Les frais de locaux, de maténel et de mobilier ont augmenté de 115 % en raison principalement des frais de location plus élevés à la Place mercantile M Bossen fait cependant remarquer que tout l’espace à bureaux de ladite place est loué à 100 %.La centralisation des opérations des succursales a cependant réduit les autres frais de 3.3 %.La Banque mercantile a émrs pour $ 37 milhons d’actions pnvilégiées au mois d’août dernier portant le total de son capital à $ 257 millions.La maison-mere américaine n’a acheté aucune de ces actions puisque tous les avantages fiscaux étaient attribués aux actionnaires uidividuels canadiens, précise le vice-président aux Finances de la banque II s’agit d’actions privilégiées à taux variable.L’action ordinaire de la Banque Mercantile a connu une chute extraordinaire en 1984 tombant de $ 16 à $ 8.62 Le vice-président aux Finances de l’institution financière étabüt la valeur aux livres des titres de la banque à $17 Légère diminution du taux d’escompte Le taux privilégié passe de 12 à 11.75 % OTTAWA (PC) — Contrairement aux prédictions des cambistes, plusieurs grandes banques de dépôt canadiennes ont réduit leur taux privilégié d’un quart de pomt, soit de 12 à 11.75%.La Banque royale a été la première a annoncer ce changement, qui entre en vigueur aujourd’hui.D’autres étabhssements se sont empressés de suivre le mouvement la Toronto Dominion Bank, la Banque de Montréal, la Banque impériale et la Banque de Nouvelle-Ecosse De son côté, le taux d’escompte de la Banque du Canada a faibh légèrement jeudi, passant de 10 75 à 10.71%.Selon les cambistes, l’institut d’émission s’efforce de réduire au minimum les variations du taux directeur jusqu’à ce que notre dollar se stabilise et que le mouvement du loyer de l’argent aux États-Ums se précise Rappelons que le taux d’escompte est déterminé à un quart de point plus haut que le rendement moyen des bons du 'Trésor fédéral à trois mois, adjugés tous les jeudis En 1984, notre dollar a fluctué énormément par rapport à la devise américaine.Parti de 80 cents US en janvier, il s’est écroulé à 74 86 au milieu de Taux d'escompte P^r*"’****" 22 ^(heSômâdâîrëT 16 13 6 déc 10.71% Tannée puis a remonté pour se traiter aux environs de 76 cents à l’automne.Ces derniers temps il oscille entre 75 et 76 cents, soumis aux tensions habituelles de fin d’année engendrées par la clôture annuelle des comptes entre les filiales canadiennes et leurs sociétés mères améncames, ainsi que par les paiements d’uitérêts et de dividendes aux investisseurs étrangers.La Banque du Canada hésite à laisser les taux d’intérêt baisser trop brutalement alors que notre dollar est faible, par crainte de l’effet contraire que cela pourrait avoir sur le taux de change de notre devise Les cambistes ont d’ailleurs confirmé que le comportement récent du dollar canadien avait empêché les taux d’intérêt de baisser davantage, cette semame.« Les mcertitudes hées au dollar ont encore plané sur le marché », disait un opérateur Un autre a fait remarquer que le taux directeur semblait devoir régresser encore cette semaine, mais la perspective s’est mise à changer à mesure que les jours s'écoulaient « Le dollar a connu un bref moment de vigueur cette semaine, puis il a molh quelque peu », a dit le quidam.Hier, notre devise nationale a ouvert à 75.64 cents US sur les marchés des changes Sans suivre le projet Lalonde, le gouvernement modifiera la fiscalité des régimes de pension MIVILLE TREMBLAY MONTREAL (PC) — Le gouvernement conservateur annoncera dans son premier budget des changements à la fiscahté des régimes de pension, mais les modifications quant aux normes viendront probablement plus tard, estime Mme Diane Urquhart, présidente du Business Committee on Pension Pohcy (BCPP) Le BCPP représente treize grandes associations d’affaires pan-canadiennes sur la question de la réforme des régimes de pension mise de Tavant par le rapport Fritz de la Chambre des Communes il y a environ un an Le rapport fut suivi par un livre blanc de l’ancien mimstre des Fmances, M Marc Lalonde, lors de son budget de février Quoique les conservateurs aient appuyé les recommandations du premier document.ils comptent s’éloigner de plusieurs des propositions de M Lalonde « Les conservateurs veulent consulter les provinces sur la question de la redéfmition des bénéfices standards des divers régimes de pension et cela va prendre un certain temps, car la récente rencontre des ministres n’a pas donné de consensus, et que ces standards sont largement la responsabihté des provinces, » a déclaré Mme Urquhart devant l’Institut canadien de la retraite Selon l’économiste, qui depuis cette semaine travaille comme analyste financière chez les courtiers Burns Fry, il est peu probable que Ton procède à l’importante mais dispendieuse réforme de l’indexation des bénéfices face aux ravages de l’inflation Par contre, dès le printemps, on irait de l’avant avec une forme d’admissibilité obligatoire et la possibilté de transférer les cotisations d’une personne qui quitte son employeur (fens un régime mihviduel dont les fonds seraient gelés jusqu’à la retraite Elle croit également que les exigences de capitahsation des fonds de pension seront abaissées.Par ailleurs, Mme Urquhart estime que le projet de pension pour les femmes travaillant à la maison, même s’il a été fortemenfdéfendu par Mme Flora McDonald, co-pré.si-dente du comité Fritz, risque d’être retardé Puisiiue les coûts du programme sont évalués à $1 milliard, elle ne pense pas que les familles et les entreprises canadiennes seront disposées à accroître leurs contnbu-tions pour financer un tel programme au moment même où augmentent les contributions au régime d’assurance chômage Toutefois, elle croit que le consensus est bien établi pour le partage des crédits de pension lors du divorce et le transfert suite au décès du bénéficiaire, d’au moins 60 pour cent de sa rente au conjoint survi- vant Dans le budget du printemps, elle s’altend à retrouver une hausse des limites des contributions protégées du fisc, sérieusement érodées par Tmflation depuis plusieurs années.L’idée de permettre le report aux années futures des déductions fiscales non utihsées pourrait être conservée, mais en la rendant optionnelle.De plus, son admuustration serait grandement simplifiée à la demande des miheux d’affaires II semble acquis que le laboneux calcul des déductions accumulées serait confié à Revenu Canada et non aux employeurs, comme le suggérait M.Lalonde.Par contre, ce dernier système pourrait être remplacé par un autre avec un taux umforme de déductions dans un Réer pour toutes les personnes profitant d’un régime de pension fourni par leur employeur Les autres auraient droit à un maximum de 18% de leurs revenus UNE IDÉE D'AVANCE AVEC «HYPOTHÈQUE À L'ABRI» desjardins Une ressource naturelle. 10 ¦ Le Devoir, vendredi 7 décembre 1984 LE DEVOIR ECONOMiaUE AU JOUR LE JOUR CLAUDE TURCOTTE ¦ Rateritissement dans les salaires Après deux trimestres consécutifs d’accélération, au cours desquels.les taux de salaire négociés ont progressé de 4.5 % et 5.4 %, les données indiquent un ralentissement pour le troisième trimestre de 1984., selon l'anaylse faite par le Centre de recherche et de statistiques sur le marché du travail.L’étude porte sur 59 conventions collectives nouvellement signées et touchant plus de 21,000 travailleurs.Les conventions collectives retenues sont celles qui ont été signées pendant le trimestre et qui régissent au moms 50 salariés « cols blancs » ou 100 salariés « cols bleus ».Kn somme, la progression des taux de salaire suit de très près révolution anticipée du taux d’inflation; pour chacune des trois prochaines années, l’ensemble des conventions nouvellement signées accordent des hausses de l’ordre de 4 %, 4.8 % et 4.7 %, comparativement à des hausses de 6.7 %, 4.9 % et 4.2 % pour le deuxième trimestre.¦ Heures d’affaires pour les fêtes A l’occasion de la période des Fêtes, les établissements commerciaux de vente au détail visés par la loi sur les heures d’affaires pourront demeurer ouvert jusqu’à 21 heures du lundi au samedi, à compter du 10 décembre jusqu’au 22 décembre inclusivement, de même que les jeudi et vendredi, 27 et 28 décembre.Le 24 décembre, veille de Noël, ils devront fermer leurs portes à 17 h.tandis que le lendemain de la fête, ils pourront accueillir la clientèle de 13 h.à 18 h.Les samedi et lundi, 29 et 31 décembre, les heures d’ouverture autorisées sont de 8 h.30 à 17 h.Le .lour de l’An et le lendemain, ces établissements devront être fermés toute la journée.Le ministère de l’Industrie et du Commerce a rappelé hier que toute infraction à la loi est passible d’une amende pouvant atteindre $5,000 pour une première infraction et $10,000 en cas de récidive.¦ Exportations limitées d’acier aux USA Le Japon a accepté de limiter ses exportations d’acier aux Etats-Unis, devenant ainsi le premier pays à se püer aux demandes américaines de limitation volontaire des ventes d’acier étranger sur le marché américain, a-t-on appris de sources officielles à Washington et à Tokyo.A Tokyo, on indique que cet accord limite les ventes d’acier japonais à environ 5.8 % du marché américain.¦ L’OPEP dépasse le plafond Les pays de l’OPEP ont dépassé en novembre le plafond de production de 16 milhons de barils-jour de pétrole qu’ils s’étaient fixés à la fin octobre pour stopper la chute des prix, selon les estimations de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).Les 13 pays membres du cartel auraient produit en novembre davantage qu’en octobre avec 16,8 mbj contre 16,6 mbj.Par ailleurs, d’après l’AIE, les compagmes pétrohères occidentales continuent à réduire leurs stocks qui tomberont au 1er janvier 1985 au plus bas niveau des dix dernières années avec 338 millions de tonnes ou 71 jours de consommation.¦ Délégation du Québec à Cuba Le vice-ministre du Commerce du Québec, M.Marcel Bergeron, effectue actuellement une mission à Cuba pour faciliter l’entrée sur le marché cubain de petites entreprises québécoises.Il est accompagné par 13 hommes d’affaires québécois à la recherche de nouveaux débouchés dans la vente d’équipements notamment dans les domaines des chemins de fer et de la santé.¦ Ottawa devrait payer 100 % Le gouvernement fédéral devrait assumer la totalité des pertes de récoltes des cultivateurs québécois attribuables à la mauvaise température, estime le ministre québécois de l’Agriculture Jean Garon.« Dans le passé, dit-il, le gouvernement fédéral, à plusieurs occasions, a payé 100 % des dommages dans les provinces de l’Ouest pour des causes identiqwues à celles qui se sont produites au Québec ».On évalue à $62 millions les dommages causés aux récoltes de l’été dernier.Ces dommages ont été ressentis particulièremnent en Mauncie, au Lac-Saint-Jean, dans Lanaudière et dans la région de Québec.Ottawa s’est déjà engagé à rembourser 50 % de ces dégâts.¦ 13 Valdi ferment dans l’Ouest nTreize magasins d’alimentation de la chaîne Valdi dans l’Ouest canadien fermeront défimtivement leurs portes le 15 décembre, par suite de mauvaises affaires.Plus de 300 salariés perdront leur emploi.Au moins cinq ou six autres magasins Valdi avaient déjà fermé leurs portes au cours de la dernière année.La chaîne Valdi, qui fait partie du groupe montréalais Steinberg, compte 20 magasins dans l’Ouest et 62 en Ontario.¦ La 3e cuvée du bonhomme La Société des alcools du Québec a mis en vente hier dans ses 361 succursales 36,000 bouteilles de vin sous l’appellation de « Cuvée du bonhomme ».Il s’agit d’un vm rouge Domaine Beauchesne 1983, amsi qu’un vin blanc Château Minvielle, 1982.La SAQ participe ainsi pour la troisième année consécutive à la promotion du Carnaval de Québec, dont la 31ème édition sera présentée du 7 au 17 février.Un tribunal de l’Oklahoma interdit temporairement l’OPA partielle projetée contre Phillips Petroleum NEW .YORK (AFP) - Deux éléments nouveaux dans la bataille pour le contrôle de Phillips Petroleum Co (12ème groupe pétrolier des Etats-Unis) sont mtervenus hier.D’une part, cette compagnie pétrolière a obtenu d’un tribunal de l’O-klahoma, où elle a son siège, la remise, au moins jusqu’au 14 décembre, de l’OPA partielle que s’apprêtait à lancer contre elle le groupe d’investisseurs dirigé par l’homme d’affaires Boone Pickens.D’autre part, ce dernier a dû abattre ses cartes et révéler ses intentions réelles.Dans des documents règlementaires remis hier à la Commission fédérale de surveillance des bourses de valeurs, ce groupe a indiqué que son OPA partielle avait pour but de prendre le contrôle du conseil d’administration de Phillips Petroleum par le biais de décisions en assemblée générale des actionnaires.Cette tactique est identique à celle que M.Boone Pickens avait utilisée précédemment à l’encontre de Gulf Oil Corp, tactique qui, en provoquant finalement le rachat de Gulf par So-cal, lui avait procuré ainsi qu’à ses associés un bénéfice de plus de 500 millions de dollars.La direction de Phillips Petroleum Co a ainsi décidé de se défendre, au moins dans un premier temps, par les voies judiciaires.Elle a fait valoir que Mesa Petroleum, que dirige M.Boone Pickens, n’a pas le droit, aux termes d’un accord conclu en jamaer 1983, de tenter de prendre une parti- cipation dans son capital et qu’en conséquence son OPA devait être an- L’accord en question avait été conclu entre Mesa Petroleum Co et General American OU Co, la veille du jour où Phillips Petroleum devait procéder au rachat de cette dernière société.Selon Phillips Petroleum, Mesa Petroleum Co avait spécifiquement reconnu à l’époque que cet accord visait à l’empecher, ainsi que ses associés, de tenter d’acquérir des actions de Phillips Petroleum pendant cinq ans.Au vu de la plainte déposée par Phillips Petroleum, le tribunal de l’O-klahoma a décidé d’interdire temporairement, à titre conservatoire, l’OPA partielle projetée contre eUe.Il doit se prononcer sur le fond le 14 décembre.Selon les milieux compétents, cette décision donne à Phillips Petroleum un délai qu’elle devrait mettre à profit pour préparer d’autres lignes de défense, au cas où elle serait déboutée de sa plainte.Ces lignes de défense éventuelles comportent principalement, ajoutent-ils, le rachat par Phillips Petroleum d’une autre société afin de rendre inopérante l’OPA partielle ou le rachat amical de Phillips Petroleum par une autre grande société, probablement pétrolière.Certains analystes estiment enfin que les chances de succès de l’OPA partielle envisagée contre Phillips Petroleum paraissent moindres que dans le cas de l’OPA précédente lancée contre Gulf Oil.Plus de 4000 emplois reliés à l’industrie du fer seront protégés jusqu’à l’an 2000 QUEBEC (PC) -Plus de 4,000 emplois dans l’industrie du fer de la Côte nord vont être protégés pour au moins 15 ans à la suite d’une entente intervenue entre les compagnies Québec Cartier Mining, British Steel et Sidbec-Normi-nes.C’est ce qu’a confirmé hier à l’Assemblée nationale le ministre de l’Industrie et du Commerce Rodrigue Biron qui répondait aux questions du député de Duplessis De-ms Perron.Selon M.Biron, l’entente intervenue fera en sorte que 14.2 millions de tonnes de fer seront annuellement produites par la Québec Cartier Mining à Ferment et que 5.6 millions de tonnes seront converties à l’usine de bouletage Sid-bec-Normines de Port-Cartier qui fonctionnera à 90% de sa capacité.Par ailleurs, les mstal-lations minièrije Ga- DIVIDEND FUND DIVIDENDE NO.32 Avis est par la présente donne qu’un dividende supplémentaire de 15' par action a été déclare sur le capital-actions, en circulation.de la compagnie, payable le 28 novembre 1984 aux actionnaires inscrits a la clôture des affaires le 27 novembre 1984 PAH ORDRE DU CONSEIL D A DMINIS TR A TtON B.S.TonI Secretaire Le 14 novembre 1984 Winnipeg, Manitoba Pas besoin de mourir pour arrêter de bo.rel «Si le n'avais pas un jour trouvé de l'aide auprès d'une maison comme La Maison Jean Lapointe, je ne connaîtrais pas aujourd'hui les joies que la vie m'apporte Je sais maintenant que l'alcoolisme est une maladie qui aurait pu me tuer et je ne bois plus J 01 le gout maintenant de réussir dans la vie mais surtout de réussir ma vie et je p>ense être une preuve vivante que ce n'est pas nécessaire de mourir pour arrêter de boire » Donnez généreusement à La Maison Jean Lapointe du 1er au 15 décembre CAMPAGNE DE SOUSCRIPTION Prière d'inclure tout don sous forme de chèque ou mandat, à l'ordre de La Maison Jean Lapointe Inc NOM ADRESSE __ VILLE PROVINCE ________________ CODE POSTAL TÉLÉPHONE A • MÊ.lA MAISON JEAN lAPOINTE INC.le Cours Sl-Pierre, HI rue Normand, Montréal, QC H2Y 9Z9 Je désire recevoir un reçu pour déclaration fiscale • OUia NOND • Dons de lOS et plus INFORMATIONS (514) 288-2611 Oéuvre de chanté conodrenne «0425346 03 06 gnon et de Fire Lake seront fermées à compter du 30 juin 1985, tel que précédemment annoncé, a rappelé le ministre.Sidbec-Normines offrira aux citoyens de Gagnon de racheter leurs propriétés à la valeur de l’évaluation municipale, a indiqué M.Biron.L’entente entre les trois géants du fer cons-titue un vaste programme de consolidation de cette industrie qui a connu des problèmes majeurs depuis le début des années 80.Ces problèmes ont causé de nombreuses mises à pied et ont jeté le désarroi sur la Côte nord dont l’économie est directement reliée au minerai de fer.Le ministère des Finances poursuit de son côté ses démarches pour que la population de Schefferville continue de jouir de services bancaires après le 25 janvier 1985, a assuré jeudi le ministre de l’Aménagement François Gendron.Ce dernier répondait à l’Assemblée nationale aux questions du député de Saguenay, le libéral Ghislain Maltais, qui soulignait que la Banque impériale de Commerce, qui administre la seule succursale encore ouverte dans cette ville nordique, fermera ses portes le 25 janvier prochain.Selon M.Maltais, le gouvernement s’était engagé en 1983 à maintenir les services essentiels en opération dans cette ville en dépit de la fermeture en juillet 83 de la principale indus- trie locale, la minière Iron Ore.Le ministre Gendron a rétorqué que les services dont le gouvernement avait promis d’assurer le maintien étaient ceux offerts par l’administration publique et excluaient donc les services bancaires qui sont de nature privée.Malgré tout, le ministère des Finances poursuit ses démanches pour convaincre ou la Banque impériale de Commerce ou toute autre institution bancaire de poursuivre des opérations à Schefferville.L’Économie Compagnie d’assurance sur la vie Avis est donné par la présente que des lettres patentes ont été délivrées le 7 novembre 1984, en vertu des dispositions de l’article 4.5 de la Loi sur les compagnies d’assurance canadiennes et britanniques, à l’Économie Compagnie d’assurance sur la vie, maintenant son existence comme si elle avait été constituée en corporation en vertu de l’article 4.1 de ladite Loi.Conséquemment, avis est donné que le certificat d’enregistrement no C 3165 a été accordé le 7 novembre 1984 à l’Économie Compagnie d’assurance sur la vie (Montréal, Québec) l’autorisant à exercer des affaires dans les catégories suivantes : l’a$$urance-vie et l’assurance contre les accidents et contre la maladie Maître Yvon Groulx, président, a été nommé mandataire officiel de la compagnie pour la réception des avis et des sommations.Le procureur de l’Économie Compagnie d’assurance sur la vie Michel Desmarais Nathalie Brouard Université Laval tère au Québec tère au Canada Une réussite sans précédent L'Ordre des comptables agréés du Québec se réjouit, à juste titre, du succès impressionnant remporté par les candidats du Québec à l'Examen final uniforme de 1984, qui réunissait, à travers tout le Canada, 3 848 candidats aspirant au titre de comptable agréé.Le Québec se distingue particulièrement Parmi les 20 premiers candidats qui ont réussi à l'Examen à travers le pays, 16 proviennent du Québec.Plus encore, les six premiers sont tous du Québec.Au total, 709 candidats du Québec ont subi avec succès l'Examen de cette année.Des droits durement gagnés Etape essentielle à l'obtention du titre de comptable agréé, l'Examen final uniforme a pour but de mesurer le jugement professionnel du candidat et sa capacité de formuler des recommandations utiles basées sur un travail d'analyse et l'esprit de synthèse auxquels on s'attend de la part d'un C.A.En plus de l'Examen, un stage de 2 ans dans un cabinet de comptables agréés reconnu comme maître de stage permet au candidat de gagner son titre de C.A.C'est pour protéger adéquatement les intérêts du public québécois que l'Qrdre des comptables agréés du Québec se montre aussi exigeant à l'endroit de ses futurs membres.LAURLATS L'Ordre des comptables agréés du Québec félicite les 709 candidats qui ont réussi au Québec et, plus particulièrement, les 16 candidats suivants, qui se classent parmi les 20 premiers au Canada: Thérèse Lafrance UQAM 4e au Canada Lucie-Evelyne Chouinard UQAT 5e au Canada Mathieu Gauvin Université McGill 6e au Canada Alain Roy UQAM 8e au Canada Daniel A.Leblanc Université Laval 9e au Canada Ronald Charow Université McGill lie au Canada Gilles Fleury UQAH 14e au Canada Robert Mathieu UQAM 15e au Canada Denis de la Chavrotière UQAT 16e au Canada Mario Brault UQAH 17e au Canada Alain Léonard H.E.C.18e au Canada Gisèle Chavigny UQAT 19e au Canada (ex-aequo) Monique Harvey UQAT 19e au Canada lex-aaquoi Johanne Quessy UQAT 2e au Québec 2e au Canada Patrice Tremblay Université Laval 3e au Québec 3e au Canada Les universités dont les noms suivent ont participé à la formation des candidats à l'Examen: Ecole des Hautes Etudes Commerciales (H.E.C.) Université Concordia Université de Sherbrooke Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) Université du Québec à Hull (UQAH) Université du Québec à Montréal (UQAM) Université du Québec à Rimouski (UQAR) Université du Québec à Rouyn (UQAT) Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) Université Laval Université McGill fJrdrt descmpta(m(^ms I I duQÀc Didaktek et Puce pénètrent le marché américain du logiciel ANDRÉ BOUTHILLIER La minuscule industrie québécoise des logiciels de micro-informatique vient d’effectuer deux percées majeures aux États-Unis.• la maison de distribution Gessler Publishing Corporation, de New York, a accepté de distribuer les produits de la compagnie Didaktek, de Sainte-Foy, dans tout le marché américain.Créée il y a un demi-siècle, Gessler assure la distribution de matériels éducatifs (3,000 à 4.000 ti- tres) en langues étrangères; • Learning Lab, de Northridge, en banlieue de Los Angeles, distribuera pour sa part les logiciels de la compagnie Puce, de MontréaL en Californie.Cette entente ouvre à Puce un marché de 29 millions de personnes qui est fortement « micro-informa-tisé .Ses produits éducatifs et de maison seront vendus en anglais et en espagnol dans environ 2,500 boutiques de micro-informatique.C’est la première fois que Learning Lab s’associe avec une compagnie étrangère.Mme Isabelle Quentin, éditrice chez Puce (pour « Programmation utilisée et conçue pour l’enseignement »), prévoit que cette entente générera des ventes de $250,000 en 1985 (500 unités par mois).« Peu importante au niveau du chiffre d’affaires, l’accord avec Learning Lab nous permet cependant de mettre les deux pieds dans un marché lucratif.D’autres ententes de distribution pourraient être signées prochainement», a-t-elle indiqué.Puce a jusqu’à maintenant conçu 18 logiciels, dont le « Dactylo » (intia- tion à la dactylographie) et « Photo • (initiation à la photographie par Antoine Désilets).Didaktek a signé son entente après quelques jours de négociation seulement.Il y a trois semaines, elle présentait ses produits à l’occasion d’une conférence de l'Association américaine des professeurs de langues étrangères, à Chicago.Elle a reçu depuis des offres de plusieurs maisons d’édition et de distribution américaines, dont celle Gessler Publishing.Comme pour Puce, d’autres enten- Selon son président La privatisation d’Air Canada prendra un certain temps avant de se réaliser (PC) — Le dossier delà privatisation d’Air Canada est dans les mains du ministre des Transports M.Don Mazankowski.En attendant une décision du cabinet fédéral, le transporteur aérien national consacre tous ses efforts à réduire ses coûts pour accroître sa rentabilité et son attrait pour des acheteurs éventuels.« Il n’y a pas de changement dans le dossier » a déclaré M.Pierre Jean-niot, président d’Air Canada, après une conférence devant l’Association des anciens étudiants de l’Université du Québec à Montréal.Il n’y a pas de négociation non plus, seulement des discussions avec l’actionnaire a-t-il précisé.Des études sont en cours, et « comme on a parlé de déréglementation pendant plusieurs années, quelque chose d’aussi important que la privatisation d’Air (Canada prendra probablement un certain temps.» Selon M.William Brock L’accord sur les services constitue un point tournant pour le Gatt WASHINGTON (AFP) - Le représentant spécial pour les négociations commerciales, M.William Brock, a estimé hier que le Gatt en est arrivé au point où il doit s’améliorer ou retomber dans l’inutilité.M.Brock a ajouté toutefois qu’il était désormais un peu plus optimiste quant à l’avenir de cette organisation internationale régissant le commerce mondial, à la suite de l’accord limité intervenu la semaine dernière à Genève sur le problème des services.M.Brock s’exprimait lors d’un colloque sur l’avenir du Gatt organisé par l’institut privé d’études économiques, The American Enterprise Institute.Le représentant spécial pour les négociations commerciales a qualifié l’accord en question de percée bienvenue pour le Gatt, organisation qui, a-t-il dit, avait frisé la catastro- phe lors de sa réunion ministérielle tenue il y a un an.L’accord réalisé prévoit un échange d’informations sur les problèmes posés par les échanges mondiaux dans le domaine des services.Les États-Unis réclament depuis plusieurs années sans succès, rap-pelle-t-on, l’extension à ce domaine de la compétence du Gatt, limitée jusqu’alors essentiellement aux échanges de produits.M.Brock a souligné par ailleurs la nécessité de renforcer le Gatt et ses mécanismes afin de le rendre beaucoup plus efficace et afin aussi de dé-sarmorcer la tentation politique croissante d’y débattre les problè-mès à partir d’un clivage nord-sud.L’accord sur la question des services qui vient d’intervenir à Genève est crucial, a affirmé de son côté lors du même colloque M.Robert Strauss, représentant spécial pour les négociations commerciales à l’époque de la présidence de M.Carter.M.Strauss a rappelé à cet égard que les échanges de services à travers le monde s’élèvent à quelque $500 milliards par an.Il a d’autre part mis en garde contre toute attente irréaliste de changements majeurs au sein du Gatt, soulignant à ce propos que le plus important est que le processus de discussion s’y poursuive et ne donne pas l’impression que le tiers monde en est exclu.Intervenant enfin dans le débat, l’ancien premier ministre d’Autralie, M.Malcolm Frazer, a réitéré sa proposition d’une initiative internationale, ouverte à tous les pays mais lancée en marge du Gatt, en faveur d’un code visant à réduire progressivement le protectionnisme à travers le monde.Néanmoins, il n’a pas exclu une déclaration de principe ou d’inten-tionde la part du cabinet, suivie d’un certain cheminement technique sur les modalités.Selon M.Jeanniot, le succès de la vente la semaine dernière d’une partie du capital de British Telecom ne garanti pas celui d’une vente éventuelle de sa compagnie.Les conditions sont différentes, a-t-il affirmé.Pour l’exercice financier en cours, il anticipe des résultats de même importance que ceux du précédent, alors que la compagnie avait réalisé des bénéfices fort modestes de $3.8 millions.Il seront meilleurs l’an prochain à cause des efforts pour réduire les coûts, a-t-il promis.Avec un maigre rendement sur le capital investi de 4 %, il importe en effet que le redressement financier de la compagnie se poursuive si l’on veut tenter les acheteurs.Par ailleurs, le temps nécessaire à l’assainissement de ses finances permettra au marché des capitaux d’absorber l’achat des autres compagnies de la couronne dont on a déjà annoncé officiellement la vente.Vu l’importance de la valeur des sociétés de la couronne, il est douteux que les marchés financiers puissent toutes les absorber en même temps, si tel devenait le désir du gouvernement fédéral.Dernièrement, M.Jeanniot a déclaré son intention de réduire les coûts d’Air Canada de 20 à 25 %.Il a également annoncé une réductiondu personnel par attrition impliquant 400 cadres, qui dit-il, procède comme prévu.Acier: l’accord US A-Japon pourrait servir de modèle WASHINGTON (AFP) - L’accord préliminaire annoncé hier entre les États-Unis et le Japon pour une réduction des exportations japonaises d’acier vers les Etats-Unis devrait permettre la signature prochaine d’autres accords similaires avec d’autres pays producteurs d’acier, ont indiqué hier les milieux gouvernementaux américains.Les services du représentant spécial pour le commerce, M.William Brock, tentent en effet d’obtenir, avant le 18 décembre prochain, les restrictions volontaires qu’avait annoncé le 10 septembre dernier le président Reagan.Celui-ci, en rejetant les demandes de limitation des importations déposées par les sidérurgistes américains, avait indiqué que son gouvernement négocierait avec certains pays producteurs pour réduire les importations d’acier fini étranger à 18.5 % du marché américain.Ces importations ont atteint ces derniers mois 25.6% du marché américain.M.Brock avait indiqué à l’époque que des restrictions volontaires seraient demandées dans un premier temps à quatre pays producteurs, le Japon, la Corée du sud, le Brésil et l’Espagne.Il avait ensuite mentionné également les exportations d’acier venant du Mexique et d’Argentine.M.Brock a indiqué récemment que la CEE n’était pas concernée, l’accord sur une limitation des exportations d’acier européennes signe en 1982 fonctionnant de manière satisfaisante.L’ensemble de ces négociations, menées essentiellement par M.Robert Lightizer, adjoint de M.Brock, n’ont pas abouti, chacun des pays concernés se refusant à être le premier à signer un accord de limitation.L’arrivée à Washington, en début de semaine, du vice-ministre japonais du MITI (Industrie et Commerce international), M.Kazuo Wa-kazugi, semble avoir permis la signature d’un accord prwiminaire, dont les termes précis, selon l’ambassade du Japon, ne sont pas encore arrêtés.Les autorités japonaises craignent notamment que le gouvernement Reagan ne prenne, au cours de son second mandat, des initiatives pour réduire le déficit commercial des Etats-Unis avec le Japon (actuellement $35 milliards en rythme annuel).La position plus dure récemment adoptée par le gouvernement américain qui a bloqué jusqu’à la fin de l’année les importations de tuyaux et tubes d’acier en provenance d’eu-rope devrait également, avait indiqué récemment M.Brock, renforcer la position américaine dans ces négociations.A ce sujet, une demande de suspension de cet embargo présentée par l’institut américain des importateurs d’acier, qui regroupe 70 sociétés, vient d’être rejetée par la Cour du commerce international, un tribunal administratif situé à New York.Les importateurs d’acier, qui affirment que cet embargo va leur coûter $10 millions de frais d’entreposage de tuyaux déjà commandés, affirment que cet embargo est contraire à la loi.Ils ont annoncé qu’ils étudiaient la possibilité de faire appel auprès de la Cour du commerce international.rendez-vous Pour assure le succès d’un congrès, d’un salon, d’une conférence d’un séminaire ou d’un colloque, il faut annoncer dans cette rubrique /4 1S'/4 15'/4 340 320 320 -45 45 45 2V} 2 2 - 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